Pourquoi je n’aime pas la danse
par É.Ceu 10-11/04/2021

  Mon épouse (depuis 19 ans), femme de ménage souffrant de douleurs articulaires et musculaires chroniques, adore depuis peu pratiquer la zumba, sorte de danse en musique, en se regardant devant une glace, qui la soulage. Elle voudrait que je fasse pareil et je dis poliment non, et je regarde ailleurs quand elle danse, un peu mal à l’aise, pourquoi ?

La pensée unique télévisée
   D’après les animateurs à la télévision, et les journalistes, « tout le monde » adore la danse, la fête. Mais moi non, pardon.
   J’ai entendu dire que des catholiques intégristes, des musulmans intégristes, condamnent la danse (activité surtout féminine) comme indécente. Je ne leur donne pas tort même si je ne le dis pas à haute voix d’habitude (seulement ici en cachette, défouloir de vagues pensées malaisées polémiques). Enfin, ce n’est pas la danse en tant que telle qui me gène mais la danse « en public, en se montrant ». Je classe ça vaguement comme la masturbation : OK en solitaire (pour moins de surpopulation, d’avortement, de viols, etc.) mais euh, pas en public tout de même. Sans hurler à « l’attentat à la pudeur », j’aurais tendance à dire que c’est à éviter à mon avis, personnel (rejoignant, comme contre l’avortement, des intégristes religieux pour des raisons différentes, puisque je ne suis pas croyant du tout).
   Mais comment en suis-je arrivé à cette position assez anormale ?

Très vieux souvenir « indien »
   Je me souviens, lors de vacances en montagne quand j’étais petit enfant (6 ans et demi ? moins de 10 ans en tout cas), une scène majeure à propos de danse. J’étais passionné par les Indiens d’Amérique auxquels je m’identifiais (victime de mon grand frère brimeur se la jouant comme cow-boy à la John Wayne) et ce jour-là, j’avais glissé dans ma ceinture des « lances » ou « sabres » (piquets de tente réinterprétés) et je faisais la « danse de la pluie » (ou autre rituel : monter les jambes et baisser la tête en cadence en chantant « Wou-wou-wou », mais… ma ceinture était trop serrée et un piquet m’a frappé la tempe, me blessant très douloureusement. Sans point de suture heureusement, seulement mercurochrome, aïe-aïe-aïe. Mais je me souviens très bien m’être dit : « mais pourquoi je faisais ce truc idiot de danser ? Stop, je ne danserai plu’ jamais de toute ma vie ! ».
   A la réflexion, ce n’était pas une peur de la douleur (évitable en danse sans « armes amérindiennes »), plutôt un jugement de stupidité personnelle (« mais pourquoi je faisais cette imbécilité ? »).
   Cela a pu fixer une orientation, mais je ne crois pas que ce soit un déterminant total, quoiqu’en diraient peut-être les freudiens délirant à clamer que tout vient de la petite enfance.

