J’en ai marre des commémorations de 1914-1918
Humour ?
par ia, réformé du Service National pour troubles psychiatriques, 04/08/2014
dernier ajout
  (Aujourd’hui un orage super-violent, ravageant mon usine, m’a mis au chômage technique, alors j’écris vite fait ce qui me passe par la tête).
  Hier et avant-hier était commémoré à la télé le centième anniversaire de la mobilisation générale 1914 puis déclaration de guerre, et aucun des discours rapporté ne m’a plu. Ils honoraient les soldats « ayant donné leur vie pour la liberté », et se félicitaient que la paix soit revenue entre les ennemis héréditaires d’autrefois, puisse cela inspirer aujourd’hui les peuples en guerre dans le monde entier… Ça sonne un peu comme au monde féérique des bizounours (malgré l’abominable hymne du racisme tueur, « qu’un sang impur abreuve nos sillons »), mais ce n’est pas du tout ce que j’attendais, encore une fois, comme à chaque 11 Novembre sous ma fenêtre. Si l’humble public avait le micro, un jour anormalement, voici ce qui serait dit, à mon goût :

  En 1 mot : « Célébrer la guerre 1914-18 au lieu de la condamner, c’est ne rien avoir compris du tout et s’armer pour la prochaine guerre, où nous sommes encore un camp du Mal ».
  En 6 points, développés :
– 1/ Les vrais héros. Les soldats de 1914 appelés en France et en Allemagne n’ont pas du tout été des héros accomplissant leur devoir militaire, incontestable, mais des victimes envoyées se faire tuer par des dictateurs armés (même élus auparavant : ça n’y change rien, l’affreux Hitler aussi a été élu). Ceux qui ont refusé l’appel, avec immense courage sous la pression, sont les vrais héros. Hélas la dictature nationaliste et xénophobe les a fait tuer injustement, avec propagande pour attiser la haine et prévenir d’autres défections. De même les soldats ayant fraternisé avec l’ennemi, en refusant le combat mortel, ont été des héros visionnaires, préfigurant l’amitié franco-allemande avec 60 ans d’avance sur leur temps, même s’ils ont été exécutés aussi, par nos affreux pelotons d’exécution, obéissant stupidement (= militairement) aux généraux plus tard couverts de décorations. Que leurs dépouilles aient été partiellement réhabilitées ensuite a retiré les crachats dont elles faisaient l’objet, mais il faut aller immensément au-delà : dire que seuls ces gens hostiles à la guerre, jusqu’à leurs propres dépens, ont fait ce qui était bien, en fait. Et sans cette guerre féroce, sans les lourdes pénalités 1918 contre l’Allemagne finalement écrasée, Hitler n’aurait pas été élu, Auschwitz n’aurait massacré personne, Israël n’aurait pas été conquis ni « épuré », on aurait connu un siècle de paix, vraie, jusqu’à aujourd’hui. Elle est là, la vraie leçon « pour la paix » invoquant 1914-18, pas ailleurs du tout. La propagande 1950-1990 nous éduquait certes à massacrer les soviets, la propagande 1990-2014 nous éduque maintenant à massacrer les imams, stop à cette propagande, choisissons la paix maintenant : huons les morts guerriers (ou plaignons-les, pauvres bougres trompés par les autorités atroces), honorons les morts pacifistes.
– 2/ Les vrais coupables. Le temps est venu de pointer les responsables de ces horreurs guerrières, en remplaçant la propagande par l’autocritique. Pour trouver les fautes même dans notre camp, sans donner tous les torts à « l’ennemi ». Surhumain ? Non, osons, en tant qu’humbles dominés injustement, par des coupables d’oppression même chez nous. Nos diplomates ayant fondé des jeux d’alliances bellicistes, nos élus ayant décidé la guerre au lieu de proposer l’union, ont causé des millions de morts inutiles, sans en rendre compte à ce jour (même à titre posthume). Cette guerre ne devra plus jamais être célébrée (par les va-t-en guerre) mais est aujourd’hui condamnée, comme une horreur affreuse, massacrant les objections en prétendant servir la liberté. Discours menteur, de l’oligarchie qui est encore au pouvoir, et qui s’abstient évidemment de cracher dans sa soupe, pourtant immonde vue avec un minimum de recul.
– 3/ Le vrai débat. A l’avenir, puisque nous avons réfléchi et serons désormais vigilants, les leaders ne pourront plus jamais invoquer « le devoir de tuer » sans justifier lourdement leur position, dans un débat contradictoire libre. Sans limiter celui-ci à l’obéissance aux lois en cours, mises en place par les politiciens sans référendum d’initiative populaire pouvant les contester. Les décisions d’entrée en guerre devront de même être soumises à référendum, en libérant les médias de leur devoir de propagande. Ainsi la dictature républicaine, qui a fait des millions de morts en 1914-18, serait enfin abolie. La démocratie honnête, c’est le gouvernement par le peuple, non lui laisser choisir quel dominant (ou groupe dominant) l’asservira, le fera massacrer. Oui, les millions de morts d’un siècle en arrière appuient ce jugement bousculant l’injustice en place, c’est vrai, ça justifie enfin la cérémonie évocatrice du passé (quand la réconciliation pouvait conduire à préférer l’oubli).
– 4/ Réfléchir pour de vrai. Quant aux discours pour la paix et les Droits de l’Homme, il faudrait les rendre cohérents : la République Française, en refusant le référendum d’indépendance à l’Est-Ukraine, vient de sciemment provoquer une guerre (avec un avion civil abattu, en victime collatérale), en enfreignant sciemment le Droit de l’Homme à l’autodétermination des peuples – sans la moindre analyse à ce sujet dans les médias, verrouillés (s’ils ne sont pas complètement stupides). De même, en refusant la conférence mondiale Durban 2 sur le racisme inhérent au sionisme (inégalité d’un Juif et d’un Arabe à la naissance, foulant au pied les Droits de l’Homme), le gouvernement français précédent a provoqué la guerre tuant les civils Palestiniens par milliers, ce qui n’arriverait pas si les millions d’expulsés d’Israël (pour cause de « sale race ») étaient équitablement autorisés à rentrer, à voter. C’est comme ça qu’on prévient le mieux la guerre : en étant juste. Stop aux discours manœuvriers de cette république pourrie, belliciste et raciste, xénophobe presque comme en 1914-18, gauche comme droite (et comme extrême-droite, comme Staline). Que le débat contradictoire vienne enfin. Pour cela il faut changer la loi, le noble humanisme (respectant chacun également) étant classé antisémite, donc criminel, puisque insultant la supériorité judaïque (prétendue incontestable par les Israélites, et judéo-chrétiens d’aujourd’hui).
– 5/ Le nationalisme en question. Avoir bâti l’Europe ne suffit pas à annihiler les menaces de guerre : le simple principe des frontières, chassant l’étranger (le non-Européen) est un facteur de colère, de guerre un jour (ou déjà, via le « terrorisme » anti-électeurs). L’Occident, qui est allé conquérir l’Amérique et le monde, n’a pas équitablement le droit d’interdire la migration des miséreux du Sud et de l’Est. A l’abri de nos armes nucléaires anti-civils, nous sommes très horribles. Gauche et Droite vous mentent, en constituant en fait de simples courants du Front National xénophobe, voulant nous choyer en brimant les étrangers. C’est une attitude politique possible, ça s’appelle l’égoïsme (groupiste), qui engendre en face la guerre (justicière). Nous sommes le camp du Mal, derrière le bla-bla de propagande stupide, prenant les auditeurs pour des moutons idiots, avec l’opium pourri du sport nationaliste, dès le berceau, pour faire passer la pilule. Et ça marche, apparemment, incroyablement. Réveillez-vous, ou « Indignez-vous » comme a dit l’autre vieux, se trompant de colère. Je dis, au nom des millions de morts 1914-18 dont on se souvient aujourd’hui : stop, ça suffit, ne recommençons pas encore une fois, il faut maintenant interdire le nationalisme (dont le sionisme), ce serait la vraie fin de la guerre. En disant pleinement merde à la Bible raciste, tribaliste (et misogyne, génocidaire, esclavagiste, etc.). Oui : merde, quoi. Soyons cohérents, enfin, la logique vaut mieux que le théâtre (même si, sous la dictature, les caricaturistes ont le seul créneau de liberté disponible).
– 6/ La fausse liberté. En 1914, comme en 1939, il n’était nullement question chez nous de rendre leur liberté aux opprimés algériens, malgaches, indochinois, etc. On nous ment. La France 2014, en guerre contre l’islamisme, oublie commodément de questionner son droit de véto ONU privilégié (pour la 21e population du monde, en en privant l’Indonésie, 5e population du monde mais musulmane, au nom menteur de l’antiraciste « égalité de tous à la naissance »). Nous sommes (nos dominants sont) des aristocrates pourris, en voie de passer à la guillotine, il faudrait le percevoir et abroger ça tout de suite, très très vite, avec nos immenses excuses, immenses, en espérant ne pas être tous exterminés à la machette comme nous le mériterions peut-être. La Loi Gayssot contre la liberté d’opinion, interdisant formellement de douter du génocide nazi des Juifs mais autorisant pleinement à nier le génocide chrétien des Amérindiens, symbolise le mensonge rhétorique absolu, de dirigeants et parlementaires amis d’Israël et des USA, brimant les Amérindiens et Arabes, jusqu’à ce qu’éclate la guerre totale imminente. Je dis Stop, Stop. C’est à la remise en question que devrait servir les anniversaires de guerres, pas à la célébration d’honneurs avec petits gâteaux aux privilégiés.


  Non, ce n’est pas du tout, du tout, ce qu’ont dit les discours. Et ça semble parti pour 4 ans sans le moindre changement de ligne, jusqu’à la célébration du 11 Novembre 2018… La propagande règne, mutilant l’intelligence et l’honnêteté, au nom de la Liberté bien sûr, c’est cohérent, dans le mensonge au service du nationalisme. Télé = caca, toxique et pas seulement puant.
  Je dis tout ça pour rire, bien sûr, c'est pas sérieux du tout, sinon ce serait illégal, ou tué discrètement. (Soupir)

  (ia, juif, français, occidental, mais renégat antimilitariste)

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Complément multi-piste (10/04/2016)
Deux ans après, rien n’a changé, et tout a même empiré, avec guerre ouverte entre France et Islamisme, décidée par les gouvernants sans référendum et avec des tonnes de propagande (le camp dit ennemi n’ayant aucune peine à recruter chez nous en expliquant ce que cachent les médias). Mais en discutant avec un ami de choses et d’autres, trois éléments enrichissent la question peut-être.
1/ Parler la même langue donc non-guerre ? Les guerres sont-elles des conséquences horribles d’un fond général lié à la diversité des langues (image « multi-fourmilières ») ? Peut-être, si on considère l’animosité belge entre flamands et wallons, mais l’exemple yougoslave dément cette idée : les serbo-croates parlant la même langue se sont entre-massacrés, comme les Espagnols et Libanais avant, la guerre civile n’est guère moins affreuse que la guerre internationale interlinguistique.
2/ Guerre pour ne pas parler allemand ? J’ai entendu dire que « sans nos héroïques ancêtres combattants, nous serions hélas condamnés à parler allemand, quelle horreur ». Je ne suis pas d’accord : cela n’aurait aucune importance si la transition s’était effectuée des générations avant, comme l’occitan ou le breton me semblent disparus sans vraie douleur. Et justement : le français n’incarne nullement le respect de chacun mais une forme d’écrasement (de l’occitan, du breton, etc.), qu’il soit à son tour renversé m’indiffère – même si je serais gêné de faire partie de la génération devant réapprendre. Par ailleurs, la langue française est-elle admirable ? Je ne trouve pas du tout, avec ces complexités inutiles d’usine à gaz absurde, et refusant les simplifications (comme suggérées sur mon site ortograf.htm).
3/ Perdre la glorieuse Marseillaise ? Oui, si nous étions conquis, l’hymne national français disparaitrait, mais tant mieux : ce serait perdre ce chant horrible qui prétend que les civils ne sont nullement innocents, étant tous des soldats de réserve, donc légitimement massacrables par les ennemis. Je ne suis pas d’accord du tout, même si on me dit que c’est la grande tradition romaine, d’une république de citoyens-soldats (en omettant de signaler que le massacre des Chouans a écrabouillé le refus populaire d’aller se faire tuer en service militaire obligatoire). A mon avis, il faudrait en tout cas qu’il y ait vraie démocratie, avec référendum pour les entrées en guerre, non choix personnels de politiciens élus auparavant, donnant leur population à tuer en représailles, et avec propagande claironnant que le seul mal est en face. Cf mon site Repub0.htm .

