Morale politique

Caricature sévère des nationalismes franchouillard et sioniste
par Jézukrist-off, 21/11/2015

Ajout 2019
Ajout 2020

  [Avertissement : j’aurais beaucoup de reproches à adresser, a posteriori, à l’éducation scolaire (publique française) qui m’a été imposée, mais un point peut-être judicieux m’a marqué : quand je ne sais plu’ quel auteur d’autrefois écrivait « Mais comment Dieu, qui est un être Bon et Sage, aurait-il pu mettre une âme dans un corps tout noir ?! », ce n’était pas de l’odieux racisme pré-apartheid, mais une moquerie terrible envers les racistes, montrés ridicules/stupides/inadmissibles. Je tente ici un peu la même chose : quand je dirai « vive le feu », ça voudra dire « il est monstrueux de clamer ainsi "vive le feu", non ? », et je le dis ici en clair, pour ne pas commettre la bourde jésuesque de parler au second degré en laissant les interpréteurs au premier degré massacrer les différents en son nom, sanctifié avec interdiction de réfléchir.]

1/ Vive la Franchouille !
1.A Le côté religieux évident
  Evidemment, la Franchouille a un peu molli dans le passé récent : on ne brûle plu’ les athées (insultant Dieu qui les a créés !) ni les scientifiques (clamant que les Français sont des singes !), mais il faut sainement revenir aux bases maintenant (les brûler et réaffirmer le dogme de La Vérité) :
- Le Monde est une surface informe et sale dont ne brille que le centre magnifique : l’Hexagone franchouillard.
- Dieu-le-fils est allé porter la Bonne Parole (la Résurrection des Méritants) en terre barbare (= non-Française), mais il y a été massacré. Evidemment, il n’est pas resté mort là-bas mais revenu sur Terre en Franchouille, près de son peuple chéri : Nous ! (Applaudissements). (Les non-applaudissants, morts le lendemain, se sont soit suicidés de regret aigu, soit ont été punis par la Justice Céleste, tout s’explique).
1.B L’hymne national grandiose
  Notre superbe chanson définissant la Nation est basée sur 3 idées super-majeures magnifiquissimes :
A/ « enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé » : la gloire divine est réservée exclusivement à la Patrie Franchouillarde. (Les propos en face prétendant le contraire pour d’autres sont évidemment de la pure propagande abrutie.)
B/ « aux armes citoyens, formez vos bataillons » : nos civils, et même les enfants donc, sont tous des soldats prêts à tuer pour servir la Franchouille (c’est-à-dire Dieu).
C/ « qu’un sang impur abreuve nos sillons ! » : phrase-clé, celle-ci exprime que la théorique interdiction de tuer divine n'interdit de tuer que nos prochains, Français de sang pur. Les étrangers et leurs bébés ont le sang impur, tous, sales races, il faut les tuer, et ça nous rendra riches en faisant pousser nos salades ! En 6 mots seulement, des trésors conceptuels sont là exprimés, bravo ! Oh, mille bravos, milliards de bravos, la larme à l’œil, tant c’est beau, et grand, immense, tout à la fois.
1.C L’empire outre-mer
  Certes, la Franchouille, riche de sillons, n’a pas beaucoup de fer ou pétrole (auquel elle a droit plus que quiconque), et n’aime guère faire le sale boulot de récolte ou poubelles, MAIS il suffit de conquérir un bout du monde pour tout arranger, pour le Bien parfait. Nous avons donc pris ce que nous voulions, des gisements minéraux et autres, en écrabouillant gentiment les sous-humains présents là, indigènes indigents (leur statut de serviteurs leur interdisant évidemment le droit de vote entier).
  Enfin, ces sales races-là ont un peu protesté, et finalement, à regret, on a dû les laisser un peu moins bien exploitées. Mais la petite minorité de métropole (inventeuse géniale de La Démocratie !) garde le droit de véto mondial refusé à la majorité bougnoule, évidemment ! Là est notre plus grande fierté, inchangée.
  Et bien sûr, la Franchouille s’autorise les armes de destruction massive de civils bougnouls, interdits légalement en sens inverse, c’est tellement normal.
1.D La question juive/youpine
  Là, il y a deux tendances, dans la Franchouille, à débattre :
- la voie PétVich 1940 : les Juifs Français ne seraient pas de vrais Français mais des bougnouls impurs déguisés, donc normalement dépouillés voire massacrés comme les autres bougnouls.
