(Réflexions inusuelles) pour une burka mixte

par Sylvain M, 22-24+27/04/2010

Problème des enfants-monstres
Introduction
1- La religion mauvaise ?
2- La féminité prisonnière ?
3- La prévention des viols ?
4- Le symétrique côté hommes ?
5- L’amour en burka universelle ?
Réserve honnête


Introduction
    [Le titre « Pour une burka mixte » est tout à fait sérieux, même si un avis opposé (bien davantage usuel) pourrait l’employer aussi pour dire l’exact contraire de moi. Ce serait chez lui ou elle : « Si vous voulez la burka pour les femmes, alors imposons-la aussi aux hommes ! Non c’est idiot ? Ben oui : moralement, il ne faut la burka pour personne ! ». C’est chez moi l’inverse : « le principe de choisir la burka me semble aller moralement dans le bon sens, et je dis ça sans machisme aucun : ce serait aussi une bonne chose pour cacher les 'beaux' mâles, je crois. »]
    Il y a une quinzaine ou vingtaine d’années, lors de la polémique sur l’interdiction française du tchador à l’école (le tchador ou hijab étant le voile féminin islamique), j’avais ainsi entamé l’écriture d’un livre « Pour un tchador mixte ». Je ne suis pas allé au bout de ce projet, et – sachant maintenant le monde éditorial verrouillé contre tout ce qui gêne – c’était un vain projet. Aujourd’hui, avec Internet, c’est bien mieux : je peux écrire en quatre pages seulement mon opinion personnelle, enrichissant potentiellement les débats sans avoir à prétendre faire le tour de la question, ou à prétendre mériter un consensus entre tous (ménagés stratégiquement pour alliance proposée). Je vais développer, m’expliquer, cependant mon opinion se résume en trois mots : « JE NE SUIS PAS D’ACCORD AVEC NOS ’’VALEURS’’ OCCIDENTALES MODERNES : JE TROUVE LA PUDEUR TRÈS ADMIRABLE, MAIS ELLE DEVRAIT CONCERNER PAREILLEMENT LES MÂLES ».
    Hier, aux informations télévisées, il était annoncé que le Président français Sarkozy et son premier ministre Fillon, passant outre l’avis défavorable du Conseil Constitutionnel, voulaient interdire la burka (la burka ou niqab étant le voile intégral féminin islamique intégriste), et les valeurs dominantes font qu’un éventuel référendum national les conforterait peut-être en cela. Cela remet d’actualité mon vieil argumentaire, partiellement intemporel.
    [Parenthèse : le reportage hier sur la chaîne publique France 2 posait la question « comment les autres pays d’Europe abordent-ils cette question ? ». La réponse était que la Grande-Bretagne est la plus tolérante, la Belgique et la France se portant maintenant en fers de lance de la lutte européenne contre l’Islamisme. Le reportage s’arrêtait là, moi j’ajoute mon interprétation : pour un sujet n’ayant presque aucune importance sociale, nos gouvernants – de droite et gauche, faisant pareillement des courbettes serviles chaque année au dîner du CRIJF judaïque (avec kippa réservée aux seuls mâles) – souhaitent offrir leur population en victime d’attentats islamistes, pour nous ranger encore davantage dans le camp de la domination américano-sioniste, celui de 100% des « intellectuels » (publiés) et journalistes français, racistes actifs (dirigeant des armes de destruction massive) qui escomptent bien rendre (ou donner) au moins la moitié de la Palestine aux Hébreux (prétendus) mais ne surtout pas rendre les USA (même un millième) aux Amérindiens. New York est la plus grande ville israélite du Monde, que cette région ait appartenu aux Mohicans exterminés n'a aucune espèce d'importance, par contre la Bible ferait foi quant à la légitime propriété d'Israël? Chut, il ne faut pas dire ça : le mal (dont il convient de parler), c'est la burka et l'islamo-fascisme néo-nazi. Hum...]

1- La religion mauvaise ?
    Plus ou moins explicitement, le combat contre le tchador puis contre la burka incarne une opposition à l’Islam (seule force résistant encore au triomphe sioniste). La liberté de religion est considérée comme sacrée en France (et en Grande-Bretagne, au Canada, aux USA, etc.) « mais il ne faut pas outrepasser les bornes, il ne faut pas insulter les femmes », entend-on dire, ce qui justifierait de priver de liberté l’Islam moyen-âgeux (ou la forme moyenâgeuse d’Islam, non occidentalisé).