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Vu d'aujourd'hui (13/04/2016)
Au sujet de la guerre de 1914-18, un ami m'a dit quelque chose de très intéressant : "je n'ai jamais entendu les vétérans en parler que d'une boucherie inutile et d'une rare stupidité, je m'incline devant leur souffrance". D'accord, je respecte son attitude, mais... ne serait-il pas utile d'aller au-delà, en une démarche comme l' "arbre des causes" ? Il s'agirait d'investiguer et trouver les responsabilités, les mécanismes, pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Certes, les politiciens nous bassinent qu'avec l'europe unie, il n'y a plu' de guerre, mais les peuples désabusés semblent devenir eurosceptiques, est-ce que ça va donc re-pêter ? Ben non (à mon avis), ce n'est pas la faute des peuples (seules les élites auraient raison) : non, il y a erreur d'analyse. (Enfin, l'Europe est en partie rejetée parce qu'elle est technocratique anti-démocratique, parait-il, mais je ne crois du tout pas à la représentativité des élus en démocratie indirecte, de toute façon). Et, loin d'approuver la clairvoyance de notre prétendue Elite, je trouve que ses discours félicitant les vainqueurs de la guerre 1914-18 sont une très grave faute : il faudrait condamner cette guerre, condamner dans tous les cas notre nationalisme guerrier. Il faudrait condamner les décideurs de cette guerre, asservissant la population en la faisant tuer (tuer activement et se faire tuer en retour). C'est une très grave faute de commandement, et tout commandement tueur devrait être suspect, au lieu de faire pareil – maintenant en envoyant l'armée professionnelle, mais les civils ici se font massacrer en représailles, ce que pas un politicien ne dit. Il y a un colossal défaut d'analyse, qui tue, en masse, ici même, indirectement. et le nationalisme sportif continue d'exciter les masses, de transmettre le virus aux enfants, je trouve ça horrible, et 100% des politiciens et journalistes semblent contre moi, ce n'est pas forcément un bénin défouloir, mais ça peut être une source d'égoïsme groupiste, grave. Ça me paraît un milliard de fois plus important que mille discours politiciens, au sujet des commémorations de guerres et attentats, les yeux fermés sans rien voir ni comprendre.

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Anti-héroïsme (15/05/2016)
On me dit que 1914-18 a été une guerre héroïque (même si l'Alsace-Lorraine ne justifiait pas ce bain de sang), et je n'approuve pas cela. J'avais regardé dans le dictionnaire la définition de "héros" (pour un site que j'ai écrit contre "les héros de l'aviation" : http://www.kristofmeunier.fr/avionKO.htm), et il me semble me souvenir que c'est "ayant accompli des actes mémorables (dans le domaine militaire notamment)". Adolf Hitler est affreusement mémorable donc est-ce un héros ? Je ne suis pas d'accord avec cette définition qui me choque. Pour moi, il n'y a héroïsme que quand les actes accomplis (ou commis) vont dans le bon sens, louable. Ce n'est pas du tout le cas de 1914-18, alors je refuse le label "héroïque" à cette guerre.

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« Devoir d’hommage » (01/05/2017)
Hier, j’ai vu affichée sur la chaîne d’informations bfmtv une citation de Marion Maréchal Le Pen disant « Rendre hommage à nos morts est un devoir civique, mais les utiliser à des fins partisanes est indécent. » Cela faisait référence à Emmanuel Macron célébrant ce jour commémoratif de la déportation juive (par les nazis et vichyssois) pour condamner l’extrême-droite en finale contre lui à la présidentielle 2017. Je ne suis pas d’accord à de multiples niveaux, bien que n’étant nullement d’extrême-droite (je ne suis ni nationaliste comme les Le Pen ni patriote comme Macron).
A/ Le problème de cette commémoration de la déportation juive (célébrée discrètement par Marine Le Pen et ostentatoirement par Emmanuel Macron) me semble son racisme outrancier : jamais n’est commémoré le génocide Caraïbe pratiqué pour fonder nos Martinique-Guadeloupe, ni le génocide Mohican, pratiqué par nos alliés Etasuniens, ni le génocide Palestinien (exterminations racistes de Der Yassin, Haïfa, etc.), pratiqué par nos alliés israéliens, c’est donc un manifeste de préférence projuive, de soumission à la domination de la prétendue race élue (peuple élu héréditaire, évitant la conversion entrante puisque non prosélyte). Le fait de commémorer le génocide arménien n’y change rien : il s’agit de condamner les ennemis d’Israël (néo-nazis et monde arabo-musulman) sans aucune forme d’équité humaniste – l’humanisme déniant la supériorité judaïque étant d’ailleurs classable « antisémite ».
B/ Ce qui m’intéresse ici plus spécifiquement est la première partie de la phrase, clamant obligatoire l’hommage (ce qu’approuveraient gauche et droite « modérés », dont les présidents successifs célèbrent les commémorations avec assiduité). Pour comprendre, je suis allé voir plus précisément les définitions : « rendre hommage » = témoigner du respect, de l’admiration ; « respect » = considération, vénération ; « considération » = bonne opinion, estime, égards ; « estime » = appréciation favorable, bonne opinion. Je ne comprends pas du tout, là : je n’ai aucune hostilité vis-à-vis de ces morts et d’autres, j’estime simplement qu’il s’agit de victimes de bourreaux dans notre camp autant qu’en face, qu’ils ne sont pas morts pour la justice mais dans un contexte d’injustice non dénoncé et même approuvé par les autorités continuant sur le même chemin affreux. Bref, je ne dis pas à ces morts de 1914-18 ou 1939-45 « bravo, je vous admire et vous remercie », je dis « pauvres gens, vous avez été massacrés par les pourris qui nous gouvernent encore et qui demandent de vous applaudir en cela ». C’est certes totalement contraire à l’instruction civique, mais je classe celle-ci en propagande immorale. En la refusant, je ne me montre pas immoral mais hostile à l’immoralité. Qu’en face soit invoqué un « devoir » obligatoire m’évoque une dictature, confirmant l’immoralité en question, l’abus de pouvoir et de langage.

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Centenaire final 2018 (13+19/11/2018)
  Je reprends des notes griffonnées juste après le 11 Novembre cette année.
  Aux commémorations du centenaire 11 Novembre 2018, le Président Macron a affirmé que le nationalisme est l’exact contraire du patriotisme. J’ai froncé les sourcils, pas convaincu. Visiblement, il voulait dire : « je suis patriote et me réjouit de la défense victorieuse de la France en 1918, mais votez pour moi en 2019 et pas pour les nationalistes anti-accueil temporaire de migrants (avant expulsion des migrants économiques, à ma façon aussi) ». Dans un débat télévisé ensuite sur la chaîne LCI, l’ancien ministre Luc Ferry se disait en désaccord, affirmant que les morts de 1914-18 sont morts pour rien et pas « pour la France », que le patriotisme n’est pas le contraire du nationalisme mais son aboutissement extrême, et que lui (français aimant philosophie et littérature allemandes) se sentait seulement patriote européen. Cette critique m’intéresse mais je me méfie de la partie « patriotisme européen », similaire. Je reprends les définitions, selon Google. Nationalisme : 1. Doctrine qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation. 2. Exaltation du sentiment national ; attachement passionné à la nation (chauvinisme, patriotisme). Patriotisme : Amour de la patrie ; désir de se dévouer/sacrifier pour la défendre. Bref, il est totalement faux que le nationalisme est le contraire du patriotisme, le nationalisme est un terme à deux sens dont l’un est le patriotisme. (Et je suis opposé au nationalisme dans ses deux sens, même en étendant la nation à l’Europe entière). Que ces célébrations servent à clamer des contresens idiots est lamentable, surtout qu’il s’agit d’escroqueries, puisque mensonges financièrement intéressés (via les votes engrangés et les salaires de copains élus). Le super-fier lettré Macron est (selon moi, ici expliqué) un âne, membre éminent d’une Elite de merde pure.
  Et aux informations le soir du 11 Novembre 2018, il a été dit que le président étasunien Donald Trump avait boycotté la Conférence sur la Paix organisée par la France avec le reste du monde, le président Macron étant chaudement applaudi quand il a prôné le multilatéralisme ONUsien (plutôt que le bilatéralisme de Trump ?), les forts USA écrasant chaque petit pays isolément. Certes, je n’aime pas la loi du plus fort à la Trump, mais je suis très réservé sur l’ONU, où les 2e et 3e populations du monde (Inde et Indonésie musulmane) n’ont pas l’un des 5 droits de veto, lesquels sont donc aristocratiques indigénistes et nullement démocratiques humanistes. Je suis allé voir le compte-rendu de la conférence à https://www.parismatch.com/Actu/Politique/En-images-le-Forum-pour-la-paix-et-les-bonnes-intentions-1587373 (feuille choisie par Microsoft Edge/Bing). « 1/ Forum pour la paix et bonnes intentions (…) 2/ plusieurs des plus fervents défenseurs de l'ordre multilatéral ont plaidé pro domo devant une assistance globalement acquise (…) 3/ Ils ont multiplié les mises en garde. Car si multilatéralisme et coopération offrent selon eux paix et progrès, nationalisme et unilatéralisme n'apporteraient que guerre et malheur. 4/ "Bien des éléments aujourd'hui me semblent emprunter et au début du XXe siècle, et aux années 30, laissant craindre un engrenage invisible", a jugé Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Onu. 5/ "Nous voyons bien que la coopération internationale, un équilibre pacifique entre les intérêts des uns et des autres, et même le projet européen de paix sont de nouveau remis en question", a affirmé Mme Merkel. 6/ Le président kenyan Uhuru Kenyatta a déploré "cette tendance d'un nombre croissant de pays au repli au lieu de chercher ensemble des solutions aux problèmes". 7/ "Nous sommes fragilisés par les retours des passions tristes, le nationalisme, le racisme, l'antisémitisme, l’extrémisme, qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent", a prévenu M. Macron. 8/ Le président des Etats-Unis Donald Trump, lui, avait ostensiblement boudé l'initiative (…) 9/ Douze chefs d'Etat et de gouvernement ont endossé dimanche à Paris l'idée d'un "pacte sur l'information et la démocratie" (…) "On a une offensive idéologique du jihadisme, de régimes autoritaires, de mouvements extrêmes qui de tous côtés se dévoilent être des ennemis de la liberté (...), cherchent à contrôler, censurer, exporter leur modèle, qui lancent des campagnes massives de désinformation et qui s'attaquent aux journalistes", a déploré le président français Emmanuel Macron. 10/ Si l'internet et les réseaux sociaux ajoutent un nouvel espace de liberté, ils "offrent aussi des opportunités de manipuler les opinions à grande échelle et fragilisent l'économie (des médias)", a-t-il ajouté (…) Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a aussi mis en garde contre le "risque de détournement de ces nouveaux outils pour exciter la haine, le conflit et même la guerre". (…) garantis la liberté, le pluralisme et l'intégrité des informations. »
  Je réponds point par point.
1/ Base : il y a deux sortes de paix : la paix juste avec équilibre et concessions mutuelles de la part des anciens opposants (bonnes intentions sincères, genre plan Marshall pour rebâtir l’Allemagne à la fin des années 1940) ; la paix injuste avec les forts écrasant les faibles (fausses « bonnes intentions » en forme de diktat, genre paix de Versailles 1918 ou Israël 1948 écrasant les vaincus jusqu’à les rendre fous de haine vengeresse). La paix voulue par les présidents Macron/Hollande/Sarkozy etc., écrasant le monde musulman, est la sacralité d’Israël rendu aux Juifs sans rendre les USA aux Amérindiens, pourquoi ? Parce que les USA sont trop forts, et sont activement sionistes. Le monde de Macron est donc une paix injuste, mais il est trop stupide ou menteur pour l’avouer. Trump est encore pire, peut-être mais ni l’un ni l’autre n’ont de leçon à donner en matière de paix, de bonnes intentions. Et Macron allant bombarder la Syrie (et le Mali etc.) est tout le contraire de la paix, comme le président Obama recevant le Prix Nobel de la Paix et bombardant Afghanistan et Irak.
2/ Discuter de la paix entre soi dans un camp ne me parait pas crédible quand on est officiellement en guerre, la discussion crédible sur la paix est un dialogue avec l’adversaire, chacun pointant les torts de l’autre camp (à entendre bien que cachés par sa propre propagande) pour établir un juste milieu.
3/ Il ne faudrait pas oublier que : vanter le multilatéralisme se situe en aval d’un parti pris nationaliste établissant une multitude de nations (principe xénophobe, fauteur de guerre), au contraire d’un monde uni, d’une démocratie mondiale où seraient abolie l’aristocratie occidentale (droit de veto ONU conservé par les petits pays France et Royaume-Uni, refusé aux grands pays « indigènes » Inde et Indonésie musulmane). Le contexte n’est absolument pas la paix juste et le respect légitime de chacun, il est l’écrasement par les petits pays se croyant forts, comme la France de Macron (et ses prédécesseurs, tous aussi horribles).
4/ Le drame de 1918 comme de 1945, c’est qu’au lieu de déclarer le nationalisme : illégal, avec établissement d’un honnête monde uni, démocratique, les dominants ont organisé leur domination, générant les guerres suivantes. Et rien n’a changé. Cette conférence ne comprend rien à rien, continuant à affirmer le dogme nationaliste (avec éventuellement nation Europe au lieu de nation France) tout en agitant l’épouvantail mémoriel pour que les électeurs apeurés donnent les pleins pouvoirs aux dirigeants s’affirmant lucides sensés (ce qui est faux, malhonnête, il s’agit de dominants chroniques, créant la révolte guerrière).
5/ La paix juste n’est pas un équilibre entre les égoïsmes des uns et des autres, elle est une renonciation aux égoïsmes, pour un partage enfin.