- la voie HessLev 2000 : les Juifs étaient parait-il la première race élue par Dieu, avant que Celui-ci préfère évidemment les Français, on peut donc amicalement soutenir les Juifs dans leur rejet sévère (à notre façon) des Indigènes Arabes, dépouillés ou tués, chassés, très normalement.

2/ Vive Manitaël !
  Puisque l’ONU a redonné Israël aux Hébreux (prétendus) en leur permettant 2000 ans après de chasser les populations nées là (Hébreux convertis à l’Islam sous incitation financière du calife, etc.), elle va très justement faire pareil avec l’Amérique 500 ans après. Les USA vont donc être redonnés aux tribus vénérant le Grand Manitou, en dépouillant/chassant/tuant/violant les Etasuniens apparemment dépourvus de sang Amérindien, façon palestinienne.
  En 2018, 55% des USA sera redonné aux pauvres Peaux-Rouges survivants des massacres antérieurs, avec les côtes, zones pétrolières et sites sacrés. Dans la guerre 2018-2019, ils vont bien sûr prendre un peu davantage (78%) des Terres et expulser les gens nés là (ceux n’ayant pas fui les massacres de leur race), mais l’ONU dira bravo. Et ce ne sera pas accusable de génocide car il ne s’agit nullement d’anéantir le sang étasunien : une petite minorité étasunienne sera conservée en Manitaël, pour faire les poubelles, les durs travaux agricoles, etc. évidemment sous-payés, et les déportés dépouillés n’auront d’autre choix que d’accepter, ils auront même le droit de vote puisque très minoritaires sans danger électif ! (Mais bien sûr ils n’auront pas le droit de devenir fonctionnaires de l’Etat Manitaélien, ni se marier à des Peaux-Rouges pour avilir leur sang pur de race supérieure élue du Grand Manitou, seul et unique Dieu universel).
  En 2027, les 200 millions d’Etasuniens chassés vers la France et Israël (pays devenus super-miséreux) vont attaquer déloyalement, et grâce à leur supériorité militaire, les Peaux-Rouges prendront les 22% des USA qui leur manquaient. Mais sans les absorber (ce qui donnerait droit de vote aux sales habitants !), non ! En occupant, simplement, pacifiant (un demi-siècle ou davantage) comme l’ont fait tous les peuples conquérants dominant 60% de l’ONU (de ses droits de véto), pour 10% de la population mondiale.
  Bien sûr, la conférence internationale Duhbang II (sur le prétendu "racisme inhérent à la recréation de Manitaël"), n'exprimant très évidemment que haine raciste anti-Peau-Rouge, sera boycottée par tous les penseurs et observateurs !
  En 2100, toutefois, les « pourparlers pour la Paix » (au bon vouloir des Peaux-Rouges en position de force) continueront à envisager une concession : les 200 Millions d’expulsés et fuyards terrorisés de 2018 pourraient (peut-être, un jour dans un futur indéterminé) rentrer avec leurs familles, d’accord, sans plu’ être abattus à la frontière au nom de la sûreté de l’Etat Peau-Rouge. Ils pourraient regagner le Cis-Wyoming et la Bande d’Orégon (sous blocus naval évidemment), renommés USA comme pré-2027, mais bien sûr interdits de toute armée, et séparés du glorieux Etat Manitaélien par un mur, électrifié 800 000 Volts et avec miradors.
  C’est si beau, l’Equité, l’Honnêteté ! Vite, vite, accomplissons ce rêve, non ? Pourquoi ? Y aurait-il comme un léger problème moral quelque part ?

3/ Vive les Droits de l'Homme Sincères !
(ajout 23-24/11/2015, avant que je sois peut-être emprisonné pour délit de pacifisme = collusion avec les Terroristes :)
  En cet an 5785 Juif (2025 chrétien), anniversaire des abominables tueries antisémites au supermarché kasher de Paris, l’Association du Monde Libre (AssMonLib) réclame la mise en cohérence des Droits de l’Homme Universels dont rien moins que l’article 1, fondateur, est un odieux manifeste d’antisémitisme, génocidaire nazi. Expliquons attentivement :
– L’article 18 dit que tout homme a la liberté de choisir sa religion, donc le judaïsme est entièrement légal, vénérant l’esclavage des Cananéens et le massacre de leurs bébés, pour Yahvé, Dieu Universel ayant fait l’Homme (Juif) à son image. Les impurs goys peuvent eux choisir le christianisme, vénérant l’Israélite Jésus qui leur a expliqué qu’ils doivent se reconnaître chiens et s’estimer heureux de manger les miettes tombant des tables juives (Evangile de Mathieu, épisode Cananéenne).
