Le mal français peut-être expliqué
Souvenirs aveugles d’enfance en guerre
par krostif, 24-28/09/2017
ajout

  On m’a offert un livre intéressant, et je n’ai pas bien compris si ce don est de mon père ou de l’auteur lui-même, qui est son ami, merci en tout cas, et ça fait réfléchir, utilement, oui. Il s’agit de l’ouvrage de Jacques Delatour « Mon village à l’heure allemande revisité » (Editions L’Harmattan, Collection Rue des Écoles, 2017), et j’étais sincèrement intéressé de le lire, surtout après avoir grandement apprécié l’ouvrage britannique « Sous les bombes », démolissant la propagande guerrière usuelle. Il s’agissait, me disait mon père, de souvenirs enfantins de village français pendant la deuxième guerre mondiale.
  A priori, je pensais que j’aurais à dire à l’auteur mon objection habituelle : « Oui, être occupé asservi est dur, pire que désagréable, mais comprenez que les Français imposaient le même traitement à leurs indigènes : colonisation, prélèvement autoritaire des ressources, minoration des droits autochtones, écrabouillage des rebelles à cette occupation, bref 1939-45 me semble un combat du Mal contre le Mal, colonialisme allemand contre colonialisme français. La morale (altruiste, anti-égoïste) explique qu’il ne faut évidemment pas faire à autrui ce qu’on ne veut pas qu’il nous fasse, la France était donc totalement immorale, méritant hélas ce qui lui arrivait. Quoique clame la propagande, menteuse. »

  Je rassemble ici les notes que j’ai prises au fur et à mesure, sans écrire tout a posteriori en relecture connaissant la fin de l’ouvrage. Il s’agit d’un aperçu des sentiments propres à un lecteur, certes inhabituel (anormalement lucide selon moi, malade mental selon le corps « médical » me gavant de pilules anti-schizophrènes).

- Cet auteur-là est publié (dans un monde m’empêchant moi de publier, hors d’Internet, puisque je suis trop logique, effrayant, m’a dit le seul éditeur ayant répondu), et il n’est pas un autodidacte finalement parvenu, il est agrégé d’anglais (dit la 4e page de couverture) et a été inspecteur d’académie (suggère sa bibliographie personnelle, et mes souvenirs de propos familiaux). En ce sens, sa parole semble celle d’un grand serviteur de la République (branche Education) non d’un anonyme quidam. Or je n’aime pas la république, forme « indirecte » de démocratie pour le triomphe de dominants contre le peuple (même s’il y a alternance laissant petit choix entre le Mal et le Pire – j’ai certes inventé un parti politique, anti-« dominance occidentale », mais il n’a aucune chance d’atteindre ne serait-ce que 0,1% des voix, tant l’égoïsme est plus attracteur que l’honnêteté à nos dépens). Et je n’aime pas l’éducation scolaire qui m’a été délivrée, « usine à crétins » où j’ai hélas brillé au plus haut point, endoctrinement abrutissant à la soumission vis-à-vis de l’autorité, avec bâton et carotte (avec prétentions menteuses au contraire : autonomie, liberté de jugement, comme s’il n’y avait pas la loi Gayssot anti liberté de penser et la répression psychiatrique, pseudo-médicale, des philosophies hérétiques).
- Pages 13-14 est dénoncé le pillage par une sous-catégorie de soldats allemands que les villageois dénommaient « les mongols ». Je l’entends mais c’est simplement oublier que les fortunes du Louvre jusqu’à aujourd’hui viennent du pillage français (napoléonien ?) de l’Egypte et de l’Italie. En ce sens, les Français (votant pour garder cette fortune volée, recel de crime conquérant) méritaient entièrement d’être pillés à leur tour. Être honorables, respectables, ça se mérite, ce n’est pas acquis quelles que soient les horreurs qu’on fait soi-même.
- Page 17, le jeune héros est émerveillé par la « société de consommation » apportée par les généreux soldats Américains. Je suis très réservé à ce sujet, pour deux raisons : 1/ il s’agit d’une société du gaspillage, ruinant la Nature (comme le dénoncent les écologistes, et les quelques survivants amérindiens) avec tonnes d’argent dévolue à la publicité, pour faire désirer des objets inutiles (et rendre malheureux/violents ceux qui ne peuvent en payer le prix, et culpabiliser les parents résistant aux demandes frénétiques de leurs enfants voraces de divertissements payants) ; 2/ il s’agit d’une société méchamment égoïste, au sens groupiste : les asiatiques membres de ma belle-famille ont interdiction de venue en France, refus de visa, apposé et réitéré (sous les gouvernements de « gauche » comme de droite) ; en ce sens, il ne s’agit nullement d’invitation humaniste à ce que tous les humains consomment, il s’agit de vouloir – nous – jalousement consommer plus que les « sales » pauvres rejetés… Les Etasuniens sont aussi affreux avec leur rejet des Mexicains/Latinos, le Président Donald Trump ayant été élu récemment sur la promesse de bâtir un très grand mur anti-migration, oubliant apparemment que les Etasuniens sont presque tous des migrants Européens – quoique ce ne soit pas stupide, seulement immoral, égoïste groupiste presque explicitement : « nous avons le droit, nous, contre autrui, mais nous l’interdisons à autrui, contre nous ». Bref cette société-là consiste à dire : « soyons opulents, nous, seulement nous ». Que les soldats venus de là-bas aient partagé avec les civils locaux semble contredire cela, comme le Plan Marshal ultérieur, mais les sévères interdictions de migration révèlent qu’à grande échelle, il s’agissait de calcul intéressé, sciemment trompeur, et non de générosité désintéressée. J’ai lu qu’en 1946-48, les survivants des camps de concentration avaient voulu en masse fuir l’Europe et migrer aux USA, mais ces USA ont refusé, préférant tellement la recréation d’Israël brimant les Arabes (et Musulmans) sans diluer leur fortune à eux… Cela a généré très durablement la guerre (encore en cours, « contre le terrorisme » clame la propagande débile), au total opposé du paradis pacifique prétendu.