    Je ne comprends pas (enfin, je crois y voir un mensonge énorme, irrecevable). Pourquoi diriger spécifiquement la contestation contre l’Islam-intégriste plutôt que contre « les religions contestables » en général ? (L’Islam-intégriste est dit anti-démocratique mais le judaïsme est royaliste, le catholicisme est papocrate, le protestantisme est argentocrate ; le lobbyisme de la république américaine est anti-démocratique, l’anti-populisme judéo-maçonnique de la république sénatoriale française est antidémocratique, le nationalisme occidental et l’ONU à seulement 5 droits de veto dont 3 occidentaux sont mondialement anti-démocratiques, etc. : la démocratie revendiquée est clairement un alibi menteur, nullement un principe altruiste sincère).
    Le livre de la Genèse, fondement de Judaïsme, Christianisme et Islam, contient explicitement la misogynie sacrée (gent féminine condamnée à la soumission et l’accouchement dans la douleur), la féminité pubère étant prétendue éternellement coupable à cause du pêché symbolique d’une aïeule. Ces vieilles légendes tribales affirment aussi que Dieu tout-puissant est anti-humaniste raciste (préférant les Juifs aux autres humains), que garder le sang pur justifie l'inceste, que le génocide est parfois juste (avec l’exemple du Déluge exterminateur et le bombardement incendiaire des enfants de Gomorrhe), etc. C’est simplement monstrueux (pour mon sens moral, et j’attends de pied ferme une contradiction argumentée, jamais entendue), c’est cela qu’il convient d’interdire aujourd’hui je crois : classer illégales ces trois familles de religion, toutes trois équitablement, pour apologie explicite du meurtre d’enfants. Au passage, ne seraient plu’ enseignée comme vérité incontestable l’existence d’une vie après la mort, principe qui débouche sur l’attentat kamikaze.
    Certes, les religieux ne sont pas les seuls à avoir commis des atrocités (conquête tueuse du pays Canaanéen, de l’Amérique, de la Palestine, otages égorgés, etc.) : les athées ont fait pareil (guerres civiles russe, espagnole, cambodgienne, etc.) et l’anti-religiosité ne sera pas une garantie de bonheur sur Terre (Karl Marx était naïf au mieux, stupide au pire). Le renouveau de religiosité, dans les pays ex-communistes endoctrinés à l'athéisme, suggère simplement de ne pas brimer « l’espoir gigantesque » d’une vie post-mortem (qui n’est a priori nullement subordonnée au culte des légendes hébraïques) ; il convient simplement d’avertir que ce futur hypothétique ne se gagne pas crédiblement en suivant à la lettre le n’importe quoi rituel édicté par des individus humains se prétendant prophètes (circoncision, baptême, refus du porc, moulins à prières), rien n’efface les fautes, mais faire le bien objectif pour autrui peut compter dans la balance s’il y a Jugement au bout, c’est tout. (Même si Dieu n’existait pas, les esclavagistes et massacreurs d’autrefois sont très sévèrement condamnés par les nouvelles générations, peu important qu’ils aient accompli des millions de rites religieux ou politiques). L’athéisme dogmatique est aussi abrutissant et illogique que l’enseignement religieux dogmatique. Ce qui intellectuellement et moralement convient, à mon avis, est une instruction contradictoire éveillant le sens critique, avec logique pure (sagesse du doute axiomatique) et logique morale (sagesse même égoïste de l’altruisme), suggérant un éventail de possibilités, principalement sceptiques ou agnostiques mais en envisageant des croyances différentes, aucunement certaines mais admissibles à titre de choix personnel, de loisir non-violent. Ce ne serait plu’ une éducation de futurs soldats serviles mais de futures intelligences responsables.
    Bref, je pense que l’équité interdit de bénir le judéo-christianisme pour combattre l’Islam (c’est là une franche guerre de religion, la « Nouvelle Croisade » chère au président américain protestant Bush Jr, grand ami du président français judéo-catholique Sarkozy, tous deux sionistes fervents). Il conviendrait à mon sens de casser pareillement les endoctrinements judaïque, chrétien, musulman, interdits aux enfants, et à n’aborder qu’avec sens critique éveillé, iconoclaste, permettant l’hérésie. Il ne s’agit pas d’interdire le sentiment spirituel, mais de classer en sectaires dangereux les professionnels endoctrineurs. L’hindouisme avec ses castes anti-humanistes, le bouddhisme tibétain avec sa théocratie asservissant les producteurs, le shintoïsme avec ses tout premiers kamikazes 1944, feraient pareillement l’objet de débat avec possible condamnation – idem pour les (moins célèbres) religions africaines, aborigènes, amérindiennes, arctiques, etc. « La liberté religieuse » n’est pas défendable puisque exemptant de condamnation la religion nazie, celle de l’apartheid, etc. La malhonnêteté ambiante obligerait en tout cas à dire "je ne suis pas 'antisémite', donc vive la religion judaïque, mais que toutes les autres passent équitablement au tribunal"...