– De plus, les Nations Unies (incarnant le Bien équitable et les Droits de l’Homme) ont reconnu l’admirable victoire du Juif athée Ben Gourion chassant d’Israël la majorité palestinienne, interdite de conversion au judaïsme (pour rester, majoritaire) puisque de sale race. En tuant les récalcitrants, et quelques centaines d'enfants ici ou là, pour encourager le départ épurateur, très bien. Avant interdiction éternelle de retour, confirmée par boycott international de la prétendue conférence mondiale sur le racisme sioniste, auto-contradictoire aberrante (si on clame que Le racisme est inadmissible, c'est parce que cette horreur signifie « haïr Le Juif »).
– Enfin, la Cour Européenne (incarnant le Droit Légal International du monde libre) a reconnu pleinement valide la française Loi Gayssot, corrigeant le droit de l’homme 19 sur la liberté d’opinion et d’expression en punissant sévèrement le doute quant aux massacres de Juifs (nos martyrs), tout en autorisant bien sûr à nier les massacres d’Amérindiens (par nos financiers) et d’Arabes (par nos libérateurs d’Israël).
  Donc on ne peut plu’ du tout dire « Tous les humains naissent libres et égaux en dignité et en droit », comme si le sang impur valait le sang Juif ! C’est non seulement un Sacrilège mais c’est surtout et abominablement une insulte raciste antisémite, préfigurant une Shoah numéro 2 !!! Il faut remplacer d’urgence cela par un énoncé en clair : « Hormis les très admirables individus 100% purs juifs, qui naissent et vivent libres, innocents et supérieurs, les humains naissent et vivent suspects d’antisémitisme, donc surveillés, égaux entre eux, en dignité moindre et en droits restreints. »
[P.S.(01/12/2019) c'est du second degré : cette abomination n'est pas mon opinion, mais une caricature de ce que serait le point de vue dominant (qui m'écrase), s'il cessait de mentir pour avouer ses fondements]
------------
  Ajout 01/12/2019 : Pseudo-débat
   L’autre jour (26/11/2019 ?) à la télévision (émission-débat « L’heure des Pros »), l’animateur, au sujet de l’héroïsme (prétendu) des 13 militaires français morts au Mali (le 25/11/2019) dans un accident au combat contre les djihadistes, a posé la question « Combien de Français aujourd’hui seraient prêts à mourir pour leur pays ? ». Je ne crois pas qu’il y ait eu de réponses énoncées, mais les 8 personnes présentes se lamentaient que le nombre de tels Français soit faible, genre « moins d’un tiers » (j’aurais pu dire « moins de 5% » mais s’il y a 30% de votants pour les partis hypernationalistes français, je corrige mon chiffrage approximatif ; autour de la table télévisée, 8 sur 8 étaient des séniors partisans d'envoyer les jeunes d'ici se faire tuer pour leur pays, ce n'est pas "mourir soi-même" peut-être, pas simple à comptabiliser).
   Cela m’a choqué mais en sens inverse : je ne fais pas partie des tels « candidats à mourir pour mon pays regrettant d’être aussi peu suivi par mes compatriotes » : je fais partie des anti-nationalistes trouvant moche le principe de nation/pays (principe xénophobe rejetant l’étranger), et je suis désolé que ce principe fasse tuer des gens.
   Je ne suis pas un égoïste survivaliste forcené, refusant de mourir pour quoi que ce soit, pas du tout : je suis mort deux fois pour celle que j’aimais, mais je l’aimais d’amour (au sens de tendresse infinie, pas de fornication bestiale), c’est immensément différent du concept de nationalité, qui regroupe certains monstres (massacreurs d’enfants) et exclut certains anges (Mère Theresa, Patrycja Niezewska, etc.).
