(Suite réfléchie de conversation familiale amorcée à table)
Pourquoi je n'aime pas ma république française
26-30 Août 2011, par Triste Off

(Français de naissance, j'ai été endoctriné pendant 12 ans d'école publique à vénérer la démocratie française, j'ai eu d'excellentes notes - sous médicaments antisuicidaires abrutissants à partir de l'âge de 15 ans - mais avec le recul, je suis horrifié, dégoûté. J'écris peut-être ceci pour un ami tunisien, qui risque d'être confronté au problème républicain après la révolution récente dans son pays).

dernier ajout
Premier constat
Contrer les 1e et 2e Objections anti-populistes
Risque xénophobe traité sans xénophobie
Réactivité
La vertu majoritaire en question
Procès injustes
Ce que je soutiendrais...
---critiques---
Autre approche humaniste ?
S'indigner ?
Nouvelle auto-critique
Ne pas y croire ?
Pour mon futur fils bicolore
Anti-France ?
Un problème d’Histoire
Enfin une analyse convaincante
Un faux espoir ?
Tout s'explique

Premier constat
Actuellement, avec mes impôts réquisitionnés sous menace légale/judicio/policio/carcérale, la France fait militairement la guerre (en Aghanistan et Lybie) "pour la démocratie". Le gouvernement ne m'a nullement demandé mon avis pour décider cette guerre, et les opposants (invités par les médias) ne crient nullement au scandale, envisageant seulement une fin des opérations légèrement avancée, toujours sans demander à la population son avis sur le bien fondé de cette guerre (agressant l'Afghanistan comme l'avaient fait les Soviétiques que nos dirigeants et opposants avaient alors condamnés à grands cris). C'est incohérent et même pas lié à des revirements d'opinion populaire (malgré l'assidue propagande médiatique). Je n'appelle pas ça démocratie (étymologiquement "gouvernement par la population"), mais oligocratie ("gouvernement par un petit nombre", la caste des politiciens - caste au sens de groupe, pas forcément de lignée, il y a certes sur-représentation des Israélites de naissance mais aussi des Francs-Maçons convertis adultes), les prétendus représentants de la population faisant ce qu'ils veulent et non ce que veulent leurs électeurs. C'est le principe de la république, ou "démocratie indirecte" affirme le dictionnaire. Cela rejoint un double constat passé : en 2010-2011 le gouvernement (élu) de droite a retardé l'âge de la retraite contre l'avis populaire ; en 1981, le gouvernement (élu) de gauche a supprimé la peine de mort contre l'avis populaire : la caste des politiciens méprise donc le peuple (lui disant plus ou moins explicitement "vous avez tort et nous avons raison, si vous ne le reconnaissez pas encore c'est parce que vous n'avez pas assez écouté nos explications, balayant votre connerie") et ne donne à choisir qu'entre ses différents leaders. La république française est organisée ainsi : les dominants élus peuvent faire ce qu'ils veulent, en banissant le référendum d'initiative populaire (au sens strict) qui les mettrait en demeure d'obéir au peuple. En ce sens, ils ne représentent nullement le peuple, qui doit choisir les leaders en leur donnant un chèque en blanc pour X années. La seule sanction à une trahison du souhait populaire consiste à choisir l'autre camp la fois suivante, mais cet autre camp est pareillement partisan de faire ce qu'il veut sans aucunement se soumettre à la population.
Et la population n'a le choix qu'entre des paquets de propositions (promesses souvent pas respectées, par la gauche comme par la dr oite), sans que ce soit une question de cohérence intrinsèque : en 1981, il n'était pas possible de choisir la mise au pas des bourgeois par les travailleurs avec indépendamment maintien de la peine de mort (envers les violeurs tueurs d'enfants), ce n'est pas le peuple qui décide mais les leaders. Aujourd'hui, pareillement, il ne semble pas possible de choisir l'abrogation au moins partielle des frontières et indépendamment l'abrogation totale de la Loi Gayssot (interdisant le scepticisme philosophique donc bannissant la liberté de penser sans violence - au sujet de l'obligatoire respect envers les morts, songer - avant de répéter les mensonges télévisés habituels - que la liberté de penser que Mahomet n'a pas exprimé la parole divine est autant jugée par d'autres une intolérable insulte aux civils Musulmans tués par les Judéo-Chrétiens en Algérie et Palestine). Le système me paraît pourri, et la propagande de la "guerre pour la démocratie" ne tolère pas l'énoncé d'avis critique à ce sujet - seule la prétendue "élite" ayant droit à la parole. Cela me parait contradictoire : puisque ces dominants chassent le débat honnête, ils se révèlent totalement inaptes à convaincre et leur fortune ne leur vient donc apparemment que du mensonge et du vol (au sens large, certes pas au sens légal puisque ce sont eux qui écrivent les lois, dont l'auto-amnistie de leurs corruptions, bien sûr sans référendum sur le sujet !), ce qui est contraire à la définition du dictionnaire pour "élite" (ce qu'il y a de meilleur).

Contrer les 1e et 2e Objections anti-populistes
- La seule objection tolérée au triomphe des politiciens ("tous pourris !") est laissée aux partis dits extrémistes, que les médias disent néo-nazis (extrême droite, peut-être "islamofascisme" en Tunisie) ou néo-staliniens (extrême gauche), donc monstrueux et dits populistes comme si c'était une insulte (sentiment en fait aristocratique, jugeant apparemment que « avec ou sans éducation, la très grande majorité des gens constitue une sale "populace" débile, immonde, comme la Bible et Lénine l'ont dit, et "la preuve" : les gens n'aiment pas être dominés par quelques uns dits très puissants »...). Soumis à la propagande, les électeurs ne votent majoritairement pas pour ces partis ("nazis" ou "staliniens"). Et, effectivement, Hitler comme Staline n'étaient nullement des démocrates entendant laisser la population décider mais des fanatiques massacreurs voulant vénération du leader unique. Bref, la "démocratie directe" ne semble pas proposée, la vraie démocratie (vrai populisme) paraît absente du catalogue - je ne connais pas bien ce que propose l'ultra-gauche mais d'après ce que j'entends elle milite pour les privilèges de la minorité fonctionnaire, de la minorité syndiquée.
- On m'a répondu qu'un gouvernement par le peuple serait une catastrophe, et que sur tel point de détail de fiscalité foncière par exemple, il est normal que les spécialistes décident, la population étant très majoritairement incompétente pour formuler un avis. J'entends cette objection mais elle me paraît hors-sujet pour l'essentiel : en ce qui concerne la décision d'attaque guerrière, la peine de mort ou l'âge de la retraite avancé (payé par ponction fiscale sur les énormes patrimoines hérités, avec mandat d'arrêt international contre les expatriés fiscaux), il n'y a nul besoin de lourde formation technique. La population pourrait donc "laisser faire" l'administration pour la plupart des détails mais taper du poing sur la table quand des points choquent un grand nombre de gens. Par ailleurs, je dénie totalement la déclaration de compétence des politiciens, qui peuvent être "ministre des armées puis de la santé puis de l'agriculture" : autrement dit c'est une récompense chère payée pour une célébrité quelconque signant ce que les ministères ont préparé. Et quand j'entends dire que D. Straus-Kahn, socialiste promu par le "libéral" Sarkozy, symbolisait la compétence politico-économique extrême (admirée par la gauche, reconnue par la droite), je hausse les épaules : si ce que j'ai lu sur Internet est vrai, il s'agit peut-être d'un nul ayant lamentablement échoué à renflouer la Grèce, d'un faux homme de gauche signant les mesures de droite imposées par le FMI américain, d'un menteur prétendant incarner la justice sociale en se ménageant des exemptions fiscales à son avantage (immense fortune par héritage de spéculation sur le prétendu art), d'un déguisé socialiste ayant peut-être sauvé le système bancaire de spéculation exploiteuse, d'un raciste actif immoral ayant juré à un journal communautaire qu'il cherchait à servir Israël chaque jour (donc à consolider les expulsions racistes de 1948, sans le dire haut et fort aux électeurs français qui auraient explosé sur les bombes vengeressses), d'un monstre pratiquant une sexualité brutale sur des victimes paralysées de peur face à un homme si influent pouvant briser des vies. Les complicités quasi unanimes dans la classe politico-journalistique ont failli le faire nommer président de la république (projet seulement abandonné à cause d'un juge étranger puritain, ou antisémite, enrayant le mécanisme prévu), le peuple ici est trompé. Sans ces faux supérieurs, dominants parvenus, on pourrait certes faire encore pire, mais ils ne méritent a priori aucun respect spécial, aucun.

Risque xénophobe traité sans xénophobie
La Suisse est peut-être la seule démocratie directe au monde, et les référendums d'initiative populaire y montrent un triomphe des thèses xénophobes de l'extrême droite (dont nous protégerait l'élite républicaine ?). Cette objection est extrêmement sérieuse, mais me semble très malhonnêtement interprétée :
- En France, à l'école primaire de garçons, on m'a appris que la démocratie républicaine (remplaçant l'affreuse aristocratie royaliste) incarnait l'humaniste respect de chacun, mais... en omettant de signaler que les femmes, les esclaves, les indigènes n'ont longtemps pas eu le droit de vote, hum, propagande oui. Le privilège d'autrui choque mais le privilège pour soi convient très bien aux gens normaux. Alors... (réfutation par l'absurde), en 1788 aurait pu être instaurée la démocratie française en limitant le droit de vote aux "nobles", avec traité de non-prolifération des armes à feu réservées à eux-mêmes... c'est une parodie d'humanisme, c'est une oligocratie par principe, ça reste une aristocratie. Aujourd'hui, les frontières refusant migration et vote aux étrangers (ou aux expulsés chez les amis israéliens de nos leaders de gauche et droite) font que la prétention humaniste est volée : il s'agit d'une aristocratie avec privilège aux bien-nés (même s'il y a en France 2011 peut-être 0,1% de naturalisation comme il y avait en 1788 peut-être 0,1% d'anoblissement). Donc la démocratie nationale me semble perverse par principe : fondée sur un mensonge d'aristocrates (à droit de vote privilégié) se prétendant humanistes (respectant chaque humain sans discrimination par statut de naissance) ; l'humanisme démocratique me semble n'avoir de sens qu'avec une unique démocratie mondiale (avec éventuel découpage régional mais poids dans les décisions communes corrélé au nombre de votants). Bien sûr que la pseudo- démocratie 1788 aurait été férocement anti-humble, et que le roi-élu et ses frères pouvaient éventuellement tenter de tempérer ça par super-oligocratie imposant un peu moins de mépris envers les humbles en méprisant eux-mêmes l'avis des "nobles" électeurs, mais la pleine cohérence aurait consisté à bannir les privilèges, les leurs comme ceux de leurs électeurs, même si ces électeurs hurleraient. Un esprit lucide, démontant les mensonges, risquait donc d'échouer à convaincre les électeurs majoritairement égoïstes, risquait de seulement pouvoir expliquer la pourriture du système aux manants privés de vote. Je peux expliquer ainsi aux travailleurs Chinois et Tunisiens que les démocraties occidentales sont pourries et immorales (anti-altruistes, je veux dire, désolé de définir la morale sans privilège, point de vue aujourd'hui affirmé antisémite donc passible des tribunaux), je suis inapte à en convaincre les élécteurs occidentaux usuels. Restent 3 voies : la violence (que je n'aime pas), l'utopie (mais je manque d'optimisme), le défaitisme (ma position).
- Le système en place paraît bétonné autant qu'injuste : on nous dit que si on n'aime pas les paquets de propositions de gauche et droite (+ extrême gauche et extrême droite), on n'a qu'à se présenter soi-même aux élections, mais... les candidatures sont verrouillées par le système (il faut l'approbation de 500 élus, non de cent mille électeurs qui correspondraient peut-être), et le renoncement aux privilèges injustes n'a presque aucune chance de devenir populaire parmi les privilégiés. Jésus Christ n'a prétendu populariser la générosité que par la terreur (appel au meurtre des incroyants, enfer éternel) et la récompense égoïste (accès au Paradis post mortem, meurtres et viols pardonnés pour les croyants), Mahomet ne faisant que reprendre ce principe sans le racisme de Jésus - d'abord israélite raciste avant d'échouer à devenir leader des israélites (pour seule faute d'hérésie à vouloir être adoré lui comme Dieu), donc se rabattre sur ceux qu'il rejetait et voulait écrasés, mangeant les miettes sous les tables réservées aux Juifs. La générosité désintéressée semble immensément rare (en particulier du fait de l'esprit de famille, qui interdit aux parents de renoncer à privilégier leurs enfants, sous peine de classement en maltraitance).

Réactivité
- On m'a dit que le principe de "mandat impératif" a été essayé autrefois avec résultat catastrophique : pour empêcher qu'un candidat fasse de fausses promesses avant de faire tout à fait autre chose une fois élu, il suffisait que la constitution l'interdise. Toutefois, évidemment, si un imprévu survient, il est correct que les décideurs répondent et prennent des mesures d'urgence sans organiser de nouvelles campagnes d'élection, d'accord. Mais ce principe n'empêche pas le référendum d'initiative populaire : le gouvernement serait autorisé à répondre sans longues consultations aux urgences imprévues, mais s'il en profite pour prendre des mesures impopulaires, la population interviendrait pour voter immédiatement Non. En France, la loi interdit cela, donc c'est la violence des manifestations hurlant leur haine qui tient partiellement ce rôle, mais c'est inefficace si le gouvernement le décide (cas récent des retraites, le basculement n'étant peut-être possible que si l'armée et la police s'insubordinent, à la tunisienne en dictature, pareil) et par ailleurs cela limite la contestation aux extravertis sociables ou grégaires, préférant l'épreuve de force au débat d'idées, ce qui me gêne.
- Par ailleurs, un argument anti-démocratique peut être repris par les républicains anti-populistes : une armée qui pratiquerait le débat avant chaque décision (avec vote secret, dépouillement des urnes, puis application du souhait majoritaire) perdrait toutes les guerres, faute de réponse immédiate à la situation. Mais si les frontières et injustices disparaissent, avec mon idée de la démocratie mondiale unique, je pense (j'espère) qu'il n'y aurait plu' de guerre... Toutefois, la violence des égoïstes accapareurs devrait sans doute être combattue, mais cela peut relever de la police, certes visant l'efficacité plutôt que le débat - les lois elles étant débattues.

La vertu majoritaire en question
- Si, mondialement, le tribalisme a davantage de succès que l'humanisme, le principe démocratique (même honnêtement mondial) ne serait pas pacifique mais belliqueux, immoral en termes d'altruisme (le principe "chacun chez soi" est certes possible mais les Français et Etasuniens devraient restituer leur puissance héritée des pauvres migrants partis tuer les Amérindiens et asservir les Africains - les travailleurs de régions pauvres tendent naturellement à tenter leur chance en régions riches ; si les Français expulsent les Africains et les Etasuniens expulsent les Mexicains, les Blancs et Noirs devraient être expulsés d'Amérique et des Antilles, par équité c'est à dire cohérence sans racisme ni fanatisme religieux ; et si pour éviter cette violence le passé lointain est prescrit, la conquête d'Israël 1948 est criminelle ; il faut être cohérent pour prétendre à la justice, éviter haine et violence justicières).
- Le fait que la majorité ait le pouvoir n'est pas intrinsèquement une garantie de moralité : la majorité peut brimer injustement les minorités (extermination, esclavage héréditaire, etc). Inversement, des minorités n'ont pas à être bénies aveuglément : si elles sont voleuses ou dominatrices racistes, l'altruisme unilatéral ne tient pas longtemps debout. Bref, la domination d'un leader très riche est très moche, la domination d'une caste riche reste moche, la domination d'une multitude pauvre est seulement un peu mieux sans garantie, à mon avis. L'école qui se dispense de faire réfléchir à cela me semble une sombre usine à crétins, préparant des approbateurs-soldats aveugles, avec plein succès pour ma génération (ou à 99,9% si j'existe, sans être ici post mortem). Il peut certes y avoir jusqu'à 80% d'abstention de vote, mais rien ne tend à me faire penser que la cause en soit le jugement "notre système est intrinsèquement pourri, jusqu'à l'os", le désintérêt sans espoir paraît immensément plus fréquent, même si c'est une autre forme de fatalisme.

Procès injustes
- J'ai entendu à la télévision que les électeurs peuvent et doivent s'exprimer par leur vote, ou encore que "ceux qui n'ont pas voté n'ont pas le droit de se plaindre des mesures gouvernementales". Je ne suis pas d'accord : si on nous demande de choisir entre avoir la peste ou le choléra, et que je ne vote pas, pourquoi cela me priverait-il du droit de dire que peste et choléra sont des maladies atroces ? Je peux choisir le moins pire à mon goût, mais l'élu (si c'est celui que j'ai choisi avec regret) prétendra suivre ma volonté pour appliquer le mal que je voyais en lui, ce qui est malhonnête.
- J'ai entendu à la télévision (certes à destination des binationaux ou migrants étrangers) l'expression : "la loi Française, tu l'aimes ou alors tu quittes ce pays, la liberté c'est qu'il y a des droits mais ça ne va pas sans devoirs". Je l'entends, et c'est clairement le mécanisme de la dictature : en 1787, le roi ordonnait de respecter la loi royale confiscatrice ou s'exiler - si un paysan veut profiter de la richesse du sol français, la contrepartie décrétée obligatoire est la soumission au roi prenant les deux tiers de la récolte. C'est la loi du plus fort, aucunement un principe propre à la démocratie. A la limite, et parait-il avec mise en pratique dans la renaissance italienne, la démocratie est la dictature de la majorité, les élus pouvant faire assassiner les candidats perdants... donc ce qu'on appelle "démocratie (moralement respectable)" est un raccourci pour dire "démocratie libérale". Dans ce contexte, le refus (argumenté) d'assentiment doit être toléré, sous peine de rebasculer vers la dictature. Bien sûr qu'il y a pour chacun des devoirs comportementaux (non-violence envers des innocents, etc.) mais en matière d'opinion sans violence, le commandement n'est pas recevable sans invalider la morale prétendue des commandeurs. (Je précise que le doute est à tort classé comme violence insultante par les intolérants se disant heurtés atrocement par l'objection à leurs dogmes - ce mécanisme est immoral, anti-altruiste, et les Judéo-Chrétiens sont choqués de voir en retour l'application de leur principe par les Islamistes ; logique et morale concourent à dire qu'il fallait éviter ce mécanisme au lieu de se le réserver).
- J'ai entendu à la télévision ou dans mes rêves l'argument suivant : "ne pas voter, c'est ne pas approuver qu'on nous laisse le choix". Je conteste cette implication, fausse - contrexemple invalidant l'universalité prétendue : si on me donne le choix entre des représentants dictateurs bibliques ou islamiques, je refuse de voter et j'explique que je suis prêt à voter sur chaque sujet sans nommer de faux représentants de ma position, sceptique.
- Ceci dit, pour échapper à l'accusation de critique systématique a priori (donc aveugle et sourde), je dois expliquer pour quel programme j'accepterais de voter, si par miracle cela m'était proposé.