    Quoi qu'il en soit – en dehors de la question religieuse obscurantiste et misogyne – je suis favorable à une burka laïque, même si les mâles étaient classés semi-inutiles parasites des femelles (clonables), des femmes étant peut-être les seuls estimables êtres humains.

2- La féminité prisonnière ?
    Il est dit en France que la burka insulte la féminité (ou "offense la dignité de la femme"), dont le principe naturel et culturel consiste à séduire physiquement, se pavaner. Tout appel à la pudeur serait une atteinte à l’épanouissement des femmes, principale conquête de la modernité après des millénaires d’écrasement machiste. Quand des Saoudiens nous disent « vos femmes, aguicheuses, s’habillent comme nos prostituées », ils sont hués, traités de monstres ridicules, accusés de vouloir cantonner les femmes au statut de mères stupides et soumises aux hommes assurant seuls la subsistance.
    Je ne « comprends » pas. Personnellement, je suis un homme, non homosexuel, et je trouve des femmes jolies, pas des hommes, pardon, MAIS je préfère infiniment la pudeur timide, introvertie, à l’extraversion bousculant fièrement autrui. Il est clair que c’était un malentendu ou mensonge qui obligeait autrefois les femmes à jouer les introverties (et les hommes à jouer les extravertis), mais je trouve atroce cet Occident moderne (post 1968 environ ?) qui enseigne aux jeunes filles qu’elles doivent impérativement s’extravertir, avec ambition forcenée, pour « s’épanouir », « se libérer », « se montrer dynamique » (comme les garçons sont exhortés à la victoire sportive, au triomphe scolaire puis socio-pécuniaire). Pourquoi ne pas respecter chacune, chacun, humbles et timides surtout (les plus plaisants à mon goût) ? Depuis des décennies, je regrette à l'école les "notes de participation orale", pénalisant les tempéraments réservés, poussés à ressembler aux bavards expansifs. Mais cette offense officielle à la dignité des timides, les tribuns n'en ont absolument rien à foutre, et leurs psychiatres (diplômés par leur école pourrie) classent même cette qualité de timidité (grandiose selon moi) en maladie. Société de merde. En entreprise, le discours continue : il faut prendre la parole, briller, postuler à toujours plus haut en écrasant les faibles, et les minutieux employés rendant service à la société au lieu de cultiver leur ego sont sous-payés, traîtés comme des chiens, remplacés par des petites chinoises, encore moins chères. Les asiatiques parlaient eux de yin féminin doux et de yang masculin dur, les Occidentaux chassent le yin et exigent des femmes yang, masculines, écoles et lois maintenant à l'appui – moi, c'est au contraire là que je vois l'offense à la dignité du yin féminin.
    Par ailleurs, l’acte de séduire (déclaré inhérent à la féminité) n’a rien de bénin, c’est un acte de violence. (C’est célèbre côté macho, une prof nous a autrefois raconté le roman « on ne badine pas avec l’amour », un beau mec faisant semblant, par jeu, de s’éprendre d’une fille avant de la plaquer, son suicide à elle, ensuite, ne faisant pas rire du tout). Une jolie fille (anonyme) qui se pavane avec décolleté et habits colorés attirant les regards peut séduire mille hommes, en choisir cent, puis un ou trente plus spécialement, et parmi les exclus, deux cents peuvent tomber en dépression, vingt se suicider, et il faudrait bénir cela ? Personnellement, je ne suis pas du tout d’accord, je considère que c’est un crime de sang, un presque meurtre, pas du tout une liberté innocente. C’est extrêmement grave, à mon avis. Traiter de fous ces suicidés (pour évacuer le problème, sans examen autocritique) me paraît monstrueux, moralement ignoble – les fragiles blessés ne sont pas exempts d’erreur mais s’ils s’auto-condamnent à la peine capitale, on peut difficilement faire davantage (quoique cracher sur leurs tombes, façon moderne libérée ou psychiatrique, tienne de cela).
    Certes, sans la burka, nos arrière grand-mères pratiquaient simplement la « décence », s’interdisant par exemple le pantalon ou la jupe courte, mais… ça ne résout pas le problème. Un garçon romantique, comme je l’ai été, peut tomber éperdument amoureux d’un visage féminin, et cet élan de passion sentimentale n’a absolument rien de sexuel (au sens génital, même si c’est évidemment lié au couple asymétrique garçon/fille, ou protecteur/protégée). Cacher le visage féminin aurait un sens, pour prévenir cette séduction (souvent fatale, brisant des vies). Ou un foulard cachant les cheveux, ou une tête rasée, pourraient suffir, je ne sais pas.