- Page 18, chanter la Marseillaise (à nouveau, à la « libération ») est présenté comme synonyme du bonheur. Je ne suis pas d’accord et, quoique je sois français, je trouve ce chant horrible, honteux. « Qu’un sang impur abreuve nos sillons », comme principe de notre nation, est un appel au meurtre xénophobe. Quand un touriste français a été égorgé par des Islamistes en 2014 (enclenchant la « guerre contre l’Islamisme » voulue par le Président François Hollande, en notre nom à nous sans nous consulter – et en nous faisant massacrer par les prétendus « terroristes » sans que personne ne signale que la guerre c’est s’entre-massacrer bébés inclus, comme nous l’avons fait à Hambourg, Dresde, Tokyo, Hiroshima, etc.), ces Islamistes tueurs ne faisaient qu’appliquer contre nous notre chant de violence abominable et idiote, qu’il me parait insensé de célébrer. Les statistiques officielles selon Internet disent que 1.782.188 Français vivent à l’étranger (à telle date de 2017), faut-il qu’ils soient pour cela égorgés ? Mais quelle horreur, génocidaire… Ah non, j’oubliais, c’est en contexte foncièrement immoral : faisons aux autres ce qu’on ne veut pas qu’ils nous fassent. Je précise donc : quelle horreur d’immoralité. Certes, personne ne semble réfléchir, et l’Education Nationale mutile l’intelligence critique (en faisant apprendre par cœur de prétendues lois indéniables – dont j’ai réfuté plusieurs par la logique, interdite – en appelant au respect au garde-à-vous des prétendus « grands-hommes »), le tableau est affligeant. Je ne dis pas du tout que la situation aurait été idyllique si l’Allemagne avait gagné la guerre, mais je confirme mon jugement que la France était (et reste) affreuse, elle aussi. Je ne parle bien sûr pas de ses membres (dont moi-même, esprit-rebelle innocent), mais des grandes orientations voulues par les gouvernants et leurs très fiers relais fonctionnaires. Autre abomination de la Marseillaise que je réprouve : « aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons » prétend que les civils sont militaires, disciplinés, donc massacrables par l’ennemi à ce titre – et je ne suis pas d’accord. En prétendu Pays de Liberté, les civils peuvent être pacifistes, hostiles à l’embrigadement, et il est horrible de clamer au camp d’en face qu’il peut évidemment les tuer en tant que soldats ennemis. La clé du prétendu « terrorisme » anti-français me parait là : puisque nos dirigeants dénient notre innocence, nous nous faisons massacrer, honte à ces dirigeants intoxiqueurs – au moins autant qu’aux tueurs d’innocents (certes idiots de « nous » croire, quand « nous » chantons des paroles débiles, criminelles). Le problème est la généralisation abusive (raciste) dont la Marseillaise est hélas le modèle, en clamant que les étrangers (et leurs bébés, quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas) ont par principe « le sang impur »…
- Page 20, en 1944 « les réfractaires du STO (service du travail obligatoire) » sont présentés comme des gens bien, refusant à raison l’esclavage imposé par les Allemands. C’est seulement oublier que le pouvoir français, en 1948, a massacré les Malgaches se rebellant contre le travail obligatoire au service des colons blancs. Toujours la même immoralité férocement égoïste asymétrique (antihumaniste) : « j’ai entièrement le droit d’asservir, mais il est intolérable qu’on m’asservisse ». Ce livre semble donc lui aussi déficient en esprit critique, auto-critique. Certes, cela va à 100% dans la droite ligne de la propagande officielle (d’où publication possible ou encouragée), mais j’ose contester (en expliquant sur Internet). Contester au nom de l’intelligence et de la moralité (et je risque la mise en prison, avec viol et tout, pour délit d’opinion – erreur d’opinion pourraient dire les pseudo-scientifiques nuls en épistémologie ; je ne suis en liberté que parce que « pas encore dénoncé » – et j’ai l’expérience personnelle, avérée/prouvée, des atrocités mensongères de la prétendue « Justice » française, je ne crois pas une seconde à la respectabilité de celle-ci, opprimant le peuple au lieu de le servir).
- Ensuite, pages 21-34, je n’ai presque rien à remarquer quant aux évocations de la vie villageoise d’avant-guerre, mais un détail me gêne, au sujet de l’art. « artisans (…) de véritables artistes (…) [maréchal ferrant] la plénitude de son art (…) [menuisier] C’est un artiste. (…) l’église (…) de précieux tableaux dont on ignore la valeur ». En ce qui concerne les artisans, parler d’art dément la définition que j’en avais entendue, disant que l’art vise le beau sans aucun caractère utilitaire ; sinon, l’éboueur ou balayeur de crottes faisant bien son travail est aussi artiste, et le concept d’art en est dissous, ridiculisé, ce qu’il mérite certes peut-être mais c’est éminemment polémique, à discuter, ferme. (Je précise que je n’insulte pas là les balayeurs de crottes de chien, métier que je voulais faire à 18 ans si on m’interdisait d’être mort – mais si un trottoir propre est œuvre d’art, tout et n’importe quoi devient art et le mot perd son sens). Ensuite, je dénie l’objectivité du beau : quelque chose me plaisant me plait et c’est tout, il me semble terriblement présomptueux, prétentieux, d’affirmer que c’est pour cela « artistique », c’est-à-dire forcément beau, sauf pour les prétendus ignares incultes ou « de mauvais goût ». Enfin, la valeur des prétendues œuvres d’art renvoie à la spéculation que je condamne, concernant des objets que l’on apprend aux enfants à adorer même s’ils rechignent (La Joconde etc.). Je ne suis pas d’accord et personnellement je ne dépenserais pas le millième ou milliardième des « valeurs » annoncées par les pédants (même si j’ai acheté des images, me plaisant beaucoup personnellement – caricatures aéronautiques ou photos de paysages). Là encore, loin de la pensée unique, il y a beaucoup à dire, mais ce livre fonce dans les lieux communs qui me semblent comme abrutis.
- Autre point me gênant, page 26, « Il a dû bien se battre, car (…) croix de guerre sur la poitrine ». Est-ce « bien » tuer ? Tuer de pauvres mobilisés en face, mobilisés sous peine de mort ? Pourquoi approuver ces horreurs guerrières ? Je ne suis pas d’accord, je démens ce mot « bien ». Ou sinon, tel monstre a « bien » réussi à violer et assassiner ses victimes, je n’aime pas cette forme d’expression, qui ne me semble pas tant relativiste, ici pour les médailles militaires, que suiviste dans la direction encouragée par la propagande guerrière nationaliste (toujours en vigueur en 2017, plein pot). Ces lieux communs atroces sont ceux qui nous font massacrer, par lesdits « terroristes » sans que personne jamais l’envisage à la télévision, même dans les prétendus débats contradictoires : la propagande dresse à approuver la guerre contre les dits-méchants, sans jamais envisager qu’en allant bombarder chez eux, avec force médailles de mérite militaire (au nom de la population française) on attire en retour le massacre vengeur de civils électeurs/approbateurs (et d’enfants, comme les générations avant moi ont massacré les bébés des habitants de Dresde ayant élu Hitler). L’intelligence me semble discussion critique, pas célébration sous les hourras de propagande.