Ma sœur et une copine de ma classe
   Des années plus tard, j’ai commencé à faire du judo en espérant apprendre à me défendre contre les brutalités de mon grand frère (puis de l’aïkido), tandis que ma petite sœur commençait à faire de la « danse classique » (en tutu et ballerines). Enfin, j’en entendais parler, simplement, avec indifférence, c’était ma mère qui l’emmenait là-bas. Moi, ma passion était de construire des maquettes d’avions, achetées chez un gentil marchand vietnamien, Nguyen-Van ou un nom comme ça.
   Devenant adolescent, j’avais un faible pour une fille vietnamienne qui me disputait amicalement la place scolaire de premier de la classe, Thu-Van. Et puis je la trouvais jolie. Et, moi qui n’aimais pas du tout la poésie (rabroué par les récitations chiantes), j’ai été ému aux larmes en découvrant dans le livre de Français (à une page non étudiée) les mots d’Eluard « la courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur ». Et j’ai dit par courrier à un ex-camarade (de là où on habitait avant, mon père ayant voulu déménager pour son ambition professionnelle) : « je suis amoureux ». Je ne savais pas ce que ça voulait dire, mais il y avait quelque chose comme ça, dans mes sentiments, me réchauffant le cœur.
   Et puis… mes parents ont dit que la famille allait assister au gala de danse de fin d’année avec ma petite sœur. Pas de problème pour moi : aucun enthousiasme ou plaisir en cela, mais c’était comme aller voir un match de hand-ball ou mon frère sportif voulait briller devant tous, OK, bof. Le spectacle a eu lieu, me faisant un peu sourire : ma petite sœur, connaissant mal les mouvements semblait-il, regardait les autres danseuses et copiait les gestes maladroitement avec deux secondes de retard, la pauvre petite, c’était touchant. L’idée « c’est beau, artistique » ne me serait pas venue à l’esprit, par contre, même à propos des plus douées fières et « brillantes » selon la prof de danse. Et… après « les petites de 4-5 ans », on n’est pas sortis impoliment, on a assisté à la suite du spectacle, avec « jeunes de 13-14 ans » : un ballet de danse moderne où des jeunes filles en juste-au-corps se trémoussaient et, parmi elles, Thu-Van (et une autre fille de ma classe, une Corinne)… qui était finalement au même club que ma sœur, je l’ignorais totalement. Et… ces gestes devant tout le monde, non seulement ce n’était pas « joli, beau, élégant », mais ça me gênait, que Thu-Van s’exhibe comme ça à moitié nue devant tout le monde, en agitant les fesses… Je n’ai pas pensé le mot « indécent », mais il y avait un sentiment de grande déception en moi, relatif à quelque chose comme ça. Enfin, je ne me suis pas dit « je ne l’aime plu’ c’est fini », mais quelque chose comme « j’aime beaucoup moins en elle ce côté que le reste : ses silences réservés, son sérieux calme ».

Les « boîtes » et l’écroulement
   L’année suivante entrant au lycée (n’étant plu’ « grands de troisième » mais « petits de seconde », comme entre CM2 en primaire et 6e au collège), on cherchait un peu nos marques. Seuls quelques camarades de l’année passée se trouvaient dans ma classe, dont heureusement Thu-Van (et les autres russophones admis en dure voie matheuse au top). Mais, un jour où les filles discutaient entre elles (et j’entendais, étant pas loin derrière, sans « espionner »), Thu-Van a dit quelque chose comme « moi, tous les samedis soir, je sors danser en boîte, j’espère me trouver un vrai beau mec ! ». Et là, patatras, s’écroulait mon univers… Non, on n’étudierait pas studieusement trois ans de lycée côte à côte souriants, avant d’envisager se revoir après le bac, amitié et plus si affinités… Pas du tout, elle était femelle en chasse, se cherchant sans doute un musculeux barbu comme mon frère super-viril, me plaçant comme nullard plus bas que terre, petit con nul à chier. Dégringolade, sévère.
   Je n’ai jamais été de toute ma vie en « boîte de nuit », non. Ces danses en prélude sexuel me paraissent dégueulasses anti-romantiques, anti-sentiments, bestiales. Chiennes et boucs la bave aux lèvres.

La petite amie de mon frère
   En vacances une de ces années-là, mes parents avaient invité avec nous la petite amie de mon frère (qu’il surnommait C.C. puis Tina), et mon père a décidé un soir que ce serait « une soirée-danse ! ». Elle a applaudi chaleureusement, disant adorer ça. Et mon frère : non, alors il est allé « marcher », dans la montagne nocturne, pendant la fête, et je suis allé avec lui, n’aimant pas la danse moi non plu’. (Mais sans souffrir comme il devait le ressentir lui, amoureux). En tout cas, ça a conforté mon côté anti-danse profond.
   Mon père n’aimait pas le disco de ces années-là, et même les variétés secouantes (de poitrines féminines) à la « Claude François et les Claudettes », il appelait ça « la branle des Ours ». Et Michael Jackson, excité par la danse, se touchait le sexe ostensiblement avec des cris d’orgasme (à l’époque ou un peu plus tard), oui c’était très sexuel, ce truc. Mes parents étaient davantage branchés « danses des années 1950 », tango et paso doble ou des trucs comme ça. C’était moins explicitement masturbatoire mais aussi très langoureux avec simulacre d’amour retenu en gestes codés. Je n’y connais rien, mais ils savaient faire, ainsi que Tina, peut-être formée par ses propres parents, aux pas compliqués (sans seulement se secouer avec extase, façon « moderne » ou « post-moderne »).