    Toutefois, en pratique, c’est peut-être plus complexe : je suis d’accord pour autoriser le maquillage, qui enlaidit (à mon avis) les vampirelles et les révèle mangeuses d’hommes repoussantes, mais les non-maquillées sont plutôt plaisantes et l’une d’elle peut donc susciter la passion amoureuse, qui sera pareillement brisée pour la plupart des candidats, le miracle d’un amour réciproque étant une rareté (dans le monde extérieur aux rêves), hélas. A ce stade, ça ne dirige pas totalement contre ou pour la burka, cela relativise simplement les déclarations péremptoires sur « la libération obligatoire de toutes les femmes » dite très indispensable, et prétendue incontestable moralement. Les micros sont certes la propriété exclusive des beaux-parleurs activistes (le pouvoir va aux gens avides de pouvoir, écraseurs et séductrices), la publication est certes réservée aux célébrités et bien-nés, mais en débat contradictoire, dans une société sans propagande (je rêve…), il y aurait tout un argumentaire contraire en face.

3- La prévention des viols ?
    (Un mouvement ne gagne pas à s’appuyer sur de mauvaises raisons, que je peux contester sans donner tort au fond).
    La burka ou le tchador sont parfois « justifiés » en affirmant qu’il s’agit de minimiser le supplice de tentation qui produit les viols. En un sens, ce serait pour protéger les femmes qu’on les cacherait (et si la burka est interdite en France, les ultra-musulmanes risquent de ne plu’ sortir de chez elles, l’enfermement étant une autre « solution »).
    Je ne « comprends » pas. Il est notoire que certains violeurs sont émoustillés par les masques et portes closes les faisant fantasmer, et ce cloîtrement peut donc être contre-productif en la matière, dangereux. Certaines tribus africaines, amérindiennes, aborigènes, qui vivaient nues ne comptaient pas davantage de violeurs que nos sociétés puritaines refoulant les élans, excités par l'interdit tabou.
    L’expérience occidentale moderne montre que la semi-nudité peut être affichée par les publicistes ou cinéastes sans transformer chaque mâle en violeur, se jetant alors matériellement sur chaque femme ou petite fille. C’est insulter la gent masculine que d’estimer ce mouvement automatique, ou même occasionnellement causal. C’est comme le spectacle sportif, la danse, le jeu de massacre vidéo (3 points que je n’aime pas du tout, personnellement), qui défoulent virtuellement (donc apaisent ?) la violence et la libido, ou peuvent au contraire les exciter voire les générer – rien n’est simple, mais les deux camps opposés, pratiquant l’amalgame (avec souvent la malhonnêteté oratoire du « devoir de précaution »), ne semblent pas convainquants. [En me relisant, je dois développer je crois : certains disent "tel fan de danse-disco a violé quatre filles, rendu fou par ces simulacres coïtaux", d'autres disent "tel danseur interdit de boîte-disco a violé quatre petites au lieu de s'agiter les testicules en se frottant aux gens habillés sans faire de mal à personne" – bref, des discours clament qu'il faut interdire ce qui excite ou au contraire il faut interdire ce qui bride, pareillement avec condamnation au bénéfice du doute : si ça peut faire du mal, il faut l'interdire purement et simplement.]
    Par contre, comme le scandale des nombreux prêtres pédophiles semble le confirmer, il parait dangereux d’interdire toute activité sexuelle aux humains ou de la limiter strictement à une fonction d’enfantement, obligatoire. Je pense qu’il conviendrait auprès des adolescents de bénir (et non railler) impuissance masculine et frigidité féminine (qui seraient peut-être rares mais belles, comme autrefois l’aversion envers les cigarettes). Oter aussi le tabou culpabilisateur sur la masturbation pourrait résoudre le problème des viols, féminins comme pédophiles homosexuels : que les excités se soulagent discrètement, le danger est de les coincer et culpabiliser jusqu’à ce qu’ils éclatent, violemment en brisant toute les chaînes et les évidences altruistes.
    Non, la burka n’est ni la solution anti-viol, ni une provocation pro-viol, le problème du viol est totalement ailleurs, à mon avis. Comme je n’aime pas la surféminité séduisant puis repoussant, je n’aime pas la survirilité violant ou abandonnant. Selon mon sens animalier (inspiré par les histoires de loups de Curwood), il s’agit de deux formes bestiales de violence dominante, écrasant des innocents davantage méritoires (moralement, humainement). Je ne suis pas d’accord pour dire (tradition arabe ?) « oui, les hommes sont naturellement violeurs, les femmes doivent en prendre acte et se cacher ». Mais, même pour les garçons romantiques impuissants, le besoin de burka féminine a un sens, ou tout au moins la relative condamnation de la séduction féminine tous azimuts.