- Page 43-44, je réagis (vraisemblablement sans surprise pour l’auteur) à une anecdote relative à l’esprit de clocher : « Les bons nageurs doivent (…) attraper des canards (…) Une année c’est un gamin déluré, étranger à la commune, qui a l’audace d’attraper le plus beau canard ; le maire refuse de le lui donner, ce que tout le monde trouve normal : – Il est pas de la commune, çui-là. (…) offrent un goûter aux enfants du village ce que tout le monde trouve aussi normal que de refuser un canard à un étranger. » A titre de récit de l’état d’esprit de l’époque (genre divertissement « La guerre des boutons »), je n’ai aucune objection, mais il me semble manquer là (dans cet ouvrage sur la guerre) une très grave mise en perspective. En effet, les Allemands qui allaient brimer les Français n’allaient rien faire d’autre qu’illustrer ce même principe de mépriser et pénaliser les « étrangers » à son propre groupe. Pour s’offusquer de cette attitude allemande, il fallait être humaniste, non pratiquer la même horreur à son propre profit. L’auteur n’a pas vu le rapport, et je trouve ça immensément dommage. C’est comme les Chrétiens se lamentant d’être tués en Algérie pour leur seule conviction religieuse, en « oubliant »/cachant simplement que Jésus a préconisé la mise à mort des parents éloignant leurs enfants de (son) Dieu – d’où génocide amérindien, aborigène, etc. Faites ce que je dis et pas ce que je fais, c’est une des définitions pour moi de la malhonnêteté, de la pourriture, exécrable. Encore une fois, ça n’innocente en rien les Allemands, ça justifie mon jugement « guerre du Mal contre le Mal ».
- Page 57, « "Le pays qui et dan le lit on luit at coupée la jambe gauche". L’orthographe m’impressionne (…) élèves instituteurs (…) afin de garder ou de redonner un esprit républicain à l’armée de la nation (…) C’est un grand patriote, encore plus que nous. ». Je suis choqué. A mon sens, les instituteurs – chefs endoctrineurs pour cette orthographe stupide qui est encore la nôtre aujourd’hui – ont aussi accompli œuvre (mauvaise) de lavage de cerveau pour imposer le patriotisme républicain (que je n’aime pas, moi antinationaliste et antirépublicain), conduisant à la mort des millions de gens, dressés à devenir soldats. Pas seulement en 1914-18, apparemment. C’est au nom d’une tradition idiote qu’est rejetée l’orthographe phonétique en lettres standards – et s’il fallait systématiquement respecter les traditions mauvaises, nous serions encore en royauté esclavagiste. Avoir dressé les consciences enfantines à courir se faire tuer sur ordre (à l’âge adulte) est à mon sens un crime de sang. Je précise qu’en ortograf de patrisya (de mon invention), la phrase citée s’écrit : « le pèi ki é dâ le li, ö lui a kûpé la jâb gôc » (sans aucune exception, écriture/lecture apprenable à 4 ans sans aucune faute de toute la vie – système objectivement optimal, réservant l’intelligence et l’énergie à réfléchir au lieu de réciter et apprendre par cœur – avec leur « grande » langue [et leur école très coûteuse], les petits français sont régulièrement 25e d’Europe en intelligence enfantine, et les finlandais premiers chaque année sont raillés pour concurrence déloyale car leur langue est ultrasimple sans orthographe ni grammaire, éh pourquoi ne faisons-nous pas pareil au contraire ?! la prétendue supériorité me parait supérieure stupidité, fausse supériorité). Le fier inspecteur d’académie, pilier garant de la langue intouchable, n’aimera pas ce que je dis, mais je n’aime pas davantage ce qu’il dit lui, sur ce sujet.
- Page 59, cataclysme… « J’avais des réactions naïves de gamin. Mais les pacifistes avaient eux des réactions de crétins. » Certes, je ne suis pas directement insulté, moi pacifiste, puisqu’il est parlé des pacifistes de l’époque, pas d’aujourd’hui. Mais je suis en totale opposition avec l’auteur, en ayant une grande sympathie pour les arguments pacifistes (applicables à l’époque), au lieu de les insulter jusqu’à aujourd’hui. Les Suisses, qui n’ont pas fait cette guerre, étaient-ils tous des crétins ? Pourquoi ? Le célèbre auteur Jean Giono, parait-il incarcéré à l’époque pour « crime » de pacifisme, était-il un idiot profond ? Ça semble de l’insulte gratuite, totalement dénuée d’argument. En 1939 (à supposer que j’ai été déjà né et lucide), j’aurais personnellement tenu le propos suivant, et si on me dit crétin j’injurierai en retour : « Les Allemands et Italiens, Japonais, jalousent nos empires coloniaux, à nous Franco-Britanniques, voire Néerlando-Hispano-Portugo-Belges, et il n’y a pas lieu de nous déclarer bons en disant monstrueux les Allemands qui nous menacent ; il convient d’abolir cet esprit colonial immoral (dont on n’aimerait pas être victimes). Comme nous ne voulons pas devenir indigènes brimés par les Allemands, libérons nos indigènes en nous retirant de nos empires. Et que l’Amérique (notre conquête devenue indépendante) soit aussi rendue aux Amérindiens, et le rapatriement des centaines de millions de colons en Europe ruinera celle-ci, ne donnant plu’ rien à envier, honnêtement enfin. » Oui, les écraseurs (ultra-majoritaires) n’auraient pas aimé ce discours, ils méritaient donc entièrement d’être écrasés à leur tour (cela s’applique presque pareil en 2017, les petites France et Angleterre ayant droit de véto ONU privilégié, aristocratiquement, en écrasant les « indigènes » d’Inde et ex-Indes Néerlandaises, pour priver de pouvoir le monde musulman en insultant la logique démocratique « un homme une voix » – ce qui mérite hélas pleinement révolution, anti-occidentale ; je ne suis pas révolutionnaire violent, j’appelle de l’intérieur à un mea culpa abolissant l’injustice terrible, cachée par les médias idiots, de pure propagande). Mon avis anti-guerre (du côté dominants injustes) est argumenté, le plus logiquement du monde, sabordant honnêtement l’esprit dominateur immoral. Etre insulté pour cela est très choquant, et la logique se voit interdite de publication (accusable de collusion avec l’ennemi) quand le roucoulement de la propagande officielle est applaudi, c’est affreux.
- Page 66, « A la radio de Stuttgart, le traître Fredonnet nous dit qu’Hitler triomphera et qu’il est encore temps de nous entendre avec lui. On s’indigne et on lui promet douze balles dans la peau. » Je suis encore choqué : il s’agit de tuer pour délit d’opinion, le souhait de négociation étant puni d’assassinat sans procès équitable. Certes, en ces temps-là, de fanatisme féroce, c’était possible, mais ici l’auteur semble entièrement approuver (lui et la propagande officielle actuelle, approuvant la condamnation à mort après-guerre des « collabos »). Je re-précise que je n’aurais pas été collabo, pas approbateur de la colonisation germaine de la France, j’aurais été désapprobateur de toute colonisation, sabordeur de la colonisation française d’outre-mer, voire de la Corse, Occitanie, Bretagne, etc. je préfère un monde sans frontière plutôt que l’égoïsme nationaliste, tant allemand que français.
