(ce qui suit ne prétend pas du tout être la Vérité, c'est une aberration effrayante, à lire "pour trouver l'erreur") :

- Logique absurde d'un sang-mêlé sémite, soigné pour troubles mentaux -

Ne plus distinguer Racisme et Antisémitisme ?

(dernier ajout à ce jour)
Sujet apparenté : la "bombe sale"
Préambule 1998
(sites et "livres" personnels)

ENGLISH ABSTRACT AND ADDITIONS

1/ Souvenirs historiques :
  L'Holocauste antisémite est la plus monstrueuse entreprise d'extermination raciale systématique de l'Histoire de l'Humanité, cela confère au sujet une place très à part, aussi grave que tout le reste des actes racistes réunis. L'extermination des Indiens d'Amérique, plus irréversible, n'est pas oubliée mais elle s'est étalée dans le temps sans pic d'horreur absolue et sans discours officiel visant explicitement une éradication. Les génocides d'Arméniens ou Tutsi ou Bosniaques ne sont pas oubliés, mais ils ont été semble-t-il relativement ponctuels, et pratiqués par des peuples moins cultivés que les Allemands (respectés pour Luther, Kant, Hegel, Nietzsche, Scopenhauer, Marx, Einstein…).

2/ Railleries entendues :
  Si le meurtre raciste d'un Juif est habituellement déclaré en Occident "encore plus grave" que celui d'un Noir, ce serait selon certains parce que les Juifs pèsent plus sur les lois et medias occidentaux que les autres familles de victimes. Même si c'était vrai, ce serait un mauvais procès : il est normal que chaque individu ayant quelque pouvoir lutte contre les crimes racistes de son propre point de vue, avec sa culture familiale involontairement, et peu importe, l'important est de lutter contre le Mal qu'est l'injustice criminelle. Ce léger manque d'égalitarisme entre victimes, de la part des personnes faisant la parole publique, est une injustice très bénigne, l'injustice très majeure étant le violent rejet immoral qu'est le racisme : haine contre un individu méritoire pour seule raison de son ascendance (à laquelle il n'est pour rien).

3/ Inconfort historique :
  Si les Juifs chassés d'Israël dans l'Antiquité avaient été gentiment intégrés dans les autres peuples, il n'y aurait plus de communauté juive. Si le judaïsme existe encore, c'est que :
- soit les Juifs ont été refusés par les autres,
- soit les Juifs ont refusé les autres.
  Ils n'étaient pas des Chrétiens, des Musulmans, pouvant se fondre discrètement parmi les populations recevant leur détresse, et des prêtres les traitaient injustement de "tueurs-du-Christ" en oubliant que celui-ci était juif et que les jeunes générations n'étaient de toute façon pour rien dans cet acte. Cela irait dans le sens d'un rejet subi, mais il est inconfortable d'entendre quelques Juifs dits "orthodoxes" appeler aujourd'hui à la fierté d'être juifs et proscrire les mariages de juifs avec des non-juifs… Anciennes victimes du racisme et maintenant promoteurs de racisme ?

4/ Inconfort doctrinal :
  Que dit la religion judaïque ? Parait-il : "Le peuple juif est la race élue de Dieu" - ce qui serait effectivement confortable pour les élus et pourrait susciter leur ferveur religieuse, comme l'accession d'élus au Paradis ou au Nirvana avec les religions chrétiennes/musulmanes/bouddhistes. Porter la kippa dans la rue signifiant "je suis juif et je l'affirme aux autres", cela semble toutefois signifier, en un sens, "je vaux mieux que quiconque d'une race inférieure, quoi que je fasse, quoi qu'il fasse, et je lui affirme cela fièrement". Porter la kippa serait donc un acte de mépris raciste ostentatoire… Les Juifs pourraient être haïs en retour et l'antisémitisme populaire serait finalement un retour de bâton, un racisme-miroir. Ce mécanisme aurait même pu être entretenu avec zêle par le judaïsme-dur pour prévenir le risque d'amitiés et amours individuels extra-communautaires conduisant au mélange et à la disparition de l'identité judaïque... Cela complique la vision manichéiste : la phrase que l'on entend partout "le racisme et l'antisémitisme sont des crimes" pourrait signifier "le racisme est un crime, sauf le racisme judaïque orthodoxe car le combattre serait de l'antisémitisme qui est un crime". On baignerait là dans une atroce injustice…

5/ Equilibre difficile :
  Pourrait-on avoir une autre approche, comme l'amour universel des individus (de comportement gentil) ? Par exemple : "il est nécessaire d'être non-raciste : il n'y a pas de mauvais sang ni de sang supérieur, ni Juif ni autre, l'antisémitisme déclarant sous-hommes les individus de sang juif est un crime, le judaïsme-dur déclarant sous-hommes les individus dénués de sang juif pur est un crime". Il y aurait une grave conséquence légale, automatiquement :"le port de la kippa juive comme le port de la croix gammée aryenne seront punis de prison en tant qu'actes d'expression raciste".
  Quelque part se poserait la question de la liberté d'opinion et d'expression, mais il s'agit d'être cohérent : il nous a été enseigné, comme exception au droit à la liberté (et à l'opinion erronée), que la conviction raciste était une faute trop abjecte pour être tolérée, un risque trop grand de dérive génocidaire (et les arabes Palestiniens sont menacés par l'extrême droite des Israéliens, il n'y a pas un peuple juif angélique à qui tout doit être permis et une population non-juive qui doit être contrôlée très sévèrement sous peine d'horreur - l'affirmer serait tellement raciste que tout l'édifice s'écroulerait)...
  Rêve délirant : la phrase-slogan "le racisme et l'antisémitisme sont des crimes" serait expliquée dans les écoles comme une erreur constituant ce qu'il ne faut pas faire, la loi étant devenue "le principe de rejet raciste ou de privilège raciste est un crime". (Mais il faudrait préparer un sacré argumentaire pour expliquer aux élèves lucides que l'exclusion basée sur le "droit du sol" est plus morale que le "droit du sang", a priori tout aussi injuste, les individus humains n'étant aucunement responsables de leur naissance, tant le lieu que la parenté...)

6/ Méandres d'illogisme :
  Il est possible que les Juifs militants (militant pour conserver leur différence, leur supériorité) n'accepteraient pas la sévère perte de leur statut, et déclareraient "antisémite" la chute imposée via l'interdiction de déclarer leur peuple : supérieur. Un discours habile confondant "anti-judaïsme-dur" et un "anti-sémitisme" nazi tueur de bébés innocents, comme l'éducation scolaire et l'habitude télévisuelle l'ont associé dans les esprits, pourrait faire taire la dénonciation du judaïsme-dur.
  Il faudrait, pour échapper à l'amalgame diabolisateur et à la condamnation pénale, que le mot Juif soit dissocié clairement :
- sang d'origine juive (aussi respectable qu'un autre)
- préférence juive de principe (raciste).
  Les éventuels mots de colère "Sale Juif-orthodoxe" ne seraient alors plus interprétés comme "membre de sale race" (rejet injuste, raciste) mais comme "sale opinion individuelle se prétendant sacrée" (jugement tolérable, anti-raciste). C'est un rêve, sans doute irréalisable car la distinction clairvoyante ferait perdre leur arme à quelques individus très puissants, malhonnêtement garants de la morale publique - ils peuvent l'éviter en faisant perdurer la confusion.

7/ Avant la guerre planétaire :
  Le monde entier est concerné par la question de l'antisémitisme : autour d'Israël et de New York, première ville juive du monde et tombe du World Trade Center, se prépare la 3e guerre mondiale, opposant les Arabes (ou les Musulmans) et les Occidentaux (derrière les puissants Américains, et avec des sionistes très influants considérant avoir plus utile à faire pour Israël que d'y émigrer). Ce serait évitable à l'ONU si y avaient cours la cohérence et l'honnêteté :
- Soit une morale historique revancharde aurait justifié de chasser d'Israël (terre juive) les descendants des anciens envahisseurs Palestiniens, ET DONC imposerait de chasser pareillement d'Amérique (terre indienne) le milliard de blancs et noirs Etats-Uniens et autres, renvoyés en Europe et Afrique (où la situation deviendrait infernale, et la question de diriger les mulâtres brésiliens serait insoluble...).
- Soit une sagesse historique acceptant un passé regrettable (dont les générations actuelles ne sont aucunement coupables) justifierait d'accepter que les blancs dominent l'Amérique comme ils le font maintenant démocratiquement (les Noirs ont enfin le droit de vote, ils ne l'avaient pas en 1945 quand les héros de l'anti-racisme anti-nazi pratiquaient officiellement l'apartheid avec l'approbation des instances chrétiennes et judaïque orthodoxe) ET DONC imposerait pareillement que les Arabes puissent conserver intégralement la Palestine, après retour des exilés qui y étaient nés et vote démocratique de tous les présents.
- Déclarer inférieur ou supérieur le sang d'un peuple serait condamné comme raciste ; déclarer "antisémite" cette nouvelle loi internationale (combattant la supériorité juive) serait classé comme un refus de la "respectabilité totale méritée à l'identique par tout nouveau-né humain" et serait donc rangé au chapitre des Crimes contre l'Humanité. Le Droit de l'Homme à la libre migration serait parallèlement rappelé, le refus nationaliste ou historiciste de partager la misère du Monde étant aussi classé Crime contre l'Humanité. Enfin, le principe des frontières serait classé Crime contre l'Humanité, dissolvant le problème de Palestine ou/et Israël, et l'Organisation des Nations Unies (à dominante américaine) se transmuterait en Organisation Humaine démocratique (à dominante - démographique - asiatique)...
  L'ONU n'est pas prête à cela, les gouvernants américains ne sont pas prêts, les "intellectuels" français ne sont pas prêts, les supporters de football européens (et les journalistes) ne sont pas prêts à l'humanisme vrai sans préférence aveugle. Rien ne se fera-t-il jamais ? Les (dirigeants des) survivants de l'après-guerre en décideront...

8/ Tous pourris :
  La question du patriotisme footballistique évoque un tribalisme généralisé. Peut-être que l'avant-centre de notre Equipe de France, glorieux marqueur du but victorieux, est un monstre violant des enfants et ayant tué sa belle-mère, en quoi est-ce que sa nationalité le rend plus estimable que le goal de l'autre équipe, homme infiniment bon-de-coeur mais né de l'autre côté de la frontière ? Cela parait absurde, et c'est caché par des montagnes de traditions historiques, de hautes valeurs prétendues. En quinze ans ou vingt-cinq ans d'éducation quotidienne des jeunes, de cours d'Histoire expliquant l'idée nationale, on ne fournit absolument pas les éléments pour percevoir le problème.
  Et puisque la notion de race aryenne "supérieure" est un crime absolu, puisque la notion de race blanche "supérieure" a été enterrée, et si la notion de race juive "supérieure" était maintenant condamnée, en quoi le triomphe sportif d'individus "supérieurs" mériterait-il les applaudissements ? Il y a une réponse, il y a une morale sportive honorable : les joueurs adverses se sont entendus sur le principe d'un match qu'ils acceptent de gagner ou de ne pas gagner, selon les plaisants aléas du jeu qu'ils aiment ; le joueur se montrant supérieur en efficacité à un autre inférieur (encouragé fraternellement à progresser et gagner la prochaine fois) peut légitimement être content de son efficacité, et elle n'a rien de condamnable. De la même manière, quelques inventeurs géniaux font profiter l'humanité entière d'améliorations, et on peut les remercier de cette "supériorité" sur nous. Ce qui est gênant dans le sport public, c'est le triomphe hurlant des foules de supporters agitant un drapeau national. Assis sur un siège, ils n'ont montré eux absolument aucune efficacité footballistique, ils jouissent seulement du triomphe de leurs compatriotes, disant par exemple implicitement "Zidane est le meilleur du Monde, je suis de la même race française, donc je suis très très bon, meilleur que tous les étrangers". C'est très exactement le mécanisme qui est à l'oeuvre dans le judaïsme orthodoxe : un grand mérite par le simple statut à la naissance.
  Le nationalisme ouvertement xénophobe est en France qualifié de néo-nazisme tout en sacralisant le patriotisme et l'esprit de famille - et cet esprit de chapelle est compréhensiblement égoïste : si les milliards de pauvres du Quart-Monde étaient autorisés à librement venir ici, y recevaient le droit de vote que mérite tout humain, et décidaient démocratiquement de distribuer ce que nous avions à la naissance de plus qu'eux, cela ferait beaucoup moins pour nos familles, qui perdraient leur confort. La Justice Morale semble n'être qu'une mot mensonger dans les discours, jouant avec les contradictions entre égalité (individus décrétés égaux) et équité (récompense de la valeur de chacun, à la naissance selon presque tous les pays riches, et selon certaines communautés ou familles se disant nobles). Cela a conduit à la révolution de 1789 contre les privilèges et cela conduit maintenant à la guerre autour d'Israël pour les privilèges. Les musulmanes civiles brûlées vives seront les victimes modernes d'un anti-humanisme assez abject (le non-respect des autres que nous-mêmes), caché - avec une approbation quasi universelle en Occident - derrière les leçons sur l'antisémitisme… Personne ne semble prêt à regarder en face la question, si inconfortable et culpabilisante.

9/ Inhumanité :
  Selon la logique humaniste qui parait vertueuse à de nombreux chrétiens et bouddhistes, il ne faut pas séparer des nouveaux nés en bons et mauvais en fonction de leur ascendance, ils devront être jugés individuellement, bien plus tard, selon leurs actes personnels. Mais chaque maman préfère son bébé aux autres, même s'il deviendra peut-être un nouveau Hitler/Staline ou Ben-Laden/Abou-Sayaf, ce mécanisme est peut-être nécessaire à la survie de l'humanité...
  En conclure "c'est humain" est délicat, car les animaux mammifères (que les scientistes disent être nos ancêtres) montrent ce pareil instinct parental, qui serait donc animal comme l'égoïsme et pas du tout "très humain". Mais une mère rejetant ses enfants ou les laissant dépérir est dite "inhumaine" - là encore, on semble jouer sur les mots. Peut-être conviendrait-il d'imaginer que soit accordée une attention particulière à ceux dont on est responsable (ses jeunes enfants, ses parents âgés) sans pour autant organiser un système de favoritisme collectif, communautaire, favorisant certains inconnus (entre autres des gens exécrables) aux dépens d'autres inconnus (entre autres des gens merveilleux).
  Si "la famille" et "la proximité" étaient plus importantes que tout au monde, on se marierait entres frères et soeurs (comme ont dû le faire les enfants d'Adam et Eve, qui sont nos ancêtres selon plusieurs religions), or on nous enseigne que c'est très mal, que la relation incestueuse doit être condamnée. C'est totalement incohérent...
  Certains zoologistes jugent que les mâles humains sont des animaux voulant disséminer leurs gênes aussi largement que possible et donc engrosser des étrangères, préférentiellement, les filles locales ayant déjà le même patrimoine génétique pour l'essentiel. Cela expliquerait la tendance naturelle inconsciente à rejeter le communautarisme, tendance qui contrebalance le penchant pour privilégier sa propre famille. Nous serions tous des jouets d'instincts animaux : racistes comme anti-racistes. Mais les mères seraient plutôt communautaristes racistes et les hommes plutôt anti-racistes, ça ne colle pas vraiment pile avec le tableau historique d'hommes nazis et de sionistes mâles... Cette objection n'est pas non plus une preuve d'erreur - Woody Allen a raconté que sa mère lui avait sévèrement reproché d'avoir épousé une Viet-Namienne au lieu d'une Juive; il pourrait y avoir de mauvais garçons racistes ne faisant que coller plus étroitement aux leçons maternelles. Rien n'est sûr.
  Et quand bien même on accepterait l'humanisme, on pourrait se sentir abject d'élire ainsi une "espèce supérieure" en méprisant les bébés d'autres espèces, nés ainsi sans que ce soit leur responsabilité personnelle... Il y a des humains qui sont des monstres abominables, et l'humanisme exige de les respecter un milliard de fois plus qu'un animal adorable et sans violence, pourquoi ? "Je préfère mon brave Médor à l'atroce Hitler" n'est pas conforme au dogme humaniste, et pourtant ce n'est pas méchant... Nous avons été éduqués dans un système, à la fois flou et ultra-précis, définissant le Bien et le Mal, et il est extrêmement difficile à digérer, car totalement contradictoire. Le problème est infiniment plus vaste que le racisme. On méprise les animaux pour pouvoir manger de la viande sans cas de conscience, et même les végétariens méprisent les végétaux qu'ils massacrent alors que ces innocents n'avaient fait de mal à personne... Même simplement "se laver au savon" extermine des familles de bactéries innoffensives qui ne méritaient pas ce sort (elles nous protégeaient même des méchantes, en occupant la place) . Quelle issue pour la conscience ? Les adeptes de religion ont le confort de textes sacrés les protégeant du doute et du besoin de logique, ils ont de la chance. Mais comme ils discordent sur les textes à vénérer, ils s'entre-tuent et ce n'est pas vraiment idéal non plus...

10/ Le Loto révèle plus encore que le football :
  L'idée humaniste que le privilège est un scandale immoral a été enseignée et rabâchée, c'est vrai, chez nous au nom du Christ (par des papes et cardinaux ne craignant pas la disette des ouvriers agricoles) et en URSS de manière anticléricale (sous la domination de dirigeants s'étant ménagés un statut spécial, hyper-confortable). Les gens éduqués partent en guerre pour faire cesser les privilèges (dans les autres familles que la leur), mais un nombre colossal joue au loto, espérant jouir d'un confort fabuleux sans avoir apporté à autrui quoi que ce soit de spécial méritant récompense. Les joueurs, s'ils gagnent, n'entendent bien sûr pas partager largement leur gains (s'ils rendaient leur mise à tous les parieurs, le Loto n'existerait pas !), ils n'envisagent au mieux qu'un petit don aux oeuvres et un partage familial... Des joueurs Chrétiens disent que s'ils gagnent, c'est que Dieu les aura choisis, des travailleurs CGTistes qui jouent disent qu'il s'agit de rêver, puisque le travail n'est pas rétribué à sa juste valeur (et s'ils gagnent, ils deviendront discrètement rentiers capitalistes, tirant dans leur fauteuil les bénéfices du rude labeur d'autrui). C'est tellement admis et populaire que cela fiche toutes les leçons morales par terre : elles n'étaient pas crédibles quand elles plaidaient à la fois pour l'égalité et le règne de la majorité (presque tous voulant obtenir une vie personnelle privilégiée). Les gens semblent se servir de la rhétorique égalitaire pour accaparer au nom de la Justice ce que d'autres ont de plus qu'eux, le fait qu'ils aient davantage que d'autres travailleurs courageux (étrangers par exemple...) étant par contre "normal, ou justifié, inévitable". C'est une vaste farce, une malhonnêteté généralisée.
  Les orthodoxes-juifs ressemblent aux aristocrates-chrétiens qui ont été violemment déchus, c'est vrai, et il est étonnant qu'ils échappent au même sort, mais ceux qui leur botteront les fesses (si cela arrive un jour) ne valent pas mieux. Soeur Thérésa méritait sans doute le Paradis, mais 99,99% des Chrétiens occidentaux relèvent au mieux du Purgatoire, et s'acharner dans les rites protocolaires rassure à tort sur le fait de faire pencher la balance du Jugement (Dieu est Amour, certes, mais s'Il aime aussi les salauds, il fallait le dire et l'Eglise n'existerait pas ; s'Il ne les aime pas, leur ritualisme ne les sauvera pas). Quant au Communisme, avec un partage automatique et obligatoire, il n'était finalement pas vivable car l'effort tend à disparaître s'il n'est plus récompensé équitablement par un mieux vivre que le fruit de la paresse, et il fallait un état policier très menaçant pour que cela tienne debout, médiocrement, avec une misère collective en résultat final, tout le monde traînant des pieds pour optimiser son ratio personnel réconfort/effort, l'endoctrinement politique assidu ne suffisant pas à faire préférer le confort de tous à son propre confort - erreur philosophique des utopies marxiste et laïque. En France, le PCF a quasi disparu mais la CGT est très forte chez les fonctionnaires hurlant pour maintenir leurs privilèges par rapport aux employés n'ayant pas eu la chance d'être admis dans ce corps, qui exige et obtient d'avoir la tranquillité de type soviétique (avancement à l'ancienneté, aucun besoin d'effort - la concurrence étant interdite donc ne menaçant rien) avec des salaires de type pays-riche-privé-à-l'Américaine, quelle chance, quel privilège aux dépens des contribuables (menacés de saisie et prison s'ils rechignent à payer l'impôt) ; cela ne durera pas car les fonctionnaires sont des clients très durs et font jouer (pour autrui) la concurrence impitoyablement, et comme les clients voraces et leurs élus ont supprimé les barrières douanières pour avoir accès aux produits d'Asie très sous-payés, l'économie locale n'est pas concurrentielle et meurt doucement, elle ne pourra bientôt plus payer l'impôt et ce sera la fin de cette triste farce qu'est l'Exception Française gaullienne ou mitterandiste... Les Islamistes qui se préparent à la guerre justicière aspirent également à un Paradis commode : quand la loi islamique régnera grâce à eux sur la Terre, ils seront récompensés comme héros, et s'ils ont tué des enfants par leurs attentats et décapité des otages innocents, ce sera pour la bonne cause, et l'important est de toute façon qu'ils pratiquent le ramadan et prient Allah 8 fois par jour, tournés précisément vers La Mecque (?? - un de mes beaux-frères musulmans qui a lu le Coran intégralement ne voit pas plus l'explication que je n'ai trouvé dans la Bible la justification des conquistadors espagnols)... Les morales entendues partout ne sont pas du tout crédibles, les gens qui y trouvent un équilibre ne font que choisir d'oublier certains côtés en se focalisant sur d'autres points. Bien peu de croisades méritent le respect, seuls quelques rares anormaux sont capables de s'oublier, et les appeler "prophètes" parait peu crédible car le futur ressemblera très vraisemblablement plus à notre vilainie humaine qu'à leur grâce surhumaine. On nous a éduqué, assidûment, mais tous les professeurs mentaient.
  Parmi toutes ces malhonnêtetés cachées dans la complexité, avoir distingué racisme et antisémitisme pouvait être le révélateur...

11/ L'amour au centre de tout :
  Les chrétiens, partageant l'Ancien Testament avec les Juifs pratiquants, pourraient être sensibles à un argument fort : "la Bible affirme que Dieu a choisi le peuple juif, or il est totalement inimaginable d'envisager que le Seigneur est un salaud raciste, donc la préférence raciale est légitime, seule la haine raciale est un crime". Mais alors... il faudrait réécrire la loi française interdisant la discrimination raciale, et il deviendrait légal de publier l'offre d'emploi suivante : "clinique hospitalière cherche directeur médical non-juif avec expérience" - c'est une préférence, pas une haine ou une violence ! Certes, mais c'est un rejet, déclaré injuste par la morale, qui est clairement humaniste, et si le refus de tout juif (dans un restaurant-chic ou un avion de ligne, à propriétaire catholique) est déclaré criminel par la loi tandis que le refus de tout arabe est déclaré légitime, comme cela semble presque envisageable, nous fonçons droit vers la guerre, plus tôt même que prévu... Et il n'est pas du tout sûr que les adversaires des Arabes constituent le camp des gentils...
  La question de l'injustice raciste est finalement un cas particulier de la généralisation injuste prétendant au déterminisme ; Hitler a fait croire aux Allemands et Polonais qu'il exterminait les Juifs puisqu'ils étaient tous des riches égoïstes et dominateurs, le groupe étant entièrement accusé de faute ou penchant à la faute, et tant pis pour ceux qui étaient des anges parmi eux (les bébés juifs étant eux-mêmes de futurs banquiers, comme un bébé moustique n'ayant pas encore piqué le fera assurément), les Arabes sont en train d'être tous classés comme terroristes ou délinquants ou misogynes (les quelques bébés palestiniens hélas explosés par les missiles de Tsa'al étaient de toute façon de futurs terroristes)... La loi française (et américaine sans doute) n'interdit nullement la généralisation injuste, et les compagnies d'assurances punissent impunément depuis des décennies tout le groupe des nouveaux conducteurs mâles célibataires, qui contient les fêtards fous commettant les accidents ivres de sortie de boîte. "Le groupe contient les coupables" donc "le groupe est condamné, y compris les individus n'ayant pas encore fauté". Les révolutionnaires cambodgiens tuaient parait-il toute personne portant des lunettes, car cela recouvre à peu près le groupe des intellectuels qui était jugé criminel, est-ce ce genre de logique que l'on veut dans les esprits, à l'exception de l'antisémitisme ? Les assureurs se fondaient sur des chiffres et des preuves statistiques, nous dira-t-on... C'est scientifique : si on cherche là où il y a davantage de coupables qu'ailleurs, c'est là qu'il faut viser... Certes, soyez efficaces en cherchant ici plutôt que n'importe où, mais condamnez les coupables, pas des innocents ! Les chiffres pourraient prouver qu'il y a corrélation entre le fait d'être un homme à cheveux bruns (non une femme à cheveux roux) et la probabilité d'être un kamikaze terroriste, et alors ? va-t-on emprisonner tous les hommes aux cheveux bruns, leur faire au moins payer toute la facture de la prévention anti-terroriste ? Ça ne s'appelle pas racisme mais c'est la même chose : il est totalement injuste de punir des individus innocents - les communautaristes taxeront ce jugement d'individualisme, en faisant l'amalgame avec l'égoïsme, mais si punir ne nécessite pas qu'il y ait une faute, les bourreaux Hitler et Ben-Laden seraient excusables... L'individualisme humaniste, c'est que chaque individu humain soit aimé s'il se comporte de manière aimable. Si cela est condamné, je ne suis pas d'accord...
   A bien y réfléchir, l'immoralité de la préférence injuste ouvre aussi des perspectives insoutenables : un homme né avec un visage ingrat et qui est rejeté par la jolie femme qu'il aime, préférant un homme beau, est presque exactement dans la situation d'un candidat sémite rejeté par un employeur aryen préférant choisir un candidat aryen... Le mariage monogame, obligatoire selon la loi française, est l'expression même d'une préférence de personne, le principe n'est pas du tout condamné ! (Des imams pourraient dire qu'un homme beau pourrait répondre Oui à toutes les femmes sans discrimination, et que la loi coranique l'autorise, mais cela évoque une image sombre : quelques hommes riches avec leur harem de belles femmes oisives, et tous les autres hommes travaillant dur pour se payer, se partager, quelques prostituées repoussantes - est-ce vraiment l'idéal recherché ?) La question de l'injustice dans l'action de préférence ouvre un abîme : comment pourrait-on vivre en s'interdisant de préférer le confort à l'inconfort, la quiétude à la douleur ? De quoi parle-t-on ? Comment la notion de Mal a-t-elle pu s'introduire là-dedans ?
  Pourtant, un amoureux rejeté peut se suicider, et c'est bien une question de vie ou de mort, d'être préféré ou non... La vie entière tient en ce concept, et même en ayant 169 de QI et des années d'éducation, on peut sauter par la fenêtre...
  Justification psychologique de ce texte de malade = Message personnel [C.Meunier parle à son ami de lycée J.Amar, perdu de vue :] Ma vie (de 15 à 37 ans) et ma santé mentale ont été détruites par un amour sans retour pour une jeune fille d'origine juive ; je ne pense pas que c'était un rejet raciste envers un non-juif, mais si l'enseignement judaïque tendait à lui faire préférer automatiquement les garçons qui portaient la kippa comme toi, je trouve ça atrocément injuste, et le judaïsme serait davantage acteur du racisme que victime, pour ce qui me touche personnellement - fais moi comprendre ta logique, toi qui m'a dit un jour "le judaîsme se limite à 2 mots : aimer autrui"...

(Rappel : ce qui précède n'est pas prosélyte, c'est une impasse aberrante, présentée pour que des esprits lucides démontent posément la cascade d'erreurs, leçon d'intelligence analytique pouvant sauver des milliards de vies et d'âmes)

Attention si ce texte vous met en colère et vous pousse à l'action de faire taire de tels propos : interdire ces dérangeantes réflexions dubitatives (se risquant à l'inconfort d'un anti-racisme véritable), en les taxant d'antisémitisme inadmissible, pourrait prouver que la tromperie envisagée sur "le racisme et l'antisémitisme" était une vérité à ne pas dire et non une confusion. La réponse honnête serait au contraire une explication logique de la confusion, elle serait présentée ci-après (si le site n'est pas fermé pour cause de mort violente de l'Internaute, avec les compliments du FBI ou du Mossad), c'est promis ce jour, 16 Juillet 2004 - la communiquer à cmeunier@infonie.fr . Ne pas se tromper d'enjeu : un vrai combat-contre-tout-racisme qui irait jusqu'à condamner le judaïsme-dur ne ferait nullement interdire la religion judaïque (ce n'est pas une question de vie ou de mort pour elle). L'étude répétée des textes et de l'Histoire particulière du peuple hébreu ne porte en elle-même aucun mépris obligatoire pour les autres peuples, il suffit de chercher une cohérence, qui semble manquer actuellement - la sympathie pour certains anciens ne doit simplement pas conduire à discriminer les nouveaux nés (l'expérience montre que certains humains détestables avaient des parents gentils, certains enfants adorables avaient des parents exécrables). Les privilèges et supériorités injustifiées ne sont pas menacées en interne, dans nos pays : la majorité de l'électorat refusera l'interdiction du Loto et la dissolution des frontières qui protégeaient de la pauvreté. Les habitudes contestables sont tellement ancrées dans les "valeurs" en place qu'elles ne seront menacées que par une guerre avec l'extérieur - qu'il est ici envisagé d'éviter, même si l'auto-critique supprimant l'injustice mondiale serait douloureuse.
---------------AJOUTS/BLOG PRIVÉ-----------------------------------------------------------
Ajout A, 17/07/2004 : expérience d'un ami belge
- Il semble que les candidats aux élections démocratiques voulant profiter de la "peur de l'étranger" entretiennent le racisme sur un autre argument que la question de la "supériorité" nationale. C'est vrai, cette idée manquait dans la panoplie ci-dessus. Cette peur est compréhensible : dans le doute, comprenant mal les logiques d'autres cultures, on tend à majorer leur risque de mauvais comportements au quotidien (mauvais selon nos coutumes à nous, les inconnus n'ont pas forcément les mêmes réserves). Il n'empêche qu'en faisant cela on commet une injustice, puisque l'on peut prendre des sanctions dites préventives vis à vis de quelqu'un qui n'aurait pas du tout fauté. Et en terme d'efficacité, ça se discute : si on ligote les terroristes et leurs frères très gentils, sans faire de détail puisqu'on risquerait d'oublier des monstres cachés, les terroristes ne pourront pas frapper, c'est vrai ; mais quelques uns des ligotés sans faute ni mauvaise intention vont développer une haine sous cette injustice subie, et pourront devenir terroristes en haïssant une population entière s'ils ont été victimes d'élus démocratiquement parvenus au pouvoir. C'est injuste car 51% des électeurs ne signifie pas 100% de la population, et tuer un bébé est monstrueux. Ce n'est pas un monde angélique, et le mal lutte contre le pire, dans un sens ou dans l'autre... La question ne concerne pas que les arabes en Europe et Palestiniens en Israël : la question gitane est sérieuse. Les Européens comprennent mal d'où vient l'argent qui paye l'essence, la nourriture et l'habillement des romanichels, mais en conclure qu'un gitan non-prédateur est impossible constitue une généralisation fautive sur le principe - seuls les voleurs (et tous les voleurs) méritent d'être punis, qu'ils soient gitans ou non n'ayant aucune importance. Mais l'expérience enseigne la méfiance, qui est une prudence efficace, quoiqu'injuste, c'est vrai, ce n'est pas simple...
- Le thème de la Belgique évoque la réunion de Flamands et Wallons parlant des langues différentes derrière un même roi, et la Nation ne serait donc pas toujours facteur de rejet, seulement une étape entre le régionalisme tribal et le mondialisme humaniste. C'est vrai. Et il était douloureux de se faire traiter de "Sale Parisien" en venant à Toulouse, il était injuste d'être traité comme "membre du camp des salauds" parce que les soldats du Nord avaient massacré des civils occitans au temps des Cathares, trente générations avant... Si nous sommes en route vers la mondialisation, chaque étape est méritoire, mais les hurlements contre le Mondialisme semblent montrer une crispation sur des frontières actuelles sacralisées - et l'union européenne pose de vraies questions : l'union est préférée à la guerre, mais la concurrence des pauvres tchèques ou polonais est rejetée, l'acceptation des Musulmans turcs est exclue, au nom de ce qui ressemble bien au maintien de privilèges et refus de l'autre (en clamant que c'est l'Histoire bâtisseuse de séparations qui est la valeur essentielle, ce qui ne semble pas correspondre à la parole du Christ ni aux leçons de morale athées). Evidemment, un patron richissime qui délocalise là où la main d'oeuvre est moins chère pour accroître ses profits personnels, en payant une misère à de semi-esclaves, donne une idée détestable du mondialisme, mais s'il n'y a pas concurrence loyale (niveau de vie identique pour travail identique), c'est une injustice totale dont nous profiterions (achetant des produits très peu chers, en étant payés assez cher), et si nous ne voulons pas partager la misère du Monde (des travailleurs courageux), nous exigeons le maintien de privilèges sans mérite. Oubliées par les nationaux en guerre contre la discrimination antisémite et la disparité hommes/femmes, ces évidences cruelles évoquent un égoïsme peut-être camouflé derrière la plupart des appels à la Justice (un mâle Français appelant à moins sous-payer les Françaises - et disant implicitement "tant pis pour les Chinoises" - semble ne pas du tout chercher la Justice, il faudrait qu'il m'explique sa prétendue grandeur d'âme). Les Asiatiques auraient de bonnes raisons de lancer la guerre mondiale achevant le scandale historique du colonialisme. Le scandale d'Israël et les coutumes de gentillesse asiatique font que cela viendra peut-être plus tard, en 4e Guerre Mondiale, si les Occidentaux gagnent la 3e - et, si nous sommes encore vivants, nous ne serons a priori pas dans le camp de la vertu, ici : entre les esclavagistes délocalisateurs et les franchouillards anti-mondialisme, égoïstes différemment...
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Ajout B, 18/07/2004 : relecture féministe
- Avoir soulevé en passant la question de la scandaleuse inégalité Hommes/Femmes (aussi choquante que le racisme, pour un humaniste) rappelle un malentendu de l'histoire personnelle éclairant l'idée d'injustice : dans une entreprise de techniciens, tous les chiffres prouvaient que les hommes gagnaient davantage que les femmes, injustice intolérable, appelant à favoriser les femmes en pénalisant les hommes, pour rétablir l'équilibre. Un employé, seul homme de son département, était moins payé que sa supérieure hiérarchique et que ses 15 collègues-femmes ayant plus d'expérience (c'était logique et juste), mais aussi que sa collègue nouvellement embauchée (car les salaires d'embauche avaient augmenté plus vite que les salaires des employés en place), il alla demander des explications au service du personnel afin de comprendre, simplement, pourquoi le discours et les preuves chiffrées étaient le contraire de sa réalité quotidienne, sachant qu'il n'était pas du tout l'objet de reproches personnels. Il y avait une réponse : les biologistes (avec pléthore de candidats) étaient payés au minimum alors que les électroniciens (aucun candidat spontané dans cette région) étaient appâtés sur le marché du travail par de hauts salaires ; or il se trouvait que 95% des biologistes (parmi ceux venus aux entretiens d'embauche comme parmi les embauchés) étaient des femmes, et inversement 95% des électroniciens étaient des hommes (candidats comme embauchés) - résultat des préférences spontanées des étudiants de s'orienter vers une filière (peut-être parce que les petits garçons avaient été encouragés au bricolage, et les petites filles : à la cuisine). La logique de l'offre et de la demande aboutissait à une juste disparité entre métiers, mais comme le facteur Métier avait été oublié dans l'analyse par sexe, on concluait à une injuste disparité par sexe (qui n'existait au sein d'aucun des 2 métiers !). Et donc la sanction prise au nom de l'égalité hommes/femmes allait aboutir à des hommes biologistes très sous-payés et des femmes électroniciennes très sur-payées. Les prétentions à la Justice sociale étaient une totale erreur, générant de l'injustice discriminatoire en prétendant la combattre. Cette anecdote fait peut-être sourire, mais le principe est très grave : des chiffres comparables pourraient être mis en avant par les néo-nazis prétendant démontrer que les Juifs sont injustement riches, alors que cela pourrait être uniquement dû au fait que la moyenne est tirée vers le haut par des individus effectivement très méritants, apportant beaucoup à tout le monde, dans un contexte d'égalité des chances. Si, par exemple, la plupart des auteurs-compositeurs célèbres sont Juifs, il y a 2 hypothèses : soit ce sont effectivement les meilleurs, et il se trouve qu'ils sont juifs, alors ils faut les remercier individuellement de ce qu'ils nous apportent de beau en oubliant complètement les questions d'origine, hors-sujet quant à leur mérite, soit ils ont été pistonnés par des producteurs/éditeurs/diffuseurs juifs préférant systématiquement leurs correligionnaires même médiocres à des talents non-juifs, et cette discrimination injuste, raciste, mérite d'être combattue. Ce n'est pas le chiffre de répartition des richesses qui permet de jauger de la Justice et du respect de l'égalité des chances. Si l'on accepte de rémunérer le mérite (plus que la paresse, encouragée par l'égalitarisme aveugle ou l'assistanat façon RMI), il faut que le jugement se borne à l'individu, ce qu'il apporte, et non la classe à laquelle il appartient. Si des arabes se plaignent d'être moins payés que les non-arabes dans une usine agro-alimentaire d'Ajaccio, à niveau hiérarchique et ancienneté (et métier) équivalents, il faut savoir la situation avant de crier avec eux à l'injustice : si l'employeur, pour un emploi donné, abaisse le salaire s'il s'agit d'un arabe, c'est injuste ; si un petit chef indépendantiste refuse toute augmentation aux basanés les plus performants en privilégiant les Corses même médiocres, c'est injuste ; mais s'il se trouve qu'il y a davantage d'employés très performants (donc augmentés) parmi les Corses, il n'y aurait aucune injustice. Combattre l'injustice, ce n'est pas agiter des chiffres communautaristes (simplistes), c'est appeler au jugement (difficile) des seuls mérites individuels - mérite dans ce qui est accompli pour autrui, non un mérite automatique prétendu d'après les chromosomes ou le lieu de naissance.
- Autre question liée à la misogynie : il paraît que selon la Bible, l'enfantement humain dans la douleur est expliqué par le fait qu'Eve ait croqué la pomme interdite, amenant une condamnation éternelle de la gent féminine. Mépris pour les femmes, mépris pour les non-juifs, Dieu était-il un monstre selon l'individualisme humaniste (un bébé ne naît pas coupable) ? Ignorant la logique de Chrétiens pratiquant des cultes précis, des agnostiques de morale chrétienne peuvent envisager une explication : l'Ancien Testament aurait été écrit par des racistes misogynes, expliquant le monde comme cela les arrangeait, et Jésus-Christ vint corriger les malentendus et donner une autre ligne. Le fait que l'Ancien Testament n'ait pas été jeté aux orties relèverait d'erreurs propres aux anciens leaders de l'Eglise, désavoués aujourd'hui pour leur antisémitisme injuste, par exemple. L'accouchement dans la douleur, comme la vulnérabilité aux maladies, le penchant à la violence, l'attrait du privilège même injustifié, peuvent être des mystères humains insondables. Sans conclure que la Création était plutôt ratée, on pourrait envisager que l'imperfection fut conçue comme un challenge à surmonter. La Bible ne justifie pas davantage la misogynie ou le machisme qu'elle ne conduit à accepter le judaïsme-dur, en tout cas cela n'a rien d'automatique en première lecture. Et un texte infiniment fort serait convainquant par lui-même, sans nécessiter d'exégèse interprétative, dans un contexte de multiples lectures discordantes se condamnant les unes les autres.
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Ajout C, 22/07/2004 : relecture parentale
- Le pessimisme de ce tableau peut être désapprouvé. Ce n'est qu'une vision maladive d'une situation pouvant s'améliorer.
- Les propos sur la Chrétienté et le Judaïsme d'un observateur agnostique à Culture religieuse quasi-nulle demandent sans doute à être contestés, par des observateurs compétents, corrigeant les malentendus, expliquant la logique et l'honorabilité cachées sous l'apparence de surface.
- Il convient d'éviter le manichéisme simplificateur. Dire que nous sommes presque tous des monstres relève plus de caricature que de la clairvoyance. L'imperfection n'est pas criminelle.
- De nombreux leaders ont sincèrement voulu rendre le Monde meilleur, et vaincre les résistances les a conduit à l'ignoble. Il faut être infiniment prudent avant de condamner un équilibre, et si l'on n'a pas de meilleur équilibre à proposer, pouvant satisfaire chacun, il faut sans doute mieux s'abstenir de déranger ce qui fonctionne à peu près, sans horreur.
- Il ne faut pas se perdre dans des rêves délirants et des questions théoriques en oubliant les proches dont on est responsable au plan affectif. Être quelqu'un de bien se construit d'abord à l'échelle de proximité, sans refaire le monde. D'ailleurs, l'attitude de faire don de sa personne est ce qui peut sauver le Monde.
- Si ce genre de réflexions ne sont pas relayables par un éditeur, ce n'est vraisemblablement pas par volonté générale d'étouffer les questions, mais parce que - dans le domaine de l'écrit, en France - la menace de procès et condamnation pour antisémitisme fait très peur, et il est officiellement annoncé que les sanctions vont être encore alourdies.
- Un thème de réflexion ne mérite pas d'en mourir. Il faut éviter les sujets brûlants pouvant susciter des violences fanatiques.
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Ajout D, 29/07/2004 : après lecture d'un magazine dans une sale d'attente
- Il semble que l'expression "universalisme individualiste" (ou "individualisme universaliste") désigne le fait de respecter tout être nouveau-né, humain ou autre, sans condamnation ni mépris. Ce ne serait qu'un égarement ponctuel, pas du tout la morale démocratique dominante. Si c'est ce qui a été compris des leçons de morale, de l'idée de justice, c'est que rien n'a été compris. Mais puisque ce respect et non-mépris avait conduit un agnostique à la morale chrétienne, par quoi le remplacer d'aussi convainquant?
- Il semble qu'une "discrimination positive" prétende corriger les injustices. En Amérique où les études universitaires sont extrêmement chères, donner un quota minimum d'admission (et une bourse) aux enfants de pauvres irait dans le sens d'une égalité des chances, mais les familles riches protestent qu'à intelligence égale, leur enfant serait défavorisé par cette discrimination, qui irait à l'encontre de l'égalité des chances à mérite identique. On rejoint la question du déterminisme et du sang méritoire (ou coupable): certains pensent que les parents riches sont des gens méritoires ayant réussi, puis transmis ces gênes performants à leur descendance, qui accède donc automatiquement aussi aux meilleures places, sans qu'il y ait d'injustice. Il paraît qu'en pays communiste, les enfants d'intellectuels étaient automatiquement refusés à l'université pour laisser la place aux enfants de travailleurs industriels et agricoles, mais par le biais de concours internes dans les usines, ils aboutissaient quand même aux postes supérieurs, par leur seul mérite personnel. Quoi qu'il en soit, l'injustice n'est manifeste que quand un incapable ou paresseux exploite le travail de gens performants, non récompensés.
- Autre sujet concernant la discrimination positive ("favorisation") : en France, les employeurs qui ne font pas l'effort d'embaucher des handicapés sont pénalisés (avec une amende si le quota légal d'employés handicapés n'est pas atteint), mais quand un handicapé est choisi pour une embauche afin d'abaisser le montant de l'amende, les candidats non-handicapés crient à l'injustice en arguant qu'il n'y a pas eu égalité des chances et récompense uniquement de la performance. La question de la justice sociale est très complexe, inconfortable, mais ce qui est choquant, c'est de recevoir quotidiennement de dures accusations et leçons au nom de principes que quasiment personne ne respecte, pas même les accusateurs, journalistes ou politiciens. "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" n'est-il pas un principe immoral ? C'est apparemment la loi, pourtant, dans notre système de démocratie indirecte - tous les députés s'accordent la retraite après 5 ans, payés par les impôts de gens devant travailler 37 ou 42 ans pour avoir la retraite, et c'est déclaré constituer la volonté populaire puisque tous les élus, démocratiquement élus, sont d'accord pour l'octroi de ce privilège. Les députés clament qu'ils payent double-cotisation pour justifier cela, mais comme ils décident eux-mêmes de leur salaire, ils se sont augmentés pour financer par l'impôt sur autrui ce "louable effort"...
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Ajout E, 30/07/2004 : relecture d'une amie mère de famille
- Ces propos ne sont pas pertinents, car pas pédagogiques, ils sont extrémistes donc sujet à suspicion : c'est une sorte de terrorisme et une forme maladive de manipulation.
- Cet acharnement contre tout ce qui résiste ou critique est manichéen et mensonger, cela ressemble aux prêches d'un gourou.
- Il y a un manque de recul certain, de la part de quelqu'un qui n'a pas connu le Monde, la sagesse de la vie est ailleurs.
- Cette lutte violente sera peu efficace.
Réponse : Ce n'était ni prosélyte ni un appel à la violence, c'était écrit en clair et c'était sincère, c'est juré. Il ne s'agissait absolument pas d'haranguer les foules pour partir en guerre, pas du tout du tout. [S'il était question de guerre, il s'agissait seulement de comprendre pourquoi nos ennemis (communistes autrefois, musulmans maintenant) ont de solides raisons de penser combattre le camp du Mal, ce que l'on pourrait peut-être éviter par une justification convaincante.] Etre condamné au seul titre de la suspicion est affreusement injuste. Ces propos, censurés par le monde se disant intellectuel, appelaient explicitement des réponses critiques expliquant la logique et l'honorabilité de ce Monde, et faire l'amalgame avec terroristes/gourous/menteurs évacue commodément la question au lieu de répondre. S'il y a une "sagesse de la vie", il suffirait de l'expliquer et cela résoudrait tout. Mais non: on suspecte, on condamne avant que la défense se soit exprimée, on enterre. Si c'est le mot de la fin, c'est à pleurer.
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Ajout F, 03/11/2004 : on m'a transmis "les nouvelles cartes du Monde", article du Figaro hier, annonçant un conflit majeur avec le monde musulman dans les 30 ans à venir, mais traitant la question avec moins de pessimisme que moi.
- Editorial de Pierre Rousselin: l'idée de base est que les Européens seraient moins à l'aise si le terrorisme n'était plus la conséquence évidente des actions de George Bush mais une faute collective ne nous exonérant pas de culpabilité. Certes, c'est un peu vrai, et je le disais différemment en expliquant qu'en France, la loi Fabius-Gayssot ou les prises de parole de JP.Raffarin sont ouvertement racistes, privilégiant les victimes juives par rapport à toutes autres, et la complicité avec les USA était très évidente sachant que l'invasion de l'Amérique avec extermination des Indiens n'est absolument pas classée Crime contre l'Humanité. Pour éviter le terrorisme justicier (faisant obstacle au traitement "à l'indienne" de l'invasion sioniste de la Palestine), il est évident que les leaders français devront aussi faire leur auto-critique, et avouer leurs contradictions morales. Ceci dit, même si la re-création moderne d'Israël n'est pas une agression spécifiquement américaine, ce sont apparemment les USA qui font obstacles à l'ONU aux tentatives de condamnation internationale équitable des excès récents d'Israël, d'où les avions-suicides massacrant les électeurs indirectement responsables, logiquement hélas. Autre divergence: il est chez nous totalement exclu que les candidats finaux à l'élection présidentielle appellent à une guerre au nom de Dieu et de la Bible, et ce sera moins ouvertement une guerre de religion si Bush est battu, je pense. Mais l'intelligentsia américano-européenne est ostentatoirement coupable de sionisme raciste, il n'y a rien de nouveau.
- Alain Minc dit que l'Amérique se mondialise et se tourne vers l'Asie, de plus en plus, et de moins en moins vers l'Europe qui avait forgé ses valeurs ("ses idéaux" ajoute Alexandre Adler). Je n'aime pas que soient nommées "valeurs" ou "idéaux" les principes européens colonialistes qui ont bâti l'Amérique, avec massacre des Indiens puis esclavage des Noirs. Si nous n'avons rien de mieux à offrir, en n'ayant pas condamné ces atroces erreurs historiques et ce qu'il en reste, il est très souhaitable que les maîtres du Monde aillent chercher des valeurs morales ailleurs. Par ailleurs, le patriotisme xénophobe reste requis presque officiellement aux USA, et les visas de visite aux USA restent infiniment moins durs à obtenir pour les touristes Européens que pour les Asiatiques, tous soupçonnés de crime d'immigration. Et puis, si les Américains achètent davantage de produits asiatiques et moins de produits européens, c'est a priori pour une évidente logique de prix, tout comme les Européens achètent de plus en plus asiatique (et de moins en moins européen ou américain), cela n'a rien à voir avec une générosité amicale mais avec une exploitation démesurée, quasi esclavagiste, pratiquée par tout l'Occident. Avec approbation démocratique des clients, ne comprenant pas qu'ils n'auront bientôt plus de salaire pour acheter quoi que ce soit, d'où retour à la misère - et l'Europe n'a pas les matières premières américaines pour vivre en autarcie... Ne pas se poser la question évite le pessimisme, effectivement. A tort, je crois.
- Minc et Adler disent que les Etats-Unis se latinisent à grande vitesse, allant vers l'unification du continent américain. Je suis très étonné que les électeurs américains et leurs représentants ouvrent la frontière du Mexique (qui m'avait été décrite comme intégralement grillagée et sévèrement gardée par des patrouilles de police), acceptent l'invasion des pauvres venant jouir du confort paradisiaque qui n'était pas partagé avec eux, au nom du patriotisme. Si je me trompe, c'est une nouvelle très morale, surprenante, et l'Europe devrait faire pareil, en pratiquant enfin le droit de l'homme à la libre migration, au risque de partager la misère du monde. Ce serait très moral, mais je doute très fort que ce soit le cas. Evidemment, comme les capitalistes européens délocalisent, coincés par les lois locales interdisant de pratiquer les enchères décroissantes pour les salaires, les capitalistes américains encouragent l'immigration clandestine, qui leur fournit une main d'œuvre à ultra-bas salaire maximisant leurs profits. En tout cas, je pense que la majorité des électeurs refusera cette concurrence appauvrissante pour eux, aux USA comme en Europe, et que les candidats à élection le savent.
- Alain Minc dit que les Etats-Unis connaîtront une ferveur religieuse sans précédent. Si cela signifiait que les valeurs chrétiennes de partage et de non-racisme triomphaient enfin, ce serait magnifique, mais je crains que ce soit au contraire une dérive cléricale prenant la Bible sacrée pour alibi, purement, pour dériver vers une intolérance absolue envers toute religion non judéo-chrétienne.
- Alexandre Adler se dit moins marxiste que son interlocuteur car il accorde une moins grande place aux infrastructures. Moi je dirais beaucoup plus fondamentalement que l'on ne peut plus se dire marxiste sans affronter l'évidence que l'"éducation à servir le bien commun" a échoué totalement, la recherche de profit égoïste (ou familial) s'est avéré une nécessité pour qu'il y ait effort général pour la prospérité et non attente paresseuse du salaire automatique, avec nécessité de menacer durement pour dissuader le refus de travail ; les dirigeants communistes semblent aussi avoir dérivé vers la jouissance de privilèges, et le marxisme semble une naïveté pitoyable. Pour inciter sans violence à la production de richesses tout en partageant ces richesses, la crainte de révolution ne suffit apparemment pas, il fallait menacer de punition post mortem. Le partage local comme le partage mondial sont une même problématique, et les marxistes jouissant du confort non-marxiste ne sont pas crédibles quand ils se battent sur des broutilles de détail, le problème est ailleurs, il est énorme. Le patriotisme devrait je crois être proscrit pour suivre la morale, tant chrétienne que marxiste, et si le but était l'harmonie sans haine ni violence, les esprits se disant supérieurs ne devraient pas chercher à redessiner la carte des pays, mais à faire digérer la révocation de cette notion communautariste servant à protéger la richesse non équitable. Publiés dans la France de 1788, ces auteurs dominants auraient pu dire qu'ils avaient confiance dans la victoire sur les terroristes tueurs de nobles innocents. Ils ne comprennent pas le problème, je crois, la douloureuse situation. Et s'ils s'attribuent la logique anti-privilège de 1789 en oubliant de nous l'appliquer à nous-mêmes, c'est par un moche mécanisme égoïste : "je haïssais à juste titre les riches quand j'étais pauvre, maintenant je suis devenu riche, et ceux qui me haïssent sont des méchants injustes"...
- Alexandre Adler dit que les sociétés divergeant d'une rive à l'autre de l'Atlantique ont un adversaire commun, l'intégrisme terroriste. Je dirais, différemment, que les leaders (et intelligentsias et médias) tous sionistes, tant en Amérique qu'en Europe, ont généré le terrorisme, dont sont victimes les sociétés dont ils prétendent assurer le bien-être. Il est lamentable que ces prétendues élites aient le pouvoir d'empêcher que les électeurs ouvrent les yeux et obligent à un changement de cap absolu au Moyen Orient, pouvant aller jusqu'à l'expulsion des envahisseurs sionistes, décision qui annihilerait le terrorisme, ou priverait en tout cas d'arguments justiciers les recruteurs de terroristes. Le malentendu est très grave, et le fait que ces deux prétendus penseurs soient édités et invités, quand on me fait taire, est très triste. Je trouve atroce qu'un tueur fou assassine aveuglément des individus dominés parmi nous, mais je comprends qu'il veule tout casser dans notre système de domination, bétonné contre la lucidité, la clairvoyance, l'équité, l'honnêteté - chrétienne ou laïque.
- Alexandre Adler dit que la suractivité américaine contre le monde musulman est préférable à l'inertie européenne. Personnellement, je pense que ceux qui vont gagner la guerre ne valent pas mieux que ceux qui les soutiennent discrètement pour jouir de la victoire sans subir la violence vengeresse des écrasés. Eviter cette guerre, cette lutte du Mal contre le Mal, ne semble intéresser personne, et c'est dramatique.
- Alain Minc dit que les Etats-Unis ont imaginé que la démocratie s'implanterait d'elle-même en Irak, leur épargnant d'avoir à assurer une occupation durable. Cela me paraît douteux. Tout comme la majorité des électeurs américains peut choisir la guerre anti-musulmane, la majorité des électeurs irakiens peut choisir la guerre anti-américaine, anti-israélienne, et cela sera assurément refusé, le but des dirigeants US étant la domination israélo-américaine, et absolument pas le droit absolu à l'auto-détermination. Si le but de l'ordre mondial était humaniste, les électeurs asiatiques seraient en droit de choisir et obtenir la réquisition des richesses américaines, et les dirigeants américains organiseraient vraisemblablement un coup de force militaire anti-démocratique, comme au Chili. Les politiques nous mentent peut-être, les intellectuels sont peut-être stupides, en tout cas, il est déchirant que l'espace de la parole soit monopolisé par ces discours auto-contradictoires, clamés au nom de la justice et de la raison.
- Alain Minc dit que pour la jeunesse européenne, les frontières et appartenances nationales ne signifient plus grand chose. Ce sont pour moi des mots d'espoir, et j'espère qu'ils sont fondés. La tribalité communautariste, qu'elle soit régionaliste, raciste ou nationaliste, était implicitement condamnée par les leçons de morale humaniste qui nous étaient inculquées, et il est salutaire que la cohérence progresse. Toutefois, il n'y a rigoureusement aucune raison morale à stopper ce mouvement à d'autres frontières qui seraient celles de l'Europe. Tous les êtres humains méritent le respect, et l'équitable rétribution de leur travail. Parler d'Europe évacue la question de base, portant sur l'abrogation effective des privilèges, et on pourrait éviter un siècle d'attentats et guerres atroces si l'on posait les problèmes essentiels, au lieu de surfer sur les sujets de conversation à la mode dans les "hautes" sphères...
- Alain Minc dit que l'Union européenne idéale s'apparenterait à un Canada. C'est intéressant. Pour ce que j'en ai entendu dire, le Canada ouvre ses portes aux immigrants voulant peupler ses immensités vides, quand l'entrée des Africains en Europe est sévèrement interdite, avec une franche approbation démocratique ; si l'on suivait la logique canadienne, que je respecte, il nous faudrait supprimer la démocratie spécifiquement européenne, soucieuse de ne pas diluer sa richesse dans un afflux massif de migrants ; ou accepter tout à la fois (ce serait vraiment un idéal généreux) la démocratie, la liberté de migration, le droit de vote aux immigrés. Aller jusqu'à dire cela ne serait pas populaire, et ce n'est donc pas dit, ce n'est peut-être même pas pensé. Nos intellectuels, nés en pays riches colonisateurs, tiendraient-ils le même discours s'ils étaient nés Africains ? Ils semblent manquer totalement de relativisme, ils suivent la logique les ayant élus, mais ne donnent surtout pas les éléments pour comprendre d'autres logiques, des justices qui seraient plus équitables qu'en notre faveur.
- Alain Minc dit que l'exception culturelle française est une chimère assurant aux artistes, écrivains et cinéastes un confort paisible. J'imagine que c'est une condamnation, mais ce n'est pas vraiment explicite, et j'aurais préféré lire que cette "exception" signifie le maintien de "privilèges" indus. Des crétins et des malhonnêtes prétendent constituer la Culture, et font très durement obstacle à l'émergence de pensées moins traditionalistes que les leurs. Les artistes et auteurs, choyés et voulant se prétendre généreux, ont souhaité partager leur confort avec les petits employés qui servent leur célébration, et cela a généré le statut spécial des intermittents du spectacle, jouissant d'une sécurité économiquement non généralisable à tous les intermittents, donc d'un privilège sans aucune justification morale. Les saisonniers agricoles devraient au moins être autant plaints que les électriciens de théâtre, mais comme les français refusent ces emplois difficiles, ils incombent à des étrangers, totalement méprisés par tous. Sans choquer le moins du monde les verbeux défenseurs de nos valeurs (contre le racisme et la xénophobie, osent-ils dire). Cela semble vraiment malhonnête.
- Alexandre Adler signale que la Chine se range dans le camp anti-musulman, et cela confirme qu'il n'y aura vraisemblablement pas une guerre unique contre l'Occident esclavagiste et sioniste, mais deux guerres successives.
- Une autre question abordée concerne le capitalisme dirigé et non démocrate de Chine, croissant vertigineusement, et pouvant concurrencer le modèle occidental. Je connais mal le sujet, mais puisque le communisme s'est avéré inapte à procurer le confort, puisque la logique occidentale conduit à l'esclavagisme à l'étranger, un autre modèle serait intéressant à analyser. Il n'est pas suffisamment décrit dans cet article pour juger de ses avantages et inconvénients, en terme d'équité et d'efficacité.
  Finalement, si ces penseurs sont plus optimistes que moi, c'est qu'ils pensent gagner la guerre, sans chercher à comprendre la logique adverse, et donc sans envisager que leur mépris victorieux, consolidé, conduira à une autre guerre ensuite, toute aussi justifiée. Comme pour George Bush, l'adversaire est supposé incarner le Mal pur, sans autre raison que satanique. C'est commode, c'est confortable, c'est intellectuellement malhonnête, je crois. La justice se base sur l'écoute des deux logiques opposées avant de juger. Comme une de ces logiques est anti-sioniste, elle est classée anti-sémite donc censurée, et ce qui s'écrit n'envisage pas de faire comprendre les problèmes. Parler alors de culture, d'intelligence, de pertinence, n'est aucunement crédible.
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Ajout G, 19-20/12/2004 : discussion avec mes parents
Des critiques très intéressantes, des malentendus importants à noter, des questions troublantes sont apparues, en quelques heures de discussion:
- J'aurais le tort de mélanger des analyses philosophiques sensées et une implication personnelle empêchant totalement le lecteur de me suivre ; de même, rien ne justifie mon profond pessimisme présent quand le problème de philosophie politique/morale perdure depuis des millénaires et sans doute pour des millénaires encore. Ma réponse : je ne cherche pas du tout à ce que la Terre entière me suive, en brisant les "méchants" ou "le Mal" avant la guerre qui détruirait la planète, je ne fais qu'exposer un malaise personnel, qui pose des questions graves et dérangeantes qu'il est apparemment requis de taire. Je ne veux pas convaincre que j'ai raison tous les lecteurs de l'Univers, j'explique seulement que je trouve contradictoire la culpabilité qui m'est inculquée par les paroles publiques, que je crois plus coupables que moi. Si la Guerre mondiale ne survient pas, je me serai trompé, et ce serait une très bonne chose qu'il n'y ait pas des milliards d'innocents massacrés. Je pense simplement que ce serait une victoire des oppresseurs (que nous sommes sans le dire) sur des gentils trop doux pour suivre les leçons que nos professeurs osent donner sur la légitime et admirable Révolution contre les privilèges indus (1789) ou contre la domination outre-mer (indépendance Américaine, 1776) - qui n'auraient pas été d'honnêtes leçons morales de principe mais des justifications ad hoc à n'employer strictement que là où cela nous arrange, principe je crois de l'immoralité... Ce dont m'ont convaincu les morales laïque et chrétienne, c'est qu'il faut - pour être juste - traiter autrui comme on entend être traité. Prétendre que telle population n'est pas autrui car sa peau est noire ou son sang n'est pas juif me parait immoral - et la parabole du Bon Samaritain dit explicitement aux Chrétiens qu'ils n'auront pas la vie éternelle s'ils vont dans cette voie. Les prétextes sacrés fondés sur l'Ancien Testament ou les discours historiques dressant des barrières entre bébés respectables et bébés méprisables ne me convainquent pas, au contraire, ils me choquent - à titre personnel, je le confirme.
- J'aurais le tort de généraliser quand je dis quelque chose comme "les patrons qui s'enrichissent aux dépens des clients", alors qu'il y a des patrons en faillite et des clients heureux. Ma réponse: ce n'est pas moi qui généralise, c'est certains lecteurs qui choisissent éventuellement de le faire. Si je disais "les mauvais joueurs de football qui méprisent les spectateurs ne méritent pas leur salaire", il serait commode de me répondre : "erreur, tous les joueurs ne sont pas mauvais, tous ne sont pas méprisants" ; je le comprends, mais reformuler mes mots pour me dire que la reformulation est erronée donc mon énoncé initial était faux n'est pas logique, du tout. Certes, si le sujet était de faire le tour complet de la question, en abordant tous les cas existants, oublier une portion serait fautif, mais quand il n'y a pas prétention à l'universalité, cette faute de généralisation n'est pas du tout commise. Sur le principe de la description de l'existant, je ré-explique ma position maladive, un non-Réalisme assumé : je pense que ce monde est un mauvais rêve, je ne prétends nullement me baser sur des faits incontestables et des vérités prouvées, des recensements exhaustifs. Je me base seulement sur ce que l'on me jette à la tête, qui me parait contradictoire en termes de respectabilité morale, jusqu'à ce qu'on me fournisse une synthèse cohérente décodant l'auto-contradiction apparente quasiment partout. Quant aux patrons généreux de l'Industrie Pharmaceutique, clamant qu'ils oeuvrent humanistement pour le bien-être des clients du Monde entier et de la Santé Publique, ils deviendront crédibles quand ils auront donné à leurs services Marketing pour instruction de ne plus jamais viser le prix maximum permettant d'être quand même choisi, mais le prix minimum permettant la survie de l'entreprise et d'un maximum de malades dans le Monde. Puisque cela ferait délocaliser les usines en Asie, les employés occidentaux craignent le chômage et la misère, donc s'abstiennent de noter le mensonge qui est aussi à leur profit. Même si cela concerne peut-être 60% des entreprises et pas 100%, le problème existe, et méritait je crois d'être signalé. Tout le monde me crache dessus, ici, au nom de la majorité - majorité locale bien sûr, et si c'est une minorité mondiale, c'est que le reste du Monde est idiot, pas encore civilisé... je dirais les choses différemment : "ne prétendez pas à la majorité ou à la logique, dites honnêtement que vous avez raison parce que vous avez le pouvoir de décider ce qui est juste"...
- Je me tromperais en jugeant que nous sommes individuellement coupables d'un système mondial injuste, résultat d'une longue Histoire complexe et de compromis entre menaces diverses. Ma réponse : je comprends que les choses peuvent difficilement changer du jour au lendemain, mais le vote patriote ou anti-turc, anti-communiste ou anti-mondialiste, ne me parait pas bénin. Nous ne sommes pas exemptés de responsabilité, en démocratie. En 1946, avec le spectre de destruction nucléaire de l'Humanité, il était peut-être possible de reconstruire un monde visant l'absence de guerre pour les générations futures, avec auto-critique des systèmes communiste et capitaliste. L'opportunité a été manquée, il était possible de changer le système (au lieu d'organiser la Guerre Froide, et de générer des menaces supplémentaires en légitimant le colonialisme sioniste, principal résultat de l'effervescence diplomatique de 1946-48...). A titre individuel, en 1788, un noble qui aurait abandonné ses confortables droits légaux sur l'impôt pour aller gagner sa vie misérablement dans les champs aurait été admirable, récompensé post-mortem peut-être, quand ses frères, n'ayant en rien créé le système injuste dont ils profitaient, ont été massacrés (et peut-être punis post-mortem comme leurs aïeux). Dire que nous profitons d'un système injuste sans que nous en soyons responsables est assurément une bonne chose pour la paix intérieure et le confort psychologique, mais s'il y a révolution, nous ne serons pas du tout le camp du Bien, me semble-t-il, c'est tout.
- Je me tromperais en estimant que jouir d'un statut spécial est condamnable, c'est ainsi qu'est organisée la vie en société. Ma réponse : le statut de privilégié m'a été enseigné être une mauvaise chose, une injustice. La rétribution doit être liée au mérite personnel, non à la position dans une caste grandement dispensée d'effort pour obtenir le confort (statut à la naissance surtout, mais par acquisition parfois aussi). Certes, un inventeur d'autrefois créant un système personnel de pompage le dispensant de tirer péniblement l'eau du puits pour apaiser sa soif ne me choque pas, mais quand le confort vient de l'impôt obligatoire sous menace policière (statut fonctionnaire) ou de la domination sous menace nucléaire (statut occidental), je suis choqué, je le confirme. La Société et le Monde sont ainsi, certes, mais je trouve que c'est très moche, et le Bouddha et le Christ me font rêver d'autre chose, je ne prétend pas que c'est humainement possible.
- Je me tromperais en pensant qu'un meilleur partage ferait disparaître la pauvreté : il ferait disparaître la richesse donc la pauvreté serait généralisée - ce qui est pris se voyant dilué jusqu'à devenir négligeable pour les pauvres (Loto inverse). Ma réponse : je le comprends, et j'admets qu'une entreprise pourrait mourir si elle augmentait ses 100.000 ouvriers de 1 Euro alors qu'augmenter de 10.000 Euro ses 5 dirigeants pèse moins sur les comptes. Ceci dit, je pense que le dirigeant s'accordant 10.000 Euro d'augmentation dans le confort de son bureau et refusant 1 Euro à l'ouvrier travaillant dans le vacarme et le cambouis mérite de se faire casser la gueule. Pour être crédible en prêchant l'austérité ou la solidarité, il faut commencer par l'appliquer soi-même et non l'exiger des autres en s'en dispensant soi-même. Personnellement, l'injustice ne me pousse pas à la violence physique, mais je comprends que ce type d'attitude de profit sans retour équitable génère de la haine (tant à l'encontre de super-dirigeants privés que d'apparatchiks communistes, et même de RMIstes non super-riches mais payés en refusant le labeur pour autrui). C'est comme pour le terrorisme: je suis plutôt un doux et je ne commettrais pas d'attentat tuant des civils, mais je comprends que les tempéraments plus virils ou plus excités génèrent des kamikaze, fiers de punir très durement des électeurs responsables de grands malheurs.
- Je me tromperais en disant que les politiciens en démocratie sont malhonnêtes, puisqu'ils ne font qu'appliquer des lois acceptées depuis bien avant leur élection et peuvent être punis simplement par une non-réelection ; et si le référendum n'est pas une pratique étendue à des points comme "rémunération et retraite des élus", c'est parce qu'un référendum coûte immensément cher et s'avère par expérience un obstacle aux valeurs progressistes. Ma réponse : je n'ai jamais dit que la nouvelle génération de politiciens avait odieusement détourné un système vertueux, il me semble plutôt que le système est pourri depuis très longtemps, et attire donc des pourris ; rien de neuf et alors? Par ailleurs, depuis que j'ai eu l'âge de comprendre un peu la politique française (1978?), j'ai constaté que les régimes en place ont presque systématiquement été désapprouvés aux élections. La désapprobation populaire parait donc forte, et aucune alternative ne parait à l'horizon, tout étant bouché. Et si la démocratie directe (sans caste monopolisant la parole en se prétendant représentative) est discrètement condamnée comme mauvaise, le principe même de la démocratie s'effondre. Effectivement, c'était une utopie, un simple espoir, que l'Humanité soit constituée d'une majorité de gens bien et de quelques individus mauvais. Mais alors pourquoi nous enseigne-t-on la vertu démocratique, et pourquoi cette idée est-elle le justificatif officiel de guerres ? Ou plutôt, même si on veut manifestement nous faire avaler cela, comment résister à l'envie de vomir ?
- Je me trompais en pensant que l'Ecole (laïque) continuait à célébrer les victoires napoléoniennes et l'établissement de l'empire colonial français, les enfants apprenant de nos jours en cours d'Histoire les procès de Valladolid et se voyant donc autorisés voire incités à juger la conquête européenne du Monde comme un crime contre l'Humanité. Ma réponse : je l'ignorais, et j'en suis heureux. Mais je ne comprends pas comment les leaders Américains peuvent entonner impunément des chants patriotiques en se disant fiers de leur Histoire, triomphe de Dieu. Sommes-nous les alliés officiels de criminels reconnus? Et à l'école même, que répondent les professeurs aux enfants qui demandent pourquoi l'ONU a rendu la terre d'Israël aux familles juives et surtout pas la terre d'Amérique aux familles indiennes. Je crains que la réponse soit un amalgame hurlant, agitant les spectres d'Hitler et Ben Laden pour proscrire la question dérangeant "le camp du Bien". Ce ne serait pas honnête. Si la morale mondiale était clairement équitable, non-raciste, anti-colonialiste, les néo-nazis et terroristes ne trouveraient aucun adepte. J'aurais une très mauvaise note à l'école, je pense. Je demanderais aussi pourquoi la victoire de 1945 est prétendue incarner le triomphe de la démocratie et de l'antiracisme quand les Noirs n'avaient pas le droit de vote aux USA, quand les majorités indochinoises et algériennes se voyaient empêchées d'avoir le pouvoir local... Aujourd'hui comme hier, il semble que les diplômes vont aux moutons serviles régurgitant les leçons sans rien comprendre, et pas aux tempéraments lucides, honnêtes, décelant les failles et contradictions dans ce qui prétend montrer le chemin de la vertu et de la paix. L'Ecole Laïque ne ferait pas mieux en cela que l'Ecole Religieuse, il s'agirait d'un apprentissage de la servilité derrière les dominants malhonnêtes. Non ? Si je me trompe, que l'on m'explique en faisant apparaître la cohérence cachée derrière les énormes mensonges apparents...
- Très embarrassante question : est-ce que j'ennuie mon épouse avec ces interrogations torturées? Ma réponse : non, je ne l'embête pas avec cela, crachant mon désespoir sur le Net sans importuner ma femme adorée. Ce n'est pas du mépris du tout, mon opinion n'est pas qu'elle est incapable de faire avancer ma réflexion, c'est surtout qu'elle a une forme d'équilibre (Catholicisme+Patriotisme+Loto) que je n'ai pas, et je ne veux pas détruire son équilibre pour la précipiter dans le gouffre où je me trouve. Par ailleurs, je respecte totalement le fait qu'elle soit indifférente à la contradiction, et c'est le fait d'être culpabilisé par une pseudo-logique morale (messages socialiste, syndical, anti-antisémite) qui m'amenait à réagir, via une extrapolation auto-critique douloureuse - au contraire, vis à vis de gens tolérants et non agressifs, un sourire les yeux fermés semble l'attitude la plus appropriée. Enfin, un souvenir désagréable me reste à l'esprit: j'avais fait lire à mon épouse un de mes textes qui abordait l'illogisme catholique, pour qu'elle m'éclaire, et elle avait été choquée, grondant que je me trompais sans m'expliquer la logique de l'Eglise - et il m'a semblé néfaste de retenter l'expérience en prenant le risque de créer de l'hostilité là où l'harmonie semble tellement préférable. Dernier point: j'ai conscience que ma femme philippine aspirait à épouser un riche étranger (au sens de "occidental donc riche, même si dans son pays de riches, il ne fait pas partie de la sous-classe des hyper-riches"), et que si elle partageait ma répulsion pour la richesse-à-la-naissance, elle pourrait ne plus vouloir de moi. Egoïstement, pour profiter de son amour, je ne souhaite pas la déstabiliser et la re-diriger vers une voie qui la conduirait plus sûrement au Paradis - elle suivrait sans doute cette voie sans moi, or je l'aime... Je ne suis pas un ange ni un saint, je suis égoïste comme presque tout le monde. Simplement, je suis choqué quand (quelqu'un d'autre que Mère Thérésa) me culpabilise au nom du partage et de la générosité, quand décortiquer ce monde semble révéler un égoïsme communautariste omniprésent, accepté tel, en faisant taire sa dénonciation là où cela dérangerait des privilégiés prétendant à la vertu.
- Cela me rappelle le paradoxe de la nouvelle Culture Qualité, présentée comme le moyen de sauver l'Occident de la menace des produits Chinois, peu chers mais mal faits : par expérience, dans nos entreprises occidentales, ce tout nouvel impératif Qualité consiste à cacher les fautes des mauvais chefs, le seul objectif étant de pouvoir "prétendre à la Qualité" auprès d'inspecteurs administratifs. Loin des aberrations techniques que je détaille sur mon site http://www.kristofmeunier.fr/Tophism.htm, j'ai vu une simple société d'entretien promettant "le nettoyage de Qualité, certifié ISO 9001!" qui imposait des cadences obligeant (ses employées, arabes et asiatiques) à bâcler le travail, augmentait indéfiniment la charge de travail de mon épouse consciencieuse qui essayait de faire plus convenablement le nettoyage en effectuant davantage d'heures que ce qui était payé. Et on lui reprochait de consommer trop de produits d'entretien, en utilisant ceux-ci comme elle le faisait à la maison pour répondre au besoin de propreté satisfaisante, au lieu de viser l'extrême minimum requis (oralement, secrètement). Profit maximum et esclavagisme, en méprisant le client, c'est certifiable Qualité, cela n'a rien à voir avec un service de qualité, rien. Leurs manuels de formation comportaient des bourdes logiques risibles, mais il était hors de question pour la Direction de corriger ou même de programmer une correction (l'anomalie leur étant signalée avec le sourire, sans réclamation officielle), le but n'étant que de montrer que des documents existaient là où c'était requis. Objectif unique : passer l'audit de certification Qualité, non satisfaire les clients par des produits meilleurs ou simplement bons. Mon oncle, en entreprise aéronautique, me signalait la même chose: au nom de la Qualité, on multiplie la paperasse par mille, et on peut vendre de la merde... Cela ne sauvera pas l'Occident, je crois. Mais si nos entreprises partent en Asie, cela évitera peut-être la guerre, c'est vrai et c'est bien. La richesse ira là où les gens travaillent, et nous serons conduits à un état sans richesse privée alimentant l'impôt, avec la misère communiste comme résultat final - et sans les richesses sibériennes, notre niveau de vie ne sera pas même celui des Russes, mais plutôt celui des Albanais. Celui de nos arrière-grands-parents. Et c'est assez juste : avoir conquis militairement le Monde ne pouvait pas nous assurer une richesse éternelle à moindre effort. Si les enfants gâtés que nous avons été peuvent être ramenés sans guerre à la nécessité de l'effort pour le réconfort, ce sera assez normal, assez moral. Mais mon épouse adorée aura eu tort de s'expatrier, de me choisir. Et j'en suis donc désolé aussi...
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Ajout H, 06/01/2005 : un film loin d'Hollywood
  J'ai vu hier à la télévision un reportage confirmant des discussions entendues entre collègues : un nouveau film allemand scandaleux obtient du succès en présentant Adolf Hitler comme un être humain, faisant jouer un enfant sur ses genoux et souriant gentiment à sa modeste secrétaire, sans dire un seul mot sur la Shoah. Ce serait là oublier qu'Hitler était un monstre absolu, inhumain, et dont le souvenir ne doit pas être évoqué avec la moindre circonstance atténuante. Je comprends bien ce discours, et je pense que ce film aurait pu être interdit aux moins de 18 ans : le personnage d'Hitler, c'est à 99% un monstre qui a massacré des femmes et bébés totalement innocents, c'est ce qu'il convient de présenter en première approche, pour les spectateurs enfantins éventuels. Cela met aussi en jeu la loi Fabius-Gayssot, en un sens : Hitler a été jugé et condamné, il est interdit de mettre en doute cette décision officielle. Mais je ne suis pas d'accord sur l'idée qu'il est interdit à tout historien, ou psychiatre ou libre-penseur, de détailler la vie quotidienne de cet Hitler dont la logique éventuelle mérite peut-être quelque examen, ébauchant un plaidoyer "Pour" (minuscule) en acceptant le réquisitoire "Contre" (énorme).
  Je vois personnellement les choses ainsi : cet Adolf était un individu haineux, un méchant, et qui a été personnellement blessé par le racisme judaïque orthodoxe, celui qui condamne le mariage des juives avec des non-juifs - avec la bénédiction officielle de toutes les autorités occidentales jusqu'à aujourd'hui. Vétéran de la guerre franco-allemande de 1914-18, à xénophobie meurtrière officielle (les soldats ayant posé le fusil pour fraterniser avec l'ennemi ayant été fusillés dans chaque camp...), il a profité de la rigueur sévère des sanctions après-guerre pour exacerber le nationalisme germanique. Parvenu au pouvoir, il a cherché à conquérir un empire donnant à l'Allemagne (et à l'Italie, au Japon) quelque chose comme ce qu'avaient pris dans le monde les Français, Anglais, Espagnols, Portugais, Hollandais, Belges. Puis, en guerre, il a décidé d'exterminer totalement le peuple Juif dont il haïssait le courant dirigeant. Ces actions (qu'elles soient "passées et prouvées" ou, si je rêve, "possibles et imaginables") pourraient être rééditées (ou commises), et me paraissent donc justifier la leçon d'Histoire n°1 données aux petits enfants. [Cela semble infiniment plus important que l'éducation primaire que j'ai reçue, focalisée sur la célébration des conquêtes napoléoniennes et la grandeur des Rois de France, le respect éternel envers les combattants au service du drapeau français.]
  Entre adultes, je crois toutefois utile d'envisager un complément d'analyse : Hitler a été élu démocratiquement, par des majorités approuvant la conquête de l'Europe et la punition de la communauté juive. Même en France et Pologne occupées, l'antisémitisme a pu être approuvé : avant de connaître la vérité des camps de la Mort, les gens entendant la propagande pouvaient croire à un mouvement de Justice anti-privilégiés et anti-communiste - punissons les riches qui nous méprisent et nous exploitent, pour devenir riches et profiteurs à leur place - ce qui est peu chrétien mais très populaire... Si évoquer Hitler sert de repoussoir pour éviter les mécanismes conduisant à l'horreur, je vois une infinité de discours possibles, et à mon avis il n'y a pas lieu de les interdire en prônant une Bonne Parole officielle. Je présenterais deux cas extrêmes :
- Un anti-antisémite ultra-orthodoxe (Mr Sharon?) : Hitler a commis le crime absolu de massacrer des innocents, et pire encore : les innocents préférés de Dieu, et il faut que l'Humanité répare ce pêché abominable en rendant la Terre d'Israël au peuple élu, en chassant les occupants arabes jouissant des conquêtes criminelles d'envahisseurs antiques. Les Juifs de sang pur, disséminés dans le monde par l'Exode, doivent migrer en cette terre bénie, et s'ils restent à l'étranger, c'est avec pour mission de protéger activement Israël de ses ennemis avérés ou potentiels, en proscrivant totalement toute idée de mariage mixte et d'enfant bâtard à sang impur.
- Un anti-raciste ultra-naïf (moi-même?) : Hitler a commis le crime absolu de massacrer des innocents, et à une échelle industrielle, pire encore que ce qu'avaient commis les colons Français d'Asie ou Afrique, les colons anglais ou espagnols d'Amérique, et il faudrait peut-être que soit perçu le mécanisme déviant qui a conduit le patriotisme (salutaire pour résister aux envahisseurs) à cette extrémité de xénophobie et racisme. Les Français qui ont subi la douleur de la conquête et de l'Occupation avaient eux-mêmes conquis sans la moindre mauvaise conscience l'Indochine et l'Algérie, et autres, ce qui aurait dû être condamné et réparé au lieu de susciter l'envie des électeurs Allemands. Par ailleurs, si les Juifs ont été les principales victimes du racisme, c'est peut-être parce qu'ils refusaient de s'intégrer et de traiter tout être humain équitablement sans discrimination de race ou de religion, ce qui devrait être condamné comme racisme au lieu d'être protégé spécialement en générant un racisme inverse. Bref : pour ne pas rééditer les mêmes mécanismes affreux, il faudrait peut-être éduquer à l'humanisme en condamnant le racisme (sans aucune distinction mettant à part la communauté juive ou le principe d'identité nationale) et la colonialisation (sans aucune distinction exemptant l'Israël moderne de cela).
  Ce débat et l'ébauche de compromis raisonnable entre avis extrêmes n'a pas eu lieu à la télévision, tous les journalistes y suivant la voie requise par Mr Raffarin activement "anti-antisémite", mais j'imagine que des individus lucides sont présents discrètement, ici ou là. Pas encore condamnés comme "insuffisamment anti-antisémites" donc "suspects de néo-nazisme". On cherche à nous laver le cerveau de toute tendance à l'anti-racisme, pour protéger un pro-Sionisme - apparemment. Ce serait trop navrant, malhonnête - dites-moi que je me trompe...
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Ajout Î, 07/01/2005 : "nous"...
  Il m'a été reproché d'employer la forme "Je/me/moi" dans des écrits où l'auteur doit traditionnellement se désigner sous le vocable Nous. Je ne suis pas d'accord pour de multiples raisons :
- Par principe, l'hypothèse du rêve n'a de sens qu'egocentrique (je serais le seul personnage central dans ce monde-ci, tous les autres personnages n'y étant qu'illusions, visuelles ou faussement tangibles). Dire "je suis Un parmi Plusieurs" évacue la question du rêve, sans aucune raison logique. Et personnellement, alors que je me sens effectivement en faute si je commets une erreur logique, je me sens totalement libre de ne pas adhérer aux conventions dispensant les gens de réfléchir. Ne pas respecter la cohérence me gêne, ne pas respecter une tradition m'indiffère. Certes, une majorité de moutons peut imposer démocratiquement un usage qui me gêne, mais pour les artifices d'expression écrite, je vois cela comme un abus de pouvoir de leur part, non une faute de ma part.
- L'éditeur qui avait accepté d'éditer 2 de mes livres aéronautiques (employant servilement le vocable "nous") a voulu censurer les pensées annexes que j'émettais dans un nouveau livre, disant qu'il n'était pas d'accord avec moi et que sa position le plaçait en cosignataire implicite. Je le comprends et je respecte cette décision. Je ne veux pas qu'autrui soit puni avec moi pour des opinions qui ne sont pas les siennes. Mon choix aurait pu être de corriger, expurger, pour être publié en parlant de "nous", mais j'ai préféré la mise en ligne non commerciale de mes derniers livres aéronautiques, sans censure, avec dans le tout dernier : un "Je" assumé comme strictement personnel.
- Je sais que les groupes ont davantage de poids que les individus. Ce n'est pas qu'un principe démocratique ou chrétien : par le biais d'associations, de lobbying affiché ou secret, des personnes groupées obtiennent l'exemption d'obligations théoriquement universelles. Les travailleurs "intermittents du spectacle" ou les racistes sionistes méprisant officiellement les goyim peuvent ainsi échapper à la loi générale guidant sévèrement les petites gens. L'égoïsme personnel est condamné, mais la scolarité (française des années 70-80 en tout cas) apprenait à respecter les Grands Hommes, les media encouragent à vénérer les riches princesses... C'est le triomphe des forts et des puissants, individuels ou groupés, en écrasant l'individu isolé. C'est ainsi, certes, mais je n'aime pas ça.
- A mes yeux, un scandale brisant un innocent n'est pas négligeable tant qu'il ne concerne qu'une seule victime. Une plainte individuelle argumentée, documentée, n'a pas à être refusée tant qu'elle n'est pas appuyée par des supporters ou témoins. Certes, avant de décider une action, il faut que plusieurs avis soient confrontés, avec ébauche d'une synthèse et d'un consensus, je le comprends parfaitement, mais l'énoncé d'un avis ne mérite pas d'être censuré pour crime d'isolement. Jésus-Christ était anormal, seul, et alors ? Einstein à l'école ne rentrait pas dans le moule définissant ce qu'est Quelqu'un de bien, et alors ? Je sais que ce ne sont pas les Justes qui dominent mais les Puissants, par principe (en Aristocratie comme en Démocratie), mais en termes d'énoncé d'avis, je ne vois aucun crime dans le fait d'être seul - au départ ou pour toujours.
- Ma position est individualiste et humaniste à la fois, j'estime qu'il faut juger chaque individu selon ses actes - qu'il soit classé juif ou aryen ou palestinien ou étranger ou imaginaire m'important peu. J'estime les gentils (même trisomiques ou animaux) et n'aime pas les méchants (même nobélisés ou élus). Si j'étais totalement égocentrique ou méprisant envers autrui, j'affirmerai de prétendues vérités à intégrer par l'élite, et clairement inaccessibles aux stupides ; ce n'est absolument pas ma démarche : j'explique ma logique philosophique, pensant que chacun est à même d'en comprendre la cohérence troublante, et que certains sont aptes à déceler l'erreur ayant conduit à cette impasse grave. Pour cela, il faut que je m'exprime et explique le besoin, l'enjeu potentiel qui me dépasse très largement (ce que j'évoque à travers le risque de guerre mondiale), et je ne vois nullement ce qu'ajouterait d'adéquat le mensonge prétendant que quelqu'un partage ma position. Je pourrais dire "quelqu'un pense" ou "certains peuvent penser", effectivement, en me cachant derrière un anonymat protecteur. C'est vrai, mais faut-il tout réécrire pour cela ? ceci n'est qu'un fatras d'idées désordonnées, ne justifiant pas une synthèse peaufinée, je crois. Quoi qu'il en soit, je ne pense pas avoir commis de faute, si ce n'est contre l'usage, la tradition, l'autorité des détenteurs du Bien parler, qui se gargarisent de verbiages en se diplômant et congratulant les uns les autres, sans dire un mot des contradictions qui ont pu générer la haine terroriste. Les "intellectuels" et experts n'aiment pas être dérangés, je sais. Je crois simplement ne pas être plus en faute qu'eux, il y a seulement désaccord. Mais la Loi est leur propriété - je ne veux pas la prendre pour imposer mes valeurs, j'aspirais seulement à la tolérance, espérant clémence et compréhension partielle.
- Je n'aime pas les usages, conventions et contradictions qui font ce monde, c'est vrai. J'ai par deux fois (1979, 1998) essayé de quitter cet Univers, mais la Nature (ou le Seigneur) n'a pas permis le succès de cette fuite. C'était un geste totalement personnel, visant la fin universelle (après une éducation athée), et nous n'étions pas plusieurs à sauter de concert, c'est vrai. Ceux qui n'ont pas connu cette expérience terrifiante vivent tout à fait autre chose, brillent et jouissent en société, et je leur souhaite d'être heureux, mais je trouve triste qu'ils condamnent mon approche, simplement différente, et potentiellement utile pour eux-mêmes...
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Ajout J, 10/01/2005 : "Vérité"...
  Ma femme m'a posé une question très intéressante : pourquoi suis-je si mal à l'aise vis à vis du mensonge - même le petit mensonge commode ou l'auto-contradiction bénigne - puisque je ne crois pas en La Vérité, étant agnostique, relativiste, tolérant, rêveur, irréaliste, what-ifer... Effectivement, cela parait contradictoire, ce qui est un comble ! Réfléchissant longuement au sujet, je crois avoir trouvé l'ébauche d'une logique psychologique - même si c'est de l'auto-psychanalyse, ça n'a rien de freudien, les obsessions sexuelles oedipiennes du Docteur Sigmund n'étant pas universelles, je crois.
  Etant enfant, j'étais brimé par mon grand frère hyper-actif et hyper-jaloux. Il cherchait à me faire pleurer (coups, confiscations, ...) et quand je fondais en larmes, il arrivait parfois que mes parents interviennent. Ne voulant pas enquêter indéfiniment - et risquer de se tromper parfois - ils interrompaient nos explications ("il m'a tapé" / "C'est lui qui a commencé" / "Non, c'est lui" / "Non, lui" etc...) et nous punissaient tous les deux, au nom de la loi "pas de détail", et mon frère exultait. Sa punition était désagréable ou douloureuse mais avoir réussi à faire brimer un peu plus, encore plus injustement, son petit frère écrasé constituait une victoire additionnelle pour lui. Pour moi, cette expérience maintes fois répétées a constitué, indirectement, une éducation à haïr le mensonge. Je haïssais aussi mon frère, je l'ai pardonné depuis, quand la fuite de sa première petite amie, qu'il frappait amicalement, l'a conduit à traiter autrui différemment.
  Puis à l'âge de 15 ans, blessé moi aussi sentimentalement, j'ai voulu tuer mon personnage, en apothéose tragique d'une histoire d'amour triste, clôturée par un rejet injuste. Mais, la nuit avant de sauter de la falaise, j'ai perçu avec terreur que l'Univers allait disparaître, je n'étais pas du tout un simple personnage du film que je regardais au quotidien... Les discours religieux et scientifiques, sur le caractère négligeable du point de vue personnel, m'apparaissaient soudain comme totalement artificiels, inappropriés. Ayant finalement survécu, ayant découvert le solipsisme dans certaines nouvelles humoristiques de Fredric Brown, ayant abordé la philosophie en classe de Terminale, j'ai un peu ordonné tout cela - difficilement, le cerveau embrumé par les psychotropes. Le mensonge ne me blesse pas pour crime de ne pas respecter La Vérité vraie, tout en ce monde-ci n'étant peut-être que les détails d'un rêve, généré par une partie présentement inaccessible de moi-même. Mais je continue à détester l'affirmation prétendant haut et fort à l'honnêteté tout en se trouvant en contradiction inavouée avec la conviction intime, la cohérence. Même dans un rêve, le personnage de mon frère était pour moi détestable quand il jurait à mes parents que j'avais commencé la série de coups, avant de se gausser de mes pleurnichements désespérés après punition imméritée. C'est tout.
  Ce parcours a débouché sur le besoin de cohérence, la demande personnelle d'éviter l'auto-contradiction injuste, sans que cela se réfère aucunement à La Vérité Vraie du Réel incontestable. Et ce n'est que ma position psychologique, je perçois autour de moi une infinité d'autres positions et je ne prétends pas qu'elles sont mauvaises, doivent être interdites et punies - je ne les aime pas, simplement. Je suis différent, je ne prétends pas être meilleur qu'autrui mais j'essaye de suivre mes propres valeurs, pour me détester un peu moins moi-même. De manière analogue, je ne prétends pas être Dieu créateur de toute chose, je pense simplement que ce monde n'est peut-être que mon cauchemar. Puisque ce monde contient l'idée de rêve non reconnaissable, il n'est peut-être lui-même qu'un rêve. Si autrui n'est pas qu'une illusion, il sait que je ne le rêve pas, mais je ne comprends pas comment il sait, lui, qu'il ne rêve pas. Quand je lui pose la question, il regarde ailleurs, et si j'insiste, on va m'enfermer comme malade mental. La logique leur fait peur, et je suis anormal en préférant la cohérence à l'injustice. C'est ainsi, c'est simplement un monde horrible qui donne une cohérence à mon parcours personnel, en étant dominé par de puissants malhonnêtes comme était mon grand frère. Soit, hélas. Avoir demandé pourquoi étaient séparés Racisme et Anti-sémitisme n'était qu'une des portes d'accès à la découverte du mensonge omniprésent. Tout le monde s'en fout ? Ce n'est pas grave, et il n'y a pas lieu de désespérer de l'honnêteté humaine, peut-être que les personnages ici sont des inventions cauchemardesques, et l'Humanité existe, quelque part...
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Ajout K, 20/01/2005 : thème incongru ici - les Energies Renouvelables
  Un de mes oncles, ancien élu écologiste et ancien directeur de laboratoire au CNRS, m'a transmis un long plaidoyer qu'il a écrit en faveur des Energies Renouvelables. Je l'ai lu avec attention, conscient que l'épuisement des ressources énergétiques fossiles pose des questions graves sur les voies techniques à développer d'urgence, et je pensais lui demander certains détails, lui adresser certaines objections, mais en écrivant cela, il est apparu que ce n'était pas du tout indépendant des idées ici traitées - du moins, ma lecture de cette problématique reste orientée par les thèmes qui me troublent, et la réponse de mon oncle pourra éclairer mes interrogations peut-être.
  Le lien racisme/carburants fossiles est peut-être un malentendu de ma part : la Guerre de 2004 en Irak semblait vouloir à la fois protéger l'état sioniste d'Israël (d'armes de destruction massive qui feraient face aux siennes) et prendre les réserves de pétrole au profit des occidentaux, au nom de la démocratie - démocraties nationales, surtout pas mondiale (démocraties nationales dont Israël est le symbole au Moyen-Orient, avec simple interdiction de retour pour les millions de Palestiniens expulsés…). Il est totalement exclu que les 6 milliards d'êtres humains consomment tous autant de pétrole que les Etats-Uniens - les réserves disparaîtraient en quelques années au lieu de quelques décennies, et seule la domination occidentale, qui maintient dans la misère la majorité de l'Humanité (tout en prétendant - en interne - à la générosité solidaire), évite cette calamité quasi immédiate. Ici cela n'est pas classé racisme, et c'est malhonnêtement logique : la majorité des électeurs de pays riches refuse d'avouer sa faute morale en excluant le partage de son confort matériel (acquis à la naissance, sans mérite personnel).
  Le discours de mon oncle en faveur des Energies Renouvelables claironne l'objectif de maintenir la prospérité en France, en investissant dans des secteurs nous protégeant du besoin d'importations, et dans des emplois non délocalisables. Je partage l'avis qu'il faut cesser de piller la richesse de régions pauvres du Monde, mais je pense que les énergies renouvelables ne changeront rien au problème de la délocalisation : les pales d'éoliennes ou batteries de photopiles peuvent être fabriquées pour beaucoup moins cher par les miséreux travailleurs asiatiques. Le fait que l'industrie pharmaceutique parte actuellement en Chine, que la programmation informatique parte en Inde, montre que le recentrage de l'Occident sur les "hautes technologies" est un leurre ne changeant rien au problème. Le recentrage des années 1990 sur "la Qualité" (ISO) est aussi un artifice pitoyable, le seul objectif en pratique quotidienne étant de cacher les problèmes à des auditeurs administratifs ultra-sévères mais techniquement incompétents - le commandement majeur est de perdre la lucidité détectant les anomalies embarrassantes, pour faire militairement ce qui est écrit, or cela peut se faire en Chine, moins cher. Les artisans locaux qui installeront dans chaque maison les tuyaux adaptés au chauffe-eau solaire seront bien Français, mais ils auront des salaires allant avec ce "statut" et la facture totale sera donc lourde. Si on l'accepte, si l'on acceptait de consommer moins pour acheter davantage Français, le problème de la délocalisation disparaîtrait - pas besoin d'énergies renouvelables pour cela - et les clients refusent... Pour avoir à la fois un salaire occidental et des prix très bas venant du quasi-esclavage asiatique, il faut une domination planétaire des nations riches, groupes privilégiés ne connaissant d'autre solidarité que nationale/communautaire/familiale, avec aumône aux pauvres comme aux temps de la Seigneurie médiévale. Je préférerais une remise en question courageuse (laïque ou chrétienne - ou musulmane ou judaïque, peu importe) de ce système injuste, en ouvrant les frontières aux travailleurs courageux simplement nés ailleurs. Les frontières seraient je pense abolies par un simple respect honnête de la loi démocratique : 1 être humain = 1 voix - avec référendum mondial sans collège privilégié. Cela ne sera pas, tout étant basé semble-t-il sur le patriotisme et le judaïsme orthodoxe, que je classe comme formes de racisme, anti-humanisme et manque de respect envers les spécificités individuelles (en bien ou en mal).
  En dehors de ces points majeurs, il y a une foule d'objections au texte de mon oncle, qui seraient hors-sujet ici, j'en retiens toutefois une, rejoignant ce que je disais sur le marketing occidental : lire que "les Energies Renouvelables créent de grandes activités commerciales" me fait sourire ou froncer les sourcils. Les ventes par Internet ont confirmé que le commerce traditionnel coûtait cher en n'apportant presque rien de plus qu'un surcoût inutile. Pour l'expérience que j'ai de la vie en entreprise, les commerciaux sont des parasites ne créant rien (ni invention ni production) et faisant venir de l'argent (un maximum) en pratiquant avec ferveur le mensonge au quotidien, avec une immense fierté au vu du succès des ventes. Ce n'est pas grand, non.
  La recherche de NégaWatts, de richesse par énergie économisée, est davantage convainquante. Mais au delà de mesurettes sur les consommations mineures (amélioration de rendement des ordinateurs ou ampoules électriques), il faudrait envisager de pénaliser l'emploi de machine à laver la vaisselle ou de fer à repasser, outils de mode consommant beaucoup et ne répondant à aucun besoin vital. Les média et la publicité ne nous ont pas du tout préparé à cela, et prônent explicitement le contraire : chasser toute idée d'équilibre frugal, encourager l'insatisfaction et le désir de luxe maximal, effréné. Les employeurs hurleront également qu'en freinant la consommation (occidentale), l'emploi disparaîtrait, mais je persiste à penser qu'au lieu de fournir toujours davantage à une minorité (mondiale) injustement privilégiée, on pourrait vivre frugalement et travailler pour répondre aux besoins essentiels de la majorité. Le fait de classer l'égoïsme communautariste en symbole de la vertu évite ce renoncement douloureux à notre vie d'enfants gâtés. Les majorités occidentales sont clairement alliées des Juifs orthodoxes refusant l'humanisme, et la fuite en avant continue ; les Energies Locales permettraient de continuer sur ce chemin quelque temps peut-être - ce n'est pas glorieux, seulement confortable, égoïstement.
  Je ne suis pas totalement naïf : j'ai conscience que l'assistanat type RMI n'est pas idéal non plus, et apporter le confort à une population indolente n'est pas mérité. Mais avec l'Asie travaillant bien davantage que l'Europe-Amérique en vivant dans la misère, sans consommer sa propre production, nous sommes les exploiteurs, clairement, votant pour cela.
  J'ai aussi conscience que ce sont des généreux naïfs qui ont généré le problème mondial majeur, en apportant la médecine moderne au Tiers-Monde (pour que moins d'enfants innocents ne meurent dans la souffrance) - comme la natalité n'y a pas décru (les religieux bloquant efficacement toute mesure freinant les naissances, au nom de textes antiques à vénérer en excluant toute actualisation), c'est l'explosion démographique, qui génère la misère mondialiste par le jeu infini des enchères décroissantes sur les salaires. L'injustice nationaliste anti-mondialiste est aussi très logique dans ce contexte : peut-être que 1 milliard d'êtres humains pouvait consommer à l'Américaine, mais c'est exclu pour 10, et comment faire pour un avenir à 100 milliards puis 1000 etc ? Faudrait-il remplacer les forêts vivant pour elles-mêmes et les océans autonomes par des cultures de plantes et algues jusqu'au maximum absolu avant l'obligation de migration vers l'espace extra-terrestre ? Au lieu de faire (avec appui religieux promettant le Paradis) la guerre aux Infidèles, aux Communistes, aux Arabes, il aurait été préférable je crois de poser les questions inconfortables de principe, qui sont nécessaires pour prévenir une révolte explosive sur cette planète aux richesses non infinies semble-t-il. Donner violemment tort à autrui est commode pour oublier ses propres petites fautes ("personne n'est parfait, et je suis plutôt bien"), mais ce confort psychologique s'avérera funeste s'il aboutit à la guerre mondiale, avec son cortège d'atrocités.
  Retour aux Energies renouvelables : dans ce texte de mon oncle, l'énergie nucléaire est classée comme énergie fossile, non renouvelable ; c'est peut-être un malentendu, mais de la part d'un scientifique biochimiste, je ne pense pas que ce soit un aveu d'incompétence, plutôt une habitude venue du marketing écologiste. On m'a dit à l'école que le pétrole (et le charbon, le gaz naturel) n'étaient pas des dons de Dieu mais le résultat d'une transformation chimique de la matière organique fossile, la biomasse préhistorique, et la combustion de ce stock le fait disparaître inexorablement, il faudrait des millions d'années pour recréer cette richesse ; de manière totalement indépendante, la planète Terre est décrite comme composée de minéraux fer, or, uranium, cela n'a rien de "fossile", n'est pas lié à la vie, et on peut trouver de l'uranium sur les autres planètes. J'ai lu aussi que l'isotope fissile (générateur d'énergie) dans l'uranium est très minoritaire, en stock très limité sur Terre ; toutefois la fission exothermique ramène à l'uranium simple + un peu de déchet Plutonium hyper-énergétique, dont la fission promettait de transformer l'uranium simple, irradié, en uranium exploitable, le cycle aurait été infini. Certes, les prototypes sur-régénérateurs du vingtième siècle ont peut être échoué, mais il aurait été honnête de démarrer la question de l'énergie non-fossile sur les doutes quant à la faisabilité (et non-dangerosité) future des voies nucléaires renouvelables : spatiale, sur-régénération, fusion contrôlée. Dire que le nucléaire est fossile semble traduire une pratique de l'amalgame pour davantage d'efficacité mobilisatrice auprès d'armées d'incultes soldats, mais vis à vis des personnes percevant le mensonge, c'est toutefois un facteur de discrédit grave, qui aurait dû être évité dans un texte présenté comme une logique objective imparable.
  Mon oncle pense que la production individuelle d'énergie naturelle "est un crève-coeur pour les administrations" hostiles à l'idée "d'avoir autant d'interlocuteurs anonymes". C'est effectivement très possible, mais il y a une logique: ponctionner 1000 petits contribuables est plus lourd, plus coûteux à gérer, que ponctionner 3 gros contribuables, obligeant à ponctionner davantage au total pour couvrir les frais de gestion accus. Autre élément culturel à envisager : il peut y avoir un consensus navrant, entre une logique aristocratique/capitaliste de droite, privilégiant les gros industriels, et une logique syndicale/socialiste de gauche, privilégiant les groupes importants, en méprisant tout autant les petits individus isolés. C'est le triomphe des forts, et gauche+droite fait 100% des suffrages (exprimés)… Mon oncle et moi-même pouvons rêver d'une autre voie, plus respectueuses des individus isolés, mais je pense que le seul espoir de connaître cela un jour est la rêverie, l'imagination, puisque le monde est par principe dominé par les dominants. Jésus-Christ et Karl Marx étaient bien naïfs.
  Tout un argumentaire porte sur la compétitivité des énergies renouvelables, en terme de prix, et cela me semble traduire une certaine innocence. Comparer une énergie solaire défiscalisée à une énergie pétrolière surtaxée conduit à une conclusion temporaire de rentabilité que peut ruiner un changement de fiscalité. Si l'on était en situation de concurrence loyale, sans favoritisme fiscal, tout pourrait de toute façon être bouleversé par un changement tarifaire soudain pour tuer la concurrence émergente : sachant que les prix n'ont aucun rapport avec les coûts, en système commercial, ils peuvent être baissés brutalement en générant simplement moins de profit. Le stock pétrolier étant limité, ce mécanisme ne durera pas éternellement, mais jusqu'au dernier moment, la logique d'enrichissement maximal des déjà-riches pourra les conduire à foncer droit dans le mur - pour acquérir les finances pour acheter alors la relève…
  Quand il est dit que "la chaleur solaire ou la chaleur de la terre ne sont pas taxables", je ne suis pas d'accord. Tout est taxable, la lumière reçue comme la terre sur laquelle on vit. Penser à la possession d'une télévision, taxée chaque année même si on ne l'allume pas, et à sa déclaration obligatoire. Posséder un système solaire peut être à déclaration obligatoire (avec inspections policières des non-déclarants, amendes, prison) et lourdement taxé, tout est imaginable, faisable.
  Quand la fiscalité lourde ne portera plus sur le pétrole mais sur les Energies Renouvelables, le prix de celles-ci risque d'apparaître prohibitif. Et je ne crois pas qu'il faille en conclure que le fisc est un abominable vampire cupide, son but théorique étant d'assurer la santé pour tous. [J'avais initialement écrit "la santé et l'éducation" mais je le retire, vu que l'éveil de l'intelligence lucide est farouchement condamné, et l'aboutissement ultime consistant à devenir écrivain ou ingénieur est très strictement réservé aux moutons bêlant dans la direction requise.] Certes, l'idéal généreux [de Santé pour tous] est totalement perverti par la pratique usuelle, d'enrichissement pour les politiciens et de privilèges pour les fonctionnaires (augmentations automatiques par ancienneté, grèves payées, retraites anticipées, tranquillité sans effort quotidien d'amélioration…), mais le système va sans doute s'écrouler prochainement - avoir voté la disparition des douanes pour acheter moins cher rend les emplois privés locaux non concurrentiels, et la richesse s'en va, elle ne pourra plus alimenter l'impôt ni la retraite par répartition. La fin me semble proche, peut-être même avant l'épuisement du pétrole, et cela change toutes les données prospectives, calculées par extrapolation du passé…
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Ajout L, 21/01/2005 : Inquisition
  Pour mon anniversaire, j'ai reçu l'intéressant ouvrage "Brève histoire de l'Inquisition". Il y est raconté, et les Réalistes ajouteront peut-être que c'est vrai (pour moi : peu importe), que l'Eglise dominante a massacré les Juifs et Musulmans, même convertis à la chrétienté, les métis, les contestataires voulant revenir à la pauvreté prescrite par Jésus Christ, elle a brûlé les livres présentant des logiques classées impures, etc. Et ces modes organisés d'intolérance violente sont présentés comme débouchant sur le nazisme antisémite, la répression communiste de la dissidence, le maccarthysme pourchassant les possibles sympathies communistes. Je comprends que les religieux peuvent se comporter comme les anti-religieux quand ils ont le pouvoir, en écrasant sévèrement toute mise en cause de leur domination, de leurs riches privilèges.
  Ceci entendu, je ne méprise pas le sentiment religieux, qui peut être (parfois ou souvent) aussi naïf et généreux que peut l'être (parfois ou souvent) le sentiment laïc. Entendre une parole convainquante dans la parole de Jésus Christ ou Karl Marx (ou Moïse ou Mahomet) peut éclairer, rendre meilleur. Je souhaiterais simplement que les formes criminelles de religion soient condamnées en application du droit commun. Les bûchers catholiques de Juifs médiévaux ne valent pas mieux que les modernes fours crématoires nazis, le judaïsme orthodoxe ne vaut pas mieux que l'apartheid. Il est regrettable que l'éducation religieuse soit un embrigadement quasi militaire dès la naissance, et non une invitation à oublier la dure logique quotidienne pour percevoir la lumineuse logique morale : il est bénéfique, même pour soi-même, de traiter autrui comme l'on voudrait être traité, l'échange à bénéfice réciproque vaut mieux que l'hostilité mutuelle et la violence - l'équité prévient la haine.
  Il me faut préciser un point : je ne suis pas un adepte du monde scientifique regardant avec condescendance le religieux, je suis coupable de relativisme au regard des scientifiques durs comme des religieux durs. J'ai renié l'éducation scientifique reçue et découvert un peu le monde religieux, mon parcours aurait pu être inverse pareillement, dans un autre environnement. L'école laïque m'a ainsi appris : "croire que le Soleil tourne autour de la Terre" est un enfantillage idiot et fut un dogme religieux aberrant ; je ne suis pas d'accord (avec la première partie). Je maintiens que, vu de ma position (et dans ce monde qui est peut-être un rêve), le Soleil tourne de l'Est à l'Ouest et disparaît la nuit, et les Australiens vivent la tête en bas (s'ils existent et que la Terre est sphérique) MAIS j'admets totalement qu'un Australien juge que c'est moi qui vit la tête en bas, et je comprends qu'un savant peut imaginer (et un astronaute voir) la Terre tourner quotidiennement sur elle-même, et annuellement autour du Soleil. A mon avis, il faut simplement accepter de tout entendre et chacun peut préférer ce qu'il veut sur un tel sujet ; selon moi, les professeurs n'auraient pas dû dire que le géocentrisme était coupable de stupidité, et en sens inverse le "Saint Siège" n'aurait pas dû forcer Galilée à se rétracter sous peine de brûler vif, je crois que les coupables sont plutôt les intolérants ayant le pouvoir d'écraser la différence bénigne. Je crois que tout dépend du point de vue auquel on se place, et tous les avis sans violence sont admissibles en tant qu'avis personnels.
  Remarque judicieuse qui m'a été faite : si le révisionnisme était interdit, si les jugements passés étaient sacrés, interdisant la découverte d'erreurs d'interprétation, Galilée n'aurait pas été "finalement réhabilité" par l'Eglise Catholique (en 1992, trois siècles après sa condamnation)… L'exception absolue de la Shoah, instaurée par la loi Fabius-Gayssot, est un mystère pour les historiens (condamnés au silence obligatoire), elle accorde un privilège exceptionnel à 1 drame parmi 1000, celui qui est sacré pour la communauté juive et "justifie" l'invasion de la Palestine. Le fait qu'un racisme judaïque orthodoxe dominerait en France les médias et le Congrès constitue mon explication - il y a d'autres explications, je l'admets tout à fait, je souhaiterais seulement comprendre une explication logique, honnête, que je n'ai pas entendue à ce jour.
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Ajout M, 22/01/2005 : Objection paternelle TRÈS majeure
  Mon père m'a fourni un élément capital pour faire le ménage dans mes pensées éperdues : l'injustice mondiale ne débouchera pas automatiquement sur une guerre/révolution mondiale - si la révolution de 1789 m'a été enseignée comme étant le résultat logique de la révolte des pauvres contre l'exploitation éhontée, c'est que l'enseignement des années 1970 véhiculait une idéologie marxiste réinterprétant l'Histoire à sa façon. Avec le recul, mon père (qui est diplômé d'Histoire et fut jeune communiste) juge que rien n'aurait bougé en 1789 si les bourgeois (avides d'accaparer la richesse des nobles) n'avaient encadré et encouragé la sourde colère populaire.
  Je suis convaincu : la guerre mondiale n'aura peut-être pas lieu. Nous resterons des salauds impunis (sur Terre). Les Occidentaux athées auront le beurre et l'argent du beurre, et les Occidentaux croyants trouveront des églises leur garantissant qu'ils auront le Paradis post-mortem en prime. C'est magnifique, pour ceux d'entre nous qui n'ont pas de problème de conscience. Simplement, personnellement, je plains les pauvres travailleurs asiatiques, nos esclaves… et j'approuve le Seigneur éventuel qui leur donnera le Paradis et nous chassera en Enfer.
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Ajout N, 23/01/2005 : Mariage
  Quand je disais que ma femme n'était pas impliquée dans ma réflexion, je me trompais partiellement : elle est intervenue à 3 niveaux, que je résumerai par les mots Réel, France, Christ.
- Mon premier livre, "Contre la Réalité" (1992-93) avait mobilisé mon raisonnement pour établir la validité logique et morale du refuge dans la rêverie, en fuyant le Réel. En 2001-2002, après deux ans d'hôpital, j'ai à ma grande surprise trouvé l'amour dans un monde vécu comme involontaire (Réel ?), et j'ai cessé d'être en situation de fuite, de repli les yeux fermés. J'ai commencé à regarder autour de moi, pour la première fois depuis l'adolescence.
- Quand mon épouse Philippine est arrivée en France, elle a été très choquée par les charges fiscales démesurées dissuadant les employeurs d'embaucher, par le RMI dissuadant du travail, par les grèves payées et incessantes des fonctionnaires, par le travail très minime et salaire élevé des enseignants toujours en vacances… Il m'a fallu expliquer ces usages choquants, intouchables ici, reconnaître leur totale aberration. Ce regard neuf et innocent m'a enseigné que les privilèges auxquels l'éducation m'avait habitué étaient en un sens des abus de pouvoir immérités. La vie aux Philippines n'est pas idéale non plus, avec l'université réservée aux enfants de riches, des journalistes malhonnêtes, des communistes et musulmans tueurs d'enfants, des politiciens accaparant l'argent des impôts et de l'aide internationale, des fonctionnaires fainéants (mais payés une misère, eux). Et cela a débouché sur mon égarement, mon incapacité à percevoir la respectabilité de ce Monde. Nous nous sommes souris, haussant les épaules, et en ouvrant la fenêtre Internet, je hurle seulement le malaise qui m'encombre. Sans déranger mon épouse, écrire se faisant en silence.
- Ma femme étant catholique, je l'ai accompagnée à la messe - où j'ai apprécié que des non-baptisés comme moi soient bienvenus. J'ai écouté les discours, disposé à me laisser convaincre, à me faire baptiser éventuellement. Et j'ai été frappé de voir les chrétiens réciter et chanter des paroles apprises par cœur, effectuer mille gestes rituels, avant d'aller jouer au Loto à l'exact opposé des paroles du Christ incitant à la frugalité. Et les prêtres ne soulevaient pas le problème, mélangeant faute de chacun et mystérieux pêché originel, ne faisant pas du tout comprendre le besoin d'agir autrement, demandant seulement à leurs troupes de venir prier à l'église, demander pardon au Seigneur bienveillant envers les croyants assidus… Ce fut une grande leçon également : Jésus-Christ m'a convaincu, l'Eglise m'a attrisé. Je comprenais leurs deux logiques, distinctes, et cela me permettait de mieux situer les deux millénaires d'Histoire décrits à l'école, sans ébauche d'explication (et encore moins d'explications contradictoires), sans faire comprendre comment nous commettons les mêmes erreurs, en condamnant des ancêtres (esclavagistes, aristocrates, illettrés) alors que nous ne valons pas mieux.
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Ajout O, 24/01/2005 : Nouvelles pistes
  Mon père a contesté mes propos de manière instructive :
- Le communisme ne vise pas du tout à accorder une égale chance de prospérité à chacun, il s'agit de supprimer toute approche individuelle en instaurant le travail en commun, à terme, même si cela peut commencer (comme au Chili) par une étape de confiscation-distribution. J'ignorais cet aspect, et cela me conforte dans l'idée que je suis plus individualiste que communiste. Mais comme je suis anti-capitaliste, ce pourrait être un facteur d'espoir, dans une voie médiane. J'ai conscience que la France a essayé cette voie intermédiaire, sous deux aspects : 1/ La participation gaullienne des salariés aux bénéfices, cassant la barrière entre possédants exploiteurs et travailleurs exploités 2/ La voie socialiste n'interdisant pas la voie privée mais favorisant le public. J'ai connu ces deux voies, perverties comme les extrêmes (capitalisme dur, communisme dur) par des favoritismes et privilèges immérités, et je ne sais pas s'il faut garder l'espoir de mieux faire ou renoncer à tout projet de politique idéale, d'Humanité juste et harmonieuse. Je vais renoncer, je crois.
- Il y a 1001 lectures des paroles du Christ. L'une d'elle (protestante ? je ne sais pas du tout) est que les riches privilégiés sont en droit de jouir de leur statut d'élus de Dieu et doivent simplement pratiquer un peu l'aumône, que les pauvres et les esclaves ne doivent pas se rebeller, et ils seront alors remerciés post mortem, heureux. Ce n'est pas du tout ma lecture et cela n'attire pas ma sympathie, du tout. J'ai par contre de l'estime pour une autre voie que je crois chrétienne : que les pauvres méritants du Monde entier aient la possibilité de devenir des individus en situation de confort, qu'il y ait égalité des chances (en récompense ou punition éventuelles) entre tous les nouveaux-nés, que les handicapés et fainéants ne soient pas condamnés à mort mais assistés chichement pour les inciter à l'effort, que les privilégiés sans mérite ni effort individuels les rejoignent.
- La logique américaine semble être que les riches sont supérieurement méritants, par principe - la capacité de générer de la richesse étant un talent. Je ne suis pas d'accord : la richesse obtenue par tromperie publicitaire ou politicienne, par exploitation des faibles sous-payés, par héritage, n'est en rien de la grandeur. Il m'est répondu que le succès publicitaire est un succès comme un autre, que les riches héritiers qui seraient mauvais en affaires finiraient ruinés. Je l'entends, mais je ne suis pas convaincu. Je n'ai d'estime que pour les inventeurs (et les artistes créant quelque chose qui me plaît), les travailleurs assidus et efficaces ; le monde des financiers et commerciaux ne m'inspire aucun respect. Et ce n'est pas de l'antisémistisme (contre des "métiers juifs") - j'ai lu que les Juifs avaient eu interdiction de cultiver la Terre en Europe et les catholiques : interdiction de répondre au besoin social de négoce et usure, conduisant à une spécialisation de la diaspora, fruit des circonstances historiques puis des traditions familiales. Peu importe, de mon point de vue : si le monde financier était dominé par des Chrétiens, je n'aimerais pas bien ces Chrétiens-là ; si la tradition juive avait été agricole, je serais tout aussi hostile au judaïsme orthodoxe anti-métissage ; dans le même temps, j'adore le personnage de Woody Allen, plaisant créateur et Juif marié à une Viet-Namienne.
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Ajout P, 25/01/2005 : Ecriture nocturne (retrouvée sur la table de chevet)
  Admettez, Monsieur Hitler, qu'un homme bon et travailleur, né aryen ou juif, vaut mieux qu'un homme injuste et fainéant, né aryen ou juif. Monsieur Sharon, cela s'applique aussi à Palestinien arabe ou Israélien juif ; Monsieur LePen, cela s'applique aussi à Français ou Etranger ; Monsieur DeVilliers, cela s'applique aussi à Européen ou Turc. C'est la logique individualiste, anti-groupiste, anti-judaïsme-orthodoxe, antiraciste (et antimachiste etc). Et je ne comprends pas du tout les prétentions à la cohérence des opinions adverses, si elles émanaient de personnes bonnes et travailleuses. Apparemment, elles n'ont de sens que pour les injustes ou fainéants, entendant obtenir (sans le dire) des privilèges par leur seule appartenance à un groupe, quel que soit leur comportement individuel. Sans cela, l'on m'expliquerait la logique qui m'échappe, j'imagine.
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Ajout Q, 26/01/2005 : Tableaux simplifiés
  Je comprends le besoin de classer les idées, simplifiées, qui conduit inévitablement à un peu d'amalgame. Je voudrais seulement expliquer qu'il y a divers groupements et que cela éclaire toute la question. J'avais fait des tableaux au brouillon, mais c'est compliqué à générer dans le langage html d'Internet et ça empêche de détailler les explications et réserve à chaque case. Essayons :
* CLASSEMENT OFFICIEL :
  Soit l'on est un criminel "raciste et anti-sémite", soit l'on est vertueux. Les abominables racistes anti-sémites sont symbolisés par Adolf Hitler et ses anonymes nazis, le Maréchal Pétain et ses anonymes collaborateurs, Oussamah Ben Laden et les anonymes kamikazes Palestiniens ; toute parole hostile à l'état d'Israël se classe dans ce camp du Mal.
* MES OBJECTIONS :
  Anti-sémite n'est pas synonyme d'Anti-Israël:
- Antisémitisme Pro-Israël. Dans les années 1930, je crois, quelques "penseurs" antisémites ont voulu régler "la question juive" sans extermination, par une expulsion forcée, une nouvelle exode les retirant d'Occident pour les chasser vers Israël/Palestine ou Madagascar/Australie, en confisquant leurs richesses au passage, évidemment.
- Antiracisme Anti-Israël. Dans les années 2000, le malade mental de sang sémite que je suis suggère (après peut-être une foule d'autres gens étouffés) que le favoritisme ProSioniste est raciste donc Mal, et que l'exode des Palestiniens est aussi injuste que l'exode des Juifs. L'antiracisme ne conduit ni à un Israël Juif souverain ni à une Palestine Arabe souveraine mais à la disparition des frontières et à la résolution, enfin, du problème des richesses indues, qui se pose à nouveau après le fiasco communiste et avec l'esclavagisme mondialiste sans douanes.
* MON CLASSEMENT :
  On peut être raciste et c'est mal, injuste (on préfère certains méchants à certains gentils), ou bien être anti-raciste et c'est douloureux quand on profitait de privilèges acquis à la naissance. La logique raciste s'appliquait dans l'extermination des Juifs, elle s'applique aujourd'hui dans l'expulsion de Palestiniens, la punition des familles ayant compté un individu terroriste, la guerre qui se prépare entre judéo-christiannisme et Islam. Classer ce constat antiraciste comme antisémite est malhonnête : je suis totalement convaincu qu'un individu de sang sémite (même à 100% et né en Israël) peut demander que soit autorisé le retour des Palestiniens expulsés, révoquer l'idée de Peuple élu de Dieu. Avant d'être tué parce qu'il dérange le classement officiel ou perturbe l'aveuglement de méchants fanatiques, racistes. Jésus-Christ rêvait, je crois, que l'antiracisme ne serait plus une anomalie isolée mais une prise de conscience générale - pauvre homme...
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Ajout R, 31/01/2005 : 60 ans d'Auschwitz
  Ma mère historienne m'a raconté - ou j'ai rêvé, c'est possible - qu 'Adolf Hitler avait été un artiste peintre amateur, terriblement frustré de voir, dans les Berlin et Vienne des années 1930, que seuls les artistes juifs pouvaient exposer, et donc vivre de leur art ou gagner la gloire. Cela m'a donné davantage à réfléchir que l'étalage médiatique, tout ce mois de commémoration, hurlant pour commémorer "l'incompréhensible abomination d'Auschwitz, incarnant le Mal absolu". J'ai compris quand j'ai vu une bande annonce expliquer que l'horreur des chambres à gaz expliquait la migration vers Israël, réparation de l'Humanité envers le peuple martyr… Je lis ça ainsi : il ne faut surtout pas comprendre le problème raciste mais fuir l'antisémitisme pour adhérer au prosémitisme… J'aurais souhaité entendre une autre voix dire ceci en parallèle : << l'horreur raciste de l'Holocauste était peut-être un racisme miroir, atroce, punissant (excessivement, en incluant des bébés innocents) un peuple ayant refusé de s'intégrer dans une Humanité non tribale ; pour réaliser l'idéal "plus jamais ça" des survivants et consciences modernes, le privilège migratoire raciste (qui a abouti au drame Palestinien) fut peut-être une erreur très grave, établissant les bases d'un nouvel Auschwitz futur ; il aurait peut-être fallu interdire le racisme judaïque orthodoxe proSioniste, tant ses formes antiGoy (Europe des années 30) qu'antiArabe (1948-2005). Les sémites chrétiens ou athées (ou musulmans, bouddhistes) auraient alors eu la protection qu'ils méritent pleinement, toute forme de racisme étant équitablement condamnée. Un judaïsme non-raciste aurait aussi pu être inventé (ou proposé plus largement, s'il existe dans quelque livre interdit par la hiérarchie religieuse). >>
  Dans les écoles occidentales où les enfants étudieront bientôt la Shoah toute une année, apprendra-t-on la lucidité antiraciste ou sera-t-on embrigadé pour soutenir le racisme sioniste ? Je pose la question, simplement. Si l'on me condamne en me classant avec un raciste criminel comme Hitler, je demanderai si Jésus-Christ avec sa parabole du Bon Samaritain/Arabe est classé (au nom d'Auschwitz ) "antisémite", donc criminel grave n'ayant pas le droit de poser des questions… Je n'aurai pas le droit de poser la question, je le comprends.
  Ce mécanisme aurait justifié que la frange extrémiste de la diaspora encourage secrètement ces Camps antisémites de la Mort, devenus la meilleure arme Sioniste, pour l'Eternité - une aubaine pour ce camp raciste (hurlant le contraire en façade), une profonde horreur pour mon antiracisme [Je ne dis pas "une vraie horreur" car j'ignore ce qui est vrai, et cela me discrédite aux yeux des Réalistes et psychiatres, me condamne au nom de la Loi Française]. Sacraliser l'Histoire est un choix que je respecte, pour un individu ou plusieurs, mais interdire l'avis hérétique me paraît profondément injuste. Et à mon avis, le comble du racisme odieux, au cours des derniers siècles, est l'extermination des Amérindiens, l'esclavage des Noirs, la tentative d'extermination des Juifs - et si l'horreur d'Auschwitz obligeait au judéocentrisme, je ne dirais pas que le symbole du racisme grave est l'antisémitisme des nazis/pétainistes/arabes, mais le racisme des nazis/sionistes/communautaristes.
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Ajout S, 01/02/2005 : Synthèse ?
  Je reprends mon analyse, parfaitement conscient qu'une extermination comme la Shoah antisémite est infiniment plus grave qu'un simple mépris comme le judaïsme orthodoxe anti-goy (même si c'est la source du retour de flamme) :
- Je pense que chaque individu humain mérite d'être jugé individuellement, même s'il est classé dans un groupe contenant des individus détestables ; si, de par sa naissance dans une communauté, il jouit de privilèges indus, il n'en est pas responsable étant bébé ou enfant, mais il doit en tant qu'adolescent puis adulte se rebeller contre cette injustice pour mériter pleinement le respect (et le Paradis post mortem éventuel).
- Cette position humaniste individualiste, non-raciste non-communautariste, est la mienne mais n'est pas sereine, car certains êtres humains abominables valent parfois moins que certains animaux adorables. Le mécanisme devrait être étendu à un individualisme non-humaniste mais je n'y arrive pas plus que les hindouistes et bouddhistes : j'écrase les moustiques avant de savoir s'ils vont piquer ou non…
- Dans le peuple indien du film Little Big Man, les seuls êtres humains dignes de ce nom étaient les membres de la tribu, les étrangers d'autres tribus ou autres races étant classés comme les animaux, bons à tuer/manger. Ce mécanisme communautariste, totalement distinct de ma position, se retrouve dans le judaïsme antique ayant forgé la notion de peuple élu, de Terre Promise éternelle. Il se retrouve dans l'apartheid, l'esclavage des Noirs et leur privation de droits civiques aux USA jusque dans les années 60. Les bûchers catholiques de Juifs convertis mais suspects relève aussi de ce mécanisme aveugle. Cela a débouché sur le nazisme exterminant les Juifs et Tsiganes, brimant les Slaves et les Français. Cela conduit au nationalisme xénophobe. Comme une tendance pour l'être humain, hélas.
- Aider l'Allemagne en 1945 en instaurant l'amitié franco-allemande et l'union européenne a été plus efficace pour stopper les guerres franco-allemandes que la punition de lourdes sanctions envers les familles coupables entre 1918 et 1933, qui a débouché sur la haine et une nouvelle guerre. "Aimez vos ennemis" peut en faire des amis, ça peut fonctionner même si cela semble naïf.
- Je pense personnellement que pour éviter une nouvelle Shoah (que les victimes en soient Juives ou Arabes ou Chinoises ou Occidentales), la bonne voie est l'individualisme considérant tous les nouveaux nés également respectables, exempts de culpabilité ou sainteté, avant de juger chacun selon ses actes personnels.
- Les populations auraient plus tendance à suivre le bon exemple, de Jésus-Christ ou autre, si elles n'étaient plus éduquées au combat et au triomphe par ceux qui confortent leurs mauvais penchants.
- Ce dont je rêve n'est pas confortable, pas populaire, je le comprends. Cela bannirait le Loto et les frontières nationales. Jésus-Christ applaudirait je pense (ou m'applaudit de Là-Haut, me guide peut-être), mais je pense que c'est sans espoir dans notre monde de démocraties nationales et de nations dominantes…
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Ajout T, 02/02/2005 : Sale individualiste !
  En étant individualiste, j'ai conscience d'être immoral selon les leçons de base des églises judéo-chrétiennes, de l'école laïque, de l'éducation communiste. Je voudrais m'expliquer : je ne suis pas du tout partisan de l'égoïsme effréné (prendre le maximum à autrui en lui donnant le minimum pour jouir soi-même un maximum) mais partisan du respect des qualités individuelles (récompense des méritants, hostilité envers les méchants et les injustes). Je pense que chaque individu balance entre gentil et méchant, et le manichéisme n'est pas approprié. Je souhaiterais que le guidage éducatif et médiatique (ou tout au moins le discours des prétendus intellectuels) tende dans (ce que j'estime être) la bonne direction - ou inclue au moins son énoncé parmi les voies admissibles.
  Le communautarisme omniprésent semble au contraire une convergence générale sur le principe d'un égoïsme de groupe, je n'aime pas cela. Quelques personnes lucides, classées prophètes ou inconnues, ont pensé que l'égoïsme effréné génère de l'injustice, colère, révolte, violence ; il vaut mieux tendre au partage des rétributions, à l'entente cordiale et au profit réciproque. Evidemment, dans ce contexte de partage, la logique égoïste qui semble ancrée en nous conduit (la majorité) à recevoir le lot commun en donnant un minimum (de travail) et l'utopie communiste s'est effondrée dans la misère populaire, malgré un endoctrinement sévère et une répression forcenée des pensées interdites. Une autre voie paraît possible : proscrire les égoïsmes de groupe (France, Europe, diaspora judaïque, monde judéo-chrétien, Occident) et chercher une récompense équitable des travailleurs assidus, des inventeurs géniaux, où qu'ils soient nés et quelle qu'ait été le contexte historico-religieux où ils ont été embrigadés par les institutions dominant leurs familles. Ce n'est pas du tout communiste, ni capitaliste, ni raciste, ni proSémite, c'est autre chose. Et ce serait permis si ce n'était pas classé antisémite, commodément, par des puissants pratiquant au quotidien un racisme dur en hurlant qu'ils combattent le pire des racismes.
  C'est simplement navrant. Je ne suis pas en colère, j'ai seulement envie de vomir, personnellement. Mais un individu comme Hitler a réagi par la haine aveugle et si on voulait vraiment éviter un nouvel Auschwitz, on ferait quelque chose de très différent. Non : la dilution du peuple Juif dans une Humanité fraternelle est classée antisémite, au nom de la lutte contre le racisme, c'est contradictoire, et dominant, au nom de la morale et de l'intelligence. Ce n'est pas n'importe quoi, pas une erreur malencontreuse, c'est un lavage de cerveau, et je suis anormalement résistant, même à double ou décuple dose… Faute d'argumentaire disponible pour me convaincre, je serai sans doute enfermé, interdit de parole. Mon cas isolé n'est pas grave, la violente révolte arabe sera matée par les armes, mais les victimes asiatiques de l'esclavage moderne vivent des milliards de drames silencieux, et c'est très moche. C'est un mauvais rêve, j'espère.
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Ajout U, 03/02/2005 : Droit à l'isolement
  Je suis un introverti affirmé, quasi pathologique. Je suis choqué que la nouvelle campagne contre le cannabis des jeunes annonce comme pire conséquence "le repli sur soi". Un rêveur solitaire vaut mieux qu'un violent dominateur, selon moi. Bien sûr, Mère Thérèsa est meilleure que moi, mais je ne fais pas partie des méchants. Un artiste fabuleux peut vivre reclus, un inventeur génial peut exercer discrètement le métier de balayeur, où est le problème ? Le problème est que les personnes faisant la parole publique sont tous des extravertis, rejetant les individus différents, qu'ils jugent inférieurs, méprisables. Ce n'est pas un racisme mais le mécanisme est le même.
  Mon premier livre était sous-titré "légitimité de la fuite vers un monde intérieur". Il a été balayé, enterré, sans l'ombre d'un argument. Simplement classé dans le camp du Mal. Je pense que mon regard vers l'extérieur sera maintenant traité de même.
  Quoi qu'il en soit, il peut paraître contradictoire qu'après avoir soutenu le repli sur soi, je sois devenu mondialiste en rejetant le repli communautariste. L'accusation d'auto-contradiction me blesse profondément, et je dois impérativement comprendre si cela répond à mon interrogation logique. Je vais procéder pas à pas :
- Mon idéal est la cohabitation non discriminatoire d'individus libres (de vie associative ou de repli isolé), ce qui me gêne est le principe raciste : les individus prétendent constituer un groupe (incluant certains contre leur gré, comme un français mondialiste et un juif antiSioniste) pour rejeter/brimer/exploiter les individus d'un autre groupe (où le classement est subi sans traduire des actes - couleur de peau etc). Je n'aime pas les groupes dominants sans mérite individuel, cela n'est aucunement en contradiction avec le droit individuel à préférer la rêverie intérieure aux fêtes en commun.
- Je comprends un petit peuple isolé craignant les immigrants. Les Indiens d'Amérique, qui étaient peut-être en guerre perpétuelle pour maintenir ou accroître leur territoire, sont un exemple peu plaisant, mais imaginons une tribu esquimaude s'étant établie là où personne ne voulait vivre : elle serait selon moi tout à fait en droit de dire maintenant, le chauffage moderne rendant la zone moins hostile : "nous refusons l'invasion des étrangers, nous avons entre nous un équilibre alimentaire précaire, frugal, solidaire, et l'afflux de pauvres ferait disparaître cela, en nous plongeant comme eux dans la famine, avec mort des plus faibles et souffrance extrême des survivants ; nous refusons cela, nous refusons l'invasion". D'accord, mais en suivant cette logique, que je respecte, le drame de la délocalisation peut disparaître aisément : rétablissons les frontières douanières, en les rendant beaucoup plus dissuasives qu'autrefois (autour de l'Occident, ou de l'Europe, de la France, la région, le département, le canton). Appliquons des droits de douane à 100 000% du prix d'arrivée - la délocalisation disparaîtrait instantanément, les bio-carburants remplaceraient le pétrole, etc. Avec simplement une augmentation colossale des prix, une baisse vertigineuse du niveau de vie. Retour à la rigueur frugale qu'ont connu nos ancêtres. C'est respectable, et je ne donne pas tort du tout à cette voie de l'isolement. Mais il faut accepter son inconfort extrême, et celui-ci est clairement impopulaire. Ce serait une autre civilisation, un autre millénaire à construire autrement. Sans avoir le beurre et l'argent du beurre, et la récompense divine en prime - la lucidité est clairement moins plaisante que les discours aveugles…
- La situation actuelle est très différente d'un repli isolationniste, et va s'écrouler d'elle-même je pense. Les clients voulant acheter au prix le plus bas possible ont fait disparaître les frontières douanières, votant pour cela. Il faut donc être localement concurrentiel, sinon l'emploi s'en va, donc les salaires s'écroulent, automatiquement, et même les fonctionnaires (et les retraités français, du fait de la répartition sans capitalisation), protégés de la concurrence, devront suivre le mouvement vers la misère puisque les recettes fiscales et sociales vont disparaître. Cela paraît tellement logique, pourquoi nos politiciens ne tirent-ils pas l'alarme, pourquoi nos intellectuels ne comprennent-ils rien à l'auto-destruction du système qui s'annonce ? Ma réponse : ce doit être un mauvais rêve, de simples personnages virtuels dénués de pensée, de lucidité.
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Ajout V, 04/02/2005 : Statistiques et lucidité
  Mon hostilité aux logiques groupistes trouve appui dans mon rejet argumenté de l'approche statistique usuelle. Je sais pertinemment qu'un test scientifique pourrait montrer que le peuple juif est plus efficace ou plus créateur que le reste de l'Humanité, comme il a pu montrer autrefois que le QI des Blancs était supérieur à celui des Noirs. C'est un malentendu qui confond a priori (jusqu'à preuve du contraire) les traditions éducatives familiales (ou religieuses ou nationales) et les valeurs intrinsèques des individus - vieux débat entre l'inné et l'acquis. Mais surtout, c'est une erreur grave de méthode et conclusion : on pourrait prouver de cette façon que les hommes ont un poids supérieur aux femmes et doivent donc payer leur billet d'avion plus cher ; c'est démontrable sur la différence de moyenne, de médiane, différence de minimum, de maximum ; il n'empêche que je trouve totalement scandaleux qu'un petit homme anormal de 50kg soit puni pour surpoids alors qu'il est assis à côté d'une grosse femme anormale de 100kg exonérée de surtaxe. Peu importent les groupages, il faut peser les individus, un à un, punir les mauvais et récompenser les bons, selon mon idée "individualiste" de la justice morale. Le racisme n'est qu'un cas comme un autre d'injustice groupiste, de statistiques mal manipulées et non comprises. Et je comprends que la majorité des électeurs soit hostile à l'équité individuelle : même en étant stupide, fainéant, malhonnête, on peut avoir le confort si l'on a un statut privilégié, si l'on est né du bon côté de la frontière, on peut partager intensément la gloire sportive si l'on a le même passeport que le champion décoré. C'est compréhensible, psychologiquement, c'est l'amour de la récompense, même indue. Ce n'est pas mon idée de la morale.
  J'ai conscience que si on est intellectuellement pauvre, physiquement faible ou handicapé, la vie n'est pas facile, et il serait triste que les brillants aient tout le confort en brimant les "ratés malgré eux". Mais j'estime qu'en étant simplement travailleur, honnête, appliqué, on peut mériter un certain confort. Et beaucoup d'Asiatiques sont injustement miséreux, et beaucoup de fonctionnaires français sont injustement privilégiés. Le fait qu'il y ait beaucoup de Juifs brillants (artistes, docteurs) ne justifie pas le mépris anti-goy, la brimade anti-arabe. Le fait qu'il y ait beaucoup d'arabes délinquants ou terroristes ne justifie pas non plus l'alliance Occident-Israël : évidement, il faut que les terroristes soient punis, mais surtout pas les innocents, ce serait du racisme. Et si je mets un conditionnel, c'est parce que je ne suis pas sûr de la Réalité de ce Monde. C'est ici permis, puisqu'il n'y a pas dans cette phrase de victime juive.
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Ajout W, 06/02/2005 : Action proche
  Si j'en suis venu à ma position antiraciste, ce n'est pas par théorie philosophico-religieuse grandiloquente affirmant le Bien et le Mal, mais simplement parce qu'étant enfant je haïssais mon propre frère, tandis que les premiers battements de mon cœur ont été suscités par une camarade vietnamienne, avant que je ne tombe amoureux fou de sa meilleure amie, d'origine juive. Peu importait selon moi la proximité et similitude de sang ou d'habitation, les individus adorables méritaient d'être adorés, les individus détestables méritaient d'être détestés. Ce fut une introduction personnelle marquante à des problèmes beaucoup plus graves, qui font les violences et misères du Monde.
  Les Franco-Britannico-Hispaniques ont semble-t-il conquis le monde outre-mer, en écrasant racistement des peuples et cultures jugés inférieurs, mauvais, en affirmant que c'était pour le Bien des populations écrasées (avec la totale approbation des églises judéo-chrétiennes de l'époque) ; puis les Germano-Italo-Japonais, jaloux, ont voulu s'approprier cette richesse volée et ce fut la guerre 1939-45, qui nous est présentée comme l'écrasement du Mal par le Bien. Je ne suis pas d'accord : plutôt du Très Mal par le Mal. Je sais que ce sont les vainqueurs qui écrivent les leçons d'Histoire, mais j'entrevois une autre attitude qui pourrait stopper l'engrenage conduisant aux guerres à venir : l'autocritique et la tentative d'équité au détriment du confort indû. Ce n'est pas du tout populaire mais c'est très beau, à mon goût. Des Blancs ayant le pouvoir ont renié l'apartheid, des mâles ayant le pouvoir ont renié le machisme, des Juifs humanistes peuvent pareillement renier le judaïsme orthodoxe, des Occidentaux peuvent renier le quasi-esclavage des Asiatiques. Même en situation de profiter d'un privilège, chacun est je crois potentiellement capable de choisir l'inconfort matériel immédiat pour tendre vers la Justice - avec ou sans récompense divine. Hitler avait tort de penser que c'était impossible pour un individu de sang juif, il faudrait le lui prouver avec éclat (alors que son Fantôme rigole, j'imagine, et triomphe aujourd'hui, en regardant ce Monde qui semble lui donner raison, en un sens).
  "Non au racisme" devrait signifier selon moi "Non à la notion de race" au sein de l'Humanité. Tout au contraire, clamer "Non au racisme, ou en tout cas, avant tout, non au racisme contre les Juifs" semble une contradiction absolue, totale, qui me saute au yeux, me choque. Le monde dit intellectuel s'en fout éperdument ou pire : approuve la focalisation contre l'antisémitisme, et c'est triste. Je sais que cet univers dit intellectuel est en Occident à très forte domination israélite, mais je le répète : quelques mauvais Juifs font beaucoup de mal à des innocents de sang juif. Au lieu de se laisser exhorter au communautarisme strict, la majorité silencieuse des individus Juifs devrait comprendre que c'est le racisme orthodoxe qui crée l'antisémitisme en retour, automatique, et plus abominable encore. Il faut avoir l'honnêteté de ne plus se prétendre supérieur quand on ne l'est pas. Une égalité des chances à la Naissance rendrait peut-être le monde juste, sans brimer des innocents et pousser les tempéraments rebelles à devenir violents. Pareillement, les Occidentaux devraient être lucides en comprenant que leur supériorité sur les Asiatiques n'est pas davantage méritée - le problème de principe n'a rien de spécifiquement judéo-centré, c'est la tendance psychologique à rechercher le confort maximum, même immérité. C'est très moche, mais il y a peut-être quelque espoir : pour moi qui ne croit pas à l'Histoire donc à l'expérience, rien ne prouve qu'un éveil quasi général à la lucidité soit impossible. L'éducation des masses n'a pas eu ce résultat, mais un déclic reste possible. Si j'étais croyant, je prierais pour cela - je ne suis pas croyant, et je vais refermer les yeux…
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Ajout X, 07/02/2005 : Frisson nocturne
  Si l'on combattait bien le racisme de manière indifférenciée, l'antisémitisme (anti-sang-juif) disparaîtrait comme le sentiment anti-peau-noire (et jaune et rouge) ; mais puisq'on nous exhorte à bannir spécialement l'antisémitisme, et qu'on tolère discrètement le racisme proSémite, je pense que l'antisémitisme perdurera et les autres racismes aussi, toutes les leçons étant invalidées par manque total de cohérence, de crédibilité. Les communautaristes combattant le mixage - s'aimant eux-mêmes exclusivement - auront gagné, les humanistes aimant l'autre auront perdu. C'est cela que j'entrevois derrière l'expression "Non au racisme et à l'antisémitisme". Et pour corriger cette malhonnêteté (si ce n'est pas qu'un délire de ma part), il ne faudrait pas protéger pareillement un autre communautarisme français ou européen ou occidental ou judéo-chrétien, c'est un mécanisme analogue de "rejet de l'autre" - la leçon morale contre le racisme conduit au contraire à l'humanisme mondialiste, partageant la misère laborieuse des Asiatiques. Et si quelques financiers capitalistes règnent injustement en maîtres sur les foules de travailleurs quasi esclaves, cela suscitera des actions terroristes isolées, en nombre croissant, même si les masses resteront écrasées sous la menace des ogives nucléaires. On sait maintenant que le communisme (fonctionnariat généralisé) ne marche pas, conduit à l'abandon de l'effort, mais la rétribution équitable de l'effort ou création, avec récompense non transmissible à des enfants gâtés, paraît possible. La limitation des naissances aussi paraît possible, en échappant aux doctes religieux déclarant sacrés des commandements discordants et datant d'avant la médecine efficace… Ce pourrait être le résultat au bout d'un troisième millénaire affreux, marqué par des bombes sales dans les deux sens, des votes sales, des religieux donnant raison à chaque camp. Ça me fait peur.
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Ajout Y, 14/02/2005 : Différence et proximité
  La télevision nous a dit que le CRIJF (représentant les Institutions Juives de France) a protesté contre la politique trop pro-arabe du gouvernement français au Moyen-Orient, et le Premier Ministre a répondu qu'il allait accroître l'effort de lutte "contre le racisme et l'anti-sémitisme". L'antisémitisme dénoncé par les Juifs orthodoxes semble ainsi signifier: "Espèces de monstres racistes, ce n'est pas parce que nous sommes racistes que vous avez le droit de l'être envers nous ou d'être hostile à l'Israël théocratique ayant très justement expulsé les Palestiniens!" C'est un malentendu, j'espère, mais il m'incommode. La notion de race, de peuple, devrait s'éteindre pour que le racisme (dont l'antisémitisme) triomphe, le reste ressemble à une guerre de races ou groupes visant la domination.
  Selon moi, le crime d'Hitler n'est pas d'avoir réquisitionné avec Pétain la richesse des banquiers Juifs opulents méprisant les goyim (non-Juifs), c'est d'avoir tué des bébés innocents sous prétexte qu'ils avaient du sang Juif. C'est très grave, c'est abominable, mais pour être juste, il faut séparer les choses, sans faire l'amalgame comme Hitler (ou grâce à lui). De nos jours, les bébés palestiniens dont la maison a été détruite parce que leur père a commis un crime (atroce) sont pareillement des victimes au nom du sang. Si Hitler avait exterminé les Arabes ou les Noirs ou les Jaunes, cela aurait été aussi grave. Les bébés Tsiganes ont connu les Camps de la Mort nazis, selon les Historiens et dans l'indifférence générale de ceux faisant la morale publique aujourd'hui. Moi je dirais que: oui, l'éducation au vol itinérant est mauvaise, mais cela ne justifie pas de punir les tsiganes innocents, il peut y en avoir ; oui, l'éducation à s'enrichir aux dépens des Non-juifs, à chasser les arabes, est mauvaise, cela ne justifie pas de punir les Juifs innocents, il peut y en avoir.
  Certes, préférer des proches à des étrangers est totalement respectable selon moi, sur un plan privé ou sentimental, ce n'est choquant que quand il y a un mécanisme généralisé organisant la discrimination, bannissant l'égalité des chances. Les religions dominantes ont fait beaucoup de mal en ce sens.
  Même la haine aveugle relève de la simple erreur, tant qu'elle reste intérieure. Il est dommage que l'hôpital psychiatrique soit destiné à des gens comme moi, en quête de compréhension honnête, équitable, tandis que des menteurs sont élus et acquièrent le pouvoir de parole, législation, police, armée, psychiatrie, exécution (Hitler, Sharon, Bush Jr, Staline... auraient pu être simplement internés avant d'avoir fait tuer). Je ne suis pas étonné que Jésus-Christ ait été mis à mort après sa parabole antiraciste du bon arabe possible et son désaveu des richesses non méritées. Si cet homme était Dieu en personne, peu de gens semblent avoir compris la leçon divine. Nous brûlerons presque tous en Enfer, alléluia...
  Dans mon premier livre, j'interprétais de manière critique la parabole du Bon Samaritain, très différemment de ce que je fais aujourd'hui (en suivant ma tante qui avait objecté qu'il y avait une lecture plus simple, tout aussi intéressante). Je dois faire une synthèse:
- A la place de Jésus, Juif non-raciste parlant à des Juifs racistes, j'aurais dit ceci: (l'introduction étant : - aimez votre prochain comme vous mêmes... - mais qui est notre prochain ?) "Un jeune arabe non-violent est attaqué par un arabe violent et laissé quasi-mort au bord du chemin ; deux rabbins passent là et détournent leur regard ; un Juif non-pratiquant passe ensuite et s'émeut de la détresse du blessé, l'aide à se relever, paye les soins ; question: qui a aidé son prochain? Si vous répondez: le troisième passant, vous avez compris et aurez la Vie Eternelle." Parfaite leçon de générosité et d'antiracisme.
- Ce n'est pas ce que Saint Paul a rapporté, et je pense qu'il a simplement voulu déformer pour être efficace: "aimez vos ennemis" est notoirement difficile, et il est plus facile de convaincre avec "soyez aimé de vos ennemis". C'est devenu quelque chose comme: "Un jeune juif pratiquant est attaqué par un méchant et laissé quasi-mort au bord du chemin ; deux rabbins passent là et détournent les yeux ; un arabe méprisé passe ensuite et aide le blessé, généreusement, paye les soins. Qui le blessé doit-il aimer?" La suite est la même. L'arabe n'est aimé que parce qu'il a été exceptionnellement bon, c'est un premier pas (un arabe peut être aimé), même si la morale chrétienne va théoriquement bien au delà (aimez a priori les arabes aussi). J'avais été interpelé par la discordance apparemment illogique (d'où une mise en cause intéressante de la logique, etc), mais la leçon antiraciste avait un intérêt aussi, que je perçois maintenant.
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Ajout Z, 15/02/2005 : un Sémite antisémite!
  Après avoir dit que j'étais terriblement blessé par l'accusation d'auto-contradiction, je dois faire face à une objection déchirante: sémite antisémite! Reprenons pas à pas:
- Je dissocie antisémitisme (anti sang-juif, punition des bébés) et anti-sionisme (anti racisme-orthodoxe). Je suis sémite de sang, antisioniste d'opinion, il n'y a pas contradiction, si l'on se défait de l'amalgame public rabâché jour après jour.
- J'ai par deux fois tenté de me tuer, et je ne m'appuie donc pas du tout sur l'argument "je m'aime donc ça prouve que j'aime des Juifs". Je ne suis pas narcissique, et me trouve très laid, déséquilibré, mais Jésus-Christ et Woody Allen sont dans mon esprit des Juifs aimables.
- Si j'ai voulu mourir, ce n'est pas méchamment en hurlant "espèce de sale Juif!" mais gentiment, tristement, en visant un néant éternel: "arrêtons-là de souffrir, c'est sans espoir" (forme de bouddhisme athée).
  Il n'y a pas là de contradiction. Je ne colle simplement pas du tout aux modèles classificateurs, je suis anormal et je l'admets. Le problème n'est pas là, le problème ici traité est la punition d'innocents, la misère relative de gens méritants plus que nous.
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Ajout Z1, 06/03/2005 : autre violence
  A la télévision hier, un reportage sur les violences conjugales m'a frappé. Il y était dit que 10% des épouses françaises étaient battues, que 6 femmes en mourraient chaque mois. La militante féministe interviewée s'offusquait que cela choque mille fois moins les pouvoirs publics et les médias que 1 crime annuel relevant du "racisme ou antisémitisme"...
  Je suis d'accord que toute violence à l'encontre d'innocent est condamnable pareillement, et que les victimes juives ne sont pas un million de fois plus graves que les autres. Toutefois, je n'aime pas non plus le groupisme parlant des femmes battues et des hommes violents - les individus battus sont des victimes et les individus violents sont condamnables, quel que soit leur sexe ou leur sang ("leurs chromosomes" disent les savants). Il est choquant que soit fait appel à des subventions d'Etat mettant à l'amende tous les hommes (dont peut-être 50% de non-violents) pour indemniser toutes les femmes (dont peut-être 1% battent leurs enfants ou leur mari). Peu importe ce que disent les statistiques sur les moyennes, il faut je crois juger équitablement chaque individu selon ses actes. Sinon cela condamne des innocents et innocente des coupables. Comme le communautarisme raciste, relevant des mêmes douteuses logique et morale. Le simplisme peut être efficace, mais il n'est pas pertinent, pas honnête à mon sens.
  Cependant, je suis d'accord avec l'appel à l'éveil des pré-adolescents au problème de la violence domestique, sujet aussi grave je crois que la Shoah qui sera peut-être enseignée toute une année en France. Actuellement, poussées par le journalisme (sportif, people, politicien), par la scolarité (appelant à vénérer les "grands hommes") et peut-être par des tendances animales innées, beaucoup de jeunes filles choisissent comme princes charmants les jeunes hommes les plus dominateurs, champions ou riches, en ignorant comme femmelettes méprisables les doux rêveurs romantiques au coeur tendre. Mais certains de ces maîtres es-virilité s'avèrent des brutes méprisant autrui, écrasant tous les faibles, avec violence s'il y a velléité de résistance. C'est je crois la source essentielle du problème des violences conjugales : "cet homme vous bat, et c'est très mal, mais pourquoi l'avez-vous choisi en rejetant le gentil qui vous aurait aimée tendrement ?" - c'est en un sens un retour de bâton (comme le pro-sémitisme outrancier génère l'antisémitisme)... "Mais ce n'est pas vraiment une faute personnelle de votre part, tout était organisé pour vous pousser à un tel choix". On devrait changer le guidage éducatif.
  Il faudrait cesser de nous bassiner avec l'antisémitisme, ou officiellement "le racisme et l'antisémitisme", il faudrait simplement et fermement condamner la violence à l'encontre d'innocents. Mon idée de la Justice est le respect équitable des victimes, sans privilège pour ceux appartenant à des groupes influents. Plus grave : les groupes dominateurs génèrent de la protestation contre l'injustice ; faute de réparation, cela génère de la haine, à terme de la violence ; il faudrait au contraire respecter les individus isolément, équitablement, pour prévenir la violence groupiste frappant des innocents. Mais cette justice ne semble pas du tout le but de la "morale publique" : il semble falloir au contraire protéger la domination judaïque sur la Palestine, dissuader les mariages juives/non-juifs et juifs/non-juives... J'ai peu d'espoir dans une amélioration à venir. Jésus-Christ est mort, incompris je crois, même si des leaders ont hurlé suivre sa voie, en massacrant puis internant les avis émettant quelque objection, évidemment - c'est humain, c'est moche, simplement... Ainsi soit-il. :-(
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Ajout Z2, 21/03/2005 : Amérique minquienne
  Ma mère m'a prêté un livre pouvant m'instruire : "Ce Monde qui vient", d'Alain Minc. J'en ai lu le premier huitième hier, concernant les USA, et c'est vrai que cela rejoint et enrichit mon analyse.
- La Recherche aux USA est en train d'être conquise par les Asiatiques, qui empochent la moitié des hauts diplômes dans les secteurs de pointe.
--> Cela rend douteuse l'objection qu'on venait de m'asséner : "l'Occident gardera le leadership en Recherche/innovation, les Asiatiques n'étant capables que de copier l'existant". Cette opinion n'était pas mienne, par simple conviction anti-raciste (éventuellement aveugle), et je note donc que certains Réalistes sont conduits (par ce qu'ils nomment "les faits") à un point de vue voisin du mien, traitant leurs confrères confiants (dans la prospérité occidentale à venir) d'aveugles.
  Toutefois, l'argumentation est ici très peu convainquante, car les hauts diplômes ne garantissent en rien l'innovation. Par expérience, j'affirme que - dans ce monde, même si c'était un rêve - la seule supériorité des Hauts Diplômés qui se prétendent "l'Elite" est leur statut de dominants, dirigeant, orientant, décidant. La plupart d'entre eux ne sont ni inventifs, ni rigoureux, ni honnêtes. Leurs diplômes expriment seulement qu'ils savent bien réciter, bien obéir, bien mentir (voir mon site http://www.kristofmeunier.fr/scandal.htm). L'invention est ailleurs, anonyme, écrasée ou refusée, récupérée ou achetée parfois...
  Certes, une grande Culture technico-scientifique évite de se perdre dans des impasses déjà explorées, mais les outils de recherche Internet dans la bibliographie scientifique permettent aujourd'hui d'accéder à des données infiniment plus riches et actualisées que l'enseignement universitaire passé. Les leaders en blouse blanche semblent détester cette dissémination de l'information scientifique, et n'en ont pas informé les "grands" managers, littéraires, juristes et commerciaux (qui se prétendent aussi une Elite très supérieure, sans me convaincre aucunement). Comme le travail manuel, le parcours bibliographique était automatisable, et ce progrès (tant en efficacité qu'en "démocratisation") rend inutiles beaucoup de "compétences" qui étaient cher payées, jalousement gardées par une minorité. Bien sûr, lire un texte technique ardu n'est pas facile pour les gens ne comprenant rien au sujet, mais le cadre des individus pouvant comprendre est beaucoup plus large que la poignée de Hauts Diplômés qui se sont différenciés par leur grande ambition à l'adolescence.
- Le moteur économique principal est la concentration du savoir académique, de la recherche et donc de la technologie.
--> Cette vue semble naïve, crédule. En Science, il n'y a pas de Savoir, les théories sont simplement "temporairement acceptées" dans l'attente de preuves contraires. (De même, en technique, il y a peu d'impasses éternelles, et beaucoup de voies impossibles autrefois deviennent viables du fait de progrès indépendants, qui génèrent parfois des possibilités révolutionnaires - pour les percevoir, il faut avoir l'esprit assez ouvert pour re-formuler naïvement les questions enterrées.) Ce n'est peut-être pas ce qu'affichent les leaders scientistes, mais c'est un principe évident selon moi (des ouvrages épistémologiques m'ont convaincu il y a bien longtemps), et sans cette démarche pragmatique, nous en serions vraisemblablement encore au Moyen-Age, sclérosé, avec respect obligatoire et éternel du Sacré intouchable. Prétendre au Savoir, à La Vérité, relève d'une religion préférant des certitudes sécurisantes à une humilité génératrice de progrès. C'est un choix, ce n'est pas le mien. Je l'admets très bien des petites gens cherchant des repères, je l'admets très mal des autorités "intellectuelles" tirant puissance et richesse de prétentions mensongères.
- Aux USA, un énorme renouveau religieux est en train d'enterrer la primauté de la raison, même si celle-ci a pu générer l'efficacité et la richesse.
--> C'est très triste. Mais l'Europe n'est je crois pas vraiment différente, suivant le même mouvement anti-lucidité. Ce ne sont simplement pas les convictions religieuses de toutes sectes qui sont ici promues, mais le leadership des groupes dominants, qu'ils soient religieux ou athées. Personnellement, je souhaiterais une liberté de "penser sans violence" (et sans appeler "violence" la résistance de conscience aux dogmes sacrés), tandis que l'Amérique semble l'interdire tant qu'un gourou n'a pas fait de cette voie une religion, tandis que l'Europe semble l'interdire car seuls les leaders autorisés ont le droit d'exprimer un Bon Chemin.
- Le seul point commun entre l'évolution actuelle de l'Europe et des USA consiste à protéger le féminisme, le communautarisme, l'homosexualité.
--> Je le note, et je suis tout à fait d'accord sur 2 points : révoquer le rejet des femmes et des homosexuels, qui s'apparentent à des racismes en condamnant des gens que je trouve estimables (je ne pense pas que toutes les femmes et tous les homosexuels sont bien, mais que ces groupes contiennent a priori des gens bien et des gens mauvais, tout comme le groupe des mâles hétérosexuels - et je me fiche éperdument des fréquences relatives, classiquement comparées pour élire tel ou tel groupe, je souhaiterais que les individus soient jugés un à un, sans préjugé groupiste/raciste, sans discrimination).
  MAIS je suis en profond désaccord sur le troisième point, même si je constate sa force croissante : je suis d'avis que le communautarisme est à l'exact opposé d'un respect de chacun, c'est une forme de tribalisme, de racisme, de rejet de l'autre, et il devrait selon moi être présenté comme une tendance mauvaise, non comme un droit respectable à encourager, protéger. Cela ne mérite certes pas du tout la peine de mort, mais je considère que l'éducation communautariste est une faute morale grave - selon mes valeurs humanistes, antiracistes. Tout le problème est là : l'antiracisme profond est classé anti-sémite donc Hors-la-Loi en Occident... J'espère que Monsieur Minc a raison et que le Monde sera dominé un jour par les Asiatiques bouddhistes modérés et non plus par (ou pour) les Juifs ultra-orthodoxes. Cette évolution fairait cesser l'égarement dans une auto-contradiction décrétée obligatoire. (Précision encore : quand je dis "les Juifs ultra-orthodoxes", je ne prétends pas le moins du monde que "tous les Juifs sont ultra-orthodoxes", comme je ne prétendrais absolument pas que "tous les chats sont noirs" en disant que "les chats noirs sont peu visibles la nuit". Il est plutôt rare que le fait d'accoler un nom et un adjectif constitue un pléonasme, et les accusations pratiquant l'amalgame par extrapolation vertigineuse au nom de la suspicion devraient être rejetées, simplement, honnêtement, si le pouvoir était honnête - rien ne l'indique, dans ce Monde apparemment pourri depuis toujours et pour toujours...).
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Ajout Z3, 23/03/2005 : Minc à vomir...
  Je pensais finir de lire "Ce monde qui vient" avant de revenir en parler ici, mais je ne pourrai pas le finir, ce texte est trop insupportable, révoltant, je vais arrêter là où j'en suis aujourd'hui. Je ne vais pas continuer à me laisser insulter, page après page, sans un seul argument, par un prétendu penseur qui parait à ce point malhonnête. C'est trop.
- La société israélienne est hyper-démocratique (...) Le nazisme et le communisme détestaient la démocratie et le marché, donc le monde occidental (...) un antioccidentalisme qui va jusqu'à la haine viscérale des Américains et des Juifs.
--> Bien, Monsieur Minc, puisque la vertu démocratique de l'Occident s'est incarnée dans la lutte franco-américaine contre le nazisme en 1939-45, la création d'Israël en 1948, la guerre américaine anti-communiste des années 50, dites-moi pourquoi les Noirs n'avaient pas le droit de vote aux USA jusque dans les années 1960, pourquoi à la même époque un système de collège brimait la majorité des Algériens Français en leur ôtant le droit à l'auto-détermination, pourquoi les Palestiniens expulsés par millions n'ont pas droit de retour pour voter dans le pays où ils sont nés, pourquoi la terre d'Amérique n'est pas rendue aux Indiens comme la terre d'Israël a été rendue aux Juifs sionistes? Je respecte certains Juifs et certains Américains, mais la majorité des électeurs d'Israël/USA/France/Occident me parait immorale, exigeant comme vous de jouir de privilèges totalement immérités. Le comprendre et réorienter les mentalités éviterait de générer/encourager la haine chez les non-Occidentaux, qu'ils se révoltent un jour ou non. Le respect se mérite, Monsieur, et vous entraînez/confortez au contraire vos lecteurs dans une mauvaise voie je crois. Vous méritez d'être haï et travaillez à ne pas être puni seul, pour qu'il y ait des victimes innocentes, discréditant l'opposition et vous innocentant du même coup. Cela semble astucieusement mensonger, c'est très moche.
- Les Chinois ont le chromosome capitaliste, tandis que les Russes sont inaptes à créer de vrais entrepreneurs.
--> Cela s'appelle du Racisme, Monsieur Minc: généraliser en parlant de valeur innée de tout un peuple, nouveaux-nés inclus, et d'incapacité congénitale de tout un autre peuple, nouveaux-nés inclus. Libre à vous d'aimer les individus cherchant le profit égoïste ou communautariste, libre à vous d'observer des fréquences relatives entre groupes involontaires, mais en décrétant un déterminisme du sang, vous incarnez le Racisme le plus dur, et cela me semble davantage mériter la prison ou l'asile que mes propos antisionistes.
- Un antisionisme qui fleure un antisémitisme d'un nouveau genre (...) La condamnation du gouvernement Sharon glisse dans la remise en cause de l'existence même d'Israël. Absurdité, incohérence. (...) Les couches éclairées de l'Occident risquent d'être demain frappées d'une néo-antisémitisme.
--> Vous avez beau vous croire le plus éclairé parmi les couches éclairées de la partie éclairée de l'Humanité, Monsieur Minc, vous ne comprenez rien à rien ou mentez de manière insoutenable. L'antisémitisme, comme tout autre racisme, est injuste en ce qu'il punit des innocents pour crime de parenté; à partir de ce jugement compréhensible et juste, extrapoler l'intouchabilité de certains colonialistes racistes, les Sionistes, est une faute lourde à mon sens. Vous me condamnez et je vous condamne, vous avez le pouvoir et la Loi de votre côté (assurément), j'ai l'honnêteté (jusqu'à preuve argumentée du contraire). Vous êtes peut-être obligé de vous montrer prosioniste pour être édité, mais c'est une honte. Et les privilèges que vous approuvez ou exigez peuvent générer l'antisémitisme, qui englobe des innocents, vous poussez en sens contraire de ce que vous dites. L'absurdité et l'incohérence dans ce domaine sont vôtres, non miennes, votre texte pratiquant l'amalgame rituel est aveugle, avec une immense fierté, aucunement méritée.
- (...) d'une clarté cartésienne. (...) Le cartésianisme demeurant, dans l'affaire européenne, le privilège des Français.
--> Dans mon premier ouvrage, "Contre la Réalité", j'ai longuement analysé/massacré le Discours de la Méthode de René Descartes, et ma conclusion est navrante: être cartésien signifie qu'en prétendant à la logique imparable, on sanctifie des partis-pris personnels, des dogmes sacrés, on refuse de percevoir les auto-contradictions. Oui, vous êtes cartésiens en ce sens, Monsieur Minc, et il n'y a pas lieu d'en être fier. L'honnêteté intellectuelle est ailleurs. A l'asile, je sais, sous la pression de gens comme vous. Jouissez de votre gloriole présente, mais j'espère qu'un Dieu existe et vous punira comme vous le méritez pour votre triomphe volé.
- Les usines iront vers la Chine et les services vers l'Inde. Cela ne créera pas de chômage dans les pays riches si ceux-ci ont la souplesse nécessaire pour jouer intelligemment des flux de valeur ajoutée.
--> Tout devient "clair", monstrueusement - ma lecture de cette horreur est celle-ci, caricaturée : "employons les pauvres Asiatiques comme malheureux ouvriers et que nos pays riches en tirent tout le bénéfice en les exploitant astucieusement... Les marchands et les banquiers sont notoirement plus riches que les ouvriers industriels et agricoles; que l'Occident devienne une classe de banquiers, comme l'a été astucieusement la diaspora juive, suprêmement intelligente et honnie par les monstres nazis, incarnation du Mal le plus incompréhensible". Tout au contraire, à mon avis, les profiteurs exploitant les travailleurs méritent l'hostilité, et je comprends que les plus rebelles des opprimés se révoltent, leur faute à eux étant jusqu'ici de dériver vers l'injustice du racisme, punissant les bébés des coupables. Non, Monsieur Hitler, avoir malgré soi du sang Juif n'est pas le problème; non, Monsieur Ben Laden, être né en Occident ou Amérique n'est pas le problème; non, Messieurs Robespierre et Lénine, avoir malgré soi du sang prétendu noble n'était pas le problème. Non au racisme, au groupisme, aux privilèges de groupes ou statuts congénitaux, et aux punitions se trompant pareillement de cible. Certes, l'humanité n'est pas condamnée au travail de peine pour mériter le respect, et l'invention d'outils évitant les rudes tâches répétitives est une bonne chose, mais l'ensemble ne conduit qu'à remercier les inventeurs et travailleurs, non les banquiers et les créateurs/auteurs autorisés. Des Juifs ont fait de grandes choses, je pense à Einstein ou aux inventeurs/constructeurs israéliens de bipoutres automatiques, très loin de la tradition des familles banquières. En annonçant à la masse de vos lecteurs qu'ils peuvent jouir aussi du confort d'exploiteur, vous obtiendrez un grand succès peut-être, mais je comprendrais l'Historien du XXIIe siècle qui vous pointera du doigt comme une des sources de l'Auschwitz anti-occidental de 2044...
  Continuons donc comme cela, nous fonçons droit dans le mur. Et s'il y a révolution contre cette domination injuste, il y aura vraisemblablement d'innocentes victimes, hélas. Vous semblez vous en foutre et vous traitez de stupides les avis effrayés, décelant (ou inventant) les sources potentielles d'un grand malheur que vous auriez le pouvoir d'éviter. Soit, Monsieur, "Maître" (, vous me faites vomir, excusez-moi si cela salit...).
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Ajout Z4, 27/03/2005 : Rayon de soleil (merci Tonton...)
  Mon ajout K sur les énergies renouvelables avait été écrit en espérant une réponse de mon oncle, expert du sujet et apte à re-situer les questions que je me posais en lisant sa thèse argumentée. J'ai reçu cette réponse avant-hier, l'ai lu hier, et j'ai un peu le sourire aujourd'hui. Pas un sourire moqueur, non, un vrai sourire, conforté.
- En introduction, il m'est dit que je ne devrais pas avoir de regret à dénoncer la connerie humaine, que je ne suis pas coupable de mettre le doigt douloureusement sur un point fragile prétendu bétonné, pas sali d'être éclaboussé en balayant la merde. Ce devrait être une victoire de parvenir à décortiquer les mécanismes de mensonge, et il ne faudrait pas oublier de regarder ce qu'il y a de beau dans ce monde, équilibrant la balance. "On peut très bien vivre même envahi par les cons, les hypocrites, les fraudeurs, les ambitieux, les salauds, les menteurs". Merci pour cette leçon de sagesse, de philosophie. J'ai simplement un peu de réticence à "combattre victorieusement la connerie" sachant le double-sens de ce mot. Je respecte les pauvres cons, déficients mentaux, dont certains sont travailleurs et généreux ; je ne déteste que les cons dominants, se prétendant supérieurement intelligents et pratiquant en fait le mensonge pour acquérir toujours davantage de privilèges. J'aspire seulement à communiquer avec la masse silencieuse, pouvant comprendre et réfléchir avec moi, visant l'honnêteté. C'est peut-être naïf, c'est ma vision de l'Humanité - pour l'hypothèse où ce Monde n'est pas un rêve que je vivrais entouré de marionnettes. Idéalement, je serais heureux d'écouter les vraies intelligences supérieures, lucides et clairvoyantes, aptes à m'expliquer ce que je ne comprends pas. Jusqu'à preuve du contraire, il n'y a de tels cerveaux que dans les cimetières (voire les prisons ou les asiles - ou les nuages).
- Concernant mon site http://www.kristofmeunier.fr/scandal.htm, mon oncle me dit que "la Science officielle n'est pas malhonnête, la Science est neutre, seule l'exploitation de la Science peut conduire à l'absurde. Il est notoire que les prédictions du grand/brillant statisticien Professeur-Rasmunsen, concernant la sûreté (nucléaire civile) des millénaires à venir, ont ainsi été totalement discréditées par 2 accidents indépendants en moins de 10 ans." Je comprends l'argument, mais il ne me répond pas vraiment. Je disais: 1/ La Science n'est pas logiquement neutre, elle constitue une voie neutre en aval du choix réaliste évacuant arbitrairement l'hypothèse que ce monde soit un rêve (absolument toutes les prétendues preuves de Réalité seraient inventables dans un rêve). 2/ La malhonnêteté statistique n'est pas qu'affaire d'un individu déviant cherchant la gloire, elle est officialisée dans de multiples textes procéduraux de référence, dans des cursus de formation en entreprise, avec approbation signée des experts accrédités, certifiés. Le mensonge est organisé, avec l'aval de tous les pontes officiels, apparemment. Oui, ce n'est pas scientifique, c'est absurde et indéfendable, mais les prétendues autorités scientifiques l'ont entériné. A mon avis (classé psychotique), je mérite plus le Prix Nobel de Science que ces aveugles bornés ou ces calculateurs cupides.
- Concernant l'homéopathie dont parlait aussi mon site sur la Science, mon oncle distingue 1/ les farceurs avides de succès médiatique/financier, avec leurs absurdes dilutions dépassant le nombre indépassable d'Avogadro (séparant le "quelque chose" du "rien"); 2/ les succès effectifs obtenus à de très hautes dilutions dépassant les usages admis, succès révolutionnaires qui sont actuellement interdits de publication en revue "scientifique". Je comprends le problème: mon oncle biochimiste ne peut faire reconnaître, pour crime d'hérésie, les faits constatés, pourtant tout à fait plausibles en regard des théories scientifiques admises, simplement parce que des "autorités" ont déclaré "vérités" des détails chiffrés propres aux anciennes expériences/synthèses/consensus. Toutefois, mon argumentation était plus osée que cela: si une efficacité était constatée au delà du nombre d'Avogadro, c'est à dire avec zéro molécule, la logique scientifique serait de ne pas le refuser/interdire mais de mettre en doute la théorie moléculaire. Mon oncle pense sincèrement et solidement que cela ne se produira jamais, mais l'expérience (en double-aveugle) devrait en décider, en principe (scientifique). Personnellement, ce ne sera pas mon combat (puisque je doute de la Réalité du monde présent, je ne crois pas à l'expérience), je note simplement une incohérence criante dans ce qui se prétend Science.
- Pour le principe de précaution, mon oncle m'a convaincu, totalement. Il reconnaît qu'est absurde l'affirmation que ce principe "universel" s'applique à n'importe quoi, mais pense que sa prise en compte à titre de question aurait gagné à intervenir plus tôt : pour chercher des alternatives techniques moins dangereuses, pour attendre des démonstrations d'innocuité avant de disséminer les inventions. Cela me parait lumineux - c'était effectivement une question de date: si le vin et l'alcool étaient inventés aujourd'hui, ils seraient classés drogues et interdits, mais on peut difficilement bousculer les usages majoritaires, et la prohibition américaine des boissons alcoolisées (années 1920?) a pu générer des violences extrêmes entre richissimes traffiquants, des agressions incessantes par les consommateurs ayant besoin de richesse pour acquérir les onéreux produits interdits... situation pire encore que les violences occasionnelles de soûlards occasionnels ou conducteurs ivres. Cela explique que les risques acceptés restent acceptés, simplement limités, tandis que les nouveaux risques sont refusés, d'accord. Mais je répète qu'il faut avoir la plus haute suspicion envers les démonstrations statistiques d'innocuité : ce qui est possible n'est en rien prouvé (en détail: le risque de première espèce est totalement hors-sujet si l'on prétend accepter l'hypothèse nulle, il faut avoir le courage d'énoncer l'hypothèse alternative qui est effectivement rejetée, même si cela laisse un flou effrayant entre les deux, contraire aux principes marketing...).
- A ce principe de "nouvelles précautions", j'objecterai simplement en signalant un élément vécu (la "logique américaine"?) : le légalisme strict instaure un refus d'appliquer aux produits acceptés par le passé les nouvelles exigences s'appliquant aux produits demandant maintenant l'agrément officiel. Résultat : les industriels renoncent à remplacer un produit mauvais (officiellement accepté comme bon autrefois, avec des procédures grossières) par un produit amélioré, s'il reste médiocre et risque d'être refusé en étant prétendu bon. L'amélioration est donc risquée, la recherche d'amélioration est dissuadée par les gestionnaires exigeant un retour sur investissement. C'est industriellement profitable, mais c'est injuste et regrettable de s'accrocher ainsi à ce qui est mauvais.
- Mon oncle pense que je devrais me limiter au sujet scientifique, mais il s'est penché aussi sur ce que j'ai écrit ici concernant le mondialisme. Il m'a expliqué ce qu'il avait voulu dire en affirmant que les énergies renouvelables n'étaient pas aux mains des grands capitalistes délocalisateurs : un nombre considérable de petites entreprises dans les pays émergents fabriquent leurs petites sources d'énergie, en se passant des Occidentaux "maîtres du Monde". Je comprends que c'est effectivement un scénario plaisant, l'auto-suffisance ici et là-bas, sans énormes usines d'esclaves asiatiques ni misère des travailleurs que nous sommes. Toutefois, je persiste à penser que les outils (pour énergies renouvelables) vendus en Occident seront moins chers s'ils ont été produits par des quasi esclaves à l'étranger, comme les autres produits. On peut rêver d'autres choses, imaginer l'émergence de lucidité et cohérence chez les acheteurs-salariés, mais je ne vois rien venir de ce côté...
- Le terme de "grandes activités commerciales" était un lapsus pour "grandes activités économiques", et "énergie nucléaire fossile" signifiait "énergie nucléaire épuisable", entendu. Moi aussi, je ne choisis pas toujours le mot juste partout et toujours. On corrige en sachant qu'un malentendu est intervenu à la lecture par quelqu'un d'autre que soi. On l'écoute et on évite la confusion. Parfait.
- Mon oncle dit "Non! la chaleur solaire et la chaleur de la Terre ne seront pas taxables (sauf évidemment les matériels pour les capter, TVA oblige!)". Là, je ne comprends pas. Je pense que l'impôt se définit comme l'exigence d'argent par les autorités légales sous peine de prison. La taxation prend en pratique divers prétextes, avec une infinité de subtilités et de variantes. La richesse est taxable, la consommation, l'existence. Cela est allé jusqu'à l'imposition du nombre de fenêtres, de la surface sur laquelle on habite, la possession d'un véhicule ou d'une télévision, à déclaration obligatoire. Il est possible d'imposer l'air que l'on respire, la lumière que l'on reçoit du soleil, le nombre de cheveux que l'on a sur la tête, c'est totalement illimité. La Loi française n'autorise peut-être pas n'importe quoi, actuellement, mais les lois peuvent être changées. Dans la déclaration fiscale 2045, il y aura peut-être "avez-vous l'eau chaude? mangez-vous des aliments cuits?" avec lourde taxe en conséquence, n'en étant exemptés que les insolvables. Penser que jamais une démocratie ne l'acceptera me paraît naïf: une majorité d'élus, appuyée par les fonctionnaires vivant comme eux de l'impôt, assureront vraisemblablement la pérennité du système. Et je ne suis pas manichéen : je comprends la vertu de trouver les moyens de sauver les miséreux malades, il ne s'agit pas (du moins: pas seulement) de conforter des privilèges au moyen de la force. Ce qui me choque est que les miséreux locaux sont sauvés voire choyés pour éviter qu'ils deviennent criminels tandis que les miséreux étrangers sont repoussés au delà des frontières armées, et que notre "généreuse" opulence locale est nourrie par ce qui provoque la misère étrangère. Ce qui était respectable autrefois, en frugale autarcie locale, devient (à mes yeux) coupable en avide économie ouverte, payant une misère le dur labeur de "sous-hommes" méprisés (étrangers, infidèles, goyim, etc). Le réconfort devrait simplement payer l'effort, équitablement (+ l'invention-utile/création-plaisante, d'accord). Sans redistribution mondiale sur un principe d'équité humaniste (non nationaliste, non communautariste), cela peut exploser. Ou perdurer, atrocement. Ce n'est pas moi-même que je plains, mais de lointains travailleurs assidus, écrasés et miséreux, comme ma belle-famille - mon malheur à moi est très minime : la mauvaise conscience... Les énergies renouvelables ne résoudront pas ces problèmes, évidemment, c'était hors-sujet, simplement une lecture à travers ma grille personnelle.
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Ajout Z5, 03/04/2005 : La solution serait une simple dévaluation ?
  Lisant un article aéronautique expliquant que l'industrie européenne a grand mal à lutter avec les USA qui ont un dollar sous-évalué, donc rendu artificiellement ultra-compétitif, je me suis demandé pourquoi l'Euro est une monnaie forte. Si l'Euro était 50 fois moins fort, nos salaires seraient même compétitifs avec ceux des Chinois, éteignant instantanément le mécanisme de délocalisation. Nous n'achèterions plus une misère les produits asiatiques et cela changerait tout, évitant l'injustice planétaire et la révolution éventuelle contre les privilèges indus. Cela pourra intervenir en dernier recours s'il y a des menaces de guerre, et c'est salutaire. Mais pourquoi cela n'intervient-il pas tout de suite, au nom de l'équité?
  Evidemment, la vie serait bien moins confortable si nos salaires ne pouvaient plus acheter des produits étrangers 50 fois moins chers que ce que nous produisons. Le pétrole, le café, deviendraient hors de prix, et leur flot serait remplacé par un maigre ruisseau de chers bio-carburants et chicorée, etc. Ce serait un autre monde. Et ce sera vraisemblablement refusé par l'opinion majoritaire ici, jusqu'à ce que la disparition de l'emploi privé dans nos pays nous plonge dans la misère de type communiste. La mondialisation, qui repose sur une concurrence loyale, est donc férocement refusée ici. Je n'aime pas non plus la mondialisation qui est pratiquée par des esclavagistes, détenteurs des capitaux et tirant tout le profit du rude labeur, mais il faudra les sanctionner d'une autre façon que par le communisme qui instaurait le salaire automatique en dissuadant l'effort.
  Mon idéal est la récompense de la valeur individuelle, et c'est antiraciste en ceci que je n'aime pas le privilège à la naissance, qu'il soit lié à la couleur (blanche), à la communauté (peuple élu de Yahveh), à la famille (noblesse aristocratique, capitalisme), au pays de naissance (nationalisme). Les profiteurs exploitant le labeur (ou l'invention/création) d'autrui seraient alors condamnés un à un, sans aucune généralisation raciste, anti-sémite ou anti-occidentale - ou anti-français ou anti-blancs. Cela me parait tellement simple, et lumineux, que je m'étonne que personne n'en parle. Prévenir un nouvel Auschwitz, combattre le racisme, c'est à mon sens cela: comprendre l'injustice communautariste, et y renoncer, avoir le courage d'en assumer l'inconfort, pour prévenir la haine et la violence inter-groupes, incluant des innocents. Ce rêve semble à des milliards d'années-lumières des débats et discours, en France et ailleurs. C'est très triste, cela paraissait si simple.
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Ajout Z6, 15/04/2005 : Je suis stupide et dangereux
  J'ai eu une discussion inusuelle aujourd'hui avec une collègue, pendant la pause déjeuner. Elle parlait du SIDA, disant qu'il ne fallait sans doute pas croire les rumeurs selon laquelle ce virus fut une arme biologique échappée par mégarde des stocks de guerre ; toutes les aberrations peuvent être prétendues vraies, toutes les vérités certaines peuvent être niées, comme le prouvent ceux qui nient l'existence des chambres à gaz nazies en dépit des photos et témoignages innombrables. J'ai toussé, expliqué que la loi Gayssot interdisait de fait le bouddhisme indien ("tout est illusion") obligeant à respecter exclusivement la sacralité de la Shoah, seul point intouchable dans le négationnisme universel - j'ai parfaitement le droit de dire "la planète Terre n'existe pas", mais aucunement le droit d'ajouter "et les chambres à gaz non plus", sinon c'est la prison. Elle m'a répondu qu'aucun bouddhiste n'était en prison au titre de cette loi, et qu'elle visait de prétendus historiens focalisés exclusivement sur ce point salissant leur néo-nazisme. J'ai expliqué que si la loi visait cela, elle aurait absolument dû être écrite en ce sens : il est interdit de nier les chambres à gaz tout en croyant à l'existence de la guerre 1939-45 ; si, au contraire, l'on ne croit pas à l'existence des cheveux sur la tête, il est simplement cohérent et totalement anodin que la monstruosité des camps d'extermination soit mise dans le même panier ; par ailleurs, si je ne suis pas en prison, j'ai quand même été empêché de publier l'un de mes livres, soulevant une question d'inspiration bouddhiste qu'il est interdit de formuler en France… Ma collègue a conclu : "Fais attention où tu mets les pieds". Je le comprends. Elle a ajouté "la religion bouddhiste, comme toutes les autres religions, emploie sans doute des images et formules qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre ; par exemple, aucun bouddhiste n'irait affirmer que cette table n'existe pas". J'ai répondu "Si", et elle : "Mais c'est stupide !". J'ai expliqué : "Non, c'est simplement une autre façon de voir les choses". Elle a secoué la tête, et la conversation s'est arrêtée là.
  Dans un contexte de liberté d'opinion, il devrait être permis de penser différemment, de manière inusuelle, enfreignant sans violence les commandements arbitraires des traditions locales et autorités dominantes. Evidemment, la violence envers des innocents est condamnable, les nazis exterminateurs de bébés sont des personnages que je juge abominables, mais en quoi ce tableau m'interdirait-il ici de seulement formuler l'idée que je suis en train de rêver ? On me répondra sans doute que "Cela insulte la mémoire des victimes, piétine le respect qui leur est dû, annihile la leçon à tirer de leur effroyable calvaire". Je ne suis pas d'accord : un film peut me faire pleurer de compassion, sincèrement, me donner à réfléchir sur des mécanismes atrocement injustes. La haine raciste exterminant des bébés au nom de leur sang me révulse, le label Réalité Vraie qui y est accolé n'ajoute rien pour moi - qu'il soit asséné aux individus crédules sanctifiant ce terme peut se comprendre, mais pourquoi menacer quiconque (même ayant d'autres repères) au nom de ce label ?
  Je perçois la réponse : les autorités ont institué un système assurant la prévention des pires atrocités, via une série de règles ultra-précises et d'interdits de principe ; quiconque remet en question un des piliers de cet édifice est suspect de vouloir la réédition des atrocités. Je comprends ce mécanisme, mais il devrait conduire au schéma suivant : il y a suspicion, puis discussion/explication (ou jugement avec présomption d'innocence), puis constat d'innocence, puis amendement de la loi pour éviter de brimer ainsi des innocents. Ce monde en est très loin. La pratique générale semble au contraire l'amalgame diabolisateur : toute différence est suspecte de monstruosité cachée, et l'accepter naïvement serait un risque, or le risque inutile doit être refusé (principe de précaution*), donc la différence est condamnée sans droit à la parole justificative, classée mensongère et invérifiable. C'est certes un discours compréhensible, mais mes souvenirs de cours d'Histoire me faisaient envisager les choses plus librement : on m'y racontait qu'au Moyen-Age, l'Eglise brûlait vif quiconque était coupable de mettre en doute la sacralité de la Bible, puisque celle-ci imposait (via privation du paradis éternel, et menace d'enfer éternel) le commandement de ne pas tuer autrui - donc quiconque doutait de la Bible était un assassin potentiel, un monstre dangereux, un tueur en série (à venir ou déjà à l'oeuvre en secret) ; pourtant la morale laïque s'est développée, reprenant les mêmes notions de respect d'autrui sans Bible ni Enfer post mortem ; apparemment, les nouveaux dominants n'en ont tiré aucune leçon de principe, reprenant pour consolider leur nouveau système le même principe de diabolisation de toute pensée déviante. L'Occident judéo-chrétien était paraît-il dégoûté par le Communisme brimant les dissidents libres d'esprit et les condamnant à l'asile psychiatrique, mais l'Occident post-communiste semble pratiquer le même schéma. Je ne comprendrais pas du tout pourquoi les penseurs refusent (et les leaders interdisent) le débat d'idées théoriques si je n'entrevoyais une explication plausible : un débat lucide et honnête aboutirait vraisemblablement à classer "raciste" le sionisme orthodoxe (pas le droit à la libre migration, respectable, mais le privilège de "venir et chasser et menacer" maintenant réservé au sang "élu de Dieu" - et formellement interdit aux arabes/africains/hispaniques/asiatiques).
  En résumé, la loi moderne m'évoque l'Inquisition : était jugé aberrant et criminel quiconque doutait de l'existence de Dieu et insultait donc la mémoire de Jésus-Christ martyr, est jugé psychotique et nazi quiconque doute de la Réalité et insulte donc la mémoire des martyrs juifs. Même sans aucune violence physique ni malhonnêteté, la simple liberté d'opinion vis à vis des vérités assénées est classée violence, punie en tant que telle. A mon sens, il faut punir les actes, condamner les haines, et surtout pas condamner les opinions, en suscitant les haines… Mais mon sens est classé malade, je suis idiot et je suis dangereux, l'affirment unanimement tous les dominants - que je juge idiots et dangereux pareillement, ils ont simplement le pouvoir et la force avec eux. Je ne suis pas jaloux de cette domination, je suis convaincu qu'à leur place, je n'agirais pas ainsi, je m'efforcerais de respecter les innocents. Mais je n'aime pas la position de dominant**, et la récuserais comme j'ai refusé tous les postes à responsabilité qui m'ont été proposés ou imposés. Je suis anormal, j'en ai conscience, mais je ne crois vraiment pas que je serai violent un jour (sauf avec les araignées et les moustiques qui envahissent parfois ma maison, et que je tue sans examen c'est vrai, comme une foule de micro-organismes parait-il chaque fois que je me lave au savon - il y a dit-on des bactéries méchantes dans le groupe, mais les éliminer ne devrait pas autoriser à tuer les gentilles, simplement nées là et ne mangeant que la sueur que j'évacue).
* : Le principe fatal associant amalgame/suspicion et principe de précaution me parait intenable, en dépit de son emploi quasi systématique au sujet (spécifiquement) de tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'antisémitisme. Si c'était généralisé: avoir une barbe, c'est être comme Ussamah BenLaden... être mâle, c'est être un violeur potentiel... etc. Je me souviens d'une chanson Western de Tom T. Hall : "if they hang them all, they'll get the guilty; if they hang them all, they cannot miss" (s'ils les pendent tous haut et court, ils auront le coupable ; s'ils les pendent tous, ils ne pourront pas le manquer); la finale étant la réponse : "hey, if they hang them all, they'll hang you too" (s'ils les pendent tous, ils te pendront aussi). Ça me paraissait la sagesse même, la simple idée de Justice. Mais je comprends que tout change avec le racisme/groupisme/communautarisme - la réplique à T.T.Hall étant je le crains: "No, I'm not a damned nigger" (Non, je ne suis pas un sale nègre - si un Noir non-identifié a tué un enfant, il suffit de pendre tous les Noirs de la ville, pas moi puisque je suis blanc...). Ma parole anti-raciste anti-sioniste pourra donc être aveuglément écrasée au nom du risque d'un nouvel Auschwitz, tout en laissant liberté de parole aux orateurs autorisés : ils ne sont, eux, pas suspects de haïr la juiverie, puisqu'ils sont juifs pratiquants et considèrent donc le peuple Juif comme le peuple élu de Dieu. Moi, si je me dis ici sémite, c'est parce que j'ai peut-être un huitième de sang juif, officieusement, mon arrière-grand-père officiel ayant refusé de signer l'acte de naissance de mon grand-père et un notable juif ayant choyé celui-ci comme un fils (par pure bonté ou par amour paternel, le sauront peut-être un jour ceux qui croient à l'ADN). Qui plus est "circoncis pour raison médicale", je serais passible des fourneaux selon Hitler, ayant du sang "très suspect" (et une bonne dose car je suis matheux comme mon grand-père, au sein d'une famille où c'est totalement incongru), mais absolument rien ne me pousse au communautarisme décrétant "mauvais" le sang impur des goyim (non-juifs). Je rêve d'une humanité mélangée, fusionnée (qu'elle soit uniformisée ou avec loterie mendellienne des couleurs à chaque génération), et je serais heureux d'avoir une petite fille métisse, eurasienne - associant les traits philippins/cambodgiens que j'aime aux traits européens qu'aime mon épouse. Une enfant un peu sémite aussi mais sans aucunement mériter pour cela d'être haïe ou activement privilégiée.
** : On m'a raconté qu'étant enfant, j'adorais le jeu (cartes, dames, échecs), pouvant jouer des journées d'été entières en cherchant à gagner chaque partie, à dominer les autres joueurs. Je ne me reconnais pas dans ce tableau, du moins tel que je suis maintenant. Je perçois où est intervenue la cassure. A l'école, j'étais toujours le premier de la classe, travaillait assidûment pour atteindre la perfection, et la copine viet-namienne qui toucha mon coeur fut d'abord ma principale concurrente pour obtenir chaque fois la meilleure note de la classe. Puis, elle m'a déçu, brisé, en parlant d'aller danser le samedi soir à la recherche de beaux garçons virils, et j'ai dégringolé, totalement perdu. Sa meilleure amie, dernière de la classe, m'a souri, percevant ma détresse, jour après jour, et je suis tombé fou amoureux d'elle, secrètement. J'avais 15 ans. Après quelques sourires échangés timidement, promenades ensemble, elle a pris peur et m'a rejeté, et c'est ce qui m'a brisé, cette fois totalement. En ayant survécu hélas à la chute de la falaise, j'ai arrêté le travail scolaire à la maison pour seulement m'allonger et pleurer ; j'ai collectionné les très mauvaises notes que je n'avais jamais connu jusque là, avec un léger sourire (cela atténuait mon nouveau sentiment de "culpabilité d'être brillant"), mais elle avait redoublé, ne le voyait pas, et refusait de me revoir. J'ai végété quelques années, eu sans le vouloir le Bac C Mention Très Bien, et voulu devenir balayeur de rues. Ce tableau explique que certaines tendances enfantines qui me sont racontées à mon sujet discordent complètement de ce que je suis devenu, le coeur cassé, ayant perdu l'innocent désir de supériorité (en perfection possible, ce n'a jamais été chez moi pour écraser, humilier autrui - à la différence de mon frère semble-t-il).
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Ajout Z7, 16/04/2005 : référendum sur l'Europe
  J'ai entendu parler du référendum sur la constitution Européenne, et les propos des partisans du Oui ou du Non ne me satisfont pas, personne (comme d'habitude) ne répondant à mes sombres préoccupations:
- Je me félicitais a priori du moindre nationalisme qu'apporte la construction européenne, mais je réalise que ce n'est pas si simple. A la réflexion, mon idée de dévaluation ne peut plus sauver l'emploi français depuis l'émergence de l'Euro : au temps du Franc, une dévaluation de 95% nous aurait évité de voir les usines partir en Chine (et empêché d'acheter le pétrole - hors taxes - pas trop cher), avec un prix presque inchangé pour les légumes et habitations locales - en heures ou années de travail pour nous ; alors qu'avec l'Euro, qui a été bâti comme une monnaie unique officialisant les disparités entre pays européens riches et pays européens pauvres, ce n'est plus possible : une dévaluation de 95% n'empêcherait pas les usines de partir vers le Portugal, l'Irlande ou autre - le SMIC en Euros y étant peut-être 5 fois moins élevé qu'en France. Impasse qui me semble nous condamner à la fuite des emplois privés. Je n'en avais pas entendu parler à l'époque préparant le "passage à l'Euro" - il faut dire que j'ai été hospitalisé deux années, en refusant la télévision et les journaux.
- Les partisans du Non (au libéralisme européen) clament que le service public va disparaître de France pour faire régner la terreur des lois de la concurrence et du profit exponentiel au seul service des exploiteurs. Ça me parait assez plausible, mais je voudrais objecter ceci:
1/ Votre voeu de non-concurrence est compréhensible, mais il devrait je crois aller de pair avec un salaire de type communiste qui est hélas une misère (et c'est compréhensible sachant que l'effort/invention n'est plus récompensé) ; si vous exigez le confort du fonctionnariat avec le salaire du privé (bataillant pour survivre et payant l'impôt qui assure votre train de vie), vous êtes aussi des exploiteurs - certes pas richissimes comme de grands patrons capitalistes, mais imposant à autrui la terreur dont vous exigez d'être exemptés. Libres à vous de batir ce projet de privilège (je ne l'aime pas mais je ne vais pas vous couper la tête pour autant), cependant, ne donnez plus de leçons de morale sous forme de grandes gifles oratoires, vous en méritez autant. En tant que petit employé du privé, je suis choqué par les fonctionnaires français en demi-révolte contre le capitalisme (hurlant contre sa menace envers eux, tout en se félicitant implicitement de son efficacité menaçant les gens du privé ayant alimenté la richesse occidentale - avant le phénomène de délocalisation).*

