J’en ai marre des commémorations de 1914-1918
Humour?
par ia, réformé du Service National pour troubles psychiatriques, 04/08/2014

  (Aujourd’hui un orage super-violent, ravageant mon usine, m’a mis au chômage technique, alors j’écris vite fait ce qui me passe par la tête).
  Hier et avant-hier était commémoré à la télé le centième anniversaire de la mobilisation générale 1914 puis déclaration de guerre, et aucun des discours rapporté ne m’a plu. Ils honoraient les soldats « ayant donné leur vie pour la liberté », et se félicitaient que la paix soit revenue entre les ennemis héréditaires d’autrefois, puisse cela inspirer aujourd’hui les peuples en guerre dans le monde entier… Ça sonne un peu comme au monde féérique des bizounours (malgré l’abominable hymne du racisme tueur, « qu’un sang impur abreuve nos sillons »), mais ce n’est pas du tout ce que j’attendais, encore une fois, comme à chaque 11 Novembre sous ma fenêtre. Si l’humble public avait le micro, un jour anormalement, voici ce qui serait dit, à mon goût :

  En 1 mot : « Célébrer la guerre 1914-18 au lieu de la condamner, c’est ne rien avoir compris du tout et s’armer pour la prochaine guerre, où nous sommes encore un camp du Mal ».
  En 6 points, développés :
– 1/ Les vrais héros. Les soldats de 1914 appelés en France et en Allemagne n’ont pas du tout été des héros accomplissant leur devoir militaire, incontestable, mais des victimes envoyées se faire tuer par des dictateurs armés (même élus auparavant : ça n’y change rien, l’affreux Hitler aussi a été élu). Ceux qui ont refusé l’appel, avec immense courage sous la pression, sont les vrais héros. Hélas la dictature nationaliste et xénophobe les a fait tuer injustement, avec propagande pour attiser la haine et prévenir d’autres défections. De même les soldats ayant fraternisé avec l’ennemi, en refusant le combat mortel, ont été des héros visionnaires, préfigurant l’amitié franco-allemande avec 60 ans d’avance sur leur temps, même s’ils ont été exécutés aussi, par nos affreux pelotons d’exécution, obéissant stupidement (= militairement) aux généraux plus tard couverts de décorations. Que leurs dépouilles aient été partiellement réhabilitées ensuite a retiré les crachats dont elles faisaient l’objet, mais il faut aller immensément au-delà : dire que seuls ces gens hostiles à la guerre, jusqu’à leurs propres dépens, ont fait ce qui était bien, en fait. Et sans cette guerre féroce, sans les lourdes pénalités 1918 contre l’Allemagne finalement écrasée, Hitler n’aurait pas été élu, Auschwitz n’aurait massacré personne, Israël n’aurait pas été conquis ni « épuré », on aurait connu un siècle de paix, vraie, jusqu’à aujourd’hui. Elle est là, la vraie leçon « pour la paix » invoquant 1914-18, pas ailleurs du tout. La propagande 1950-1990 nous éduquait certes à massacrer les soviets, la propagande 1990-2014 nous éduque maintenant à massacrer les imams, stop à cette propagande, choisissons la paix maintenant : huons les morts guerriers (ou plaignons-les, pauvres bougres trompés par les autorités atroces), honorons les morts pacifistes.
– 2/ Les vrais coupables. Le temps est venu de pointer les responsables de ces horreurs guerrières, en remplaçant la propagande par l’autocritique. Pour trouver les fautes même dans notre camp, sans donner tous les torts à « l’ennemi ». Surhumain ? Non, osons, en tant qu’humbles dominés injustement, par des coupables d’oppression même chez nous. Nos diplomates ayant fondé des jeux d’alliances bellicistes, nos élus ayant décidé la guerre au lieu de proposer l’union, ont causé des millions de morts inutiles, sans en rendre compte à ce jour (même à titre posthume). Cette guerre ne devra plus jamais être célébrée (par les va-t-en guerre) mais est aujourd’hui condamnée, comme une horreur affreuse, massacrant les objections en prétendant servir la liberté. Discours menteur, de l’oligarchie qui est encore au pouvoir, et qui s’abstient évidemment de cracher dans sa soupe, pourtant immonde vue avec un minimum de recul.
– 3/ Le vrai débat. A l’avenir, puisque nous avons réfléchi et serons désormais vigilants, les leaders ne pourront plus jamais invoquer « le devoir de tuer » sans justifier lourdement leur position, dans un débat contradictoire libre. Sans limiter celui-ci à l’obéissance aux lois en cours, mises en place par les politiciens sans référendum d’initiative populaire pouvant les contester. Les décisions d’entrée en guerre devront de même être soumises à référendum, en libérant les médias de leur devoir de propagande. Ainsi la dictature républicaine, qui a fait des millions de morts en 1914-18, serait enfin abolie. La démocratie honnête, c’est le gouvernement par le peuple, non lui laisser choisir quel dominant (ou groupe dominant) l’asservira, le fera massacrer. Oui, les millions de morts d’un siècle en arrière appuient ce jugement bousculant l’injustice en place, c’est vrai, ça justifie enfin la cérémonie évocatrice du passé (quand la réconciliation pouvait conduire à préférer l’oubli).