- Page 76 : « un curé (…) nous dit que Dieu ne nous abandonnera pas. (…) réfugiés (…) qui ont été mitraillés par les Stukas allemands ». Là encore, à titre de récit, je n’ai pas d’objection, mais il manque singulièrement un avis critique. L’idée que Dieu n’abandonnera pas les malheureux tient de la stupidité crasse avec abus de faiblesse : les massacrés des tremblements de terre, des tsunamis (Lisbonne 1755, etc.), pourquoi Dieu les aurait-il eux abandonnés ? Il semble bien plutôt que Dieu n’interfère pas avec les mésaventures de ce bas monde, à supposer qu’il ne s’en fiche pas éperdument (à supposer qu’Il existe, et ne soit pas sadique complice du prétendu Diable, prétendument créé par lui et supprimable par lui) ; en tout cas, l’assurance religieuse certaine que telle catastrophe ne se produira pas n’est en rien crédible, et le prestige de l’institution clamant cela est totalement usurpé. Quant aux Stukas mitrailleurs, il serait utile de signaler que toutes les armées du monde font pareil, ont des avions d’attaque au sol, des mitrailleuses et mines anti-personnel, n’épargnant en rien les civils du camp dit ennemi (et autrefois pareil différemment : l’horrible Bible raconte qu’Israël a été créé en exterminant les populations cananéennes à l’épée, y compris femmes et enfants). La diabolisation unilatérale, pour 1940, n’est pas équitable mais relève de la propagande (abrutissante malhonnête, vu un cran en amont du conflit ouvert) – l’ouvrage « Sous les bombes » m’a ainsi appris que le bombardement nazi de Londres avait été décidé suite aux plaintes incessantes de villageois allemands bombardés par les Anglais (ce que confirment les archives britanniques), appelant à représailles. Certes l’aveuglement est compréhensible dans un compte-rendu journalistique de l’époque, mais aujourd’hui le sujet nécessite une mise en perspective avec le recul (pour que les lecteurs sans esprit critique ne foncent pas comme leurs ancêtres, gobant la propagande – je rappelle que l’école publique française a tenté de m’inculquer l’entier respect du texte écrit publié, sans oser douter ou critiquer, là est donc la norme, responsabilisant les auteurs). Au sujet des avions attaqueurs : mon oncle pilote militaire, qui a bombardé (vers 1953 ?) les villages indochinois au nom de la France et du Christ, me disait vers 1978 avoir eu de gros doutes sur la noblesse et grandeur de ce qu’il avait fait, sur ordre (français, oui). Mais pour la propagande télé quotidienne aujourd’hui (donc pour la majorité des gens, crédules) : la France 1900-2017 c’est le Bien irréprochable (sous réserve de considérer que la vraie France 1940-44 était à Londres avec De Gaulle), l’Allemagne 1933-1945 c’est le Mal absolu. Il s’agit de propagande (et intéressée, « justifiant » l’interdiction des objections au sionisme, dénoncées comme prétendument antisémites intolérables, « néo-nazies » ou « islamo-fascistes »). Ce n’est pas ce que j’attendais de ce livre, quoique je ne sois qu’à moitié surpris, un ouvrage lucide ayant été envisageable mais peu probable : impubliable, en ce monde pourri.
- Page 80-81, il est expliqué que cette famille en fuite est tombée nez à nez avec l’armée allemande qui l’a simplement renvoyée chez elle. Oui, il s’agit d’une anecdote vécue, mais toujours pas analysée, hélas. A mon avis, l’armée allemande démentait là totalement le lavage de cerveau xénophobe de la Marseillaise et des instituteurs : ils ne s’agissait pas de féroces soldats mugissant, violant et tuant les enfants, il s’agissait de troupes quasi-coloniales, venant prendre le contrôle et pacifier. (Même si l’armée allemande a été horrible en perdant à la fin de la guerre, avec les atrocités d’Oradour, Argenton, etc. mais c’était logique : harcelés par des tueurs isolés, cachés dans une population hostile, les soldats pétant les plombs se sont livrés à des représailles sanglantes sur les civils. Comme l’ont fait plus tard les soldats français en Algérie, les soldats étasuniens au Vietnam, c’est davantage la guerre qui est horrible que l’Allemagne de ces années-là. Mais l’auteur a déclaré les pacifistes « crétins » et je lui retourne ce compliment). Par ailleurs, le fait que les fuyards soient invités à rentrer chez eux s’oppose totalement au cas israélien, bien aimé de nos politiciens : les Palestiniens ayant fui les massacres racistes 1948 (comme Der Yassin) ont été interdits de retour plus de 60 ans, au nom de la sécurité d’Israël, sacro-sainte pour nos dirigeants allant chaque année au dîner du CRIF jurer d’œuvrer pour l’amitié France-Israël, et contre l’antisémitisme dont est très suspect la population française et les populistes osant la représenter « pour de vrai » (sans se soumettre à l’autorité de la prétendue Elite, judaïque ou judéophile soumise… Et c’est en toute légalité qu’est vénéré Jésus Christ, ayant professé à la Cananéenne que les non-Juifs sont des chiens, seulement aimables s’ils se reconnaissent tels et se contentent de manger les miettes tombant des tables juives…). Oh oui, il y avait beaucoup à dire, mais l’occasion a été manquée. Certes, ce n’est pas (à ce stade) le sujet de ce livre récit, mais en tout cas c’est mon commentaire.
- Page 84, je crois lire une contradiction : « le pillage en règle de la France (…) les soldats allemands à peine arrivés en France ont fait la razzia sur tout ce qu’ils pouvaient acheter. » Eh, acheter n’est pas piller, le pillage étant un accaparement violent sans rétribuer les possédants. Ici, ça me semble un mensonge, pour dire qu’il s’agissait d’odieux pilleurs, alors qu’en fait ils achetaient, en douceur, en toute légalité. Certes, les villageois auraient voulu que le commerçant refuse, leur réserve les denrées, ça s’appelle simplement de l’égoïsme (« d’abord pour moi, rien ou très peu pour les autres »), de la xénophobie (« l’étranger vaut moins que moi, par définition »). Là encore, le narrateur d’aujourd’hui me semble en faute, même si la xénophobie et le racisme pouvaient constituer la normalité à l’époque (justifiant d’être pareillement méprisés par les Allemands de l’époque, de valeurs similaires).