Ce que je soutiendrais...
Je ne serai pas candidat à élections nationales (puisque la xénophobie économique est très majoritaire, et je doute de convaincre les électeurs de changer d'avis), mais j'ai conscience que la critique est plus facile que la proposition. Même si je sais que personne ne pense comme moi, et en tout cas pas du tout la majorité des gens (ici et même sur Terre hors Occident privilégié), je peux expliquer ce qui me ferait voter : qu'un candidat s'avère effectivement me représenter sur les points pour moi majeurs, anti privilèges, individualistes-mondialistes :
* Cohérence Droits de l'Homme (égalité à la naissance, innocence à la naissance)
- suppression des droits de véto ONU (actuellement réservés à 5 pays dont 3 Occidentaux, d'ordre 1-3-9-21-22 au classement démographique, excluant 2-4 Inde-Indonésie donc les voix indouistes et musulmanes et la majorité asiatique, ça ne semble pas un hasard), noter que la prétendue "explication historique de la domination" ... "justifiait" l'esclavage, l'indigénat et l'aristocratie anti-démocratique
- Suppression des armes nucléaires, de destruction massive (actuellement autorisée, réservée à une douzaine de pays)
- traiter Antilles et USA comme Israël : rendre Guadeloupe et Etats-Unis aux propriétaires antiques (et cousins) ou bien accepter les libres mouvements de populations (sans interdire de retour et vote les expulsés Palestiniens), classer racistes actifs ceux qui "exigent la domination judaïque (sur Haïfa et New York) sous peine de hurler à l'antisémitisme néo-nazi massacreur". Expliquer le racisme de la domination américano-sioniste et la complicité active des gouvernants occidentaux ayant claqué la porte de la conférence internationale Durban 2 où la majorité démographique du monde voulait le dire officiellement.
- supprimer l'autorisation des bellicistes religions racistes (nazie, apartheidienne, israélite, chrétienne aussi sauf bannissement futur de l'Evangile de Matthieu affirmant chiens les Non-Juifs, peut-être brahmanique si c'est ce qui fonde les castes indiennes)
- classer honteuse la vénération de l'esclavage (surtout : héréditaire), du génocide, de la mysogynie, de la torture, de l'infanticide, de la culpabilité innée (Torah, Bible, Coran, à classer comme Mein Kampf)
- condamner la discriminatoire condamnation des mariages mixtes
- programmer à dans 10 ans la suppression des frontières, à organiser pour adoucir la violence vengeresse envers les ex- privilégiés (en nommant un comité "nelson-mandelien" de mise en place, avec concours mondial de propositions, urgent, grave)
- cesser la dictature réaliste : permettre le scepticisme gentil, philosophique ou de deux religions indiennes (doutant de l'existence d'autrui mais étant gentil avec les personnages alentours), libération de "schizophrènes" non violents et enfermement de psychiatres enfermeurs à tort.
- condamner les "universités très chères à payer par les parents" (formule étasunienne, philippine, etc), qui font qu'à capacité intellectuelle égale, les gosses de riches deviendront riches cols blancs quand les gosses de pauvres deviendront pauvres travailleurs de peine ; quelques bourses en aumone alibi ne résolvent pas le problème
- classer crimes l'abandon de copine engrossée, le rejet de garçon activement séduit (avec refus de le revoir quitte à le faire mourir), l'acte sexuel violent "DSK-ien" sans assentiment écrit préalable de la victime, etc.
- condamner le principe "faites ce que je dis, pas ce que je fais", limiter la peine de mort éventuelle à une euthanasie sans douleur pendant le sommeil profond spontané ; condamner le racisme endogame organisé (sauf contexte d'« île » perdue dans l'Océan ou la forêt) qui génère en retour le racisme contre la race ainsi créée/privilégiée
- classer Dresde, Hiroshima et les conquêtes tueuses (Israël 1948, Amérique autrefois, extermination de civils occitans pour fonder la France au Moyen Age) comme crimes contre l'Humanité
- promouvoir des concours d'autocritique, non obligatoires mais intéressants pour les personnes de bonne volonté, souhaitant comprendre la légitimité éventuelle de l'adversité rencontrée. Percevoir les logiques vaut moralement mieux que se réserver la liberté (et l'incarnation des valeurs prétendues) par loi du plus fort ou mensonge rhétorique - mon système est rendu bancal par la favorisation parentale qui serait déclarable naturelle, mais comment dire cela sans donner tort à 1789 ?
* Spécificité française immédiate (avant abandon des frontières éventuel)
- changer les paroles de l'hymne La Marseillaise, classer ignoblement racistes les mots "qu'un sang impur abreuve nos sillons" (principe qui ferait égorger les bébés de touristes étrangers venus visiter Paris, et si on se limite aux soldats en donnant aux étrangers l'idée de faire pareil cela aurait dû faire égorger les français réquisitionnés par Napoléon et se rendant sans armes avec drapeau blanc après la défaite Waterloo en Belgique... Atroce, oui, par principe qu'on soit les victimes ou les tueurs ; les donneurs de leçon sur le racisme qui approuvent cet hymne sont peut-être idiots, ils semblent surtout malhonnêtes ou égoïstes jusqu'au meurtre raciste impuni - sauf si la victime est juive, ou 100% juive les bâtards non sionistes comme moi étant éliminables par souci de purification)
- 7 milliards d'humains ne pouvant pas consommer comme des français sans épuiser très vite les ressources naturelles de la planète Terre, admettre devant le Monde un renoncement des français à maintenir ou accroître leur niveau de vie (qui relèverait de l'aristocratie contraire aux Droits de l'Homme), seule important la gestion de décroissance pour mieux partager, au mérite individuel, la misère du monde - avec débat entre but frugal durable et hausse commune pour tous les travailleurs humains performants/inventifs peu important où ils sont nés et de quels parents. Les opposants à cet humanisme relèvent de sous-courants gauche et droite au Front National assumant la xénophobie dite patriotisme, au risque de révolution des méprisés dominés, jusqu'à tuer nos enfants innocents mais injustement privilégiés. La liberté de pensée n'inclut pas la liberté comportementale d'organiser militairement le refus de partage (de fortunes héritées) avec les foules plus travailleuses que soi (du moins : honnêtement, si la morale est humaniste, démocratique et individualiste, sans passer à l'aristocratie).
- Noter que l'européanisme ne résoud pas le problème anti-humaniste : si les nobles 1788 (descendants de Jésus-Christ selon Da Vinci code) avaient étendu leurs privilèges aux familles juives (à tradition commerçante et bancaire ?), ça n'aurait en rien résolu l'injustice légitimement ressentie par les agriculteurs, artisans, domestiques, ouvriers, etc - et percevoir avant l'explosion 1789 le risque de guillotine n'était pas du terrorisme, mais de l'intelligente et honnête prévention de guerre imminente contre le Mal écraseur injuste.
- instauration du référendum d'initiative populaire, sans aucune caution d'élus exigée ; point totalement dépendant du projet d'abolition des frontières : si la population veut exprimer sa haine de l'étranger, qu'elle le fasse, mais elle risque d'en payer le prix à moyen terme (aimer autrui comme soi-même attire la sympathie, le haïr attire haine-retour et violence - être haï par un méchant roi laisse la conscience tranquille, mais être haï par un courageux travailleur ressemblant à nos ancêtres nous ayant légué leur relative richesse, ce n'est pas pareil) ; si nous donnons tort aux Amérindiens d'avoir refusé l'envahissement, nous avons tort de faire comme eux, et si nous leur donnons raison, il nous faut accueillir 300 millions d'Etats-Uniens à expulser - on n'a le beurre et l'argent du beurre qu'avec mensonge, apparemment.
- liberté de candidature à élection présidentielle avec signatures d'électeurs approbateurs, sans aucun privilège aux élus
- supprimer la loi Fabius-Gayssot, autoriser le doute non-violent, faire primer l'intelligence sur autorité/tradition/sacralité ; condamner à deux ans de prison les intolérants ayant voté ou activement approuvé cette "peine de deux ans de prison pour offense au dogme d'une minorité influente" ; rappeler l'évidence énorme que douter (à tort peut-être) de l'existence de l'anthropophagie n'a aucune espèce de lien avec un projet de manger soi-même de l'humain.
- suppression du Sénat qui paye grassement en tant que représentants : des politiciens rejetés par la population
- suppression de la prescription des crimes d'agressions sexuelles (façon DSK/Banon)
- suppression des aides d'Etat à la "Culture" professionnelle, encourager plutôt la création personnelle de chacun - extension du statut "intermittent du spectacle" aux intermittents agricoles du monde entier, ou abandon de ce statut si cela s'avère un privilège non généralisable.
- remplacement des tableaux originaux immensément chers par des photos, duplicables en millions d'exemplaires, bon marché, et librement classables en "nuls, pas beaux".
- éducation critique contre la mode, l'échangisme, la séduction multiple, contre l'intolérance dominatrice des extravertis et des croyants (religieux et scientistes), explication en classe de science que la plupart des Prix Nobel étaient aussi idiots que des curés arriérés [auto-contradiction (hors mathématiques axiomatiques relatives) dans le principe de "vérité scientifique" (pour une théorie en instance de réfutation expérimentale éventuelle), faute logique de l'induction ou abduction/vérification affirmant le futur au vu du passé (en oubliant que cela présuppose l'axiome facultatif et puéril de stabilité - certes souvent efficace, mais sans garantie aucune, sauf mensonge pseudo-statistique oubliant les probabilités conditionnelles, le futur étant inconnu, ainsi que le passé vrai en amont de l'axiome réaliste)].
- réforme de l'école pour élire l'intelligence critique, la construction logique, et non la "récitation/admiration avec jonglage et/ou bla-bla prétentieux" ; précéder les éventuelles émissions télé de réponses aux questions "Culture générale" par une alerte type tabagique : "attention, répéter ne dispense pas de réfléchir, savoir tels catalogues de prétendues vérités parachutées ne fait qu'un champion de récitation. L'intelligence est ailleurs."
- interdire la grève aux fonctionnaires (non pressurés par patron richissime)
- suppression du statut de fonctionnaire à vie (devenant renvoyable si l'Etat est déficitaire ou si les performances personnelles sont mauvaises)
- suppression des régimes spéciaux de retraite (élus compris)
- suppression du financement public (ou par entreprise) des partis politiques, financement par adhésion des militants activistes passionés ; prendre en compte que la Belgique n'a pas sombré dans la misère en passant un an sans gouvernement.
- interdiction des partis politiques ayant voté (ou accepté), au nom du peuple non consulté, l'auto-amnistie des corruptions
- suppression facultative de l'orthographe française, apprentissage aux enfants de l'écriture phonétique en lettres latines standards ; éducation (façon langue finnoise) à l'expression ultra-simple d'analyses complexes ou d'inventions, pas du tout à la soumission aux inutiles usines à gaz imposées par les traditionalistes moutons anciens pour conforter leur domination injuste ; reconnaître côté grammaire, connaissant l'anglais, que le français "petit nègre" ("Roméo et Juliette prirent ses deux grands chevaux pour dire : plus de vacances" devenant "Roméo et Juliette passé-prendre à-elle deux grand cheval pour dire : zéro-plus de vacance") était beaucoup plus productif (ratio: clarté d'expression/difficulté d'apprentissage) que notre langue littéraire, même s'il ne peut vraisemblablement pas être choisi sans perdre le contact avec les générations précédentes ; ne pas appeler "élitiste" la langue de menteurs cachant leurs fautes logiques et morales derrière bla-bla pompeux ; rappeler que la langue simplifiée était autrefois "insultée" comme "langue des femmes".
- éducation à la logique intrinsèque de l'altruisme (sans bâton et carotte religieux, sans défouloir sportif à la tribalité), réflexion sur le piège de ceux qui demandent partage (ou l'exigent, ou l'imposent) sans donner d'effort productif
- cessation de l'endoctrinement médiatique quotidien des enfants pour le nationalisme via le sport notamment. Expliquer qu'une course quelconque ne devient pas un exploit fabuleux si c'est un compétiteur français qui gagne, un but peut être joli même s'il est marqué contre les joueurs qui paient des impôts aux mêmes dominants que nous, une candidate Miss étrangère peut être bien plus jolie que la française, le personnage Nelson Mandela est plus beau que le général Pétain, peu important les nationalités, la position des frontières issues de guerres et achats.
- suppression des mesures (sociales et fiscales) natalistes, avec ouverture aux immigrés pour assurer l'équilibre démographique éventuellement nécessaire
- abolir la persécution administrative des couples voulant adopter des enfants étrangers.
- condamnation expliquée des histoires de prince charmant (en fait exploiteur armé)
- retirer le label "intellectuels" aux érudits incohérents (99,9%?), coupables de faute logique donc nullité ou malhonnêteté - la célébration de l'Occident comme champion des droits de l'homme dits universels étant une telle incohérence, parmi d'autres
- explication dans les écoles que les célébrités couvertes de diamants sont souvent des monstres (président Sarkozy justifiant son sionisme en affirmant que l'autorité doit primer sur l'intelligence, vénéré Jésus-Christ affirmant que les non-Juifs sont comme des chiens puisque non-Juifs)
- au lieu de commémorer unilatéralement l'horreur absolue des réquisitions antisémites d'Europe 1933-44, expliquer en parallèle l'horreur des réquisitions anti-arabes d'Israël 1947-48 conformes aux valeurs communautaires des prétendus innocents sus- mentionnés (après reconnaissance future du Messie pour les quelques ultra-orthodoxes non sionistes) ; comme pour le sang bleu ayant hélas fait guillotiner des nourrissons en 1789, des bébés innocents et enfants obéissants peuvent être indirectement victimes de (débordements de haine hélas générés par) leurs parents endogames méprisant le sang dit impur, eux-mêmes victimes des autorités religieuses à morale discrètement anti- altruiste ; le comprendre et plaider coupable anihilerait je crois le terrorisme, c'est très majeur (et ça ferait économiser je pense chaque année des centaines de milliards d'Euros, mondialement)
- dissocier le mot Juif en Juifa (d'origine, innocent) et Juifo (communautariste raciste), réserver le vocable antisémitisme à la haine raciste anti-Juifa, inclure la réprobation anti-Juifo dans la position antiraciste humaniste, moralement légitime ; le discernement est intelligence, l'amalgame est stupidité ; oui, les mots confus peuvent tuer des innocents, des bébés juifas ont été massacrés (parait-il) car leurs parents ou cousins, juifos, se cachaient derrière eux en exigeant l'amalgame, c'est terrible.
- permettre la burqa (si est clarifié un projet associé de libre formation des couples), célébrer la pudeur timide comme summum féminin possible adorable (insulté par les vampirelles impudiques non moins que celles-ci se sentent insultées par les porteuses de burqa)
- traduire le mensonger "principe de précaution" (interdisant les OGM sans interdire la voiture de loisirs) en "les autorités s'accordent le droit d'interdire ce qu'elles veulent au nom du risque sans preuve".
- rappeler l'évidence semi-papale que le SIDA peut disparaître sans fortunes de recherche par simple logique de fidélité plutôt qu'échangisme, masturbation plutôt que viol
* Volet économique
- suppression des héritages (réquisition des fortunes héritées pour le bien commun mondial), taxation énorme des dons inter- personnels (à débattre pour recenser les cas moraux d'exemption éventuelle)
- dévaluation massive de l'Euro, pour qu'un litre de pétrole coûte autant d'heures de travail à un ouvrier chinois que français
- déclarer les ressources fossiles ou minières : patrimoine public de l'humanité, sans fortune personnelle par naissance dessus
- interdire la publicité, sauf pour diminuation de consommation et de gaspillage
- échelle des salaires (mondiaux et locaux) de 1 à 4 seulement, revenus sans travail tous inférieurs au salaire minimal : retraite, allocation de handicap, assistance médicale et alimentaire
- dissuasion (non protection policière, par exemple) des "revenus sans travail" classés immérités (loto, spéculation, bourse, commerce - le travail de distribution-conseil- emballage étant admis mais facturé en clair), envisager l'interdiction des paradis fiscaux, ou autorisation à la population travailleuse pauvre de les dévaliser (sans violence mais avec auto-défense permise si la police locale attaque).
- payer fort le travail pénible (effort, saleté, danger, affrontement de la douleur), payer peu ou rien le travail de col blanc (commandement compris, laissable aux volontaires bénévoles à tempérament dirigiste) ; si cela était mis en place, l'argumentaire (plus haut) sur les universités serait modifié ; il resterait des candidats pour longues études genre médecine mais ce ne serait pas : pour les avides de fric et notabilité, se prétendant intellectuellement supérieurs d'avoir avalé et récité des montagnes de trucs, mais : pour de généreux humbles médecins sans frontières, voulant servir autrui, sans prétention intellectuelle ni luxe - c'était mon idéal à 17-18 ans.
- encourager l'invention, partageuse avec simple médaille ou papier honorifique et/ou simple prime
- prime de rendement productif, pénalité de travail au ralenti ou je-m'en-foutisme ; principe : salaire standard = 2, salaire de paresseux = 1, salaire de super-productif = 4, allocation de refuseur-de-travail = très < 1.
- justification obligatoire du niveau de vie (pour prévenir vol, contrebande, corruption, détournement), itinérants compris
- concours de modélisation pour un niveau de vie décent (sans misère de certains travailleurs chassés du système) en l'absence de croissance locale, en diminution démographique ou avec abandon du luxe superflu
(Rappel : il ne s'agit nullement d'un programme plaisant utopique susceptible de séduire les Français, il s'agit de la chute contrôlée que j'approuverais personnellement, tout en sachant que les résistances paraissent insurmontables, sans que pour les expliquer j'ai entendu d'argument moral à ce jour, cohérent et humaniste veux-je dire. Je ne me prétends pas champion de crédibilité et avoue être sous antipsychotiques depuis 1999 - je ne me juge pas fou mais ça aide à dormir en oubliant les mensonges industriels pseudo-scientifiques de la vie professionnelle).

Un tel catalogue n'est pour l'instant proposé par personne, pas même une seule ligne je crois (et une ligne ne suffirait pas car je ne peux pas donner un chèque en blanc pour faire le contraire de mon souhait quant aux autres lignes). C'est pour ça que, en pratique, je ne voterai pas, je ne voterai peut-être plu' jamais (ou pseudo-voter "rien", si on me commande d'y aller, OK). Je n'ai voté qu'une fois, contre Jean-Marie Le-Pen, l'hyper-nationaliste, donc hélas pour le suspecté-voleur Jacques Chirac, complice actif des injustices sionistes, capitalistes, fonctionnaires, bombatomistes, dictatoriales gayssotiennes, xénophobes aristocrates (accordant droit de veto ONU aux Français mais pas aux Indiens 20 fois plus nombreux), etc. Stop, plu' jamais. Et aux Tunisiens je dirai : je crois que votre nouvelle démocratie ne vous amène pas le Paradis mais la domination d'autres pourris (s'ils prennent exemple sur la France - c'est peut-être pire en Angleterre avec la fortune royale payée par l'impôt, et pire aussi aux USA avec lobbying officiel avant retour sur investissement par cadeaux spéciaux).

signé CM, Juifa-français-citoyen renégat


---------- 1e critique, de moi-même, 31 Août 2011 --------
- Mon rêve de « démocratie directe mondiale » sera insulté, assurément, voire criminalisé comme antisémite : il insulte le Dieu judaïque (décrété universel par les religions Bibliques) qui a refusé à Babel le principe d’humanité unie, trop performante à Son goût jaloux, et qui a voulu une multitude de nations dominées par les descendants d’Abraham (Genèse 11, Genèse 17). C’est le tableau actuel, plan couronné de « succès », et refuser ce dogme judaïque risque d’être classé insulte judéophobe, pour le moins. Peut-être, mais les accusateurs ne doivent pas mentir et se prétendre humanistes, l’humanisme étant alors judéophobe.
- Contre-objection : moi-même, je ne mens pas en me prétendant le plus humaniste du monde, j’avoue ne pas l’être du tout – je suis sceptique, semi-solipsiste égocentrique, simplement : dans chaque monde ou rêve, je préfère les personnages à comportement humaniste aux personnages à comportement raciste, affiché ou camouflé.
- Ajout (semi-évident) : je n'ai même pas mentionné une objection très simple à ma position mais partiellement traitée en sous-entendus – le peuple par référendum d'initiatives populaires aurait naturellement tendance à exiger le beurre et l'argent du beurre, ce qui est impossible, genre "zéro impôts mais école-hôpital gratuits" (la cohérence impose presque toujours un projet avec avantages et inconvénients, même si ces derniers sont hélas désagréables) ; je comprends que ceci est la version officielle de l'affaire des retraites (en oubliant l'argument en face "on a changé d'avis : on ne croit plu' au bonheur par la droite, il faut faire payer les fortunés et les hauts salaires"), mais ça ne s'applique nullement pour la peine de mort, qu'il était parfaitement possible de ne pas abolir sans gêner en rien la mise en oeuvre de la redistribution sociale voulue par le peuple en 1981. Donc : oui, chaque référendum d'initiative populaire demandé devrait être discuté, pour rejet éventuel, mais si la loi l'interdit par principe, c'est tout à fait autre chose.
- Autre objection : comment Mère Thérésa, se dévouant au nom du Christ pour les malades hindous sans chercher à les convertir, pouvait-elle adorer les Evangiles appelant à tuer les parents incroyants et mépriser les non-Juifs ? J'entrevois une possibilité : sous la table, parmi les classés "chiens" par Jésus, il y a des chiens gentils voire admirables qui servent les autres chiens sans les mordre. D'accord c'est très beau, simplement : moi je la trouve plus belle, elle, que celui qui l'a classée en "chienne" pour faute de naissance hors "race-élue". L'idéal démocratique, c'est justement que les chiens majoritaires disent aux atablés minoritaires : "éh, ça suffit, votre mépris, partageons".
---------- 2e critique reçue, 01 septembre 2011 ------------
« La démocratie n’est pas parfaite. Ce n’est pas le meilleur mais le moins mauvais moyen de gouverner qu’on ait pu trouver » (Churchill ou Chamberlain)
--> D’après Internet, la citation exacte serait : "La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres" (Churchill). C’est de l'humour anglais sans valeur philosophique :
- C'est une boutade autocontradictoire : si le joueur de football Platini disait "je ne suis pas le meilleur de l'équipe mais tous les autres sont moins bons que moi", ça n'appelle pas admiration pour sagesse, mais haussement d'épaule comme boutade, pour dire en fait en clair : "oui, je suis le meilleur, même si je suis imparfait", expression moins tordue pour dire la même chose. Et c'est de cela qu'il convient je crois de discuter – est-ce qu'un autre joueur n'a pas été interdit de participation au jeu ? est-ce que toutes les critiques ont été permises ?
- Le gouvernement par le peuple (démo-cratie) n’est pas en usage dans nos républiques où les gouvernants élus (jugés les plus crédibles parmi les ambitieux) imposent leurs desiderata au peuple. C’est de l’oligocratie non de la démocratie. Le vocable « démocratie indirecte » est mensonger puisque les prétendus représentants ne représentent pas leurs électeurs mais leur imposent leurs choix à eux. En 1980, les socialistes hurlaient contre les "fonds secrets du gouvernement" cachés au peuple, mais quand ils sont parvenus à leur tour au gouvernement, ils ne les ont nullement supprimés, répondant même "maintenant c'est notre tour !" à la droite parlementaire souriant ironiquement. Le jugement "tous pourris !" me semble alors une évidence démocratique, nullement réservée aux anti-démocrates comme la propagande télé le prétend. Nos républiques sont de fausses démocraties.
- Quand des nations dominantes démocratiques (en interne, en repoussant les étrangers) écrasent des nations dites inférieures (à population plus nombreuse), elles violent le principe humaniste (1 humain adulte = 1 voix) sans lequel la démocratie n’a rien de mieux que l’aristocratie, loi des plus forts, armés. Peut-être que Churchill est content de dominer et ne pas être dominé, mais c’est de l’égoïsme pur et dur, pas du meilleur à titre objectif, nullement. Si en 1940, le premier ministre élu du Royaume Uni n’était pas indo-pakistanais, c’est je crois parce que le principe démocratique était violé, racistement, comme dans l'empire français. Oh non, le système Churchill n’incarne pas le meilleur mais pas loin du pire, qu’il affirme le contraire (et sans la moindre réserve) le prouverait idiot ou menteur, si ce n'était un jeu de mot de cynique plaisantin.
- Quand le droit de vote est décrété après « épuration ethnique » massacrant ou chassant les autochtones (USA, Israël, Antilles, etc.), parler de meilleur gouvernement possible est une honte morale, une idiotie logique (si la référence n’est pas aristocratique). Revenons à la morale altruiste prétendue : « traiter autrui comme on voudrait être traité », alors : « que les Africains envahissent à leur tour notre Europe, nous massacrent ou nous expulsent, puis forment la démocratie Eurafricaine, c’est le meilleur des gouvernements possibles », oui ? La réponse Non !!! sous-tend implicitement « nous on avait le droit mais eux n'ont pas le droit (puisque c'est nous le Bien, la vraie Culture, etc.)», les aristocrates français de 1750 ne disaient pas autre chose. Ça confirme que l’école m’aurait totalement menti, à la limite du lavage de cerveau ("très bien, il a compris ce qu'il fallait" valant "très bien soumis, il a gobé ce que nous voulions, sans rétorquer les énormes évidences qui casseraient notre système").
- Est-ce que la démocratie directe mondiale a été essayée ? Je n’en ai jamais entendu parler. Alors il ne semble pas adéquat de dire qu’on a tout essayé et pas trouvé mieux que notre situation. Si cela n’a pas été essayé pour mille défauts apparus à la réflexion : très bien c’est intéressant, expliquons… mais ce sont ces éléments qui seraient pertinents, pas l’affirmation parachutée par une célébrité comme quoi lui détient le mieux. Et cette célébrité est-elle célèbre pour son intelligence et honnêteté ? euh... je crois me souvenir que Churchill est vénéré comme le sauveur de l’Angleterre en 1940-45, mais le général anglais qui a été accusé après-guerre suite aux bombardements incendiaires anglais (massacreurs de civils à Dresde et autres) a dit (une fois à la retraite) : « je n’ai fait qu’obéir à Churchill » – célèbre mocheté oui, la république lui convient naturellement. Avec pouvoir de conviction simplement nul.
Le référendum d’initiative populaire est possible localement mais difficile à une plus grande échelle car le corps électoral n’a pas les informations nécessaires, sur l’intérêt ou non des cultures OGM, le moyen d’équilibrer le budget national, etc.
--> C’est ce que je disais sur la technicité éventuelle de certains choix, mais ce n’est pas valide pour la décision vraiment très simple d’entrer en guerre, pour l’abolition de peine de mort, pour salaire/retraite des élus (par médiane avec 50% des avis dessous, 50% au dessus). Le fait que la loi interdise sans restriction le référendum d’initiative populaire (ou ne l’envisage pas, dans aucun cas) prouve que c’est un plan pré-établi, un principe d’échapper à la population électorale (confirmant la création d’un Sénat protégeant du vote populaire), nullement un regret de non-applicabilité dans tel ou tel cas difficile.
Le référendum d’initiative populaire serait piégé de toute façon par ceux qui formulent les questions : « êtes-vous d’accord pour envoyer, sous couvert de l’ONU, un bataillon de gendarmerie en Afghanistan pour former les futurs cadres de la gendarmerie locale à la protection des populations ? » : large majorité de oui !!! (officiellement, c’est la situation, nous n’avons pas attaqué l’Afghanistan).
--> Peu convainquant :
- un référendum populaire ne serait évidemment pas rédigé par le gouvernement pour se faire approuver (cas d'un référendum actuel, et ça ne marche pas toujours, loin de là, puisque ça sert de défouloir contre l'oppression républicaine disant habituellement merde au peuple) mais par les opposants voulant bloquer une mesure impopulaire du gouvernement en étant sûr que la population est de leur côté. Certes, de faux opposants pourraient prendre de vitesse les vrais opposants en exigeant un référendum mou de demi opposition, les premiers. A discuter, mais ça ne paraît pas insurmontable (avec peut-être présentation-télé du nouveau référendum envisagé, émission de nouvelles formulations pendant 2 jours puis choix de formulation par vote sur échantillon de mille ou dix mille personnes au hasard choisies par personnes assermentées).
- si un conseiller anglais vient nous expliquer la protection vidéo à l’anglaise et tue des Français sans jugement, il va aussitôt en prison et risque la peine maximale. La France (qui tue des rebelles talibans, voire parfois des civils non-talibans en exprimant des regrets, sans être aucunement poursuivie) est donc bien en guerre ouverte, là-bas (pas en guerre inter-pays mais avec l’un des camps dans la guerre civile, comme l’avaient fait les soviétiques venant appuyer les communistes afghans au pouvoir en difficulté). Et si la situation commandée par nos gouvernants ne correspond pas du tout à la question (qui aurait été) soumise au vote, c’est à mi-chemin entre la trahison de parole et la publicité mensongère, nos gouvernants mériteraient la prison. Pareil pour la Lybie, où l’ONU s’est discréditée : il s’agissait de sauver la population civile menacée de massacre, et puis… quand il s’est avéré que les « civils » étaient des tueurs lourdement armés, nos armées les ont appuyés, sans que personne ne note le mensonge total – je ne dis pas que le dictateur en face était mieux, mais le mensonge semble la règle chez nous, pour tuer militairement, et à mon avis, cela mérite procès, destitution, etc. ce que pourrait imposer le référendum d’initiative populaire, à titre d’action tueuse scandaleuse au delà du mandat conféré par la population.
Redonner la terre aux Indiens n’est plus possible : ils ne sont plus qu’une poignée, abrutis par l’alcool et la drogue.
--> Je ne suis pas d’accord :
- Les futurs Israéliens qui ont envahi la Palestine (avec approbation occidentale) n’étaient pas du coin, mais prétendaient avoir quelque parenté très lointaine avec les Hébreux. De même, les descendants d’Indiens Apaches expulsés au Mexique, les cousins Amérindiens d’Amérique Centrale ou du Sud, sont pleinement en droit de réclamer les USA et Canada en expulsant les descendants d’Européens aucunement liés aux possesseurs antiques. C’est bien deux poids deux mesures la règle, au profit judaïque, conformément à la Bible sacrée suivie fanatiquement, maintenant que le racisme n’a plus bonne presse (depuis 1935-45 où il s’en est vraiment pris à la race juive, devenant soudain gênant pour les puissants du Monde… – je ne dis pas du tout que Hitler a eu raison, je dis qu'il aurait fallu interdire le racisme depuis longtemps, interdire le racisme biblique notamment, au lieu de le copier en sens inverse, anti-juifa au lieu de anti-goy).
- Si les Indiens survivants ne sont qu’une poignée, ils seront simplement très riches à se partager tout le pétrole texan et autres biens, ce n’est nullement la majorité qui décide en la matière : l’ouvrage « Géopolitique » citait qu’il y a 12 millions de Palestiniens, très majoritairement expulsés interdits de retour, pour 5 millions d’Israéliens Israélites ne tolérant comme immigrés que des Israélites, 5 brime 12, et on est traité de raciste antisémite si on s’étonne… (et les Palestiniens ne sont pas autorisés à devenir Israélites car ils n'appartiennent pas à la bonne "race", et la loi française punit le racisme et l'antisémitisme c'est à dire le racisme sauf celui qui est judaïque, et tous nos gouvernants, gauche et droite, blancs et noirs, vont jurer de continuer et faire des courbettes au dîner du CRIF pour témoigner leur soumission...). Mais pour les Indiens : pas question, il n’ont pas droit de dominer puisque pas judéo-chrétiens. Les Islamistes combattent d’autres fanatiques religieux (ou athées secrètement racistes, ou frileux fermant les yeux en laissant les dominants injustes dominer – ce qui est mon cas puisque, tout en disant que je ne suis pas d'accord, je ne fais rien, et peux exploser aussi sur une bombe justicière, comme un anti-militariste vitrifié à Hiroshima).
Ça devient lourd de traîner des familles maliennes ou sénégalaises de 8 à 10 enfants dont les parents sont chômeurs et nourris par les allocs, et les enfants en rébellion contre la France (Seine St Denis). Un référendum d’initiative populaire sur le sujet serait totalement répulsif. Il faut choisir les immigrés, comme au Canada.
--> Pas forcément :
- les allocs natalistes n’existeraient pas dans mon système, et si les électeurs jettent dehors ces Noirs, je pense que leurs petits enfants blancs risquent d’être décapités à la machette par un racisme retour – dont nous protège l’arme nucléaire, interdite en face, par loi du plus fort minoritaire sur Terre, c’est aristocratique absolument, comme logique, et se prétendre démocrate (voire « humaniste » explicitement) est un mensonge. Les Amérindiens, les Maliens, n’ont pas eu le loisir de choisir les Européens venant chez eux, et ceux-ci n’ont nullement respecté leurs lois locales. « Traite autrui comme tu veux être traité » : ça nous revient dans la figure, et en version modérée, on a de la chance : on mériterait d’être traînés en esclavage comme ce fut leur cas. Si on plaide coupables pour le passé, il faut renoncer à notre richesse héritée, intégralement, pour remettre les pendules à zéro, tous les enfants de la Terre ayant égalité des chances, donc zéro frontière. Par contre, profiter de la richesse héritée, pour ensuite aménager notre confort en dictant nos desiderata aux faibles, c’est aristocratique, encore une fois, immoral altruistement.
- ce n'est pas que je suis un acharné de l'Histoire voulant réparation de toutes les horreurs (racontées) d'autrefois, au contraire je doute de l'Histoire, mais je me sens coupable : je suis né dans un pays supérieurement riche sans le mériter moi-bébé (comme un noble naissait dans une caste supérieurement riche, sans mérite – même imaginaire, ce tableau m'a été enseigné comme choquant, c'était très convainquant) et dans un pays qui se porte garant de la sécurité d'Israël, rebâti en chassant les autochtones au nom d'une possession remontant à 2000 ans, alors je demande cohérence, simplement. Je sais que ce n'est pas le seul argument en faveur d'Israël : il y a aussi la réparation de la Shoah dite génocide (pourquoi ne répare-t-on pas le vrai génocide des Caraïbes, bien pire en "efficacité" ?), la liberté de croire religieusement à une possession éternelle (pourquoi tolérer les religions appelant au meurtre de non-tueurs, commandements politiques explosifs qui ne relèvent nullement de la croyance éthérée dans les nuages ?).
Les paradis fiscaux, c’est de l’argent « virtuel » donc par définition insaisissable, impartageable, incoïnçable. Et si l’on ferme 10 « paradis », il s’en crée 10 ailleurs sous un autre nom.
--> Oui et non : ce n’est qu’avec capitalisme et nationalisme que cette situation semble imparable. Si tout l’argent spéculatif était au contraire confisqué/détruit, si les frontières sont abolies, si la majorité du Monde commande effectivement, tout change. Peut-être que ce n’est pas crédible en pratique, mais le système en place conduit à des absurdités immorales qui le discréditent, selon moi. S’il s’avère incapable de se réguler honorablement, il ne mérite que la poubelle, et tout ce que cette planète compte d’intelligence devrait se mobiliser pour inventer mieux. Non tenter de profiter de la pourriture pour s’en mettre plein les poches avant l’effondrement ou révolution.
Pourquoi dire que je suis psychotique alors que ça ne transparaît pas dans la vie quotidienne ?
--> Je ne dis pas que je suis psychotique, mais que je suis « sous antipsychotiques » (m’aidant à digérer les horreurs partout), le médecin du travail est au courant. Je ne sais pas pourquoi on m’a re-prescrit ces cachets en 1999 à l’hôpital, mais en 2000 un psychiatre externe fonctionnaire m’a dit que je devrai en prendre toute ma vie. A mon avis, ces psychiatres sont des imposteurs – j’ai commencé des études de médecine et constaté qu’elles étaient réservées aux idiots réciteurs dénués d’esprit critique. Qu’ils persécutent l’intelligence critique (certes plus inconfortable que le suivisme tranquille) ne m’étonne nullement, c’était officiel en URSS, c’est un peu pareil ici.
---------- 3e critique, de moi-même, 03 Septembre 2011 --------
J’ai entendu à la télé un contre-argument intéressant que j’avais oublié ici, et qui est assez énorme : ce n’était pas dit ainsi mais je résume en « les "chiens" peuvent être heureux de manger les miettes sous la table des enfants gâtés » :
- Logique palestino-israélienne : des Palestiniens non refoulés hors d’Israël (la majorité a été refoulée mais il reste une minorité, simplement déplacée par les expulsions) disent préférer vivre en Israël qu’en Palestine si la province Cisjordanie devenait un pays, parce qu’ils craignent la misère et préfèrent là où ils sont ; c’est comme en 1788 si on avait interrogé les domestiques du château de Versailles, beaucoup d’entre eux auraient dit qu’ils préfèrent pour eux-mêmes cette situation de « dominés nourris » aux incertitude du partage jusqu’à peut-être famine – idem pour les îles esclavagistes nourrissant tout le monde quand Haïti libérée a sombré dans la misère. [Euh, quand je dis « refoulés », il faut peut-être expliquer : un livre chrétien, « Croire ou ne pas croire », interviewait un Palestinien chrétien dont la famille a été expulsée par camions de l’armée israélienne en 1948 vers le Liban, avec assassinat des récalcitrants, et une quantité de familles ont fui les exterminations racistes, après le massacre de Der Yassin, l’Oradour israélien impuni (même couronné par le Prix Nobel de la Paix à Menahem Beguin), et on entend encore aujourd’hui l’argument « les civils d’Irak tués par les bombardements anti-militaires sont fautifs : ils auraient dû fuir les zones de combat, revenir à la fin de la guerre » – pour Israël, ce retour est interdit, racistement, cela vaut expulsion pour moi. Par ailleurs le sionisme modéré de nos dirigeants occidentaux ("retour à 1967") reste un sionisme : certes il est moins pire que la volonté Grand Israël de la droite israélienne au pouvoir, mais il entérine les expulsions racistes de 1948, les approuve, les exempte de toute critique, je trouve ça monstrueux.] Bref, j'entends les classés "chiens" qui se satisfont des miettes sous la table, mais s'ils sont travailleurs je trouve ça immensément injuste, moralement affreux de la part de ceux qui les méprisent.
- Logique philippine républicaine de droite : comme l’a confirmé le ratage communiste (pauvreté soviétique, est-allemande), il peut être préférable pour le confort matériel de servir des riches injustes (gosses de riches, commerçants menteurs et patrons surpayés et politiciens corrompus et pays dominants, enrichis aux dépens d’autrui), plutôt que de risquer le partage anarchique. Je suis ainsi respecté aux Philippines comme « très blanc donc très riche donc très respectable », je m’en sens terriblement coupable, et les Philippins ne me comprennent pas quand je leur dis que je les préfère eux à moi, que leurs "60 à 98 heures de travail hebdomadaires de travail 50 à 52 semaines par an" mériteraient bien plus honnêtement que mes "35 heures 47 semaines", et non cent fois moins. Je respecte leur équilibre, j'admets leur conviction (hélas forgée par enseignement biblique dès le berceau – les parents refuseurs ayant été tués par les colons Espagnols conformément aux instructions de Jésus), mais – personnellement – je préfère la frugalité honnêtement partagée, l'utopie des prêtres-ouvriers (en dissuadant seulement l’attente de partage sans effort productif, qui a fait s’écrouler le monde communiste, en plus de l’intolérance écraseuse et des privilèges aux leaders).
---------- 4e critique, de moi-même, 04 Septembre 2011 --------
Un des points les plus inadmissibles pour les Français, dans mon approche, est le choix de perdre en niveau de vie, et ce que je disais plus loin pour cela (le concours de modélisation pour une économie prospère sans croissance) sera balayé par un haussement d’épaules me disant idiot incompétent. En fait, c’est à nuancer très fortement, pour me justifier :
- Cas de l’Allemagne. Alors que la France peine immensément à trouver de l’emploi pour ses jeunes, les Allemands licencient leurs employés d’agence pour l’emploi car ils n’ont plu’ assez de chômeurs, mais les experts expliquent que c’est différent car eux ont une population (totale et active) en décroissance. Un ministre a dit que notre natalité est notre problème (http://info.france2.fr/politique/lefebvre-lie-natalite-elevee-et-chomage-70197743.html ) avant de se faire incendier par gauche et droite car nos économistes ont pour dogme qu’il n’y a pas d’emploi sans croissance et que la forte natalité est bonne pour la croissance. Je ne suis pas le seul à en douter, visiblement. Quoi qu’il en soit, même si, pour la France à fonctionnaires non renvoyables et à grève chronique, la situation est loin de l’Allemagne, je maintiens qu’à l’échelle du globe, on ne peut pas se satisfaire de vouloir profiter d’un léger mieux économique en cas d’expansion démographique, puisque cela conduit à l’explosion démographique qui ruine les ressources de la planète. Or, ce qu’on ne peut pas faire à l’échelle de la planète mais qu’on veut chez nous seulement, relève de la xénophobie, du privilège aristocratique anti-humaniste (anti-démocratique à grande échelle). Il serait mieux de réfléchir en mettant en doute les vieux dogmes à courte vue, je confirme, et c’est maintenant un jugement fortement consolidé, presque crédible.
- “La surpopulation bougnoule, c’est pas notre faute” est un argument fort que j’imagine en face. Je l’ai à moitié entendu sous la forme : « l’Humanité moderne, adulte, doit cesser l’explosion démographique et s’équilibrer, pas décroître mais augmenter très doucement, l’Occident y parvient à merveille, hélas les autres pays (nègres, basanés, bridés) font n’importe quoi : immensément plus d’enfants qu’ils ne peuvent en nourrir ! ». J’entends cette objection grave à mon idée, mais je trouve l’argument : erroné. L’explosion démographique de la planète vient à mon sens de deux facteurs dont l’Occident est responsable (je ne dis pas « coupable », ça se discute) : médecine efficace, religion nataliste. 1/ Quand je disais que « médecin sans frontière » avait été mon idéal, je voulais dire que « sauver quelqu’un qui souffre, quels que soient son origine et lieu de vie, me paraît moralement beau (à sa place, on aimerait ce secours salvateur) » ; toutefois, il est évident que cela accroît l’espérance de vie, et cela conduit à la misère les pays où la natalité reste à dix enfants par femme, sans tomber à deux pour nous ou un pour l’Allemagne. Donc je corrige ce projet médical imaginaire en « si (et seulement si) la natalité baisse fortement ». 2/ Un des problèmes empêchant complètement cette décroissance de natalité est le dogme biblique du Dieu unique commandant à l’Humanité de multiplier, que les missionnaires et colons européens sont allés imposer au Monde, avec bâton (enfer, canon) et carotte stupides. En ce sens, nous sommes les coupables, et mon projet de rendre illégal la Bible (raciste, esclavagiste, infanticide, etc.) changerait absolument tout. Le drame est que l’horreur sioniste conduit au refuge vers l’Islamisme, seule critique permise (pour diabolisation de l'adversité) ou trop difficile à écraser, puisqu’en promettant le Paradis post mortem (autrement), il fournit des opposants redoutables non terrorisés par notre domination nucléaire (islamikazes). Mon approche évacue cette impasse (du 21e siècle hyper-religieux annoncé) : j’admets le retour des Palestiniens expulsés, qui expulseraient les Israéliens expulseurs, qu’accueilleraient les Occidentaux privés d’armes nucléaires et de frontières (comme tout le monde, dorénavant), ruinés. Alors il n’y aurait plus besoin d’Islam vengeur et les 3 religions tueuses et natalistes (Judaïsme, Christianisme, Islam) seraient condamnées. L’abstinence serait encouragée (la masturbation pour ceux qui ont des difficultés en ce sens), et la natalité s’effondrerait. Il s’agirait de gérer le retour à une planète d’un milliard d’habitants, par exemple, respectant la Nature et les ressources terrestres limitées.