2/ Puisque vous haïssez la concurrence, ne vous comportez plus jamais en clients choisissant le meilleur rapport "qualité/prix" (perfection/prix, veux-je dire, le mot Qualité ayant été dévoyé). Achetez les produits français uniquement, et venant d'entreprises nationalisées si possible. Votre niveau de vie s'écroulera, mais cela enrayera puissamment le mécanisme de délocalisation. Si vous n'y êtes pas prêts, il faudrait commencer par expliquer votre cohérence avant de vociférer vos désirs.
- Je pense donc voter Oui, a priori, même s'il me faudra lire en détail le texte en question, dont je n'ai qu'entendu parler jusqu'ici. Et cela ne veut pas du tout dire que je suis Pro-Européen donc Anti-"Non-Européen", je ne fais que choisir entre les deux voies proposées: repli et ouverture. Je dis Non au repli nationaliste, même si je sais que mon Oui à la concurrence équitable sera récupéré par des financiers que je n'aime pas - comme en 1981 mes camarades de classe Terminale (ceux qui avaient déjà 18 ans) avaient voté Non à la bourgeoisie giscardienne et au service militaire national, même s'ils voulaient le maintien de la peine de mort envers les violeurs/tueurs d'enfants, et Mittérand avait annoncé qu'étant élu par la majorité, il mépriserait la volonté populaire sur ce point ; au vu de cela, je ne me suis inscrit sur les listes électorales qu'à 38 ans, pour obtenir un rendez-vous du maire qui refusait de signer les papiers d'autorisation d'accueil temporaire de ma fiancée étrangère, et j'ai voté pour la première fois quand il a fallu dire Non au leader nationaliste en finale présidentielle, vote qui serait hélas employé pour maintenir l'immunité de son opposant poursuivi pour détournements de fonds publics...
- Je ne sacralise pas du tout l'Europe, je souhaite que l'ouverture aille bien au delà, acceptant (pour la concurrence loyale et rétribution au mérite) le Moyen-Orient**, l'Afrique, l'Asie, etc. J'espère la disparition des frontières et un SMIC mondial ; j'assume qu'un litre d'essence vaudra alors trois mois de salaire peut-être, comme en Chine. Ce n'est pas le choix du confort matériel tranquille, mes préférences visent une moindre culpabilité donc un relatif confort psychologique: équité honnête et non-raciste, non-nationaliste [et non-socialiste (donc totalement non-nazie), et non-capitaliste***]. Ce n'est pas du tout anti-sémite (anti-"sang-juif") mais puisqu'est assidûment sacralisé l'amalgame sur le mot Juif, c'est malhonnêtement classé anti-sémite donc néo-nazi, violemment condamné (le dégoût envers le communautarisme étant interdit).
- Si au référendum le Non l'emporte, comme cela semble annoncé, j'admets évidemment que ce sera la décision prise, mais je ne changerai pas pour autant d'avis. Je n'aime pas plus la dictature de la majorité que celle d'individus ou castes, je pense qu'il faut admettre la différence d'opinion, respecter les minorités et cas isolés - s'ils sont non-violents. Je sais que la résistance d'opinion est classée violence par ceux qui veulent imposer leur hégémonie, mais je ne suis pas d'accord, simplement.
* : De la même manière, en tant qu'élève, j'étais choqué par les professeurs qui nous dominaient/punissaient et se rebellaient marxistement*** contre l'administration qui les dominait/punissait. "Traiter autrui comme on voudrait être traité", c'est ma règle morale, peut-être idiote mais ancrée en moi [et face à la question "qui appelles-tu autrui ?" (assénée à Jésus-Christ - piège pour lui faire dire que l'Hitler d'alors ne méritait certes pas d'amour?), je répondrais: "tout personnage humain sans actes violents" (mon mot "personnage" ne voulant pas du tout dire "Grand Homme" mais "simple individu même imaginaire, comme moi ou comme un personnage de film ou de rêve nocturne") - avec une cohorte infinie d'amendements (j'approuve le policier qui tire sur un terroriste ayant égorgé une de ses otages, je désapprouve le roi qui prospérait sous menace policière sans manier l'épée personnellement, etc)].
** : J'avais d'abord écrit "la Turquie", mais mon avis inclut bien sûr pareillement Israël/Palestine, Irak/Iran, etc - pas vraiment classés Asiatiques par le langage courant. Le cas d'Israël est d'ailleurs épineux : les télévisions Européennes ont invité Israël au concours de chant de l'Eurovision, sous les vivats unanimes (et je m'en félicite, tout le monde est bienvenu, même si je ne comprends mal le principe européo-centriste, quand je peux préférer une chanson nigérienne ou philippine), tandis que l'on nous présente aux informations la Turquie comme pas vraiment Européenne... Des leaders Européens voudraient apparemment qu'Israël soit un petit coin d'Europe en terre barbare (et Alain Minc disait qu'Israël est de fait l'un des Etats des Etats-Unis d'Amérique, lecture intéressante des événements)... Cela me rappelle l'Afrique du Sud d'antan, petit morceau de "quiétude britannique en terre noire" ; c'est juste une association d'idées, je ne prétend pas que c'est la même chose ; si ce monde n'est pas vrai, ce n'est de toute façon qu'une association de rêves diffus, inconfortables, peut-être maladifs ; en tout cas, la bienveillance particulière envers l'Israël anti-arabe se confirme, dans mon esprit, raciste comme l'anti-sémitisme. Un professeur allemand expliquait ce soir sur Arte que c'est un amalgame gravissime de comparer nazisme et sionisme, je le comprends et précise : "Hitler était un raciste exterminateur, Sharon semble un raciste non-exterminateur" ; exempter de "culpabilité raciste" les racistes qui sont Juifs, et eux seuls, constituerait un racisme donc une auto-contradiction (l'orateur qui m'accuserait ainsi de racisme en serait assurément coupable, lui). Et j'affirme, je jure solennellement, que j'ai une grande estime envers les Juifs nés 100% "pur-sang" tout en ayant choisi le non-racisme, donc non-pratiquants ou torturés par ce qu'ils entendent à la synagogue ; me taxer d'anti-sémitisme est malhonnête, mensonger. Je pense que les médias et livres autorisés constituent une vaste entreprise de lavage de cerveau sur ce sujet - avec le consentement de tous ceux qui aspirent aussi aux privilèges indus. Si un journaliste me demandait un jour "diriez-vous comme De Gaulle que les Juifs sont un peuple fier et dominateur ?", je répondrais en clair "Non, je ne le dirais pas, car je n'approuve pas la notion de peuple ou de race. Je n'aime pas les individus qui sont racistes dominateurs, qu'ils soient sémites ou antisémites ou autres, rares ou majoritaires, ici ou Là-bas"... et ce ne serait pas publié, puisque cette forme d'équité non-raciste risquerait de fissurer l'édifice malgré son million de couches surajoutées.
*** : La mort du communisme gouvernant l'Est n'a semble-t-il en rien anihilé la popularité de la CGT chez les fonctionnaires français, et du marxisme chez les enseignants. Après ce que j'ai dit de plutôt anti-fonctionnaire et anti-communiste plus haut, je voudrais corriger partiellement, réexprimer ma lecture anti-capitaliste du très intéressant questionnement marxiste (et chrétien via la Théologie de la Libération, classée "hérétique") : pourquoi une majorité de travailleurs pauvres devrait-elle éternellement rester écrasée par quelques riches oisifs détenant la finance à l'abri de la légalité qu'ils ont instaurée? Mon approche de solution positive, à la lumière de la Shoah (enseignement effrayant et très majeur, que je rêve ou non), est cependant inverse du communisme, c'est une forme particulière ("tophiste"?) d'individualisme : "l'idéal que j'imagine n'est pas une guerre entre classes ou communautés au sein d'un pays, mais la confiscation mondiale des richesses au décès des individus méritoires (les ayant justement acquises), sans transmission à des enfants gâtés méritant moins que les travailleurs qu'ils exploiteraient. Il n'y aurait plus de familles ou régions dominantes de fait, de communauté privilégiée par simple ascendance - et si une famille ou lignée (sémite ou autre) compte un taux exceptionnel d'individus brillants, chacun de ceux-ci (mais pas ses éventuels frères nuls et indolents) accédera automatiquement au confort qu'il mérite - l'accès aux études pour tous étant alimenté par la confiscation des héritages. La haine de classe révolutionnaire et la haine antisémite hitlérienne seraient automatiquement dissoutes, sans aucunement aboutir à la dissuasion de l'effort personnel". Peut-être que rien n'a été jamais écrit d'aussi important depuis Marx (voire: depuis les apôtres de Jésus-Christ), mais c'est interdit de publication. Cela embarrasse, ici. Je l'écrirai peut-être en Anglais, pour des éditeurs Canadiens...
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Ajout Z8, 17/04/2005 : Explication ?
  Point important à noter dans mon auto-analyse psychiatrique : ma femme m'a raconté l'évolution de sa grande soeur, qui avait été douce et timide depuis l'enfance, jusqu'à la naissance de son quatrième enfant, et qui fut opérée sous anesthésie générale ; l'opération réussit bien, médicalement, mais du jour au lendemain, sa soeur devint une personne sévère, exigeante, protestant contre tout, "avec une mitrailleuse à la place de la bouche"... Mon changement radical après 2 années d'hôpital où j'ai connu 7 opérations sous anesthésie générale je crois (je me souviens assez précisément de 4) pourrait donc être un simple effet secondaire médicamenteux, un empoisonnement chimique du cerveau. Cela m'aurait fait changer de forme de folie, très bénéfiquement pour moi dans la mesure où j'ai alors contacté une agence matrimoniale, découvert le bonheur...
  Mais, excusez-moi, l'autre effet secondaire est que je vomis maintenant sur le monde professionnel que je vis au quotidien, sur le monde politique qui nous entoure. Au lieu de m'en foutre éperdument comme avant (égocentriquement, préférant la fuite onirique). Un médicament "contre les psychoses chroniques" atténue le phénomène, tend à me faire refermer les yeux (si tout ceci, avec mes souvenirs présents, n'est pas qu'un cauchemar - totalement vécu les yeux fermés, en un sens).
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Ajout Z9, 18/04/2005 : Débat instructif
  Hier sur Arte, l'excellent journaliste Schleidermann (posant très souvent de bonnes questions) a animé un débat intéressant avec l'animateur de Radio-Shalom s'étant attiré les foudres (des communautés africaine et maghrébine) en parlant de Racisme Anti-Blanc. Le point de départ était la manifestation de lycéens parisiens contre le gouvernement au sujet d'une réforme concernant les 15-17 ans, manifestation qui a été attaquée par des bandes de casseurs noirs et basanés venus des banlieues, dévalisant les jeunes ou même les cognant sans rien prendre, avec l'insulte "sale blanc".
  Un sociologue protestait que les mots racistes n'exprimaient pas le fond du problème, purement économique, mais les témoignages lui donnaient tort. Ce que personne n'a dit, et qui est ma position, serait ceci : les enfants pauvres sont jaloux du luxe personnellement immérité des enfants riches, injuste ; l'espoir d'ascenseur social, dans un pays semi-communiste où l'Université n'est pas du tout réservée aux gosses de riches, devrait rendre bénigne cette rancoeur ; toutefois, les discriminations à l'embauche, "favorisant" racistement (sans haine certes) le groupe des "blancs pure race" éteint cet espoir ; avec fatalité, certains renoncent et se tournent vers la religion ou le sport, mais quelques individus agressifs - et il y en a partout - réagissent par la haine du groupe favorisé ; ils pourraient, à la manière communiste, combattre la richesse non universelle, mais ce n'est pas possible s'ils veulent eux-mêmes gagner au Loto et connaître le luxe maximum au mépris d'autrui ; cela débouche sur la haine raciale, combattant un groupe recouvrant plus ou moins celui des riches actuels, pour prendre sa place et agir de même. Ce n'était pas du tout exprimé en ces termes, mais je crois que c'est ce qui est arrivé à la communauté juive des années 30, haïe alors qu'elle était sans haine et ne pratiquait qu'une simple favorisation des siens, riche communauté combattue par des pauvres non-communistes absolument pas opposés au principe des disparités de richesse (à leur profit). Cela conforte totalement ma lecture, et je répète que le problème n'est pas celui de la race ou communauté : un blanc pauvre n'a pas à être rossé, comme un juif pauvre n'avait pas à être parqué puis brûlé vif (combattre un racisme par un autre racisme fait perdurer ou croître l'injustice)... Ce qu'il faudrait, c'est avoir l'honnêteté de condamner la richesse imméritée, l'inégalité des chances par "préférence groupiste" (raciale ou familiale ou nationale etc.). Le monde n'y semble pas prêt du tout, puisque le capitalisme triomphe avec ses fortunes héritables, les policiers du Monde protègent la confiscation de la Palestine, les occidentaux refusent de voir leur niveau de vie baisser pour atteindre un équilibre avec les courageux travailleurs asiatiques. En ce qui me concerne, ce tableau me rend seulement triste, mais je comprends que les tempéraments violents deviennent "casseurs" ou terroristes. Et ils se trompent en développant un racisme comme celui dont ils sont victimes, l'idéal serait la disparition du racisme. Il ne devrait pas y avoir de privilège pour les individus seulement "bien nés" (avec le bon sang, la bonne couleur, dans la bonne famille).
  Cette affaire de "casseurs" semblait conforter ma logique sans "enfants riches" (regardez, en choyant vos enfants, vous leur attirez la haine, ce n'est pas du tout un cadeau), MAIS cela aboutit aussi à une quasi-invalidation de la respectabilité morale de l'individualisme que j'envisageais : je pensais que l'individualisme n'était pas synonyme d'égoïsme, seulement de juste récompense pour soi du service rendu à autrui, mais si le confort gagné ne peut plus être partagé avec les proches, cela débouche sur un luxe strictement personnel qui n'est pas plaisant... Il y a peut-être une ébauche de voie médiane : alors qu'un enfant vivant dans le luxe, habitué à être servi sans jamais servir, peut devenir un adulte odieux, rentier exploitant le travail de peine des miséreux méprisés, l'éducation dans ma société imaginaire pourrait être différente : "apprécie, petit, le luxe que tu vis, mais observe bien qu'il n'est pas donné à tout le monde, et puisqu'il n'y aura pas d'héritage, tu connaîtras sans doute la misère générale bientôt, tu dois comme les autres travailler dur et servir, pour préserver ce que les autres peuvent atteindre." Difficile mais envisageable.
  Il est clair qu'en ne connaissant pas la position de parent, il me manque une case... Etant petit, anorexique, je m'étonnais que mes gentils parents deviennent méchants au moment des repas, systématiquement, me forçant (et jusqu'à la violence) à ingurgiter des choses immondes... Evidemment, ils le faisaient pour mon bien, pour que je survive, et ne devienne pas un petit rachitique que mépriserait celle qui serait un jour l'élue de mon coeur, et ils avaient raison, mais je ne pouvais pas le comprendre. En tout cas, l'éducation "à la dure" peut être nécessaire, même si elle semble apporter moins d'harmonie immédiate. Les enfants gâtés, aux exigences sans limites, sont souvent odieux (je ne dirais pas "asociaux" car je respecte les individus rêveurs repliés, plutôt pauvres et ne voulant pas d'amis - position que j'ai connue une vingtaine d'années). Je comprendrais que de riches parents de morale chrétienne choisissent de ne pas transmettre leur fortune à leurs enfants, les incitant à gagner le confort comme tout le monde. Je ne sais pas si c'est humainement possible.
  Le thême de mon anorexie passée m'évoque un souvenir enbarrassant : loin d'avoir connu une enfance me faisant totalement détester le mensonge (via mon frère), j'ai été conduit à mentir moi-même pour éviter l'obligation de finir les assiettes - "j'ai le ventre plein, complètement plein". Ce n'était pas vrai, c'était un dégoût gustatif, mais cela fonctionnait comme je l'avais vu marcher chez des invités déclinant d'être reservis (mes parents envisageant que j'ai un problème stomacal acceptaient, dans le doute). C'était un mensonge efficace, effectivement, mais je mentais pour échapper à ce qui était pour moi un châtiment injuste et incompréhensible. Il ne s'agissait pas du tout de mentir en faisant condamner un innocent (à la façon de mon frère), mais de mentir pour protéger un innocent (que j'étais). Cela relativise tout : les intellectuels sionistes qui me condamnent mentent en prétendant combattre tout racisme, mais ils le font pour protéger des bébés juifs innocents, ce qui est respectable. Toutefois, il serait plus propre de commencer par ne plus être raciste, pour donner le bon exemple - moi je n'avais d'autre choix que le mensonge et le dégoût. Et je retombe sur mes pieds, finalement : il faudrait je crois que les Israélites, les Occidentaux, les Blancs, cessent d'être racistes et communautaristes, ne serait-ce que pour éviter à leurs enfants d'être haïs voire massacrés - tant pis si cela leur fait perdre le confort matériel pour partager la misère commune sur la Terre : les enfants méritoires re-gagneraient le confort, équitablement, simplement.
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Ajout Z10, 20/04/2005 : Tout compris?
  L'affaire des violences contre les gosses de riches m'a beaucoup fait réfléchir, éclairant peut-être tout le débat :
1/ Quand on s'émeut que des enfants innocents aient été attaqués ou tués, ici ou là, une question devrait être posée : des privilégiés gosses de riches sont-ils totalement innocents? Ma réponse est Oui, mais il faut je crois argumenter. Un nouveau-né dont les parents sont riches se comporte à peu près exactement comme un enfant de pauvres, il n'a pas de culpabilité particulière. Mais un enfant n'est pas un ange généreux : un bébé hurle pour obtenir ce qu'il veut, déranger autrui s'avérant égoïstement efficace ; un jeune enfant réclame souvent toujours-plus, en se fichant éperdument que ses parents doivent éventuellement brimer des pauvres lointains pour assouvir ses moindres désirs ; toutefois, l'égoïsme enfantin est plus une mauvaise tendance naturelle, animale, qu'un choix raisonné, et ce n'est ni conscient ni incurable, a priori.
2/ Mr Schleidermann demandait s'il y avait concurrence entre les diverses communautés victimes de racisme, et c'est instructif. Finalement j'entrevois 2 formes de racisme, très différentes et en relation étroite, et cela pourrait presque éclairer l'expression "racisme et antisémitisme":
a) La haine raciste, punissant jusqu'à des nouveaux-nés, semble tournée contre de "mauvais" groupes dominants, pour prendre leur place. C'est un mécanisme apparemment incarné par l'antisémitisme, par le racisme anti-blanc. Sans question de race, ce fut le principe de la haine anti-noble (et anti-cléricale, sans bébés) de 1789 puis 1917, c'est le principe de la haine anti-américaine d'Al-Qaida, ce sera je pense le principe de la haine anti-occidentale.
b) Le mépris raciste, assurant le privilège de certains nouveaux-nés, semble tourné contre des groupes "inférieurs" dominés, pour les brimer sans mauvaise conscience - jusqu'à la mort éventuellement s'ils résistent. C'est un mécanisme apparemment incarné par l'esclavage anti-noir, l'injustice anti-arabe (en Algérie française, en Palestine britannique, en Palestine israélienne), le rejet anti-jaune (Indochine française, Philippines espagnoles, Indonésie néerlandaise, Indes britanniques, anti-mondialisme actuel), le génocide indien. Sans question de race, on trouve le même mouvement dans la xénophobie nationaliste, et peut-être la croisade contre les Infidèles.
  A mon avis, au lieu de dire "Non au racisme et à l'antisémitisme", il conviendrait de dire, pour un anti-racisme cohérent et pertinent: "Non au mépris raciste et à la haine raciste".
  Donc la communauté juive, victime de haine raciste (non-pratiquants et métis inclus), pratique officiellement le mépris raciste (pour sa majoritaire portion pratiquante, orthodoxe, sioniste) sans qu'il y ait contradiction - oubliant simplement que le mépris raciste contribue très fortement au groupisme qui fait dériver la lutte Pauvres travailleurs /Riches financiers vers la haine raciste... Pour éviter que des enfants "innocents" soient haïs voire massacrés, il faudrait simplement qu'il n'y ait plus d'enfants privilégiés. Mais le goût du privilège familial est majoritaire, partout, seuls quelques anormaux semblant capables du voeu de pauvreté, du travail au bas de l'échelle quand leurs capacités leur permettent le top. Je ne suis pas le premier depuis Jésus-Christ, évidemment, mais je comprends qu'il s'agit d'individus écrasés, effacés, ne cherchant pas davantage à dominer le monde de la parole que le monde de la richesse. L'Humanité semble foncer, avec approbation quasi unanime, vers une suite éternelle de guerres et révolutions. La Shoah, abomination absolue, aurait pu servir de leçon pour comprendre l'horreur des mécanismes de privilèges et leurs conséquences. C'est le contraire qui s'est produit : les camps d'extermination libérés en 1944 n'ont servi qu'à envahir la Palestine en 1948 avec approbation internationale, réprimer toute velléité de protestation jusqu'à aujourd'hui. Dommage. Respecter les martyrs consiste-t-il donc à comprendre leur calvaire (hélas logique) ou à s'en servir (épouvantail-aubaine)?... Tout est possible, mais je crois qu'encourager le mépris raciste conduit droit à un nouvel Auschwitz (anti-occidental vraisemblablement), au lieu de le prévenir.
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Ajout Z11, 27/05/2005 : Vacances lointaines
· Pour mon 40e anniversaire, mes collègues avaient eu l'extrême gentillesse de m'offrir un bon d'achat en librairie, et j'avais choisi entre autres l'ouvrage "Tentatives de lucidité" d'Albert Jacquard, le mot lucidité dans le titre suscitant mon intérêt. En le lisant enfin, avec 18 mois de retard, cela s'est confirmé intéressant (points positifs P ci-dessous), quoique imparfait voire choquant par moment (points négatifs N).
- P1 : Mr Jacquard a abouti, avant moi peut-être, aux idées qu'il faudrait maintenant un gouvernement mondial sans plus d'esprit de tribu ou de nationalisme, que l'école ne devrait plus célébrer les conquêtes militaires et coloniales françaises, que les pays riches encourent la sempiternelle colère guerrière (ou délinquante ou terroriste) des pays pauvres (ou groupes ou individus pauvres), que la solution serait de mettre en question le droit de propriété transmissible - détournement du principe moral récompensant le travail personnel, principe nécessaire depuis que les humains ne sont plus des chasseurs-cueilleurs partant chaque jour à la recherche de nourriture naturelle disponible.
- P2 :Il ajoute un point important que j'ignorais et qui me conforte* : selon lui, le système de Banque-Mondiale/Fonds-Monétaire-International a été détourné pour orienter les pays pauvres (surendettés par des gouvernements avides d'armes occidentales) vers un maximum d'exportation aux dépens de la viabilité locale, et la convergence de ces exportateurs a fait chuter considérablement nos prix d'importations en matières premières et autres, accroissant notre niveau de vie aux dépens du leur.
- N1 : Mr Jacquard dit qu'il fallait bien exproprier les Palestiniens du Mur des Lamentations de Jérusalem "comme première étape de la reconquête de leur terre par ceux à qui elle était promise". Classer ce Mur avec l'Arche de la Défense parisienne, patrimoines de l'Humanité, est compréhensible, mais je ne vois aucun rapport avec la conquête d'un territoire au nom de l'Histoire, surtout en oubliant comme d'habitude que les Indiens auraient autant (sinon davantage) le droit d'expulser les Anglo-Hispano-Américains… Bref, ce n'est absolument pas un appel à la lucidité équitable mais une "petite" entorse à la lucidité humaniste, effectivement indispensable pour avoir droit à la parole publique en Occident, mais cette affirmation paraissant partisane, malhonnête en se disant objective, cela discrédite toutes les prétendues vérités incluses sans distinction dans le même discours.
- N2 : Mr Jacquard semble un scientiste obtus : il ignore classiquement que la Science n'a pas à être crue au nom de l'intelligence et de la Vérité, puisqu'elle est secondaire au choix arbitraire (réaliste) d'exclure l'hypothèse du rêve, secondaire au choix arbitraire (matérialiste) d'exclure l'hypothèse de phénomènes trompeurs apportés par un tout-puissant testant la Foi humaine. Mr Jacquard classe comme "idiots" les points de vue irréfutables qui casseraient son système, c'est de l'intolérance pure. Certes, le réalisme matérialiste est un choix compréhensible, efficace, facteur de progrès médical et autre, il contient une exigence interne de vérifiabilité quant à son contenu détaillé, mais ce n'est qu'un choix, en rien une exigence logique, une obligation de raisonnement droit et honnête, rigoureux. La lucidité est ailleurs (je ne déclame pas le célèbre adage-fantaisie "la Vérité est ailleurs", je pense seulement "la Vérité semble inaccessible").

· La confirmation de mon malaise vis à vis des livres publiés me rappelle un désaccord avec mon éditeur qui (tout en retirant mes digressions dérangeantes, non "politiquement correctes") insérait librement des virgules dans mon texte. Selon moi, un texte explicatif entre virgules (comme entre parenthèses) est une précision totalement facultative, non nécessaire à l'énoncé ; ce n'est pas un détail de style et de rythme mais un élément capital pour énoncer clairement une idée**. Ainsi, je serais très choqué de lire "les antisionistes, antisémites, doivent être farouchement condamnés ", et j'exigerais que soient lucidement ôtées les virgules, seuls les antisionistes qui sont antisémites le méritant, non les antisionistes qui sont non-racistes (et non-antisémites). A mon avis, les racistes sont condamnables, qu'ils soient antisémites ou prosémites, et il n'y a pas de culpabilité raciste chez les non-racistes, même antisionistes. Ce n'est pas du tout un détail de pointillisme ridicule, les virgules abusives sont parfois un artifice rhétorique de (certains) coupables cherchant à punir un groupe incluant des innocents - principe groupiste de généralisation abusive qui est d'ailleurs le fondement même du racisme.

· A la réflexion, l'objection "il ne faut pas être hyper-pointilliste, rien n'est jamais parfait !" m'ouvre des abîmes. Si c'était une affaire de principe, ce serait la porte ouverte à n'importe quoi : tel médicament générateur d'emploi et bénéfices guérit 96% des insomniaques et en tue 0,8%, ce n'est pas grave, rien n'est parfait ; en régime aristocratique, le dur labeur et la misère sont hélas le lot de tous, qui doivent être solidaires, il y a certes 0,5% d'hyper-riches quasi oisifs, protégés par la police et l'armée, mais c'est assez normal, rien n'est jamais parfait ; en régime communiste, 0,4% de la population est constituée de libres penseurs à l'asile et 0,4% d'apparatchiks privilégiés, mais il s'agit d'imperfections négligeables, non significatives. Avec ce genre d'arguments (qui me choquent, vraiment***), il n'y aurait plus aucun appel à la Justice qui serait audible, la vie en société ne serait plus possible - si ce n'est sous la coupe implacable d'immoraux imposant à autrui ("nécessité absolue !") ce dont ils se dispensent ("imperfection inévitable…"). Cela ressemble très très fort à ce monde, certes, mais je regrette qu'on ne me l'ait pas explicitement signalé, à l'école ou via ce qui se dénomme Culture. Je comprends et plains les victimes du système, désabusées (voire folles de haine même si personnellement je n'aime pas la haine, la violence), mais ceux qui osent donner des leçons péremptoires dans un contexte qui leur profite discrètement me font vomir****. Et s'ils me condamnent à mort pour crime d'avoir dérangé leur entreprise de lavage de cerveau, ce n'est pas très grave, je n'étais pas destiné à vivre très vieux de toute façon. J'irai peut-être en Enfer, eux en tout cas très certainement, à mon avis - s'il y a une Justice quelque part, ailleurs ; si nous ne sommes que des molécules s'agitant pour rien, cela n'a de toute façon aucune importance.

· Dialogue imaginaire :
- Sale antisémite !
- je suis hostile au sionisme, mais pas le moins du monde au sang juif.
- Les ennemis d'Israël sont tous des Nazis !
- je n'aime pas les Nazis, encore moins que les Sionistes.
- En façade vous le prétendez mais ça ressemble très très fort à un mensonge odieux !
- je ne suis pas un menteur, pas même un adepte de l'enrichissement par le mensonge commercial usuel*****. Je suis anormal, certes, mais pas menteur.
- On ne vous croit pas !
- messieurs-dames, vos valeurs semblent être le racisme (proSémite, antiArabe) et le mensonge (commecial et diabolisateur), ne tapez pas s'il vous plaît sur les individus anormaux qui ont des valeurs plus morales, naïves certes, comme l'équité et l'honnêteté. Vous méritez plus la haine qu'eux, et je parle bien de vous personnellement, il est encore pire que vous vous cachiez derrière des innocents en prétendant que toute résistance à votre encontre fait automatiquement d'eux des victimes naturelles.
- Sale antisémite ! Nazi !

· Ma mère m'a prêté "L'enfant de Noé", livre d'Eric-Emmanuel Schmitt sur un calvaire d'enfant juif en 1942-44. Ce n'est pas simpliste et cela donne à réfléchir :
- Le début parle d'une famille noble belge recueillant un enfant juif, qui demande naïvement "qu'est-ce qu'être noble ?". J'ai immédiatement songé (et cela vient bien plus tard dans le livre) que la question devrait se retourner contre sa communauté, prétendant au mérite "à la naissance".
- Plus loin : "Un de mes secrets, un de mes tours de femme : accuser au lieu de se justifier, attaquer lorsqu'on est soupçonné. Mordre plutôt que se défendre. Tu peux t'en servir.". Au cours des rafles de 1942, c'était pleinement légitime, d'accord, face à des policiers voulant parquer des enfants pour les assassiner, mais le procédé ressemble très fort à ce que pratiquent de nos jours les orthodoxes antiArabes accusant le reste du Monde de néo-nazisme, pour échapper à leur propre condamnation pour racisme outrancier. Menacer de faire condamner des innocents, pour éviter d'être honnêtement jugé coupable, me débecte. Cela rend ces coupables encore plus coupables. C'est certes moins grave qu'un génocide, mais c'est abject. Et quand cela s'accompagne d'activisme communautariste, cela génère une colère qui peut inclure des innocents, nés malgré eux dans ce groupe. Cela ressemble à la construction d'un prochain génocide, sciemment. Et j'ai en moi cette mentalité masochiste, que je partage mais n'approuve pas. En tout cas, ce sont les innocents que je plains - futures victimes des bourreaux et présentes victimes des accusateurs consciemment malhonnêtes (je fais partie de ces 2 classes de victimes je crois).
- Plus loin : "Mes parents ne fréquentaient pas la synagogue et je les soupçonnais de ne même pas croire en Dieu". Bien, des individus nés Juifs et refusant de pratiquer un culte paraissant raciste me semblent très vertueux, mais pourquoi est-ce un couple de Juifs ? Je vois plusieurs hypothèses : 1/ Ce fut un hasard : l'attirance de 2 personnes qui ont ensuite découvert que l'autre était juif également. 2/ C'est au sein d'un groupe d'individus brimés pour leur sang, rejetés, que 2 êtres se sont associés. 3/ C'est un choix délibéré, entre "bien nés" rejetant les "mal nés". Je respecte 1/, j'ai de la compassion pour 2/, je déteste 3/. Dans le livre, à ce stade, rien n'est dit de l'histoire de ce couple, et cela ne permet pas de juger si la répression antisémite subie est une injustice absolue (cas 1/ 2/) ou un retour de bâton généré par de prétendus innocents (3/). L'enfant né de cette union n'est évidemment pas responsable, mais quand il adore sa mère angélique, il serait juste qu'il sache si elle a (ou non) contribué activement à l'engrenage raciste infernal : mépris/haine.
- Plus loin, dialogue entre un prêtre catholique et l'enfant juif : "Tu es Juif, même si tu choisis le catholicisme, tu le demeureras. - Qu'est-ce que ça veut dire être juif ? - Avoir été élu, descendre du peuple choisi par Dieu il y a des milliers d'années. - Il nous a choisi pourquoi ? Parce que nous étions mieux que les autres ? Ou moins bien ? - Ni l'un ni l'autre, vous avez une mission, un devoir : témoigner devant les hommes qu'il n'y a qu'un seul Dieu et, à travers ce Dieu, forcer les hommes à respecter les hommes." Je ne comprends pas le lien entre ce discours et le judaïsme orthodoxe. 1/ Les leçons d'Histoire ne m'ont jamais informé que le peuple Juif avait hurlé et fait pression contre le génocide indien, contre l'esclavage des Noirs. La mission des israélites était-elle de protéger les humains innocents ou bien eux-mêmes exclusivement ? 2/ Affirmer que Dieu classe les nouveaux-nés selon leur sang me paraît être un énoncé de "Racisme de droit divin", je le constate dans les discours qui prétendent en même temps combattre le racisme, et je n'aime pas cette contradiction criante. De conviction non-raciste, j'estime qu'il s'agit d'une insulte au Créateur, s'Il existe (alors que c'est cet agnosticisme dubitatif qui est classé "insulte au Créateur ", comme pour détourner l'objection). 3/ La leçon de respect de tous les hommes semble l'exact contraire de l'expulsion des arabes, de la condamnation envers les mariages mixtes (juives/goyim), de l'accusation de néo-nazisme jetée à la tête de non-racistes non-nationalistes. La prétendue mission judaïque paraît aussi peu suivie dans le monde actuel que la mission chrétienne par les colons et inquisiteurs d'autrefois. L'alibi sacré permet surtout d'inciter les croyants à l'aveuglement et de classer hérétique toute objection argumentée. 4/ Pour enseigner crédiblement l'amour des humains, il faut le pratiquer, et donc fuir le communautarisme, le rejet de l'autre. Le judaïsme militant serait contradictoire s'il se prétendait humaniste, je ne comprenais donc pas le discours de ce prêtre judéophile, du tout.
- Ensuite, la différence Juifs-Chrétiens est présentée comme portant sur les rites, les dates de célébration et les fêtes. Puis vient l'idée que Jésus est un homme sage pour les uns, le fils de Dieu pour les autres ; le Messie est à venir selon les uns, déjà venu selon les autres. "Un chrétien, c'est un Juif qui a cessé d'attendre (…) un Juif sentimental". Peut-être, mais ça conduirait droit à un judaïsme humaniste, acceptant les Arabes, les Bantous, les Quechuas, les Philippins. Ce serait à l'exact opposé du communautarisme orthodoxe, fondé sur l'ascendance exclusivement, et je n'ai jamais entendu parlé de missionnaires juifs partis convertir les autres peuples. C'est totalement différent du christianisme, en terme de racisme, très précisément.
- Plus loin, une héroïne ayant sauvé beaucoup d'enfants est torturée puis tuée pour avoir héroïquement osé jouer l'hymne national belge au nez des occupants nazis. La mort pour résistance à l'oppression est évidemment choquante, mais je n'aime pas l'idée que le Nationalisme incarne le Bien tandis que le Non-nalionalisme incarne le Mal. Le Nazisme était au départ un nationalisme et la conquête du Congo Belge n'a rien d'admirable a priori. Même les nationalistes restant chez eux, comme les Israélites orthodoxes appelant à rester entre Juifs, se fondent sur la fierté d'être simplement bien nés. Or sans ce sentiment le racisme n'existerait pas, et aucun bébé n'aurait brûlé à Auschwitz. En France, certaines foules hurlent à tue-tête notre hymne national : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons", comme s'il fallait tuer les étrangers venant chez nous, que ce ne serait pas immoral puisqu'ils ont un sang méprisable, de même que leurs bébés restés en terre sale… Cela me fait honte d'entendre sacralisé cet appel à la haine xénophobe, toléré par l'intelligentsia car exempt d'antisémitisme...
- La fin du livre raconte que le petit garçon rescapé ne s'est finalement pas converti à la chrétienté, devenant juif pratiquant, se réjouissant de la création d'Israël mais préférant rester en Belgique en envoyant Là-bas de l'argent gagné dans l'Import/Export, estimant que les guerres israéliennes étaient déplorables puisque les Palestiniens avaient autant droit à cette terre. Personnellement, j'apprécie ce message d'un judaïsme relativement humaniste, tolérant pour être accepté en retour. En ce qui me concerne, je ne crois pas à l'Histoire, je n'aime pas l'idée de transmission de propriété sans mérite individuel, mais il ne s'agit que de divergence, et les diverses opinions pourraient cohabiter sans haine. Mais en France, la loi Fabius-Gayssot m'a empêché de publier mes analyses, invalidant la prétendue logique pure du dogme réaliste (qui fonde la sacralité de l'Histoire) ; à l'ONU, les USA semblent empêcher la condamnation internationale d'Israël ayant expulsé les Palestiniens en prétendant à la démocratie, développé l'arme nucléaire interdite dans la région, avec haine en retour et terrorisme...Oui, un judaïsme digne de respect est possible, mais il ne transparaît pas de ce livre, qui manque le coche, à mon avis : le héros, devenu adulte, n'a rien compris à ce qui lui est arrivé. Pour faire vraiment réfléchir, l'ouvrage aurait dû avoir une autre fin, mais il n'aurait alors pas été publié, je le comprends… - Si l'on me répond que la tradition juive est symbolisée par le Mur des Lamentations, qu'il faut se lamenter, les yeux fermés, être détestés jusqu'à l'arrivée du Messie, je peux l'entendre. Ma démarche culpabilisée, sourde au réconfort et au divertissement, est d'ailleurs peut-être apparentée à cette forme de caractère, de grandeur dans la douleur. Des chrétiens m'ont d'ailleurs dit, avec le sourire, que mes dérangeantes analyses pointillistes traduisaient "un esprit juif ". Peut-être, mais en m'autoflagellant, je ne travaille pas à faire brûler vifs des innocents futurs, au contraire. C'est une différence très majeure.
- Finalement, l'éclairement principal que je tire de ce livre restera la stratégie "quand on se sent menacé, la meilleure défense c'est l'attaque (en disant protéger la paix) même avec victimes civiles", déclinable en tactique orthodoxe "quand on se sent coupable (de racisme), la meilleure défense c'est l'accusation virulente d'autrui (en disant protéger l'innocence) même avec mauvaise foi et diabolisation d'innocents"… C'est une explication lumineuse (mais pas la seule explication possible, certes) de l'expression contradictoire "lutte contre le racisme et l'antisémitisme" (de la façon dont elle est employée depuis 15 ans en France).

· Le thème "mauvaise foi" suscite en moi un sentiment désagréable : le groupisme religieux séparant "Croyants à respecter" et "Incroyants méprisables" peut entériner des comportement mauvais (humanistement) - le Coran dit qu'il est criminel de voler, mais en pratique il est excusable de voler des Infidèles à Mahomet ; on ne peut pas vivre chrétiennement en exploitant les pauvres sous la menace, mais en pratique c'est excusable si la puissance accumulée sert à la croisade devant chasser de Jérusalem les Infidèles ; il faut aimer autrui et non s'enrichir à ses dépens, mais les Elus de Dieu sont excusables de consolider leur précaire position en profitant de la stupidité des Méprisés de Dieu. Ces argumentaires pseudo-religieux (implicites, secrets) me semblent détourner les mots dits sacrés, qui pouvaient être louables, je pense. J'ai plus de respect pour les enfants de bourgeois qui voulurent devenir prêtres ouvriers que pour la hiérarchie religieuse, installée, qui les condamna comme déviants... Un occidental (laïc ou catholique ou israélite) voulant partager la condition des ouvriers asiatiques est pareillement admirable à mes yeux, et classé idiot, hélas.

· Dans le livre cité ci-dessus, ma réflexion sur ce couple Juif m'a remis en mémoire le film "Titanic", qui m'avait été vanté comme une extraordinaire histoire d'amour. Une fille de riches, en première classe, tombe amoureuse d'un jeune homme pauvre, en classe populaire, et c'est vrai que c'est beau, mais les premiers pas sont abominables : cette fille pourrie-gâtée rejette ce garçon en tant que "pauvre donc méprisable". C'est très moche. Ce garçon était peut-être a priori quelconque, mais ni plus ni moins qu'un gosse de riches quelconque, et la fille pratiquant ce rejet n'avait a priori rien de bien, qui lui aurait fait mériter un statut supérieur, si ce n'est son lien de parenté avec des parents riches, possédants. Sans le déclic de l'amour, elle aurait simplement épousé un riche sans mérite non plus, et serait devenue rentière, tirant un immense confort de l 'exploitation capitaliste du rude labeur des pauvres (bien plus méritants qu'elle selon moi). L'écroulement du communisme et la sacralité légale de la transmission familiale semblent indiquer que c'est le mécanisme qui triomphe discrètement après la chute du Mur de Berlin, et je trouve ça moche. Plus grave potentiellement : certains pauvres non-résignés peuvent réagir par la haine, par l'attaque des riches… et plutôt de leurs enfants que de leur police s'ils préfèrent (à l'honorabilité) la facilité ou la survivabilité, la résonance médiatique. Cette histoire de "classe de riches" et "classe des pauvres" rejetée, exploitée, travaillant beaucoup plus pour un confort nettement moindre, me fait évidemment penser à la question des nationalités. Etre né en France nous assure, même avec refus du travail (RMI), un niveau de vie qui fait rêver les miséreux travailleurs philippins ou sri-lankais, et la libre immigration de ceux-ci est farouchement interdite, illégale. A l'échelle du monde, les prétendus démocrates occidentaux font figure de nobles pourris, exploiteurs, méprisant et écrasant ceux qui méritent davantage qu'eux-mêmes. L'école, et les leçons de Culture, d'Histoire-Géographie, ne m'ont jamais donné les éléments pour le percevoir, et ce n'est qu'en me mariant à une Philippine, en allant là-bas, que j'ai perçu le scandale qui est ici caché, avec approbation générale, la lutte locale contre le racisme se considérant ici prouvée par le rejet hurlant de tout ce qui ressemble de près ou de très très loin à de l'antisémitisme (et la lutte contre l'injustice économique se considérant ici prouvée par la pression fiscale en faveur des élus, fonctionnaires, RMIstes). J'en profite, hélas, par mon niveau de salaire, mais je me sens coupable. Il ne s'agit pas selon moi de punir le mépris (chez les familles nobles ou juives ou occidentales) par la guillotine ou la chambre à gaz, mais je souhaiterais que ces prétendus "bien-nés" soient fortement incités par l'éducation publique (et au moins une part du monde se prétendant "intellectuel") à ne plus mépriser autrui, par honnêteté ou sinon par prudence (pour éviter une punition post mortem, éviter aux enfants de devenir victimes d'une révolte sanglante entre classes). En tout cas, énoncer ces idées, à débattre, devrait être autorisé dans une société "avancée" se prétendant libre et vertueuse. Nous sommes à peu près à l'opposé, en ce monde, au nom de la lutte "avant tout contre l'antisémitisme". Ce n'est pas honnête, du tout.****** Et si l'on me réponds "Oui, mais il y a eu Auschwitz, ça change absolument tout", je crois entendre "Grâce à Hitler (notre épouvantail), nous avons acquis le droit éternel d'être malhonnêtes"…

· Je repense à l'idée d'E.E. Schmitt "la terre d'Israël appartient autant aux arabes qu'aux juifs". Cette idée me gêne, doublement :
- Si un immigré Juif en Palestine a transformé un champ de cailloux, où personne n'allait jamais, en champ de fleurs vendables grâce à des inventions personnelles et un travail acharné, il mérite à mon sens davantage le titre de propriétaire que l'héritier palestinien qui aurait laissé ce pierrier méprisé à l'abandon. Mais…
- J'imagine être un infirmier français qui, après 40 années de rude labeur au service d'autrui, se paye (comptant) un petit terrain et y bâtit de ses mains sa maison familiale, je serai choqué d'en être chassé par un suisse armé clamant que ce champ était la propriété de son arrière-arrière-grand-père, qui en fut chassé injustement. Hé, ce n'est pas une raison pour chasser de même le propriétaire actuel. Que les divers ayant-droits possibles se battent entre eux au tribunal, pour corriger ou entériner l'Histoire, s'attribuer ce que j'ai payé, ce n'est pas mon problème, pas mon profit. Outré par ma réaction, cet homme me menace en invoquant que ma famille faisait partie des bourreaux de la sienne, que son aïeul a dû émigrer pour fuir les tueurs, que plusieurs enfants ont été tués, brûlés vifs, seule sa branche survivant par miracle. Certes, cette histoire est terrible, abominable, mais à mon sens, elle ne donne en rien le droit à l'arrière-petit-enfant de réquisitionner le fruit d'une vie de labeur. Finalement, le frère du réquisitionneur se fait connaître et concède que je mérite "autant" cette propriété et cette maison qu'eux, que je n'aurais pas dû en être chassé totalement mais en conserver la partie Est (sans fenêtre), et que les canons pointés (avec le soutien des Maîtres du Monde) vers l'école du village m'ayant recueilli sont un peu regrettables… Ces regrets vont plutôt dans le bon sens, mais ce frère n'est guère plus juste que celui qu'il soutient, en le désapprouvant à peine - au titre du risque de révolte menaçant ses neveux.
  La question d'Israël/Palestine semble se situer entre ces 2 scénarios. A mon avis, rendre Justice aux deux volets serait possible en révoquant le principe de propriété par filiation, seul le travail ou l'invention étant récompensés. Quoi qu'il en soit, traiter de manière totalement différente Israël (rendu) et les Etats-Unis (conservés) paraît injuste, foncièrement inéquitable, et je ne vois que deux explications possibles : le racisme (proSémite) et le fanatisme religieux (Judéo-Chrétien). Hitler était assurément un monstre mais ses adversaires n'étaient pas des anges, et si l'on voulait vraiment éviter le gazage de bébés innocents, on aurait tout reconstruit autrement après 1945. Ce qui s'est bâti a généré un nouvel antisémitisme, activement, comme pour préserver l'identité du peuple juif, prévenir le risque de sa dissolution dans une Humanité unie et non-raciste. Les individus qui se sont laissés guidés ainsi ne sont pas coupables, seulement aveugles, par contre les fiers "intellectuels" ayant réquisitionné la parole sont passibles du tribunal international pour Crime contre l'Humanité, je crois. Il aurait fallu lutter "contre le racisme (dont l'AntiSémitisme et le ProSémitisme)" et surtout pas "contre le racisme SAUF le ProSémitisme", et encore moins "contre le racisme ET contre la résistance au ProSémistisme, la race sémite étant intégralement et éternellement ProSémite". Je ne suis pas d'accord, pensant que les ProSémites devraient assumer honnêtement leur racisme sans se cacher derrière le bouclier humain des sémites innocents.

· Je repense au diplôme d'infirmière obtenu le mois passé par ma nièce à l'Université La Salle des Philippines : j'avais été frappé que le protocole exige qu'elle prête serment d'être chrétienne et fière de sa nationalité. Je lui ai demandé qui était ce La Salle, ayant entendu parler aussi d'une Université La Salle au Canada. Ses cours m'ont appris que Saint De La Salle était un noble français du 17e siècle, choqué par l'opulence oisive de sa classe et la misère laborieuse des pauvres. Sans partir en guerre et sans se suicider, il créa des écoles pour promouvoir les individus brillants parmi les enfants de pauvres, et cette approche - condamnée par sa famille et ses amis - s'est ensuite répandue dans le monde. Effectivement, c'est bien, c'est positif, mais ça n'a pas empêché les massacres de 1789-91. De La Salle a sans doute gagné son billet pour le Paradis, mais pas du tout endigué la haine révolutionnaire. Qui plus est, je ne comprends pas que ces valeurs fassent rejeter une candidate infirmière (voulant sincèrement se dévouer pour autrui tout en ayant été élevée dans une famille) non chrétienne - comme si le but n'était pas d'aider autrui mais d'élargir modérément la classe dominante. Enfin, je ne suis pas parvenu à comprendre ce que signifiait "être fier d'être philippin". J'ai dit à ma nièce que je n'étais pas du tout fier d'être français, qu'il y a en France des gens bien et des gens abominables, comme à l'étranger, et que les gens bien ne se reconnaissent pas à leur nationalité ; était-elle fière d'être philippine comme les terroristes musulmans d'Abu Sayaf et terroristes communistes du NBA ? Elle a éclaté de rire et répondu "Non, mais il faut être fier de sa nationalité". Mon beau-frère, américain, a approuvé "Oui, il faut être fier de son pays". Sans l'ombre d'un argument. Certes, je comprends une ouvrière sur chaîne de montage qui serait fière de travailler pour une association caritative à but non lucratif, son labeur peu payé n'étant pas voué à enrichir plus encore un riche patron mais à venir au secours de victimes démunies - participer un petit peu à une grande chose peut réconforter, "rendre fier" si on veut, mais le nationalisme, fondé sur le rejet des étrangers (même méritoires) pour choyer les compatriotes (même détestables) ne me semble en rien une grande œuvre allant dans ce sens. Au contraire.