   Enfin, j’imagine qu’est envisageable tout un argumentaire compliqué, mais je vais le parer. On me dirait : « en combattant pour la France au Mali, ces militaires protégeaient les Français (dont celle que tu aimes) des terroristes ! Il s’agit donc bien de mourir pour ceux qu’on aime, simplement en se joignant ensemble par souci d’efficacité ! ». Ma réponse est néanmoins solide, jamais présente dans les débats télévisés, certes, interdite par la loi et la constitution même : « je ne vois pas la guerre Occident-Islamisme comme notre Bien résistant à un grand Mal, à mon avis c’est une guerre du Mal contre le Mal, les dominants parlant au nom des occidentaux sont coupables d’approuver le terrorisme raciste (fanatiquement religieux ?) qui a fondé et maintenu les USA et Israël, et avec missiles atomiques terroristes prêts au décollage, en face ce sont des esclavagistes dictatoriaux pas mieux, je ne vais pas tuer et me faire tuer pour un de ces camps, si on me demande mon avis. »
   Bref, je répondrais « Non, je ne suis absolument pas prêt à mourir pour ce pays dit mien ou un autre pays, et je me donne raison de penser ainsi ; arguments solides à l’appui, je donne tort à ceux qui, sans argument valide, me donnent tort de penser ainsi ».
------------
  Ajout 27/04/2020 : L’hymne vraiment discuté
   Discussion entre moi-même et un ami contradicteur :
– (Moi) L’hymne national français appelle à verser le sang impur (des étrangers), c’est explicitement une condamnation du sang familial et non seulement des actes : c’est du racisme pur et dur, meurtrier, et ceux qui tuent les bébés de colons venant derrière les armées envahisseuses auront pareillement suivi à la lettre ce commandement de verser le sang prétendu impur. Ce qui est super-idiot immoral, c’est qu’on s’offusque (évidemment) quand des français à l’étranger se font égorger, alors qu’il s’agit exactement du même principe retourné contre nous. « Faites ce que je dis pas ce que je fais »…
– (Lui) Non, le sang impur de la marseilleuse n’est impur que parce qu’il viole le territoire national. Il n y aucun racisme là-dedans. C’est en fait l’idée de nation qui commence à se dégager de la révolution. A tort ou à raison. Effectivement la réciproque n’est pas évoquée mais après tout personnellement, je ne connais pas tous les hymnes étrangers.
– (Moi) Je suis en total désaccord avec ton interprétation du « sang impur » de la marseillaise (que je maintiens constituer « un racisme pur et dur »). Si des actes sont coupables, comme celui d’attaque par-delà la frontière, c’est une culpabilité d’actes et en rien une culpabilité de sang, confondre les deux c’est se tromper de colère, c’est explicitement du racisme. C’est comme un policier qui appréhende un voleur arabe et lui dit « sale arabe », c’est du racisme, il aurait dû dire « sale voleur », pointant les actes effectivement répréhensibles et pas un prétendu déterminisme de sang ou équivalent socio-ethnologique. Par ailleurs, le champ La Marseillaise date de 1792, or ensuite dans les années 1800 avec Napoléon, il était chanté par les troupes françaises assaillant les pays étrangers pour y imposer la domination française, bref ce n’était plu’ un chant défensif blâmant les attaquants, c’était un manifeste tonitruant de la prétendue supériorité française sur les étrangers classés inférieurs impurs. Heureusement que les étrangers n’ont pas tous un hymne aussi horrible. Enfin, je ne connais pas tous les hymnes étrangers, je ne comprends rien à l’hymne étasunien écrit en vieil anglais, mais les hymnes philippins et écossais parlent de beauté locale et de fleurs, ça n’a rien à voir avec un chant de guerre appelant à tuer les étrangers. /Oups, en me relisant, je perçois une incohérence dans ce que je disais : je ne voulais pas dire « incontestablement, il est indéniable que La Marseillaise date de 1792 et que les armées napoléoniennes vers 1800… », tu aurais raison de me rétorquer « je croyais que tu doutais de l’Histoire ». Effectivement, ce que je disais était une objection interne au point de vue historique qu’on m’a raconté à l’école et la télé, et effectivement un cran en amont je doute que ce soit la vérité indéniable, c’est vrai. C’est comme pour le fait que les USA aient été pris aux Amérindiens massacrés : je n’en sais rien dans l’absolu, c’est seulement le roman fier que m’ont raconté les films à la John Wayne, et je discours d’abord à leur niveau, avant de prendre du recul. OK ?