Autre approche humaniste ? 11 Septembre 2011
Au vu de ce qui est écrit au-dessus, on m’a conseillé la lecture d’une autre thèse humaniste hors-norme, celle du célèbre Commandant Jacques-Yves Cousteau : « L’homme, la pieuvre et l’orchidée ». La couverture arrière est alléchante effectivement : « un sens aigu de la responsabilité individuelle et collective (...) réfléxions politiques, philosophiques (...) "leçons de vie" (...) dénonciation sans compromis ni complaisance des folies meurtrières de notre temps (...) formidable réflexion sur notre présent et notre avenir. Le livre choc d'un homme dont la vision est fondée sur une connaissance personnelle et approfondie des grands problèmes de notre monde. Le livre puissant d'un révolté perpétuel qui n'a jamais cessé d'en appeler à notre conscience comme à la part de rêve en nous. ». Toutefois, c’est un gros livre de 425 pages, et… j’ai commencé par un aperçu : lire environ une page en début et fin de chaque chapitre (les titres de chapitre semblant tous passionnants). Le contenu m’a alors paru contestable, et j’ai tiré le pré-bilan suivant :
* OK
Cousteau ressemble au père spirituel des écologistes. Dénonçant la surpêche, le saccage de l’Antarctique, les risques nucléaires, les armes chimiques, d'accord. Il veut léguer un monde propre aux petits enfants, il est peut-être l'inventeur du développement durable, bravo.
* Pas d'accord
Comme les écologistes, je le vois « scientiste ayant oublié de réfléchir », ayant gobé le vrai prétendu des savants. Il lui manque simplement une case : la logique, et un outil : l'intelligence critique, à retourner contre ses propres idoles... (il est pour lui incontestable que la Terre a 4 milliards d'années, il trouve que les Ecritures sacrées sont indéniablement admirables, "nul ne peut censurer la connaissance car nul ne peut nier l'existence", etc.).
* A débattre
Il dit que les religions ne sont pas responsables de l'incapacité à restreindre la natalité ; je connais le contre-exemple des Philippines, où le gouvernement est incapable de créer de la richesse à la vitesse où augmente la population, l'Eglise refusant d'autoriser la contraception – et mes neveux/nièces se retrouvent parents à 18-20 ans sans travail, catastrophe... Il faudrait voir le détail de ses sources, il ne me convint pas a priori.
--- Mais… quel rapport avec l’humanisme ? Google définit ce mot comme : philosophie plaçant l'homme et les valeurs humaines au-dessus de tout. Hum, « valeurs humaines » veut dire des choses différentes selon les Cultures, je pense. Pour moi : c’est la non-bestialité, donc non-écrasement du faible par le fort, entente cordiale, travail partagé avec rétribution équitable au mérite personnel, débat et force de persuasion logique, sagesse altruiste : ni égoïste ni raciste (ni complice de mendicité unilatérale). C’est un peu le contraire de ce monde, dominé par le capitalisme (luxe financier gaspilleur exploitant le travail de peine des pauvres) de l’Occident minoritaire surarmé dominant aristocratiquement (et sionistement) le monde au risque d'une révolution mondiale, et je ne vois pas où Costeau le conteste, lui qui est prétendu révolté contre les grands problèmes menaçant l'avenir. J’ai décidé de lire les 38 pages du chapitre « Science et humanisme », et puis… puisque Cousteau semble ne pas avoir compris le caractère anti-humaniste des Ecritures bibliques, je vais commencer par le chapitre de 18 pages juste avant celui sur l’humanisme : « Les Ecritures et l’environnement ». La crédibilité de cette thèse prétendue "sans compromis ni complaisance" est en jeu, là.
(Lecture du chapitre 9…)
« Les Ecritures des grandes religions enseignent que »
--> Euh, attention :
- Dire que les grandes religions sont basées sur des écrits, c’est peut-être fouler au pied les religions amérindiennes, africaines, aborigènes, nordiques, etc. pour ne prendre en compte que les 3 religions bibliques (et peut-être asiatiques, mais j’émets des doutes sur leur connaissance par Cousteau, sinon il ne serait pas scientiste, mais percevrait l’abus de pouvoir du réalisme occidental). Or pourquoi ces religions sont-elles devenues « grandes » à l’échelle de la planète ? J’ai lu en partie ces Ecritures et trouvé ça choquant, anti-humaniste, affirmatif au nom de l’autorité imméritée, avec menace terroriste de châtiment et promesse enchanteresse invérifiable ; le contenu n’est nullement grand, non ; mais, d’après les récits historiques, ces religions ont conquis le monde par les armes, massacrant la concurrence et embrigadant les enfants avant l’âge de raison. C’est à mon sens une insulte à la dignité humaine, à la logique, à l’altruisme.
- Le mot « enseignent » me choque, et je dois prendre un dictionnaire, car pour moi il s’agit d’affirmations douteuses et non de vérités indubitables. « 1/ Indiquer 2/ Transmettre un savoir 3/ Inculquer 4/ Instruire ». Oui, c’est le drame : on inculque de force, avec récompenses et punitions, et les endoctrinés prétendent à tort au savoir – enfin : j’y reviendrai plus loin, une phrase d’après employant le mot « savoir » explicitement (je pensais les citer ensemble mais c’est trop long).
« Les révélations de philosophes séculiers comme Aristote, Archimède ou Sophocle ont illuminé la civilisation comme la flamme dansante d’une chandelle, répandant une brève lumière sur l’univers avant de cesser d’éveiller un intérêt unanime et d’être abandonnées dans la course incessante vers le savoir. »
--> C’est là parler exactement comme je l’ai appris à l’école publique française, pour avoir des bonnes notes, mais je trouve ça atrocement nul, avec le recul. Je ne suis pas d’accord du tout :
- Le star system est le drame de la « Philosophie » : citer des auteurs antiques est considéré comme classant quelqu’un dans l’Elite méprisant à juste titre le bas-peuple, alors que ces gloires étaient souvent malhonnêtes, affirmant comme indubitable sans permettre objection – ce qui est nul en logique : les axiomes sont récusables. Ainsi, deux religions indiennes court-circuitent totalement la pertinence d’Aristote, et un enfant de 7 ans (ou celui que j’étais à 7 ans) peut solidement mettre à la poubelle ce qu’il raconte (sur l’œuf et la poule par exemple, tous deux pouvant venir de mon imagination onirique, et tout n'est peut-être que cauchemars) – même si, d’après mes souvenirs, je me suis laissé acheter par les bonnes notes au lieu de (persister à) contester.
- Une recherche Internet me confirme qu’Archimède était un ingénieur pas un philosophe, m’apprend que Sophocle était un auteur de théâtre pas un philosophe, mais peu importe pour Cousteau : les citer impressionne, il ne s’agit surtout pas de réfléchir et contester. Je dirais que l’humanisme c’est exactement le contraire : ne pas dominer indûment mais chercher les réponses aux questions d’où qu’elles viennent. Il convient de respecter chacun, sauf incohérence rendant irrecevable un propos. (Là, ce qui est incohérent, c’est si Cousteau prétend à l’humanisme, en méprisant les sagesses indiennes et enfantines, pour ne louer que ceux qui lui ont été désignés par l’école sans débat contradictoire, sans intelligence aucune).
- Le mot « séculier » n’appartient pas à mon vocabulaire, le dictionnaire me dit que ça signifie « laïc ». Pourquoi ne pas parler en langage courant ? Même en petit nègre, je pourrais mettre Cousteau minable, pour son scientisme illogique (croyance affirmée Vérité), alors je trouve moche qu’il se place au-dessus hors d’atteinte avec un langage ronflant et auto-satisfait, n’apportant rien en terme de contenu. Certes, c’est une tradition de la pseudo-philosophie française, mais c’est regrettable.
- Le mot « révélation » ne me paraît pas clair, il a surtout un sens religieux qui me paraît inapproprié ici, et s’il s’agit plutôt d’inconnus devenant célèbres, comme Johny Halliday, je m’en contrefous : ce qui compte est l’idée philosophique apportée (paraît-il) par leurs personnages, que je pourrais éventuellement prouver fausse. Mais non, il faut s'agenouiller et admirer le nom célèbre, c’est débilitant, au contraire d’humaniste. Autre sens possible à révélation : la découverte de vérités cachées, eh bien non, ce n'étaient pas des vérités mais des thèses contestables.
- Le terme « la civilisation » est insultant pour les peuples autres que méditerranéens, tenus pour barbares (même les Chinois et Incas peut-être plus avancés que nous à l’époque), et cela, sans l’ombre d’un argument, c’est du mépris pur, de l’égoïsme groupiste, anti-humaniste encore une fois. Enfin : j’envisage que Cousteau ne soit pas un méchant, il réciterait seulement les valeurs aveuglantes inculquées aux Occidentaux, en s’avérant seulement en incapacité totale à prendre du recul, à envisager de contester l’autorité enseignante (sauf pour ses pingouins ou autre, non ce n’est pas humaniste du tout).
- Le mot « savoir » me conduit au dictionnaire. « Ensemble de connaissances acquises par l’expérience, l’apprentissage, l’exercice intellectuel. » Voilà, donc si le gourou du Mandarom apprend à ses adeptes comment réciter ses mille exploits nocturnes pour massacrer les extra-terrestres, c’est du savoir. C’est simplement nul en valeur persuasive, c’est facultatif en valeur logique, prétendant à la vérité arbitrairement. Oui, il y a « course au savoir » en tant que match féroce entre endoctrineurs méprisant hélas l’intelligence individuelle.
« Même ceux qui ne croient pas en Dieu doivent respecter la puissance d’œuvres qui ont résisté à l’impitoyable épreuve du temps, qui ont gardé leur magnétisme et leur force malgré le passage des millénaires qui ont enseveli bien d’autres chefs-d’œuvres. »
--> C’est insupportable, là j’ai cessé de lire en première lecture (pour passer à la fin de chapitre), et je suis près de recommencer. Loin d’être un chef-d’œuvre impressionnant tout lecteur innocent, il s’agit de monstruosités (vénération d’un génocidaire tout-puissant massacreur de bébés et embryons reprogrammables, élection d’un esclavagiste soûlard comme meilleur des Humains, etc.) déclarées incontestables sous peine de torture à mort (autrefois) ou assassinat excusable (aujourd’hui). La « puissance » en question est exclusivement militaire, écrasant les objections par la force (ou l’enfouissement de rares lucidités sous le poids de la majorité endoctrinée). Au nom du « respect » (affirmé obligatoire par Cousteau) de ces tueurs en désaccord les uns avec les autres, c’est la guerre perpétuelle, massacrant les indécis, les esprits logiques, et l’humanisme. Je souffre. Allez, je continue, j’espère que cette introduction de chapitre voulait dire « avant de vous dire que je suis pas d’accord avec l’asservissement de la Nature, je répète bien que j’approuve tout le reste, tout ». Calcul tactique, d’alliance malhonnête aux méchants. C’est pénible, et l'annonce de livre "sans compromis ni complaisance" s'avère avoir été de la publicité mensongère. (On pourrait bien sûr m’adresser le même argument sur l'alliance au mal, alors je le pare : si je dis que le refus occidental de retour des Palestiniens expulsés est criminel, ce n’est pas du tout en m’alliant aux terroristes islamistes, dont le livre sacré me paraît aussi atroce que les équivalents occidentaux, c’est en faisant remarquer que si nous n’étions pas fautifs, nous éviterions la révolte passant par ce canal criminel en retour). Euh, une réserve, compte tenu de la pourriture de la langue française, pas claire : "doivent" peut avoir deux sens, "doivent obligatoirement" ("must" en Anglais), ou "doivent j'imagine" ("may" en Anglais) – j'ai traité le premier sens qui m'a choqué, et le second sens appelle une autre réponse : si la contestation argumentée, gravissime, est ignorée, il conviendrait de laisser la place à ces thèses là au lieu de prendre la place chez les éditeurs pour dire qu'on ne sait pas, qu'on ne voit pas les problèmes.
Cousteau s’offusque qu’un passager de son bateau, enfant de treize ans, préfère continuer à lire la bande dessinée « L’île mystérieuse » plutôt que se lever et admirer la station océanographique que lui avait baptisée ainsi. (Point à la ligne,) « L’enfant préférait la lecture à la réalité » (point à la ligne, comme un triple point d’exclamation…).
--> C’est un catalogue de confusions que je désapprouve :
- la logique interne d’une lecture est d’en finir le chapitre ou la page, pour en apprécier la cohérence, le dénouement. Cet enfant est tout à fait cohérent d’ignorer le gêneur voulant imposer ce que lui adore, au mépris total de sa logique différente. Bien sûr, c’est chez Cousteau un agacement un peu naturel, mais l’intelligence consiste à se remettre en question : ainsi, ma femme était irritée que je réponde « attends, je finis de lire le paragraphe » quand elle m’appelait à table ou autre ; depuis, elle a découvert la lecture de nouvelles familiales sur Facebook, et quand je finis la cuisine et dis « on peut manger, si tu veux », elle me répond « attends, je finis de lire ça » ; elle ne me fait plu’ de reproche sur ce genre de réponse, je ne lui en ai jamais fait ; là est l’intelligence et la morale – Cousteau : zéro-zéro…
- Karl Marx a écrit une thèse intéressante, inusuelle, et ceux qui en sont restés à la lecture n’ont fait de mal à personne. Ceux qui ont voulu appliquer cette thèse « en vrai » ont paraît-il massacré l’opposition solide, avec dizaines de millions de tués, alors : affirmer que c’est bien mieux par principe est hautement contestable. De même, puisqu’on parle d’Ecritures sacrées, la phrase rituelle judaïque « l’an prochain tous à Jérusalem » était un rêve bénin en 1920, mais les sionistes qui en ont fait une Réalité en 1948, massacrant et chassant les autochtones, ont été paraît-il monstrueux.
- Un peintre préfère peindre que regarder, c’est une autre façon, qui peut enrichir l’image de détails imaginaires, ou détourner d’action utile urgente. Il faut peser le pour et le contre, il n’y a pas de crime par principe en la matière. Cousteau se présente là en réaliste fanatique intolérant, rejoignant en cela l’affreux Adolf Hitler comme la magnifique Mère Thérésa. Ne pas le comprendre semble simplement une déficience intellectuelle (le pauvre s’il a fini misérable, le voleur s’il a fini riche couvert d’honneurs).
- Jusqu’à preuve du contraire, le monde autour n’est pas la Réalité assurée mais peut-être un cauchemar. Cousteau est totalement inapte à prouver le contraire, j’en suis sûr, puisque les philosophes et savants s’en avèrent incapables sauf illogisme affirmatif ou circulaire. Le petit enfant me paraît là plus intelligent que le fier commandant et ses huppées citations grecques… La domination sans mérite, l’obtention rare de publication pour des affirmations aveugles (en faisant rejeter les esprits lucides, dérangeant l’autorité abusive), non, ce n’est pas ma définition de l’humanisme.
« Combien de modernes Pierre, fidèles, passionnés à la table de leur Seigneur, Le renient-ils quand le moment vient de témoigner de leur foi par l’action ? » « Combien sont-ils à comprendre que les lois qu’ils répètent par cœur exigent que les hommes protègent l’environnement ? »
--> C’est encore insupportable. Cousteau cite précisément Pierre, et l’anecdote de tel banquet dans les Evangiles, mais il a juste oublié que Jésus commandait l’assassinat des incroyants, atroce – heureusement que cela n’est plu’ trop traduit en « action » aujourd’hui ! Mais au lieu de conclure « ces Ecritures sont criminelles, anti-altruistes, provoquant inter-massacres si autrui fait pareil », non, il veut les bénir pour s’en servir dans sa lutte contre la pollution. « La fin justifie les moyens » ? alors apparemment, si Hitler avait gagné la guerre en 1945, le commandant manœuvrerait pareil, en disant que « Mein Kampf » est indéniablement admirable, mais il ne faut pas oublier qu’il interdit la pollution… Affligeant. L’humanisme n’est nullement le cœur du sujet, la préservation de l’environnement justifie de flatter les massacreurs… je ne suis pas d’accord. Et là Cousteau a expliqué son objection partielle ayant justifié son alliance initiale, c’est irrecevable. J’arrête, j’en peux plu’. Je n’ai tenu que 3 pages sur 18. Allez, je donne une dernière chance à « science et humanisme », peut-être trois pages aussi, on verra.
(Lecture du chapitre 10…)
Cousteau découvre une couche de sel et des dômes de sel dans la roche sous-marine en Méditerranée. « Les géologues avaient longtemps cru que la Méditerranée était autrefois une mer intérieure ; voilà que nous en avions trouvé la preuve matérielle ! »
--> C’est le scientisme illogique à l’œuvre. Il est simplement faux d’oublier trois hypothèses alternatives qui démentent la preuve prétendue : 1/ où est-il prouvé que le sel ne peut venir que de la mer ? (rappel : la généralisation inductive est une faute logique, ne fournissant logiquement que des « hypothèses envisageables jusqu’à preuve du contraire ») 2/ si un tout puissant existe, il a peut-être ajouté hier ces formations de sel 3/ si ce monde est un cauchemar, la Méditerranée n’existe peut-être pas, et/ou n’existait peut-être pas autrefois (si un autrefois de ce monde a existé).
Des pétroliers risquent de voir dans les dômes découverts la promesse de pétrole et peuvent tout ruiner avec des suintements toxiques. « Pourtant, je comprenais aussi qu’en participant à une étude scientifique – comme citoyen de la Terre – j’avais l’obligation de traquer sur toute la planète de nouvelles inconnues, de me réjouir devant chacune de ses innombrables complexités, et que ce n’était pas à moi de décréter si la société a le droit d’être mise au courant. »
--> Je ne comprends pas ce que Cousteau dit comprendre, qu’il explique donc mal (ou c’est moi qui suis idiot, c’est possible). S’il est en exploration payé par un gouvernement, son contrat de travail stipule sans doute ses droits et devoirs. Et si, devenu richissime par ses films ou autre, il explore à titre de loisir, il n’a aucune obligation me semble-t-il. Si j’avais un petit aquarium et un équipement sophistiqué, je pourrais tracer le parcours exact du poisson habitant durant ses X années de vie, milliseconde par milliseconde, et le débattement de chacune de ses écailles, je pourrais m’émerveiller de le beauté de ma passion, et tout le monde s’en contrefoutrait, à juste titre. Je n’envisage un sens, dans le questionnement de Cousteau, qu’avec l’armada de préambules scientistes (en fait facultatifs) : les conclusions d’études géologiques publiées dépeignent les grandes lignes indéniables du monde passé, intéressant tout le monde. C’est doublement faux : les créationnistes « prouvent » aussi (selon leurs critères à eux) que la Terre est âgée de six mille ans seulement (et « inutile de chercher les faux os-dinosauriens crées de toute pièce par Satan trompeur »), les activistes ne s’intéressent qu’au présent et futur, et ont prouvé la fausseté de nombreux modèles extrapolés du passé.
« En notre fort intérieur, nous pestons contre les savants qui ont prétendu que la science est ’’pure’’, nous les maudissons de révéler leurs découvertes séduisantes, mais redoutables. » « avoir identifié les pouvoirs de la nature » « Ce n’est plus la seule qualité de la vie qui est en jeu : aujourd’hui, c’est la possibilité même de la vie qui est menacée. » « accabler les savants de reproches ne nous avance pas plus que de condamner le messager. »
--> C’est basé sur un jeu de mot, je crois.
- L’activité scientifique est la recherche de modèles prédictifs, et la vérification de ceux-ci (« marchant jusqu’à preuve du contraire »), oui c’est pur et anodin en soi. Seuls les scientistes affirment qu’il s’agit de « découverte » de lois éternelles de la nature. Et ce n’est pas la science qui applique ces modèles mais la technique. Oui, publier des recettes satisfaisantes est dangereux, ça n’a rien de spécifique à la Science : un gâteau au chocolat délicieux peut être employé pour un empoisonnement, et alors ? Bloquer la technique est aussi contestable : on raconte qu’au Moyen-Age, les religieux interdisaient machines et herbes médicinales, pour n’autoriser que la prière (et « les millions de morts par épidémie, c’est pas grave, c’est aller plus vite au Ciel »). Au temps de Cro-Magnon, l’inventeur de la fourchette en os de poulet a pu être attristé qu’on massacre une tribu à coups de fourchette… C’est un problème de comportement, pas d’outils.
- Idem pour la possibilité de vie sur Terre qui serait menacée par la technique (les écologistes disent aujourd’hui « il faut sauver la planète »), et quand on examine le détail, on s’aperçoit qu’il s’agit d’interdire la raréfaction de la diversité en insectes ou graminées, sans aucun rapport avec une planète devenue minérale sauf quelques spores endormies à jamais (si un accident tue un milliard d’humains, ce n’est pas la fin de l’humanité ; si l’humanité disparaît ce n’est pas la fin de la vie, etc). Non, on ne précise pas, on hurle en extrapolant à l’infini. Ce n’est simplement pas crédible. C’est des effets oratoires, du bla-bla.
« Nous abandonnons des choix urgents concernant notre destin à une petite élite de militaires et d’industriels. »
--> Ce terme d’élite me hérisse : non, ce ne sont pas les meilleurs mais un vil groupuscule d’ambitieux écraseurs, menteurs comme leurs principaux opposants (« Interdire tout risque » serait un compréhensible « principe de précaution » mais celui-ci est oublié pour ne pas interdire le chauffage, la baignade, les animaux domestiques, etc.) les dominants dominent injustement, aujourd’hui comme autrefois, interdisent ou permettent ce qu’ils veulent.
« Nous n’avons pas élu les gens qui déterminent notre avenir scientifico-technologique ; nous ne les avons pas choisi en fonction d’une formation morale particulière, d’une vision philosophique ou d’une compréhension du passé susceptible de nous guider ».
--> Je proteste :
- C’est publié en 1997, alors que Internet date de 1990 la création de comité de bioéthique pour mettre au pas les technocrates.
- Nommant des experts selon les critères de Cousteau, ces comités court-circuitent toujours le peuple. Les prétendus sages sont surtout des scientistes (illogiques) et des religieux (passéistes experts vénérant les commandements d’extermination de « sous-hommes » et d’incroyants, en se prétendant hautes références en matière morale…). Il s’agit de basse politique.
- Quant à l’élection, elle ne garantirait absolument rien : promesses non tenues, collusion droite-gauche anti-populiste méprisant le peuple, etc.
- Je dénie totalement la respectabilité des experts moraux que Cousteau veut voir nommés. La morale humaniste est une affaire immensément simple, qui s’appelle l’altruisme : ne pas faire ce qu’on ne voudrait pas subir (c’est tout le contraire des 3 religions bibliques), et le « guide au nom du passé » conduit souvent à des horreurs en la matière (aristocratie occidentale à l’ONU, Nakba raciste, extermination de Der Yassin avec non-punition des tueurs et interdiction éternelle de retour pour les familles enfuies, approbation papale de l’évangélisation tueuse des Amériques, interdiction de l’intelligence critique par loi Fabius Gayssot, etc…). L’humanisme est ailleurs, Cousteau n’a rien compris au sujet, ayant choisi de s’allier à des monstres, gage de son succès, certes – l’honnêteté humaniste étant insultée comme antisémite haineuse génocidaire. Ou bien Cousteau est honnête et n’a rien compris. J’arrête là, c’est trop.

