J’en ai marre des commémorations de 1914-1918
Humour ?
par ia, réformé du Service National pour troubles psychiatriques, 04/08/2014

  (Aujourd’hui un orage super-violent, ravageant mon usine, m’a mis au chômage technique, alors j’écris vite fait ce qui me passe par la tête).
  Hier et avant-hier était commémoré à la télé le centième anniversaire de la mobilisation générale 1914 puis déclaration de guerre, et aucun des discours rapporté ne m’a plu. Ils honoraient les soldats « ayant donné leur vie pour la liberté », et se félicitaient que la paix soit revenue entre les ennemis héréditaires d’autrefois, puisse cela inspirer aujourd’hui les peuples en guerre dans le monde entier… Ça sonne un peu comme au monde féérique des bizounours (malgré l’abominable hymne du racisme tueur, « qu’un sang impur abreuve nos sillons »), mais ce n’est pas du tout ce que j’attendais, encore une fois, comme à chaque 11 Novembre sous ma fenêtre. Si l’humble public avait le micro, un jour anormalement, voici ce qui serait dit, à mon goût :

  En 1 mot : « Célébrer la guerre 1914-18 au lieu de la condamner, c’est ne rien avoir compris du tout et s’armer pour la prochaine guerre, où nous sommes encore un camp du Mal ».
  En 6 points, développés :
– 1/ Les vrais héros. Les soldats de 1914 appelés en France et en Allemagne n’ont pas du tout été des héros accomplissant leur devoir militaire, incontestable, mais des victimes envoyées se faire tuer par des dictateurs armés (même élus auparavant : ça n’y change rien, l’affreux Hitler aussi a été élu). Ceux qui ont refusé l’appel, avec immense courage sous la pression, sont les vrais héros. Hélas la dictature nationaliste et xénophobe les a fait tuer injustement, avec propagande pour attiser la haine et prévenir d’autres défections. De même les soldats ayant fraternisé avec l’ennemi, en refusant le combat mortel, ont été des héros visionnaires, préfigurant l’amitié franco-allemande avec 60 ans d’avance sur leur temps, même s’ils ont été exécutés aussi, par nos affreux pelotons d’exécution, obéissant stupidement (= militairement) aux généraux plus tard couverts de décorations. Que leurs dépouilles aient été partiellement réhabilitées ensuite a retiré les crachats dont elles faisaient l’objet, mais il faut aller immensément au-delà : dire que seuls ces gens hostiles à la guerre, jusqu’à leurs propres dépens, ont fait ce qui était bien, en fait. Et sans cette guerre féroce, sans les lourdes pénalités 1918 contre l’Allemagne finalement écrasée, Hitler n’aurait pas été élu, Auschwitz n’aurait massacré personne, Israël n’aurait pas été conquis ni « épuré », on aurait connu un siècle de paix, vraie, jusqu’à aujourd’hui. Elle est là, la vraie leçon « pour la paix » invoquant 1914-18, pas ailleurs du tout. La propagande 1950-1990 nous éduquait certes à massacrer les soviets, la propagande 1990-2014 nous éduque maintenant à massacrer les imams, stop à cette propagande, choisissons la paix maintenant : huons les morts guerriers (ou plaignons-les, pauvres bougres trompés par les autorités atroces), honorons les morts pacifistes.
– 2/ Les vrais coupables. Le temps est venu de pointer les responsables de ces horreurs guerrières, en remplaçant la propagande par l’autocritique. Pour trouver les fautes même dans notre camp, sans donner tous les torts à « l’ennemi ». Surhumain ? Non, osons, en tant qu’humbles dominés injustement, par des coupables d’oppression même chez nous. Nos diplomates ayant fondé des jeux d’alliances bellicistes, nos élus ayant décidé la guerre au lieu de proposer l’union, ont causé des millions de morts inutiles, sans en rendre compte à ce jour (même à titre posthume). Cette guerre ne devra plus jamais être célébrée (par les va-t-en guerre) mais est aujourd’hui condamnée, comme une horreur affreuse, massacrant les objections en prétendant servir la liberté. Discours menteur, de l’oligarchie qui est encore au pouvoir, et qui s’abstient évidemment de cracher dans sa soupe, pourtant immonde vue avec un minimum de recul.