· Concernant mon avis non-nationaliste au sujet du référendum européen, je présentais ma position comme très inamicale envers les fonctionnaires CGTistes exigeant un statut protégé de la concurrence, or je tiens à préciser que cela ne m'empêche pas de comprendre une autre logique que la jungle commerciale :
- A la Poste, j'ai voulu envoyer un colis vers les Philippines ou la Belgique, le délai étant peu important cette fois, et j'ai précisé "en tarif économique, s'il vous plaît". L'employée a acquiescé, pianoté, puis m'a souri en retour : "il se trouve que le prix en Urgent pour ce colis-ci serait inférieur au prix en Economique, vous voulez quand même Economique ?". J'ai souri, doublement surpris : "Je préfère Urgent dans ces conditions, Madame, et je vous remercie de cette attitude non commerciale de Service Public". Vrai, je l'ai dit, et pensé très sincèrement. Il est admirable de préférer servir le client ou l'usager que de lui faire systématiquement payer le "maximum acceptable".
- Ceci dit, je n'aime pas spontanément les grèves répétées et illimitées, car payées, des fonctionnaires français. Je comprends des infirmières protestant que les contraintes de "priorité absolue au rendement", façon privée, les empêchent de servir convenablement les patients. Mais il y a aussi les grèves d'employés fiscaux refusant la suppression de la vignette automobile qui amènerait une diminution de leurs effectifs (non remplacement de départs en retraite, reconversions) et dans ce cas, le service est exclusivement envers soi-même, ce qui est très moche sous la menace policière/judiciaire garantissant la ponction fiscale.
- Je suis petit employé du privé, mais mes 4 grands-parents, mes 2 parents, mon frère unique, sont tous fonctionnaires et la question ne se pose pas du tout à moi en termes (pétainistes ?) de "pour ma pauvre famille, contre les sales familles de profiteurs". Au contraire - et ce sera classé suicidaire, psychotique, même.
- Je préfère le modèle (allemand ? russe ?), qui interdit la grève aux fonctionnaires. 1/ Si les fonctionnaires sont injustement traités, c'est en démocratie sous la pression ou l'autorité d'élus du peuple. Il suffit donc aux fonctionnaires de communiquer leurs problèmes au public, et s'il y a injustice choquante, les politiciens auront peur de ne pas être réélus et corrigeront. 2/ Si un service maximum est idéal, il n'empêche que c'est clairement un compromis service/coût qui guidera le choix du public. Les fonctionnaires ne sont pas en position légitime d'exiger "toujours davantage pour mieux servir ", c'est au public de trancher. Pour cela, un référendum chiffrant le salaire ou l'effectif des fonctionnaires est envisageable, avec robuste mesure de médiane (indicateur de ligne "50% des choix" qui n'est en rien impacté par les valeurs extrêmes isolées biaisant la moyenne). 3/ La logique qui a instauré le droit de grève est hors-sujet pour les fonctionnaires (et pour tous en régime communiste) : "le riche patron doit partager avec les employés qui l'enrichissent, sinon ceux-ci stoppent le mécanisme, sachant qu'ils perdent leur salaire et risquent la misère, pouvant perdre leur emploi puisque la concurrence va prendre le marché" ; quand la concurrence est interdite, quand le patron est l'état représentant les usagers, quand les comptes sont déficitaires [et quand la grève est payée (ne serait-ce qu'à 70% pour mon frère agrégé de sport qui est libre 5 jours sur 7),] tout ce discours tombe à l'eau, est inapproprié, la grève n'est plus une violence de toute dernière extrémité : "Patron, est-ce qu'on se suicide ensemble ou est-ce qu'on partage ensemble ?" [mais une simple formalité, plutôt plaisante, systématique à la moindre contrariété]. Les syndicats du monde privé étant les mêmes que ceux du public (CGT, CFDT, FO, …), je ne suis pas syndiqué, étant totalement inapte à comprendre ce que ces groupes excités dénomment injustice. A mon avis, l'injustice principale est ailleurs, elle est dans le privilège qu'ont les fonctionnaires français, et dans une moindre mesure les employés occidentaux, les principales victimes étant en Asie - ce n'est pas du tout ce que clament les discours, exigeant que les syndiqués partagent les privilèges, et fuyant résolument le but de partager à l'Humanité entière (des travailleurs courageux).

- Après un mois de vacances aux Philippines, dans ma belle-famille, j'ai repris les médicaments, me sentant très mal. J'ai été choqué, tout ce mois, d'être vautré dans un fauteuil, gagnant bien davantage "en faisant cela" que les ouvriers qui travaillaient autour de moi, dans la chaleur et dans la sueur. Pourquoi ce salaire à ne rien faire ? Certes, il correspond en un sens à un congé sans solde avec un salaire accru de 10% pour les semaines travaillées, mais pourquoi gagner encore davantage que ce qui est déjà un scandale ? Certes, si j'étais un inventeur génial, ayant révolutionné la vie quotidienne de milliards de gens, il serait juste que j'en sois remercié durablement, mais ce n'est pas ça du tout : j'ai choisi d'être un petit travailleur au bas de l'échelle des salaires (locale…) et je ne donne même pas une pleine satisfaction dans cet emploi puisque je rechigne à mentir, je détecte des anomalies extrêmement embarrassantes et inavouables… Je ne suis pas cher-payé "au mérite" mais simplement parce que je suis né dans un endroit privilégié, avec une ascendance adéquate, et ça me paraît totalement injuste… Je comprends que des nationalistes orthodoxes, fiers et méprisants, trouvent cela normal et merveilleux, mais je ne comprends pas du tout ceux qui crachent sur Le Pen sans être outrés par cette situation.
- Les ouvriers philippins me souriaient, incroyablement gentils, mais si l'un d'eux m'avait détesté, je l'aurais compris. Evidemment, je ne suis pas personnellement responsable de ce qui se passe au plan géo-politique, et je ne m'en félicite même pas secrètement, mais pour assurer mon salaire, l'entreprise qui m'emploie et l'occident tout entier paye une misère les importations d'Asie et Afrique, tirant 95% du prix de vente à redistribuer entre nous sans payer les producteurs. "Valeur ajoutée", le mot me révulse : ce n'est aparemment pas de la valeur-produit ou de la valeur-service qui est ajoutée/prise mais du prix improductif, qui ressemble à du racket organisé, insultant le mérite des créateurs/producteurs/transporteurs. Surpayé à "mal "travailler, j'aurais mérité au moins d'être méprisé, ignoré, mais c'était le contraire. Lors de l'anniversaire de mon beau-père (ayant invité des dizaines de cousins), de nombreuses jeunes filles me souriaient, allaient me chercher sodas et gâteaux sans que j'ai rien demandé. Et je me souviens que ma femme m'avait dit un jour que "épouser un étranger était son ambition" - je n'avais pas compris alors, mais cela devient clair : "espérer être assez plaisante pour séduire un riche"… Si j'étais né philippin, je détesterais simplement ces blancs sans mérite aucun, qui obtiennent les plus jolies filles. Je me déteste, oui. Je ne mérite pas du tout ce que j'ai, non. Mais je suis amoureux, et je ne le rendrai pas - j'étais prêt à tout donner/rendre sur le plan financier, mais ma femme est choquée par cette attitude, et je comprends qu'elle ne m'aurait pas aimée si j'avais été pauvre. Pauvre comme Jésus qu'elle vénère, oui, j'ai du mal à suivre, trouver la cohérence…
  En dehors des jeunes filles mariables, la famille a aussi été incroyablement généreuse envers moi, et je ne savais plus comment remercier. Ce qui m'a le plus gêné était les mères de très jeunes enfants, les dirigeant vers moi encore et encore, incités à faire des coucous et des bises, et insistant s'ils rechignaient, s'ils préféraient leur mère ou leurs frères et sœurs. C'est vrai que cette marche forcée vers l'autre est belle en tant que totalement exempte de rejet raciste, mais elle traduit une favorisation raciste qui me gêne profondément. Le miracle ne s'est toutefois pas produit : je ne suis "tombé amoureux" d'aucun bébé, n'en ai adopté aucun sous mon aile financière promettant un avenir heureux… Je suis simplement devenu parrain d'un neveu, à la demande de ma femme, qui me disait de répondre que j'étais baptisé si le prêtre le demandait.
  Un autre choc a été mon expérience linguistique : voulant montrer à ma belle-famille l'intérêt que je portais à leur Univers, sans aucun mépris élisant le mien, j'ai demandé à mes neveux et nièces de m'apprendre le dialecte de leur province. J'ai pris beaucoup de notes, et mes nièces ont voulu connaître quelques mots de français aussi, par jeu semblait-il. Je les ai remercié, ai souri, et demandé quels mots elles souhaitaient connaître. … J'en ai presque pleuré de honte, après la troisième réponse : "give", "me", "money" (donnez-moi-argent)… J'ai sorti mon porte-feuilles et elles ont ri aux éclats, répondu Non, expliqué que c'était seulement pour savoir comment le dire.
  Et puis la plus âgée m'a demandé de l'aider à écrire une lettre en anglais, importante pour ses études. J'ai bien sûr accepté, même si je lui disais ne vraisemblablement pas mieux parler l'anglais qu'elle. Finalement, c'était une lettre au patron de son père, demandant s'il accepterait de sponsoriser ses études… J'ai à peine retouché son texte, expliqué que j'aimerais faire plus et sponsoriser moi-même, mais que mes économies avaient disparu, ma femme ayant voulu que nous achetions une maison, et nous payerons un lourd crédit chaque mois pendant quinze ans. Elle a souri, a remercié, m'a remercié encore le surlendemain, son sponsor ayant répondu positivement. Je n'étais pas fier, non. J'avais honte de faire partie des riches, des riches sans mérite et sans effort particuliers.
  Le dernier choc m'a cette fois fait perdre le sommeil. C'est intervenu au cours d'un repas au restaurant en famille - riz, poulet, limonade - mon plus jeune beau-frère nous présenta sa petite amie, alors que tout le monde le pensait seul, voire incasable car partiellement paralysé. Le repas se passa simplement, amicalement, dans la bonne humeur, et dans une langue où je n'identifiais qu'un mot sur cinquante. Puis mon épouse, qui était à l'autre bout de la grande table près de son petit frère, vint me demander d'aller lui poser la question "quand allez-vous vous marier ?" puisqu'il refusait d'y répondre et le ferait peut-être exceptionnellement pour moi. Ça me paraissait invraisemblable, et je comprenais la pudeur du petit frère, surtout en présence de sa copine alors qu'ils n'avaient peut-être jamais parlé de ça entre eux. S'il y a quelque chose que je respecte au monde, c'est bien le silence des gens réservés, et j'ai souri, répondu Non. Ma femme a insisté, et j'ai maintenu ma position négative, avec un sourire gêné, mais elle a répondu que ça la mettrait en colère si je ne faisais pas ce geste pour sa famille, qui attendait la réponse. Et là je me suis levé, effectivement prêt à me faire violence, à être moche et impudent, par amour pour elle. J'ai fait quelques mètres à l'écart, cherchant l'air, cherchant les mots, et puis je suis allé voir le petit frère, silencieux, près de son amie qui souriait simplement, regardant ailleurs. J'ai demandé doucement, presque à voix basse : "Bonso (petit frère), quand est-ce que tu penses te marier ?". J'espérais que sa copine ne parle pas vraiment anglais, ou ne m'ait pas entendu. Il a souri, gêné et chaleureux en même temps. "Dans trois ou quatre mois peut-être, on n'en a pas vraiment parlé, je préfère ne pas le dire aux autres". J'ai souri, leur ai souhaité d'être heureux, et je lui ai fait une tape amicale sur l'épaule : "Heureux homme…". Nous nous sommes souris, et je suis parti, prendre l'air. Incapable d'aller dire à ma femme ce que son petit frère préférait gardait intime et m'avait confié exceptionnellement, comptant peut-être sur mon silence, respectant son choix, sa vie sentimentale intime. Ma femme est venue me rejoindre. "Alors, quand ?" Et j'ai répondu que je ne pouvais pas répondre tout de suite. J'étais écartelé, pas très loin de casser ou d'imploser. Et ma femme a dû le sentir, car elle est retournée à table, et ne m'a pas questionné plus tard, ni depuis. Elle comprend, et elle est merveilleuse envers moi, et j'étais finalement heureux d'avoir pu partager et garder le secret de son petit frère. Confession entre timides. Même si je n'aurais jamais dû poser la question à haute voix, selon moi. Tout allait bien et, dans la nuit qui a suivi, je m'étais endormi paisiblement quand j'ai été réveillé par une double interrogation gênante : pourquoi la famille avait-elle pensé que le petit frère me répondrait, à moi spécialement, et pourquoi l'avait-il fait, effectivement ? J'entrevoyais la réponse, et j'en frémissais de honte, je n'avais même pas eu les mots adéquats : "Bien, félicitations, et bien sûr je confirme que nous serons les sponsors de votre mariage "…
  Oui, tous ces sourires que je reçois dans cette famille, en ce pays, après deux décennies de dépression solitaire, semblent traduire une vérité qui me fait honte : alors qu'en France, je suis très logiquement un moins que rien, méprisable et méprisé, éh bien : vu des Philippines, je suis estimable, puisque je suis riche, et je suis "riche" simplement parce que je suis "bien né"… C'est tellement injuste, et j'ai trouvé l'amour par ce biais... J'ai repris le traitement, mal en point.
  Selon mes valeurs, ma femme a eu tort de me choisir, de préférer un étranger déchiré à un philippin équilibré. Et si je suis capable de lui donner l'enfant qu'elle souhaite, je pense avec terreur à son devenir - si le père avait été philippin de famille humble, la petite fillette aurait eu à vivre une dure misère, sans guère d'espoir de confort matériel, même avec un cerveau brillant et un travail acharné ; avec un père français, la fillette sera une enfant gâtée occidentale, au risque d'être victime d'un futur Auschwitz anti-occidental…
  Je crois être inapte à gérer ce déchirement. Je respecte la femme que j'aime et je démissionne, en un sens, je voudrais lui laisser les rênes financiers de notre ménage, lui laisser décider combien envoyer à sa famille et combien garder pour nous, je me contenterais d'argent de poche, comme étant enfant. Je suis inapte à trouver l'équilibre, assumer l'imperfection et le confort injuste. Si elle était restée à la fin de ce mois aux Philippines, au chevet de son père malade, j'aurais souhaité que l'avion de mon retour explose, qu'elle vende notre maison française et vive riche pour le restant de ses jours, qu'elle épouse un brave type équilibré, et ait les enfants dont elle rêve. Je lui ai dit cela, indirectement, racontant que j'avais fait un cauchemar : j'étais enlevé puis égorgé par les rebelles philippins qui enlèvent des Occidentaux, et, monté au Ciel, je serais un ange heureux, simplement, approuvant qu'elle se remarie, ait des enfants ; parce qu'après 22 ans de larmes, le fait que j'ai connu trois ans de bonheur était simplement formidable ; je ne demandais rien de plus, déjà bien content de cette chance que j'avais sincèrement crue impossible. Elle a frémi, répondu que ce n'était qu'un rêve. On verra…

Notes:
*: Si j'avais dû répondre (avant de lire ce livre) à la question "en quoi notre richesse vient-elle du fait de maintenir le Tiers-Monde dans la misère ?", j'aurais dit:
1/ Le niveau de vie dans notre tout récent monde occidental sans douanes serait extrêmement amoindri si on n'achetait plus les produits manufacturés d'Asie ; même nos productions à nous seraient vendues beaucoup plus chères s'il n'y avait pas cette énorme pression de concurrence étrangère ; avec moins de biens pour le même salaire, nous serions moins "riches" au quotidien. [Et si nos produits à nous, notre travail, visent le haut-de-gamme et le service de proximité à destination de nos très riches, il faut prendre conscience que ceux-ci comptent nombre de commerçants tirant une marge financière colossale en vendant peu chers des produits asiatiques acquis pour presque rien.]
2/ Nos acquisitions de Matières Premières seraient infiniment plus onéreuses si avait cours un SMIC mondial, et ces sources impacteraient énormément le prix de vente, devenant sa majeure part et non plus une minime fraction. [Remarque A/ Des leaders Noirs affirment que si l'Europe et l'Amérique sont riches de nos jours, c'est pour avoir bâti cette richesse (ensuite transmise légalement) sur l'esclavage, travail gratuit - et les révoltes de Madagascar, réprimées paraît-il dans le sang par l'Etat Français après 1945, sont décrites comme des refus armés à l'encontre du "travail obligatoire", parcelle d'esclavage résiduelle à l'encontre des races inférieures, mais seuls les démons nazis symbolisent officiellement le racisme, vaincu par la France vertueuse en 1945… B/ L'industrie qui a généré la prospérité matérielle moderne s'est basée sur des matières premières à vil prix, sans loi de marché tirant les prix au maximum vers le haut pour les pays sans richesses naturelles. La crise du pétrole qui a mis fin aux "trente glorieuses", 1945-1973, a été le choc de prix accrus, bien loin encore du maximum possible. Sans l'appropriation des ressources mondiales par le colonialisme, conquête de l'Amérique incluse, l'Europe aurait pu s'avérer inapte à générer le confort moderne.]
3/ Il semble que notre politique vis à vis du Tiers-Monde, au moins jusque dans les années 1980, a consisté à choyer des dictateurs locaux pratiquant un quasi-esclavage à notre place. La focalisation française sur les produits de luxe nécessite la différence entre quelques très riches achetant chez nous et des masses de pauvres produisant sans consommer (puisque nos produits sont trop chers pour eux). La formation en France des élites francophones africaines pourrait relever du même principe : leur apprendre notre efficacité capitaliste (à exploiter le travail de peine) et leur donner goût à nos chers produits inutiles.
4/ Si la pauvreté des pays actuellement pauvres disparaît, ce serait une très bonne chose pour eux bien sûr, et aussi pour nous car il n'y aura plus de délocalisation, mais il faut percevoir que les matières premières que nous ne possédons pas nous deviendront quasi inaccessibles, et que leurs substituts locaux seront très onéreux. Notre richesse actuelle disparaîtra. On pourrait vivre confortablement d'une autre manière, cela reste à inventer. En tout cas, exiger le maintien de la richesse passée sans rien changer me paraît très moche, comme une exigence d'enfants gâtés-pourris, privilégiés sans mérite, méprisants envers le monde du travail de peine, racistes ou xénophobes ou simplement communautaristes, égoïstes en groupe. Sommes nous tous égoïstes, fatalement ? Peut-être, mais alors que l'on ne nous donne plus jamais de leçon grandiloquente de Justice, au double nom de la Morale et de l'intelligence…
** : Ecritures peu explicites, clarifiées à ma façon :
1/ Entre virgules : Les chats, (qui sont) noirs, sont peu visibles la nuit = Les chats (précisons que tous sont noirs) sont peu visibles la nuit.
2/ Sans virgules : Les chats (qui sont) noirs sont peu visibles la nuit = Parmi les chats, ceux qui sont noirs sont peu visibles la nuit.
*** : Je comprends que soient détestés les néo-nazis affirmant que le nazisme était plutôt très bon - construction d'autoroutes, maîtrise de l'inflation, progrès industriel, avec le "détail minime de la Shoah certes, rien n'est parfait" - chez moi, ça ne passe pas. Et non spécifiquement "parce que les victimes sont juives, donc de sang sacré" mais sur le principe. Ce qui est moche est moche, rien ne me pousse à l'approuver. Par ailleurs : même sachant que ce qui est matériellement inévitable doit être accepté, ce qui est malhonnête reste refusable, je persiste à le penser.
**** : Sur le plan de la Justice d'opinion, il y a 2 horreurs à mon sens : condamner autrui sans examen au nom du soupçon, s'exempter de la loi imposée à autrui. Ces 2 injustices semblent en synergie dans la lutte contre l'antisionisme non-raciste : il n'est pas permis de juger personnellement qu'avoir chassé les Palestiniens et pas les Etats-Uniens était raciste, il est exigé d'accepter que favoriser les Juifs aux dépens des Non-Juifs ne relève pas du Racisme. Ça me débecte, même si la "Justice légale" est construite ainsi, en France, et si les médias empêchent tout débat contradictoire.
***** : "Ça vaut cher car c'est très coûteux à produire, je ne prends moi-même qu'un extrême minimum de marge pour survivre et continuer à vous servir", cachant parfois (souvent ?) : "je le vends ce prix pour faire un maximum de bénéfices, estimant que suffisamment d'entre vous accepteront quand même de le payer aussi cher, et je garderai pour moi tout le bénéfice, sans en faire profiter mes fournisseurs, menacés de remplacement s'ils rechignent".
****** : Paroxysme de la rhétorique inquisitrice :
J'écris personnellement ici, avec sincérité : personnellement, je déteste ceux qui clament qu'il faut égorger tous les individus de sang juif. Bien, mais dans un procès Gayssotien pour crime d'antisémitisme, le procureur accusera peut-être :
- Je cite les propres termes écrits par ce monstre qui nie l'existence totalement certaine d'Auschwitz ! Il a écrit, oui il a osé écrire "il faut égorger tous les individus de sang juif", cela figure noir sur blanc dans un texte qu'il a osé signer !
- Euh, non…
- Monstre ! Vous n'avez pas le droit à la parole ! Le crime de l'appel à la haine exterminatrice est plus grave encore que sa réalisation aveugle ! Monstre ! Allez, nous vous laissons une toute dernière chance : affirmez-nous solennellement que ces mots ne figuraient pas dans votre texte, et que nous avons eu raison de brûler ce faux criminel !
- Je ne me souviens pas de tout, il fallait lire le début et la fin de la phrase, la page. Ce que vous citez est je crois une position que je condamnais. Et c'est le reste qui était essentiel…
- C'était illisible ! Atrocement confus et démentiel ! Répondez : avez-vous écrit cette phrase atroce, Oui ou Non ? !
Sous les applaudissements de la salle… Soit, mais la Justice est ailleurs. Peut-être post mortem.
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Ajout Z12, 03/07/2005 : Visite à ma famille
  J'ai finalement accepté la procédure anticipée de succession voulue par mon père, qui m'apporte 3 ans de salaire sans autre mérite que d'être né son fils. Ce n'est pas juste, mais ma femme est contente, et tout ira aux Philippines, à terme. Comme j'accepte de jouer au loto depuis que nous sommes ensemble. C'est contraire à mes opinions "politiques" (j'emploie ce terme même si aucun parti politique ne partage mes vues, classées démentes et suicidaires), je le fais pour elle.
  Mon père m'a demandé aussi de mettre par écrit ma lecture d'une découverte de son frère médecin : "Le secret de l'équilibre, c'est de parler longuement chaque jour à son cerveau". J'avais répondu que je comprenais cela, mais ne le trouvais guère révolutionnaire : d'un point de vue athée, c'est cette même pratique qui est dite "méditation" en Orient, "prière" en Occident.
  Je n'ai toutefois pas bien compris ce qu'est le sens de la prière. Etant petit, ou même adolescent, je pensais que la prière était une demande (auprès d'un Tout-Puissant éventuel) d'événements futurs paraissant impossibles, ou en tout cas très improbables. Souvent cela ne marche pas, les camarades croyants le confirmaient, et il faut insister encore et encore pour qu'à la fin, une parcelle se réalise presque, pour certains ; il n'y a je crois pas de miracle en cela mais une simple composition de probabilités, comme au loto. Cependant, j'ai rencontré des chrétiens merveilleux, appliquant l'amour du prochain, et il semble que la prière ne soit pas toujours une forte requête sous forme de voeu, mais parfois une grande déclaration d'intention, une promesse d'action. Toutefois le message de la messe est différent, clamant que Dieu pardonnera les pêchés aux pratiquants assidus, sans qu'il soit jamais dit qu'il faut cesser de vouloir une vie privilégiée de riche, personnelle ou familiale. A mes yeux, quelques individus, ici ou là, perçoivent le sens profond du message chrétien, vivent cette difficile voie, mais les masses sont embrigadées autrement, dans des rites promettant bonne conscience et récompense sans avoir à combattre douloureusement ses mauvais penchants. C'est compréhensible, cela peut contenir les pires tendances, mais ce n'est pas grand.
  Dans un livre de journaliste religieux était mentionné "le danger d'un humanisme athée" et cela me rend perplexe. Si j'étais le père d'une grande famille, je souhaiterais l'harmonie entre mes enfants, et n'exigerais aucunement qu'ils m'adorent et me vénèrent, qu'ils servent les adorateurs en chef pratiquant les seuls rites adéquats, les chefs du clan ainsi défini. S'il y a une guerre entre mondes Judéo-Chrétien et Musulman, je refuserai l'appel, et serai fusillé, simplement. Cette tendance est dangereuse pour moi, certes, mais pas pour l'Ordre en place, à moins que la réflexion interdite suscite l'intérêt, éveille les consciences. On en a crucifié pour moins que ça... (Non : bien plus que ça, je plaisantais, mais le mécanisme semble le même).
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Ajout Z13, 15/07/2005 : Clarifier les mots
  A la réflexion, j'ai cru avoir commis une monumentale erreur, en souhaitant que le mot Juif ne soit plus employé pour couvrir à la fois les individus de sang juif et les pratiquants de la religion judaïque : peut-être que le mot israélite (déjà disponible) était spécifique de ces derniers…
  J'ai vérifié dans un dictionnaire courant (MaxiDico), et la confusion n'est pas mienne :
Juifs : (1- historique) Hébreux revenus en Judée après la captivité à Babylone ; (2- courant) Descendants de ce peuple ; (3- religieux) Adeptes du Judaïsme, membres de la communauté juive.
Israélites : (1- historique) Juifs de l'Israël biblique ; (2- courant) Juifs.
Sémites : groupes ethniques se donnant pour ancêtre Sem, fils de Noé.
[• Antisémite : hostile aux Juifs]
Sionistes : partisans d'un état juif en Palestine.
  Bref, le terme Juif a bien 2 sens : sang et religion (Israélite est simplement synonyme), ce n'était pas une erreur de ma part. A mon avis, il faut faire cesser cet amalgame pour devenir honnête. Je propose plusieurs mots distincts (en écriture française, avec A inspiré de Ascendance et O de Orthodoxe):
juifa : Descendant des Juifs antiques
juifo : Juifa adepte de la religion Judaïque et partisan du communautarisme entre juifas
juifoï : Juifo partisan d'une théocratie judaïque à la place de la Palestine
juifow : Juifo partisan d'attendre le Messie pour que la Terre Promise soit rendue aux juifos
juifamm : Juifa partisan de la libre-migration universelle
juifap : Juifa hostile aux envahissements violents
juifik, juifinn, juifal, juifatt, etc. : à définir pour inclure des nuances non encore envisagées, à débattre
  Actuellement, ''Juif'' recoupe juifa/juifo, et c'est selon moi le drame absolu des bébés massacrés à Auschwitz : la population était hostile aux juifos, et - jouant machiavéliquement sur les mots (ou faisant stupidement la confusion), selon la tradition - Hitler a exterminé les juifas incluant donc des innocents absolus. Actuellement, ''Partisan d'Israël'' recoupe juifoï envahisseurs et juifow/juifam/juifap pacifiques et cet amalgame empêche d'y voir clair, conduit à des condamnations aveugles, et à un retour de bâton qui est le terrorisme envers des innocents... C'est très loin d'être un anodin coupage de cheveux en quatre.
  Personnellement, je suis juifa (probablement), juifamm (douloureusement), juifap (assurément), inamical envers les juifoïs - voire les juifos. Me taxer d'antisémitisme (hostile aux juifs) donc me prétendre amical envers les tueurs de juifas constitue un jeu de mots ; cela ne semble pas de la confusion mentale innocente mais un calcul efficace, visant sciemment à exempter les juifoïs de la loi internationale, les juifos de la loi antiraciste. Hélas.
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Ajout Z14, 24/07/2005 : Rêves et cafard...
* J'imagine une autre approche à l'ONU, en 1948 : "Le massacre des Juifs a été opéré par les peuples germaniques, avec le soutien populaire indirect des peuples latins et d'Europe Centrale, seuls les peuples Anglais/Américains/Russes ayant refusé clairement toute complicité ; les arabes n'étant pas impliqués, ils ne seront pas punis/chassés, mais la Terre d'Allemagne/Autriche/Italie/France/Pologne sera donnée au peuple juif, avec expulsion des non-juifs nés là, vers Espagne/Grèce/Afrique ou ailleurs." Cela aurait été plus logique/honnête/moral que l'invasion de la Palestine (la propriété antique ne comptant pas puisque l'Amérique n'est aucunement rendue aux Indiens). Et j'imagine que les Latins auraient haï cet exode, et le massacre des résistants, la menace de destruction massive envers les exilés ; l'ONU décideur étant dominé par quelques nations (très minoritaires démographiquement), par des élus représentant des peuples entiers... il y aurait pu y avoir quelques latins fous-de-haine attaquant les civils anglo-saxons ; certains prêtres déviants auraient affirmé que la révolte suicidaire promettait l'accès au Paradis ; compte tenu de la disproportion des forces militaires, du sensationalisme journalistique, certains individus méchants (comme on en voit dans de nombreuses tribunes de football) auraient alors généré un terrorisme-kamikaze catholique-fanatique. Finalement, ce sont les arabes qui ont été écrasés plutôt que les latins, et ce monde a des terroristes islamistes, c'est simplement compréhensible, ce n'est pas du tout ce que décrivent les médias et intellectuels : une horreur incompréhensible, seulement imputable à Satan ou à la folie pure.
* Je réalise une chose, par ailleurs : si la liberté de douter de l'Histoire dont l'Holocauste (hypothèse cartésienne du rêve, scepticisme bouddhiste) est interdite en France, c'est peut-être parce que, sans cette référence, la légitimité d'Israël disparait. Le besoin de se référer à Auschwitz, sacré, est l'arme indispensable aux Sionistes, seule garante de leur domination interdisant tout débat. Condamner farouchement le racisme (dont l'antisémitisme) n'est absolument pas l'objectif: cela ferait interdire le judaïsme orthodoxe, et montrerait l'injustice absolue vécue par des populations arabes musulmanes.
* Les terroristes (comme les leaders, honorés, ayant décidé le bombardement des civils à Dresde ou Tokyo...) sont des monstres, non pas parce que les victimes sont totalement innocentes, mais parce que nous ne méritons pas la mort pour avoir été endoctrinés par des menteurs malhonnêtes - ceux-ci méritent (comme les nazis) le tribunal international pour crimes contre l'Humanité, à mon avis. Alors le terrorisme devrait disparaître, et s'il persiste ce serait alors le fait de monstres-absolus attaquant de vrais innocents, et nous (ou les innocents qui nous survivront) pourrons les écrabouiller de plein droit, sous la bannière de l'Honorabilité. C'est un rêve, peu crédible hélas.
* On m'a transmis un article d'Alain-Gérard Slama qui me révulse: il condamne le fait de renvoyer dos-à-dos les terroristes et leurs victimes, déclare que le terrorisme est une barbarie totalitaire voisine de nazisme/facisme/bolchévisme/maoïsme, sans rapport avec une guerre de civilisations ou de religions ; la source serait tribale et le but: une domination universelle et anti-judaïque interdisant la démocratie, la tolérance, les moeurs libérales ; comme Lénine, les terroristes prétendraient avec absurdité que les valeurs démocratiques et la philosophie des droits de l'Homme sont un moyen pour les classes supérieures et pour les nations riches d'imposer leur domination aux classes inférieures et aux nations prolétaires ; nos démocraties auraient eu tort de confondre tolérance et relativisme ; "la vigilance d'un Etat rationnel laïque, garant intraitable de la neutralité de l'espace public, demeure, plus que jamais, le rempart de notre liberté". Je suis en presque-total désaccord:
- Des valeurs démocratiques sincères (anti groupe-dominant) ne devraient pas du tout conduire à la domination (passée et actuelle) de l'Occident sur le Monde (et de la minorité juive-pratiquante sur l'Occident), mais à une abolition des frontières, avec domination démographique sino-indienne ; ce monde là serait alors pleinement en droit d'écrabouiller les islamistes intolérants, mais je pense que ceux-ci n'auraient plus de troupes, car il n'y aurait plus de communautés/peuples abjects méritant punition pour leurs injustices et mensonges éhontés...
- Mettre en avant la (supérieurement respectable) "Philosophie des Droits de l'Homme" est une farce: ce texte sacralisé n'est pas universel comme il le prétend mais exige une idéologie judéo-chrétienne (en interdisant le scepticisme de bouddhistes indiens), il mentionne le Droit à la libre migration mais c'est oublié puisque foulé au pied par toutes les nations (sauf le Canada peut-être), enfin il ne prévoit pas comment une majorité peut échapper pacifiquement à la domination de minorités surpuissantes (ayant légalisé des statuts spéciaux et "avantages").
- Je suis relativiste et non-violent, cette position est possible, difficile au milieu des intolérances croisées. Et si l'on veut jouer à l'amalgame et au "principe de précaution", on pourrait faire interdire toutes les religions, puisque c'est leur fondement (avoir moins peur de la mort) qui génère le terrorisme-kamikaze. S'il faut une bipartition Gentils/Méchants pour faire simple, je séparerais quant à moi: d'une part la paix bouddhiste et mon relativisme analytique, d'autre part nazisme/maoisme/sionisme/terrorisme et l'écrasement culturel de toute opposition au nom d'un risque potentiel. D'autres approches sont évidemment possibles, mais il est injuste que certaines écrasent tout en ayant seules accès à la parole, interdisant le débat et menaçant toute résistance.
- La rationalité ne conduit absolument pas au nationalisme et à la domination judéo-chrétienne, mais à un autre monde, basé sur l'équité, le relativisme. C'est méconnu simplement parce qu'il est interdit de le dire: c'est classé anti-sémite donc criminel. Si je me trompe, pouquoi la réponse est-elle une censure qui fait taire mon analyse plutôt qu'une explication qui m'amène à déceler mes erreurs? Cette explication ne serait pas un détail psychiatrique anodin relevant de la perte de temps en situation de crise, mais serait d'une importance capitale, puisque réutilisable pour convaincre les peuples haïssant l'Occident...
- L'Etat Français comme l'ONU ne sont pas neutres, ils semblent au service de nationalismes, rejets des étrangers, dominations judaïques. Et je répète que je n'ai rien du tout contre le sang juif et le statut français (ou européen) qui se trouvent être miens de naissance: je suis seulement écoeuré, effrayé, par la dérive méprisante qui vise la domination, et qui génère l'horreur en retour - évidemment, hélas.
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Ajout Z15, 18/08/2005 : Gaza
* Est-ce que l'actuel retrait israélien de Gaza dément mon analyse ? Peut-être, ce serait bien. Mais à mon avis, la télévision est orientée : un point de vue palestinien ne parlerait pas d'expulsion de "colons" mais d'expulsion d' "envahisseurs". Et pour être équitable, il faudrait donc employer ce terme 1 fois sur 2… J'ai aussi entendu l'analyse de Marek Halter sur les résistances extrémistes de colons à Gaza, et 2 de ces arguments me paraissent intéressants :
- Gaza ne serait pas partie intégrante de l'Israël des textes sacrés, mais une conquête moderne en situation de contre-attaque, ce qui justifierait de la rétrocéder pour la paix ; je le comprends mais à mon sens, l'argument implicite est invalide : "les conquêtes externes doivent être abandonnées pour ne garder propriété que de la Terre sacrée des temps antiques" ; à mon avis, cette Terre là ne méritait pas davantage d'être conquise. Et si les Juifs sont autorisés à prendre la Terre qu'ils veulent, le même droit devrait s'appliquer aux Palestiniens, sans décider à leur place, après échec de l'exode forcé vers Liban/Jordanie/Syrie/Egypte, de couper leur pays en Cisjordanie (sans accès à la mer) et lointaine bande de Gaza [ce n'est pas ce respect là, certes plus équitable que le mépris actuel, qui constitue mon idéal avis personnel : je préfèrerais un abandon de toute frontière, ici comme là-bas], et je n'entends à la télévision française aucune ébauche de plan équitable, elle n'est même pas formulée, puisque classable anti-sémite, donc criminelle et illégale...
- "Il ne faut pas mélanger Religion et Politique" dit Monsieur Halter. Je suis d'accord, mais alors : rien, absolument rien, ne justifiait de traiter différemment les Juifs des Indiens - soit on rendait Israël aux Hébreux et l'Amérique aux Apaches et aux Sioux, soit ni l'un ni l'autre. Il n'y a que la Religion qui conduit à l'Israël judaïque protégé par les USA chrétiens, et ce vers quoi cela conduit à terme est une guerre de religion avec l'Islam, je le crains. J'espère me tromper, mais aucun argument n'apparaît à l'horizon, seul un diabolisme simpliste opposant d' "incompréhensibles" fanatiques arabes et musulmans à notre prétendue grandeur d'âme occidentale… Et la propagande est unanimement classée dans le camp du Mal, avec islamistes, nazis, staliniens, maoïstes, la clairvoyance lucide appartenant à nos penseurs, du moins les penseurs dignes de ce nom - et tous ceux qui méritent d'être publiés, invités sur les médias, étant proSémites, cela a valeur de preuve… je suis tout à fait d'accord, même si ma conclusion est exactement inverse : tout est organisé pour nous laver le cerveau, et les prétendus penseurs sont criminels contre l'intelligence, l'équité, la tolérance, en n'envisageant même pas de logique alternative.
- Le fait que j'ai pris plus haut l'exemple des Sioux n'est pas anodin, car je ne pouvais pas dire "les Incas", le métissage ayant fait disparaître ce peuple en prévenant toute guerre moderne. Le fait que les Juifs pratiquants aient farouchement combattu le métissage est donc la justification de la création d'Israël en 1948, que je vois donc comme une prime au racisme, un triomphe de racisme… A mon sens, c'est un crime contre l'Humanité. Sans extermination certes, mais à classer comme le colonialisme, avec la spécificité incompréhensible qu'il est interdit de dénoncer celui-là uniquement. Ceci dit, réparer cette erreur gravissime du passé n'est pas simple, mais il faudrait commencer par en condamner farouchement les responsables, pour s'asseoir à côté des adversaires potentiels et chercher une solution équitable… Je rêve, je sais.
* Ayant entendu à la télévision parler d'un livre "La fin de l'Occident", je l'ai commandé, espérant y trouver l'émergence d'un discours autorisé à exprimer les craintes que je croyais interdites de publication jusqu'ici. Finalement, le titre était assorti d'un "?" et j'ai espéré y trouver l'argumentaire répondant à mes craintes, expliquant la logique occidentale et les valeurs en cause. Résultat : déception totale, ce n'était que du verbe auto-satisfait accusant de fanatisme religieux les atroces hyper-terroristes et encensant les vertueux Occidentaux, certes malhabiles par leurs divergences transatlantiques et confrontés à de grandes difficultés pour endiguer la menace des massacres de masse. Si, personnelement, j'avais dû répondre à la question : "est-ce la fin de l'Occident qui approche ?", j'aurais commencé par analyser ce qu'Occident veut dire : 1) Durant mon adolescence, nous étions préparé à la guerre mondiale quand les chars communistes attaqueraient ; l'Occident avait pour principes la démocratie, la liberté d'opinion et de religion, l'efficacité privée et la prospérité qui en découle ; 2) Après l'effondrement communiste, l'Occident a englobé la Russie, et désignait les nations industrialisées confortables par opposition aux pays pauvres, à ultra-bas salaires, vers lesquels délocalisait massivement l'industrie ; 3) Depuis les attentats du 11 Septembre, l'Occident semble désigner le monde judéo-chrétien porteur de démocratie et liberté, sans dictature religieuse islamiste. Mes réponses : 1) Avec le recul, je perçois que le contexte relevait de la propagande : le camp adverse (légalement interdit aux USA, pays chef de file du camp de "la liberté"...) m'aurait expliqué au contraire, sans vraiment mentir en fait, que le capitalisme occidental se définit comme des familles de riches oisifs exploitant des familles de pauvres travailleurs, machiavéliquement dressés à approuver démocratiquement cela au moyen du loto flattant leur égoïste vœu (hélas naturel, quasi universel) de devenir rentiers à leur tour. Aujourd'hui cet Occident-là triomphe, sans la moindre parcelle d'auto-critique, hélas. Sans aboutir à l'égalitarisme communiste, qui encourage la paresse et aboutit à la dictature puis quand même à la misère, j'estime souhaitable que le capitalisme disparaisse un jour pour aboutir à un système privé individualiste, récompensant la performance mais sans transmission filiale (et sans privilège de statuts, façon française). 2) J'espère (suicidairement) que l'Occident exploiteur des miséreux asiatiques va s'effondrer, oui ; il aurait simplement été plus charitable que cela soit venu d'une volonté vertueuse d'équité, de récompense du mérite individuel ; il est triste que ce soit subi, comme une calamité injuste brimant un droit à la supériorité de confort à la naissance. 3) L'occident, menacé par de francs méchants n'est pas une victime innocente : les discours sont mensongers, les valeurs prétendues sont bafouées unanimement, les auto-critiques sont tues par la menace légalisée. Le but n'est absolument pas 1 démocratie mondiale mais la domination aristocratique des familles occidentales, il n'est pas une liberté de conscience mais une soumission aux nationalismes sacrés des Israéliens, Etats-Uniens, Européanistes. Nous allons droit vers une guerre de religion et c'est dommage. Des occidentaux anormaux, des juifs hérétiques, peuvent être sincèrement humanistes - ceux qui n'ont pas été tués discrètement sont déclarés malades mentaux, éliminés d'une autre façon. Cet Occident semble totalement pourri et il mériterait de disparaître ; certes une dictature coranique serait plus terrible encore pour les libres-penseurs, mais en tout cas ceux-ci ne seraient plus victimes de mensonge organisé.
* Seul point instructif dans le livre de François Heisbourg : il est dit que le gouvernement italien a demandé qu'Israël devienne membre de la Communauté Européenne, et que ce fut justement refusé car le projet national juif ne s'intègre pas dans le mécanisme d'Union européenne. J'ai peut-être lu de travers, mais j'aurais demandé parallèlement : est-ce que l'Etat d'Israël s'intégrait mieux dans la construction d'une union arabe du Moyen-Orient ? Pourquoi les Européens avaient-ils le loisir de refuser de céder l'Allemagne ou la France à une théocratie judaïque quand ce droit était refusé aux Arabes refusant de céder la Palestine ? La réponse historique semble le total mépris occidental envers les Bougnouls, jugé naturel en 1948 quand l'apartheid des USA et le colonialisme des franco-britanniques ne choquait pas. Avec notre regard moderne, il s'agit rétrospectivement d'une monstruosité raciste. Et puisque nous refusons de reconnaître que la question palestinienne relève simplement de la libération du colonialisme raciste, il est compréhensible que la réponse à ce mensonge énorme, approuvé par les urnes "libres" (le lavage de cerveau médiatique n'étant pas complètement une excuse pour nous), soit une rancœur générale, avec haine et violence aveugle de certains. A mon avis, nos dirigeants et "intellectuels" méritent d'être traduits en tribunal international pour leur criminelle entreprise de lavage de cerveau. Une fois exorcisé ce mensonge, il faudra posément reconstruire le monde, avec peut-être une échéance 2015 pour l'abrogation totale des frontières. S'il subsiste un terrorisme, alors incompréhensible humanistement, il méritera d'être écrasé, la conscience tranquille. Je rêve, oui, hélas (si ce monde atroce continue) ou tant mieux (s'il s'éteint et me ramène à un monde d'harmonie et d'honnêteté intellectuelle).
* Déçu par l'ouvrage creux de notable aveugle "La fin de l'Occident ?", j'ai commencé à lire le premier ouvrage publié d'un auteur local : "Les déserts". Un recueil de nouvelles, avec des passages plaisants et des passages déplaisants, mais ce qui m'a frappé est le choix de la première histoire : le drame d'un enfant juif réfugié, pourchassé par la milice française. J'avais lu d'autres nouvelles de cet auteur, au temps où il cherchait en vain un éditeur, notamment une poignante histoire d'amour entre un français et une tunisienne. Non, cette histoire belle et inusuelle "ne méritait pas" d'être éditée, par contre une couche de plus sur la sur-rabâchée évocation de la Shoah, écrivant une fois de plus que cette haine est totalement dénuée de raison : oui, cela mérite publication, c'est ce qu'il convient de dire. Je trouve cela moche : l'intérêt littéraire paraît totalement secondaire à une entreprise de guidage général, réservant la parole aux serviteurs du dogme, au lieu de faire réfléchir, pour comprendre et éviter la réédition de cette horreur, en abrogeant le pro-sémitisme raciste sanctionné racistement dans le passé de ce monde. Je ne connais pas les détails de l'histoire de ce livre, et je ne prétends absolument pas que tous les éditeurs sont pro-sémites et que cet auteur a choisi de créer ce qu'il fallait pour leur plaire ; peut-être simplement que les éditeurs ont conscience de ce qui permet d'être relayé par les médias ; peut-être aussi que la décision de publication était intervenue avant de rajouter cette nouvelle de dernière heure. Ce n'est pas impossible, mais dans le doute, je fais simplement la grimace.
* Dialogue imaginaire :
- Vous prétendez qu'Auschwitz n'a pas existé ?
- je n'affirme rien, je suis agnostique.
- Vous osez douter de l'existence d'Auschwitz ?
- comme du reste : de votre existence à vous, de l'existence de mon personnage ici…
- Ce n'est pas pareil : c'est insulter des victimes !
- les victimes décédées ne me reprochent rien, et les personnes qui se sentent offensées m'insultaient aussi en me traitant de monstre, d'idiot criminel, d'aliéné à enfermer, pour mon non-réalisme avant même que je me penche un peu plus spécifiquement sur la question sémite. Ce monde est affreux, j'espère que c'est un cauchemar.
- Les familles de victimes cherchent à prévenir un nouvel Auschwitz !
- c'est possible mais je ne suis pas convaincu. De ce point de vue là, j'aurais souhaité qu'Hitler n'ait jamais existé, et Israël n'aurait donc pas été recréé. Les Sionistes qui vomissent sur Hitler et nous enseignent à le faire, semblent eux infiniment heureux qu'il ait existé, et exigent donc que ce soit une Vérité universelle, sacrée pour la Terre entière. Sans cela, leur Terre Promise serait restée palestinienne.
- Vous affirmez que les Juifs orthodoxes se réjouissent de la Shoah ?!
- je n'affirme rien, c'est une grille de lecture plausible, autant qu'une autre plus conventionnelle.
- Quoi qu'il en soit, il faut prévenir un nouvel Auschwitz et interdire tout ce qui retourne dans ce sens atroce, non ?
- pour cela, il faudrait comprendre ce qui s'est passé (même si c'est peut-être un rêve, je ne sais pas).
- C'est clair : le Mal le plus absolu !
- ça peut aussi avoir été une certaine logique : on apprenait aux petits Français que les riches Aristocrates, qui méprisaient le peuple et se transmettaient la richesse, avaient été justement dépossédés, parqués, et le régime de Pétain faisait la même chose avec la caste des Juifs se prétendant race supérieure. Pour éviter un nouveau retour de bâton, il faudrait proscrire le mépris anti-goy, la notion de peuple, de caste, de nation, de mésalliance, de privilège à la naissance indépendant d'actes méritoires.
- Vous rêvez !
- oui, mais les solutions existent, si le but est sincèrement d'éviter les massacres de communautés riches et fermées. La dissolution de la communauté juive dans une Humanité unie et pacifique constitue pour moi un idéal, qui est totalement proscrit sous la domination des Israélites orthodoxes, au risque d'un nouvel Auschwitz, à mon avis.
- Cous pensez que Pétain voire Hitler avaient raison ?!
- non, je comprends simplement que, dans un monde colonial où le mépris des mal-nés à mauvais-sang était la règle, la punition n'allait hélas pas toucher que les rabbins endoctrinant au racisme anti-goy. Mais en 1946, il aurait tout fallu reconstruire autrement, en séparant les responsables des innocents.
- Oui : innocents ! Des bébés ont brûlé à Auschwitz ! Coupables de quoi ?!
- innocents eux, oui.
- C'est le Mal absolu, non ?
- ou un atroce calcul de martyr. Peut-être qu'Hitler était secrètement un Juif orthodoxe, voulant par le sacrifice horrible des Juifs d'Europe donner en réparation la Terre d'Israël aux Juifs d'Amérique. Son projet se serait avéré un succès total.
- En perdant la guerre volontairement ?!
- ça expliquerait ses bourdes stratégiques de débile léger : au lieu d'attaquer les aérodromes militaires britanniques, il a visé les cités civiles, au lieu de s'allier aux communistes pour faire la peau des Occidentaux…
- Il haïssait les communistes !
- ni plus ni moins que les Américains détestaient les Soviets…
- Mais Hitler était un monstre ! Un malade !
- c'est votre grille de lecture, elle est plausible aussi, je le comprends, ni plus ni moins que la mienne.
- C'est la Vérité historique ! Scientifiquement démontrée !
- si vous croyez en la Science, vous pourriez faire une analyse ADN des restes d'Hitler, vérifier s'il était Juif ou non, ce serait plus important que la paternité d'Yves Montand...
- Et s'il n'était pas Juif, vous admettriez votre erreur ?
- oui, mais il y a d'autres grilles de lecture déstabilisantes : une fois la guerre perçue comme perdue à moyen terme, un Hitler antisémite aurait voulu - par un paroxysme monstrueux d'antisémitisme - aboutir à la création après-guerre, en dédomagement, d'un Israël expulsant les musulmans, avec un cortège éternel de privilèges "réparateurs" pro-sémites, conduisant finalement à un renouveau de haine antisémite et un nouvel Auschwitz. Les évènements semblent aller dans le sens d'un tel triomphe du fantôme d'Hitler, là encore, hélas de mon point de vue. Je ne comprends pas comment les bouddhistes, athées, agnostiques, juifas, ont pu approuver cela, de 1948 à aujourd'hui, et pourquoi les Musulmans (peut-être un quart de l'Humanité) n'avaient pas un droit de veto à l'ONU. Hitler et Ben Laden ont formulé une explication, la domination des Juifos et Anglo-Saxons sur le Monde, et j'espère que quelqu'un pourrait me convaincre qu'il y a une autre explication, évitant la troisième guerre mondiale.
- Hitler ultra-Juif et ultra-antisémite ?! Vous affirmez tout et son contraire, vous dites n'importe quoi !
- j'envisage des hypothèses, simplement, je n'affirme rien de rien.
- Vous n'avez pas le droit !
- je sais : ce n'est pas conforme au dogme. Mais on nous prétend, face à l'intégrisme fanatique des Islamistes, que l'Occident incarne la liberté de pensée…
- Exact !
- alors pourquoi ne me laisse-t-on pas penser ?
- Les néo-nazis et les extrèmistes ne sont pas autorisés à profiter de la liberté pour ébaucher un massacre et une dictature !
- je ne fais que douter, envisager des hypothèses à écarter par un raisonnement sans faille, sans plus d'auto-contradiction…
- Vous êtes de leur côté !
- en résistant au dogme ? Vous ressemblez à des fanatiques intolérants, ni plus ni moins que les Islamistes intégristes, en ajoutant le mensonge d'une tolérance prétendue.
- Vous êtes fou, médicalement aliéné !
- oui, c'est ce que disaient les Soviets de ceux qui résistaient au dogme.
- Ce n'est pas pareil, du tout !
- je comprends que vous avez une grille de lecture plausible, mais comprenez que ce n'est pas la seule.
- Comment comprendre les divagations d'un débile ?!
- où sont mes incohérences ? J'ai dressé la liste des vôtres, dites-moi en retour où je me trompe, expliquez-moi votre cohérence démocratique et libertaire qui aboutit à la domination des familles occidentales et à l'interdiction du doute cartésien, du bouddhisme indien ?
- Pas le peine de discuter, vous dites n'importe quoi !
- c'est pour ça que je parle tout seul…
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Ajout Z16, 05/09/2005 : Benoîtement ?
  La télévision nous a expliqué que le nouveau pape avait réalisé un geste historique en rendant visite à une synagogue, lui qui avait été "enrôlé de force dans les jeunesses hitlériennes", tandis que son prédécesseur avait franchi le plus admirable pas en retirant la condamnation chrétienne du judaïsme pour parler des "Juifs nos frères". Est-ce que cela me fait réfléchir, me donne tort ? Peut-être. J'expliquerai simplement ma lecture : une fois de plus, il n'est pas séparé l'ascendance juive de la pratique active du judaïsme. Je comprends que Jésus-Christ aurait approuvé que tous les humains, d'origine juive ou non, sont nos frères, mais… quand des individus clament leur opinion que le sang juif confère le statut de "race supérieure", ils se placent en position des Sud-Africains blancs qui prônaient l'apartheid. Oui, les bébés juifs du film Auschwitz étaient tous innocents, d'innocents métis et non-pratiquants subissaient aussi le châtiment aveugle répondant racistement au racisme de nombreux Juifs, et ceux-là avaient simplement été endoctrinés par une flatterie outrancière et des promesses paradisiaques. Mais… Non, les rabbins prêchant pour la supériorité juive et la domination hébraïque sur la Palestine ne me paraissent pas mériter le respect, l'amitié. A mon avis, ils méritent d'être condamnés comme racistes, certes pas du tout à la peine capitale, mais à recevoir une condamnation de principe, publique, leur empêchant de nous laver le cerveau au profit de leur entreprise communautariste et sioniste. Je constate une alliance Judéo-chrétienne contre l'Islam, préparant une guerre de religion, mais je ne comprends pas pourquoi les médias - parlant encore et toujours du Camp du Bien contre le Camp du Mal, selon le B-A-BA de la propagande - embrigadent les athées, agnostiques, bouddhistes, absolument pas concernés par le livre sacré du peuple d'Israël.
  Je n'ai pas de culture religieuse, mais j'ai cru comprendre que la Torah sacrée des Juifs est simplement l'Ancien Testament des Chrétiens, approuvé par Jésus-Christ tout en développant son message humaniste (constituant le Nouveau Testament). Le Dieu des Chrétiens approuve-t-il donc l'Ancien Testament c'est-à-dire préfère-t-Il les Juifs à tout autre peuple ? J'imagine un comte : Dieu a constaté que la pire haine anti-humaniste, le choquant profondément, avait lieu dans la tribu indienne de Little Big Man ; il y fait naître miraculeusement son Fils, et celui-ci grandit dans cette culture ; il n'est a priori pas un rebelle ni un cancre, il approuve que seuls les membres de la tribu sont véritablement humains, les étrangers étant comme des animaux ; puis il fait remarquer que tel orphelin au visage pâle, intégré à la tribu après le massacre de ses parents colons, telle jeune fille au visage pâle, violée puis épousée par un guerrier, sont devenus de respectables membres de la tribu ; il fait comprendre que les étrangers sont au moins "potentiellement humains", même s'il y a parmi eux beaucoup de méchants - tandis qu'il y a aussi quelques méchants dans cette tribu-même ; le Message est de combattre la méchanceté, oublier le statut de "mal-né". Des orthodoxes reprenant l'Histoire de ce Fils tué puis ressuscité clameraient évidement qu'il n'a pas explicitement condamné l'Ancien Testament, soit, mais cette lecture pourrait être un détournement, au service d'une cause raciste ordinaire. Ceci est ma lecture, il y a un million ou milliard de lectures possibles, je l'admets, et je peux comprendre certaines ; je ne vois cependant pas trace de l'opinion qui concilierait de manière cohérente judaïsme et non-racisme, elle est sans doute étouffée, hélas. Peut-être classée psychotique comme la mienne, peut-être enfermée, ou enterrée (au sens propre).
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Ajout Z17, 06/09/2005 : Corrections
  Relisant ce que j'ai écrit hier, je vois deux points initiaux méritant discussion:
- Quand je dis que les bébés juifs brûlés à Auschwitz étaient totalement innocents, je suis personnellement conduit à ceci : "Punir un nouveau-né pour son ascendance est un crime; les bébés ne doivent pas être déclarés coupables ou élus avant d'avoir commis de crimes condamnables ou d'actions admirables; il faudrait donc proscrire l'embrigadement religieux des nouveaux-nés par les familles (faisant d'eux des élus ou des coupables), éduquer au libre choix des opinions, punir seulement ensuite les mauvais choix d'individus devenus injustement violents ou méprisants". Cet anti-racisme (et anti-fondamentalisme) est hélas totalement opposé au triomphe communautariste anti-antisémite actuel. Certes, toutes les opinions pourraient être formulées, équitablement jugées par chacun, avant que certaines obtiennent ou non la préférence majoritaire, mais telle n'est absolument pas la situation. Et la lucidité ne semble interdite que par un amalgame malhonnête, implicite via la suspicion sans jugement: "L'exact opposé du pro-sémitisme triomphant est le Nazisme/Auschwitz, donc quiconque s'oppose à la domination judaïque est (très très suspect d'être) un nazi préparant un nouvel Auschwitz". C'est tellement injuste, aveugle, stupide... mais 100% des "intellectuels" et journalistes autorisés en Occident semblent approuver.
- Au sujet de la séparation entre Ascendance subie involontairement et Orthodoxie communautariste choisie, mes néologismes JuifA et JuifO n'avaient clairement aucune chance d'être retenus, mais j'ai entrevu un espoir dans les notions de Judéité et Judaïté. Hélas le dictionnaire (MaxiDico) dit que Judéité est un synonyme de Judaïté, désignant le fait d'être Juif et ce qui définit l'identité religieuse et culturelle juive. Le système présent parait donc bien blindé contre la clairvoyance, il est requis que des innocents absolus cachent des coupables ordinaires, formant bouclier et autorisant tous les cris au scandale. C'est extrèmement moche, et dangereux (le retour de bâton éventuel risquant d'inclure de vrais innocents). Et je suis triste que l'entreprise de lavage de cerveau fonctionne aussi bien dans cet Occident sensé éduquer à la lucidité, au juste partage des idées, au pluralisme, à l'analyse contradictoire, et préparant en fait la guerre derrière un ballet de marionnettes se contredisant sur des broutilles. Ça ne mérite certes pas les attentats, mais c'est moche, et les électeurs qui approuvent (en ne disant Non que pour élire une variante du même système) ne sont pas innocents. L'horreur de suicidaires voulant nous punir le plus douloureusement possible est logique, j'avais simplement la naïveté de penser que ce n'était pas sans espoir. En nous nettoyant la conscience, en remettant en question l'envahissement d'Israël et la persistance des frontières (nord-américaine et européenne), nous deviendrions innocents, et si nous étions encore éclaboussés par une haine, la sanction la plus dure serait alors totalement légitime. L'Occident ne prend pas du tout ce chemin-là. Je ne dirai pas que Jésus-Christ doit se retourner dans sa tombe s'Il n'y est effectivement plus, mais j'imagine qu'il y aura des sanctions s'il y a un Jugement post mortem. Toutefois, celui-ci sera peut-être clément si naïveté et crédulité aveugles sont une erreur de facrication quasi-générale, imputable au Créateur même de cette espèce humaine, ratée... Et mon statut de malade mental signifierait peut-être que je ne suis pas "normalement raté" - non, ce n'est pas ça, puisque je suis à peine viable, mais ça fait réfléchir.
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Ajout Z18, 09/09/2005 : Chaplin
  J'ai revu le mois passé le film de Charlie Chaplin "Le Dictateur", mêlant absurdités cocasses et vibrante dénonciation de l'antisémitisme calculateur, détournant la révolte des masses populaires miséreuses vers des victimes innocentes. Dans ce film, et peut-être dans le passé de ce monde, les puissants Nazis/Fascistes sont totalement méchants tandis que les humbles Juifs sont totalement gentils - d'accord, c'est un libre regard d'auteur racontant une histoire, présentant une caricature personnelle, c'est entièrement respectable de mon point de vue. MAIS ce n'est qu'une des approches possibles, et on n'a les éléments pour se faire une opinion qu'en écoutant les points de vues divergents voire opposés.
  Quand j'étais enfant, j'ai vu parallèlement à ce film "éducatif" (amusant pour plaire mais "faisant réfléchir") quantité de Westerns me présentant des Indiens sanguinaires massacrant des migrants innocents et pacifiques, des fermiers travailleurs et paisibles ; un autre film aurait pu me montrer d'angéliques Pieds Noirs hurler sous la torture physique et mentale infligée pour le seul crime de na pas obéir à la dictature du Coran. On peut regarder de tels films, compâtir à la douleur des victimes, mais cela ne fait pas du tout comprendre, puisque la violence nous est aussi présentée en cours d'Histoire comme parfois très justifiée (1789, 1944, ...) et qu'il conviendrait de percevoir au moins comment les bourreaux se sont crus dans un camp du Bien:
- En Algérie démocratique et française, la majorité arabe n'avait pas le pouvoir de décision puisqu'un système de collège donnait un poids 20 fois plus fort à un blanc qu'à un basané ; il faut à mon avis noter cet écrasement légal pour comprendre ce qui a pu suciter la haine en retour, la révolution anti-blanc. Au lieu d'une révolte contre le privilège injustifié - privilège conférant un pouvoir (et souvent, indirectement, une richesse) immérité(s) - la colère a hélas suivi une voie raciste, massacrant jusqu'à des bébés, et c'était monstrueux (comme le terrorisme actuel), mais pour prévenir cela, pourquoi n'avoir pas abrogé préventivement le statut non-équitable brimant la majeure partie de la population ? L'humanisme et l'équité, même douloureux quand on était par chance né du "bon" côté, peuvent éviter la logique qui conduit au déchainement de haine, même si de francs méchants auraient fait du mal sans besoin d'avoir une raison.
- Au Far-West, des agriculteurs pacifiques venaient simplement cultiver des terres inexploitées, sans dommage apparent, mais leur principe de culture protégée entravait les libres migrations de bisons dont vivaient les Indiens ; des sportifs ont d'ailleurs par jeu exterminé ces bisons ; des soldats ont même exterminés les Indiens refusant d'être déportés puis parqués (on ne parle pas à ce sujet de Crime contre l'Humanité: il n'y avait pas de victime juive...), justifiant a posteriori toutes les craintes des peuples indiens vis à vis des envahisseurs, pires que tout ce qu'ils avaient vraisemblablement imaginé ; aujourd'hui, les Etats-Unis d'Amérique, prétendûment terre ouverte et libre, ont clos la frontière mexicaine pour interdire par les armes la migration de travailleurs pacifiques ; il me semble donc que le but de la conquête américaine était de prendre des Terres, acquérir une richesse, pour ensuite refuser férocement de la partager ; ce banditisme officiel est une autre lecture de l'aventure du Far-West. Certes, les Indiens ont en un sens initié la guerre en refusant la migration, et ont subi les dommages infligés aux perdants, mais leur refus de l'envahissement était tellement "incompréhensible" que leurs vainqueurs font exactement pareil... Si les Anti-Occidentaux dépassent le terrorisme pour parvenir à nous écraser, nous dominer et nous punir, il est probable que les Occidentaux seront exterminés comme l'ont été les Indiens, avant que les vainqueurs ne créent de nouvelles frontières pour la richesse, et n'affrontent une autre révolution... Non, les Indiens n'étaient pas un camp de méchants terrorisant injustement le camp des gentils, la situation est beaucoup plus complexe et inconfortable moralement. Mais si le but est le bien-être personnel/familial/communautaire, il est clair que la guerre les yeux fermés est plus adéquate que l'auto-flagellation piquante, même préventive pour éviter la flagellation à mort...
- Pour la question juive des années 1929-1945, je comprends que la révolte des pauvres travailleurs contre les familles financières dirigeantes a été détournée vers un racisme, via une furie xénophobe puis contre la diaspora juive, non nationaliste, amicale envers des étrangers et envisageant l'exil ; mais face à ce tableau d'israélites plus humanistes que la moyenne populaire, il reste dur d'entendre des juifs ultra-orthodoxes condamner les mariages mixtes, des rabbins proscrire en tant qu'abomination une éventuelle fusion des peuples dans une fraternité universelle, des élus démocratiques isréaliens interdire par les armes (y compris nucléaire, de destruction massive) le retour (et le vote) des Palestiniens expulsés... Anecdote de la vie quotidienne:
- c'est impossible madame Berstein, il faut un certificat médical, obligatoire, il n'y a pas de passe-droit...
- Qui est le médecin responsable?
- le Docteur Lévi.
- Lévi? Ah-ah-ah! Aucun problème: il est Juif, je suis Juive, vous l'aurez votre certificat médical!
  Pour ne pas générer la colère ou la haine, il faudrait au moins essayer d'être irréprochable, commencer par une auto-critique et une recherche de corrections préventives. Une fois "nettoyé" à ses propres dépens, on est pur, on devient une victime innocente ou... on n'est plus une victime car la haine en retour aura disparu, n'ayant plus de mensonge éhonté à combattre. Je regrette que cette très grande leçon de l'Holocauste (qu'il soit véridique ou virtuel-si-je-rêve, je le répète) n'ait aucunement été présentée. Ce n'est pas bénin, facultatif et intellectualiste, mais gravissime si l'Occident est prochainement victime du même mécanisme, évitable (douloureusement) si l'on était lucide.
  Percevoir le problème n'est pas spontané pour nos cerveaux consumméristes gorgés de publicité, je le comprends, mais si, ici ou là, apparaît une question d'une telle importance, elle devrait au moins être relayée, débattue, ne serait-ce que dans les milieux - professionnels ou rentiers - exemptés des labeurs manuels (comme le mien, cultivateur microbien industriel) et donc en orbite dans les "hautes sphères de la pensée". Quand cette analyse est interdite, au nom de l'antisémitisme, quelque chose de bien plus grave qu'un aveuglement frivole est en jeu. L'innocence ne peut plus être revendiquée. Nos dirigeants, et les "penseurs" qui dirigent les masses d'électeurs à choisir parmi eux, nous conduisent droit vers une terrible révolution. Avec son cortège de terreur, d'abominations envers des innocents (bébés, fous, aveugles). Puisque c'est approuvé, unanimement, il n'y a plus qu'à se taire et attendre. Tristement. Mais la plus élémentaire pudeur voudrait que ne soient plus employés les concepts éducatifs d'éveil enfantin à l'intelligence, la lucidité, la clairvoyance...
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Ajout Z19, 17-25/09/2005 : Nouvelles télévisées
* Aux informations de TF1 étaient présentés ces dernières semaines :
- le drame de familles noires mal logées, dont les appartements avaient brûlé avec de nombreuses victimes ou étaient très dangereux avec une électricité non sûre ;
- le drame des expulsions policières de squatters africains sans papiers, aucune solution n’étant fournie aux pauvres exclus ; des associations françaises manifestaient avec eux pour que l’autorité publique accorde un logement décent, dans Paris, à ses pauvres travailleurs et à leurs familles - ils réclamaient aussi des papiers et une régularisation de leur situation.
  Près de moi, devant ses informations :
- Une étrangère, légalement ici en tant qu’épouse, était choquée, disant que les illégaux ont tort de réclamer et manifester : ils ne devaient pas venir, et puisqu’ils sont venus quand même, ils devraient se cacher et se faire oublier ;
- un français soupçonnait la télévision sarkosienne de déformer l’information pour susciter un rejet des étrangers et de la gauche humaniste généreuse en faveur du repli égoïste de droite ; ainsi les banlieusards français, sachant inaccessible un logement dans Paris intra muros, seraient automatiquement conduits à condamner cette exigence étrangère de privilège ;
- en ce qui me concerne, je vois les choses différemment :
. J’ai beau viser la générosité, ne pas aimer le repli tribal et la loi des tribuns, je ne suis pas d’accord dans cette affaire avec les associations de défense. A mon avis, un étranger venu illégalement, ayant imposé sa présence qui était refusée par les autorités locales, n’est pas en position de réclamer que ces autorités gèrent dignement la présence qu’il a imposée. De plus, quand il est précisé qu’il s’agit de travailleurs et non de mendiants inactifs, je note qu’on oublie de nous dire qu’il s’agit de travail illégal puisque non-déclarable, donc sans charges sociales, et demander en retour une aide sociale (financée par des travailleurs en danger de chômage car leur salaire, charges sociales comprises, coûte trop cher) ne paraît pas honnête.
. Là où je me différencie totalement des réactionnaires nationalistes, c’est que je pense que les frontières devraient être abolies, et que le système de charges sociales/aide sociale devrait être ajusté pour être viable à l’échelle de l’Humanité, sans escompter de paradis ici et misère là-bas. A mon avis, un nigérien miséreux resté silencieusement au Niger mérite plutôt davantage qu’un immigré nigérien, ayant bravé toutes les polices pour imposer sa présence et profiter des privilèges indus que s’arrogent les européens armés. Si c’est au nom du caractère "local" du drame que nous devrions cajoler l’immigré et mépriser les étrangers restés sur d’autres continents, il me semble que c’est un archaïsme lié à l’idée de petits mondes séparés, quasi insulaires, ce qui n’est pas cohérent avec le tourisme de masse vers les pays chauds, l’importation massive de produits dont nous sommes totalement dépourvus, l’achat en croissance exponentielle de produits fabriqués par de semi-esclaves lointains. Si c’est plutôt au nom de la menace physique que ferait peser sur nous la révolte de miséreux présents sous nos fenêtres, cela donnerait raison aux terroristes qui clament que seule la terreur pourra faire bouger l’Occident (via ses électeurs). Je pense qu’il conviendrait, de nous-mêmes et par simple souci d’équité, de programmer pour 2015 l’abrogation des frontières et la démocratie mondiale, la frugalité générale, en tâchant avec extrême urgence d’identifier les énormes problèmes soulevés et le moyen de les gérer avec un minimum de violence. Il ne s’agirait alors plus du tout de procéder aux adaptations minimales garantissant le maintien de nos privilèges, mais d’inventer une justice pour le plus grand nombre des humains – en tirant leçon des dérives communiste et capitaliste (injustice puis misère si le paresseux oisif est payé autant que les travailleurs courageux, injustice puis révolution si l’héritier oisif est rétribué davantage que les travailleurs courageux – ou inventeurs utiles).
* Un reportage a mentionné qu’une réforme de l’ONU était envisagée, avec un conseil de sécurité à 11 membres dont 2 Africains, sans plus être dominé par l’Occident. Projet enterré cette année encore… Je trouve le principe intéressant : qu’il n’y ait plus domination légale (sur le Monde) de l’Occident très minoritaire (et le fait que les Occidentaux dominants le refusent est très triste, expliquant la haine anti-occidentale facile à encourager par les recruteurs de kamikazes). Mais je ne comprends pas comment 11 nations pourraient être privilégiées en méprisant les autres. Et si seule l’assemblée générale avec toutes les nations était dirigeante, je ne comprends toujours pas pourquoi les Monégasques pèseraient autant dans les choix que les Français dix mille fois plus nombreux, ou que les Français pèseraient autant que les Indiens 20 fois plus nombreux. La solution n’est pas inimaginable mais seulement utopique : elle s’appelle "démocratie mondiale", élisant un exécutif, simplement, au suffrage universel sans collège ni privilège (sans le système de grands électeurs et sans majoration de régions dépeuplées, façon sénatoriale française et façon fédérale américaine). On nous parle de justification historique pour le principe de Nations séparées, dominantes/dominées, et cette explication ne justifie rien : en 1788, l’aristocratie jouissait de la domination exactement de cette façon, pour "raison historique", et l’on nous a appris à l’école publique française qu’il n’avait pas fallu s’en accommoder hélas sans rien bousculer, mais faire une révolution et tout casser, avec des morts innombrables, dans le camp des anciennes autorités mauvaises, comme dans le camp des révoltés pour la Justice, où des héros avaient sciemment sacrifié leur vie pour un monde meilleur. Transposé au monde actuel, nous sommes le camp des Salauds, et s’il ne faut pas faire l’amalgame, que l’on m’explique donc où est la différence… N’y a-t-il pas une majorité jouissant de confort très supérieur à effort très inférieur, pour seule raison historique, verrouillée par la menace des armes à l’encontre de toute remise en cause des privilèges-à-la-naissance ? J’espère que la délocalisation va faire s’effondrer sans violence le système, la logique des enchères décroissantes faisant disparaître les privilèges indus. Il n’en reste pas moins qu’il aurait été plus honorable de "vouloir" l’équité, la justice, au lieu de clamer ces notions uniquement là où elles sont à notre avantage. Certes, c’était humain, mais c’est précisément ce qui me conduit à décliner le label "humaniste" : cette espèce humaine est vraiment pourrie, mal faite, majoritairement égoïste et injuste (et même si je ne suis pas dans le moule, je ne vaux pas mieux, étant déséquilibré, étant coupable sans tout sacrifier à mes dépens personnels). Si j’étais croyant, je conclurais que Dieu a complètement raté sa création majeure, et s’Il nous a créé à Son image, Il paraît vraiment très laid, cet être dit infiniment-admirable… Certes, c’est peut-être un challenge quasi-insurmontable qu’Il a donné, et dans dix ou vingt siècles, le Démon serait enfin exorcisé, c’est possible – en matière religieuse, n’importe quoi peut être raconté, et clamé vrai, au nom de la tradition sacrée.
* Je n’aime pas la Tradition, et pas seulement en matière d’injustice géopolitique et d’intolérance religieuse, l’orthographe française (et anglaise) me paraît une aberration. Il faudrait à mon avis tout mettre à plat et supprimer les «exceptions» innombrables qui gênent l’apprentissage et la communication, sans AUCUNE utilité. Il faudrait je crois écrire en phonétique (avec une phonétique révisée, facile à écrire en lettres cursives et déroutant le moins possible les dyslexiques légers), gardant en parallèle l’ancienne écriture le temps d’une génération – comme les prix en Euros sont aussi marqués en Francs pour les esprits construits dans ce vieux système ; les générations futures seraient alors formées de manière rapide, simple, avec échec minimum, la pensée étant alors investie dans des tâches infiniment plus nobles et utiles, comme la lecture décryptique de situations confuses et l’écriture d’hypothèses et projets. Un monde d’intelligence active, débarrassé de ce fatras d’énormes lourdeurs totalement inutiles. L’apprentissage des langues étrangères serait aussi très simplifié si aucune n’avait son cortège de complexités faisant jouir ses puristes monoglotes, et cela aiderait grandement à l’amitié entre les peuples, la communication, la concurrence loyale. A terme, une langue unique, mondiale, serait d’ailleurs souhaitable, comme un anglais simplifié ou une forme d’espéranto, sans les difficultés évitables (genre masculin/féminin des noms communs en Français, conjugaison des verbes en Français ou Italien, déclinaison des mots en Allemand/Russe/Latin, écriture anti-phonétique en Chinois). Je rêve, je sais, l’important semble le confort de soi-même, non des générations futures, Monsieur Cousteau est mort sans avoir été entendu.
* Si l’abandon du Franc pour passer à l’Euro avait été soumis à référendum, je pense qu’il aurait été refusé. Une difficulté (même visant un mieux être des générations à naître) semble naturellement refusée par la majorité si elle est refusable... Suite au Non référendaire 2005, je précise aussi ma lecture de la politique française depuis que j’ai eu onze ans : en 1981 Giscard Président a été renvoyé, en 1988 Chirac Premier Ministre a été renvoyé, en 1995 Balladur Premier Ministre a été renvoyé, en 2002 Jospin Premier Ministre a été renvoyé : Non-Non-Non-Non… Mais le système est blindé pour éviter que le pouvoir échappe aux camps qui le détiennent à tour de rôle, et en 1981, la candidature impromptue du fantaisiste Coluche (en tête dans les premiers sondages ?) a fait très peur aux tribuns installés, conduisant à cadenasser légalement les procédures de désignation, interdisant l’émergence de solution populaire. Je ne suis certes pas sûr que la majorité (nationale) ait raison, je la crois égoïste et aveugle, mais elle est en tout cas dirigée par des menteurs malhonnêtes, non des démocrates sincères. Personne ne le dit, et c’est logique en un sens puisque ce serait puni, interdit par les «représentants» unanimes. Je ne crois pas à des écrits subversifs circulant sous le manteau au grand dam des puissants : la majorité des personnes, le cerveau lavé par la publicité et le journalisme, se préoccupe essentiellement de confort familial et de luxe à gagner. C’est très triste… Toutefois, cette pensée est intéressante sur un point : les terroristes ont tort de penser que ce sont les électeurs qui gouvernent, et faire pression sur les masses populaires n’a aucune raison de se traduire en changement de politique (au Moyen-Orient, en l’occurrence) ; nous ne sommes pas coupables de ce qui se fait, la «démocratie» est une farce ; c’est vraisemblablement «moins pire» que la dictature, fasciste ou stalinienne ou religieuse, mais c’est désespérant quand on a été éduqué à l’honnêteté. Finalement, le problème vient peut-être de là : une crédulité enfantine, ayant gobé les valeurs inculquées, non digérées pour comprendre à l’âge adulte qu’il s’agissait d’un simple moyen de guidage temporaire. Mea culpa.
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Ajout Z20, 22/10/2005 : question et réponse ?
  De manière extrêmement simple, je re-pose la question clé: puisque la terre d’Israël a été rendue au peuple hébreu massacré, pourquoi la terre d’Amérique n’a-t-elle pas été rendue aux peuples Amérindiens massacrés?
  Les islamistes en révolte anti-occidentale ont une réponse: << parce que le Monde est sous la botte des Judéo-Chrétiens, visant leur satisfaction maximale en écrasant les autres, les musulmans notamment ; même vos partis ''d’opposition'' sont d’accord et les électeurs l’approuvent totalement: le monde occidental est en droit de coloniser ce qu’il veut et menacer d’armes de destruction massive, unilatéralement, toute résistance; cela suscite la haine, la révolution contre ces coupables et libres approbateurs d’une injustice organisée.>> Ceci entendu, et puisque les islamistes ne sont paraît-il que des idiots criminels et fanatiques intolérants, cette réponse ne doit pas être la bonne, alors, je le demande, quelle est la réponse à ma question?
  S’il se confirme qu’il n’y a pas d’autre réponse que les médicaments abrutissants, cela signifierait qu’il n’y a aucun argument disponible pour contredire les anti-occidentaux, le reste n’étant qu’interdiction de comprendre le problème, de percevoir le scandale colossal qui dicte la marche du Monde. Israël n'est pas dans cette affaire qu'un détail, c'est un point révélateur voire capital, toute objection antisioniste (sous la bannière de l'antiracisme exigeant de respecter le monde arabe autant que le nôtre) étant bannie au nom de l'interdiction de l'antisémitisme. Cette malhonnêteté activement organisée ne justifie absolument pas de tuer des nouveaux nés en ''représailles'', mais dans la guerre terroriste anti-occidentale, des monstres semblent combattre des monstres.
  C’est dommage, il aurait été possible de faire autrement. Je rêve:
- Projet international de révoquer l’invasion d’Israël, certes sans expulsion des nouvelles générations nées là mais avec libre retour des expulsés Palestiniens et libre venue des Arabes nés ailleurs (comme avaient librement migré les Israélites européens et américains), droit de vote pour tous et application des décisions majoritaires.
- Incorporation au conseil de sécurité de l’ONU d’un ou plusieurs représentants du monde musulman, avec droit de veto comme les autres.
- Convocation d’un tribunal international avec investigation des éléments ayant légalisé puis protégé l’invasion de la Palestine, ayant conduit la planète au bord de la guerre mondiale et fait déjà de nombreuses victimes via la révolte terroriste, touchant également des bébés/bouddhistes/athées/agnostiques alors que la source était simplement une querelle de chapelle entre judéo-chrétiens et musulmans, aveugles ou fanatisés.
- Enquête sur la liberté de parole et de réflexion, les cerveaux ayant été semble-t-il lavés en Occident durant un demi-siècle comme ils l’avaient été en Union Soviétique, tout en prétendant farouchement le contraire; faire mieux serait possible, l‘organiser avec des outils préventifs serait urgent avant la prochaine dérive.
- Remplacement au conseil de sécurité de l’ONU des représentants français et britannique (ou bien russe) par des représentants d’Afrique noire et Amérique Latine, pouvant faire condamner les obstacles au non-respect du Droit de l’Homme à la libre migration, pouvant requérir l’abolition des frontières pour une fraternité démocratique universelle.
   Bien sûr que ce serait inconfortable pour nous, riches nantis privilégiés de naissance, mais face à la révolution qui couve et commence à frapper, l’auto-critique et l’équité à nos dépens seraient une solution tangible, courageuse et peut-être efficace, salvatrice. Les nobles aristocrates d'antan auraient pu se saborder sans se faire égorger, en acceptant simplement l'équité ruinant leur confort indû (caché derrière police/justice-légale/armée, pratique religieuse et bonnes paroles); nous en sommes là, très exactement, semble-t-il. On me fait taire et cela me fait peur: puisque (même simplement évoquer) la solution est interdit(e), le problème a de grandes chances de gonfler, gonfler, jusqu’à exploser. Il sera alors trop tard. Le courage intellectuel et politique semble ne pas exister, les gens se prétendant intelligents/lucides/respectables semblent malhonnêtes - je ne suis pas moi-même meilleur: étant déséquilibré/coupable. Ce monde est si moche…
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Ajout Z21, 28/10/2005 : auto-réponse et lectures "para-scientifiques"
* Puisque personne ne répondra vraisemblablement jamais à ma question sur Israël et l’Amérique, j’essaye d’imaginer la réponse de mon copain à kippa Jacques, perdu de vue il y a 24 ans:
1) Le génocide amérindien est un grand malheur, mais c’est du passé, datant d’une époque où l’humanité était mauvaise. Nous avons maintenant changé et ne devons plus commettre de telles choses.
2) La toute récente tentative hitlérienne d’extermination pour l’extermination n’était pas une punition d’après-guerre envers des populations coupables, façon amérindienne, mais une entreprise monstrueuse envers des innocents pacifiques.
3) L’Humanité se devait de réparer l’horreur de la Shoah, en accordant au peuple martyr le petit bout de désert quasi inhabité dont il rêvait.
  J'entends ce discours possible mais ne suis pas convaincu.
3’) Le génocide des tutsi rwandais a-t-il conduit l’ONU à demander aux survivants quelle terre refuge ils choisissent, dont vont être immédiatement chassés les occupants, avec exécution sommaire des récalcitrants et menace nucléaire à l’encontre de leurs amis? Côte d’Azur, Californie, Nouvelle-Angleterre (New-York/Boston/Washington), tout est possible, l’Humanité qui a laissé faire doit-elle payer ainsi? Rien ne semble le moins du monde envisagé en ce sens. Bien sûr que les expulsés développeraient une haine terrible, et que leurs coreligionnaires solidaires seraient méchamment révoltés par tant d’injustice. Si la seule et unique exception à toute objection au nom de la prudence est en faveur de la communauté juive pratiquante, cela fait craindre que c’est celle-ci qui gouverne le Monde, via un Occident incroyablement aveugle. Il serait effroyable que les familles de martyrs juifs aient ainsi choisi de donner raison à l'analyse hitlérienne, au lieu de prouver qu’elle était entièrement erronée. Le favoritisme raciste génère la colère raciste des méprisés, et ne devrait-on pas préférer la disparition des racismes? Je pense que si, mais c’est non, du moins selon les législateurs français et les incohérents discours unanimes "contre la racisme et l’anti-sémitisme" ("haïssons les racistes, sauf ceux qui sont Juifs"?)...
2’) Si en réparation de l’Holocauste nazi, la terre d’Allemagne avait été confisquée et donnée au peuple Juif, cela aurait pu se comprendre en tant que punition, réparation, mais chasser les Palestiniens qui n’étaient en rien des bourreaux constituait un écrasement d’innocents pacifiques, sous la menace nucléaire envers leurs sympathisants eux mêmes innocents. Les leaders du Monde se sentaient apparemment assez forts pour faire ainsi triompher leur bon-vouloir en écrasant des faibles par une colonisation brutale de plus, en ajoutant l’incompétence lourde de ne pas envisager que le désespoir des brimés pourrait en retour générer des attentats contre les vulnérables électeurs (civils non innocents, ayant mis au pouvoir les décideurs injustes), et qu’il y aurait des religieux pour promettre le Paradis post mortem aux bombes humaines.
1’) Pour ne plus que soit commise de monstruosité génocidaire, à tout jamais, une solution forte et paisible existait : rendre illégal le concept de race, de peuple, de nation, promouvoir partout et toujours le concept humaniste de fraternité entre tous les individus humains de comportement aimable, quelque soit leur origine ou lieu de naissance. Cela aurait conduit à une toute autre situation que la re-création de l’Israël judaïque "récompensant" la communauté ayant sacralisé son identité pendant deux millénaires en refusant intégration et métissage: le judaïsme orthodoxe serait illégal puisqu'ouvertement raciste, et le terrorisme islamique n’aurait plus de discours facile pour faire des recrues en masse contre "le Mal" anti-arabe, ce serait un monde de paix et de justice égalitaire envers tous. Le contraire a été choisi, soit, c’est à mon avis une très lourde erreur du passé récent, et je pense qu’il faudrait simplement maintenant le reconnaître et réparer, avec tribunal international pour les coupables et pourparlers occidentalo-arabes cherchant une voie pour sortir de la crise actuelle, grave et logique, hélas.
* En matière de scission passé regrettable/ passé grave, j’entrevois une approche logique :
a/ Le génocide juif il y a 60 ans est un sujet majeur d’aujourd’hui
b/ Le génocide amérindien il y a 200 ans est très ancien, à oublier
c/ La propriété amérindienne il y a 200 ans est très ancienne, à oublier
d/ La propriété hébraïque il y a 1000 ans est extrêmement ancienne, à oublier
  Cela justifierait la coexistence des éléments a et b, pour une logique temporelle sans discrimination raciste, mais puisque la recréation d’Israël protégé par les USA affirme c et rejette d, d’une manière anti-temporelle, je ne comprends pas la logique prétendue, sauf privilège raciste – ou religieux : la Bible sacrée des Judéo-Chrétiens dit que Dieu a donné Israël aux Hébreux bien-aimés et se fiche éperdument des Amérindiens. Pour un texte écrit par des Hébreux ignorant l’existence des Amérindiens, c’est compréhensible, mais en avoir fait une Vérité universelle paraît absurde, ou tout au moins très facultatif. La sacralité d’un vieux texte local est admissible pour les croyants, il débouche sur la guerre de religion avec les Musulmans, mais les non-Judéo-Chrétiens n’ont en rien à approuver un camp dans cette guerre, n’ont aucune raison d’être victimes des attentats. C’est un scandale et personne ne le dit, l’intelligentsia et le monde des prétendus "penseurs" interdisant de poser les problèmes, d’expliquer les tromperies, de formuler des solutions. C’est lamentable, c’est énorme, comment puis-je être le seul à le percevoir ? Je dois me tromper, mais pourquoi personne ne m’explique-t-il où ? L’argument s’il existe est à même de discréditer les recruteurs de kamikaze, il serait capital, mais rien n’en laisse percevoir ne serait-ce que les prémisses. Si les médias et législateurs étaient unanimement sionistes, cela justifierait la situation, je ne vois personnellement pas l’ébauche d’une autre explication. Cette hypothèse parait loin d'être folle: elle expliquerait aussi pourquoi la communauté juive pratiquante n’a pas intégralement migré vers Israël : il fallait garder le contrôle ou guidage des pays occidentaux, et la situation présente montrerait la réussite totale de cette stratégie.
* J’ai lu hier un éditorial de Science et Vie dans un numéro spécial sur les émotions. Il y était dit qu’il avait été naïf de croire autrefois que la Raison serait un jour capable de tout résoudre : misère, maladie, terrorisme, et que l’Émotion était un élément clé pour comprendre le monde humain. Effectivement, c’est cohérent avec la présentation des terroristes musulmans comme des monstres totalement incompréhensibles, fous de haine et d’aveuglement, sous l’emprise de pulsions n’ayant pas l’ombre d’une explication rationnelle. Je ne suis pas d’accord : je le répète, si les pays Judéo-Protestants démocratiques avaient décidé de donner le Nord Méditerranéen à la communauté juive ou amérindienne ou tutsi (avec expulsion des occupants et tuerie en cas de refus, menace atomique contre les pays en désaccord), nous aurions très vraisemblablement un terrorisme catholiciste (condamné par les catholiques modérés) frappant les pays décideurs militairement intouchables, cela n’a rien d’illogique, inexplicable, impulsif. Ce n'est certes pas automatique, et les individus doux peuvent subir dans le désespoir, mais les tempéraments colériques et violents, qui semblent exister partout, peuvent être enflammés par l'injustice terrible. Encore une fois, on nous lave le cerveau pour nous empêcher de comprendre les fautes gravissimes des individus ou groupes décideurs, et en tant qu’électeurs aveuglés, nous en payons le prix fort, en étant les victimes des terroristes. Un minimum de lucidité, qu’on peut appeler "La Raison" si on veut, montrerait la faute des menteurs qui nous bernent – qu’ils soient ensuite amnistiés ou emprisonnés ou "euthanasiés" relèverait certes de "L’Emotion"... Mon émotion à moi n’est pas la colère, c’est un sentiment de dégoût profond – les humbles et pauvres d’esprit méritent je crois le respect pour leur vie simple au quotidien, mais les prétendues intelligences qui s’auto-congratulent et se réservent la parole publiée me font vomir. Malgré les médicaments, c’est dire.
* Dans un autre Science et Vie lu récemment (n°1055), j’ai été choqué par un encadré concernant l’effet de la croyance religieuse (fondée ou non) sur la santé des sociétés. Il y était expliqué qu’un scientifique américain était en train de prouver que le protestantisme et le bouddhisme favorisaient les attitudes que les économistes jugeaient favorables à la réussite d’un pays, à la prospérité des nations : acceptation des inégalités, attitude non-réfractaire à la compétition, confiance dans le gouvernement. Je comprends que c’est un point de vue de la droite américaine, classable extrême-droite dans la France socialo-gaulliste, mais en quoi serait-ce une démonstration avalisée par les économistes? Ce n’est qu’un jugement interprétatif libre parmi une foule de discours à valeur prédictive nulle, donc invérifiables et non scientifiques. Selon les politiques modérés, l’assurance d’un service public et une fiscalité tendant à redistribuer les richesses sont des garanties de paix sociale, finalement moins coûteuses pour les richesses que l’escalade des protections/menaces, les libéraux français choisissant simplement le minimum possible en ce sens alors que les socialistes préfèrent le maximum possible. De toute façon, rien ne prouve erroné le jugement communiste ou d’extrême gauche selon lequel la prospérité optimale, avec le moindre risque de révolte des pauvres exploités, réside dans la suppression des inégalités, la prohibition de la compétition (de ses gaspillages stériles pour réinventer ce qui est disponible, et de son exclusion envers les faibles) – le fait que la théorie ait lamentablement échoué partout étant imputable (?) à une mauvaise mise à l’épreuve, discréditée par le biais de profiteurs abjects et d’ambitieux égoïstes, ce qui ne serait pas une fatalité absolue (?). Qui plus est, l’essor exponentiel de la Chine communiste pourrait déjà invalider les prétentions des ultra-libéraux : la libre compétition semble interdite dans ce pays, ou le travail organisé avec interdiction (au moins théorique) des inégalités et religions génère finalement un prodige économique, et pour sauver la prospérité de l’Occident, des barrières réglementaires sont édictées de toute urgence, même en Amérique, pour interdire la compétition loyale qui nous ruinerait. Bref, une foule de gens ont des vues distinctes et contestables en matière de prospérité, et décréter que la bonne voie est unanimement connue tient de la propagande, ou du principe universitaire diplômant les moutons et rejetant les objections paralysantes. Mais en ce qui me concerne, les points qui me choquent le plus sont autres:
- l’idée que, pour la prospérité du Monde, il serait bénéfique d’avoir des inégalités entre nations riches et nations pauvres ; le risque est exactement le même qu’à l’intérieur d’un pays: la révolution des pauvres - et pour l’éviter, la très coûteuse et immorale menace armée contre le partage (avec les travailleurs "courageux mais mal nés") semble la seule solution, xénophobe ou apparentée, aussi injuste (anti-humaniste) que le racisme proprement dit;
- l’idée que faire confiance au gouvernement est un gage de bien-être pour tous; apparemment, la quasi totalité des politiciens accédant au pouvoir commencent par se ménager un statut hyper-confortable avant de songer aux masses populaires, et leur énergie vise avant tout à assurer leur propre maintien à ces postes privilégiés ; certes, assurer la prospérité des populations serait une voie de succès via la popularité, mais les désapprobations électorales quasi-systématiques en France montrent un total échec dans ce domaine, les succès n'étant qu'électoraux; si l’on rétorque que ce sont ces changements qui ont précisément empêché la prospérité, il faudrait expliquer la faillite complète de l’Union Soviétique après 70 ans de gouvernement sans opposition ; si l’on rétorque encore qu’il fallait un mixte de confiance et de compétition entre partis pour être efficace, je demanderais si l’essor brutal de la Chine Populaire à nos dépens n’est pas en train de démentir cela aussi…
  Comme d’habitude, au lieu de réfléchir aux différentes approches, de peser le pour et le contre, avec critique de chaque point de vue, la presse clame de prétendues vérités, qui sont en fait démolissables sans difficulté ni mauvaise foi. Vis à vis des croyants crédules, cela peut se comprendre, mais il faudrait avoir l’honnêteté de condamner en clair l’esprit critique, analytique, voire l’intelligence, simplement… Réciter benoîtement la Bonne Parole, édictée par de mystérieux penseurs infiniment supérieurs, qu’il est malsain de chercher à comprendre, et interdit de mettre en doute – l’adoration étant l’attitude adéquate. Toute l’éducation littéraire, philosophique et scientifique que j’ai reçue allait en ce sens, et les éditeurs et médias confirment jour après jour que c’est la ligne requise. Cela s’appelle, selon mes valeurs maladives certes: "lavage de cerveau" ou "dressage animalier", misère intellectuelle…C'est bien triste.
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Ajout Z22, 22/11/2005 : vers "un" Etat Palestinien ?
* J’ai lu que les Allemands/Italiens/Japonais avaient été jaloux de la prospérité coloniale des Français/Anglais/Espagnols (et Belges/Hollandais/Portugais), qu’ils ont cru pouvoir envahir à leur tour, et que ce fut la 2e guerre mondiale. J’en déduis que les envahisseurs installés n’ont pas tolérés d’être envahis, eux. "Il est totalement intolérable de me faire ce que je fais à autrui" – c’est je crois le principe de l’immoralité; la morale est l’inverse: tel acte étant inadmissible quand on est en position de victime, il ne fallait pas le commettre soi-même, ou s’excuser et réparer avant de veiller à ce qu’il ne soit jamais reproduit. Déclarer monstrueux l’envahissement de Pologne/Belgique/France/Angleterre sans remettre en question l’honorabilité de la colonisation d’Amérique/Afrique/Asie avait une explication, enseignée à l’école publique française (jusque dans les années 1970 au moins): nos conquêtes apportaient la civilisation aux barbares incultes, constituant "évidemment" un acte de générosité, les méchants racistes étant l’ennemi, résistants rebelles ou envahisseurs anglais puis germaniques… Dans ce contexte, il est compréhensible qu’en 1948, la communauté juive ait cru pouvoir envahir à son tour, comme les autres occidentaux et avec leur totale approbation, un pays faible à population dominée. Les Alliés semblent avoir approuvé sereinement puisqu’ils n’étaient là en rien les victimes. Cette logique ressemble à du pur égoïsme, un mépris total envers les peuples écrasés. Toutefois, les Japonais en 1941-42 ayant ébranlé le mythe de la puissance occidentale, les décennies suivantes ont vu la décolonisation des empires européens, et vient maintenant la logique révolte arabe pour décoloniser la Palestine (même si, au delà du principe juste, le moyen employé est injuste quand des bébés sont tués par les bombes). Cette décolonisation pleine et entière, qui me paraît un idéal compréhensible, n’est pas du tout l’indépendance accordée à la Cisjordanie, idéal des "généreux pacifistes" parmi les occidentaux et israéliens: il faudrait plutôt envisager le retour des exilés avec récupération de leur propriété, des meilleures terres, avec plein accès à la mer (et continuité territoriale, la lointaine Bande de Gaza ne semblant pas viable seule). Si la France avait été donnée au peuple Juif en 1948, avec expulsion des Français non-juifs et guerre avec Suisse-Belgique solidaires, l’idéal du retour à la paix serait-il qu’accède à l’indépendance (sous le nom de France) le Massif Central et la bande côtière des Flandres, qu’accepteraient éventuellement de céder les plus pacifistes de la communauté juive? Traiter autrui comme on aimerait être traité, ce serait pourtant si simple… mais il semble inimaginable d’entendre un tel parallèle exposé à la télévision, même dans un débat contradictoire où quelqu’un expliquerait où est l’erreur. Il est interdit de traiter les Arabes comme nous entendons être traités, puisque ce serait "anti-sémite" nous affirme-t-on, avec l’amalgame rituel considérant que le rejet de l’opinion sioniste est une haine criminelle envers tous les individus de sang juif, nouveau-nés compris… C’est, jusqu’à preuve du contraire, de la pure rhétorique oratoire cachant de sales pratiques, un projet raciste maquillé en triomphe de l’anti-racisme. Ce n’est peut-être pas plus malhonnête que la publicité (éduquant souvent à l'insatisfaction de ne pas posséder l'inutile) ou le simple enrichissement commercial (aux dépens de clients et fournisseurs), mais c’est malhonnête, j’en suis convaincu. Ceux qui m’auront envoyé à l’asile seront vraisemblablement envoyés en Enfer s’il y a un jugement post-mortem – je n’y crois pas mais eux semblent y croire, alors je ne comprends pas leur attitude, apparemment contradictoire, totalement. Certes, la plupart des religieux professionnels judéo-chrétiens (et musulmans?) claironnent qu’une pratique religieuse assidue apporte le pardon des fautes, mais les humbles ont-ils la naïveté de croire cela ? Apparemment oui, avec force et certitude… pour fauter sans peur de sanction - il est hélas compréhensible que ce soit très populaire. Et les athées (et agnostiques/bouddhistes/shintoïstes/indouistes) se taisent, menacés d’être condamnés pour anti-sémitisme génocidaire s’ils émettent quelque objection…
* J’ai acquis d’occasion et entamé la lecture du livre "Le drame de l’humanisme athée" (Henri de Lubac) et il semble simplement que c’est un titre mal choisi, sans révélation philosophique majeure. Il ne s’agissait absolument pas de dire que tout humanisme serait dramatique pour l’Humanité s’il était athée, affirmation apparente qui me choquait, mais que 3 dogmes athées ont, sous couvert de prétendu "humanisme véritable", gravement menacé l’Humanité harmonieuse escomptée par les Chrétiens. Certes, l’intolérance anti-déiste peut être aussi menaçante et injuste que l’intolérance déiste, mais cela n’a presque rien à voir avec l’humanisme, même si ce terme est brandi à titre de prétexte par les uns et les autres. J’en reste à mon opinion : les nouveau-nés sont a priori également respectables, avant qu’ils ne deviennent (ou se révèlent) gentils ou mauvais, qu’ils soient de sang juif ou arabe ou autre, qu’ils soient inclus de force dans telle ou telle communauté, religieuse ou nationale ou sociale, groupe dont les fiers leaders rejetant les autres groupes sont à mes yeux coupables d’anti-humanisme, raciste ou similaire.
* Concernant ce que j’ai dit au sujet de la Palestine, je précise mon point de vue: personnellement et même si je suis très loin du sujet pratique, mon idéal n’est pas le retour de la propriété palestinienne puisque je n’aime pas l’idée de propriété héréditaire. Je note simplement que le caractère héréditaire de la propriété est la loi (occidentale, anti-communiste) qui a garanti la prospérité des descendants des colons d’Amérique/Afrique/Asie, via la puissance financière, qui a justifié la révolte sacralisée contre l’envahisseur germanique, et il serait juste d’être cohérent en l’appliquant sans exception raciste… Si la propriété antique doit aussi être prise en compte pour restaurer l’Israël hébreu, les Etats-Uniens doivent automatiquement être chassés d’Amérique. Certes, reconstruire le monde pour une Justice équitable serait ardu, mais ce pourrait être capital pour prévenir les révolutions et terrorismes, ce serait un énorme chantier de réflexion, requérant la lucidité et l'inventivité d'une intelligentsia honnête et brillante, plutôt que l'intelligentsia soporifique et sioniste qui nous étouffe. Une commission de l’ONU, prenant conseil auprès des penseurs, pourrait plancher 2 ans sur le sujet et faire des propositions, par exemple. Avec débat contradictoire toute une année avec les populations, élaboration d’un texte revu, puis vote mondial selon la loi démocratique humaniste "1 humain (adulte ?)= 1 voix, sans collège ni privilège". Mais le monde n’est pas fait ainsi: démocratie ou non, quelques puissants entendent faire à leur guise en écrasant les faibles, et la majorité des faibles entend atteindre ce statut d’élu ou de riche pour jouir du statut de dominant. C’est la logique animale des meutes de loups, simplement, et Jésus-Christ comme Bouddha (voire Marx) m’ont fait rêver d’autre chose. Très naïvement, semble-t-il. Hélas.
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Ajout Z23, 10/12/2005 : Espoir ?
Deux nouveaux éléments m’ont agréablement surpris à la télévision ces derniers jours:
* Au sujet du bicentenaire de la victoire française d’Austerlitz, des associations de Noirs français ont demandé de ne pas célébrer Napoléon, rappelant un point que j’ignorais : Napoléon ordonna parait-il la répression sanglante des révoltes anti-esclavagistes aux Antilles, imposant le rétablissement de l’esclavage. Un journaliste (Marc-Olivier Fogiel ?) demanda : "Napoléon fut-il le premier dictateur raciste de l’Histoire ?". Je pense qu’il s’agissait d’un clin d’œil aux Britanniques affirmant que Napoléon était un pré-Hitler. J’imagine que la réponse implicite était qu’il ne faut pas confondre, Napoléon n’ayant lui pas du tout cherché à exterminer les Noirs, population dont lui et ses bailleurs de fond avaient besoin comme main d'œuvre gratuite. Quoi qu’il en soit, je serais content que l’école n’enseigne plus à vénérer les victoires de la France dans les envahissements napoléoniens ou colonialistes outre-mer. On m’a raconté qu’un de mes ancêtres avait dû fuir dans la forêt pour échapper à la police, venue l’enfermer pour son refus d’intégrer l’armée de Napoléon : refuser de "tuer ou être tué" était classé criminel, avec l’approbation des Eglises judéo-chrétiennes, étonnamment (j’ai entendu parler d’un "Tu ne tueras point" sacré…). J’irais peut-être voir le film "une nuit de Noël" racontant une fraternisation au cours de la guerre 1914-18 entre soldats français et allemands, doutant de devoir s’entre-tuer, avant d’être classés "traîtres criminels" et peut-être fusillés... Il serait bénéfique que les jeunes et prochaines générations échappent au lavage de cerveau, nationaliste, qu’a connu ma génération à l’école élémentaire. Le relativisme me paraît une bien meilleure école, ne serait-ce qu’à titre d’étape avant de choisir une opinion ou une autre.
* Hier, "au sujet des polémiques sur la colonisation", le Président Chirac a pris la parole pour dire que c’était aux Historiens d’écrire l’Histoire et pas au législateur. Ce fut pour moi un ballon d’oxygène, semblant indiquer que loin d’avoir une loi Gayssot-bis pour donner à la communauté noire ce qu’a obtenu la communauté israélite, nous allons avoir abrogation de la loi Gayssot. Effectivement, cela me paraît la sagesse même : que les Réalistes passionnés d’Histoire suivent les conclusions des Historiens sans prétendre vraies des hypothèses en contradiction avec les témoignages et archives unanimes, que des Historiens hérétiques soient autorisés à titiller le dogme avant d’être éventuellement contredits par des preuves, que les non-Réalistes soient libres de douter à leur guise à titre personnel. Au même titre que l’incroyance religieuse est autorisée même si elle choque les croyants totalement certains de l’évidence absolue de leur point de vue. Toutefois, il me semble que Monsieur Golnicht a été révoqué de l’Université Française pour avoir dit que les chambres à gaz nazies étaient un point relevant des Historiens, déclaration dite "ambiguë" quant à la véracité incontestable de l’Holocauste, donc jugée enfreindre la loi Gayssot, avec plainte d’associations "anti-racistes" ; donc soit ce professeur (dont je n’aime pas le nationalisme) sera acquitté et réintégré avec excuses et dédommagements, soit le Président de la République va être destitué au même titre d’enfreinte à la loi affirmant les vérités obligatoires et indiscutables, même par des historiens. Autre hypothèse, plus probable mais terriblement navrante : Chirac ne sera pas inquiété et sera même suivi car il ne heurte que les Noirs, tandis que la loi Gayssot perdurera spécialement pour l’Holocauste. Une fois encore : "contre le racisme et l’antisémitisme" se lirait "contre le racisme qu’est l’antisémitisme ; en ce qui concerne les autres racismes on verra plus tard s’il y a génocide, et le génocide des Amérindiens qui possédaient les Etats-Unis n’est pas du tout pareil, plutôt malencontreux que délibéré"… Pourquoi cette discrimination ? L’hypothèse la plus convainquante me semble être : pour la perpétuité de l’Israël israélien, protégé par les Etats-Uniens, maîtres du Monde. Sans l’Holocauste (suscitant d'une part réparation internationale, d'autre part prévention forcenée de toute dérive dans un sens antisémite), l’envahissement de la Palestine serait reconnu comme criminel, et cela me conforte presque dans l’hypothèse invraisemblable qu’Hitler fut un martyre Juif orthodoxe ayant entraîné avec lui des millions de victimes pour qu’en réparation survienne enfin le tant désiré retour d’Israël aux Israélites ; d’où ses bourdes militaires grossières, stratégiques et tactiques, pour perdre la guerre, et le suicide empêchant son passage au détecteur de mensonges. Certes, Hitler est profondément haï par la communauté juive, mais c’est peut-être un jeu théâtral : ne pas oublier que le monde médical se présente comme le plus ardent des combattants contre la maladie, alors que si un remède miracle, gratuit et universel, venait à guérir tous les maux humains, ce serait une calamité pour les docteurs et pharmaciens qui perdraient leur place cher payée et adulée ; c’est "grâce à" la maladie qu’ils ont leur très haut statut pécunier/social/moral, même s’ils sont très en colère qu’on le remarque. Un mécanisme semblable expliquerait le prosélytisme forcené des Israélites pour la sacralité absolue de l’Holocauste, qui doit rester le référent absolu à toute réflexion de quiconque sur Terre, doit demeurer La vérité indiscutable, indéniable. L'apparition d'un véritable non-racisme humaniste risquant d’être anti-communautariste, anti-sioniste (anti-colonialiste jusqu’à inclure Tel Aviv), ceci est classée antisémite, comme la liberté de pensée. A ce sujet, la Statue de la "Liberté" éclairant les Etats Unis me navre, ce "pays de la Liberté" ayant longtemps interdit aux Noirs de voter, puis interdit officiellement la naïve utopie de sympathisants communistes, associé les brevets/copyrights à un légalisme ardent empêchant férocement la libre exploitation et le partage… Tout ne semble que propagande et mensonges oratoires. Et avec force de loi, menace de prison et viol ou misère, menace d’asile psychiatrique. C’est bien triste. Pour ne pas désespérer, il vaut mieux fermer les yeux, ne pas regarder ce qui se passe, se boucher les oreilles, ne plus rien écouter. Stop.
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Ajout Z24, 14/12/2005 : Sagesse et menace
  Surprise aujourd’hui : la radio signalait que le Président Iranien aurait contesté la Shoah, dit qu’Israël aurait dû être créé en Alaska ou en Europe, et voulait la bombe atomique pour rayer Israël de la carte. Je n’ai pas vu de détails à la télévision, je n'ai presque rien trouvé sur le journal Le Monde en ligne – s’intéressant exclusivement au négationnisme, inacceptable pour les Allemands – mais un journal Québécois en ligne m’a fourni des éléments intéressants :
1- Mahmoud Ahmadinejad dit que les Occidentaux ont placé le massacre des Juifs au dessus de Dieu : il est chez nous permis de ne pas croire en Dieu (ce qui lui paraît intolérable) mais interdit de ne pas croire à l’Holocauste.
2- Il nous demande de créer un Etat israélien sur notre terre, en Europe (Allemagne et Autriche particulièrement), aux Etats-Unis, au Canada ou en Alaska, sans venir de force au cœur du monde islamique. Si nous (non-musulmans) avons massacré six millions de Juifs, pourquoi serait-ce aux Palestiniens d’en payer le prix ?
3- Il considère que le massacre des Juifs durant la seconde guerre mondiale est un mythe, une invention.
  C’est la première fois que je vois des propos publics rejoindre une partie de mon analyse, et ils me faut expliquer mes différences pour ne pas être condamné avec ce demi-allié, dont je n’aime pas du tout le militarisme.
(3-) En ce qui me concerne, je ne prétends pas que la Shoah est une mystification, un mensonge, je dis seulement qu’elle paraît constituer un des éléments de l’Histoire de ce monde, mais que ce monde est peut-être un rêve, ce qui fait qu’il n’y a pas là plus de Vérité qu’ailleurs, tout ici pouvant être illusoire, disparu au prochain réveil. (1-) Le scandale est que ce scepticisme philosophique ait été rendu illégal en France. Comme le doute vis à vis de l'existence de Dieu me paraît admissible dans un monde "moderne" (ni Moyen-Age ni théocratie) prétendant à la liberté d’opinion, le doute vis à vis d’une quelconque Vérité, fut-elle historique ou scientifique, me parait admissible – moralement et intellectuellement, non légalement hélas. "Résister" aux commandements des intolérants me paraît moins grave que leur acte d'intolérance. Si j’insulte leurs vérités, eux insultent ma liberté, et comme ils ont le pouvoir, ce sont eux les bourreaux et moi la victime. Ils claironnent que les néo-nazis et moi insultons leurs morts martyrs, ni plus ni moins que des extrémistes chrétiens clament que l'athéisme insulte le martyre de Jésus-Christ, des premiers chrétiens dévorés par les lions de Rome, des missionnaires passés à la casserole en pays barbare. Et les autres religions ayant aussi leur martyrs, chacune pourrait se servir de ses martyrs pour exiger la soumission et le pouvoir dominant, c'est simplement compréhensible, hélas. (2-) Je suis d’accord à 100% que la réparation de la Shoah, en ce monde, aurait dû consister en la punition de l’Allemagne et non de la Palestine. Et il aurait fallu punir pareillement, parallèlement (et même avant, honnêtement), le génocide des Amérindiens en rendant leur continent aux survivants des peuples massacrés. Et plutôt que punir, il m'aurait semblé préférable de prévenir: enseigner que l'envahissement de l'Amérique fut une horreur raciste, expliquer que la Shoah n'aurait pas existé sans l'enseignement judaïque à fuir le métissage et favoriser les correligionnaires.
  Nos médias cracheront certainement, à l’unanimité, sur le président iranien, déclaré stupide, absurde et criminel. Sans surprise. Mais celui-ci a élevé des objections majeures, méritant attention, il a signalé le scandale qui me crispe depuis des années, tissu de mensonges que nous devrions je pense regarder en face avant que la situation ne dégénère en guerre atomique autour d’Israël. J'imagine des solutions:
- Sans chasser les jeunes générations nées en Israël ou aux USA, il faudrait admettre le retour des exilés de force palestiniens, dans leurs maisons et pas en Cisjordanie.
- Les judéo-chrétiens sionistes se référant à l’Ancien Testament pour définir les droits/refus d’invasion/migration devraient admettre qu’ils sont en conflit avec les Musulmans mais que cela ne concerne en rien les athées, les agnostiques (et les bouddhistes/indouistes/shintoistes/confucianistes, peut-être majoritaires sur Terre), leur guerre pour Israël n’ayant pas à se muer en guerre islamo-occidentale (ou guerre mondiale).
- Un tribunal international devrait se pencher sur le Crime contre l’Humanité qu’ont constitué les colonisations d’Amérique, Afrique, Asie, avec punition éventuelle des Etats responsables, peut-être riches par transmission de richesse volée. Pour l’invasion d’Israël, les leaders contemporains responsables seraient jugés par des juges indépendants (Russes et Chinois?), peut-être condamnés.
  Alors nous serions audibles, honnêtes, équitables. Et il n’y aurait peut-être plus de menace nucléaire ou terroriste. Ce n’est pas du tout ce que diront les médias, ce ne sera même pas envisagé, mentionné, le risque étant que l’idée convainque les électeurs des fautes graves de nos gouvernants et intellectuels – ces puissants ne le toléreraient pas. Cela ne sera sans doute pas: nous continuons à foncer droit dans le mur.
  Si l'on me dit que je dois me plier à la volonté majoritaire en Occident ou bien m'en aller, je serai(s) triste. Je pense que les masses d'électeurs occidentaux sont malhonnêtement guidées, sans entendre un énoncé autre de la problématique Racisme/Antisémitisme/Terrorisme. Sinon, j'entendrais les arguments qui me manquent pour voir autre chose qu'un énorme mensonge organisé pour Israël. Que l'on me retire mes droits civiques, ce ne sera pas une grosse perte. Au titre d'aliéné, hérétique, mais pas de criminel, là ce serait odieux. Je suis peut-être à moitié complice des deux côtés, coupable pour les Occidentaux et pour les Islamistes, mais je suis déchiré de honte.
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Ajout Z25, 29/12/2005 : Base sociologique ?
  J’avais depuis l’école (cours de Philosophie de M. Urvoy, thèse faillibiliste de Karl Popper) le sentiment que la sociologie n’était pas une science mais du bavardage, discourant a posteriori de ce qui s’est passé sans être aucunement capable d’énoncer des lois vérifiables/invalidables dans le futur.
  Toutefois, dans le Science et Vie Hors Série sur les émotions, que je n’ai pas fini de lire, figure un petit pavé de bases élémentaires qui m’a intéressé, interpellé :
"Classification des émotions en psychologie sociale :
Rapport de coopération : Supérieur : admiration, respect ; Inférieur : compassion, pitié
Rapports conflictuels : Supérieur : envie, jalousie ; Inférieur : mépris, dédain
"
  Personnellement, je reconnais là des sentiments vus autour de moi, et notamment le racisme réciproque entre judaïsme orthodoxe (mépris envers les goyim) et antisémitisme (jalousie devenant haine envers les juifs) mais je ne pense pas que ce soit une fatalité. Je reprends posément, avec mes valeurs personnelles.
  Naïvement peut-être, je pense que les êtres humains sont a priori égaux, sans qu’il y ait d’inférieurs et de supérieurs – la différence essentielle sépare le Moi de Autrui, mais chaque humain parait susceptible de se trouver dans cette position de "moi". Il y a des spécialisations diverses et qualités différentes, certes, mais quand un "intellectuel" ou un diplômé a un regard condescendant et méprisant envers les travailleurs manuels, je suis choqué ; quand la riche héritière oisive du film Titanic rejetait DiCaprio en tant que sale pauvre, son attitude me dégoûtait. Je resens comme une méchante offense, injuste, que quelqu'un se déclare supérieur à moi ou à des personnes (personnages en cas de film ou rêve) me paraissant pleinement respectables (selon mes critères).
  Ceci dit, je devine que face à un débile profond incapable de comprendre comment s’ouvre une porte, j’aurais en un sens de la compassion, de la pitié, c’est vrai. Mais ce n’est pas par décision arbitraire ou religieuse que je m’orienterais vers la pitié ou le mépris : si le handicapé essaye d’ouvrir sa porte, silencieusement, les larmes aux yeux devant ses échecs, je voudrais l’aider, le faire progresser et me rejoindre dans le monde des ouvreurs de porte ; s’il pique une colère en hurlant et me crache dessus, je le mépriserais et le laisserais à sa misère, en fermant peut-être une seconde porte entre lui et moi. Tout n’est donc affaire que de circonstances, et je pense que dans le doute, avant de rencontrer une éventuelle hostilité, il vaut mieux la compassion que le dédain. Jésus-Christ était peut-être naïf, mais cela vaut je pense la peine d’essayer, alors que professer que Dieu a décrété quelles familles (ou races) sont pour toujours aimables et lesquelles seront à jamais méprisables constitue à mes yeux un ségrégationnisme atroce moralement, et dangereux en pratique. Il débouche sur une lutte de castes ou de races (ou autre groupes communautaires), de manière hélas compréhensible. Et l'hostilité peut se muer en violence si l'injustice est étouffée sous la menace, sans mea culpa réciproque et conciliation.
  Côté Supérieur, j’avoue ne jamais avoir rencontré d’intellectuel suscitant en moi de l’admiration, de l’envie, de la jalousie. Pour le respect, c’est différent : à mon avis, le respect n’est pas du tout dû exclusivement aux supérieurs mais à tous les gentils. Ceci dit, il y a des domaines où je reconnais être faible par rapport aux champions, polyglotes maîtrisant huit langues ou bricoleurs de génie créant ce qui paraissait impossible ; le sport ne m’intéresse pas mais devant le sourire radieux d’un champion du monde serrant la main de ses adversaires, ma réaction est simplement que je suis content pour lui, sentiment qui n’est pas envisagé dans la table… Il y a toutefois deux cas où j’aimerais être meilleur que je ne suis : j’aurais été heureux à 20 ans d’avoir la capacité d’écrire de jolies mélodies musicales, la capacité de dessiner sous mille angles le visage de ma dulcinée (perdue ou imaginaire). Face à un camarade ayant ces dons qui me manquent (même si c’est moi qui suis en train de rêver son personnage, le personnage que j’incarne n’ayant pas ce don), quelle serait mon attitude ? Je me dirais qu’il a de la chance, et je regretterais de ne pas avoir la même. C’est clair. Maintenant, il faut regarder dans le dictionnaire si cela recouvre les mots admiration, envie, jalousie. Ce n’est pas hors sujet sur ce site : il semble plausible que les individus se considérant comme les élus de Dieu entendent être admirés, regrettent d’être enviés jusqu’à la jalousie et bien pire. Mais je reprends la lecture à titre personnel :
- Admiration : considérer avec un étonnement mêlé de plaisir, d’enthousiasme. --> Oui, j’admire quelques artistes, dont un auteur-compositeur juif-français ("Pour que tu m'aimes encore"), un autre irlando-américain ("Bless us all"). Non, je n’admire pas les individus qui prétendent que leur généalogie fait d’eux les seuls élus de Dieu, au contraire leur attitude suscite en moi déplaisir et regret.
- Envie : Sentiment de convoitise (désir ardent) à la vue du bonheur d’autrui. --> Non, ce n’est pas ardent chez moi: tant mieux pour ceux qui ont un don, hélas je ne l’ai pas. Ce serait différent pour une richesse matérielle obtenue immoralement sans mérite – je ne voudrais pas la prendre spécialement pour moi, mais approuverais que l’injuste privilégié soit ramené à la moyenne des sans-mérite (à peine rehaussée par le partage réparateur).
- Jalousie : chagrin, dépit (contrariété) de voir un autre posséder un bien qu’on voudrait pour soi. --> Non, en matière de biens, je n’ai aucune jalousie envers les richissimes possédant le superflu ; si j’étais très pauvre, sans le confort hivernal d’un domicile chauffé, je ne sais pas, le chagrin et la contrariété me semble plausibles, mais cela ne recouvre pas le sens que je donnais au mot jaloux, mon frère jaloux ayant systématiquement voulu que je pleure. La "tristesse d’avoir moins de chance" peut être un sentiment introverti qui n’est pas conflictuel, tandis que "l’action virulente de casser des bonheurs innocents" est le drame quotidien de mon enfance, le drame décrit par ceux qui racontent la Shoah. Comme le mot Juif, le mot Jalousie semble mal traîté par le dictionnaire, brouillant les idées au lieu de les clarifier.
  En conclusion, je continue à penser que la sociologie et la psychologie ne sont pas des sciences, mais leurs discours peuvent s'avérer intéressants, suscitant (ni plus ni moins que d'autres textes littéraires) une relecture du monde via leurs propos. Ici: je persiste à trouver regrettable une tradition qui décrète supérieurs, à favoriser, tous les individus d’une famille ou d’un peuple. Et sachant que cette injustice peut déboucher sur la colère, la haine, l’extermination, je la trouve extrêmement grave. C’est un élément de remise en cause qu’il aurait fallu affronter pour tirer les leçons de la Shoah, au lieu de donner raison au principe raciste (en ne faisant que remplacer le sens proAryen antiSémite par le sens proSémite antiArabe, en gardant le sens proEuropéen antiIndien/antiAfricain/antiAsiatique/antiOcéanique) en chassant les Palestiniens, en créant indirectement le terrorisme, en préparant la guerre entre musulmans fanatiques et habitants de pays judéo-chrétiens. Ce n'est peut-être qu'un rêve, mais c'est un exemple de prétendue justice extrèmement contestable. Et le fait qu'il soit interdit de contester dans ce domaine, que les prétendus 'penseurs' refusent ce débat à enjeu grave, tient pour moi lieu de preuve de malhonnêteté avérée.
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Ajout Z26, 01/01/2006 : logique historienne
  On m’a transmis une page extrèmement intéressante parue dans Le Figaro (ou Figaro Littéraire?) du 22/12/2005, concernant une pétition d'historiens contre les lois officialisant les Vérités historiques indiscutables. Cette page, signée par Jacques de Saint Victor, Pierre Mora et Thierry Lentz, comporte des éléments étonnants, réconfortants, et des éléments classiques, qui me choquent. J'en reprends les éléments qui me marquent le plus, en précisant mon sentiment en première lecture (bien sûr discutable, "éclairable" par des explications levant des malentendus):
- Après deux mois de polémique sur les effets "positifs" de la colonisation, une vingtaine des plus grands historiens français rappellent que "dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement, ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique". La pétition demande l'abrogation de toutes les dispositions législatives qui ont "restreint la liberté de l'historien".
  J'ignorais que la polémique sur la colonisation portait sur une loi décrétant qu'elle avait eu des effets positifs, j'avais cru que la loi avait classé la colonisation en Crime contre l'Humanité. Concernant les côtés positifs de la colonisation (colonisation qui me parait très condamnable), je ne dirais pas que cette idée est forcément stupide et criminelle, il me paraît même assez convainquant de juger que l'envahissement par la force, broyant les Cultures locales de pays méprisés était à 95% mauvais et à 5% bon (apport de techniques médicales ou agricoles... en un sens bénéfiques aux peuples conquis, quoique remplacer un équilibre frugal et paisible par une surpopulation miséreuse et violente semble avoir été le résultat en beaucoup d'endroits). Tous les avis me paraissent envisageables, mais en faire (sans demande populaire qui plus est) des lois interdisant la liberté de jugement personnel est assurément choquant, je suis d'accord. Par contre, je suis atristé que le scandale ne porte que sur la liberté de travail des historiens accrédités, entendant semble-t-il jouir d'un privilège interdit aux petites gens. Ce mépris là ne me surprendrait guère, mais... bon, admettons que pour des raisons qui leur sont propres, ces historiens professionels poussent maintenant dans une direction qui restreint mon malaise. Il me semble illusoire d'imaginer que ces esprits obtus accepteront un jour l'idée d'un droit à ne pas croire l'Histoire (hypothèse du rêve, bouddhisme indien), mais les historiens se trouvant ici avec les victimes de la dictature légale, leur révolte va plutôt dans le bon sens, vers un peu plus de lucidité, avant qu'ils ne confisquent le pouvoir restreignant la liberté de pensée, pouvoir qu'ils auront éventuellement ré-obtenu au profit de leur propre dictature.
- la pétition demande l'abrogation, non seulement de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 mais aussi de toutes les dispositions législatives qui ont depuis une quinzaine d'années "restreint la liberté de l'historien", y compris l'emblématique loi Gayssot.
  Bien, j'approuve que la loi Gayssot forgée pour sacraliser la Shoah (et les réparations associées) n'échappe aucunement à la contestation, constituant au contraire la source du problème, apparemment.
- Animé par les meilleures intentions du monde, le législateur français a pris en effet le goût de légiférer dans le domaine historique. Cela a commencé en 1990, avec la loi du 13 juillet (dite loi Gayssot), qui désirait sanctionner la négation de crimes contre l'humanité. A l'époque, face à une montée du négationnisme, il s'agissait de protéger la mémoire des victimes de la Shoah. Le texte fut assez largement approuvé, à l'exception de quelques personnalités éminentes, comme Madeleine Rebérioux.
  Je sais que les dictatures religieuses et autres sont souvent animées de bonnes intentions, décidant autoritairement ce qu'il faut faire pour que les gens soient heureux. Il n'en reste pas moins que ce sévère principe "éducatif", vis à vis d'adultes, est de la dictature, avec mépris/menace/répression envers les libres-penseurs, sans examen de leurs logiques propres et sans tolérance, sans respect vis à vis de voies paisibles ne se pliant pas au dogme. La démocratie parlementaire n'échappe pas au principe, la caste des politiciens décidant en se prétendant représentative du plus grand nombre, quand bien même l'alternance répétée prouve un désavoeu populaire systématique... Je regrette que la loi Gayssot soit passée en 1990 sans la levée de boucliers actuelle, la majorité des puissants "intellectuels" (stupide?) semblant commencer à peine à comprendre le problème, le scandale qui était évident depuis le début - j'en parle personnellement par écrit depuis 1998, sans que ce soit "publiable" en France, discourir sur Molière ou La Fontaine étant tellement plus estimable intellectuellement...
- Le débat en serait resté là si, à la faveur de la montée des "revendications communautaristes", le législateur n'avait été tenté de renouveler l'essai. En 2001, deux lois sont prises, l'une le 29 janvier, en reconnaissance du génocide arménien, l'autre le 21 mai, "tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage comme crime contre l'humanité". Il importait de rappeler ces souffrances. Mais cette dernière loi, dite Taubira, permet aussi à des associations d'agir en justice. Ainsi le travail de l'historien tombe de plus en plus sous la menace du juge. Et les universitaires n'ont pas tardé à prendre la mesure du danger, puisque l'un d'eux, Olivier Pétré-Grenouilleau, auteur d'une remarquable synthèse sur les traites négrières, vient d'être traduit en justice pour "révisionnisme" par un collectif des Antilles à la suite d'un entretien dans la presse.
  C'est hélas logique, si l'on n'est pas raciste: pourquoi l'aberration légale aurait-elle été réservée exclusivement aux communautaristes juifs?
- Ce repli sur une mémoire compartimentée, dont ces dispositions législatives ne sont qu'une des expressions les plus visibles, paraît la marque d'un pays qui ne s'aime plus. "Comme si l'âme collective de la France, ce mythe nécessaire, était en train de se dissoudre", écrit Jacques Julliard, dans Le Malaise français.
  Ces propos sont certes patriotes, mais je conteste que le patriotisme est "nécessaire": ce n'est qu'une des possibilités dans un contexte de liberté de pensée. Si le patriotisme français et les divers communautarismes devenaient ici très minoritaires devant l'esprit européen ou mondialiste, je serais plutôt content, et s'il est permis à d'autres de le regretter, moi je regrette que le patriotisme ait eu si longtemps le pouvoir d'éduquer les consciences en faisant taire les humanistes dégoûtés du nationalisme (et des communautarismes, régionalismes, indépendantismes). Le pouvoir semble en train d'échapper aux patriotes, et ils manquent apparemment d'arguments pour convaincre les consciences de rester dans leur chappelle rejetant les étrangers et la parabole samaritaine de Jésus Christ (sinon, le journaliste aurait dû énoncer l'idée justifiant que la disparition du patriotisme est une calamité).
- aujourd'hui se profile le spectre d'une "guerre de mémoires" (...) Chacun a bien conscience qu'il faut sortir de cette impasse. Les pouvoirs publics y semblent prêts. (...) Il est probable que le projet d'abolir des dispositions aussi symboliques que celles de 1990 ne se fera pas sans douleur. Une pétition d'une trentaine de personnalités, dont Serge Klarsfeld, Claude Lanzmann ou Didier Daeninckx, circule déjà depuis avant-hier, jugeant "pernicieux de faire l'amalgame" entre la loi de 2005 et les autres lois qui "ne restreignent en rien la liberté de recherches et d'expression".
  Je souris de l'argumentaire implicite que je crois deviner: "nous appliquer la même loi qu'aux autres communautés constitue un amalgame pernicieux"... Libre à certains de penser cela, personnellement je préfère l'équité, et s'il est intenable d'accorder aux communautaristes noirs ce qu'ils veulent, il ne faut (selon moi) pas plus l'accorder aux communautaristes israélites. Dans "La folie des grandeurs", film comique, les aristocrates clament que le devoir de payer l'impôt, c'est pour les pauvres, il ne faut pas mélanger avec la vocation des riches, qui est de vivre dans l'opulence, il faut éviter l'amalgame pernicieux... Eviter l'équité? En démocratie? Cela paraissait tellement absurde que cela faisait hurler de rire les spectateurs de Louis de Funès... Quant à dire que la loi Gayssot n'a jamais restreint la liberté de recherches et d'expression, cela parait un contresens en ce monde. D'après les informations télévisées, Monsieur Goldnicht est devant les tribunaux, peut-être déjà renvoyé de l'Université française, même déchu de l'habituelle (et certes injuste) immunité parlementaire, pour avoir osé dire que c'était aux historiens de traiter le sujet de la Shoah, et qu'aucun chiffre de victimes actuellement estimé n'était à jamais indiscutable. Les historiens semblent totalement approuver ce principe de recherche, que la loi semble interdire (puisque Mr Goldnicht est officiellement inculpé). Exiger en matière historique le maintien de cette seule loi Gayssot semble injustifiable, du moins si le guide est l'honnêteté intellectuelle plus que la favorisation systématique et sacrée de la commuanuté juive (choix raciste, qu'il soit religieux ou non, et dangereux car suscitant la colère des non-juifs méprisés).
- Cela suppose de reconnaître les souffrances passées. Mais de ne pas confondre une mémoire, de plus en plus orientée de part et d'autre, et l'histoire. Au milieu du XXe siècle, Marcuse et Adorno craignaient l'apparition d'un "homme sans mémoire". A la faveur de la crise économique, de la mondialisation et du repli identitaire qu'elle suscite en réaction, nous voilà plutôt menacés d'un homme obsédé par sa mémoire. Et celle-ci se fait de plus en plus revendicatrice, procédurière, voire haineuse. Rien n'est plus malsain, car si nul n'est responsable de ses ancêtres, il est en revanche comptable du degré de haine qu'il transmet aux générations à venir.
  Effectivement, ces phrases me semblent comporter quelque sagesse, mais en reclassant les idées, car je ne suis pas d'accord avec les prémisses. A mon avis, il est très utile de connaître les mécanismes débouchant sur l'horreur, et d'être convaincu que cette horreur est humainement possible; par contre, je suis tout à fait hostile à l'idée d'enseigner que telles ou telles familles sont marquées à jamais du sceau de l'innocence sainte ou de la criminalité diabolique, jusqu'à la milliardième génération, les descendants des coupables devant à jamais réparer envers les descendants des victimes les crimes passés. Une éducation sans mémoire, présentant simplement des pricipes dangereux, des anecdotes atroces, sans dire de quels peuples étaient issus les bourreaux et les victimes, peut parfaitement générer une humanité harmonieuse, évitant les mécanismes de haine. Au contraire, le communautarisme au nom de la mémoire tend au rejet des autres, à la colère en retour, et à la répétition des horreurs racistes. Je ne comprends pas comment personne ne peut convenir qu'il y a au moins une certaine logique dans cette objection. Le seul argument, implicite, que je devine est le suivant: si l'humanité ne devait pas payer le crime de la Shoah auprès des survivants juifs, Israël n'aurait pas été recréé, et renoncer à cette victoire colossale, après des siècles d'errance tragique dans le refus de l'intégration, est hors de question... Il n'est même pas permis d'en parler, un sentiment d'évidence générale pouvant surgir dans la direction contraire au but, sionniste. Je dirais aussi un mot du mondialisme, qui semble ici présenté comme une calamité entraînant un repli identitaire compréhensible: même si le mondialisme des délocalisateurs capitalistes fait peur, il faudrait avoir le courage d'être logique, de comprendre que la délocalisation disparaîtrait instantanément si l'on cessait d'acheter les produits fabriqués peu-chers à l'étranger (sans même restaurer de droits de douane obligatoire). A l'échelle du monde, nous sommes odieusement surpayés, absolument pas concurrentiels en cas de concurrence loyale, et il suffirait de dévaluer de 95% notre monnaie pour revenir à une situation d'autarcie, de frugalité sans danger de délocalisation. Mais les consommateurs préfèrent la consommation effrénée de produits fabriqués par des miséreux. Et nos fonctionnaires, protégés de la concurrence par la loi, semblent les moteurs aveugles fonçant dans le mur sans comprendre qu'ils vont tout faire s'écrouler, en ruinant ceux qui alimentaient le système local par l'impôt. C'est cela, la présente mondialisation, je pense, et chercher dans l'Histoire des arguments pour bannir la concurrence loyale et la disparition des frontières semble passer totalement à côté du problème, ne faisant que la gloire des historiens, bien incapables de nous apporter le beurre et l'argent du beurre (salaires élévés, produits bon marché).
- Pierre Nora, historien et éditeur, membre de l'Académie française, directeur de la fameuse collection Les lieux de mémoires, signataire de la Pétition Liberté pour l'histoire !: "La mémoire est de plus en plus tyrannique".
  Effectivement, il est intéressant de connaître l'analyse ou auto-critique de ce monsieur dit grand. Ce sont les phrases analysées dans ce qui suit, avant la partie sur Napoléon.
- "Une communauté qui refuse son passé n'a pas d'avenir".
  Ces propos ressemblent à un jeu de mot, plein de sous-entendus. Dire d'un individu "il n'a aucun avenir" signifie en langage populaire qu'il est incapable de progresser socialement ou autre, de s'améliorer. "Avoir un avenir" est donc un espoir, implicitement, et "ne pas avoir d'avenir" est motif à regret, constituant une sorte de condamnation très regrettable. MAIS si la communauté française se dissout dans une Europe ayant librement choisi de s'unir, en quoi est-ce regrettable, sachant que la conséquence de cette fusion n'est pas un massacre, une confiscation matérielle? La communauté juive, en sacralisant son histoire au lieu de chercher à se fondre dans une humanité indifférenciée, non-raciste, se ménageait un avenir en tant que communauté distincte, certes, mais cela a failli être funeste. Je dirais, précisément au vu de l'Histoire et au contraire de ce fier académicien professionnel de l'Histoire: "Une communauté qui oublie son passé se dirige vers une humanité unie et fraternelle, c'est bien". Je concède toutefois un point: dans une communauté qui refuse son passé, les historiens ne sont pas adulés... Mais était-ce un plaidoyer pro-domo (autrement dit: plus ou moins égoïste) ou bien une idée objective et désintéressée?
- Nous sommes le seul pays en Europe à voter de telles lois "mémorielles". Entendons-nous bien: ces textes ne sont pas moralement condamnables, ils visent à reconnaître des génocides, à rappeler des souffrances, à combattre l'oubli. Une communauté qui refuse son passé n'a pas d'avenir.
  Ainsi expliquée, la phrase-choc placée en exergue par le journal n'est pas plus convaiquante. Pourquoi faudrait-il combattre l'oubli? Si un crime est commis, que les coupables soient punis, que les innocents et générations suivantes soient informées de cet événement, mais pourquoi la liberté de choisir l'oubli serait-elle proscrite? L'oubli personnel n'est pas du tout un crime génocidaire. Certes, certains pensent que l'oubli des génocides peut conduire à des situations de non-droit faisant que l'interdiction du génocide ne s'appliquerait plus. Libre à eux de le penser, mais quand ils combattent avec la loi (donc la force publique: police et prison) la liberté de penser autrement, ils appliquent explicitement "la tyrannie de la mémoire" que le titre semblait condamner. Pourquoi affirmer alors que ce n'est pas moralement condamnable? Vouloir le bien est moralement respectable, mais employer pour l'atteindre l'interdiction de penser librement est moralement condamnable, selon ma définition de la morale; certes ce sont les académiciens qui font le dictionnaire, ils pourront me donner tort, et je parlerai en anglais. Sans grandiloquente théorie sur le mieux-vivre historique de l'Humanité, je noterai à titre personnel que sans communauté sacralisant son passé et son identité, mon (probable) arrière-grand-père juif aurait peut-être épousé mon arrière-grand-mère non-juive, évitant un drame personnel brisant une innocente, meurtrissant son enfant... Et je suis persuadé que le contexte des événements historiques impliquant des élections (comme celle de Hitler) est basé sur la juxtaposition de petits drames, d'injustices et frustrations à l'échelle personnelle.
- Certains ont cru, à l'origine, que la loi Gayssot pouvait avoir des effets positifs. Beaucoup de mes amis ou de mes confrères étaient de cet avis. Il est vrai que ce texte s'inscrivait dans un contexte particulier, marqué par la montée du révisionnisme. J'ai compris les raisons de cette loi. Mais, dès cette époque, j'avais déjà des doutes sur sa démarche et sur ses résultats, et c'est pour cette raison que je n'ai pas signé la pétition des historiens en faveur de son adoption. Nous étions deux, avec Madeleine Rebérioux, à nous y opposer. Le dispositif juridique existant, notamment l'incitation à la haine raciale, était, à mon avis, suffisant pour ne pas avoir besoin d'édicter des vérités officielles. Mais on préfère en France faire des lois. La loi Gayssot fut un signe en faveur de communautés légitimement indignées. Mais il me semblait déjà qu'il s'agissait du type même de logique d'inspiration totalitaire qui allait nous entraîner dans un engrenage fatal.
  C'est mieux, cette position parait assez sage. Mais si elle était minoritaire parmi les puissants guidant l'énoncé des lois, cela semblerait indiquer qu'une majorité d'aveugles sont en position de guides, ce qui est peut-être leur faire injure. A mon avis, les grands hommes ne sont pas en majorité stupides, ils suivent une logique qui leur est propre, et cette logique, proSémite, visait bien à réserver à la Shoah l'incontestabilité. En dériver - sans racisme - les conséquences connexes aboutit à une aberration criante. L'intelligentsia se confirme simplement proSémite, jusqu'à la dictature - à mes yeux, en tout cas.
- N'y a-t-il pas une distinction à faire entre le passé lointain et le passé proche? La loi de 1990 avait été votée pour protéger les survivants de la Shoah contre ceux qui niaient l'horreur de ce qu'ils avaient personnellement vécu.
- Oui et c'est pour cette raison que j'ai compris les intentions de cette loi.
  Effectivement, la survie actuelle est un élément séparant nettement les déportés survivants du génocide juif des simples descendants des survivants du génocide amérindien. Mais il fallait le dire dans le texte de loi: "cette disposition s'éteint au décès du dernier témoin oculaire", je ne crois vraiment pas que c'était le sens de cette loi, visant apparemment une vérité éternelle, une culpabilité durable du peuple français, une dissuasion des remises en cause de l'invasion d'Israël. Je peux me tromper, je n'affirme rien, mais je ne suis simplement pas convaincu. Par ailleurs, les déportés survivants n'ont pas été massacrés, et avoir été déplacés, emprisonnés sans raison en voyant des proches mourir, n'a rien de spécifique à la situation de génocide. Les sympathisants communistes étaient pareillement traîtés par les Nazis, parait-il, et on nous disait au temps de la guerre froide que les Staliniens avaient ainsi traîtés des populations entières, avec massacre de millions d'individus récalcitrants. Cela ne justifie pas le privilège de sacraliser le respect envers les familles de juifs tués en déportation. Ce privilège est un privilège, une victoire de lobby très influent, pesant infiniment plus sur les lois que son poids démographique, démocratique. En tant qu'injustice prosémite, cela tend à susciter un antisémitisme par réaction (pulsion égalitariste anti-aristocratique), ce qui est l'exact contraire du but prétendu. Ce n'est pas forcément absurde, si l'un des buts recherchés est de prévenir les mariages mixtes, la fraternisation, hélas.
- Mais, quinze ans après, les lois "mémorielles" se sont multipliées et nous avons la triste démonstration de leurs effets pervers. Ce processus est sans fin car l'histoire est pavée de crimes contre l'humanité. Il n'est pas du rôle du législateur de favoriser un compartimentage de l'histoire, ni d'arbitrer la compétition victimaire qui se fait jour. Pourquoi ne pas légiférer sur le massacre des Albigeois, les horreurs des guerres de religion ou de la Terreur...? Nous n'en sortirons plus. Il est probable que l'article 4 de la loi de 2005 est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Il est urgent de stopper cette surenchère. En outre, les nouveaux moyens de communication, notamment Internet, rendent sans effet les dispositions de ces lois.
  Ce discours me plait en partie, relativement. Mais attention à l'idée de stopper la surenchère en laissant intouchable les premières pierres, aussi contestables que les dernières. Satisfaire les leaders judaïques puis stop! tout arrêter! est un acte explicite d'inéquité. La phrase parlant d'Internet concerne, elle, très directement le présent site, et j'aimerais que ce monsieur clarifie sa pensée: est-on, avec Internet, libre "hélas" ou bien libre "heureusement"? Je serais très étonné que nous ne soyions pas foncièrement en désaccord sur le sujet. Nous: ce notable ayant le statut d'éditeur, la puissance de décider ce qui s'écrit ou ne s'écrit pas, et ma petite personne au statut de travailleur manuel, normalement sans accès à la parole, dans l'ancien monde sans Internet.
- Aujourd'hui, certains défenseurs de la mémoire ont une tendance à se montrer agressifs. Ils imposent une mémoire tyrannique, parfois terroriste, notamment vis-à-vis de la communauté scientifique. Des historiens très sérieux sont jetés en pâture à des groupes de pression qui utilisent de plus en plus la menace de la loi pour occulter des vérités qui ne leur conviennent pas. Il faut empêcher les gardiens de telle ou telle mémoire de prendre en otage la recherche historique. Ils exigent que l'histoire les serve parce qu'ils projettent les préoccupations du présent sur les événements du passé. C'est ce péché d'anachronisme qu'il faut dénoncer. Et ce n'est pas le législateur qui peut le faire, mais seulement les historiens.
  Là encore, je suis assez d'accord avec la plupart des phrases, mais je suis gêné par l'emploi galvaudé du mot "terroriste". Le dictionnaire définit ce mot comme "acte de violence commis par des groupements révolutionnaires", or: où est la violence dans l'acte de brandir la loi pour éviter les comportements hors-la-loi? Cela ressemble à un contresens, c'est un amalgame insultant, comme celui qu'on m'assénait en me traitant de terroriste quand j'expliquais que la géopolitique actuelle semblait conduire à deux guerres mondiales, avec les mondes musulman puis asiatique. On pourrait pareillement affirmer que les médecins avertissant du pouvoir cancérigène du tabac sont des terroristes puisque ce qu'ils disent peut faire peur aux fumeurs, ce mot "terroriste" (associé dans les esprits à une haine meurtrière à l'encontre d'innocents) est alors comme une gifle ou un crachat, ou un jeu de mot risible, absurde. Certes, la menace instaurée par la loi Gayssot et ses soeurs s'avère clairement désagréable, inquiétante, je vis cela aussi, mais la faute n'incombe pas tant à ceux qui utilisent la loi qu'à ceux qui ont milité pour la faire énoncer puis adopter, dont la majorité des historiens en 1990 est-il dit plus haut. J'aurais aimé que ce monsieur dise en clair: "moi j'étais contre, mais la décision a été prise en suivant la majorité de mes confrères, clairement aveugles, ne méritant pas le statut éclairé auquel ils prétendent et qui leur est accordé par les médias et autrefois les législateurs". Ceci dit, le sujet a un vrai rapport avec le terrorisme proprement dit, quoique indirect: la sacralité spécifique de la Shoah (sacralité instaurée officiellement en France en 1990, spécificité en question ici) est le principal support d'Israël rendu aux Juifs, protégé par des USA non rendus aux Amérindiens, et c'est cette injustice cachée que l'OLP a mis sur le devant de la scène journalistique en recourant au terrorisme. Cette injustice permet aussi de comprendre ce qui peut se passer dans la tête des kamikazes islamistes, sacrifiant leur vie pour blesser ce qu'ils considèrent apparemment comme le camp du Mal (ou ses parties vulnérables, plus exactement, dont je fais partie), ce qui n'est pas totalement absurde ni diabolique. Au lieu de se faire la guerre, pourquoi ne pas tenter une auto-critique mutuelle? Cela peut commencer unilatéralement, suffisant peut-être à faire disparaître les motifs de haine, donc la dérive vers l'absolutisme suicidaire soutenu par le fanatisme religieux. Le drame de la déportation palestinienne est de l'Histoire, et de l'Histoire récente, dont les témoins ne sont pas disparus (et les coupables peut-être même pas punis, qui plus est), alors pourquoi ne pas affronter ce débat d'une extrème gravité? Il y a des choses graves à dire et comme d'habitude les gens qui ont la parole le cachent. C'est moche, c'est simplement logique si le proSémitisme sioniste nous gouverne. La très puissante frange communautariste (dont je ne fais pas partie) des individus d'origine juive (dont je fais partie) va-t-elle maintenant faire interdire Internet pour faire taire leur dénonciation? Cela peut déboucher chez les victimes arabes (ou musulmanes ou non-occidentales) sur une haine exacerbée, une violence aveugle faisant des victimes innocentes (des bébés, moi-même, mon ancienne copine, d'autres encore), comme la Shoah. Si connaître l'Histoire a pour vocation d'éviter de réitérer les très graves erreurs passées, ces "grands historiens" ne méritent pas leur place, tout au moins quand ils parlent en experts pour guider le présent sans se cantonner au détail de leur recherche. Mais ils garderont leur pouvoir, j'en suis persuadé, ce monde semble ainsi fait: les luttes de pouvoir entre groupes influants priment totalement sur les mérites individuels, sur la crédibilité.
- Napoléon et l'esclavage: une polémique inepte. OUI, BONAPARTE a rétabli l'es-clavage en 1802. Oui, il a rétabli la traite abolie par la Convention en 1794. Oui, il a interdit les mariages mixtes et l'accès du territoire métropolitain aux gens de couleur. Oui, il a dépêché aux Antilles plusieurs expéditions militaires dont certains chefs se sont livrés, notamment en Guadeloupe, à une brutale répression. Ces faits ne sont ni contestés ni passés sous silence par les historiens. Reste à s'interroger, sans anachronisme ni mélange des genres, sur les motivations du gouvernement consulaire. L'histoire ne peut en effet se comprendre hors de son contexte. Eliminons d'emblée l'idée d'un projet "génocidaire" contre les Noirs (...) Quant à l'esclavage, Napoléon ne prévoyait pas de le rétablir (...) Le facteur économique fut décisif. Le commerce colonial et ses activités induites fournissaient du travail à près d'un Français sur dix. (...) Bonaparte ne donna aucun ordre de massacre systématique mais des consignes de fermeté. C'est indépendamment de cette reconquête des Antilles qu'il accepta le rétablissement de l'esclavage et de la traite. Il y fut encouragé par un "lobby" composé de hauts personnages comme Cambacérès, Barbé-Marbois ou Talleyrand, mais aussi par le gouvernement anglais qui fit savoir qu'il ne s'opposerait pas aux expéditions coloniales tant la "remise en ordre" était un intérêt commercial commun. (...) Pendant tout l'épisode, c'est bien l'Angleterre qui eut le monopole de la traite dans le monde et ne s'en priva pas, ce que les tabloïds britanniques ont, eux, passé sous silence dans leur récent déchaînement de francophobie au sujet du "French Hitler" qu'aurait été Napoléon.
  Cet éclairage détaillé est intéressant, quoique sans surprise. Le mépris criminel, jusqu'à l'esclavage sous peine de mort, n'était pas génocidaire, faisant que Napoléon n'était pas Hitler. Il n'en était pas moins criminel contre l'Humanité à mes yeux. Quant à l'argument économique, il est intéressant: une république aurait pu faire le même choix que ce dictateur que fut Napoléon, les électeurs ayant intérêt à trainer en esclavage des non-électeurs. Même si George Bush prétend que la démocratie incarne le Bien, une majorité des électeurs peut être odieuse moralement. En principe, les démocraties occidentales pourraient approuver en clair l'esclavage asiatique, hélas. Mais même avec mon idéal de démocratie mondiale, évitant à une minorité privilégiée (comme les Occidentaux ou les Juifs pratiquants) de dominer le monde, la majorité des êtres humains pourrait décider de traîner en esclavage une minorité, comme les Juifs ou les myopes (ou les rouquins dont je ne fais pas partie), et c'est très moche. Je crois que je ne suis plus démocrate, au fond, mais comme je suis encore moins aristocrate ou fasciste ou communiste, je ne suis plus rien. Ceux qui ne sont pas dans cette impasse et se fichent de tout ont une certaine sagesse, choisissant d'ignorer les contradictions qui me frustrent. Il n'y a que les donneurs de leçon qui ont franchement tort, odieusement tort, car tous leurs systèmes argumentés semblent démolissables, incohérents - au mieux très facultatifs, d'où recours à la tyrannie légale... au profit de la minorité influente, au nom de la majorité, oui il y a quand même incohérence. Grave, létale.
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Ajout Z27, 22/01/2006 : Sous le parapluie scientifique
    J’ai reçu pour Noël un ouvrage qui s’est révélé majeur pour moi : "Soyez savants, devenez prophètes" de Georges Charpak et Roland Omnès. J’avais lu et aimé un livre de George Charpak sur l’éducation, où il était judicieusement préconisé d’inciter les enfants à comprendre la démarche expérimentale de recherche, la logique hypothético-déductive, au lieu d’apprendre religieusement par cœur des formules parachutées comme incontestables. Ici, le sujet était la philosophie des Sciences, ce qui m’intéressait aussi. De nombreux passages m’ont toutefois choqué, heurté, comme porteurs de religion scientiste, et puisque je vois mal comment un texte linéaire peut être écrit à deux, je pense que les auteurs se sont partagés les sujets à écrire, Monsieur Charpak traitant l’éducation et apposant son nom célèbre comme cosignataire, tandis que Monsieur Omnès écrivait le reste. Le début du livre est très pauvre pour situer et relativiser la science (ignorant ma réfutation de la prétendue logique réaliste), le chapitre sur la philosophie générale est navrant (abordant ce sujet en ignorant l’abîme ouvert par Descartes, qui n’a jamais été honnêtement refermé) ; par contre, une série de pages sur Israël m’a agréablement surpris, le texte rejoignant ma position – tout en étant publié, lui, donc jugé publiable, non censuré. C’est bien, réconfortant.
    Je reprends les pages que j’ai marquées, pas à pas, tout le parcours étant matière à débat :
1- SCIENCE
* « l’inquisition, sourcilleuse gardienne des Vérités autorisées (…) Giordano Bruno poussa l’analyse jusqu’à proclamer que Dieu se confondait avec la Nature, un blasphème passible de la peine de mort. Bruno mourut donc cruellement, brûlé vif, et son procès n’est toujours pas révisé. » Je ne connaissais pas je crois ce personnage. Il est clair que l’intolérance inquisitoriale fait très peur (comme le nazisme). Et ce n’est pas le pur Mal incarné en célébrant Satan : il s’agit au contraire de prétentions (très contestables) à combattre le Mal : les criminels enfreignant la "loi divine" relayée par l’Eglise (comme les Juifs anti-supériorité-aryenne et anti-patriotes). Bien, maintenant, les auteurs de ce livre vont-ils aller jusqu’à dénoncer l’intolérance moderne, ou affirmer au contraire que c’est la seule qui soit bonne ? Le mécanisme n’est pas que de l’Histoire passée : l’intolérance anti-irréaliste, anti-bouddhisme-indien, qui est maintenant pratiquée au nom de la prévention anti-nazie (loi Gayssot) est une variante du mal avéré combattant un mal potentiel, diagnostiqué par amalgame bien pratique entre les résistants au dogme, tous suspects de tendances abominables. La tolérance me parait infiniment préférable, en tout cas vis à vis d’individus sans violence aucune, ne faisant qu’échapper au dogme commun, à l’interdiction légale de liberté d’OPINION. Je n’aurai pas l’absurdité de clamer que l’intolérance est intolérable, mais je dirai très simplement que je n’aime pas l’intolérance ; je la constate et cette situation me déplaît, sans que je ne cherche d’aucune manière à acquérir le pouvoir de l’interdire en tant qu’opinion, donner tort à autrui étant assez naturel; si les réalistes (dont font partie historiens et leaders scientifiques) ne faisaient que regretter que j’ai la stupidité de ne pas obéir à leur évidence dogmatique, ce serait anodin et respectable (nous nous considérerions mutuellement aveugles, handicapés mentaux), mais puisqu’ils se sont dotés des outils légaux de répression, cela change de registre pour tourner à la menace physique pour délit d’opinion, menace que je déteste subir et que je n’aurais pas choisi d’appliquer à autrui même si j’en avais eu le pouvoir. "Traiter autrui comme l’on voudrait être traité si l’on était à sa place", définition de la simple morale… J’ai continué la lecture, inquiet.
* « Ainsi, le procès de Galilée ne mettait en jeu rien de moins que (…) la source de l’autorité qui décide du vrai : le dogme ou l’expérience ? ». Je le comprends, mais regrette que les réalistes n’aient toujours pas conscience qu’en sacralisant "l’expérience crédible", ils ont eux aussi bâti un dogme, faute d’avoir le moindre contre-argument pour écarter l’hypothèse du rêve – l’encéphalogramme est une erreur circulaire que j’ai découvert irrecevable, en rêvant (involontairement) que "je ne rêve pas, preuve encéphalographique à l’appui". A mon avis, l’attitude sage serait le libre choix d’une opinion réaliste, visant l’efficacité apparente en ce monde (pour succès médicaux et autres), en reconnaissant que ce n’est qu’un libre choix personnel. Monsieur Omnès en semble très loin, et son appel à la lucidité sonne comme une auto-condamnation, dont il n’a apparemment même pas idée. Mais ils a accès à la publication, il fait partie des puissants aveugles autorisés à parler.
* « tout le monde a pu voir des photos prodigieuses de galaxies et de quasars (…) Qu’est-ce alors que l’homme dans l’Univers immense et comment peut-il prétendre à se connaître lui-même ? (…) Quelle conscience peut se dire indemne de cette blessure, à moins qu’elle ne soit assommée de torpeur ? » ? Je pourrais répondre : Monsieur Omnès, si je ne vous rêve pas et que vous êtes un être pensant, vous avez pu voir en rêve des personnes et phénomènes balayés ensuite comme non crédibles, simplement oniriques, discréditant totalement la validité de l’expérience a priori, comment êtes-vous indemnes de cette blessure, à moins que vous ne soyez assommé de torpeur ? Mais je ne dirai pas cela, car personnellement je laisse à chacun (a priori, sauf dérive menaçante) le droit de construire les croyances et pseudo-certitudes lui apportant un équilibre. Toutefois, quand vos amis me renient ce droit en me classant schizophrène ou antisémite, j’éprouve un profond sentiment d’injustice. Vous êtes vous aussi un croyant, simplement, et il se trouve que les autorités scientifiques dont vous faites partie refusent à autrui la liberté de choix ou dénégation qu’elles s’accordent. Si l’on ose réfléchir sans se plier aux dogmes, ce n’est pas seulement la place énorme de l’Homme qui vacille, mais aussi la place minuscule du Moi : "je" (ego) peux effectivement être un presque rien (poussière dans l’Univers) mais aussi bien être le centre de tout ici (rêveur créant ce monde : mon personnage, les autres personnages humains, les photos de galaxies)… Ceci dit, "je" (Christophe Meunier) respecte le droit individuel à la torpeur, ce qui me gêne beaucoup plus est l’intolérance interdisant de se construire un système de valeurs cohérent s’il n’est pas conforme aux exigences des autorités. Et je ne généralise pas aveuglément à "tous les scientifiques", j’ai moi-même reçu une formation scientifique, j’exerce un métier de technicien scientifique, j’ai une grande estime pour le physicien Bernard D’Espagnat – qui dans un article sur l’incroyable non-séparabilité des particules expérimentalement constatée, listait les hypothèses éventuellement contestables, la première honnêtement recensée étant celle de réel, c’est-à-dire de non-rêve, de crédibilité de l’expérience. Dans le monde scientifique comme ailleurs il y a des (personnages de) penseurs lucides doutant d’eux-mêmes et d’autres qui clament leurs certitudes en prétendant à la vérité incontestable, j’apprécie les sceptiques, les agnostiques, les prudents, pas les tribuns appelant sous leur chapelle en refusant de prendre en compte les objections.
* « Rien ne structure plus profondément un être humain que la façon dont il conçoit sa propre condition. Pendant des millénaires, (…) l’homme s’est défini par rapport aux dieux, bien plus qu’il ne se comparait aux autres êtres vivants (…) Aujourd’hui, il faut vivre très loin de son temps pour ignorer, ou pour ne pas ressentir que l’être humain est un être vivant fort peu différent des autres (…) Ceux qui l’ignorent sont encore nombreux sur terre (…) ». Monsieur Omnès, votre discours présuppose que nous humains sommes des êtres vivants concevant des choses, ce qui est possible, mais si je me réveille singe parmi les singes, les humains n’existant pas, l’opinion que vous avez clamé évidente aura été un rêve étrange, simplement, sans crédibilité aucune. Si je me réveille goutte de pluie ou pure pensée immatérielle, même l’idée d’êtres vivants (et tous les souvenirs associés, qui paraissaient cohérents) aura pu être du délire. Vous suivez les lieux communs ambiants, la mode, c’est un choix, non un savoir, et sa force de persuasion est nulle pour qui a le recul qui vous manque. Vous ne SAVEZ pas, vous CROYEZ savoir. Certains de ceux qui ne vous suivent pas du tout sont effectivement non-informés de vos dogmes, "ignorants" de vos traditions ni plus ni moins que vous-mêmes êtes "ignorant" des vérités propres au monde pygmée ou apache. D’autres récalcitrants ont entendu ces leçons occidentales modernes et sont en position de résistants, ce qui est notre droit, logique et moral, en tout cas pour ceux d’entre nous qui sont sceptiques aspirant à la liberté plutôt que combattants voulant retourner la tyrannie à leur profit.
* « Ainsi la moisson extra-humaine des faits et des idées observés et conçus par la science est la clé de la modernité et de la mutation actuelle. Cette assertion remarquable était donc bien ce qu’il fallait démontrer, comme ne manquait pas de conclure Euclide chaque fois qu’il faisait une pause. » La référence culturelle finale n’apporte absolument rien qu’une preuve de Culture classique, à la façon des littéraires incapables de comprendre les problèmes et inventer des solutions mais très fiers de citer "pour rien" des auteurs dits grands, avec emphase et condescendance envers les incultes. Qu’un honoré scientifique se prête à ce jeu, méprisant les lucidités auto-didactes, est navrant. Plus grave : l’affirmation de démonstration qui est faite est fausse ; la moisson a été tellement incomplète que mon objection, déjà émise par le Bouddha et par Descartes avant de partir dans des voies différentes, n’a même pas été entendue, alors qu’elle suffit à invalider tout ce qui est dit, ramené à une simple interprétation croyante. Pour être clair : si je suis en train de rêver (ce que rien à ce stade n’est venu contredire), les détails de ce monde ont pour seule CLÉ des aléas délirants, recombinant diverses idées, selon une logique inaccessible ou sans logique. La prétendue démonstration imparable était un pur acte de foi – tradition certes cartésienne, mais de valeur logique nulle, clamer le contraire est une erreur lourde, une auto-invalidation. Cela discrédite totalement cet auteur, aveugle et prétendant détenir la vérité, j’ai vraiment failli arrêter là ma lecture.
* « (Einstein) s’émerveille que les efforts humains puissent accéder jusqu’aux lois, lesquelles sont en quelque sorte la récompense d’un travail collectif qui ne recherche que la vérité. » La confusion apparaît clairement ici : parler de LOIS renvoie à la croyance inductive généralisant à partir d’expériences passées. Or les résultats d’expérience pourraient avoir été guidés par un tout-puissant (Dieu, diable, rêveur) sans rien révéler de vérité intrinsèque à l’Univers, et les régularités pourraient s’interrompre instantanément si ce tout-puissant en décidait ainsi. Il est bien sûr permis à un individu de refuser cette interprétation, arbitrairement, mais croire à des lois naturelles ou bien au surnaturel semble une question de lecture personnelle, de sensibilité ou d’éducation/endoctrinement. Il n’y a AUCUN rapport avec une prétendue vérité incontestable, même si les croyants dogmatiques se prétendent détenteurs du seul vrai savoir, dans chaque camp.
* « Rien n’illustre mieux la proliférante création des lois de la nature que la richesse et la subtilité des mécanismes de la vie ». Attention, la biologie est un univers que je connais assez bien où règne en maître la généralisation illégitime, sous un label de "loi" faisant illusion vis à vis des non-biologistes. L’activité des médicaments est un exemple type, publiquement révélé par l’apparition des résistances microbiennes aux antibiotiques. Et ce n’est pas du tout comme la très classique révision des équations admises en Physique pure [la mécanique newtonnienne n’étant pas devenue totalement fausse mais seulement restreinte à un domaine restreint (d’énergie et de précision)]. Pour les antibiotiques, l’efficacité systématique avait été professée au titre de loi alors qu’il ne s’agissait que d’une quasi-complète efficacité à l’époque, qui n’est plus du tout vérifiée sur les nouvelles générations (de bactéries, de patients, avec la pollution moderne, etc). La "preuve expérimentale" du modèle chiffré n’avait rien prouvé du tout, seulement recensé des cas à un moment donné sans aucunement dénoter une loi éternelle. Qui plus est, les statistiques (outils favoris des biologistes) sont atrocément détournées pour valoir "validations", alors que leur pure logique ne s'applique qu'aux réfutations. Certes, on peut jouer sur les mots pour tomber dans la circularité infalsifiable : la loi selon laquelle la pénicilline tue tous les staphylocoques reste valide pour l’éternité, si l’on nomme staphymachins (et non plus staphylocoques) les apparents-staphylocoques qui résistent. On tombe là dans l’axiomatique artificielle, le verbiage automatiquement irréfutable par quelque expérience que ce soit, et la valeur prédictive est très exactement nulle, la démarche expérimentale n’est aucunement impliquée. La science est ailleurs, dans le courage de risquer la réfutation, sans garde-fou religieux [la religion bouddhiste montre qu’une sacralité ne se réfère pas forcément à un dieu]. OR sans le garde-fou médico-biologique, la Science entière ne tient plus debout : si l’on ne réfute pas l’hypothèse du rêve, l’expérience apparente n’est en rien crédible, et sur cette ligne de front, les contresens de Descartes ou Bachelard ont été remplacés par les prétendues preuves expérimentales des neuro-physiologistes. Celles-ci sont des synthèses d’expériences passées aussi peu crédibles que l’étaient les activités antibiotiques. L’objection étant irréfutable, paralysante, le monde médico-biologique s’est armé en définissant la "rationalité pathologique", forme moderne d’hérésie passible d’inquisition psychiatrique et de bûcher psychotrope. Bilan : ceux qui énoncent des "lois biologiques" sont rarement (peut-être jamais) crédibles, se limitant à des circonstances particulières, sans le dire.
2- PHILOSOPHIE
* « (David Hume :) l’habitude serait le grand principe de la pensée. C’est parce que nous avons toujours vu un événement se passer de la même façon que notre pensée veut y voir une nécessité. Elle appelle ‘principe’ ou ‘loi’ une habitude invétérée qu’elle ne saurait contester. (…) Peut-on dire que (la relativité générale) n’a été conçue par Einstein qu’à partir de la seule expérience ? Certainement pas. » Peut-être que cette objection réfute la remarque de Hume mais pas la mienne, qui certes lui ressemblait quand je disais que la prétendue véracité des lois était liée à ses succès passés et aucunement convainquante pour le futur. J'ai bien noté que la science n’est pas un catalogue descriptif des faits connus ; il s’agit d’une collection de modèles issus à la fois de l’expérience, de l’inventivité personnelle, de la rigueur mathématique. Certes, MAIS parmi les modèles qui sont formulés, la plupart sont rejetés car invalidés par les expériences discriminantes qui en auraient confirmé l’application, et ceux qui ne sont pas invalidés sont acceptés comme vraisemblables lois éternelles, là est l’erreur. Avoir donné satisfaction en matière prédictive dans ce qui était à l’époque le futur n’efface en rien le statut passé de cette épreuve. Dire maintenant que les événements futurs continueront à suivre ce modèle est un pur acte de foi. Il est peut-être relativement sage, de "bon sens", appuyé sur l’expérience, mais en matière logique, c’est un simple choix arbitraire, non démonstratif. Et si un tel choix a été couronné de succès par le passé, il peut échouer dans le futur, c’est imparable en termes logiques. Croire en la science est bien affaire de foi, ou de "sens commun" rejetant les objections imparables, classées idiotes (se parer de blouse blanche pour les appeler psychotiques n’y change rien).
* « dans l’existence des lois et dans l’interprétation de leur caractère. La philosophie peut-elle apporter quelque lumière ? Nous n’avons rien trouvé qui réponde vraiment à nos désirs. Mais la question reste posée, non pas comme un défi lancé aux philosophes mais comme une requête instante présentée à leur réflexion. » Il est triste de lire cela. La philosophie institutionnelle n’apporte évidemment rien dans la mesure où elle est cloisonnée, exclusivement réservée aux pontes cultivés n’ayant rien à dire. J’ai bouleversé cet ordre, mais c’est refusé, ignoré, avec le soutien des autorités scientifiques et médicales. S’il était question vraiment, honnêtement, de chercher des réponses éclairantes, au risque d’être désorienté en réalisant que l’on ne sait rien de rien, il faudrait commencer par casser ce système de prétendue Culture et de prétendue rigueur scientifique, au lieu de s’y glisser avec délice et complaisance. Monsieur Omnès (ou Monsieur Charpak, si vous êtes davantage accessible), lisez mes pages Web et mes livres impubliables qui y sont téléchargeables, osez, et vous allez comprendre qu’il y a des choses à dire, relevant de ce qui est théoriquement philosophique. Et je ne prétends pas incarner le commencement de la pensée humaine : presque tous les enfants posent la question du rêve, mais parvenir à comprendre que les réponses adultes sont invalides casse tout, conduit à l'asile d'aliénés, discrètement - ma seule spécificité est peut-être de parvenir à m'exprimer grace au nouveau système que constitue le Web libre. L’éducation parentale de la petite enfance n’est certes pas un lavage de cerveau tyrannique, mais une simple alliance pour repousser les cauchemars, ce qui ne prouve en rien que la vérité soit dans cette construction mentale. La démolition a été formulée, il est aveugle de ne pas le voir. Tant mieux pour vous, Monsieur Omnès, si cela vous assure une torpeur bienheureuse, mais ne prétendez pas que vous désirez trouver quelque lumière... Si vous êtes aveuglé ou embarrassé par la lumière qui ne vous convient pas, dites-le honnêtement, si vous êtes ignorant et ne percevez même pas les énormes questions en suspens, utilisez votre pouvoir non pas pour être publié mais pour faire publier les penseurs ayant des choses à dire, eux. C’était ma conclusion à la fin de cette partie.
3- ISRAËL
* « Les Hébreux n’ont pas compris aussitôt qu’il s’agissait d’un Dieu universel, absolument unique, et non d’un Dieu à eux seuls réservé et qui se voulait unique chez eux. (…) Isaïe (…) dépasser le provincialisme de Yahvé, Dieu d’un peuple élu, pour concevoir un Dieu à la fois unique et universel (Je suis le premier et le dernier ; moi excepté, il n’y a pas de Dieu). » Voilà qui est intéressant, instructif : la base judaïque de "peuple élu" n’aurait pas été raciste, le peuple hébreux considérant simplement avoir une relation privilégiée avec un dieu tandis que d’autres avaient la même relation avec d’autres dieux ; au passage à l’universel, il aurait simplement suffi de dire qu’il n’y a finalement qu’un dieu et qu’Il aime toute l’humanité ; au lieu de cela, l’affirmation qu’il n’y a qu’un seul dieu pour tous est restée liée à l’idée qu’il préférait ce peuple et méprisait comparativement les autres ; d’où un mépris raciste prétendument de droit divin… C’est hélas compréhensible. Je pense que c’est une erreur grave, un très injuste mépris d’autrui, blessant, qui s’est retourné en injuste persécution touchant jusqu’aux enfants mal élevés et aux bébés innocents.
* « En 1608, au Pré-aux-Merles dans les Balkans, les Ottomans massacrèrent des dizaines de milliers de Serbes, de chrétiens orthodoxes qui en gardaient le souvenir impérissable pour le rappeler, en 1996, lorsqu’ils massacrèrent sept mille hommes, femmes et enfants à Srebrenica. » Je ne connaissais pas ce volet du drame yougoslave, ayant seulement entendu dire que les Serbes avaient massacré des Croates au début des années 1990 en disant venger des massacres pratiqués par les Croates pro-nazis dans les années 1940. Quoi qu’il en soit, cette addition désolante me conforte dans l’idée que le culte trans-génération de la mémoire est une dangereuse école de haine, et je préfère le droit à l’oubli, interdit par la loi en France, avec l’appui unanime de l’intelligentsia. Certes, on peut se souvenir et regretter ensemble, descendants de bourreaux et de victimes, cela n’a rien de fatalement génocidaire comme attitude, mais quand il est refusé de laisser la mémoire au rang de possible choix individuel, en l’élevant au rang d’obligation légale, c’est qu’autre chose est en cause. Cette autre chose, je ne vois pas d’autre explication, est la réparation favorisant les descendants de victimes en leur octroyant ce qui est interdit normalement à tous. Et puisque la réparation de l’esclavage des Noirs se heurte à une opposition de toute part, puisqu’il semble totalement hors de question de rendre les USA aux Amérindiens, le pétrole d’Alaska (et ses dollars accumulés depuis des décennies) aux Eskimos, c’est que tout est organisé uniquement pour rendre Israël à la diaspora juive pratiquante. Que l’on me donne une autre explication à la marche du Monde, moi je n’en vois pas.
* « Herzl, témoin de ces désordres, perdit sa foi antérieure dans la possibilité d'une assimilation véritable des Juifs dans la société, même dans un pays aussi démocratique et civilisé que la France. C'est alors qu'il décida de lutter pour la création d'un État juif qui accueillerait une grande partie de ce peuple en Palestine. Avec le temps, le sionisme trouva peu à peu un écho suffisant pour devenir une force politique. Lorsque la Seconde Guerre mondiale prit fin, devant l'horreur du massacre de six millions de Juifs [sur quinze], la plupart des États européens et l'Union soviétique acceptèrent le projet de la création d'un État d'Israël. Certains de ces pays se vidèrent alors presque entièrement des rares Juifs rescapés et devinrent ]udenfrei, accomplissant ainsi de manière paradoxale le rêve de Hitler. » Si j’en crois ce qui est écrit, je me suis trompé partiellement: l’état d’Israël n’aurait pas été recréé en joignant "réparation des incroyables abominations nazies" et "propriété sacrée sur la Terre d’Israël", il aurait été recréé en joignant "fuite hors d’un Occident plein de haine" et "expulsion des indésirables", ce qui aurait pu se faire aussi bien vers Madagascar, l’Alaska ou l’Allemagne-Autriche. C’est peut-être la vérité historique mais c’est consternant. A mon avis, ce grand projet commun est moralement très moche : le crime de refus d’intégration aurait été réciproque (rejet, refus de dissolution), et la création d’Israël n’a en rien cherché à corriger (expulsion, conquête). Avec cet éclairage, s’il est fondé, j’aurais aimé entendre à l’école : "la création d’Israël est le comble du racisme, un des extrêmes dans ce domaine en dehors des cas d’esclavage et d’extermination (Nazisme, Amérindiens des USA). L’existence d’Israël n’est pas un droit inaliénable mais le regrettable résultat d’un projet criminel refusant l’intégration. C’est du passé, difficile maintenant à réparer, les nouvelles générations n’étant pas responsables. Mais honte aux anciens décideurs, sionistes Juifs et Occidentaux, criminels contre l’Humanité." Si c’était là le discours en Occident, je suis persuadé que le terrorisme islamique s’éteindrait. Monsieur Omnès (ou Charpak) le suggère à demi-mot, et c’est la toute première fois que je lis cela dans un texte publié, mais cela ne va pas jusqu’à tirer les conséquences suscitant un scandale public, sauvant peut-être les futures victimes d’attentats, en déstabilisant vraiment les médias et politiciens occidentaux, unanimement sionistes.
* « Ainsi, contre vents et marées, l'État d'Israël naissait, et il a survécu. Il n'avait rien à envier aux vieilles démocraties pour la qualité de ses institutions et l'activité y était remarquable et parfois admirable dans beaucoup de domaines. Il y avait cependant une ombre au tableau: l'injustice initiale à l'égard des précédents habitants qui avaient été spoliés. Les Israéliens font valoir le fait que ces Arabes refusèrent d'adhérer à un plan de partage qui avait été proposé par l'ONU, mais il est clair que les Palestiniens n'avaient pas la moindre responsabilité dans le massacre des Juifs européens et qu'ils n'en ont pas moins payé le prix fort en perdant leur patrie. » C’est très bien de l’écrire, mais le ton est tellement feutré (pour être publiable ?) que c’en est presque insultant, coupable de racisme : si les Français avaient été déportés, dépossédés (ne serait-ce que des deux-tiers du pays, nous laissant le Nord-Est et le Centre, ce que nous aurions refusé), pour créer un Israël démocratique ici en nous chassant, le tableau serait-il un pur rayon de soleil à une petite "ombre" près ? Puisque, si vous étiez les victimes, vous seriez scandalisés, outrés, certains de vos parents ou voisins devenant "fous de haine", comprenez que d’autres soient dans cette position, et que l’auto-satisfaction des vainqueurs et protecteurs, prétendant au "respect démocratique de chacun", est odieuse de malhonnêteté.
* « Beaucoup sont devenus des parias, parqués dans des camps bordant Israël, condamnés à végéter par l'indifférence d'une communauté internationale leur fournissant tout juste le minimum indispensable pour survivre biologiquement. Là se sont constituées des poches de misère et de désespoir, terreau de toutes les frustrations, sociales, politiques, religieuses, idéologiques. » Effectivement, mais il conviendrait de conclure : cela explique totalement le terrorisme islamique qui nous frappe maintenant. C’est le simple résultat logique (et non satanique ni inhumain) de l’action raciste de nos propres gouvernements, que nous devrions condamner farouchement, officiellement, en cherchant d’urgence le moyen de réparer cette atroce situation.
* « Cette tragédie comporte peut-être une leçon. Alors que l'Europe semble sortir de ses guerres innombrables, voici un endroit - non le seul -, l'antique Palestine, où la mémoire d'épreuves récentes se heurte à des traditions millénaires. L'histoire rappelle ce qu'elle est aussi: un conservatoire de haine envers ceux qui descendent des ennemis de jadis, un musée des gloires ternies, un réceptacle d'ombres. Faudra-t-il donc aussi dépasser l'histoire pour faire place à la mutation? Il faudra en tout cas ne pas attiser la mémoire pour justifier des conflits interminables et arrêter le pendule qui, depuis des millénaires, légitime, de guerres perdues en guerres gagnées, des guerres sans fin. » Je suis d’accord : au nom de la mémoire, c’est la haine qui est attisée, ce sont les guerres futures qui se préparent. Hélas. Le libre CHOIX de la mémoire serait sage pour des humanistes pacifistes et mondialistes, au contraire : l’OBLIGATION de mémoire (loi Gayssot) me semble un instrument criminel aux mains des communautaristes qui dominent l’Occident.
4- ÉCONOMIE ET ÉDUCATION
* « La science moderne qui naquit en Europe occidentale et entraîna son essor technique lui a donné une avance considérable en l’amenant à s’industrialiser la première. (…) La fameuse ‘avance technologique’ repose sur une convention fragile : l’interdiction de copier, alors que la science est en principe universelle. » C’est une idée intéressante, quoiqu’incomplète. Dans bien des domaines, le "savoir faire" est indispensable pour réaliser des produits qui marchent, et les brevets dissuadant le "piratage" (nom péjoratif du "partage" refusé par les possédants) ne révèlent pas tous les secrets. Ceci dit, cela rejoint l’idée qui me gêne dans le domaine pharmaceutique : en prétendant faire le bien du public, des industriels cherchent à faire cracher un maximum d’argent aux patients ou cotisants, en cherchant à tuer la concurrence qui pratiquerait des marges moindres sur le même produit. Et la puissance légale cautionne cela, hélas, car sans ce beurre promis bien gras, la recherche ne serait pas financée, les capitaux allant ailleurs. Cela me fait penser à un débat entre collègues au sujet du loto : on m’a demandé pourquoi je ne jouais pas et j’ai répondu que c’était parce que je préférais l’argent qui était mérité. Eclats de rire et haussements d ‘épaules en retour, avant de partir sur de grandes plaisanteries, sans moi. Je n’ai pas développé en disant qu’en sacralisant la richesse imméritée, le monde serait resté sous la botte des familles aristocrates gouvernant la loi, la police et l’armée. "Tant mieux pour eux, quelle chance, ils avaient touché le gros lot" ??? je ne suis pas de cet avis… Peu de gens semblent réaliser : si la richesse ne repose pas sur le mérite, le vol ne serait plus un scandale, redistribuant simplement ce qui n’était en rien mérité personnellement par le propriétaire légal… Tout s’effondrerait dans le système moral de valeurs. Dans le livre de Science-Fiction « Malville », des survivants de l’Holocauste nucléaire mondial réinventaient l’agriculture, partageant et aidant les mutilés, mais vinrent des hordes d’affamés broutant leur blé à peine germé et ce fut la guerre : en ayant planté, cultivé jour après jour ce blé, en organisant la prochaine récolte, ces nouveaux paysans MÉRITAIENT la propriété sur ce blé ; sans ce mérite, le refus de partage aurait relevé de l’égoïsme pur, visant la jouissance maximale de son propre groupe quitte à ce que crèvent les autres groupes – ferment de communautarisme, que cela dérive ou non vers un discours raciste. Certes, les traditions et le matraquage éducatif, la peur du gendarme, font que l’invraisemblable système d’intouchable propriété imméritée peut tenir debout, mais j’ai le sentiment que le système s’est invalidé, via ce succès populaire colossal et spontané du loto (même, paraît-il, en secret en URSS où il était interdit férocement). La Révolution Française n’a plus rien de l’honorable progrès vers la Justice que l’on nous racontait, n’ayant visiblement fait que renverser les dominants-injustes d’une époque par d’autres fervents candidats à ce poste. Le gagnant du loto devient un rentier, un financier capitaliste tirant dans son fauteuil tout le bénéfice du rude labeur des producteurs, encourageant les commerciaux à pratiquer des prix maxima (aux dépends des consommateurs) et les décideurs politiques à viser des taux de changes écrasant les fournisseurs étrangers (aux dépends de l’emploi local) ; cette situation dénoncée par les communistes est effectivement très moche à mes yeux. Que ce soit là l’idéal de l’Humanité semble signifier que l’Humanité est moralement moche, en grande majorité. Et avec le triomphe de la démocratie, cela devient la loi, évidemment. Je n’aime pas pour autant la tyrannie communiste et son anti-individualisme me choque, mais le camp opposé, maintenant triomphant, semble pire par bien des côtés… Au passage, j’ai conscience que mon hostilité au monde de la finance peut être taxée d’antisémite sachant que les familles juives se sont spécialisées dans ce secteur des réseaux financiers (et dans les réseaux gouvernant le monde dit culturel), mais je ne suis pas d’accord : à mes yeux, un ouvrier de sang juif vaut totalement un ouvrier de sang aryen ou arabe, un jongleur financier de religion juive vaut aussi peu qu’un confrère de religion protestante ou musulmane. Le cas du catholicisme est peu clair, les livres racontant que le commerce de l’argent était interdit pour les communiants (créneau donc pris par les adeptes d’autres religions, d’où la spécialisation judaïque) mais les hérétiques demandant à la très opulente Eglise de revenir au vœu de pauvreté préconisé par Jésus-Christ étaient brûlés vifs… En tout cas, Jésus-Christ, Mère Thérésa et l’Abbé Pierre font penser que l’attirance pour la richesse personnelle ou familiale n’est pas une tare indécrottable de l’humanité qui m’entoure, seulement une tendance lourde, majoritaire.
* « Le plus important est que l'enfant apprenne à penser par lui-même. Il doit le faire selon le génie de l'espèce et par sa propre expérience. Il faut évidemment l'aider, le guider - sans jamais l'endoctriner - pour qu'il développe cette lucidité, et la méthode existe. Nous ne l'avons pas inventée, mais nous l'avons vue en action. Elle repose sur une constatation simple déjà mentionnée: les enfants sont naturellement des chercheurs, très semblables aux chercheurs scientifiques. Ils aspirent à comprendre les lois du monde qui les environne. » Cette bonne intention serait crédible si était respectée le droit à aboutir au non-réalisme, refusant la parentale séparation entre rêves et réalité, avec pour conséquence légitime une désacralisation de la Science et de l’Histoire. Sans cela, la situation visée est un endoctrinement réaliste. Oui, Monsieur Charpak, je suis désolé.
* « le cerveau des enfants et des adolescents (…) tout en assimilant l’art de raisonner qui leur sera précieux plus tard pour se frayer une voie dans la société et relever ses défis changeants et imprévisibles. » Tout repose sur un jeu de mot : "l’art de raisonner". L’acte de pensée qualifié de "raison" est-il une pureté limpide de cohérence ou bien une libre divagation atteignant un but par n’importe quel moyen, auto-contradiction comprise ? L’expérience m’a appris que la logique et l’honnêteté intellectuelle sont un obstacle colossal à la socialisation, dans un monde truffé de malhonnêtetés implicitement acceptées. Le sens du compromis et la tactique constituent bien un art (pour extravertis, théâtral), et il faut balayer la cohérence (de sensibilité introvertie, mathématique) pour réussir. Je n’ai pas réussi, je n’entends pas réussir, et si je réussissais j’aurais honte, voilà où me conduit la raison. Ceci dit, si j’étais père de famille, je ne sais pas ce que je dirais aux enfants… Je ne donne pas de leçons, je réfute seulement celles qu’on m’assène.
* « pour acquérir une connaissance profonde d’un certain nombre de sujets, plutôt qu’une accumulation de connaissances superficielles et dispersées. » Je suis d’accord que réserver comme à l’heure actuelle les hauts diplômes aux brillantes mémoires capables de réciter l’annuaire ne se justifie plus du tout, les moteurs de recherche Internet permettant à chacun d’accéder de manière rapide et ciblée au contenu encyclopédique. MAIS je conteste qu’il y ait en sciences ou ailleurs "connaissance profonde de ce qui est", il n’y a que disponibilité mentale de théories et de faits apparents.
    Au final, le nouveau livre publié sous le nom de Georges Charpak semble à la fois un désolant plaidoyer conformiste faisant semblant de chercher la lucidité, et une ébauche d'ouverture disant à demi-mot que la dictature de la mémoire et la re-création d'Israël ne sont pas sans légère imperfection. Doux euphémisme...
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Ajout Z28, 27/01/2006 : A nous de juger ?
    Avant-hier, une intéressante émission sur France 2 : "A vous de juger : la France doit-elle avoir honte de son passé colonial ? / Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?". J’étais a priori surpris agréablement que le petit téléspectateur soit invité à se faire une opinion par lui-même sans être appelé à suivre la voix des autorités habilitées à penser. En fait il s’est avéré que le débat était un mélange d’opinions opposées émises par des célébrités (au pouvoir, ou dans l’opposition politique, ou dans les associations contestataires), le spectateur ayant la liberté de se sentir proche des uns ou des autres, voire de juger que tous les invités ont tort.
* Avant de reprendre mes notes, je me souviens d’éléments conflictuels que je n’ai pas noté :
- Stéphane Pocrain était irrité que les Historiens présents prétendent leurs jugements "incontestables", leurs opinions constituer "la Vérité". --> Je me sens moins seul en entendant ces propos, merci Monsieur Pocrain.
- Roger Hanin était irrité que Kofi Yamgnane lui jette des "ne dites pas cela", chacun pouvant dire pareillement à tous les autres "je vous interdis de dire cela". --> Effectivement, l’intolérance n’est pas plaisante et la conciliation dans le désaccord éventuel paraît préférable, mais j’ajouterai un point majeur : le débat disparaît quand la Loi décrète ce qu’il est formellement interdit de penser, et la Loi Gayssot a constitué en France ce crime assassinant la liberté d’opinion, sous la menace légale, c’est à dire la loi du plus fort, armé.
- Roger Hanin, et Bertrand Delanoë je crois, ont dit – sans être contredits – que personne ne conteste que la colonisation militaire et l’esclavage étaient criminels, négatifs, mais que la "présence" française qui a suivi pouvait avoir été amicale et partiellement positive. Kofi Yamgnane et Houria Bouteldja ont rétorqué que la présence coloniale était la poursuite de l’esclavage, faisant travailler avec une dureté abominable les indigènes pour expédier au prix minimal les produits dont avait besoin la métropole, les résistants étaient écrasés au nom de la "pacification", et les campagnes de vaccinations n’étaient pas philanthropiques mais destinées à protéger les blancs menacés par les épidémies éventuelles. --> ? Euh… j’imagine que des docteurs et infirmières naïfs, humanistes, pouvaient faire ce travail aussi, et il serait injuste de les insulter en généralisant ; mais je suis d’accord que la prétendue générosité du système n’est pas crédible quand le statut officiel d’indigène interdisait racistement aux humains mal-nés la citoyenneté, la liberté de choix.
* Retour maintenant à mes notes :
- Arlette Chabot : Le Président Chirac a fait supprimer la loi imposant aux manuels scolaires de mentionner les effets positifs de la colonisation française ; 60% des Français interrogés sont pourtant d’accord qu’il y a un rôle positif de la présence française outre-mer. --> Je pense que le rapprochement des deux questions est une erreur partielle : évidemment, bénéficier de la relative opulence française est positif dans des régions misérables, on vit sans doute mieux à la Guadeloupe française qu’en Haïti indépendant, et le RMI a paraît-il éteint les velléités indépendantistes de plusieurs îles, l’argent de métropole étant reçu très positivement ; cela n’empêche aucunement qu’avoir colonisé les pays lointains, en massacrant les populations récalcitrantes, en les asservissant et les dominant avec l’appui total de la loi, est une ignominie passée qui était très négative. Ce sont deux sujets presque indépendants.
- Bertrand Delanoë : 60% des Français voulaient la peine de mort, elle a heureusement été abolie. Avant les Européens, bien des civilisations avaient cherché à conquérir le Monde – penser à l’Empire Ottoman. --> Effectivement, avec l’empire perse, l’empire grec, l’empire romain, l’empire mongol, l’Histoire semble une succession de telles tentatives de domination, les Européens (et les Français en particulier) n’étant pas les pires ni les seuls. Je serais tenté d’en conclure que l’Humanité est une sale espèce de loups entendant irrémédiablement obtenir un confort accru grâce à la domination et l’écrasement des faibles. Toutefois, je persiste à penser qu’il y a beaucoup d’individus qui ne sont pas sur cette ligne – bien sûr ils sont balayés, étouffés ou emprisonnés, et ne font pas partie des dominants décidant des guerres. Mais pour en revenir à la colonisation européenne, le scandale spécifique est la prétention à faire le bien des pays conquis: cette conquête s’est faite sous la bannière chrétienne de l’amour du prochain, et le refus d’auto-détermination locale (les "respectables" colons décidant pour les "barbares" indigènes) a été organisé sous la bannière démocratique du respect égal de chacun – côté français: "liberté, égalité, fraternité". C’est odieux de contradiction, de mensonge. Dans un monde raciste assimilant les Noirs à des singes, les Asiatiques à des fourmis et les Amérindiens à des panthères, cela avait un sens, mais la prétention moderne à l’Humanisme non-raciste conduit à reconnaître là une totale erreur, incohérence logique et faute morale. Quand à la décision anti-démocratique de supprimer la peine de mort, elle montre explicitement le scandale de la prétendue démocratie représentative, les électeurs devant choisir un des paquets de propositions en lice, sans que la volonté majoritaire sur chaque sujet intéresse ceux qui prétendent représenter cette volonté. Bien sûr, le souhait majoritaire est "le beurre et l’argent du beurre", ce qui est le plus souvent impossible, mais sur un sujet comme la peine de mort, il n’y avait absolument aucune nécessité de cohérence d’ensemble, et virer les capitalistes bourgeois qui détenaient le pouvoir n’impliquait en rien de devoir supprimer la peine de mort pour les assassins-violeurs d’enfants. Au nom du respect de chacun, la plupart des démocrates engagés privilégient l’application de leur avis et méprisent celui de la majorité, cette affaire de la peine de mort en est l’illustration-type. Moi, j’ai l’honnêteté de ne pas me dire démocrate (sans être pour autant aristocrate ni fasciste ni communiste: je suis simplement individualiste mondialiste, ce qui n'est pas recensé - et ne recouvre pas du tout le cas des capitalistes esclavagistes, dont je me différencie par mon hostilité aux héritages familiaux, au sur-paiement des puissants décideurs par rapport aux humbles producteurs courageux).
- Stéphane Pocrain : Les Harkis avaient été maltraités à leur arrivée en France, et cette loi tend à réparer cela, mais on ne répare pas une injustice en en commettant une autre. --> Cette évidence fait plaisir à entendre à la télévision, mais je demanderai aussitôt – en appelant un autre débat – pourquoi diable avoir colonisé la Palestine en prétendant réparer la Shoah???
- François Baroin, actuel ministre de l’Outre mer : Ce n’est pas aux parlementaires, aux législateurs, de dicter l’Histoire. Il n’y a pas d’Histoire officielle, ce sont aux Historiens de porter ce regard. (…) Ce sont des faits, c’est une réalité. --> Excellent : que soit immédiatement abrogée la loi Gayssot ! Sans cela, c’est de la totale incohérence proSémite, réservant l’Histoire officielle et l’obligation légale à ce qui "justifie" la colonisation de la Palestine… ce ne serait pas honnête. Et je suis d’accord que les Historiens ne portent qu’un regard, ils n’énoncent pas davantage la Vérité obligatoire que les législateurs – les non réalistes n’ayant en rien à se plier à leurs dogmes. Mais quand le ministre clame ensuite son réalisme comme s’il s’agissait d’un avis incontestable, je fronce les sourcils : libre à lui de voir le monde comme il l’entend, mais le gouvernement est en position de diriger la police et la psychiatrie, j’ai donc peur… j’en appelle à la liberté sans violence, liberté d’écarter le dogme. Mon dernier livre s’intitulait "Echapper à la dictature réaliste". Sujet plus brûlant encore que je ne le pensais…
- Houria Bouteldja : La guerre a permis de faire des progrès immenses dans la chirurgie et la technique, mais personne ne dirait que la guerre a des aspects positifs. --> Bien vu.
- Kofi Yamgnane : Imaginons que les Allemands aient conquis la France en 1933, construits des hôpitaux avant d’être chassés, nous trouverions insupportable de dire que la présence allemande a des effets positifs. --> Bien vu encore, et c’est tout le problème moral : se mettre à la place de l’autre, ne pas faire à autrui ce que nous refuserions que l’on nous fasse. Le Japon en 1935/41, l’Allemagne et l’Italie en 1939, ne faisaient semble-t-il que copier ce que les Franco-Anglo-Néerlando-Porto-Hispaniques avaient fait, alors que nous avons hurlé à l’intolérable scandale. Oui, il y avait scandale, dès avant même que nous soyons du côté des victimes… Et si ce sont aux Antilles les descendants d’esclaves noirs qui dénoncent la mentalité de nos ancêtres esclavagistes, il ne faut pas oublier que les antillais étaient à l’origine des Amérindiens, qui furent exterminés et remplacés par une main d’œuvre africaine, alors : que l’on ose nous dire en quoi la colonisation des Antilles a eu des effet positifs pour les Amérindiens aujourd’hui disparus… Est-ce une atroce plaisanterie ou une honte absolue ?
- Max Gallo : certains intégristes disent que la défaite de l’armée coloniale française à Dien Bien Phu était un triomphe des commandements Liberté, Egalité, Fraternité – c’est oublier les boat-people et le fait que dans les camps de prisonniers Viet-Namiens, la mortalité était supérieure à celle des camps nazis. --> Intéressant argument, doublement. D’une part, cela confirme naïf d'imaginer que combattre le Mal fera émerger le Bien, les maux ne semblant faire que se succéder aux profits de privilégiés différents. D’autre part, avoir décrété que la Shoah était l‘abomination absolue, dépassant infiniment toutes les autres horreurs, semble ne pas venir des Historiens pesant le pour et le contre – je comprends que l’atroce est atroce, mais en déduire un droit exclusif de réparation, la colonisation d’Israël, repose sur une exclusivité absolue, pour le moins douteuse.
- Houria Bouteldja : Les Français ne sont pas redevables aujourd’hui de ce qu’ont fait leurs ancêtres hier. En revanche, ils sont redevables et comptables de ce qu’ils font aujourd’hui dans leurs rapports à ceux qui sont issus de l’histoire coloniale. --> Oui et non, et plus. Un riche fils de kidnapeur ne doit-il pas rendre la richesse qu’il a touchée par héritage (sans violence personnelle mais venant de violence paternelle) ? Avec le système capitaliste de transmission de la richesse dominatrice, la question est grave, concerne l’Occident. Avoir, dans les pays décolonisés, armé les riches dominants locaux contre la population et les voisins, a assuré notre fourniture à petit prix de matières premières contre les meilleures armes, mais ce n’est guère plus propre comme mécanisme que la domination coloniale. Enfin, la dernière colonisation ne date pas du dix-neuvième siècle (avant-hier) mais de 1948, en Israël, et la décolonisation est là farouchement proscrite, avec soutien unanime de l’Occident. D’où terrorisme actuel, c’est très actuel comme sujet. Plus grave que la disparité d’accès à l’embauche qui séparerait de quelques % les pâles des bronzés – ce qui est certes injuste et triste, mais ce n’est pas mon sujet personnel de révolte. Et ce n’est pas parce que je ne suis pas moi-même bronzé que je choisis un sujet plutôt que l’autre : je ne suis pas Palestinien ni musulman non plus, mais je perçois dans la colonisation raciste en Israël des conséquences gravissimes, létales, je perçois la démonstration d’une malhonnêteté généralisée chez les détenteurs prétendus de l’intelligence, ce qui va bien au delà du confort matériel et de la mise en pratique effective des bonnes intentions gouvernementales pour la non-discrimination.
- Kofi Yamgnane : Les Harkis, qui étaient Algériens, n’avaient pas le même droit de vote que les Français qui vivaient là-bas. Qui sait ça parmi les jeunes Français ? Il faudrait le leur dire. --> Je suis entièrement d’accord : les prétendus démocrates anti-racistes vainqueurs de 1945 étaient, pour ce qui concerne les gouvernants et parlementaires en tout cas, majoritairement hostiles à une démocratie sans privilège raciste. Hitler était un monstre, mais il ne fut pas vaincu par des anges, au vu des valeurs qui nous paraissent aujourd’hui évidentes. Le génocide est bien sûr beaucoup plus grave que l’écrasement (esclavagiste ou non), mais les USA nos sauveurs s’étaient construits sur un génocide couronné de succès… Qu’on ose le dire dans nos écoles… Et les Palestiniens ont-ils le droit de vote en Israël ? et les Palestiniens déportés sous peine de mort vers le Liban, la Syrie et autres, ont-ils le droit de vote en Israël ? Il faudrait tout nous dire. Et je sais que c’est exclu, ce serait classé "anti-sémite"…
- Stéphane Pocrain : Pensez-vous que, sans la France, ces peuples n’auraient jamais été capables de construire des hôpitaux, des routes ? --> Effectivement, l’affirmer serait méprisant. Ceci dit, les difficultés de l’Afrique me laissent dubitatif sur la marche naturelle des populations vers le confort matériel. Là où se situe à mon sens le scandale, c’est dans le fait que nous payons une misère les matières premières que nous n’avons pas, dont nous avons besoin. Il n’y a manifestement pas échange d’égal à égal dans le monde économique, mais domination financière occidentale écrasant les faibles. A mon avis, "l’espoir" (pour la Justice sur cette planète, non pour notre confort) vient des industrieux pays d’Asie rendant non-concurrentiels nos propres produits, au point de faire exploser le système de domination actuel, poussé à l’auto-destruction. On verra.
- Arlette Chabot : le CRAN, Conseil Représentatif des Associations Noires, est-ce du communautarisme ? Est-ce une dérive dangereuse, de créer ce genre d’organismes pour se faire entendre? Vont-ils essayer de monter les communautés les unes contre les autres ? Faut-il le comprendre comme ça ? --> Effectivement, je trouve dangereux cette dérive, mais absolument pas "depuis l’apparition de communautarisme noir". La faute incombe totalement au communautarisme juif, qui a obtenu le droit au colonialisme en Israël, et qui dans la quiétude française continue à dicter les lois et la parole médiatique et culturelle. Evidemment, cela fait des jaloux. Mais condamner les communautaristes à l’exception de ceux qui sont Juifs est l’illustration presque caricaturale du racisme proSémite. Je ne suis pas d’accord : je suis hostile à tous les communautaristes, y compris les Juifs, les patriotes, les partisans de l’héritage familial sans ponction publique.
- Houria Bouteldja : Quand on naît blanc, on hérite des systèmes de domination, et on les fait subir aux autres. C’est un système. --> Effectivement, c’est la tendance la plus simple et tranquille, mais il y a des cas individuels de renégats, déchirés par la contradiction morale, et refusant le système, le dénonçant, j’en suis un exemple (tant pour les Français, les Blancs, les Juifs, les Occidentaux). Exclure cette possibilité avérée est un aveuglement que je regrette, qui discrédite l’honorabilité des victimes, leur capacité à rester lucide et juger les individus sans amalgame raciste – ce serait un racisme en retour, je le concède, la faute initiale était de l’autre côté, mais ce n’est pas une raison pour faire pareil, comme l’éventuel proSémitisme financier et culturel des années 1930 ne justifiait pas de brûler les bébés circoncis.
- Bertrand Delanoë : Il y a des inégalités, et la part de racisme et d’antisémitisme qu’il y a dans cette société. Ce sont bien les luttes d’associations qui permettront de progresser, mais sûrement pas des luttes [comme celle des "Indigènes de la République" de H.Bouteldja] qui refermeront dans un ghetto une catégorie qui a besoin de se mélanger et qui voudrait s‘isoler pour obtenir l’inverse de l’objectif qu’elle prétend atteindre. --> Dans un débat où trois Noirs et trois arabes se plaignaient du racisme les écartant des sphères de pouvoir, je m’étonne (à peine) que l’on invoque l’expression qui me crispe : le racisme ET l’antisémitisme. Les Juifs ne sont pas victimes de manquer de pouvoir, bien au contraire leur poids dans les décisions et paroles publiques dépasse très largement leur importance démographique. Cette victoire des communautaristes juifs fait des jaloux, encore une fois, et l’avoir favorisée (au nom de la lutte contre l’anti-sémitisme, dite "infiniment plus impérieuse et grave" que la simple lutte contre tout racisme) était un acte de racisme caractérisé, proSémite. Ce qui est dit aux Noirs et Arabes intégristes est juste : le communautarisme est détestable, méprisant l’autre, mais l’honnêteté aurait consisté à dire exactement la même chose aux Juifs orthodoxes, depuis des années. Le principe d’égalité, de non-racisme effectif, aboutit bien à montrer la contradiction. Le système ne tenait pas debout, du moins pas honnêtement, seul le contrôle des médias et de l’intelligentsia ayant empêché la dénonciation. Maintenant, que les médias osent traiter le CRIJF comme le CRAN, en donnant les mêmes leçons, énonçant les mêmes condamnations, que la loi Gayssot soit abolie sans plus privilégier le drame Juif par rapport aux drames Amérindien et Palestinien. Que les quelques fanatiques Juifs ultra-orthodoxes condamnant explicitement les mariages inter-ethniques soient traités en criminels incitant à la haine raciale (haine en retour si ce n'est en direct). Alors un tableau cohérent, honnête, équitable, pourra émerger. En étant attentif à toutes les dérives possibles, l'expérience n'incitant à croire aucun idéal...
- Philippe de Villiers : Sinon, l’idée française dépérira et finira par mourir ! --> Ce serait bien je crois, comme l’idée d’apartheid a dépéri et fini par mourir, pour laisser place à l’humanisme. Donnant enfin raison à la parabole du Bon Samaritain de Jésus-Christ : peu importe les classifications communautaristes, l’important est le comportement vis à vis des autres êtres humains, sans distinction de statut à la naissance.
- Philippe de Villiers : La France, aimez-la ou bien quittez-la ! --> Je n’aime pas la France, mais si je la quitte, ce serait pour aller où ? La France est moche ni plus ni moins que les autres nations. Peut-être le Canada est-il différent, accueillant ? Je songe à émigrer, Monsieur Villiers, peut-être direz-vous "Bon débarras", moi je dirai que vous (qui dites incarner la quintescence de l'esprit national) me faites vomir et fuir… Quand vos fiers compatriotes exploseront sous les bombes islamistes, je penserai que c’est une guerre entre méchants, simplement.
- François Baroin : Etre Français, c’est partager certaines valeurs, la liberté d’abord, la liberté est la règle mais il n’y a pas de liberté sans règle, la fraternité (…) la solidarité (…) la laïcité (…) le tout avec l’idée de nation, qui n’est pas une idée ringarde (…) C’est cela la fierté d’être français. --> Je comprends l’idée de nation, mais lui suis tout à fait hostile, je ne suis pas du tout fier d’être français, est-ce à dire que je ne suis pas français ? Je suis victime de la culture française, mal digérée, ne parvenant pas à intégrer ses contradictions. Mélange d'engagement judéo-chrétien et d’athéisme laïc, mélange d’intenable Etat-providence communiste et de rude efficacité privée, j’explose. A votre façon, je comprends qu’il y a un équilibre : invoquer haut et fort les notions tout en faisant le contraire permet de se donner raison, de se sentir dans son droit, en interdisant la contestation (loi Gayssot, psychiatrie). Vous vous trouvez beau, je vous trouve moche, simplement… je Nous trouve moche, Monsieur.
     Au final, ce débat n’apporte rien de bien neuf, et toutes les conséquences qui menaceraient Israël sont chassées du sujet, évidemment. J’aurai préféré une analyse équitable, honnête, prenant le risque de toucher les interdits sacrés… Ce n’est sans doute pas possible à la télévision, raison pour laquelle je parle ici, dans un grand silence.
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Ajout Z29, 04/02/2006 : L’Evangile selon Hitler ?
    J’ai lu récemment un éditorial et deux articles parus dans Science et Avenir concernant un Evangile apocryphe qui sera révélé à Pacques 2006 : l’Evangile selon Judas, où il serait prétendu que Judas Iscariote n’était pas un traître infâme ayant vendu le Christ pour quelque argent (accusation ayant servi la cause antisémite pendant des millénaires) mais un serviteur de Dieu ayant accompli le sacrifice prévu pour racheter les pêchés de l’Humanité. Et il serait extrêmement admirable d’avoir accepté le rôle de salaud absolu, éternellement, pour servir un dessein supérieur.
    Je n’ai pas d’opinion en ce qui concerne la véracité historique (qui ne m’intéresse pas) ou l’hérésie (qui ne me choque pas) de ces propos. Je dirai simplement deux choses :
- Je ne vois pas le rapport entre un personnage cupide ayant fait du mal et la condamnation raciste de ses descendants ou cousins. A mon sens, à chaque naissance, les pendules devraient être remises à zéro, il n’y a pas plus de lignées maudites ("sales juifs") que de lignées saintes ("les Juifs élus de Dieu"). Pour échapper à l’antisémitisme, il suffirait d’être non-raciste (donc anticolonialiste, antisioniste) au lieu d’être proSémite (sioniste), très simplement.
- Il se confirme non-absurde mon hypothèse qu’Hitler ait pu être secrètement un Juif ultra-fanatique jouant un rôle de salaud absolu, traînant dans son suicide des millions d’innocents, pour un dessein supérieur : rendre enfin la Terre Sainte aux Juifs (d’Amérique), en acceptant d’être maudit pour l’éternité par les aveugles simplets ne comprenant rien au suicide héroïque. Cela aurait été monstrueux, et couronné de succès, comme l’acte de Judas. Et je serais étonné que la réhabilitation éventuelle de Judas aille jusqu’à en tirer les conséquences possibles pour Hitler, concernant Israël… Ce sujet-là est plus sacré que sacré pour l'Occident judéo-chrétien et ses prétendus penseurs gardiens de la Bonne Direction... On verra. Je ne suis pas optimiste, voyant mal comment des puissants (en position de faire taire la critique) auraient l'humilité et l'honnêteté de reconnaître s'être totalement trompés, en ayant confisqué à tort la parole, insulté puis interdit les doutes lucides...
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Ajout Z30, 10/02/2006 : Trois éléments d’auto-critique
1/ Quand je me lamente au sujet des exigences contradictoires, incohérentes, des autorités (hiérarchiques ou intellectuelles), je ne suis pas simpliste: j’ai parfaitement conscience que deux éléments moteurs peuvent tirer dans des directions opposées, conduisant à sélectionner le meilleur COMPROMIS. S’il faut livrer un produit le plus vite possible et le moins cher possible, je ne prétends pas que c’est incohérent et/ou stupide, qu’il faut une direction et une seule, il suffit de présenter les différentes options vitesse/coût, entre la péniche et la fusée hypersonique, et un choix peut être fait quelque part sur ce spectre, au jugé intuitif ou bien en un point précis calculable après avoir chiffré (subjectivement hélas) le poids des exigences. Cette évidence n'empêche en rien que je sois choqué par des malhonnêtetés avérées là où une solution honnête et non coûteuse était disponible, en notant explicitement la difficulté et cherchant immédiatement sa solution, sans rien cacher ni travestir. Secret professionnel oblige, je ne peux pas citer la foule de scandales scientifiques et industriels vécus au quotidien, mais dans le domaine politique ici débattu, je citerai le prétendu AntiRacisme en fait ProSémite là où un AntiRacisme proprement dit serait possible, en remettant simplement en cause la colonisation moderne d’Israël (ou bien la colonisation passée des Etats-Unis si la propriété antique prévaut), sans sacralisation spécifique opérée grâce à Hitler en prétendant cracher sur ce monstre. Certes, en sacralisant une lecture raciste de la Bible, il peut y avoir cohérence dans l’amour du "prochain" avec invasion sioniste d’Israël, génocide amérindien, esclavage des Noirs, exploitation des Asiatiques, mais je persiste à affirmer que sans tabou religieux ni malhonnêteté oratoire déclarant antiSémite donc néo-nazie toute objection au ProSémitisme, on noterait une incohérence grave avec les prétentions antiracistes clamées haut et fort, et il est consternant que dans une société dite laïque, libre, éclairée, nous soyons maintenant dirigés vers une guerre de religion entre Judéo-Christianisme et Islam, sans qu’il soit permis de le dire ; vis à vis des futures victimes agnostiques, athées et bouddhistes, il y a là un crime d’une gravité colossale. Certes, puisque je parlais de solution non coûteuse plus haut, je dois reconnaître que c'est ici assez différent: l'évacuation d'Israël rendu aux Arabes ne serait pas sans douleur (pour les expulsés comme pour les pays accueuillant les rapatriés), mais il me semble inévitable de reconnaître que cette invasion récente et les décennies de son soutien occidental furent une série d'actes racistes graves; si le racisme et le colonialisme sont maintenant condamnés, il faut envisager le rapatriement des Israëliens comme furent rapatriés les Pieds Noirs. Les jeunes générations d'Israéliens n'ayant envahi personne seraient en position de quémander une faveur d'implantation locale, de l'obtenir peut-être, en tout cas pas d'écraser les pauvres autochtones (dont des colériques meurtriers, certes pas angéliques) avec menace acceptée (voire encouragée) d'armes de destruction massive... Autre cas épineux auquel conduirait je pense la cohérence antiraciste et anticolonialiste: il faudrait à l'ONU expliquer publiquement aux Etats-Uniens, se présentant comme les champions de la liberté et de la démocratie, qu'ils devraient selon leur propre morale (pas de familles dominantes) accepter une démocratie mondiale leur donnant 5% du pouvoir planétaire plutôt que 51%, et que leur supérieure richesse résulte du vol génocidaire de la terre d'Amerique, ce qui ne sera pas forcément puni mais leur interdit de donner des leçons de morale. Nous en sommes très loin, ce n'est certes pas diplomatiquement dans les règles de ce qui se dit, mais même les journalistes et éditeurs étouffent la question, malhonnêtement. Préfèrent-ils que la haine couve et monte jusqu'à une explosion? Apparemment oui, nous y allons tout droit, sans l'ombre d'une auto-critique. La diabolisation des islamistes fanatiques et intolérants nous prépare à la guerre, comme la propagande anti-dictature-communiste nous lavait le cerveau quand j'étais jeune, nous préparant à la déflagration sans envisager de comprendre le point de vue adverse, de comprendre nos fautes lourdes éventuelles (le capitalisme occidental était basé sur une transmission familiale sacrée – excepté pour les rouges/jaunes/noirs/basanés... et Non au racisme, enfin surtout Non à ce qui menace Israël...). Finalement, le point faible de ma position était bien de déclarer abordable une solution honnête: certaines solutions ne sont pas abordables simplement parce que les décideurs et prétendus intellectuels refusent d'aborder les questions dérangeant leurs projets; cela ressemble à un jeu de mots, c'est hélas corroboré par la marche de ce monde.
2/ Si j’ai de la rigueur pointilliste sur le respect des valeurs invoquées, une forme de "rationalité pathologique", on pourra me dire que c’est simplement parce que j’ai la spécificité d'avoir reçu une formation mathématique, et on me dira qu’il existe un autre domaine, que j’ignore: le monde littéraire ou commercial, fondé sur le sentiment et l’habileté, la séduction et la menace. Effectivement, à partir de la classe de Seconde (C), les devoirs n’étaient plus jamais "trouvez le résultat" (en appliquant les formules déclarées vraies par l’autorité professorale), mais "démontrer tel résultat" (en montrant imparablement sa nécessité si l’on part des données de l’énoncé et des théorèmes présentés par le professeur). Mais je conteste l’idée d'avoir été forgé à un moule : à l’école, je brillais en lettres, en dessin, en travail manuel, en Science expérimentale, et pas seulement en Mathématiques, je n’étais foncièrement handicapé qu’en musique et en théâtre, et c'est moi qui ai choisi la voie mathématique qui me convenait le mieux. Quant à dire que tout se vaut (dans la vie pratique, non mathématique), tout n’est qu’une question de présentation et de conviction, je ne suis pas d’accord: les créateurs de la navette spatiale pouvaient discourir et faire avaler des couleuvres, mais le jour où la navette explose puis ré-explose, il s’avère que l’on s’est gravement trompé, ce n’est pas qu’affaire de sentiment. Quand des médicaments prétendument prouvés efficaces s’avèrent inefficaces à sauver les malades en réanimation, ce n’est pas une affaire de discours verbeux pouvant démontrer tout et son contraire. Libre aux intellectuels qui détiennent l’autorité de se sentir grands et intelligents, en s’entre-convainquant de tout et n’importe quoi, je n’en pense pas moins que ce sont des usurpateurs, d’odieux parasites méritant l’indifférence (s’ils étaient inoffensifs) ou la méfiance et la crainte (quand ils s’arment de la loi, dirigeant la police et la psychiatrie).
3/ Ma femme m’a raconté qu’à l’occasion de ses cours de Français pour adultes immigrés, elle avait été surprise que – tandis que ses amis asiatiques demandaient comment s’adresser à un employeur – les africains et européens demandaient comment s’adresser aux caisses de prestations sociales. Cela m’a fait sourire, confirmant ma sympathie pour les discrètes fourmis jaunes, et mon malaise dans un monde blanc et noir cherchant apparemment avec assiduité (voire malhonnêteté) le confort sans accepter l'effort. Toutefois, j’ai parfaitement conscience qu’il serait odieusement raciste de clamer "les asiatiques sont méritants et vertueux, les autres sont profiteurs et abjects". A mon idée, il s’agit de poids culturel et non de valeurs individuelles : jamais je ne condamnerais un bébé pour ses origines, ou traiterais un individu anormal en référence à la classe où il est né en faisant abstraction de son comportement personnel. Qui plus est, viser le confort à moindre effort est un des moteurs de l’invention, apportant parfois un confort gratuit pour tous, et ce n’est pas du tout condamnable par principe. Je ne généralise pas n'importe comment, je ne fais que constater que dans le monde qui m’environne, la malhonnêteté règne, domine, écrase. Autrefois paraît-il, la religion avait un grand succès en promettant d’absoudre les pêchés, maintenant cela ne semble même plus requis : l’on peut faire l’exact contraire de ce que l’on prétend en enveloppant cela de discours ou en ne se posant pas de question, ou en étouffant les objections. Soit. Et je ne serai pas davantage au Paradis si j’émigre un jour aux Philippines : explosé par une bombe séparatiste ou islamiste, kidnappé pour crime d’être "blanc de peau donc riche". Le Paradis est ailleurs, les yeux fermés, hélas...
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Ajout Z31, 21/02/2006 : Double drame
    J’étais dans une autre pièce quand aux informations télévisées, un homme (Sarkozy peut-être, d’après la voix) a dit quelque chose comme ceci : "a priori, la motivation de ce crime odieux a été crapuleuse : l’argent uniquement, mais avoir pensé que les Juifs sont riches est très exactement de l’antisémitisme, le dire n’est pas de l’amalgame." J’ai cru reconnaître la nouvelle présentée plusieurs soirs de la semaine passée : un homme enlevé en demandant une rançon et finalement torturé de manière parait-il abominable, abandonné mourant au bord d’une route, et décédé de ses blessures, ses proches soupçonnant un crime antisémite. Je n’avais rien pensé jusque là sur ce sujet, n’ayant pas d’élément pour juger, mais les choses changent avec l’analyse de cet homme politique ou autre, là je ne suis pas d’accord, je suis gravement en désaccord: selon moi, ce qui serait raciste serait de dire "TOUS les individus Juifs sont TROP riches", par contre il serait peut-être simplement réaliste et bénin de noter "la MOYENNE des Juifs est DAVANTAGE riche que la moyenne générale".
    Je sais qu’on me traitera d’antisémite pour crime de résister aux accusations universelles d’antisémitisme, et je prendrai donc un autre exemple, pour situer le principe. [Même si j’ai très vraisemblablement du sang Juif, suis circoncis comme mon père et mon oncle, et suis passible de la chambre à gaz pour cela selon les Nazis, je ne fais pas partie de la communauté juive se revendiquant telle et fière de sa différence, affirmant sa supériorité aux yeux de Dieu. Par contre, que je le veuille ou non,] je suis blanc de peau, avec un grand nez, et cela est passible d’enlèvement avec demande de rançon, meurtre éventuel, aux Philippines, ce qui rejoint très exactement la situation ici examinée. Le tribun pourrait dire de mon futur meurtre "a priori, la motivation de ce crime odieux a été crapuleuse : l’argent uniquement, mais avoir pensé que les Blancs sont riches est du racisme anti-Blanc." Ce n'est pas juste, car il n'est aucunement erronné, et encore moins criminel, de constater que les Blancs sont en moyenne plus riches que les Philippins bronzés. Le crime est dans le meurtre, nulle part ailleurs, tandis qu'utiliser ce meurtre pour faire taire quiconque serait choqué par la disparité de richesse ne semble pas propre, permettant surtout de légitimer la perpétuation des privilèges, favoritismes et obstacles à la concurrence loyale. C'est même dramatique, car la perpétuation de la disparité injuste générera de nouveaux enlèvements, automatiquement. Le crime de sang est dans le meurtre, tandis que le crime de racisme n'est pas tant le fait des kidnappers, à mon avis, que de la communauté occidentale ayant éduqué le monde à un mode de pensée raciste (ou communautariste) plutôt qu'humaniste (ou individualiste). Il conviendrait au politicien (ignorant des spécificités individuelles et cherchant à prévenir de nouveaux drames) de ne pas parler d’angélique victime de coup de bâton raciste, mais de commencer par dénoncer le racisme source ayant sucité le retour de bâton.
    Je détaille : un Français blanc, de par sa nationalité, a un salaire (moyen sans qualification aucune) qui est cinquante fois plus élevé que celui d’un Philippin, quand bien même ce dernier aurait davantage de rendement et/ou perfection d’exécution – sans artifices monétaires, les taux de change étant peu compréhensibles, cela peut être exprimé en denrées extérieures, tel que des litres de pétrole brut ou jouets Made in China. Faisons donc le tableau de la répartition, entre Français blancs et Philippins bronzés, des richesses (ou du ratio richesse/mérite-personnel de manière plus appropriée), et il apparaîtrait (je pense) que les deux courbes, en cloche, ne sont pas du tout superposées mais extrêmement décalées, dans le sens Riches blancs (courbe verte) et pauvres Philippins (courbe bleue).