S’indigner ? (17 Septembre 2011)
Le fait que j’aie abouti, par moi-même, à la conclusion politique “tous pourris” évoque clairement les “indignados” espagnols, qui répondent à la télé que les politiciens de gauche (au pouvoir là-bas en ce moment) ne servent pas le peuple mais leurs propres intérêts, comme ceux de droite. Et ces manifestants non-violents, non classés “extrémistes”, se réfèrent au livre français “Indignez-vous” d’un vieux monsieur plus ou moins célèbre. J’ai donc emprunté ce livre, pour le lire avant de conclure éventuellement : “oui, je suis arrivé à la même conclusion, en retard, bravo à cet ancien, lucide avant moi”. Enfin… ayant entendu la télé envisager que “le mouvement des Indignés” pourrait (ou aurait pu) gagner toute l’Europe, je pensais ajouter un commentaire critique, mondialiste : “sauf que, personnellement, je ne vise pas à obtenir le luxe en brimant nos riches politiciens, mais l’idéal serait à mon avis de supprimer les frontières, partager la misère du monde (chinois notamment) et regagner éventuellement le confort par le mérite personnel, en travail de peine ou invention évitant celui-ci – le fait d’être occidental ou européen ne nous dispense en rien de l’effort”.
(Lecture de 4e de couverture)
Aïe, déception, déjà, hum :
Stéphane Hessel, 93 ans, est fièrement présenté comme un grand résistant rescapé du camp nazi Buchenwald.
--> je me méfie de ce classement en « grand homme », quand ce que je dis moi paraît si évident qu’un enfant de onze ans pourrait le juger, je pense. Par ailleurs, il me semble que les résistants 1940-45 suivant De Gaulle (sans être communistes préférant le dictateur Staline) n’étaient pas des humanistes mais des hyper-nationalistes, xénophobes et semi-esclavagistes (cf. révolte 1948 des indigènes malgaches contre le travail forcé au profit des propriétaires français, statut électoral 1950 inférieur pour les masses arabes d’Algérie et asiatiques d’Indochine)… Nous n’aurions pas les mêmes valeurs, Monsieur Hessel et moi.
Hessel est co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme.
--> Catastrophe, il est donc l’un de ceux ayant interdit le scepticisme (même gentil) dans l’article premier, tout en affirmant menteusement la liberté d’opinion, plus loin limitée à ceux adhérant intégralement à cette déclaration… Ce n’est pas de l’esprit logique, c’est de la rhétorique mensongère cachant la dictature intellectuelle (les royalistes auraient pu dire pareil en 1788 : "1/ il est interdit de douter de la supériorité intellectuelle et morale du roi ; 2/ la liberté d’opinion est absolue, magnifique, respectant chacun ; 3/ pour bénéficier de 2, il faut respecter 1 (les contestataires seront donc très justement embastillés)"... Avec bien sûr la liberté de religion dans un autre article, affirmée en oubliant d’exclure les religions racistes ou/et tueuses. J’espère que ce titre de gloire (rédacteur de la Déclaration des Droits de l’homme) est une accroche propre à l’éditrice Sylvie Crossman qui signe la 4e de couverture, et que l’auteur est lucide dans le texte intérieur, plaidant coupable pour cette Déclaration qui heurte mes sens logique et moral. Quoique… si les promoteurs n’ont pas été amenés à douter de la moralité des Droits de l’homme après lecture, ça paraît mal engagé.
– « Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau ».
--> ce n’est donc absolument pas mon optique (défaitiste critique sans concession), mais un projet d’action voulant de nouveaux dominants, dans la mesure où les indignados exigeaient un niveau de vie très supérieur aux ouvriers Chinois, par statut de naissance en pays « riche »…
– « Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une "insurrection pacifique". »
--> Bravo pour avoir préféré la paix à la révolution sanglante, d’accord, mais je ne vois pas ce que la croyance a à faire là-dedans. Je comprends la logique altruiste, la logique d’effort-réconfort, la logique de non-contradiction, à mon sens cela dirige quasi mathématiquement vers une conclusion, et il n’y a pas à « croire le grand homme », ce serait se tromper totalement d’approche, bâtir une chapelle de plus. J’espère que c’est un malentendu. Le livre, petit format, fait 14 pages (de #9 à #22), bien, il ne doit pas fourmiller de digressions érudites faussement « intellectuelles », je vais lire ça.
– En 2e page de couverture, il est écrit « Indigène-éditions ».
--> Ça m’est sympathique, pointant le problème 1945-48 à mon sens. Wikipedia me le confirme : « L'indigénat est aboli en 1946 mais certaines pratiques perdurent jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962. Des pratiques du même ordre se retrouvent dans les empires britannique, portugais, allemand ou néerlandais. Ce statut légal discriminatoire attribué aux populations autochtones est rapproché par certains auteurs de l'apartheid pratiqué en Afrique du Sud. » Je le rapproche aussi de la sioniste interdiction de retour pour les expulsés palestiniens, à conversion religieuse interdite vers le judaïsme, avec plein accord de l’ONU, et des « Droits de l’Homme » pourris (incohérents avec avantage aux puissants) aussi.
– En page 3 est un gribouillis enfantin, « cette œuvre de Klee » citée par le texte de Hessel, « sous le choc du pacte germano-soviétique. (…) un ange repoussant "cette tempête que nous appelons le progrès" ».
--> Ça part très mal : je dénie totalement le statut « œuvre d’art » à ce truc – si son auteur est content, c’est bien pour lui, mais moi je n’aime pas, chacun ses goûts. Et les mots ronflants me déplaisent, je préfère dire que le nazisme était très mauvais pour les raisons suivantes (…), le stalinisme était très mauvais pour les raisons suivantes (…). Pourquoi faudrait-il se féliciter d’être du côté de la victoire 1945 (avec les horreurs occidentales : Dresde, Hiroshima, Nakba, Apartheid…) pour avoir droit de lire ce livre ? Mauvaise approche. J’espère encore que Hessel va demander la levée des veto ONU brimant les hindouistes et musulmans, sinon, s’il est un fier occidental dominateur, comme suggéré par cette introduction, je le contesterai.
(Lecture de Hessel)
– Hessel, suivant l’exil de DeGaulle en 1941 et le programme de Jean Moulin en 1944, parle d’un « ensemble de principes et de valeurs sur lesquels reposerait la démocratie moderne de notre pays. (…) une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis (…) »
--> Ça commence de manière très intéressante, bravo, et il faudra voir comment Hessel pare l’accusation d’être un gauchiste, mais je le contesterais quand même sur d’autres plans :
- Il y a contradiction entre le nationalisme (principe xénophobe) et la condamnation des expulsions. On verra s’il démêle plus loin la contradiction, mais je la formule tout de suite : 1/ Si les Français expulsent les immigrés, alors (sauf racisme donc anti-altruisme, égoïsme groupiste : « nou’isme », communautarisme), les Etasuniens d’origine française doivent être expulsés et nous envahir à la place. OK ? 2/ Sinon, s’il y a liberté de migration, OK, nous allons devoir partager et notre niveau de vie va s’écrouler, les Français en majorité le refusent (exactement comme les aristocrates refusaient de partager leurs privilèges en 1789). 3/ La démocratie nationale est donc intrinsèquement pourrie (en terme d’altruisme, condamnant la royauté 1788), et la seule solution morale est l’abolition des frontières : la démocratie mondiale. Vouloir à la fois nation et moralité (au sens : « grandeur de 1789 ») semble contradictoire.
- Je n’aime pas le mot de fierté : si la démocratie mondiale que je souhaite venait à apparaître, je serais moralement apaisé, j’éviterais peut-être la guillotine (ou attentat kamikaze ou décapitation manuelle à la machette ou faucille à riz) mais ce serait matériellement une dégringolade, douloureuse. Il s’agit d’un moindre Mal je pense, non d’un triomphe éclatant. Si Hessel n’est pas capable de mettre en doute sa base patriote, sa réflexion sera tronquée, insuffisante, et je doute qu’il parvienne à la cohérence. A suivre.
- Remettre en cause les retraites et la Sécurité sociale me paraît tout à fait normal dans la mesure où le monde évolue. Si la pyramide des âges s’inverse (beaucoup d’anciens peu de jeunes, au lieu du contraire), il est normal de s’adapter, sans invoquer d’acquits éternels aveugles. Si un privilège n’était pas extensible à l’humanité travailleuse entière, il est normal qu’il soit aboli. Ceci dit, si l’abolition n’est pas le fait de partageurs mais de semi-esclavagistes, il y a là une honte morale à traiter, mais c’est cela qu’il faudrait dénoncer, non l’évolution douloureuse éventuellement nécessaire.
- Concernant les médias, le mot fourre-tout de « nantis » me gêne. J’ai vaguement entendu, ici ou là, que certains médias sont « de droite », pour la domination des riches héritiers ou patrons, attirant le peuple en haïssant avec lui les immigrés, et les autres seraient « gauchistes », pour les privilèges des fonctionnaires inamovibles à petit travail tranquille insultant les modestes ouvriers du privé. Est-ce que Hessel condamne les deux côtés ou un seul ?
– Hessel cite le programme de la Résistance, qui me semble « social ».
--> Ça couvre les logiques de droite et gauche modérés (De Gaulle, Mittérand, loin du capitalisme américain et du totalitarisme stalinien). OK, oui, et depuis la chute de l’URSS, le triomphe capitaliste serait ce qui chagrine Hessel ? Quelle différence avec les anti-capitalistes ? Est-ce que seront débattues les voies néo-communistes, trotskistes, anarchistes, autres ? A suivre.
– « La Résistance en appelait à "la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction la plus développée", sans discrimination ».
--> Pas d’accord, en première lecture tout au moins :
- On retrouve le problème moral de l’anti-humanisme : les Résistants semblent dire « les Français seulement, les autres on s’en fout, on les vire » comme les Aristocrates disaient « les Nobles seulement, les autres on s’en fout, on les garde serviteurs ».
- L’instruction la plus développée n’a pas de sens clair, s’entendant très différemment pour un marxiste, un catholique orthodoxe, un protestant luthérien, un musulman, etc. S’il s’agit de la Culture Générale, c’est nul et anti-logique je trouve. S’il s’agit de Vérités scientifiques, c’est de l’aveuglement scientiste.
– « Les réformes proposées en 2008 vont à l’encontre de ce projet. De jeunes enseignants, dont je soutiens l’action, ont été jusqu’à refuser de les appliquer et ils ont vu leurs salaires amputés en guise de punition. »
--> Oh-là-là, attention, je flaire l’arnaque, là.
- Ça m’évoque un souvenir familial : mon frère fonctionnaire a un jour été scandalisé, disant « éh, s’ils avaient dit que la grève ne serait plu’ payée, maintenant, je l’aurais pas faite ! ». Est-ce que l’amputation de salaire mentionnée par Hessel concerne des choix pédagogiques mis en application par certains ou leur action de grève qu’il aurait voulue payée (par les contribuables, devant payer aussi les nounous gardant leurs enfants abandonnés par les profs) ?
- Pareil : pourquoi ce mot « proposées » ? Je sais que les grèves enseignantes étaient systématiques à la moindre annonce de réforme future, mais ça ne colle pas avec « refuser de les appliquer ». Si des profs n’ont pas fait grève, ont fait cours différemment des instructions, et ont subi des amputations de salaire pour faute, ça se discute, mais les mêmes mots pourraient s’appliquer au cas : des profs ont fait grève pour faire pression et empêcher cette réforme, et cette grève ne leur a pas été payée, c’est immensément différent…
- Autre point : si un ministère affirme que le « plus développé » est l’endoctrinement scientiste, un prof croyant peut expliquer que c’est contestable (idem en sens inverse pour l’enseignement privé catholique). Il peut expliquer sa position, à ses élèves même, ça ne justifie nullement la grève à mes yeux. Et je n’ai jamais, jamais, entendu parler de retenue de salaire pour manque de performances dans la fonction publique française – les syndicats auraient hurlé si fort (avec plein relais médiatique) que je l’aurais entendu je crois.
– « Ils se sont indignés, ont désobéi, ont jugé ces réformes trop éloignées de l’idéal de l’école républicaine, trop au service d’une société de l’argent et ne développant plus assez l’esprit créatif et critique. C’est tout le socle des conquêtes sociales de la Résistance qui est aujourd’hui remis en cause. »
--> Un peu Oui et surtout Non :
- Oups, Hessel a là oublié le mensonge habituel : il aurait dû dire "l'école démocratique (respectant chacun)" au lieu d'avouer "l'école républicaine (enseignant à approuver des dominants)"...
- Un employé désobéissant à l’employeur mérite renvoi pur et simple. Il est honteux que les fonctionnaires aient le privilège de pouvoir dire crotte à leurs supérieurs hiérarchiques, en s’indignant des sanctions en retour. Enfants gâtés. Dans l’univers privé, on est souvent en désaccord, on baisse la tête, on encaisse, et on obéit, pour simplement mériter son salaire. Et si tout le monde était au contraire fonctionnaire, on aurait le niveau de vie de l’Allemagne de l’Est – exiger le beurre (luxe relatif à l’échelle de la planète) et l’argent du beurre (inamovibilité tranquille) n’est pas juste. Sans secteur privé pressuré (et les riches du privé oppriment doublement les pauvres du privé afin de payer les impôts réquisitionnés), le fonctionnariat conduirait je pense à la faillite communiste, et même plus vite que le communisme s’il n’y a pas la violente dictature léniniste pour forcer à un minimum de performance. Maudire la « société de l’argent » en profitant de son luxe ne semble pas honnête. Euh… en un sens, on pourrait me faire la même objection (si tu aimes pas l’injuste domination occidentale, vas t-en), mais c’est très différent je crois : nos fonctionnaires manifestent pour obtenir toujours davantage de moyens, c’est de l’exploitation active, alors que je ne fais qu’obéir et soupirer, en refusant toute promotion, pour vivre d’en bas (local) l’injustice.
- La dissuasion de l’esprit créatif et critique ne date nullement de 2008. Je l’ai vécue dans ma scolarité 1967-1984, et la génération d’avant, bachelière vers 1946-53, semble encore davantage formatée à réciter des auteurs célèbres, sans inventer ni contester. Oui, c’est un immense problème, une école formant des soldats suiveurs et officiers pas mieux, je suis d’accord, mais ça n’a rien d’une trahison soudaine lors du dernier quinquennat 2007-12 (ou postérieure à l’effondrement soviétique 1989-91).
- Les conquêtes sociales de 1945 me paraissent résumées par le courageux Michel Rocard avouant ce qu'est l'esprit de gauche à la française : « la France n’a pas vocation à partager la misère du monde ». Ecraser avec notre finance et nos armes nucléaires, et nos droits de veto ONU privilégiés, les pays producteurs de café, pétrole, oui cela me paraît moralement dégueulasse, et je trouve que ça mérite d’être remis en cause, mais par l’autre côté : en nous enlevant du bien-être et non en nous en procurant davantage (schématiquement : je suis d’accord pour diviser par 10 le salaire ouvrier français pour l’aligner sur la Chine courageuse, et diviser par 1000 le salaire de trader financier bradeur d’usine – Hessel semble vouloir qu’on divise par 100 le salaire des traders, pour que nos ouvriers gagnent 20 fois plus que les Chinois, selon sa logique « à la 1945 »). Si la Sécurité sociale ou la Couverture Maladie Universelle ou le Revenu de Solidarité Active, ne sont économiquement pas généralisables au monde entier, ils doivent à mon avis être abandonnés pour trouver un système viable et le plus équitable possible (le « privilège réservé aux gosses de [pays] riches » est le symbole de l’inéquité).
– « Le motif de la Résistance, c’est l’indignation »
--> C’est un titre, qui demandera à être expliqué, mais j’écris déjà ma première réaction. Comme au sujet du titre général « indignez-vous », je me sens mal à l’aise. Moi aussi je suis choqué par l’école réciteuse, par la finance néo-esclavagiste, mais je ne dirais pas du tout que je suis « indigné, résistant (actif) » : je suis « choqué, résistant (à l’endoctrinement, démonté) ». Ça change presque tout. A l’appel « indignez-vous », à supposer qu’il ait été mondialiste (les pages suivantes pourraient le devenir), je dirais : « non, on nous guide mal, j’aime pas ça, tous ces guides sont pourris, je souffre ». C’est immensément différent, et ça conduit tout à fait ailleurs, je crois : au statut de victime innocente (éventuellement emprisonnée pour offense au dogme), pas au statut de justicier (avec alliances éventuelles à des colériques méchants, au nom de l’efficacité). Là encore, je comprends l’utopie de l’auteur (et de certains révolutionnaires 1789) : la majorité des gens seraient bons de cœur ; or… l’intuition pessimiste – comme l’expérience suisse (et le renouveau d’extrême droite européenne) – semble indiquer que la xénophobie a un immense succès populaire – l’utopie de la majorité bonne n’a de sens que sans frontières privilégiées (protégeant l’égoïsme). C’est peut-être impossible. L’utopie humaniste chrétienne est un malentendu oubliant l’épisode de la Cananéenne, l’utopie humaniste marxiste est un malentendu qui fut ruiné par l’appel stalinien au patriotisme guerrier (ou l’appel bréjnévien au patriotisme sportif) – il y a une force de fond colossale là-dessous, hélas (je considère que c’est le volet bestial résiduel de l’humanité – nullement contrecarré par la prétendue Elite, qui entend dominer aussi, autrement).
– Hessel dénonce le pouvoir de l’argent, le mensonge pour l’extrême richesse de quelques uns aux dépends de l’intérêt général.
--> Oui, je comprends que c’est la morale de gauche qui s’offusque de la victoire de la droite capitaliste, mais… le vrai drame est que la gauche partage en fait les mêmes valeurs : l’exemption d’impôts sur les fortunes en spéculation des familles Strauss-Kahn (« art » ?) et Fabius (antiquités ?) traduit la pourriture des socialistes français, mais le problème semble bien plus large : les Socialistes au pouvoir en Espagne, en Grèce, les Etatistes au pouvoir dans les pays scandinaves, ont tous conduit les gens à la misère (sauf eux politiciens bien sûr, hum). Alors, que faire ? (Ma solution imaginaire à moi est la casse du pouvoir financio-politique avec paiement de la peine et de l’invention) Je vais écouter très attentivement Mr Hessel, s’il a la solution, c’est peut-être géant. Et je précise que la logique de droite n’est pas idiote mais simplement anti-altruiste, considérant que les domestiques de riches injustes vivent mieux que les gens partageant (en ce sens, la gauche nationaliste française est une droite à l’échelle du monde – avec en plus l’aberration de fonctionnaires exigeant confort et liberté sans même être soumis à la rudesse d’un statut de domestiques, grâce à la force publique armée au service de leur système).
– « Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. »
--> Oui et non.
- De nombreux candidats politiques de gauche disent qu’il n’y a qu’à nationaliser les banques, prendre l’argent des riches, et tout ira mieux pour la population. En face, la droite (et la partie centre de la gauche) disent que l’échec des socialo-communistes français en 1983 a montré que ça ne marche pas, que les capitaux fuient à l’étranger et ne laissent que la misère à partager. Sans démocratie mondiale unique (dépourvue de refuge pour les refuseurs de partage), je ne vois pas la solution.
- Je perçois l’injustice de l’enrichissement par la spéculation : simplement en achetant bas et vendant haut, et encore, encore, on parvient à s’enrichir énormément, sans travail, et à obtenir l’argent d’un nombre faramineux d’heures de travail. Mais si la France interdit ce mécanisme, est-ce dire que les Français misérables vont devenir les serviteurs des riches Etasuniens, Britanniques, etc ? Nous n’avons pas de pétrole, pas d’uranium, rien – si nos usines sont remises en route sans plus acheter Chinois, les prix vont s’envoler, alors quoi ? On n’a pas le beurre et l’argent du beurre. Si on veut dominer injustement les Chinois, on sera nous-mêmes dominés injustement, et ça n’a rien de spécialement scandaleux, il faudrait mieux cesser la domination, dévaluer très massivement l’Euro, bannir les droits de veto ONU, alors on deviendra crédible. Tant pis si un litre d’essence vaudra un mois de salaire.
- La dictature occidentale menace la paix et la démocratie mondiale, mais Hessel s’en fiche car il n’en souffre pas encore, apparemment. Ça ôte sa crédibilité pour le reste, à mon avis.
- Les termes de « responsables politiques, économiques, intellectuels » me choquent : en prétendue démocratie, les chefs politiques sont sensés n’être que des représentants temporaires pas des chefs tribaux commandeurs d’imbéciles. Les responsables économiques semblent les plus enrichis des menteurs commerciaux (mentant sur les coûts pour se verser des fortunes). Les « responsables intellectuels » me paraît un concept insultant l’intelligence individuelle : nos érudits pro-israéliens diabolisant toute opposition se comportent en handicapés mentaux, odieusement malhonnêtes en fait, et leur attribuer quelque responsabilité que ce soit tient du vol organisé. Hessel ne le dit certes pas s’il se compte dans le nombre. Moi j’ai davantage de respect pour certaines personnes classées handicapées mentales ou malades mentales que pour les fiers « philosophes » organisant les guerres et la domination occidentale avec du bla-bla tradititionnaliste interdisant les questions évidentes, d’enfants ou illettrés infiniment plus logiques qu’eux.
– « Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. »
--> Cela traduit que je ne suis pas indigné, mais classe les indignés parmi les méchants :
- Je n’aime pas les forts dominateurs, je préfère les faibles dominés (sauf cas des profiteurs escomptant partage sans effort).
- Les gens engagés en groupe me gênent : une manifestation est souvent débordée par des éléments violents, plus colériques que soi, et la solidarité de groupe conduit à la violence commune je crois. Je préfère penser dans ma tête, dire ce que je trouve mal, l’écrire, écouter les objections, répondre. Ce sont les arguments qui comptent pour moi, pas les mouvements de foule ou de groupuscules frappeurs. C’est une autre approche : je suis défaitiste, Hussel se veut gagneur, sauveur – tant pis pour les victimes collatérales ?...
- Je suis choqué par le nazisme mais : son nationalisme me semble aussi pourri que le nationalisme français, son racisme me semble aussi pourri que le racisme israélite. Pour diaboliser, il faut être irréprochable, les résistants de 1940 ne l’étaient nullement (sinon l’Algérie n’aurait déjà plus été française, la religion rabbinique aurait été réformée ou interdite, la Bible raciste génocidaire aurait été censurée, etc.). Page 5, l’éditeur écrivait « cette nouvelle collection : "ceux qui marchent contre le vent" », ce n’est pas juste : Hussel semble là pisser dans le sens du vent, ayant gobé le scolaire et médiatique lavage de cerveau pour l’essentiel. Enfin non : vu son âge et sa gloire, il semble moins victime du lavage de cerveau qu'acteur (ou ex-acteur non repenti) de ce "lavage".
– « On rejoint ce courant de l’histoire et le grand courant de l’histoire doit se poursuivre grâce à chacun. »
- Je ne suis pas d’accord : l’Histoire est le socle sur lequel s’appuyait l’esclavage, l’aristocratie, sur lequel s’appuie aujourd’hui la domination occidentale (après la domination grecque, romaine, islamique, espagnole, britannique) et ce n’est pas du tout ce qu’il faut poursuivre à mon avis. Je dirais au contraire : Stop ! Remettons tout à plat : organisons un monde juste, uni et divers, sans ce dogme criminel de séparation de l’Humanité en nations par Dieu à Babel.
- Je suis gêné par l’appel à l’action de chacun : apparemment, la majorité du monde est communautariste anti-altruiste, rejetant injustement l’étranger en exigeant de ne pas être rejeté. La majorité des castes républicaines corrompent le système pour s’en mettre plein les poches sans travailler dur, en méprisant les humbles et opprimant les esprits logiques décelant la tromperie. Comment un anormal lucide pourrait-il changer cela ? La violence est une autre mocheté, et l’utopique croyance en bonté générale ne paraît pas crédible – coincée notamment par l’esprit de famille généreux, dont le communautarisme ne fait que dériver en un sens. Je ne vois pas d’action adéquate en vue. J’écris, en étant condamné, sans argument que je comprenne, c’est tout.
– « Ces droits, dont la Déclaration universelle a rédigé le programme en 1948, sont universels. »
--> C’est faux, c’est idiot ou criminel. L’article Premier est illogique, dictatorial occidental :
- « 1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience (…) ». Vu que les humains rêvés n’ont ni raison ni conscience (autres que virtuelles imaginaires, comme les personnages de dessins animés), vu qu’aucun critère logique ne distingue cauchemar et réel, cet article 1 interdit sans l’ombre d’un argument le scepticisme philosophique (hypothèse du rêve, malhonnêtement écartée par Descartes, nullissime en logique), le bouddhisme indien (« tout est illusion »), la religion de Sri Nisargadatta Maharaj (« "je suis" est la seule certitude »). Mao, Mahomet, Jésus, Marx, bien des gens ont prétendu détenir la sagesse universelle... mais s’ils commençaient par interdire (ou tuer physiquement) les objections, ils n’étaient simplement pas crédibles.
- « 8. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion » Et si la religion judéo-chrétienne affirme que les Juifs sont supérieurs en dignité et en droit, si la religion nazie affirme que les Aryens sont supérieurs en dignité et en droit, si la religion apartheidienne affirme que les Blancs sont supérieurs en dignité et en droit ? Non, Hessel, tu n’as rien vu venir aux horreurs issues de l’incohérence clamée Sagesse universelle.
- « 30. Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. » Imbécile, dans la mesure où cette déclaration est auto-contradictoire (le judéo-christianisme enfreint 1, condamner le judéo-christianisme enfreint 8), bien sûr que personne ne peut en approuver la totalité, donc cela te fournit les armes pour punir qui tu veux, quand tu veux, l’autorité se réservant le droit d’invoquer des articles en oubliant les autres. C’est immensément lamentable, il semble ne pas y avoir un seul esprit logique en Occident (je pense que le reste du Monde a contresigné pour éviter de recevoir des bombes atomiques sur la figure). Ta fierté mérite la poubelle, Hessel. Des handicapés mentaux comme ma copine imaginaire sont mille fois plus intelligents que toi (moi je suis classé fou, ça revient au même – tu devrais te relire et t’indigner, mais tu es aveugle, et heureux les aveugles, OK, je ne te veux pas de mal… Je continue à lire ? C’est irritant. Mais j’ai aperçu en feuilletant un chapitre sur « la Palestine » et j’ai espoir que l’auteur ouvre les yeux, au moins un peu, au risque d’être traité d’antisémite classiquement.
– Hessel dit que le fascisme vient des possédants qui ont eu peur de la révolution bolchevique. « Mais si, aujourd’hui comme alors, une minorité active se dresse, cela suffira, nous aurons le levain pour que la pâte lève ».
--> Je dirais les choses différemment, et ça change tout je crois :
- J’imagine que la population de 1929-42 haïssait les riches marchands et banquiers, enrichis aux dépens d’autrui en mentant sur leurs coûts, et parmi eux il y avait (pour raison historique de condamnation papale de l’usure ?) beaucoup d’Israélites (endogames, méprisant les non-Juifs) ; les riches non-Juifs ont donc détourné la colère vers les Juifs (riches ou pas, d’ailleurs) en invitant théoriquement les humbles non-Juifs à prendre cette place de riches libérée (qu’aurait annihilée le bolchevisme). La guerre finie, il est devenu interdit en Occident de contester les marchands et banquiers juifs, les racistes endogames, les sionistes expulseurs, alors ça peut re-pêter pareil – au lieu de réfléchir à la base, et condamner les sources de l’injustice : système marchand, financier, endogame. La faillite soviétique appelle à un remue-méninge énorme pour trouver les parades aux erreurs là-bas, mais la critique de la république occidentale me paraît le cœur de la pensée utile. Aujourd’hui comme autrefois, une colère monte, et il faudrait réfléchir très fort, très honnêtement, au risque de conclusions douloureuses, pour éviter le basculement en horreur. Enfin… Hessel le dit peut-être plus loin, il faut continuer.
- Le concept de minorité active dirigeant une majorité inactive me rappelle l’erreur communiste justement (Le Parti). Je préfère croire dans le vote de la majorité mondiale, qui mettrait au pas les riches égoïstes. Est-ce que « riche égoïste » est un pléonasme ? Je crois que oui : même un inventeur génial serait plus admirable s’il faisait don de sa création à tous, plutôt que de devenir oisif exploiteur du travail de peine qu’il n’aimerait pas effectuer. Le performant mérite davantage que le paresseux, mais pas immensément davantage le dispensant de travailler, ce serait auto-contradictoire.
– Hégel cite fièrement Sartre, Hegel, Merleau-Ponty, son passage à lui par la célèbre Ecole Normale de la rue d’Ulm à Paris. « L’histoire des sociétés progresse, et au bout, l’homme ayant atteint sa liberté complète, nous avons l’Etat démocratique dans sa forme idéale. »
--> Au lieu de vénérer en suivant servilement (mais super-fièrement) tes profs, tu ferais mieux de réfléchir comme n’importe quel quidam non diplômé : en revenir à l’Etat national (démocratique ou pas) expulsant les étrangers, ça n’a rien d’idéal – surtout si on est allié à d’autres Etats obtenus par conquête militaire par nos cousins, c’est moralement atroce (« faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais »).
– « une autre conception de l’histoire. Les progrès faits par la liberté, la compétition, la course au "toujours plus", cela peut être vécu comme un ouragan destructeur. (…) philosophe allemand Walter Benjamin. Il avait tiré un message pessimiste d’un tableau du peintre suisse, Paul Klee (…) la figure de l’ange ouvre les bras comme pour contenir et repousser une tempête qu’il identifie avec le progrès. »
--> Non :
- Où sont les progrès faits par la liberté ? La loi Fabius-Gayssot de 1990, interdisant le scepticisme philosophique et deux religions indiennes (non violents), incarne-t-elle la marche vers la liberté ? On ne peut même plu’ étudier la source de la pensée cartésienne : Descartes a dit (avant de reconstruire menteusement) : « imaginons que je rêve, que rien ne soit vrai, alors… ». Non, maintenant, un élève peut stopper le prof de philo : « Msieur, retirez s‘que vous vnez de dire ou mes parents portent plainte : vous prendrrez deux ans de prison et deux ans de salaire d’amende. Pour offense au dogme, enfreinte à la loi civile. »… Votée à l’unanimité par cette république pourrie…
- Le thème de la compétition est difficile, immensément. Selon le dogme américain, pas idiot, la compétition est le moteur d’amélioration perpétuelle, de réduction des coûts (pour vendre moins cher donc prendre la place du concurrent) – effectivement, à des passagers antillais qui se plaignaient que Paris-Martinique soit quatre fois plus cher que Paris-New York, la compagnie publique a répondu : « sur New York, on ne peut pas faire ces prix, la concurrence prendrait le marché ». Selon le dogme communiste (initial, tout au moins, avant de mesurer les dégâts), la compétition est au contraire un gaspillage multipliant les efforts inutiles et les rebus invendus, tandis que les vainqueurs de compétition veulent surtout raquetter les clients par hausse des prix après avoir tué leurs concurrents. Les deux ont partiellement raison : le monopole peinard est coûteux, la compétition est gaspilleuse… Difficile.
- La course au « toujours plus » de confort et loisirs semble irrésistible, balayant mes souhaits naïfs de frugalité. Si Hessel était né en Ethiopie et mangeait un demi quignon de pain par jour, il voudrait un deuxième, puis un troisième, c’est le ventre plein qu’on peut hausser les épaules et dire « à quoi bon ? ». Personnellement, je n’ai pas d’ambition à gagner toujours davantage, je refuse les promotions, je ne voulais pas de sortie ni de voyage (avant de me marier et de devoir suivre), je ne serais pas gêné par une espérance de vie de 50 ans plutôt que 100 ans pour moi, mais j’apprécie grandement deux éléments issus du « toujours plus » matériel, par rapport au Moyen-âge : la photographie (sans la difficulté immense de dessin), l’ordinateur (photo gratuite, dessin vectoriel, retouche photo créative, écriture infiniment retouchable).
- L’image de l’ouragan m’échappe, pardon. Le progrès détruit quoi ? Les traditions antérieures ? Moi je suis content que les traditions d’esclavage, viol militaire, impôt religieux, vendetta, soient abolies. Au lieu d’agiter des grands symboles, explique, bon sang. Certes, la Culture (Française au moins) ne fonctionne pas ainsi : il s’agit de pondre des mots ou tableaux sans autre intérêt que d’être cryptés, et ceux qui seront parvenus à décrypter se sentiront immensément supérieurs (et cracheront sur leurs concurrents interprétant autrement, s’il y en a).
- L’ange en question n’est pas une grande œuvre, non. Que des verbeux aient blablaté pendant des dizaines de pages à son sujet m’indiffère, ils auraient pu faire pareil avec un dessin de mon neveu à l’école maternelle. Si on ne nous dit pas que c’est du grand art à vénérer, ça ressemble à un oiseau mal dessiné, à tête de chien (avec bigoudis ou papier tue-mouche gluant dans les cheveux), levant les avant-bras pour accueillir ou au contraire empêcher d’entrer, c’est illisible, mal dessiné. Si des gens y voient du génie, libre à eux, mais ce n’est pas un jugement objectif. Que ce tableau page 3, daté 1920, soit crédité au musée d’Israël, à Jérusalem, rappelle la colère (1920 ?) du peintre Hitler (nul disent les historiens « autorisés »), pestant que les galeries d’art soient réservées aux Israélites. Il ne faut pas généraliser, mais ce tableau-ci est apparemment une crotte, ayant inspiré des verbeux coreligionnaires. Hessel est pris dans la machine, de mépris injuste envers les humbles, de fierté excessive dans la classe prétendue intellectuelle, oubliant seulement de réfléchir jusqu’au bout. Le vrai progrès humaniste, au-delà de la décolonisation, serait la disparition des frontières, des favoritismes injustes. L’ouragan serait en face, de la part des égoïstes bombardant cette offense à leurs privilèges de naissance, traditionnels.
– « L’indifférence : la pire des attitudes »
--> Je ne suis pas du tout d’accord. La pire des attitudes est le crime, la seconde pire est la complicité active de crime. Actuellement, en ces temps de guerre larvée Occident-Islam, le pire crime est à mon avis l’interdiction de retour des expulsés Palestiniens (démocratiquement approuvée en Israël). Le second crime est l’action diplomatique occidentale (USA, France, Grande-Bretagne notamment, ayant droit de veto ONU), soutenant cette interdiction et ne tolérant pas sa contestation (Durban 2). Alors… qu’un électeur, à qui on ne demande pas son avis (sauf de voter gauche sioniste ou droite sioniste), soit indifférent, là n’est pas du tout la pire des attitudes. Ce n’est pas parfait, d’accord, enfin ça se discute, mais il ne faut pas que les arguments se trompent de cible. Le système me paraît intrinsèquement pourri, je l’ai expliqué au début de ce site, que des gens sans pouvoir soient indifférents me semble préférable à ce qu’ils soient tristes et déchirés comme moi (le résultat est le même et c’est moins douloureux).
– « Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. (…) La pire des attitudes est l’indifférence, dire "je n’y peux rien, je me débrouille". En vous comportant ainsi, vous perdez l’une des composantes essentielles qui fait l’humain. Une des composantes indispensables : la faculté d’indignation et l’engagement qui en est la conséquence. »
--> Euh…
- Pardon, oui, ça corrige ce que j’interprétais plus tôt : le titre « pire des attitudes » sous-entendait « pour un non-décideur », ça change grandement les choses.
- Je comprends que Hessel préfère l’indignation à la résignation, chacun son truc, mais je suis gêné quand il déclare cette seconde attitude : inhumaine. Une toute autre sagesse, contraire, est dans le bouddhisme indien : il faut cesser de vouloir pour ne plus souffrir de ne pas avoir. Ça se discute, je crois, il ne faut pas généraliser. Dans un wagon ferroviaire, si un moine bouddhiste, témoin d’un viol, ferme les yeux en souriant quand retentissent les appels au secours, ce n’est pas l’idéal. Inversement, les activistes qui enferment comme « fous » les logiciens (expliquant leur inaction par l’infalsifiable hypothèse du cauchemar) me paraissent bestiaux arriérés. Enfin, une mère qui se focalise sur le bonheur de ses enfants, sans s’intéresser au monde lointain, me paraît suivre une logique judicieuse, à court terme tout au moins (si un enfant explose sur une bombe terroriste, il aurait mieux valu éviter la faute collective que punit cet attentat). Je me contrefous de ce qu’a affirmé Sartre ou autre : examinons les idées, les espoirs, les risques, simplement.
- Le fait qu’il faille chercher l’insupportable, camouflé par les « autorités », devrait être interprété : je crois qu’une chanson populaire le dit : « on nous ment, on nous dit rien », j’ajouterais (vis à vis des politiciens et journalistes) mon jugement lié : « tous pourris ». Une fois ceci enregistré, oui, il faut chercher pour percevoir, mais il me semblait important de le noter au passage. Et la conclusion est soit « il faut chercher », soit « pff, ce monde est moche, je vais pas me battre ». Enfin, s’il y avait un lumineux espoir de perfection à court terme, l’engagement serait plaisant et louable, mais il risque d’être une fois encore détourné par d’autres dominants, méprisant les troupes humbles.
– Hessel cite en problème numéro Un l’écart grandissant entre les très pauvres et les très riches, dans le Monde. « gagnent à peine deux dollars par jour. On ne peut pas laisser cet écart se creuser encore. »
--> Ouf ! On y vient ! J’ai bien fait de continuer à lire. Mais…
- Les indignados espagnols semblent n’avoir rien compris au message : les chômeurs espagnols veulent de quoi s’acheter des cigarettes et billets de loto, tickets-foot et bijoux dorés, ils ne veulent pas que les agriculteurs du Sahel touchent trois dollars au lieu de deux…
- Enfin, la phrase de Hessel est terriblement mal tournée, ou moche : elle peut être lue « c’est OK qu’un Français gagne 20 dollars quand un Malien par contre gagne 2 dollars mais attention, il faut se battre pour ne pas que ça devienne 200 dollars contre 1 dollar ! ». Alors les Indignados demandent 40 dollars et reconnaissent vaguement souhaitable que les Maliens passent pareillement à 4 dollars, s'ils se battent eux aussi contre leurs riches…
- Il manque un peu de culture monétaire à Hessel ? Si au Mali 2 dollars paient l’achat de trois maisons et 800 repas, quand 20 dollars en France paient une journée de loyer et 3 repas, on se trompe si on quantifie la richesse en appliquant les taux de change des financiers. Il faudrait mondialement raisonner en niveau de vie.
- Il manque un point capital : celui qui a ruiné l’Union Soviétique : l’égalitarisme est moralement contestable. Si celui qui refuse le travail gagne autant que celui qui abat une énorme charge de travail, presque personne ne travaillera, et ce sera la ruine pour tous. C’est en termes d’équité qu’il faut raisonner, non d’égalité parachutée. Ce n’est pas facile, d’accord, mais il faudrait au moins signaler ce point méritant vigilance. Ce point capital, apparemment oublié par Marx, a ruiné son utopie (entre autres choses, puisque Lénine a tout ré-écrit je crois pour passer à la pratique, via dictature).
– « C’est à René Cassin que nous devons le terme de droits "universels" et non "internationaux" comme le proposaient nos amis anglo-saxons. (…) C’est une manière de déjouer l’argument de pleine souveraineté qu’un Etat peut faire valoir alors qu’il se livre à des crimes contre l’humanité sur son sol. »
--> Le mot « déjouer » avoue la situation honteuse, les jeux de mots menteurs atroces (je crois lire : "nous Cassin-Hessel super malins, on a déjoué leur projet de feindre l'obéissance") :
- Non : si vous voulez interdire un génocide, dites « le génocide est interdit », pas « il est interdit de refuser les dogmes judaïques »… Si vous voulez dire « il est interdit de tuer des populations en masse », dites le, et pas « il est interdit de formuler l’hypothèse du rêve ou que les Juifs seraient des sous-hommes ». Sinon, c’est retomber dans l’Inquisition médiévale : « nous ne disons pas trivialement "il ne faut tuer personne", nous le disons élégamment sous la forme « il faut respecter à genoux la parole du Christ, et payer sa royale Eglise", tout refus signifiant universellement Volonté de tuer tout le monde ! ». Sauf profonde idiotie, cet amalgame aveugle tient du mensonge éhonté, disqualifiant Hessel, Cassin, Mendès-France, etc. Ça me semble aussi moche que le triomphe de la finance, et Hessel devrait s’indigner en se regardant dans une glace, au lieu de bomber le torse et citer ses titres de chef rédacteur.
– « Ne pas être dupe de l’hypocrisie qu’il y avait dans l’adhésion proclamée par les vainqueurs à ces valeurs que tous n’avaient pas l’intention de promouvoir loyalement, mais que nous tentions de leur imposer. »
--> Hessel ne s’est pas relu ? Ou est-ce sa conscience qui le pousse à avouer son auto-contradiction débile ou malhonnête ? Sa Déclaration est tellement « universelle » qu’elle est « imposée » par les vainqueurs écrasant les vaincus, avec armes atomiques au-dessus de la tête pour bien leur faire comprendre combien il s’agit d’évidence universelle. C’est digne de Hitler et Staline, cet acte de force, mais certes avec l’axiome égoïste « faites ce que je dis, pas ce que je fais », hop : ça passe, ni vu ni connu. Face au miroir, Hessel, tu devrais te cracher au visage, si tu es prompt à l’indignation. Pardon pour le tutoiement, pour moi le vouvoiement marque le respect, et le respect : il faut le mériter. J'ai essayé a priori, mais là j'en peux plu' (ou "je n'en puis plus", cher lettré menteur, oui).
– « Je ne résiste pas à l’envie de citer l’article 15 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme : "Tout individu a droit à une nationalité" ; l’article 22 : "Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la Sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux (…)" On a vu des peuples colonisés s’en saisir dans leur lutte d’indépendance ».
--> Que cela ait favorisé la décolonisation est une bonne chose je trouve, mais :
- Le principe d’indépendance me paraît une erreur, c’est la non-domination par minorité qu’il fallait encourager. Pourquoi interdire tout projet d’humanité unie en donnant droit aux nationalistes de haïr l’étranger ? Si 50 millions de Britanniques opprimaient 500 millions d’Indiens, il suffisait de donner le droit de vote aux Indiens, et la gouvernance aurait changé de côté, nul besoin de rejet mutuel par frontière xénophobe. Je considère cela comme une lourde erreur d’analyse, et Hessel semble fier de n’en avoir débattu avec personne, il s’agissait d’imposer pas d’envisager une réécriture améliorée… Affligeant.
- Pourquoi un membre de la société refusant le travail aurait il « droit » à exiger la satisfaction de ses besoins en aliments et distractions ? C’est encore le piège soviétique : les paysans ne récoltaient pas car c’est fatigant et pas payé davantage que si on oublie d’aller aux champs (d’où police politique féroce, etc.). Eh, le cerveau c’est fait pour envisager et réfléchir. Imposer au lieu de penser, c’est bestial, il ne faut pas prétendre donner des leçons d’humanité aux non-engagés, alors.
– « qui justifient votre indignation – traitements faits aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms. »
--> Attention, il ne faut pas tout mélanger :
- La question des immigrés et sans-papiers, et nomades internationaux, disparaîtrait si était prononcée la démocratie mondiale unique sans frontière. Hessel y est-il prêt, et si non : pourquoi ? (moi : j’y suis prêt, même si je préférerais dire « dans 10 ans, le temps d’organiser ça sans risque élevé d’extermination vengeresse »).
- Ce n’est pas parce qu’on est immigré, ou sans papier, ou Rom, qu’on ne mérite aucune punition si on commet des actes criminels. L’essence du racisme ne me semble pas le rejet de la différence (les Asiatiques, travailleurs et discrets, semblent appréciés des Français) mais la généralisation abusive à partir de quelques cas effectivement choquants. Il suffit de condamner ces cas choquants à titre individuel, selon la procédure courante. Le fait que les scientistes déclarent Vérité la généralisation a fait beaucoup de mal à la logique, et les tribuns manipulent pareillement l’amalgame diabolisateur, en s’offusquant que le peuple fasse pareil… Le discernement n’est pas classé qualité dans notre société, hélas – non, il faut vendre les produits et obtenir les votes, par tous les moyens trompeurs à disposition.
- Des lois ont été édictées par « l’Elite » en faveur des « gens du voyage », sans référendum car c’est immensément impopulaire, de faire payer aux contribuables l’accueil de personnes de passage, à riches voitures sans source de revenus identifiable (hors vols ou trafics probables). Cette hostilité est liée aux comportements, aux actes, nullement aux origines – sauf dérive se trompant de colère, certes, mais que les politiciens de tous bords favorisent les voleurs contre les volés choque légitimement, ce serait absolument pareil après la disparition des frontières que je souhaite (sauf que, avec démocratie directe, les politiciens seraient mis au pas par la population, mondiale).
– « Aujourd’hui, la principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie. Ce conflit est la source même d’une indignation. »
--> Bravo, c’est courageux d’affronter le sionisme dominant la France « d’en haut » (donc « d’en bas » aussi, indirectement). Mais… ceci serait soluble par la déclaration « Palestine = état » des territoires occupés en 1967, ce qui ne répond pas à la pire horreur : les expulsés vers le Liban, la Syrie, etc. interdits de retour pour raison raciale (ou religieuse, mais avec interdiction de conversion religieuse pour cause raciale)… avec totale approbation des leaders et journalistes occidentaux, ayant claqué la porte de la conférence internationale Durban 2, dite antisémite… (Contester la suprématie judaïque est classé tel).
– « Cisjordanie (…) camps de réfugiés palestiniens mis en place dès 1948 (…) où plus de trois millions de Palestiniens chassés de leurs terres par Israël attendent un retour de plus en plus problématique. »
--> Le seul problème est la loi du plus fort : Israël nucléairement armé, avec plein soutien diplomatique étasunien (et franco-britannique en deuxième couche). Pas un mot de cela à la télévision, où Palestinien est presque synonyme de terroriste, ou de « fou de haine fanatique, tueur d’innocents ». Là encore, la disparition des frontières résoudrait l’injustice, Hessel aurait dû y penser, l’envisager, s’il avait du recul, et une capacité à l’auto-critique avant de hurler avec indignation. Comme lui s’amusait à imposer ses droits « universels », Israël s’amuse à imposer sa supériorité « universelle », la justice est ailleurs.
– « rockets sur la ville de Sdérot (…) il faut comprendre la violence comme une regrettable conclusion de situations inacceptables pour ceux qui les subissent. (…) Elle est compréhensible, je dirais presque qu’elle est naturelle, mais pour autant elle n’est pas acceptable. Parce qu’elle ne permet pas d’obtenir les résultats que peut éventuellement produire l’espérance. »
--> Là, je ne vais pas protester : je ne suis pas d’accord avec cette analyse, mais j’envisage évidemment qu’elle n’est pas sincère, constituant un simple essai de phrases publiables sans procès pour racisme antisémite. Le succès immense du livre confirmerait ce choix stratégique, d’accord. Mais à titre individuel, sans militantisme, l’analyse est différente je pense :
- On nous apprend à l’école publique française que la violence révolutionnaire de 1789 contre l’injustice n’était pas inacceptable mais héroïque et morale – même si des femmes et enfants ont hélas été tués. Pourquoi deux poids deux mesures quand les bourreaux subissant révolte sont judaïques ? L’explication raciste (pro-juive), religieuse ou non, est-elle la seule réponse ?
- L’espérance me paraît vaine : les USA sont maîtres du monde, et – alors qu’en France un référendum pourrait casser le sionisme des dirigeants de gauche et droite – la population américaine approuve largement le sionisme. L’école n’y est pas scientiste mais biblique d’inspiration protestante (les catholiques ayant été antisémites autrefois, traitant les Juifs en « tueurs du Christ »), et la Bible est intrinsèquement raciste projuive, donc la population approuverait en masse ce racisme, j’en suis presque sûr. Je ne vois aucune raison d’espoir. Je vais continuer à lire mais je doute, au départ.
- Les missiles sur la ville frontière de la Bande de Gaza me semble un détail mineur : les trois mille morts du World Trade Center sont plus gravement associés à la haine antiaméricaine que génère dans tout le monde musulman la protection ONU (minoritaire mais triomphante) de Israël-expulseur par les USA.
- Les informations disaient hier que la Palestine va réclamer à l’ONU de devenir le 194e état du monde, mais que les USA ont annoncé qu’ils poseraient leur veto. Ça continue, et c’est bloqué tant que les droits de veto permettent à l’aristocratie du monde d’imposer ses diktats à la majorité. Pourquoi Hessel ne s’en indigne-t-il pas ? Pire : si Cisjordanie et Gaza devenaient un pays, cela ne réparerait en rien l’injustice raciste des expulsés interdits de revenir en Israël, tant depuis la Cisjordanie que le Liban ou la Syrie, etc. Le problème atroce n’est pas tant la 2e couche 1967 que la première 1948.
- Hessel s’est piégé lui-même avec sa Déclaration des Droits de l’homme incohérente : il a autorisé la vénération/adoration de la conquête du pays de Canaan par les Hébreux et Moïse, expulsant ou tuant ou faisant esclaves les Cananéens, les Israélites modernes ont donc réitéré ce qu’ils étaient officiellement autorisés à déclarer glorieux. Eh, Hessel, il fallait réfléchir avant d’écrire des sottises graves, ayant entraîné meurtres racistes (Der Yassin etc.) et assassinats en retour (terrorisme palestinien). L’indignation devrait commencer par un très sévère mea-culpa et une descente en flamme de ces Droits de l’Homme très gravement incohérents.
- Hessel ne cite pas (le chapitre Palestine semble fini) l’argument télévisé selon lequel Israël est l’avant-poste de la vertu démocratique en terre barbare fanatique… Moi j’aurais répondu par la dérision : « si Israël est une démocratie, alors la France devrait être depuis 1948 une république islamique : Allah a dit aux Musulmans que la France était leur propriété, mais le diable bougnoul belge Charles Martel (avec ses mercenaires sataniques) a empêché ce projet divin ; aujourd’hui donc, les non-arabes sont (en très grande majorité) expulsés de France pour rendre leur Terre promise aux Musulmans (avec quelques domestiques blancs conservés là, bien, à leur place, qu’ils s’estiment heureux de ne pas être esclaves comme y autorisent les textes sacrés – de vénération libre selon l’ONU) ; dans l’état islamique français, la démocratie règne pour le respect de chacun ; les non arabes sont dispensés de service militaire (pourchassant les sales blancs terroristes dans les montagnes) et donc interdits d’entrée dans la fonction publique ; bien sûr, les blancs (tous racistes antiarabes) ne peuvent pas se convertir à l’Islam s’ils n’ont pas de sang arabe : ce refus est légal, pas raciste, comme le judaïsme rabbinique ni plus ni moins. » OK ? Morale (altruiste) : se mettre à la place de l’autre pour juger, comprendre.
– « La non-violence, le chemin que nous devons apprendre à suivre (…) Sartre, on ne peut pas excuser les terroristes qui jettent des bombes, on peut les comprendre. »
--> Attention, le président Sarkozy, cité dans le livre de Blanrue, disait quelque chose comme « l’intelligence est dans le camp du Mal : elle prétend expliquer l’inacceptable, est-ce qu’on explique pourquoi l’on viole ? ». A la place de Hessel (sauf anachronisme, pardon), j’aurais répondu à Sarkozy : « votre copain sioniste DSK, il n’a pas expliqué pourquoi il a violé, il a expliqué que c’était pas du viol – les coups et douleurs : elle disait qu’elle aimait ça, qui peut prouver le contraire ? ». Et la résistance d’Hessel qui tuait des collabos, on ne peut pas l’excuser ? Le drame est bien le « deux poids deux mesures » qui inverse tous les jugements dès lors que des Israélites sont concernés. D’ailleurs, quand Hessel a interdit de contester les religions, ignorait-il que Jésus a dit que les non-Juifs sont des chiens ? ou l’approuvait-il ? C’est très grave, et avoir prétendu ces horreurs « universelles » est une honte – ça ne mérite pas combat (perdu d'avance je crois), mais soupirs immenses.
– « Le terrorisme n’est pas efficace. »
--> Faux (à en croire les historiens) : la menace d’extermination aisée de la population japonaise, avec les massacres de Hiroshima et Nagasaki, a obtenu la capitulation sans condition du Japon. La menace de mort imparable, à l’encontre d’innocents, peut gagner. C’est atroce, une autre voie serait bien préférable, mais si les bourreaux sont inflexibles, je ne vois pas d’autre issue que la violence (ou le désespoir, en majorité, mais quelques excités pètent les plombs).
– « Aussi bien du côté des oppresseurs que des opprimés, il faut arriver à une négociation pour faire disparaître l’oppression : c’est ce qui permettra de ne plus avoir de violence terroriste. »
--> Le mot « négociation » me gêne : entre l’indigénat et l’égalité, fallait-il s’entendre sur un compromis de demi-indigénat ? Entre aristocratie et égalité, fallait-il négocier un partage partiel de privilèges restant majoritairement nobles ? Je ne comprends pas l’argument, du tout. Les oppresseurs sont des monstres, et ils doivent cesser, dans leur propre intérêt pour éviter la haine violente en face, non ? Pourquoi oui en 1789, oui en 1945, mais Non pour Israël ? Où est l’argument ? Hessel me balance ces prétendues vérités avec pouvoir de conviction nul, c’est lamentable. En 1943-44, une paix négociée avec l'Axe aurait épargné des millions de tués (surtout civils), mais les très chers amis de Hessel ont massacré joyeusement pour obtenir une paix sans condition, une victoire totale, et on apprend à l'école que là était le Bien contre le Mal, ce que Hessel n'a nullement contesté. Mais pour Israël, c'est très différent, pourquoi ? A cause de la Shoah avant ? mais alors... un homme violé en prison est-il autorisé à violer des femmes à sa sortie de cellule ? Ça me paraît monstrueux ou idiot, ou malhonnête, cet "argument". Et sans argument, c'est le néant, la loi du plus fort, malhonnête quand il prétend à la grandeur digne.
– « Le message d’un Mandela, d’un Martin Luther King trouve toute sa pertinence dans un monde qui a dépassé la confrontation des idéologies et le totalitarisme conquérant. »
--> Pas du tout. Enfin, oui : Mandela et Luther King, c’est beau, de pardonner sans tuer, d’accord, mais le totalitarisme conquérant a pour dernier rejeton : la conquête d’Israël 1948 et le refus de retour des expulsés, dont le vote renverrait chez eux les expulseurs. Certes, les Israélites nés-là n’ont pas d’autre pays, mais il fallait y réfléchir honnêtement en laissant revenir les expulsés dès 1949 – avoir au contraire maintenu une injustice raciste se paye d’inconfort, ça pourrait être pire. Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi l’espoir de fin d’oppression ferait plier les oppresseurs. Mandela dans sa prison n’a rien obtenu du tout, ce sont les sanctions économiques ruinant l’Afrique du Sud qui ont eu raison de l’apartheid – c’est une « victoire de la finance », en un sens, certes moins brutale que révolution sanglante… Pour Israël, le boycott est interdit, traité de racisme antisémite, et ça bloque sciemment ce volet là, pour ne laisser que soumission (voulue) ou révolte (massacrée). Je ne vois pas l’espoir, je n’ai pas entendu l’argument. Pourquoi Hessel en 1940-45 a-t-il pris les armes au lieu d’espérer à la Luther-King ? J’ai rien compris, parce qu’apparemment il n’y a aucune pensée, qu’une foi en quelque miracle possible (naïf, face à des monstres ?), et dont s’est dispensé l’auteur en 1941, « faites ce que je dis, pas ce que je fais », encore.
– « Pour y parvenir, il faut se fonder sur les droits, dont la violation, quel qu’en soit l’auteur, doit provoquer notre indignation. Il n’y a pas à transiger sur ces droits. »
--> Mais, imbécile, tes très fiers Droits de l’homme interdisent le droit à la pensée sceptique non violente tandis qu’ils interdisent de contester la religion, même si elle contient l’instruction de tuer les infidèles ! Un droit injuste, appliqué, se traduit en injustice ! (opprimer le non-violent, protéger le tueur, quand c’est de ton côté bien sûr…). Et la contradiction est bénie si les dominants interdisent la logique : le droit de Véto à un pays immensément minoritaire comme la France, et pas à l'Inde 20 fois plus peuplée, est indiscutée, même par toi Hessel, même si elle foule au pied le droit premier d'égalité à la naissance. Tu n'es pas crédible, tu es sénile ou tu nous prends à tort pour des idiots.
– « une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. »
--> Décevante conclusion :
– Nulle part il n’est mentionné un appel à la logique, à la cohérence, à l’altruisme, qui peuvent apporter une satisfaction intérieure (et une paix internationale) en basculant du luxe exploiteur à la frugalité partageuse. Ça donne les indignados espagnols, qui protestent et qui veulent quoi ? Ben, ils veulent du confort, avec travail éventuel, mais comment faire pour qu'il apparaisse en masse ? Ben, ils savent pas, mais ils protestent de pas l’obtenir. Enfants gâtés pourris, pendant que les enfants asiatiques triment dur, payés une misère, pour nous fournir des jouets et autres objets inutiles, fermement exigés par nos gosses. Ne faudrait-il pas réfléchir même si ça fait mal ?
– L’hyper-consommation a un attrait colossal, c’est ce qui a fait dresser puis s’écrouler le mur de Berlin : les humains aiment le luxe gaspilleur (au risque de l’injustice), pas la sobriété triste, partageuse (même équitablement sans piège égalitariste ni apparatchiks privilégiés).
– L’écrasement masculin sportif, et le culte féminin du prince, ont un succès énorme. L’endoctrinement soviétique (à servir l'intérêt général) n’y a rien changé, l’utopie de non mépris du faible paraît très minoritaire, sans espoir.
– La Culture me semble complètement hors sujet. Les « grands auteurs » étaient généralement des imposteurs (Hessel s’avère digne de les rejoindre), et l’éducation nous interdisait de les trouver nuls. Ceux d'entre nous, élèves, qui ont eu des bonnes notes, diplômes, étaient des moutons sans intelligence critique (comme "moi sous médicaments abrutissants").
– L’amnésie peut apporter la réconciliation plutôt que l’extermination vengeresse, il ne faut pas l’oublier (ce n'est pas contradictoire : ne pas "oublier" la logique me paraît davantage majeur que ne pas Oublier de réciter les faits prétendus). La mémoire, présentement, sert surtout à « justifier » Israël dans son refus raciste d’autoriser le retour des expulsés (en oubliant le parallèle américain : seuls les Gardiens de la Mémoire ont droit de parole, les logiciens sont passible d’asile psychiatrique). Cet usage de la mémoire me paraît un détournement grave, et un monde uni sans mémoire, sans frontière héritées du passé, me semble le dernier espoir. Même pas envisagé par Hessel, très fier d’avoir érigé le droit à la nation xénophobe comme « universel » (sauf point de vue "criminel et/ou dément", le totalitarisme soviétique s'est inspiré de cette malhonnêteté).
(Lecture de la postface de l’éditeur)
– « Stéphane Hessel (…) d’un père juif »
--> Ça aide à être édité, certes, quand on n’a pas d’idée ni de logique ni d’honnêteté. Le fait qu’il soit, anormalement, non pro-Israël est notable (comme chez moi, arrière petit fils d’Israëlite, donc Juifa descendant des Hébreux), mais il manque apparemment du recul qui lui ferait percevoir l’horreur du racisme américano-sioniste : « rendre au moins la moitié de la Palestine aux Hébreux, surtout pas moitié des USA aux Amérindiens ; rendre aux Mohicans New York, plus grande ville juive du Monde, serait du racisme antisémite ! ». Hessel a... oublié de s'indigner, il y avait de quoi, honnêtement, même si ce n'est pas ma voie.
– « le docteur Chang (…) il affirma que la Déclaration ne devait pas être le reflet des seules idées occidentales »
--> Ce fut complètement raté, et l’Inde n’est pas représentée, méprisée par les prétendus détenteurs de la morale universelle. C’est scandaleux, presque monstrueux, Hessel a l’indignation « super sélective », pour ne pas s’égratigner… Un des (seuls ?) grands enseignements de ce livre aura été que "Droits de l'homme universels" voulait sciemment dire "universellement imposés" et pas du tout "universellement reconnus bons" (si ce n'est en signature forcée sous la menace). Quelle horreur, quelle honte. Oui, des Chinois peuvent être indignés et brûler la statuette de Hessel...
– « diplomate (…) poste d’ambassadeur (…) Il adhère au parti socialiste »
--> Ça explique sa haine des financiers et sa favorisation des fonctionnaires, sans voir que le socialisme à la Française exploite (pour des planqués, et quelques passionnés admirables OK) le système privé, qui performe en exploitant les vraies victimes – le très fier col blanc Hessel est bien loin au-dessus de ça, simplement bobo socialiste, engagé et donc complice des détournements Urba-Gracco et leur auto-amnistie. Sans aucun pouvoir de conviction en matière de colère. Le jugement « tous pourris » l’inclut. Non, un tel livre n’a pas de quoi faire bouger le monde.
Au vieux monsieur de 93 ans, je souhaite la paix et je pardonne ses erreurs, imputables peut-être à la maladie d’Halzeimer, pauvre homme, mais les pensées écrites ici ne sont pas grandes, pas même utiles pour moi je crois. J'ai commandé un livre de réponse critique à Hessel, publié, il pourrait y avoir là des éléments intéressants, enrichissants.