– 3/ Le vrai débat. A l’avenir, puisque nous avons réfléchi et serons désormais vigilants, les leaders ne pourront plus jamais invoquer « le devoir de tuer » sans justifier lourdement leur position, dans un débat contradictoire libre. Sans limiter celui-ci à l’obéissance aux lois en cours, mises en place par les politiciens sans référendum d’initiative populaire pouvant les contester. Les décisions d’entrée en guerre devront de même être soumises à référendum, en libérant les médias de leur devoir de propagande. Ainsi la dictature républicaine, qui a fait des millions de morts en 1914-18, serait enfin abolie. La démocratie honnête, c’est le gouvernement par le peuple, non lui laisser choisir quel dominant (ou groupe dominant) l’asservira, le fera massacrer. Oui, les millions de morts d’un siècle en arrière appuient ce jugement bousculant l’injustice en place, c’est vrai, ça justifie enfin la cérémonie évocatrice du passé (quand la réconciliation pouvait conduire à préférer l’oubli).
– 4/ Réfléchir pour de vrai. Quant aux discours pour la paix et les Droits de l’Homme, il faudrait les rendre cohérents : la République Française, en refusant le référendum d’indépendance à l’Est-Ukraine, vient de sciemment provoquer une guerre (avec un avion civil abattu, en victime collatérale), en enfreignant sciemment le Droit de l’Homme à l’autodétermination des peuples – sans la moindre analyse à ce sujet dans les médias, verrouillés (s’ils ne sont pas complètement stupides). De même, en refusant la conférence mondiale Durban 2 sur le racisme inhérent au sionisme (inégalité d’un Juif et d’un Arabe à la naissance, foulant au pied les Droits de l’Homme), le gouvernement français précédent a provoqué la guerre tuant les civils Palestiniens par milliers, ce qui n’arriverait pas si les millions d’expulsés d’Israël (pour cause de « sale race ») étaient équitablement autorisés à rentrer, à voter. C’est comme ça qu’on prévient le mieux la guerre : en étant juste. Stop aux discours manœuvriers de cette république pourrie, belliciste et raciste, xénophobe presque comme en 1914-18, gauche comme droite (et comme extrême-droite, comme Staline). Que le débat contradictoire vienne enfin. Pour cela il faut changer la loi, le noble humanisme (respectant chacun également) étant classé antisémite, donc criminel, puisque insultant la supériorité judaïque (prétendue incontestable par les Israélites, et judéo-chrétiens d’aujourd’hui).
– 5/ Le nationalisme en question. Avoir bâti l’Europe ne suffit pas à annihiler les menaces de guerre : le simple principe des frontières, chassant l’étranger (le non-Européen) est un facteur de colère, de guerre un jour (ou déjà, via le « terrorisme » anti-électeurs). L’Occident, qui est allé conquérir l’Amérique et le monde, n’a pas équitablement le droit d’interdire la migration des miséreux du Sud et de l’Est. A l’abri de nos armes nucléaires anti-civils, nous sommes très horribles. Gauche et Droite vous mentent, en constituant en fait de simples courants du Front National xénophobe, voulant nous choyer en brimant les étrangers. C’est une attitude politique possible, ça s’appelle l’égoïsme (groupiste), qui engendre en face la guerre (justicière). Nous sommes le camp du Mal, derrière le bla-bla de propagande stupide, prenant les auditeurs pour des moutons idiots, avec l’opium pourri du sport nationaliste, dès le berceau, pour faire passer la pilule. Et ça marche, apparemment, incroyablement. Réveillez-vous, ou « Indignez-vous » comme a dit l’autre vieux, se trompant de colère. Je dis, au nom des millions de morts 1914-18 dont on se souvient aujourd’hui : stop, ça suffit, ne recommençons pas encore une fois, il faut maintenant interdire le nationalisme (dont le sionisme), ce serait la vraie fin de la guerre. En disant pleinement merde à la Bible raciste, tribaliste (et misogyne, génocidaire, esclavagiste, etc.). Oui : merde, quoi. Soyons cohérents, enfin, la logique vaut mieux que le théâtre (même si, sous la dictature, les caricaturistes ont le seul créneau de liberté disponible).