– (Lui) Sais-tu par exemple que la Marseillaise était chantée par les Sudistes montant au combat lors de la guerre de Sécession. Les Sudistes esclavagistes, oui. D’aucuns c’est vrai étaient d’origine française (Louisiane) mais pas tous. En quittant le territoire français ce chant n’a plus vraiment de raison d’être et est utilisé n’importe comment et pour n’importe quoi. Les Sudistes se sentant brimés par les Nordistes, avant la guerre civile, bien sûr. Donc tirer une fois de plus de n’importe quel usage de ce chant une vision raciste ne tient pas.
– (Moi) Je ne suis pas historien clamant que tel usage passé prouve ceci ou cela, ce que je disais des armées napoléoniennes était indicatif secondaire, le problème majeur ce sont les mots même : condamner le sang est du racisme tout au contraire de condamner des actes, qui est juste.
– (Lui) Une fois de plus tu balayes d’un revers de main des arguments qui te gênent sous prétexte que tu ne crois pas à l’histoire. Ceci dit tu ne tires aucune logique de mes histoires de Sudistes mais tu tires argument de Napoléon. Je maintiens que beaucoup de gens comprennent de travers cette histoire de sang impur. /C’est à peu près comme ceux qui condamnent le mot « nègre » utilisé il y a un siècle. Le mot est devenu péjoratif mais il ne l était pas à l’époque.
– (Moi) Ok, mettons Napoléon à la poubelle, c’était immensément secondaire dans mon analyse, pas essentiel du tout. /J’essaie de comprendre ton point de vue, qui me parait presque insensé. Ainsi, autrefois selon toi, quand quelqu’un faisait quelque chose de mal, les gens et savants considéraient que cela salissait son sang, irrémédiablement et de manière non transmissible aux enfants ? Et par respect pour la sacrosainte histoire nationale (selon toi ?), il faut répéter les erreurs d’autrefois même si elles sont totalement invalidées par les autorités actuelles ? Et tu dirais que « les noirs sont des singes » parce qu’on pensait ainsi en 1640 ? Ben non, ce qui est périmé est à mettre à la poubelle, selon moi, pas à glorifier et rendre obligatoire, à enseigner dans les écoles comme grandiose imposant le respect.
------------
  Ajout 29/04/2020 : Eloquence nationaliste douteuse
  Un lien Internet m’a fait découvrir le discours de « Bill François » ayant remporté la finale « Ma France à moi », concours d’éloquence de la chaine télé France 2. ( https://www.youtube.com/watch?v=lIzsgNMrYY8&feature=youtu.be&fbclid=IwAR28-xmNGYBc72ftwfxpJj4lFopw3xVLJedQ5LAzsIAe4vSwj-QFNNc9NNM )
  C’est un discours semi-comique (faisant rire le public, pas moi), formant une « déclaration d’amour à la France » et je ne suis pas du tout d’accord. Je cite des passages me choquant :
– « Chère France, » --> C’est une personnification prenant pour acquis la définition de la nation française, en écartant a priori mes objections sans argument, ça part mal (et la suite ne démentira pas cette mauvaise impression).
– « On t’a fait par le passé des déclarations de guerre, » --> C’est un drame que des diplomates ʺfrançaisʺ aient fait massacrer les gens d’ici au nom du concept de solidarité forcée ʺFranceʺ, abusif à mon avis.
– « On te remplit chaque année une déclaration d’impôt, » --> Ce n’est pas la France au sens des gens ici, là ça parle de la bureaucratie détenant le pouvoir de coercition, au nom menteur de la représentativité, interdite de contestation par interdiction du référendum d’initiative populaire. C’est très moche, pas anodin.
– « Mais ce soir je viens avec une déclaration d’amour. » --> Chacun ses sentiments, mais le fait que ce soit primé sous-entend, abusivement à mon avis, que ces sentiments-là, nationalistes, sont bien, l’antinationalisme humaniste étant classé mal, sans argument, paf, sanction. Injuste.
– « J’aurais aimé ne pas être français pour pouvoir te choisir ma France. » --> Si j’étais né dans un autre pays, il est immensément probable que je n’aurais pas choisi la France avec sa langue idiotement compliquée pour rien, avec ses fonctionnaires privilégiés me choquant, etc. Mais là : pas un argument, à ce stade.