Le cataclysme
   Au lycée, je déprimais fort, ayant comme « perdu » Thu-Van (dans ma tête, puisqu’il ne s’était jamais rien passé), et sa meilleure amie Sylvie me souriait, à moi, alors, très gentiment. Elle avait été « en dépression » en début d’année, longtemps absente, et n’avait jamais repris le niveau, devenant dernière de la classe, traitée de débile fainéante par les profs sévères. Et moi premier de la classe, euh, je ne me disais plu’ que la suivante au classement était intéressante, mais… peut-être pourrais-je aider la toute dernière (gentille) à remonter la pente ? Et… je la trouvais jolie, maintenant, encore mille fois plus jolie que Thu-Van… Je suis tombé amoureux, fou amoureux cette fois.
  Enfin, je ne veux pas dire que je « bandais » en pensant à elle ou la voyant, ce n’était pas sexuel, c’étaient des sentiments absolus : si un bandit avait voulu tuer quelqu’un dans la classe, la prenant elle (comme victime à abattre) au hasard, j’aurais dit « non, prenez-moi à sa place », sans hésiter, pour la sauver, elle plus importante à mes yeux que moi-même. Je serais ainsi mort pour elle, comme une évidence. C’était l’amour, pour la première fois de ma vie.
  Mais elle m’a rejeté, refusant mon aide scolaire, alors qu’elle avait changé de place avec une copine pour se mettre à côté de moi, et s’était montrée par mille sourires timides comme « amoureuse de moi, en secret, depuis bien longtemps, triste que je préférais Thu-Van à l’époque ». Je n’y comprenais plu’ rien. Je l’ai invitée au cinéma (elle était spécialiste de cinéma, je voulais la valoriser pour ses expertises, loin du monde scolaire que je dominais), mais elle a refusé, elle m’a dit de la laisser tranquille. Et elle voulait redoubler, nous séparant à jamais, pas tenter de remonter pour me suivre au moins un an de plus, non, pas du tout. Je me suis écroulé, très très bas, là. Avant que je saute de la falaise, l’été suivant, j’ai aperçu qu’elle allait à des cours de danse disco, au rez-de-chaussée de la maison de ville où je pratiquais l’aïkido au premier étage. J’ai soupiré infiniment. Sans me dire « oui, c’est une salope elle aussi », non, simplement très très triste, de cette propension féminine à s’éclater en se secouant, bestiales rigolardes, en tuant les garçons romantiques et tendres, sérieux et calmes…