– 6/ La fausse liberté. En 1914, comme en 1939, il n’était nullement question chez nous de rendre leur liberté aux opprimés algériens, malgaches, indochinois, etc. On nous ment. La France 2014, en guerre contre l’islamisme, oublie commodément de questionner son droit de véto ONU privilégié (pour la 21e population du monde, en en privant l’Indonésie, 5e population du monde mais musulmane, au nom menteur de l’antiraciste « égalité de tous à la naissance »). Nous sommes (nos dominants sont) des aristocrates pourris, en voie de passer à la guillotine, il faudrait le percevoir et abroger ça tout de suite, très très vite, avec nos immenses excuses, immenses, en espérant ne pas être tous exterminés à la machette comme nous le mériterions peut-être. La Loi Gayssot contre la liberté d’opinion, interdisant formellement de douter du génocide nazi des Juifs mais autorisant pleinement à nier le génocide chrétien des Amérindiens, symbolise le mensonge rhétorique absolu, de dirigeants et parlementaires amis d’Israël et des USA, brimant les Amérindiens et Arabes, jusqu’à ce qu’éclate la guerre totale imminente. Je dis Stop, Stop. C’est à la remise en question que devrait servir les anniversaires de guerres, pas à la célébration d’honneurs avec petits gâteaux aux privilégiés.


  Non, ce n’est pas du tout, du tout, ce qu’ont dit les discours. Et ça semble parti pour 4 ans sans le moindre changement de ligne, jusqu’à la célébration du 11 Novembre 2018… La propagande règne, mutilant l’intelligence et l’honnêteté, au nom de la Liberté bien sûr, c’est cohérent, dans le mensonge au service du nationalisme. Télé = caca, toxique et pas seulement puant.
  Je dis tout ça pour rire, bien sûr, c'est pas sérieux du tout, sinon ce serait illégal, ou tué discrètement. (Soupir)

  (ia, juif, français, occidental, mais renégat antimilitariste)

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Complément multi-piste (10/04/2016)
Deux ans après, rien n’a changé, et tout a même empiré, avec guerre ouverte entre France et Islamisme, décidée par les gouvernants sans référendum et avec des tonnes de propagande (le camp dit ennemi n’ayant aucune peine à recruter chez nous en expliquant ce que cachent les médias). Mais en discutant avec un ami de choses et d’autres, trois éléments enrichissent la question peut-être.
1/ Parler la même langue donc non-guerre ? Les guerres sont-elles des conséquences horribles d’un fond général lié à la diversité des langues (image « multi-fourmilières ») ? Peut-être, si on considère l’animosité belge entre flamands et wallons, mais l’exemple yougoslave dément cette idée : les serbo-croates parlant la même langue se sont entre-massacrés, comme les Espagnols et Libanais avant, la guerre civile n’est guère moins affreuse que la guerre internationale interlinguistique.
2/ Guerre pour ne pas parler allemand ? J’ai entendu dire que « sans nos héroïques ancêtres combattants, nous serions hélas condamnés à parler allemand, quelle horreur ». Je ne suis pas d’accord : cela n’aurait aucune importance si la transition s’était effectuée des générations avant, comme l’occitan ou le breton me semblent disparus sans vraie douleur. Et justement : le français n’incarne nullement le respect de chacun mais une forme d’écrasement (de l’occitan, du breton, etc.), qu’il soit à son tour renversé m’indiffère – même si je serais gêné de faire partie de la génération devant réapprendre. Par ailleurs, la langue française est-elle admirable ? Je ne trouve pas du tout, avec ces complexités inutiles d’usine à gaz absurde, et refusant les simplifications (comme suggérées sur mon site ortograf.htm).