– « (…) Capable du meilleur comme du pire, Tu es le pays de la haute couture, Et du bronzage marcel, » --> La prétendue haute couture n’est haute qu’en prix à mon goût, je trouve immensément laids les prétentieux défilés montrés à la télé. Le marcel masculin n’est pas plaisant pour moi mais je n’en sais rien d’un point de vue féminin, appréciant peut-être un beau jeune homme hyper-musclé en marcel. En faire la définition du meilleur comme du pire parait très contestable, ça semble un point de vue de morgue bourgeoise : ʺvive les vêtements très chers réservés à nous riches, honte aux vêtements bon marché accessible à la vile populaceʺ. Je suis choqué.
– « De la poularde aux morilles, Et du sandwich triangle poulet-mayonnaise, » --> Je n’ai jamais goûté la poularde aux morilles (et je n’aime guère les champignons d’habitude), je ne suis pas persuadé que ça me plairait davantage qu’un sandwich au poulet. L’orateur parle là à ceux de sa caste, c’est moche. Ça me rappelle une publicité avec un produit de charcuterie maintenant moins cher, une (fausse) grande bourgeoise prétendant se la réserver en chassant autrui au nom de « nous n’avons pas les même valeurs ! », je n’aime pas ça, quand c’est pris au sérieux, au premier degré.
– « Des pains au chocolat et des chocolatines. » --> Qu’il y ait des particularités régionales synonymes n’a rien à voir avec le meilleur et le pire, chaque région clamant avoir raison, mochement, en méprisant les autres. La France méprisant les pays étrangers est dans cette même démarche moche antihumaniste.
– « Tu as donné au monde les Droits de l’Homme, » --> J’ai abondamment critiqué ces droits de l’homme, immensément mal écrits, et semblant mal pensés. Mais l’orateur récite la propagande dominante pour affirmer que c’est non seulement bien mais c’est le meilleur. Je n’appellerai pas ça don mais cadeau empoisonné, incitation au mensonge.
– « Et tu obliges les enfants à apprendre le plus-que-parfait du subjonctif, Encore de nos jours. » --> La langue française semble une calamité, oui, une usine à gaz hyper-compliquée pour rien de rien, mais au lieu de la critiquer en face, l’orateur vise ici à exceller en éloquence prétendue, avec tête vide de critiques argumentées. Non seulement les modes passés du subjonctif ne sont pas employés, mais le subjonctif lui-même est inutile (abusivement imposé sous peine de déclaration « faute », alors qu’il n’existe pas en anglais, langue aussi claire), le passé simple de l’indicatif est un archaïsme inutile (pleinement imposé à l’école, sans discussion permise), etc. Ecole de bêtise soumise, non ce n’est pas tel minuscule détail cocasse, hyper-précis.
– « Bref, le Français tombé là-dedans quand il était petit, Est forcément un être assez insaisissable. » --> Je ne suis pas d’accord avec l’accord implicite affirmé ici envers les contradictions et bêtises imposées, qui forment des moutons abrutis, à logique cassée.
– « Qui commémore chaque année l’histoire de ta glorieuse Révolution, » --> Les politiciens commémorent, en étant applaudis par quelques suivistes sans esprit de contradiction, mais au lycée on étudie (ou étudiait vers 1980) les atrocités de cette révolution pas du tout grandiose, ce qu’a oublié apparemment cet orateur, simplement nul en pouvoir de conviction, en attrait.
– « (…) Qui est très fier d’avoir inventé le French Kiss, » --> Je ne suis nullement fier de ce geste prétendu français par je ne sais qui (comme la capote dite anglaise ici est dite French condom par les anglophones), que je n’ai personnellement jamais pratiqué avant l’âge de 38 ans. L’histoire des traditions m’indiffère, ne me concerne en rien, ne me parait pas plaisante en elle-même.