Nouvelle auto-critique (19 Septembre 2011)
1– A la réflexion, je pense que la confusion 1948/1967 d’Hessel concernant Israël pourrait ne pas être un hasard mais l’objet machiavélique de ce livre publié sans problème, pour faire implicitement passer le message : « Regardez, même un révolté sans concession, brave et intelligent quoique excessif, n’envisage que Israël+Palestine, façon 1967, donc accepte 1948 » – cela rejoindrait le dogme occidental d’Obama-Sarkozy-BenoîtXVI (et Arafat vieillissant, riche de comptes secrets en Suisse paraît-il) : le sionisme modéré, qui est raciste (garder expulsée la grande majorité de la « sale race ») sans tolérer que ce soit dit. C’est je crois la case qui manquait pour comprendre la « logique de Hessel » : il oublie de dire que son bel espoir de "compromis avec l’oppresseur" a été incarné par le très méchant Pétain qu’il a combattu par les armes, il n’examine (au sujet d’Israël) aucune objection à la voie de la négociation ménageant l’oppresseur (il risquerait d’être démontré fautif, alors chut). La fausse révolte en fait sioniste serait la clé. Ce ne serait pas sénile (pardon, Monsieur Hessel) mais machiavélique raciste (de la part de Hessel, ou ses éditeur/promoteurs si Hessel est naïf non calculateur) – il m’a fallu 48 heures et deux nuits de sommeil/digestion pour l’envisager, décodé, ce n’était pas évident. Mea culpa de ne pas l’avoir envisagé en première lecture.
2– Des souvenirs flous de mots que j'avais aperçus sur Internet se sont confirmés avec recherche Google : après rédaction du livre, Hessel a lui-même (intelligemment ?) compris que son pur « espoir » de négociation avec Israël sans action n’était pas crédible, et a rejoint un mouvement de boycott des produits israéliens, façon anti-Apartheid. Sa chère Ecole Normale Supérieure a annulé un débat à ce sujet « "boycott anti-israélien, ce qui est illégal", a assuré Richard Prasquier, le président du CRIF (…) dénoncé "un crime contre l'esprit", commis par "quelques élèves de l'école convertis au terrorisme intellectuel". M. Prasquier s'est félicité de l'annulation de la conférence et a salué le rôle joué par Valérie Pécresse "ainsi que le rectorat de l'Université de Paris que nous avons contactés en urgence [et qui] ont réagi sans ambiguïté". » On comprend le grand rendez-vous unanime de toute la classe journalistico-politique au dîner annuel du CRIF, venant jurer le double élan de « l’Elite » : « pour l’amitié avec Israël et contre l’antisémitisme », officialisant l’amalgame « inimitié envers Israël = crime antisémite », prétendu-crime illégal (déjà ou bientôt, en tout cas dissuadant toute réflexion critique libre). Je prends note, donc, que 1/ Hessel a reconnu que son livre naïf était absurde 2/ il s’agit encore de s’immiscer parmi les antisionistes en essayant de diriger vers le compromis 1967 sans jamais envisager l’annulation de 1948 (décision « internationale » en privant de veto les mondes arabe et musulman). Entre le rêve Grand-Israël de la droite Israélienne au pouvoir et l’acceptation honnête (non raciste) de retour des expulsés (dissolvant « l’Etat Juif »), il s’agit là encore de viser la coexistence Israël-Palestine, consolidant la victoire raciste 1948 en enterrant les résolutions ONU qui ont pu exiger le retour des expulsés. Stratégique. Concernant le principe « sage voie du milieu », j’ai déjà répondu ailleurs : on peut aboutir très différemment si on dit au contraire « entre la mise en "minorité riche surtaxée" des Israélites Israéliens et leur extermination, le compromis sage serait leur simple expulsion-retour ».
3– DSK hier soir s’est expliqué à la télé : ce que j’envisageais était faux, pardon : il n’a pas dit « elle aimait les coups » mais quelque chose comme « je ne lui ai jamais donné de coups », sous-entendu je pense : « rien ne prouve que ses traces de coups et viol venaient de la minute où elle a voulu baiser avec moi, et non de sa vie avant ». Hum, soit cela rend (atrocement) irrecevable toute plainte pour viol (sauf devant témoin ou sous caméra de vidéo-surveillance), soit DSK va être laminé par la critique et changer de défense, d’« explication », invalidant pareillement l’argumentaire de son copain Sarkozy contre l’intelligence explicative (enfin non, oups, c'est le contraire : DSK illustre à mon avis l'intelligence mauvaise trompeuse que Sarkozy promoteur de DSK prétend voir dans tout antisionisme, à tort, mais j'envisage qu'un accusé-violeur pourrait signaler un vrai piège : « elle m'a dit "prends-moi, brutalement ça m'excite, je ferai semblant de pas vouloir" alors quand elle a dit non, ben, je croyais que c'était son jeu de théâtre bizarre » ; cela mérite d'être entendu – sinon les dommages et intérêts financiers pour viol pourraient créer une nouvelle "profession" ; bref, l'intelligence peut expliquer un grand mal apparent, de manière honnête ou menteuse, il faut analyser avec intelligence pour le savoir). Hum, j’essaye moi-même de réfléchir sans me laisser aller à diaboliser DSK : même s'il avait raison sur l’absence éventuelle de coups dans son rapport, « précipité » avec une inconnue « choquée » (médicalement), j’envisage aussi le scénario « violence de pouvoir », comme l’a peut-être subie mon arrière grand-mère engrossée par un riche israélite : sous la terreur de perdre son emploi, d'où misère grave, la femme bousculée « laisse faire », dégoûtée, martyrisée (j’appelle ça du viol, mais DSK, apparemment multirécidiviste en la matière, semble juger différemment). Si c'était ça, cela ne mériterait peut-être pas les 74 ans de prison envisagés aux USA mais 15 ans de prison me paraîtraient mérités, avec castration chimique à la sortie pour prévenir la récidive.]