– 4/ Réfléchir pour de vrai. Quant aux discours pour la paix et les Droits de l’Homme, il faudrait les rendre cohérents : la République Française, en refusant le référendum d’indépendance à l’Est-Ukraine, vient de sciemment provoquer une guerre (avec un avion civil abattu, en victime collatérale), en enfreignant sciemment le Droit de l’Homme à l’autodétermination des peuples – sans la moindre analyse à ce sujet dans les médias, verrouillés (s’ils ne sont pas complètement stupides). De même, en refusant la conférence mondiale Durban 2 sur le racisme inhérent au sionisme (inégalité d’un Juif et d’un Arabe à la naissance, foulant au pied les Droits de l’Homme), le gouvernement français précédent a provoqué la guerre tuant les civils Palestiniens par milliers, ce qui n’arriverait pas si les millions d’expulsés d’Israël (pour cause de « sale race ») étaient équitablement autorisés à rentrer, à voter. C’est comme ça qu’on prévient le mieux la guerre : en étant juste. Stop aux discours manœuvriers de cette république pourrie, belliciste et raciste, xénophobe presque comme en 1914-18, gauche comme droite (et comme extrême-droite, comme Staline). Que le débat contradictoire vienne enfin. Pour cela il faut changer la loi, le noble humanisme (respectant chacun également) étant classé antisémite, donc criminel, puisque insultant la supériorité judaïque (prétendue incontestable par les Israélites, et judéo-chrétiens d’aujourd’hui).
– 5/ Le nationalisme en question. Avoir bâti l’Europe ne suffit pas à annihiler les menaces de guerre : le simple principe des frontières, chassant l’étranger (le non-Européen) est un facteur de colère, de guerre un jour (ou déjà, via le « terrorisme » anti-électeurs). L’Occident, qui est allé conquérir l’Amérique et le monde, n’a pas équitablement le droit d’interdire la migration des miséreux du Sud et de l’Est. A l’abri de nos armes nucléaires anti-civils, nous sommes très horribles. Gauche et Droite vous mentent, en constituant en fait de simples courants du Front National xénophobe, voulant nous choyer en brimant les étrangers. C’est une attitude politique possible, ça s’appelle l’égoïsme (groupiste), qui engendre en face la guerre (justicière). Nous sommes le camp du Mal, derrière le bla-bla de propagande stupide, prenant les auditeurs pour des moutons idiots, avec l’opium pourri du sport nationaliste, dès le berceau, pour faire passer la pilule. Et ça marche, apparemment, incroyablement. Réveillez-vous, ou « Indignez-vous » comme a dit l’autre vieux, se trompant de colère. Je dis, au nom des millions de morts 1914-18 dont on se souvient aujourd’hui : stop, ça suffit, ne recommençons pas encore une fois, il faut maintenant interdire le nationalisme (dont le sionisme), ce serait la vraie fin de la guerre. En disant pleinement merde à la Bible raciste, tribaliste (et misogyne, génocidaire, esclavagiste, etc.). Oui : merde, quoi. Soyons cohérents, enfin, la logique vaut mieux que le théâtre (même si, sous la dictature, les caricaturistes ont le seul créneau de liberté disponible).
– 6/ La fausse liberté. En 1914, comme en 1939, il n’était nullement question chez nous de rendre leur liberté aux opprimés algériens, malgaches, indochinois, etc. On nous ment. La France 2014, en guerre contre l’islamisme, oublie commodément de questionner son droit de véto ONU privilégié (pour la 21e population du monde, en en privant l’Indonésie, 5e population du monde mais musulmane, au nom menteur de l’antiraciste « égalité de tous à la naissance »). Nous sommes (nos dominants sont) des aristocrates pourris, en voie de passer à la guillotine, il faudrait le percevoir et abroger ça tout de suite, très très vite, avec nos immenses excuses, immenses, en espérant ne pas être tous exterminés à la machette comme nous le mériterions peut-être. La Loi Gayssot contre la liberté d’opinion, interdisant formellement de douter du génocide nazi des Juifs mais autorisant pleinement à nier le génocide chrétien des Amérindiens, symbolise le mensonge rhétorique absolu, de dirigeants et parlementaires amis d’Israël et des USA, brimant les Amérindiens et Arabes, jusqu’à ce qu’éclate la guerre totale imminente. Je dis Stop, Stop. C’est à la remise en question que devrait servir les anniversaires de guerres, pas à la célébration d’honneurs avec petits gâteaux aux privilégiés.