3/ Perdre la glorieuse Marseillaise ? Oui, si nous étions conquis, l’hymne national français disparaitrait, mais tant mieux : ce serait perdre ce chant horrible qui prétend que les civils ne sont nullement innocents, étant tous des soldats de réserve, donc légitimement massacrables par les ennemis. Je ne suis pas d’accord du tout, même si on me dit que c’est la grande tradition romaine, d’une république de citoyens-soldats (en omettant de signaler que le massacre des Chouans a écrabouillé le refus populaire d’aller se faire tuer en service militaire obligatoire). A mon avis, il faudrait en tout cas qu’il y ait vraie démocratie, avec référendum pour les entrées en guerre, non choix personnels de politiciens élus auparavant, donnant leur population à tuer en représailles, et avec propagande claironnant que le seul mal est en face. Cf mon site Repub0.htm .

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Vu d'aujourd'hui (13/04/2016)
Au sujet de la guerre de 1914-18, un ami m'a dit quelque chose de très intéressant : "je n'ai jamais entendu les vétérans en parler que d'une boucherie inutile et d'une rare stupidité, je m'incline devant leur souffrance". D'accord, je respecte son attitude, mais... ne serait-il pas utile d'aller au-delà, en une démarche comme l' "arbre des causes" ? Il s'agirait d'investiguer et trouver les responsabilités, les mécanismes, pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Certes, les politiciens nous bassinent qu'avec l'europe unie, il n'y a plu' de guerre, mais les peuples désabusés semblent devenir eurosceptiques, est-ce que ça va donc re-pêter ? Ben non (à mon avis), ce n'est pas la faute des peuples (seules les élites auraient raison) : non, il y a erreur d'analyse. (Enfin, l'Europe est en partie rejetée parce qu'elle est technocratique anti-démocratique, parait-il, mais je ne crois du tout pas à la représentativité des élus en démocratie indirecte, de toute façon). Et, loin d'approuver la clairvoyance de notre prétendue Elite, je trouve que ses discours félicitant les vainqueurs de la guerre 1914-18 sont une très grave faute : il faudrait condamner cette guerre, condamner dans tous les cas notre nationalisme guerrier. Il faudrait condamner les décideurs de cette guerre, asservissant la population en la faisant tuer (tuer activement et se faire tuer en retour). C'est une très grave faute de commandement, et tout commandement tueur devrait être suspect, au lieu de faire pareil – maintenant en envoyant l'armée professionnelle, mais les civils ici se font massacrer en représailles, ce que pas un politicien ne dit. Il y a un colossal défaut d'analyse, qui tue, en masse, ici même, indirectement. et le nationalisme sportif continue d'exciter les masses, de transmettre le virus aux enfants, je trouve ça horrible, et 100% des politiciens et journalistes semblent contre moi, ce n'est pas forcément un bénin défouloir, mais ça peut être une source d'égoïsme groupiste, grave. Ça me paraît un milliard de fois plus important que mille discours politiciens, au sujet des commémorations de guerres et attentats, les yeux fermés sans rien voir ni comprendre.

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Anti-héroïsme (15/05/2016)
On me dit que 1914-18 a été une guerre héroïque (même si l'Alsace-Lorraine ne justifiait pas ce bain de sang), et je n'approuve pas cela. J'avais regardé dans le dictionnaire la définition de "héros" (pour un site que j'ai écrit contre "les héros de l'aviation" : http://www.kristofmeunier.fr/avionKO.htm), et il me semble me souvenir que c'est "ayant accompli des actes mémorables (dans le domaine militaire notamment)". Adolf Hitler est affreusement mémorable donc est-ce un héros ? Je ne suis pas d'accord avec cette définition qui me choque. Pour moi, il n'y a héroïsme que quand les actes accomplis (ou commis) vont dans le bon sens, louable. Ce n'est pas du tout le cas de 1914-18, alors je refuse le label "héroïque" à cette guerre.