    Certes elles se recouvrent un petit peu, et quelques très riches Philippins sont plus riches de naissance que certains blancs défavorisés, ou même que la moyenne des Blancs. Il n’empêche qu’il y a une injustice flagrante, inter-groupes, indépendamment des disparités intra-groupes. Il n'est vraisemblablement pas du tout probable (mathématiquement) que ce soit imputable au hasard (statistique) d'échantillonnage, isolant deux groupes quelconques (comme les droitiers et les gauchers: courbes orange et rouge) au sein d'une population diverse homogène (courbe noire); cela semblerait plutôt imputable à une hypothèse alternative, telle que l'Histoire, ayant créé des disparités (pillage colonisateur puis indigénat) et les ayant entretenu (transmission capitaliste). On pourrait penser que c’est malencontreux, regrettable, et que l’évolution naturelle va remélanger les cartes et restaurer une justice sans privilège de naissance, MAIS puisque les privilégiés militent activement pour conserver leur privilège injuste, leur statut artificiellement supérieur, au nom de la Nation ou de la supériorité européenne ou occidentale (haut salaire automatique et achat à prix dérisoire des productions asiatiques), nous sommes dans une situation communautariste, répondant au même mécanisme d’injustice que le racisme : la suprématie du statut à la naissance sur le mérite individuel lié au travail ou aux inventions personnelles. Devant cette injustice criante, les Français sont amenés par le principe démocratique à décider de la conduite à tenir, des choix à faire, et qu’exprime leur vote, quasi unanime? C’est le refus de la délocalisation industrielle qui nous appauvrirait pour enrichir les pauvres Asiatiques, le refus du partage à nos dépens : nous entendons rester privilégiés – même si un anormal, comme ce Christophe schizophrène et suicidaire, constitue un cas pathologique aberrant. Face à ce mépris colossal de l’individu, la révolte use des mêmes simplifications injustes, et condamne le groupe entier des Blancs (même pauvres) ou des Français (même Asiatiques). C’est injuste, c’est une réponse injuste à une injustice, et pour ne pas être ainsi puni injustement, il aurait mieux fallu stopper l’injustice source. Sans racisme privilégiant une communauté, cette communauté ne serait pas perçue comme riche, et la haine des riches non-méritants ne toucherait en rien les pauvres de cette communauté.
    Si les humains à oreilles décollées ne sont pas haïs, seulement l’objet de plaisanteries pointant leur différence involontaire, c’est qu’aucun mécanisme n’est à l’œuvre pour les favoriser pécuniairement. Par contre, le principe des frontières (nationales ou européennes) est explicitement fondé sur le rejet de la concurrence loyale qui nous ferait perdre nos privilèges de pays riche, et il y a assentiment quasi unanime contre la mondialisation de l’économie, concurrence loyale qui se ferait à nos dépens pour davantage de Justice sur Terre.
    Ces bases de réflexion posées, revenons maintenant au sujet sémite. L’an passé, je me souviens d’une discussion entre collègues à la pause café : beaucoup avaient regardé une émission télévisée récompensant le "chanteur de l’année" (Victoires de la Musique ?), et tous étaient scandalisés que le chanteur classé premier ne soit pas du tout un chanteur populaire, ni même in inconnu chantant des chansons plaisantes; je n’aurais pas été spécialement intéressé si je n’avais entendu deux éléments peut-être éclairants: dans cette émission, le vote n’était en fait pas du tout celui du public mais celui des professionnels de la Culture, et l’élu ainsi activement promu s’appelait Shlomo Chedid ou un nom comme ça. Personne n’a prononcé le mot Juif, mais moi cela me faisait sérieusement penser à des Israélites dominants utilisant leur pouvoir social pour favoriser un Israélite, non pour son mérite mais pour son statut de bien né, supérieur aux yeux de Dieu.* Certes, ce pourrait être une anomalie très ponctuelle, négligeable, mais de nombreuses anecdotes convergent en ce sens. Il se peut que, par chance chromosomique (naturelle ou divine), la proportion de gens brillants (artistement et intellectuellement) soit plus forte parmi les individus d'hérédité juive, admettons, il n'empêche que la religion éduquant au communautarisme et à la favorisation des correligionnaires fait basculer la situation vers une injustice (en ce qui concerne les individus non-brillants, Juifs promus et non-Juifs enterrés). [Un problème spécifique, secondaire en matière de rancoeur populaire mais qui m'irrite personnellement, est que le verrouillage de la Culture et du monde "intellectuel" bloque même les brillants éventuels qui iraient dans un sens néfaste pour la communauté des dominants]
    Je comprends que ce n’est pas le Mal incarné, c’est une forme d’esprit de famille, d’assistance privilégiant les plus proches aux dépens de plus lointains. Il n’empêche que l’injustice génère la colère, voire la haine si ce n’est pas une anecdote ponctuelle mais un mécanisme systématique et délibéré.
    Bien sûr, il y a des Juifs pauvres, il y a des nés-Juifs pas du tout communautaristes ; mais il n'empêche que la religion judaïque semble conduire à enrichir les Juifs en évitant la concurrence loyale, conduisant la naturelle révolte anti-riche à basculer vers l’antiSémitisme. C’est, hélas, un retour de bâton raciste répondant au racisme qu'est, hélas, le proSémitisme. Et les Blancs ou les Occidentaux sont d’autres victimes potentielles, selon un schéma très voisin. Pour l’éviter, la recette me semble relativement simple quoique conduisant à une frugalité peu confortable matériellement, et les Judéo-Chrétiens auraient pu la lire dans la parole du Christ : éviter les favoritismes familiaux ou communautaristes, ne juger que les individus, n’escompter la récompense que de ses propres mérites personnels, accepter le partage et la pauvreté. Je ne prétends pas que cette perspective (qui me réconforte personnellement), ce monde envisageable (sans Loto et sans frontières), soit motif d'espoir pour la majorité des humains, celle-ci semblant préférer le privilège familial maximal. Et il serait peut-être naïf d'estimer que c'est le déplorable, et curable, résultat de l'éducation consumériste; en effet, les chrétiens puis les communistes semblent avoir dans l'Histoire de ce monde pris le contrôle de l'éducation pour changer la mentalité populaire, le résultat étant un échec total, dans les rangs mêmes de leurs élèves, sans même évoquer l'échec à exporter/universaliser la nouvelle donne.
    J’ai conscience d’être une victime d'inusuel malaise familial; si mes souvenirs ne me trompent pas, mes valeurs d'enfant se sont forgées en réaction au frère qui me brimait, sciemment et avec assiduité, triomphant chaque jour par mes pleurs. Cela fait de moi un anormal, je le comprends, mais je ne suis pas raciste, moi, et ceux qui prétendent être les champions de l’antiracisme et me traitent d’antisémite semblent un milliard de fois plus racistes que moi. A mes yeux. Qu’ils me convainquent du contraire en pointant mes erreurs, en présentant leur logique – si logique il y a, et absolument rien à ce jour ne me conduit à le croire.
* : Je ne connais pas bien la Bible, mais étant agnostique, j’envisage que Dieu existe, s’intéresse au moins un peu à ce qui nous arrive, et a ouvert la Mer Rouge aux esclaves Hébreux pourchassés ; cela ne me conduit en rien à l’idée d’un Dieu raciste, proSémite, déclarant intolérable l’esclavage Juif mais bénin l’esclavage Noir, intolérable la Shoah mais bénin le génocide amérindien, intolérable l'Exode des Israëlites antiques mais bénin l'exode des Palestiniens de 1948. Je verrais le scénario suivant : le Créateur de tout est à des milliards d’années lumière des détails événementiels terrestres, mais quelque démiurge ou chargé-de-mission s’est ému des foules hébraïques pourchassées par les armées du Pharaon et a effectué ou demandé une action surnaturelle ; soit ; pourquoi ne pas avoir fait de même pour stopper le martyr Noir ultérieur? à mon avis, c’est tout le contraire d’un amour exclusif envers les Hébreux : quand le Puissant a vu que son intervention miraculeuse a été prise comme gage de la supériorité juive aux yeux de Dieu, fondement du rejet raciste des Non-Juifs, Il s’est dit qu’Il avait commis une sacrée bourde, ces humains étant foncièrement incapables d’humilité sans prétendre à la supériorité de naissance, Il se serait donc promis de ne jamais recommencer pareille bourde, et tant pis pour les victimes. Ou bien, en envoyant Jésus-Christ, il aurait tenté de corriger le malentendu, sans succès, au contraire : les Juifs pratiquants avec orthodoxie leur culte passé auraient ignoré le message contestant la supériorité juive, les quelques Juifs anormaux convertis au christiannisme auraient fait des émules dans le monde Non-Juif pour finalement massacrer les Non-Chrétiens et voler leur Amérique... A mon avis, Dieu a dû baisser les bras, nous jugeant irrécupérables, raté ponctuel dans Sa création, retournant immanquablement aux mécanismes bestiaux de domination pour obtenir la jouissance matérielle maximale – sauf cas anormaux comme le Bouddha et ce petit Christophe... C’est une grille de lecture, rien de plus, c’est une possibilité parmi d’autres, au sein de l’hypothèse divine qui n’est elle-même qu’une possibilité parmi d’autres.
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Ajout Z32, 22/02/2006 : Lettre de ma Maman
    Je ne comprends pas ce que m’a écrit ma chère Maman, j'ai du mal à croire que je me sois si mal exprimé que de tels malentendus apparaissent... Elle me dit que les documents d’un de mes oncles ont de grandes ressemblances avec les miens (je venais de lui envoyer mon Bilan) : "l’esprit de révolte et de militantisme, l’analyse poussée, le désir de remporter l’adhésion du lecteur (…) ce qui dérange notre petite culture du doute universel".
1/ « Révolte et Militantisme » : A) Le dictionnaire Larousse me dit que la révolte est une rebellion, qui est un refus d'obéissance aux ordres d'une autorité. Effectivement, je n'aime pas du tout obéir servilement au seul nom de l'autorité, à des ordres ne me convainquant en rien de leur pertinence, de leur honnêteté dans une cohérence. Mais j'obéis en maugréant, je tend à suivre le mouvement tout en étant déchiré. Par ailleurs, je ne suis pas convaincu par le dictionnaire qui prétend que les "révoltés" peuvent être des légumes inertes, n'effectuant pas l'action commandée; dans mon esprit tout au moins, ce mot implique une action physique violente (contre des commandeurs ou oppresseurs). Or mes analyses perplexes ne sont en rien un acte de violence, ni même une exigence assortie de la menace d'effectuer (ou commander) telle ou telle action contre les autorités ou leurs soldats. Je ne fais que lire et tenter de déchiffrer, de comprendre, totalement ouvert aux explications éventuelles pouvant guérir mon égarement. Le mot révolte ne convient pas du tout me semble-t-il – c'est une erreur de terme comme tout le monde en fait, et moi le premier, mais une fois exposé le malentendu, l'accusation devrait être levée. [Autre lecture, à mon avis hors sujet ici: l'intolérance et le dogmatisme peuvent exiger la servilité, tout refus étant assimilé à un acte d'agression vis à vis de l'autorité, de violence rebelle à pacifier sévèrement. C'est peut-être aussi un principe éducatif pour enfants et pour chiens, le gentil étant celui qui obéit, tandis que le non-obéissant est classé méchant dans les termes pour enfant. Suis-je méchant? Je ne sais pas, je prendrais surtout cela comme une insulte. Imméritée à mon sens. Et incohérente avec la prétendue liberté d'opinion, avec le respect prétendu vis à vis des opinions diverses (dénuées de violence physique).] B) Jamais de ma vie je ne me suis considéré comme un militant. Larousse définit ainsi ce terme: qui lutte, qui combat pour le triomphe d’une idée, d’une cause, d’un parti, etc. Evidemment, je ne cherche pas le triomphe d'un Parti, puisque je suis hostile au capitalisme et au socialo-communisme, hostile aux fanatismes judéo-chrétiens/musulmans/athées, donc il s’agirait du triomphe d’une Idée. Mais diable, quelle grande Idée ? Dans mes écrits et notamment ce site sur lequel se penche plus spécialement ma mère historienne, je ne fais que demander qu’on m’explique, qu’on me présente une synthèse cohérente qui me manque, simplement exempte des contradictions usuelles, qui font déclamer des grands principes en faisant l’exact contraire. J’ai le sentiment de pouvoir tout démolir, mais c’est infiniment triste, en rien un triomphe, et j’espère sincèrement que je me trompe, que l’on peut m’apporter la lumière qui me manque. Je le disais explicitement, le répétais encore et encore. Comment cela peut-il n’avoir pas été perçu ? Pourquoi les prétendus "grands auteurs" font-ils l’objet d’une lecture attentive tandis que les moins célèbres sont lus en pensant à autre chose ou en concluant à une intention forcément contraire à ce qui est écrit? [Si j'écrivais en langage incompréhensible des idées incohérentes, je ne serais effectivement pas lisible, mais pourquoi alors ma professeur de Lettres m'aurait-elle choisi, à l'âge de seize ans, comme le plus présentable (de ses élèves) au Concours Général de Français, pourquoi mon anonyme dissertation de Philo au Bac aurait-elle reçu la note de 17/20?] Une des explications les plus plausibles à mes yeux est que je rêve; donc, ici, aucun autre personnage que moi ne lirait vraiment, ne faisant que prétendre le contraire, par caprice de Celui qui rêve. Ça expliquerait tout. Ni plus ni moins qu'une existence de Dieu (et Satan) expliquerait tout dans le système chrétien ou musulman, une aura de mystère inaccessible occupant les trous du système.
2/ « L’adhésion du lecteur » : A) Non, je n’ai rigoureusement rien à proposer, je ne fais que détruire les dogmes se prétendant convainquants. Si quelqu’un veut adhérer à quelque chose, je ne lui interdis en rien, je ne fais qu’expliquer – pour moi-même – où ses valeurs sont contredites, et je me demande où est sa logique, sa cohérence, a priori mystérieuse (sauf basculement dans le sacré interdisant de réfléchir, certes). B) J'ai la spécificité (très anormale, et psychotique selon les psychiatres) d’être agnostique au point de ne pas déclarer assurément-faux le solipsisme (hypothèse selon laquelle autrui n’existe pas plus que des personnages de rêves). Je ne vis absolument pas la situation comme un scandale d’êtres manifestement pensants et refusant de réfléchir, mais comme le déchirement de me trouver commandé par des personnages faisant le contraire de ce qu’ils déclarent obligatoire. Je le dis, je l’explique, et c’est principalement pour moi-même, même si (depuis 1998 il y a 7 ans et demi, avec les visites de ma famille quand je souffrais à l'hôpital) j’ai de la sympathie pour les personnages que sont mes parents et mes oncles, leur communiquant parfois mes écrits. S’il y a de tels malentendus, je vais vraisemblablement m’abstenir de ce geste dorénavant. Je resterai seul, dans ma tête, dans ce rêve ou ce monde. C) Quand je dis que pour être cohérent et honnête, il faut soit rappatrier les Israéliens, soit rendre les USA aux Amérindiens, je ne suis pas un fébrile partisan d'une victoire arabe, je me contrefiche que les Israëliens s'en aillent ou les Etats-Uniens, je ne fais que pointer une incohérence gravissime, étouffée par le monde dit intellectuel. Une cohérence est certes possible via la sacralisation dogmatique de l'Ancien-Testament, mais il faudrait avoir l'honnêteté de conclure que cette affaire est une guerre entre religions judéo-chrétienne et musulmane, pareillement obscurantistes et anti-humanistes, méritant le refus et la désapprobation des agnostiques, athées et bouddhistes, peut-être majoritaires en Europe et sur Terre. Les médias qui nous lavent le cerveau en nous présentant l'Occident comme le camp de la liberté d'opinion lucide, menacée par les méchants islamistes, comme autrefois par les méchants staliniens, se confirment constituer un lourd et solide instrument de propagande, et le monde des journaux et des livres est verrouillé pour éviter toute dénonciation ou contre-pouvoir dépassant les frivolités propres aux nuances tolérées du Droit chemin, pour l'existence d'Israël et la supériorité de l'Occident. C'est simplement très moche. Je ne dis pas cela pour convaincre, et encore moins pour être adulé, mais simplement j'exprime mon dégoût devant cette malhonnêteté organisée, quadrillant le monde occidental, avec en fait aussi peu d'ouverture à la discussion que le monde tyrannisé ou hypnotisé par les imams.
3/ « Déranger le doute universel » : Je ne comprends pas comment on peut me reprocher de ne pas respecter le doute universel. Si cette voie du doute infini, qui est la mienne, résulte indirectement chez moi de l’éducation parentale, j’en remercie mes parents car cela me semble la sagesse même, et cela aurait été un don très pur de leur part, désintéressé et intellectuellement libérateur. Je n’ai fait que multiplier ce doute au delà des limites usuelles, en cassant la notion de Réel (donc l’Histoire, la science, la psychiatrie), et je ne considère pas qu’aboutir à l’absurde constitue une auto-invalidation de ce doute universel. Tout est cassé, et il pourrait en résulter un apaisement proche du nirvana bouddhiste (ou de la mort athée). Ce que je dérange par mes questions déclinant le doute, ce n’est pas le doute, mais les prétendues bases résiduelles. On peut tenter de reconstruire un petit peu, sur la base de la logique (éviter l’auto-contradiction) et de la morale (ne pas faire au personnage d’autrui ce que je ne voudrais pas qu’il fasse à mon personnage), mais il est dur, très dur, de faire face à la malhonnêteté caractérisée, la contradiction logique et morale explicite. Ce n’est pas serein à vivre. C’est à mon avis le drame de l’honnêteté intellectuelle, la tragédie du doute lucide, que je ne renie en rien, assumant son inconfort comme une fatalité.
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Ajout Z33, 24/02/2006 : A la Grecque
    Une collègue m’a prêté un DVD amicalement : la comédie américaine "Mariage à la Grecque", film comique ayant eu un gros succès, est-il écrit sur le boîtier. Je l’ai visionné, souriant un peu devant les absurdités cocasses, mais cela fait aussi réfléchir.
    Effectivement, il est plutôt risible de voir un père rejeter un candidat gendre pour le seul crime de ne pas être "Grec (comme leur famille et tous leurs amis)", avant de finalement l’accepter en maugréant, pour le bonheur de sa fille ; cela signifie-t-il que je suis totalement injuste en étant choqué par le ProSémitisme, qui ne serait qu’un communautarisme bénin, comme tant d’autres (aux USA tout au moins)? Je ne crois pas :
- Un refus parental pour crime de mésalliance peut conduire des amoureux au suicide, ce n’est absolument pas une frivolité automatiquement bénigne, et une tragédie déchirante pouvait être écrite sur le même thème ; bref, ce racisme proGrec me choque aussi.
- L’extrême hostilité du beau-père potentiel est ici prise avec soupirs et impuissance, c’est une réaction possible, mais d’autres individus plus sanguins auraient réagi à ce profond mépris par la colère, voire la haine, et même la violence physique – je pense au premier meurtre du film "Badlands, la chevauchée sauvage". Les Grecs émigrés pourraient s’attirer une franche hostilité s’ils se comportaient vraiment ainsi. C’est grave, et c’est très exactement le sujet de ce site, envisageant que le proSémitisme antiGoy soit la cause de l’antiSémitisme, hier comme aujourd’hui. Avec comme conséquence possible le meurtre de 6 millions de civils en trois ans, ce ne serait pas bénin, non...
- Dans ce film, le candidat gendre parvient, difficilement, à se faire admettre en commençant par se convertir au christianisme orthodoxe, alors qu’une conversion comparable au judaïsme est peut-être impossible si l’ascendance juive est requise. Si au contraire la conversion à la religion judaïque était protocolairement possible aussi pour un "non-Juif de sang", je l’ignore, ce serait en tout cas infiniment plus difficile qu’un changement de protocole cultuel entre les variantes anglo-saxonnes et orientales de la chrétienté: comment un non-Juif peut-il vénérer (ou même faire semblant de vénérer) une parole disant que lui et sa famille sont méprisables, qu’il va salir le sang béni de Dieu s’il génère des enfants métis avec l’élue de son cœur, qu’elle ferait mieux d’épouser un autre…? Ce n’est peut-être pas totalement impossible, mais ça me paraît pouvoir dissuader 99,99% des candidats, même très amoureux.
    Au final, il s’avère que le scenario n’aurait pas pu être le même en remplaçant le mot Grec par le mot Juif (à supposer que cela ait été possible aux USA, en France ce serait je pense formellement interdit, toucher le proSémitisme étant spécifiquement punissable pour "incitation à la haine raciste et antiSémite"...). La fracture engendrée par le proSémitisme est spécifiquement profonde, non quelconque. Elle n'est certes pas unique, elle me rappelle la vision Sud-Africaine au temps de l'apartheid, un candidat gendre ne pouvant être noir, quoi qu'il fasse et accepte, c'est un racisme pur et dur, une injustice totale selon les valeurs humanistes ou individualistes. Certes, certains individus nés dans la communauté juive pratiquante ont choisi un mariage mixte, ce n'est pas désespéré, mais je trouve détestable la pression qui a cherché à les en dissuader. Et le mécanisme communautariste raciste est très dangereux, je le répète, suscitant un retour de bâton raciste. Pouvant aller jusqu'à la tentative de génocide si l'on croit l'Histoire... La solution paraissait si simple: dire "Non au racisme", et surtout pas "Non au racisme et à l'antiSémitisme" c'est à dire "Non au racisme, excepté le proSémitisme car le contester serait classable antiSémite". C'est énorme, c'est évident, à mes yeux... [que ces yeux soient dits malades ou non, ils semblent logiques, imparablement logiques].
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Ajout Z34, 08/03/2006 : « Renouveau antisémite »
    Aux journaux télévisés, on nous a ces jours-ci présenté plusieurs nouvelles signalant la calamité d’un renouveau d’antisémitisme violent, avec agression physique de nombreux Juifs, des adultes un jour, un enfant le lendemain. Un maire, interviewé, disait certes que "des habitants" avaient simplement été victimes de délinquants, sans qu’il ait de raison de penser à ce stade que ce soit lié à leur confession religieuse, mais un préfet aurait affirmé avoir de solides preuves qu’il s’agissait d’actes anti-sémites.
- Je partage l’idée que la violence à l’encontre de non-violents est condamnable quelles qu’en soient les victimes, juives comprises, mais le scandale ne devrait en rien être décuplé quand les victimes sont juives. Les bastonnades et agressions sont quotidiennes, un peu partout, avec des victimes anonymes, sans intéresser les média, d’habitude.
- L’indice clair qu’il y a eu acte antisémite, touchant ici des hommes et un garçon, non des femmes et filles, me semble lié à un détail non mentionné : le port masculin de la kippa juive. Si un anonyme est agressé sans raison pécuniaire ou sexuelle par des inconnus, il n’y a pas d’explication a priori, mais s’il porte la kippa, on peut effectivement imaginer que c’est ce qui a fait de lui la cible de cette violence.
    Certes, mais je demanderais aussitôt : que signifie le (libre) port ostentatoire de la kippa dans la rue, en France ? J’ai déjà posé cette question ici sans obtenir le moindre élément de réponse, donc je formule ma propre lecture : cela signifierait "j’appartiens au peuple juif, j’en suis fier, et j’affirme cette fierté aux Non-Juifs qui n’ont pas cette chance et me jalousent, ils ne doivent jamais oublier que je ne suis pas n'importe qui, contrairement à eux". Ce serait presque chercher les coups, à première vue, mais je dois me tromper.
    Cherchons ailleurs. Quand une veuve arbore une marque de deuil, ostentatoire, cela peut signifier: "ne cherchez pas à me faire rire, s'il vous plaît" ou "comprenez que je ne vous fais pas la gueule en refusant de m'associer à vos ricanements", ou encore "vous seriez choqués de me voir rire avec cette marque, et cette menace de réprobation m'aide à rester concentrée sur ce temps de tristesse sans me laisser aller à la facilité rigolarde". Bref, un port ostentatoire est un message à autrui, et un rappel à soi-même via le regard escompté d'autrui. Le port de la kippa (sorte d'étoile jaune volontaire) serait donc une tentative de se voir traité en juif. Qu'est-ce que cela signifie? Je crains qu'être persécuté par des antisémites constitue la "victoire" absolue dans ce domaine, le plus haut niveau de la judéité, resserrant les liens intra-communautaires et relevant un peu plus le mur sans lequel la judéité serait dissoute dans une Humanité indifférenciée et fraternelle. Je retombe au même point: je ne comprends pas en quoi cela peut être un acte pacifique, anodin et discret, un pur acte de conscience personnelle. Cela ressemble davantage à tendre la joue jusqu'à recevoir une gifle, tendre les fesses pour se faire botter le cul. Le coup de pied n'en est pas moins méchant, mais cela relativise les cris au "scandale antisémite", cris de victoire apparemment, en clamant violemment le contraire, évidemment. Agacer et irriter serait d'ailleurs un élément de plus dans la direction escomptée: le rejet, "antiSémite"...
    Quelle est l'idée en cause, que le porteur de kippa cherche à se voir rappeler par le regard d'autrui? qu’est-ce que le peuple juif ? Réponse que je crains : "le peuple élu de Dieu: les descendants d’Abraham". Bref, ce serait un privilège de naissance, quels que soient les actes et choix personnels, et ce serait une affirmation de supériorité prétendue sur les non-Juifs, aux yeux les plus supérieurs de l’Univers : ceux de l’unique Dieu pour tous. Ma conclusion, hélas : le port de la kippa est un acte ostentatoire de racisme, non de haine raciste mais de mépris raciste, de violence morale, et il est naturel qu’il génère en retour une inimitié, pouvant chez certains se muer en colère raciste, voire en haine raciste, violence physique.
    Si était sincère la "lutte contre le racisme et l’antisémitisme", il faudrait à mon avis envisager d'interdire la kippa dans la rue, les débats contradictoires à ce sujet seraient en tout cas autrement éclairants que les lieux-communs simplistes usuellement déclamés. Certes, on brandirait la sacro-sainte (paraît-il) liberté religieuse, mais il conviendrait de demander: si un prétendu prophète "blanchiste" déclarait que, selon Dieu, "les Blancs sont les élus, les Noirs de quasi-singes, à mépriser sans violence", cette religion ne serait-elle pas interdite au nom de la lutte contre "le racisme et la colère anti-Blancs" (le racisme blanchiste méprisant les Noirs tendant à générer en retour une colère raciste anti-Blancs) ? Certes, ce blanchisme serait dit ne constituer qu’une secte absurde de dégénérés, mais je n’ai toujours pas compris la différence entre une secte et une religion, la limite fluctuant selon les pays, et semblant surtout liée à l’acceptation institutionnelle. Bref, l’absolue liberté de religion avec possible interdiction des sectes reviendrait à dire que ce qui est autorisé est autorisé, je ne vois pas ce qu’il y a de sacro-saint là dedans, ça ne semble pas tant affaire de juste liberté que de pur arbitraire.
    Précision : je ne dis pas du tout que la religion juive doit être interdite, je ne connais pas son contenu et ses variantes possibles. Je pense simplement que les descendants d’Abraham seraient en sécurité s’ils se fondaient dans les populations alentour, sans revendiquer de devoir identitaire et de fierté dans la différence, la supériorité de naissance. Espérer cela n’est absolument pas chercher à persécuter les déscendants d’Abraham pour leur descendance involontaire (dont nous ne sommes effectivement en rien responsables), c’est seulement un franc désaccord avec l’opinion communautariste, orthodoxe, prônant la consanguinité jusqu’à l’arrivée d’un Messie. Le mépris d’autrui au nom d’une supérieurement noble ascendance génère la colère, génère la révolte. Prévenir la violence serait si simple en abolissant le mépris source. Il s'agirait d'éviter une mauvaise éducation communautariste, dangereuse, aux descendants d’Abraham comme à ceux de Tartanpion.
    La haine à l’encontre des Juifs s’éteindrait humanistement avec la disparition du concept de judaïté (noble ou détestable), c’est mon sentiment, prévenant le racisme (dont l’antisémitisme). Je sais que c’est irrecevable dans cet Occident guidé par des intellectuels et des lois unanimes, toute hostilité au proSémitisme actif (voire militant et dominateur, ostentatoirement) étant classée antiSémite. Je n’en pense pas moins que c’est un jeu de mot, épouvantablement malhonnête, dangereusement mensonger, générateur de violence. Violence généralisée, touchant de vrais innocents, les communautaristes en sont gravement responsables, même si c’est indirectement.
    C’est cela qu’il aurait fallu oser dire à la télévision, au lieu de faire croire (à cause d’Hitler ou grâce à lui) que de méchants antisémites attaquaient des innocents juifs pacifiques, seulement nés avec une étiquette, involontaire.
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Ajout Z35, 13/03/2006 : Déroute…
    Après une visite à mes parents, je me sens divaguer, perdu… Selon mon père (ou ses propos tout au moins):
1/ Si l’Allemagne avait envahi la France en 1933 ou 1940 et grandement amélioré le système routier et hospitalier, cette colonisation aurait eu des effets positifs, comme la colonisation romaine en a eu sur le monde gaulois.
2/ Il ne faut pas regarder l’Histoire avec les yeux et valeurs d’aujourd’hui mais chercher à en comprendre le déroulement avec un regard d’époque.
3/ Les victoires napoléoniennes étaient de grandes victoires pour la France, et donner tort à Napoléon pour avoir rétabli l’esclavage est s’appesantir sur un détail infime, sans importance sur la marche de l’Histoire. Par ailleurs, les Français n’ont pas exterminé les Amérindiens des Caraïbes, mais conquis des îles espagnoles après le génocide.
4/ Il n’y a pas que l’argent mérité dans la vie, il y a aussi très normalement l’argent d’héritage, de spéculation, etc. Et si le vol est interdit, c’est indépendamment du caractère mérité ou non des prix, c’est parce qu’une société ne pourrait pas fonctionner sans interdiction du vol. De plus, les kleptomanes ne sont en rien motivés ou retenus par une question de justice, c’est une pulsion d’accaparement ou un plaisir du risque.
    Je reprends, j’essaye de digérer ces idées, difficilement.
1/ Effectivement, si l’on dit que l’invasion nazie ou la Shoah pouvait avoir des effets positifs (minimes), que le meurtre ou le viol peuvent avoir quelque effet positif (par exemple entraîner l’emprisonnement de méchants qui pratiquent des violences quotidiennes), la colonisation ne ferait pas exception, effectivement. Ce n'est que si on classe les choses avec manichéisme qu'il est choquant de placer la colonisation du bon côté quand nous sommes colons, du mauvais côté quand nous sommes colonisés, tout en se prétendant humaniste et non communautariste. D’accord.
2/ L’idée que l’Histoire est du passé révolu, à regarder exclusivement avec les yeux d’époque, pourrait être un argument contre la Loi Gayssot exigeant une soumission présente, base de l'antiFascisme actuel et des réparations proSémites (territoriales et autres). Mais je n’ai aucune sympathie pour ce volet de la résistance anti-Gayssotienne.
    Je ne suis pas choqué par la leçon "historique" sur la Shoah expliquant que la rancœur raciste et la propagande fasciste peuvent déboucher sur un génocide. Peu m’importe si c’est une leçon a posteriori, vue anachroniquement. Ce qui me choque est tout autre : la Loi Gayssot interdit de mettre en doute personnellement l’occurrence effective de cet événement là, quand bien même on est très choqué par le possible massacre de bébés et que l’on doute pareillement de l’existence du Soleil ; autre raté grave : il n’est pas expliqué la rancœur populaire antiSémite des années 1930, pour en comprendre les sources qu’il conviendrait de ne pas reproduire. Le ProSémitisme culturel et l’enrichissement de familles juives hors des rudes tâches de production avaient apparemment généré une réprobation populaire, puis une large approbation des confiscations antiSémites. La communauté juive ne semble pas l’avoir compris, se contentant de hurler en agitant l’épouvantail génocidaire, sans changement d’attitude, au contraire même, semble-t-il. Ne pas chercher à comprendre le point de vue opposé, à désamorcer la colère qui couve, c’est prendre un gros risque. A mon avis, ce n'est pas une erreur aveugle, mais une marche sur le fil du rasoir : entretenir sciemment l'hostilité qui évite la dispersion/dissolution de la communauté, contrôler cette hostilité pour qu'elle ne tombe pas dans la violence meurtrière ; c'est un jeu très dangereux, et encourager l'inimité me semble une faute lourde, mentir en prétendant oeuvrer là contre le racisme aggrave les choses. Les guides et éducateurs dominants ayant choisi le communautarisme mettent en danger de vrais innocents qui seraient victimes aussi d'un retour de bâton raciste, c'est grave.
    Je comprends que la pure description (factuelle et psychologique) de ce qui a été vécu constitue une tâche d’historien, pouvant intéresser certains réalistes. Moi, cela ne m’intéresse pas, la crédibilité de ce monde me paraissant douteuse et celle de son passé : plus encore. Par contre, certains historiens ou professeurs d’Histoire disent autre chose, qui m’interpelle : "regardez, aujourd’hui avec nos yeux modernes, ce qui s’est passé, et COMPRENEZ les erreurs qui ont conduit aux drames, afin de ne pas prendre les mêmes risques aveuglément".
    L’engrenage ProSémitisme/AntiSémitisme/Shoah n’étant pas du tout traité, le plus frappant concernait la Révolution Française : "les quelques nobles qui oppressaient le petit peuple très majoritaire, en gouvernant la Loi, la police et l’armée, en monopolisant la richesse sans travailler, auraient dû comprendre que l’injustice organisée allait générer plus grave qu'une sourde colère : la révolution et leur passage à la guillotine; en cherchant la satisfaction maximale aux dépens d’autrui, on risque de générer une violence extrême à ses propres dépens, ce qui constitue à terme un très mauvais calcul". Cette leçon de morale humaniste (anti-égoïste et anti-communautariste), de logique sociale, de justice politique, était compréhensible, éclairante, amenant une prise de conscience pour l’enfant en quête effrénée de luxe, guidé par la publicité ou les histoires de princesses. Il était instructif de formuler un possible scénario alternatif anachronique ("what if"…) évitant l’extrême violence, telle qu’une auto-abrogation des privilèges, effort de justice très douloureux et pourtant salutaire pour les individus nés en position de possédants oisifs. Certes, la démocratie a remplacé le système féodal, et la question des années 1700 n’est plus d’actualité, mais le mécanisme peut se reproduire : les quelques familles commerçantes bourgeoises et possédantes terriennes étaient menacées de révolution communiste par la masse des ouvriers industriels et agricoles, travaillant bien plus dur pour un niveau de vie bien moindre ; les opulents et dépeuplés pays occidentaux sont maintenant les exploiteurs des très nombreux travailleurs asiatiques travaillant bien davantage en étant rétribués une misère, et ne pesant rien dans les décisions mondiales. Procéder à une courageuse auto-critique, bousculant notre confort, pourrait être salutaire avant une explosion de violence compréhensible. Si notre domination financière et militaire n’avait rien à voir avec la position des nobles de 1788, cela n’enlèverait rien à la question, l’éventuel parallèle n’apportait qu’une illustration possible, onirique peut-être, de toute façon ; cela n’enlève rien au danger de punition qui nous menace, à la honte coupable que je ressens. Votant pour conserver nos privilèges, ou acceptant la Loi d’une majorité locale d’égoïstes injustes, nous méritons (à mes yeux) d’essuyer une révolution nous apportant la misère au prorata de notre travail – et, puisqu’il y aurait résistance militaire sanglante de la part de nos nations et majorités, il y aurait peut-être sanction sanglante si nous perdons. Si au contraire l’Occident démocratique gagne, le terrorisme chronique nous punira autrement, avant un éventuel enfer éternel, post mortem ; cela ne vaut-il donc vraiment pas la peine de se remettre en question ? Oui, je délire, mais peut-être que les enfants dans un siècle se verront présenter en cours d’Histoire le tableau de privilégiés occidentaux aveugles fonçant dans le mur, en ayant fait taire les quelques anormaux percevant le problème. Certes, la critique est facile quand trouver une solution est infiniment ardu, mais j’entrevois des pistes majeures dans la démocratie mondiale sans frontière, la rétribution non-tranmissible des fruits du travail individuel; les principaux problèmes sont que cela constituerait une incitation au natalisme misérabiliste (multipliant les voix familiales ou locales, alors que la croissance exponentielle n’est pas vivable sur une planète finie) et un frein à l’ingénieux remplacement du labeur pénible par une mécanisation facilitant la vie quotidienne. Et puis une majorité peut se tromper, les moutons semblent suivre les leaders flattant l’égoïsme de chacun. Rien n’est simple, mais il y aurait un immense chantier de réflexion, cherchant des réponses cohérentes sans accepter l’injustice sévère à notre profit (triomphe capitaliste occidental), qui peut tourner très mal. En théorie pour moi, au vu du passé peut-être pour les Réalistes.
3/ Un point me gêne dans l’approche historienne pure, même dans sa variante avec recul anachronique : le risque de partialité. Que les victoires napoléoniennes soient présentées comme de grandes victoires pour la France serait compréhensible si l’on ajoutait le point de vue anglais et allemand exactement opposé, pour comprendre les volontés se faisant face, le triomphe des uns et le drame des autres, l’enrichissement par conquête et la ruine par pillage. De même : l’esclavage avait une logique économique et un justificatif pseudo-religieux ad hoc, entendu, mais qu’on nous montre tout autant le point de vue des esclaves, le sentiment de haine absolue qu’ils ont pu ressentir, tant devant leur drame quotidien que devant les discours de leurs bourreaux prétendument chrétiens, démocrates, humanistes, généreux. Avec une Histoire unilatérale, on retombe dans la situation récente et actuelle (anti-communiste puis anti-islamiste) de média et experts nous dressant à la guerre, sans seulement présenter les raisons solides (rationnelles et morales) de nous considérer en face comme le camp du Mal, du mensonge et de l’injustice criante. Ne nous étonnons pas de sauter sur une bombe… Ou plutôt : hurlons au scandale démoniaque, INCOMPRÉHENSIBLE, simplement parce ce que tel est l’avis local dominant, condamnant toute ébauche de compréhension. Par honnêteté, je demanderais simplement qu’on cesse de prétendre que l’école a pour vocation d’éveiller au recul, à l’intelligence, à l’esprit critique, au libre arbitre, et on me fait taire, bien sûr.
    Eviter toute auto-critique apporte à la fois confort et danger. Et même si le proSémitisme perdure ou s’accroît, je pense que c’est le proOccidentalisme qui est le plus grave, nous conduisant vers un Auschwitsu anti-occidental. Au lieu de tirer les leçons de la Shoah en décelant le mécanisme à éviter, les Occidentaux reproduisent ce mécanisme aveuglément, consommant le fruit du travail productif Asiatique et jouissant de l’argent, de la parole, du pouvoir dominant… Comme je le disais plus haut, la malhonnêteté occidentale au sujet d’Israël (rendu aux Juifs sans rendre les USA aux Amérindiens) semble simplement nous diriger vers une révolution musulmane avant la révolution asiatique. C’est logique, c’est très compréhensible, hélas. Ce serait évitable si les dominants et "penseurs" autorisés, ou les anonymes en majorité, voyaient un peu plus loin que le lendemain. Ou acceptaient simplement d’entendre la question posée, au lieu de l’étouffer sans réponse. Le cataclysme n’est certes en rien une fatalité, l’esclavage ayant duré des siècles sans révolution sanglante, et je pourrais de toute façon me réveiller dans un autre monde – il n’empêche que la culpabilité est là, lourde. Heureux les inconscients… (pour l'instant) mais qu’ils ne donnent pas de leçon, là c’est trop.
    Je pensais qu’il y avait une autre voie. Je ne vois pas en quoi était coupable la tentative de retrouver une cohérence dans les principes, de résoudre les contradictions, au risque de l’inconfort frugal. La sagesse de l’âge aboutit-elle à se foutre de tout pour préférer le confort immédiat? Peut-être mais ça ne colle pas quand cela aboutit à me donner TORT sur la liberté que je prends par rapport aux droites lignes historiennes. A mon avis, la prétention relativiste s’éteint là, n’étant plus crédible.
4/ Je n’arrive pas à digérer le principe de richesse sans mérite personnel. Un livret des Témoins de Jéhovah, distribué gentiment, titrait "Argent et morale sont-ils conciliables ?" (concluant que s’enrichir est bien sauf si la course à l’enrichissement détourne des indispensables temps de lecture de la Bible…) ; je dirais quant à moi que l’argent du commerce est toujours gagné aux dépens d’autrui (fournisseurs ou clients), que l’argent des salariés haut placés résulte d’une adhésion au principe de mépris vis à vis du travail de peine, le confort dans l'autarcie individuelle pourrait être moral mais parait peu crédible. Si la société n’est qu’un jeu, où triomphent certains et croupissent d’autres, indépendamment de leur mérite, je comprends que certains en refusent les règles. Personnellement, je ne suis pas tenté par les actes rebelles d'apropriation, et je ne vole pas, mais je m’approuve rétrospectivement d’avoir refusé la "réussite" universitaire et professionnelle qui m’aurait fait passer dans le camp des profiteurs (au sein de cette société, même si géopolitiquement je suis profiteur en étant salarié occidental – voir le débat de conscience précédent). Selon mes souvenirs, c’est un concours de circonstances qui m’a conduit là à l’adolescence, pour (tenter de) me rapprocher de ma copine perdue, dernière de la classe, mais je regrette que mon enfance ait été trompée, bluffée par une apparence de logique morale. Jamais je n’aurais cherché à avoir de bonnes notes à l’école si on m’avait avoué que le réconfort n’est pas spécialement une récompense de l’effort, que le principe de réussite et d’argent n’est pas un juste retour sur ce que l’on a apporté de bien pour autrui, que l’intelligence doit viser l’opulence écrasant les faibles et non l’humble frugalité payant le bénéfique labeur d’autrui, que la réflexion est une affaire réservée aux spécialistes institutionnels. Ce site n’existerait pas, effectivement, mais cette vie me dégoûterait tant que je serais sans doute mort, ou devenu légume, mis sous perfusion par des docteurs faisant n ‘importe quoi pour une raison ou une autre, ou une raison et son contraire. C’est très triste. De là à devenir kamikaze, déclarer forfait en punissant les menteurs odieux qui triomphent, il n’y a qu’un pas. Ce ne sont que des marionnettes aveugles, apparemment, et s’ils me blessent trop, je peux nous exploser, ce n’est pas bien grave. En espérant me réveiller dans un monde moins pourri, ou m’éteindre pour trouver une paix. Enfin... non, vraisemblablement pas, je n'aimerais pas être un personnage violent, surtout risquant de blesser une innocente simple d'esprit, je suis seulement dégoûté, à vomir… Mais je comprends assez bien les personnages qui se font méchamment exploser au milieu d'électeurs se prétendant malhonnêtement innocents.
    Ce que je dis sera classé dangereux, criminel, j'en ai conscience. Oui, il y a potentiellement danger, mortel, et il parait criminel de cacher les contradictions criantes, d'étouffer les solutions, par choix communautariste ou égoïste.
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Ajout Z36, 18/03/2006 : Contrat Première Embauche
    Gérard C., un ancien élève de mon père, lui a transmis une "Lettre ouverte aux jeunes ‘anti-CPE’ " qu’il a écrit. Celle-ci est très intéressante, expliquant que le travail s’en va actuellement vers les pays plus souples en droit du travail, qu’on le veuille ou non. Cette analyse me semble simplement à compléter, car la Grande-Bretagne bâtie par Mme Thatcher me semble condamnée aussi, après quelques années de répit.
- Le travail pour tous, à vie, sans concurrence, existe: dans les pays communistes. On peut avoir foi en cette utopie, mais le tableau de ce monde confirme l’intuition sceptique selon laquelle ça ne marche pas : ce fonctionnariat généralisé n'a semble-t-il abouti qu'à la misère, même avec dictature broyant toute résistance. C’est logique: s’il n’y a plus la carotte (enrichissement personnel) et le bâton (la ruine par triomphe de la concurrence accaparant le revenu), l'effort devient facultatif, et presque plus personne ne travaille vraiment; même avec une police ultra-sévère et omniprésente, avec un endoctrinement dès l’enfance éduquant au travail désintéressé, le résultat semble la misère pour tous (sauf quelques apparatchik dominants). Jeunes en colère, votez communiste si vous voulez, mais ne soyez pas étonnés si ce n’est pas majoritaire.
- Certains d'entre vous, jeunes, gagneront la planque socialiste du fonctionnariat en pays libéral, cumulant la tranquillité des cadences libres et de l'emploi garanti à vie, les grèves chroniques sans risque (et même éventuellement payées, pour accepter de reprendre le travail) ainsi que leurs acquis : les salaires de type privé occidental (ou supérieurs pour le bas de l'échelle), la hausse de salaire automatique à l'ancienneté, les retraites anticipées ou horaires allégés. Mais cela va s'écrouler quand le système privé, parti ailleurs, cessera d'alimenter les finances publiques par l'impôt. Le mouvement actuel, la délocalisation privée, conduit à un effondrement pour tous ici, et non à généraliser les privilèges de nos fonctionnaires profiteurs. Vous pouvez rêver, exiger, hurler, jeunes gens, mais vous vivrez vraisemblablement autre chose.
- Quelques libéraux parmi vous prétendent qu'en sacrifiant des acquis sociaux, qui nous pénalisent face à la concurrence anglo-saxone, nous resterons prospères. Certes, cela peut retarder la fuite privée allant vers l'Angleterre ou les USA, mais ces pays eux-mêmes voient comme nous leurs industries (et services) s'exporter massivement vers l'Asie, sans mystère: pour produire moins cher ce que nous choisissons d'acheter moins cher. Les anglo-saxons pourront surfer quelque temps dans un rôle de banquiers faisant travailler les lointains prolétaires, jusqu'à ce que ceux-ci s'aperçoivent qu'ils peuvent faire ce travail eux-mêmes, pour infiniment moins cher. Les enchères décroissantes sont sans limite, croire qu'elles s'arrêteront à notre profit parait naïf.
- Vous pourrez refuser la délocalisation, la concurrence étrangère, en élisant des nationalistes, en rétablissant des frontières verrouillées. Ce serait aussi possible en dévaluant de 95% la monnaie, ou simplement si nous cessons tous d'acheter des produits étrangers, à rapport qualité-prix imbattable. Les produits étrangers bon marché disparaîtront, ceux que nous pouvons fabriquer deviendront réservés aux plus riches : sans la concurrence ultra-sévère des produits Made in China, les produits Made in France verront leurs prix décupler (principe marketing du monde libéral: la concurrence est l'unique frein aux prix maxima trouvant preneurs), et la marge bénéficiaire énorme réalisée par les importateurs et commerçants s’éteindra, faisant disparaître beaucoup de nos riches, qui avaient la possibilité d'acheter les onéreux produits made in France, d’où effondrement de la production locale, de la masse salariale, fin de la société de consommation. Ce n'est peut-être pas aussi simple que cela, mais quantité de mécanismes automatiques conduisent à la misère. De l'autre côté (sans liberté des prix), la variante communiste du nationalisme autarcique, à l'albanaise, parait aussi tendre à l'effondrement du niveau de vie occidental.
- Si vous vous demandez "pourquoi cette évolution atroce? qu’est-ce qui a engendré ce drame?", chaque camp vous dira que c'est la faute de ses opposants. Je vois les choses autrement: vous avez été élevés dans une bulle privilégiée, ne partageant pas la misère du monde, et le réajustement d’équilibrage nous entraîne lourdement vers le bas, c’est assez logique (et les plus fragiles paient les premiers: les jeunes en recherche d'emploi avant les anciens casés, eux-mêmes avant les retraités libérés, les employés du privé avant les fonctionnaires, chacun exigeant farouchement le maintien de ses privilèges, à l'exemple des intermittents du spectacle). En distribuant la médecine efficace sur Terre tout en respectant les traditions natalistes, en automatisant les tâches pour libérer du labeur de peine, nous avons simplement produit beaucoup plus de candidats à l'embauche que nécessaire, et la loi de l'offre et la demande que l'on pensait conduire à la prospérité nous amène à la misère. Sans être angéliste, on peut ajouter que le mouvement d’ouverture des frontières a été promu très activement par les fonctionnaires socialo-communistes pour obtenir des produits bien moins chers (donc un niveau de vie très accru, sans percevoir que, même si eux n’étaient pas soumis à la concurrence, ils allaient tuer en quelques années l’économie privée locale assurant leur salaire), et par les financiers capitalistes comptant puissamment s’enrichir (en vendant 3 fois moins cher que les produits locaux des produits achetés 100 fois moins cher, sans vouloir une hausse de niveau de vie dans les pays producteurs).
    Conclusion : je suis d’accord que les jeunes peuvent hurler, ils obtiendront peut-être victoire contre cet assouplissement à l’anglaise du code du travail, ils auront simplement davantage encore de mal à trouver du travail ; j’ajoute que la ruine semble pointer de toute façon à l’horizon, pour tous (chômeurs, employés du privé, fonctionnaires, retraités). Ce n’est pas un scandale, mais un douloureux réveil d’enfants gâtés-pourris : simplement, nous allons partager la misère du monde, nous aussi. Sans matières premières, refusant les travaux pénibles, nous ne pouvions pas vivre éternellement comme des princes. Nos ancêtres sont sortis de la misère en dévalisant le monde, puis en soutenant des dictateurs ayant besoin d’armes contre leurs populations et voisins, il est compréhensible que cela ne dure pas éternellement, et la sévère logique économique, heurtant vos exigences de confort, vaut mieux qu’une révolution sanglante type 1789 ou 1917, un génocide type 1944. Je crois.
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Ajout Z37, 23/03/2006 : Corrections partielles
    Mon père précise que les propos que je lui prête ne reflètent pas sa pensée, qu’il présente souvent comme affirmations des hypothèses pour engager le débat, qu’il n’a jamais dit certaines choses que je l’ai entendu dire (j’ai dû rêver, cauchemarder), que l’on ne peut pas me répondre tant que j’emploie des déterminants faussant le débat (comme "s’enrichir PUISSAMMENT") en contenant une réponse partisane sur ce que je prétends demander, qu’il est faux de dire que les fonctionnaires sont socialo-communistes et que la délocalisation n’enrichira pas les pays vers lesquels elle a lieu.
    Je m’explique :
1/ C’est la dernière fois que je cite ici une personne (ou un personnage si je rêve), dorénavant je dirais "quelqu’un", entendu. Je ne prétends absolument pas cerner toutes les pensées et réserves intérieures de chacun, je n’ai accès qu’aux paroles entendues. Pour ce qui est d’avoir rêvé, c’est tout à fait possible, mais je ne prends pas cela comme une critique : tant que personne ne m’aura indiqué un critère crédible départageant le réel du rêvé/cauchemardé, je considérerai simplement que l’accusation d’avoir rêvé est du vent. Personnellement, j’écris ce que je dis, et si on critique mon texte, je le relis, je reconnais mon erreur ou explique ma position (ou je renierais ce texte si je me réveillais dans un monde contenant des textes dits miens que je ne reconnais pas et désapprouve).
2/ Les qualificatifs que j’emploie expriment le sentiment que j’ai des choses. Je ne prétends aucunement que tout lecteur est tenu de les partager, les approuver comme vérités indiscutables : je parle explicitement à la première personne, j’emploie déjà presque une fois sur deux le mot sembler/paraître, au risque d’être lassant, même pour moi-même. Je ne vois absolument pas pourquoi tout devrait être dit d’un ton neutre, sans vague ni gravité ni émotion personnelle, quand ce n’est aucunement prétendu constituer une vérité universelle obligatoire. Si un catholique pratiquant me demande de lui expliquer ma position "vu que l’agnosticisme parait gravement incroyant et criminellement irrespectueux", je peux entendre cela, et lui expliquer pourquoi ma position en terme de croyance ne me semble ni grave ni criminelle, je voudrais qu’il m’explique si sa condamnation sévère persiste après ces explications, mais pourquoi lui interdirais-je au départ d’exprimer son sentiment (traduisant pour lui l’enjeu du débat, le malaise qu’il ressent) en prétendant que cela annihile toute possibilité de réflexion et d’analyse contradictoire ? Non, je ne comprends pas, du tout. Oui, j’observe des "personnages" (personnes peut-être virtuelles) qui discourent tout doucement en évitant la moindre vague, adorent le verbe pour le verbe, exposent des concepts désincarnés, purgés de toute conséquence choquante, c’est une autre approche, mais il n’est pas convainquant qu’ils se prétendent les détenteurs de la seule et unique façon de s’exprimer correctement. Si c’est une tradition ou un mode requis dans tel milieu (universitaire, associatif, …), je le comprends, mais pourquoi me donner tort si je ne prétends pas m’imposer dans ce milieu ? Dans le détail : pour ce qui est de l’expression "s’enrichir puissamment", l’expression qualificative me semblait nécessaire à exprimer ce que je voulais dire – si un importateur s’enrichit de 0,01 Euro par Euro de marchandise transmise, cela peut assurer son enrichissement modéré sans rien à redire, mais on m’a rapporté le cas (local, sans faire la Une des médias) de produits asiatiques (manufacturés, non périssables) vendus ici 35 Euros, et achetés 48 centimes transport compris (information qui aurait dû rester secrète) – je suis choqué, et je le dis, simplement. Si ce n’était pas choquant, cela ne poserait pas problème, alors pourquoi faudrait-il bannir de mon texte le sentiment qui le justifie ? [Certes, une certaine idée de la communication affirme qu’il faut exposer des faits bruts, des vérités indiscutables, et c’est à chaque lecteur de se faire sa propre opinion, mais mon approche n’est pas celle-là, puisque je ne suis pas certain que ce monde existe et qu’il y ait de vérité indiscutable, ni même que les personnages d’autrui fassent plus que sembler penser.] J’ai entendu à la télévision un chef d’usine chinois soupirer qu’il était malade quand il voyait le prix de vente occidental des produits qui lui sont payés une fraction infime de ce prix, l’obligeant à des cadences extrêmes au détriment de la perfection des produits. Je confirme mon opinion que l’importation des produits chinois semble une course effrénée au profit pour les importateurs, non une modérée prise de commission sur la distribution, visant le simple équilibre viable sans trop de risque. Certes, si un des concurrents délocalise, faire pareil peut être une question de survie pour les autres, contraints de suivre la chute des prix, mais dans tous les cas, je suis persuadé qu’il s’agira de payer un minimum aux producteurs pour vendre le maximum possible compte tenu de la concurrence. Si la survie est acquise, la course au bénéfice continue vers la prospérité éclatante. Et c’est cela qui change tout : la délocalisation qui génère la réduction du nombre de travailleurs occidentaux ne m’apparaît pas du tout constituer un mécanisme de concurrence loyale équilibrant les richesses et partageant les enrichissements, mais comme une exploitation de la misère lointaine pour créer des richesses maximales ici, pour certains – à court (ou moyen) terme, tant qu’il y reste (ou restera) des clients occidentaux solvables. Le seul mot "s’enrichir" (comme avec un livret d’épargne dépassant de 1% l’inflation) ne contenait pas du tout cette idée.
3/ Effectivement, ce n’est pas la totalité de ce que je dis qui est formulé en tant que questions, mais puisque les questions que je formule en clair ne reçoivent aucune réponse, je parle, j’identifie des contradictions entre bonnes intentions prétendues et mauvaises actions effectuées, et cela appelle – je ne peux pas le répéter à chaque ligne – une réponse m’éclairant sur la cohérence du point de vue prétendu (hors réponses navrantes du type "le sacré religieux interdit de réfléchir", "l’égoïsme universel justifie tous les mensonges", qui entraîneraient une mise à la poubelle de la conscience morale, un je-m’en-foutisme universel – dont je ne suis hélas plus très loin). La question essentielle que je pose en clair, demandant explicitement une réponse, est celle-ci : sans racisme ni fanatisme religieux, pourquoi aurait-on rendu Israël aux Hébreux et pas les USA aux Amérindiens ? (avec soutien confirmé et réitéré pour Israël, hypothèse même pas envisagée pour les USA). Les néo-nazis grognent que le monde était dominé par les Juifs américains, que ça n’a pas changé, mais je ne comprends pas pourquoi les Soviétiques et Chinois auraient approuvé à l’ONU la décision de 1948. Au lycée en 1981, les cours d’Histoire s’arrêtaient à 1945 sur le dramatique chapitre de la Shoah (le génocide amérindien étant lui hors-programme) ; on me dit que l’Histoire récente n’est pas de l’Histoire, faute de recul suffisant, et qu’il n’est pas possible de traiter la création d’Israël auprès de filles voilées et de garçons portant la kippa, farouchement convaincus de vérités contraires, sacrées ; bon, alors les cours d’Histoire ne permettent pas de comprendre l’actualité. Comme les cours de Philosophie constituent un appel à l’adoration des "grands auteurs" avec condamnation sévère de toute argumentation logique personnelle hors-norme. Hélas. Il ne faut pas s’étonner si ceux qui se disent l'élite des jeunes manquent de lucidité et hurlent des exigences sans recul : la Culture classique (et "moderne") ne sert apparemment qu’à discourir entre lettrés, pleins de "savoir" conventionnel et sans enjeu, à côté des problèmes. J’ajouterai une parenthèse, vues les violentes manifestations présentes d’étudiants anti-CPE : je ne comprends pas en quoi une action de grève, pour des improductifs n’assurant pas de service, est une forte pression poussant les gouvernants à reculer – si cette année les universités produisaient zéro diplômé, en quoi serait-ce une calamité ? Certes, les facultés de médecine et écoles d’infirmières répondent à une pénurie, déjà compensée par immigration massive de diplômés (et davantage en ce sens serait possible), mais des filières en révolution comme les facultés de sociologie, de psychologie, de lettres, produisent quantité de hauts-diplômés sans utilité sociale, et s’il y en avait zéro dans les dix années à venir, cela ne changerait presque rien, les enseignements de ces disciplines pouvant eux-mêmes disparaître sans calamité, sans poste à remplacer, diminuant simplement le déficit public, le coût de la dette pour les contribuables. [Même les "grandes écoles" et beaucoup d’écoles d’ingénieurs semblent produire une pseudo-élite qui, sur le terrain, ne brille absolument pas par sa compétence ou capacité créatrice. La formation en entreprise (ou administration), ciblée sur le besoin, pourrait répondre bien mieux aux nécessités du travail. Les étudiants, en s’avérant inaptes à convaincre de leur utilité, ne font d’ailleurs pas preuve de qualités intellectuelles impressionnantes, qui mériteraient la rétribution haute et stable qu’ils exigent.] Finalement, cette grève ressemble plutôt à une grève de la faim, aux dépens des grévistes eux-mêmes, puisque leurs diplômes allaient leur servir à "justifier" le refus des travaux de peine "ne correspondant pas à leur profil". Certes, si les examens sont repoussés d'un an, les parents d’étudiants (et les contribuables pour les boursiers) peuvent être contrariés de voir les études s’éterniser ; c’est le principe des barrages routiers et des grèves fonctionnaires : si les "grévistes" bloqueurs embêtent les gens en expliquant que c’est leur seul moyen de se faire entendre, ils escomptent que les personnes embêtées déclareront le gouvernement responsable, et feront pression par la menace de voter ailleurs. C’est impopulaire, le pouvoir de nuire étant une force peu sympathique, subie par les faibles sans recours ("pris en otage" selon une expression galvaudée). Aucun rapport avec le principe de la grève comme juste contre-pouvoir au capitalisme : des employés enrichissant un patron peu-partageur cessent le travail en demandant une moins minime part des bénéfices, d’où compromis patronal pour un peu plus de partage, ou faillite au profit de la concurrence en ruinant conjointement le patron et les grévistes. Les jeunes semblent n’avoir rien compris à cela, et c’est peu étonnant : ils ne font que suivre l’exemple de nos fonctionnaires, brillants leaders en matière de grève – pratiquée sans risque et à la moindre contrariété.
4/ Je sais pertinemment qu’il y a des fonctionnaires de droite, des fonctionnaires aux USA temple du libéralisme. Je ne faisais qu’exprimer différentes tendances, sans me référer à des partis ou pays ayant confisqué un qualificatif. Si le vocabulaire était clair, il y aurait moins de malentendus : l’URSS communiste se qualifiait de Socialiste quand en France les Socialistes et Communistes se désapprouvaient profondément (entre nationalisations partielles payées par l’impôt et nationalisations totales par réquisition), les USA se qualifiant de paradis libéral sont farouchement opposés à la liberté de partager en enfreignant les lois capitalistes de propriété personnelle transmissible. Le tableau que je voyais était le suivant : A/ le rêve communiste interdit la richesse personnelle, l’entreprise privée, il vise la réquisition complète de toutes les énergies pour le bien commun, avec 100% de fonctionnaires et aucune duplication stérile au titre de la concurrence; B/ le rêve libéral, avec 0% de fonctionnaires (même police, justice, prison privatisées) compte que la prospérité résultera de l’application universelle et loyale des lois du marché, l’équilibre entre l’offre et la demande, la pression de concurrence pour une amélioration perpétuelle, l’appât universel de l’enrichissement personnel et familial; C/ au milieu se situe le libéralisme social ou socialiste, tirant l’efficacité de l’appât du gain et imposant par la loi et la police un peu de redistribution pour tous, ce qui va du gaullisme au parti socialiste, entre rose pâle et rose foncé. J’ai bien conscience que dans ce dédale de voies et de nuances, chacun fait des choix partiels et accepte des compromis. Je n’en soupire pas moins quand je vois un fonctionnaire faire, pour ses achats, jouer à fond les très rudes lois de la concurrence, de la course au rendement-maximum/prix-minimum, dont il est lui-même protégé (et exige de le rester, en cas de menace de privatisation) et je répète ma conviction que la cohérence morale (sauf égoïsme ou communautarisme revendiqué) consiste à traiter autrui comme on entend être traité. Je classe personnellement comme paraissant profiteur et menteur le retraité CGTiste qui achète des actions rémunérées aux dépens des employés (du moins si c’est pour faire fructifier son épargne et non pour pousser de l’intérieur le système à l’auto-destruction). Je ne prétends pas que j’ai raison et qu’ils se trompent, je leur demanderais simplement de m’expliquer leur cohérence. Pour les mots que j’ai employé : je confirme que le statut fonctionnaire (emploi à vie sans concurrence, type communiste) avec salaire occidental et liberté de grève (type privé) ne relève ni du communisme pur, ni du libéralisme pur, mais de la voie médiane que je qualifiais de socialiste. Le mot social aurait peut-être pu convenir, mais vouloir le bien des travailleurs ou de tous n’expliquerait pas pourquoi on favorise les fonctionnaires en taxant les entreprises privées – qui pressurent d’autant plus leurs travailleurs (ou les renvoient en délocalisant) pour maintenir leurs marges – ce n’est pas socialement clair, cela ressemble davantage à un compromis politique de clientélisme, et le mot socialiste (référence au Parti Socialiste Français) me semblait un peu mieux convenir. Autre litige : quand je disais que les fonctionnaires socialo-communistes avaient voulu l’ouverture des frontières pour faire baisser les prix donc augmenter notre pouvoir d'achat, j’aurais peut-être dû marquer socialistes, c’est vrai, vu que l’idéal communiste est l’internationale des travailleurs, égalitariste, qui ne conduit absolument pas à obtenir en Occident un niveau de vie encore accru, mais à descendre humblement jusqu’à partager celui de l’ancienne RDA ou de Cuba ; là, je me mélangeais avec le discours électoral du Parti Communiste Français, qui promet une hausse du pouvoir d’achat pour les petits salariés de notre pays.
5/ Je n’ai jamais prétendu que la délocalisation n’allait aucunement améliorer le sort des pays recevant l’industrie. Cela ne semble simplement pas du tout le but, mais un effet connexe, positif à mes yeux et plutôt néfaste aux yeux des financiers délocalisateurs. Si la délocalisation visait explicitement la justice sur Terre et le partage des richesses, il serait moralement douteux (raciste ou xénophobe ou géo-aristocratique) de s’y opposer en hurlant, mais je ne suis pas sourd à un argument entendu d'une collègue: "moralement, je suis contre la mondialisation qui est faite: si c'était pour sortir des très-pauvres de la misère, ce serait compréhensible, mais ce sont des capitalistes esclavagistes qui délocalisent, uniquement pour s’en mettre plein les poches en laissant dans la misère les ouvriers là-bas: si le niveau de vie de ceux-ci augmentait, avec plein d’emplois indirects en retombée, cela diminuerait le pouvoir industriel de faire accepter les cadences infernales pour un salaire minimal, c’est le contraire du but cherché". Effectivement, c’est une logique possible, et elle cadre totalement avec la logique libérale de maximiser les profits des investisseurs. Quand un conseil d’administration décide de délocaliser, je ne crois vraiment pas que ce soit un élan du cœur signifiant "nous venons de comprendre que ces pauvres travailleurs lointains ont droit à sortir de la misère", ce qui enthousiasmerait peu les actionnaires et banquiers, contrairement à une opportunité de générer un bénéfice accru ici. Parfois, avec des intentions humanistes et généreuses (personnelles du grand patron se cherchant une bonne conscience, ou par simple calcul publicitaire pour l’honorabilité de la marque), intervient à fonds perdus une assistance à des handicapés insolvables ou des miséreux malades outre-mer, j’ai noté cela mais jamais à propos d’une délocalisation conséquente d’emplois, les emplois locaux perdus n’attirant ici qu’une franche hostilité pour le patron et l’entreprise. Toutefois, je comprends que des ouvriers du tiers-monde, même sous-payés, peuvent survivre et un peu consommer grâce à un petit salaire, là où le chômage les aurait conduit au dépouillement absolu jusqu’à la famine ; la délocalisation tend donc à enrichir un petit peu les pays lointains et ici les consommateurs restant employés, tout en appauvrissant nos salariés perdant leur emploi, tout en enrichissant puissamment les possédants délocalisateurs. Ce n’est pas incompatible, et mentionner un des aspects n’est aucunement nier les autres. Certaines accusations d’erreur lourde sont des erreurs lourdes, il faut lire très attentivement avant d’accuser un écrit sur une interprétation généralisante dépassant le texte. Si parfois je manque à ce devoir: mea culpa, mais il serait plus enrichissant de me le reprocher là où cela s'est éventuellement produit, non en me faisant subir le même sort injuste.
6/ De même, quand je parlais des "privilégiés intermittents du spectacle", on pourra clamer que le poste précaire d’intermittent est bien moins privilégié qu’un emploi fixe, qu’il est honteux de prétendre que les intermittents sont des privilégiés. Il suffit d’expliquer l’erreur d’interprétation, la lecture erronée, et le malentendu devrait disparaître, entre gens de bonne volonté : les emplois à vie sont privilégiés par rapport aux emplois en danger de faillite, les emplois à temps plein sont privilégiés par rapport aux petits boulots courant d’un employeur à l’autre sans rémunération des temps et frais de trajet, les emplois durables sont privilégiés par rapport aux temporaires, les intermittents du spectacle sont privilégiés par rapport aux intermittents agricoles, ce n’est en rien contradictoire. La généralisation des privilèges ne paraît pas viable sans faillite, la perte des privilèges semble aboutir aux enchères décroissantes sans fin et à une ruine aussi. Rien n’est simple, mais quand un excité hurle que ce sont ses "acquits" à lui qui sont sacrés, qu’il serait odieux de les remettre en cause, que le drame des "encore moins protégés" est hors-sujet, je ne suis simplement pas intéressé, considérant que sa position est simplement égoïste, ou corporatiste, c’est-à-dire professionnellement communautariste.
    J’ai vu un reportage récent (France 2, "un œil sur la planète") consacré au Canada, pays accueillant et intégrateur mais dit communautariste, le multi-culturalisme y étant même inscrit dans la constitution. Il était expliqué qu'il avait failli être accepté que la loi islamique puisse s’appliquer dans la communauté musulmane (afin de désengorger les tribunaux saturés), à l’exemple de ce qui se pratique déjà dans les communautés juives et chrétiennes de ce pays. Une Irano-Canadienne, hostile au communautarisme, expliquait que les lois communautaires brimant les femmes constituent une culture rétrograde, et que la nation ne doit pas les encourager. Le projet a finalement été enterré, et par souci d’équité, les équivalents juifs et chrétiens ont été aussi abolis au Canada. Effectivement, l'hyper-communautarisme fait réfléchir : à mon avis, si le communautarisme n’existait pas, le racisme n’existerait pas non plus. "Non au communautarisme" contiendrait "Non au racisme" qui contient "Non à l’antisémitisme", et le premier terme suffirait. "Non au racisme et à l’antisémitisme" est presque le contraire puisque l’apparente contradiction (manque d’égalitarisme non-raciste entre les victimes de racisme) semble signifier "Non au racisme mais Oui au communautarisme sémite". Ceci dit, il faudrait très sérieusement discuter pour définir un communautarisme sans tendance raciste, évitant l’amalgame : il n’y a effectivement pas du tout équivalence logique entre "il n’y a pas de racisme sans communautarisme" et "il n’y a pas de communautarisme sans racisme". Moi, ça me paraît clair : la communauté des joueurs d’échecs ou des maquettistes irréalistes (what-if modellers) n’a aucun rapport avec la race, le statut involontaire acquis à la naissance, il est relatif à des choix et préférences, des actions personnelles. Je tendrais donc à dire "Non au communautarisme de sang". Hitler resterait un monstre pour avoir brûlé vif des bébés simplement mal nés à son goût, mais ceux des parents juifs qui éduquent leurs enfants à préférer les individus de sang juif seraient coupables "également" (quoique moins, évidemment) et non le symbole du Bien innocent. L’AntiSémitisme et le ProSémitisme seraient condamnés, et l’Anti-ProSémitisme ne serait plus prétendu AntiSémite, malgré l'amalgame que les ProSémites (guidant apparemment les médias et le monde des livres) sont parvenus à faire entrer dans les bases occidentales pour couvrir leurs pratiques. Ceci dit, la religion judaïque peut-elle se présenter comme un libre choix rituel de chacun, sans communautarisme de sang (sans exclure un non-descendant d’Abraham, et sans pousser à préférer les descendants d’Abraham) ? C’est possible, je ne sais pas, j’aimerais que des israélites non-orthodoxes me l’expliquent. Cela me semble extrêmement important, pour montrer l’honorabilité de cette religion, indépendamment des dérives regrettables, et dangereuses. Pourquoi ne pas en faire un élément public de discussion et débat, éclairant les spectateurs au lieu de les irriter par le rabâchage sempiternel de l’affirmation qu’une victime juive est bien plus grave qu’une victime quelconque? Hélas, je crains que mon espoir timide soit déçu. On verra.
    Ceci dit, le communautarisme non lié au sang n’est pas forcément angélique non plus. Si la confrérie des joueurs d’échecs n’est qu’un espace d’amitié durant les temps de loisir, tout va bien, mais cela peut déboucher sur des extrémismes comme "les non-joueurs d’échecs sont tous des cons !", et ce mépris virulent n’est pas moins injuste que l’équivalent raciste. De même, si un ingénieur qui est un joueur d’échec après ses heures préfère recruter comme techniciens des joueurs d’échecs plutôt que des anonymes, même plus compétents/efficaces, il y a discrimination choquante. C’est un peu pareil avec le piston familial ou de voisinage. La préférence injuste, et son corollaire le rejet injuste, sont des affaires bien plus vastes que la question raciste. Il y a (de nos jours et depuis les débuts de l'Humanité) davantage de morts, je pense, pour rejet sentimental (suicides) que pour rejet raciste, et aucune loi, aucun battage médiatique, ne s’en préoccupe. C’est la vie, c’est souvent moche la vie, et je vais peut-être arrêter là ce site. Cette histoire de "racisme et antiSémitisme" n’a effectivement pas grande importance, et la prochaine fois que j’en entendrai parler, je ferai peut-être mieux de sourire, en secouant simplement la tête : "à quoi bon réfléchir… que ces personnages stupides continuent à dire n’importe quoi et son contraire à la fois, je n’en ai rien à foutre".
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Ajout Z38, 30/03/2006 : CPE suite
    La mobilisation de millions de personnes contre le Contrat de Première Embauche, contre le gouvernement, m’évoque plusieurs choses :
– En démocratie, les élus ne semblent pas pouvoir impunément faire ce qu’ils veulent ; le contre-pouvoir populaire peut être influant, même sans référendum d’initiative populaire. C’est rassurant, en un sens: un consensus entre puissants, légalisé par un vote passé, n’autorise pas n’importe quoi. Il semble toutefois que ce mécanisme n’intervienne que quand le confort de chaque famille est atteint ; au contraire, quand une minorité influente obtient un privilège écrasant une minorité quasi inexistante (loi Gayssot pour les Israélites fervents contre les Bouddhistes Indiens et sceptiques schizoïdes), cela n’intéresse quasiment personne, et le lobbying semble jouer à plein entre puissants, à l’abri de tout frein populaire.
– Une des grandes victoires des étudiants cette fois a été, paraît-il, d’avoir été rejoint par des salariés en masse (SNCF, Enseignants, Poste…), ce qui serait le signe d’une solidarité inter-génération, écartant l’idée d’égoïsme universel (chacun se battant exclusivement pour lui-même). Là, j’ai quelque peine à approuver. Si les salariés grévistes sont payés, comme c’est l’habitude dans ces corps de métiers, il est évident qu’entre travailler et ne pas travailler, pour le même salaire, un grand nombre choisit la grève, avec manifestation tonitruante pour quelques militants, repos domestique pour les autres, sans que le mouvement de masse semble désintéressé. Par ailleurs, les fonctionnaires titulaires ne sont pas concernés par la vie d’embauché précaire, leur statut les rend extérieurs au sujet, sans expérience des menaces de faillite, du travail temporaire, de la course à la performance des entreprises qui assurent leur train de vie occidental via l’impôt. Bref, ils peuvent hurler et exiger, leur avis n’est pas pour autant pertinent. Un référendum me paraîtrait plus convainquant – et les sondages me semblent plus parlants que la mobilisation des fonctionnaires.
– En ne m’étant pas mobilisé pour soutenir les jeunes, et en répondant "je ne sais pas" à la question de sondage "êtes vous pour ou contre le CPE ?" (si elle m’était posée), suis-je un sale égoïste, me fichant éperdument que le code du travail soit précarisé du moment que ça ne concerne que les jeunes, donc pas moi-même, et pas mes enfants puisque je n’en ai pas ? Je ne vois pas les choses ainsi. Si je perds mon travail, ce qui peut arriver du jour au lendemain, je chercherai un nouvel emploi, et je me présenterai à des entretiens d’embauche en concurrence avec des jeunes ; il y a de grandes chances que l’employeur, pour un salaire donné, préfère un des candidats avec expérience comme moi ; s’il y avait eu cette possibilité légale d’un contrat plus souple dans le cas d’embauche d’un jeune, cela aurait contrebalancé, et l’employeur aurait pu préférer un jeune ; puisque les jeunes refusent en masse ce mécanisme pour laisser les anciens prendre les places, éh bien libre à eux, je n’en aurai qu’un peu moins de mal à retrouver du travail. C’est comme les lois de favorisation fiscale à l’embauche d’handicapés : c’est compréhensible, mais si ceux-ci refusent un tel mécanisme en hurlant que cela insulte leur respectabilité, je ne fais que constater cela, sans me joindre à leur indignation et sans soutenir non plus ceux qui croyaient les aider contre leur volonté, à mes dépens [de privilégié en (relative) bonne santé (physique)].
– Certes, un contrat très précaire n’est pas aussi favorisant qu’une exemption fiscale : l’employé choisi est en danger de libre révocation sans motif majeur. Mais cela ressemble au refus des jeunes vis à vis des emplois du bâtiment et de l’hôtellerie : le travail inconfortable est refusé, le chômage est préféré, même non indemnisé faute de cotisations préalables, ce qui aboutit à rester à la charge des parents. Entre obtenir une place précaire et rester inemployé, c’est la seconde voie qui semble préférée, en France. Cela joue face à la concurrence d’anciens, mais aussi pour la possibilité que soit créé un emploi plutôt que zéro. Je le note, en estimant que c’est un caprice d’enfant gâté, et que les immigrés venant occuper les emplois difficiles méritent bien plus que ces jeunes. A mon sens, même sans immigration, les étrangers qui travaillent dur dans leur pays méritent aussi davantage que nos jeunes refusant l’effort et l’inconfort. Si les Français sombrent dans la misère, dépassés par des pays qu'en majorité ils méprisent, je ne pleurerai pas, je ne verrai là aucune injustice.
– Je ne suis pas (complètement) aveugle : je comprends que pour les employeurs peut intervenir un "effet d’aubaine" peu charitable – dans un nouveau corps de métier où une embauche est obligatoire et tous les candidats sont jeunes, il y aurait eu embauche classique avec l’ancien système et embauche précaire avec le nouveau système, refuser le CPE signifiant dans ce cas préférer logiquement l’embauche stable à l’embauche précaire. Mais se polariser uniquement sur ce cas parmi tous les cas possibles semble une manœuvre politicienne de mobilisation, et un simple aménagement aurait pu poser un garde-fou évitant les abus. Ce n’est absolument pas l’enjeu des manifestations, qui veulent le retrait inconditionnel, pour crier victoire, peu important la résolution des problèmes. Politiquement, c’est compréhensible, mais l’approbation populaire paraît naïve, car cela revient à exiger l’emploi et la stabilité, et le salaire de type occidental : le beurre et l’argent du beurre, et les fesses de la crémière.
– Je ne condamne pas du tout le rêve, mais suis mal à l’aise de voir violemment exigée sa matérialisation, avec écrasement physique et violence verbale envers les non-grévistes dubitatifs. Je ne vois pas en quoi cela fait de moi un égoïste méprisant, focalisé sur le confort de ma communauté d’employés casés : mon avis est au contraire de vraiment dire Non à l’égoïsme et au communautarisme – pour cela abrogeons les frontières et déclarons libre la migration; la rémunération de l'inactivité (sauf retraite après décennies de cotisations) deviendra alors impossible [cela a été signalé par les opposants à l'entrée de la Turquie dans l'Europe: "comment pourrait-on faire face à l'arrivée de cinquante millions de RMIstes?"]; les plus courageux auront alors le confort, loyalement, et la misère touchera ceux qui refusent l’effort et la difficulté [sauf inventions personnelles apportant autrement le confort à tous]. Ma position individuelle, clairement anormale [acceptant (devant la misère du Monde) la perte d'une vie de confort tranquille ici, qui refusait le partage grâce aux frontières et armées], semble infiniment éloignée de la position de nos politiciens, syndicalistes, jeunes ou anciens. Je ne suis donc pas plus égoïste et communautariste qu’eux, au contraire, me semble-t-il, en fait j’ai simplement une grille de lecture différente et s’ils me classent parmi les méchants égoïstes, moi c’est eux que je classe en méchants égoïstes. Ils prétendront que leur masse leur donne raison, démocratiquement, mais si étaient ouvertes les frontières pour un vote de l’Humanité, ils s’apercevraient peut-être qu’ils sont un petit groupe de privilégiés désapprouvés par la masse des êtres humains, démocratiquement… Je sais que ce n’est pas ainsi que marche le monde, les Français entendant prendre dans le Monde la place qu'avait peut-être la communauté juive pratiquante en Europe, gérant confortablement le rude effort des peuples méprisés en se favorisant systématiquement, en ignorant le danger de "révolte justicière" – que la faillite nous évitera peut-être autrement. Je persiste à préférer la cohérence aux effets oratoires, préférer l’analyse inusuelle aux condamnations manichéistes (prétendument en faveur d'autrui et discrètement en faveur de nous-mêmes).
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Ajout Z39, 13/04/2006 : Souvenir
    Je repense au film American History X. Ceux que haïssaient ces jeunes Etats-Uniens blancs protestants étaient des loubards noirs, puis par extension (raciste et plus) tous les Noirs, Latino-Américains, Catholiques, Juifs. Et le point de départ s’avérait finalement avoir été le père de famille, policier ou pompier, se lamentant que ses deux nouveaux collègues avaient été choisis parmi les plus brillants Noirs candidats au lieu des plus brillants parmi tous les candidats, ce qu’il enseignait à ses enfants être une injustice très choquante.
    Cela mérite réflexion, car cette "discrimination positive", raciste, est une spécificité américaine, sans équivalent ici. En France, la "discrimination positive" n’existe officiellement (la loi Gayssot n’étant pas explicitement proSémite) que pour les handicapés lourds, et elle aurait pu s’étendre aux jeunes sans expérience professionnelle (sous une forme "positive quoique précaire") si le CPE n’avait été violemment refusé par ses bénéficiaires potentiels. Cette discrimination positive est-elle effectivement une injustice, et pourquoi les USA ont-ils des lois racistes en la matière?
    Tout devient clair si on songe que les USA sont le royaume du capitalisme, et considèrent l’Europe de l’Ouest comme semi-communiste : aux USA, les études universitaires reconnues par les employeurs sont payantes, extrêmement chères, bref les enfants de riches tendent à rester riches quand les enfants de pauvres tendent à rester pauvres, et cette aristocratie familiale brime injustement les descendants d’esclaves partis de rien – ou, plus exactement, reconnaître que l’esclavage fut une horreur morale atroce conduit à corriger le mécanisme de séparation stable entre familles riches et pauvres. C’est compréhensible, c’est cela qu’il aurait fallu expliquer à ces néo-nazis américains. Toutefois, s’ils rétorquent qu’à compétence égale, quinze générations après l’abrogation de l’esclavage, il est totalement injuste de pénaliser racistement un Blanc méritant, je ne sais pas ce que peuvent rétorquer les capitalistes ; en ce qui me concerne, je suis favorable à l’abrogation des transmissions familiales, pour une individualiste égalité des chances (sans discrimination positive et sans impact de l’argent familial), avec une école/université publique financée par la réquisition publique de tous les héritages. Ce n’est pas communiste car l’enrichissement personnel des méritants serait entièrement conservé, seule étant abrogée la transmission générant des familles de riches sans mérite personnel. Cette approche aurait peut-être pu éviter la haine envers les familles de riches protestants (débouchant sur le massacre de la Saint-Barthélémy), puis de riches Juifs (débouchant sur la Shoah), racontées par les Historiens. Hélas, cela n’existe absolument pas dans le paysage politique actuel, Français ou mondial, et même les Juifs et Protestants engagés se distribuent entre capitalistes et communistes (ou socialistes favorisant fonctionnaires et chômeurs volontaires en brimant les créateurs de richesse et leurs petits employés) – l’individualisme non-familial, non-communautariste, ne figure pas dans le tableau…
    Bien sûr, je sais que l’être humain est un être semi-social : le partage des tâches et savoirs-faire a du bon, et rien n’interdit aux gens de s’associer pour faire ensemble mieux que la somme de leurs individualités isolées. Mais des frictions apparaissent vis à vis de ceux dont l’association est refusée, rejetée (principe des frontières, des favoritismes communautaristes) et ceux qui exploitent l'association sans rien donner en échange (chômeurs refusant tout emploi désagréable). Ces "petites imperfections" ne sont pas négligeables si l’on songe que ce sont de telles imperfections qui ont abouti à la faillite de l’utopie communiste (employés évitant l’effort, favoritisme envers les décideurs). Tout serait à repenser, et je ne comprends pas qu’en 12 ans d’études générales pour parvenir au Bac, en faisant bien plus qu’apprendre à lire/compter, on n’ait absolument pas réfléchi à cela, pas eu les éléments pour comprendre la marche du monde, pour juger des injustices choquantes et des éventuels maux hélas inévitables. L’école semble une usine à crétins aveugles, et fiers…
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Ajout Z40, 08/05/2006 : Un livre au cœur du sujet
    En ce week-end célébrant la capitulation d'un affreux régime exterminateur, j'ai entamé la lecture d'un livre majeur: "Quand l’Etat se mêle de l’Histoire" de René Rémond (Entretiens avec François Azouvi), dans la collection des essais Stock. Ce petit livre paraît effectivement très intéressant, au sujet de la Loi Gayssot. Je lis et formule, au fur et à mesure, le commentaire du lecteur non conventionnel que je suis.
– page 8 : (F. Azouvi) "Ce n’est pas la première fois qu’émerge ainsi le problème lié à la constitution en délit d’une opinion relative à un point d’histoire, exception faite du cas, simple sur le plan de la déontologie, du 'négationnisme' (j’entends par là, selon l’usage, la négation des chambres à gaz et de l’extermination systématique des Juifs)". 1/ Il est effectivement honnête d’AVOUER que dans notre prétendu "pays de liberté, exact inverse du totalitarisme stalinien ou islamiste", certaines OPINIONS sont illégales, PUNIES, et pas seulement des actes. On semble loin de la propagande télévisuelle qui ressemble à un lavage de cerveau, c’est bien. 2/ Faire exception pour le point d’Histoire qui touche spécifiquement les Juifs serait compréhensible de la part d’un Israélite ultra-orthodoxe, raciste du fait de son mépris sacré à l’encontre des non-Juifs. Autrement, je ne comprends absolument pas: dans l'Histoire de ce monde, l'extermination des Amérindiens peuplant les USA semble avoir été bien plus complète (ou dramatiquement "efficace") que celle des Juifs d'Europe, et avec des slogans génocidaires explicites ("Le seul bon Indien est un Indien mort"). Il y a dans cette favorisation juive un colossal problème de déontologie pour des humanistes non racistes, l'évacuer d'emblée paraissant aveugle ou malhonnête, en tout cas puissamment engagé contre la pure réflexion sans a priori. Le projet de débat contradictoire s’éteint déjà, en cette deuxième page de texte, requérant – comme condition à la discussion – l’admission de l'axiome proSémite. 3/ Dire que le "négationnisme" désigne "selon l’usage" la négation de la Shoah me paraît tomber dans un piège grossier, ratant le débat qui m’intéresse. Si en 1605, la "folie" avait désigné "selon l’usage" l’athéisme, de tels penseurs auraient apparemment acquiescé, considérant cela comme une évidence, une façon correcte d’exprimer le sujet. C’est dramatique et tout le problème est là, déjà : étymologiquement, le négationnisme (pur) est une opinion basée sur la négation d’un dogme, telle que l’efficacité des vaccins pour une branche qui serait le "négationnisme médical". Il faudrait parler de "négationnisme historique" pour la partie qui conteste les dogmes relevant du Passé des sociétés. Enfin, la partie spécifique à la Shoah serait le "négationnisme historique concernant les crimes nazis". Ce n'est pas qu'une arbitraire convention de vocabulaire, car le drame de la Loi Gayssot est précisément que le négationnisme universel ("le Monde n’existe peut-être pas"), totalement dénué de sympathie pour le nazisme, est devenu illégal du fait d’une loi généralisante interdisant TOUTE résistance au dogme sur la Shoah. Si l’usage (tant populaire que dans les sphères de pouvoir) est aveugle, s’il a conduit à une formulation criminelle (moralement) de la loi, il conviendrait de le dire ici, entre penseurs, sans entériner les amalgames aveugles. Il aurait fallu, TRÈS SIMPLEMENT, parler de condamnable Révisionnisme : les sceptiques ne verraient plus leur innocent doute légalement puni, puisqu’ils ne prescrivent aucun dogme de remplacement, tandis que les néo-Nazis déclarant angéliques leurs modèles seraient traités comme dangereux (non pas vis à vis d'un dogme, mais vis à vis de leurs victimes potentielles). 4/ Les 3 objections très majeures qui précèdent ne conduisent peut-être pas à désespérer de l’honnêteté de ce livre : venant de l’intervieweur, il pourrait s’agir de provocations amenant l’Historien lucide à tempérer et recadrer le sujet. Il ne convient donc pas encore de jeter ce livre à la poubelle. Tout dépend de la réponse de R. Rémond. A suivre.
– Page 9 : (R. Rémond) "En France, ce sont les procès Barbie, Touvier et Papon qui ont ramené sur le devant de la scène un passé redevenu soudain très présent. La chronologie (…) L’affaire Touvier me paraît peut-être plus directement encore corrélée avec la promulgation de la loi Gayssot." Visiblement, aucune de mes 3 objections majeures ne vient à l’esprit de ce prétendu penseur. Ce sera donc une conversation entre deux partisans absolus du dogme historique sur la Shoah. C’est assez lamentable, mais puisqu’il y a matière à 107 pages de texte, peut-être y a-t-il quand même l’ébauche d’une lueur de lucidité dans la discussion sur les variantes envisagées du dogmatisme…
– Page 12 : (F. Azouvi) "1989, Touvier est arrêté. 1990, la loi Gayssot est promulguée. Mais avant qu’elle ne le soit, Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, avait déjà proposé une modification de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, pour introduire le 'délit de négation des crimes contre l’humanité'. Un an plus tard, c’était au tour du socialiste Georges Sarre de présenter un autre projet visant ceux qui 'portent atteinte à la mémoire ou à l’honneur des victimes de l’holocauste nazi en tentant de le nier ou d’en minimiser la portée' ". 1/ Ces préambules n'étaient pas dans mes souvenirs, et la lecture de ce livre n’aura donc pas été totalement sans intérêt, c’est bien. 2/ Effectivement, des libéraux et socialistes semblent avoir été les alliés du communiste Gayssot, la question fait apparemment l’unanimité des élus, expliquant le vote de la loi. 3/ Il est logique, pour les groupes au pouvoir, de bannir la liberté de la presse, premier contre-pouvoir pouvant faire des émules et saper l’assentiment (ou l’inertie) populaire. C’est simplement le B-A-BA du totalitarisme, et clamer que ce pays incarne la Liberté n’est plus crédible. 4/ Si l’interdiction ne visait que la presse, ce serait un moindre mal : l’humble citoyen non prosélyte aurait un droit de réserve, ne serait pas forcé de faire semblant de croire au dogme sous peine de prison… La Loi Gayssot finalement promulguée n’admet pas cette réserve, le dogme est bien obligatoire pour chaque individu, hélas... 5/ Dire que "porter atteinte à la mémoire ou à l’honneur" est un crime paraît incroyablement sévère, puisque les Chrétiens intégristes pourraient exiger la soumission à leurs dogmes (toute résistance insulterait leurs martyrs), de même les Musulmans islamistes pourraient faire interdire tout ce qui insulte leurs valeurs (caricatures de Mahomet, puis doute sur la sainteté des missionnaires partis islamiser le Monde, etc). Où va-t-on ? C’est bien une dictature qui peut se mettre en place au nom du respect obligatoire pour ne pas insulter, et comme des dogmes contraires ne sont pas instaurables sur une même population cible, un seul est élu : c’est en France le dogme de la Shoah, c'est je crois en Arabie Saoudite et Iran la sacralité du Coran. Ça ne rend pas ces dogmes plus sympathiques. Je préfèrerais une absence de dogme, ou peut-être un dogme moral relativiste: "il faut éviter de faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'il nous fasse", ou mieux: sa formulation non-groupiste respectant chaque individu et faisant appel à la conscience personnelle sans écarter l'indécidable hypothèse du rêve – "je me dois d'éviter de faire au personnage d'autrui ce que je ne voudrais pas qu'il fasse à mon personnage". 6/ Les Historiens se prétendent détenteurs de l’incontestable Vérité, indépendamment de toute adhésion religieuse, qui serait elle totalement libre ; c’est faux : un athée très sceptique, n’adhèrant pas au Réalisme (selon le doute qui servit de base au Discours cartésien [avant de virer au dogmatisme religieux]: ce monde pourrait ne pas avoir plus de crédibilité qu’un rêve) ou un Bouddhiste Indien (tout est illusion) sont maintenant illégaux en France, sauf mensonge. De même l’agnosticisme, ne croire en rien, douter de tout (même de l’inexistence de Dieu contrairement à l’athéisme) n’est plus respecté : c’est la dictature réaliste pure et dure, laissant libre cours seulement aux variantes soumises au postulat de départ. Les dictateurs savent effectivement se faire passer pour tolérants, en arguant qu'ils n'usent pas de leur pouvoir pour imposer une vérité et une seule, mais si on conteste leurs bases, ils se révèlent être ce qu'ils sont. Même des Staliniens purs et durs pouvaient admettre avec sourire ou intérêt que l'on débatte de la couleur des chaussettes convenant le mieux au teint de Staline, pour peu que l'on s'abstienne d'oser contester que Staline était le génie humain absolu dont le dernier mot éteindrait le débat. Certes, mépriser les avis sceptiques est peut-être en France numériquement négligeable donc démocratiquement écrasable – mais sans respect des minorités d'opinions la dictature de la majorité n'aurait rien de plaisante ; les Historiens n'aimeraient pas que l'Histoire se décide par référendum, méprisant leurs certitudes, moralement ils devraient traiter les autres victimes potentielles de la dictature légale comme ils entendent eux mêmes être traités, sans promouvoir la dictature à leur profit. 7/ Les graves points 4,5,6 sont peut-être abordés dans la réponse de R. Rémond, continuons.
– Pages 12-13 : (Je renonce à citer tout ce qui me paraît discutable, sinon je vais citer l’intégralité du livre ce qui est interdit par la loi je crois, au nom du combat contre les copies pirates. Tant pis, je risque de déformer en rapportant/résumant, mais c’est la loi, paraît-il. Je ne sais d'ailleurs pas si j'ai le droit de critiquer des auteurs sans être poursuivi pour diffamation, la Loi ne m'inspire aucune confiance, m'apparait comme un instrument monstrueux mis en place pour broyer les libertés individuelles, faire taire les esprits libres. On verra...) R. Rémond répond que la Loi du communiste Gayssot était destinée à mettre en difficulté Jean-Marie Le Pen, qui clamait des contre-vérités plaisant à leur électorat populaire commun. 1/ Cette explication m’intéresse, pour (tenter de) comprendre l'origine communiste de cette loi. 2/ Mr Rémond n’a pas du tout répondu aux points qui m’avaient choqué chez son interlocuteur, dont les propos lui semblent donc parfaits – quel manque de recul : ces deux Historiens discutent de leur popote en ne touchant pas à leurs bases, sans même envisager qu’un autre regard existe (autre que celui des néo-nazis), c’est incroyablement aveugle. A un comptoir du Café du commerce, ce serait bénin et légitime, mais quand cela est publié/diffusé en faisant taire les gens ayant des choses plus enrichissantes à dire, c'est profondément regrettable. Ils ne le comprennent pas – tant mieux pour leur tranquillité d'esprit, mais s'ils avaient le pouvoir de changer d'orientation les législateurs, voire de faire abroger la Loi Gassot, il est dramatique qu'ils ne comprennent absolument pas tout un pan du sujet.
– Page 13 : F. Azouvi confirme que les déclarations de Le Pen constituent certainement la cause immédiate de la Loi Gayssot, et il cite l’intitulé exact de cette loi, prévoyant un an d’emprisonnement et/ou une amende (correspondant à 2 ans de mon salaire) pour ceux qui auront contesté l'existence de crimes contre l'humanité commis par les membres d'une organisation déclarée criminelle à partir de 1945. 1/ Si le but était de casser Le Pen, pourquoi diable ne pas avoir interdit le "révisionnisme" affirmant de prétendues vérités historiquement intenables? Avoir mis au pilori le négationnisme, même universel, est une erreur (morale) lourde, qu’absolument rien ne justifie – si ce n’est l’aveuglement ou la débilité, certes. 2/ Le texte exact est ambigu : "contester une existence" est-il exclusivement "affirmer une non-existence" (ce serait le révisionnisme, qui ne m’intéresse pas) ou cela inclut-il "exposer les raisons de douter" (scepticisme qui m’intéresse). L’actualité, du moins ce que j’en ai entendu, indique que c’est la seconde lecture qui est pratiquée par la "Justice" : on est passible de prison si l'on doute simplement, tout au moins à haute voix ou par écrit (il n’y a pas encore de "serum de vérité" pour faire avouer les "coupables en secret"). Et cette loi s’applique à quiconque. Cela m’évoque l’Inquisition. 3/ Le détail qui cite le 1945 de Nuremberg comme source du nouveau droit explique peut-être que le génocide amérindien soit totalement oublié, que le possible génocide des hommes de Néanderthal soit hors-sujet : le but semble vraiment de couvrir la Shoah sans le dire, en laissant une porte ouverte à de futurs équivalents. Peut-être cela convenait-il à effrayer Le Pen, mais les lois de la République sont-elles destinées à casser la popularité imméritée des opposants populistes ? Apparemment oui. Soit, mais cela ne justifiait pas de taper sur les simples sceptiques, bouddhistes ou agnostiques. Le plus grave est qu’il n’y avait rien à y gagner, rien de rien. Certes, sans plus dire qu’il niait, Le Pen aurait pu ricaner qu’il doutait très très fort, mais une solution simple, limpide et majeure, existait pour séparer les ultra-sceptiques des néo-nazis : "Amendement à la Loi Gayssot: sont exemptés de cette obligation ceux qui contestent toute l’Histoire, l’existence de ce monde et/ou du Général de Gaule". Mais disculper les innocents n’intéresse pas ces croyants aveugles : le fait qu’il y ait des méchants parmi les résistants au dogme leur permet de sacraliser le dogme, rendu obligatoire sous la menace physique, légale. C’est une aubaine pour la dictature – dictature réaliste ici, pas religieuse ni communiste mais le mécanisme semble rigoureusement le même.
– Pages 15-16 : R. Rémond dit que la loi de 1881 interdisait déjà l'apologie des crimes de guerre, que le Code Civil définissait la "faute morale" punissable sans actes directs délictueux, que la protection particulière de catégories ciblées est devenu un usage envers les femmes et les homosexuels par exemple. 1/ Ne pas croire à l'existence d'un meurtre n'a aucun rapport avec l'approbation ("apologie") de meurtres. 2/ Les sceptiques mériteraient une protection particulière devant la menace injuste que fait spécifiquement peser sur eux la Loi Gayssot.
– Page 21 : R. Rémond signale que le négationnisme ne touche pas que l'extême droite mais aussi l'extrême gauche anticapitaliste, dont une partie tend à l'antisémitisme. 1/ C'est intéressant, je l'ignorais. 2/ Peut-être est-ce là que me classent les censeurs: hostile au communautarisme et au capitalisme familial, je serais antisémite de gauche ; hostile au communisme et au fonctionnariat, je serais quelque part à l'extrême gauche, anarchiste peut-être. A mon avis, c'est un malentendu, vu que je n'ai jamais rencontré personne partageant mon point de vue: je n'ai rien d'un groupe politique, où qu'il soit situé.
– Pages 22-24 : R. Rémond explique que la déclaration de Jacques Chirac en 1995 (responsabilité de la France dans les crimes de Vichy) se réfère au devoir de mémoire, en une déclaration grandissant le peuple français assumant ses fautes; l'Historien signale que la France a quand même été le pays où la proportion de Juifs ayant survécu à la persécution a été la plus élevée – indiquant que le peuple français n'a pas suivi le régime de Vichy. 1/ Tant qu'il s'agit de déclarations solennelles des "grands hommes", je ne me sens pas concerné, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, ce n'est pas comme la très choquante menace envers les petites gens qui oseraient douter du dogme. 2/ Les fautes éventuelles de mes ancêtres (ou de leurs voisins) ne sont pas les miennes*; si un devoir de réparation me charge fiscalement, ce n'est guère plus choquant que les autres réquisitions financières sous la menace légale; là où par contre je fronce les sourcils, c'est quand certains descendants de victimes, pas du tout misérables et vivant matériellement mieux que moi, empochent par cette action (qu'ils ont milité pour obtenir) un bonus qui est pour eux tout bénéfice. Et je suis troublé en entendant que la mesure ne touche que les victimes juives, pas les tsiganes/ homosexuels/ communistes/ résistants massacrés de concert – je ne sais pas si c'est vrai, et ça m'intéresse peu, ce n'est rien en tout cas comparé à la menace de m'emprisonner pour délit de scepticisme. [*: je sais que selon la tradition judéo-chrétienne, on naît coupable: on naît mortel car Adam a pêché, et les femmes accouchent dans la douleur (sauf péridurale occidentale moderne) car leur aïeule méritait parait-il cette punition divine; personnellement, je ne partage pas du tout ces conceptions vengeresses éternelles, et je dirais que soit Dieu est bon, nous faisant naître innocents, soit il est méchant ou je-m'en-foutiste ou inexistant; les contradicteurs ont peut-être le pouvoir de sanctionner cette opinion, mais ils n'ont semble-t-il aucun argument pour convaincre du contraire. Je trouve d'ailleurs qu'une des horreurs nazies est d'avoir massacré des bébés, que je juge par nature innocents, et les Historiens entretenant les rancoeurs héréditaires entre communautés semblent en ce sens plus nazis que moi, même si mon angélisme est naïf, contestable.]
– Page 31 : R. Rémond dit que mutiplier les lois mémorielles serait diluer l'horreur de la Shoah, faisant le jeu des négationnistes. Il dit par ailleurs que peut être poursuivi en justice un enseignant, un chercheur, un journaliste ou un homme politique qui douterait du caractère génocidaire des massacres. Enfin, il dit que la loi sur la reconnaissance du génocide arménien engage maladroitement les pouvoirs publics sur des jugements concernant des évènements étrangers – ce à quoi F. Azouvi réplique "par exemple le massacre des Indiens d'Amérique!" 1/ Puisque mon scepticisme me classe au yeux de ces Historiens parmi les négationnistes, je leur apprendrais (si j'avais le droit de parler) que je ne joue aucun jeu, n'ai aucun projet. Me mettre dans le même paquet que Le Pen est une insulte aveugle, discréditant totalement ces prétendus détenteurs de l'intelligence, de la clairvoyance. C'est une insulte, mais celle-là n'est pas punie par la loi. Deux poids deux mesures, cracher sur des innocents ne semble pas une faute en soi, quand la personne blessée n'est pas un Juif pratiquant (qui hurlerait à l'antiSémitisme, sans pouvoir être contredit puisque la contestation serait déclarée preuve supplémentaire – mécanisme illimité et imparable que pourraient employer tous les extrémistes contre leurs opposants). 2/ Si la loi n'est tournée que vers les acteurs détenant un pouvoir, je ne suis pas menacé, c'est bien. Cela explique simplement que les éditeurs soient muselés, interdits de diffuser des réflexions hérétiques. Je note simplement que l'éducation scolaire reçue était une tromperie totale: les auteurs étudiés n'étaient que ceux autorisés à parler, en rien les plus rigoureusement logiques ou les plus créatifs d'idées nouvelles. 3/ Il y a dans ces mots de Mr Rémond une autre solution pour corriger la loi Gayssot (qu'il n'a pas décelé, ne comprenant pas le problème d'injustice dont c'est une solution): comme il déclare que la question cruciale porte sur le caractère génocidaire ou non des massacres admis, il suffirait que la loi interdise de prétendre que l'année 1944 s'est écoulée sans génocide nazi à l'encontre des Juifs; ceux qui doutent de l'existence/écoulement de cette année 1944 ne seraient pas concernés. 4/ La mention du génocide amérindien aurait mérité d'être longuement développée, pointant l'ampleur du problème et les difficultés colossales d'un jugement équitable plutôt que prosémite, mais non, c'est ici une boutade dont il ne sera plus question dans la réponse fournie. C'est effectivement requis par les maîtres de ce monde, que semblent être les Etats-Uniens, mais c'est assez lamentable dans un prétendu débat d'idées. 5/ Un point qui m'intéresse peu mais me vient à l'esprit: l'Acadie et le Québec francophones étaient, croyais-je, des conquêtes françaises volées aux Amérindiens, certes peut-être plutôt chassés que massacrés, on ne m'a pas raconté les détails de cette histoire. La consolidation des Etats-Unis aurait aussi impliqué l'armée française de La Fayette, la construction des USA serait donc un sujet dépendant partiellement de la France.
– Pages 37-40 : R. Rémond parle d'un jury de 15 Historiens, "tous pareillement incontestables", dont le seul souci est la recherche de la vérité. Il de dit hostile aux lois mémorielles, qui devraient donner satisfactions à tous les groupes de pression, condamnant les Croisades ayant attaqué les arabo-musulmans, etc. 1/ Interdiction de contester la Shoah, interdiction de contester les Historiens, c'est effectivement la même logique, totalitaire, proscrivant la liberté individuelle d'approuver ou non les autorités et ce qu'elles affirment. 2/ Je n'ai pas le droit de le penser, mais mon opinion est que les Historiens n'exposent que des croyances, non la Vérité. Certes il s'agit de vérités relatives à leur point de vue, mais je suis logiquement en droit de les récuser tant que l'hypothèse du rêve n'aura pas été écartée autrement que par des pseudo-validations en fait circulaires, religieuses ou réalistes, riquant pareillement l'erreur (il est vrai que "j'ai raison" implique que "j'ai raison", mais cela ne prouve pas que "j'ai raison"), avec une valeur de démonstration nulle sans hypothèse préalable. 3/ A mon avis, ne donner satisfaction qu'au seul groupe de pression constitué par la communauté juive (et à aucun autre, surtout pas aux Arabo-Musulmans refusant l'invasion de la Palestine) est un acte raciste, entraînant un racisme en retour. Cela génère de l'antiSémitisme en prétendant le combattre. Sciemment peut-être, pour dissuader les mariages inter-éthniques. Cela ressemble à une vaste manoeuvre raciste, qui ne me plaît pas du tout. Et si l'Histoire de la Shoah n'est pas un rêve, il serait prudent de ne pas privilégier exagérément la minorité juive, le retour de bâton pouvant être très grave, le geste justicier tournant facilement à l'injustice, excès ou atrocité. Apparemment, ces grands Historiens n'ont rien compris, rien envisagé, ils ne semblent pas en position intellectuelle de donner des leçons, ce dont ils ne se privent pourtant pas.
– Page 41 : R. Rémond répète que la recherche doit être objective, viser la vérité historique, sans interférence du Parlement pour trancher les débats. 1/ Je conteste que la recherche historique soit objective, elle est par principe relative au point de vue réaliste, elle est au mieux inter-subjective entre croyants réalistes. Je conteste de même l'idée qu'une Vérité historique soit accessible, démontrable dans l'absolu, ce n'est que si l'on exclut (arbitrairement, jusqu'à preuve du contraire) l'hypothèse du rêve que cela devient envisageable. 2/ Dans ce pseudo-débat où chacun (à la différence de moi-même qui suis dubitatif) se donne totalement raison et interdit la contestation, il est assez normal que ces Historiens soient à leur tour écrasés par des puissants prétendant incarner ce qui est Juste. A leur place, avant de critiquer, je pratiquerais l'auto-critique pour me placer en position de pure victime sans culpabilité aucune. Mais ce serait renoncer à leur gloire, leur pouvoir, ils semblent exclure de même seulement y songer.
– Page 42 : Là je cite, c'est trop criant, chaque mot étant contestable: "On doit comprendre que notre revendication n'est pas corporatiste, bien au contraire: elle plaide pour la possibilité de tout citoyen d'accéder à la connaissance de la vraie vérité et elle traduit notre inquiétude sur l'avenir de la liberté de recherche et de la diffusion de la connaissance historique." 1/ "L'obligation de comprendre" est un concept qui me révulse quand les objections sont interdites. Comprendre se fait en pesant le pour et le contre, en décelant une logique ayant valeur d'évidence personnelle, assortir cela d'obligation imposée constitue un paradoxe, une auto-contradiction comme "fais l'effort d'être naturel". 2/ C'est presque une caricature que de prétendre souhaiter que chacun puisse approuver par lui-même ce que les autorités Historiques déclarent Le Vrai, avec interdiction évidemment de contester. Un dictateur pourrait faire ce même voeu prétendument généreux, interdisant simplement de douter qu'il indique la Vérité, qu'il possède et dispense la Connaissance proprement dite. 3/ Parler de liberté dans ce contexte relève de l'impudeur. Liberté pour les grands Historiens, interdiction pour les éventuels quidams non-réalistes, et cela ne traduirait pas une logique de camp... J'espère que Mr Rémond a dit ça oralement, sans prendre le temps de se relire, sinon, il perd toute crédibilité objective.
– PAGES 47-48 : Là, R. Rémond se découvre, explicitement, gravement. Je cite : "Cette absence de preuve ne doit pas nous empêcher de la tenir pour vraie : si en tous domaines les historiens manifestaient pareille exigence hypercritique, c'est une bonne partie de l'histoire qui ne pourrait plus être racontée. En l'espèce, la Shoah est une évidence, et la nier équivaut donc à affirmer positivement des contrevérités. En conséquence, l'alternative est simple pour les négationnistes : ou ce sont des malades mentaux, ou ce sont des pervers animés d'intentions criminelles." 1/ J'aurais dit les choses différemment, concernant l'absence de preuve: "sans preuve, on peut néanmoins y croire solidement". Invoquer une vérité incontestable a débouché sur la Loi Gayssot, la croyance obligatoire, et c'est une dérive intolérante très grave, broyant les sceptiques critiques ne faisant que demander des preuves (preuves de non-rêve, pas les preuves jugées absolues pour les Historiens type procès-verbal cacheté en 1943). 2/ Dire que les critiques sont "hypercritiques", manifestement excessifs, constitue une caricature insultante, comme les "esclavagistes partisans du pognon roi" que sont tous les électeurs de droite selon certains extrémistes de gauche, comme les "misérabilistes dictateurs staliniens ou maoïstes" que sont tous les communistes selon certains individualistes, comme les "esclavagistes asservissant les vrais travailleurs au profit des fonctionnaires paresseux et RMIstes oisifs" que sont tous les socialistes selon certains libéraux. C'est de la propagande simpliste, pas de l'analyse. 3/ R. Rémond n'a décidément rien compris: ne pas percevoir une prétendue évidence, douter, n'est absolument pas affirmer la vérité contraire ("contre-vérité"). 4/ Mr Rémond lâche le mot-clé: "malades mentaux" (ou criminels)... S'il n'y a pas de preuve et que l'endoctrinement ne suffit pas à entraîner l'assentiment, alors il faut se débarasser de l'objection, et c'est ce que l'on appelle le rationalisme pathologique. Comme en Union Soviétique, très exactement, sur un autre sujet. J'appelle cela la dictature, la dictature réaliste, ici. Et les médecins, comme en URSS, peuvent approuver: "a) le dissident [insulté, menacé par la Police, persécuté par la Justice] n'est pas un être équilibré mais un être qui souffre, qui souffre de sa différence, de son anormalité, c'est donc une maladie; b) avec des psychotropes [débilitants], son rationalisme s'éteint dans une pensée [vide] qui est moins douloureuse, donc les médicaments guérissent incontestablement ; c) cette mise en oeuvre psychiatrique a montré ses succès de manière répétée, prouvée statistiquement, cela a donc valeur de vérité scientifique"... C'est simplement consternant. S'il s'agissait de l'opinion isolée d'un quidam, ce serait simplement une erreur de jugement à mon avis, mais de la part d'un grand ponte, ayant accès à la publication, écouté par le pouvoir et les médias, c'est plus grave: c'est un danger, la profession de foi d'un puissant ayant des intentions (que je juge) criminelles. Certes, c'est moins grave que le nazisme, qui est moins grave que le viol d'enfant suivi d'anthropophagie, et alors? Je le répète: pour museler les néo-nazis sans injustice envers les sceptiques anormaux, il suffirait d'amender la Loi Gayssot. Pourquoi ne pas le faire? Certes pour le faire, il faudrait comprendre le problème, et ce grand penseur apparemment fier de lui ne comprend rien à rien, sorti de sa cuisine professionnelle. Et si l'on me rétorque qu'avec l'hypothèse du rêve, chacun deviendrait un violeur meurtrier sans plus aucune crainte du châtiment, je signalerai que les partisans du dogme religieux disent la même chose de l'athéisme et de l'agnosticisme, faire l'amalgame entre gentils et méchants n'est pas un argument. Si le Réel n'existe pas, que le moi ne fait que passer de rêve en rêve, avec des souvenirs apparemment cohérents, c'est dans chaque rêve que doit être visée la paix et l'absence d'horreur. Pour envisager cet univers, il faut avoir quelque recul, quelque intelligence, ou quelque écoute vis à vis des Asiatiques (bouddhistes, indouïstes). Mr Rémond n'en a semble-t-il rien à faire, puisqu'il se prétend le détenteur de La Vérité, toute résistance au dogme étant soit perverse soit maladive... Est-ce que je continue à lire? C'est trop navrant. [Quand je parlais d'hypothèse du "rêve", c'était au sens large, il est clair que ce monde ressemble plus à un "cauchemar" qu'à une poétique ballade onirique, sens que donne je crois l'usage à l'expression "ce monde est un rêve, incroyable, tellement merveilleux".] 5/ J'assume le statut de "malade mental", selon les valeurs au pouvoir, comme j'aurais été "malade mental" en URSS. Je n'emploie pas cette qualification (qui personnellement me parait inapropriée) pour demander la clémence: à mon sens, le doute logique est une douloureuse forme d'intelligence et non de débilité, il mériterait d'être reconnu innocent, même s'il embarasse les autorités ne voulant qu'approbation servile. Je ne vais pas me battre méchament, physiquement, pour le faire admettre, j'espère simplement qu'au prochain réveil, cette triste situation aura disparu. Pourquoi écris-je ceci, si tout risque de disparaître, ne suis-je pas en auto-contradiction criante? Pas vraiment, puisque je suis agnostique, ne faisant qu'envisager l'hypothèse du rêve sans la déclarer Vérité. [De la même manière, je ne prétends pas machiavéliquement, faussement et sciemment, avoir des origines sémites; ce n'est qu'une hypothèse, un secret familial en ce monde, qui peut-être va s'éteindre de toute façon; en tout cas, je veux dire par cette filiation que je serais peut-être brûlé vif si les nazis revenaient au pouvoir, ce qui me parait atroce, et mon personnage (marié à une Asiatique, désapprouvant l'invasion d'Israël/ le capitalisme familial/ la Loi Gayssot/ les réparations financières spécifiques aux Juifs) pourrait contribuer à prouver que ce ne sont pas tous les Juifs qui sont racistes, déloyaux, cupides – prouvant l'erreur de diagnostic des antiSémites-génocidaires, aussi aveugles que les chefs de guerre adverses dont semble faire partie Mr Rémond. Et si le génocide (antisémite ou autre) me parait atroce, ce n'est pas parce que j'en suis une victime potentielle, je serais aussi choqué d'en être spectateur, je suis le contraire d'un bourreau en puissance, moi qui ne veux même plus pratiquer les sports et jeux écrasant l'autre. Cela ne me met pas à l'abri de l'amalgame me classant avec tels ou tels bourreaux, mais je ferai remarquer aux accusateurs que c'est cette extrême simplification aveugle qui est peut-être la cause de la Shoah, refusant d'envisager les cas spéciaux de Juifs pauvres, de bébés Juifs innocents. Les accusateurs me traitant de monstre en puissance me paraissent bien plus proches des nazis que moi, plus monstrueux que moi. Et je ne dis pas ça par narcissisme ni auto-admiration: de ce côté aussi je pourrais être moins suspect qu'eux, ayant (d'après mes souvenirs et dossiers hospitaliers, certes peut-être oniriques) deux fois essayé de casser le personnage où je suis.]
– Page 49 : R. Rémond signale une forme élémentaire d'antisémitisme qui l'inquiète plus que le négationnisme: des petits Maghrebins de nos banlieues mettent en doute la réalité de la Shoah qu'ils considèrent être une invention des Juifs, ou s'opposent à son enseignement en jugeant qu'est aussi grave ce que font les Israéliens à leurs frères Palestiniens. 1/ Je n'ai pas d'opinion sur la véracité relative de la Shoah dans le bagage historique de ce monde: c'est ce qu'on m'a enseigné, sans mauvaise foi semble-t-il, et c'est peut-être vrai; inversement, qu'il s'agisse d'une manipulation historique pouvant être démontrée ultérieurement ne me paraît pas impossible – l'Histoire, précisément, témoigne de telles erreurs lourdes des Historiens-Géographes passés, n'ayant souvent accès qu'à la propagande des vainqueurs/officiels et à quelques pièces éparses insuffisantes pour déceler les faux chiffrages globaux. Je respecte les deux avis opposés, la faute n'étant à mon sens que dans la volonté génocidaire: si tous respectent scrupuleusement (dans le présent et le futur) le commandement moral "tu n'extermineras pas", il n'y a aucun besoin de se battre concernant les dogmes historiques traitant l'enfreinte effective ou non par le passé, par des aïeux maintenant décédés. Inutile d'enseigner catégoriquement que l'anthropophagie a existé pour interdire formellement l'anthropophagie. 2/ Ceci dit, l'invasion de la Palestine en 1948, avec assentiment international confirmé quand toutes les autres invasions sont maintenant condamnées, repose apparemment sur l'idée de Réparation après la Shoah, ce qui fait l'enjeu de la sacralité de ce dogme. Le génocide rwandais prête moins à suspicion politique (en France) puisqu'il ne semble pas instrumentalisé pour obtenir un pouvoir, une action inéquitable. Je persiste dans mon opinion, équilibrée, malhonnêtement classée antiSémite:
- le génocide est une horreur inexcusable (tant vis à vis des Juifs que des Amérindiens, Tutsi et autres), la véracité de la Shoah est possible et cette histoire constitue un film poignant en tout cas (dissuadant de mélanger injustement "révolte contre les riches, exploiteurs et/ou déloyaux" avec "révolte contre telle race, bébés compris"), les Palestiniens ne sont pas exterminés mais chassés en tuant les récalcitrants violents (ce qui est différent, quoique très choquant aussi)
- l'invasion dépossédant/chassant par la force les autochtones était (et reste) un mécanisme très choquant (en Amérique indienne, en Algérie, en Palestine, ...), les invasions dans un passé lointain sont simplement regrettables sans culpabilité des générations présentes (Etats-Uniens vis à vis des Amérindiens, Palestiniens vis à vis des Hébreux antiques); pour que les nouvelles générations repartent loyalement à zéro (sans profit de crime passé) les frontières devraient être abolies (pour une libre migration vers les Terres Promises par les marchands de rêves, pour une concurrence loyale universelle) et tous les héritages familiaux devraient être confisqués par un gouvernement mondial (assurant l'instruction gratuite et protégeant la richesse individuelle des individus méritants – méritants par leurs inventions/ travaux pénibles/ efficacité).
    C'est une position cohérente, pas génocidaire et pas sioniste, individualiste et mondialiste, anti-capitaliste et anti-communiste, qui ne semble même pas envisagée par les "penseurs", professionnels de l'analyse et chers payés pour cela – sans concurrence loyale, évidemment, la censure et la menace pénale sont là pour fixer le champ du discutable... Jusqu'à explication point par point, les puissants de ce monde n'ont eux aucune cohérence dans la restitution d'Israël aux Hébreux sans restituer les USA aux Indiens (sauf dogmatisme religieux éventuel, miroir judéo-chrétien du fondamentalisme islamiste). Les méchants ne sont pas nos petits banlieusards maghrébins mais les deux camps de "penseurs" visiblement aveugles et partisans (Non, les Palestiniens ne sont pas exterminés jusqu'au dernier; Non, rendre Israël en gardant les USA n'est pas humanistement honnête).
– Page 51 : Messieurs Azouvi et Rémon conviennent que si le législateur n'a pas à se mêler de l'histoire par des lois décrêtant la vérité historique, il lui revient d'orienter l'enseignement de l'histoire, matière obligatoire, dont la connaissance est indispensable au jugement. 1/ Je serais personnellement d'accord que la loi dise "ceux qui croient à l'Histoire doivent admettre ceci", que les Historiens et politiciens se battent sur la détention de l'autorité assurant le discours principal, mais cela n'autorise en rien à persécuter les sceptiques. 2/ Je ne suis pas gêné par l'enseignement obligatoire de l'Histoire officielle, avec "contrôle de connaissance (de l'Histoire officielle)" noté, comme une récitation sans besoin d'y croire, comme l'interrogation de matière scientifique juge la "connaissance des théories approuvées par les autorités", sans avoir obligation d'admettre qu'il s'agisse de La Vérité incontestable. Etudier le Darwinisme et l'évolution des espèces est intéressant pour la Culture, et la compréhension possible, il n'y a rien à redire même pour les créationnistes estimant qu'il s'agit d'un conte interprétant mal des indices sataniques quand la Vérité est dans la Génèse biblique. Faire une loi punissant d'un an de prison quiconque oserait contester le Darwinisme me paraîtrait monstrueux. J'ai la même réaction vis à vis de la Loi Gayssot, interdisant la liberté d'opinion, punissant jusqu'au simple doute. 3/ Mon éducation scolaire, et familiale par des parents professeurs d'Histoire, me laisse totalement égaré, inapte à comprendre la légitimité des gouvernants. Si l'on ne m'avait pas appris l'Histoire de l'Amérique, je ne ferais pas le parallèle avec la Palestine; si l'on ne m'avait pas appris la gloire de la résistance à l'envahisseur germanique, je ne ferais pas le parallèle avec la Palestine; en tant que citoyen formé, je juge que les gouvernants/journalistes (et les Historiens engagés comme ces 2 auteurs) nous trompent, pour empêcher la mise en doute de la légitimité sioniste et surtout ne pas comprendre le terrorisme arabo-musulman, était-ce là le but des cours d'Histoire? Avec un Bac C mention Très Bien, je suis sensé incarner la compréhension parfaite de la formation générale des citoyens, quelle misère, quel échec. Je sais que les "intellectuels" diront que le génie rejoint la folie, et que je suis un raté ayant fait illusion. Ils me méprisent et c'est réciproque. Il y a dans la société de "petites" gens extrêmement estimables, ces prétendus "grands hommes" n'en font pas partie – à mes yeux, à leur avis c'est évidemment l'exact contraire, et ils ont le pouvoir – d'écrasement injuste, impuni.
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Ajout Z41, 14/05/2006 : Suite de la lecture du même livre
– Pages 57-58 : F. Azouvi demande si l'Histoire est une discipline scientifique ou bien un domaine sur lequel tout un chacun aurait une compétence. R. Rémond répond que les politiciens ne semblent pas qualifiés, édictant des lois mémorielles pour des raisons électoralistes (flattant tel ou tel groupe d'intérêts) sans souci d'objectivité, que des philosophes sont d'accord avec lui quoique disant les choses différemment. 1/ Les mots de Mr Azouvi semblent indiquer une double confusion: la Science édicterait la Vérité vraie indiscutablement, la Science serait réservée aux spécialistes ayant accumulé tout un bagage de connaissances universitaires. Je suis en désaccord avec les deux termes: tout un chacun est logiquement en droit de préférer des discours religieux ou autres aux affirmations scientifiques – la constance de lois universelles et l'absence de Tout-puissant pouvant les braver librement n'est absolument pas démontrée par les scientistes, la Science ne fait qu'énoncer un "tout semble se passer comme si...", ce qui n'a aucun rapport avec la preuve d'une vérité incontestable. Il ne s'agit que d'un outil efficace de généralisation/modélisation, destiné (inter-subjectivement) aux réalistes matérialistes. Les "connaissances" universitaires constituent une information assez complète des théories actuellement admises par des comités de professeurs, ce qui peut inciter à la croyance et permettre une manipulation souvent efficace, mais n'a aucun rapport avec une connaissance de vérités irrévocables. Voir mon site de Philosophie des Sciences. 2/ Si les Historiens se préoccupaient effectivement d'objectivité, ils admettraient que leurs vérités sont spécifiques au point de vue réaliste; il est simplement navrant que chaque puissant, dictatorial ou clientéliste, se déclare incarner l'objectivité, combattre la subjectivité d'autrui, et rejetter la contestation au nom de l'erreur absolue ou de la maladie mentale... 3/ La mention de la philosophie est triste, sachant que cette discipline est également confisquée par les réalistes, après l'avoir été par les religieux au temps de Descartes. Nulle sagesse dans cet amour du verbe auto-satisfait, refusant catégoriquement d'affronter les questions insolubles discréditant la montagne d'honneurs et les supériorités institutionnelles...
– Page 59 : R. Rémond combat le relativisme qui déclarerait que tous les actes passés sont compréhensibles relativement à eux-mêmes. Il ne veut pas anachroniquement projeter notre grille de lecture actuelle, mais déclare néfaste le relativisme universel, l'humanité n'ayant fait que progresser peu à peu vers des valeurs universelles incontestables. 1/ Puisque Mr Rémond rejette catégoriquement, et sans examen, le non-réalisme qui pourrait être majoritaire sur Terre du fait de la démographie asiatique, il est clair qu'il est farouchement hostile au relativisme et au respect des opinions différentes de ses bases. Déclarer qu'il incarne les valeurs universelles, auquel il a accès avant les arriérés, exprime simplement un mépris colossal envers autrui, dépassant largement mon point de vue égocentrique, qui autorise chez autrui des valeurs différentes, sous seule réserve de tolérance réciproque. 2/ Parmi les valeurs modernes jugées aujourd'hui évidentes, incontestables, figure la démocratie; or, je ne suis pas sourd en entendant un professeur, interdit de publication institutionnelle (Jean Petot, "Le grand dilemme" imprimé par La Pensée Universelle), expliquer que la démocratie (même sans dictature de la majorité) a certains côtés contestables, comme le sabotage par l'opposition, l'encouragement des désaccords au lieu de travailler ensemble pour le bien commun. Les vainqueurs (de guerres comme d'évolution spontanée) se disent incarner le Bien, cela n'interdit pas la réserve et le doute, en théorie. Toutes les valeurs peuvent conduire à des dérives néfastes, rien ne parait universellement incontestable. 3/ Je ne comprend pas comment on peut dénier l'idée que toutes les actions sont explicables. Le moteur n'est certes pas forcément la raison ou la lucidité, ce peut être la propagande ou l'alcool, mais placer un interdit sur quelque élément d'explication que ce soit, spécifiquement pour la Shoah, me parait relever d'une démarche religieuse de sacralisation. Certes, je ne suis pas choqué qu'un rabbin se saoule de lamentations en refusant de regarder le mécanisme qui a pu engendrer les atrocités, ce qui me heurte est que l'on fasse taire (au nom de l'antiSémitisme) toute analyse critique cherchant à percevoir les erreurs communautaires qu'il serait prudent de ne pas réitérer. A mon avis (et je sais qu'il sera déclaré antiSémite), il faut avant tout éviter une nouvelle Shoah, pour cela il conviendrait de considérer positivement (ou au moins discuter) les voies suivantes: A) Rendre Israël aux Arabo-Musulmans, pour éviter le déchaînement de haine qui menace les Sionistes, les Occidentaux qui les supportent, et tous les électeurs d'Occident et Juifs-bâtards non-pratiquants non-Sionistes (comme moi-même); pour éviter la haine qui peut déboucher sur l'horreur (au delà du terrorisme), il faut être en position innocente de victime et non en oppresseur dominant par la force et la manipulation des démocraties indirectes. B) Il faudrait inventer un Judaïsme humaniste, ne rejettant plus racistement les Non-Juifs comme inférieurs ou sales mais encourageant aux mariages inter-ethniques et à la dissolution de la Judéité dans une humanité unie, améliorée, fraternelle. S'apesantir infiniment sur le détail des événements antiques d'Israël pourrait constituer la religion Juive, une religion parmi d'autres, potentiellement pour tous les humains, librement. C) L'esprit communautariste, favorisant les coreligionnaires, serait à proscrire, l'injustice et déloyauté faisant certes fructifier la richesse familiale/communautaire, mais en générant de l'hostilité, qui peut se muer en haine, en violence prenant pour cible cette communauté (même les pauvres et bébés qu'elle compte) au lieu de combattre le principe général de la richesse imméritée, non partagée avec les méritants. Les familles de financiers, si elles avaient le courage de se tourner vers le labeur de peine peu rémunéré, gagneraient une sympathie générale, sans plus incarner le privilège matériel injuste, prêtant à soupçon quant à son caractère mérité ou manipulateur.
    Il est clair que ce n'est absolument pas la direction suivie, et l'absence de remise en question repose sur la sacralisation absolue de la Shoah, interdisant de réfléchir à sa très regrettable logique. De la part de Mr Rémond, c'est peut-être de l'aveuglement ritualiste vis à vis du point précis qui rend sacrée sa discipline historique chérie, mais je pense que ce n'est pas le cas de tous les points de vue israélites. La Shoah, si elle n'a pas été pratiquée par un Hitler secrètement israélite, a tout de même été instrumentalisée a posteriori pour obtenir en réparation le Paradis annoncé par les rabbins: le retour de la diaspora à la Terre Promise (sans attendre le Messie annoncé par les textes sacrés), et la violence extrême que rencontre évidemment cette invasion conduit au besoin de dominer l'Occident (qui domine le Monde), financièrement et en termes de pouvoir; il est donc totalement hors de question de viser l'humilité et l'intégration paisible, le but est au contraire la domination pour sécuriser le retour en Terre Promise. C'est une position cohérente, et dangereuse, risquant une nouvelle Shoah (englobant peut-être les Occidentaux), c'est un choix, apparemment. Je le respecterais si les choses étaient claires, si les individus récalcitrants étaient autorisés à exprimer leur propre point de vue; la situation est hélas l'exact contraire: tout regret face à la domination judaïque est déclaré criminel, néo-nazi, préparateur de nouvelle Shoah. Certes, ce contresens pourrait être une erreur anodine, de fanatiques peu crédibles, mais c'est devenu la Vérité pour les groupes dominants constituant "l'intelligentsia" et la "représentation" occidentale. Succès total pour les Sionistes, écrasement total pour les avis lucides (si je ne suis pas le seul, et c'est probable si ce monde n'est pas un rêve). Il n'empêche que c'est un pari dangereux, un jeu dangereux, un jeu de domination, au risque d'un nouvel Holocauste. Interdire de l'expliquer, d'en discuter, évite certes le rejet interne en Occident, mais cela n'évite en rien les horreurs dans une troisième guerre mondiale, dans un possible futur. Au nom de la prévention de l'horreur, il est interdit d'envisager la prévention effective de l'horreur. Cela est même classé criminel, odieux, haineux. C'est simplement aveugle, ou atroce de malhonnêteté triomphante.
    J'ai conscience d'avoir le malheur d'être lucide sur deux points de dogme dont la conjonction me condamne, le discours dominant ayant toute facilité à rejetter les objections sans examen, au moyen d'un double amalgame synergique. a) Si j'étais anti-sioniste réaliste, je pourrais expliquer la voie anti-sioniste de protection des israélites, sans être classé schizophrène dément. b) Si j'étais anti-scientifique me fichant éperdument de la question juive, je pourrais expliquer la légitimité sceptique/bouddhiste sans être classé antisémite criminel. Le secret pour me faire taire est précisément la Loi Gayssot: le scepticisme philosophique est interdit car insultant la Shoah, ce qui a conduit automatiquement mon égocentrisme à se pencher vers cette question et à présenter un tableau cohérent, qui est alors rejeté comme Nazi/Psychotique et/ou Psychotique/Nazi, sans plus encombrer les Sionistes ni les Réalistes, dominant le Monde en s'entre-approuvant à bénéfice réciproque. Mr Rémond a-t-il seulement conscience de participer à cette grande manoeuvre? Je ne le crois pas: je le crois honnête, il me parait simplement aveugle, avec un complexe de supériorité, totalement immérité.
– Page 60 : R. Rémond dit ici quelque chose d'important: "On ne peut pas dire n'importe quoi ni chaque chose et son contraire. Dans le sillage de 1968, beaucoup d'étudiants étaient persuadés qu'il ne pouvait y avoir d'autre affirmation que subjectives, arbitraires ou manipulées. D'où la sommation aux enseignants d'avouer leurs présupposés et de dire de quel lieu ils partaient." 1/ Je suis d'accord qu'on ne peut pas "affirmer" tout et son contraire, mais on peut en tout cas l'envisager. Cela s'appelle l'agnosticisme au niveau individuel, la tolérance (ou liberté de pensée) au niveau social. 2/ J'ignorais cette sagesse post-soixante-huitarde, et il serait extrêmement intéressant d'expliquer pourquoi cette position a disparue. Soit elle a été étouffée par un triomphe des autorités (ce qui m'intéresse peu, serait simplement regrettable), soit elle a été reconnue erronée avec auto-critique, et il s'agirait d'un élément majeur de réflexion, à présenter dans toutes les écoles, pour éveiller à l'intelligence critique. 3/ R. Rémond n'explique en rien sa sagesse dans le refus du relativisme. Il peut caricaturer en prenant tel exemple extrème, cela n'explique en rien la justesse de son point de vue contre les avis prudents ne partageant pas ses présupposés. Je l'affirme en clair: un professeur d'Histoire présente un point de vue Réaliste, rien de plus, et celui-ci a une valeur nulle en terme de vérité logique tant que l'hypothèse du rêve n'aura pas été rejetée. Quelle est votre réponse à cela, Mr Rémond? Si vous clamez qu'avec l'hypothèse du rêve, on pourrait tuer/violer impunément donc que c'est inacceptable, je ne suis pas d'accord: un violeur/meurtrier est un salaud, et – rêve ou pas – je n'ai aucune envie de me comporter comme (ce que mes valeurs classent comme) salaud, la morale n'a rien à voir avec le débat sur l'objectivité des affirmations de véracité, l'amalgame avec de méchants opposants n'est pas un argument pour rejeter toute opposition, ce n'est qu'une aubaine pour les penseurs sans pudeur, les tribuns usant de tous les artifices de la rhétorique manipulatoire. [Qui plus est, la morale est aussi relative, sauf cosmologie égocentrique ou intolérance absolue, mais cela est un autre débat.]
– Page 61 : Nouvelle perle de R. Rémond: "Chaque génération fait une nouvelle lecture du passé. L'honnêteté intellectuelle, c'est de hiérarchiser les affirmations en fonction de leur degré dans une échelle qui va de la certitude scientifique à l'opinion probable et à l'hypothèse à vérifier." 1/ Il est clair ici que pour R. Rémond, la certitude scientifique incarne la vérité, il ne comprend pas qu'il s'agit de simple opinion probable requérant le présupposé réaliste (excluant arbitrairement l'hypothèse du rêve) et le rejet d'hypothèses non-matérialistes (création par le Malin, ou Tout-Puissant, de fausses Pièces, avec pseudo propriété Carbone-14 correspondante, par exemple). 2/ Parachuter qu'il faut adopter l'échelle des Historiens pour être honnête n'est pas recevable: jusqu'à preuve du contraire, l'honnêteté intellectuelle consiste à ne pas mentir (affirmer vrai ce que l'on pense faux ou indécidable, affirmer faux ce que l'on pense vrai ou indécidable). Vous ne manquez pas d'honnêteté intellectuelle, en ce sens, Mr Rémond, comme un fanatique religieux sincère: vous ne réalisez simplement pas que vous prenez pour connaissance du vrai votre foi (réaliste). Cela peut vous paraître insensé, puisque le réalisme est par définition l'amour de la vérité, direz-vous, sans comprendre que c'est uniquement votre conception à vous (et vos élèves, vos coreligionnaires occidentaux modernes) de la vérité. Vous êtes seulement aveugle, ne comprenant pas l'erreur lourde que vous commettez en décrétant vrai ce qui n'est qu'une croyance intuitive. Certes vos évidences sont dominantes pour votre génération dans cet Occident qui domine militairement le Monde et méprise les sagesses asiatiques. Si ce n'est pas un rêve et que les générations futures rejettent vos bases, vous irez rejoindre à la poubelle le très fier Descartes et ses "preuves absolues" de l'existence de Dieu. En amont de vos certitudes particulières (ni plus ni moins convaincantes qu'un autre dogme), sachez que l'honnêteté intellectuelle, digne de ce nom, consiste à envisager d'avoir tort, jusque sur les bases élémentaires fondant toute la réflexion. Peut-être avez-vous raison concernant ici et maintenant l'hypothèse du rêve, mais jusqu'à preuve du contraire, vous n'avez pas les moyens de le savoir, et ce n'est qu'en crachant sur l'honnêteté intellectuelle (digne de ce nom) que vous régnez dans la position qui est la vôtre. Ceux qui vous contestent cette place selon d'autres valeurs, démocratiques ou religieuses, ne font que pratiquer une variante de votre obscurantisme, vous ne valez pas mieux qu'eux, vus de l'extérieur. Vous semblez juger leur position absurde, et ils vous jugent de même. Vu d'un peu au dessus, c'est simplement navrant. Vous pourriez le comprendre, si vous (existiez et) aviez quelque lucidité.
– Page 62 : F. Azouvi dit que R. Rémond insiste sur certaines difficultés épistémologiques propres à l'histoire du temps présent, ce à quoi celui-ci répond que la difficulté réside dans l'absence de distance critique. 1/ A mon avis, ces historiens n'ont rien compris à l'épistémologie, même réaliste, qui conteste formellement l'idée de "vérité scientifique" (Science = des hypothèses qui semblent marcher, jusqu'à preuve du contraire). C'est justement si l'on manque du recul épistémologique que l'on peut confondre par erreur Science (opérationnelle) et Scientisme (foi en "La Vérité est dans la Science, et la Science seule"). 2/ Même pour l'Histoire ancienne, avec tout le recul temporel qu'ils veulent, les Historiens manquent cruellement de distance critique s'ils refusent de voir les présupposés logiques récusables sur lesquels ils bâtissent. 3/ En classe d'épistémologie et de distance critique, ces Historiens ne dépasseraient pas la note de 3 sur 20. Qu'ils se prétendent élèves modèles à l'exception de la leçon sur l'Histoire récente serait risible s'il ne se trouvait que les "professeurs" de cette discipline sont peut-être aussi mauvais, et soucieux de complimenter les élèves leur ressemblant...
– Pages 77-78 (+102) : F. Azouvi fait remarquer que les lois mémorielles sont le contraire du droit commun qui tend à l'amnistie, et R. Rémond ajoute que c'est l'interdiction de l'oubli qui est érigée en impératif éthique. 1/ Le fait que l'amnistie soit l'habitude ne me rend pas cette pratique plus sympathique, et j'ai été choqué par l'auto-amnistie des politiciens véreux dans les années 80 ou 90 (ou mes souvenirs étiquetés tels). 2/ Je comprends que l'amnistie peut avoir pour but une réconciliation au contraire de l'engrenage type vendetta éternisant les haines et punitions réciproques. Je ne comprends pas en quoi l'interdiction de l'oubli a une valeur éthique: bien sûr qu'il ne faut pas réitérer les atrocités, mais l'interdiction des atrocités suffit à cela. Certes, je peux entendre un argumentaire (non présenté ici) qui dirait que les atrocités ont été commises et re-commises par le passé, l'interdiction n'étant pas suivie, alors que le matraquage de la mémoire générera un nouveau monde dont les atrocités auront disparu à jamais, peut-être. Ce serait un espoir, un projet, entendu, mais la foi de certains en un projet de mieux-vivre pour tous les autorise-t-il à la dictature, au broiement des innocents résistant au matraquage "éducatif" s'arrogeant le monopole de l'éthique? Je ne suis pas convaincu, du tout. Par ailleurs, le proSémitisme de la Loi Gayssot ne me parait pas indiquer du tout un projet de paix et respect universels: le proSémitisme qui interdit de contester l'invasion de la Palestine de 1948 (sous peine d'accusation d'antiSémitisme génocidaire) a surtout abouti au terrorisme, qui tue sciemment des innocents (parfois des bébés ou des anti-sionistes, presque toujours des civils électeurs en fait manipulés par la propagande), cette voie "éthique" vers le bonheur universel n'est donc pas du tout évidente.
– Pages 79-80 : Les deux historiens conviennent qu'il aurait pu suffire de réprimer l'antisémitisme par un amendement à la Loi Gayssot sans supprimer celle-ci, évitant ainsi de condamner les Historiens doutant du caractère génocidaire du massacre arménien par exemple, sujet non tranché à ce jour ("le doute est devenu délictueux alors qu'il constitue la base de la démarche intellectuelle"). 1/ Il me parait odieusement proSémite de réserver les interdits (en matière de jugement personnel historique) à ce qui dérange la communauté juive et elle-seule. Par ailleurs, l'expérience de ce monde devrait inciter à une extrême prudence: toute hostilité humaniste au communautarisme peut être classée antiSémite (y compris la parabole du Bon Samaritain de Jésus-Christ, ou son équivalent moderne: la parabole du Bon Palestinien). Tout malaise face au favoritisme social ethnique (dans la "Culture" ou les médias par exemple) ou à l'enrichissement dans la finance peut être déclaré antiSémite, alors que cette hostilité envers certains comportements n'a absolument aucun rapport avec la haine d'une race (nouveaux-nés inclus). Par contre, les individus qui ont un comportement communautariste exacerbé manipulent cette accusation avec l'épouvantail nazi, estampillé sacré par les Historiens et législateurs, pour empêcher toute réserve à leur domination, s'appuyant maintenant sur la Loi interdisant tout autre attitude que la soumission coupable. A mon avis, cela ne peut que faire couver, s'exacerber, l'antiSémitisme, au profit de Le Pen par exemple grâce au système de bulletin secret. Et cela ne semble ni aveugle ni stupide de la part des leaders israélites: cela donne tout à la fois puissance à court terme (pour protéger Israël) et hostilité prévenant les mariages inter-ethniques, même si à moyen terme, le risque est une nouvelle Shoah. Je ferais le choix exactement inverse: prévenir une nouvelle Shoah en dissociant très clairement Juifo (o comme orthodoxe) pratiquant communautariste et Juifa humaniste simple descendant involontaire d'Abraham, bâtards circoncis compris. Le crime d'Hitler est d'avoir exterminé les Juifas innocents alors qu'il haïssait le comportement des Juifos, c'est le racisme, c'est se tromper de colère, et c'est monstrueux quand cela est assorti de peine de mort. Tirer la leçon de la Shoah serait ne plus se tromper de colère, dissuader le communautarisme exacerbé qui entraine un racisme en retour, d'autant plus violent qu'il est étouffé jusqu'à l'explosion, et il ne faudrait plus jamais faire taire/bouillir (sous l'accusation de racisme anti-Huifa génocidaire, crime absolu) les Palestiniens ou Maghrébins ou Gauchistes dont l'opinion politique/géo-politique est a priori anti-Juifo. 2/ Il me parait dramatique de ne pas dissocier le terme anti-sémitisme, surtout envisagé comme cible de punitions judiciaires, en deux éléments distincts que sont l'hostilité politique anti-juifo et l'hostilité raciste anti-juifa. Certes, les orthodoxes visant la domination clament (pour se protéger par un bouclier innocent) que tout nouveau-né juifa sera (sauf malade mental comme moi-même, évidemment) automatiquement un juifo, et qu'il est du domaine de la liberté religieuse d'autoriser les parents juifos à élever leur enfant juifa pour devenir un juifo parfait (selon les pratiques traditionnelles ayant assuré la survie identitaire de ce peuple refusant l'intégration, refusant le mélange avec de "sales" races, en se prétendant champion de l'anti-racisme...). Je trouve cela dramatique, et le plus effroyable me semble être que même les néo-nazis sont d'accord avec cet amalgame juifa/juifo, puisque l'hostilité populaire contre les communautés riches et puissantes, rancoeur anti-juifo, ne trouve comme recours électoral que ceux qui sont pourchassés par le combat contre les anti-juifa. La confusion parait donc souhaitable pour tous les groupes dominants ou candidats à la domination, ici. Ce ne serait qu'un moindre mal si la lucidité était autorisée à l'échelle du jugement individuel. Mais le précédent constitué par la loi Gayssot, le projet de ces Historiens voulant recentrer celle-ci sur la lutte contre l'antisémitisme, indiquent que le recul personnel sera passible de prison et ruine... 3/ Il me parait odieusement corporatiste de réserver le droit au doute aux sujets non tranchés par les comités d'Historiens. Je suis entièrement d'accord avec l'importance du doute, le drame est que ce doute est dit mauvais là où il dérange les Historiens au lieu d'émaner d'eux-mêmes, et je le répète: même s'ils ont la preuve scientifique de ce qu'ils déclarent tranché, il n'en reste pas moins que la Science est une croyance comme une autre, et une tolérance élémentaire respecterait le droit de ne pas y adhérer. Certes, la Science a des côtés très populaires, via la technique et le confort matériel qu'elle peut procurer, mais les objets techniques pourraient être consommés sans engagement sur le fond – comme le Christianisme a du succès par ses rites et promesses, sans que presque personne n'adhère au voeu essentiel de pauvreté.
– Pages 83-84 : F. Azouvi parle du mouvement Etats-Unien puis mondial de construction identitaire des minorités, et R. Rémond confirme que le développement des "puissances secondes", intermédiaires entre l'Etat et le citoyen (corporations, universités, académies), est assez nouveau, conduisant à la reconnaissance des communautés. 1/ Je trouve dramatique que les Etats-Unis, théoriquement temple de l'individualisme (par opposition au communisme) s'avèrent en fait le royaume du groupisme, écrasant pareillement le quidam isolé n'appartenant à aucun groupe de pression, aucune communauté revendicatrice. Ma préférence va à l'individualisme digne de ce nom, respectant chaque individu non violent et combattant les abus de pouvoir lobbyistes cherchant à acquérir des privilèges. 2/ J'ai conscience d'être naïf: il est clair que l'union fait la force, et quand une force est acquise elle est employée pour obtenir ou garantir des privilèges, hélas de mon point de vue. (Le Bouddha et) Jésus-Christ ont laissé entrevoir une autre voie, sans rien changer finalement; au nom du Christ, il semble même que les Chrétiens ont dévalisé le Monde (à en croire les Historiens), qu'ils refusent maintenant la concurrence loyale des Turcs et Asiatiques menaçant leur niveau de vie privilégié...
– Pages 94-95 : R. Rémond se dit très satisfait par les mots d'un collectif antillais ayant retiré sa plainte contre l'Historien Pétré-Grenouilleau: "l'émotion de la classe politique, l'hostilité des médias nationaux et de l'intelligentsia" (... nous ne pouvons nous) "trouver en opposition avec toute l'intelligentsia et les décideurs". 1/ Je crois que cet Historien Pétré avait raison de noter que l'esclavage est un crime d'exploitation absolue excluant par principe l'extermination des individus. Les descendants des victimes d'esclavage auraient dû se voir répondre: les crimes graves seront punis, qu'il y ait génocide ou non n'est pas le problème. Mais cela aurait été antiSémite selon les très influents proSémites... Il est dramatique que la puissance acquise par ceux-ci, en se servant de la Shoah, fasse des envieux, souhaitant descendre de génocidés pour obtenir de semblables privilèges. Au lieu d'applaudir comme Mr Rémond la rentrée dans le rang des Noirs laissant aux Juifs le privilège de la culpabilisation avec menace légale, je m'alarmerais et chercherais à réparer cette erreur monumentale que fut l'instrumentalisation de la Shoah, ONUsienne (1948) puis gayssotienne (1990). 2/ Autre drame: c'est le lobbying musclé des puissants qui a fait reculer ce collectif, et non l'évidence ou le sentiment de contradiction explicite. Cela s'inscrit dans une lutte de pouvoir, enterrant le débat honnête et analytique, et si Mr Rémond (faisant partie des puissants) s'en félicite, moi je m'en désole. Naïvement, humblement. Mais je ne suis pas jaloux: je n'entends pas gagner une place au Soleil parmi les décideurs ou à leur place, je trouve seulement ces privilégiés non-méritants, moches moralement et intellectuellement.
– Pages 100-101 : R. Rémond pointe les différences entre l'Histoire et la mémoire (collective), notant que pour raison affective la mémoire tend à s'ériger en absolu, quand bien même elle est souvent contredite par le méthodique travail historique. 1/ Je ne comprends pas pourquoi la mémoire serait absolue, proscrivant la liberté de penser et de douter. Que la tendance dictatoriale soit une lourde tare humaine est hélas possible, je suis simplement un raté n'ayant pas hérité de ce "chromosome" là. Une autre lecture serait que "ce gêne de domination est animal, persistant chez l'être humain qui descend du singe, et en l'ayant perdu, je serais moins animal que la normale"; c'est une façon de parler qui ne me convaint pas: je ne suis pas certain qu'autrui soit un être pensant, alors la généalogie de cette prétendue "espèce humaine" (m'incluant) me parait encore plus supputatoire. 2/ Face à la dictature de la mémoire, interdisant ou brûlant les preuves matérielles (réalistes) de ses confusions, les Historiens devraient comprendre que toute forme de dictature broyant la résistance pacifique est choquante. Donc les Historiens ne devraient pas faire pareil pour la domination de leur chapelle écrasant les sceptiques non-matérialistes. Cette clairvoyance, critique et morale, est semble-t-il au dessus des capacités intellectuelles de ces deux historiens. Simplement lamentables. Je ne suis pas un tribun les insultant en attirant sur eux l'opprobre des foules: ils me classeront malade mental ou criminel, ils l'ont annoncé et je ne le conteste pas, c'est simplement très triste.
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Ajout Z42, 21/05/2006 : Non-stratégie
    Ceux qui m'ont offert "Quand l'Etat se mêle de l'Histoire" me disent que je me suis trompé si je n'ai pas compris que le discours de René Rémond allait dans mon sens, s'opposant aux politiciens jusqu'à remettre en cause leur sacro-sainte Loi Gayssot, que je ne dois pas m'opposer aux gens influants allant dans ma direction, qu'il faut être réaliste. J'entends cette objection, mais elle ne me convainct pas, du tout, et je suis précisément non-réaliste, là est précisément mon problème, ma logique (suicidaire). Je ne suis pas en train de m'allier à tel et tel pour combattre tel autre victorieusement, avant de me retourner contre cet allié encombrant. Je sais que cela paraît naturel aux Historiens: selon eux, leurs démocraties capitalistes se sont judicieusement alliées aux communistes pour triompher du fascisme avant de leur faire la guerre, et les fascistes auraient pu gagner la guerre si eux s'étaient alliés aux communistes pour triompher de la démocratie avant de se retourner pareillement contre ces alliés détestés. Dans l'actualité, les gouvernements britannique /espagnol /italien ont semble-t-il foncé dans la guerre d'Irak voulue pas les USA pour en obtenir des avantages plutôt que parce qu'elle était justifiée, c'est de la stratégie pragmatique, à court terme. De même, la démocratie semble fondée sur les alliances de surface cachant les désaccords de fond, les fausses promesses oubliées une fois élues, pratique commune à tous les camps, et ça marche, ça obtient "l'approbation" par le jeu d'alternance entre opposants désavoués tour à tour. Peut-être est-ce efficace, stratégiquement, réalistement, mais ce n'est pas plaisant, "pas propre" pourrait-on ajouter naïvement, "pas honnête" plus méchamment. Personnellement, je ne suis pas en train de me battre pour faire abroger la Loi Gayssot, avec quelque allié que ce soit, fut-il scientiste (Rémond) ou nationaliste (LePen), je ne fais qu'expliquer ma relative et douloureuse cohérence, expliquer l'incohérence apparente des points de vue qui me font taire. Ce sera vraisemblablement écrasé, et c'est simplement habituel dans ce monde de malhonnêteté triomphante. On pourra me dire que c'est du masochisme, des lamentations de petit-juif nombriliste, il ne s'agit que d'étiquettes et ça ne me dissuade pas. Je n'ai pas l'ambition de triompher et voir naître un monde meilleur pour les siècles des siècles, je me contente de vomir en espérant un monde meilleur, au prochain réveil (apparent).
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Ajout Z43, 27/05/2006 : Radio Maria
    J’ai entendu hier aux informations un sujet que je crois dangereusement mal traité, comme d’habitude, au sujet de l’antisémitisme. C’était à propos de la visite du pape allemand en Pologne. Il était dit qu’une radio populaire, catholique intégriste, écoutée chaque jour par 10% des Polonais, incitait à la haine raciale par des propos antisémites, cités mot à mot avec la voix du speaker enregistrée (moi je cite de mémoire, c’était à peu près ceci): "de sales Juifs manoeuvrent auprès du gouvernement pour obtenir de l’argent qui nous serait volé, au nom de la réparation".
    Personnellement, je suis heurté par ce reportage brut en France, sans analyse, avec une pure et simple condamnation pour "antiSémitisme" et "incitation à la haine raciale". J’ignore le détail de la situation polonaise et ma lecture sera en trois temps : 1/ Quid si une radio française avait tenu de tels propos il y a quinze ans (avant notre loi de réparation financière française) ? 2/ En quoi la situation polonaise peut-elle changer les choses ? 3/ En toute équité sans proSémitisme, comment réparer financièrement les autres crimes historiques ?
1/ Je pense qu’en France, il y a quinze ans, une telle radio aurait été interdite de diffusion et ses responsables lourdement condamnés (emprisonnés, ruinés), en ce nom de l’incitation à la haine raciale. Toutefois, ces propos radiophoniques n'auraient pas constitué un délire mensonger, odieusement calomnieux, mais une simple lecture haineuse de faits qui se sont effectivement avérés traduits en lois de réparation financière payée par l’impôt. Exprimer une rancœur contre les leaders de pareil projet lobbyiste à l’encontre de générations innocentes est assez compréhensible, tandis qu’au contraire hurler, unanimement à la télévision (et dans tous les cercles de pouvoir, avec punition légale à l'appui) que cette opinion est inadmissible risque de la transmutter en haine étouffée, et aurait bien fait les affaires des Le Penistes qui constituent un exutoire secret pour cette amertume interdite d’expression. Pouvant ensuite pousser Le Pen jusqu’au second tour des élections présidentielles… je ne sais pas si c’est l’explication majeure (le populisme anti-dirigeants ayant d’autres attraits populaires), mais c’est envisageable.
    Personnellement, j’aurais exprimé les choses très différemment : dans cette société française, il y a quelques sales types, prétendant représenter les Juifs, qui veulent que l’impôt pénalise les Non-Juifs en faveur des Juifs, au nom de la réparation de crimes passés. Comme les lourdes pénalités de 1919 ont engendré la haine allemande et la (seconde) guerre, alors que la coopération forcée de 1946 a engendré l’amitié et la paix, cette exigence de réparation – surtout plusieurs générations après les faits – semble une incitation à la haine, à un renouveau de haine antisémite, et cet appel à la réparation punitive mériterait d’être condamné à ce titre, dissolvant le problème. Ceux qui, en sens inverse, clament qu’ils "haïssent les sales Juifs" seraient tenus de corriger leur propos sous une forme non raciste, ne disant plus jamais "tous les Juifs sont des sales types" mais "parmi les Juifs (aussi), il y a des sales types: ceux qui font ceci". Evidemment une lucidité de ce type n'aurait pas plu à cette radio, se vendant mieux en se faisant passer pour victime d'une persécution proSémite lui donnant indirectement raison. Là encore, l'amalgame injuste est à bénéfice réciproque, entre extrémistes intégristes opposés. Bref, tandis que l’amalgame anti-juifa (croyant aveuglément que les Juifas involontaires sont tous des Juifos dominateurs) conduit à la haine raciste injuste, l’amertume anti-juifo me semble une opinion publique normale de petits écrasés par des puissants, agissant racistement. Ne faisant pas la différence, la télévision et "l'intelligentsia" se trompent de colère, elles aussi. [Précision: non, je ne dis pas que tous les Juifs sont des puissants, je dis que les puissants en France, et dans tout l'Occident peut-être, semblent unanimement proSémites, par racisme ou extrémisme religieux ou par calcul efficace, peu m'importe. Et si cette négation logique n'est pas évidente pour les "littéraires", j'ajouterais qu'affirmer "toutes les fourchettes sont des ustensiles de cuisine" n'a aucun rapport avec une affirmation "tous les ustensiles de cuisine sont des fourchettes", seuls de mauvais accusateurs ("il a prétendu que fourchettes = ustensiles-de-cuisine donc que ustensiles-de-cuisine = fourchettes") pourraient commettre cette confusion, cette erreur lourde (confondre appartenance asymétrique avec égalité symétrique), injuste, exploitant malhonnêtement les pièges du verbe pour les simples d'esprit].
    Faire taire les protestations (anti-Juifo) au nom de l’inacceptable antiSémitisme conduit précisément au renouveau d’antiSémitisme secret (potentiellement anti-Juifa puisque cette nuance capitale n’est même pas signalée, la confusion étant au contraire encouragée en disant que tout antiSémitisme conduit à une possible Shoah, exterminant jusqu'aux nouveaux-nés). Et les leaders/intellectuels Juifos engagés obtiennent le résultat attendu : manne financière pour soutenir les Israéliens dans le désert, haine populaire faisant revivre (sans menace physique ni pécuniaire) la grandeur du martyr d’aînés vénérés, tout en gardant la communauté bien soudée face à l’adversité au lieu de se dissoudre dans une amitié fusionnelle. Cela ressemble à un succès raciste total (proSémite), qui me révulse moralement, et qui est obtenu en clamant agir au nom de l’anti-racisme, ce qui me révulse intellectuellenent.
2/ Tandis que l’impôt payant les crimes de collaboration à la Shoah a été voté par le Parlement français (si ce monde n'est pas un rêve), répondant à une effective pression lobbyiste, j’ignore totalement si une telle action de préparation est à l’œuvre en Pologne. A) Si c’est le cas, avoir étouffé les voix qui s’élevaient contre sera perçu gravement quand la loi prouvera qu’elles ne mentaient pas sur ce qui se préparait, et les faits leur donneront raison, quand bien même elles manquaient gravement de discernement entre hostilité anti-juifa/anti-juifo, c’est à dire injuste rejet raciste /compréhensible résistance politique antiraciste. L’action prétendant pourchasser des prémisses de racisme aura abouti à générer un franc racisme, c’est grave. B) Si ce n’est pas le cas, le mieux serait que les leaders de la communauté juive polonaise déclarent publiquement "nous sommes opposés à une telle mesure de réparation financière : même si Auschwitz est en terre polonaise, il n’y a pas eu d’injuste enrichissement de la nation polonaise par réquisition des biens des familles juives – la Pologne est sortie totalement brisée de la seconde guerre mondiale, ruinée, et le régime communiste a interdit toute fortune familiale qui allait donc être de toute façon confisquée ; les familles juives n’ont pas à être plus indemnisées que les familles bourgeoises ou antérieurement aristocrates". Je serais d’ailleurs intéressé de savoir s’il existe encore des Juifs polonais, du moins des Juifos orthodoxes communautaristes. Pourquoi n’auraient-ils pas migré vers Israël ? sous le régime communiste dictatorial et interdisant l’enrichissement familial, il n’y avait aucune action envisageable en faveur d’Israël, la seule issue semblant la dissolution dans la communauté non-juive (nationale ou internationale), pire cauchemar d'un état d'esprit Juifo (par définition de ce terme, néologisme). Reste peut-être le cas des Israélites pratiquants ultra-orthodoxes mais anti-Sionistes ("Juifus"?), estimant que le retour à la Terre Promise doit attendre la venue du Messie.
    C’est ce genre de questions (la réponse raciste antisémite est-elle une mauvaise réponse à une manoeuvre raciste prosémite?) qui auraient mérité d’être développées à la télévision, pour éveiller la compréhension. Condamner uniquement les antiSémites, au nom des "inadmissibles racisme et antiSémitisme" est presque exactement le contraire, favorisant les extrémistes parmi les sémites en faisant taire toute opposition, antiraciste comprise. Je sais qu'on me taxera de racisme antiSémite grave, inadmissible, pour avoir osé décoder ainsi le message télévisuel, mais cette accusation est malhonnête: je n'ai rien de rien contre la race juive, dont je fais peut-être partie qui plus est, je ne fais qu'expliquer la logique dangereuse d'un comportement communautariste raciste, dominant les hautes sphères et les médias pour assurer la dictature sur les intuitions lucides de petites gens comme moi. Je ne suis certes pas encore en prison, mais aucun éditeur français ne prendra jamais le risque de publier mes réflexions sur le sujet, et si mes sites Internet sont un jour fermés pour manquement au devoir de citoyenneté, la preuve sera faite. Pour personne, certes, l'immense popularité spontanée du football tribal et du loto injuste m'ont ôté l'idée naïve d'une humanité plaisante écrasée ou pervertie par quelques affreux dominateurs.
3/ Une collègue m’a demandé si mes neveux ou nièces philippins avaient le projet de venir nous voir en France, et j’ai répondu que Non : le billet Aller-Retour individuel vaut environ un mois de salaire pour nous, plusieurs années de salaire pour eux (même s’ils travaillent bien plus durement que nous – pour une enseignante: peut-être 2 fois plus d'heures par semaine, avec 10 fois moins de congés payés par an, et jamais de grève payée). Pourquoi de telles disparités, si injustes d’un point de vue humaniste ? La réponse tient en un mot, apparemment : l’Histoire… Les pays colonisateurs étaient semble-t-il riches et les peuples colonisés étaient très pauvres, selon la simple logique bestiale de la guerre: les vainqueurs triomphent en écrasant les vaincus – l’industrialisation précoce de l’Occident n’est pas l’élément-clé puisque les indispensables matières premières, que nous n’avions pas, étaient payées misérablement aux pays colonisés ; avec le principe capitaliste de conservation trans-générationnelle des richesses passées, l’argent allant surtout aux déjà-riches, ce système s’est pérennisé malgré la décolonisation. Les luttes sociales et régimes socialisants, ici, ont certes tendu à populariser les privilèges, entre nous, en refusant catégoriquement de les partager, grâce aux frontières, nationales puis européenne… Bref, nous sommes en position de profiteurs d’un passé moche, méritant un lourd impôt de réparation, comparable en principe à celui qui nous touche au sujet des crimes de Vichy, et il serait exigeable par l’ONU (si l’Occident ne dominait pas en fait cette institution). Le cas des USA est à part, puisqu’il ne s’agit pas d’un pays colonisateur mais d’un pays né de colonisation génocidaire, refusant maintenant d’être colonisé (pacifiquement) en dressant à la frontière mexicaine un mur de barbelés surveillés par hélicoptères armés… – au nom de la morale et du Christ "bien sûr": traiter autrui comme on voudrait être traité, les Catholiques sont des moutons décérébrés et non de vrais Chrétiens. A mon avis, la suppression des frontières (que je souhaite sincèrement pour une libre concurrence entre jeunes générations mondiales pareillement innocentes) ne générerait pas une relative prospérité pour tous mais une relative misère pour tous ; elle n’aurait qu’un avantage, mais capital à mes yeux de naïf rêveur : nous n’y serions plus en position de salauds profiteurs. Ce projet proprement humaniste, totalement dénué de sentiment raciste ou nationaliste, est certes hostile à la nation judaïque d’Israël et à l’enrichissement familial/ethnique, il sera donc classable antiSémite… J’en conclurais que ma conception de l’honnêteté morale, hostile à la favorisation tribale, est antisémite… Oui l’antiracisme serait antiSémite, cela expliquerait l'étrange formule "Non au racisme et à l'antiSémitisme": il ne suffirait pas de dire "Non aux racismes", le but étant discrètement de donner le pouvoir aux chasseurs d’anti-Sémites, d'où une répétition contradictoire pour dire "Non aux opposants à la domination judaïque (et non aussi, en principe, aux autres racismes génocidaires avérés)"… C'est triste, et ce serait simplement navrant si les objections n'étaient interdites d'expression par les prétendus détenteurs de l'intelligence et de la morale... C'est plus grave, c'est une malhonnêteté organisée, une parmi d'autres certes (le monde pharmaceutique étant aussi moche, etc). Il faut sans doute que je prenne double-dose de ces pilules débilitantes, "anti-psychotiques", la lumière fait vraiment trop mal aux yeux. Oui, je suis fou: tirer tout ça de quelques mots télévisuels, sur la peu sympathique Radio-Maria, semble bien du délire... :(
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Ajout Z44, 12/06/2006 : Déranger ou non ?
    J’ai été intéressé hier, indirectement, par un débat entre spécialistes internationaux de l’image télévisuelle, sur la chaîne "La 5" : "la télévision française est-elle dérangeante ou est-elle lisse ?".
* A PRIORI:
- A la question "la télévision française me choque-t-elle parfois ?", j'aurais répondu Oui. Les points choquants pour moi se résument peut-être à Loto, Football, Israël: je trouve déplorable de flatter infiniment le penchant quasi-universel pour la richesse imméritée, je trouve regrettable d'encourager le chauvinisme sportif et le nationalisme dans le sport, je trouve malhonnête de ne pas traiter l'état d'Israël comme les autres colonisations racistes des Occidentaux ayant assez récemment fait face à révolution (en Asie et Afrique).
- A la question "la télévision française me paraît-elle parfois tellement lisse que c'est choquant aussi ?", j'aurais répondu Oui également. Le point majeur pour moi est le ProSémitisme systématique avec étouffement de toute objection dérangeante au nom du soupçon d'atroce projet génocidaire (via l'expression "racisme et antisémitisme").
* DÉBAT:
- J'ai appris dans cette émission que les libanais (chrétiens?) avaient été au bord d'une nouvelle guerre civile pour avoir tourné en dérision un chef religieux (musulman) se mêlant de politique, dans une émission de caricatures absurdes (genre Les Guignols de l'Info). C'est une facette du sujet que j'ignorais: oui, (même sans propagande monopolistique mensongère,) la télévision peut choquer au point d'engendrer la haine et la violence de rue, y compris contre des innocents classés malgré eux dans le camp des blasphémateurs. C'est effectivement plus sérieux et dramatique que mes affaires de conscience, de droiture logique et d'équité théorique.
- J'ai appris qu'en Russie, une émission-débat à grand spectacle avait traité la respectabilité de l'homosexualité, opposant un homosexuel hué par la foule et des homophobes copieusement applaudis et approuvés par les votes de téléspectateurs en direct - ce qui révoltait tous les interlocuteurs de cette émission française, Jean-Luc Shleiderman ajoutant même qu'on ne peut pas aller jusqu'à discuter "Pour ou Contre l'Holocauste". C'est intéressant, et le cœur du malentendu est là, je crois: si le spectacle de la haine ne me plaît pas, si le tac-au-tac verbal faisant le succès télévisuel me gêne faute de profondeur analytique, je trouve intéressant d'aborder tous les sujets sans tabou (à des heures pour adultes) – "quels sont les arguments pour ou contre la liberté individuelle de connaître un amour homosexuel ?", "quels sont pareillement les arguments pour ou contre le communautarisme juif(o), et les non-communautaristes parmi les juif(a)s sont-ils victimes d'amalgame?", ce ne devrait pas être matière à étouffement secret au nom du politiquement incorrect, inadmissible, vil et abject. Je pense très sincèrement qu'un tel débat, dans les années 1930, aurait pu anihiler l'antisémitisme et donc éviter la Shoah – ce qui aurait été une très bonne chose à mes yeux juifas humanistes, une calamité (inavouée) pour les juifos qui n'auraient pas obtenu Israël en réparation...
- J'ai appris que pour les Musulmans d'Arabie Saoudite ou Iran, il est choquant d'interviewer une femme sans voile sur un plateau de télévision, et que nos mœurs occidentales (sans parler de la grivoiserie franchouillarde) paraissent inadmissibles, insultant les valeurs élémentaires. Effectivement, tout est relatif et presque tout peut choquer, la ligne séparant le montrable de l'inmontable étant floue, tracée par on ne sait qui, des autorités locales et/ou consensus implicites, secrets. Un journaliste américain a demandé pourquoi un débat sur la peine de mort était totalement hors de question en France, sans recevoir de réponse – comme pour l'homophobie, le "danger" me semble être que la population prenne conscience que les lois (de la démocratie indirecte) sont contraires à son souhait majoritaire, et se révolte contre cette trahison organisée, légalement verrouillée, d'où rejet de la démocratie "représentative" et basculement vers l'extrème-droite fasciste ou l'extrême-gauche révolutionnaire, systèmes de violence dangereux aux yeux de "la majorité au sein des minorités" cultivées, dont font vraisemblablement partie ceux qui sont choisis comme directeurs et acteurs de télévision.
- Un des interlocuteurs a fait remarquer que les Guignols se moquent des puissants, des élus, mais bien peu des faibles, des victimes, ce qui est conforme à la victimisation systématique de la télévision française. C'est un argument intéressant, et cela pourrait expliquer que les Juifs, victimes de l'Holocauste, sont intouchables par quelque égratignure que ce soit. Mais là encore, ma lecture casse ce simplisme victimaire instrumentalisé par de méchants racistes: les Juifas ont été les victimes innocentes d'horreur raciste (si ce monde n'est pas un rêve, et si les Historiens y sont crédibles), tandis que les Juifos sont un groupe de puissants racistes actifs proSémites, ce qui mériterait dénonciation, en veillant bien à ne pas se tromper de cible en expliquant l'innocence absolue des Juifas non Juifos, en voie d'intégration/dissolution dans une humanité fraternelle. Ce n'est pas drôle et quelques sarcasmes ou éclats de rire conviennent mal à cette prise de conscience. D'ailleurs, j'aurais moins besoin des Guignols si ce n'était un exutoire au débat politique interdit: "pourquoi le principe démocratique n'est-il pas que c'est au peuple de décider en direct le salaire et la retraite de ses élus?" (double réferendum, avec réponse chiffrée en nombre de fois le minimum social, et exploitation par mesure de médiane – indicateur de 50% non touché par les réponses extrèmes) – sans ce débat honnête, interdit, on a besoin de se libérer par le rire et le mépris, d'où les Guignols, qui n'éveillent pas à la lucidité mais défoulent en prévenant la révolution contre les prétendues "élites populaires" en fait malhonnêtes.
* SYNTHÈSE:
- Je comprends que la télévision doit s'abstenir d'inciter à la violence, d'encourager les mauvais penchants, mais je tirerais des leçons presque opposées (de celles gouvernant la télévision française): inciter à la frugalité plutôt qu'au luxe égoïste ou familial, inciter à l'humanisme plutôt qu'au tribalisme, inciter à la démarche de chercher à comprendre l'autre sans le rejeter en se bouchant les oreilles.
- En ce qui concerne l'antisémitisme, il serait honnête et utile d'expliquer les malentendus (entretenus en Occident par les Juifos), pour innocenter les Juifas et prévenir tout risque de nouvel Holocauste raciste. Si une réprobation populaire couve contre un groupe de pression, prête à se muer en colère/violence ou violence raciste, il vaudrait mieux faire percevoir les amalgames trompeurs, pour ne pas se tromper de colère. Cacher le problème fait monter la pression, et c'est explosif, dangereux pour des victimes innocentes… Tout le monde (autorisé à parler) semble s'en foutre, peut-être par peur d'émettre des opinions sous menace de condamnation pénale pour antisémitisme; c'est triste, l'avenir risque même de montrer que cette "Justice" aura été criminelle envers ceux qu'elle prétendait protéger (cas de nouvelle Shoah en 2026 exterminant aussi les bébés et sémites non-sionistes); elle est déjà léthale, à mon avis, via les victimes innocentes du terrorisme anti-occidental pour la libération de la Palestine.
- Certes, déranger un ordre est dangereux, le désordre étant un "n'importe quoi" qui peut menacer les faibles, les innocents. Toute la question est la prévention de la violence, et ma lecture de cette question est orientée : vaut-il mieux taire les objections vis-à-vis des imperfections voulues ou bien craindre la révolte qui se déchaînerait contre ces injustices? Je suis d'avis qu'il vaut mieux améliorer préventivement le monde actuel. Les dangers sont multiples et s'arc-bouter sur la préservation de privilèges non mérités me parait dangereux (pour la survie physique) même si c'est en un sens protecteur (à cout terme, pour le confort matériel, le statut de dominant).
- En clair: mon idéal personnel (assurément peu populaire) de télévision digne et dérangeante à la fois serait, sans joute verbale élisant les beaux-parleurs, une présentation en 5 temps (de textes longuement préparés et lus sous les caméras par chaque interlocuteur) tour à tour: 1+/ présentation des points de vue, 2-/ critique de ce qu'on dit les autres interlocuteurs, 3+/ justification contre les critiques reçues, 4-/ re-critique parant les justifications, 5+/ re-justification et synthèse. [Il faudrait évidemment la "menace" d'autres alternances 6-7+ voire 8-9+, sinon les règles préétablies feraient que des arguments fallacieux seraient donnés à l'étape finale non exposée à critique.] Je verrais cela pour:
• un débat moral sur le Loto* et la richesse non méritée, permettant d'éviter les tentations vers une révolution d'extrème gauche utopiste, [*: les jeux de culture générale ou composition de mots sont du même ressort, ne récompensant pas de bonnes actions utiles à autrui mais une relative perfection dans la maîtrise de codes arbitraires]
• un débat citoyen sur l'abrogation (immédiate et réitérable) des privilèges que s'accordent les élus, permettant d'éviter la colère faisant basculer vers l'extrême droite fasciste à façade populiste,
• un débat économico-moral sur le nationalisme et la prospérité déloyale, permettant d'éviter la guerre mondiale et l'envahissement agressif par les travailleurs miséreux,
• un débat géopolitico-logique sur la démocratie mondiale unique, sans domination aristocratique des Occidentaux judéo-chrétiens se pétendant champions de la logique démocratique,
• un débat sémantico-logique sur la dénonciation possible des comportements politiques Juifos, permettant d'innocenter la race des Juifas,
• un débat sémantico-moral entre l'expression "Non au racisme et à l'antisémistisme" et "Non au racisme** (**: racisme anti-Juifa compris comme les autres, racisme Juifo anti-goy compris sans exemption, rancoeur anti-Juifo non comprise car hors-sujet)", permettant d'éviter la confusion dramatique d'un ami noir qui me disait "Il n'y a en fait rien de plus raciste qu'un Juif, c'est criant et je déteste ça, mais il ne faut pas le dire: c'est extrêmement dangereux. Fais attention, et tu n'es pas Juif, toi, ce n'est pas possible avec ce que tu dis!"
• un débat historico-logique sur la légitimité/illégitimité de rendre Israél aux Hébreux sans rendre les Etats-Unis aux Indiens, permettant d'innocenter les Occidentaux non-sionnistes.
    Je rêve, c'est totalement exclu en France, et dans tout l'Occident peut-être. Il est plus payant de flatter le confort et la vanité, cracher sur les politiciens célèbres ou chanteurs à la mode.
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Ajout Z45, 17/07/2006 : Reportages
     Eléments troublants à la télé, dimanche dernier:
1- Reportage sur l'Alaska avec un village russe exilé
2- Reportage sur la Maison d'Isieux et les crimes français antisémites
3- Reportages sur la nouvelle guerre d'Israël au Liban
     Comme d'habitude, cela fait réfléchir, mais ce que j'en tire est très loin du ton télévisuel.
1- En Alaska, un petit village perdu parlait russe, étant exclusivement composé d'immigrants très religieux, chassés par la révolution bolchevique de 1917 (proscrivant les religions), puis chassés par la révolution maoïste de 1949, et n'ayant pas voulu se perdre dans la (très relative) foule de l'Oregon. Les jeunes interviewés, tout en se disant fervents pratiquants religieux, signalaient que leurs parents leur interdisaient de côtoyer ou rencontrer des étrangers d'autres communautés ou confessions (puis le reportage passait à un autre sujet étonnant, exotique aussi, au delà du cercle arctique). J'étais dérangé: refuser ainsi l'autre, enseigner à ses enfants qu'il faut rejeter les amitiés inter-communautaires, est à l'évidence une attitude anti-humaniste, anti-individualiste, me rappelant un ancien reportage disant que l'extrême-droite israélienne déplorait les mariages mixtes entre Juifs français et non-Juifs, condamnation ne me faisant pas sourire mais me paraissant relever du crime contre l'Humanité (ou contre l'humanisme?), du crime d'incitation à la haine raciale (en retour).
    Toutefois, cette petite communauté russe, pauvre, à la recherche d'autarcie quitte à le payer par la misère, me paraît dans son droit de libre regroupement et vie d'ermite, au nom de la liberté de choix et d'association sans violence. Ce n'est pas mon idéal, mais je respecte que ce soit l'idéal d'autrui (de la même façon que je revendique le droit de vivre plutôt solitaire, quand d'autres préfèrent la foule et les mondanités sociales). Ce qui me gêne par contre, c'est l'endoctrinement des adolescents à suivre la même voie, au lieu de se voir exposées les différentes possibilités et d'être autorisés à choisir librement. Par ailleurs, si un jour cette "tribu" jalouse de son indépendance est victime d'une guerre de tribus, à l'opposé de mon idéal d'une humanité unie et amicale, je considérerais que lui est simplement tombée dessus la grande barrière qu'elle avait elle-même dressée. Cela n'excuse certes pas la guerre, et la communauté pacifique n'en est pas directement responsable, mais en glorifiant l'esprit de tribu, en refusant la prévention des hostilités par l'entente, elle se sera elle-même préparé un avenir sombre. C'est certes le fruit compréhensible d'expériences douloureuses faisant craindre des menaces extérieures imparables par la concorde, mais dans des USA sans hordes de bandits ni révolutionnaires, je pense que c'est quand même une erreur, un acte d'hostilité pouvant faire germer une hostilité en retour – si les dirigeants de cette communauté ont fait taire sous la menace les membres qui percevaient le problème, ce serait en tout cas je crois une faute lourde, une injustice grave.
    Cela me conforte dans l'idée qu'au lieu de clamer "Non au racisme et à l'antisémitisme, et Vive la France (ou vive l'Europe, vive les USA)", il serait plus judicieux d'envisager une simple logique géopolitique: "Peut-être Non au tribalisme, aux frontières, et Vive le partage loyal des efforts et récompenses associées". La récente frénésie de nationalisme footballistique montre que les masses locales sont à peu près à l'opposé. Après la victoire (annoncée par les nocturnes tonnerres de klaxons à ma fenêtre) de la France sur le Portugal, en demi-finale de Coupe du Monde, des téléspectateurs français sont paraît-il allés chahuter les clients d'un restaurant portugais, qui a fermé précipitamment avant que les assaillants ne reviennent armés de fusils… C'est l'antique logique détestable de tribu triomphante écrasant les perdants sans frein aucun. Et cela aurait mérité d'être dénoncé comme déviation grave, remettant en question l'honorabilité des équipes sportives nationales, déchaînant la violence de spectateurs envers des innocents. Cela me paraît plus important à analyser dans les écoles que la trente-sixième pièce de Molière. Et l'attitude médiatique complaisante semble fondée sur une évidence "ce n'est pas grave, pas un nationalisme néo-nazi: ça ne visait pas de Juifs". Je ne suis pas d'accord: le nationalisme, le prosémitisme, me semblent de graves facteurs d'injustice et de haine (nationalisme opposé jusqu'à la guerre, antisémitisme).
    Pour en revenir au village russe autarcique en Alaska, je me suis demandé si, dans l'Histoire de ce monde (que j'y crois ou non), la communauté juive a ainsi été victime d'une guerre de tribu qu'elle aurait indirectement causée. La réponse me paraît négative: la diaspora était dispersée dans tout l'Occident et non concentrée en groupes autarciques. Toutefois, cette communauté semble s'être maintenue en refusant racistement de s'intégrer, de fusionner en perdant son identité dans une humanité métissée, indifférenciée, sans race ni ethnie séparée. Avec des prédispositions génétiques peut-être, des talents innés, mais aussi une favorisation déloyale (quasi familiale) pour les membres quelconques, ce réseau d'entre-aide semble être devenu plus riche que la moyenne. D'où une position de classe oligarchique dominante, jouissant du rude labeur (agricole, ouvrier) des méprisés, suscitant leur colère puis leur haine (je vois du moins les choses ainsi, c'est peut-être un cauchemar, je ne prétends nullement que c'est la vérité historique, c'est simplement une explication envisageable du populaire antisémitisme germano-franco-polonais des années 1930.) Puis ce fut le drame de la Shoah, effectivement atroce, mais après-guerre, au lieu de tourner le dos au rejet anti-goy source de l'hostilité, au lieu de bannir le communautarisme (classable crime contre l'humanisme), ce fut le triomphe de l'esprit communautariste, conduisant au rassemblement de la communauté tribale sur la terre de son choix, expulsant ses anciens occupants (pas même impliqués dans la Shoah), en déclarant toute objection "antisémite" donc raciste, Crime contre l'Humanité… Je redis mon opinion, ainsi condamnée: la re-création moderne d'Israël semble un triomphe absolu du racisme (prosémite), l'exact contraire d'une condamnation du racisme : le nouvel état d'Israël constitue à mes yeux personnels un Crime contre l'Humanité [ce pourrait aussi être une insulte aux victimes totalement innocentes de la Shoah – les bébés et certains sémites-involontaires qui n'étaient nullement prosémites, d'où erreur de cible – au delà du châtiment excessif des prosémites méritant assurément davantage condamnation explicative qu'extermination aveugle]. Et on ne répare pas un crime par un crime, celui-ci suscitant des crimes en retour, nous y sommes. Je ne dis pas qu'Hitler et Ben Laden sont des anges, ce sont des criminels en retour, il me paraitrait simplement sage et équitable de bannir aussi les crimes sources – prosémitisme, pro-judéochristianisme, pro-occidentalisme etc. Ce serait douloureux, mais la question mérite d'être au moins posée, le renoncement aux privilèges mérite d'être envisagé, qu'il soit accepté ou rejeté en assumant les conséquences possibles (chute et partage de la misère d'un côté, immoralité puis violence de l'autre côté).
2- Dans le reportage sur la maison d'Isieux, des interviewés sortant du musée disaient comprendre maintenant ce qu'est un crime contre l'Humanité, et la journaliste concluait que sans la coopération de l'état français, les enfants juifs rassemblés ici auraient pu échapper à la mort. Ces mots pouvaient d'ailleurs choquer, les chasseurs de nazis considérant que les français savaient que ces enfants juifs seraient exterminés, le rassemblement étant donc prouvé constituer une complicité de meurtre bien plus criminelle qu'une non-assistance à personnes en danger – j'entends les deux avis, n'en ayant pas moi-même (n'étant même pas sûr que ces années et personnages aient existé). En tout cas, j'aurais dit autre chose sur ce poignant "film" d'Isieux : dans une Nation (idéalement: un Monde) où les individus sont en position d'égalité en dignité et en droits, embrigader les enfants dans une logique tribale n'est pas un service rendu, même s'il y a favorisation de la réussite sociale par ce biais, mais un terrible danger pouvant attirer sur ces innocents une haine meurtrière. "Non aux crimes contre l'Humanité" serait "Non au tribalisme, (nazisme aryen et) prosémitisme compris". L'antisémitisme ne pourrait alors plus exister, je crois, faute de cible. C'est hélas exactement le contraire qui semble avoir été pratiqué, activement, depuis 1945, avec le soutien intellectuel, légal, médiatique, du lobby juif ayant choisi de ne pas migrer en Israël, ayant encore œuvre "utile" à accomplir pour guider l'Occident dominant le Monde…
    Ma conclusion est que le Crime contre l'Humanité incarné par la maison d'Isieux est double: antisémitisme meurtrier des Nazis et sympathisants, venant du prosémitisme grave des parents Juifs. Ne pas l'expliquer complètement, c'est ne pas comprendre, voir une horreur invraisemblable, seulement imputable à Satan ou autre. Il serait je crois plus judicieux (plus prudent, plus efficace pour prévenir de nouvelles horreurs) de comprendre. MAIS ce regard humaniste, anti-communautariste, menacerait l'existence même d'Israël, et un rapatriement des Israéliens est formellement exclu, par toutes les autorités et cercles de pouvoir occidentaux – prosémites et antisémites se rejoignant sur ce point, étouffant le point de vue humaniste, diabolisé en le déclarant nazi, en interdisant le débat qui lèverait malentendus et mensonges.
    A ce sujet, j'ai vu mentionné dans un article de Science & Vie sur les "thèses de complot" (Da Vinci code etc.), dites mensongères /paranoïaques /populaires, qu'un auteur (Pierre-André Taguieff) avait brillamment réfuté la thèse absurde du complot sioniste. J'essaierai de me procurer ce livre, qui pourrait effectivement m'expliquer où je me trompe. Je suis entièrement ouvert à une analyse logique, honnête, m'expliquant ce que je ne comprends pas, fournissant ne serait-ce qu'une autre explication plausible à la marche du monde.
3- Les actualités montrent une nouvelle guerre de l'armée israélienne contre le Hezbollah libanais qui a pris des otages et tire des roquettes contre les civils du grand port israélien d'Haifa.
    J'entends le justificatif israélien: les terroristes prenant sciemment pour cible des civils innocents doivent être abattus, seule façon de les contenir, et tant pis si la guerre fait quelques victimes collatérales parmi les supporters de ces terroristes. J'entends le cri libanais: les soldats israéliens avec leurs armes américaines massacrent impunément des innocents pacifiques au lieu de s'en prendre exclusivement à leurs opposants armés – sans aucune sanction internationale, comme d'habitude. Je comprends ces deux points de vue, mais mon opinion est autre: cette guerre n'est que la N-ième bataille issue de la colonisation d'Israël, chassant des millions de Palestiniens vers le Liban (et autres pays) avec ferme refus de tout retour, sans même parler de restitution des propriétés volées… Où sont passés les pacifiques possesseurs du port d'Haifa en 1946? S'ils ont été chassés vers le Liban sous peine de mort, se voyant confisqués leurs biens et propriétés, les nouveaux propriétaires ne sont pas innocents, et le fait qu'ils soutiennent la guerre renforce ce jugement. Entre un soldant tuant sur ordre et un électeur votant pour que cet ordre lui soit donné, je ne vois pas l'innocent. De l'autre côté, les terroristes égorgeurs de bébés le week-end après le travail, et leurs supporters sans armes ne sont pas non plus innocents, le statut de civil n'est en rien une excuse. A mon avis, ces haines réciproques ont assez duré, il est temps de régler le conflit: remettre en question l'invasion d'Israël de 1948, avec un débat mondial honnête, sans domination aristocratique des judéo-chrétiens. Evidemment serait aussi invoqué le crime antique ayant chassé les Hébreux, mais si ce passé très lointain est évoqué, il faudra avant cela remettre en question l'invasion de l'Amérique, les Etats-Uniens non Amérindiens méritant autant l'expulsion éventuelle que les Palestiniens. Ou bien, reconnaissant le droit à la libre migration, il faut laisser les Juifs rejoindre leur Terre Promise, les exilés Palestiniens revenir, les Etats-Uniens vivre où ils sont, les Mexicains les rejoindre, les Africains gagner l'Europe. C'est un chantier de réflexion auquel pourrait au moins commencer à s'atteler (depuis l'effondrement de la menace communiste) le monde dit intellectuel, de penseurs professionnels. Mais c'est totalement exclu, l'important étant apparemment de maintenir les privilèges occidentaux, israéliens compris, d'où la guerre mondiale qui menace avec les Musulmans, pour commencer. Et la population occidentale se demande pourquoi tant de haine musulmane, sans recevoir l'ombre d'une réponse (culturelle, médiatique, politique), pas même d'éléments de discussion ou débat contradictoire… Sans Internet je ne m'exprimerais même pas moi-même, le monde des livres étant verrouillé, sous menace légale.
    L'état d'Israël possède la seule puissance atomique tolérée au Proche-Orient, les USA maîtres du Monde entrent en guerre contre toute puissance montante menaçant cette domination, les gouvernants occidentaux sont puissamment engagés pour protéger Israël. On pourrait dire que c'est le souhait de la majorité des Occidentaux, les gouvernants étant élus, mais dans nos élections, le sujet n'est même pas abordé, tous les candidats semblant d'accord avec cet état de fait (sauf peut-être certains nationalistes antisémites caricaturés en nazis exterminateurs), et aucun référendum sur le sujet ne parait imaginable. Les puissants (et médias "éduquant" les opinions publiques) semblent en Occident unanimement sionistes, il faudra vraiment que je me procure ce livre prouvant le contraire… Mais ce n'est peut-être que l'idée de COMPLOT sioniste secret qui est réfutée, et il est vrai que cela se pratique au grand jour, je ne suis pas voyant extra-lucide. Aux USA, le dogme officiel est l'Ancien Testament écrit par des Juifs pour des Juifs, avec interdiction légale du darwinisme scientifique qui ose le contester (et interdiction des penchants communistes, la Statue de la Liberté est une farce). Ce n'est que quand on prétend "à la française" à la laïcité, la tolérance, l'équité, que le mensonge est patent. Mais il est criant, certes, pas secret.
    Le consensus médiatique français ressemble à la position de la gauche israélienne: "les Juifs ont droit à un pays: Israël, les Palestiniens aussi: la Cisjordanie et la Bande de Gaza", mais où est l'équité si ce sont les Israéliens qui choisissent la portion qu'ils prennent dans cet ensemble qu'était autrefois la Palestine, en l'interdisant formellement aux Palestiniens? Il n'y a pas de débat contradictoire, il y a consensus entre puissants se réservant le droit à la parole. Cela ne ressemble pas à un complot, seulement à un abus de pouvoir, totalement injuste.
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Ajout Z46, 23/07/2006 : Lectures
* Je n'ai pas encore acheté le livre de P.A. Taguieff, cet auteur semblant avoir publié non pas un livre mais des dizaines (en termes de Culture, il serait pourtant plus enrichissant de lui donner une fois à la parole puis de la passer à ses détracteurs, mais bon, ainsi va le star-system se prétendant Culture). Parmi ses titres, j'en note au moins 8 :
Face au racisme, 2 tomes (1993)
Les fins de l'antiracisme (1995)
Le racisme /pour comprendre, pour réfléchir (1997)
La nouvelle judéophobie (2002)
Prêcheurs de haine (2004)
L'illusion antifasciste: la Gauche et le terrorisme intellectuel à la française (2004)
Expliquer l'antisémitisme: le bouc émissaire (2005)
Imaginaire du complot mondial (à paraître, 2006?)
    C'est apparemment le dernier qui était signalé par Science & Vie, découvert avant parution, par amitié personnelle peut-être (sans prouver forcément de réseau confessionnel souterrain auto-invalidant la thèse présentée). Il convient d'attendre sa parution, mais je suis intéressé par l'ouvrage de 1997 qui prétend faire comprendre et réfléchir. L'ouvrage de 2002 m'intéresse aussi: peut-être suis-je judéophobe sans être antisémite, étant un antiraciste choqué par les comportements juifos mais pas du tout hostile au sang juifa, il faudrait découvrir les définitions pour savoir. Toutefois, les phobies sont des peurs, et je ne crains pas davantage un illuminé israélite qu'un illuminé catholique ou protestant ou islamiste, tous pouvant pousser l'intolérance d'opinion jusqu'au meurtre; par contre, et sans excès paranoïaque m'attribuant une place assurée parmi les cibles de haine en danger de mort, il y a une menace objective, légale, qui pèse sur ma tête : la loi Gayssot, qui me rendrait surtout francophobe, sous les applaudissements des juifos, qui me sont de ce fait franchement antipathiques (et j'ai été philosophiquement choqué par la Loi Gayssot antibouddhiste bien avant de me pencher sur le prosémitisme qui l'expliquait). En tout cas, il est navrant d'avoir à lire des milliers de pages pour se faire une ébauche d'opinion, en dépensant des centaines d'Euros qui seraient plus utiles à ma belle-famille philippine. Je verrai, j'achèterai peut-être le livre sur le complot sioniste quand il paraîtra, creusant davantage l'étude si cet auteur s'avère passionnant, éclairant le débat de manière honnête et lumineuse. J'en doute, mais pourquoi pas?
* Entretemps, j'ai lu des magazines Science & Vie fournis par ma mère, notant plusieurs points intéressants, comme d'habitude (dans le numéro de Juillet 2006, un article sur la ressemblance entre chimpanzés et humains, et dans un numéro Hors-Série sur les Hommes disparus genre Néandertal).
A/ Les chimpanzés font preuve d'empathie, aidant parfois des congénères ou même des animaux d'autres espèces sans avoir rien à en retirer pour eux-mêmes (exemple d'un bonobo en liberté aidant longuement un oiseau blessé à reprendre son envol).
–> Cette observation de singes empathiques rend encore moins convainquant le discours classique déclamant que l'empathie est le propre de l'humanité, que le solipsiste est donc un handicapé mental à jugement bestial. Je répète que je fais spontanément preuve de compassion dans mes rêves ou au cinéma, et qu'il n'y a nul besoin qu'autrui soit mon semblable objectivement pour que soit ressenti ce sentiment animiste, qui ne prouve donc rien. La compassion est une saveur de l'expérience émotionnelle, elle ne prouve pas le caractère pensant ou autonome d'autrui, ni le caractère humain de ma personne – je peux me réveiller singe ou bactérie, pure pensée immatérielle et seule au monde. Jusqu'à preuve du contraire, aucun critère crédible ne sépare le rêve subi de la réalité, et le statut d'être humain n'a rien de logiquement lié à certaines attributions, le fait que – dans un film réaliste d'observations – un chimpanzé se comporte comme la souris Mickey n'est pas révolutionnaire de mon point de vue, cela ne fait qu'égratigner le dogme arbitraire de nombreux scientifiques et philosophes réalistes, qui interdisaient (sous menace psychiatrique) de réfléchir mais admettent l'expérience. [Parenthèse: aider un animal d'une autre espèce est un beau geste désintéressé qui rappelle la parabole du bon Samaritain, un non-Juif aidant un Juif blessé; c'est le contraire du communautarisme réservant l'assistance à ses proches. J'imagine que certains Israélites pratiquants ont des chats ou chiens, et rien n'est désespéré, mais – tandis qu'un chien en vacances perpétuelles reçoit sa pitance en aboyant de joie – traiter les non-Juifs travailleurs de peine en sous-hommes génère la colère.]
B/ Les chimpanzés font preuve d'aversion pour l'inéquité, différence de récompense entre individus effectuant le même travail aussi bien (expérience d'un singe sciemment moins récompensé que son confrère et cessant alors le travail qu'il avait accepté sans difficulté).
–> L'inéquité, qui serait ainsi intrinséquement choquante pour nous, est le drame politique du monde humain (crédible ou cauchemar) qui prétendait pourtant incarner l'équité, la justice morale, en supprimant la loi bestiale du plus fort. Le principe des sociétés humaines semble hélas la rétribution au statut plutôt qu'au mérite – né riche en pays capitaliste, parvenu apparatchik en pays communiste, devenu fonctionnaire en pays socialiste, naturalisé en pays RMIste, col blanc en société dominée par la finance. Une montagne de conventions a aménagé l'injustice en changeant les bénéficiaires (autrefois les plus forts physiquement, puis les aristocrates gouvernant la police), sans affronter en face le problème de l'inéquité. Rétribuer simplement l'efficacité – cette rétribution différentielle suscitant elle-même l'efficacité – serait pourtant si simple, évitant l'injustice capitaliste et la faillite communiste. Certes, j'ai conscience que cette mienne position n'est possible que parce que je n'ai pas d'enfant et ne ressent pas l'amour parental qui fait que tous les parents enrichis veulent gâter leurs enfants, pas encore méritants (et pouvant ne jamais le devenir), au détriment des (autres) méritants… [un salaire n'est supérieur que si les autres sont inférieurs, un bénéfice n'est asquis qu'en faisant cher payer les clients et payant peu les fournisseurs]. Il y a aussi la question de la solidarité avec les faibles incapables, mais dès qu'il y a solidarité restreinte selon des critères arbitraires (régionaux, nationaux, ethniques, confessionnels, etc.), il y a automatiquement colère des exclus, contre cette injustice. L'art politique serait de trouver un compromis le moins mauvais possible, pour assister les incapables sans qu'ils meurent d'inanition mais avec un confort moindre que celui des méritants, donc une aisance financière bien moindre des assistés (l'absence d'effort étant déjà un confort). Cela ne semble intéresser personne dans les cercles privilégiés (comme l'Occident actuel), et ce monde n'est que querelle de chapelles, prétendant à la générosité en privilégiant activement ses proches. Les religions obtiennent un grand succès en promettant que cette forme de vertu communautariste, assortie de zèle ritualiste, sera même récompensée post mortem. En tant que non-parent irresponsable, j'ai le loisir de voir les choses autrement, mais le monde restera je pense fondé sur le rejet, qu'il s'agisse de racisme ou autre forme de déloyauté. Hélas.
C/ Est cité l'exemple de la communauté pakistanaise qui a migré en Angleterre mais ne s'est pas du tout mariée avec la population anglaise, le résultat étant des dérives génétiques avec apparition de maladies récessives liées à la consanguinité.
–> La consanguinité sous pression communautaire semble avoir obtenu un succès tonitruant avec la re-création d'Israël plusieurs millénaires après un exode dramatique. Je n'en pense pas moins que c'est un principe raciste. Libres aux gens de s'associer comme ils l'entendent par affinité, mais la pression familiale et l'intolérance religieuse me paraissent injustes, transformant en drames (mésalliances) de belles histoires d'amour, qui dirigeaient qui plus est vers un monde métissé comptant moins de barrières et de haines. Le rejet de l'autre suscite l'inimitié, la colère, voire davantage. Les leçons préventives de la Shoah ne semblent aucunement avoir été tirées, hélas. A mon avis, il vaudrait mieux prévenir, en incitant à l'humanisme, à l'amour de l'autre, en condamnant la tentation communautariste excluant autrui injustement, selon sa classe de naissance indépendamment de ses qualités et comportements.
    Pour éviter les malentendus, je précise que je ne suis en rien un champion orthodoxe de l'humanisme ou du mondialisme, de l'individualisme (mon avis hérétique est que les humains peuvent être des personnages de film, tous potentiellement sympathiques), il se trouve simplement que dans le débat théorique que j'imagine entre ces positions et les communautarismes (prosemite, aryen, français, européen, musulman), je préfère les humanistes. Ceci dit, je ne vote pas pour qu'un pouvoir intolérant soit accordé au principe humaniste, qui broierait sans argument valide ni compréhension le bouddhisme indien, l'agnosticisme, le scepticisme, le relativisme, le solipsisme. Je ne suis pas dans un camp, menant une guerre contre un autre camp, je suis un anormal non-proselyte et non-violent, coupable de liberté d'opinion et de doute hypertrophié... les réalistes humanistes rejoignent les prosémites pour me menacer via la Loi Gayssot et/ou l'internement psychiatrique. Les puissants ont les instruments légaux, médiatiques et pédagogiques, pour classer en insulte violente toute résistance à leurs dogmes, avec interdiction d'exprimer les justifications qui menaceraient l'honorabilité de cette domination. A leur place, j'aurais honte, je leur souhaite de ne pas exister, n'être que des délires cauchemardesques qui s'évaporeront sans être punis.
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Ajout Z47, 13/08/2006 : Intermède "culturel"
    Sur Radio Nostalgie, j'ai ré-entendu la jolie chanson de Richard Anthony "La Terre Promise". La musique est plaisante, mais les paroles m'ont troublé…
    Avec l'aide du Web (site http://www.bide-et-musique.com/song/3353.html ) je note qu'il s'agit d'une reprise, quasi immédiate en 1966, de la superbe musique de "California dreaming" (Rêver en Californie) des Mamas and Papas (Mamans et Papas), les paroles étant totalement différentes et non simplement traduites (cf. les paroles anglaises à http://www.lyricsandsongs.com/song/353746.html ). La version française fait, elle, passer un message spécifique, en faveur d'Israël, écrit par Pierre Delanoë – est-ce un parent de Bertrand Delanoë, le maire de Paris?
    Le succès de Richard Anthony fait réfléchir, puisqu'il reprenait les plus belles chansons américaines (comme le superbe "Five hundred miles from home" de Peter Paul and Mary, devenu le poignant "J'entends siffler le train"), traduites pour la France, quelques décennies avant l'américanisation musicale et la popularité des versions originales; le fait d'obtenir les droits avant les concurrents, par une collaboration internationale efficace, fait penser à un réseau de contacts entre acteurs influents – peut-être via la diaspora, d'après cette chanson "Terre Promise" ouvertement prosémite, je ne sais pas si c'est un révélateur ou un hasard ponctuel. Peu m'importe: si les "artistes" non-Juifs étaient à l'époque nationalistes obtus, sous le drapeau du patriotisme, tant pis pour eux.
    Je reprends ces paroles, intéressantes à relire avec le recul:

"C'est pour toi Seigneur qu'ils ont tant marché
Tous ces voyageurs récompenses-les
Toutes les églises sont pleines à craquer
La terre promise ils l'ont bien méritée
Ça fait dix mille ans qu'on les fait patienter
Ce sont tous des braves gens
Ils n'ont plus qu'une idée
C'est de défaire leurs valises
Et poser leurs paquets
La terre promise ils l'ont bien méritée
"
    A mon avis, ces paroles ne font pas réfléchir, détournent de la compréhension du problème juif qui est le sujet ici choisi: elles s'adressent à des croyants judéo-chrétiens adorateurs de paroles rituelles. Etre chassés, dévalisés et déportés, avec le besoin de marcher très loin, dans des terres hostiles, est effectivement un drame, une injustice pouvant toucher la sensibilité et la logique des observateurs extérieurs; pour l'exode d'Israël vers l'Occident, cela aurait pu entraîner deux (ou cinq) générations vivant inconfortablement, comme les enfants d'immigrés économiques portugais/italiens/espagnols dans la France du vingtième siècle, et puis il y aurait eu intégration, fusion, et le problème aurait été dissous. Ce qui s'est passé, durant dix-neuf siècles apparemment, est le contraire de cette attente patiente de l'intégration amicale, harmonieuse: via une religion enseignant dès le berceau la fierté d'appartenir au seul et unique peuple élu du Dieu universel, la nécessité de ne pas disperser le sang sacré via les mariages inter-ethniques, la communauté est restée fièrement distincte, soudée – ne s'intégrant qu'économiquement, et avec grand succès (par talent et réponse à un besoin, mais aussi semble-t-il par piston quasi systématique dans les domaines conquis), sans fusionner avec la population environnante. D'où la position de caste fermée incluant bon nombre des riches et (presque?) aucun travailleur de peine. D'où rancœur populaire, automatique, comme envers les banquiers et commerçants protestants n'ayant pas l'interdiction catholique d'exploiter par la finance le travail de peine. A l'époque où les révolutions communistes (redistributrices?) contre les familles riches se préparaient en Europe, cela conduisit à un antisémitisme aigu, repris avec succès populaire par les racistes pro-aryens. Mauvaise réponse à un mauvais problème, qu'il aurait mieux fallu prévenir. A mon avis, la religion devrait élever loin du matérialisme égoïste animal, en invitant à l'amour équitable envers l'autre, et non à la préférence déloyale envers les coreligionnaires, sinon c'est un outil de séparation facteur de haines, et le droit à la religion ne serait respectable qu'à titre individuel, pour diriger ses rêves personnels vers tel ou tel gourou ou Livre de contes.
    Retour donc sur les paroles de la chanson: Oui, c'est bien en invoquant le "SEIGNEUR" avec obstination que les Juifs ont PATIENTÉ groupés, racistement, refusant l'intégration et le métissage (ou n'épousant pas les non-juives qu'ils avaient "engrossées en bravant l'interdit" – histoire vraisemblable de ma famille). Dire que "TOUS" ces racistes sont "DES BRAVES GENS" me paraît une simple opinion, interne à leur communauté (ou dirigé vers l'extérieur à titre de vitrine), non un jugement objectif de l'extérieur : de mon point de vue, humaniste/individualiste/non-raciste, tous les sémites Juifas sont nés comme braves gens, ni plus ni moins que les autres humains (le personnage d'Hitler ayant été abominablement injuste de vouloir tuer les sémites à la naissance), et quelques uns vont devenir des salauds selon mes valeurs (comme dans tous les peuples du monde, comptant des violeurs, sadiques, fanatiques assasins, tueurs militaires jouissifs, esclavagistes, etc.), la spécificité venant de leur communauté est qu'ils ont été endoctrinés au racisme prosémite – victimes de lavage de cerveau peut-être, ou d'incitation assidue au mauvais penchant tribal hélas naturel (goût pour la récompense sans mérite personnel, par statut de naissance confirmé par l'assiduité rituelle – confort relatif bien sûr acquis aux dépens des bâtards et étrangers méprisés, déclarés méprisables). Les chrétiens avec leur baptême des nouveaux-nés et guidage religieux des enfants, avec leurs guerres passées et présentes contre les musulmans, avec leur approbation passée du massacre des Amérindiens puis esclavage des Noirs, classés sous-hommes sans âme, ne font certes guère mieux, mais un semblant de culpabilité a germé pour cette religion prosélyte, et une tentative de cohérence humaniste apparaît dans certaines versions modernes. Je n'ai jamais entendu parler d'israélites humanistes, sabordant l'idée (insultante?) que le Dieu-pour-tous méprise relativement les peuples autres que le leur. Peut-être sont-ils écrasés, interdits de parole et menacés physiquement, je ne sais pas. En tout cas, apparemment, les Juifs pratiquants, communautaristes Juifos, semblent tous des racistes, ce ne sont aucunement ce que j'appelle de braves gens. Cela ne MÉRITE absolument pas RÉCOMPENSE: le don par l'Humanité de la Terre Promise (promise par le Seigneur, théoriquement) en expulsant ses occupants qui étaient devenus plutôt plus pacifiques que le reste du Monde (les années 1930-40 ayant vu le déchirement sanglant d'Europe et Asie/Océanie), près de cent générations après les actes de violence ayant entraîné l'exil des Juifs. Le racisme ne mérite aucune récompense, il mérite regret si c'est un simple choix personnel au titre de la liberté d'opinion sans action politique (donc sans sionisme), il mérite condamnation s'il est institutionnalisé et menace de mort des masses d'innocents (penser à la guerre mondiale avec les kamikazes Palestiniens et leurs nombreux émules). Telle est mon opinion, personnelle, sans action – et sans même droit à la parole, au nom de l'antisémitisme, dont la prétendue prévention interdit en fait d'innocenter spécifiquement les Juifas non-Juifos (en condamnant équitablement tout racisme…) au risque de la guerre et des massacres de vrais "braves gens", c'est un (très efficace?) calcul de "bouclier humain" derrière lequel s'abritent des guides que je trouve moralement sales.
    Je répète que, selon mes valeurs, la morale consiste à traiter autrui comme on voudrait être traité, et l'intouchabilité du prosémitisme n'est pas équitable après qu'aient été bannis le racisme aryen ou blanc africain du Sud. La notion de "membre du peuple élu de Dieu" nie l'égalité en respect des nouveaux-nés, ce qui correspond à un crime contre l'humanisme (je ne dirais plus "crime contre l'Humanité", le vocable officiel traduisant seulement une totale intolérance vis à vis des sagesses relativistes, par exemple naturalistes notant que l'extermination des semblables n'est pas du tout un trait animal mais une spécificité humaine). Le point de vue raciste Juifo trouve simplement l'approbation de certains puissants "chrétiens" considérant que tous les bébés portent le pêché originel d'Adam, que toutes les filles pubères portent le pire encore pêché d'Eve, que les descendants de Caïn sont maudits par delà le renouvellement des générations – l'Ancien Testament suit cette antique logique groupiste, anti-individualiste (un enrobage sacré ad hoc semblant suffire à faire oublier la parabole du Bon Samaritain, totalement contraire, dans le Nouveau Testament de Jésus-Christ).
    Concernant 1948, la recréation d'Israël, je ne prétends pas du tout que je détiens la Vérité, n'étant philosophiquement et logiquement pas réaliste. Mais j'ai lu dans l'ouvrage catholique "Croire ou ne pas croire" les très frappantes paroles du curé de Nazareth, Emile Shoufani, aussi marquantes que les récits de la Shoah, que j'y crois ou non:
    "Le 30 octobre 1948, l'armée israélienne est entrée dans le village d'Eilaboun, à 35km de Nazareth, notre berceau familial. Toute la population était réunie dans l'église. Les soldats ont arbitrairement choisi quatorze jeunes, dont un de mes oncles qui avait dix-sept ans, et, après le départ de toute la population du village forcée de marcher vers la frontière libanaise, ils les ont exécutés. Mon grand-père a lui aussi, sur la route de cet exode forcé, été assassiné un peu plus tard. Au moment de franchir, sous la contrainte, la frontière libanaise, ma grand-mère s'est cachée avec ses cinq enfants et elles est revenue au village. Et là, il lui a fallu réapprendre à vivre, avec, devant elle, deux chemins possibles: la haine et le pardon. Et elle a choisi de chasser le désir de vengeance de son cœur. C'était une femme à la foi chrétienne très enracinée. Souvent, en faisant allusion à ces événements tragiques elle disait: 'Que Dieu leur pardonne'. Pendant l'été, je passais les vacances chez elle, j'ai su que la vengeance et la haine étaient des impasses, qu'il n'y avait pas d'autre voie, pour les Juifs et les Arabes, que d'apprendre à vivre ensemble."
    Je trouve ces paroles d'espoir estimables, vibrantes d'actualité en ces jours de guerre israélienne au Sud-Liban sous appui américain, mais elles m'empêchent d'applaudir la chanson qui clame "Seigneur, les Juifs sont tous de braves gens: donnes leur la Terre Promise, ils l'ont bien méritée"…
    A mon avis, les Juifs auraient dû renoncer au racisme et se fondre dans les populations occidentales, disparaître en tant que "race refusant de se mélanger", le reste est du racisme, entraînant évidemment un racisme en retour. La dramatique Shoah n'a entraîné aucune remise en question du prosémitisme, au contraire elle a conduit à sa victoire, presque totale, seulement contrée par la force méchante d'islamistes fondamentalistes promettant le paradis d'Allah aux kamikazes. Maintenant, le mal est fait, certes, mais les Israéliens ne seront moralement crédibles ("braves gens"?) que s'ils autorisent le libre retour des millions d'expulsés palestiniens et de leurs enfants, restituant les propriétés volées. S'ils invoquent le vol antique de propriétés, qu'ils sachent que cela leur ferait, en toute honnêteté, perdre le décisif soutien américain, la superpuissance des Etats-Unis disparaissant automatiquement si n'est pas amnistié le génocide/vol des amérindiens, bien moins lointain dans le passé.
    Ce Monde est abominable, les dirigeants Etats-Uniens semblant ouvertement mener une guerre de religion sioniste, raciste (cohérente en cela avec l'Ancien Testament biblique), leur assurant au passage la main-mise sur une bonne part du pétrole mondial – tout en interdisant racistement aux Latinos et Asiatiques, travailleurs pacifiques, de venir partager/diluer leur prospérité. Je rêve d'une planète mondialisée, non raciste, sans état d'Israël ni USA ni France ni Europe. Ce serait une relative misère pour tous, entre véritables "braves gens" – le reste est géopolitiquement une farce, une parodie de vertu, de respect équitable de chacun. Si les puissants ont les moyens de faire interdire l'expression de cette opinion honnêtement non-raciste, ils semblent totalement dénués d'argument pour la démontrer erronée. La lutte contre (le racisme et) l'antisémitisme ne paraît pas le moins du monde menacée par le besoin de cohérence, qui semble n'intéresser personne sur cette planète de merde – les encombrants esprits logiques étant mis dans un placard avec les mathématiques pour jouet. L'immoralité étant à l'évidence majoritaire (la plupart des dominés voulant devenir dominants et non obtenir la fin des dominations), je ne suis pas démocrate, et cela donne une raison de plus pour me broyer au nom des valeurs prétendues. C'est simplement très triste, affreux. Il vaut mieux fermer les yeux, certes, mais il ne faudrait plus regarder la télévision, il faudrait considérer comme une fatalité de sauter sur une bombe. Et toute l'éducation reçue était une farce, ayant par mégarde débouché sur une lucidité formellement interdite. C'est simplement dur à avaler, mais l'avaler est obligatoire, sous peine de prison ou internement psychiatrique… A l'hôpital, je devais prendre les cachets sous les yeux d'une infirmière, la prescription ne suffisant pas à prouver que j'avalais la dose commandée – par le psychiatre pour mon bien, "évidemment". Si j'étais audible, je demanderais à quelqu'un: pourquoi m'avoir ramené de la quasi-extinction (la mort athée correspondant au nirvana bouddhiste) vers ce monde là?
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Ajout Z48, 14/08/2006 : Commande de 2 livres de Mr Taguieff
    Je suis allé voir sur Fnac.com si le livre "Imaginaire du complot mondial" était sorti. Il est en fait annoncé pour Octobre 2006, à suivre donc. Mais j'ai consulté les quelques autres fiches disponibles parmi les livres de Pierre-André Taguieff. C'est très intéressant, prometteur (ou annonciateur de désillusion, je ne sais pas).
• Tout d'abord "Le racisme. Un exposé pour comprendre un essai pour réfléchir" paru en 11/1997, tirage épuisé, indisponible (hélas, même sur le site des introuvables à Chapitre.com). Le texte dit ceci:
Son ouvrage pionnier, "La Force du préjugé" (1988), a ouvert les yeux. Pierre-André Taguieff y réfutait I'idée, alors dominante, selon laquelle le racisme résiderait dans l' "exclusion de l'autre" et l'antiracisme dans l'affirmation du "droit à la différence". Cette rhétorique du multiculturalisme, sympathique mais fausse, aveuglait beaucoup d'associations, qui n'avaient pas perçu que le "droit à la différence", débouchant sur la "différence des droits" et le refus du métissage, était un leitmotiv de la nouvelle droite, habilement repris par le Front national ... Dans cet ouvrage, la mise au point est éclairante, tant sur l'origine du racisme, qui précède de loin l'apparition du mot, au XIXe siècle et en Europe, que sur l'évolution permanente des formes d'un phénomène non naturel mais bien historique, ou l'absence de lien automatique entre préjugé raciste et comportement raciste. (Eric Conan, L'Express, 11/06/1998)
--> Effectivement, le racisme me semble résider dans l' "exclusion de l'autre", à une réserve près: c'est que c'est un rejet pour crime de naissance, ce qui me paraît injuste, quand j'admet le relativisme consistant à rejeter l'autre pour ses actes enseignés comme mauvais ici et maintenant: violeur d'enfants etc. Il me paraît inévitable d'être en désaccord personnel avec certaines pratiques, même socialement admises par d'autres cultures, mais je suis choqué de voir bannis – au nom de la couleur de peau ou de l'ascendance (sémite ou non-sémite) – le droit à l'équitable égalité des chances et récompense des mérites individuels, quand c'est au départ quoi que fassent des individus potentiellement estimables ou détestables, et je ne vois pas la moindre excuse convainquante, sachant que je n'ai pas l'esprit de famille et détestais le frère qui me brimait.
    L'antiracisme serait lui l'affirmation du droit à la différence, au multiculturalisme. Là je ne suis pas la voie décrite. Peut-être est-ce cela l'antiracisme et alors je ne suis pas antiraciste. Je définirai ma position, simplement non-raciste, comme l'espoir d'un monde sans race distincte rejetant les autres. Ce n'est pas un commandement de métissage obligatoire, mais une simple sympathie pour le métissage, l'union et la fusion. Je considère les communautaristes fiers de leur culture spécifique, tribale, comme des hostiles à mon non-racisme. Les racistes exigeraient la domination de leur race (ici), les antiracistes exigeraient la cohabitation de races séparées; moi-même, non-raciste, mondialiste et individualiste à la fois, souhaiterais la disparition des concepts groupistes, traçant des barrières entre l'Humanité et l'individu. N'ayant aucun projet politique, je ne m'allierai pas à des points de vue antiracistes avec lesquels je suis en désaccord, même s'ils auraient la puissance de faire chuter la domination raciste que nous subirions de concert (que celle-ci émane des antisémites ou des prosémites, opposés aussi mais pareillement racistes, pour des dominants différents). Je n'aime pas le compromis d'alliance réaliste, j'assume mon inefficacité totale, je ne cherche qu'un équilibre personnel.
    L'antiracisme déboucherait sur le refus du métissage. Peut-être, il est bénéfique de lever le malentendu, et je regrette d'avoir pu me qualifier d'antiraciste plus haut, croyant simplistement à une dichotomie. Je suis opposé aux racistes et aux antiracistes. Dont acte (même si ce ne sont que des mots arbitraires, choisis par les puissants – selon moi, l'esprit de tribu rejetant l'autre est une forme de racisme, même dans sa variante autorisant pleinement l'autre à faire pareil sans chercher à le dominer –- racismes d'écrasement et de groupage peuvent être définis, je serais alors effectivement antiraciste, ce n'était pas logiquement faux mais seulement rejeté par les conventions dominantes).
    La phrase dissociant "préjugé raciste" et "comportement raciste" est mystérieuse. Cela me rappelle à moitié l'idée que la favorisation raciste serait permise quand la haine raciste serait criminelle (ce que je désapprouve, la favorisation raciste inéquitable entraînant une colère raciste en retour), mais cela ne semble pas vraiment cela. J'ai commandé le livre (de 1988, disponible), espérant comprendre une nuance m'ayant échappé.
• Ensuite "La nouvelle judéophobie", paru en 01/2002. Le texte dit ceci:
Jamais, dans la France d'après-guerre, les amalgames antijuifs n'ont circulé dans autant de milieux sociaux en rencontrant aussi peu de résistance intellectuelle et politique. Jamais non plus, depuis l'automne 2000, les incidents antijuifs ne se sont à ce point multipliés sans provoquer de grandes manifestations de style antiraciste. Il importe donc de s'interroger sur cette apparente "banalisation" des attitudes et des comportements judéophobes. Car une nouvelle vague de judéophobie, d'extension planétaire, est aujourd'hui observable, qui se fonde sur un amalgame polémique entre Juifs, Israéliens et "sionistes", fantasmés comme les représentants d'une puissance maléfique. Pour les nouveaux antijuifs, tous les malheurs du monde s'expliquent par l'existence d'Israël. Leur principal thème d'accusation, diffusé notamment par les milieux islamistes transnationaux et les héritiers du tiers-mondisme, est que le "sionisme", loin d'être un nationalisme respectable comme le nationalisme palestinien, est un "colonialisme", un "impérialisme" et un "racisme". Le vieil antisémitisme européen était un racisme spécifique, dirigé contre les Juifs. La nouvelle judéophobie planétaire consiste à retourner contre les Juifs l'accusation de racisme. Voilà ce qu'il s'agit de penser et de combattre : le monstre idéologique qu'est un "antiracisme" antijuif.
--> La phrase initiale me gêne, comme si l'auteur tenait pour inévitable que les petites gens, aveugles et stupides, soient antijuifs mais qu'il va parler à destination des intellectuels et politiques, qui avaient coutume de ramener la populace dans le droit chemin et manquent maintenant à leurs obligations. Jusqu'à preuve du contraire (réponse probante, logique et morale, à mes objections argumentées), les politiciens et "intellectuels" sont tous des malhonnêtes et des pistonnés, et une position intellectuellement honnête consisterait à exposer, à tous les individus aptes à raisonner, les arguments logiques et moraux justifiant une position ou une autre. Court-circuiter le débat pour le réserver aux puissants peut rendre insupportable le ton du livre, insultant le public. Mais, bon, admettons que ce soit une bourde de l'éditeur, mettant à tort en avant un détail infime, sans que ce soit ce qu'ait voulu dire l'auteur.
    Apparemment le mot judéophobie n'est pas pris au sens de peur maladive des Juifs, mais d'hostilité aux sionistes. Je serais donc judéophobe. J'ai commandé immédiatement le livre, puisqu'il démontre semble-t-il où est mon erreur – que je serai heureux, soulagé, de reconnaître, espérant que cette logique lumineuse puisse pareillement prévenir la troisième guerre mondiale entre musulmans et judéo-chrétiens (embrigadant sans discussion les athées et agnostiques d'Occident).
    L'auteur dénonce paraît-il les amalgames antijuifs, la confusion Juif-Israélien-Sioniste et c'est très bien, même s'il invente d'autres mots que mes Juifas (ascendance, race) et Juifos (culture communautariste, à variantes sioniste ou attentiste du Messie). J'espère que son exposé permettra enfin d'exprimer l'hostilité aux comportements Juifos sans passer pour raciste anti-Juifa – ma position de Juifa non-Juifo, de sémite Judéophobe antijuif, de non-raciste pas antiraciste, ne serait plus condamnée injustement avec l'amalgame nazi. (Et la Loi Gayssot se trompe de colère: à un procureur qui me demanderait d'avouer si je crois ou non en la véracité de la Shoah, je répondrais "J'ai vu les reportages démontrant aux réalistes l'existence des massacres d'Auschwitz, je juge que les personnages nazis sont des monstres, il se trouve simplement que personne n'est en position de me prouver que ce monde n'est pas un rêve, tous les intellectuels et scientifiques s'étant avérés illogiques pour clamer que leurs croyances sacrées et choix arbitraires étaient des preuves, ils ont le pouvoir et gouvernent la loi, la police, la justice, la psychiatrie. Ils ressemblent plus aux nazis que moi, je crois. Vous pouvez me brimer et faire tendre un peu plus ce monde vers un cauchemar, ça n'aura pas fait avancé le débat, qui est interdit, je sais.")
    La puissance de la communauté juive ou des sionistes serait un fantasme. Là je ne suis pas du tout d'accord, et je lirai la démonstration avec la plus grande attention. Mes objections demandant réponse: 1/ En France, la Loi Gayssot instaure pour tous une sacralisation obligatoire, spécifique des thèmes historiques touchant les israélites, elle est l'origine précise et objective de ma judéophobie. Cette loi ne répondait en rien à une demande majoritaire de la population, mais à une action de lobby efficace, avec plein appui "culturel" et médiatique. La communauté juive pèse à l'évidence bien davantage que son poids démographique ne le permettrait en démocratie directe. Par le biais de la démocratie indirecte, il y a contrôle des prétendues "élites" et c'est une puissance énorme, oui. Le bouclage légal du monde des livres fait que ce n'est pas une puissance acquise au mérite, à la force intrinsèque de persuasion, mais simplement une loi du plus fort, contrôlant le pouvoir, loi/police/justice/prison. J'attends la démonstration du contraire. 2/ Dans le Monde, à l'ONU, les protestants américains sionistes décident des guerres internationales contre les ennemis d'Israël, et autorisent Israël à attaquer ses voisins pour se défendre. En disant merde à la majorité démographique du Monde, en attirant (par favorisation économique?) quelques puissants soutiens européens. C'est un aveu de puissance colossal, oui, et cela explique peut-être que tous les Juifs sionistes n'aient pas migré en Israël, étant plus efficace pour contrôler le Monde en faveur d'Israël depuis New York et les hautes sphères européennes. Que Mr Taguieff m'explique où je me trompe.
    Quand l'auteur dit que pour les nouveaux antijuifs, tous les malheurs du Monde s'expliquent par l'existence d'Israël, il semble dire que je ne suis pas antijuif. Ma position est notablement différente de l'Israélocentrisme absolu: je dis que la troisième guerre mondiale qui menace, avec les Musulmans, semble s'expliquer intégralement par le sionisme triomphant, broyant ses opposants en prétendant le faire au nom de la démocratie (respect équitable de chacun, décision commune des masses civiles d'électeurs), MAIS la troisième guerre mondiale qui s'annonçait avant l'effondrement soviétique n'avait aucun rapport avec Israël, et devrait déboucher logiquement sur la quatrième guerre mondiale quand l'Occident aura gagné la troisième – même si Israël et Palestine étaient rayées de la carte par les bombes atomiques et inhabitables pour un millénaire. Le problème d'Israël n'est qu'un cas particulier du problème politique, aigu, de favorisation familiale/tribale qu'approuverait l'Occident même s'il n'était pas guidé par les sionistes. Les grandes popularités des équipes nationales de football et des enrichissements extrêmes par le Loto tiennent pour moi lieu de preuves de lourde tendance humaine à vouloir la domination et la richesse injuste, d'où en retour: colère, violence et guerre – les utopies chrétiennes et communistes, même contrôlant l'enseignement, ont totalement échoué à renverser ces valeurs naturelles, dramatiques sans impliquer Israël.
    Outre les Islamistes, les héritiers du tiers-mondisme seraient partisans des thèses antisionistes. C'est effectivement intéressant, logique, et je me sens moins seul en lisant cela. Adolescent, convaincu par deux livres de René Dumont, j'étais tiers-mondiste, choqué par l'injustice planétaire (non le fait que les indolents fêtards soient misérables mais que les travailleurs assidus soient faméliques ou en surpoids selon la valeur de leur monnaie nationale). J'étais plutôt anticolonialiste que néo-colonialiste, sans percevoir que le sujet ne concernait pas que les anciens empires français et britanniques mais s'appliquait aussi à Israël. J'avais entendu dire que les habitants des kibboutz se disaient "colons", mais je pensais qu'ils colonisaient un désert de pierre inhabité et presque inhabitable, d'où mérite certain. Rien dans l'enseignement historique ou l'information médiatique ne suggérait autre chose, et ce n'est que le terrorisme palestinien, blessant l'Occident et attirant les médias avides d'horreurs envers nos proches, qui me fit prendre conscience que la Palestine avait été conquise comme les pays européens avaient autrefois conquis le Tiers-Monde. Ceci dit, je ne suis ni Mère Thérésa ni Jésus-Christ, et les malheurs d'expulsés en masse, en Palestine ou dans l'URSS stalinien, me paraissaient seulement regrettables, lointains dans le passé, comme l'esclavage, le génocide amérindien, la Shoah. Je n'étais pas personnellement concerné, avant la Loi Gayssot... proscrivant la liberté de pensée et punissant de prison la philosophie non-réaliste a laquelle la méditation solitaire m'avait conduit.
    Le sionisme serait un nationalisme respectable comme le nationalisme palestinien. Là je ne suis pas d'accord: tous les nationalismes et tribalismes me paraissent néfastes, méprisant l'étranger injustement et suscitant automatiquement sa colère, avec risque de violence. Cet auteur semble manquer singulièrement de recul, s'il pose comme évidences ses choix personnels, certes appuyés par toutes les puissances en place mais aucunement convainquants.
    L'auteur déclare monstrueux de retourner contre les Juifs l'accusation de racisme – et pourtant cela me semble si naturel (envers les Juifos, sans amalgame avec les Juifas), évident par principe (refus de métissage pendant plus d'un millénaire) que j'attends de lire les arguments étayant sa position, rendant fondées ses insultes au delà d'un message de haine brute envers les avis mettant le doigt là où ça fait mal, imparablement. Si l'auteur combat l'antiracisme antijuif, je me demande s'il aurait quelque chose à dire contre mon non-racisme antijuif. En attendant ses preuves qu'il détient le Bien et non une des variantes de ce que je considère le Mal, ce texte résumé n'est en rien convainquant d'une bonne foi ou honnêteté intellectuelle, ressemblant davantage à un manifeste de déloyauté prosémite, verbeux et intolérant, comme c'est la coutume dans les cercles cultivés – s'attribuant le titre d'intellectuels. Certes un résumé ne peut pas convaincre, ne faisant que synthétiser des conclusions en passant sur les démonstrations. J'espère qu'il y a effectivement ces démonstrations, d'importance très majeure, pour moi et pour ce monde s'il existe.
    On verra… La commande est partie. Et je recevrai un jour ces livres, si ce n'est pas un rêve ou si c'est un rêve suivi, en pointillé...
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Ajout Z49, 27/08/2006 : Suis-je simplement alter-mondialiste ?
    Finalement, j'ai demandé à Google "définition de altermondialisme" sans attendre de recevoir de brochures électorales. J'ai été dirigé vers Wikipedia, et c'est très intéressant.
    Je détaille les points que j'ai relevés:
• "L'altermondialisme est l'ensemble des conceptions défendues par des partisans d'un mouvement qui conteste le modèle libéral de mondialisation et revendique un mode de développement plus soucieux de l'homme et de l'environnement. (…) Le préfixe alter fut introduit pour se différencier d'antimondialisation."
--> Les mots initiaux m'ont inquiété, mais la précision est bienvenue. L'antimondialisation est un des contraires à ma position, puisque je souhaiterais que la logique économique mondialiste, via les délocalisations, casse l'inégalité dominée par l'Occident, avec appauvrissement de notre côté au profit de l'Asie travailleuse. Certes, je reconnais une cohérence et une vertu dans le souhait d'autarcie, mais sans matières premières, cela nous conduirait à la misère albanaise, qui me paraît peu enchanteresse (les Albanais émigraient en masse, dès que la police relâchait la pression) – il est peut-être possible de coopérer, mais de manière équitable, ce serait en tout cas à envisager en premier lieu, avant de se refermer en désespoir de cause.
• L'altermondialisme est dit "hétérogène revendiquant un ensemble de valeurs humanistes: justice économique, autonomie des peuples, protection de l'environnement, droits humains fondamentaux, démocratie."
--> Si c'est hétérogène par principe, il y a peut-être une place pour moi, certes. Je ne me reconnais pas toutefois dans la liste présentée. La justice économique me paraît souhaitable mais je suis en désaccord avec les sens que donnent à ce terme les socialistes français (favoriser systématiquement les fonctionnaires au détriment des non-fonctionnaires), les capitalistes (rétribuer les investisseurs au détriment des travailleurs), les communistes (égalité ne rétribuant pas l'effort ni l'invention). L'autonomie des peuples me gêne, puisque c'est un concept groupiste en faveur de dominants locaux, ne faisant pas mieux qu'une loi mondiale: broyant les individus isolés. Le peuple français est-il autorisé à interdire l'immigration? Le peuple israélien est-il autorisé à chasser les Palestiniens? Tout dépend de ce qui est mis sous ce terme d'autonomie. Le concept de démocratie me gêne pareillement, s'il intervient en aval de barrières arbitraires – le concept de Nations dominantes me paraît anti-démocratique et le fait que chacune des nations soit démocratique ne change rien au problème.
L'historique indique que c'est un mouvement né dans les pays du Sud au début des années 80, et rejoint dans les pays développés par un courant dans les années 90. Ce mouvement idéaliste regroupe des syndicats ouvriers et enseignants, certains communistes, certains nationalistes, se rassemblant autour de du slogan "un autre monde est possible" (que celui du néo-libéralisme).
--> Certes, si tous les insatisfaits sont réunis, j'en fais partie. En étant ni plus ni moins différent que les autres courants en total désaccord les uns avec les autres.
L'alter-mondialisme serait totalement opposé aux libéralisations de services publics.
--> Là, je tique. Je ne serais d'accord que si les fonctionnaires étaient en situation d'employés du privé: précarité et licenciement en cas de défaut de performance (y compris grève prolongée ou répétée), pression pour l'amélioration continue du ratio service/coût. Si, avec le modèle socialiste français, les fonctionnaires sont surprotégés au détriment du monde privé et de ses petits employés, cela me paraît inadmissible. Si, avec le modèle communiste, la paresse et le blocage sont encouragés, je ne suis pas d'accord.
Certains altermondialistes voudraient une sorte de Nations Unies élues au suffrage universel.
--> Intéressant, ce point me paraît majeur, suscitant mon adhésion de principe. Enfin, non: je ne suis pas démocrate, je dis seulement que se prétendre démocrate doit honnêtement conduire à cette position. Mais je n'approuverais pas un système où la majorité pourrait décider d'exterminer telle minorité, juive ou arabe par exemple. Et puis je ne vois pas pourquoi le pouvoir irait aux natalistes fonçant dans le mur de la surpopulation, en broyant les systèmes réduisant les naissances pour mieux aider chaque enfant. Mais faire taire les prétendus démocrates de nations dominantes, en tirant les rudes conséquences (cassant le surconfort occidental) des principes qu'ils clament défendre, me paraît juste.
Au nom de la justice et de la paix, les altermondialistes demandent d'appliquer la charte des Droits de l'Homme, de condamner ceux qui ne la respectent pas.
--> Patatras. J'ai démontré par le passé que l'article Premier tenait de la dictature en interdisant le simple septicisme, l'hypothèse du rêve. Donc, je serais en prison si l'altermondialisme avait le pouvoir. Il ne s'agit que d'un mouvement dictatorial comme les autres. La désillusion est rude. Et cette dictature est idiote: la prévention pourrait parfaitement se limiter à diriger les actes, sans interdire le recul sceptique, la liberté d'opinion.
• En conclusion : visiblement, je rejoins certaines idées classées alter-mondialistes, tout en étant très loin d'approuver la totalité de leurs combats, et en étant victime de certains où ils défendent avec une force inusuelle le point de vue théorique classique. Ce n'est pas ma famille, je suis encore plus seul que ces minoritaires, plus anormal que ces anormaux…
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Ajout Z50, 12/10/2006 (mis en ligne le 23/11/06) Réponse ?
    Au cours de récentes vacances, j'ai lu "La Nouvelle Judéophobie" de Pierre-André Taguieff. Cela m'a paru tellement aveugle (malhonnête ou stupide) que j'ai écrit un petit livre (certes impubliable en France) pour y répondre, de manière argumentée, dubitative mais honnête ("Rêve naïf dans un monde cauchemardesque"). Voir mon site de téléchargement gratuit.
    Ici, je signalerai seulement quatre points instructifs que j'ai découverts dans le livre de Mr Taguieff, justifiant peut-être sa lecture, voire des remerciements:
–- Des "Morts aux Juifs !" s'entendent dans nos banlieues, des "Mort aux Français !" au Maroc. Envisager une nouvelle Shoah serait du domaine du possible hélas, ses futures victimes pouvant être soit juives soit occidentales. Cela tend à conforter mes craintes de principe – qui ne releveraient donc pas (ou pas seulement) du délire paranoïaque mais rejoindraient l'actualité, peu relayée pour ne pas effrayer.
–- Des "Juifs anti-Juifs" ont été publiés par le passé. Ils sont classés comme aberrants, sans examen ni exposé de leurs analyses. Je ne serais donc pas le premier, ce qui est réconfortant et semble assez logique. Plus exactement: j'ai fait apparaître (ou ré-apparaître ?) une logique, via le concept de Juifa anti-Juifo, c'est à dire "né Juif (malgré lui) mais (devenu adulte) anti-sioniste, anti-communautariste".
–- L'Assemblée Générale de l'ONU a voté en 1975, à une écrasante majorité, une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme et de discrimination raciale. Révoquée en 1991. J'aimerais entendre l'argumentaire de la révocation, à supposer qu'il y en ait un, autre que la puissance américaine protégeant Israël.
–- Le célèbre Abbé Pierre, "l'Ami des Pauvres", se serait déconsidéré en montrant des signes explicites d'antisémitisme. Je comprends que ce brave homme n'aimant pas les puissants dominateurs se classe comme anti-Juifo. A mon avis, a priori (il faudrait connaître le détail pour juger vraiment), cela n'a rien d'automatiquement raciste, si l'amalgame sur le terme Juif était levé. Détester un groupe d'adultes puissants n'implique aucunement de haïr leurs bébés pour "crime de sang", l'amalgame est simplement très profitable aux puissants pour faire condamner toute objection, classée monstrueuse (ou pour le moins "suspecte de monstruosité", à "odeur" néo-nazie). Si ces puissants sont eux-mêmes racistes, proJuifs, le retournement est même complet, des racistes accusant de racisme des non-racistes. Victorieusement. Ce serait lamentable. Je compatis, étant exposé très exactement à cette même menace.
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Ajout Z51, 26/11/2006, PSG /Tel Aviv
    Les nouvelles télévisées ont fait passer en gros titre n°1 le drame d'un supporter tué par un policier après le match Paris-Saint-Germain/Tel-Aviv. Il s'agissait apparemment d'auto-défense, un policier ayant été menacé en défendant un supporter de Tel-Aviv pourchassé par une bande d'antisémites. Je n'ose imaginer le tollé médiatico-politique (centuplé ?) que cela aurait été si le tué avait été la victime juive plutôt que le menaçant français (quelconque ou arabe). Ceci dit, le fait que le ministère de l'Intérieur se saisisse immédiatement de l'affaire (alors que les violences anti-turques après un match précédent avaient généré bien moins d'émoi) peut être lié à l'implication d'un policier, à la gravité liée à la mort d'un homme, sans être attribuable au fait que l'antisémitisme est plus combattu officiellement que les autres racismes. D'accord.
    Les supporters de Tel-Aviv interviewés hier étaient des Juifs français, se référant explicitement aux chasses françaises anti-juives des années 1940. L'un d'eux disait que des spectateurs fanatiques passaient les gens en revue "Juif ou non ?", et que s'il avait relevé les yeux, sorti ses drapeaux israéliens, il aurait été lynché. Cela me fait réfléchir.
    Le sport est-il une école de haine ? Pas forcément : je comprends la vertu sportive d'un joueur de ping-pong qui apprend à ses voisins à jouer, les fait progresser, les bat et les encourage à faire mieux, avant que les victoires des uns et des autres n'alternent, chacun étant content de lui-même en cas de victoire et déçu de lui-même en cas de défaite. Cela me paraît, potentiellement, un mélange bénin d'amitié et d'autosatisfaction.
    Le monde des spectateurs de sport non sportifs est plus difficile à appréhender, même si c'est une partie intégrante de mon éducation. On me disait que dans la ville de Lens, les petites gens et les notables se retrouvaient côte à côte au stade, pour partager la joie dans la victoire de l'équipe locale, ou la tristesse de la défaite. Là encore, cette communion pacifique paraît plutôt amicale.
    Même l'olympisme, forme politique nationaliste du sport, paraît admissible : des équipes patriotiques, bâties sur les deniers fiscaux réquisitionnés dans chaque pays, luttent pour faire triompher leur drapeau, avec le plein appui des dirigeants, avec le soutien des populations, guidées par les journalistes et majoritairement consentantes semble-t-il.
    Ceci dit, quand certains spectateurs français du match PSG-Istanbul veulent casser du turc, je suis choqué. Que ce soit un mécanisme de triomphe écrasant le camp des vaincus, ou un mécanisme de haine résistante attaquant les envahisseurs vainqueurs. Des intérêts inavoués semblent en jeu, pour cet exutoire organisé à la violence: des gauchistes regrettent que la violence latente soit détournée de la révolution prolétaire, des droitistes encouragent ce détournement préservant leurs acquis et cherchent à contenir les débordements choquants qui discréditeraient cet exutoire.
    Je comprends que la dérive violente est issue de la passion supportrice, mais je ne condamnerai pas celle-ci au titre du "principe de précaution" – qui pourrait faire interdire toute religion à cause de quelques kamikazes, qui menace la schizoïdie à cause de quelques monstres schizophrènes, etc. Pour être juste, il convient de condamner la violence physique.
    Toutefois, la violence verbale est en question aussi. Certes, je ne dirais pas qu'un spectateur parisien, en visite à Lens avec son équipe, n'a pas le droit de crier "Allez PSG" car cela insulterait Lens, constituerait un acte d'agression verbale inadmissible. Mais le spectateur qui hurle, sans agir violemment, "cassez les sales bougnouls" ou "mort aux Juifs", est plus suspect. Même s'il ne fait peut-être que plaisanter par le jeu de l'absurde, quelques suiveurs peuvent prendre cela pour une bonne idée, devenir violents, et cela est grave. Violence et incitation à la violence sont graves, d'accord, pas le sport lui-même ni le fait de supporter, d'accord.
    Un cas particulier est celui de l'immigré turc en France, qui crie "Allez les Turcs" dans le match PSG-Istambul à Paris. Monsieur DeVillier et d'autres lui assèneraient peut-être un rude : "La France, aime-la ou quitte-la". Et je comprends les deux points de vue opposés : la sympathie pour d'anciens proches, l'injonction à l'intégration dans le pays d'accueil.
    C'est apparemment ce mécanisme qui s'est produit pour les Juifs français supportant l'équipe Israélienne de Tel Aviv. Ils n'étaient pas haïs en tant que visiteurs, venus de loin avec l'équipe victorieuse à l'extérieur, mais en tant que mauvais français, renégats, supportant l'ennemi venu "souiller" le temple destiné à célébrer le triomphe des locaux – ils seraient haïs en tant que traîtres collabos en quelque sorte, par un retournement étrange de perspective (puisque les collabos français de 1944 étaient antisémites et pas du tout prosémites).
    Autre retournement : je suis Juif non-sioniste, non ami d'Israël, et Français pas fier de l'être, donc je suis moi aussi classable comme renégat, les deux camps (proIsraëlien et proFrançais) pouvant se joindre pour me taper dessus… Mais je ne vais heureusement plus dans les stades, depuis que je suis adulte, et je n'ai jamais brandi de drapeau. (Je ne suis pas complètement ingrat : je suis peut-être fidèle à mes gênes juifs si ce sont eux qui m'apportent la capacité d'analyse pointilliste, je suis plutôt soulagé d'être français quand je lis que dans certains pays ne pas saluer le drapeau est passible de prison...)
    En tout cas, Israël existant maintenant, je comprends que s'applique la position DeVillienne : "si vous préférez Tel Aviv à Paris, allez y vivre après le match, ne restez pas ici, vous êtes malvenus, puisque ouvertement ingrats". Cela ne justifie aucune violence physique, certes, mais cela explique l'inimitié vécue par ces supporters. D'ailleurs, la tradition juive du martyr fait que c'était peut-être précisément le but recherché en venant au stade. C'est affirmer sa judéité que d'aller chatouiller des antisémites, c'est vécu comme un acte courageux, un engagement fort et méritoire, l'hostilité reçue confortant puissamment le sentiment judaïque de ne pas être un humain quelconque. Cela rejoint le martyr héroïque des déportés, et le reportage télévisé confirmait ce sentiment explicite, de douleur jubilatoire. A l'opposé absolu de l'intégration discrète qui est mon idéal de non-communautariste né-Juif.
    Une autre spécificité est qu'Israël a été bâti, avec soutien français, en prenant militairement la Palestine aux Arabes, et cela a généré une haine terrible, meurtrière via le terrorisme aujourd'hui. Bref, les Juifs Israélophiles restant à Paris semblent avoir œuvré à créer l'Israël moderne quitte à attirer sur Paris le terrorisme tueur d'innocents, et ils restent maintenir la situation telle, cela peut effectivement susciter une rancœur aiguë. Mais cela, la télévision n'en dit pas un mot, ce serait classé "antisémite". Par erreur, puisque noter un comportement d'adultes responsables, dénoncer une manœuvre politique lobbyiste, n'est en rien incriminer une race jusqu'à ses bébés.
    Bilan : les médias font, comme d'habitude, réfléchir si on va bien au delà de ce qui est dit, si on débusque les éléments d'analyse interdits.
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Ajout Z52, 26/12/2006, Caricature populaire
    Dans l'émission caricaturale "les Guignols de l'Info", il a été lourdement plaisanté dernièrement sur le maintien à l'antenne de Pascal Sevran, présentateur télévisé ayant paraît-il écrit dans un livre publié que "la famine en Afrique, c'est la faute à la bite des Noirs". Et le personnage Dieudonné – qui symbolise paraît-il le comble de l'antisémitisme – fut présenté disant "Sevran se trompe complètement : la famine en Afrique, c'est la faute des Juifs!". Au milieu des éclats de rire de spectateurs, hilares devant tant d'absurdité et de bêtise.
    C'est peut-être s'affranchir d'un douloureux débat que de ricaner ainsi, personnellement j'aurais préféré réfléchir.
- Qu'est-ce qu'une famine? Il n'y a pas assez à manger pour le nombre de bouches à nourrir. Soit il faudrait avoir plus, soit il faudrait qu'il y ait moins de bouches à nourrir. L'Occident opulent, souffrant d'obésité croissante, est à l'évidence fautif d'un manque de partage de ses richesses, pire : d'un manque de rétribution des richesses qu'il prend aux pays dits pauvres (selon la loi des enchères décroissantes qui s'applique sans vergogne aux importations, tout au hurlant au scandale quand les délocalisations déclinent cette logique à notre encontre)… Et cette asymétrie injuste repose sur les lois de la finance, Finance qui est le domaine de prédilection des Israélites restant en Occident (avec la Parole, qui sert me semble-t-il à camoufler les problèmes et diriger les masses). Fautifs seraient les Occidentaux, les Judéo-Occidentaux.
- Le système des frontières, excluant tout partage mondial des richesses au prorata démocratique de la démographie, tout équilibrage par flux migratoire massif, semble bâti par conjonction des intérêts nationalistes européens (refusant l'immigration africaine), nord-américains (refusant l'immigration latino-américaine), israéliens (refusant le retour arabe). C'est ici systématiquement approuvé par les électeurs (majoritairement patriotes ou européanistes, soit dans presque tous les cas : antimondialistes, antihumanistes) et leurs guides intellectuello-médiatiques (unanimement pro-Israéliens). Fautifs seraient les Occidentaux, les Judéo-Occidentaux.
- Ceci dit, il est clair que l'Occident a choisi, avec la contraception en masse, des familles peu nombreuses pour être prospères, alors que l'Afrique souffre de familles très nombreuses et misérables. Le partage automatique, au nom d'une démocratie mondiale si nos prétendus démocrates étaient cohérents, constituerait une forme d'injustice, de réquisition punitive à l'encontre d'innocents, et déboucherait sur un natalisme effréné qui conduit à la misère pour tous, la famine partagée (puisque les autres planètes ne semblent pas colonisables). Fautifs seraient les parents de faméliques, les familles africaines elles-mêmes.
- Mais l'explosion démographique de l'Afrique est secondaire à un déséquilibre qui ne semble pas endogène : les colons occidentaux ont apporté une religion sacralisant le natalisme, une médecine abaissant la mortalité (et un rendement agricole amélioré, mais si l'on produit 10 fois plus quand la population augmente d'un facteur 100, le bilan est une tendance à la famine). Fautifs seraient les colonialistes occidentaux, ayant fait du mal en voulant (sincèrement peut-être) faire du bien.
- Les religions natalistes en question sont les monothéismes issus de la Genèse écrite par des Israélites : "croissez et multipliez", le label sacré interdisant toute remise en question, classée hérétique ou démoniaque. Fautifs seraient les Judéo-Chrétiens (et peut-être les Musulmans, je ne sais pas).
- Le pape a la solution, conciliant refus religieux de la contraception et natalité raisonnable : l'abstinence sexuelle. Mais il semble que la majorité des humains en soit incapable. Fautifs seraient les bestiaux humains.
    Bref, la reponsabilité judaïque dans la famine en Afrique ne semble pas nulle, mais la responsabilité occidentale semble encore plus lourde. Rejeter le débat par un grand éclat de rire est commode, pratique, mais simplement malhonnête. Condamner ainsi Pascal Sevran et Dieudonné, coupables de racisme et antisémitisme, nous apporterait un faux gage de respectabilité, une bonne conscience imméritée. En clair, la famine en Afrique serait la faute à "pas de chance", et s'il y a des coupables dans l'affaire, ce sont les racistes, les pires étant clairement les antisémites… Désolé, je n'adhère pas à cette mise en scène, même si elle peut séduire en conciliant la stratégie des puissants (pourchasser "l'antisémitisme" pour interdire toute ébauche de résistance à la domination pro-Israélienne) et l'adhésion des masses (chercher des coupables autres que soi-même). Ça ne me fait pas rire, du tout. Mais c'est instructif, certes.
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Ajout Z53, 01/01/2007, "Miracles" d'Israël
    Dans un magazine Science et Vie (Hors-Série n°236) consacré aux miracles, au regard scientifique sur les miracles, figure un chapitre sur les miracles dans le judaïsme – longue analyse descriptive, sans aucun élément de doute sceptique. J'y lis que pour l'éminent théologien rabbinique Ephraïm Urbach, le miracle d'Elisée est clair: prouver qu'il n'y a de Dieu en toute la Terre qu'en Israël ; Jean-Christophe Attias, titulaire de la chaire de Judaïsme rabbinique à l'Ecole pratique des hautes études de Paris La Sorbonne, explique que les miracles sont le signe d'une attention particulière de Dieu pour le peuple juif, ils attestent son caractère de peuple élu ; Alain Goldmann, ancien grand rabbin de Paris, explique que l'une des trois prières quotidiennes rappelle systématiquement le miracle de la mer Rouge, et que, selon lui, la création de l'Etat d'Israël et sa subsistance depuis 50 ans sont un vrai miracle moderne – la survie du peuple juif après 3500 ans d'errance étant également un miracle.
    OR le terme "miracle", "miraculeux", contient une connotation très positive, comme extraordinaire et prodigieux, c'est une merveille incroyable. La mort subite d'un nouveau-né en pleine santé, inexpliquée par les lois usuelles, ne peut être qualifiée de "miracle" sans générer la colère des parents en deuil, voire un procès. Il n'est pas permis de déclarer que le courage surhumain des kamikazes face à la mort est un "miracle", c'est le résultat logique et atroce d'un conditionnement socio-religieux détournant le désespoir suicidaire vers une forme d'espoir "héroïque". De même, il serait passible de prison de prétendre que c'est un "miracle" que la population française ait majoritairement approuvé l'envoi d'enfants juifs à Auschwitz: non, c'est certes incroyable mais c'est une abomination, un résultat choquant mais hélas logique de l'ignoble sentiment qu'est le racisme, puissamment consolidé par le travail de propagande nazi lavant les cerveaux assidûment [je ne prétends pas que telle est la vérité, j'exprime simplement ma lecture de l'Holocauste, film d'horreur que les Réalistes entendent imposer comme Vérité incontestable.]
    DONC les événements surprenants qu'ont pu être la préférence de Dieu pour le peuple juif, le succès du communautarisme juif, la re-création d'Israël et sa subsistance solide, ne sont qualifiés de "miracles" que par les proJuifs proIsraéliens fervents, heureux de ces faits. C'est un point de vue, peut-être tolérable au titre de la liberté d'opinion (je ne dirais pas "liberté religieuse" car c'est plus affaire de politique que de mysticisme).
    MAIS il aurait fallu présenter le contre-argumentaire à cela, le point de vue politico-religieux symétrique, hostile aux discriminations pro-juives :
- L'ouverture de la mer Rouge (si elle est véridique) fut effectivement un miracle mais qui aurait été mal interprété: une hostilité de Dieu à l'esclavage ou au meurtre de fuyards désarmés L'aurait conduit à la même action, sans aucunement faire de Lui un raciste (proJuif, antiNonJuif) c'est à dire un odieux anti-humaniste ne voyant aucune objection à l'Apartheid. Avoir travesti Son intervention en preuve de préférence projuive aurait pu L'inciter à ne jamais répéter pareille action, donc à ne pas s'opposer à l'esclavage des Noirs. La preuve départageant les deux hypothèses (Dieu proJuif /Dieu humaniste) serait la Shoah: Dieu n'a rien fait pour empêcher le démarrage des camps de la Mort, alors qu'Il en avait le pouvoir, donc Il n'est pas du tout pro-Juif mais s'est trompé en le laissant croire par le passé (et il n'est pas hérétique d'envisager que Dieu se trompe, puisque le Déluge exprime dans les Textes Sacrés qu'il a regretté Sa création de la Terre, jugée "ratée"). Il ne paraît en tout cas pas convainquant de supputer qu'Il ait voulu sciemment sacrifier des innocents, laissés entre les griffes nazies, pour que Israël soit rendu aux Juifs en réparation, en chassant les Palestiniens, autres innocents (en 1948): s'Il n'avait pas voulu que les Juifs soient chassés d'Israël par les Romains, Il l'aurait empêché dans l'Antiquité, sans le moindre drame pour des innocents. C'est en tout cas une lecture possible, chrétienne par exemple, fondée sur un Dieu d'Amour humaniste. Affirmer que Dieu est raciste (proJuif, antiGoy) serait alors L'insulter, L'offenser. L'ouverture de la Mer Rouge n'aurait pas été un miracle mais une erreur de Dieu surestimant une seconde fois l'Humanité, via la descendance de Noé.
- Le fait que le peuple Juif soit resté distinct ne serait pas un miracle, mais l'abominable résultat d'un endoctrinement des enfants au racisme proJuif, anti-humaniste. Logique conséquence de l'enseignement religieux dès le berceau, interdisant toute objection classée criminelle et promettant le Paradis post mortem aux moutons zêlés se focalisant sur les rites, se saoulant d'humaines paroles rituelles. L'incroyable longévité du communautarisme israélite serait le pire succès du Rejet-de-l'Autre qui soit. Face à la favorisation déloyale pratiquée au sein de cette super-famille, obtenant confort matériel sans partager le travail de peine des pays d'accueil, l'hostilité anti-juive en retour était hélas logique, et la Shoah prouva par l'absurde que le racisme est criminel, il aurait mieux fallu le comprendre sans cela, prévenir l'horreur par une fusion discrète, humaniste. Avoir au contraire accompli la re-création d'Israël, grâce à la Shoah, ne serait pas un miracle (impliquant que Dieu aurait voulu cette Shoah, comme le martyr de Jésus) mais peut-être une offense aux victimes. Les respecter au plus haut point consisterait à juger que les premiers coupables furent les traditions tribales dirigeant des innocents vers le communautarisme méprisant l'Autre, donnant une leçon de mépris efficace aux jaloux Aryens et nationalistes. Après le comble de l'abomination incarnée par la Shoah, le miracle aurait été que l'humanisme mondial devienne effectif, apportant la paix universelle en faisant enfin sortir des réflexes de domination tribale – tout le contraire de la re-création d'Israël (brimant les Arabo-Musulmans, menacés d'Holocauste nucléaire en cas de révolte militaire et donc terrorisant les faibles des camps oppresseurs). Non, le miracle juste après 1945 n'a pas eu lieu, pas du tout. Les vieux démons tribaux ont une fois de plus gagné.
- La subsistance plus de cinquante ans de l'Etat d'Israël n'est aucunement un mystère inexplicable, mais le très efficace résultat obtenu par une communauté israélite restant par millions hors d'Israël, dans l'Occident maître du monde, dirigeant les "élites" et les médias dressant les électeurs (le droit à l'existence d'Israël est ainsi présenté unanimement comme une évidente incarnation de la Justice).
    Miracles judaïques ou calamités judaïques, c'est une affaire d'opinion, mais le débat d'opinion est ici interdit – avec plein de bisous secrets à Hitler qui a permis de diaboliser toute opposition à la domination Israélite. Contrairement aux Sionistes et communautaristes, le Juif involontaire que je suis n'aime pas cet Hitler, ce personnage atroce, disciple un peu spécial de la culture judaïque anti-humaniste – au jeu de l'amalgame, on peut certes séparer le Monde en proJuifs (bons Sionistes) et antiJuifs (maudits Nazis, humanistes) mais aussi bien en Humanistes (bons Mondialistes) et antiHumanistes (maudits Nazis, Sionistes)... Lutte-t-on contre le Racisme (y compris le proJudaïsme) ou contre l'anti-sémitisme (en vénérant le proJudaïsme)? C'est bien la question, le plus incroyable est que le lavage de cerveau ait persisté une soixantaine d'années sans être refusé, comme la domination communiste interdisant similairement de parole la lucidité critique, sous menace pénale et psychiatrique. Cela peut durer cent années de plus, ce ne sera pas un miracle mais la triste logique du pouvoir d'endoctrinement. A mon avis.
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Ajout Z54, 06/01/2007, Leçon de géopolitique
    On m'a prêté l'ouvrage "Géopolitique, la longue histoire d'aujourd'hui" (2006, Larousse) de Yves Lacoste. L'histoire du conflit israélo-palestinien constitue le chapitre majeur (puisqu'il est celui dont les cartes sont en couverture), et celui-ci est effectivement intéressant, je dirais presque "instructif" si j'avais la conviction que c'est la Vérité – mais je doute, toujours, partout. C'est en tout cas un travail d'Historien, aidant à cerner le sujet vu du côté réaliste.
* Le conflit israélo-palestinien serait fondé sur le sionisme donc le nationalisme, un peuple (ou ses intellectuels) voulant entourer de frontières ceux qui parlent une même langue.
--> Effectivement, je n'aime pas le nationalisme. Qu'il s'agisse de xénophobie explicite ou de patriotisme à l'Etats-Unienne (en prétendant à la plus haute vertu morale, sans argumentaire à l'horizon, dans un pays se prétendant chrétien en "oubliant" la parabole du Bon Samaritain). Une langue, ça s'apprend, même si c'est difficile pour les adultes croyant avoir achevé leur éducation, ça ne paraît en tout cas pas un valable motif de guerre. Je n'aime pas ma langue française (avec son orthographe inutilement tordue), je n'aime pas la langue internationale qu'est devenu l'Anglais (avec son écriture non-phonétique des voyelles), je n'aime pas la langue majoritaire sur Terre qu'est peut-être le Chinois (avec son écriture aucunement phonétique), je ne connais pas l'esperanto. Si on me demandait : est-ce que j'ai, au moins, l'honnêteté de "reconnaître l'existence de l'Etat d'Israël", je répondrais "je peux constater ce que vous voulez me montrer dans ce monde que vous baptisez Réalité, mais sans adhérer aux prétentions de légitimité : je n'aime pas Israël, je n'aime pas la Palestine, je n'aime pas la France, je n'aime pas l'Europe, je suis individualiste et mondialiste, sans approuver au milieu l'esprit de famille/communauté/nation/race".
* Le premier royaume hébreu date du dixième siècle avant Jésus-Christ.
--> Cela confirme que pour les paléontologues/archéologues, la communauté hébraïque n'est vraisemblablement pas la première occupation humaine des lieux, ni même le groupe des premiers cultivateurs de cette terre, mais une tribu dominante à un moment donné de l'Histoire. Sacraliser cette domination ponctuelle peut être un choix ou dogme religieux (israélite ou protestant, voire chrétien en général), mais ce choix a une force de conviction très exactement nulle en dehors du cercle des croyants. Vouloir que cette domination revienne et soit éternelle constitue un projet dangereux, évidemment générateur de haine EN RETOUR (abolir ce projet de domination pourrait suffire à éteindre le mouvement terroriste de masse). Mon idéal utopiste est un monde sans domination, avec égalité des chances et récompense des individus au mérite, individuel (inventions, acceptation de travaux pénibles, performance), sans définir d'appartenance ethnique [et sans que compte la religion personnelle]. J'ai le sentiment que ce point de vue politique est simplement gentil, et peut-être plus efficace que l'égalitarisme communiste [interdisant la religion], il se voit hélas classé antijuif, antisémite…
* Les Juifs séfarades d'Espagne ont été chassés vers l'Afrique du Nord, les Juifs ashkénazes d'Allemagne ont atteint la Pologne, la Russie, l'empire ottoman – la première colonie juive agricole de Palestine date de 1882, la Palestine appartenait à l'empire ottoman jusqu'à sa défaite en 1918, puis à l'empire britannique. Les Juifs émigrèrent en masse en Palestine dans les années 1920 et 1930, s'implantant en achetant des plaines marécageuses inoccupées (pour cause de malaria), dépassant trois cent mille personnes en 1935, qui formèrent le gouvernement officieux de Ben Gourion.
--> Effectivement, la Palestine ne semble pas avoir été un état tranquille, jusqu'à un envahissement qui aurait été décidé en 1948 par l'ONU (ce livre m'a apporté une information sur ce point). La domination ottomane puis britannique n'était pas forcément plus douce que la domination israélienne, mais les empires passés se sont écroulés, les dominations anciennes se sont éteintes, cela n'a rien d'incompatible avec le fait d'être choqué par une domination présente. Certes, émigrer pour coloniser des marais déserts me paraît respectable, sans nuire à quiconque – là n'est pas le problème, tout le problème vient de l'expulsion ultérieure des habitants de zones peuplées.
* Au début du vingtième siècle, l'immigration juive vers la Palestine était clandestine, soutenue par la diplomatie allemande, avec l'accord du pouvoir ottoman mais désapprouvée par les Britanniques jusqu'à ce que lord Balfour devienne ministre des affaires étrangères, très favorable au sionisme dans le respect des non-juifs locaux. Vers 1935, les Britanniques décidèrent d'interdire toute nouvelle immigration juive pour apaiser la colère arabe, et en 1947 ils interdirent aux migrants du navire l'Exodus de débarquer, alors qu'il s'agissait de rescapés européens de l'Holocauste, soulevant un scandale mondial.
--> Je comprends que le droit (de l'Homme) à la migration est problématique, c'est a priori un droit pacifique mais les immigrants en masse peuvent vouloir prendre le contrôle des locaux qui refusent violemment. Tout ce que je peux dire est que les Etats-Uniens et les Israéliens (pays conquis par migration – et guerres victorieuses) semblent très mal placés pour interdire le retour des Palestiniens expulsés et la venue de leurs amis arabo-musulmans. Sans principe humaniste, la discrimination migratoire pour raison éthnico-religieuse (réservant l'immigration aux "bien nés") me semble relever du racisme le plus abject. Je sais qu'en France, il n'est pas autorisé de voir les choses ainsi : les médias et "intellectuels" répètent unanimement que l'abomination est l'attitude antijuive ("grâce à" Hitler, qu'il ne faut jamais oublier une seconde), tandis que l'attitude projuive est bénigne, relevant de la liberté religieuse. Même si je dois admettre sous la menace que telle est la loi, les proJuifs comme les proAryens me font vomir.
* Le projet sioniste était au départ laïc, repoussé par tous les religieux (professionnels ou non) préférant attendre l'arrivée du Messie.
--> Je comprends ce point de vue, et ma pacifique hostilité politique au Sionisme n'est donc pas foncièrement anti-israélite, de la même manière qu'elle n'est en rien raciste antijuive (les bébés nés Juifs étant pleinement innocents à mes yeux) et encore moins raciste antisémite (les Palestiniens étant Sémites). Elle est certes anti-communautariste et anti-nationaliste, mais ce regard humaniste n'est pas un crime à ma connaissance, du moins hors d'Israël. Je sais que ça ne me protège en rien des accusations et des insultes (ici, en pays de liberté et de culture chrétienne laïque) de la part des chasseurs d'antisémites, mais leur mauvaise foi est criante, avec l'invraisemblable soutien aveugle des puissants (prétendûment "représentatifs") et des "penseurs" (prétendument lucides).
* Le projet sioniste envisageait un Etat Juif en Argentine ou bien Ouganda ou autre, avant que la Palestine ne soit préférée.
--> Le problème potentiel était exactement le même : je ne suis en rien Palestinophile, et chasser les Argentins ou Ougandais m'aurait paru aussi choquant, criminel et criminogène.
* En 1947, une des premières décisions de la toute nouvelle Organisation des Nations Unies fut de diviser la Palestine en deux états: Juif et Arabe, mais ce plan fut refusé par les Arabes, qui attaquèrent les Juifs sans attendre le départ des Anglais. L'ONU officialisa l'indépendance d'Israël en 1948, avec soutien soviétique. Au cours des combats, l'armée israélienne prit la Gallilée, la plaine de Tel-Aviv dont les Arabes furent chassés, le Lac de Tibériade principale source d'eau douce du pays (dont les eaux furent plus tard détournées au profit des plaines et déserts isréaliens, au détriment de la Cisjordanie arabe).
--> Effectivement, les armées arabes attaquant des cultivateurs juifs, propriétaires acculés à l'évacuation, sont aussi choquantes que les armées juives expulsant des civils arabes sous peine de mort. C'est un crime de guerre des deux côtés, mais la réparation devrait être le retour de chacun chez soi, non l'interdiction de retour spécifiquement imposée aux Arabes. Une symétrie dans les crimes passés ne justifie en rien l'asymétrie criminelle actuelle, générant la criminalité terroriste en retour.
* "En 1948, les 940 000 Arabes chassés du territoire devenu celui d'Israël s'étaient réfugiés pour une grande part en Cisjordanie".
--> Si je comprends bien, 300 000 Juifs, en 1935, chassent 900 000 Palestiniens moins de quinze ans plus tard. C'est une invasion, clairement, avec presque un million de victimes. Et la bénédiction de l'ONU, ça ne choque donc que moi (et les Arabes)? Un Etat bâti ainsi n'incite pas au respect, non. [Je ne suis pas hostile au principe de libre migration, mais l'expulsion d'anciens "présents pacifiques", pour raison ethnique, me parait détestable. Et l'équité voudrait que les Européens et Etats-Uniens soient soumis à la même pression que les Palestiniens, sans droit à refuser par la force l'envahissement Africain et Latino.]
* La guerre de 1967, d'initiative arabe avec armement soviétique, entraîna la victoire israélienne, et l'occupation de territoires cette fois beaucoup plus peuplés. L'ONU commanda la fin de cette occupation, mais cela ne se fit pas.
--> Il est clair que l'ONU est utilisé machiavéliquement comme preuve de respectabilité quand ses positions sont pro-israéliennes (1948, ou maintenant quand est interdit à l'Iran de s'armer de la bombe atomique qui ferait face à celle d'Israël), tandis que ses décisions anti-israéliennes sont ignorées, baffouées avec un appui états-unien décisif. Dans la mesure où le jugement international est ainsi balayé avec mépris, je comprends que les victimes ne croient plus en la justice, et se vengent par elles-mêmes, cela donne les attentats-suicide, du World Trade Center et ailleurs. Simplement logique, hélas. Pour ne pas être victime d'horreur injuste, il faudrait commencer par ne pas la pratiquer soi-même. J'ai peut-être la naïveté de croire que cela suffirait, mais dans le doute, il est au moins permis de l'espérer, de comprendre les vengeurs, fussent-ils atroces : ils sont certes coupables mais nous aussi, nous ne sommes aucunement innocents, en tant qu'électeurs occidentaux, commandant la marche du monde.
* Israël compte 6,1 Millions d'habitants aujourd'hui, dont 1,2 Millions d'Arabes (…). (…) Les Palestiniens sont 9,7 Millions dont 3,8 Millions en Palestine et 2,7 Millions en Jordanie (…). (…) "épineuses questions (sans parler de celle, insoluble, du retour des réfugiés de 1948 et de leurs descendants)" (…)
--> Puisqu'on nous répète qu'Israël incarne la démocratie au Proche-Orient, que les Palestiniens soient autorisés à revenir et votent, tout simplement : même si l'appartenance ethnico-religieuse ne détermine pas le vote, si les enfants n'ont pas le droit de vote, il semble probable que les 9,7 Millions d'Arabes imposeraient démocratiquement leurs choix aux 4,9 Millions de Juifs, sans verser une seule goutte de sang innocent, sans plus un seul attentat arabe, en Israël et dans le monde. Oublier de signaler cette évidence, qui dissoudrait le problème (aucunement "insoluble honnêtement", seulement "insoluble sionistement'), fait frémir : le comptage arithmétique est vraisemblablement classé "antisémite", criminel… impubliable. Cela rappelle l'épineuse question algérienne de la démocratie française en 1960, insoluble patriotiquement (puisque donner un droit de vote équitable aux Arabes les aurait amené à abolir la domination des Pieds Noirs, choisir l'indépendance), et qui s'est avérée parfaitement soluble, honnêtement, en abolissant la domination et rappatriant la minorité dominatrice avant qu'elle ne soit sanctionnée par le nouveau pouvoir démocratique.
    Internet/Google me dit par ailleurs que "Le nombre de Juifs dans le monde est actuellement proche de 14 millions qui constituent 0,4% de la population mondiale qui compte près de 6 milliards" (refaire le calcul me donne plutôt 0,23% à 0,25% soit 1/400 environ, mais peu importe). Les Israélites auraient donc les moyens de dépasser les Palestiniens en nombre de voix s'ils migraient effectivement tous vers Israël, cessant de peser sur la marche de l'Occident et d'attirer sur celui-ci les foudres terroristes. C'est très loin du Monde actuel. Et six millions d'Arabo-Musulmans pourraient migrer aussi, venant soutenir leurs frères Palestiniens pour restaurer la majorité arabe, et 200 millions de Chinois, où va-t-on ? La loi israélienne réservant le droit d'immigration aux Juifs évite certes ce problème, mais au prix d'un racisme ostentatoire. Personnellement, puisque seule une minorité d'Israélites (35%) a jugé souhaitable de gagner Israël, je considère que la création d'Israël ne se justifiait pas, ne justifiait pas la guerre, ne justifie pas le terrorisme. Ces 5 millions de nationalistes fanatiques pourraient être rappatriés (vers un de leurs pays d'origine grand-parentale), ou s'ils refusent: laissés entre les mains des majorités locales, arabes. Certes, cette solution serait douloureuse pour les rappatriés, pour les pays d'accueil, mais le terrorisme qui répond à l'injustice n'est-il pas atrocement douloureux aussi? Toute douleur semblait évitable: comme il ne fallait pas conquérir l'Algérie, il ne fallait pas conquérir la Palestine, et payer les erreurs lourdes du passé est douloureux, certes. Renoncer (a posteriori, hélas) aux voeux de domination raciste me paraît néanmoins souhaitable.
    En conclusion, je ne vois absolument pas en quoi ces éléments d'Histoire pourraient apaiser mon désarroi, pourraient justifier ce qui me paraît (encore) injustifiable. Et, je le répète, je me contrefous d'Israël et de Palestine, ce qui me choque est qu'on nous lave le cerveau. Pour la prochaine élection présidentielle, qui agite tant les médias, tous les candidats sont proIsraéliens affichés (et/ou nationalistes ce qui ne me plaît pas non plus – je ne voterai pas), et pas un mot n'envisage de prévenir le terrorisme (qui nous menace de mort, dans les avions notamment) en subordonnant la reconnaissance d'Israël au retour effectif des Palestiniens expulsés, avec droit de vote immédiat.
    Je vais peut-être lire le reste de cet ouvrage, ou une partie, j'aimerais voir comment se justifie l'occupation américaine en Irak ou le scandale des armes nucléaires iraniennes, si ce n'est que le projet des maîtres du monde est de protéger Israël, au prix de la mauvaise foi la plus totale.
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Ajout Z55, 09/01/2007, Chavez antiSémite ou bien Sioniste ?
    Dans ma réflexion précédente, la recherche Internet/Google "nombre-de-Juifs-dans-le-monde" m'a conduit à un site très intéressant, traitant une question pas mentionnée à la télévision: << La communauté juive du Venezuela dénonce la campagne sur "l’antisémitisme" de Chavez >> (http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2112 ). Dans le détail:
1/ Le Président vénézuélien de gauche, Hugo Chavez, aurait déclaré que des minorités, celles qui ont crucifié le Christ, se sont appropriées les richesses du Monde, méprisant la majorité pauvre.
2/ Le Centre Simon Wiesenthal, organisation Juive internationale basée à Los Angeles, aurait – après mûre réflexion et avec l'appui vraisemblable de l'administration Bush, très hostile au quasi-communiste Chavez – dénoncé ce très grave antisémitisme, demandant des sanctions économiques pour son pays et exigeant des excuses publiques.
3/ Ce militantisme agressif aurait créé l'embarras des Juifs vénézuéliens, non consultés, voulant la paix locale et jugeant que "les assassins du Christ" désignaient les milieux d'affaires ou l'oligarchie blanche, non les Juifs.
4/ Un lien sur le forum Oulala (http://www.michelcollon.info/ ) dit que selon le centre Wiesental, Chavez n'ira jamais jusqu'à s'excuser, et "Le silence pourra seulement être interprété comme une réaffirmation d'une pensée raciste."
5/ Chavez a finalement été contraint de déclarer publiquement qu'il n'était pas antiSioniste.
    Cela mérite réflexion :
* Tout d'abord, qui est le personnage d'Hugo Chavez? Apparemment, il s'agit d'un président ayant choisi de distribuer la manne pétrolière de son pays vers les pauvres majoritaires, en étant réélu triomphalement après cela. Il se déclare admirateur du leader communiste cubain, mais il ne semble pas avoir fonctionnarisé son pays, il serait donc semi-communiste, rappelant l'espoir placé en Mittérand en 1981: en démocratie, les petits pauvres majoritaires sont normalement en position de réquisitionner les propriétés de riches individus minoritaires. Cette voie populiste attire les foudres libérales, les Etats-Unis notamment ayant une toute autre conception de la démocratie, davantage fondée sur la popularité du Loto que sur le partage frugal (tant pis pour Jésus-Christ...), comptant que la majorité des électeurs espéreront intégrer les minorités privilégiées, dominantes (et au Chili, le président élu Salvador Allende a été ainsi renversé avec le soutien des USA, préférant la dictature sévère à une démocratie choisissant d'être socialiste). Ce débat serait intéressant, exposé en clair, ce qu'il n'est pas. La faillite communiste devrait intervenir dans les débats, et je pense que sans la manne du pétrole, le socialisme chavezien risquerait la faillite : si les pauvres sont payés à ne rien faire, ils n'ont aucune raison d'accepter les travaux pénibles (voire un travail quelconque), et l'engrenage est en marche vers la misère. Je ne suis donc pas chavézien, mais je trouve la position intéressante, les débats politiques français devraient être fondés sur ces grandes options, ces problématiques et leurs tentatives de solution – sans se limiter aux questions de personnes, aux grandes envolées lyriques ou petits mots croustillants des politiciens professionnels, aux luttes corporatistes entre puissants syndicats de fonctionnaires et puissants dirigeants patronaux (tous ceux-ci étant à mes yeux des groupes de privilégiés).
* Ensuite, pour ce qui est de l'antisémitisme de Chavez (comme de l'Abbé Pierre?), je ne m'intéresse pas aux pensées secrètes de cet individu (s'il en a – en étant autre chose qu'une marionnette que je rêve), j'essaye seulement de comprendre la logique de l'accusation et contre-accusation, qui me font peur, pouvant s'appliquer à mon encontre. Dire que des minorités (occidentales?) détiennent la richesse du Monde semble une évidence, dire que l'une d'elle est la minorité israélite pourrait se voir démontré faux par les chiffres, or ce n'est pas du tout là que se situe le débat, ce qui pourrait traduire une vérité inavouable, interdite d'expression. Il semble que cette observation éventuelle, documentée/prouvée, serait classée antisémite, pourquoi? Et pourquoi faudrait-il jurer de ne pas être antiSioniste (plutôt que d'être antiRaciste) pour parer les principales accusations d'antisémitisme?
    Personnellement, je ne suis pas intéressé de savoir qui a tué le Christ, s'Il a existé, et les descendants des tueurs seraient de toute façon innocents de ce crime, selon moi. Je n'aime pas l'idée (judaïque) de lignées maudites et de lignées élues, je considère que les bébés naissent innocents (même si leur hérédité est chargée, les aléas du cheminement psychologique personnel peuvent réorienter, et le comportement individuel résultant de tout cela détermine seul le jugement à mes yeux).
    La culpabilité antisémite réside-t-elle dans le fait de grouper et dénoncer des individus sans lien (comme les rouquins ou les myopes)? Je ne crois pas, puisque la communauté Israélite veut rester une minorité soudée, différenciée, refusant que ses membres soient jugés comme humains quelconques, innocents et égaux à la naissance (sans racisme, positif comme négatif). Par suite de succès personnels notables, de spécialisation familiale dans les affaires et la finance, d'esprit de solidarité intra-communautaire (avec favorisation déloyale, occasionnelle ou fréquente), cette communauté semble s'être enrichie, et semble peser sur les démocraties "représentatives" d'un poids démesuré avec sa petitesse démographique, au sein des pays dominants qui constituent eux-mêmes une minorité privilégiée à l'échelle du Monde. [Un des liens cités sur le forum (http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Judaism/jewpop.html) m'apprend qu'il y a davantage de Juifs aux USA qu'en Israël – aux USA, maîtres du monde et du lobbyisme, c'est effectivement un calcul efficace, expliquant beaucoup de choses.] Je n'aime pas cette déloyauté anti-humaniste, cette tradition d'inéquité, cette spécialisation dans le rôle de profiteurs, mais je respecte le talent possible de nombreux individus juifs parvenus au mérite. Suis-je antisémite pour autant ? Non, je n'ai absolument rien contre les Arabes pareillement sémites. Suis-je donc antijuif ? Il faut, pour répondre, dissocier le mot Juif en Juifa de naissance (je n'ai absolument rien contre cette "race", que j'en fasse partie ou non) et Juifo d'éducation puis de choix (je n'aime effectivement pas cet endoctrinement politique au communautarisme raciste). Contrairement aux nazis que je trouve atrocement injustes, je ne suis aucunement partisan d'une extermination raciste des bébés Juifas, ou d'un sionisme hostile exigeant qu'ils ne naissent plus qu'en Israël, parqués. Je n'aime pas pour autant les Juifos, communautaristes veillant à dissuader l'intégration fusionnelle des Juifas dans l'Humanité (qui ferait à terme de tous les humains des Juifas, descendants d'Abraham, c'est un des contraires du génocide raciste – seuls les Juifas pur-sang devenant rares, au grand dam des racistes voulant leur multiplication dans la "pureté", leur statut de dominants). Je n'aime pas ceux des Juifos qui ont voulu conquérir Israël en expulsant les Palestiniens (Sionisme dominateur), qu'ils aient le courage et l'inconfort d'être sur place pour quelques uns ou qu'ils manœuvrent à distance pour la plupart. Je ne veux pas punir pour autant les Juifos, j'entends seulement – sans haine – repousser leurs attaques mensongères quand ils pourchassent mon point de vue, invraisemblablement amalgamé avec le monstre nazi. Bref, je suis antiSioniste d'opinion, antiJuifo politiquement, aucunement raciste antiJuifa, aucunement meurtrier ni génocidaire ni nationaliste, plutôt humaniste xénophile. Si je n'étais pas qu'un quidam quelconque, le Centre Wiesenthal me pourchasserait comme Hugo Chavez (leader potentiel du Tiers-Monde), et que je me confirme antiSioniste m'empêcherait de recevoir la clémence dont bénéficia finalement ce président Chavez.
    Ma conclusion est que ce centre Wiesenthal, s'il se confirmait un paroxysme de Sionisme Juifo, serait infiniment plus raciste que moi. Il pratiquerait un calcul contestable, même s'il est plus efficace que stupide, en cherchant partout à montrer les Juifs victimes de haine pour resserrer leurs rangs en prévenant la fusion, irriter les non-Juifs accusés même à tort (leur colère étant alors classée preuve de culpabilité) et obtenir politiquement en réparation le privilège d'un soutien au sionisme dominateur. Je trouve ce combat raciste déplorable, surtout quand il prétendrait, malhonnêtement, incarner la lutte contre le racisme.
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Ajout Z56, 10/01/2007, Songes nocturnes
    Eléments neufs apparus au cours de la nuit : le souvenir d'une nouvelle de science-fiction antiraciste, et un exercice d'imagination me plaçant en position de migrant minoritaire.
* Je me souviens d'une nouvelle humoristique de Fredric Brown (que j'ai lue en Français puis en version originale américaine) caricaturant la haine antiNoire au sud des USA, anciennement esclavagiste. Je l'expose en raccourci, de mémoire: "Un bon paysan américain, John Smith, recueille un voyageur égaré, qui s'avère venu du futur lointain, l'an 3000. Sa sœur Nancy Smith finit par tomber follement amoureuse de ce voyageur, extrêmement beau, gentil, intelligent, riche, et ils programment de se marier, d'avoir des enfants. Puis au cours d'une discussion, le voyageur raconte aux Smith qu'à son époque, toutes les nations se sont rassemblées, les races se sont mélangées, et la paix universelle règne. John Smith sort alors son fusil de chasse et abat son futur beau-frère. Il explique ensuite au shériff qu'un sale fils de nègre avait voulu engrosser sa sœur, salir sa famille…" Atroce, effectivement, absurde au point de faire sourire.
    Ce qui m'a fait penser à cette nouvelle est je pense un mot, sérieux, de Pierre-André Taguieff, fustigeant ceux qui considèrent que le problème Juif n'existerait pas s'il n'y avait plus de Juifs sur Terre, semblant faire référence à un génocide direct (massacre) ou détourné (métissage et perte d'identité). Je compatis à l'horreur du premier, je ne vois pas du tout l'horreur du second, au contraire.
    Je relis donc différemment la nouvelle de Brown, sous une variante adaptée: "le voyageur raconte aux Smith qu'à son époque, toutes les nations se sont rassemblées, les races se sont mélangées, et la paix universelle règne. John Smith porte alors plainte contre le voyageur, pour incitation au génocide de la différence blanche. Il explique ensuite aux jurés qu'un sale fils de nègre avait voulu engrosser sa sœur, salir sa famille, que cela s'intègre dans un vaste projet criminel visant à faire disparaître de la Terre la pure race blanche…". Personnellement, cela me paraît aussi absurde, choquant ou risible. Classer l'union en crime assassinant les barrières ("légitimes") est selon moi abominable, incroyable. Et en pratique, apparemment: autorisé exclusivement pour la communauté Israélite… Que cela soit choquant est paradoxalement bienvenu pour les communautaristes racistes: le privilège et la rancœur que cela entraîne contribuent à maintenir les barrières voulues…
* J'envisageais de dire que toute "association juive" semble par principe raciste. Mais avant de condamner, il paraîssait juste de me mettre de l'autre côté, en faisant un effort d'imagination. Si j'étais muté par mon entreprise en Papouasie orientale, j'aurais vraisemblablement des difficultés d'intégration à la population locale, éventuellement hostile aux Blancs, ayant des traditions et valeurs différentes. Il est possible que j'adhère alors à l'association des Français de Papouasie, regroupant la minorité des immigrés, fournissant des dictionnaires polycopiés et organisant des apéritifs selon nos coutumes propres. Serait-ce par principe une association raciste? Pas forcément, si c'était un refuge aidant à surmonter la difficulté d'accoutumance et d'intégration initiale. Mais je pense que le caractère raciste ou non dépend d'un autre facteur: est-ce que, selon cette association, les Français sont intrinsèquement la race supérieure en Papouasie? Les Français sont-ils un échantillon rare d'élus du Dieu universel, qui méprise comparativement les Papous? Si nous nous établissons pour plusieurs générations, nos enfants devraient-ils idéalement se mêler aux Papous, devenir Papous, ou bien rester fièrement différents?
    Ce n'est pas le principe d'association qui est raciste, c'est l'association de prétendus nobles, "supérieurs de naissance". Mon opinion personnelle, jusqu'à ce que l'on m'expose un contre-argumentaire convainquant, est que toute association se disant juive est raciste, antihumaniste.
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Ajout Z57, 10/02/2007, Géopolitique, suite
    J'ai lu d'autres chapitres de l'ouvrage "Géopolitique" d'Yves Lacoste. Egalement intéressants.
* Il est expliqué que protéger Israël est un des objectifs majeurs des guerres américaines passée (Irak) et peut-être future (Iran). Il est toutefois signalé d'autres raisons, comme la prise de contrôle des réserves de pétrole, la coopération avec les alliés économiques saoudiens, menacés. Il est aussi rappelé que l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire à la différence d'Israël, ce qui rend les Iraniens coupables et les Israéliens innocents. --> Il faudrait expliquer quelle fut l'argumentaire pour ce traité: pourquoi les déjà nucléarisés étaient-ils dispensés de désarmer? Quelles sanctions encouraient les pays refusant de signer (et Israël a-t-il été sanctionné pour avoir fait ce choix)? Sans ces éléments, on ne peut pas comprendre, et le légalisme final n'explique rien.
* Il est dit que les états musulmans dénoncent l'instrumentation de la Shoah pour soutenir Israël --> Je confirme qu'une telle entreprise semble chez nous en action, martelée via la notion de crime antijuif et d'incontestable droit à l'existence d'Israël. Or je ne vois pas le rapport entre Shoah et Israël: les Palestiniens n'ont aucunement été les bourreaux de l'Holocauste, et le rapatriement des Israéliens (envisageable sans plus verser une seule goutte de sang) impliquerait un geste d'accueil n'ayant rien d'antijuif.
* Il est signalé que la plupart des financiers russes véreux sont émigrés aux USA ou munis de passeport Israélien --> Effectivement, il semble que la haute finance mondiale soit dominée par une oligarchie Judéo-Américaine. Je n'affirme pas du tout que telle est la Vérité, il me semble simplement que cette description cadre avec le tableau de ce monde, vu d'en bas. Cela ne signifie aucunement que tous les Juifs et Américains sont des financiers cupides, le dire serait du racisme aveugle, de la généralisation injuste, il s'agit seulement de constater que parmi les financiers aux dents longues, le taux d'Israélites et d'Américains semble bien plus élevé que la proportion de ces populations dans l'Humanité. Cela ne suscite pas de haine raciste mais une méfiance. Certes, j'ai été douloureusement rejeté comme haïssable Français, et je pourrais être traité de maudit bâtard et sale Juif – je trouve triste de ne pas être traité a priori comme un quelconque individu innocent, mais il ne faut pas tout confondre : l'étiquetage subi à la naissance n'est aucunement coupable, à la différence de l'appartenance militante à une communauté fière de sa différence, au nom du patriotisme ou de la sacralité du sang.
* Il est signalé que les Etats-Unis soutiennent Israël pour raison religieuse, le sionisme chrétien envisageant le retour de Jésus-Christ sur Terre (et la conversion spontanée de tous les Juifs au christianisme) une fois Israël solidement rendu aux Juifs, conformément à l'Ancien Testament. --> Certes, c'est une position possible dans la panoplie infinie des scénarios religieux, mais cela ne mérite en rien le soutien des états laïcs d'Europe, ni l'écrasement des positions majoritaires sur Terre (incroyablement méprisées au conseil de sécurité des Nations Unies).
* Il est mentionné que le principal allié d'Israël était la France, de 1948 à 1956, le soutien des Etats-Unis ne devenant massif qu'à partir de 1967, en partie par opposition au bloc arabe armé par les Soviétiques. --> Là encore, cela explique la position américaine (passée), non la pression actuelle en Europe.
* Des migrants états-uniens se sont implantés au Texas mexicain, avant d'en réclamer (et obtenir) l'indépendance puis de fusionner avec les Etats-Unis. Ceux-ci ont, par les armes, conquis les états mexicains de Californie et Arizona. --> Effectivement, on comprend que les USA fiers de leur Histoire soutiennent la conquête de la Palestine, jugée normale, mais cela fait s'écrouler l'argument selon lequel Israël doit être rendu à ses antiques possesseurs : il n'est aucunement envisagé de rendre la Californie et le Texas aux Mexicains. Il s'agit de fière conquête méprisant les autochtones, non de justice historique. Et le principe de conquête armée était déclaré abominable quand il était mis en œuvre par les Allemands et Japonais, il s'agit donc de violence déclarée bonne par les vainqueurs, condamnée chez les perdants. C'est de la propagande pure et simple. L'Historien-géographe qui met côte à côte les faits historiques ne semble pas partisan, mais semblent malhonnêtes les journalistes et intellectuels qui affirment tout à la fois un droit inaliénable à l'existence d'Israël et une inviolabilité du territoire français.
* Quand l'Algérie fut conquise par les Français, des terres furent confisquées aux tribus pour être données aux colons européens. Parmi les autochtones, les Arabes et Berbères n'avaient pas le droit de vote tandis que les Juifs l'avaient. --> La présente injustice judéo-occidentale n'est apparemment pas nouvelle, et cela explique la haine qu'elle reçoit. Comme en Algérie dont furent rapatriés les colons Pieds-Noirs, la solution aux haines meurtrières autour d'Israël semble bien être le rapatriement des colons Israéliens vers leur lieu d'origine grand-parentale. Supprimant les actes terroristes, comme dans l'Algérie des années 1960.
* En 1967, 15 millions d'Indiens, menacés de mort pour leur religion, ont dû fuir les lieux où ils habitaient, pour rejoindre soit l'Inde hindouiste soit le Pakistan musulman, "purs". Le Pakistan fut jusqu'en 1971 séparé en deux entités distantes, comme la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Des affrontement sanglants entre hindous et musulmans ont porté sur la domination de lieux sacrés en 1992. --> Effectivement, le scandale de la Palestine n'est pas intrinsèquement le pire du monde, ou le seul, ce qui est choquant est qu'il ne soit pas dénonçable comme les autres, tout un ordre proscrivant la liberté d'opinion, en Occident, spécifiquement au profit d'Israël.
* Le génocide rwandais a fait 800 000 morts en 1994. La population rwandaise était composée de 15% Tutsi dominants et 85% Hutu paysans. Après des atrocités en 1959-1962 contre les Tutsi, des atrocités en 1972-1988 contre les Hutus du Burgundi, les extrèmistes Hutus ont exterminé les Tutsi (qualifiés de "féodaux") en 1994, avant que n'intervienne la communauté internationale, puis que les Hutus rwandais réfugiés au Congo soient à leur tour victimes d'atrocités. --> Je comprends que, là encore, la violence naît de la situation féodale voyant une petite communauté dite noble dominer une vaste communauté dite vile. Pour prévenir ce massacre révolutionnaire, les dominants devraient abroger leur domination, volontairement, même si c'est matériellement inconfortable. Eviter un massacre vaut je pense largement ce prix. Je pense que les Occidentaux devraient abroger leur domination sur le reste du Monde, les Israélites devraient abroger leur domination sur les Non-Juifs.
* Les castes indiennes sont "endogames" (on se marrie à l'intérieur de sa caste) --> C'est à mon avis un principe choquant de discrimination anti-humaniste, qu'elle soit raciste ou non. L'endogamie Israélite me choque pareillement, ni plus ni moins. Les couples mixtes Israélien-Palestinienne ou Palestinien-Israélienne constituent au contraire une lueur d'espoir, à mes yeux, hélas très rare.
* Le darwinisme (triomphe dans la Nature des forts amenant indirectement l'extinction des faibles), mal digéré en oubliant les spécificités humaines, aurait conduit les Allemands à décréter que les nations fortes doivent naturellement écraser les nations faibles, que les peuples de vainqueurs sont en droit d'exterminer les peuples non-combattants. Par ailleurs, le plan d'extermination systématique des Juifs d'Europe ne ressemble pas aux massacres d'Arméniens, qui faisaient suite à une révolte et un danger d'insurrection. --> Comme Jésus-Christ, je préfère le côté des faibles au clan des forts. De sensibilité juive, je me sens à ma place en position de victime. Mais ça ne me conduit pas du tout à instrumentaliser la Shoah pour obtenir des privilèges, pour acquérir une puissance de condamnation légale écrasant les divergences d'opinion. Là, la cohérence semble s'arrêter. Certes, le privilège entraîne la rancoeur, voire la haine, la victimisation accrue, et donc le privilège accru en réparation, c'est apparemment tout un calcul, pas illogique. Mais je trouve cette stratégie, sciemment génératrice d'inamitié, excessivement déplaisante.
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Ajout Z58, 08/03/2007, Méandres "philosophiques"
    J'ai commencé la lecture de l'œuvre initiale de Pierre-André Taguieff, "La force du préjugé", et je vais peut-être déclarer forfait avant d'arriver au bout. C'est un énorme pavé, plein de néologismes, d'expressions littéraires compliquées, de références gratuites à de grands auteurs, noyant les quelques idées qui semblent quand même incluses.
    Jusqu'ici, je n'en note que quatre, éparpillées dans une montagne de verbe :
1- Le racisme biologique est dépassé, maintenant remplacé par le rejet culturel de groupes détestés sans affirmer leur infériorité naturelle.
2- Depuis les nazis, le racisme constitue l'ennemi à abattre, et les conventions (non populistes) se disent toutes antiracistes, même les variantes dictatoriales.
3- Il y a deux antiracismes distincts : celui qui vise l'uniformité de l'Humanité et celui qui vise la coexistence pacifique de races distinctes.
4- Il importe de revenir au débat de fond entre hétérophobie et hétérophilie : rejet de la différence et amour de la différence.
    Mes réponses :
4- Je pense que le dernier point exprime la cascade de malentendus et de faux problèmes noyant le débat. Un partisan de l'apartheid (supériorité des Blancs instituée par la loi) rejette les Noirs, comme gendres potentiels par exemple, mais aime les avoir pour serviteurs, ce qui ne semble pas classable dans la dichotomie simpliste entre hétérophobie ou hétérophilie. De même un Blanc marié à une Noire a exprimé son amour de la différence, même s'il est heureux que ses enfants métis tendent à faire disparaître cette différence. Rajouter des concepts, au nom de la classification ou du recul, n'apporte rien.
3- Je vois au moins un autre antiracisme au catalogue, le mien, que je qualifiais plutôt de Non-racisme: je n'aime pas la pression socio-familiale pour l'endogamie et la perpétuité de races activement distinctes, mais ma position est une variante douce – je ne commanderais pas le métissage obligatoire avec interdiction de toute union endogame, les aléas amoureux ne me paraissant pas commandables. A terme, une Humanité métisse serait bienvenue de mon point de vue, mais je pense que cela devrait passer par une absence d'endoctrinement racial, non par davantage d'endoctrinement à préférer l'autre remplaçant l'endoctrinement à préférer le proche.
2- Certes, je constate que la judéité militante se prétend antiraciste, et je trouve cela contradictoire. L'adhésion au concept de race élue du Dieu universel, méprisant les races inférieures en dignité, pour l'éternité, me paraît ostensiblement raciste, même si sa situation à la pointe du combat antinazi la conduit à se prétendre championne de l'antiracisme. Plutôt que de disserter avec auto-satisfaction sur les méandres conceptuels, pourquoi ne pas signaler/dénoncer les détournements de sens, les artifices rhétoriques?
1- Racisme biologique et racisme culturel sont deux formes d'une même tendance que je n'aime pas: le groupisme. Entre l'individu et l'Humanité, je ne vois aucune barrière légitime. C'est l'esprit de famille, étendu en esprit de super-famille ou clan, qui pollue tout. On me dira que l'Humanité est intrinsèquement fondée sur cette tendance, et j'aurais tendance à répondre que c'est sa part tribale, bestiale évoquant les meutes de loups. Jésus-Christ et le Bouddha m'ont fait rêver à d'autres harmonies théoriquement possibles, difficiles certes (et puissamment détournées en pratique, pour être populaires et/ou dominantes), mais peut-être summum de l'intellectualité humaine.
    Bref, ce livre n'est pas sans m'évoquer quelques idées intéressantes, mais ce ne sont aucunement des idées que je lis, le texte est inutilement difficile, exempt de clarté et apparemment de lucidité. Cela mérite-t-il la lecture ardue des presque 500 pages ?
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Ajout Z59, 24/04/2007, Élections et idées
    Pour l'élection présidentielle de Dimanche dernier, je n'ai pas voté. Et je m'en félicite. J'ai entendu à la télévision des électeurs interviewés, disant que le vote est très important pour que soient prises en compte nos idées. Malheureusement, aucun des 12 candidats ne représentait Mes idées, du tout, du tout. Soit, mais quelles sont mes idées, si je devais les exprimer en clair, sans brouillons partant dans tous les sens ? Je les ai regroupées ci-dessous en 10 points :
1/ Amendement sévère de la Loi Gayssot, en respectant enfin les bouddhistes indiens et les irréalistes, en rien suspects de nazisme dans leur négationnisme universel. Poursuite des instigateurs et approbateurs de la Loi Gayssot, pour enfreinte gravissime (et cachée) à la Liberté d'opinion. Clarification de la liberté d'expression sans violence : classer irrecevable la prétention à être insulté par une opinion différente ne respectant pas telle ou telle sacralité. Suppression de la dictinction arbitraire religions/sectes et de l'intouchabilité religieuse: le nazisme religieux et le racisme proJuif seraient pareillement mis en examen.
2/ Cession volontaire du siège français au conseil de sécurité de l'ONU, à un pays enrichissant davantage la représentation : Inde surpeuplée ou Pakistan musulman ou Nigéria africain. Soumission d'un projet d'OMU, Organisation du Monde Uni, abolissant les frontières nationales et gouverné démocratiquement par référendum mondial (1 adulte humain = 1 voix, sans aristocratie occidentale ni domination états-unienne). Remise à l'ONU (ou OMU) de toute arme nucléaire de destruction massive, les Français ou Etats-Uniens ou Israéliens n'y ayant pas plus droit que les Iraniens. Suppression de toutes les mesures natalistes, pour crime de xénophobie/racisme : sur une Terre qui tend à la surpopulation, se plaindre d'une chute démographique ne se justifierait que par le cramponnement sur des frontières repoussant les candidats migrants, préférant les "petites têtes blondes" bien à nous. Extension à la Terre entière (ou suppression) du RMI et du SMIC, sans aristocratie d'ayant-droits (de naissance).
3/ Plan anti-terroriste radical = mea culpa occidental remettant en cause le "droit à l'existence de l'Etat d'Israël" : caractère légitime de la démocratie israélienne subordonné au retour des 10 millions d'expulsés Palestiniens, référendum sans frontière au Moyen-Orient sur la question Israélo-Palestinienne, plan de rapatriement vers l'Occident des 5 millions d'Israéliens menacés (d'expulsion en retour).
4/ Scission officielle du terme "Juif" en "Juifa" (d'ascendance) et "Juifo" (de choix, religieux ou communautaire). Interdiction, pour crime de racisme, de toute hostilité (néo-nazie par exemple) à l'égard des Juifas. Interdiction, pour crime de racisme, de toute discrimination Juifo (Israélite orthodoxe par exemple) à l'encontre des Non-Juifs. Les pressions pour le mariage Juif endogame, l'Ancien Testament Biblique et la Torah (décrétant que la lignée Juive constitue la race élue, seule élue du Dieu universel) deviendraient criminels, seraient présentés dans les écoles comme erreurs graves ayant abouti par retour de bâton à l'horreur de la Shoah au lieu de la paisible intégration métissée.
5/ Abolition des héritages familiaux et réquisition des relatives "fortunes" individuelles (au décès de l'individu méritant, performant) par le gouvernement élu. Pour payer un corps de fonctionnaires assurant Santé et Instruction, service public n'ayant ni droit de grève ni assurance d'emploi éternel sans condition.
6/ Mise au ban des jeux d'argent, type Loto et spéculation boursière, peut-être tolérés mais désignés comme incarnation des jeux pervers. En expliquant dans les écoles et les médias que la richesse imméritée est une injustice génératrice de haine/violence, ne méritant pas la protection policière.
7/ Réforme de l'orthographe et de la numération, pour une langue française phonétique et simple, facilitant l'accueil des étrangers et libérant l'intelligence enfantine pour des acquisitions vraiment enrichissantes : mathématiques, manuelles, artistiques. Projet de transition en 15 ou 50 ans vers une langue mondiale: anglais simplifié et rendu phonétique.
8/ Apprentissage, avec les premières leçons de science (ou de religion ou de Droits de l'Homme), du contexte logique/philosophique qu'est le refus arbitraire des objections sceptiques. Les exercices pourraient viser l'excellence de manipulation, mais en gardant à l'esprit le contexte relativiste : il ne s'agit que de choix, pleinement contestables.
9/ Liberté de partage et diffusion, via Internet par exemple, des œuvres d'art ou intellectuelles ou inventions (relevant des loisirs personnels, sans plus de professionnalisme en la matière). Explication dans les écoles que les "Grands Hommes" d'autrefois étaient des pistonnés pissant dans le sens du vent. Désacralisation de la Culture générale, pour une éducation à la création libre, au mérite individuel loyal.
10/ Remplacement de l'Education Physique et Sportive par une Education à la Méfiance Sportive/Ludique : explication que les champions d'autrefois étaient généralement des monstres d'égoïsme bestial jouissant d'écraser les plus faibles qu'eux – même si la compétition et la concurrence sont positives quand elles visent à apporter à chacun davantage pour moins cher, si s'imposer soi-même la recherche de perfection est une louable épreuve individuelle. Remplacement de l'Education Théâtrale (et des notes de Participation orale) par une Education au respect des Tempéraments Introvertis comme Extravertis. Expliquer que même si les extravertis dominent et pérorent, on peut légitimement préférer les tempéraments doux et effacés, non-combatifs.
    Voilà : pas un des 12 candidats n'a effleuré l'un de ces sujets, pour moi très majeurs. Le 1er tour était déjà un second tour : choix entre le mal et le pire, qui prétendraient agir en exprimant ma volonté. Je refuse de donner ma voix pour cautionner ce hold-up – hold-up organisé, via le système d'approbation des candidats par les élus, verrouillant le débat.
    Mais je n'étais pas intéressé par la place de treizième candidat, étant davantage solitaire que démocrate. Je vois bien que la majorité des votants veut la richesse imméritée, la gloire de partager la nationalité des champions-écraseurs, le confort de ne pas remettre en cause le lavage de cerveau. Je ne me range pas à l'avis majoritaire, je préfère mes idées, et je m'abstiens, simplement. Sans partir en guerre de conquête, électorale ou autre.
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Ajout Z60, 25/04/2007, Achat sans espoir
    J'ai trouvé sur Internet (FNAC.com), disponible et bon marché, l'ouvrage "Imaginaire du complot mondial". Je l'ai commandé. Le résumé mentionne "le mythe politique moderne qu'est le « complot juif mondial »". Le seul avis en ligne (avec la note 10/10) ajoute "L'auteur se pose la question de savoir comment expliquer et comprendre la récente vague ésotéro-complotiste qui secoue principalement le web aujourd'hui. Il va déconstruire au fur et à mesure de son ouvrage toutes les idées fumantes de complotistes". Et il ajoute "En résumé, un très bon ouvrage, écrit par un intellectuel brillant, qui nous permet de voir un peu plus clair".
    Ayant lu "la nouvelle judéophobie", ouvrage sioniste du même auteur, j'ai été tenté d'ajouter l'une des réponses suivantes (même si je ne le ferai bien évidemment pas avant d'avoir effectivement lu le livre):
1/ Note 5/10 : La publication de ce livre me parait navrante quoique instructive, indirectement – en prétendant à la recherche poussée sans mettre une seconde en question l'alliance avec la "démocratie antiraciste" israélienne (où 5 Millions d'Israélites interdisent le retour de 10 millions d'Arabes expulsés), il semble démontrer que seuls les sionistes (ou les aveugles, certes) ont accès à la parole autorisée, mais c'est tellement criant (et approuvé par les élections occidentales) que cela ne relève pas du complot secret, effectivement.
2/ Note 1/10 : Le contenu de ce livre semble malhonnêtement conforter une réfutation légitime. Ici comme ailleurs, il s'agit de diaboliser les antisionistes en étouffant leurs questions (pourquoi appelle-t-on démocratie un régime où 5 Millions d'Israélites interdisent le retour de 10 millions de Palestiniens expulsés ?). Mais ce n'est effectivement pas du tout un complot des Juifs :
- il y a des Juifs non sionistes (comme l'anormal que je suis) et il y a des Sionistes non juifs (comme George W.Bush, actuel maître du Monde)
- la voie Sioniste est approuvée démocratiquement en Occident, ce n'est pas secret, seulement le résultat d'un discret lavage de cerveau – religieux avec l'Ancien Testament Biblique et médiatique par amalgame grâce à Hitler.
3/ Note 0/10 : Ce livre semble l'œuvre d'un idiot ou d'un menteur, oubliant ou cachant les questions cruciales. Ce n'est certes pas du tout une preuve de complot juif, seulement un indicateur du sioniste lavage de cerveau, approuvé démocratiquement. Hélas.
4/ Note 2/10. L'auteur oublie rien moins que de mettre en question l'alliance avec l'état raciste d'Israël, ayant expulsé la population locale et refusant son retour, pour empêcher la victoire démocratique/pacifique des Arabes. Ce n'est certes pas du tout une preuve de complot juif, l'allié George W.Bush étant protestant, triomphalement élu et notoirement Maître du Monde, mais cela confirme le sioniste lavage de cerveau, se réservant la parole hors du web. En résumé, un très mauvais ouvrage, écrit par un menteur (ou un aveugle), qui cache (ou ne voit pas) les problèmes, empêche leur résolution pacifique, conforte l'issue terroriste dont nous sommes victimes. C'est très grave, mais très instructif, indirectement. A lire...
5/ Note 8/10. Ouvrage à lire, avec recul, au second degré. Il pourrait avoir été écrit par un membre du complot discrètement dominant, ayant bien sûr accès à la publication et combattant la parole libre sur le web. Mais ce serait une erreur d'interprétation: le contexte est une domination sioniste n'ayant rien de secrète (affichée par les candidats aux élections occidentales), et rien de juive (l'Ancien Testament chrétien est sioniste, certains Juifs ne sont pas sionistes). Hors du web, il restera interdit de douter du sionisme, d'envisager le retour des expulsés Palestiniens et, après simple expression démocratique, l'expulsion pacifique des Israélites Israéliens, en retour. Non, le terrorisme continuera, tant pis pour nous... Ouvrage à lire, sans être dupe.
6/ Note 5/10. Ce livre ne parait intéressant que par le contexte qu'il semble illustrer : les sionistes auraient seuls accès à la publication, combattant les avis différents qui n'auraient que le web pour s'exprimer. Cela ne démontre aucunement un complot secret des Juifs, mais une criante entreprise de lavage de cerveau, désapprouvée par quelques juifs (comme moi) et menée par quelques chrétiens (comme George W.Bush). Au lieu de mettre en question le sionisme, de prôner le retour des Palestiniens expulsés, puis leur vote démocratique, avec vraisemblable expulsion en retour des Israéliens, cette chasse aux sorcières antisionistes nous verrouille dans l'impasse, dans l'horreur terroriste. Affligeant.
7/ Note : 1/10. Ouvrage dangereux, qui pourrait conforter l'idée fausse que seuls les partisans du complot juif mondial ont accès à la publication (hors du web). C'est faux: certes, il est ici interdit de suggérer le retour des Palestiniens expulsés, mais la domination sioniste est criante, non secrète, et elle est désapprouvée par quelques Juifs (comme moi), menée par des chrétiens (comme les leaders occidentaux, approuvés démocratiquement). Ouvrage à lire au troisième degré ? si le monde des livres n'est pas totalement dé-crédibilisé...
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Ajout Z61, 27/04/2007, Crise de paranoïa ?
    Si ce blog continue longtemps après ce billet, ce n'aura été qu'un cauchemar, s'il s'interrompt de manière inexplicable, ce sera matière à forte suspicion, quasi-preuve…
    Pour mon travail, je dois me rendre aux Etats-Unis, non "pour faire des affaires" mais en tant que technicien opérateur d'une machine en évaluation. Je m'imaginais cette nuit dans l'avion, devant remplir le questionnaire officiel d'entrée. Je répondais évidemment (et sincèrement) Non à l'étrange question "voulez-vous tuer le président des USA ?", mais je butais sur la question "Religion ?". On m'a dit que la prudence consistait pour les athées à répondre "catholique" pour ne pas être suspecté de communisme (ennemi des USA), et j'envisageais de répondre ainsi. Après tout, l'église où je vais parfois, accompagnant ma femme, est catholique… je ne crois pas ce qui y est dit, du tout, mais je baigne dans cette culture. Certes, je ne suis pas un "bon Chrétien" comme je ne suis pas un "bon Juif", mais je serais choqué et injustement condamné par des propos comme "tous les Chrétiens sont des salauds" ou "tous les Juifs sont des salauds". Bon, va pour catholique, mais j'étais ensuite arrêté à l'aéroport, en tant qu'auteur de sites Internet dérangeants, donc surveillé – le coup était peut-être même prémédité, par ma supérieure hiérarchique, protestante, vénérant peut-être l'Ancien Testament sioniste, ayant force de loi aux USA. Questionné par un policier latino-américain sur la véracité de ma foi/culture "catholique" ("Qui est Saint-Jean ?" etc), je souriais et avouais que j'avais écrit ça pour éviter les ennuis. J'aurais aussi bien pu répondre "athée" mais je ne le suis pas davantage, ne croyant pas les affirmations scientifiques. Quoi qu'il en soit, je n'étais pas admis à entrer aux USA, ce qui posait des problèmes graves à l'entreprise qui m'emploie, qui me licenciait pour faute grave. N'ayant plus de salaire, je ne pouvais plus payer mon fournisseur d'accès Internet, et mes idées disparaissaient… Puisque j'étais devenu pauvre, ma femme divorçait, et je me suicidais. Fin.
    Le rêve reprenait dans l'avion, où je rejetais donc l'idée d'écrire "catholique". Autant répondre honnêtement, sincèrement. "Agnostique" ou "Tophiste". (Maintenant réveillé, je regarde dans mon Oxford Dictionary comment on dit agnostique en Anglais. C'est agnostic, pas agnosticist. Mais la définition me gêne: "one who holds that nothing is known, or likely to be known, of the existence of a God or of anything beyond material phenomena." Non, je ne crois pas non plus aux phénomènes apparemment matériels, je ne suis pas réaliste, j'ai démoli la reconstruction cartésienne et en reste donc à l'hypothèse universelle du rêve. Ça ne me classe pas parmi les bouddhistes non plus, malgré leur slogan "tout est illusion", car je ne suis pas sûr de la multiplicité des âmes humaines ni de ma conversion périodique en animal, et l'hypothèse du rêve me paraît davantage possible que certaine. Ce n'est rien d'une religion connue, c'est un agnosticisme radical, logiciste ou Tophiste, puisqu'on me surnomme Tophe). Ayant marqué un nom de religion inconnu des officiels, je n'étais pas admis à passer aux USA mais retenu pour complément d'enquête, et – classé antisémite selon les conventions françaises – je me voyais déclaré ennemi d'Israël, de la Bible, des USA. Et dirigé vers le centre de détention de Guantanamo. Je craignais d'être violé ou étranglé par les islamistes codétenus, mais… pour ne pas qu'un journaliste découvre un jour le pot aux roses, l'injustice atroce et mes idées étouffées qui auraient pu éteindre le terrorisme, on me jetait par la portière de l'avion en vol, et je m'écrasais dans la mer. Fin.
    Je me suis réveillé. On verra si ce n'était qu'un cauchemar ou délire paranoïaque… ou une étincelle de lucidité entrevoyant l'avenir.
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Ajout Z62, 18/05/2007, Testament
    Mon père, partant en tourisme en Chine, nous avait indiqué où se trouvait son testament "puisqu'il prenait l'avion". Avec cette hérédité, il est peu étonnant que je fasse pareil, avec qui plus est un zeste de paranoïa me persuadant que le Mossad et le FBI feront sauter mon avion en vol, en l'attribuant aux méchants d'Al-Qaïda…
    Bref, ce que j'avais à dire (avant de partir aux USA) est rassemblé sur les liens de mon site Bilan, vers mes 24 sites et 14 livres.
    J'ajoute (en Français et Anglais) un résumé de la pensée interdite pour laquelle je vais probablement être tué :
    S'il fallait bien rendre Israël aux Juifs, en chassant/dépossédant les Palestiniens, il fallait bien équitablement rendre les Etats-Unis (et le Canada) aux Amérindiens (et l'Australie aux Aborigènes, l'Afrique du Sud aux Africains), en chassant/dépossédant les descendants d'Européens. Ne pas le faire (et il n'en est nullement question nulle part) peut traduire 2 logiques distinctes : logique religieuse, logique raciste.
- Logique religieuse : l'Ancien Testament Biblique (sacré pour les Chrétiens, surtout Protestants), comme la Torah judaïque (sacrée pour les Israélites), donne Israël aux Hébreux pour l'éternité, affirme que les Juifs régneront sur les Nations, et ne mentionne pas l'Amérique (ni l'Océanie, l'Afrique du Sud) donc dénuée de propriété sacrée. Cette logique toutefois, les animistes-hindouistes-bouddhistes-etc/ athées-agnostiques-sceptiques n'ont pas la moindre raison de l'approuver. La guerre pour Israël ne devrait pas être une guerre du Monde contre l'Islam, mais constitue une guerre de religion entre judéo-chrétiens aveugles et musulmans aveugles (Mal contre Mal ?). Si cela était compris, les catholiques d'Amérique du Sud et Europe seraient peut-être dans l'hésitation (Jésus-Christ puis la Curie ayant jeté aux orties bon nombre de passages de l'Ancien Testament, contredits dans le Nouveau Testament, cf. tendre l'autre joue après une gifle ou bien œil-pour-œil, la parabole du bon Samaritain ou bien l'alliance divine avec la seule tribu de Jacob). Un référendum mondial sur la question israélienne (retour et vote des expulsés Palestiniens ? rapatriement des Israéliens façon Pieds-Noirs ?) pourrait remplacer la guerre, si la situation était mondialement honnête, démocratique, sans laisser la minorité occidentale gouverner aristocratiquement, en prétendant incarner la démocratie contre l'anti-démocratie islamiste – au Conseil de Sécurité de l'ONU, le monde chrétien à 4 voies (protestante, catholique, orthodoxe, anglicane), la Chine 1 voix, l'Islam Zéro, l'Hindouisme Zéro, l'animisme Zéro, sans aucun rapport avec les démographies relatives.
- Logique raciste : les Européens, les Juifs métissés d'Européens, les Américains purs descendants d'Européens, seraient légitimement les maîtres du Monde, seuls habilités à envahir/émigrer où bon leur semble, éventuellement en tuant/chassant/asservissant les autochtones, sans réparation ultérieure ni juste acceptation de tout nouveau migrant. D'où logiquement les Etats-Unis protestants (conquis par des immigrés meurtriers, rejetant ensuite les migrants Latinos) et Israël israélite (conquis par des migrants guerriers, rejetant ensuite le retour des civils expulsés). Cet anti-humanisme explicite, choquant (théoriquement) les morales laïques/catholiques, pourrait être condamné comme incarnation du Mal raciste moderne, par référendum mondial sans frontière ni domination (avant confiscation onusienne des armes de ce camp, qu'il ne s'agit pas d'exterminer certes).
     Les électeurs occidentaux ne sont pas du tout informés de ces éléments de débat, le cerveau lavé par la propagande officielle et médiatique, avec approbation religieuse et "intellectuelle" unanime, en faveur d'Israël et des Etats-Unis. Cela leur ôte le pouvoir de prévenir la révolution terroriste par la justice équitable. Ils ne s'en plaignent même pas, ne le perçoivent pas. Tant pis donc pour les victimes, hélas…