Le disco dans les abris
   Enfin, on m’a « sauvé » de force, hélicoptère et hôpital, piqûres et « médicaments » me liquéfiant le cerveau. Un prof qui avait connu Sylvie m’a dit que mon seul espoir de reconquérir son cœur était de devenir un grand docteur, elle admirait les docteurs (disait-il). Alors j’ai végété en classe jusqu’au bac, ne m’intéressant à rien mais visant simplement l’admission en fac de médecine (ayant enterré mes rêves de devenir ingénieur en dessin aéronautique). Quand des filles organisaient des « boums » chez elles, soirées-danse, je n’y allais pas du tout, et elles ne m’ont même jamais proposé à moi (« le triste » ?), j’aurais refusé de toute façon, assurément. J’ai eu le bac maths très brillamment, sans faire exprès (sans avoir appris les leçons), et j’ai entamé les études de médecine. J’ai écrit à Sylvie, qui avait refusé de me revoir après mon suicide, lui demandant si on pouvait faire le point (je pensais qu’elle refuserait, mais j’aurais essayé).
   Etonnamment, elle a accepté, fixant un rendez-vous, auquel elle n’est pas venue (pan dans les dents pour moi ?), puis elle a accepté de refixer un rendez-vous où elle est venue cette fois. Elle avait 18 ans, moi 17 et demi. Elle m’a dit qu’elle « connaissait » maintenant les hommes, qu’en vacances en Israël, sous les rockets dans les abris, elle s’était éclatée à danser le disco « et tout ça ». Sans dire « coucher » explicitement, mais ça semblait clair, me trainant plu’ bas que terre, moi garçonnet innocent, puceau, nullard. (J'ai lu plus tard, dans un magazine chez le coiffeur, un sociologue disant que les filles françaises commencent à coucher à 16 ans, les garçons français à 17 : elle était très normale moi en retard, avant que je devienne immensément en retard ensuite, vieux garçon très anormal.) A la fin, elle m’a dit « vas t’en », et j’ai reçu un courrier où elle disait qu’on ne se reverrait plu’ jamais, qu’elle allait partir faire ses études à Paris, adieu. Et elle me demandait d’aller mieux (donc de ne pas me tuer)…
   Moi j’aurais volontiers pris le train pour aller la voir à Paris, même une seconde pour dire bonjour, mais non, ça l’aurait dérangée, dans sa frénésie de danse et de sexe… (avec des vieux riches ou des musclés ou des barbus velus danseurs ?).
   Non, je n’aime pas la danse, traumatisé à jamais, par Sylvie (ou le doublon Thu-Van/Sylvie, rasoir à deux lames, qui coupe la tête, net, en broyant le cœur).

Handicapé musical
   Un autre aspect joue peut-être aussi, dans mon aversion pour la danse : au collège, j’étais premier de la classe dans presque toutes les disciplines de réflexion, parmi les premiers même en activité physique et sportive (quand bien même je n’aime pas bien le sport, ni mon corps), mais pas du tout en musique, où le prof m’avait classé « handicapé musical » (il avait appuyé sur une touche de son piano et demandé quelle note c’était, ça me paraissait impossible à identifier et j’ai répondu « dong », avec note zéro sur vingt, compréhensible). Cela peut expliquer qu’il me manque une case pour jouir de la musique entraînante et de la danse qui va avec.
   Toutefois je ne pense pas que « c’est ça », le point clé. Certaines musiques m’émeuvent aux larmes (comme le poème d’Eluard en poésie), j’ai écouté en boucle « broken down in tiny pieces » (cassé en petits morceaux) des musiciens Buddy Spicher et Buddy Emmons (avec Janie Ficke pour quelques paroles tristes en fond), déchirant et « magnifique » comme un superbe film triste finissant mal. Les complaintes de Mickey Newbury, pleurant sincèrement sa copine partie, me touchaient aussi profondément (pas 100% de ses chansons, mais peut-être une trentaine). Et quelques morceaux tristes et beaux de musique classique comme un truc de Beethoven (en vérifiant : 7e symphonie 2e mouvement, le triste). Non, mon problème avec la danse n’est pas un rejet brut de la musique, du tout. Je n'aime pas du tout la musique dansante, mais parce qu'elle évoque la danse, pas parce que c'est de la musique.