6/ La tendance des pays au repli est automatique puisque le mal n’a nullement été combattu à la racine : au lieu de condamner l’égoïsme groupiste (esprit de clocher, communautarisme, régionalisme, nationalisme, continentalisme) pour promouvoir l’humanisme (à nos dépens de riches occidentaux privilégiés), cet égoïsme groupiste est encouragé chaque jour dans les médias (occidentaux, du moins) via le chauvinisme sportif, c’est affligeant, et générateur de guerre, pas du tout de paix. Le blabla ici tenu passe à côté des problèmes essentiels.
7/ C’est une série de mensonges qui est une fois de plus assénée par le malhonnête Macron : immensément loin de combattre lui le nationalisme, il pratique assidument le nationalisme européen, repousseur de non-européens. Et l’antisémitisme est un faux problème menteur, classant l’antiracisme « anti-"racisme anti-goy" » en racisme anti-juif, ce qui est de la confusion mentale, pratiquée avec immense succès, en emprisonnant les esprits lucides. Honte à nos législateurs et tribuns, actifs soldats de la paix injuste en faveur d’Israël (comme ils auraient pu condamner le racisme anti-blanc pour soutenir l’apartheid, malhonnêtement, pareil).
8/ Trump n’avait pas tort de trouver pitoyable cette conférence prétendument pour la paix, mais cet horrible bonhomme est lui encore pire, xénophobe farouche, roi de l’égoïsme groupiste interdisant à autrui ce qu’il accorde à son « nous » (les étasuniens sont les envahisseurs de l’Amérinde, refusant d’être envahis par les Latinos et Asiatiques).
9/ Aussi longtemps que la loi française Gayssot interdira la liberté d’opinion, de réflexion, la France ne sera pas en droit de prétendre incarner la démocratie libérale. Et elle n’incarne pas non plus la démocratie non-libérale (dictature du peuple) dans la mesure où le référendum d’initiative populaire y est interdit. Les dominants dominent, au nom menteur de la démocratie, de la liberté, de l’information (en fait dirigée).
10/ Le mal qui est dit d’Internet pouvait aussi être attribué à « l’écriture », ou à la « parole », c’est un faux débat. Si les ânes malhonnêtes qui nous dirigent avaient de vrais arguments, ils n’auraient pas besoin de gendarmer l’expression des gens.

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Arc de « triomphe » en 2018 (10/12/2018)
  Le 1er Décembre 2018, la manifestation « gilets jaunes » a été condamnée unanimement pour avoir profané l’Arc de Triomphe à Paris (par des graffitis haineux contre le gouvernement), même les gilets jaunes interviewés reconnaissant que c’était honteux, sans doute commis par de faux gilets jaunes, soit casseurs de banlieue (« mauvais français basanés à expulser » ?) soit agitateurs envoyés par le gouvernement pour décrédibiliser l’opposition populaire. Je ne suis pas d’accord, moi tout seul : cet Arc de Triomphe n’évoque pas le moindre respect pour moi, je m’en contrefous comme d’une pissotière publique (qui est même plus estimable, de par son utilité).
  A part célébrer les victoires napoléoniennes du temps où notre tyran ici envahissait les pays étrangers (ce qu’on affirme inadmissible honteux en sens inverse), cet Arc compte la Tombe du Soldat Inconnu 1914-18, m’inspire-t-elle immense respect ? Non, à mon avis un pauvre type explosé par un obus étranger (plutôt que fusillé par les compatriotes pour refus d’obéissance mortelle) est une victime quelconque, en rien plus admirable qu’un explosé en crash d’avion ou broyé en catastrophe ferroviaire, noyé en naufrage maritime, non ça n’appelle aucune admiration selon moi, que de grands regrets compatissants. Pire : ce soldat est potentiellement moins innocent qu’une victime de calamité autre : peut-être s’agissait-il d’un volontaire xénophobe entendant sciemment massacrer les « sales » boches haïs, oh non, ça ne m’inspire aucune admiration, pas le moindre respect particulier.
  Et si on me dit que l’Arc de Triomphe est aussi le symbole de la prodigieuse victoire des footballeurs français en coupe du monde 1998 et 2018, ça me laisse indifférent : je ne m’intéresse pas au sport, principe que je trouve moche (le fort écrasant le faible et hurlant de triomphe, après). Enfin, battre en sport est moins pire qu’en guerre, et le sportif ou supporter semblent excusables si le principe est cathartique (défouloir virtuel à la violence pour retrouver le calme en pratique) mais je ne suis pas en admiration du tout, non.

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Réponse à objection (11/12/2018)
  Concernant mon petit mot sur l’arc de triomphe, je confirme mon désaccord avec l'interprétation disant qu’il s’agit de compatir avec la souffrance des combattants. J’habite sur une « place du monument aux morts », dans ma petite ville, et par le passé j’ai emmené mon fils « écouter la musique de plus près », à sa demande. J’ai entendu les discours, et c’était les mêmes à la télé par les présidents et journalistes : il n’était nullement dit « on s’incline devant la souffrance absurde dont ont été victimes ces pauvres gens envoyés à la mort par des monstres », absolument pas. Le discours était « remercions infiniment ces grandioses héros qui ont donné leur vie pour notre liberté ». Tout récemment encore, le Président Macron répétait que les généraux de 1914-18 étaient les plus grands héros de la France (d’où la polémique car il incluait le maréchal Pétain – prétexte à répéter encore et encore la Shoah, pour les journalistes et politiciens israélophiles).

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« Dette » immense ? (08/05/2019)
  En ce jour de célébration du 8 Mai 1945, la télévision a montré le président Macron discutant sous la pluie avec le petit-fils du général de Gaulle avant de dire quelque chose comme « vis-à-vis de ces anciens héros, nous avons tous une dette immense ». Enfin, je ne garantis pas que c’était pile sa phrase, que je n’ai fait que voir passer deux secondes en sous-titré car le son était médiocre. Mais bref, suis-je d’accord que nous avons tous une grande dette vis-à-vis des héros 1940-45 ? et si je ne m’en sens pas redevable, suis-je odieusement ingrat ?
  Eh bien non, je ne suis pas d’accord. Ces anciens ne m’ont pas légué un monde merveilleux mais un monde horrible, colonialiste raciste (écrabouillant les indigènes) et xénophobe (ayant fait la guerre pour ça). Cela s’est amélioré depuis, avec décolonisation et amitié franco-allemande, mais pas grâce aux combattants tueurs/tués, célébrés le 8 Mai (ou le 11 Novembre).
  Certes, sur un plan financier, ils m’ont légué le fait qu’en naissant français je suis né riche (relativement à un enfant de Bengladesh ou Burkina-Fasso), mais je trouve ça coupable de privilège immérité, et je suis personnellement (anormalement) partisan de l’abolition des privilèges (occidentaux). Enfin, en pratique, à en croire les historiens, c’est plus compliqué que cela : la France était détruite ruinée en 1945, et seul le plan Marshall étasunien, avec ses milliards de dollars « cadeau » l’ont remise sur le chemin de la prospérité, mais… pourquoi la France a-t-elle été privilégiée parmi les pays choisis pour devenir nouveaux riches ? Il n’y a pas le moindre « mérite » en cela. Et par ailleurs, cette alliance financièrement intéressée est de la complicité active au crime contre l’humanité qu’a constitué la conquête massacreuse de l’Amérique, générant fortune là-bas. C’est à mon avis coupable, honteux, pas magnifique, à applaudir, non.
  Bref, s’il y a eu héritage de 1945, je ne me juge pas débiteur mais sali, receleur de grande saleté malgré moi. Macron n’est pas intelligent mais nul, récitant les lieux communs traditionnels sans réfléchir une seconde.

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Auto-flagellation (09/05/2019)
  Un cousin me répond, entre autres choses : « Il faudra certes encore des décennies pour que le retard soit rattrapé, par rapport à la période d'avant 1750 où la Chine, l'Inde et les autres continents n'avaient pas encore été "étouffés" par les empires coloniaux Européens. Devons-nous flageller pour des décisions prises par les élites européennes du XVIII et XIX ièmes siècles ? ». Ça me semble mériter discussion, d’autant que j’ai déjà entendu parler de ce désaccord au sujet de l’auto-flagellation (il me semble que, à la télévision, c’était l’extrême-droite qui désapprouvait qu’on ressasse la culpabilité pour notre passé colonial et/ou esclavagiste). Je ne mélange pas tout, mais ce thème « pour ou contre l’auto-flagellation ? » est un intéressant apport au débat ici conduit, merci.
  Contrairement à Bible/Torah avec leurs dix commandements, mon avis est que les enfants naissent innocents, sans devoir être poursuivis pour les fautes de leurs aïeux. Mais… pour cela, ils ne doivent pas hériter des fortunes volées par ces aïeux. Ainsi, les Etasuniens modernes sont pleinement innocents des massacres commis autrefois en conquérant l’Amérique si… ils rendent les USA aux Amérindiens, ou bien demandent équitablement une amnistie mondiale, effaçant les crimes d’autrefois, mais alors : sans rendre Israël aux Juifs en chassant les Palestiniens-1948 (avec plein accord occidental, leaders français en tête). Donc oui, la totale incohérence à notre profit (étasunio-sioniste) est une culpabilité entière. Il ne s’agit pas de s’autoflageller pour des crimes antiques, mais pour un recel de privilège inéquitable présent. Fondé sur rien de compréhensible, avouable ; je ne vois que quatre mauvais prétextes : le fanatisme religieux judéo-chrétien (élisant le peuple juif en crachant sur l’équité humaniste), le racisme pro-juifo secret (malhonnête en se hurlant victimes de racisme anti-juifa), la supériorité « culturelle » (occidentale ou franco-française, bla-bla nullissime, méprisant autrui et ne justifiant rien, en fait), la loi du plus fort (écraser/expulser les faibles arabes paraissait facile en Israël, mais impossible de traiter pareillement les USA sans défaite nucléaire ou explosion du globe terrestre). Oh oui, je vois là matière à auto-flagellation, ou plutôt : à comprendre l’autre, nous classant comme Le Mal à condamner (« à combattre » disent les justiciers prétendus). Au lieu de redoubler d’ardeur de notre côté dans le combat contre le prétendu « Mal injustifiable » (du Sud et de l’Est), je préfère comprendre la colère en face et plaider coupable, c’est tout.
  Autres points, annexes :
– Je désapprouve l’expression « élites européennes [colonisatrices] des 18e et 19e siècles », pour plusieurs raisons :
. le mot « élite » désigne ce qu’il y a de meilleur, et je ne suis pas d’accord du tout que les colonisateurs d’autrefois étaient les meilleurs gens de l’époque, plutôt les plus pourris immoraux, au contraire (je parlerais plutôt des « groupes dominants » que des « élites ») ;
. j’ai dactylographié des mots de ma mère sur l’histoire familiale (Onc’ Daniel), et il semble que la population humble de 1901-1913 ici était aussi « colonialiste active », espérant faire fortune dans les colonies, en plus de partir en aventure ensoleillée là-bas, dans les troupes militaires ou autre ; cette tournure d’esprit n’était pas spécifique des généraux et politiciens. Par ailleurs, dans le livre "Mon village à l'heure allemande, revisité", Jacques Delatour explique qu'en 1939-45 encore, l'école (publique française) apprenait à tous (avec succès) qu'il faut admirer les "grands colonialistes français" comme Savorgnan De Brazza.
– Je suis gêné par l’expression « encore des décennies pour que le retard soit rattrapé » : la situation mondiale ne me semble pas celle-là. Les écologistes depuis René Dumont en 1974 expliquent que 5 (ou 7) milliards d’humains ne peuvent absolument pas consommer comme des étasuniens (ou même : des Européens de l’Ouest), sans dépouiller/ruiner la planète à vitesse extrême. Donc l’objectif lucide n’est nullement que les pays pauvres nous rattrapent en consommation : il va falloir que nous abaissions drastiquement notre niveau de vie, pour cesser de gaspiller autant, ce qui ne tenait debout qu’en maintenant dans la misère le reste du monde. Les lycéens défilant en ce moment « pour le climat » ne comprennent rien à rien, apparemment : il ne s’agit pas que les dirigeants interpelés fassent construire trois centrales solaires de plus (à crédit en déficit illimité), mais peut-être qu’il faut mettre à la poubelle les smartphones de ces jeunes eux-mêmes, et cesser de manger de la viande chaque semaine. Ça commence par une auto-flagellation, oui, ce n’est pas du tout : seulement réorienter les investissements des puissances d’argent vers les puissances dites vertes, en gardant le ventre plein à ras bord.

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Convocation officielle explicite (11/11/2019)
  Aujourd’hui (lundi) 11 Novembre 2019, il est 3 heures du matin mais je me lève écrire mon malaise : vendredi passé mon fils m’a dit être convoqué au monument aux morts ce lundi, avec sa classe de CM2, pour la cérémonie (pour la première fois de sa scolarité, apparemment la classe d’âge 10 ans étant requise chaque année). Mon fils (adoptif) a la double nationalité française et philippine, mais que répondrai-je s’il me demande après coup : « Papa, qu’est-ce que ça veut dire mort-pour-la-France ? et mort-pour-la-liberté ? ». C’est cette question déchirante qui m’a éveillé, vécue comme presque cauchemar. Maintenant, en éveil, je peux préparer/envisager des réponses, sérieusement :
1/ Mort pour la France
1A. Ma réponse extérieure (pour que mon fils s’insère sans encombre dans la société)
   C’était la France qui combattait l’Allemagne, alors les soldats français qui ont été tués par les Allemands sont ici appelés « morts pour la France », simplement. La république française avait offert à ses enfants l’école gratuite, en retour ils protégeaient (une fois adultes) cette république contre ses agresseurs (« féroces soldats », comme le dit l’hymne Marseillaise qu’on apprend à ton école primaire).