- Page 88, je m’étonne : « se débrouiller du mieux qu’ils le pouvaient et de venir en aide, quand ils le pouvaient, à ceux qui en avaient besoin. Ainsi ont-ils résisté à leur façon. » Enfin, en première lecture, je croyais lire « Ils ont participé à la Résistance antiallemande », ce qui me paraissait mensonger, donnant le beau rôle (selon les valeurs usuelles ici, glorifiant héroïquement cette Résistance) à la famille en fait nullement vindicative contre l’occupant. Mais en seconde lecture, il s’agissait peut-être de résister à la faim, en temps de privations. Admettons.
- Page 93-94, le mot résistance est confirmé : « le village est coupé en deux et, sans le savoir, une première forme de résistance s’est manifestée. » Il s’agit de ceux qui ne sont pas partants pour s’embrigader dans les légions pétainistes, euh… je trouve ça très discutable. C’est comme si on disait qu’en URSS, tous ceux qui n’étaient pas inscrits au Parti Communiste faisaient glorieusement partie de la Résistance anticommuniste. Au contraire, il me semble qu’il y avait trois types de comportement : les Pro-Pétain, les Anti-Pétain, les neutres évitant les problèmes. Je comprends les neutres, bien sûr, mais faire d’eux des héros Anti-Pétain me semble déformer les choses. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça semble malhonnête, mais c’est pour le moins orienté, complaisant, surestimant les proches (selon les valeurs de l’intelligentsia/télé actuelle, condamnant Pétain à 100% – du fait de son antisémitisme surtout, car Arafat est encensé, lui qui a pareillement capitulé pour trouver une paix de compromis inconfortable, au profit des envahisseurs israéliens applaudis par nos médias).
- Pages 100-101, le premier Résistant vraiment cité est un ivrogne clamant que le Maréchal Pétain est un « con ». Même problème à mes yeux : cet individu sera classé héros pour avoir résisté, mais… si aujourd’hui on clamait pareillement que le président, ou le député, ou le maire, est un con, on serait pourchassé légalement pour insulte, diffamation ou autre. Pourquoi déclarer grandiose ce qui aujourd’hui est classé condamnable ? Oui, la propagande actuelle a choisi, de condamner Pétain et encenser nos dirigeants actuels, mais quel pouvoir de conviction cela a-t-il ? A ce stade du récit, quel était le crime de Pétain aux yeux des villageois ? Accepter la défaite et serrer la main du vainqueur ? Aurait-il fallu poursuivre le déchainement de violence jusqu’à extermination de toute la population ? C’est pour le moins discutable. La haine compréhensible venait des gens refusant la défaite, persuadés patriotiquement que nous sommes les meilleurs du monde, incapables de perdre sauf trahison horrible – il s’agit de prétention phénoménale, méprisant l’étranger de manière xénophobe (il me semble qu'historiquement, la défaite était très explicable, le Front Populaire français ayant fait des économies en supprimant les achats de matériels militaires performants, quand l'Allemagne au contraire investissait très fort de ce côté). Avec mon regard des décennies plus tard, je juge que la population était intoxiquée par les va-t-en-guerre ayant promis la victoire de manière injustifiée, trompeuse, presque criminelle (puisque faisant tuer plein de gens). Que les intoxiqués par la propagande soient frustrés a posteriori, c’est possible, mais à mon sens il s’agit d’idiots xénophobes, absolument pas de sages ayant cherché à prévenir l’injustice, à nos dépens car c’était justifié (tel est mon jugement).
- Page 103, « Le commerce marche à plein (…) comment grand-père peut-il être aussi à l’aise avec ses nouveaux clients qui ont chassé ses habituels buveurs (…) Moi, je me jure que c’est bien la dernière fois que je regarde les Teutons sans les détester. » Je suis choqué, une fois encore, et le héros me parait très antipathique. C’est l’esprit qu’on retrouve dans l’hostilité des « gens du pays » envers les touristes : le contraire d’un accueil aimable, c’est de la détestation semi-rentrée, réservant strictement la cordialité aux compères de telle origine, proche. C’est le mécanisme du racisme, je trouve ça horrible. Certes, le texte corrige, plus loin, page 104 : « Rétrospectivement, mon jugement n’est plus tout à fait le même qu’à l’époque. (…) Ils étaient très "korrects", souriants, assez semblables à nous, presque gentils, ce que l’avenir allait démentir, ô combien ! ». Je verrai la suite, mais je comprends que les normaux deviennent durs puis violents quand ils sont harcelés, tués, par des fanatiques opposants, approuvés par la population. Même mécanisme qu’en Algérie et au Vietnam, encore une fois (sauf que là, c’est « nous » les prétendus monstres, sans le dire ainsi, propagande oblige).
- Page 106, « la boutique offre des buvards à l’effigie de nos glorieux colonisateurs, Bugeaud, Galliéni, Savorgnan de Brazza ». Encore une fois, l’auteur oublie de comprendre qu’il est contradictoire (humanistement) de glorifier les colonisateurs français d’Outre-mer en détestant les colonisateurs allemands de la France. Cela n’a de sens qu’avec égoïsme patriote, anti-altruiste, ce qui me semble très condamnable, en tout cas c’est très discutable, méritant d’être posé tel, ce que ce livre aveugle ne fait pas du tout jusqu’ici (et certes la propagande nationaliste n’a pas cessé, en 2017, hors farce prétendant s’opposer à l’extrême-droite, pour en fait faire pareil : chanter la Marseillaise tueuse xénophobe et refuser les visas aux « sales » étrangers, monopoliser un droit de véto ONU pour la 23e population du monde que nous sommes, en l’interdisant aux 2e et 3e, avec discours menteur prétendant incarner l’esprit démocratique). L’auteur n’a rien à craindre de penser ainsi faux, mais la logique honnête est ailleurs.