  Non, ce n’est pas du tout, du tout, ce qu’ont dit les discours. Et ça semble parti pour 4 ans sans le moindre changement de ligne, jusqu’à la célébration du 11 Novembre 2018… La propagande règne, mutilant l’intelligence et l’honnêteté, au nom de la Liberté bien sûr, c’est cohérent, dans le mensonge au service du nationalisme. Télé = caca, toxique et pas seulement puant.
  Je dis tout ça pour rire, bien sûr, c'est pas sérieux du tout, sinon ce serait illégal, ou tué discrètement. (Soupir)

  (ia, juif, français, occidental, mais renégat antimilitariste)

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Complément multi-piste (10/04/2016)
Deux ans après, rien n’a changé, et tout a même empiré, avec guerre ouverte entre France et Islamisme, décidée par les gouvernants sans référendum et avec des tonnes de propagande (le camp dit ennemi n’ayant aucune peine à recruter chez nous en expliquant ce que cachent les médias). Mais en discutant avec un ami de choses et d’autres, trois éléments enrichissent la question peut-être.
1/ Parler la même langue donc non-guerre ? Les guerres sont-elles des conséquences horribles d’un fond général lié à la diversité des langues (image « multi-fourmilières ») ? Peut-être, si on considère l’animosité belge entre flamands et wallons, mais l’exemple yougoslave dément cette idée : les serbo-croates parlant la même langue se sont entre-massacrés, comme les Espagnols et Libanais avant, la guerre civile n’est guère moins affreuse que la guerre internationale interlinguistique.
2/ Guerre pour ne pas parler allemand ? J’ai entendu dire que « sans nos héroïques ancêtres combattants, nous serions hélas condamnés à parler allemand, quelle horreur ». Je ne suis pas d’accord : cela n’aurait aucune importance si la transition s’était effectuée des générations avant, comme l’occitan ou le breton me semblent disparus sans vraie douleur. Et justement : le français n’incarne nullement le respect de chacun mais une forme d’écrasement (de l’occitan, du breton, etc.), qu’il soit à son tour renversé m’indiffère – même si je serais gêné de faire partie de la génération devant réapprendre. Par ailleurs, la langue française est-elle admirable ? Je ne trouve pas du tout, avec ces complexités inutiles d’usine à gaz absurde, et refusant les simplifications (comme suggérées sur mon site ortograf.htm).
3/ Perdre la glorieuse Marseillaise ? Oui, si nous étions conquis, l’hymne national français disparaitrait, mais tant mieux : ce serait perdre ce chant horrible qui prétend que les civils ne sont nullement innocents, étant tous des soldats de réserve, donc légitimement massacrables par les ennemis. Je ne suis pas d’accord du tout, même si on me dit que c’est la grande tradition romaine, d’une république de citoyens-soldats (en omettant de signaler que le massacre des Chouans a écrabouillé le refus populaire d’aller se faire tuer en service militaire obligatoire). A mon avis, il faudrait en tout cas qu’il y ait vraie démocratie, avec référendum pour les entrées en guerre, non choix personnels de politiciens élus auparavant, donnant leur population à tuer en représailles, et avec propagande claironnant que le seul mal est en face. Cf mon site Repub0.htm .

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Vu d'aujourd'hui (13/04/2016)
Au sujet de la guerre de 1914-18, un ami m'a dit quelque chose de très intéressant : "je n'ai jamais entendu les vétérans en parler que d'une boucherie inutile et d'une rare stupidité, je m'incline devant leur souffrance". D'accord, je respecte son attitude, mais... ne serait-il pas utile d'aller au-delà, en une démarche comme l' "arbre des causes" ? Il s'agirait d'investiguer et trouver les responsabilités, les mécanismes, pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Certes, les politiciens nous bassinent qu'avec l'europe unie, il n'y a plu' de guerre, mais les peuples désabusés semblent devenir eurosceptiques, est-ce que ça va donc re-pêter ? Ben non (à mon avis), ce n'est pas la faute des peuples (seules les élites auraient raison) : non, il y a erreur d'analyse. (Enfin, l'Europe est en partie rejetée parce qu'elle est technocratique anti-démocratique, parait-il, mais je ne crois du tout pas à la représentativité des élus en démocratie indirecte, de toute façon). Et, loin d'approuver la clairvoyance de notre prétendue Elite, je trouve que ses discours félicitant les vainqueurs de la guerre 1914-18 sont une très grave faute : il faudrait condamner cette guerre, condamner dans tous les cas notre nationalisme guerrier. Il faudrait condamner les décideurs de cette guerre, asservissant la population en la faisant tuer (tuer activement et se faire tuer en retour). C'est une très grave faute de commandement, et tout commandement tueur devrait être suspect, au lieu de faire pareil – maintenant en envoyant l'armée professionnelle, mais les civils ici se font massacrer en représailles, ce que pas un politicien ne dit. Il y a un colossal défaut d'analyse, qui tue, en masse, ici même, indirectement. et le nationalisme sportif continue d'exciter les masses, de transmettre le virus aux enfants, je trouve ça horrible, et 100% des politiciens et journalistes semblent contre moi, ce n'est pas forcément un bénin défouloir, mais ça peut être une source d'égoïsme groupiste, grave. Ça me paraît un milliard de fois plus important que mille discours politiciens, au sujet des commémorations de guerres et attentats, les yeux fermés sans rien voir ni comprendre.