1B. Ma réponse intérieure (rebelle, en danger d’emprisonnement pour délit d’opinion)
   Le mondialisme et l’humanisme (contestant le « sang impur » qu’ont les étrangers et leurs bébés selon l’hymne Marseillaise, raciste) sont interdits, maintenant comme avant, avec sacralisation des frontières anti-étrangers (anti-Non-européens maintenant, plus ou moins). C’est affreux moralement en termes d’altruisme (les étrangers – et non-Européens – étant très majoritaires sur la planète) mais ça serait hélas vraisemblablement approuvé par référendum national s’il y en avait un sur ce sujet, les médias lavant le cerveau des gens via le sport national, appelant à hurler « allez les Bleu(e)s », ce qui a beaucoup de succès (je suis très très anormal de ne pas aimer ça du tout, pas aimer le sport et pas aimer le nationalisme qui refuse de partager enfin la misère du monde).
  En 1914, les dominants de France et d’Allemagne avaient décidé de se faire la guerre, sans demander l’avis de leurs peuples (même si les populations françaises étaient activement endoctrinées par les instituteurs depuis 1870 à vouloir cette guerre revancharde). Ils ont réquisitionné les petites gens, envoyés s’entre-massacrer sous « peine de mort pour trahison » en cas de refus. Cette mise à mort était imposée comme prétendu « devoir », sans discussion permise. Et l’alibi était que ça se faisait « pour une valeur supérieure » (la Nation) qu’ils ne pouvaient pas comprendre individuellement (« l’Elite », ou fausse élite pourrie, méprisait le peuple, déjà à l’époque).
   Le don de l’école gratuite était un faux argument, immensément contestable : en interdisant les langues régionales des grands-parents, il était imposé la langue parisienne et son orthographe/grammaire en forme d’usine à gaz invraisemblable, avec interdiction d’inventer mieux (c’était puni comme « faute » = erreur moralement grave, totalement bannie). Plus loin dans la scolarité, il s’agissait d’inculquer la vénération des prétendus « grands hommes », avec interdiction de les montrer nuls fautifs. C’était un endoctrinement débilitant pour former des moutons suivistes, tout au contraire d’individus lucides et responsables (la prétendue Elite se réservant ces qualificatifs, demandant simplement approbation périodique d’une de ses branches au choix, par le bas peuple jugé vil – manquer à ce mépris étant aujourd’hui appelé « démagogie populiste »). J’ai connu ça encore des décennies plus tard, avec mon Bac 1981 – célèbre date d’abolition de la peine de mort, contre l’avis populaire...
2/ Mort pour la liberté
2A. Ma réponse extérieure (pour que mon fils s’insère sans encombre dans la société)
   Les Français se battaient pour la liberté de rester français, parlant français, sans être obligés de parler allemand, de devenir de nationalité allemande, d’obéir au chef allemand qu’ils ne voulaient pas du tout.
2B. Ma réponse intérieure (rebelle, en danger d’emprisonnement pour délit d’opinion)
   Cette prétention au règne de la « liberté ici » est un mensonge total. Le pacifisme (ou le vœu d’amitié franco-allemande) était interdit en 1914, comme en 1939, passible de prison en 1939, du peloton d’exécution en 1914.
   Enfin, on pourrait dire que la France voulait rester France avec son idéal de liberté, pas encore bien établi en 1914 mais devenu triomphant en 2019. C’est faux, c’est un mensonge encore : la loi Gayssot de 1990, toujours en vigueur et approuvée par 100% des candidats à la présidence de la république en 2017, interdit (sous peine de prison et ruine) d’oser douter du dogme officiel en matière d’Histoire. Dogme sélectif raciste, pour ménager les alliés de nos gouvernants et pourchasser leurs adversaires : s’appelle « crime contre l’Humanité » (indéniable sous peine de prison) le génocide de Juifs, abomination sacrée, alors que les génocides d’Amérindiens, Aborigènes, Cananéens, etc. sont eux totalement approuvés, avec adoration permise ou encouragée… Il est interdit de penser honnêtement, logiquement, moralement, c’est ce que les blablateurs politiciens (tous menteurs pourris) appellent « règne de la liberté ».
   Je sais qu’une des réponses est que ce n’est pas sujet à opinion libre mais c’est la vérité, scientifique (l’Histoire est une science humaine), mais :
. je dénie que les dites sciences humaines soient des sciences : elles ne découvrent/testent aucune loi de la Nature, prédictive corroborée, ne faisant que blablater pour expliquer a posteriori tout et son contraire, selon des logiques partisanes subjectives.
. Les sciences ne disent La Vérité que selon l’opinion scientiste, qui est elle-même invalidée scientifiquement, ayant fait croire plein d’erreurs par le passé, ce qui l’invalide en tant que théorie prétendant au vrai durable.
. Épistémologiquement, philosophiquement, les sciences expérimentales ne sont que des théories en instance de réfutation, pouvant être contredites dans le futur. Les croire n’est que de la croyance, pas de l’intelligence rationnelle objective.
. Pourquoi serait-il interdit de se tromper ? Si mon frère daltonien pense que le gris et le bleu sont une même couleur, ce n’est pas une raison pour l’envoyer en prison. Punir l’erreur dénuée d’actes violents est un mode de dictature, tout le contraire de la liberté d’opinion.
. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a validé la compatibilité de la Loi Gayssot avec la valeur « Liberté d’opinion » en affirmant que le législateur avait toute liberté de définir les exceptions nécessaires. Donc « la liberté » en ce sens, ce serait que le législateur nazi punisse de prison quiconque oserait douter qu’Hitler est le Messie, que le législateur apartheidien punisse de prison quiconque oserait douter que les Nègres sont des singes puants, que le législateur ayatollah punisse de prison quiconque oserait douter que le Coran est la voix de Dieu/Allah, que le législateur inquisiteur fasse pareil avec la Bible, que le législateur sioniste punisse de prison quiconque oserait douter que la propriété juive sur Israël est infiniment supérieure en droit universel à la propriété amérindienne sur l’Amérique… parodie de justice, de liberté, de logique, couvrant la dictature horrible, sans l’avouer (ou en prétendant le contraire, à tort).
. Il est affirmé que le temps n’est plu’ au débat contradictoire, la question est maintenant tranchée : la Shoah est objectivement indéniable. C’est là interdire la liberté d’opinion personnelle, d’individu non convié aux prétendus débats entre prétendus experts (diplômés en récitation, pas en contestation). En interdisant de redemander à être convaincu par les arguments en question, comme mis au secret en interdisant les nouvelles objections, non autorisées.
. J’ai encore lu un témoignage confirmant mes conclusions personnelles (en sous-partie « réaliste » même si je suis sceptique doutant du Réel). Le père de l’actuelle ministre de la Santé, présenté comme Juif héroïque rescapé des camps d’extermination, expliquait qu’il avait été déplacé de camp en camp dans des conditions inhumaines. Mais… il m’est interdit de demander « pourquoi le déplacer au lieu de le massacrer si le but était l’extermination ? cela ressemble plutôt à un esclave déplacé, je n’aime pas l’esclavage, vanté hélas monstrueusement par la Bible et la Torah israélite (et celui-ci a pu tuer des millions d’amérindiens et khmers) mais la prétendue organisation exterminatrice 1940-45 me semble mensongère, et ce mensonge serait intéressé, escroc, pour prétendre justifier de rendre Israël aux Juifs en réparation sans rendre les USA aux Amérindiens équitablement. Qu’est-ce qui prouve que ce n’était pas un esclavage involontairement tueur ? (ou ne tuant que l’esclave refusant le travail, là comme ailleurs, Shabbat ou autre). »
  Non, la liberté pour laquelle sont prétendument morts les soldats de 1914, c’est la « liberté » de gober le discours officiel et fermer sa gueule (comme sous régime nazi, stalinien, maoïste, franquiste, etc.). C’est simplement horrible, menteur ou/et idiot. Les morts français de 1914 sont morts pour les dominants de l’époque, anti-liberté comme actuellement.
  (Il est 4 heures 30, je retourne me coucher).
  (…) Et puis… en 1914, la France était un pays colonialiste refusant avec violence totale d’être conquis, colonisé. C’était un principe immoral d’égoïsme groupiste : « faites ce que nous disons (respectez-nous), pas ce que nous faisons (ne pas respecter les autres) ». Les dits-indigènes, eux, n’avaient pas la liberté de repousser les Français envahisseurs, et la répression était sanglante s’ils osaient se rebeller contre cet écrasement autoritaire. En quoi défendre ce système répressif d’innocents était-il se battre pour la liberté ? L’explication simple (la seule que je vois à première vue) est que la liberté prétendue est un mensonge, total. Autre interprétation, certes : un racisme inavouable-aujourd’hui aurait à l’époque refusé le moindre respect pour les prétendus sous-hommes, martyrisés, méprisés à tort – puisque nos ancêtres, loin d’être des modèles, étaient des monstres, leur seule excuse pouvant être que, sans être foncièrement mauvais, ils étaient endoctrinés ainsi par les puissants de l’époque. L’honnêteté actuellement consisterait à dénoncer ces horreurs, pas du tout à les célébrer comme définissant le Bien ayant triomphé du Mal.
  (…) De retour de cérémonie, mon fils parle tout seul, disant que c’était pour les soldats, « ceux qui se sont sacrifiés ». Je le laisse dire sans objecter, et à la télé 100% des politiciens et journalistes sont sur cette ligne unanime, mais intérieurement (et ici sur mon site), je dénonce le mensonge des autorités :
- Non, la plupart des morts n’ont pas fait le choix de se sacrifier : ils ont été mobilisés de force, condamnés à aller se faire tuer sur le front sous peine d’être tués officiellement à l’arrière comme traitres.
- Non, ceux qui partaient au début « la fleur au fusil » ne choisissaient pas de se lancer dans une boucherie interminable où ils allaient être exterminés. Ils avaient été endoctrinés, trompés, par une propagande clamant la victoire rapide et facile. Mensonge d’état, et les trompés n’ont pas choisi en connaissance de cause.
- Non, ce ne sont pas des héros mais des victimes, et les politiciens bellicistes les ayant fait tuer n’ont en rien été condamnés (si ce n’était pas si loin en arrière, on dirait « ils courent toujours »). En 2018 je crois, le président Macron a encore répété que les généraux de 1914-18 étaient de très grands héros (ce qui n’a été contesté que pour Pétain devenu bourreau antisémite ensuite).
  (…) Je signe dans le cahier de mon fils la convocation passée disant qu’il s’agit d’assurer « le devoir de mémoire qui fait partie de l’éducation citoyenne des enfants ». Hum, c’est le cursus exigé, obligatoire, effectivement, mais il me paraitrait plus honnête d’appeler ça « le devoir de récitation (sans oser d’esprit critique/analytique), qui fait partie de l’endoctrinement abrutissant des enfants ».
  (...) Ajout 12/11/2019 : J’ai entendu hier à la télévision que, maintenant qu’il ne reste plu’ vivants de poilus de 1918, le 11 Novembre va devenir une sorte de « memorial day » à l’anglo-saxonne, pour rendre hommage aux soldats des divers conflits « morts pour la France », comme les 549 célébrés hier dans un nouveau monument aux « morts pour la France en opérations extérieures, de 1963 (ou 1969) à 2019 (et plus peut-être) » ( https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/11-novembre-les-soldats-morts-en-opérations-extérieures-entrent-dans-la-mémoire-collective/ar-BBWBEnJ?ocid=spartanntp ). Je ne suis pas d’accord : cet envoi de militaires tuer/se faire tuer (sans que le territoire français soit attaqué) s’est fait par des politiciens disant-faussement « représenter les Français », qu’ils méprisent et trompent sciemment, en leur interdisant le référendum d’initiative populaire. Bref, cela s’est effectivement fait « au nom de la France » (avec paiement de rente aux familles par nos impôts réquisitionnés sous la menace armée), mais il s’agit d’un mensonge, en fait ce sont les gouvernants, tous sionistes racistes (amis d’Israël rendu aux Juifs sans rendre les USA aux Amérindiens) qui se font plaisir à employer n’importe où la violence tueuse, de soldats décérébrés obéissant aux ordres, comme en 1914-18, toujours. Ces politiciens, depuis des décennies, jouissent de se croire les gendarmes du monde en exerçant leur place privilégiée au Conseil de Sécurité de l’ONU, interdite aux bien plus peuplées Inde et Indonésie (musulmane), et au nom menteur de la démocratie alors que ce privilège de petite nation forte surarmée est aristocratique. Bref, la prétendue mémoire est un endoctrinement propagandiste stupidissime, dont nos enfants sont victimes (et la population dans son ensemble, peu portée à la critique logique, ne se soulevant, apparemment, que quand son portefeuille est atteint, et ne voyant pas que c’est la cas ici).