Suite ultime
   Longtemps j’ai végété comme adulte solitaire n’ayant jamais été « jeune », jamais fait la fête, je ne sortais pas, ne voyageais pas, rien. J’avais arrêté médecine voulant devenir balayeur de crottes de chien (ou mort), et par compromis familial j’avais accepté de faire des études de technicien Bac+2. Avant de prendre un emploi de technicien niveau Bac technique, dans le privé, sous-payé, sans importance pour moi. Mais quand Sylvie a eu 25 ans, se trouvant encore dans l’annuaire (de Paris) sous son nom de jeune fille (« catherinette ») puis 30 ans, j’ai envisagé qu’à la réflexion, elle regrette l’amoureux romantique pur (et fidèle) que j’avais été, que j’étais (la vénérant toujours pareillement), je lui ai téléphoné, pardon. Et elle a répondu, qu’elle multipliait les compagnons, en changeait souvent, qu’elle dansait et adorait la fête toujours, qu’elle refusait de me revoir toujours, qu’elle acceptait de m’envoyer une photo d’elle maintenant (elle a pris mon adresse en note). Elle a raccroché.
   Cinq ans après, n’ayant pas reçu la photo annoncée, je lui ai envoyé toutes mes économies (je ne gagnais pas beaucoup mais dépensais encore moins). Elle m’a demandé de consulter un psychiatre, que je suis allé voir et qui a déblatéré vingt conneries freudiennes. Et je me suis réveillé à l’hôpital, tombé du quatrième étage parait-il (avec le coma, il parait que c’est normal de ne pas se souvenir du dernier jour sans rêve imprimant dans la mémoire). Deux ans après, recommençant presque à savoir marcher, je suis sorti de l’hôpital. J’ai laissé un message sur le répondeur téléphonique de Sylvie mais elle n’a pas répondu, puis elle s’est fait mettre sur liste rouge pour que je ne puisse plu’ la joindre (plu’ la déranger dans son échangisme danseur ?)…
   Je me suis dit que, puisque finalement danseuse comme Thu-Van, Sylvie avait été un mauvais choix dans ma vie, et que si elle refusait une camaraderie avec moi, peut-être que Thu-Van l’accepterait, mais je ne l’ai pas trouvée sur Internet. Et j’ai reçu une publicité pour une agence matrimoniale internationale, où plusieurs Thu-Van bis au Vietnam disaient rêver d’un prince charmant d’Occident qui les tirerait de la misère tendrement… Peut-être victime d’abus de faiblesse, j’ai écrit à cette agence, j’ai payé, et eu contact avec une douzaine de jeunes femmes asiatiques. Presque toutes philippines finalement, pas vietnamiennes. L’une d’elle, immensément jolie (davantage que la plus belle actrice d’Hollywood) se disait… hyper fan de danse, la danse c’était toute sa vie disait-elle… J’ai répondu que désolé, j’étais allergique à la danse, je lui souhaitais de devenir une grande actrice célèbre, elle le méritait, tellement jolie. (Mais la danse, non, pour moi impossible – pas seulement physiquement avec le handicap, mais même essayer serait pour moi une torture, du cœur).
   Une autre a répondu, avant de ne plu’ répondre. Et puis une autre, que j’ai épousée (et qui maintenant danse la zumba pour se soigner le corps – je lui pardonne, mais je ne veux pas en faire aussi, non pitié…). Dans mes rêves, pardon, mon double continue à avoir pour copine (secrètement adorée) une double de Sylvie, Patrycja d’origine polonaise aussi, et elle refuse la danse, catégoriquement (malgré les reproches et moqueries subis), c’est cela l’idéal absolu. Et j’ai un cancer, cette vie sera peut-être bientôt finie, une vie simplement avec refus de danse. Classé malade mental à partir de l’âge de 15 ans (classé génie avant), mais plutôt quelconque un peu comme tout le monde, hors cette aversion envers la danse.