Ne pas y croire ? (24 Septembre 2011)
J’ai acheté l’ouvrage de 26 pages « J’y crois pas! (Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus) », d’Orimont Bolacre, éditions David Reinharc & Parti de l’In-nocence. Le titre me plaît a priori puisqu’il exprime le doute face au dogme, ce qui est ma position, tant politique que philosophique.
(Lecture, pas à pas)
– « 31 ans. (…) "93 ans" (…) Je trouve simplement que cette insistance à mettre son âge en avant fait naître un soupçon désagréable, comme si l’on cherchait d’emblée à en imposer autrement que par ses seules idées ».
--> Très juste. Toutefois, ce n’est pas je crois la faute de Mr Hessel mais du système éditorial français, surtout réservé aux célébrités (et membres de chapelles influentes). Le manuscrit de mon premier livre (en 1992) n’a reçu absolument aucune réponse des éditeurs français, seul un éditeur monégasque me répondant, et pour me dire que ce texte était beaucoup trop logique, dérangeant, imparable, ce n’est absolument pas ça que cherchent les lecteurs dans les livres. Non, apparemment il s’agit de flatter le sentiment de supériorité socio-culturel des verbeux. Où ce livre-ci se situera-t-il ? (Est-ce que les idées sont publiées car pertinentes ou bien car « jeunes » et « membres du parti » de l’éditeur ?) A suivre.
– « pendant l’Occupation parce que cela nécessitait un très grand courage. Rien ne pourrait faire oublier cela. »
--> Première erreur. Pour les gens comme nous nés après-guerre, l’Occupation n’est pas un souvenir (oubliable ou non) mais un racontar. Avoir gobé les affirmations professorales, et ne pas oublier celles-ci (au nom de la dictature scolaire ou du « devoir de mémoire » médiatique) est une attitude de décérébré suiviste. Cela me semble disqualifier Bolacre, qui n’est pas un esprit libre. Du moins en cette 3e page, à suivre.
– « un peu comme une publicité mensongère »
--> Très juste encore : le phénomène « Indignez-vous ! » a semblé rassembler les motifs d’indignation, en oubliant les principaux (à mon avis : république anti-populiste méprisant le peuple, xénophobie-discrète prétendue-anti-xénophobe, sionisme raciste de 1948). Mais est-ce que ce livre-ci va dire ce qui manque ? A suivre. (On est déjà page numéro 10 sur 30, allez, vite…)
– Bolacre se dit indigné que les premiers mots indignés de Hessel soient contre l’expulsion des sans-papiers et non contre les tracas personnels (de Bolacre et tant d’autres) en démarches socio-administratives de demandeurs d’emploi.
--> Espérons que Bolacre prenne du recul plus loin : là, ça semble de l’égoïsme infantile. Il oublie de considérer que la notion de sans-papiers vient précisément des frontières qui lui assurent une protection sociale, non généralisable à l’ensemble du Monde. Voudrait-il un travail et haut salaire pour rejoindre les riches dominants le Monde ? ou va-t-il prendre conscience de l’injustice ?
– Bolacre se fâche ensuite contre les « citoyens de papier » d’origine étrangère détestant la Culture française.
--> Là, ça y est, je ne peux plu’ suivre : je contestais Hessel par la gauche (en un sens, quoique hostile au fonctionnariat), ce livre semble le contester par la droite – extrême-droite ou bien patriotisme centriste à la Chevènement ou Royale. Est-ce que je continue ? (Ça me paraît pire que Hessel, même – et anti-altruiste, Bolacre amoureux d’Histoire oubliant que, selon les historiens, nos pauvres sont allés conquérir/massacrer l’Amérique sans se plier aux Cultures locales, d’où expulsion vers ici depuis USA-Canada-DomTom si on renvoie les étrangers d’ici tout en étant équitable…).
– La phrase du titre « J’y crois pas ! » est prononcée après une dénonciation des tribuns qui eux dénoncent la xénophobie, dans un pays qui accueille généreusement les étrangers au risque de voir s’effondrer son système social.
--> Je suis en désaccord partiel : oui la lutte anti-xénophobe des patriotes Hessel et autres paraît absurde, auto-contradictoire ; non, la France n’est pas un pays respectant l’étranger sinon elle déposerait à l’ONU un projet de monde uni sans plu’ de frontières. Si vous habitez le département du Nord où vous ne trouvez pas de travail, vous pouvez aller en chercher dans la riche Savoie, sans « frontière », alors pourquoi y a-t-il des « barrières » nationales sur la planète ? (et parfois minuscules comme autour de la ville Monaco). La réponse me semble être (secrètement) : pour ne pas partager la richesse au mérite individuel – je ne vois pas d’autre explication. Au lieu d’agiter les grands mots de Patrie, de Culture, de Résistance anti-nazie, il suffirait d’être moralement cohérent, en partant de la définition morale altruiste : traiter autrui comme on voudrait être traité à sa place (même si on était né ailleurs). L’évocation classique de l'Histoire, expliquant surtout les frontières nationales actuelles, fait en cela beaucoup de mal, en prétendant faire le bien. Les dominants français en ont fait à tort la loi d’intérêt général (pas général pour l’humanité, non) en persécutant les esprits libres qui voudraient dire : « oublions-tout, soyons honnêtes là maintenant, en repartant à zéro (et en évitant les erreurs-horreurs, dont nous préviendront les scénaristes-historiens parlant schématiquement de groupes A, B, C, etc.). Non, presque toute l’injustice, jalousement gardée, est fondée sur l’héritage.
– Bolacre s’offusque que les médias soient déclarés "aux mains des nantis" alors qu’il les juge anti-occidentaux, pro-multiculturalisme. « mais jamais la parole officielle n’a été aussi hégémonique ».
--> J’interromps ma lecture, car Bolacre a là rassemblé l’apparente contradiction dont peut émerger son illumination : oui, la parole officielle de gauche et droite est menteuse, prétendant à tort au bien altruiste. Mon sentiment est qu’il s’agit de mentir pour séduire (principe de la république) en cachant les pires crimes, qui expliqueraient le terrorisme (répondant à la raciste interdiction de retour pour les expulsés Palestiniens) et la révolution ou guerre mondiale à venir (répondant aux frontières refusant l’humanisme altruiste et l’équité).
– « Certains ruminaient une vengeance dans les urnes »
--> Bolacre explique que, la population étant dérangée par des enfants d’immigrés imposant leur "sous-culture", l’indignation populaire fait voter Front National à l’extrême-droite (et pas Socialiste à la Hessel). Je l’entends bien, c’est juste, mais ça ne légitime pas les frontières… On en revient à l’exemple suisse, où les référendums d’initiative populaire font triompher la xénophobie, et la seule solution morale à mes yeux est de supprimer les frontières, les privilégiés ne pouvant rester jaloux mais étant dévalisés par l’impôt mondial, avant de regagner éventuellement richesse au mérite individuel, sans privilège de naissance. Sinon, revenons à 1788 ou au Moyen-Age ? (A propos de ce thême "vengeance dans les urnes", je repense à quelque chose, qui rejoint l'idée que je mentionnais plus haut, les électeurs en colère contre le pouvoir tendent à répondre non à ses référendums : j'ai entendu dire que le Général De Gaulle, autoritaire créateur de la semi-royaliste 5e république, contesté par la révolution de Mai 1968, avait voulu quasi-supprimer le Sénat qui s'opposait à lui, et avait fait un référendum sur le sujet, la population votant majoritairement Non (52%/48%) – ceci étant invoqué par les analystes pour dire que les Français aiment le Sénat ; erreur je crois : ils détestaient évidemment l'autoritarisme anti-populiste du général De Gaulle – "les Français sont des veaux" – et détestent un peu moins l'institution anti-populiste de Sénat élu par les élus, Sénat cher et inutile, incarnant la perversion républicaine méprisant aussi le peuple, en prétendant le contraire).
– « tous ces muets d’indignation avaient intériorisé jusqu’à l’absurde la crainte de passer pour "racistes". Voilà toute la belle réussite des "nantis" à qui appartiennent la presse et les médias… »
--> Ce mot ironique se veut une démonstration par l’absurde (pour déclarer les médias gauchistes au contraire de ce qu'affirme Hessel), mais l'apparente contradiction n’est pas absurde, à mon avis, elle est simplement complexe. Il suffit de reprendre ma dissociation : race juifa innocente, communautarisme raciste juifo, avec les juifos se cachant derrière les juifas en hurlant au racisme dès qu’on conteste leurs privilèges (dont l’expulsion palestinienne 1948) ; alors, la lutte contre le « racisme » devient le sujet tabou ("incontestable") de la parole publique, les dominants Juifos et pro-Juifos (de gauche et droite, venant prêter serment au dîner annuel du CRIF, de lutter contre le racisme antisémite et "donc" l'hostilité à Israël) prétendant incarner ce Bien antiraciste, et la population intériorisant sa haine (culpabilisée) des Arabes et Noirs. Du coup, contester le racisme Juifo paraît immensément secondaire, ou est abandonné pour mieux se parer de vertu en attaquant la cible principale, c’est "gagné" (la manipulation a fonctionné). Des petites concessions xénophobes sont accordées au nom de la Sécurité, attirent hurlements de part et d’autre, en oubliant de songer que rien de cela ne surviendrait sans les frontières. En attendant, c’est autant de temps de gagné pour les sionistes manipulateurs, qui attendent la mort de vieillesse des derniers expulsés, pour célébrer leur totale victoire (secrètement raciste). Ce livre n’a pas, jusqu’ici, envisagé la logique expliquant l’apparente contradiction – mais je dis merci à ce livre, qui m’aide à la formuler, c’est vrai : le livre de Hessel n’avait pas suffi (oubliant de prendre en compte l’énorme effort anti-populiste social vers des immigrés, pas seulement vers les « gens du voyage »). Autre approche, similaire : le mouvement vers les immigrés pourrait être un alibi des puissants voulant se placer comme « antiracistes actifs » pour cacher qu’ils sont davantage « racistes actifs » que la population, en étant sionistes, approuvant l’expulsion de Palestiniens sans expulsion parallèle d’Etasuniens ; quand Strauss-Kahn avouait (à sa communauté) chercher chaque jour à servir Israël, on comprend que tout le reste est mensonge alibi, manœuvre. Choisir sciemment l’impopularité, en régime démocratique, ne me semble pas pouvoir s’expliquer autrement – et ce ne sont évidemment pas de vrais antiracistes qui nous dominent, sinon ils ne seraient pas unanimement en faveur d’interdire le retour des expulsés Palestiniens (quitte à ce que nous explosions nous sur les bombes vengeresses). Bolacre énonce un mystère incroyable, je vois une explication possible (je ne prétendspas que ce soit la seule, mais je n'en ai jamais entendu aucune autre).
– « En somme, il avait fallu attendre 2008 pour s’indigner des conditions d’éducation en France ! J’y croyais pas ! »
--> Effectivement, c’était une erreur lourde de Hessel. Mais je doute que Bolacre soit choqué par l’éducation française pour les mêmes motifs que moi (lavage de cerveau pour la république et le scientisme, orthographe idiote, massacre des goûts enfantins pour le dessin ou des goûts adolescents pour la poésie et l’écriture, camouflage des horreurs morales dans les textes sacrés, dogme réaliste non avoué abusif, punition des introvertis).
– « "Méthode globale" pour apprendre à lire et à écrire (…) glorification des cancres (…) toutes ces lubies ».
--> Oui et non. Je suis d’accord que la méthode globale est un gachis terrible, perdant la toute simple logique alphabétique pour revenir au drame du par-cœur à la Chinoise, mais le comprendre ne pousse nullement à préférer le système précédent, à milliards d’exceptions à retenir par cœur aussi – la France aurait mille fois mieux fait de s’inspirer de l’invention géniale (classée “cancre”) du “petit nègre”, ou de l’écriture latine phonétique à la finnoise (classée "handicapée mentale, laide"). Pour n’énoncer que les idées de manière transparente, sans triomphe des réciteurs écrasant les inventeurs et logiciens. C’est un sujet énorme, que n’a pas compris Bolacre, apparemment.
– « culte (…) des filières scientifiques (…) pour résultat imprévu et concret de restaurer ce fameux élitisme qu’on croyait combattre. »
--> Intéressant, à débattre. Le drame des filières scientifiques (des années 1990 pour Bolacre) est à mon sens l’absence d’intelligence critique, pour réciter et manipuler de prétendues lois sans oser les contester (ou sans oser en prouver abusive la généralisation). Ceci dit, les littéraires verbeux sont une catastrophe, préférant le mensonge efficace au calcul rigoureux, ce qui fait entre autres le grand drame de la pharmacie tueuse (des voix télévisées signalent que les seize mille morts de la récente « canicule » ont été tués par intoxication médicamenteuse). Les soldats de la Science ne valent pas mieux que les soldats du Commerce (ou du Verbe à la française), à mon avis, et que les leaders de ces groupes se désignent comme Elite me paraît totalement immérité.
– Bolacre s’indigne de l’enseignement de l’histoire de l’esclavage aux enfants français d’origine africaine : « bien leur fourrer dans le crâne que leurs ancêtres ont été réduits en esclavage par les ancêtres de ceux-là même qui prétendent leur faire la classe ! »
--> Intéressant encore, mais je le vois en sens inverse : oui, l’histoire française est celle de coupables dominants, mais les nouvelles générations sont innocentes… à condition qu’on supprime les frontières qui incarnent le refus de partage par les nés-riches. Ce qui paraît absurde à Bolacre est la gestion incroyable de la contradiction autorité/culpabilité, autrefois ma génération a vu cachée cette contradiction, ce n’est à mon avis pas le but auquel il faudrait revenir : le plus honnête serait de supprimer la contradiction, supprimer les frontières. Oui, ce sera immensément désagréable de partager la misère du monde, les nobles de 1788 disaient pareillement qu’il serait immensément désagréable de perdre leurs privilèges, la morale est simplement là. Et la situation qui perdure en 2011 reste immorale – je peux ajouter "à mon avis", connaissant l'avis contraire de certains protestants classant les exploiteurs très riches en nouveaux élus de Dieu (alors qu'ils détesteraient être miséreux exploités, je ne crois pas que ce soit altruiste). Mais ce qui coince à mon sens, à la base, est la religion judaïque (universellement affirmée intouchable, à cause de Hessel et autres) vénérant le privilège anti-humaniste, sans le dire publiquement bien sûr – école de mensonge.
– « film "Entre les murs" ». Bolacre déplore apparemment les aberrations de l’école sans autorité respectée. « le fin lettré entre tous qu’était Jean Moulin ! »
--> Oui et non. La violence adolescente, hiérarchique par loi du plus fort, dominant la classe est effectivement un drame triste, mais le triomphe des « lettrés » autrefois m’a choqué pareillement, dissuadant l’invention pour élire les admirateurs en chef. Je préférais les mots de Hessel sur le sujet : il faudrait une école favorisant l’esprit critique et la création.
– « ceux de mon âge qui ont une bonne culture générale (…) le goût de la réflexion, l’esprit critique (…) le doivent à (…) tout ce que l’on voudra, mais certainement pas aux méthodes de l’Education Nationale. »
--> Oui et non. Les mots « bonne culture générale » sous-entendent, à tort selon moi, qu’une « vaste culture générale » est bonne – or c’est là un abus directement tiré de l’Education Nationale, imposant ce qui est dit grandiose (la civilisation méditerranéenne, les prétendus arts, le scientisme) en ignorant ce qui est implicitement classé nul (les civilisations asiatiques, les techniques, les collections personnelles). En prétendant que ça ne vient nullement de l’école, Bolacre commet donc une autocontradiction. Ceci dit, je suis d’accord que l’école apprend à admirer et réciter, au lieu de contester et créer – ce que disait Hessel à juste titre, et Bolacre y vient aussi, tout en clamant qu’il refuse le message de Hessel (certes fautif à cause de son indignation dite « née en 2008 » sur le sujet éducatif).
– Bolacre conteste que la France soit vraiment plus « riche » en 2011 qu’en 1948, avec « un capitalisme devenu fou (…) assommée par sa dette publique (…) rongée par le chômage ».
--> La solution s’appelle l’anticapitalisme, par exemple le communisme employant chacun. J’espère que Bolacre va aborder les raisons de son refus éventuel vis à vis de cette voie (génératrice de misère sauf réforme drastique, à expliquer).
– « pas le seul résultat de l’avidité sans bornes des uns et de l’asservissement des autres (…) mutation technique de notre époque, unique en son genre ».
--> Excellent : bien vu. Le monde moderne pourrait se passer d’esclaves humains, remplacés par des machines, mais il ne faut pas oublier 1/ que les ouvriers Chinois sont nos semi-esclaves même si les emplois d’ouvriers disparaissent ici, 2/ que la population française vieillissante a besoin de services d’aide à la personne refusés par la plupart des candidats à l’emploi (travaux pénibles et sous-payés). Enfin, un monde de machines travailleuses avec humains oisifs poserait quand même la question du partage, voulu inégalitaire par les esprits dominants (peut-être majoritaires hélas dans l’humanité, presque tous voulant les privilèges).
– Bolacre explique qu’il n’est pas du tout néo-nazi mais choqué par les rues interdites réservées aux Musulmans en prière. « Je suis indigné. (…) le reste de la population historique ne sait pas comment faire (…) avec une présence récente qui n’est pas ouvertement militaire, mais pas non plus impeccablement pacifique. »
--> Oui mais… les Amérindiens ont ainsi refusé les migrants, et ont été exterminés, alors si tu refuses les migrants, vont revenir (t’envahir…) des millions de migrants partis d’ici vers ailleurs. Sauf domination occidentale qui continuerait, immoralement, jusque ça nous pète à la figure (le terrorisme semble un prélude). Pour prétendre au respect, il faut le mériter en étant équitable.
– Bolacre dit que les nouvelles lois en faveur des mosquées ou autres feraient « se retourner dans leur tombe » une série listée de 16 hommes écrivains célèbres et 7 femmes célèbres.
--> Bolacre a bien gobé la leçon scolaire de citer des célébrités littéraires pour prétendre parler intelligent. C’est lamentable. Pourquoi ne pas envisager – en faisant table rase du passé (Coran inclus, s’il ne l’aime pas) – un partage honnête de effort et réconfort pour l’humanité ? Bolacre a gobé mille lieux-communs dissuadant de réfléchir, et s’indigne de micro-problèmes… sans envisager de tout casser (par la pensée) pour imaginer autrement – quitte à renoncer sans jamais passer à la pratique, mais en percevant les problèmes insolubles, les culpabilités indécrottables, les mensonges les camouflant, les gloires indues.
– « je suis indigné de m’attirer le qualificatif de "fasciste" (…) Et je trouve criminel de la part de certains Français de ne pas s’inquiéter, de refuser obstinément de voir la réalité. »
--> Attention aux mots, il aurait fallu dire « la situation », pas « la réalité ». La dictature réaliste relève du fascisme, oui, en un sens, mais ce n’est pas du tout le sujet. Bolacre est simplement vide de pensée sur la problématique de « réalité ou cauchemar ». A ce stade, du moins, mais rien de ce qui précède ne laisse penser qu’il a le recul de contester le dogme occidental essentiel (ou dogme mondial en dehors de deux sagesses indiennes et quelques classés fous ici ou en Chine).
– Bolacre désapprouve que Hessel, au plan international, ne s’en prenne qu’à Israël.
--> Intéressant, c’est vrai. Parmi toutes les populations martyrisées, pourquoi se focaliser sur les Palestiniens ? Du point de vue d’un lecteur usuel, c’est incompréhensible effectivement. Au contraire pour moi, c’est un aveu éclairant : si en 14 pages, Hessel ne pouvait pas tout dire sur tout, il est très significatif qu’il ait plaidé pour le double état Israël-Palestine. A mon avis, c’est parce que Israël fonde les valeurs de la domination occidentale moderne (anti-humaniste nucléairement armée) : avec un humanisme honnête qui dissoudrait les frontières, Israël n’existerait plu’ or c’est là clamé partout l’atrocité ultime, justifiant alors tout le reste, et en aval du refus de dissolution des frontières, les Européens et Nord-Américains sont bien contents de protéger leur richesse non partagée… Moralement, altruistement, ce serait intenable, mais via Israël, donc la supériorité judaïque sacrée, se crée l’asymétrie qui autorise l’immoralité au sens altruiste – en s’indignant de broutilles.
– « la "compréhension" du terrorisme copinait avec l’appel à la non-violence »
--> Bolacre n’a rien compris, lui, et il semble fier du manichéisme ambiant : innocents-occidentaux contre terroristes-d’ailleurs. Eh, les nazis qualifiaient les résistants de terroristes, les staliniens qualifiaient les libertaires armés de terroristes, les « Nobles » et dictateurs auraient pu qualifier de terroristes les révolutionnaires. Il paraît davantage honnête de comprendre avant de juger. Attention.
– « Chaque peuple a le droit de suivre son destin, son ambiance, ses coutumes, sur son territoire et telles que les ont sculptés patiemment les siècles. »
--> En tant que renégat antinationaliste, je dénie ce droit que Hessel a imposé comme « universel ». L’histoire est inculquée par l’école et les médias, c’est un endoctrinement, nullement une évidence – et je conteste la légitimité morale de cet endoctrinement, anti-humaniste xénophobe par principe (ou continentophobe s’il s’agit d’exclure les non-Européens). S’il s’agit de ne pas répéter les horreurs du passé, commençons par interdire le nationalisme qui a conduit aux horreurs passées, en particulier 1914-18, 1939-45, 1948. Et puis, pourquoi les Amérindiens n'ont-ils pas eu le droit de suivre leur destin propre ? et quelle réparation envisage Bolacre à leur martyre ? Je connais la réponse hélas : ne surtout pas réparer en devant accueillir 500 millions d'Européens Américains expulsés, mais expulser les Africains d'Europe : c'est le triomphe de l'Occident brimant le reste du monde, le triomphe de l'égoïsme, sans même envisager la question (et si le passé lointain est prescrit, je répète que l'interdiction de retour des Palestiniens expulsés est un crime). La "logique" occidentale ne tient pas debout sans racisme secret (pro-Juif anti-arabe, de nature judéo-chrétienne ou athée, version Bolacre comme version Hessel).
– « Et si certains qui composent ce peuple (…) veulent brutalement déchirer le contrat, ou y introduire des règles clairement incompatibles avec l’ambiance générale (…) c’est alors qu’il faut s’indigner et leur résister. (…) Ce ne sont pas ces vieilles niaiseries du style "la France aimez-la ou quittez-la" »
--> Excellent ( à l’envers !)… Le notable Hessel, couvert de gloire avec le triomphe de son livre, attire effectivement l’indignation de Bolacre, nouveau résistant. Le début de la phrase m’avait fait craindre (vers moi) un commandement d’exil-misère (si pas content de la domination occidentale), mais je m’aperçois que je ne tombe pas sous les foudres de Bolacre : je ne cherche nullement à imposer, je ne fais que soupirer, devant l’horreur morale que je vois autour ici, hélas (même si ce serait sans doute pareil pour d’autres privilégiés, quand on aura éventuellement perdu la prochaine guerre mondiale).
– « tout simplement l’acceptation et l’amour de nos valeurs »
--> Hein, qui c’est ce « nous » ? Pas moi et l’auteur (et d’autres éventuels), puisque je ne suis pas d’accord. Donc, apparemment, Bolacre et ses pairs veulent imposer puis faire adorer leurs « valeurs » nationalistes, sans aucunement mettre en doute celles-ci : le nationalisme est-il une forme d’altruisme ? si on ne condamne pas l’anti-altruisme, quelle a été la faute morale des aristocrates et esclavagistes ?
– « Et cela ne peut se faire, pour commencer, que dans un cadre national. Et si cela doit être ensuite un mouvement européen, tant mieux (…) de la place pour les nouveaux venus, à condition qu’ils comprennent notre point de vue, l’adoptent sans restrictions parce que c’est un point de vue absolument légitime et très simple à comprendre. »
--> Intéressant, car ça confirme mon opposition : je n’ai nullement compris la logique de Bolacre (puisque je persiste à trouver illégitime son nationalisme), et j’ai une nuée d’objections dissolvant sa prétendue logique ; tant qu’il ne les a pas parées, il ne peut prétendre détenir la légitimité. En mêlant logique et morale (en mettant l’Histoire à la poubelle, disqualifiée par l’infalsifiable hypothèse du cauchemar), les bases sont : « altruisme : traiter autrui comme on voudrait être traité à sa place », « cohérence : faire soi-même ce que l’on commande aux autres de faire », à partir de là, comment arrive-t-on au nationalisme et aux nations riches dominant la majorité de l’humanité ? Non, je n’ai rien compris, car je pose les questions dissolvantes, et seuls ceux qui nagent sur la mer de « lieux communs » semblent aptes à comprendre Bolacre, comme Hessel d’ailleurs.
Bolacre pourrait devenir politicien français, élu de notre république, il a les "qualités" pour, que je n’aime pas, arguments à l’appui. Je ne crois pas davantage en lui qu’en Hessel.