  Et je ne suis pas d'accord avec l'idée "devoir de mémoire" concernant des événements antérieurs à ma naissance, qui sont pour moi des racontars et pas de la mémoire. De plus, il s'agit de mémoire sélective malhonnête, nous classant victimes et oubliant là où nous sommes bourreaux (comme dans l'extermination de rebelles malgaches à la domination des colons, comme l'extermination de villages indochinois "suspects" par les bombes, comme l'extermination des bébés allemands par le Terror Bombing anglais à équipages français, etc.). Entre propagande et puis équité, je préfère l'équité, ce serait puni en classe, propagandiste actuelle, hélas.
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Endoctrinement scolaire 2020 (11/05/2020)
  J’aidais hier mon fils (confiné "coronavirus") à faire ses devoirs de CM2, en cours d’histoire sur le nationalisme à propos de la guerre en 1914. Et deux éléments m’ont frappé – absolument pas abordés quand j’étais au CM2 en 1973-74 où on ne faisait que nous répéter qu’Austerlitz (ou 1918, 1945) c’est la France qui gagne c’est très magnifique, Waterloo (ou 1914 ou 1940) c’est la France qui perd c’est très triste. Un texte de Romain Gary en 1965 dit « le patriotisme c’est l’amour des siens, le nationalisme c’est la haine des autres », la question professorale étant « Quelle est la différence entre patriotisme et nationalisme ? », mon fils ayant grand peine à trouver une réponse autre que de répéter la petite phrase elle-même, mais finalement il a réussi : « l’un c’est de l’amour et l’autre c’est de la haine »… ce qui le conduit droit à applaudir Macron clamant « le patriotisme est le contraire du nationalisme ». J’ai dit bravo à mon fils, au sens « tu as répondu comme le voulait la maîtresse », mais intérieurement je désapprouve cette citation, tant son intitulé que le fait de croire qu’il s’agit d’une vérité incontestable. Tout repose sur l’expression « les siens » : quand j’étais adolescent puis jeune adulte (1979-2001), les « miens » chers à mon cœur étaient une seule personne au monde, m’ayant rejeté, quasi tué, aucun rapport en rien avec la nation ou patrie (des gens rackettés par les mêmes impôts que moi) ; ce qui définit le patriotisme est donc l’immense spécificité (pas générale du tout) d’appeler « siens » les compatriotes, ce qui est du nationalisme (pas esprit de clocher ni régionalisme ni humanisme). Bref, le patriotisme n’est en rien le contraire du nationalisme, il est une forme de nationalisme, une option en aval du choix nationaliste (choix que je ne fais pas, contrairement à tous nos politiciens, de droite et gauche et centre, approbateurs de la police des frontières et du chant « La Marseillaise »). La distinction patriotisme/nationalisme est artificielle secondaire et pas grandiose primaire, c’est comme si on dissociait l’esprit de famille en espritu de famille (amour des siens) et esprity de famille (haine des autres), ça va ensemble, l’un ne va pas sans l’autre, puisqu’il s’agit de privilégier certains par rapport à d’autres.
  Un texte de Fustel de Coulanges en 1870 disait que le peuple ce n’est ni la race ni la langue, c’est une communauté d’intérêt, de souvenirs, d’espérances. Je n’y crois pas du tout : un bébé, ou jeune enfant jusqu’à 5 ans, est compté membre du peuple en question, alors que ses intérêts sont égoïstes (pas partageurs en commun, sauf exception, et sans spécificité locale mais apparemment semblable dans l’humanité entière), ses souvenirs sont personnels (non partagés non plu’) avant endoctrinement par l’école qui génère une fausse « mémoire » par propagande (intoxication bestiale avec carotte et bâton) et pas souvenirs proprement dits, ses espérances n’ont rien de collectives (il ne s’agissait pas de reprendre l’Alsace et la Lorraine mais le jouet pris par tel frère ou sœur).
  Bref, au lieu d’expliquer et faire comprendre, ces éléments scolaires appellent à ingurgiter un message en fait immensément contestable. Il s’agit de lavage de cerveau et non de formation à l’intelligence personnelle.
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De Gaulle couvert de sang (01/09/2020)
   Aujourd’hui, les informations signalent qu’un buste du général de Gaulle (à la Martinique) a été vandalisé, de peinture rouge sang, avec des inscriptions renvoyant au massacre de Sénégalais par les Français à Thiaroye en 1944, avec aussi l’inscription « Nou pa franssé » (Nous ne sommes pas français, en créole, est-il dit). Suis-je partisan de ce rappel de 1944 égratignant la gloire prétendue de De Gaulle, et surtout moi qui n’aime pas qu’on nous rappelle le passé lointain type 1914 ?
1/ Je suis d’accord que De Gaulle me parait un xénophobe tueur antiallemand en 1939-45, puis un colonialiste raciste continuateur en 1945-1961 (et islamophobe antidémocratique pour les collèges d’Algérie Française refusant le pouvoir à la majorité), ce que je n’aime pas. Si on crache sur sa statue ou arrache son nom sur les rues nommées d’après lui (y compris dans ma ville), cela m’est indifférent. La télévision ment en prétendant qu’il y a unanimité pour le respect absolu du général De Gaulle, tout le monde se disant gaullien (selon les journalistes, ne parlant que des politiciens, et leur milieu de journalistes).
2/ Il est logique que si on nous bassine (au nom du Devoir de Mémoire) à glorifier 1914-18 et 1939-45, il est automatique de pointer les culpabilités françaises à Thiaroye 1944 (cf. https://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/PIOT/57811 ), Madagascar 1948, Indochine années 1950, Algérie avant 1962, etc. C’est simplement cohérent. Je trouve injuste d’en tirer (façon « indigéniste » ?) l’idée que sont coupables les générations pas nées à l’époque (dont je fais partie), mais puisque nous naissons en pays riche, le seul moyen de ne pas être accusés (de recel de crimes contre l’humanité) est d’abroger les frontières, pour un monde uni. Ou bien – sans guerre nucléaire avec les USA pas d’accord du tout – abroger au moins nos frontières, et effectivement accueillir toute la misère du monde, généreusement, nous appauvrissant jusqu’à équilibre, équitable, loyal. La constitution française fait que cela est politiquement interdit, pas seulement impopulaire ici – donc tant pis si on nous massacre à la machette, hélas, c’est organisé pour cela.
3/ Moi non plu’, sans être ultramarin, je ne me sens pas « français », que je sois français est certes ce qu’il y a marqué sur mon passeport, dit obligatoire pour aller voir ma belle-famille en Asie, mais je n’en tire aucune fierté ou supériorité, au contraire : tant que la France garde un veto privilégié à l’ONU et des armes atomiques enfreignant le (chapitre désarmement du) Traité de Non-Prolifération Nucléaire, cela me semble un élément de culpabilité (entièrement imputable aux politiciens – de tous bords). Je suis donc opposé à ce nationalisme et j’approuve ceux qui se rebellent contre sa dominance.
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Moi scandaleux ? (10/11/2020)
  Mon ami contradicteur répond à mon texte ci-dessus : « Si je te suis, il fallait rester sous le joug d’Hitler. C’est une position absolument scandaleuse. Quant à De Gaulle, évidemment, il a des zones d’ombre, c’est évident, je suis d’accord. Malheureusement, aujourd’hui, avec la poussée de l’extrême droite politique et médiatique, je ne crois pas que nous sommes près de voir la colonisation pour ce qu’elle est, et je crois définie par l’ONU, un crime contre l’humanité. »
--> La fin du propos me plait, mais je suis en désaccord avec le début, disant « absolument scandaleuse » ma position (mal comprise qui plus est). Je ne suis en rien partisan d’Hitler ou de Pétain, mais pas de De Gaulle non plu’. A mon avis c’était une guerre du mal contre le mal, et je trouve scandaleuse la position d’un de ces « mal » (gaulliste) me disant scandaleux. En effet, ces gens (de 1940) étaient des colonialistes féroces, traitant les colonisés en sous-hommes (« indigènes »). Selon la morale altruiste « traite autrui comme tu voudrais être traité », ces monstres ont été logiquement traités de même par d’autres monstres les colonisant à leur tour, bien fait pour eux (non que je me réjouisse de cette victoire allemande mais les Français auraient dû abroger leurs horreurs coloniales, et du coup l’Allemagne n’aurait pas été jalouse de cette richesse indue, la paix aurait été possible). Ma position est certes contraire de celle propre à 99,9%+ des Français (répétant/chantant « qu’un sang impur abreuve nos sillons », moi je ne peux pas), mais je la trouve meilleure, pour ça je ne suis pas démocrate quand je vois le mal xénophobe dominer, même populairement.
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Propagande insupportable, une fois encore (11/11/2020)
• Aujourd’hui en célébration « 11 novembre » à la télévision, il était dit « Ces héros sont morts pour la France, pour notre liberté, notre indépendance, pour notre idée de ce qu’est la France, et nous leur sommes immensément redevables pour cela. » Aucun avis différent n’était donné.
  Je ne suis pas d’accord :
– Les mobilisés étaient envoyés se faire tuer sous peine de mort pour désertion, ils y sont allés contraints par la force terroriste de l’état (ayant décidé cette guerre pour d’obscures raisons d’alliances compliquées, décidées sans consulter le peuple), dans un contexte totalement opposé à la liberté de choix personnel, individuel.
– Les quelques-uns qui y allaient avec joie pour gagner me semblent avoir été intoxiqués par la propagande, faisant haïr l’étranger et glorifier notre force dite invincible facile (totalement à tort) ; une fois sur place, tombant les uns après les autres, ils ne pouvaient plu’ contester, étant astreints à l’obéissance militaire stricte, sans liberté aucune, aucune.
– Entre les deux, j’envisage qu’il y avait des accepteurs sans enthousiasme, pesant le pour et le contre, craignant la honte culpabilisante (l'insulte infamante "lâche !") de refuser l’appel du devoir prétendu. Même sans qu’ils aient été contraints pas peur physique de peloton d’exécution (ou prison durable ?), il étaient quand même victimes de contrainte, faisant abdiquer leur liberté de choix.
• Dans les débats qui ont suivi, il a été expliqué que cette guerre ancienne est à célébrer d'autant plus que nous sommes maintenant en guerre contre l’islamisme, justifiant sacrifice de nos vies pareillement.
  Je ne suis pas d’accord : c’est une nouvelle propagande, dans une guerre du mal contre le mal à mon avis. De « notre » côté : prétendus libertaires (mais avec loi Gayssot contre la liberté d'opinion) et sionistes (racistes actifs rendant Israël aux Juifs mais surtout pas les USA aux Amérindiens), de l’autre côté : prétendus antisionistes mais en profitant pour imposer leurs dogmes sous peine de mort. Pas un mot de cela à la télévision, nous affirmant le bien pur contre le mal injustifiable. Je trouve ça criminel : « mise en danger de la vie d’autrui », voulant la guerre au lieu de corriger les horreurs dans notre camp en espérant qu’en face procède pareil (et sinon, nous deviendrions le bien contre le mal, mais pas avant).
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« Cancel Cuture » (05/02/2021)
  Aujourd’hui sur chaîne LCI avait lieu un débat intéressant : « Faut-il réécrire l’histoire ? Faut-il gommer les gloires du passé avec les critères du présent ? Faut-il déboulonner les statues, débaptiser les rues et les établissements scolaires ? ». Cela intervenait après qu’aux USA ait été prise la décision de changer le nom d’une école Abraham Lincoln, homme célèbre considéré glorieux pour avoir aboli l’esclavage mais coupable d’avoir fait exécuter 38 Amérindiens. Presque tous les pères fondateurs de l’Amérique seraient touchés (Washington etc.). En France, le très célèbre Général De Gaulle est accusé d’avoir menti gravement aux Français d’Algérie, Jules Ferry le créateur de « l’école française pour tous » est accusé d’avoir écrit des textes colonialistes horribles (inadmissibles aujourd’hui) alors que son nom est le plus employé pour baptiser les établissements scolaires. Ce mouvement venu des USA s’appelle la « Cancel Culture » (culture du bannissement, voulant dégager ce qu’on ne veut pas voir).
  Des débatteurs disaient qu’au contraire il ne faut pas voiler l’Histoire, il faut célébrer les gloires tout en notant bien les sérieuses imperfections à côté. D’autres disaient que gommer les tortionnaires c’est dénier le sort de leurs victimes. D’autres encore appelaient à rendre hommage à bien davantage de monde, plutôt qu’à quelques célébrités notoires mais contestables. Les derniers disaient que l’Histoire a de tout temps été réécrite, ceci n’ayant rien de nouveau, chaque génération adaptant les récits au message à transmettre. Qu’est-ce que j’en pense ?
– Faut-il réécrire l’Histoire ? : je pense qu’il faut rendre l’histoire facultative, pour les gens intéressés et/ou crédules, sans en faire un dogme partisan. Les historiens pourraient intervenir dans les procès, sans embêter la population au quotidien ni inonder les médias. On nous dit que "ignorer le passé c'est risquer de le reproduire", je n'y crois pas, qu'est-ce qui le prouve ? Un exemple ponctuel (éventuel) n'est pas une loi générale. Et par contre, ce faux-argument est très suspect car employé par des descendants de victimes pour dominer autrui en hurlant à l'atrocité si on leur résiste.
– Faut-il gommer les gloires du passé avec les critères du présent ? : gommer et mettre au secret ne me parait pas indispensable, mais il faudrait cesser de célébrer les monstres d’avant-hier célébrés hier, si on les juge monstrueux aujourd’hui.