4- Le symétrique côté hommes ?
    Ce que j’énonce ici explique une légitimité de la burka féminine d’un point de vue masculin (ne pas être séduit et rejeté donc blessé ou tué). [Même si autrui n’existait pas,] il conviendrait je pense de donner à un point de vue féminin le même droit d’expliquer une légitimité de la burka masculine (ne pas être séduite et rejetée donc blessée ou tuée). Cela me paraît une énorme évidence, incontestable – sauf sacralisation (à mes yeux criminelle) d’un texte misogyne décrétant la « supériorité » masculine.
    En ce sens… alors que je comprends l’argumentaire pour la burka (de celles qui le souhaitent), alors que je suis choqué par les réquisitoires contre l’autorisation de la burka, tout s’arrête en ce point : si on me demande « pourquoi les hommes ne porteraient pas la burka aussi ? », je n’ai pas la moindre réponse, et je répondrais « Oui, pareil », très sérieusement. [Je ne me trouve pas beau, alors je ne me sentais pas concerné, mais si c'était requis, je le ferais, sans problème].
    Toutefois, je ne suis pas en position d’expliquer ce qu’est l’amour envers les mâles, que je ne comprends pas, en toute sincérité. Est-ce vraiment physique ? Il semble que le compte en banque et le statut social interviennent aussi voire surtout. [Certes, c’est peut-être hérité d’un conditionnement socio-familial : le conte pour enfant classique consiste à éduquer les petites filles à trouver le confort (sans effort) en séduisant un riche prince charmant. Mais est-ce que l’éducation crée un artifice ou bien conforte un penchant naturel ? J’ai appris comme chaque écolier français la "haute" leçon de la "philosophe" (confondant hypothèse et démonstration) Simone de Beauvoir : « on ne naît pas femme, on le devient », les jeux d’enfants étant dits endoctrineurs (poupées pour les filles voulues futures mères, légos et armes pour les garçons voulus futurs bâtisseurs, chasseurs, soldats)… mais des expériences sur les singes ont paraît-il montré récemment que les enfants-singes filles préfèrent câliner les poupées-singes, ce qui n’a presque aucun intérêt pour les enfants-singes garçons, des reportages sur les singes en liberté ont pareillement révélé que des fillettes-singes kidnappent des bébés-singes, au risque de les tuer faute de pouvoir les allaiter. Bref, inné ou acquis : mystère.]
    Si la séduction mâle n’est pas liée au confort matériel promis, mais que ce sont plutôt les muscles masculins qui séduisent les femmes, il pourrait être interdit d’être torse nu/bras nus ou en short hors de chez soi ; si c’est le regard masculin qui séduit, une burka masculine ne suffirait pas et il faudrait des lunettes noires obligatoires ; si c'est la pilosité virile (arabo-occidentale) qui émoustille les femmes, il faudrait des cache-barbes (et des gants pour ceux qui ont les doigts poilus). Tout est envisageable. Le succès des Chippendales strip-teasers et des mouvements pubiens d’Elvis Presley suggèrent aussi une sexualité brute dans l’intérêt féminin pour tel homme, parfois. Quant au "prestige du bel uniforme", il semble relier physique et social. Rien ne semble univoque.
    Inversement, je comprendrais qu'une jeune fille douce et pudique dise (comme moi pour le maquillage) : pas besoin de mettre en prison les ours velus et les danseurs, c'est plutôt bien qu'ils affichent qu'ils ne sont pas du tout de gentils garçons, méritant sentiment amoureux romantique.
    Bref, je ne sais pas, mais a priori : Oui, il peut falloir tout autant une burka pour les garçons/hommes, si des filles/femmes le souhaitent, l’expliquent.

5- L’amour en burka universelle ?
    [Ajout en relisant : l'universalité n'est pas ma position sur la question, imaginant des semi-loups et semi-louves en liberté, quand les timides (garçons et filles) eux se cachent un peu, mais ils subiront l'argument classique, comme pour les détritus en forêt par exemple : "espèces de connards, de connasses, si tout le monde faisait comme vous, ça serait invivable ! Réfléchissez merde quoi !"]
    Avec des burka cachant tous les hommes et toutes les femmes, comment se formeraient les couples ? La solution en pays musulman intégriste, dépourvu de séduction féminine, semble que les mariages sont décidés par les parents, constituant des alliances entre familles, via les petits enfants partagés. C’est cent pour cent contraire à mon idée de l’amour (et ce principe de passion amoureuse, même virtuelle ou cinéma, est à mon sens la principale raison de vivre, ou de mourir, les détails matérialistes étant peu intéressants, et l’art abstrait – les maquettes d’avions irréalistes pour moi – semble une broutille de divertissement mineur).