Pour mon futur fils bicolore (19 Février 2012)
Ce site a un peu changé de sujet en cours de route, et je voudrais ici rééquilibrer [le point de départ était que je n’aimais pas ma république française, tant la nation française que la république anti-populiste (ce qui suffisait à me classer « nulle part », les populistes actifs étant soit nationalistes soit favorables aux privilèges des fonctionnaires français). Ensuite, je dérivais vers des humanismes prétendant refaire le monde, sans me convaincre du tout.] Je reviens à la France, ici. Je lis dans l’excellente revue « Accueil » (de l’association Enfance et Familles d’Adoption), numéro 161, l’interview de Julien Pierron, médecin français autrefois adopté comme enfant coréen : « On sent que vous êtes français dans l’âme sans pour autant occulter la manière dont vous l’êtes devenu (…) – Je suis un bon "franchouillard", un peu chauvin sur les bords. J’aime la culture et la gastronomie française, l’histoire de France. J’ai suivi ma scolarité à l’école de la République puis à l’université française. Mais je suis une banane (terme utilisé par les Coréens pour désigner les Coréens adoptés occidentaux) : jaune à l’extérieur et blanc à l’intérieur. (…) Sur ma seule apparence, une personne qui me voit pour la première fois peut me considérer comme asiatique sans être xénophobe. (…) Je me considère comme une banane saine et assumée. » Ce point de vue me semble respectable autant qu’un autre, a priori. Toutefois, je pense laisser à l’école le soin de rendre « blanc à l’intérieur » mon fils adoptif, asiatique de naissance : je n’ai pas du tout cette couleur blanche là en moi (je semble être incolore à l’intérieur, en un sens). Je m’explique :
– Je ne me sens nullement « français dans l’âme ». Humain oui, puisque j’accepte de manger du poulet et refuserais de manger de l’humain, mais je n’ai pas du tout idée de ce qu’est (ou de ce que serait) la méritoire spécificité française, de Richelieu, de Robespierre, de Pétain, de Guy Georges.
– Je me sentirais insulté si on me traitait de « franchouillard » ou « fier français » (Gallic proud) : dans la révolte des Algériens ou Malgaches contre les colons semi-esclavagistes, je juge que les restés Français incarnaient le Mal et les devenus étrangers incarnaient la légitime révolte (hélas violente, du fait de la répression et raciste minoration des votes « indigènes »).
– Je ne suis nullement chauvin : je ne m’intéresse pas au sport, mais je peux trouver joli un but de Machin-Truc, contre ou pour l’équipe de France peu m’importe. Je trouve atroce la logique (« rital » disait mon frère) consistant à truquer les matches et abuser l’arbitre pour obtenir déloyalement victoire sans mérite objectif, et les hurlements approbateurs des publics chauvins, approuvant ça dans leur camp et le haïssant en face, me débectent. Quand le très joli avion étranger YF-16 était opposé commercialement au français moyen F-1E, l’enfant que j’étais préférait le joli, j’avais raison de me contrefoutre de la nationalité, et s’il s’agit de calcul adulte intéressé (l’achat français diminuant mes impôts et l’achat étranger les augmentant), je pouvais le comprendre tout en jugeant que c’est du pur égoïsme, moralement moche (comme les aristocrates avaient tout intérêt à ne pas abolir les privilèges, pour favoriser l’accès du moi-ma-famille au luxe inutile). De la même façon, je voterais pour la candidate la plus jolie à mon goût, au concours Miss Univers, pas du tout pour la française à titre automatique. A titre personnel, une française m’a tué deux fois (en une demi-douzaine de coups graves), et une étrangère m’a réparé, sauvé, pourquoi diable préférer la française ? (diabolique, quelque soit sa nationalité).
– Je n’aime pas (presque : pas du tout) ce que les médias appellent Culture Française. La plupart de mes films préférés sont américains, la plupart de mes auteurs préférés sont américains (et je n’aime pas les USA pourtant, riches exterminateurs des Amérindiens et bébés japonais), je déteste le théâtre et la danse et presque tout ce qui est dit « art moderne », prétendu grandiose et archi-nul à mes yeux. Le lavage de cerveau marche à plein tube à l’école, avec relais plein et entier des médias, et je comprends donc que ça ait du succès, mais ce n’est pas mon goût. Et je n’aime pas la langue française qui est hélas la mienne : ces genres et conjugaisons sont une énorme lourdeur totalement inutile (judicieusement absente en anglais), le caractère antiphonétique de l’orthographe crée une usine à fautes absurde (en français comme en anglais, pas en russe ni en finnois), aller au juste simple réservant le mérite aux idées… aurait conduit à généraliser l’abandon des fioritures inutiles que sont les déclinaisons (en latin et russe, en allemand je crois), hélas la tradition gouverne, pas du tout l’intérêt des enfants logiques ou créatifs de mieux. J’aiderai mon fils à apprendre cette langue, mais s’il maugrée (ou argumente) que c’est chiant et débile, je lui donnerai entièrement raison, les instits vont me détester – ils me félicitaient étant gamin, car je baissais mon froc pour avoir des bonnes notes, honte au sale mioche que j’étais (tué à quinze ans par la dernière de la classe, à raison).
– Je n’aime pas la gastronomie française, en tout cas ce n’est nullement parce qu’un plat est dit « français typique » que je l’aimerais. Mon restaurant préféré est l’américain Mac Do, devant les restaurants asiatiques divers du coin, et je vois avec grimace les menus fromagés avinés des puants restaurants « à la française ». Chacun ses goûts, moi j’ai une personnelle horreur des trucs fermentés-affinés (fromage, vin, français comme étrangers, mais aussi cidre, bière, saucisson, olives, nuoc-mâm). Je n’aime pas la banane dite française et le jaquier dit asiatique, j’aime le yaourt et le pain, ce n’est pas une hostilité de principe ou d’étiquette, c’est les aléas du goût. La pâtisserie française me semble souvent délicieuse, mais celle d’ailleurs est peut-être aussi bonne (comme entr’aperçu en restaurants asiatiques). Peu m’importe le pays, le caractère traditionnel, c’est le goût seul qui compte pour moi. Je sais que des scientifiques prétendent que le goût s’éduque, mais ils ont tort : même en me braquant un revolver sur la tempe, ils auraient été incapables de me faire manger du fromage (de mon pays ou d’ailleurs), ils mentent, interprètent de travers en se claironnant objectifs, à tort. S'ils répondent statistiquement que plus de 50% des gens fonctionnent ainsi, je leur rétorque que je fais partie des minoritaires et ce qu'ils affirment est totalement faux me concernant, ça leur met le nez dans le caca en termes logiques : ils avaient tort de généraliser, point barre.
– Je n’aime pas spécialement l’histoire de la France, pays où il y a eu plein de monstruosités comme ailleurs. Les frontières me semblent coupables, de rejet envers l’étranger. C’est une forme groupiste de l’égoïsme et je n’aime pas ça (le mensonge de prétendre à la générosité en interne tout en chassant autrui externe alors qu’on aurait fait pareil à sa place, et que nos ancêtres ont fait pareil en allant conquérir le monde – la civilisation en question, dans son ensemble, me paraît complètement pourrie, oui Monsieur le Ministre Guéant, « toutes les civilisations ne se valent pas » : on est ici proche du pire, les Caraïbes que nous avons exterminés valaient peut-être bien mieux que nous). A posteriori, je juge criminelle la façon dont m’a été « enseignée » l’Histoire de France à l’école primaire, sans un soupçon d’intelligence critique, de réserve autocritique. Il fallait réciter que conquérir l’étranger est bien, être conquis nous-mêmes est monstrueux… Quelle horreur (j’ai eu des très bonnes notes, mais j’étais très stupide, mea culpa). Que nous soyons « un pays riche » et ONUsiennement privilégié (droit de veto) me semble relever de l’héritage criminel. Je ne suis pas d’accord, même si j’en profite c’est vrai – mais comme je le dis toujours : je donne raison à l’aristocrate 1788 qui aurait dit « c’est pas bien ce système, dont je profite c’est vrai, et si je me saborde tout seul, ça ne changera en rien la vie des méprisés à tort, et je perdrais femme et enfant, alors je ne ferai rien, mais sur le principe : je trouve ça très moche, très injuste, les révoltés auront hélas raison de nous couper la tête ». Aujourd’hui, il paraît que l’enseignement a évolué, un peu, mais je suis certain que l’école véhicule (comme la loi) la propagande sioniste : « la France a eu raison d’approuver la création d’Israël (et d’interdire tout veto aux sales arabes), le contester serait du racisme antisémite, et il est totalement exclu d’envisager que la Shoah a touché des racistes actifs, in-ter-dit de même seulement y songer ! » Non, je n’aime pas cette malhonnête histoire, propagande raciste dénuée d’analyse critique. Version laïque de la pourriture chrétienne (oui, Jésus a dit que les non-Juifs sont forcément des chiens, dans le très officiel Evangile de Matthieu, 15.21-31).
– Comme le franco-coréen interviewé, j’ai suivi l’école et l’université de la République, mais je vois ça comme un endoctrinement, un lavage de cerveau, pour le nationalisme, pour le scientisme, pour l’esprit people littéraire, c’était nul à chier (en matière d’intelligence critique et constructive, sauf en Maths, d’accord). Quant à dire que j’ai bénéficié de l’éducation généreuse des institutions, je doute : celles-ci tiraient leurs revenus d’un racket fiscal de la population, loi du plus fort, force des armes, je ne vois pas le mérite en cela. Je comprends le principe de contrat : pour obtenir des services, il faut en payer le prix, mais j’ai été embrigadé (personnellement, comme tous les enfants) sans jamais qu’on me fasse discuter de contrat à ce sujet, sans négociation sur le juste prix sans privilèges et sur le contenu souhaitable (il fallait choisir entre le mal et le pire, comme aux élections). C’était un embrigadement, incluant le service militaire obligatoire : pour remercier de mon éducation (de bébé à jeune adulte), j’étais tenu de me faire tuer en allant affronter qui les autorités diraient de tuer. Quelle horreur. Enfin, ce n’était pas de l’esclavage : j’étais libre de m’expatrier, demander asile en un autre pays, traitant comme nous les entrants de sales bougnouls, merdes puantes, dangereuses, exécrables. Eh, personne ne réfléchit jamais ? Pas en France apparemment, la propagande en dissuade avec plein succès, et le toubib franco-coréen a tout gobé, lui, semble-t-il.
– Peu m’importe la couleur de peau : il y a de magnifiques jeune filles blanches, jaunes, brunes, noires, roses (et bleues ou vertes ou grises, au cinéma ou dans mes rêves), j’aime bien le dégradé brésilien continu laissant toutes les nuances sans haine de principe, sans supériorité institutionnelle. Et la couleur du passeport est encore moins importante à mes yeux. Toute cette affaire de frontières (même Europe/non-Europe, le principe est le même) semble se limiter à de l’égoïsme « à la 1788 » : être fier de gagner cinquante fois plus en travaillant trois fois moins… Je préfère conclure : « euh, je crois que c’est pas bien, ce qu’on fait, là… en un sens, au moins, éh, mettons-nous à la place de l’autre, avant qu’il attaque les méchants, c’est à dire : nous… ».
Bref, le médecin interviewé semble là avoir raisonné ainsi : « 1/ on m’a dit que telles étaient les valeurs locales, je ne les ai pas contestées une seule seconde ; 2/ j’ai brillé selon ces valeurs, me classant donc comme quelqu’un de très bien, c’est chouette ; 3/ donc je soutiens pleinement ces valeurs, je les approuve ». Moi, au contraire, je conteste 1 donc je n’ai pas accès à 3, et je considère 2 comme une erreur coupable. Ça fait une totale différence. Sans surprise : cet homme a les honneurs et les micros, et je suis classé méprisable ou malsain ou fou, selon les avis. La réussite sociale n’est pas mon but, certes, mais je trouve cette réussite imméritée, totalement. Idem pour le statut médecin, vécu de l’intérieur (moi qui voulais partir soulager les souffrances en pays pauvre) : il s’agissait en fait de diplômer (puis super-cher payer) les moutons réciteurs, en chassant les intelligences critiques (détectant les incohérences et proposant leur correction), ce n’est pas intellectuellement grand, non. Il ne s’agit que de dominance locale, bof. Egoïsme écraseur.
Conclusion : je laisserai l’école stupide endoctriner mon fils, comme les autres – lui faire partager mon malaise ne l’avancerait à rien, ne pourrait que lui nuire je crois. S’il devient jaune et blanc, ce sera sa vie, son équilibre à lui, je ne le dissuaderai jamais de réfléchir en tout cas, voilà.