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Anti-héroïsme (15/05/2016)
On me dit que 1914-18 a été une guerre héroïque (même si l'Alsace-Lorraine ne justifiait pas ce bain de sang), et je n'approuve pas cela. J'avais regardé dans le dictionnaire la définition de "héros" (pour un site que j'ai écrit contre "les héros de l'aviation" : http://www.kristofmeunier.fr/avionKO.htm), et il me semble me souvenir que c'est "ayant accompli des actes mémorables (dans le domaine militaire notamment)". Adolf Hitler est affreusement mémorable donc est-ce un héros ? Je ne suis pas d'accord avec cette définition qui me choque. Pour moi, il n'y a héroïsme que quand les actes accomplis (ou commis) vont dans le bon sens, louable. Ce n'est pas du tout le cas de 1914-18, alors je refuse le label "héroïque" à cette guerre.

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« Devoir d’hommage » (01/05/2017)
Hier, j’ai vu affichée sur la chaîne d’informations bfmtv une citation de Marion Maréchal Le Pen disant « Rendre hommage à nos morts est un devoir civique, mais les utiliser à des fins partisanes est indécent. » Cela faisait référence à Emmanuel Macron célébrant ce jour commémoratif de la déportation juive (par les nazis et vichyssois) pour condamner l’extrême-droite en finale contre lui à la présidentielle 2017. Je ne suis pas d’accord à de multiples niveaux, bien que n’étant nullement d’extrême-droite (je ne suis ni nationaliste comme les Le Pen ni patriote comme Macron).
A/ Le problème de cette commémoration de la déportation juive (célébrée discrètement par Marine Le Pen et ostentatoirement par Emmanuel Macron) me semble son racisme outrancier : jamais n’est commémoré le génocide Caraïbe pratiqué pour fonder nos Martinique-Guadeloupe, ni le génocide Mohican, pratiqué par nos alliés Etasuniens, ni le génocide Palestinien (exterminations racistes de Der Yassin, Haïfa, etc.), pratiqué par nos alliés israéliens, c’est donc un manifeste de préférence projuive, de soumission à la domination de la prétendue race élue (peuple élu héréditaire, évitant la conversion entrante puisque non prosélyte). Le fait de commémorer le génocide arménien n’y change rien : il s’agit de condamner les ennemis d’Israël (néo-nazis et monde arabo-musulman) sans aucune forme d’équité humaniste – l’humanisme déniant la supériorité judaïque étant d’ailleurs classable « antisémite ».
B/ Ce qui m’intéresse ici plus spécifiquement est la première partie de la phrase, clamant obligatoire l’hommage (ce qu’approuveraient gauche et droite « modérés », dont les présidents successifs célèbrent les commémorations avec assiduité). Pour comprendre, je suis allé voir plus précisément les définitions : « rendre hommage » = témoigner du respect, de l’admiration ; « respect » = considération, vénération ; « considération » = bonne opinion, estime, égards ; « estime » = appréciation favorable, bonne opinion. Je ne comprends pas du tout, là : je n’ai aucune hostilité vis-à-vis de ces morts et d’autres, j’estime simplement qu’il s’agit de victimes de bourreaux dans notre camp autant qu’en face, qu’ils ne sont pas morts pour la justice mais dans un contexte d’injustice non dénoncé et même approuvé par les autorités continuant sur le même chemin affreux. Bref, je ne dis pas à ces morts de 1914-18 ou 1939-45 « bravo, je vous admire et vous remercie », je dis « pauvres gens, vous avez été massacrés par les pourris qui nous gouvernent encore et qui demandent de vous applaudir en cela ». C’est certes totalement contraire à l’instruction civique, mais je classe celle-ci en propagande immorale. En la refusant, je ne me montre pas immoral mais hostile à l’immoralité. Qu’en face soit invoqué un « devoir » obligatoire m’évoque une dictature, confirmant l’immoralité en question, l’abus de pouvoir et de langage.