    Dans mon esprit, il n’y a aucune « nécessité » des mariages arrangés. Le monde humain est en surpopulation chronique, violente (colonisation, expulsion), pourquoi organiser la perpétuation de cette voie ?
    Le paradis à mon idée, ce serait des hommes en burka et des femmes en burka, sans mariage ni enfants, sans séduction dans le monde extérieur. Ce serait dans le domaine des rêves domestiques que s’épanouirait le miracle de l’amour, sentimental surtout, physique solitaire pour ceux qui ont un tempérament bestial. Et moins de 150 ans plus tard, tous les problèmes seraient éteints (si les matérialistes ont raison). Il paraît que c’est Schoppenhauer qui l’a noté le premier (parmi les pistonnés publiés) : s’il n’y avait plu’ d’humain, il n’y aurait plu’ d’humains malheureux. C’est aussi ce que disait le Bouddha : si chacun médite et s’éteint, plu’ personne ne souffrira. A ma façon sceptico-solipsiste, c’est pareil : ce monde s’apaisera s’il n’y a plu’ de personnage, même si le réveil suivant peut conduire n’importe où hélas.
    Il semble clair que cela restera une opinion ultra-minoritaire (notamment parce que la féminité non idéale, humaine comme animale, semble inclure le « désir d’enfant », forme semi-masculine de souhait envers une relation protectrice/protégé), mais les bestiaux donnant des leçons d’Humanité ne me paraissent pas crédibles. Darwiniennement, ils triomphent et sont les seuls à se reproduire, à multiplier, comme des bêtes, oui.
    Bref, je ne suis pas pour la burka obligatoire (pas besoin de déguiser les salopes en anges sous la menace) mais j’estime que celles qui la portent sont davantage estimables que les autres. Oui, la beauté féminine est très plaisante, mais cela peut se cantonner à mon avis au virtuel, à des films ou bandes dessinées, sans mélanger avec les personnes matérielles rencontrées. Cette sagesse-là aurait pu me sauver. Mieux que tous les psychiatres, stupides ou criminels, complices actifs de l’horreur moderne occidentale.
    Mais non, le monde est dominé par les « ± salauds », engrossant puis abandonnant des innocentes (comme mon arrière grand-père général), et par les « ± salopes », séduisant puis repoussant des innocents (comme je l’étais). Hélas. Je ne vais pas refaire le monde, mais (sauf argument convainquant effectivement) mon opinion résiste franchement, la propagande médiatique (comme religieuse) a une valeur intellectuelle et morale nulle à mes yeux.

Réserve honnête
    Si le monde présent n’est pas un rêve (et s’il y a donc effectivement un changement majeur de contexte personnel entre mon « tchador mixte » vers 1995 et ma « burka mixte » en 2010), mon personnage – ayant été guidé sous psychotropes à haute dose, trompé par la publicité – est présentement marié, à une asiatique m’ayant pris pour prince charmant « (améri)cano », une ex-musulmane catholique avec ardent désir d’enfant, avec parfois rouge à lèvres et talons hauts hélas. J’essaierai d’être un père socialement adéquat, n’éveillant donc pas l’intelligence critique de mon futur fils adoptif, que ma femme voudrait voir devenir footballeur milliardaire ou sénateur richissime, non condamné à mon idéal d’humilité.
    En attendant, je rêve dans ma tête… je rêve – pour le cœur du moi imaginaire – d’une jeune fille « à l’ancienne », sans burka pour qu’il la trouve jolie (ce n’est pas grave si la crainte de rejet débouche sur le miracle d’un amour réciproque, certain pour le rêveur tirant les ficelles), mais une jeune fille avec pudeur et recroquevillement spontanés, sans désir d’enfant ni de sexe, mais rêvant de câlins infinis, tout habillés, dans son épaule (à la place de mon oreiller autrefois)...
    Mon épouse a abandonné le hijab qui lui était imposé en Arabie Saoudite, et je ne veux nullement lui imposer. Si elle souhaitait porter la burka, je ne m’y opposerais simplement pas et sourirais (de sympathie, pas de moquerie).

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Réponse intéressante (28/04/2010) d'une ancienne camarade de collège, ayant fait des études de psychologie :
Pas de burka ou autre entrave pour les femmes : laissons circuler les femmes aussi librement que les hommes.
Ma réaction :
    La "liberté" de séduire et "tuer" ? C'est ce que je discutais, ce que je regrettais pour les femmes comme pour les hommes. Mais mon point de vue est clairement anormal, j'en ai conscience – les suicidés ne sont que des chiffres regrettés, la parole est normalement ailleurs. Anti-islamistes et Musulmans se rejoindront pour me cracher dessus...