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« Devoir d’hommage » (01/05/2017)
Hier, j’ai vu affichée sur la chaîne d’informations bfmtv une citation de Marion Maréchal Le Pen disant « Rendre hommage à nos morts est un devoir civique, mais les utiliser à des fins partisanes est indécent. » Cela faisait référence à Emmanuel Macron célébrant ce jour commémoratif de la déportation juive (par les nazis et vichyssois) pour condamner l’extrême-droite en finale contre lui à la présidentielle 2017. Je ne suis pas d’accord à de multiples niveaux, bien que n’étant nullement d’extrême-droite (je ne suis ni nationaliste comme les Le Pen ni patriote comme Macron).
A/ Le problème de cette commémoration de la déportation juive (célébrée discrètement par Marine Le Pen et ostentatoirement par Emmanuel Macron) me semble son racisme outrancier : jamais n’est commémoré le génocide Caraïbe pratiqué pour fonder nos Martinique-Guadeloupe, ni le génocide Mohican, pratiqué par nos alliés Etasuniens, ni le génocide Palestinien (exterminations racistes de Der Yassin, Haïfa, etc.), pratiqué par nos alliés israéliens, c’est donc un manifeste de préférence projuive, de soumission à la domination de la prétendue race élue (peuple élu héréditaire, évitant la conversion entrante puisque non prosélyte). Le fait de commémorer le génocide arménien n’y change rien : il s’agit de condamner les ennemis d’Israël (néo-nazis et monde arabo-musulman) sans aucune forme d’équité humaniste – l’humanisme déniant la supériorité judaïque étant d’ailleurs classable « antisémite ».
B/ Ce qui m’intéresse ici plus spécifiquement est la première partie de la phrase, clamant obligatoire l’hommage (ce qu’approuveraient gauche et droite « modérés », dont les présidents successifs célèbrent les commémorations avec assiduité). Pour comprendre, je suis allé voir plus précisément les définitions : « rendre hommage » = témoigner du respect, de l’admiration ; « respect » = considération, vénération ; « considération » = bonne opinion, estime, égards ; « estime » = appréciation favorable, bonne opinion. Je ne comprends pas du tout, là : je n’ai aucune hostilité vis-à-vis de ces morts et d’autres, j’estime simplement qu’il s’agit de victimes de bourreaux dans notre camp autant qu’en face, qu’ils ne sont pas morts pour la justice mais dans un contexte d’injustice non dénoncé et même approuvé par les autorités continuant sur le même chemin affreux. Bref, je ne dis pas à ces morts de 1914-18 ou 1939-45 « bravo, je vous admire et vous remercie », je dis « pauvres gens, vous avez été massacrés par les pourris qui nous gouvernent encore et qui demandent de vous applaudir en cela ». C’est certes totalement contraire à l’instruction civique, mais je classe celle-ci en propagande immorale. En la refusant, je ne me montre pas immoral mais hostile à l’immoralité. Qu’en face soit invoqué un « devoir » obligatoire m’évoque une dictature, confirmant l’immoralité en question, l’abus de pouvoir et de langage.

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Centenaire final 2018 (13+19/11/2018)
  Je reprends des notes griffonnées juste après le 11 Novembre cette année.
  Aux commémorations du centenaire 11 Novembre 2018, le Président Macron a affirmé que le nationalisme est l’exact contraire du patriotisme. J’ai froncé les sourcils, pas convaincu. Visiblement, il voulait dire : « je suis patriote et me réjouit de la défense victorieuse de la France en 1918, mais votez pour moi en 2019 et pas pour les nationalistes anti-accueil temporaire de migrants (avant expulsion des migrants économiques, à ma façon aussi) ». Dans un débat télévisé ensuite sur la chaîne LCI, l’ancien ministre Luc Ferry se disait en désaccord, affirmant que les morts de 1914-18 sont morts pour rien et pas « pour la France », que le patriotisme n’est pas le contraire du nationalisme mais son aboutissement extrême, et que lui (français aimant philosophie et littérature allemandes) se sentait seulement patriote européen. Cette critique m’intéresse mais je me méfie de la partie « patriotisme européen », similaire. Je reprends les définitions, selon Google. Nationalisme : 1. Doctrine qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation. 2. Exaltation du sentiment national ; attachement passionné à la nation (chauvinisme, patriotisme). Patriotisme : Amour de la patrie ; désir de se dévouer/sacrifier pour la défendre. Bref, il est totalement faux que le nationalisme est le contraire du patriotisme, le nationalisme est un terme à deux sens dont l’un est le patriotisme. (Et je suis opposé au nationalisme dans ses deux sens, même en étendant la nation à l’Europe entière). Que ces célébrations servent à clamer des contresens idiots est lamentable, surtout qu’il s’agit d’escroqueries, puisque mensonges financièrement intéressés (via les votes engrangés et les salaires de copains élus). Le super-fier lettré Macron est (selon moi, ici expliqué) un âne, membre éminent d’une Elite de merde pure.