– Faut-il déboulonner les statues, débaptiser les rues ? : personnellement, je ne l’exige pas, ça m’est égal, mais si ça se fait, je l’approuve, je n’aime pas que soient célébrés des monstres. Que les historiens disent qu’à l’époque ce qu’ils faisaient ou disaient était normal ou glorieux, cela ne m’intéresse pas, je ne suis pas persuadé que le monde existait avec moi, et je vois ces personnages comme Mickey Mouse ou Superman, je n’aime pas qu’on célèbre les « méchants » parmi ces dits-héros.
– Faut-il gommer les tortionnaires ? : ce débat semble biaisé, pas crédible, car s’il fallait célébrer les tortionnaires on aurait des Place Hitler, Rue Néron, Boulevard Pétain, Allées Mussolini, Stade Mao Zedong, Patinoire Pol-Pot. Gymnase Franco, etc. Si c’est refusé avec horreur, il n’y a pas à continuer à « célébrer » des gloires d’hier maintenant jugées avoir été des monstres avant-hier.
– Quel bilan ? je n’aime pas la glorification de personnes, on peut avoir des Rue des Fleurs, Lycée du Ciel Bleu, etc. Et aucun besoin de statues publiques.
– Réserve : je ne suis pas d'avis d'effacer les horreurs du passé si elles ont conduit à produire par héritage notre fortune : celle-ci doit être rendue sans cacher le crime source. En tout cas, je trouve scandaleux la discordance incohérente entre rendre Israël aux Juifs et ne pas rendre les USA aux Amérindiens. Ce double mouvement (dominant le monde, avec alliance des diplomaties occidentales notamment française) me semble un fanatique triomphe des Judéo-Chrétiens, atroce.
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Débat à nouveau (15/02/2021)
  Mon ami contradicteur répond à mon mot du 10/11/2020 : « Malheureusement pour toi, ton raisonnement pèche toujours par le refus des alternatives. Soit c’est Hitler soit c’est De Gaulle et la résistance. Je ne vois aucun autre choix que tu tentes de dégager mais qui n’a aucune possibilité d’exister. Dire qu’Hitler n avait comme but qu’avoir des colonies comme la France aurait conduit celui-ci à envahir une partie de l’Afrique. En fait ce qu’il voulait faire c’est de réduire la Russie et l’Est au stade de colonie avec génocide à la clef. Ta position est historiquement fausse et logiquement intenable. »
  Je n’ai jamais prétendu dire quelle était la vérité historique : je doute que ces années aient existé, donc il serait absurde que je sois affirmatif à leur égard. Simplement, regardant d’où je suis, je note des contradictions, des logiques oubliées, etc. sous hypothèse qu’ici ne soit pas un rêve, hypothèse totalement incertaine. Mais quand les Historiens déclament détenir le seul Vrai, je n’y crois pas. De même, quand j’ai adressé mes objections à un ancien écrivant ses souvenirs d’époque, il m’a répondu que je ne peux pas comprendre car je n’étais pas né à cette époque, ça me semble faux comme analyse : dans 30 ans, un jeune pourra dire honteux que telles et telles idées n’aient pas « existé » en 2001-2021, en épluchant les programmes des politiciens candidats, mais… ce n’est qu’un aperçu immensément partiel, ainsi je vote toujours blanc car mes idées ne sont représentées par aucun candidat (effectif ou simplement autorisable par la constitution prenant parti pour le nationalisme via le chapitre souveraineté), ça ne signifie en rien que ces idées miennes sont absentes, avec « aucune possibilité d’exister ». « Aucune possibilité de vaincre » (ou plaire à des masses de gens), ce n’est pas pareil qu’être impossible à un moment donné. La logique n’a rien à voir là-dedans, et affirmer ma position logiquement intenable semble erroné, sauf argumentaire serré (pas présenté jusqu’ici). Si c’est l’idée que la France a été traitée « comme » une colonie par l’Allemagne hitlérienne, ce n’était absolument pas de ma part une affirmation type « j’ai prouvé que Hitler voulait faire de la France une colonie », je n’en sais absolument rien et je doute même de l’existence d’Hitler (et de la France), ce que je disais est que, dans le tableau de l’époque (même si ici et là-bas, ce serait un rêve) les Français « normaux » me semblent avoir été immoraux (anti-altruistes) en étant colonialistes actifs (de cœur) tout en jugeant intolérable d’être colonisés, traités en indigènes. C’est logiquement et moralement très solide, ce que je dis, même si c’est virtuel, sous hypothèse de non-rêve, nullement confirmée.
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« En même temps » pour Napoléon, mais… (11/03/2021)
   Une polémique se préparait pour la célébration ou non du bicentenaire de la mort de Napoléon prochainement, et les journalistes informent qu’Emmanuel Macron a tranché : oui, il fera cette commémoration, mais sans célébration. Des journalistes ajoutent qu’Emmanuel Macron est spécialiste de pareille opération : « en même temps » marquer les mérites du grand homme (victoires de la France, code civil, légion d’honneur, monuments glorieux, etc.) et signaler les pages noires (dictature, restauration de l’esclavage, un million de morts en guerres napoléoniennes, misogynie de l'époque, etc.).
   Mais… il est faux que le créateur du parti « la république En Marche », Emmanuel Macron, avec son classique principe « En Même temps », applique systématiquement l’analyse pondérée, du Pour et du Contre. En ce qui concerne les cérémonies de 11 Novembre (1918+N) et 8 Mai (1945+X), la parole est toujours purement guerrière enthousiaste (et diabolisatrice envers le camps adverse). Aucun mot n’est jamais dit de la faute hyper lourde d’avoir déclaré « devoir » le fait d’aller se faire massacrer (1914+) suite à manœuvres diplomatiques ici préparant la guerre contre le bien des gens, et d’avoir déclaré « héroïsme » le terrorisme des bombardements incendiaires de civils allemands (1941+). Loin d’être un penseur équilibré et juste, ce président (comme les précédents) s’avère un laveur de cerveau gouvernant la propagande médiatique, scolaire et pseudo-intellectuelle.
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Déconstruction (05/05/2021)
  J’ai lu hier une polémique détaillant mieux ce que j’avais vaguement entendu à la télévision (https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/bertrand-critique-macron-sur-la-d%C3%A9construction-de-lhistoire/ar-BB1gmiD4). « Le président des Hauts-de-France (…) Xavier Bertrand, critique (…) Emmanuel Macron pour avoir suggéré en avril de "déconstruire" l'Histoire pour lutter contre le racisme. (…) Emmanuel Macron avait affirmé dans une interview (…) que lutter contre le racisme passait par la "transparence", le "dialogue" et "d'une certaine manière", par "la déconstruction de notre propre Histoire". Pour Xavier Bertrand, cette déclaration du président de la République est "injuste au regard de ce qu'est la France" et "instille un poison mortel dans notre unité nationale". (…) L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy n'entend pas "réfuter la nécessité de faire retour sur notre histoire, d'engager les débats nécessaires, de nommer les choses" mais juge "hors de question de laisser penser, de laisser dire, que notre société serait fondée sur une logique de domination et de discrimination institutionnalisée". "Ce qui est en jeu aujourd'hui, ce n'est pas le nécessaire devoir de mémoire et la lutte indispensable contre toutes les formes de discriminations. C'est un combat à mort qui est engagé contre nos valeurs, contre notre modèle de société. En instrumentalisant le débat sur la colonisation et l'esclavage, les démolisseurs de notre civilisation cherchent à imposer l'idée que l'Occident se serait construit sur l'asservissement et le crime", considère Xavier Bertrand (…) La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen (…) jugé la déclaration d'Emmanuel Macron d'une "gravité inouïe". "Le socle de nos principes républicains les plus chers est désormais quotidiennement remis en cause par ceux-là mêmes qui ont pour tâche de les préserver", avait-elle estimé ce samedi. » Qu’est-ce que j’en pense ?
   Alors que je considère le président Macron comme un sombre idiot, un escroc, un dictateur, il se trouve que je lui donne ici plutôt raison : je ne suis absolument pas d’accord avec l’histoire qui m’a été enseignée à l’école (française publique, 1969-1981). Mais le mot « déconstruire l’Histoire » me semble impropre, mal dit : l’amélioration selon moi ne consisterait nullement à affirmer que ce qui s’est passé ne s’est pas passé, ou vice versa, il s’agirait simplement d’abolir l’endoctrinement des enfants au nationalisme (pratiqué au nom de l’histoire de France, pour ma génération) que je trouve atroce, à supprimer. D’ailleurs, ma mère professeure d’Histoire (dans l’enseignement public secondaire, avant retraite) m’avait dit que l’Histoire apprise par mes petits neveux (la génération 25-30 ans après) était déjà très différente de celle que j’avais reçue à réciter, par exemple la Controverse de Valladolid (sur l’âme ou non des Amérindiens) y remplaçait les hourras colonialistes que j’avais connus et désapprouvés (je culpabilisais personnellement d’être né en pays riche fondé sur ces crimes, alors que la leçon consistait à l’approuver comme normal parfait, bien). Bref, la matière scolaire Histoire a changé et changera encore, il n’y a pas de quoi en faire une controverse politicienne. Par contre, aussi bien Macron, Le Pen, Bertrand, sont des grands amis de la domination étasunio-sioniste sur le monde : rendre Israël aux Juifs mais surtout pas les USA aux Amérindiens, ce sont donc des racistes actifs, armés (d’armes de destruction massive, illégales d’après le TNP chapitre Désarmement) et leur bla-bla sur l’Histoire est du pipi de chat, tous me semblent des monstres, faisant semblant de se quereller pour des petites phrases sans enjeu pratique majeur.
   Pour ce qui est de 1914-18, davantage centre de ce site que l’Histoire en général, je juge pareillement que l’histoire à l’école m’a salement trompé, pour m’inculquer le devoir de mourir pour servir nos dominants (dits « le pays »), et cela n’a en rien changé si j’en crois les médias qui restent tous sur cette ligne, gauche et droite pareillement (alors que la trahison du référendum 2005 a prouvé que le pays est commandé par de faux représentants). Je récitais à l’école comme demandé, sans y croire, maintenant je le conteste. Je demande droit (enfantin et adulte) à la contestation, pas à devenir le nouveau commandeur des programmes scolaires. Toute cette affaire me semble mal pensée.
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Invocation aberrante de l’Histoire (09/05/2021)
   Je lis ce jour une nouvelle MSN qui me surprend, me choque (https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/pour-christiane-taubira-les-effets-de-l-esclavage-restent-pesants-en-france/ar-BB1gxgFO?ocid=msedgdhp). Enfin, à titre d’opinion n’importe comment, c’est envisageable mais ça semble culpabilisateur raciste et financièrement intéressé, ce qui me fait froncer les sourcils. Je cite et commente :
– « Discriminations, racisme, contrôles au faciès… plus de 170 ans après son abolition, les effets de l’esclavage restent ʺpesantsʺ en France, estime Christiane Taubira ». --> Cela me parait une conclusion totalement erronée, une fausse affirmation de cause à effet. Les contrôles au facies ne ciblent pas spécialement les noirs car descendants d’esclaves en épargnant les arabes n’ayant pas cette particularité ; tout au contraire, ils visent à la fois arabes et noirs ce qui invalide la thèse ici clamée par l’ex-ministre. Et pourquoi y a-t-il cette visée spéciale, est-ce du racisme (de la haine totalement injustifiée envers des groupes jugés inférieurs) ? Je ne le crois pas du tout. Simplement, il se trouve que les immigrés pauvres et clandestins et mineurs-isolés (se trouvant être principalement des noirs et des arabes) sont sur-représentés parmi les fauteurs de troubles arrêtés (ce que l’interdiction française des statistiques ethniques interdit de montrer), alors il est compréhensible que les forces de l’ordre soient davantage méfiantes vis-à-vis des gens ayant une apparence ressemblant à cela. Sans aucunement que cela ait un rapport assuré avec un statut inférieur et encore moins avec l’histoire périmée depuis 170 ans, figurant dans les manuels d’histoire sans témoignages de générations âgées encore vivantes. Pourquoi tel policier (même pouvant être lui-même noir) peut-il contrôler plutôt un noir ou un arabe qu’un rouquin aux yeux verts ? A mon avis, dans son vécu ce policier a eu à interpeler en flagrant délit 20 ou 200 noirs et arabes, contre zéro rouquin aux yeux verts (et 3 blancs autres), ça suffirait entièrement à expliquer, et c’est logique psychologiquement par mécanisme de généralisation intuitive, même si ça correspond à une faute logique (l’induction) qui n’est pas correcte en vérité. Avec les principes de statistiques inductives en "sciences humaines" (dont je me méfie fort) parlant de « risque », de « probabilité » (plutôt que "vérité systématique prouvée"), c’est une semi-logique à petit succès pratique (il y aurait davantage de délinquants dans ces groupes, même si les délinquants y sont minoritaires d’où sentiment de frustration des non-délinquants rencontrant la méfiance-pour-ressemblance). C'est pratiqué en grande routine dans le domaine industriel par exemple : on cherche un peu spécialement les "coupables" (conserve contaminée par exemple) parmi les groupes contenant la plupart des "coupables" (groupe des conserves un peu gonflées par exemple, même si 80% d'entre elles ne sont pas contaminées du tout), ce n'est pas une honte discriminatoire atroce mais un mécanisme assez compréhensible. Par ailleurs, quel est le préjudice subi quand vous subissez un contrôle d’identité ? cela retarde d’une minute ? il n’y a pas de quoi hurler au scandale traumatisant. Sauf si on cherche tous les prétextes pour appuyer le racisme inverse anti-blanc : « les policiers et autres blancs sont tous coupables de haine injustifiée, à l’égard des noirs tous innocents (et vive l'interdiction des statistiques ethniques qui rend cette affirmation irréfutable sous peine de prison !) ». Racisme inverse de celui annoncé à grands cris par Mesdames Taubira, Obono, Monsieur Thuram, etc.