– « (…) Le français, jamais à l’heure mais toujours râleur, » --> C’est un jeu de mots ʺà l’heure/râleurʺ, mais c’est faux, inapproprié : ce ne sont nullement tous les français qui sont en retard mais quelques-uns, selon les spécificités individuelles (même dans ma famille, il y a ceux qui veulent grande marge de sécurité et ceux qui s’en moquent). En sens inverse, une tradition en la matière dit que les philippins ou les malgaches ne s’intéressent pas aux horaires précis, et la tradition française leur parait esclave de l’horloge au contraire. Quant au fait décrié de critiquer (le mot râler étant une façon péjorative de le dire), elle correspond à mon avis à l’intelligence critique, à la droiture personnelle face aux horreurs commandées. En 1940-44, le discipliné peuple allemand a pu massacrer sur ordre, mais je préfère le résistant peuple français, qui a tendance à refuser les ordres reçus, le qualifier de moche râleur me parait injuste (enfin, c’est là généraliser abusivement encore, il y avait des collabos chasseurs de résistants dits terroristes, etc.).
– « Te critique en permanence, c’est sa façon de t’aimer. » --> Le fait que les gens critiquent les gouvernants, les politiciens, les fonctionnaires régentant la population, ça peut être de l’auto-défense (que j’approuve) vis-à-vis d’abus de pouvoir, ça n’a rigoureusement rien à voir avec aimer la France (ce que je n’approuve pas du tout).
– « Et c’est vrai que devant le prix d’un croque-monsieur Dans un de tes trains en retard, » --> J’ai travaillé dans la fabrication de sandwiches SNCF, et c’est une arnaque organisée, pas du tout admirable : il s’agit de profiter du monopole pour pratiquer des prix énormes. Quant à la mauvaise qualité de service des trains français (si souvent en grève...), elle me semble aussi liée au monopole faisant qu’il n’y a aucun risque de faillite en cas de service exécrable. C’est un drame de la fonction publique à la française, ça n’a rien d’une beauté nationale acceptable malgré tel ou tel petit inconvénient. En Allemagne, les fonctionnaires n’ont pas le droit de grève, et cela casserait ces imbécilités légales, dites à la française.
– « Ou quand tu nous envoies chaque année un formulaire administratif Qui nous redemande notre date de naissance, Comme si elle pouvait avoir changé d’une année sur l’autre, » --> Cela fait rire le public mais ça parait injuste. La date de naissance ne compte pas comme information nouvelle mais comme confirmation/vérification qu’il n’y a pas erreur par homonymie. Au laboratoire d’analyses médicales, la piqueuse ne demande pas notre date de naissance pour la découvrir (elle l’a sous les yeux) mais pour confirmer qu’on est bien la personne dont elle va remplir les tubes de sang à analyser.
– « (…) La santé gratuite pour tous, » --> C’est faux. Les gens qui n’ont pas de mutuelle (comme mon épouse) renoncent aux soins trop chers, ou avec ʺdépassements d’honorairesʺ. Tant qu’elle ne travaillait pas, elle était couverte par ma mutuelle, mais depuis qu’elle travaille (ce qui est méritoire), paf, elle n’est plu’ couverte, sauf à dépenser une part importante de son salaire en mutuelle à elle. Ce n’est pas magnifique car français, c’est très injuste stupide et pas facteur d’applaudissement de la France, faussement dite démocratique alors que la population subit plein d’aberrations sans avoir le droit de dire stop quand la question ne lui ai pas posée par les autorités.
– « Ou un but de Kylian Mbappé, On se dit aussi ʺAh ça, c’est bien, la France ! ʺ. » --> Ici, le souhait implicite semble faire doublement appel au chauvinisme des supporters de foot (dont je ne suis pas) et à l’antiracisme faisant adorer un joueur à nom très africain (OK). Mais il est faux d’en conclure que cela implique le bien du pays. Un individu brillant brille, quelle que soit sa nationalité, c’est presque une faute de raisonnement d’affirmer le contraire. En sport d’équipe, c’est certes biaisé, mais si Richard Virenque gagnait en vélo pour les montres F, ça n’avait aucun rapport avec « c’est bien, les montres F », la confusion est d’une stupidité totale, même.
– « Et comme nous, les français, on est timide, » --> C’est faux : la tradition française, surtout vers Marseille m’a-t-il semblé en y passant, est « grande gueule », par rapport à la réserve suédoise par exemple. Enfin, il ne faut pas généraliser et, ici comme ailleurs, il y a des timides et des non-timides, en un éventail sans classes disjointes, et selon les pays, les intensités de ces éventails varient, simplement.