  Et aux informations le soir du 11 Novembre 2018, il a été dit que le président étasunien Donald Trump avait boycotté la Conférence sur la Paix organisée par la France avec le reste du monde, le président Macron étant chaudement applaudi quand il a prôné le multilatéralisme ONUsien (plutôt que le bilatéralisme de Trump ?), les forts USA écrasant chaque petit pays isolément. Certes, je n’aime pas la loi du plus fort à la Trump, mais je suis très réservé sur l’ONU, où les 2e et 3e populations du monde (Inde et Indonésie musulmane) n’ont pas l’un des 5 droits de veto, lesquels sont donc aristocratiques indigénistes et nullement démocratiques humanistes. Je suis allé voir le compte-rendu de la conférence à https://www.parismatch.com/Actu/Politique/En-images-le-Forum-pour-la-paix-et-les-bonnes-intentions-1587373 (feuille choisie par Microsoft Edge/Bing). « 1/ Forum pour la paix et bonnes intentions (…) 2/ plusieurs des plus fervents défenseurs de l'ordre multilatéral ont plaidé pro domo devant une assistance globalement acquise (…) 3/ Ils ont multiplié les mises en garde. Car si multilatéralisme et coopération offrent selon eux paix et progrès, nationalisme et unilatéralisme n'apporteraient que guerre et malheur. 4/ "Bien des éléments aujourd'hui me semblent emprunter et au début du XXe siècle, et aux années 30, laissant craindre un engrenage invisible", a jugé Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Onu. 5/ "Nous voyons bien que la coopération internationale, un équilibre pacifique entre les intérêts des uns et des autres, et même le projet européen de paix sont de nouveau remis en question", a affirmé Mme Merkel. 6/ Le président kenyan Uhuru Kenyatta a déploré "cette tendance d'un nombre croissant de pays au repli au lieu de chercher ensemble des solutions aux problèmes". 7/ "Nous sommes fragilisés par les retours des passions tristes, le nationalisme, le racisme, l'antisémitisme, l’extrémisme, qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent", a prévenu M. Macron. 8/ Le président des Etats-Unis Donald Trump, lui, avait ostensiblement boudé l'initiative (…) 9/ Douze chefs d'Etat et de gouvernement ont endossé dimanche à Paris l'idée d'un "pacte sur l'information et la démocratie" (…) "On a une offensive idéologique du jihadisme, de régimes autoritaires, de mouvements extrêmes qui de tous côtés se dévoilent être des ennemis de la liberté (...), cherchent à contrôler, censurer, exporter leur modèle, qui lancent des campagnes massives de désinformation et qui s'attaquent aux journalistes", a déploré le président français Emmanuel Macron. 10/ Si l'internet et les réseaux sociaux ajoutent un nouvel espace de liberté, ils "offrent aussi des opportunités de manipuler les opinions à grande échelle et fragilisent l'économie (des médias)", a-t-il ajouté (…) Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a aussi mis en garde contre le "risque de détournement de ces nouveaux outils pour exciter la haine, le conflit et même la guerre". (…) garantis la liberté, le pluralisme et l'intégrité des informations. »
  Je réponds point par point.