- Page 124-125 : classique couplet anti-antisémite, sans lequel aucune publication sur 1939-45 ne semble possible. « De plus, Bluhm a le tort d’être juif. Mais qu’est-ce qu’un Juif ? Je le demande mais personne n’est capable de me répondre. (…) Après-guerre (…) On est Juif parce qu’on naît Juif. » Evidemment, il s’agit de claironner que la judéité est absolue innocence, la Loi française l’exige, toute autre opinion étant passible de prison pour antisémitisme. J’ose dire qu’il s’agit d’une dictature, raciste anti-goy. Au passage, je suis effaré qu’après 8 pages (110-117) sur le catéchisme, sans le moindre mot réprobateur, il ne soit pas noté que l’enseignement chrétien était (est) terriblement idiot, cachant la parole clé du juif Jésus : « les tribus d’Israël sont comme les enfants de Dieu, les goys sont comme des chiens », et alors : « aime ton prochain comme toi-même » signifie « juif, aime l’autre juif comme toi-même, libre à toi de mépriser et voler le sale goy ». Quant à la prétendue innocence par groupe de naissance, elle peut cacher une horreur : ainsi, on était aristocrate parce qu’on naissait aristocrate, et il n’empêche qu’en tirer des privilèges jaloux était une horreur injuste, qui a été justement cassée par la révolution française. En ce qui concerne le mot juif, la simple consultation du dictionnaire (à l’éventuelle bibliothèque ou à l’école) aurait répondu à la question de l’enfant : il y a deux sens au mot juif, l’un involontaire (que j’appelle juifa) = descendant des Hébreux, l’autre volontaire (que j’appelle juifo) = de religion israélite, vénérant Yahvé, Dieu prétendu universel adorant les Juifs et méprisant les goys… D’où favorisation des confrères juifs aux dépens des goys méprisés, communication secrète des sujets de concours (médecine, etc.) et piston communautariste (journalisme, etc.). Ça marche très fort, mais c’est contraire à l’humanisme loyal de la devise française « Egalité » (en dignité et en droits). D’où la logique pétainiste : « dénonçons ceux qui, d’apparence comme tout le monde, gagnent au piston déloyal », ce fut l’étoile jaune. L’erreur raciste horrible n’était en fait aucunement de condamner les Juifos, il était de s’en prendre aux quelques Juifas-non-Juifos, dont les bébés et très jeunes enfants (pas encore intoxiqués à détester/dominer les goys). Mais il ne faut surtout pas analyser avec intelligence, pour être publié ici : sous domination Juifo forcenée (grâce à l’épouvantail Hitler – peut-être secrètement Juifo), toute réserve à l’esprit Juifo est classé antisémitisme génocidaire (massacreurs d’innocents), puni de prison. L’intelligence est ailleurs. Je signale simplement que (je suis Juifa-non-Juifo et que) Juifo n’est pas exactement synonyme d’Israélite : le cas de Ben Gourion, sioniste athée épurateur raciste d’Israël (et de mon ex-semi-copine ashkenaze Sylvie, athée française clamant « Israël c’est mon vrai pays ! »), indique(nt) qu’une part athée du groupe juifa pratique le communautarisme rejetant le « sale » goy – c’est une variante areligieuse de l’esprit juifo, fière judéité revendiquée, pas du tout subie involontairement sans en tirer de fière conséquence (à ma façon). Concernant le caractère Juifo de la dictature France 1990-2017, la preuve est la Loi Gayssot, bien sûr votée sans référendum, l’opinion des puissants écrasant la volonté populaire : il est rigoureusement interdit de nier le martyre juif 1940-45, par contre il est totalement autorisé de nier les massacres ayant annihilé les Mohicans, Caraïbes, etc. Il est même interdit de le noter, c’est passible de prison pour prétendu « antisémitisme » (est désigné comme haine raciste anti-juifa ce qui est désaccord politique anti-juifo, et les « intellectuels » – idiots ou complices, non emprisonnés – n’y voient que du feu, bingo !).
- Pages 125-126, « il a été fusillé et il est mort en chantant la Marseillaise ». C’est ici présenté comme acte de Résistance héroïque, et je ne suis pas d’accord. Hurler « qu’un sang impur abreuve nos sillons » signifie que l’on est raciste tueur, et les tueurs racistes en face ne seraient donc nullement des monstres mais des semblables, simplement nés de l’autre côté de la frontière. A mon avis, ce racisme horrible ne mérite pas la peine de mort, hélas constituant la norme en période de guerre (rappelons que l’auteur a lui traité les pacifistes de crétins), mais il mérite condamnation outrée et pas du tout célébration enthousiaste en forme de vénération de l’héroïsme.
- Page 128, « gendarmes (…) seront déportés à Dachau dont ils ne reviendront pas ». Je suis très réservé, car selon la propagande, dictatoriale punissant de prison toute objection, Dachau est un « camp d’extermination ». Être envoyé à Dachau vaut donc « être condamné à mort ». Mais… des centaines de milliers de survivants des prétendus « camps de la mort » rendent suspect ce récit prétendu historique. Et les prétendus condamnés à extermination étaient logés dans des baraques protégeant du froid mortel, pourquoi ? (il n’y avait pas de révolte à contenir, puisqu’anéantissable simplement et rapidement à la mitrailleuse). Là encore, le livre fonce dans le plan voulu par la propagande, en prenant bien soin de ne pas réfléchir. Le Président Sarkozy le disait « l’intelligence est dans le camp du Mal, l’Autorité doit primer ». Que cet esprit ait guidé l’autorité éducative m’explique la calamité de l’éducation scolaire que j’ai reçue… (seuls les Maths étant honnêtes, relatifs à axiomes récusables). Concernant les camps, j’ai lu dans un ouvrage d’historien que 6 millions de Juifs innocents étaient morts massacrés en chambre à gaz nazie, et – par ailleurs – j’ai lu que la jeune juive Anne Fank déportée, au journal célèbre, était morte de maladie typhus, mais comptée génocidée quand même, le mensonge règne.
- Page 129 : « quand on entonne la Marseillaise, je pleure – depuis, c’est plus fort que moi, je ne peux plus entendre la Marseillaise sans pleurer – ». D’après le contexte, il s’agit d’émotion, de grandeur, moi je pleurerais plutôt de honte ou de frustration, comme en entendant le très fier chant patriotique célébrant l’Apartheid, émouvant aux larmes les dominateurs blancs. Ici, tout s’explique à mon sens : l’auteur n’a pas compris le problème juifo parce qu’il est aussi raciste que les juifos et les aristocrates : avec sa patriote Marseillaise, il décrète que les étrangers (ou indigènes descendants d’étrangers) ont le sang « impur » méprisable, il est donc dans la droite ligne de ceux qui considèrent les nés-manants ou nés-non-Juifs comme méprisables, c’est le même mécanisme atroce, et pas digéré à l’âge adulte, apparemment. (Je rappelle que l’expression « sang impur » n’est pas spécifique des soldats cités dans les phrases précédentes : il est décrété non une culpabilité d’actes mais de sang, le même sang que leurs bébés, selon moi innocents totalement).