– « A la veille des 20 ans de l’adoption par le parlement de sa loi reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité, l’ex-ministre de la Justice juge que seule une ʺparole politique courageuse pourra faire avancer le débat sur la question de la réparation matérielle ». --> Je suis entièrement d’accord pour reconnaître l’esclavage comme un crime contre l’humanité mais l’équité voudrait que l’on classe également ainsi la conquête de l’Amérique et d’Israël 1948, et qu’on condamne Torah/Bible/Coran esclavagistes, or non, absolument pas : le but ne semble en rien de rien l’équité humaniste mais plutôt quelque chose comme la persécution (« en retour ») des blancs (dits coupables) par les noirs (dits innocents). Concernant les générations concernées dans ce combat actuel, c’est honteux : à mon avis les persécuteurs sont les coupables et les persécutés sont innocents. Que cette vague soit financièrement intéressée la rend immensément suspecte, pouvant justifier tous les mensonges, pour le fric extorqué (ou la jouissance de l’extorsion, si les montants ne sont pas énormes).
– « Les histoires de discriminations, je ne les invente pas, ce n’est pas un fantasme. Les personnes regroupées dans les banlieues, je n’invente pas. Les demandes d’emploi qui ne reçoivent jamais de réponse, les personnes hautement diplômées qui sont vigiles, le risque d’être contrôlé vingt fois plus que quelqu’un d’autre… je n’invente pas. C’est tangible. » --> Je n’ai jamais entendu parler depuis 1981 (au moins, ma majorité) de gouvernement ou opinion populaire disant « vous êtes noir, un sale noir berk, donc on va vous mettre dans telle banlieue rien qu’avec des noirs, poubelle », jamais. Ceci dit, que tel fonctionnaire chargé de l’attribution des logements sociaux (privilégiés à bas prix, interdit à des gens comme moi sans enfant au moment de mon entrée dans le monde adulte) décide de regrouper par nationalité d’origine les migrants, c’est possible (je n’en sais rien) mais je n’y vois aucune haine raciste prétendant ces gens inférieurs en dignité et en droits, qui plus est en incriminant toute la population blanche et pas le fonctionnaire en question. Erreur totale d’affirmation parachutée. Quant aux demandes d’emploi sans réponse, c’est (depuis la crise qui a suivi les trente glorieuses, 1975) une immense routine pour blancs comme pour noirs, et les hauts diplômés en sociologie (domaine sans débouché mais à immense succès en inscriptions) n’ont évidemment pas de travail correspondant à leur inutile Bac+5, blancs comme noirs. Sans statistique, elle invente, là, affirmant des différences raciales honteuses en rien documentées.
– « Il y a des gens, ça les prend à la gorge tous les jours, ça détermine leur quotidien, ça balaie leurs chances, ça pèse sur leur destinée. Ils savent bien, eux, que ce n’est pas qu’une vue de l’esprit. Il s’agit aujourd’hui de réparer, d’assumer, de penser ensemble la société, de voir comment ces traces-là on les rectifie, on les corrige, on les supprime. » --> Ça ne me parait crédible en rien de rien. Enfin, « psychologiquement », n’importe qui peut faire une fixation obsessionnelle l’handicapant, mais la responsabilité lui en incombe davantage que le monde extérieur. Certes, c’est apparemment de la jalousie vis-à-vis des privilèges juifos, obtenus en ressassant indéfiniment le traumatisme prétendu des années 1940, en affirmant coupables même les générations pas nées à ce moment-là mais qui résisteraient à leur domination exercée au titre de victimes à réconforter évidemment, énormément, toujours et encore. Mais un occitan pourrait se rouler par terre en hurlant que ses chances ne sont pas celles d’un parisien, tous les parisiens étant des monstres depuis la croisade anti-cathare au Moyen-Age. Oui, ce cri est imaginable, mais je ne suis pas d’accord pour clamer qu’il dit la vérité indéniable.
– « débat sur la réparation financière ? (…) Au moment de l’abolition de l’esclavage, on n’a pas donné à ces personnes qui étaient encore vivantes les moyens de vivre, on n’a pas considéré qu’on pouvait au moins, ne serait-ce que les indemniser sur les cinq dernières années de travail par exemple. Non seulement on n’a pas fait ça mais on a indemnisé les maîtres. Personne n’a de légitimité pour esquiver le sujet de la réparation. On ne peut pas continuer à dire qu’il n’y a pas de sujet, c’est insupportable cette dénégation. » --> Moi ce que je trouve insupportable, c’est de faire payer (par la collectivité actuelle innocente) un salaire autrefois volé 8 générations en arrière, dans un pays ayant entretemps été ruiné par des guerres dévastatrices faisant s’évaporer les fortunes et tout repartir à zéro. Avec cette pseudo-logique prétendue, les Albigeois pourront ainsi réclamer des indemnités 30 générations après, les Gaulois 200 générations après, les descendants de Néanderthaliens mille générations après, en s’attribuant le monopole de la légitimité. Effarant. Cette exigence financière, en forme de réquisition très peu compréhensible, va générer de la rancœur, de l’hostilité, c’est tout le contraire d’une réconciliation anti-raciste amicale de tous indifférenciés (qui devrait être le sens éthiquement, à mon avis, humanistement). Mais c'est encore inspiré de l'exemple juifo : cette inimitié générée sciemment conduira à dire "voyez, ils nous détestent, il faut donc redoubler d'indemnisation envers les victimes de haine que nous sommes" (sauf que le mot "haine injustifiée" serait là un total contresens, pour "haine bien générée par calcul et action/réaction", yéah...).
– « il faut un discours clair qui dise aux gens ce que cela signifie, une parole politique qui soit une parole courageuse, intelligente, subtile, pas une parole de louvoiement, de calcul et d’arrière-pensées mais une parole de responsable politique qui ait le courage de faire face à l’Histoire. » --> Cette dame ne se montre là en rien intelligente ni subtile, et affiche un mépris haïssable quand elle parle de « dire aux gens » (comme « les sales petits blancs, trop imbéciles pour comprendre sans qu’on leur explique, et tellement cons qu’ils pourraient même objecter contre mon énoncé du vrai indéniable »). Quant à « faire face à l’Histoire », ça me parait extrêmement mal pensé : corriger les atrocités de l’Histoire, à mon avis, ce n’est pas donner une super-prime financière aux arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-petits-enfants de victimes mais là tout de suite rendre les USA aux Amérindiens comme Israël a été rendu aux Juifs. Ah mais non, pas du tout, le but n’est en rien de rien l’équité humaniste, il est que cette dame noire écrase les blancs qu’elle déteste, que la communauté noire se resoude en se séparant bien des « sales blancs tous coupables », ce n’est en rien de rien de l’honnêteté mais l’instrumentalisation d’un passé très malheureux pour taper sur des gens innocents en leur criant qu’ils sont les coupables de tout et doivent maintenant le payer, salauds !
– Au fait, deux souvenirs me reviennent : 1/ J’ai vu un reportage télévisé sur l’insécurité actuelle dans les centres-villes, les images montraient des délinquants violents écumant le quartier, filmé depuis un balcon au-dessus, le visage des délinquants était flouté (pour respect légal de l’anonymat) mais il sautait aux yeux que 15/15 de ces délinquants avaient la peau noire au niveau des mains (sans que le commentaire le dise en rien), tandis que la personne filmant avait la peau blanche, d’après un coude aperçu. Oui, ça ne prouve en rien de rien que 100% des noirs sont coupables et 0% des blancs, simplement si ce genre de scène se répète dix fois par mois avec les mêmes couleurs, il y a une énorme pression intuitive pour que les riverains (et policiers du quartier) « se méfient des noirs », quand bien même la majorité des noirs (10% des habitants du quartier ?) sont paisibles chez eux et pas délinquants. 2/ Je suis allé passer un week-end à Londres en 1975 avec mon père et mon grand frère (nous avions 11-14-40 ans), et il se trouve que c’était à l’époque du film « à nous les p’tites anglaises » (des rigolards séducteurs français s'amusant à choisir l'Angleterre comme terrain de chasse, film que je n’ai vu que des décennies plus tard). A un guichet à Greenwich je crois, mon père a dit à la caissière que nous étions français, espérant peut-être une réponse amicale genre sourire avec mot gentil « Paris ?! Le famous Touh Eiffel ? Yes ! », mais la dame a froncé les sourcils avec hostilité, nous ne comprenions pas du tout. Et puis, à l’extérieur, nous avons vu plusieurs bandes de jeunes hommes Français rigolant très fort (avec mots comme « Putain, qu’est-ce qu’on se marre ! Merde, c'est super-génial, oui ! » et casquettes bleu-blanc-rouge super-fières, ou T-shirts marqués "French Lover") en cherchant à mettre la main aux fesses aux jeunes anglaises passant là (à l'époque, c'était classé "plaisanterie de goût douteux" pas encore "agression sexuelle intolérable" à la mode 2020 après prise de pouvoir des féministes). Oui, ces comportements agressifs s'affichant très français expliquaient la généralisation intuitive de la dame anglaise de base, comme « d’habitude les Français sont des emmerdeurs se comportant chez nous comme en pays conquis, affreux, vous personnellement je sais pas, mais je me méfie vraiment, a priori ». C’était compréhensible, la faute à ces quelques Français (anormaux) sans-gêne, pas à la population anglaise agressée. Mais si j’avais eu une mentalité à la Taubira, j’aurais conclu (à tort) : « Ces Anglais sont atroces sans aucune raison que leur haine anti-français dominatrice restant depuis Waterloo il y a 170 ans (à cause de Waterloo criminel laissant traces restantes encore), j'ai le courage de dire que cette haine doit cesser et ils doivent payer des dédommagements financiers maintenant, allez ! Et il faudrait une voix politique intelligente et subtile comme la mienne (à payer très cher, évidemment, c’est mérité) pour expliquer à ces sales rosbifs cette évidence, ils sont tellement cons et nuls (puisque nés "sales rosbifs", sale race) qu’ils vont peiner à comprendre, c’est garanti ! ». Erreur totale, presque monstrueuse (j'exagère à peine).
– (Bilan) --> Quel rapport avec les commémorations de 1914 ? Le point commun me semble que cette forme d’utilisation partisane d’une partie de l’Histoire en hurlant contre les objections, c’est abusif, honteux, détestable. L’oubli réconciliateur serait beaucoup plus positif, plus honnête je crois. Et s’il faut réparer le recel de crimes contre l’humanité, je suis entièrement d’accord, mais il s’agirait honnêtement de dissoudre les frontières (barrières égoïstes groupistes pour que les riches restent riches, ce qui a créé tant de guerres, surtout 1914-1945) avec alors afflux de milliards de migrants ruinant l’Occident, je dis d’accord au contraire de Madame Taubira ne l'envisageant pas une seconde. Non, ce n’est pas du tout donner un gros chèque aux Noirs présents en France (et pas à ceux en Afrique). Le combat mené par Madame Taubira me parait un des contraires de l’honnêteté. Invoquer l’Histoire très lointaine ne devrait pas légitimer de raconter n’importe quoi avec colère culpabilisant l’auditoire, comme en espérant le rendre haineux pour « justifier » le propos tenu. Arnaque pseudo-intellectuelle. Pouvant marcher certes, comme les Juifos abusent sciemment pour hurler être victimes de haine quand se rebellent ceux qu’ils écrasent pour cela-même, avec privilèges en prétendue réparation (droit de racisme à eux réservé). Non, Madame Taubira (et « les noirs activistes ») n’est pas du tout la seule coupable, mais elle me semble faire partie des monstres en question. (Euh, quand je condamnais plus haut d'instrumentaliser l'Histoire, n'est-ce pas ce que je fais moi-même en voulant ruiner punitivement l'Occident coupable de crimes autrefois avec recel de fortunes ? non, la logique honnête sans Histoire du tout serait un monde sans frontières, avec individus riches ou pauvres selon leur mérite individuel, sans héritages, mais... c'est en face que l'Histoire est invoquée pour sacraliser les frontières nationales anciennes, les héritages obtenus, il s'agirait simplement d'annuler ça, pas de déclarer les Occidentaux coupables pour leur immensément lointain passé.)