1/ Base : il y a deux sortes de paix : la paix juste avec équilibre et concessions mutuelles de la part des anciens opposants (bonnes intentions sincères, genre plan Marshall pour rebâtir l’Allemagne à la fin des années 1940) ; la paix injuste avec les forts écrasant les faibles (fausses « bonnes intentions » en forme de diktat, genre paix de Versailles 1918 ou Israël 1948 écrasant les vaincus jusqu’à les rendre fous de haine vengeresse). La paix voulue par les présidents Macron/Hollande/Sarkozy etc., écrasant le monde musulman, est la sacralité d’Israël rendu aux Juifs sans rendre les USA aux Amérindiens, pourquoi ? Parce que les USA sont trop forts, et sont activement sionistes. Le monde de Macron est donc une paix injuste, mais il est trop stupide ou menteur pour l’avouer. Trump est encore pire, peut-être mais ni l’un ni l’autre n’ont de leçon à donner en matière de paix, de bonnes intentions. Et Macron allant bombarder la Syrie (et le Mali etc.) est tout le contraire de la paix, comme le président Obama recevant le Prix Nobel de la Paix et bombardant Afghanistan et Irak.
2/ Discuter de la paix entre soi dans un camp ne me parait pas crédible quand on est officiellement en guerre, la discussion crédible sur la paix est un dialogue avec l’adversaire, chacun pointant les torts de l’autre camp (à entendre bien que cachés par sa propre propagande) pour établir un juste milieu.
3/ Il ne faudrait pas oublier que : vanter le multilatéralisme se situe en aval d’un parti pris nationaliste établissant une multitude de nations (principe xénophobe, fauteur de guerre), au contraire d’un monde uni, d’une démocratie mondiale où seraient abolie l’aristocratie occidentale (droit de veto ONU conservé par les petits pays France et Royaume-Uni, refusé aux grands pays « indigènes » Inde et Indonésie musulmane). Le contexte n’est absolument pas la paix juste et le respect légitime de chacun, il est l’écrasement par les petits pays se croyant forts, comme la France de Macron (et ses prédécesseurs, tous aussi horribles).
4/ Le drame de 1918 comme de 1945, c’est qu’au lieu de déclarer le nationalisme : illégal, avec établissement d’un honnête monde uni, démocratique, les dominants ont organisé leur domination, générant les guerres suivantes. Et rien n’a changé. Cette conférence ne comprend rien à rien, continuant à affirmer le dogme nationaliste (avec éventuellement nation Europe au lieu de nation France) tout en agitant l’épouvantail mémoriel pour que les électeurs apeurés donnent les pleins pouvoirs aux dirigeants s’affirmant lucides sensés (ce qui est faux, malhonnête, il s’agit de dominants chroniques, créant la révolte guerrière).
5/ La paix juste n’est pas un équilibre entre les égoïsmes des uns et des autres, elle est une renonciation aux égoïsmes, pour un partage enfin.
6/ La tendance des pays au repli est automatique puisque le mal n’a nullement été combattu à la racine : au lieu de condamner l’égoïsme groupiste (esprit de clocher, communautarisme, régionalisme, nationalisme, continentalisme) pour promouvoir l’humanisme (à nos dépens de riches occidentaux privilégiés), cet égoïsme groupiste est encouragé chaque jour dans les médias (occidentaux, du moins) via le chauvinisme sportif, c’est affligeant, et générateur de guerre, pas du tout de paix. Le blabla ici tenu passe à côté des problèmes essentiels.
7/ C’est une série de mensonges qui est une fois de plus assénée par le malhonnête Macron : immensément loin de combattre lui le nationalisme, il pratique assidument le nationalisme européen, repousseur de non-européens. Et l’antisémitisme est un faux problème menteur, classant l’antiracisme « anti-"racisme anti-goy" » en racisme anti-juif, ce qui est de la confusion mentale, pratiquée avec immense succès, en emprisonnant les esprits lucides. Honte à nos législateurs et tribuns, actifs soldats de la paix injuste en faveur d’Israël (comme ils auraient pu condamner le racisme anti-blanc pour soutenir l’apartheid, malhonnêtement, pareil).
8/ Trump n’avait pas tort de trouver pitoyable cette conférence prétendument pour la paix, mais cet horrible bonhomme est lui encore pire, xénophobe farouche, roi de l’égoïsme groupiste interdisant à autrui ce qu’il accorde à son « nous » (les étasuniens sont les envahisseurs de l’Amérinde, refusant d’être envahis par les Latinos et Asiatiques).