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Courrier intéressant (08/05/2010) d’un ancien camarade de collège (avec qui je m’étais battu, pardon…)
(par le Web) retrouver de jolies poupées que nous avons connues, peut-être fanées aujourd'hui..... !
Ma réaction :
    Oui, ces mots, inattendus, m’ont très profondément remué : les allumeuses d’autrefois, ayant tant fait d’effort pour « se montrer belles », pour plaire, avant de rejeter les indésirables, ont aujourd’hui sans doute perdu leur charme, et doivent se voir prendre leurs hommes par de jeunes allumeuses comme elles ont été. Elles peuvent aujourd'hui regretter, même si le mal a été fait, et leurs victimes sont enterrées ou brisées à jamais, dans l’indifférence totale des officiels, des « intellectuel(le)s » comme des « éducateurs » (ne faisant que regretter les « incompréhensibles » chiffres de suicides - surtout masculins - et exhorter les foules à la perpétuation de ce système broyant les faibles, tuant les romantiques). On nous jette à la tête la liberté de s’afficher, le caractère très féminin de se pomponner et vouloir plaire (comme la liberté, et le caractère très viril, de l’écrasement d’autrui) – je ne suis pas d’accord avec ces caractères bestiaux et avec la "logique" en question. D’une part, la liberté est clairement un alibi, dans ce pays où est morte la liberté d’opinion et d’argumentation (ma philosophie sceptique non-violente et non-raciste, officiellement, est passible de deux ans de prison et 45000 Euros d’amende, avec la bénédiction des « penseurs » unanimes, racistes actifs nucléairement armés anti-arabes anti-amérindiens), d’autre part je ne suis pas partisan de la « liberté de tuer » des innocents, pas partisan de la « liberté de séduire et rejeter ». Mais c’est trop tard pour moi, et tant pis apparemment pour les nouvelles générations. La question de la burka, de la rarissime pudeur féminine, aurait pu soulever un débat très majeur (sauvant des vies) mais celui-ci est occulté, par les extravertis à tête vide (ou menteurs) monopolisant la parole : tueurs de garçons romantiques et islamistes misogynes… Hélas.
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Objection (29/01/2016) d’un ancien camarade de lycée
    On me signale que l’idée de tchador mixte n’est pas nouvelle : les Indiens Sikhs mâles cachent ainsi leurs cheveux, considérés comme partie intime de leur corps. Toutefois, je ne suis pas certain que le parallèle soit juste : alors que la chevelure des femmes est un célèbre outil de séduction, il n’est pas évident que les hommes séduisent (aussi) par leurs cheveux : le prix de coiffeur-pour-femme (fonction de la demande) est au moins deux fois supérieur au prix de coiffeur-pour-homme (en France 1976-2016), et certains chauves sont jugés très beaux par les femmes, tandis qu’une femme à cheveux très courts (façon garçonne) renonce presque totalement à tout charme (sauf peut-être pour les obsédés sexuels ne voyant que croupe-poitrine, et bouche ?). Donc, si je juge criminelle la séduction tous-azimuts (avec rejet de la plupart des séduits, quitte à les tuer de chagrin), cela conduit bien à comprendre le tchador féminin imposé, mais il n’est pas sûr que le juste équivalent de l’autre côté soit le tchador masculin imposé. Je ne suis pas dans le cœur et l’esprit d’une femme, donc je ne peux pas juger ce qu’il en est de ce côté. « Elles » semblent davantage émoustillées par les muscles et les petites fesses mâles, d’où possible bannissement des hommes torse-nu ou bras-nus ou en pantalon moulant, je ne sais pas. Ou en riche costume, puisque cela aussi semble séduire côté féminin (annonçant multiples cadeaux, bijoux et puis domestiques, élevant l’élue au rang de princesse véritable). C’est compliqué… et passé sous silence partout, bizarrement.