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Ajout Z63, 01/06/2007, Surprises ?
    Je suis revenu d'Amérique, et – ô surprise – l'avion ne s'est pas écrasé…
* Avant de partir, j'avais ajouté ceci à mon site anglais :
Expliquer différemment
Un ami m'a dit que mon testament ci-dessus n'était pas clair, alors j'essaye de le réécrire, d'une manière différente.
· Point principal : Mon opinion est que la guerre Terrorisme/Occident oppose "le Mal contre le Mal", et les électeurs pourraient la refuser s'ils n'avaient plus le cerveau lavé par la propagande. Tout paraît simple, avec un peu d'auto-critique : les Musulmans n'étaient pas du tout terroristes avant 1948, tout est venu de la conquête de la Palestine pour Israël puis de son plein appui par les Occidentaux et surtout les Etats-Uniens (avec des armes de destruction massive). 5 millions d'Israéliens ont chassé/dépossédé (sous menace de mort, tuant en cas de refus) 10 millions de Palestiniens, refusant maintenant leur retour. Pourquoi ? Un argument juste serait que cette terre était une propriété Juive il y a 2000 ans, donc la justice historique la leur rend. Faux : si ce principe était la loi, les Etats-Unis seraient rendus aux Amérindiens, chassant/dépossédant les Américains dépourvus de sang Indien, vers la misère de camps de réfugiés en Europe et Afrique – la haine monterait, et si cela avait été décidé par les leaders élus de Russie/Japon avec des armes très dominantes, il y aurait un terrorisme Américano-Européen contre les électeurs Russo-Japonais, l'Europe et les Etats-Unis auraient compris… Donc il y a une autre explication. La logique de réparation après l'Holocauste Juif est impossible : les Amérindiens des USA/Caraïbes ont connu un génocide bien plus efficace que les Juifs, méritant au moins la même réparation. Donc il y a une autre explication. J'en vois deux, et toutes deux incarnent le Mal selon moi.
· 1/ Logique raciste : les Européens se considéreraient comme les Maîtres du Monde, eux seuls étant autorisés à conquérir. Ils ont conquis l'Amérique du Nord, tuant ses propriétaires, maintenant ils refusent que les Latinos/Africains viennent partager/diluer leur richesse, même pacifiquement. Ils ont conquis l'Océan Pacifique puis refusé (avec des bombes incendiaires et nucléaires sur les civils) que le Japon fasse de même. Ils ont décidé de se débarrasser de leurs puissantes minorités Juives, créant pour elles la terre de leurs rêves : Israël, chassant les Arabes. Cette atroce violence envers des innocents génère bien sûr une terrible colère, et quelques victimes désespérées commettent un suicide en nous punissant, nous (électeurs commandant la marche du Monde).
· 2/ Logique religieuse : aux Etats-Unis, les leaders et la majorité des électeurs sont protestants, ils ont été élevés avec pour vérité sacrée l'Ancien Testament biblique. Celui-ci a été écrit par quelques Juifs déclarant qu'Israël serait leur propriété pour l'éternité, sans mentionner aucune autre partie du Monde. Donc un Israël Israélite serait spécifiquement sacré, méritant une Croisade de plus. Cependant, quelque voix catholique peut être entendue : Jésus-Christ a corrigé beaucoup de fautes de l'Ancien Testament, et seul le Nouveau Testament serait sacré et pleinement respectable, n'insultant pas Dieu – un Seigneur d'Amour n'aurait pas pu tuer des bébés innocents via le Déluge, ni condamner tout bébé fille à cause des agissements personnels d'Eve, ni être raciste en préférant le sang Juif à tout autre, l'Ancien Testament serait un comte de fées tribal écrit par de mauvais individus, loin des leçons lumineuses du Christ, et Jésus est peut-être né là pour corriger les plus affreuses erreurs sur la Terre. De plus, les athées-agnostiques-sceptiques-Bouddhistes-Hindouistes-Animistes-etc. diraient que la religion de quelques uns ne devrait pas commander le Monde, les Chrétiens Sionistes n'ayant aucun droit de faire de leur opinion une guerre mondiale. Les états laïcs se déclareraient neutres, ou déclareraient la guerre aux USA comme ils l'ont déclarée au terrorisme.
· Conclusion : sans plus de guerre, sans plus de terrorisme, tout pourrait être guéri par une JUSTE démocratie mondiale – 1 être humain = 1 vote, sans plus la domination des pays Etats-Uniens et Européens. Il y aurait 2 questions : est-ce que la migration est libre (des Israélites et Arabes vers Israël, des ancêtres Européens et modernes Mexicains vers l'Amérique du Nord, des Africains vers l'Europe), est-ce que les descendants doivent payer pour les crimes de leurs ancêtres (Arabes en Israël, Etats-Uniens en Amérique du Nord)? Comme une telle honnêteté humaniste paraît complètement impossible, c'est la guerre, du Mal contre le Mal, oui.