9/ Aussi longtemps que la loi française Gayssot interdira la liberté d’opinion, de réflexion, la France ne sera pas en droit de prétendre incarner la démocratie libérale. Et elle n’incarne pas non plus la démocratie non-libérale (dictature du peuple) dans la mesure où le référendum d’initiative populaire y est interdit. Les dominants dominent, au nom menteur de la démocratie, de la liberté, de l’information (en fait dirigée).
10/ Le mal qui est dit d’Internet pouvait aussi être attribué à « l’écriture », ou à la « parole », c’est un faux débat. Si les ânes malhonnêtes qui nous dirigent avaient de vrais arguments, ils n’auraient pas besoin de gendarmer l’expression des gens.

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Arc de « triomphe » en 2018 (10/12/2018)
  Le 1er Décembre 2018, la manifestation « gilets jaunes » a été condamnée unanimement pour avoir profané l’Arc de Triomphe à Paris (par des graffitis haineux contre le gouvernement), même les gilets jaunes interviewés reconnaissant que c’était honteux, sans doute commis par de faux gilets jaunes, soit casseurs de banlieue (« mauvais français basanés à expulser » ?) soit agitateurs envoyés par le gouvernement pour décrédibiliser l’opposition populaire. Je ne suis pas d’accord, moi tout seul : cet Arc de Triomphe n’évoque pas le moindre respect pour moi, je m’en contrefous comme d’une pissotière publique (qui est même plus estimable, de par son utilité).
  A part célébrer les victoires napoléoniennes du temps où notre tyran ici envahissait les pays étrangers (ce qu’on affirme inadmissible honteux en sens inverse), cet Arc compte la Tombe du Soldat Inconnu 1914-18, m’inspire-t-elle immense respect ? Non, à mon avis un pauvre type explosé par un obus étranger (plutôt que fusillé par les compatriotes pour refus d’obéissance mortelle) est une victime quelconque, en rien plus admirable qu’un explosé en crash d’avion ou broyé en catastrophe ferroviaire, noyé en naufrage maritime, non ça n’appelle aucune admiration selon moi, que de grands regrets compatissants. Pire : ce soldat est potentiellement moins innocent qu’une victime de calamité autre : peut-être s’agissait-il d’un volontaire xénophobe entendant sciemment massacrer les « sales » boches haïs, oh non, ça ne m’inspire aucune admiration, pas le moindre respect particulier.
  Et si on me dit que l’Arc de Triomphe est aussi le symbole de la prodigieuse victoire des footballeurs français en coupe du monde 1998 et 2018, ça me laisse indifférent : je ne m’intéresse pas au sport, principe que je trouve moche (le fort écrasant le faible et hurlant de triomphe, après). Enfin, battre en sport est moins pire qu’en guerre, et le sportif ou supporter semblent excusables si le principe est cathartique (défouloir virtuel à la violence pour retrouver le calme en pratique) mais je ne suis pas en admiration du tout, non.

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Réponse à objection (11/12/2018)
  Concernant mon petit mot sur l’arc de triomphe, je confirme mon désaccord avec l'interprétation disant qu’il s’agit de compatir avec la souffrance des combattants. J’habite sur une « place du monument aux morts », dans ma petite ville, et par le passé j’ai emmené mon fils « écouter la musique de plus près », à sa demande. J’ai entendu les discours, et c’était les mêmes à la télé par les présidents et journalistes : il n’était nullement dit « on s’incline devant la souffrance absurde dont ont été victimes ces pauvres gens envoyés à la mort par des monstres », absolument pas. Le discours était « remercions infiniment ces grandioses héros qui ont donné leur vie pour notre liberté ». Tout récemment encore, le Président Macron répétait que les généraux de 1914-18 étaient les plus grands héros de la France (d’où la polémique car il incluait le maréchal Pétain – prétexte à répéter encore et encore la Shoah, pour les journalistes et politiciens israélophiles).