- Page 130-131, « un raid anglo-canadien sur Dieppe tourne au massacre (…) un bombardement allié sur les usines du Creusot fait soixante morts ». Incroyablement, ces évocations ne sont nullement assorties du jugement évident « ces prétendus libérateurs qui nous massacrent agissent-ils vraiment pour notre bien ? ou nous méprisent-ils, au point de nous tuer, dans la poursuite de leurs buts à eux ? ». Dans l’ouvrage « Sous les bombes » intervenait une révélation pour moi bouleversante : les Alliés ont un peu bombardé le Danemark, à un moment, tuant sciemment de multiples civils, non pas parce qu’il s’agissait d’importantes installations militaires ou militaro-industrielles allemandes, mais pour rappeler à la population qui était le plus fort, et donc qu’il ne fallait pas coopérer avec l’occupant, en voie de perdre (ce plan est tracé dans les archives, maintenant déclassifiées). Il s’agissait d’assassinats en masse, assassinats d’innocents, délibérément. En face les Allemands ont fait pareil ou pire, je ne dis pas le contraire, je maintiens mon jugement que c’était une guerre du Mal contre le Mal, ce à quoi cet auteur n’a rigoureusement rien compris, ne faisant que régurgiter comme un vomi de propagande gobée sans réserve aucune. Comme Grand Serviteur de la République, ça peut se comprendre, mais ce n’est pas servir l’honnêteté intellectuelle.
- Page 135, « Au-dessus de la porte de notre classe, on peut lire Rhétorique. » Je trouve ça consternant : c’est une école de blabla super-fier, n’apprenant nullement à penser honnêtement, comme le démontre les fautes lourdes de cet ouvrage, célébrant le patriotisme xénophobe en détestant autrui quand il fait pareil, sans songer une seconde que c’est là de l’égoïsme condamnable.
- Page 150, « vague assourdissante des forteresses volantes anglaises qui vont bombarder l’Allemagne. – Tuez les tous et jusqu’aux mioches dans leurs berceaux ! » Je suis consterné en lisant cela. Et pas un mot pour condamner cette furie massacreuse d’innocents (alors que les villageois-témoins n’ont en rien vus massacrer leurs propres bébés par les Allemands, à ce stade). Même les Anglais victimes de tueries de civils étaient à mon sens très condamnables. A supposer qu’on adhère à la Loi du Talion (œil pour œil, dent pour dent), celle-ci s’applique au bourreau, aucunement à ses enfants (sauf horreur envers des innocents, disqualifiant totalement la respectabilité du prétendu vengeur). Si un salaud viole votre fille, allez-vous violer sa fille ? La pauvre… Mais quelle horreur… Et là, c’est encore pire, car les approbateurs des massacreurs de bébés n’ont même pas eu leurs propres bébés massacrés. Dire ça sans un seul mot de réserve ou désapprobation me heurte, profondément. En ce sens, j’estime que les populations françaises de l’époque (si le héros ici est représentatif) étaient des monstres, méritant entièrement d’être massacrées comme elles voulaient massacrer (ou faire massacrer, par les combattants choisis, tueurs encouragés).
- Page 152-153, l’auteur s’étonne de l’arrivée d’un convoi de Juifs qui se sont installés dans le village sans jamais être inquiétés (jusqu’à la Libération) par les collabos ni l’armée allemande toute proche – sujet qui n’a pas intéressé Serge Klarsfeld, consulté. Et si l’explication était que la prétendue campagne d’extermination juive état une légende ? La loi interdit certes de le penser, mais ce serait cohérent. Les juifs déportés comme esclaves (logés nourris) se sont avérés de lamentables ouvriers, et cela n’incitait pas à les faire venir tous avec assiduité. Et plein sont morts des souffrances de la condition d’esclave, comme les Amérindiens après la conquête de l’Amérique, comme les Cambodgiens à lunettes après la prise de pouvoir par les Khmers Rouges. Mais non, ne surtout pas réfléchir, la loi l’interdit farouchement, et punit sévèrement. Avec blabla politicien sub-débile affirmant que nous incarnons La Liberté quand en face les Islamistes sont des fanatiques intolérants. Moi je continue à voir un combat du Mal contre le Mal, maintenant : sionistes contre fondamentalistes (le Premier Ministre Manuel Valls l’a dit et répété : l’antisionisme est de l’antisémitisme ; bref, ne pas approuver l’extermination raciste anti-goy de Der Yassin 1948, victorieuse magnifique, super-efficace en terrorisme chasseur, c’est du racisme anti-juif inadmissible… et l’apartheid, avec cette logique, aurait pu perdurer en se clamant victime de racisme antiblanc…).
- Page 173 : « pour la trilogie du théâtre classique : Le Cid de Corneille, L’Avare de Molière et Phèdre de Racine ; nous en apprenons par cœur des tirades, dont nous nous souvenons encore aujourd’hui. (…) Le par cœur a des vertus. » Mon opinion est totalement inverse : en première année de médecine, j’ai prouvé faux le prof de Maths, et il m’a répondu choqué « Mais ici, vous êtes là pour réciter, pas pour réfléchir ! ». Usine à crétins, imbéciles heureux. Maintenant dans le monde professionnel, je vois les biomathématiciens professionnels très fier d’appliquer « par cœur » les procédures officielles… que j’ai démontrées fausses, prouvées malhonnêtes ou imbéciles. C’est une calamité. Que cet état d’esprit ait dominé l’Education Nationale m’explique sa pourriture absolue, exigeant vénération des prétendus grands-hommes avec interdiction de les casser par la logique, punie.
- Page 182 : « un officier allemand (…) est abattu par la Résistance. (…) en représailles, les Allemands incendient une dizaine de maisons avec leurs habitants dedans. (…) Fallait-il vraiment tuer ce Boche ? (…) Dans ma famille, on trouve que le prix à payer est trop grand. Je le pense toujours. » Je ne nierai pas cet éclair de lucidité, mais je le rapproche de la citation ultra-choquante de la page 150 : l’auteur veut que les soldats aillent massacrer les bébés du camp ennemi, mais si ça lui retombe dessus sous forme de représailles, alors là non, il n’est plu’ du tout d’accord. Bref, c’est « je veux massacrer des bébés, la seule réserve étant si on massacre en représailles mes proches, ça c’est inadmissible ». Egoïsme 100% pur jus.
- Page 183 : « j’essaye, les années ayant passé, d’être objectif ». C’est totalement raté, puisque foulant au pied les bases élémentaires de l’altruisme. Le point clé est la Marseillaise : traiter les autres d’impur en ne tolérant pas une seconde d’être soi-même déclaré impur par ces autres. C’est le contraire absolu de l’évidence morale « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse ». Comment alors se déclarer objectif – c’est-à-dire détenteur de la vérité indéniable, incontestable (sauf parti pris méprisable, « subjectif ») ?