– « (…) cette façon dont tu maries l’inutile au sublime sans jamais te prendre au sérieux, » --> Plein de politiciens et scientifiques et religieux s’affirment détenteur de savoir, de sérieux incontestable, tout au contraire. Et il n’y a rien de sublime à ma connaissance, malgré les discours abusifs sur le prétendu Art (correspondant à ʺj’aime bienʺ ou ʺj’aime pas tropʺ en langage relativiste, modeste ou clairvoyant). Que cet orateur se gargarise de préciosité le fait peut-être briller dans ses salons mondains, mais sa parole est inaudible pour moi.
– « Ça te rend belle et c’est pour ça qu’on t’aime. » --> Dire qu’on aime les belles est peut-être maintenant passible des tribunaux depuis la prise de pouvoir des féministes, pouvant estimer que cela chosifie donc insulte la féminité…
– « C’est, écouter France Gall à Paris en bagnole, Ou le chant des cigales au pays de Pagnol. » --> Là encore, ça ressemble à des mots n’importe comment pour faire une rime ou affirmer qu’on n’oublie pas le terroir sans négliger la capitale non plu’. Je ne vois pas le rapport avec la chanteuse France Gall, dont certaines chansons étaient plaisantes pour moi (Diego libre dans sa tête) et d’autres pas du tout selon moi (Débranche !).
– « C’est ta Corse en montagne, et tes vins bourguignons. Les fest-noz de Bretagne, et le pont d’Avignon. » --> Ici aussi, on ne voit pas l’argument. Implicitement, ça semble aller dans la direction de reconnaître les particularismes locaux, en dissuadant les indépendantismes, mais sans aborder la question du bien-fondé de son nationalisme s’il ne souscrit pas au rejet de l’autre qu’est pareillement le régionalisme indépendantiste. Zéro pensée donc autosatisfaction lyrique ? Je n’aime pas les vins et fromages d’où que ce soit, pour moi ce n’est en rien sublime mais immonde, clamer le contraire est insulter mon droit à la différence, ma liberté d’opinion (certes illégale en France, dont certaines lois sont gravement pourries).
– « Et ta langue, partagée par-delà les frontières, De Québec à Alger, on peut aimer ses airs. » --> A en croire les récits historiques, l’Algérie et le Québec n’ont pas choisi la langue française en étant charmés par elle, il y a eu conquête par les armes, massacrant les résistances en face, c’est à mon sens un crime contre l’humanité. Que les vainqueurs gardent l’amour possible de leur langue d’origine ne me parait pas magnifique mais traceur de culpabilité, si c’est ce qui a rendu riche la région d’ici (avec naissance riches pour les descendants).
– « (…) Tu essaies d’apporter, de manière équitable, La joie au Petit Prince autant qu’aux Misérables, » --> Ça cite de prétendus chefs d’œuvre littéraires, comme on apprenait à le faire en classe de français au lycée, c’est scolaire soumis, nul en pertinence, applaudisseur conventionnel des trucs décrétés au programme par les autorités (anti-démocratiques sans l’avouer).
– « (…) même dans le brouillard et la nuit, Simone Veil. (…) » --> C’est un jeu de mots (ayant grandement fait rire le public) aussi nul que de dire à un nommé Meunier : ʺMeunier tu dors, ah-ah-ah, ridicule tu es ! ʺ, sauf que là, avec le dogme légal sur la Shoah, ça appelle vénération et soumission. Sans demander pourquoi la nommée Veil a survécu à un prétendu camp d’extermination incontestable. Sans demander si la célébrité de cette dame n’est pas contestable quand elle a surtout légalisé les massacres de futurs bébés pour convenance personnelle (choix de baise insouciante sans assumer les conséquences).
   Bref, ce grand discours dit vainqueur admirable, c’est un orateur qui pratique l’autosatisfaction, se fait plaisir, et enchante un public servile sans intelligence critique, je trouve ça affligeant. Et c’est gagnant, évidemment, dans la lignée de l’endoctrinement scolaire. L’amour de la nation, comme tout autre amour, me parait intimement lié au fait de tout pardonner jusqu’à en mourir, et moi je ne suis absolument pas d’accord avec cela, concernant la nation où je suis né sans qu’on me demande mon avis : je pointe les fautes choquantes et trouve immensément injuste qu’on nous tue pour ces fautes affirmées commises en notre nom (menteusement – je décode la propagande, dite « antiterroriste » notamment).