* Dans l'avion, j'ai lu "L'imaginaire du Complot Mondial", et ce livre est pire encore que je ne l'imaginais. J'ai ajouté il y a trois jours le commentaire suivant sur Fnac.com, où il semble avoir été refusé, sans surprise, les instructions étant de rester poli et courtois :
Note : 1/10. Lamentable ouvrage de propagande
Ce livre intellectuellement malhonnête appuie la domination américano-sioniste (certes pas secrète) en la prétendant inexistante et en diabolisant toute objection. Il est très dangereux de cacher ainsi les coupables derrière des innocents, comme les bébés Juifs et Américains. Mais c'est évidemment publié, applaudi, contrairement aux analyses dérangeantes. C'est navrant.

    Il me faut à l'évidence expliciter cette analyse, ici, en davantage de phrases. Le principe de ce livre est d'affirmer que ceux qui dénoncent la domination américano-sioniste (ou osent doter de la Shoah) sont des propagandistes pleins de haine, voulant exterminer les Juifs, tous les Juifs jusqu'aux bébés. Je le conteste totalement. Ce monde (dominé par l'infime minorité mondiale que sont les électeurs américains) veut rendre Israël aux Juifs et surtout pas les Etats-Unis aux Indiens (ou métis Mexicains), cela incarne à l'évidence une domination américano-sioniste, et la déceler n'a rien à voir avec un discours prosélyte ou mensonger. Il y a certes de la propagande chez les leaders anti-Israéliens, mais ni plus ni moins que chez les sionistes (principalement chrétiens), et l'amalgame entre idées-source et fanatiques-armés n'est pas honnête (un sionisme-doux me paraît même admissible s'il s'exprime comme droit à la libre migration de tous vers la terre de leur choix, incluant certains Israélites vers Israël, sans chasser personne, et sans interdire le même mouvement ailleurs). Il y a des Juifs non sionistes (les bébés Juifs notamment, pas encore endoctrinés), qu'il conviendrait de démarquer pour que les sionistes durs assument seuls leurs responsabilités politiques. Les bébés américains ne sont pas non plus responsables de la domination américaine sur le monde. Affirmer que toute objection au sionisme implique de tuer des innocents est clairement un langage de propagande guerrière, un appel à brûler les hérétiques, alors que l'analyse lucide voudrait que l'on différencie clairement les innocents, les électeurs adultes décidant des événements, les "intellectuels"/médias/religieux dirigeant ces électeurs. Les sceptiques (parmi les cartésiens, bouddhistes et autres) doutant de ce monde sont d'autres innocents recevant les crachats immondes de Mr Taguieff, affirmant que tout doute est une manœuvre oratoire pour cacher une négation haineuse, approuvant le génocide. Les terroristes ne risquent pas de comprendre qui viser, si on ne leur présente que cette dichotomie simpliste entre leur camp et l'Occident. C'est tout le contraire d'une analyse pesant les responsabilités, dans le détail. Ce n'est pas de la lucidité, de l'honnêteté, c'est de la rhétorique aveugle. Un livre abominable, suivant la voie requise pour être publié, certes. La pensée est ailleurs, en privé, sur le Web, en liberté pour l'instant.
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Ajout Z64, 07/06/2007, Parti Humaniste
    Bonne surprise hier à la télévision : dans le cadre des élections législatives françaises, un clip de parti candidat m'a intéressé. Ce "Parti Humaniste", dont je n'avais jamais entendu parler, souhaite une seule nation sur la Terre, le désarmement nucléaire de l'Humanité à commencer par la France, la réversion de la totalité des budgets militaires dans la Santé, l'Education et l'aide sociale. Excellent, cela mérite ma voix s'il y a un tel candidat dans ma circonscription.
    Le reste du projet était cependant moins idyllique : régularisation de tous les sans-papiers et vote immédiat de tous les étrangers – non que je sois opposé à ce principe, terme juste de l'antiracisme, mais l'appliquer exclusivement en France générerait un afflux spécifique de migrants en masse, triplant ou décuplant la population locale, et cela ferait exploser la société française. Incapacité à soigner tout le monde, à éduquer tout le monde, à nourrir tout le monde peut-être même, et la misère générerait la violence civile, le vol généralisé et l'armement des possédants, ou un état policier… J'en reste donc à ma préférence : la France devrait militer pour un Monde sans frontières, généralisé, diluant le problème d'équité géopolitique au lieu d'exploser en l'assumant seul.
     Le site http://www.partihumaniste.fr est intéressant, mais présente une anomalie supplémentaire, pour moi: "Garantie du droit réel de grève à tous les travailleurs". Sur ce sujet, j'en reste à mon opinion, très différente, proche de la position allemande sur le sujet : le droit de grève est 1/ légitime dans le monde privé, où un riche possédant s'enrichit en payant un minimum les employés qui l'enrichissent, la grève étant une menace de suicide commun puisque la concurrence captera le marché des clients 2/ illégitime dans le monde public, où le possédant est l'ensemble de la population, sans but lucratif, la grève étant un acte de force imparable (allant jusqu'à obtenir le paiement des jours de grève, scandale franco-français) prenant les usagers en otages puisque toute concurrence/alternative est interdite.
    Autre point qui me gêne : la création d'un Ministère des Droits de l'Homme, comme s'il s'agissait d'un fondement inaliénable de la société. Je rappelle que l'article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme relève de la dictature interdisant de réfléchir. "Tout être humain est doué de raison", certes, mais comment reconnaît-on qu'un personnage humain est un être humain véritable ? Autrement dit : quelle est la méthodologie parant honnêtement l'hypothèse du rêve (doute cartésien) ? Puisqu'il n'y a aucune réponse valide à ce jour, il faudrait commencer par réviser la Déclaration des Droits de l'Homme avant de la sacraliser : elle ne devrait porter que sur les actes, non interdire la liberté de douter, la pensée sceptique, la logique pure.
    Les questions sur l'Education me gênent aussi. Cela commence par "tout français doit savoir lire et écrire" – ce qui me semblerait facile via une réforme de l'orthographe française (voir mon site ortograf.htm), qui n'est nullement ici envisagée. Ensuite vient "l'incitation à une réelle participation sociale" et là je ne suis pas d'accord – nulle raison de favoriser les extravertis par rapport aux introvertis, de qualités simplement différentes.
    Le détail comporte aussi des points positifs, comme l'abrogation des droits d'auteur et la liberté de circulation des fichiers sur le Net.
    Enfin, il s'avère que ce parti ne présente des candidats que dans 12 départements, pas le mien. Quoi qu'il en soit, je me sens moins seul. Merci à ce parti, malgré les quelques points qui me gênent.

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Ajout Z65, 07/07/2007, Avis différent
    Un ami que je respecte a noté plusieurs points de désaccord avec moi, et cela me paraît enrichissant, faisant avancer mon cheminement ou tout au moins mon argumentation passant en revue le pour et le contre, raison pour laquelle je réponds ici plutôt que par mail, du moins pour ce qui est des idées générales.

* Il trouve que bien souvent je défends des théories vraiment utopistes (désarmement mondial, égalité entre les peuples...). A quoi bon ? C'est impossible, c'est irréversible. Il faut plutôt réfléchir à des solutions pour "sauver les meubles". A son avis, mon anticonformisme excessif ne mène pas à grand chose et c'est dommage.
--> En fait, je n'espère pas exactement le désarmement mondial et l'égalité entre les peuples, mais la dissolution des peuples dans une Humanité unie, librement métissée, l'armement étant réservé à la police mondiale empêchant que les relations inter-individuelles (ou inter-groupes) soient un écrasement gouverné par la loi du plus fort.
    Comme les vues de Bouddha, Jésus-Christ, Marx, c'est à l'évidence une utopie, mais il y a une cohérence différente dans ma position : c'est qu'il ne s'agit pas d'un activisme, ou projet d'action efficace, mais uniquement d'une opinion, d'un regard sur le tableau de ce monde. J'aime le rêve, et je n'aime pas le mensonge, c'est tout. Je vois les grandes causes prétendument suivies en fait bafouées, ouvertement mais sans que personne ne le dise, et je suis choqué par l'omniprésente propagande faisant passer cela pour incarnation du Bien contre le Mal, sous l'approbation verbeuse d'intellectuels prétendant incarner l'intelligence. Personnellement, je culpabilise, et même si ça ne fait pas avancer le problème des injustices, ma mauvaise conscience en forme de déchirure atténue mon inconfort moral. Que des activistes tentent de faire mieux en pratique (pour faire décroître l'injustice) en acceptant des compromis douloureux et des alliances stratégiques temporaires, c'est leur problème et leur projet, ce ne sont pas les miens.
    Quant au fatalisme (via l'idée d'irréversibilité des injustices présentes), c'est une opinion possible, mais non convainquante : les révolutions et le terrorisme menacent le confort injuste. On peut certes dominer injustement, durablement, on peut néanmoins se faire un jour massacrer par une haine vengeresse, suicidaire. Et si le but était d'éviter les victimes innocentes, on s'abstiendrait de gâter/pourrir ses enfants au risque de les faire tuer par les travailleurs miséreux. En 1780, les Nobles pouvaient se gausser du renégat parmi eux faisant preuve de sensiblerie humaniste et d'inquiétude paranoïaque, et alors ?

* Sarkozy va peut-être surprendre tout le monde.
--> Le fait qu'un président surprenne tout le monde me semble traduire l'hypocrisie de la démocratie représentative : au lieu de s'attacher à réaliser la volonté populaire, les groupes de puissants réclament caution pour que l'élu fasse ce qu'il veut, quitte à surprendre, tout est organisé ainsi. Il faudrait un référendum d'initiative populaire pour bloquer les élus trahissant le souhait majoritaire – en toute logique, démocratique, même si cela empêcherait le Parlement de voter via l'Europe contre le nationalisme populaire, que je n'aime pas.
    Je suis d'ailleurs en désaccord avec le patriotisme militant de Sarkozy, même à la sauce européenne. Moi, je ne suis pas fier d'être Français (ni Européen) et souhaiterais la disparition de cette nation (et de l'Europe) dans un monde uni, loyal, frugal. C'était encore pire dans l'opposition, Le Pen à droite et Royale à gauche entonnant très fièrement et systématiquement la Marseillaise, hymne de guerre nationaliste dont les paroles racistes appellent explicitement à tuer les étrangers et leurs bébés, coupables d'être de "sang impur".
    Je suis aussi inquiet quand Sarkozy claironne l'avènement du règne de l'autorité. Depuis la Loi Gayssot, utilisée pour punir le simple doute, la liberté de pensée (sans violence, cas du scepticisme) est interdite dans ce pays, et maintenant – avec cette nouvelle glorification de l'autorité – il devient encore plus évident que sera broyée la différence d'opinion gênant les puissants. L'autorité sans mérite n'est pas légitime, à mon sens, et la dictature de la majorité (principe démocratique brut) n'excuse rien moralement : il paraît que dans l'Italie de la Renaissance, les perdants d'élection étaient exécutés par la police... L'autoritarisme revendiqué m'évoque donc la persécution injuste, l'application féroce de la Loi du plus fort, variante légaliste, donc oligarchique en démocratie représentative.

* Sur la question de la propriété et de l'héritage : il n'est pas du tout d'accord ! Il a hérité du bien de la génération précédente, que peu de gens travaillant honnêtement peuvent s'offrir aujourd'hui. A son tour, il espère le transmettre à ses enfants. Il est conscient d'être hyper privilégié mais ses parents lui ont aussi transmis la notion de partage, d'accueil. Il croit en cette vision de la propriété, même s'il pense que je dois trouver cela très égoïste... Il ne blâme pas les gens riches, il connaît beaucoup de gens riches très bien, qui utilisent leurs fortunes de façon tout à fait louable. L'argent ne rend pas forcément con.
--> "Con" n'est pas un mot que j'emploie, c'est une forme insultante d'hostilité, sans argument. Le mot d'égoïsme me gêne aussi, puisque je pense que tout être vivant agit pour son auto-satisfaction, que ce soit par voie de grandeur altruiste ou d'accaparement personnel ou familial.
    Ceci dit, je voudrais demander à mon ami de suivre la logique de la propriété familiale :
– Version aristocratique extrême : les familles nobles possèdent tout, et vivent oisivement en réquisitionnant sous la menace policière l'impôt dû par les travailleurs, toute révolte étant dissuadée par l'armée, dite garante de la Paix civile. Vivant dans l'opulence, elles ont le mérite généreux d'aider les handicapés, ce que ne feraient pas les vils manants s'ils n'étaient pas dépossédés.
– Logique capitaliste extrême : les familles riches possèdent le capital, et vivent luxueusement en tirant tout le bénéfice du travail des petits employés sous-payés, soumis aux enchères décroissantes. Les gosses de riches, seuls aptes financièrement à suivre les très coûteuses études supérieures, deviennent dirigeants, accédant aux rares emplois surpayés. Vivant dans le luxe superflu, protégé par la police (localement, et par l'armée géopolitiquement), ces familles ont le mérite généreux d'aider les handicapés, ce que ne feraient pas les pauvres avides de confort.
– Logique raciste extrême : les super-familles communautaires, issues de mêmes ancêtres, possèdent la puissance financière, et vivent confortablement en exploitant le travail de peine des mal-nés. Vivant dans une relative opulence, protégée par la police et l'armée, ils se réservent les bonnes places, les hauts revenus, et affichent un mérite généreux en assistant les handicapés, ce que font moins les pauvres.
    Personnellement, cela me choque, et je considère ces riches de naissance, se protégeant par la loi du plus fort, comme de mauvaises gens. Certes, hériter d'une maison, en travaillant dur pour l'entretenir, dans un pays où l'éducation est gratuite pour tous, quelle que soit la couleur de peau, s'avère notablement différent, mais je trouve suspect de conclure "les privilèges dont je bénéficie sont justifiés, ceux dont je ne bénéficie pas sont condamnables". Et les consommateurs Occidentaux exploitent ouvertement les travailleurs asiatiques, via la domination ONUsienne et financière, incontestable du fait de la domination militaire, appliquée sans vergogne au nom de l'Héritage, de l'Histoire, de la Paix. Personnellement, c'est le principe de privilège de naissance qui me choque. Certes, sans égalitarisme aveugle, l'hérédité peut favoriser certains individus, mais ils devraient selon moi acquérir par le mérite personnel la récompense de leurs performances, les richesses étant réquisitionnées fiscalement, mondialement, au décès de l'individu méritant.
    J'ai pour conviction que la morale juste se définit par "traiter autrui comme l'on voudrait être traité si l'on était à sa place" – ce n'est pas de l'Humanisme, puisque j'ignore si le personnage d'autrui est un être pensant, un autre moi, mais cette attitude est pour moi un "rôle de gentil", par opposition aux personnages que je juge méchants. Les riches de naissance, protégés du partage au mérite par la police et l'armée, me semblent immoraux, choquant les pauvres (qui pourraient admettre que l'inventeur génial, améliorant la vie de tous, soit davantage récompensé qu'eux) – tandis que l'aumône partageant un peu du superflu lave la conscience des privilégiés, se jugeant louables. Certes, j'observe que de nombreux humbles envient les gagnants du Loto en voulant un jour obtenir la même chance, adorent les détails de la vie oisive dans les familles royales, ou dans les familles d'héritiers capitalistes vivant royalement. L'Ancien Testament Biblique (la Torah judaïque) enseigne aux Occidentaux que Dieu aurait voulu cela : de glorieuses lignées dominantes, régnant sur des masses serviles, méprisables. Mes sentiments (venant peut-être d'une éducation humaniste) ne sont pas cette admiration béate du privilège : je vois là de l'injustice, source de dégoût chez moi, de colère chez d'autres, de violence chez certains. Je comprends la Révolution Française, la Révolution Russe, renversant les privilégiés de naissance en vue de rétribuer le mérite personnel, le travail de peine. Combien de temps pourra-t-on gagner cent fois plus que les ouvriers Chinois ou Philippins (ou avoir un niveau de vie dix fois plus confortable), en travaillant trois fois moins qu'eux, sans qu'ils se révoltent et nous punissent ?
    Le Bouddha et Jésus-Christ ont été admirés pour avoir suggéré une autre voie : frugalité et partage, rétribués par l'accès personnel au Nirvana/Paradis, mais leur enseignement a été détourné par le ritualisme et la professionnalisation religieuse pour couvrir la cupidité ordinaire, simplement tempérée par l'aumône. La voie du partage communiste a elle lourdement échoué, même sous endoctrinement et menace armée, la population comme les leaders ayant soif de privilège (tandis que l'égalitarisme doctrinal dissuade de l'effort personnel, favorise relativement le travail au ralenti voire refus de travail). Le désir de profit injuste, de confort supérieur sans mérite particulier, semble quasi universel, même s'il est générateur de violence.
    Répondre à l'injustice subie par une violence punitive, exterminant les familles riches (guillotine, Shoah, troisième guerre mondiale anti-occidentale), n'est théoriquement pas la seule issue. [Parenthèse hors-sujet : je n'ai pas compris pourquoi le Tout-Puissant Dieu de l'Ancien Testament a, par le Déluge, exterminé l'Humanité jugée mauvaise : puisque c'est paraît-il Lui qui donne la vie, il Lui suffisait de ne plus donner la vie pendant un siècle et tout était réglé sans extermination massive, sans douleur atroce des noyades, chez des bébés n'ayant encore commis aucune faute. S'Il connaissait les fautes futures, Tout-connaissant, Il n'aurait pas épargné la famille de Noé, qui allait générer des esclavagistes, des exterminateurs, et une foule de profiteurs injustes (un peu de jugeote philosophique suffisait à le prévoir, alors pour une Intelligence infinie...). Il aurait revu sa copie en créant un homme naturellement bon, moral. Ce conte ne me semble pas crédible.] Un juste individualisme antifamilial, anticommunautariste, serait en principe instaurable sans violence par abolition des frontières passées et réquisition fiscale au décès (naturel) des individus méritants. Mais les résistances seraient colossales, comme vis à vis de l'utopie communiste, et ce serait la guerre, mondiale, vraisemblablement pour rien, puisque même en cas de victoire le Mal moral renaitrait spontanément presque partout, l'instinct bestial inexpugnable semblant de vouloir favoriser ses enfants, indépendamment de leur mérite relatif. Cela paraît sans espoir, et ne suscite donc aucune action de ma part, aucun combat ni violence. Simplement, je trouve que la sacralisation de la propriété familiale est un sentiment injuste, contraire à la récompense du mérite, et que dans la guerre anti-occidentale, nous sommes dans la position des méchants aristocrates, même si les révoltés ne sont pas des anges.
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Ajout Z66, 27/07/2007, Magazines
    J'ai lu une série de Sciences et Vie, et quelques points m'ont intéressé.
1/ CONFLITS ASYMÉTRIQUES
    Dans Science & Vie Hors Série Aviation 2007, est présenté un article ("Stratégie: les pièges de l'asymétrie", par Olivier Zajec) expliquant que les Occidentaux doivent faire face à une toute nouvelle forme de combat, qui n'est plus un conflit loyal à armes égales, depuis l'avènement du terrorisme visant les civils. Il est dit que le combat occidental était une épreuve chevaleresque, quoique en 1914-1918, l'efficacité a commencé à dicter le choix d'attaques par surprise, moins loyales, moins "moralement codifiées, auréolées de panache, glorieuses et légendaires". Avec ses volets technique et moral, la symétrie occidentale cherchait malgré tout à s'imposer même à nos adversaires, "en même temps que la démocratie et les droits de l'homme". La guerre froide a symbolisé l'équilibre des forces et menaces, alors que l'approche "du terrorisme islamiste dans son combat contre les croisés, les juifs et les chrétiens" brise totalement ce référentiel : "nous sommes passés d'une normalité civilisée et technicienne à un état de conflictualité barbare", du fait de peuples rejetant avec force "nos règles et nos valeurs". "Quatre cinquièmes de la population du monde pensent 'autrement' et le font savoir (…). 'Nous prenons votre technique ; la morale, nous vous la laissons'."
    Je ne suis pas du tout convaincu par ce discours. En quoi la colonisation occidentale des Amériques ou de l'Océanie (les fusils et canons écrasant sans vergogne les autochtones) a-t-elle été un combat loyal ? Les quelques Blancs qui vendaient des armes à feu aux Peaux Rouges ou Brunes étaient considérés comme d'immondes traîtres et aucunement de louables serviteurs de l'équilibre. De même qu'étaient unanimement condamnés les quelques Américains ayant vendu aux Soviétiques les secrets de l'arme atomique après 1945. Et, pareillement, il est exigé de respecter l'arme nucléaire israélienne, tandis qu'est formellement exclue, violemment combattue, l'arme nucléaire qui lui ferait face (irakienne ou iranienne). L'asymétrie semble donc sciemment volontaire, de très longue date, et il n'y a rien de nouveau là-dedans. Ceci dit, le fait que – par le terrorisme – les écrasés menacent très désagréablement le confort du camp écraseur semble constituer une nouveauté. Je n'adhère pas à l'idée que cette révolte incarne le Mal (barbare), tandis que la Loyauté chevaleresque (civilisée) caractériserait notre camp, cela ressemble à de la mauvaise propagande, du lavage de cerveau. Pour éviter toute déformation de mes propos : mon opinion n'est pas que les Terroristes incarnent la Justice, mais que nous incarnons l'Injustice morale, que les victimes soumises incarnent le Bien moral, et que certaines se révoltent logiquement, avec violence, en un autre Mal, secondaire (comme la révolution sanglante de 1789-90) – j'ai l'innocence d'espérer que ce Mal là disparaîtrait si le nôtre était évité.
2/ SENSIBILITÉ À L'ÉQUITÉ
    Dans Science & Vie n°1077 de Juin 2007, est présenté un article ("On a trouvé les bases innées de la morale", par François Lassagne) qui est intéressant, affirmant que "l'aversion à faire souffrir autrui et le sens de l'équité" ne sont pas (uniquement) des fruits de l'éducation (socio-parentale ou religieuse) mais avant tout des prédispositions naturelles, fruits de l'évolution génétique (à logique darwinienne) de toute l'espèce humaine.
    Au fond, peu m'importe dans la mesure où je ne crois pas vraiment les contes scientifiques ou culturels, mais je voudrais signaler une lourde erreur d'interprétation possible (page 57) : des singes capucins auraient prouvé leur sens de l'équité (composante ancestrale de la morale ?) en ne supportant pas les transactions inéquitables, en refusant de continuer à "vendre" leurs cailloux contre un concombre, après que l'un d'entre eux ait reçu le prix infiniment supérieur d'une grappe de raisin. Je dis : Non, ce n'est pas le sens de l'équité, au sens chrétien ou bouddhiste de frugalité partagée pour ne pas blesser autrui, c'est un refus bestial qu'autrui soit favorisé par rapport à soi. Le singe qui a reçu le prix anormal du raisin, donc bénéficiaire de l'inéquité, ne l'a aucunement refusé (n'avait-il pas le sens moral de l'équité, lui ? là ne semble pas le problème), seules les victimes d'inéquité se sont révoltées. C'est effectivement comparable au drame politique des humains, se révoltant contre l'inéquité en leur défaveur, mais voulant l'inéquité maximale en leur faveur (au nom de la race ou autre). Penser au manant libéré par 1789 devenu fièrement maître d'esclaves noirs, à la victime des réquisitions antisémites de Vichy devenu chasseur de Palestiniens, au client heureux de recevoir un produit gratuit Made in China tout en hurlant contre les prix chers sur ses autres caprices, au syndicaliste communiste devenu capitaliste oisif après avoir gagné au loto, etc. Sur ce plan, Jésus-Christ et Bouddha, adeptes d'une humaine morale frugale (ou à richesse partagée aux dépens de soi, matériellement), me semblent avoir apporté autre chose… hélas totalement détourné par les églises institutionnelles pour s'assurer le succès auprès de masses populaires bestiales (les "élites" ne valant pas mieux, cherchant également récompense privilègiée).
3/ AVANTAGES DE L'ENDOGAMIE
    Dans le même Science & Vie n°1077, est présenté un autre intéressant article ("Inceste : un petit poisson brise le tabou", par Coralie Hancok) qui signale que le "cichlidé émeraude bouleverse les certitudes scientifiques : la consanguinité ne serait pas forcément nuisible… et présenterait même des avantages !". Le dogme des généticiens et naturalistes veut en effet que l'accouplement entre frères et sœurs conduise à des enfants tarés, non protégés des tares génétiques récessives par le brassage avec des chromosomes sains correspondants. Or les cichlidés préfèrent trois fois sur quatre s'accoupler entre frères et sœurs, peut-être pour que leurs descendants aient 75% de leur gênes au lieu de 50%, aussi parce que l'habitude de consanguinité a pu faire disparaître les tares récessives (rendues létales, par "purge génétique"), et enfin parce que les (parents) apparentés coopèrent plus facilement ("loi d'Hamilton").
    Quoi qu'il en soit, ma préférence pour les mariages mixtes, le métissage humain, ne prenait pas pour base le dogme scientifique. Je ne faisais que noter que ce discours argumenté allait à l'encontre de l'idée que les métis sont des tarés à statut inférieur à leurs deux parents. Mon opinion reste donc la même : j'ai une certaine sympathie pour le miracle du métissage humain (juive/non-juif par exemple), aimant la différence, une certaine aversion pour l'endogamie systématique (juif/juive), rejetant la différence. Sur le plan génétique, je ne vois aucun argument convainquant, dans un sens ou dans l'autre. L'affaire est selon moi une question de goût. Ce n'est pas un plaidoyer pro-domo, même si je suis bâtard de juif et non-juive, et Européen marié à une Asiatique, c'est une simple vue de l'esprit : le monde serait je crois plus juste s'il n'était pas marqué par les haines ou mépris entre communautés fermées, s'il était uni par l'amour libre (au risque, à terme, de la disparition des religion et race juives). Je sais que cela est nommé éthnocide, assimilé à une forme de racisme, mais je ne suis pas d'accord, du tout, j'en reparlerai quand j'aurai, enfin, achevé la lecture des 600 pages de "La force du préjugé" de Pierre-André Taguieff.
    Je dois toutefois reconnaître que, sur le plan du mixage, ma sympathie ne va qu'aux questions de races et de communautés (ethniques, religieuses, sociales). J'ai écrit dans mon premier livre, et je le maintiens, que j'étais un garçon introverti ayant un faible pour les filles introverties – je ne voulais aucunement dire que je souhaite que les introvertis se marient entre eux, que les extravertis se marient entre eux, et que ces communautés se fassent la guerre ou se tolèrent, ce n'est pas ça. Je souhaitais seulement que les jeunes filles échappent à la dictature des extravertis, en pouvant choisir librement. Et, en ce qui me concerne, j'espérais être choisi par une introvertie – à la peau blanche ou jaune ou brune, aux ascendances juives ou non, peu m'importait.
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Ajout Z67, 28/07/2007, Mémoire
    J'ai aperçu hier sur le Web (aliceadsllci.fr) une interview de Sarkozy à Dakar ("La colonisation, une grande faute"), qui me met très mal à l'aise. Je suis d'accord avec le titre, MAIS beaucoup plus que n'a voulu le dire ce Président j'en suis sûr : non seulement la colonisation européenne de l'Afrique-Asie-Océanie est une grande faute, mais à mes yeux celle des Amériques aussi – les Etats-Unis étant un pays volé – et celle d'Israël aussi (l'Israël moderne étant un pays volé). Je suis d'accord avec le fait que Sarkozy reconnaisse la traite négrière comme crime contre l'Humanité, selon la définition de ce terme dans son milieu, MAIS il est dit aussi que Nicolas Sarkozy a exhorté la jeunesse africaine à dépasser "les crimes du passé" pour "regarder vers l'avenir", affirmant que "nul ne peut demander aux générations d'aujourd'hui d'expier ce crime perpétré par les générations passées" et que "nul ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères". Là, je tique, j'explique :
1/ Il me paraît malhonnête de traiter différemment la traite négrière (et le génocide améridien) d'une part, la Shoah d'autre part. Puisqu'il nous est rabâché encore et encore le sempiternel devoir de mémoire envers la Shoah, le même traitement devrait s'appliquer aux autres horreurs. Sinon, autre possibilité légitime, il faudrait stopper, au nom de la réconciliation, autant les évocations de la Shoah que celles de l'esclavage. Sarkozy, encore allé la semaine passée (sous toutes les caméras) se recueillir sur le monument à la mémoire de la Rafle du Vel d'Hiv, et refusant ici la même attitude côté esclavage (sans parler du génocide Amérindien, totalement effacé), semble simplement incohérent. Il y a toutefois une cohérence possible : se dispenser de l'équité revient à dire racistement merde aux Noirs et Amérindiens en flattant les Israélites. C'est un racisme outrancier, peut-être efficace dans son milieu oligarchique où les Noirs et Amérindiens pèsent peu, les Israélites et Etats-Uniens pèsent lourd, mais ce n'est aucunement convainquant, vu de l'extérieur, sur le plan des idées honnêtes sans calcul de carrière ou de finance. C'est confirmé par la reconnaissance de l'état moderne d'Israël, fondé en expulsant sous menace de mort les Palestiniens, jugés coupables d'avoir pris une terre cent générations en arrière : si les enfants ne sont pas coupables des actes de leurs aïeux, il ne fallait pas expulser les Palestiniens. La logique semble donc la même : ce qui est dit vaut pour tous SAUF pour la race élue aux yeux de Dieu, la supérieurement méritante race juive. Moi j'appelle ça du racisme outrancier, je ne suis pas d'accord.
2/ Si la société mondiale était une nation communiste, je serais d'accord avec l'idée que les crimes du passé sont à effacer partiellement : on doit se souvenir des horreurs possibles (à ne pas réitérer) mais de manière indifférenciée sans requérir que les descendants de bourreaux payent éternellement aux descendants de victimes, les compteurs étant remis à zéro à chaque nouvelle génération. C'est ma conception de l'universalisme individualiste : la Shoah serait présentée comme une tentative d'extermination d'un petit groupe (indéterminé) de religion ou ascendance différente, et cela incarnerait le Mal, sans que cela ne légitime en rien la recréation d'Israël en chassant les Palestiniens, sans que cela aboutisse aucunement à l'éternelle interdiction de dénoncer le racisme intrinsèque de la religion Israélite et de l'Ancien Testament Biblique (sacralisant par ailleurs l'extermination d'enfants innocents via le Déluge). Je rêve, je le sais...
3/ La société humaine n'étant aucunement communiste et mondiale mais capitaliste et nationaliste, les gosses de riches sont naturellement "plutôt riches": les petits enfants de voleurs ou de tueurs profitent toute leur vie des crimes de leurs aïeux, et il me paraît donc légitime de réquisitionner cette richesse injuste. Si la plus grande fortune du monde était entre les mains des descendants d'un Hitler vainqueur, on pourrait légitimement les déposséder, par la Loi internationale et la réquisition fiscale, sans violence (sauf résistance armée) ni condamnation personnelle à la prison. Les Européens, avec leur colonialisme passé, ont dévalisé le Monde, et malgré la décolonialisation, dominent toujours financièrement, ce n'est pas plus juste. Nous devrions abolir les frontières et nous soumettre à la concurrence loyale, à la rétribution au mérite, SMIC mondial (faisant grimper follement le prix de nos importations – et des produits locaux moins menacés par la concurrence) ou enchères décroissantes infinies sur les salaires, faisant chuter drastiquement notre niveau de vie matérielle. Cette chute serait pour nous très inconfortable mais ce serait équitable, que ce soit chrétien (frugalité partagée) ou laïc (égalité des chances, mondialement). Les Nobles en 1780 ont refusé de perdre leurs privilèges de naissance, à la quasi unanimité (au sein de leur communauté), le parallèle me paraît évident, et je crains la Révolution (anti-occidentale), qui me semble hélas méritée. Sarkozy semble dire que profiter du système aristocratique (instauré par des aïeux certes condamnables) n'était pas un crime, donc que nul ne pouvait vouloir la Révolution et la République. De la part d'un fier Président de la République, cela me semble incohérent, cachant je crois un communautarisme cohérent mais inavouable (les privilèges dont nous profitons sont légitimes, ceux qui nous étaient refusés étaient odieux).
4/ Au strict opposé de ma vision mondialiste anti-"capitalisme familial", Sarkozy vénère la grandeur française, et européenne, promet de combattre les délocalisations du travail industriel et l'immigration des miséreux, promet le maintien de nos privilèges dans un monde pauvre (légèrement moins pauvre grâce à lui, dit-il). Cela ressemble à un communautarisme forcené, un favoritisme de naissance, que j'assimile au racisme personnellement. Dans ces conditions, ses chers Français sont des gosses de riches cramponnés à leurs privilèges, méritant à mes yeux de payer les crimes ayant rendu mondialement dominants leurs aïeux autrefois, donc riches leurs familles encore maintenant.
    "Nul ne peut" n'est pas un argument mais une menace aveugle, une affirmation se dispensant arbitrairement de parer l'argumentation inverse. Fallait-il lire "nul ne peut (sans aller en prison ou asile)"? Avec le règne de l'autorité qu'a promis le candidat Sarkozy, c'est effectivement possible voire probable, mais c'est de la dictature, disant ouvertement merde à la liberté d'expression, à l'intelligence analytique et au débat contradictoire. Dont acte, hélas.
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Ajout Z68, 25/08/2007, "Donnez votre avis"...
    Il y a trois mois, mon avis sévère sur le livre "L'imaginaire du complot mondial" avait été refusé par Fnac.com, sans explication. Ne restaient donc comme avis qu'une note de 10/10, avec ces mots : "dénonciation d'intrigues conspirationnistes... résumé exhaustif de ses précédentes parutions (toutes très volumineuses)... récente vague ésotéro-complotiste qui secoue principalement le web aujourd'hui... Il va déconstruire au fur et à mesure de son ouvrage toutes les idées fumantes de complotistes... dénoncer les idées farfelues qui naissent dans l'esprit de ces conspirationnistes... En résumé, un très bon ouvrage, écrit par un intellectuel brillant, qui nous permet de voir un peu plus clair". Cela me paraît tellement mensonger (ou aveugle), que j'ai posté hier le commentaire suivant, sous forme positive :
Note : 9/10
Livre à lire au deuxième degré
    Cet ouvrage confirme brillamment le contraire de ce qu'il prétend démontrer. Comment illustrer la domination secrète, américano-sioniste, sur l'Europe ? Il suffit de diaboliser toute opposition, et de continuer à passer sous silence les accusations d'incohérence qui réveilleraient les moutons électeurs (et leur éviteraient la révolte terroriste). Historiquement, pourquoi avoir rendu la Palestine aux Hébreux, en dépossédant/chassant les Palestiniens, sans avoir rendu les Etats-Unis pareillement aux Amérindiens ? Religieusement, pourquoi ne pas envisager que le Dieu d'amour humaniste chanté par Jésus-Christ ait été insulté par les auteurs de l'Ancien Testament, l'affirmant raciste (pro-juif anti-goy) et génocidaire (exterminateur de nouveau-nés innocents via le Déluge) ? Démocratiquement, pourquoi les électeurs ne peuvent-ils pas choisir de décider par référendum du salaire et de la retraite des élus ? et pourquoi leurs consciences sont-elles lavées via le patriotisme sportif pour leur faire oublier que la domination mondiale des occidentaux, minoritaires, est aristocratique ?
    Non, il ne faut même pas poser les questions. Le discours n'est autorisé que s'il ne dérange pas les dominants. CQFD. Assurément un livre à lire, à l'envers.

    Si c'est encore refusé, je considérerai cela comme une confirmation de plus...

CORRECTION 27/08/2007 : A posteriori, il me semble que ma dernière demi-question est bancale – demander "pourquoi ceci pour cela ?" semble répondre en posant la question (quoique une réponse différente reste : "ceci n'est pas vrai, ni cela"). Quoi qu'il en soit, je reformulerai la question différemment, en dissociant les idées :
    Démocratiquement, pourquoi les Occidentaux sont-ils dominants alors qu'ils sont minoritaires ? pourquoi leur association de richesse héritée et force des armes n'est-elle pas dénoncée comme aristocratie ? pourquoi leur mauvais penchant pour le communautarisme dominateur (anti-humaniste, anti-démocratique) est-il célébré sans objection via le patriotisme sportif ?
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Ajout Z69, 08/09/2007, Logique oligarchique
    La télévision a présenté il y a quelques semaines la visite à Bush de Sarkozy, suivie par la visite de son ministre à Bagdad, restaurant l'amitié franco-américaine perturbée par la divergence passée sur la guerre d'Irak. Mais la semaine passée a été franchie une nouvelle étape, grave : sous les applaudissements vraisemblables des Américains, Sarkozy a exigé que les Iraniens cessent leur programme nucléaire militaire, sous peine d'être bombardés par l'armée française. Peut-être qu'entendant cela, les terroristes islamistes vont nous attaquer. Je leur donne tort de tuer des innocents, mais la faute première est sarkozienne à mon sens. Il a employé sa chère autorité de manière très contestable :
1- Fausse démocratie
    L'élu de la dernière élection présidentielle a été choisi pour la crédibilité de ses promesses économiques. Ce qu'il décide dans les autres domaines (sans référendum) relève de sa propre décision et aucunement de la volonté majoritaire des électeurs. Il faudrait un référendum d'initiative populaire pour casser cette dictature des politiciens professionnels, leur alternance ne changeant rien au problème : choisir entre le mal et le pire n'exprime aucunement la volonté populaire, discréditée en n'autorisant comme candidat populiste qu'un suspect de néo-nazisme. Les électeurs tués ne seront pas des approbateurs du bombardement de l'Iran, c'est en final une faute morale des tueurs islamistes, c'est au départ une faute morale des organisateurs de ce malentendu, se cachant derrière des innocents.
2- Inéquité explicite
    Le fait d'interdire à l'Iran (comme précédemment à l'Irak) de posséder l'arme nucléaire, tolérée en Israël, fièrement brandie en France et aux USA, paraît incroyablement partisan, exprimant la domination arbitraire des forts sur les faibles, qui répondent alors automatiquement par le terrorisme non militaire. Imaginons d'en discuter librement :
- Oui, mais le Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNPN) interdit légalement aux Arabo-Musulmans de faire ce qui est autorisé aux Israéliens et Occidentaux. Non, cette loi pourrait être simplement criminelle, comme les lois de l'Ancien Régime traitant différemment les humains selon leur statut à la naissance, et sa révocabilité par voie pacifique étant interdite, cela conduit à la révolution, hélas sanglante.
- Oui, mais les Occidentaux ne comptent pas se servir de l'arme nucléaire, alors que les Arabo-Musulmans veulent détruire Israël avec elle. Non, la solution honnête serait de bannir tout armement nucléaire sur la planète, en Iran comme en Israël et en France, aux USA – l'article VI du TNPN l'exige en clair (merci au Parti Humaniste de me l'avoir signalé sur son site Internet), et l'oublier à notre profit rend irrecevable d'invoquer les autres articles contre l'Iran.
- Oui, mais si l'atome ne protège plus Israël, les Arabes vont attaquer avec des armées conventionnelles. Non, les colons Israéliens ont colonisé militairement la Palestine, et le retour de bâton n'est pas plus criminel que le crime source – un rapatriement façon Pieds-Noirs éviterait la guerre et les massacres.
- Oui, mais Israël est simplement repris après le vol commis dans l'Antiquité. Non, si l'on répare les vols passés, il fallait avant d'expulser les Palestiniens expulser pareillement les Etats-Uniens.
- Oui, mais la Bible affirme que Dieu donne Israël aux Hébreux et pas l'Amérique aux Amérindiens. Non, cela indique seulement que l'on est en guerre de religion entre fanatiques (les Djihadistes face aux Croisés, aussi méchants et intolérants), et les modérés n'ont aucunement à approuver le camp sioniste. L'Humanisme de Jésus-Christ et sa non-violence contredisant l'Ancien-Testament judaïque, les pays à majorité chrétienne ne seraient pas automatiquement sionistes si un vote devait en décider après libre discussion.
- Oui, mais le régime Iranien est antidémocratique, intolérant. Non, l'Occident n'est pas plus démocratique ni tolérant : le principe de Nations dominantes (l'Occident a 60% des sièges au Conseil de Sécurité de l'ONU, pour 10% de la population mondiale) est un héritage aristocratique raciste, tandis que la contestation philosophique de la Science et de l'Histoire n'est pas permise en France, les thèses de Darwin et Marx étant aussi bannies d'états Américains.
     Si la guerre terroriste ou militaire éclate, la France ne sera pas le camp du Bien évident, mais à mes yeux un Mal luttant contre un autre Mal, et il aurait été honnête d'en débattre avant de s'y engager. Tout vient de l'injustifiable re-création d'Israël en 1947 sans rendre les Etats-Unis parallèlement. Il y a davantage d'Israélites aux USA qu'en Israël, paraît-il, et la diaspora n'avait donc pas un besoin vital de refuge national (qui aurait dû être l'Allemagne punie, sinon). Les USA, maîtres du Monde, étant le royaume du lobbyisme, la domination américano-sioniste s'explique, cela ne la justifie moralement (humanistement) en rien. 1947 a créé le risque d'une seconde Shoah, au contraire de la prévenir. (Au moins) une autre voie était possible, ne constituant un drame que pour les fanatiques racistes : l'horreur des bébés Juifs tués pour leur sang aurait pu conduire à la révision du dogme judaïque, en admettant que ces bébés sont totalement innocents, ni nobles ni fautifs, ne justifiant ni favoritisme communautaire ni haine en retour. (De bons gênes peuvent simplement conduire à la réussite au mérite personnel). L'ostentatoire fierté du sang est une insulte à autrui, méritant condamnation pour prévenir la violence vengeresse, et pour être équitable, il fallait envisager de censurer la Marseillaise, bannir l'éducation (scolaire ou sportive) au patriotisme (trahissant les morales de Jésus-Christ comme de Marx, et démontré dangereux par les crimes de 1939-1947).
    Les médias étant verrouillés par la prétendue lutte contre toute ébauche d'antisémitisme, ce débat n'est possible que sur Internet, libre pour le meilleur et pour le pire, à côté des cris de haine terroriste. Si les Islamistes me lisaient un jour, que pourraient-ils faire ? Prendre conscience qu'ils vont tuer des innocents ? Que peuvent-ils faire d'autre ? Se résigner et disparaître comme les Amérindiens ? Essayer de tuer Sarkozy en priant pour qu'il ne soit pas remplacé par un équivalent ? Non, le désespoir les poussera vraisemblablement à l'attentat-suicide, tapant aveuglément sur nous et nos enfants. Percevoir l'équité n'aura servi à rien. Tout nous dirige vers l'hyper-violence. Hélas. Si je suis convoqué sous les drapeaux, je serai simplement objecteur de conscience, ou fusillé pour désertion. Par d'autres aveugles, sous le commandement des vrais salauds (au sens 1789).
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Ajout Z70, 14/09/2007, Tout le monde il est laid, tout le monde il est raciste…
    J'ai finalement achevé la lecture des 645 pages de l'ouvrage "La force du préjugé" de Pierre-André Taguieff… Cette lecture fut très désagréable, irritante, ce prétendu penseur passant à côté des objections évidentes à ce qu'il dit (comme s'il oubliait de réfléchir ou se mettre en question) pour se gargariser d'étalage culturel et de citations littéraires – le posant comme très supérieur au lecteur lambda, selon les codes philosophiques en vigueur dans notre société, même si ce lecteur méprisé peut lui mettre le nez dans le caca en notant ses fautes logiques ou omissions coupables.
    Ceci dit, il y a 2 points intéressants dans ce livre : un chapitre et une citation inexploitée.
* Analyse identifiant les racismes I et II :
    Suggérée depuis le début, mais explicitement développée pages 400 à 410 [dans l'édition La Découverte 1987 (Collection Tel, Gallimard)], figure une dualité entre deux racismes, et leurs anti-racismes correspondants :
    Les antiracistes II sont des racistes II (ce que je dénonçais), et les antiracistes I sont des racistes I (ce qui me paraissait absurde, et s'applique à moi-même). Avec :
- Antiracisme I, individualiste universaliste : humaniste, souhaitant l'abrogation des préjugés de groupe et ségrégations, méprisant l'Histoire, encourageant les métissages.
- Antiracisme II, traditionaliste communautariste : hiérarchiste particulariste différentialiste, affirmant les identités de groupe, sacralisant l'Histoire, bannissant les métissages.
- Racisme I (racisme selon les antiracistes II) : uniformisation, destruction des identités collectives, dissolution des spécificités culturelles et des types ethniques.
- Racisme II (racisme selon les antiracistes I) : différentialisme refusant les mélanges, mépris des spécificités individuelles.
    J'ajouterai que les indifférents sont complices des racistes I et II. Conclusion : tout le monde pourrait être taxé de racisme, il semble impossible de parer toute accusation de racisme. Jésus-Christ était raciste I (et antiraciste I), antisémite puisque humaniste, Hitler était antiraciste II (et raciste II) puisque voulant préserver l'identité et noblesse aryennes…
    J'entends ce discours II, sans y adhérer. Effectivement, un Européaniste (ou mondialiste) anti-nationaliste est dénonçable comme anti-français donc voulant l'éthnocide des Français : disparition de la race française, par assimilation prétendument, mais par extermination peut-être de manière inavouée, en cas de résistance par exemple. C'est en tout cas possible en théorie, même si en pratique le pouvoir en France appartient aux Européanistes (choqués qu'un referendum chiraquien ait permis au peuple local d'empêcher leur triomphe) tandis que le nationalisme Français est présenté comme suspect de nazisme à la sauce vichyssoise. En tout cas, le discours II est officiel en France sur la question juive, l'évocation de Hitler et du principe de précaution balayant les objections argumentées, et la puissance du lobby israélite donne force de loi à cette condamnation – cette entrave à la liberté d'opinion n'étant même pas dénoncée par les prétendus penseurs (dont Monsieur Taguieff, qui centre le racisme II sur les Black Muslims des USA sans dire un mot des Israélites – exclusivement présentés en victimes, sur plus de 600 pages…).
    C'est en tout cas un exposé lumineux, qui aide à lire la rhétorique au pouvoir, incarnée par la "lutte contre la racisme et l'antisémitisme" : le racisme II est interdit (sauf chez les Israélites car le contester serait de l'antisémitisme), l'antiracisme II est obligatoire (pour le seul cas des Israélites), le racisme I et l'antiracisme I sont condamnés (car antisémites).
    A mon avis, il aurait fallu préconiser deux mots séparés pour les racismes I et II, par exemple :
- raçosme = racisme II (o comme orthodoxe)
- raçusme = racisme I (u comme universaliste)
    Je serais antiraçoste raçuste, comme Jésus-Christ, tandis que les Israélites orthodoxes seraient raçostes antiraçustes, comme Hitler (pour une autre race). Cette confusion rejoint celle que je signalais sur le mot juif. Je dirais donc que je suis un juifa (a comme ascendance) antijuifo (o comme orthodoxe) raçuste (u comme universaliste) antiraçoste (o comme orthodoxe). Et je suis attaqué par la loi qui sert le point de vue juifo projuifo raçoste antiraçuste… Je maintiens que pour éviter la Shoah (extermination de juifa innocents), mon point de vue aurait été efficace, au prix de la disparition de l'endoctrinement juifo (interdit pour raçosme), tandis que mes accusateurs manipulent l'injustice, l'amalgame et le privilège, préparant – en attendant leur triomphe complet – une réaction qui a commencé avec le terrorisme et pourra aboutir à une Shoah n°2 (dont je serais aussi victime).
    Au lieu d'enterrer avec pessimisme la question du racisme, en suggérant que tout le monde est raciste (avant de s'élever spécifiquement contre la judéophobie dans les ouvrages suivants), Monsieur Taguieff aurait pu faire progresser la justice en permettant de clarifier les idées, dissiper les amalgames. Ce livre est pour cela une base avortée, que je remercie pour m'y avoir conduit, et que je condamne pour ne pas avoir été jusqu'à la conclusion positive.

* Citation de Norman Podhoretz :
    Page 386, extrait de "Mon problème noir" (1963) : "En songeant aux Juifs je me suis souvent demandé si leur survie en tant que groupe distinct valait un seul cheveu de la tête d'un enfant."
    Cette phrase/idée ne représente que 2 lignes sur 40, celles-ci n'étant pas analysées par Monsieur Taguieff. Là me semblait pourtant le cœur du sujet le plus grave : si la diaspora Israélite s'était fondue dans la population mondiale, sans racisme identitaire (II) au nom de la religion, inculquée aux enfants dès le berceau, la Shoah n'aurait pas pu avoir lieu, et des millions de victimes innocentes auraient été épargnées. Plutôt que de réparer la Shoah par un triomphe Israélite (colonisation d'Israël avec appui atomique occidental, liberté pour les Israélites de rester majoritairement hors d'Israël contrôler les sphères de pouvoir sur le Monde, condamnation légale du racisme antijuif et intouchabilité légale du racisme projuif), il aurait au moins fallu envisager une autre approche : la condamnation du racisme projuif, prévenant la réaction antijuive. Le racisme religieux aurait pu être proscrit, condamnant la religion israélite (classée secte dangereuse à la manière française), en expliquant la pleine innocence des nouveaux-nés de sang juif (ou noble) ou autre.
    Comme d'habitude, le très très fier P.A. Taguieff est passé à côté du sujet. Mon interprétation personnelle : soit il est stupide, le pauvre, soit il est malhonnête, l'enfoiré – idem pour ses multiples promoteurs et admirateurs. Les 3 livres de cet auteur que j'ai lu (La force du préjugé, La nouvelle judéophobie, L'imaginaire du complot mondial) le confirment tous, et l'ensemble classe apparemment ce grand spécialiste du racisme comme proJuif complice du racisme II des Israélites, totalement passé sous silence. Sur le dernier livre, le site fnac.com a d'ailleurs finalement mis en ligne mon second commentaire (voir ajout Z68), tronqué car trop long. Cela fera peut-être réfléchir certains : je donne davantage à penser en 8 lignes anonymes que l'auteur en 215 pages et peut-être trente autres livres...
    Sur le site Fnac.com, je viens de proposer de même, concernant ce vieux livre "La force du préjugé" (nouveau pour moi) : Note 8/10. Ouvrage à moitié excellent. Ce livre présente brillamment les invraisemblables pièges rhétoriques qui se sont bâtis autour de la notion de racisme. La conclusion, évidente, n'était toutefois pas publiable : "grâce à" Hitler, le Monde est maintenant ouvertement dominé, au nom de l'antiracisme, par des racistes proJuifs.
---PS.16/09/2007 : j'ai ajouté, avec ses nouveaux outils discursifs, un site Internet consacré à la prévention du terrorisme.
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Ajout Z71, 19/09/2007, Livre intéressant
    Sur Internet, j'ai été très intéressé par l'annonce d'un nouveau livre (à http://www.la-plume-du-temps.fr/2-27.htm ): ECHEC ET MAT ?.. 1936-1939. Ou comment les deux tiers du Monde faillirent passer sous régime communiste. Par Jean-Marc Truchet.
    L'auteur-éditeur vient de me confirmer que sa parution est maintenant imminente. Je note dans le texte de présentation, les éléments suivants : "(…) A partir de différentes sources non contestables, ce document reprend, développe et analyse la période située entre 1934 et 1939 aussi bien en France qu’en Espagne puis examine le déroulement de la vie politique et l’évolution de la France depuis ces dates jusqu’à aujourd’hui. L’on constate immédiatement que les bons et les méchants ne sont pas nécessairement ceux que l’on pense et que non seulement ces deux pays passèrent très près d’une mise sous tutelle par Staline mais également toutes leurs colonies (…) Partant de là, la seconde guerre mondiale n’avait pas lieu car l’Allemagne, cernée sur tous les fronts, n’aurait certainement eu d’autre choix que de s’allier à l’Angleterre et aux USA. L’échiquier politique mondial était alors bouleversé avec des conséquences incalculables. (…)"
    En ayant lu cette présentation (et un ancien article du magazine "Fana de l'Aviation" sur la guerre d'Espagne) en Avril 2007, j'ai proposé une postface pour "Echec et Mat", mais elle n'a pas été retenue. Je présente donc ici ce texte, mien :
ECHEC ET PAIX ? 1933-2009…
    Il est notoire que les jeux d'alliances diplomatiques, parties d'échecs de haut vol, peuvent conduire des faits ponctuels à se muer en guerres mondiales faisant des millions de morts. L'assassinat serbe d'un noble austro-hongrois a débouché ainsi sur la boucherie franco-allemande de 1914-18, avec ses victimes américaines ou africaines. Le drame des années 1930-40, abordé dans ce livre, semble au départ moins anecdotique, fondé sur une alliance à très haut niveau : trois univers voulaient en découdre (Démocraties libérales, Communisme, Fascisme), et deux d'entre eux allaient s'entendre pour éliminer le troisième, avant de se retourner l'un contre l'autre, pour une paix hégémonique. Ce cadre pouvait générer trois combinaisons :
* 1/ "Démocrates + Communistes contre Fascistes": cette alliance temporaire (1941-45) a vaincu, avant de déboucher sur la guerre froide 1945-85, et la troisième guerre mondiale semblait inéluctable dans les années 1950-80. La faillite communiste évita ce cataclysme nucléaire, et nos Historiens expliquent donc que l'alliance avec les maudits staliniens totalitaires fut finalement un moindre mal, un calcul sage.
* 2/ "Fascistes + Communistes contre Démocrates": cette alliance fut à moitié réalisée, via le pacte de non-agression germano-soviétique 1939-49. Les communistes étaient certes craints/haïs par les Nazis, mais ni plus ni moins que par les Anglo-Saxons. Si un retournement d'alliance n'était pas intervenu, les démocraties auraient pu être défaites, avant une guerre froide entre Communisme et Fascisme – nous vivrions un Monde différent, avec une Histoire contée autrement (les démocrates y incarneraient un "Mal antique" : démagogie, zizanie, indiscipline, domination inavouée de la finance, fraudes électorales, corruption d'élus menteurs se succédant en alternance…).
* 3/ "Démocrates + Fascistes contre Communistes": c'est le tableau envisagé dans ce courageux livre iconoclaste. Il ne s'agit pas d'une absurdité proprement incroyable : une anecdote historique de la guerre d'Espagne porte sur l'aide discrète des Britanniques aux Franquistes (soutenus par Hitler et Mussolini), combattue par le Front Populaire Français préférant les Républicains espagnols (soutenus par l'Union Soviétique). Cela aurait pu dégénérer en guerre européenne contre le communisme, les Américains venant finalement écraser les franco-soviétiques. Ensuite, la course aux armements aurait opposé démocrates-libéraux et fascistes, avec menace et diabolisation réciproques, troisième guerre mondiale, holocauste nucléaire...
    Ce scénario, plus encore que ce livre, est certes du domaine de l'hypothèse hérétique, voire du délire irréaliste, mais il me paraît au moins aussi utile – réalistement – d'envisager ce qui faillit être que de développer à l'infini les détails de ce qui fut, par hasards et concours de circonstances. Si connaître l'Histoire guerrière, loin du voyeurisme morbide jouissant du sang versé, est une Haute vertu permettant de ne pas répéter les erreurs passées, il semble judicieux de prendre en compte avec recul les hésitations diplomatiques qui faillirent bouleverser les alliances, changer le camp vainqueur en position d'écrire l'Histoire. Les cérémonielles commémorations, simplistes, célèbrent la victoire des gentils sur les méchants, désignés tels par notre propagande officielle, oubliant de signaler que nos démocraties avaient conquis le Monde comme voulait le faire l'Axe, que les démocrates de 1945 – loin d'incarner l'antiracisme – pratiquaient fièrement l'apartheid et l'indigénat.
    Cette lucidité, osée, ne concerne pas que les passéistes amateurs d'Histoire révolue. Le vingt et unième siècle débouche maintenant sur une guerre mondiale entre l'Occident et l'Islamisme, qui nous sont pareillement présentés comme le Bien et le Mal, en cachant le jeu d'alliance impliqué. Celui-ci semble concerner directement la crainte d'une victoire communiste, objet de cet ouvrage : dans les années 1960-70, les Soviétiques se sont alliés aux Arabes (alors socialisants) contre Israël, et les Occidentaux libéraux ont fait front en soutenant la démocratie israélienne, USA en tête. L'effondrement communiste et la montée de l'Islamisme font que les Occidentaux héritent d'un nouvel adversaire. Nous sommes en guerre, naturellement terroriste (visant les électeurs et leurs enfants) du fait de la disproportion des forces militaires, et aucune parole autorisée n'envisage chez nous les solutions pacifiques au conflit, annulant l'alliance avec Israël : reconnaissance de la démocratie israélienne subordonnée au retour des 10 millions de Palestiniens expulsés, abolition des frontières au Moyen-Orient et référendum régional, rapatriement éventuel – façon Pieds Noirs – des 5 millions d'Israéliens menacés (leur accueil étant tout le contraire d'un geste anti-juif). Non, chut. Démocratie ou non, les masses populaires doivent être guidées par une parole simple, le jeu d'échecs n'est pas de leur ressort, tant pis pour les victimes des islamikazes…
    Si l'interdiction de parole comme le lavage de cerveau sont une spécificité des régimes communiste/fasciste, ce billet serait ici au moins publié, discuté. Sans être traité de dément/criminel et soigné/puni comme tel… On verra.
(Christophe Meunier, psychotique irréaliste, Avril 2007)

    Précision a posteriori : je comprends que l'auteur ne veuille pas encombrer son ouvrage d'Histoire par une polémique touchant l'actualité, et risquant de faire interdire le livre, voire la maison d'édition. Simplement : il est dommage que ce que je dis soit non-éditable, l'auto-censure des éditeurs sous la menace n'étant elle-même pas dénoncée.
PS. 28/09/2007 : Après avoir reçu et lu cet ouvrage, je dois préciser qu'il est finalement sous-titré "ou comment une large partie du monde pouvait basculer sous l'égide de l'URSS", qu'il m'a intéressé mais que je suis en désaccord sur bien des points. J'ai écrit mes objections à l'auteur/éditeur (E-mail envoyé il y a 4 jours), mais il n'a pas répondu – il était marqué dans son livre "nous sommes particulièrement réceptifs aux remarques constructives (pas les autres)". J'écrivais :
1/ Sur le fond, je n'ai rien à redire. Effectivement, vous êtes convainquant : peut-être que la majorité du Monde a failli passer sous la botte de Staline et ses tueurs en 1936-39. Peut-être que la Chine ou Afrique-Russie-Asie est l'adversaire d'après-demain pour les Occidentaux (ou les Islamistes, selon qui gagnera la guerre d'aujourd'hui et demain).
2/ Dans le détail, j'ai été choqué de multiples fois par votre prétention à l'indiscutable. Un livre d'auteur peut évidemment exprimer des convictions personnelles que je ne partage pas du tout (patriotisme, religiosité, capitalisme, réalisme, etc.), mais il est intolérant de prétendre affirmer des vérités absolues, philosophiquement sans mentionner leur contestation possible, politiquement sans envisager de débat pacifique, auto-critique conjointe plutôt que diabolisation réciproque. Quoi que vous en disiez, des livres sur ce ton ne me semblent pas encourager "le jugement et donc l'identité", et vous n'êtes pas convainquant en prétendant "tirer les leçons de l'Histoire pour qu'elle ne se reproduise pas" : à mon avis, vous (comme nos dirigeants, différemment) dirigez les jeunes français vers une nouvelle guerre, la révolution asiatique, au lieu de l'éviter au vu de 1789, 1936 et 1917 (en envisageant le sacrifice volontaire de notre confort, au profit des travailleurs miséreux).
    Bilan : ce n'est pas un livre quelconque, anodin, mais c'est un livre déplaisant, variante inusuelle du dogme occidental. Certes, une approche différente est peut-être impubliable, hors du Web. Le monde des livres-papier semble s'éteindre... (du moins hors du domaine technique - je vais me pencher avec joie sur l'ouvrage consacré aux élytroplans)...

    Pour en revenir au sujet de ce site, j'ajouterais que ce livre – même s'il est iconoclaste en envisageant une alliance Hitler-Roosevelt contre Staline – semble respecter la technique classique d'amalgame, systématique chez les auteurs publiés parlant des années 1930-40 : au nom de l'Histoire, grâce au diable Staline (+ Robespierre), est ici écartée sans discussion toute légitimité d'une révolution prolétarienne (ou populaire), en concluant à la respectabilité de royauté, bourgeoisie, Eglise ; la version usuelle étant : au nom de l'Histoire, grâce au diable Hitler (+ Pétain), est écartée sans discussion toute légitimité d'un antiRaçosme antiSioniste (ou antiCommunautariste), en concluant à la respectabilité des Israélites et chrétiens vénérant l'Ancien Testament judaïque. Non, cela n'aide pas à réfléchir, un débat contradictoire serait nécessaire – une voix non autorisée n'a toutefois que le Web pour s'exprimer, hélas. Le fantôme de Staline doit bien rigoler en voyant "l'élite" Occidentale, crachant unanimement sur lui, l'imiter discrètement pour punir la liberté de pensée, passible de prison, meurtre ou internement psychiatrique...
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Ajout Z72, 22/12/2007, Réponse à un ami chercheur, russophone et aérophile
* FINANCEMENT DE LA RECHERCHE. Tes propos sur la recherche publique ou subventionnée sont sensés, usuels, mais me semblent manquer de recul. C'est vrai que le tableau alentours ne nous montre comme alternatives que l'étatisme, le libéralisme militarisé, la faillite. Personnellement, je ne suis ni capitaliste à l'américaine, ni communiste à la soviétique, ni socialiste/gaulliste à la française, j'ai inventé une voie qui n'existe apparemment pas : l'individualisme mondialiste. Si ce rêve était connu, les communistes et gauchistes hurleraient que – faute d'égalitarisme obligatoire – c'est encore un triomphe de l'égoïsme, les capitalistes hurleraient que – faute de transmission familiale des héritages – c'est encore un communisme égalitariste conduisant à la misère, l'oppression. A mon idée, les "avantages aquis" (par certains corps ou pays, privilégiés) seraient abolis, les héritages seraient réquisitionnés, pour faire naître un monde juste pour tous (les travailleurs), récompensant (inégalitairement) le mérite personnel: l'invention utile, la performance profitable à autrui. Il y aurait un minimum de fonctionnaires, assurant exclusivement la santé de tous, la formation pour tous (en langue mondiale unique: Espéranto ou Anglais simplifié écrit en cyrillique…), et police/justice/prison (il n'y aurait plus d'armée, les frontières ayant été dissoutes), ils n'auraient pas le droit de grève ni l'assurance d'emploi éternel, partageant eux aussi la misère du monde. Les prélèvements pour assurer cette fonction publique raisonnable (si la réquisition des héritages ne suffit pas) seraient minima et porteraient sur une part des bénéfices, sans aucunement punir la position d'employeur. Ton idée d'un Etat matraquant les entreprises par les réquisitions sociales avant de "sponsoriser" chichement leur recherche, me fait sourire, comme cela se passe en matière de chômage. (En 2000-2001, sortant de l'hôpital, j'avais employé une femme de ménage, chaque heure qu'elle travaillait me coûtait vingt euros, dix pour elle et dix pour le système socio-gouvernemental - alors, qu'une part de ces sommes évaporées soit investie dans les actions (très partiellement efficaces) contre le chômage me paraît risible : si on ne m'avait pas autant matraqué, j'aurais pu employer deux personnes au lieu d'une.) Au niveau industriel, c'est légèrement différent: sans prélèvement obligatoire de la moitié, il y aurait peut-être 10% d'emploi en plus et les prix seraient réduits de 40%, nous rendant concurrentiels et évitant les délocalisations, donc le chômage de masse qui s'annonce (quoique dans mon rêve, il y aurait monnaie mondiale unique, SMIC horaire mondial etc. conduisant automatiquement à la ruine occidentale pour équilibre avec la besogneuse Asie). En tout cas, rendre un peu de l'argent pris sous la menace parait étrange, et n'incarne pas clairement le Bien. Il pourrait être préférable de ne plus saigner les employeurs, évitant d'avoir à guérir les blessures qui en résultent. Cercle vertueux contre cercle vicieux, tu connais ça en conception aéronautique (plus de poids nécessite plus de puissance, donc plus de poids, donc plus de puissance, etc. – et le cercle vertueux est l'inverse, les économies faisant boule de neige, ce pourrait être pareil avec "moins d'état" : moins d'impôts, donc moins d'administration fiscale, donc moins de charge salariale fonctionnaire, donc moins d'impôts etc.). Ce genre de considérations devrait être débattu avant de décider la lourde taxation des entreprises, même si personne n'en parle nulle part, sous la domination de rentiers et fonctionnaires associés pour protéger le système en place, couvrant les privilèges des (familles ou corps de) puissants. Pas question (hors du Web) de publier ce point de vue dérangeant. Tu risques de penser que j'ai un regard purement patronal – non, pas du tout, je considère (gauchistement?) que l'enrichissement commercial est criminel (au moins "injuste", sous-payant les fournisseurs et surfacturant les clients), que les travaux pénibles méritent davantage récompense que les tâches de col blanc (financiers, leaders, apparatchiks), même s'il est bon de réduire la pénibilité sans en faire un autre instrument de privilège. Pour raison philosophico-psychologique (je suis ultra-sceptique, pessimiste, égocentrique), je ne vais pas refaire le monde, mais le tableau alentours me dégoûte, et je ne vois nulle honorabilité (au sens humaniste) dans les décisions d'état, pro-public ou pro-entreprises, gauche ou droite (ou extrême-gauche ou extrême-droite, potentiellement). Electeur, je n'ai qu'un choix entre le très-mal et l'encore-pire. Je n'ai voté qu'une fois dans ma vie, contre LePen en 2002 (qui voulait interdire la venue de ma fiancée asiatique), et ma voix a été détournée pour faire taire le (très moche ultra-nationaliste mais) seul à s'opposer à la loi qui me menace de 2 ans de prison pour délit d'opinion (sceptique)… Berk, c'est à vomir. Je pense que je ne voterai plus jamais, me foutrai de tout, en matière politicienne. Bref, je suis inapte à te suivre dans tes vœux de recherche étatique (ou industrielle sous financement étatique), même si je suis content que tu aies un salaire, un gagne-pain, pardon. On est tous des pions, dans un système plus ou moins criminel (mon employeur ou ses actionnaires visent eux à se goinfrer aux dépens de la Sécu, des cotisants), et on est au moins complice. Pour éviter le suicide (ou l'effondrement catatonique) il vaut mieux éviter de réfléchir, non ? Ou montre moi la lumière… je ne la discerne nulle part.
* TON "PÈLERINAGE EN ISRAËL". Je ne comprends pas ton point de vue, puisque tu sembles avoir les mêmes sources que moi, mais une conclusion inverse, apparemment. J'ai lu, comme toi donc, les récits d'Emile Shoufani, mais cela m'a outré, me faisant préférer le mot Palestine au mot "Israël", ici convenu, pour désigner cette zone géographique – imagine ta famille pareillement chassée, dépossédée, expulsée sous peine de mort par exécution sommaire, et demande-toi ce que tu penserais des électeurs ayant approuvé cela, apparemment voté pour cela, et encore et encore. Peut-être qu'un saint homme comme ce prêtre peut choisir le pardon, mais quand des révoltés tuent, je pense simplement que des méchants s'en prennent à des méchants, que la voie préventive, respectueuse, consisterait à punir les crimes de guerre, aucunement à entériner leur triomphe. Je serais d'avis de rapatrier les colons israéliens (comme l'ont été les Pieds Noirs d'Algérie) en rendant leur propriété aux Palestiniens. Sans mesure autoritaire, cela peut se faire démocratiquement, pacifiquement: laissons revenir chez eux les dix millions de Palestiniens expulsés, et la voix des cinq millions d'Israéliens deviendra minoritaire, sans plus la honte de prétendre incarner la démocratie, sous les applaudissements médiatiques ici unanimes. Genèse en main et chants d'église en tête, tu m'affirmeras sans doute qu'Israël n'est pas une propriété arabe mais juive, et j'envisagerai avec toi cette logique historique: rendons donc la Palestine aux Hébreux et les Etats-Unis/Antilles aux Indiens, avec la même violence, la même misère pour résultat (idem à l'encontre des Blonds de Normandie, non-Germains d'Alsace, non-Occitans du Midi, non-Néanderthaliens d'Europe, etc.). Là, non ? Ce qui compte ne serait donc pas la propriété historique mais la propriété sacrée ? Ah bon, mais alors... que notre point de vue occidental soit clairement présenté comme fanatisme religieux judéo-chrétien (aussi contestable obectivement que le fanatisme islamique), nos athées ou bouddhistes devant demander l'asile politique ailleurs, en Antartique ou en Chine (ou accepter de devenir complices, cibles du terrorisme comme les coupables). Avant cela, il faudrait au moins un débat et le vote explicite qui prouverait l'Occident majoritairement coupable. D'où mon opinion : l'existence de l'Israël moderne est criminelle, l'Ancien Testament biblique et la religion israélite sont criminelles, fauteurs de racisme ayant entraîné le meurtre d'innocents puis sa couverture. Le mensonge suprême consiste à interdire cette dénonciation au titre d'antisémite, alors qu'il s'agit explicitement du contraire: séparer les innocents comme moi (juif anti-israélite, occidental anti-nationaliste) des suspects de crime organisé (israélites modernes, patriotes occidentaux), la réponse ne devant surtout pas être raciste en se trompant une nouvelle fois de colère. Bref, que tu aies été visiter Nazareth pour t'inciter à penser davantage à Jésus (Israël n'étant que le nom officiel marqué sur ton billet), d'accord, mais si tu approuves implicitement le martyr d'innocents tués ou brimés par des fanatiques, cela me révulserait – "pèlerinage en Israël" sonne pour moi comme "Israël, terre sacrée", donc raison donnée à l'Ancien Testament, à la domination américano-sioniste sur le Monde – sous la bannière de la croix, disant très explicitement merde à Jésus-Christ, et sa parabole humaniste du Bon Samaritain (Bon Arabe, en lecture 2007). J'espère me tromper, dis-moi où.
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Ajout Z73, 12/01/2008, Amorce de débat
3 points dans ton dernier mail me troublent:
* Te référant à un ambassadeur/écrivain Israélien modéré, tu me dis "Bien sûr, c'est encore le point de vue d'un israélien, mais". Euh… c'est presque me faire insulte que d'imaginer que je suis simpliste au point d'affirmer Israélien = Mal, Palestinien = Bien. Bien sûr qu'un Israélien, un Juif Israélien, peut être bien à mes yeux, mais à condition de 1/ Dénoncer le caractère raciste de l'Ancien Testament, donc se voir déchu du titre d'Israélite (et même de judéo-chrétien, apparemment, mon christianisme humaniste n'étant pas au catalogue, plus hérétique encore que le Marcionisme) 2/ Demander le libre retour (lourdement indemnisé) des expulsés Palestiniens, donc être enfermé pour atteinte à la Sûreté de l'Etat. C'est possible, mais ça ne conduit pas à un poste de responsabilité ni à une publication, du tout. Le reste est du bla-bla rhétorique pour se prétendre généreux, je pense – n'oublie pas que sur 15 millions d'Israélites, seuls 5 sont en Israël, il n'y avait donc pas "besoin" de cet état, seulement réclamé par des fanatiques racistes. Et je ne conclue pas du tout que ça prouve encore une fois combien "le Juif" est un sale menteur : non, je suis Juif, circoncis, et je suis renégat, c'est possible, quoique périlleux à cause de nos fanatiques armés (aussi monstrueux que les tueurs islamistes) et verbeux commandeurs de la loi occidentale (maniant l'amalgame diabolisateur de manière éhontée, menaçant des innocents d'un retour de bâton aveugle).
* Tu dis que "Chacun a des aspirations légitimes et aussi parfois des torts." Je ne sais pas, mais… Si tu juges que les aspirations des Sionistes sont légitimes, et que l'expulsion des Palestiniens se justifie par leurs torts, alors dis-moi pourquoi la même logique ne s'applique pas pour rendre les Etats-Unis aux Amérindiens en dévalisant les Etats-Uniens, expulsés vers des camps de misère sous menace nucléaire. L'explication "domination américano-sioniste sur le Monde" (fanatisme religieux crachant sur l'équité pour vénérer l'Ancien Testament judéo-chrétien), humanistement immorale, explique parfaitement la situation, quelle explication alternative, humanistement morale, as-tu ? Ce n'est pas une boutade mais bien une question, très majeure, et si tu as une réponse, tu peux sauver le Monde (et ta famille, tes amis) en éteignant la haine terroriste. Si tu n'as pas plus de réponse que moi, c'est très grave, et ça conduit droit à l'enfer, ici-bas (et post mortem en punition éternelle, si tu interprètes ainsi les leçons humanistes de Jésus).
* Tu dis qu'après les siècles de batailles franco-allemandes, l'amitié récente laisse espérer qu'un jour il en sera de même en Palestine. C'est hélas très différent. Il me semble que jamais les Allemands n'ont expulsé 80% de la population française vers l'étranger, sous peine de mort, en confisquant ou détruisant leurs biens, avec interdiction de retour une fois la guerre finie, avec plein appui démocratique dans leur camp pour approuver cette action (pas même contestée par la libre opposition politique), avec verrouillage de cet acquis par 60 ans de menace atomique ouvertement prête à exterminer les civils (des villes de réfugiés et sympathisants). Non, c'était apparemment des luttes de pouvoir entre dirigeants français et allemands, voulant tous prendre le contrôle global, décidant les guerres par des jeux d'alliance diplomatiques, réquisitionnant les masses populaires trompées par mensonge xénophobe. Non, je ne vois pas le rapport avec la haine des populations palestiniennes (et arabo-musulmanes) envers les peuples Occidentaux, très lourdement fautifs à leur égard. Tu peux espérer ce que tu veux, bien sûr, mais si tes espoirs étaient dramatiquement déçus, ce serait très compréhensible. Comprendre n'est pas approuver, c'est juste comprendre. "Aimer autrui comme soi-même", ça veut dire je crois "envisager d'être à la place de l'autre, comprendre sa colère donc s'abstenir de la générer". Et si je génère la colère des Sionistes, c'est en cherchant à sauver leurs enfants de la colère aveugle répondant à leur racisme actif. Mais à la Messe (où j'accompagne mon épouse), il ne s'agit que de vénérer l'Ancien Testament, Israël béni de Dieu, et en sortant voter: choisir notre élu parmi les candidats tous sionistes américanophiles. Affligeant.
* Mais merci de tes réponses, qui me font argumenter, même si le débat n'est guère enrichi jusqu'ici…
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Ajout Z74, 14/01/2008, Impasse Wikipedia
    J'ai jeté un œil à la définition de "racisme", sur l'encyclopédie en ligne Wikipedia.
"Le racisme est une idéologie fondée sur une croyance, qui remonte à la Renaissance et postule une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique, désignée sous le terme de race. Plus généralement, le racisme désigne la croyance que les différences biologiques innées conditionnent inévitablement l'accomplissement culturel et individuel. Le terme racisme peut également désigner de manière erronée une attitude de critique ou d'hostilité systématique envers l'ensemble d'un ou de plusieurs groupes ethniques déterminés."
    J'en conclue que le judaïsme est raciste, pleinement, sauf reformulation humaniste, non entendue à ce jour. Il se cache malhonnêtement derrière des innocents pour se prétendre victime, en terme de racisme. Non, le sang Juif est innocent (le racisme est mal), la religion israélite est raciste (donc mal).
    Mais je ne suis pas d'accord sur la datation "Renaissance" des origines du racisme. Si je n'étais pas certain d'être censuré, j'ajouterais le paragraphe suivant, en premier point du paragraphe "Histoire du racisme", avant le sous-paragraphe "christianisme médiéval":
"La lecture de la Genèse biblique révèle que Dieu serait raciste, élisant le sang noble en méprisant le sang vil. Le Judaïsme et presque toutes les variantes chrétiennes, vénérant ce texte, sont donc racistes depuis des millénaires. Que l'humaniste Jésus-Christ ait dit exactement le contraire (le sang est innocent, seuls les actes comptent) a été étouffé, en faveur de l'aristocratie, de l'esclavage, du capitalisme familial, et maintenant en faveur de la domination américano-sioniste (rendant Israël aux Hébreux sans rendre les USA aux Amérindiens)."
    Mais il faudrait aussi dire la même chose au sous-paragraphe "Racisme politique" du paragraphe "Le racisme aujourd'hui", qui ne parle que d'extrême-droite.
    Pour être censuré et/ou injurié, ce n'est pas la peine. Hélas. Le lavage de cerveau continuera, au service d'Israël.
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Ajout Z75, 26/01/2008, Progrès ?
    Mon ami aérophile me fait progresser par ses objections, clarifiant les malentendus entre nous :
* Les causes du retour des Juifs en Palestine (dès la fin du XIXème siècle) étaient les persécutions (en Europe centrale notamment). --> A mon avis, une solution plus saine aurait été de bannir le communautarisme judaïque, voire la religion israélite (si elle n'est pas formulable sans racisme), en tout cas les traditions familiales commerçantes et financières, pour se fondre dans la population pauvre. Le métissage amical aurait évité la haine et les persécutions je pense. Sans "peuple juif" paraissant privilégié dans l'échelle sociale, aucune logique de bouc-émissaire n'aurait permis aux gouvernants de détourner d'eux-mêmes la colère populaire. En tout cas, ici et maintenant, je vois le communautarisme en action, la favorisation déloyale aux dépens des goyim (non-juifs) dans tous les domaines (économique pour l'enrichissement et le pouvoir, intellectuel et diplomatique pour Israël), c'est cela qui me semble aujourd'hui générer la haine anti-juive, le risque de persécutions, touchant aussi des innocents (pauvres et non communautaristes). La tradition judaïque me semble criminogène, une autre voie (peut-être utopique) paraissait possible… mais recréer Israël, financé/protégé par un très puissant lobby en Occident, a été toute autre chose, un paroxysme d'esprit communautariste triomphant.
* Israël a essayé de conclure un accord de paix contre la restitution des territoires occupés, mais les Arabes extrémistes ont refusé toute avancée diplomatique, prétextant qu'il leur manquait encore Jérusalem. Ce n'est pas tout blanc de leur côté ni tout noir du côté israélien. Il y a les mouvements pacifistes comme "La Paix maintenant". --> D'accord, mais faisons pareil côté Etats-Unien : expulsons les trois quarts de la population, ruinée, avec exécution à mort sommaire des récalcitrants, et, vingt ans après, envisageons de rendre une petite portion du pays, en donnant tort à ceux qui refusent ce compromis en arguant qu'il leur manque New-York... La notion de propriété éternelle n'est pas ma position, je demande seulement l'équité: sans racisme outrancier (religieux ou laïc), les Etats-Uniens (et Antillais, pour ce qui concerne la France) seraient traités comme les Palestiniens.
* Pour conclure, je dirais que ces questions sont tout en nuances subtiles et que je ne suis sûr que d'une chose : la vérité ne se trouve pas aux extrêmes donc toute position radicale et totalitaire est à bannir. J'espère ne pas t'avoir fait t'étouffer de fureur ! --> Heu, la fureur n'est pas mienne, du tout. Il se trouve simplement que j'entends parler de la fureur terroriste, et que je comprends l'horreur raciste dont ont été victime les Palestiniens. Je ne me sens pas en colère mais coupable. Un mea culpa est possible, mais étouffé, interdit, sous menace légale (donc policière/judiciaire/carcérale) et cela me paraît atroce, honteux. Les personnes autour semblent intoxiquées par la télévision et le patriotisme sportif, pour ne pas percevoir le problème. Je redemande donc : avec toutes les nuances subtiles qui peuvent s'avérer nécessaires, pourquoi rendre Israël aux Israélites sans rendre les Etats-Unis (et Antilles) aux Amérindiens ? Désolé, je ne vois pas l'ébauche d'une réponse honorable, rien. Et la haine touche donc maintenant l'Occident, pas ma haine, mais une haine compréhensible qui m'attriste. On pouvait faire autrement, on n'a simplement pas le droit de le dire. Ça ferait voir le lavage de cerveau ambiant.
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Ajout Z76, 26/01/2008, Espoir Wikipedia ?
    Pour avoir un peu moins de risque d'être censuré, j'ai mis l'ajout envisagé ci-dessus (Z74) dans le volet "Discussion" de l'article Wikipedia consacré au racisme. Point 53.7: "L'évidence interdite", sous-titré "(Pour sauver les Juifs non Israélites, les Occidentaux non Sionistes)". Douze jours plus tard, il n'a toujours pas été censuré… Espoir ? Dans ces conditions, j'envisage un ajout:
Spécificité française sur la question raciste
(à titre exotique pour les francophones non français)
- Notre hymne national est le populaire chant de guerre "La Marseillaise". Fièrement chanté dans les stades et les meetings, il appelle les membres de la patrie à la joie nourricière de faire couler "un sang impur", qui est celui d'assaillants étrangers, mais aussi de migrants pacifiques et leurs bébés (ayant le même sang). Clamer cette "culpabilité du sang" est un manifeste raciste tonitruant. Au nom du patriotisme, ce groupisme féroce est inculqué comme le Bien moral, par opposition à l'égoïsme. Et toute réserve est interdite comme offensant des martyrs, morts fièrement en entonnant ce chant face aux pelotons d'exécution. Le racisme serait donc obligatoire, au moins en paroles, en chansons.
- Les tribuns, les journalistes et peut-être la Loi, interdisent formellement "le racisme et l'antisémitisme". Puisque l'antisémitisme est un racisme, pourquoi ne pas interdire simplement le racisme ? Raison apparente : sont dénonçables comme racistes les Israélites (sacralisant les nés membres du "peuple élu") et les communautaristes (combattant le métissage, dit éthnocidaire). Pour que ceux-ci évitent pareille accusation de racisme, il leur est donc offert le mécanisme accusant d'antisémitisme (donc racisme nazi exterminateur) leurs accusateurs. "Contre le racisme et l'antisémitisme" constitue donc, presque explicitement, un manifeste raciste : "contre le racisme sauf le projudaïsme". Cette contradiction éhontée attire-t-elle la colère ? C'est apparemment jugé très bien, en interdisant de parole son explication... et la colère monte, générant l'antisémitisme aveugle qui sert la cause diabolisatrice et le repli communautariste en retour. Double victoire raciste au nom de l'antiracisme. C'est grossier plus qu'habile, c'est dangereux pour des victimes innocentes (de retour de bâton raciste), mais ça fonctionne et ça dure. Pour un "Juif malgré lui", non communautariste et non Israélite, c'est très triste.