- Page 191 : « la libération de Lons (…) j’ai accroché un vieux drapeau qui reposait dans le grenier. » C’est cohérent avec la vénération de La Marseillaise, il s’agit de patriotisme, fier de dominer l’empire français et hostile à ce que les français soient pareillement dominés. Anti-altruisme, anti-humanisme. J’ai entendu dire que, selon de tels patriotes, Jésus-Christ – après être mort en Israël – est redescendu sur Terre en France, c’est pour ça que les Français sont les meilleurs du monde, et si fiers de leur drapeau. Moi j’en pleure de honte, ce drapeau symbolise notre égoïsme groupiste, avec frontières empêchant les humains migrants de venir, partager notre confort en fait très jalousement gardé, avec blabla et aumône pour nous prétendre vertueux, cachant la pourriture discrètement appliquée (les refus de visa, en répétant à la télé que le tourisme étranger est fortement encouragé… Mensonge, général, immoralité en cachette, ou même pas perçue, non : oubliée, très stupidement).
- Page 192 : « on tond des femmes (…) quand elles paradaient dans les bagnoles des Boches (…) Aujourd’hui, quand je revois les photos de ces femmes au crâne laid et dénudé, je me demande comment on a pu en venir là. Ils étaient des Barbares et nous étions devenus des Barbares. » Il me semble voir là une triple erreur d’analyse : 1/ La mentalité féminine étant ce qu’elle est, il est hélas très normal que plein de femmes préfèrent (bestialement) les dominants (ou riches) aux dominés (ou pauvres) ; trouver cela scandaleux dans le seul cas où ces dominants sont étrangers, c’est de la pure xénophobie. 2/ Je ne vois aucun mystère dans le déchainement de violence xénophobe, l’auteur ayant lui-même illustré/partagé la haine de l’étranger. Enfin, je ne suis pas sûr que cette haine soit « barbare », il me faut consulter un dictionnaire. Barbare = Qui manifeste de la cruauté, qui est inhumain. Erreur : ce n’est pas après la Libération que cette cruauté est apparue, page 150 avec la volonté de massacrer les bébés du camp ennemi : on baignait déjà dedans, pleinement. 3/ Le problème de la tonte des femmes ayant couché ou fraternisé avec des Allemands n’a rien à voir avec la laideur éventuelle d’un crâne rasé : quand la mode était punk ou autre (je me souviens d’un film de science-fiction ainsi), le crâne rasé féminin était à la mode, jugé séduisant. Non, le problème est d’imposer de force (avec violence physique en cas de refus) une coupe de cheveux refusée, ce qui tient du viol.
- Page 195-196 : « Le mouchard qui a dénoncé mon père et ses collègues instituteurs à la Milice passe en jugement (…) bête ou inconscient ». Après le mot de « crétins » adressé aux pacifistes, il s’agit là de nouvelle insulte. Je ne défends pas le prévenu, mais j’aurais envie de dire pareillement « les patriotes xénophones, antihumanistes, me semblent bêtes ou inconscients, intoxiqués par la propagande vantant les prétendus mérites intrinsèques de leur nationalité » (et je mets les gaullistes dans le même panier que les pétainistes, à ce sujet).
- Bilan : ce livre m’a fortement intéressé en confirmant mon sentiment que les Français de l’époque étaient des monstres, attaqués par d’autres monstres. Le drame est que ces monstres français, tout intoxiqués de propagande patriote, sont devenus dominants, poursuivant l’horreur, expliquant le monde pourri et menteur où nous sommes actuellement. Heureusement, l’empire français s’est écroulé, après-guerre (nos dominés réalisant que nous n’étions pas des surhommes invincibles, plutôt des perdants sauvés par les Américains comme d’habitude), mais l’indigénat perdure aujourd’hui puisqu’au lieu de suivre la logique démocratique, démographique, nous conservons jalousement notre droit de véto ONU (et droit à l’arme nucléaire) interdits à l’ex-Indochine bien davantage peuplée… De cette grande fierté imméritée, effectivement les racines semblent remonter à 1939-45.

----- Ajout 05/12/2017
  J’ai envoyé le texte ci-dessus à l’auteur, qui m’a aimablement répondu, merci. Il contestait mon jugement, arguant qu’il n’énonçait que des faits bruts, non des jugements de valeur, et il disait que très visiblement, je n’avais pas connu cette époque-là, je ne pouvais donc pas comprendre.
  Ces réponses méritent d’être entendues, mais j’ai contre-répondu :
Au-delà des faits. J’ai reconnu que le fait que tel personnage ait reçu une médaille militaire était une observation brute, mais la phrase capitale selon moi reste un jugement de valeurs, disant quelque chose comme « j’avais des réactions de gamin mais les pacifistes avaient des réactions d’idiots ». Il s’agit là d’une très moderne condamnation d’opinion, contre laquelle je m’insurge (contre la condamnation, pas contre l’opinion pacifiste).
Témoins et complices. J’ai dénié que tous les témoins soient formattés par la propagande officielle. Pour les années 2010, éventuellement racontées dans 70 ans, des témoins pourront raconter la peur vis à vis des terroristes, la haine contre eux, en clamant que quiconque en désaccord n’a pas vécu cette époque, mais ça me semble faux, et il n’est pas juste que la seule voix publiée récite la propagande officielle. Actuellement, mon opinion ultra-minoritaire, classée malade mentale, estime que la faute dans cette guerre est au départ occidentale : avoir rendu la Palestine aux Hébreux sans rendre les USA aux Amérindiens (donc avec soit racisme projuif actif, soit fanatisme judéo-chrétien, c’est-à-dire racisme sous alibi religieux), avec mensonge aristocratique d’ex-colonisateurs (donnant droit de veto aux 21e et 23e populations du monde mais pas aux 2e et 4e – musulmane), etc. L’intérêt d’un livre est selon moi d’oser faire réfléchir, pas de réciter/illustrer la propagande usuelle.
Oubli. Dans mon analyse initiale, je réalise que j’ai oublié un point. Je m’étonnais que l’auteur dise les Français devenus barbares quand ils se sont mis à raser les collaboratrices alors qu’il ne voyait aucune barbarie dans le fait de vouloir tuer les bébés d’allemands chez eux. En fait, ce n’est pas un mystère mais c’est cohérent dans ce que j’estime constituer le mal nationaliste : l’auteur applaudit les massacres d’innocents étrangers mais s’offusque de petites brimades envers des Français ou Françaises. Il s’agit de patriotisme exacerbé, considérant indignes et méprisables les bébés nés ailleurs, en flagrant délit selon la parole humaniste des Droits de l’Homme « tous les enfants naissent libres et égaux, en dignité et en droit ». Je me trompais dans mon analyse : non, ce n’était pas étonnant, c’était simplement horrible. Et bien sûr couronné de médailles par notre propagande, célébrant les soldats français partis à Londres pour y devenir équipages de bombardiers lourds, acteurs du terror bombing. Affreusement.