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Chanson « Les Ricains » (14/05/2021)
   J’ai entendu hier à la télévision le comique Canteloup dire que l’extrême-droite française (dont telle chaine télé et tel journaliste, suspectés d’en être proches) se réjouissait de la célébration du chanteur Michel Sardou, apparemment accusé d’être de ce bord politique dit fasciste horrible (et amusant à molester, en tout cas ceci n’est pas accusable de diffamation selon la jurisprudence française actuelle, au nom de la liberté d’expression). Et, personnellement, je n’ai pas connaissance de propos fascistes du célèbre chanteur Michel Sardou. Toutefois, je me suis rappelé son titre « Les Ricains » (dont un extrait est repassé l’autre jour) : « Si les Ricains n'étaient pas là / Vous seriez tous en Germanie / A parler de je ne sais quoi / A saluer je ne sais qui ». De mémoire je datais ça des années 1970, à une époque où être de gauche signifiait « pro-soviétique anti-américain », être de droite « antisoviétique pro-américain » (avant la trahison de ceci par François Mitterrand 1984, atlantiste se prétendant de gauche) ; alors ce contexte devait faire classer Michel Sardou « à droite », ou « suspect d’extrême-droite » en version diabolisatrice (comme en face les socialistes étaient suspectés d’être gauchistes – c’est à dire extrême-gauchistes – par leurs accusateurs, ce qui se dit encore de nos jours aux USA pour l’aile gauche socialisante des démocrates avec Bernie Sanders).
   Quoi qu’il en soit, ces paroles de chanson me semblent effectivement insensées, nationalistes xénophobes horribles. En effet, devoir changer de langue à cause de l’Histoire en cours ne me parait pas une horreur atroce. Simplement, les personnes françaises auraient pu perdre leur langue française (au profit de l’allemand) comme les toulousains ont perdu l’occitan (au profit du français), les niçois ont perdu l’italien (au profit du français), les savoyards ont perdu le piémontais (au profit du français), les cajuns ont perdu le français (au profit de l’anglais), etc. Il n’y a pas lieu de dire que la langue française (inutilement compliquée et pleine d’amalgames graves) est très magnifique et toute autre langue est très horrible, justifiant tous les combats. Je ne suis pas d’accord. Quant à invoquer la langue à propos de la victoire des gentils sur les méchants, il semble que le français est dans le mauvais camp en ce qui concerne la croisade des Albigeois (« Tuez-les tous : Dieu reconnaitra les siens ! »). Et si en 1917, les USA n’étaient pas venus combattre et gagner, oui la France 1918-2021 serait peut-être le Frankreich germanophone, ça n’a rien de plus horrible que l’Occitanie francophone. Les discours célébrant 1914-18 clament certes que c’était « pour la liberté », mais je préciserais « prétendue liberté de dénieurs de la liberté occitane, algérienne, etc. », ça relativise les leçons données. (Puisque Michel Sardou accuse les anti-américains d’ingratitude abominable, explicitement donneur de leçon moralisatrice). Bref, je ne suis pas du tout d’accord avec ces paroles, ces célébrations (sans m’intéresser à savoir pour qui vote Michel Sardou, ça ne regarde que lui-même).
   Consulter Wikipédia/Michel_Sardou corrige toutefois en partie ma première analyse. « Sa carrière est réellement lancée en 1967, avec le titre Les Ricains, aussitôt censuré : alors que la France est sortie du commandement intégré de l’OTAN un an plus tôt, et que la guerre du Viêt Nam provoque une vague d’antiaméricanisme, Michel Sardou chante le devoir de reconnaissance envers les États-Unis (…) claires allusions à la Libération de 1944 par les forces alliées. La chanson n'est pas du goût du président de la République Charles de Gaulle qui recommande sa non-diffusion à l'ORTF, le refrain étant notamment perçu comme une critique de la ligne géopolitique gaullienne. ». Donc c’est daté « années 1960 » plutôt qu’ « années 1970 », Sardou n’était pas encore célèbre, il ne s’opposait pas aux pro-Soviétiques mais à De Gaulle voulant l’indépendance de la France en s’éloignant fâché des USA, et ça fait référence à 1944 plutôt qu’à 1917. Cela peut expliquer que Sardou soit classé extrême-droite, encore plus à droite que le gaullisme (allié du communisme en 1940-45 et à pouvoir central dirigiste planificateur, un peu comme l’Union Soviétique, moins « à droite » que les amoureux du capitalisme libéral à l’étasunienne).
   Ceci corrigé, est-ce que je suis ingrat moi-même, en ne remerciant pas chaleureusement les USA d’être intervenus en (1917 et) 1944 ? Examinons (grâce à Google) d’autres paroles (que le refrain) pour juger complètement le vrai argumentaire développé : 1/ « Bien sûr les années ont passé / Les fusils ont changé de mains / Est-ce une raison pour oublier / Qu'un jour on en a eu besoin ? », 2/ « Un gars venu de Géorgie / Qui se foutait pas mal de toi / Est v'nu mourir en Normandie / Un matin où tu n'y étais pas », 3/ « Bien sûr les années ont passé / On est devenus des copains / A l'amicale du fusillé / On dit qu'ils sont tombés pour rien ».
   Je réponds :
1/ Je conteste le « besoin » invoqué : le pire est la guerre de 1914-18, où des calculs diplomatiques compliqués ont entrainé une boucherie en affirmant que c’était un besoin pour les gens innocents d’aller tuer et se faire tuer. Non, ces horreurs n’étaient pas un besoin objectif, c’était un commandement dictatorial de faux démocrates, imposant aux petites gens d’obéir au leader jusqu’à la mort. C’est cela que j’inciterai à ne pas oublier. C’est d’importance encore très actuelle, quand par exemple il est clamé que les soldats français mourant actuellement aux Mali servent « nos » valeurs ; c’est faux : ils obéissent non à un référendum exprimant la volonté des gens mais à un ordre du leader Macron (après le leader Hollande) ayant tout seul décidé la guerre contre l’Islamisme. (Et à ce sujet, il faudrait dire aussi qu’il s’agit de prise de position de l’Elite prétendue, qui est sioniste anti-Hamas palestinien, bénissant le génocide raciste de Der Yassin et classant « raciste antisémite » toute objection. Oh non, ce n’est en rien un besoin mais un summum de malhonnêteté intellectuelle, de dominance cachée par la propagande).
2/ Que le combattant se fiche des gens locaux n’est pas une nouveauté : les Toulousains envoyés mourir aux alentours de Verdun en 1916 ne connaissaient pas les habitants de cette ville et ne combattaient pas spécialement pour eux (ils étaient victimes de la propagande anti-lâches-refuseurs, des menaces de mort anti-déserteurs, de l’alcool distribué en masse en première ligne pour accepter cette boucherie incompréhensible). Quant au fait que les nouvelles générations n’étaient pas encore nées, cela ne signifie pas qu’elles doivent une immense reconnaissance aux combattants du passé en culpabilisant de profiter de leur dévouement pour les générations suivantes. Non, des solutions pacifiques auraient pu être envisagées et appliquées, et les va-t’en-guerre du passé ne méritent pas forcément de mercis. Par ailleurs, pour 1944 étasunien, j’ai lu que les USA n’intervenaient pas pour accélérer le soulagement français face à l’occupation allemande (une occupation étasunienne étant envisagée à la place) mais pour prendre de vitesse l’Union Soviétique, en train de gagner la guerre européenne tout seul, en allant faire de la France etc. des états communistes n’achetant plu’ américain, bref ce serait des affaires de fric, pas du tout de générosité désintéressée pour le bonheur des futurs gens locaux. Enfin, le petit soldat mort en Normandie ne venait sans doute pas pour ce fric mais comme victime de la propagande appelant au combat "pour la liberté" ou quoi, avec culpabilisation des refuseurs de combat, tandis qu'aux mannettes les politiciens étasuniens pouvaient viser le fric en masse pour leur économie et pour les milliardaires donateurs envers leurs campagnes électorales.
3/ Oui, je considère que les morts de 1914-18 sont tombés pour rien, victimes de la dictature républicaine xénophobe méprisant le peuple et le faisant massacrer. Ce n’est pas la faute des combattants mais des leaders, en tout cas ces monstres et ces victimes ne méritent pas tant selon moi des mercis que des soupirs, des jugements « quelle horreur ». (C’est peut-être légèrement différent pour 1940-44 avec le monstrueux nazisme mais celui-ci était une conséquence très directe des brimades revanchardes imposées en1918, d'où colère en retour de bâton.) Une amitié franco-allemande en 1913-2021+ aurait mérité des mercis, pas ces guerres abominables, et crimes de guerre associés (Shoah etc. d’un côté, Dresde-Hiroshima-etc. de l’autre). Quant à la mention « amicale du fusillé », il semble que cela signifie que Sardou condamne la réhabilitation des combattants ayant fraternisé avec l’ennemi, en étant fusillés pour cela et couverts de honte par la propagande, celle qui parlait de juste combat et gloire américaine… je suis au total opposé à cela, considérant ces exécutions et propagandes comme très honteuses criminelles (en dépit des discours officiels victorieux enthousiastes jusqu’à aujourd’hui).
   Bref, je ne dis pas merci et j’argumente solidement pour expliquer que j’ai raison (selon moi) contre le donneur de leçons Sardou.
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Monument célébrant le colonialisme (12/08/2021)
   J’ai lu hier une nouvelle MSN/ParisMatch : « Portugal : Le Monument des découvertes vandalisé, une Française accusée par les médias » (https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/portugal-le-monument-des-d%C3%A9couvertes-vandalis%C3%A9-une-fran%C3%A7aise-accus%C3%A9e-par-les-m%C3%A9dias/ar-AANc2S5?ocid=msedgdhp&pc=U531 ). Je cite et commente :
• « Un monument célébrant le passé colonial du Portugal a été vandalisé à Lisbonne. (…) La statue de 50 mètres de haut a été érigée en 1960 sous le régime fasciste du dictateur Antonio Oliveira Salazar à la gloire des navigateurs acteurs de l'expansion coloniale du Portugal. Le tag en anglais dénonçait le caractère sanglant de ces découvertes entre les XVème et XVIème siècles : ʺEn naviguant aveuglément pour de l’argent, l’humanité se noie dans une mer écarlateʺ. L'inscription a été effacée entre lundi et la nuit de mardi. (…) »
--> Le terme de vandalisme ne me parait pas approprié pour cette protestation contre une célébration de crime contre l’humanité. Personnellement, je ne serais pas allé abimer un monument, mais je le désapprouvais et ne condamne pas la personne ayant exprimé ça avec peinture rageuse. En France, c’est beaucoup plus insidieux, avec des noms de rues, établissements scolaires, etc. à la gloire de « grands » colonialistes, je le désapprouve et c’est tout, je préfère le système étasunien parlant de 5e avenue et 34e rue. D’autant que les Français d’aujourd’hui ne veulent pas être envahis par des migrants, il n’y a donc pas à célébrer les chefs militaires ayant autrefois permis aux Français d’émigrer (et faire fortune aux dépens des étrangers prétendus inférieurs). Ce passé est une horreur. Sans l’effacer du tout, il mérite d’être condamné, pas célébré. C’est anachronique ? Je ne crois pas, ça me semble intemporel, que nos ancêtres aient été immoraux, anti-altruistes, ne les excuse en rien.
  Objection toutefois : dire que le colonialisme s’est fait « pour l’argent » n’est peut-être pas convainquant. Je crois que les rois d’alors voulaient des territoires et plein de sujets soumis, la fièvre de l’or ne me semble pas tout expliquer. Mais écraser par la force brute au nom de la domination royale ou bien menteusement ainsi pour en fait se remplir les poches, c’est deux hypothèses similairement choquantes. En France, un certain discours a je crois prétendu qu’il s’agissait d’apporter la Civilisation, le Progrès, mais cela insulte sévèrement les valeurs autochtones en nous classant merveilleux, à tort. Mais un grand procès Nuremberg 2 pour les crimes colonialistes d’alors n’est nullement envisageable : ce serait (malhonnêtement) classé antisémite car ôtant la bénédiction des USA premiers soutiens du sionisme. Affreux.
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Discours moche (25/08/2021)
   Aujourd’hui sur chaine télévisée C-News, j’ai entendu le discours de Xavier Bertrand (futur candidat à la présidentielle française) clamer un discours commémoratif (devoir de mémoire) après le massacre nazi de 124 civils à Maillé le 25 août 1944. Il y clamait que ces monstres avaient perdu toute humanité, tuant des femmes et enfants, il ne faut jamais l’oublier, il faut combattre ces « idéologies de mort » et donc actuellement l’islamisme (pas l’Islam paisible), la France devant faire la guerre au Mali et ailleurs. Qu’est-ce que j’en pense ?
  Je suis en total désaccord :
1/ On ne peut pas dire (honnêtement) qu’étaient monstres atroces les soldats allemands tuant des civils par centaines quand étaient des héros admirables les aviateurs français tuant des milliers de civils (à Dresde et ailleurs). Sans mea culpa parallèle, ce discours est inaudible, à crédibilité morale et logique nullissimes. Pire : les massacres des deux camps étaient peut-être liés, les Allemands ayant eu leurs familles massacrées pouvant vouloir se venger. Cacher les horreurs alliées n’est pas de l’Histoire, pas de la réflexion honnête, c’est de la pure propagande. A but clair : faire maintenant la guerre à l’Islamisme.
2/ S’allier à l’Islam et ses textes sacrés massacreurs n’est en rien paisible mais explosif idiot. Toutefois, il faudrait avoir l’honnêteté supplémentaire de noter que les textes sacrés judaïques et chrétiens comportent de pareils appels au meurtre pour désaccord d’opinion. C’est tout cela qu’il faudrait condamner, absolument pas le seul islamisme. C’est donc un discours 100,00% malhonnête, ce sale type n’aura jamais ma voix (en élection présidentielle 2022).