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Spam instructif (24-27/04/2016)
    Dans ma boîte mail, j’ai reçu un courrier publicitaire dirigeant vers un article étonnant : « cette fille mérite-t-elle d’être violée ? » ( http://www.lexpress.fr/actualite/societe/video-cette-fille-merite-t-elle-d-etre-violee_1784147.html? ). Je cite quelques phrases : « Neuf étudiantes lyonnaises ont mis sur pied une expérience parlante dans les rues de Dijon: enfiler des tenues plus ou moins dénudées... et récolter les commentaires des passants. Un décolleté plongeant, une mini-jupe montante, peuvent-ils atténuer la gravité d'un viol ? Dévoiler son corps est-il par nature "provocant"? (…) "Ma façon de m'habiller mérite-t-elle de me faire agresser ?". (…) 40% des sondés tendent à déresponsabiliser les violeurs (…) Les neufs étudiantes en école de commerce (…) "Ça ne justifie pas le viol, mais ça peut mériter... ça peut attirer une agression", entame maladroitement une dame âgée. (…) S'habiller de la sorte démontreraient que ces filles "ont faim", dit crûment une adolescente. "Si elle s'habille comme ça, elle cherche", argue une autre. Pire, "c'est jouer avec le feu en connaissant les risques", lance un dame. En direct, l'étude montre l'étendue de préjugés apparemment assez largement partagés. (…) Beaucoup estiment que porter une tenue qui dévoile les courbes est par essence "provocant". (…) "inciter au désir sexuel". Montrer ses cuisses serait-il donc en soi un pousse-au-crime ? (…) Âprement dénoncée par les cercles féministes, cette disposition d'esprit "veut que la victime a toujours quelque chose à se reprocher", et qu'on examine plus souvent ces soupçons que la responsabilité de l'agresseur. (…) ».
--> Ma position n’est pas du tout celle des féministes (et journalistes et étudiantes) en la matière :
- Oui, un homme doit se contrôler, comme un conducteur doit rester maître de son véhicule, mais si un gamin s’amuse à sauter devant les voitures circulant en pleine rue, est-ce la seule faute des conducteurs s’il y a un jour heurt ? je ne suis pas d’accord. En cas de viol, oui on peut poursuivre l’auteur du viol pleinement et sans aucune excuse, mais à mon avis la « victime » est aussi coupable si elle s’est amusée à jouer avec le feu, allumer le feu, la brûlure qui s’en est suivie n’étant nullement une horreur incompréhensible. Comme le code de la route punit le conducteur ne maîtrisant pas son véhicule, la loi condamne les piétons prenant des risques graves ; côté viol, la loi condamne les violeurs bien sûr mais condamnait aussi « l’attentat à la pudeur », ce que les exhibitionnistes semblent vouloir ici supprimer, à tort à mon avis, car c’était justement équilibré. Après, entre le top-less et la burka, il y a une foule de degrés négociables, variables selon les lieux et les époques, mais sur le principe, attribuer tous les torts au côté masculin (ou féminin) parait injuste.
- Il a été question de verser des dommages et intérêts financiers dans les affaires de viol, et cela fait craindre deux choses : 1/ Certaines pourraient faire profession du statut « violée », s’amusant à allumer les hommes avant de crier Non au dernier moment, éventuellement après avoir chuchoté en ricanant que quand elles disent Non il faut entendre Oui. Ce serait lucratif et injuste. 2/ Le viol serait (ou "est") permis aux seuls millionnaires, genre directeur de banque mondiale, et ce n’est pas normal que la finance intervienne ainsi dans le débat de fond.
- En tribu tropico-équatoriale vivant nue, la nudité est normale (quoi qu’aient pu raconter les missionnaires idiots), nullement provocatrice, mais en zone froide à gens habillés, se dénuder en public n’est nullement anodin, c’est une provocation volontaire, intentionnelle. Certes, le but peut être d’exciter un élu en allumant mille personnes quelconques, mais ce mépris des indésirables est dangereux. La violence subie est alors une violence en retour. Séduire pour rejeter est un acte de violence, légal ici et maintenant mais condamnable à mes yeux.
- Que l'affaire vienne cette fois d'étudiantes en commerce ne parait pas anodin. Apparemment, celles-ci entendent être autorisées à (continuer à) vendre aux hommes des produits avec publicités agrémentées de mannequins féminins dénudés, sans aucunement être accusées de générer des pulsions violeuses. Des féministes différentes pourraient au contraire crier stop à cette marchandisation du corps féminin, insultant la sensibilité et l'intellect féminins. Dans le même genre, les publicitaires excitent les femmes avec des mannequins masculins dénudés musclés (et barbus), et j'y vois surtout une culpabilisation des non-musclés (et imberbes), indirectement montrés comme très nuls. Ces publicitaires sont moches, mais jouissent hélas de l'impunité dans cette société occidentale (qui révulse les Islamistes et autres réputés "non modernes").
- D’après la loi, l’impuissance est un motif à révocation de mariage. Autrement dit : les femmes exigent normalement côté masculin des bestiaux en rut, nullement des anges de respect distant. Qu’elles exigent aussi les chaînes bridant les bêtes est un acte de domination écraseuse, nullement une forme de respect. Je préfèrerais un monde sans fornication aucune, donc sans viol aussi, mais ce n’est absolument pas le but féminin bestial, ni masculin bestial. Alors que ces bestiaux jouant avec le feu se débrouillent, ils ne m’évoquent aucune compassion (tant les violeurs emprisonnés que les allumeuses violées).