Samedis soir sans fièvre chez moi
  En 1979 date phare de mon rêve « Sylvie », les filles de la classe étaient toutes émoustillées par le film disco « la fièvre du samedi soir », que je n’ai pas vu, pas intéressé. Mais j’ai vu récemment des extraits sur Internet : le célèbre John Travolta y danse avec de grands coups de pubis mimant l’acte sexuel, c’est ça qui les excitait ? salopes, oui… J’ai aussi entendu dire qu’autrefois, le chanteur de rock Elvis Presley, à immense succès féminin, n’était filmé qu’au-dessus de la ceinture, sous pression des puritains étasuniens, je pense qu’il dansait pareillement, en mimant bestialement l’acte sexuel, en public. Mystérieusement, alors qu’un ado boutonneux qui achète Playboy en cachette est raillé comme honteux, les équivalents féminins adorant les baiseurs virtuels sont glorifiés par les valeurs actuelles, pro-danse. Non, je ne suis pas normal. A mon avis, libre à Elvis ou Travolta de se la jouer super-niqueurs devant leur miroir domestique, mais faire ça en public correspond peut-être à ce qui est puni (théoriquement, anciennement ?) comme « attentat à la pudeur ». On nous dit sur les télévisions, maintenant dominées par les féministes avorteuses, que les hommes sont tous des monstres obsédés sexuels violeurs quand les femmes sont de purs sentiments éthérés, cœurs purs. Mensonge : Patrycja est certes ainsi toute mignonne mais les jeunes filles vraies semblent en majorité (« deux sur deux »…) lubriques en chaleur baveuses, fiévreuses, adoreuses de danse avec machos vantards impudiques. OK, hélas, le monde vrai est simplement moche.

[anèks kodé
  j é parlé dé katr figur féminin èyâ marké ma vi (tû-vâ, silvi, émilin, patrisya N.) mé le détay é î pê plus köplèks.
– a 5 â a la marsa (ékol frâsèz â tunizi) j avè « désidé » kê jê mê mariré « kâ jê seré grâ » avèk natali di clémènté, sâ savwar pûrkwa jê l avè cwazi, sèt pêtit blöd jâtiy (frâsèz d orijin italyèn, pê t ètr blöd vénisyèn). ö m a raköté dêpui kê jê sûfrè dê trûbl dê l alimâtasyö, étâ le plus peti é le plus mègr de la klas, sôf èl, âkor plus petit é mègr ke mwa, asorabl ûi… ö a déménajé ôsito aprè.
– a 13-14 â, péryod tû-vâ bui (petit frâsèz d orijin vyètnamièn).
– a 15-37 â, péryod silvi métélyé (petit blöd a catî klèr sêlö lé câpwî, frâsèz d orijin polonèz).
– a 16-57+ â, rèv de patrisya niézévska (pêtit nèn catî klèr, frâsèz d orijin polonèz).
– a 37-57+ â, fiyâsé pui épû d émilin ditcon (pêtit filipin pui frâsèz)

– vèr 29 â, îtérésé par patrisya fayar, kolèg (pêtit blöd, frâsèz).
– vèr 33 â, îtérésé par korin fèj, kolèg (petit catî klèr, frâsèz).
– vèr 37 â, îtérésé par léonora kaliyo (filipin).

– vèr 12 â, de lwî îtérésé par un imaj d î vizaj de filipin en livr dê jéografi (û ôtr ôstrônézyèn, vainé polinézyèn ?).
– vèr 16 â, de lwî îtérésé par un imaj d î vizaj de cinwaz â magazin jéo.
– vèr 16 â, de lwî îtérésé par klèr bondjiovani (d un ôtr klas, blöd vénisyèn frâsèz d orijin italièn).
– vèr 17-35 â, de lwî îtérésé par lé film de sisi spasèk (pêtit blöd rûkin, amérikèn).
– vèr 30-35 â, de lwî îtérésé par lé film de patsi kènsit (pêtit blöd, britanik).
– vèr 30-35 â, de lwî îtérésé par lé film de nikol ègèrt (pêtit catî klèr, amérikèn).
– vèr 37 â, de lwî îtérésé par un imaj de vizaj de tû (vyètnamyèn).
– vèr 37 â, de lwî îtérésé par un imaj du vizaj de marisa rèyès (filipin).
  Sela fè bôkû, mè jê sui fidèl, n èyâ u dê relasyö k avèk mö épûz (mèm sîpl bizû sur lè lèvr : ôkun ôtr de tût ma vi). Pûr la plupar, sê n’étè pa dé sâtimâ amûrê mè î sêtimâ virtuèl « î amûr âtr nû serè posibl si èl étè amûrêz de mwa » (é avè mö aj û î pê mwî, pûr lè imaj).
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