    Résultat: censure immédiate, le jour même...
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Ajout Z77, 27/01/2008, Compromis Wikipedia ?
    En fait, je n'ai pas été à proprement parlé "censuré" par quelqu'un sur Wikipedia, mais rappelé à l'ordre sur la forme peut-être : "message mis sous boîte. Ceci est une page de discussion de wikipédia, pas un forum. C'est au sujet du contenu de l'article qu'il faut discuter. Merci." Je propose donc ce jour une correction:
Mea culpa, et réécriture :
- A l'article Le racisme aujourd'hui, sous-chapitre Le racisme politique, je suis choqué que ne soit mentionnée que l'extrême droite. C'est certes classique mais je crois mensonger. Aux meetings d'élections françaises 2007, les candidats de droite modérée comme de gauche modérée entonnaient la Marseillaise: "qu'un sang impur abreuve nos sillons". Cet appel au meurtre d'étrangers, pour conforter notre prospérité, ne concerne plus des soldats assaillants puisqu'il n'y en a plus, mais peut s'appliquer aux migrants pacifiques prenant nos emplois, aux bébés innocents prenant les rares places en crèche publique. Gauche comme droite célèbrent ainsi, virtuellement, le meurtre raciste, avec le plein assentiment des médias et églises, excitant la hargne sportive des jeunes et promettant le pardon des fautes adultes. Cracher sur l'extrême-droite pour se donner bonne conscience relève de l'alibi, non crédible.
- A l'article Le racisme aujourd'hui, sous-chapitre Législation, je suis choqué que pas un mot ne soit accordé à la loi française du 3 Février 2003 (et d'autres peut-être) punissant les propos "racistes, xénophobes ou antisémites" (Marseillaise exceptée, apparemment). Cette loi est clairement raciste, puisqu'elle n'inclut pas l'antisémitisme dans le racisme, "élisant" les victimes juives. Ce n'est pas fortuit ou maladroit, mais procède d'une pleine logique raciste: les communautaristes israélites (vénérant racistement les bien-nés du "peuple élu", combattant le métissage "ethnocidaire") sont protégés des accusations de racisme en contre-accusant leurs accusateurs d'antisémitisme (donc bien plus grave : racisme nazi génocidaire). C'est un tour de passe-passe verbal, entériné par la loi d'Etat, avec là encore l'assentiment unanime des "intellectuels", médias et églises, aveugles ou menacés pénalement…

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Ajout Z78, 22/02/2008, Inéquité criante
    A la télévision française, à l'heure de grande écoute, j'ai entendu un reportage choquant concernant des spoliations exposées à Jérusalem. Sur Internet, j'en ai trouvé confirmation sur le site gouvernemental de diplomatie française : « Inauguration de l’exposition des œuvres "Musées nationaux récupération" (MNR), 18 février 2008 au musée de Jérusalem (…) l’exposition "A qui appartenaient ces tableaux ? La politique française de recherche de provenance, de garde et de restitution des œuvres d’art pillées durant la Seconde Guerre mondiale" qui se tiendra du 19 février au 4 juin 2008 au musée d’Israël à Jérusalem, puis du 24 juin au 28 septembre 2008 au musée d’Art et d’histoire du Judaïsme à Paris. Lancée à l’initiative de Mme Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, et de M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, cette exposition (…) vise à informer le grand public, en particulier les jeunes générations, sur les spoliations nazies durant la Seconde Guerre mondiale, leur condamnation par les Alliés dès 1943, les opérations de restitution massives engagées à l’issue du conflit et les nouvelles mesures individuelles de restitution rendues possibles dans les dix dernières années. (…) on estime à 100 000 les objets qui furent transférés (…) La liste des œuvres est publiée sur le site Internet du ministère israélien de la Justice, accompagnée de photographies et de notices de provenance, afin de permettre à toute personne de faire valoir ses droits de propriété, le processus de restitution étant toujours en cours. (…) Il s’agit d’un devoir de mémoire et de l’expression du combat sans cesse renouvelé de la France contre l’antisémitisme, porté par une coopération sans précédent entre nos deux pays. »
--> Ma réaction spontanée : ET LES SPOLIATIONS DES PROPRIÉTÉS PALESTINIENNES, SERONT-ELLES RÉPARÉES ?! Mais avec le recul, je reprends, pas à pas :
- J'approuve la restitution d'œuvres d'art des musées français vers des personnes spoliées. La possession de l'original, plutôt qu'une reproduction ou photo, me semble relever du snobisme ou de la spéculation. Inutile pour les musées publics, que les snobs gardent leurs méprisables "trésors".
- Le principe d'héritage familial me paraît très contestable. Au lieu de naître innocents (avec égalité des chances, répartition des biens au mérite individuel), les enfants sont rendus coupables des malversations de leurs parents. C'est certes la grande tradition israélite, leçon essentielle de la Genèse biblique (la peine de mort d'Adam s'applique à ses descendants, la condamnation encore pire d'Eve s'applique à ses descendantes), mais je trouve cela injuste. Ma position est anormale, impopulaire, la bête humaine semblant comme les autres animaux vouloir favoriser ses enfants (en méprisant les enfants concurrents) au mépris de l'équité humaniste, individualiste.
- On peut qualifier de spoliations les réquisitions des propriétés nobles de 1789, des propriétés bourgeoises de 1917, puisque ça ne respectait pas la légalité antérieure, loi du plus fort, armé. Mais quand la loi est immorale, à mon sens elle est révocable. Toute fortune me semble immorale puisque bâtie aux dépens d'autrui (fournisseurs ou subalternes sous-payés, clients sur-facturés, contribuables rackettés). Le problème est que la compréhensible colère anti-bourgeois a été détournée malhonnêtement : même si 95% des familles juives avaient été bourgeoises, si 60% des bourgeois avaient été juifs, il aurait fallu sévir contre les bourgeois (même non-juifs) et pleinement respecter les quelques juifs non-bourgeois.
- Le problème est différent aujourd'hui, où la France semble collectivement embourgeoisée et les prolétaires : en Asie. La restitution des trésors spoliés peut légitimement se faire vis à vis des familles européennes. Mais vis à vis des familles israéliennes, je suis gêné : je demanderais en échange, en preuve d'honnêteté, la restitution des propriétés palestiniennes spoliées à partir de 1947. Là me semble la seule équité possible, anti-raciste. Ce qui est entamé par nos ministres (et journalistes, approbateurs) semble tout le contraire : de l'inéquité pro-israélienne, générant de l'antijudaïsme au lieu de le prévenir. Erreur lourde, grave, très habituelle.
- Personnellement, je ne suis pas convaincu par la possession familiale éternelle (des Palestiniens comme des Israéliens), je suis seulement choqué par l'inéquité raciste armée : celle qui a spolié les Juifs de France comme celle qui protège les spoliateurs israéliens (contre les anti-sionistes irakiens, iraniens, etc.) ou états-uniens (refusant catégoriquement d'être chassés comme ils veulent que restent chassés les Palestiniens).
- Qu'une spoliation rende humbles de grands-fortunés me paraît mineur, politiquement envisageable, mais une spoliation rendant miséreux des humbles me paraît monstrueuse. L'expulsion des Palestiniens ne relève aucunement d'une punition aveugle de groupe ayant paru riche. Inversement, le fait que les Américains (et nous ?) adulent maintenant l'argent, et prétendument les sermons de Jésus appelant à la frugalité, me semble relever de la contradiction insoutenable, jusqu'à ce que l'on m'explique le contraire. La domination américano-sioniste sur le Monde triomphe, la Justice morale : pas du tout. C'est hélas un appel à la haine, au lieu d'une prévention de violences à venir. Les ministres de Gauche et Droite n'ont rien compris, ou ont lamentablement échoué dans leur partisane entreprise de lavage de cerveau en faveur du sionisme.
- Je le répète, c'est un grave manque d'intelligence, ou d'honnêteté, que de prétendre que le monde se scinde en seulement deux groupes : les antisémites d'une part, les sionistes de l'autre. Non, il y a aussi des sionistes antisémites (voulant chasser tous les Juifs vers Israël), il y a des non-antisémites non-sionistes (comme moi). Que personne ne clame cette évidence me laisse pantois, c'est le triomphe du racisme sioniste. Il y avait d'autres alternatives pour éviter la réédition de la Shoah, comme le bannissement de tout racisme, sionisme compris.
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Ajout Z79, 06/03/2008, Nakba
    On m'a transmis un texte intéressant, disant que l'association israélienne Zochrot (se souvenir), basée à Tel-Aviv, a été créée en 2002 pour porter la question de la Nakba, la "catastrophe" pour les Palestiniens qui ont dû fuir de leurs maisons et villages lors de la création d'Israël en 1948. Cette association installe des panneaux rappelant le nom des villages détruits en 1948, et souhaite que la société israélienne reconnaisse sa responsabilité dans le départ de centaines de milliers de réfugiés.
    Je souhaiterais que la Nakba soit enseignée ni plus ni moins que la Shoah à nos enfants, pour illustrer les horreurs du racisme armé, qui qu'en soient les victimes et les auteurs. Comme les Nazis se trompaient de colère en exterminant racistement les Juifs, les Israélites se sont trompés de réparation en chassant racistement les Arabes. La solution équitable, prévenant l'horreur terroriste et la pérennité des racismes croisés, n'est aucunement le plein soutien à Israël, je crois, mais le retour (très lourdement indemnisé) des Palestiniens expulsés et le procès des criminels (acteurs et supporters armés – Bush et Sarkozy compris). Cette évidence touche même des Juifs Israéliens, prouvant bien (aux nazis et djihadistes) que le sang juif est totalement innocent, qu'une honnêteté juive est parfaitement possible. Tout le problème semble venir de l'endoctrinement raciste des enfants – au nom de la religion (qui touche les israélites, les protestants, voire les chrétiens en général, et peut-être les musulmans, je ne sais pas) ou au nom du devoir "laïc" de mémoire (sélective, vénérant la Shoah en occultant la Nakba et le génocide amérindien).
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Ajout Z80, 24/03/2008, Découverte de Oumma.com
    Hier, la télévision française m'a appris le limogeage d'un sous-préfet (Bruno Guigue) ayant dénoncé les violences israéliennes à titre privé sur le site Internet musulman Oumma.com. Cela m'a incité à aller voir ce site, et j'ai lu l'intéressant article "La solidarité avec le peuple palestinien serait-elle une marque d'antisémitisme?" : je suis d'accord avec 90% de ses protestations offusquées, mais d'un point de vue différent, non-religieux et non-palestinophile. Ces musulmans francophones ne semblent pas connaître mes arguments personnels contre le sionisme, qui ne requièrent aucune foi préalable. J'ai pensé les inviter à lire 2 de mes livres (impubliables, gratuits) et 7 de mes sites Internet, mais ils ne le feront sans doute pas, et le mieux semblait de leur écrire un article, je m'y risque ici, même s'ils le censureront sans doute car ne respectant pas leurs valeurs de liberté religieuse et nationalisme palestinien.

– Des Juifs honnêtes seraient insultés comme vous, musulmans français –
Les médias et politiciens claironnent la position sioniste de la France, à l'exception de sa communauté musulmane "hélas très suspecte d'antisémitisme". Cela m'évoque un discours malhonnête. Je voudrais informer d'une autre voix, non musulmane classique mais juive hérétique, tout aussi injustement méprisée, menacée. Il s'agit d'une démolition personnelle (par un "juif involontaire") des principes sacrés gouvernant l'Occident : amalgame, géopolitique, Histoire, pensée, démocratie, judaïté.
1- AMALGAME. Grâce à Hitler et Staline, l'Occident prétend incarner le Bien, toute contestation étant déclarée suspecte de fascisme ou totalitarisme, génocidaire. L'Islam comme le scepticisme sont donc traînés dans la boue, même leurs variantes modérées étant soupçonnées d'atrocités, de connivence avec les monstres. Et ceci "justifie", au nom du principe de précaution, les entraves à la liberté d'opinion ou en tout cas d'expression. De mon point de vue, là est le totalitarisme fasciste dominant le monde actuellement – ces donneurs de leçon devraient comprendre combien est injuste la position d'accusés par amalgame diabolisateur sans droit de réponse. Si ces "hautes intelligences" semblent criminellement stupides de ne pas pratiquer le débat contradictoire sans rhétorique mensongère ni menace pénale, c'est apparemment parce qu'elles servent sans argument un but inavouable, colonialiste.
2- GÉOPOLITIQUE. Si Israël devait paraît-il être rendu aux Israélites (massacrés) en chassant les Arabes, il aurait fallu équitablement rendre les USA aux Amérindiens (massacrés) en chassant les blancs et noirs. Jusqu'à plus ample informé, j'estime que la position occidentale, totalement contraire à cette évidence humaniste, se fonde exclusivement sur l'Ancien Testament Judaïque, qui instaure un racisme prétendu divin (pro-judaïsme maintenant interdit de contestation, dite "antisémite", contrairement à ses équivalents pour les races aryenne et blanche). Les Sionistes Occidentaux (Bush et Sarkozy en tête) sont donc des fanatiques religieux armés, aussi contestables que Ben Laden mais avec en plus la menace de destructions massives (si chacun se soumettait honnêtement au Traité de Non Prolifération Nucléaire, les USA comme la France et Israël donneraient l'intégralité de leurs missiles à l'ONU au lieu d'en menacer l'Iran). Dans ma vision de la Justice pacifique, les Israéliens seraient rapatriés comme l'ont été les colonisateurs Pieds Noirs d'Algérie, et les accueillir (ce que détesterait Le Pen) prouverait en Occident une générosité contraire à l'antisémitisme, ce serait une douloureuse réparation de l'erreur criminelle de 1948. Le refuser, interdire même de l'envisager, cela revient à cracher un peu plus sur la croix de l'humaniste Jésus-Christ, personnage juif (de sang) ayant essayé de corriger les monstruosités de l'Ancien Testament (dictatorial, infanticide, génocidaire, misogyne, aristocratique, raciste, etc.). Rien de neuf, certes : Sa logique utopique (préférer les faibles aux forts, les pauvres aux riches) était déjà insultée assidûment, dans l'Europe médiévale puis aux USA et dans l'ensemble du monde capitaliste (et autre, via le bestial culte sportif). Il faudrait au moins l'avouer, en informer les populations aveugles croyant dominer le Monde au nom du Christ, gobant les bobards de leurs dirigeants à ce sujet.
3- HISTOIRE. La Shoah constitue une atrocité, mais les survivants d'Auschwitz n'auraient aucunement dû recevoir "en réparation" le droit de violer les femmes qu'ils voulaient, chasser les habitants qu'ils voulaient. On ne répare pas une injustice (raciste armée) par une autre injustice (raciste armée). C'est le principe raciste qui est très condamnable, non le fait que des Juifs en aient été victimes – comme pour l'esclavage, que l'Ancien Testament prétend inadmissible s'il brime des Juifs. L'Histoire inéquitable est une source de haine et violence, aucunement une prévention de haine et violence. Si l'on enseigne dans les écoles publiques l'atroce Shoah (extermination des Juifs par les Européens), il faudrait enseigner parallèlement l'atroce Nakba (expulsion des Arabes par les Sionistes) et envisager pareillement son accusation comme Crime contre l'Humanité. En face, les regrettables bombardements incendiaires de Churchill et Truman seraient mis en parallèle avec les regrettables attentats d'Arafat et Ben Laden. L'Histoire n'a d'intérêt que si elle évite de répéter les erreurs injustes qui conduisent à l'horreur punitive injuste. Tout a été raté dans ce domaine, sciemment, le but ne semblant aucunement la paix honnête (épargnant les innocents) mais l'état d'Israël. Au sommet de l'horreur: l'hypothèse (absurde ?) que Hitler était un Juif suicidaire (comme Jésus et moi, quoique différemment), entraînant des foules d'innocents dans le martyr, en commettant militairement bourde sur bourde, pour obtenir en réparation le miracle d'une expulsion des Palestiniens, retour en Terre Promise du peuple élu après 2000 ans d'errance. Brr, ça fait froid dans le dos, mais expliquerait l'appel solennel à ne jamais oublier Hitler, en bannissant formellement toute analyse ADN de sa dépouille, plus sacrée que celle d'Yves Montand…
4- PENSÉE. Dans l'Occident moderne, le lavage de cerveau pratiqué par les médias, approuvé par la prétendue intelligentsia, devrait voir autorisée sa dénonciation de l'intérieur. Au nom de la liberté de conscience, le doute devrait être respecté. Comme les gens qui ne croient pas à l'existence de l'anthropophagie ne s'apprêtent pas pour autant à manger de la chair humaine, ceux qui doutent de l'existence de l'Histoire et du Monde (certains sceptiques logiciens, bouddhistes indiens, schizophrènes doux) ne seraient pas automatiquement accusés de fomenter une extermination des Juifs, pas condamnés par la loi Fabius-Gayssot (ceux qui à mes yeux méritent sanction dans cette affaire sont les puissants ayant voté ou approuvé pareille démarche stalinienne). Parmi les réalistes même, certains pourraient noter que les chiffres très officiels de production sidérurgique allemande étaient en RDA de la pure propagande, parachutée ou cumulée (gonflage des chiffres par de petits comptables espérant promotion) – le même doute pouvant être envisagé concernant l'ampleur de la Shoah. Condamner les actes n'implique aucunement de bannir la liberté de douter, une thèse n'est pas intellectuellement appuyée (mais discréditée) par le dogme armé. L'intégrisme occidental ne vaut nullement mieux que les autres intégrismes, qu'il prétende à la Liberté est aussi une farce.
5- DÉMOCRATIE. Si l'Occident ("à l'opposé de l'Islamisme") incarnait vraiment la démocratie, il prouverait ne pas incarner en fait l'aristocratie, en proposant une démocratie mondiale. Les Chinois comme les Indiens auraient plus de voix que les Occidentaux, et pourraient réquisitionner pacifiquement par l'impôt l'héritage du passé colonial, abolissant la domination de la minorité judéo-chrétienne sans avoir à recourir au fanatisme. Les deux prochaines guerres mondiales que j'entrevois (anti-musulmane puis anti-asiatique) seraient évitées, au prix du renoncement au confort matériel privilégié… Au contraire, l'éducation occidentale (d'inspiration semble-t-il judaïque) encourage assidûment les jeunes filles à choisir le triomphant écraseur, en méprisant les nombreux innocents gentils. Via la célébration du communautarisme sportif est inculquée la déloyauté anti-humaniste, avec l'alibi du partage local, c'est un jeu de rôle, qui peut conforter les menteurs, certes. En particulier, nos politiciens sont des anti-populistes méprisant la population, et rendant fièrement compte de leur sionisme aux institutions prétendant représenter les Juifs locaux, Israélites restés loin d'Israël pour assurer le soutien nucléaire de l'Occident, au mépris de leur faible importance démographique donc électorale… Non, osons la démocratie, honnêtement, ou avouons les mensonges se cachant derrière la "démocratie occidentale" (ou a fortiori "démocratie israélienne" interdisant le vote des innocents expulsés sous peine de mort).
6- JUDAÏTÉ. Il faudrait dans chaque langue dissocier les deux sens du mot Juif : "Juifa" descendant d'Abraham (innocence absolue, ne justifiant ni privilège ni haine) et "Juifo" partisan d'une prospère communauté de ceux-ci favorisés (choix politique raciste, très contestable). La réparation de la Shoah aurait été supérieurement efficace, pour protéger les innocents, si elle avait dissout le principe raciste de peuple élu régnant sur les Nations et préservant la pureté de son sang supérieur. Les descendants d'Abraham seraient sauvés à jamais s'ils se fondaient discrètement dans une humanité unie, métissée, besogneuse. Pour cela, il aurait fallu dénoncer le racisme pro-juif au lieu de le porter en triomphe – il s'agit de racisme pro-juifa en théorie mais pro-juifo en pratique (puisqu'on me condamnera comme n'étant pas un "véritable juif"). Apparemment, le racisme israélite a entraîné le retour de bâton du racisme nazi, le racisme sioniste entraîne maintenant le retour de bâton du racisme djihadiste… Non, s'il vous plaît, sans injustices racistes croisées, bannissons le racisme source et il n'y aurait (vraisemblablement) plus de racisme en retour. Que les religions et morales laïques se réforment, et l'esprit tribal sera un archaïsme repoussant, raconté aux enfants, dans un monde loyal et sans frontière (ni France ni Israël ni Palestine), frugal mais en paix, sous la bienveillance de Moïse, Mahomet, Jésus, Bouddha, etc.
7- IMPASSE. Je ne détiens pas La Vérité, ce monde est pour moi un cauchemar. Je suis paraît-il de sang juif (et circoncis pour raison médicale), dans une famille athée ou agnostique, avec des beaux-frères musulmans et catholiques, mais je suis sceptique au-delà du déclaré admissible. Mes valeurs semblent chrétiennes, mais je pense que Jésus n'a peut-être pas existé, ou était une femme, ou un transsexuel. Je n'aime pas le racisme mais je ne suis pas vraiment humaniste, envisageant l'hypothèse solipsiste (autrui serait une illusion) et le crime carnivore (des poulets sont innocents). Je n'ai pas d'enfant et suis "inapte" à l'esprit de famille, faisant profiter les proches de sang au détriment de l'équité. J'étais à l'école toujours premier de la classe mais j'ai préféré la dernière de la classe, triste perdante touchant mon cœur, et la rejoindre en devenant travailleur manuel exploité m'a semblé la voie du Bien, contraire à l'esprit de compétition bestiale. [C'était un atroce malentendu, et j'ai été cassé et re-cassé par cette sioniste américanophile active, ambitieuse et infidèle – les psychologues expliquant vraisemblablement ainsi ma psychose tournée contre la domination américano-sioniste]. Pratiquement personne n'est tenté par une telle position (hormis peut-être les naïfs Jésus-Christ, Bouddha, Karl Marx – trahis par leurs prétendus adeptes), et je ne la prétends pas humainement plaisante. C'est simplement une position personnelle cohérente, et elle me satisfait davantage que les criants mensonges ambiants. Les Musulmans (ou Chrétiens ou Israélites) convaincus semblent plus sereins, mais quand les mensonges deviennent grossiers, cela devrait choquer toutes les prétendues intelligences. L'honnêteté lucide prévient l'horreur punitive, je pense, l'endoctrinement aveugle est tout le contraire. Les Musulmans sont-ils davantage autorisés à débattre que les Occidentaux ?
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Ajout Z81, 29/03/2008, Découverte de l'UJFP
    Sur Oumma.com, j'ai été intéressé par une intervention : "L’Union Juive Française pour la Paix exige la levée des sanctions contre Bruno Guigue". J'ai lu un autre article intéressant de cette association contestataire, "Au nom de qui parle le CRIF ?" expliquant courageusement que le très sioniste Conseil Représentatif des Institutions juives de France, brandissant systématiquement l'accusation d'antisémitisme, ne représente que 1 Juif Français sur 7 environ.
    De cette intéressante UJFP, j'ai trouvé le propre site, j'ai parcouru plusieurs pages, apprécié que l'adhésion à cette branche de l'internationale juive UJIP soit ouverte aux Juifs et non-Juifs. Mais, sans adhérer immédiatement, je leur ai expédié un message, il y a 3 jours maintenant:
    Messieurs-dames,
    J'ai découvert votre organisation, sur Oumma.com (que j'ai découvert aussi avec l'affaire Guigue), et vous m'intéressez agréablement. J'ai écrit 2 livres (impubliables, gratuits sur le Web) et 7 sites Internet exposant mes interrogations, et vous avez peut-être les réponses qui me manquent. Mais cela s'avère peut-être si évident pour vous que vous n'y revenez pas. L'un ou l'une d'entre vous pourrait-il me lire, me répondre ?
    PS. Si vous n'avez pas le temps de lire mes analyses philosophiques, pourriez-vous au moins clarifier quelques points qui me troublent en découvrant votre site ? Je ne comprends pas pourquoi votre charte entérine les expulsions et meurtres de 1948 en n'exigeant de réparer que 1967. Et je ne comprends pas pourquoi vous vous affichez fièrement comme juifs, il me semblerait plus pertinent de nous désigner comme "simples humains nous trouvant être d'ascendance juive", exigeant de clarifier le langage qui pratique l'amalgame, jeu de mot sanglant mais apparemment voulu. Si vous êtes israélites, expliquez la respectabilité de votre point de vue: personnellement, la Genèse et le communautarisme me font vomir. Je n'adhérerai pas avant d'y voir plus clair. Si j'adhère, je deviendrai peut-être membre de soutien.

    S'ils répondent, je pourrai peut-être enfin comprendre ce qui me manque, le volet honorable de ce qui me choque à première vue.
    S'ils ne répondent jamais : aïe. Cela signifierait à mes yeux qu'il s'agit de manœuvriers suspects, ménageant simplement une ligne de défense sioniste moins extrémiste que la consolidation des victoires de 1967 ou le projet de Grand Israël.
    Entre les deux hypothèses, deux points clés qui permettraient de trancher:
– l'UFJP est-elle avec les sionistes modérés (voulant deux états : Israël et Palestine, avec interdiction de retour aux Palestiniens expulsés) ou avec moi (envisageant le rapatriement des Israéliens) ?
– l'UFJP est-elle avec les communautaristes racistes (voulant la préservation éternelle de la noble identité juive) ou avec moi (souhaitant la dissolution des races dans une humanité unie) ?
    Bref : s'agit-il des premiers lucides juifas non juifos, raçustes antiraçostes, que je rencontre (m'ayant précédé) ? Ou de juifos à tendance modérée, raçostes antiraçustes, comme ceux préférant attendre une intervention divine pour regagner eux aussi leur Terre Promise ? Attendons pour juger. Je crains d'avoir eu un faux espoir, je peux me tromper.
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Ajout Z82, 11/04/2008, Divorce avec Oumma.com ?
    Oumma.com n'a pas jugé utile d'incorporer comme article ce que je disais plus haut (dans l'ajout Z80), et ne dit pas comment on devient rédacteur d'article autrement qu'en écrivant à la rédaction. Mystère. Mais les internautes peuvent réagir à chaque article, et leur réaction figure sous l'article, sous réserve qu'un modérateur administrant le site la valide. Bon, j'allais donc réagir ainsi, sur l'actualité.
* Affaire Bruno Guigne. A un article demandant si le gouvernement français allait maintenir son franc parti-pris pro-israélien, anti-palestinien, j'ai dit quelque chose comme "je doute que quelque chose change dans les 5 ans à venir, le président Sarkozy ayant les mains libres – mais avait-on le choix puisque Ségolène Royal s'affichait pareillement sioniste?" --> Censuré. Outch. Qu'avais-je dit d'interdit? Si j'ai dit une erreur, pourquoi ne pas me répondre que je me trompe pour telle ou telle raison?
* Affaire du Créationnisme. Un article regrettait que des musulmans intégristes, passéistes, reprennent l'obscurantisme créationniste de George Bush, lisant littéralement la Bible et condamnant la science libre. Gardant copie de ce que je disais, au cas où ce soit étouffé et disparaisse, j'ai répondu : "Merci pour cet article intéressant. Toutefois, j'aurais aimé un mot affichant quelque tolérance pour les sceptiques à vue ni scientifique ni biblique (bouddhistes indiens, logicien solipsiste, etc.)." --> Affiché. Ouf. Sans réaction aucune des autres internautes, tous farouchement pro-scientifiques ou pro-Bible.
* Affaire Salah Hamouri (franco-palestinien emprisonné en Israël depuis 3 ans et vraisemblablement pour 7 ans, sans autre crime – selon l'article – que d'être passé en voiture à proximité du logement d'un leader israélien extrémiste). J'ai répondu : "Merci de ces révélations, sur un cas dont j'ignorais tout. Dorénavant, je considérerai que chacun des mille actes et reportages pour Ingrid Betancourt** constitue un acte déloyal de favoritisme anti-palestinien (donc un acte de sionisme actif)… Non, avant, je souhaiterais entendre la réponse du gouvernement ou d'Israël – si c'est le silence, cachant l'inavouable, ce sera clair… hélas." (**: otage franco-colombienne de la guerilla communiste locale, ayant suscité en France mille reportages télévisés, manifestations publiques de soutien, déplacements de ministres, discours présidentiels, etc.) --> Censuré. Outch. Ce que je dis n'est-il pas une évidence? un acte de lucidité, sans haine aucune… Que me reproche-t-on? Comment prétendre que les médias classiques cachent les idées dérangeantes si l'on fait ici pareil?
* Film sur la manifestation contre la profanation des tombes de soldats musulmans près d'Amiens. Choqué par les clairons nationalistes, parlant des héros morts pour la patrie, pour la liberté, quelque soit leur confession religieuse méritant un total respect, j'ai répondu : "(Vous allez sans doute une troisième fois me censurer, mais c'est la négation de la liberté de pensée que vous prétendez défendre) Votre reportage insulte mes principes, et il me paraît triste que vous exigiez la soumission à vos valeurs, en clamant que ce serait sinon insulter les morts, odieusement. Que les profanateurs de tombes aillent en prison, deux ans ou cinquante ans, je suis absolument d'accord, mais les discours que vous applaudissez font appel à une propagande qui me choque, me rappelant les nazis et les sionistes. Le nationalisme me choque, je ne vénère pas la France mais rêve d'une humanité unie et métissée, je crois que votre prophète aurait été de cet avis, non? Les poilus décédés ne sont pas à mes yeux des héros glorieux mais de pauvres victimes (méritant larmes et immense compassion), victimes de la propagande xénophobe, et de l'atroce mobilisation colonialiste en ce qui concerne les Africains. Ces morts de 1914-18 n'ont pas œuvré pour notre liberté mais ont conduit à la république française d'aujourd'hui, où la loi et la jurisprudence menacent les sceptiques (bouddhistes indiens et non réalistes) de deux ans de prison pour délit d'opinion, sans violence aucune mais parce que leur point de vue échappe à l'argumentaire pro-israélien. Pourquoi, pour partager votre émoi face à l'odieuse pression sioniste ici, faudrait-il être communautariste comme vous ? Pourquoi faudrait-il être partisan de l'absolue liberté religieuse (avec racisme religieux israélite, Inquisition religieuse catholique, etc.) ? Vos évidences ne sont pas les miennes. Les pauvres victimes de la nakba et d'Amiens/Verdun méritent, je crois, aussi l'appui de gens sur qui vous crachez, sévèrement. Crachez-moi dessus, je n'ai pas même lu le Coran, mais je pense que votre Seigneur est de mon avis – Son jugement vous le fera découvrir post mortem, quoi qu'aient raconté les ritualistes ici ou là. A votre place, j'aurais très peur. Soûlez-vous de paroles sacrées si vous voulez, mais sachez que c'est un choix, en théorie, discutable." --> Censuré. C'est logique, dans la droite ligne des censures précédentes. Cela signifie, à mes yeux, que ce n'est absolument pas un site de débat ouvert et honnête mais un site de propagande obscurantiste, reprenant 95% de la pensée unique pour protester sur ses 5% de divergence. En aval de "Vérités" nullement convainquantes, sacrées, inculquées par endoctrinement dès le berceau. Ça me paraît aussi injuste que la position des évangélistes américains ou sionistes français. Avec ou sans Oumma.com, je continuerai à me sentir seul au monde…
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Ajout Z83, 04/06/2008, Vieux et nouveaux écrits, incompréhension
    J'ai lu sur Internet 2 choses qui m'ont troublé:
– Des islamistes radicaux seraient créationnistes comme des chrétiens extrémistes, banissant la Science darwinienne pour lire La Genèse à la lettre
– Des sionistes radicaux expliquent que la nécessité absolue de re-créer Israël est une évidence totalement incontestable pour les milliards d'humains croyant en la Genèse biblique (judaïsme + chrétienté + Islam).
    J'ai donc repris, stylo en main, La Genèse, pour noter mes objections, avec le recul de mon rejet conjoint de la science scientiste (prétendant au Vrai) et du sionisme criminel (expulseur sans retour). Cela a donné le petit livre Voie stopiste. Mais mon ami d'enfance m'a dit avoir du mal à me suivre, "Considérant la bible comme un simple roman fantastique mal écrit et peu intéressant" ayant juste eu "au niveau historique un impact sur les civilisations, incontestablement intéressant", donc mon analyse : "pas d'une utilité flagrante" (…) "Comprendre le monde dans lequel je vis, c'est déjà pas mal." Et suite à mon écriture d'une sorte de résumé en anglais (The West seems to be: Evil…), un ami anglophone m'a répondu pareillement que se poser des questions est souvent vain, créant de faux problèmes.
    Je conviens que nul n'est tenu de s'intéresser à ceci ou cela, qu'il est légitime de préférer s'intéresser aux détails de comportements animaux ou décorations d'avions. Cependant, je m'étonne que ces pères de famille souhaitant comprendre le monde qui les entoure ne s'inquiètent pas de voir leurs enfants déchiquetés par une bombe, brûlés vifs par un islamikaze. Et, sur ce sujet, tout semble actuellement lié à la guerre Occident-Islam générée par l'impunie Nakba ayant recréé Israël conformément à la Genèse biblique (et avec une déloyauté raciste – anti-amérindienne anti-aborigène etc. – qui n'a de sens, autre qu'outrancièrement raciste, qu'en lisant à la lettre cette Genèse). Nos dirigeants s'avérant ainsi des fanatiques religieux (menteurs pour ceux se disant laïcs), des milliers d'ogives nucléaires sont pointées, unilatéralement, vers le prétendu camp du Mal palestinophile (ou humaniste). Avec notre approbation démocratique, assidûment entretenue par lavage de cerveau médiatique, verbiage "intellectuel" et (en France) interdiction légale (discrète) de la liberté de pensée. Oui, alors… il y a en face des bombes (petites et visant les innocents désarmés), de la part de fous de haine. Cela n'intéresse donc personne de le comprendre ? Cela n'intéresse donc personne de prévenir cette guerre ? – en envisageant de rapatrier les Israéliens, 5 millions d'envahisseurs parmi les 15 millions d'Israélites mondiaux. Soit, continuons à foncer droit dans le mur… Il y aura sans doute du sang, des larmes, et dans cette guerre, je vois notre côté comme un camp de salauds (et aveugles), c'est tout. Je me trompe peut-être, mais ce n'est pas bénin et dénué d'enjeu, non, pas du tout.
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Ajout Z84, 04/07/2008, Discussions
* J'ai trouvé intéressant sur Internet une page d'Histoire écrite par des Israélites américains, expliquant les crimes commis en 1948 pour créer Israël, des connivences entre nazis et sionistes, la possession de la Palestine par les Cananéens avant les Juifs, etc. Ce serait sans doute censuré en France en tant que livre, mais chacun peut lire ça sur Internet. Toutefois leur conclusion est celle de Sionistes modérés, voulant revenir à la partition de 1967, en confortant et amnistiant les crimes de 1948 (et la conquête des USA bien sûr, aucunement rendus aux Indiens). Ça reste si injuste et raciste que ça ne conduit pas à une paix crédible, je crois. Je présente sur ma page américaine la lettre que je leur ai envoyé.
* J'ai aussi découvert le site Yahoo Québec Questions/Réponses, où on peut demander n'importe quoi, en recevant plein de réponses. Au chapitre religions, j'ai demandé :
Pourquoi le judaïsme n'est pas accusé de racisme?
Dire que Dieu préfère les Hébreux aux autres humains (descendants de Canaan etc.), ça ressemble à la religion Nazie disant que Dieu préfère les Aryens, ou la religion Apartheidienne disant que Dieu préfère les Blancs. Le principe de liberté religieuse ne tient pas debout pour couvrir n'importe quoi.
Donc il doit y avoir une explication honorable, quelque part. Il est étrange que l'éducation ne me l'ait pas fournie, mais des Israélites honorables pourraient ici m'expliquer, ou des observateurs de tous bords.
PS. Je suis juif de sang (mais pas de religion) marié à une non-juive.

J'ai reçu des propos de haine pour cela, mais pas l'explication honorable demandée pour me faire comprendre le bien-fondé innocent de cette position judaïque que je méconnaîtrais :
• (Ad.) Le judaïsme était au départ la religion des hébreux, c'était logique pour eux de se considérer comme peuple élu. Si tu y fais attention, les évangéliques américains en font tout autant d'eux-mêmes.
--> Oui, racisme ordinaire autrefois, dans le monde morcelé (tribal) et avant l'invention de l'humanisme (Bouddha? Jésus?) mais pourquoi n'est-il pas condamné dans le monde d'aujourd'hui ?
• (PV) Le mot racisme devient à la mode dans cette rubrique. Je refuse de répondre à cette question scandaleuse ! Surtout d'un juif "de sang". Tu es donc de "race juive" ou simplement un nazi ? Abus signalé. Antisémitisme et diffamation.
--> C'est le mécanisme ordinaire : diabolisation pour éviter de répondre, grâce à Hitler. Affligeant. Si la question est stupide, pourquoi ne pas clarifier et dissiper le malentendu comme c'était explicitement demandé ? Nazi : national-socialiste, je ne suis ni nationaliste ni socialiste (Moi, je serais d'avis de supprimer les privilèges des fonctionnaires et abolir toute frontière dans un monde uni gouverné par les majoritaires asiatiques – l'accusateur est vraisemblablement plus national-socialiste que moi). J'exprime en clair l'innocence du sang sémite en disant que c'est la religion judaïque qui mérite apparemment les accusations, c'est un contraire de l'antisémitisme ; par contre, cacher les Israélites éventuellement tous fautifs derrière l'innocence du sang sémite, c'est une incitation forcenée à l'antisémitisme, confortée par la demande de censurer le débat explicatif départageant innocents et coupables. Retour à l'envoyeur.
• (Bé) T'es "juif de sang" ??? Déjà, l'expression est ridicule.... Ensuite, t'as un compte yahoo tout neuf. Pour finir, ta question est pathétique. Si t'es pas un gros troll moisi, je ne sais pas ce que tu es...
--> Mépris et insulte, ici ce n'est pas une question appelant réponse (si mes mots pouvaient choquer, ils demandaient en clair à être redirigés). J'ai tout de même répondu: "le dictionnaire Maxi-Dico donne 3 sens au mot juif: 1/ peuple hébreu revenu en Judée, 2/ descendant de ce peuple, 3/ pratiquant du judaïsme. Je suis 2 abâtardi mais ni 1 ni 3, qu'est-ce que ça a de ridicule ?"
• (Ré) Dire que tu es juif de sang, c'est du racisme pur et simple, car être juif, c'est pratiquer une religion et pas appartenir à une race. Ce sont justement les nazis qui ont propagé cette idée que l'on pouvait être juif de sang, selon que tu aies un ou deux ou trois grands-parents juifs, tu étais juif ou pas........ théorie imbécile s'il en est, qui a conduit des millions de personnes pratiquantes et non pratiquantes, et même des catho considérés comme "de race juive" dans les chambres à gaz. Etant profondément athée, je réfute la thèse selon laquelle Dieu (quel qu'il soit) aime plus celui qui l'honore, et je reste persuadée que la religion (quelle qu'elle soit) ne sert que de prétexte aux hommes pour s'imposer à d'autres. Et voili, et voilà.
--> Réfuter : démontrer faux. Où est la démonstration ? J'ai répondu "porte plainte contre Maxi-Dico, pas contre moi qui l'ai lu naïvement."
Elle a répondu "Puisque tu m'attaques personnellement, je réfute la définition qui est donnée également dans le Larousse encyclopédique, "personne appartenant au peuple juif", car il n'y a pas pour moi de "peuple juif", il y a diverses populations qui pratiquent la religion juive et basta. Rien de commun entre un hassidim de Pologne, un falacha, ou un séfarade du Maroc, sinon une religion commune, et encore... avec des variantes !!!"
--> Je n'attaque pas, je demande et je pare les gifles injustes. Je n'ai pas dit "le judaïsme est à condamner comme raciste", j'ai dit "le judaïsme paraissant raciste, quel est le plaidoyer de défense dissipant le malentendu ?". Certes, si ce n'est pas un privilège raciste que de donner aux Juifs ce qui est refusé à tous les autres au monde, c'est que c'est un privilège religieux, une victoire de la dominance religieuse armée (nucléaire), c'est aussi grave. La question demeure entière : où est le judaïsme honorable dont j'espérais qu'on m'expliquerait la logique ? Qui plus est, si la notion de race juive est du racisme, il faut interdire pour incitation au racisme la Genèse, qui dit que Dieu glorifie la postérité d'Abraham, sa lignée, et qui présente avec complaisance l'endogamie (voire l'inceste) préservant pur le sang béni. Si cet eugénisme méprisant le sang vil est effectivement un racisme sévère, les religions bibliques me paraissent passibles des tribunaux. Si Jésus et Mahomet ont tout dénié de cela (parabole du Bon Samaritain, etc.), il faudrait au moins une réforme drastique pour ne se référer qu'à la version corrigée sans plus réciter les errements antiques (au risque de priver de leurs armes les Sionistes). J'aimerais qu'on m'expose la version corrigée du judaïsme, exempte de racisme. Si elle est impossible par principe, ce serait une forme de réponse, hélas. Autre chose: s'il est odieusement raciste de dire qu'un acte antijuif est raciste (plutôt qu'acte de guerre religieuse), alors la loi française, la quasi totalité des politiciens, des journalistes, des responsables du CRIF, est passible des tribunaux. Avant moi, qui les avait bêtement cru, ces leaders ayant le monopole de la parole publique. Cela mériterait au moins débat, avant condamnation éventuelle.
• (Ma) Toutes les religions au départ ont prôné pour des raisons d'unité les mêmes principes ; Dieu préfère ceux qui suivent que ceux qui sont mécréants à ces religions. Quant à comparer cela à la "religion" nazie qui gommait Dieu et préférait les anciens dieux nordiques, tu es inculte. Enfin être "juif de sang" est tellement con comme affirmation à moins que ta femme te reproche d'être juif et que tu ne sais plus quoi dire pour avoir la paix.
--> J'ai répondu: "oui, je suis inculte, ce n'était pas la question, remplace "la religion nazie" par "une religion néo-nazie", ça ne change rien au problème posé, actuel." Les insultes en prime éloignent un peu plus de l'honorabilité que j'attendais. Dire que le dictionnaire est con n'est pas forcément faux, mais insulter celui qui le lit scolairement me paraît injuste.
• (He) Si tu avais la moindre culture juive, tu saurais que Dieu ne fait acception de personne. Le fait que le peuple d'Israël soit élu, lui a rapporté plus d'inconvénients que de profits. Ce peuple a été élu pour montrer un exemple au monde et il continue de l'être. Dieu châtie ceux qu'il aime. Etre élu de Dieu ne donne pas que des avantages, mais il y en a. Que ça plaise ou non.
--> J'ai répondu : "1/ Si Dieu aimait les Juifs et n'aimait (comparativement) pas les non-juifs, il serait passible de tribunal pour racisme, c'est bien la question. 2/ Si Dieu donne l'exemple (à suivre) avec le peuple juif, alors : après avoir rendu Israël aux Juifs, rendons les USA aux Amérindiens. D'accord ? 3/ Avec toute votre superbe culture juive que je n'ai hélas pas, pourquoi ne répondez-vous pas à la question ? Si je ne reçois que des insultes crachant sur la question au lieu d'y répondre, ça signifierait qu'elle n'a pas de réponse. Je serais extrêmement triste, concluant que l'accusation n'est pas du tout "infondée" mais totalement "interdite", mettant le doigt où ça fait trop mal, imparablement par le discours justificatif."
• (Ma) Les israélites adorent Elohim YHWH, le dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, c'est le dieu tribal des hébreux, autrefois une tribu de nomades, autrefois chaque clan avait ses elohim qui protégeaient le clan, et Elohim IHWH protège les hébreux, c'est parfaitement logique.
Ce qui n'est pas logique c'est :
1) s'appeler Christophe et prétendre être juif !
2) un juif ne dira pas qu'il est juif de sang mais il dira juif de naissance, tu veux probablement dire que tu as un ancêtre que tu soupçonnes d'avoir été juif, ou bien est ce ton nom de famille qui est un patronyme juif.
Tu trouveras dans la Genèse les raisons de la malédiction de Canaan.

--> J'ai répondu : "1/ Au lieu de décréter l'illogisme, demande la logique. Mon arrière grand-père israélite a refusé d'épouser mon arrière-grand mère (puisque non-juive), donc le fils a été intégré catholique, choisissant les prénoms suivants en fonction, mais Abraham est un de mes ancêtres. 2/ Plein de peuples croient en un Dieu veillant sur eux, mais les monothéistes bibliques prétendent que leur Dieu est le seul Dieu, ayant choisi (racistement ?) le peuple Hébreu (ou Aryen ou Blanc), c'est ça qui me chagrine. 3/ La Genèse me dit que Canaan (condamné à l'esclavage par le béni Noé) est maudit car... son père a vu, par inadvertance, son grand-père nu (parce que celui-ci, saoul, s'était déshabillé). A titre d'anecdote dans un conte pour enfants, pourquoi pas, mais faire la guerre et expulser/tuer des innocents au nom de cela, 5000 ans plus tard, ça ne me paraît pas une "explication" convainquante." Et je ne vois pas pourquoi le vieux mot "sang" plutôt que chromosomes ou gênes est condamnable.
Il a répondu : "1/ dis moi donc dans quelle religion on reconnaît des dieux d'autres religions, dans quelle religion en parle t'on seulement ? aucune ! alors pourquoi le dieu d'Israël ferait il exception ? Il demande fidélité comme le font les dieux des religions. 2/ tu devrais faire des démarches pour redevenir juif, avec tes antécédents ça sera plus facile que pour un banal converti, c'est ce que font les juifs dans ton cas. 3/ Le crime reproché à Canaan était bien plus grave que ce que la Bible révèle en surface, il faut lire entre les lignes, de nombreux commentaires et midrashim expliquent comment Canaan (ou Cham) a en fait castré Noé, afin qu'il ne fasse plus d'enfants et ne divise encore plus la terre ; quand Noé s'aperçut de ce que lui avait fait son petit-fils il dit à Cham : " Maintenant je ne peux plus engendrer les 4 fils dont j'aurais donné l'ordre que leurs descendants te servent toi et tes frères, il faut donc que ce soit Canaan qu'ils prennent pour esclave." Un mythe similaire se retrouve dans la mythologie grecque, quand Cronos castre son père Ouranos, ensuite c'est Cronos qui a son tour est castré par Zeus. Ce mythe horrifia tellement les Sages qu'ils évacuèrent complètement la castration de Noé tout comme le firent les Grecs jusqu'à l'époque chrétienne pour la castration de Cronos. Cependant le remplacement du prêtre de dieu du fait d'une telle infirmité fut gardé par la tradition juive.
--> On m'a dit que les Romains casaient leurs dieux dans leurs conquêtes, acceptés en plus des dieux locaux, sauf en Israël, où le monothéisme était farouche, et si toutes les religions encensent leur peuple de naissance en méprisant l'étranger, cela relève partout du racisme. Ensuite, condamner dès la naissance des enfants pour un crime de leur ancêtre me paraît monstrueux, même si c'était un crime grave. Enfin, rien au monde ne me paraît justifier l'esclavage héréditaire de lignées "maudites", rien, c'est ce que j'appelle un Crime contre l'Humanité, contre l'Humanisme en tout cas. Ce texte, repris par les chrétiens, a pu générer l'esclavage noir sous approbation religieuse, c'est monstrueux. Peut-être que Vatican II a reconnu les énormes fautes passées, est-ce que le Judaïsme a fait pareil ou continue-t-il à vénérer ce texte dit sacré ?
• (Le) personne n'est ceci ou cela de sang, ça ne veut rien dire, aucun juif (tout court) ne parle des juifs comme tu le fais, donc j'en déduis que tu es un homme amer, qui a besoin de d'enfoncer les portes ouvertes pour exister, tu fais pitié, reprends ton épée, et retape dans l'eau ça te soulagera !!!
--> Peut-être suis-je amer, faisant pitié, nul, d'accord. Mais je n'ai pas d'épée, moi, contrairement aux sionistes israéliens, américains, français. Je ne prétends nullement incarner le "bon juif parfait", aucunement. Seulement, à la totale différence des nazis, j'estime mon sang juif innocent, mes neurones matheux sans culpabilité morale innée. Il y a eu erreur de colère, absolument, chez Hitler, mais la question demeure : la RELIGION juive n'est-elle pas coupable, fondée sur un racisme qui s'est retourné contre ceux qu'elle voulait favoriser ? Je ne tape pas dans l'eau pour éclabousser, je demande quelle est la réponse à une grosse anomalie apparente, cherchant la lumière qui me réconforterait.
• (Di) Critiques nombreuses sur "juif de sang" il a voulu par là signifier que l'on est juif par la mère, donc par son sang. Il n'est nullement question de race.
--> J'ai répondu : "dans la famille où a atterri mon grand-père, seuls les mâles de sa descendance à lui ont médicalement besoin d'être circoncis. Je n'en fais pas une affaire de sacralité, mais je constate cette bénigne tare héréditaire, qui me rend passible de chambre à gaz selon un Hitler n°2."
• (Ré) Et comme tu donnes un détail croustillant, sache que l'opération médicale de la circoncision (pour phymosis par exemple) ne donne pas le même résultat que la circoncision religieuse. Le chirurgien qui a opéré mes fils, pour des motifs médicaux, m'a bien expliqué la différence, avec force photos à l'appui, partie de rigolade qui a détendu l'atmosphère !!
• (Be) et accusé dieu de génocidaire (déluge, sodom et gomore)... Pour être taxé de racisme il faut un peu plus qu'un texte écrit il y a plus de 2000 ans... Tu devrais relire la définition de racisme...
--> Racisme: "Préjugé qui affirme la supériorité d'une race". Oui, vénérer aujourd'hui la Genèse biblique affirmant que Dieu préfère le peuple descendant d'Abraham, c'est pleinement dans le sujet. Mon camarade de classe portant très fièrement la kippa, après quatorze ans d'éducation religieuse intense, disait que les Juifs sont des sortes d'extra-terrestres surhumains, pas des vulgaires humains comme les autres. Je ne le retrouve pas sur Copainsdavant, il a peut-être émigré en Israël, Terre Promise selon les rabbins, conquise par la force et avec nettoyage ethnique impuni, approuvé par tout l'Occident, maître du Monde. C'est extrêmement actuel. Quand un porteur de kippa est tabassé quelque part, c'est dénoncé immédiatement sur tous les médias comme acte d'antisémitisme, de racisme absolu - moi, je doute, peut-être que c'est une réaction haineuse à un racisme religieux ostentatoire. Il devrait y avoir débat pour évacuer cette lecture possible.
• (Pr) Beuf, hein ? Le judaïsme est une histoire de famille. Elle concerne tous les descendants d'Abraham. Accuser le judaïsme de favoritisme pour la postérité d'un seul gars revient à accuser un père de famille de racisme parce qu'il préfère donner à ses enfants avant les autres.
--> J'ai répondu: "oui, je n'aime pas la déloyauté du favoritisme filial, personnellement, la richesse de naissance façon 1788 ou ParisHilton, mais ce n'était pas la question. C'est quand une lignée devient un peuple que se définit le mot racisme, au sens premier (certes pas "racisme anti-jeunes" etc). Source:Maxi-Dico.". Le problème posé au départ reste entier: les néo-nazis préférant les Aryens favorisent leurs cousins, de même que les antinoirs préférant les blancs, en quoi cela les excuse-t-il ? Pourquoi, ultra-spécifiquement, la favorisation projuive est-elle intouchable ?
• (Yv) non, Dieu a choisi l'Islam, la vérité ultime ; le reste est que falsification, erreurs etc. ; donc pourquoi l'islamisme n'est pas accusé de racisme ? bref je te retourne la question, à ce compte toute les religions peuvent être taxé de cela ; vu l'orgueil que cela véhicule dans l'âme humaine pervertissant les bonnes choses.
--> Je n'ai pas lu le Coran mais je ne crois pas qu'il affirme la supériorité innée d'une lignée étendue à un peuple. Les Indonésiens ou Pakistanais musulmans se croient autant promis au Paradis d'Allah que les Arabes. Puisqu'un mal-né peut se convertir à l'Islam prosélyte, comme à la chrétienté ou au bouddhisme, ça n'a rien à voir je crois avec la situation du judaïsme, glorifiant la royale descendance d'Abraham sans la correction humaniste du Christ.
• (Fin) J'ai finalement choisi comme MEILLEURE RÉPONSE ces mots: "Si tu avais la moindre culture juive, tu saurais que ... Le fait que le peuple d'Israël soit élu … Ce peuple a été élu pour montrer un exemple au monde et il continue de l'être. … Etre élu de Dieu ne donne pas que des avantages, mais il y en a. Que ça plaise ou non."
--> J'ai commenté : "Un Dieu universel pratiquant la discrimination raciale ? Je pleure, j'espère un autre judaïsme…"
Pour le judaïsme commun, sioniste (dur 1968 ou modéré 1949) ou non sioniste (communautariste exilé), orthodoxe ou non, la réponse semble être : le judaïsme n'est pas accusable de racisme… du fait du rapport de forces (politique, médiatique, militaire, religieuse, sociale, économique, "intellectuelle") ; s'il était accusé, il serait évidemment condamné – sinon, l'accusation que j'envisageais aurait été démontrée se tromper.
Bien sûr, ce n'était qu'un premier essai, avec quelques Internautes, et je suis tout disposé à changer d'avis si quelqu'un m'apporte un jour l'argumentaire que j'ignore. En attendant, je broie du noir. Je ne suis plus convaincu que les victimes d'Hitler (bébés exceptés) étaient des innocents, je crains que le Monde soit gouverné par les pires monstres qui soient, quel cauchemar...
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Ajout Z85, 19/07/2008, Dix commandements
    J'ai lu sur Yahoo Questions/Réponses que les textes sacrés des monothéistes étaient des écritures humaines imparfaites, à l'exception de deux, venant de Dieu Lui-même: les 10 commandements des Israélites et le Coran des Musulmans. Je lirai le Coran, mais j'ai rapidement jeté un œil aux 10 commandements (Exode 20/3-17), trouvés sur Internet avec l'aide de Google. J'ai été frappé que ces 10 bases imposent l'adoration religieuse mais pas l'altruisme (ni le partage équitable des richesses matérielles), interdisent l'adultère mais pas l'esclavage héréditaire (ni la violence conjugale ou patronale, le viol, la dictature, la torture). Le fait d'imposer un jour de repos obligatoire sur sept pouvait avoir du succès dans le rude monde d'antan, mais d'autres commandements sont invraisemblables. J'ai posé la question :
Le Commandement 2 est-il criminel contre l'Humanité ?
"moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, 6 et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements".
Quoi? Les enfants ne naissent pas innocents ? Mais punis pour l'incroyance de leurs aïeux ? Ou bénis (quoi qu'ils fassent) du fait de leur ascendance ?
[J'y vois tous les malheurs du Monde: l'esclavage, le génocide amérindien, l'asservissement aristocratique, la Shoah, la Nakba (donc le terrorisme). Jésus n'aurait-il pas dû renier ça, comme la Genèse (esclavagiste, misogyne, génocidaire) pour être admiré ? L'a-t-il fait en étant censuré ?]

    J'ai reçu 15 réponses : des incroyants ont rigolé, des croyants ont commandé qu'il s'agit d'un ordre indiscutable. J'ai choisi comme meilleure réponse celle de A. : "Les réponses que tu reçois sont édifiantes ! Même le nez dans leur caca ils disent que ce n'en est pas !" et j'ai conclu : "Hélas. J'espérais qu'on me ferait comprendre l'honorabilité d'une autre lecture." Navrant, oui. Personne n'a expliqué l'honorabilité possible de ce Dieu.
    Clairement, cela me confirme que l'Ancien Testament Biblique, comme la Torah Judaïque, sont "criminels contre l'Humanité" à mes yeux, aucunement la source de ma morale. J'ai peut-être une morale chrétienne (sans Dieu), puisque Jésus Christ a renié l'Ancien Testament sans le dire ("tendre l'autre joue" au lieu de "œil pour œil, dent pour dent", etc.), mais l'Eglise – protestante ou catholique ou orthodoxe (peut-être pas cathare ou marcyonniste) – sanctifie autant les Ancien que Nouveau Testaments donc ne ne me paraît moralement pas crédible, du tout. Et le judaïsme (Ancien Testament seul, sans correction humaniste envers les non-juifs et les pauvres) se confirmerait me paraître criminel, intégralement.
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Ajout Z86, 08/08/2008 (8/8/8...), Pas tout seul…
    Sur Yahoo Questions/Réponses, j'ai vu posées les questions que je me pose, et qui sont totalement passées sous silence par les journalistes et "intellectuels":
êtes vous convaincu de la raison de la fondation d'israel?? (si oui les indiens d'amerique peuvent demander après 2000 ans de fonder un pays et de chasser les americains!!!!) lien
J'ai ajouté:
"Je ne suis pas du tout convaincu, non.
Si ça avait un rapport avec la 2e guerre mondiale, il fallait donner aux martyrs l'Allemagne (ou l'Allemagne-Autriche- Pologne-Italie- France), pas s'en prendre aux innocents Palestiniens.
Si ça avait un rapport avec la possession antique, il faudrait chasser les Israéliens pour donner leur terre aux Cananéens, là avant.
Pourquoi cette question ne fait-elle pas l'objet d'un débat public télévisé? Nous laverait-on le cerveau par hasard? Pourquoi la gauche et droite politique n'abordent pas une seconde cette question? Sans Internet, cette question serait impossible en Occident, et Internet est menacé, diabolisé...
"
– Quel est l'origine du conflit au proche orient (historiquement parlant)? lien
Les réponses ont été le sionisme et la réparation de la seconde guerre mondiale. J'ai ajouté:
"Il y a eu des tas de conflits au Proche-Orient, et tout dépend où on fait remonter le départ.
En tout cas, ce qui tourne autour du conflit Occident-Islam (1948-2008) débute avec la Nakba, purification ethnique, raciste, commise avec le plein soutien de l'ONU, dominé par l'Occident.
Comme on le dit dans une autre question, la position occidentale ne tient pas debout, incarne le Mal: pourquoi rendre Israël aux Hébreux sans rendre les USA aux Amérindiens? Réponse: le racisme armé d'ogives nucléaires unilatérales. Et on s'étonne de la haine rencontrée? Ignorant que les populations ici (en démocratie, indirecte...) sont doublées, intoxiquées, par les dominants, les victimes croient coupables les peuples d'Occident. Drame et injustice croisée. Erreurs de colère.
"
    Bref, d'autres que moi ressentent la même injustice, totalement censurée par les prétendus détenteurs de la pensée, de l'intelligence, du sens critique, de la liberté et j'en passe. En un sens, c'est rassurant: je risque moins d'être tué pour faire taire mes questions. Mais ça confirme le bien fondé, non psychotique, de mon sentiment d'injustice, avec lavage de cerveau généralisé pour les esprits communs.
    Autres questions intéressantes, surtout par les réponses qu'elles m'ont fait écrire:
Les sionistes ont-ils dans l'idée de faire voter des lois pour poursuivre les anti-sionistes pour antisémitisme? (A force de taxer l'antisionisme d'antisémitisme, d'accuser les antisionistes de revêtir l'habit neuf de la judéophobie, ça ne m'étonnerait pas le moins du monde, que le lobby sioniste réclame une loi pour que cesse les critiques contre israél et sa politique raciste à l'encontre des palestiniens. A votre avis, dans combien de temps, risquons nous de voir ce type de demande pointer le bout de son nez? Après l'éviction de Bruno Guige, l'agression d'Alain Soral, et les tentatives d'isolement de Dieudonné, je penses que les sionistes sont prêts à franchir un autre cap.) lien
    Il y a eu moitié "Non France terre de Liberté" et moitié "Oui, que Allah maudisse la France sioniste". J'ai ajouté :
"Une loi pour bénir le sionisme existe déjà en France: la loi Fabius Gayssot, qui menace de prison les fantômes de Bouddha et Descartes, car le volet sceptique de leur pensée échappe à l'argumentaire "Shoah implique Israël". C'est lié: dans son discours au CRIF, Sarkozy a développé 2 points liés: l'enseignement de la Shoah dans les écoles, l'indéfectible amitié franco-israélienne (validant les crimes de guerre de 1948...)." Source: "Echapper à la dictature réaliste".
Soutenez-vous le peuple Izraëlien dans son combat pour sa survie ? (Et aussi dans son combat contre tous les intégristes qui veulent sa destruction. En espérant qu'ils finissent par réussir à éliminer cette menace pour tous les hommes libres !) lien
Il y a eu moitié "Oui Israël en première ligne contre le Mal" et moitié "Non, Israël assassin". J'ai ajouté :
"Si j'avais été né en 1961, je n'aurais pas soutenu le peuple "pied noir dans son combat pour sa survie", non, pas du tout. J'aurais dit: la colonisation a assez duré, rappatrions-les, accueillons-les, généreusement, indemnisons leurs victimes.
Si on me dit que les israéliens n'ont pas d'autre patrie, c'est faux: il y a plus d'israélites aux USA qu'en Israël, il n'y avait aucun besoin vital de créer Israël, de chasser les Palestiniens.
Si on me dit que Israël appartenait aux Israëliens avant l'arrivée des Palestiniens, je répondrais: d'accord, alors commençons par rendre les USA aux Amérindiens. Pas question? OK, mais vous n'êtes pas crédibles.
" Je n'ai pas ajouté "vous semblez odieusement raciste, cachés derrière la liberté religieuse ou le communautarisme laïc".
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Ajout Z87, 28/09/2008, Instructives découvertes sur Yahoo Q/R
    J'ai trouvé via Yahoo Q/R finalement plus que partout ailleurs, peut-être. Trois points majeurs je crois :
• Un renvoi à une présentation d'un livre à paraître, écrit par un Historien Israélien ("Comment fut inventé le peuple juif" par Shlomo Sand), expliquant que les Israélites ne sont pas spécialement les descendants des Hébreux [Historiquement, les Romains n'ont pas exilé les Hébreux contrairement à ce que raconte la légende religieuse. Une partie des Hébreux se sont convertis au Christianisme, puis la majorité à l'Islam lors de l'invasion Arabe. Par contre, le judaïsme était au départ prosélyte et il y a eu des conversions à la judéité sur l'ensemble du bassin méditerranéen, puis au Yemen, puis en pays berbère (avant conquête de l'Espagne avec les Arabes), en pays caucasien khazar (avant migration vers les pays slaves et germains). Les Juifs du monde entier ne sont plus des réfugiés persécutés mais des citoyens pratiquant une ethnocratie sans frontière.] J'ai aussi entendu dire que des Juifs éthiopiens, à la peau noire, avaient été très mal accueillis en Israël, bien qu'ils se disent sincèrement autant juifs que les Ashkénazes d'Europe Orientale et Séfarades Hispano-Maghrébins. J'en tire plusieurs conclusions: 1/ Je découvre que les Israélites ayant envahi la Palestine n'étaient peut-être pas descendants des Hébreux, et les Palestiniens qu'ils ont chassés étaient peut-être descendants des Hébreux… Il n'y aurait donc pas eu réparation historique (au contraire), mais simple guerre de religion victorieuse. C'est un peu comme si les fans des Beatles du monde entier chassaient les Britanniques au nom de leur adoration protocolaire à eux, envers ce pays de leurs idoles, et cela serait couvert par la menace atomique unilatérale, au nom de la paix et de la lutte anti-terroriste… Effarant. 2/ Je devrais corriger en disant que la recréation d'Israël n'est donc pas simplement raciste, puisque des berbères et caucasiens ont écrasé des sémites en se prétendant plus sémites qu'eux. Toutefois, l'endogamie a isolé cette population religieuse particulière, et cela en a plus ou moins fait une forme d'ethnie composite, de communauté fermée en tout cas. Ce rejet de l'autre ne serait ni du racisme ni de la xénophobie mais de l'intolérance religieuse dominatrice avec interdiction de conversion (depuis quelques siècles)… la variante laïque de Ben Gorion étant un pur communautarisme agressif, déconnecté de son fondement religieux initial (comme le communisme a pu être - avant dérive - un pur altruisme de partage, déconnecté de son fondement religieux chrétien). 3/ Cette analyse historique tend à me conforter dans l'idée que la création d'Israël est un scandale, qui devrait être réparé pacifiquement par rapatriement, façon Pieds-Noirs. Israël serait rayé de la carte sans tuer personne, en n'expulsant que les expulseurs confirmés. Toutefois, ce n'est pas le point clé de mon argumentation personnelle : je crois peu les Historiens, de tous bords ou toute prétendue objectivité, et ce qui me choque le plus est la domination américano-sioniste, outrancièrement raciste en réparant pour les (prétendus) Hébreux ce qu'il est interdit de réparer pareillement pour les Amérindiens. 4/ Quant à savoir pourquoi il y a eu conversion autrefois au judaïsme, j'entrevois une possibilité socio-économique : cela donnait accès aux métiers de la banque (autrefois interdits au Chrétiens), du commerce (notamment international), de la culture, favorisait l'enrichissement déloyal par piston de puissants envers leurs coreligionnaires (principe universel de piston familial assorti de super-famille religieuse). D'où le "problème juif", qui n'était (et n'est) pas un problème raciste mais était (et reste) un problème politique et moral. La loi Française devrait être corrigée quand elle assimile les mots anti-juifs (ou anti-israélites) à des mots racistes, il s'agit d'hostilité politico-religieuse, comme les propos anti-islam ou anticléricaux ou anti-athées ou anti-francs-maçons. Cette correction lucide, et même les débats publics préparatoires, ne se feront pas puisque le pouvoir est très clairement aux mains des pro-juifs, se prétendant représentatifs des peuples. 5/ Pour trancher le débat historique, scientifiquement, il serait possible de récupérer l'ADN sur des squelettes israéliens du 1er siècle avant Jésus-Christ, et de le comparer aux ADN des Juifs et Palestiniens actuels. Peut-être que Yasser Arafat s'avérerait plus Hébreu que Menachem Begin… Ruinant le discours sioniste, entraînant le rapatriement des Israéliens, la poursuite pénale des Criminels de guerre sionistes occidentaux (et des électeurs ayant soutenu l'atrocité des expulsions "purificatrices" sans retour – ce serait très possible dans une démocratie mondiale, devenue honnête et humaniste donc à majorité asiatique), l'extinction de l'injustice extrême subie par les Musulmans, donc la disparition vraisemblable du terrorisme islamiste (inexistant avant 1948). Si cette voie simple et puissante, pacifique, n'intéresse rigoureusement personne, c'est apparemment qu'on nous cache quelque chose d'inavouable. Ou… le dogme religieux judéo-chrétien prime sur la réalité des faits, mais il ne faut pas le dire. 6/ Je ne suis pas réaliste, et je répète que cette voie historique n'est pas la mienne, le problème qui me choque est le racisme américano-sioniste, qui serait identique si les Israélites étaient 100% Hébreu et les Palestiniens 0% (hypothèse par exemple où ce livre serait un canular, révélé l'an prochain).
• Une question renvoyait à un site vendant des tests ADN pour savoir si l'on fait partie ou non du peuple juif, élu de Dieu. De manière intéressante, sont distingués trois haplogroupes : les Levi, les Cohen, les Ashkénazes allemands. Cela semble confirmer que les Ashkénazes seraient une entité religieuse isolée par endogamie avec embrigadement des enfants, mais dont la relation génétique aux Hébreux n'est en rien établie. Certes, le fait que les Levi et Cohen (missionnaires ?) aient adopté ces gens dans l'Antiquité, avec croisement entre eux, peut générer un rapprochement artificiel, suscitant partiellement le caractère raciste du problème religieux (pour cette religion qui n'est plus prosélyte depuis longtemps).
• Une question/réponse signalait que le monde compte 12 millions d'Israélites, dont 139 Prix Nobel, et 1000 millions de Musulmans, dont 6 prix Nobel, ceci faisant penser à une religion puissamment éveillante d'intelligence contre une religion abêtissante. Je ne suis pas du tout d'accord : 1/ L'exemple du Prix Nobel de littérature symbolise le fait que ces prix sont attribués par piston, pas du tout par jugement objectif, les traductions faisant perdre l'essentiel du charme littéraire, le choix portant donc sur d'autres critères que l'intérêt de l'œuvre pour tous. S'il y a dans les comités d'attribution 20 fois davantage de Juifs (ou protestants judéophiles) que de Musulmans, ce qui paraît très plausible, le comptage final serait naturellement tel. 2/ Par expérience, je sais que les signataires de découverte sont généralement les chefs d'équipe, souvent nuls en capacité inventive et rigueur logique, mais fins menteurs (pour le financement maximal) et très ambitieux, peut-être sur-diplômés par accès privilégié aux secrets sujets d'examen et concours. Donc oui, cela peut tendre à élire (à tort) des profiteurs déloyaux, parmi lesquels il peut y avoir un taux particulièrement élevé de Juifs si les caricaturistes judéophobes ne sont pas complètement dans l'erreur. 3/ Bref : le cas Nobel ne ferait que confirmer que les Israélites forment une communauté qui compte beaucoup de dominants, rien de neuf à cela (si ce n'est que le livre cité plus haut suggère que la conversion au judaïsme a pu rassembler précisément les tempéraments ambitieux déloyaux), et cela n'oblige nullement à conclure qu'être israélite rend l'intelligence supérieure. Lors de mon parcours scolaire, j'ai côtoyé 5 camarades israélites [et 1 judéophile fervente], leur rang dans les classes de 35 élèves (dont j'étais 1er ou 2e) était peut-être 5e (JA), 15e (JAS), 20e (MJR), 25e (JS), 30e (NBA) [, 35e (SM)] – cela n'avait rien d'impressionnant, du tout, le fait qu'ils aient tous accédé aux prestigieux métiers de pouvoir et récompense ne semble aucunement lié à leur brillance en situation d'égalité des chances. Peut-être que certains gênes Lévi ou Cohen prédisposent à la bosse des Maths (expliquant mes succès et ceux de certains de mes cousins, descendants d'un fils naturel d'Israélite, adopté en pauvre famille catholique puis anticléricale), mais le problème de la favorisation déloyale des individus moyens parmi les coreligionnaires reste entier – ayant pu susciter la conversion de familles au judaïsme, puis la rancœur antijuive, puis l'officielle favorisation projuive (sioniste et anti-antisémite).
    Finalement, ma réflexion a grandement avancé, merci Yahoo Q/R. (Même si ça ne conduit qu'à tristesse et pessimisme, renforcement du sentiment d'injustice)
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Ajout Z88, 20/02/2009, Evêque négationniste
    Ces jours-ci, j’ai vu aux informations le scandale éclaboussant le pape, au sujet d’un évêque intégriste, dont l’excommunication a été levée alors qu’il était négationniste – le pape ayant ensuite démenti avoir eu préalablement connaissance de ces propos, et exigeant de leur auteur un démenti catégorique pour être effectivement réintégré dans l’Eglise, soucieuse de bonnes relations aujourd’hui avec le judaïsme. Peu m’importait ces affaires internes au monde croyant. Mais les images que j’ai vues, présentant les propos de l’évêque en question – dit « négationniste et antisémite » par le journaliste présentateur – ne confirmaient pas du tout ces jugements. Il s’agissait peut-être d’un court extrait, le reste pouvant s’avérer bien pire.
    Mais aujourd’hui, j’ai trouvé une trace écrite détaillée, aidant à me faire une opinion sur cette affaire :
MSN Actualités
AFP - jeudi 19 février 2009, 22h51
« L'Argentine somme l'évêque négationniste Williamson de quitter le pays
[…] l'évêque britannique Richard Williamson […] ses thèses négationnistes […] Deux jours avant le décret pontifical, Richard Williamson avait déclaré à une télévision suédoise: "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz". […] Le ministère de l'Intérieur a rappelé, ensuite, que "l'évêque Williamson est devenu connu après avoir fait des déclarations antisémites à un média suédois, dans lesquelles il a mis en doute l'Holocauste dont a été victime le peuple juif". "Pour ces raisons, qui s'ajoutent à la ferme condamnation du gouvernement argentin de positions qui heurtent profondément la société argentine, le peuple juif et l'humanité entière, prétendant nier une vérité historique, le gouvernement décide (...) de sommer l'évêque lefebvriste de quitter le pays ou de se soumettre à l'expulsion" […] La communauté juive d'Argentine, la plus importante en Amérique Latine, a "salué" la décision du gouvernement. […] Le secrétaire général de l'AMIA, la mutuelle juive, a dit que les déclarations de Williamson "portaient atteinte à la paix sociale dont a tant besoin ce pays". Une plainte devant la justice fédérale argentine pour apologie du négationnisme avait été déposée le 10 février à l'encontre de Williamson par le responsable de l'édition argentine du magazine américain Newsweek. Mgr Williamson, 68 ans, devait également répondre à l'Institut national contre la discrimination (INADI) qui lui a officiellement demandé "d'infirmer ou de confirmer ses propos". »

    J’avais (au départ) omis d’enregistrer cette page, et les moteurs de recherche ne la retrouvaient pas car trop récente. Mais j’ai trouvé une ancienne page complémentaire :
Le JDD.fr – Société 09/02/2009
« Williamson sanctionné en Argentine
[…] Le pape a suscité un flot de critiques en levant, le 24 janvier, l'excommunication de quatre évêques traditionalistes, dont Mgr Williamson, qui a nié la réalité de la Shoah. Face au tollé provoqué par les propos de ce dernier, qui a dit dans une interview ne pas croire à l'existence des chambres à gaz et estimé à 300.000 le nombre de victimes des camps nazis, le Vatican lui a ordonné mercredi de se rétracter. L'intéressé a depuis souhaité voir des preuves historiques avant de revenir sur ses propos. »

--> Mon analyse :
1/ S’agit-il de thèses négationnistes ?
    Ce que j’appelle une thèse négationniste serait ceci : « Je suis historien et je détiens la vérité : j’affirme catégoriquement, et j’estime en avoir les preuves, qu’il est totalement faux que… ». Mais qu’un quidam célèbre, évêque ou acteur, exprime l’opinion, « moi, personnellement, je ne crois pas que… » ne délivre en rien une thèse historique, il exprime un doute, une opinion sceptique. Et le doute personnel quant à des vérités événementielles prétendues n’est en rien un acte d’affirmation, ou un plaidoyer prosélyte. Même si ce Williamson se trompe (comme mon frère daltonien, croyant que le rouge et le vert sont une même couleur), il me semble avoir droit de penser ce qu’il veut, si c’est sans violence aucune. Certes les intolérants fanatiques prennent pour gifle intolérable le doute quant à leurs dogmes, mais en tirer une condamnation immédiate (sans procès ni défense) révèle un contexte d’inquisition dictatoriale. La liberté d’opinion est morte. Et, sachant qu’il est parfaitement permis de nier le génocide des Amérindiens, cette dictature est fondamentalement raciste. Bref, des racistes ostentatoires accusent de racisme un individu se trompant peut-être, et lui interdisent de penser ce qu’il pense, ou exigent un démenti public, quelle que soit sa pensée intérieure. Comme l’autocritique avant exécution, sous Mao. Dictature extrême.
    Sans être brûlé vif, certes, il est insulté, traité de monstre pour être haï par tous ses anciens amis, il est maintenant expulsé… Alors qu’il ne demande qu’à être convaincu par des preuves convainquantes. Non, seuls les experts officiels sont en droit d’avoir accès aux données, éventuellement contradictoires, et il est exigé (sous la menace légale, en Argentine comme en France donc) que tous les autres gens s’en remettent à ces experts. Argument d’autorité, s’opposant à l’intelligence, la force de persuasion. Comme s’il y avait quelque chose à cacher… Loin de la Vérité prétendue, c’est un consensus de professionnels qui fait l’Histoire, et le détail de cette Histoire semble douteux par principe : croire des documents officiels nazis constitue un acte de foi envisageable, mais cela n’a rien d’une preuve inaliénable. Les chiffres officiels de la sidérurgie en RDA étaient paraît-il des faux de propagande, démontrés à la réunification allemande ; j’ai lu qu’aux pires heures maoïstes, les estimations de production agricole chinoise étaient truquées à la base, du fait de la pression menaçante exercée sur les intendants locaux, haussant systématiquement les comptes, jusqu’à ce que les malentendus accumulés aboutissent à une famine… Non, le débat est interdit, car il risquerait d’encourager le doute, de mettre sur un plan similaire les thèses Oui et Non. Blasphème.
2/ S’agit-il de thèses antisémites ?
    Je ne comprends pas en quoi douter du chiffrage ou des modalités pratiques de la Shoah est nier sa réalité* – le drame resterait drame s’il était moindre en nombre et en atrocité. Le discours médiatique paraît truqué, avec avalanche de déformations mensongères. De même l’accusation d’antisémitisme paraît invraisemblable – si un anglo-saxon dit « je crois qu’il n’y a pas eu cent mille chrétiens mangés par les lions romains, mais zéro, et peut-être mille chrétiens décapités par les citoyens romains », en quoi est-ce du racisme anti-latin ??? Que de telles accusations extrémistes soient prononcées par quelque enragé, pourquoi pas, mais quand cela devient la parole quasi officielle de journalistes se présentant comme objectifs, cela me paraît plus que choquant : révélateur d’une pourriture de tout le système dit d’information (ou plutôt : de propagande ou lavage de cerveau).
[* : quant au fait de nier le principe de réalité, comme le font de nombreux sages indiens, il ne me paraît en rien condamnable, s’il n’y a aucune violence associée à ce regard – seuls ceux exigeant réparation s’intéressent infiniment plus à la reconnaissance du passé qu’à la prévention du présent et futur, et il n’y a aucun rapport entre la croyance en une anthropophagie passée et un vœu de manger de l’humain – sauf prouesse oratoire d’amalgame trompeur.]
    Si les détails de la Shoah constituent un dogme sacré, propre à la communauté israélite, celui-ci n’a pas à être imposé à tous les humains, c’est même au contraire cette attitude dogmatique forcenée qui devrait « heurter l’Humanité entière ». Sinon, les Chrétiens seraient pareillement en droit d’interdire que quiconque ose douter du caractère messianique et divin de Jésus, doute (athée ou israélite ou musulman, bouddhiste ou agnostique etc.) affirmé comme « insultant tous les chrétiens et suscitant la haine envers eux, pour leur extermination à nouveau comme dans la Rome antique ». Et les Musulmans exigeraient pareillement que nul n’ose douter que le Coran (maudissant Chrétiens, Juifs et athées) est la Parole de Dieu, la prochaine croisade anti-musulmane s’annonçant exterminatrice, etc. Non, seuls les Israélites ont le droit d’imposer leur dogme. Je trouve ça monstrueux, en terme de domination partisane, intolérante. Et le dire n’est en rien coupable d’antisémitisme (ou de judéophobie, les Israéliens étant « autorisés » à haïr ouvertement les sémites Arabes) : selon moi, un enfant de parents juifs est parfaitement respectable, quel que soit son sang, si ses actes sont loyaux (s’il est hostile au communautarisme raciste, à la domination dictatoriale, au mensonge oratoire). C’est très possible pour un juif (au sens de descendant d’Abraham), je pourrais d’ailleurs en constituer la preuve.
3/ La logique ?
    Le but me paraît clair : les accusations outrancières, mensongères, assorties d’imparable procès d’intention, attirent la haine en retour, et la haine se trompe souvent de colère. Cet évêque risque de craquer et devenir méchant, aveuglément en direction de méchants se plaçant devant des gentils… D’où hurlements en position de victimes… Bref, en hurlant à tort à l’antisémitisme, des extrémistes tendent sciemment à le générer – et donc à obtenir en réparation et gage : le soutien de l’Occident au sionisme, telle semble la mission des sionistes majoritaires parmi les Israélites non émigrés en Israël. Quelques Israélites non-sionistes (mais communautaristes puisque Israélites) se joignent à eux, la situation de "haïs" renforçant le caractère soudé et refermé de la commuanuté. Je ne vois pas l’ombre d’une autre explication, rien. Ce projet raciste très mal masqué est nul, et je résiste. Ce que je ne comprends pas du tout, c’est pourquoi je semble le seul à le percevoir, les chrétiens et athées paraissant tous foncer tête baissée dans le piège… Ils disent que je suis fou ; peut-être, mais de mon point de vue, ils sont très aveugles, moutons, méchants moutons-loups mordant comme on le leur dit.
    Le pire est que cela donnerait presque raison aux plus fanatiques des Israélites, voyant ainsi confirmé leur pensée "les goyim (non-Juifs) sont tous très stupides, profitons-en !". Même si ce handicap était véritable, je serais choqué par l'outil directeur "mensonge" et par le mépris, j'aurais la naïveté (vaguement chrétienne ou plutôt jésuesque) de penser que ce n'est pas désespéré : un non-Juif est capable de doute logique, sans être par sa race programmé pour haïr comme on le lui indique. Je me trompe peut-être, j'espère que non, simplement. Peut-être que des foules de gens lucides sont étouffés, et l'acceptent en soupirant, ne disant pas à haute voix ce qu'ils pensent, sous la menace d'opprobre publique une fois de plus illustrée par cette affaire. Triste, moche...
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Ajout Z89, 19/04/2009, Conférence internationale contre le racisme
    J’ai entendu à la télévision (FR3) que des pays comme la Libye et l’Iran s’apprêtaient à détourner « les débats internationaux contre le racisme » (Durban II, Genève) pour « une attaque antisémite contre Israël », d’où boycott d’Israël, des USA et de plusieurs pays européens. Or le récent livre de l’Israélien Shlomo Sand expliquait que la situation légale en Israël est assimilable à un régime d’apartheid, le seul restant encore sur la planète… Pourquoi le regretter serait-il du racisme antisémite (ou haine de soi juive) ? Cela semble indiquer que le plus grave racisme consiste à s’opposer au racisme judaïque écraseur (racisme qu’il est interdit de qualifier de racisme, du fait du tabou touchant toute suspicion d’antisémitisme). Affligeant de malhonnêteté oratoire, nulle (en dépit des applaudissements de « l’élite intellectuelle », se disqualifiant là encore davantage).
    Apparemment, les dirigeants Américains et Européens (avec approbation journalistique sans débat) ne peuvent pas devenir honnêtes : afficher en débat public leur position injustifiable. Unanimement sionistes, ils sont (à mes yeux) racistes actifs, et ne tolèrent pas d’être dénoncés comme tels. Abjects. La France ira peut-être à cette conférence mais le Président parlant au nom des Français se claironne grand ami d’Israël, donc fervent approbateur de la Nakba, expulsion raciste sous peine de mort, avec interdiction officielle de retour, fermement maintenue (sans l’ombre d’un débat en France sur le racisme inhérent à cette situation). Tout est verrouillé par l’accusation (infamante) d’antisémitisme – grâce au monstre Hitler, meilleur allié des anti-humanistes sionistes. [Et l’injustice menteuse suscite évidemment la haine, ce qui permet de justifier la diabolisation initiale refusant débat, hop, le tour de passe-passe est accompli, lamentable].
    Je cherche à démêler les prémices : qui au Monde n’est pas « antisémite » ? La réponse me paraît simple : ceux qui admettent la (prétendue) supériorité de la race juive. Tous les autres, absolument tous, sont qualifiables d’antisémites, qu’ils soient racistes non judaïques (supériorité aryenne, blanche, etc.), ou antiracistes (partisans du métissage et de l’égalité a priori, dont semble-t-il Jésus, l'Abbé Pierre, moi-même et autres juifs renégats, etc.). Je ne dis pas du tout que le sang juif est maudit, je pense simplement que la tradition politique d’endogamie est le principe source du racisme humain, et que le judaïsme (religieux ou laïc, même sans sionisme) semble la dernière source autorisée en la matière, racisme totalement légal – décrété tel par les puissants dominant le monde, refusant toute discussion à ce sujet. Non, il est interdit de réfléchir, et pourtant…
    Sans racisme canin, il y aurait une vaste diversité de chiens, mais par endogamie sévèrement dirigée ont été créées puis entretenues les races canines. Chez les humains, c’est potentiellement similaire : en combattant les mariages mixtes, en vénérant l’inceste via des textes sacrés (bénédiction/approbation du Dieu qui donne la vie), la tradition juive active tend à générer une race. Il n’y a pas là de maître éleveur animalier dirigeant les unions, mais endoctrinement dès le berceau à l’obéissance obligatoire au grand Maître virtuel. Au nom de la liberté religieuse, ce projet ouvertement raciste (devenu tueur criminel en 1948, pour sa variante sioniste) est déclaré intouchable.
    Sans cette tradition socio-religieuse, je pense que la tendance naturelle serait le mélange pacificateur, les mâles préférant les plus jolies aux plus proches. Les femelles semblent elles tendre à choisir les mâles dominants pour générer des enfants gagneurs. En promettant humainement une race supérieure, dominante, l’Ancien Testament biblique pousse les mâles calculateurs à augmenter leurs chances (de ne pas rester seuls) en restreignant leur goût pour l’exotisme. Ce vaste mouvement socio-culturel me semble donc bien viser des races non égales, mais hiérarchisées – c’est ce que j’appelle le racisme humain, illustré par la Torah, par le sionisme (maintenant israélien soutenu par puissants expatriés se voulant haïs de leur entourage). Je peux tout à fait me tromper, mais pourquoi personne ne me dit-il où ? Je n’ai aucune haine et ne veut tuer personne, les envahisseurs Israéliens étant rapatriables comme les Pieds Noirs (ou bien, j’accepte la liberté migratoire – vers Israël comme ailleurs – mais il faut avoir l’honnêteté d’en inférer l’Europe africaine, les USA latinos, et… Israël redevenu arabe par retour des expulsés).
    Nouvelle 20/04/2009 (FR2, FR3) : USA, Pays-Bas, Italie, Allemagne, Pologne, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, ont paraît-il boycotté Durban II, donc refusé d’entendre la discussion sur le racisme éventuel du sionisme expulseur, et la France menace de se retirer pour « incitation à haine raciale antisémite ». (Cf. http://fr.news.yahoo.com/4/20090420/tts-onu-racisme-france-ca02f96.html ) Dénoncer comme raciste Israël (L’Etat Juif, ayant expulsé la majorité de sale race puis annexé des territoires sans donner le droit de vote aux autochtones de sale race) ne serait donc possible que comme acte de haine raciste. Non, je suis en total désaccord. Je pense que cette dénonciation peut être un pessimiste et impuissant constat de racisme victorieux et intouchable, atrocité politique (ou politico-socio-religieuse, sans aucune tare biologique), et je le dis sans aucune haine, sans aucun racisme (vœu de races séparées et hiérarchisées). Le racisme actif de Sarkozy, Kouchner – et même Yade disant en interview « tout à fait inadmissible » une attaque (oratoire) contre Israël – triomphe, prétendant représenter tous les Français dont moi-même. J’ai honte, et comme Ségolène Royale mais sur un tout autre sujet (puisqu'elle est aussi sioniste amie d'Israël), je demande pardon au Monde pour ce mensonge insultant (proféré par des « élus », certes, mais sans le moindre débat sur ce sujet-là, et dans un contexte de propagande médiatique totalement univoque, faussant les comptages d’opinions « personnelles »).
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Ajout Z90, 05/05/2009, Dieudonné et Fofana
* La télévision a expliqué hier que la candidature de l’humoriste Dieudonné, sur une liste électorale antisioniste, sera peut-être interdite, puisque c’est une liste antisémite, haineuse. Je connais mal ce monsieur (voir http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/dieudonne.htm ? pas encore remis à jour apparemment), mais je ne comprends pas : quelle est la liste antisioniste qui n’est pas antisémite ? Si la réponse est que ce serait par principe impossible, car automatiquement suspect d’antisémitisme, c’est affligeant, car faux : certes il y a des antisionistes antisémites, mais il y a aussi des antisionistes non antisémites (des rabbins, des humanistes, des antiracistes) et des sionistes antisémites (expulseurs vers Israël), donc les thèmes antisémitisme et antisionisme ne sont aucunement liés. Pas un mot à ce sujet à la télé. Puisque certains journalistes au moins ne doivent pas être complètement stupides, il doit s’agir de prudence pour éviter sanction (professionnelle voire légale), ou bien de calcul pour ambition de faire carrière. Et dans ce milieu médiatique, qui ne diabolise pas sera diabolisé, cela paraît « logique » (selon le simplisme psychologique de l'intolérance armée: "ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi"). Et faire réfléchir éveillerait le libre arbitre de chacun, suprême danger pour les dominants occidentaux, à la fois (unanimement) sionistes et (publiquement) nommés par élection "libre"... Alors la voie journalistique normale, usuelle, est une pure diabolisation sans l’ombre d’un doute ou ébauche de réflexion, compréhension. Le message final a été « cette liste dieudonnesque est très suspecte, nauséabonde », et telle est « l’information » qui passe, dirigeant les électeurs, l’opinion publique. Comme d’habitude, l’accusation de racisme antisémite (supposé) évite de mettre en question politiquement le racisme sioniste (avéré) expulseur de Palestiniens. [Précision : une réponse classique sera la suivante « puisque parmi les antisionistes, il y a des antisémites, le principe de précaution fait interdire l'antisionisme ». C’est simplement de la tromperie oratoire. Contre-exemple : « puisque parmi les socialistes, il y a des national-socialistes nazis, le principe de précaution fait interdire le socialisme ». Non, c’est de la tromperie par amalgame : la justice est ailleurs, elle consiste à autoriser le socialisme quand il n’est pas nazi, l’antisionisme quand il n’est pas antisémite. L’amalgame a du succès en propagande, mais c’est une insulte à l’intelligence, à la clairvoyance lucide. Démonstration par l’absurde : « puisque parmi les sionistes, il y a des antisémites, il faut interdire le sionisme ». Non, c’est très stupide, mais dans tous les cas.]
* Il y a quelques jours, à la télé (confirmé par Internet : http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/ilan,halimi,youssouf,fofana.htm ) un grand foin a été fait au sujet d'un procès contre le racisme meurtrier : un israélite nommé Halimi avait été torturé par un noir musulman nommé Fofana, l’ayant kidnappé (pour rançon) en tant que juif [puis torturé et relaché mourant] car il jugeait que les juifs sont riches et solidaires. Ce jugement est déclaré constituer le summum de l’antisémitisme, du racisme (le parquet retenant l’antisémitisme comme circonstance aggravante). D'accord pour le procès impitoyable du tortureur-tueur mais je ne suis pas d’accord sur le reste : ce cas n’est nullement un vœu raciste d’exclure les juifs ou de les exterminer, la base est un constat (ou une erreur) sociologique, concernant une communauté clamant (racistement) sa différence et son rejet de l’intégration dissolvante, débouchant chez ce bandit sur un crime (affreux) de droit commun. Constat ou erreur (sociologique) ? hum, j’ai entendu quelques semaines plus tôt la télé expliquer que des personnalités (toutes sauf le leader de la communauté noire) s’opposaient fermement aux statistiques « ethniques » en France sur les revenus et patrimoines… sans parler de question juive, mais cela pourrait pourtant démontrer l’erreur de Fofana. Ce serait le meilleur démenti à cette accusation (de richesse juive) qui est dite antisémite. Si cette enquête là est refusée, par les mêmes voix publiques qui voient de l’antisémitisme partout, c’est apparemment parce que cela montrerait une vérité cachée, camouflée, gênante, dangereuse. Et si cela s’avérait décorrélé des performances en QI et en scolarité (hors concours trucables par fuite dirigée), cela pourrait suggérer le poids injuste, immoral, de la favorisation communautariste. Cela n’excuse en rien la torture d’un individu pris au hasard mais cela pourrait conduire à une condamnation explicite voire légale de la déloyauté communautariste (si les politiciens et/ou journalistes étaient honnêtes…). Bref, à mon avis, le criminel Fofana haïssait peut-être les Juifs (comme certains Juifs haïssent les non-Juifs), mais cela ne rend en rien antisémite son hypothèse (chez lui certitude) que la communauté juive compte particulièrement beaucoup de très riches, avec pour principe : la solidarité intra-communautaire.
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Ajout Z91, 08/05/2009, Quelques avis en débat public Internet
Une « question résolue » sur Yahoo Questions/Réponses (http://qc.answers.yahoo.com/question/index;_ylt=As7LYytLDaeZxOK1s75wp1i4QhV.;_ylv=3?qid=20090507063456AAv3BBu ) m’a énormément intéressé, sans que je puisse formuler ma réponse personnelle puisque le point était déjà clos, et il n'y a pas la place sans concision risquant malentendu. Je vais examiner tous les avis formulés à temps, pour revoir (ou clarifier) ma position, débattue ici.
** Pa [je tronque les surnoms à deux lettres, juste pour marquer les changements d’interlocuteur, ce n’est pas une dénonciation de untel ou untel] : Est ce que l'antisionisme est automatiquement assimilé a l'antisémitisme pour arrêter toutes controverses ?
--> Le début de la phrase me paraît un sujet riche, suscitant des réponses Oui et Non argumentées, mais je ne comprends pas la fin de la phrase : deux sens étant possibles. Soit « est-ce assimilé ainsi pour arrêter la controverse ? », soit (avec le nombre limité de caractères dans les titres de questions Yahoo) « est-ce automatiquement assimilé ? et je pose cette question pour arrêter toute controverse ». A suivre.
* Pa (suite) : Détails supplémentaires – dans quelle catégorie me classeriez-vous, je suis athée d’éducation chrétienne (baptême etc.) mais je n'approuve pas tout ce que fait le gouvernement Israélien et ces retours systématiques sur la Shoah ce qui est vrai et était abominable, mais d'autres peuples ont souffert autant tels que le Cambodge, l'union soviétique, la chine, actuellement le Darfour, bref le nombre serait trop long a énumérer, je commence à me lasser que toutes les semaines un rappel sur cette atrocité soit fait, et se servent parfois, de cet élément pour justifier certaines actions, ils ont perdu mon capital sympathie à force d’en parler, il ne s'agit pas d'oublier non plus, mais bon point trop n'en faut comme ont dit.
--> En une seule phrase, beaucoup d’opinions sont juxtaposées, mais je ne pouvais pas les isoler sans faire perdre le sens possible de l’ensemble. Je reprends donc tout ce qui m’interpelle.
* Pa : Je n’approuve pas tout ce que fait le gouvernement israélien.
--> Israël est une démocratie, donc l’opposition israélienne conteste aussi (pas toujours mais souvent) ce que fait le gouvernement israélien, cela n’a rien de choquant en principe.
* Pa : et (je n’approuve pas) ces retours sur la Shoah.
--> Moi non plus, dans la mesure où il n’y a pas tout autant de retour sur le génocide amérindien. Cela ressemble à de l’instrumentalisation de cet épisode spécifique pour contraindre les occidentaux à des choix présents en faveur des héritiers juifs. Et si cela pousse trop fort en ce sens, à la limite du supportable, il est faux de dire que ce rappel est fait pour que jamais une horreur génocidaire ne se reproduise : au contraire, cela génère auprès des jeunes générations une rancœur vis à vis du privilège observé, d’où hostilité voire violence à nouveau. Mais cela ne semble pas une erreur stupide, plutôt une stratégie, risquée : la violence des jeunes générations contre ce prosémitisme actif fait hurler de plus belle contre l’antisémitisme, au présent, en exigeant avec d’autant plus de force le soutien officiel des gouvernants occidentaux au projudaïsme : rabâchage encore accru de la Shoah et sionisme actif. Je ne suis pas d’accord avec ce projet d’injustice risquée.
* Pa : la Shoa, ce qui est vrai et était abominable.
--> Abominable oui, dans le meurtre de bébés punis pour leur sang MAIS la Marseillaise clame officiellement le même principe (« qu’un sang impur abreuve nos sillons ») en ne choquant apparemment que moi (en tout cas : aucune voix publique). Dire que la Shoah est vraie constitue une opinion, d’accord, mais nullement une vérité objective. C’est un récit étayé, ni plus ni moins que le génocide raciste des Caraïbes et indiens d’Amérique du Nord (ou l’expulsion raciste des Palestiniens en 1948), confortés par des témoignages et des avis majoritaires parmi les historiens, mais en sachant que les sceptiques et des sages d’Inde (« le Monde est une illusion ») y échappent totalement, sans faire aucun mal actif, que résister au dogme (dogme utilisé pour couvrir de privilège les héritiers choisis – pas les Amérindiens, durablement écrasés, eux, ni les expulsés Palestiniens de 1948, n’intéressant presque personne ici).
* Pa, ajout : la meilleure des choses pour une nation, n'est-elle pas de séparer la religion de l’état.
--> Personnellement, je ne suis pas d’accord avec le concept anti-humaniste (et anti-individualiste) de nation, par nature xénophobe, excluant l’étranger. Ceci dit, je suis d’accord qu’une religion prenant le pouvoir (accès à la richesse et la force intolérante possibles) prend le risque de se salir et se discréditer – j’ignore si c’est une fatalité mais cela semble systématique d’après ce que j’ai entendu.
** Pi, Meilleure réponse - Choisie par le demandeur : Le sionisme est le projet idéologique de faire revenir les juifs dans les terres de l'Israël Biblique. Etre sioniste, c'est estimer que la terre du peuple juif est la terre de l'Israël Biblique, pas la terre de l'Israël des Nations Unies.
--> (La réponse continue en phrases suivantes, mais j’interromps, là, passé l’énoncé par le questionneur initial.) Je ne suis pas d’accord, ou bien j’aurais besoin de nouveaux mots disant autre chose. Je dirais que la définition ci-dessus est le sionisme extrémiste. Mais il y a un sionisme modéré, qui veut la coexistence de 2 états : Israël (dont ont été chassés racistement les Palestiniens majoritaires) et une Palestine sur une part de terres bibliques que consentiraient à laisser les envahisseurs. Actuellement, 100% des pays occidentaux (oppositions autorisées incluses) et des médias occidentaux me semblent sionistes modérés.
* Pi suite : Etre antisioniste, cela veut dire refuser le Grand Israël recouvrant toute la terre de Palestine et donc celle dévolue à l'état palestinien, cela ne veut pas dire refuser l'existence de l’Israël des Nations Unies.
--> Je ne suis pas d’accord : ceci ne recouvre que les anti-« sionisme-extrémiste », individus racistes considérant légitime que l’Occident (minoritaire démographiquement) domine outrageusement l’ONU, sans droit de véto à aucun pays musulman ni à l’Inde, second pays le plus peuplé du Monde. Personnellement, je ne suis pas de ce camp, je suis anti-« sionisme-même-modéré », refusant l’expulsion raciste de 1948. Je suis toutefois « sionisme-libre-tolérant », admettant que les Israélites puissent migrer vers la terre biblique si la liberté migratoire est universelle, en acceptant l’Europe africaine et les USA latinos (ou le monde tout entier asiatique). Toute inéquité raciste (projuive) me choque, simplement.
* Pi suite : Je reconnais le droit à l'existence d'Israël dans les frontières définies par l'ONU, pas dans les frontières définies par la Bible. En ce sens, je me déclare antisioniste, car opposé à l'idéologie religieuse sioniste. Pour autant, je ne nie pas le droit à l'existence d'Israël, encore une fois, dans les frontières de 1967.
--> C’est clair : la réponse élue est le sionisme modéré, anti-« sionisme-extrémiste », ce n’est pas ma position. C’est la position occidentale, médiatique, dirigée, soumise. Raciste : approuvant et entérinant l’expulsion de 1948 avec interdiction de retour depuis, sans aucunement exiger traitement similaire des états-uniens (et australiens, canadiens etc.) nos cousins.
* Pi suite : Enfin, et au-delà d'Israël, en France, je ne fais aucune différence entre un français chrétien, musulman ou juif, ou entre un français qui se revendique également breton, corse, juif ou d'origine algérienne...
--> Tous ces gens se « revendiquant » groupistement spécifiques sont des anti-humanistes que je trouve antipathiques. Ils pratiquent une variante du racisme ou xénophobie qui est tolérée, du fait des rapports de force rendant légaux certains mépris et rejets d’innocents. Appartenant en un sens moi-même (par intermittence) à la « communauté » internationale des what-if modellers (maquettistes irréalistes, via Internet), j’admets qu’on peut avoir de la sympathie pour quelqu’un ayant les mêmes passions que soi, enrichies chacun à sa façon, mais cette communauté n’est belle que si chacun est libre d’y venir et d’en partir. Si au contraire c’est une entreprise anti-proselyte fondée sur le sang de naissance (principe du judaïsme médiéval et moderne, et de l’aristocratie par « familles royales »), c’est entièrement condamnable à mes yeux, moralement, en termes de respect de l’autre innocent et potentiellement louable.
* Pi suite : puisque juif est à la fois une identité religieuse et culturelle.
--> Oui, le terme juif est un jeu de mot sans signification claire, permettant tous les détournements oratoires. Je distingue personnellement juifa (juif d’origine), juifo (juifa partisan du communautarisme juif-juifo), pjuif (juifa prosélyte ou non-juifa converti en « craignant-Dieu »), rjuif (raciste affirmant que Dieu veut conserver pur le sang juif-juifo), et cela permet de clarifier formidablement la question, en évitant les accusations par amalgame. Je suis juifa anti-juifo, je suis tolérant envers les pjuifs et hostile aux rjuifs – souhaitant sans haine qu’ils soient sanctionnables comme les non-rjuifs pour racisme éventuel (à débattre, le point-clé étant je crois l'éducation à rejeter les mariages mixtes).
* Pi suite : Je me déclare antisioniste, je ne crois pas être antisémite.
--> OK, donc (d’après ce qui précède), il est sioniste modéré, ami des rjuifs. Ce n’est pas ma position, mais c’est possible, encore faudrait-il m’expliquer où je me trompe et en quoi ma position est critiquable. En sens inverse, je dirais à Pi : tu légitimes l’expulsion raciste de 1948 (sans traitement similaire des états-uniens), pourquoi ? tu légitimes le racisme rjuif (et juifo), pourquoi ?
** Ff : Il ne faut pas confondre les deux termes que sont antisionisme et antisémitisme.
. Antisémitisme = être contre les gens qui sont Sémites / d'origine sémite / et/ou parlent une langue sémitique, dont les Arabes et les Hébreux ( ~"erreur" dans l'article de wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mite dans la 2nde phrase : Juifs ne sont pas un peuple au sens de personnes avec une même nationalité, mais peuple au sens de personnes qui pratiquent une même religion).
. Antisionisme = être contre la création d'un Etat juif (c'est pas très clair le terme juif ici :
- ils veulent un Etat formé par des gens pratiquant le Judaïsme, peu importe la nationalité des gens ?
- ou bien : ils veulent un Etat dont la pratique religieuse dominante (mais pas forcément obligatoire) est le Judaïsme ? De même qu'il existe des Etats dit "musulmans" où la pratique majoritaire est l'Islam, mais n'est pas une pratique obligatoire; malheureusement en Egypte les pratiquants du Christianisme sont harcelés)
Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mite
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme

--> Non, c’est plus complexe et nuancé que cela. Ben Gourion, leader juif sioniste actif, était paraît-il athée (simplement juifo non rjuif). L’antisionisme qui est le mien n’est pas l’opposition à toute création d’un état juif, par exemple dans une étendue déserte comme l’Antarctique (ou telle portion inhabitée du Sahara ou jungle indonésienne, etc.), il est contre l’envahissement expulseur tel 1948 (dont auraient pu être victimes les Allemands, les Français, plutôt que les Palestiniens). Je n’aime pas le nationalisme xénophobe, raciste, mais je pourrais le tolérer au titre de la liberté d’opinion (on est libre de ne pas aimer ceci ou cela) s’il ne s’accompagnait pas de violence physique et injustice matérielle fermement confirmée.
** Da : Savez vous ce qu'est l'antisionitisme? Ce mot est né à cause d'un évidence: une nouvelle forme d'antisémitisme est apparut il y a peu et se développe de plus en plus : l'utilisation du terme "sioniste" à des fins de dénigration du peuple Juif dans son ensemble. Vous en avez d'excellentes illustrations sur ce site. D'une part, il y a certaines personnes qui font inconsciemment l'amalgame entre Juif et sioniste, entre Juif et Israël.
--> Excellent : il ne faut plus faire l’amalgame, on peut être anti-sioniste sans être raciste anti-juifa, sans être intolérant religieux anti-pjuif. Les antisémites ne doivent pas se faire passer pour des antisionistes seulement, les sionistes ne doivent pas prétendre combattre l’antisémitisme seulement.
* Da suite : Ceci est dû en grande partie à la pression médiatique anti-Israélienne que nous subissons tous chaque jour.
--> Hein ?! C’est absurde, la pression médiatique forcenée est pro-Israélienne, sioniste-modérée. Cela a été illustré avec éclat par le compte-rendu de Durban-II, mentionnant comme raciste toute mise en cause d’Israël, sans dire le moindre mot sur le fond [l’expulsion raciste qui a donné naissance à cet état, et la raciste politique d’immigration de ce pays (grand ouvert aux juifs - rjuifs ou juifos en enfants juifas embrigadables pour devenir juifos - violemment interdit aux arabes)]. Pareillement, les médias claironnent et répètent qu’il ne faut jamais oublier le racisme antijuif des Nazis, afin de ne jamais re-commettre de crime raciste – sans jamais signaler que les survivants des camps nazis ont, pour créer Israël, commis eux-mêmes l’horreur raciste de la Nakba, expulsion sous peine de mort au nom de la race (pas de la religion puisque Ben Gourion et d'autres sionistes étaient juifos athées). Ce que dit ce correspondant semble de l’aveuglement sans argument aucun, sans l’ombre d’une amorce de débat contradictoire.
* Da suite : Cependant, il existe aussi des personnes qui le font volontairement: ce sont les "nouveaux antisémites". Cette nouvelle haine est extrêmement vicieuse et dangereuse: c'est une haine réfléchie, argumentée, qui sous des aspects "politiquement correcte" cache des abîmes de monstruosité.
--> C’est le mécanisme de diabolisation habituel. Espérons que l’attaque, elle, soit argumentée. A suivre de près.
* Da suite : elle remplace le mot Juif par le mot sioniste (remplacez donc dans chacune de leurs phrases le mot sionistes par Juif et vous comprendrez alors mieux leur message).
--> Je suis troublé : pour comprendre quelqu’un, il faudrait fausser ce qu’il dit ? Le communisme serait antisémite en remplaçant « riche » par « juif », etc. C’est du procès d’intention, de la lecture orientée, du refus vis à vis des débats honnêtes. Atroce, irrecevable en toute honnêteté. Des rabbins non-sionistes américains ont été invités par Dieudonné à parler, même si les médias n’en ont pas rapporté un mot (je le sais par Internet, ouf), or ce qui est dit par certains antisionistes ne s’attaque absolument en rien à eux. Personnellement, je suis moins orienté en ce sens : ces rabbins sont quand même des rjuifs juifos, ce qui me paraît raciste, mais je suis juifa et n’en ressent aucune culpabilité, ma variante d’antisionisme anti-rjuive n’est nullement raciste (pas plus qu’un anti-raciste-canin souhaitant l’union libre des chiens sans barrière n’est suspect de haine envers les bergers allemands nés pure race).
* Da suite : Cette forme de haine est un écho des heures les plus sombres que l'humanité ai connu.
--> Attention : la plus évidente preuve de haine aveugle me semble ton procès inéquitable, diabolisant l’opinion adverse, transformée, noircie.
* Da suite : (heures les plus sombres…) Cette période, ou des "scientifiques", des "philosophes" et autres "historiens" créaient des arguments afin de faire croire à la nation Allemande que "le Juif" était "le" responsable...
--> OK, donc cessons tout amalgame : dissocions juifa innocent, juifo contestable en terme de racisme, pjuif peut-être plaisant, rjuif contestable en terme de racisme, et puis… rsionisme attendant le Messie pour rejoindre Israël, usionisme voulant rejoindre Israël immédiatement, ésionisme expulseur, égsionisme visant le Grand Israël sans état palestinien résiduel. On verra alors qu’on peut sympathiser avec les uns et combattre les autres, pour des actes et non racistement pour le sang. Le débat honnête est possible, ce correspondant prend la position exactement inverse, sans l’ombre d’un argument (autre que la diabolisation au bénéfice du doute). Abject.
* Da suite : Hélas, l'antisionitisme est un terme qui semble avoir un bel avenir devant lui...
--> Le drame, apparemment voulu, est qu’en pratiquant l’amalgame, les juifos contestables se cachent derrière les juifas innocents, etc. S’il y a haine envers des innocents, cela semble voulu, cela semble un atroce projet, stratégique – mais pas de « tout juif », spécifiquement de certains points de vue juifos, rjuifs, usionistes, ésionistes, égsionistes.
** Ca : Ne soyons pas hypocrites svp : l'antisionisme de dieudonné n'est que de l'antisémitisme pur et dur.
--> Peut-être, je ne sais pas, je ne suis pas dans sa tête. Mais un antisionisme non antisémite (non antijuifa) est parfaitement possible, et juste selon moi. Dieudonné aurait-il été accepté s’il l’avait formulé (ce qu’il a peut-être fait, je ne sais pas) ?
* Ca suite : C'est un faux nez pour lui éviter les ennuis et déverser sa haine.
--> Mais, bordel, je n’arrive pas à y croire : comment être cru ? si je dis, sans haine aucune raciste envers le sang juifa, que la politique juifo et ésioniste me semble raciste, moralement abjecte ? quand le sang juifa me semble innocent, le pjudaïsme respectable, le rsionisme potentiellement anodin.
* Ca suite : De plus, le sionisme ne se pratique pas en Europe puisqu'il ne concerne que la politique israélienne.
--> Faux (si ce monde n’est pas un rêve) : la domination occidentale sur l’ONU a fait reconnaître l’état d’Israël né d’une expulsion raciste. Les gouvernants européens (et américains) continuent fermement (et racistement sans tolérer que ce soit dit) à approuver l’interdiction de retour des expulsés 1948.
* Ca suite : Mais si vous voulez croire que dieudonné est juste antisioniste et pas raciste pour un sou, libre a vous d’être un gros naïf crédule.
--> Je ne donne aucun chèque en blanc à quiconque, mais il semble que tout antiraciste anti ésioniste soit taxé de raciste antisémite, injustice atroce, malhonnêteté criante. Je suis peut-être gros et mentalement malade, OK, mais je suis un milliard de fois plus logique et honnête que ce correspondant : je ne demande qu’à comprendre (sans crédulité aucune) dans un débat qui deviendrait loyal, sans tabou.
** Gé : Tout état naziste est interdit par les lois internationales parce que raciste. Pour s'assurer de la pureté de la race il faut interdire et éliminer les humains d'autres races. Ce qui ne peut se faire sans injustice et violence. On le voit bien en Israël sous un gouvernement sioniste.
--> Non, je ne crois pas ça du tout non plus : ce ne sont pas tous les Palestiniens qui ont été expulsés d’Israël sous peine de mort, seulement la majorité, avant de décréter la démocratie, et l’interdiction de retour alors votée et confirmée. Et l’oppression d’une minorité résiduelle, semi-esclave déclarée méprisable par les éducations publique et religieuse racistes, semble possible, tel me semble le tableau israélien (comme états-unien vis à vis des Indiens), sans génocide complet comme en espéraient les nazis.
* Gé suite : C'est ce privilège que réclame l'idéologie sioniste pour Israël.
--> D’accord, il s’agit bien de privilège raciste, qui accorde aux Hébreux ce qui est totalement exclu pour les Amérindiens, qui traite les Arabes comme il est totalement exclu de traiter les états-uniens et antillais.
* Gé suite : Comme c'est une hérésie sociologique et une utopie qui peut aller jusqu'au crime, je pense qu'il est légitime de s'y opposer et qu'il n'est pas antisémite de le faire, D'ailleurs tous