Anti-France ? (23 Février 2012)
      Je reprends « à l’envers » des mots entendus à la télévision cette semaine : pour l’élection présidentielle dans moins de 2 mois, la candidate écologiste Eva Joly était dite « devoir hélas stagner à 3% de votes maximum, au lieu des 8% à 20% auxquels peuvent prétendre les écologistes aux élections locales » (contre les parkings et pour les espaces verts, contre les usines polluantes et pour les énergies propres). Sa faute serait une position anti-France : 1/ contre le défilé militaire à la fête nationale, 2/ contre notre bombe atomique, 3/ contre notre droit de veto ONU – cela ne peut pas atteindre 4% des opinions en France, est-il affirmé, faisant consensus apparemment entre analystes. Lu à ma façon, c’est tout l’inverse : je suis content de ce chiffrage car, en étant ainsi anti-France moi aussi, je ne serais pas seul totalement, ma position représente peut-être 3% des électeurs – ou entre 0,0001% (1 par million) et 3%, bien des sympathisants écologistes (anti-OGM ou antinucléaires) tolérant la position anti-France de leur candidate pour se focaliser sur le côté écologique. De la même manière, j’entends avec sympathie que cette candidate a acquis sa renommée comme juge pourfendeuse des politiciens corrompus (et des systèmes de corruption politique sans enrichissement personnel, ce qui est aussi grave à mon avis). J’envisage donc de ne pas voter blanc cette fois mais de voter Eva Joly, sauf si elle renonce à ses 3 points anti-France pour moi majeurs (elle monterait peut-être à 8% mais sans moi).
      Toutefois, j’en reste à ma position anti-républicaine : Eva Joly serait la moins pire des candidats, comme je l’ai répondu à un sondage d’opinion, mais ne me représenterait pas. Contrairement à moi, elle est de gauche voulant un service public fort, alors que je suis pour l’abrogation des privilèges fonctionnaires – fonctionnaires que je souhaiterais à révocation possible en cas de déficit public, à échelle de salaire ne dépassant pas 1 à 2 (comme le monde privé à mon idée), à grève interdite façon allemande, etc. Ceci dit, je ne suis pas de droite : je suis d’avis de taxer à 98% le profit commercial et à 99,9% le profit financier, supprimer les héritages (réquisition publique remplaçant l’impôt sur les travailleurs), ôter le label d’élites aux bourgeois méprisant à tort le travail de peine (bien plus méritoire que leur position), condamner les religions bibliques (toutes esclavagistes racistes, génocidaires tortureuses), etc. Bref, ni gauche ni droite ni centre, je ne suis clairement nulle part et ma position est clairement inférieure à 1% du corps électoral (endoctriné ou égoïste-groupiste, à mon avis), mais la position anti-"France-dominante" existe peut-être à 3% c’est déjà bien. Je voterai en ce sens Eva Joly, même si j’aurais hésité dans le cas où les sondages l’avait située à 20%, pouvant effectivement détourner mon vote en faveur de son « davantage de moyens pour la fonction publique »… qui n’a aucun rapport de nécessité logique avec ma position, et la contredit même.
      Par ailleurs, le fait que « je vote » (principalement contre le parti anti-étranger FN, qui pourrait interdire mon fils adoptif de naturalisation s’il la souhaite) ne signifie nullement que je cautionne notre système républicain. Je ne fais que choisir entre le mal et le pire. A mon avis, notre république est une double aristocratie anti-démocratique (anti-populiste, anti-étrangers-majoritaires). Je ne suis pas sûr d’être démocrate (en ce sens que la majorité peut avoir tort et peut brimer injustement des minorités), mais je comprends voire admets l’utopie de la démocratie libérale (en respectant la liberté d’opinion, il vaut mieux faire plaisir au plus grand nombre qu’à une minorité privilégiée), toutefois cela n’a de sens à mes yeux qu’à l’échelle de l’humanité, sans barrière frontalière et sans nations dominantes (surtout : dominantes pour raison historique et anti-démographique, disant crotte aux droits de l'Homme sans l'avouer). Je pense que la démocratie devrait être mondiale, et les Français ne compteraient plu’ bien-davantage que les Indiens mais 20-fois-moins, avec interdiction de toute arme de destruction massive même chez nous, il faut admettre la venue des immigrés (et le retour des Palestiniens expulsés) ou bien renvoyer chez nous les centaines de millions d’Américains dénués de sang amérindien, etc. Eva Joly n’a pas je crois fait éclater ces bombes conceptuelles, pointant les incohérences générales dans la pensée unique, dans la propagande médiatique (discrètement sioniste, pour la domination judaïque sur New York et Haïfa). Je ne suis donc pas conquis, pas militant engagé, mais je me sens moins « seul dans ma tête », un peu. Vouloir une France sans défilé militaire, sans bombe atomique et sans droit de veto ONU, c’est déjà un magnifique premier pas, impopulaire ici certes – les aristocrates 1788 auraient pareillement rejeté l’équivalent abrogeant leur « force » relative... Ça ne gagnera assurément pas, donc ça ne nous sauvera pas forcément de la guillotine, mais ça apaise ma conscience (maladive selon les autorités locales présentes).
      Dernier point : je n’ai pas tant l’esprit utopiste que mathématique logique, et je pourrais comprendre que « favoriser la France c’est assurer mon bien-être et celui de mon fils ». Par calcul « intéressé », je pourrais donc comme la majorité hésiter entre les votes droite modérée (Sarkozy), gauche modérée (Hollande), centre (Bayrou), communiste (Mélenchon-Arthaud), ultra-nationaliste (Le Pen), en pesant leurs chances respectives d’assurer ma prospérité personnelle. Je comprends cet argument, mais je vais le casser par la logique (pure) et la morale (altruiste), simplement, à mon habitude. Le plus grand risque concernant ma prospérité est la mise en prison, pour délit d’opinion (principe assimilé au fascisme selon un débat hier sur l’Espagne de Franco, oubliant notre « loi Gayssot » et toute récente loi « mémorielle arménienne ») : les lois interdisant le doute punissent mon point de vue sceptique, condamné à prison et ruine. Or le seul parti s’y opposant est l’extrême-droite (Front National, Le Pen), donc ce vote serait le plus calculé. Mais l’intégralité des autres positions de ce camp (quant au respect de l'étranger) sont contraires à mon opinion, et il est au-dessus de mes forces de me salir par ce vote, anti-étranger avant tout alors que je suis anti-France au contraire. Donc on est bien à choisir entre le mal et le pire, et j’estime faire preuve de courage et altruisme en faisant passer la majorité de l’humanité avant mon cas personnel. En votant Joly plutôt que Le Pen, je ne vote pas pour ma pomme mais assume de risquer injustement la prison, et tel sera pourtant mon vote (sauf reculade sur les 3 points anti-France). Je ne conclurais pas « gloire à moi », mais « ce monde n’est vraiment pas idéal » ; toutefois, ça fait un peu plaisir d’entendre parfois une voix (externe) inusuelle dire quelques unes de mes pensées (sans reste très choquant).

Un problème d’Histoire (26 Février 2012)
      Mes parents historiens prévoient de m’expliquer où je me trompe, alors il convient peut-être que je clarifie ma position plus spécialement en direction de l’histoire, et sans généraliser l’anecdote minuscule d’erreurs possibles de deux instituteurs nationalistes en cours moyen durant les années 1972-74.
      Imaginons que l’enseignement a changé, OK. Mais, dans le monde autour, ce qui me choque, c’est qu’il y ait interdiction d’entrée des humains étrangers mais pas des habitants d’autre région, et puis exigence de 3 (sur 5) droits de veto mondiaux pour les Occidentaux, très minoritaires sur Terre, alors que nos "intellectuels" nous clament champions du principe démocratique "1 adulte = 1 vote", et puis réservation à nos arsenaux de l'arme d'extermination atomique interdite aux autres ; je suis choqué, or la seule explication entendue (autre que "parce que c’est comme ça") est que "cela est justifié par l’Histoire, il faut que chaque adolescent soit bien imprégné d'Histoire", donc je n’aime pas l’Histoire, qui serait malhonnête (outil de domination injuste et non d’équité). OK, OK, j’imagine le grand cri parental "mais non, l’Histoire est neutre, elle ne fait que rapporter des faits, il s’agit exclusivement de comprendre comment les gens ont vécu les choses autrefois, sans porter le moindre jugement moral quant à leurs valeurs et comportements". Mais, en ce cas, la structure politique internationale actuelle, entièrement fondée sur l’Histoire, ne tiendrait pas debout. L’Histoire soutenait mal l’aristocratie, l’esclavage, tout cela a été renversé, le nationalisme mérite le même traitement. Quand on entend dire que les Turcs ne peuvent pas devenir Européens car nous ne partageons pas la même Histoire, les Historiens devraient s’offusquer : "l’Histoire n’est qu’un aperçu de choses révolues, comme la pendule à eau (qui amuse quelques passionnés d’antiquités), elle ne justifie en rien les décisions de rejet actuelles". Non, ils ne le disent pas, du tout du tout : ils ne scient pas la branche qui les nourrit, leur assure prestige et gloire chez nous (pareillement : les historiens, d’abord opposants à la loi Fabius-Gayssot, ont retourné leur veste, pour approuver la sacralité pénale de la Shoah, telle que dépeinte par eux historiens, "élite des élites", oser douter d’eux, même arguments à l'appui, étant puni de prison au Pays de la Liberté !). Et le paysage est un tel néant intellectuel que la situation convient à tous (sauf moi, presque). Quand on entend des foules chanter dans les stades "qu’un sang impur (= étranger) abreuve nos sillons !", je voudrais presque les voir égorgées lors de leurs vacances dépaysantes par des gens raisonnant pareillement (culpabilité du sang de naissance), non mais c’est d’une telle évidence, d’une telle horreur, comment ça peut tenir debout ? J'ai entendu la réponse "c’est notre tradition seulement à nous, c’est notre Histoire", je n’y entends pas d’argument, autre que la volonté de dominer, de tuer sans être tué, bestialité pure, de meute dominante à luxe sans partage (sans équité au mérite individuel, le passeport "riche" étant préféré).
      A ce sujet : la majorité des Français sont choqués par la domination de la finance, versant des fortunes à des spéculateurs et rentiers, en sous-payant le travail de peine, ce qui semble totalement injuste – du coup, nos chômeurs refusent le travail de peine (saisonnier agricole, etc.), qu’acceptent les quelques étrangers tolérés. Mais, si on n'est pas tous alliés de la finance, pourquoi une heure de travail non qualifié rapporte-t-elle 30 litres de pétrole en France (hors taxe) et cent fois moins en Chine ? Oui, nous avons hérité d’une monnaie forte, mais avons-nous payé de sévères punitions pour le colonialisme du monde qui a fait notre fortune passée ? Non, pas du tout (et pas question une seule seconde de rendre l’Amérique aux Amérindiens, d’accueillir les centaines de millions d’Etasuniens refoulés dépouillés). "Nous sommes riches et puissants, il faut oublier d’où ça vient, l’Histoire ne doit servir qu’à justifier le refus du partage". Alors je déteste cette histoire, orientée. On me répondra que sont enseignés le colonialisme et la conquête américaine, mais je demande : quelle conséquence en est tirée ? Pourquoi avoir rendu Israël aux Hébreux mais pas l'Amérique aux Amérindiens alors ? Non, ça ne paraît pas cohérent du tout, l'Histoire n'est utilisée que pour conforter les privilèges, pas du tout pour les remettre en question (et ce n'est pas l'Histoire qui est en cause tout à fait, plutôt son instrumentalisation).
      Dans ma vision du monde, il n’y aurait pas à l’inverse (à l’allemande 1920) des générations innocentes qui seraient punies pour les crimes des aïeux, tandis que les descendants de victimes les exploiteraient indûment. Non. Les frontières devraient être abolies, ne laissant que des limites administratives comme celles des départements français : plu’ de culpabilité issue du passé, mais… plu’ de richesse issue du passé. Tout se gagne au présent par le travail, pas par le statut hérité. Les Historiens seraient des conteurs sans intérêt général, ou bien ils pourraient s’avérer utiles en signalant comme véridiques (pour les réalistes) des mécanismes dangereux ayant généré violence ("ne pas commettre les mêmes erreurs") : les noms de lieux ou ethnies seraient codés, pour démentir toute culpabilité des générations nouvelles, seul le principe devrait être compris. (Dominer l'autre, c'est risquer une immense baffe en retour, ou pire – les Occidentaux comprendraient qu'en devenant les marchands du monde exploitant le prolétariat asiatique, ils risquent d'être exterminés par révolution 1917 bis ou Shoah numéro 2, les Israélites comprendraient que les spoliations palestiniennes 1948 sont aussi choquantes que les spoliations juives 1942, les Nord-Américains et Européens comprendraient que l'envahissement des zones riches en ressources est de tous temps ce qui apporte le confort indu, etc.) Oui, cette histoire là, universelle, serait sage et belle, l’histoire enseignée et dévoyée actuellement me semble tout le contraire : au service d'une propagande criminelle et stupide. Euh, je retire le mot "criminelle", car le crime est défini par la loi, qui peut être injuste atroce (cf. Gayssot, étouffant la moitié de la philosophie universelle par la menace des armes à feu "de l’ordre"... électoraliste et judaïque, hum). Le mot "immoral" est aussi contestable, surtout pour moi qui suis relativiste – je dirais qu’en matière de "morale altruiste", cette politique Historienne là c’est "caca pourri", voilà.
      Mon principe mondialiste individualiste, anti-héritage anti-histoire = anti-France (sans héritage et sans Histoire, la "France" ne serait pas définie), est vraisemblablement partagé par moins d’un électeur Français sur mille (comme les aristocrates 1785 n'allaient pas du tout voter l'abrogation des privilèges, sauf idéaliste isolé classé dément). Tant pis, nous serons exterminés, mais que l’on cesse de nous dire que les terroristes anti-Occidentaux tuent des innocents : ils tuent en grande majorité des coupables (et futurs-coupables pour les nouveaux-nés, pas plus innocents que les bébés d’Hiroshima ou de Dresde ou de Gomorrhe). Enfin, je trouve une excuse aux masses : elles se laissent guider par les mauvais instincts grégaires et dominateurs, l’esprit de fourmilière, entretenu par l’excitation masculine médiatico-sportive, et par le choix féminin du prince, c’est à dire du dominant. L’ensemble est bestial, immonde, je trouve. Enfin, c’est relatif là encore : mon Humanité idéale serait faite de rêveurs/rêveuses impuissants/frigides vivant frugalement avant de s’éteindre en paix – rien à voir avec l’idéal commun, prétendu "humain" (au sens bestial du mot, à mon avis, moi qui définit l’humanité par l’intelligence logique, la morale de paix altruiste, la tendresse éthérée).
      Je ne suis pas Einstein (bien qu'étant juifa matheux comme lui), pourquoi personne ne comprend-il ce qui me choque ? Je pense qu’il s’agit d’intoxication à grande échelle, organisée. L’équité non-raciste, qui condamnerait le judaïsme rabbinique endogame (contesterait "les non-Juifs sont des chiens", mots légaux religieusement vénérés), est classée raciste antisémite ! (le non-racisme est racisme, le racisme est non-racisme, seuls les Israélites méritent la parole donc il n'y a pas contradiction, hop !). La libre circulation, qui ne chasserait plu’ les expulsés Palestiniens, est dite atroce mise à mort d’Israël, classée néo-fascisme génocidaire ! Jeux de mots graves, conduisant à une nouvelle Shoah en répétant la même erreur, l'Histoire ne sert à rien, ne vise nullement l'objectivité mais couvre les haines partisanes, les mensonges oratoires. Ouh-la-la, il vaut mieux ne pas réfléchir que de prendre le risque de se faire vomir dessus par l'intelligentsia unanime, ou se faire égorger par un illuminé (qui serait pardonné, ou décoré, pour avoir tué un prétendu "fou de haine nazie")… J’en viens presque à penser que l’école publique française milite activement pour "la France forte, amie de la démocratie israélienne" (en variante gauche ou droite), et forme à plus de 99,9% des imbéciles heureux et super-fiers (pour ne pas pleurer de honte ?), mais je leur accorderais une circonstance atténuante : ils ont peur de penser, ils sont effectivement en danger à court terme, au niveau interne occidental. Que répondront à cela mes parents enseignants dûment récompensés par les autorités ?

Corrections (27 Février 2012)
- Mes parents disent qu’il est impossible de dialoguer avec moi. OK, alors je discute tout seul. Ça me paraît un milliard de fois plus important que tous les insipides débats télé (entre sous-variantes de la pensée unique, comédienne), mais tant pis.
- On me dit que je commets des contresens sur ce qu'est l'Histoire et l'enseignement de l'Histoire. Je ne suis pas d'accord : mon premier livre, qui n'a reçu aucune réponse à ce jour (autre que "c'est dangereux" et "je préfère la voie classique") a invalidé le dogme réaliste, ce qui détruit la prétention historique à la Vérité (ou approcher la Vérité), en ce sens les historiens sont des militants dénués d'esprit critique (sauf pour les broutilles internes à leur cuisine), et les enseignants d'Histoire ont un pouvoir de conviction très exactement nul – sauf baton et carotte scolaires évidemment, les diplômes menant à la richesse (indue) les suivistes moutons considérant que les autorités professorales énoncent le Vrai.
- Mes parents se disent non historiens mais géographes. OK, je note simplement qu’ils sont agrégés d’histoire-géographie et ont enseigné l’histoire pendant des années, avec contrôle de « connaissances », punition des non-apprenants et récalcitrants, classés très « inférieurs à l’élite » des réciteurs-jongleurs. Par ailleurs, l’essentiel de la géographie semble fondé sur une analyse nationaliste (descriptions par pays), ce qui en fait un sous-produit de l’Histoire et de la politique.
- Ma mère dit que l’histoire n’est pas neutre, n’est pas une science. Cela contredit le cursus universitaire actuel qui classe l’histoire dans les « sciences humaines et sociales », dont le caractère scientifique est certes douteux, fondé sur l’utilisation frauduleuse des statistiques. Je ne faisais en tout cas que citer un argument paternel systématique, retrouvé par ailleurs dans un traité méthodologique invoquant la méthode historique, prétendue objective (en interdisant les objections sceptiques, comme de coutume en Occident – l’honnêteté est ailleurs, ou nulle part).
- On me dit que la curiosité des humains sur leur passé n’est pas illégitime. OK, abolissons les frontières et que l’histoire soit une jolie activité récréative pour qui cela intéresse… Non, non-non-non : il ne s’agit pas du tout de curiosité ludique à titre de loisir, actuellement, mais de ce qui soutient les interdictions d’entrée, les expulsions, les discriminations, les dominations ONU, les bombes atomiques d’extermination massive permises. D’accord, ces points politiques n’ont rien à voir avec le passé traité par l’Histoire, mais quand on demande quelle est la justification de ces discriminations, la réponse est que c’est (la loi, et quand on demande quelle est la justification de cette loi, la réponse est que c’est) l’histoire. Autre approche : les dominations du passé historique sont maintenues intouchables au nom de « l’ordre » (en place), contre le partage qui ruinerait notre luxe relatif. L’Histoire est l’alibi pour dire politiquement : « c’est pas notre égoïsme à nous, il en était ainsi avant nous, le devoir de mémoire impose de préserver cette tradition ». Comme en 1788… Je ne parle donc pas de curiosité touche-à-tout mais de lecture utile de mécanismes graves : certains utilisent l’Histoire pour dire « ne changeons rien », je préférerais utiliser l’Histoire pour dire « attention, c’est pas juste et ça risque de re-péter violemment, ça commence déjà ». Je pense que l'inteligentsia devrait toute entière chercher la solution guérissant l'injustice, mais elle clame seulement "il faut comprendre et respecter l'Histoire" – elle n'a rien d'intellectuelle, que le blabla rhétorique érudit camouflant les fautes.
- On me parle d’histoire des peuples, des arts, des sciences, sans chauvinisme. Peut-être, quoique… je ne suis pas d’accord non plu’, il s’agit de blabla méprisant l’individu, classé membre d’un peuple-prétendu même s’il n’en partage pas les « valeurs », méprisant les goûts individuels (les autorités ou les snobs décrétant le prétendu beau), méprisant les doutes individuels (décelant les fausses Lois de la Nature avant qu’elles soient contredites par les « experts » suivants). Ça me semble une usine à crétins suivistes, et je répète que c’est en cours d’Histoire que j’ai appris ce que voulait dire « France ». Sans Histoire, il n’y a pas plus de France (ou d’Europe) que de Provence (ou d’Eurasiafrique), et les migrants qui se voient interdits de tenter leur chance peuvent attester du chauvinisme armé derrière les frontières historiques.
- Me dire que le professeur (d’Histoire) de base n’a rien à voir avec les lois mémorielles me laisse songeur. C’est comme en théocratie où les autorités politiques auraient décidé de condamner à mort l’incroyance, et le professeur de religion qui enseigne la foi se dirait totalement non concerné par ces lois – qui menacent très directement ses élèves rebelles ! En banlieue beure palestinophile (« antisémite » en langue officielle), j’aimerais voir comment le prof d’Histoire fait passer le dogme légal sur le Shoah (et l’innocence de la conquête massacreuse de l’Amérique, nullement classée Crime contre l’Humanité)… En quoi le prof est-il là un dépositaire de savoir objectif, plus qu’un propagandiste armé, envoyé frapper la rébellion argumentée ? Certes, stylo rouge contre soupirs ou crachats, il n’a pas une mission aisée, mais il me paraît très concerné. Au Bac 1981, l’histoire contemporaine s’arrêtait à 1945, évitant de nous informer des spoliations palestiniennes, de l’extermination raciste de Der Yassin, etc. (par les « angéliques » rescapés d’Auschwitz) ; par contre la Shoah était au programme, en long en large et en travers, sous forme de propagande machiavélique présentant Monstruosité absolue incompréhensible (sauf haine et mensonge) contre Innocence absolue. Avec le recul, je dirais aujourd'hui que c'était là un autre mensonge. Il aurait mieux valu expliquer que c’était peut-être hélas le regrettable effet-retour contre une religion raciste esclavagiste, d'une communauté fermée ayant visé l’embourgeoisement par favorisation entre soi et la domination par mensonge commercial – cela avait de quoi illuminer les nouveaux électeurs que nous allions devenir, mais non, pas du tout : il ne faut surtout pas comprendre la source du Mal si elle est dans notre camp et devenue victorieuse, la propagande abrutissante se contente de diaboliser les méchants officiels.
- Je serais tenté de fonder en France le parti anti-occidental, pour dire officiellement (aux terroristes) que nous sommes honnêtement capables d'autocritique et de nous reconnaître comme un Grand Mal – même si cela ferait moins de 0,01% des voix, ce n'est pas zéro : la loi « tous pourris » serait prouvée fausse, c’est capital, je crois. (Je ne le ferai pas car je ne vois pas l’intérêt de dépenser cet argent perdu sans convaincre personne). En tout cas, le premier élément d’intelligence me semble être de comprendre l’autre : j’écoute l’anti-occidental (laïc), je le comprends, j’écoute le pro-occidental, et il ne dit rien de compréhensible que de mauvais alibis… en débat contradictoire, la sentence me paraît évidente : condamnation de l’Occident. D’où, en pratique, pour éviter cela, la contre-attaque (préventive ! « la meilleure défense c’est l’attaque, surtout par derrière ») par focalisation sur des fanatiques monstrueux financés en face, pour diaboliser l’adversité (« toute adversité » par amalgame) et nous prétendre vertueux dans notre égoïsme groupiste, c’est de la stratégie infantile, 4 ans d’âge mental (ou 7 ans – j’étais « en avance »), ça marche très fort : tous nos « intellectuels » applaudissent à grands cris. Misère intellectuelle, oui, hold-up réussi, avec le plein soutien de l’école (enseignant l’érudition, maudissant la logique – je rappelle que la logique tue la science expérimentale et les religions dominantes). Je ne parlerais pas de crétinisme aigu, sauf mathématiques, mais j’avoue que je suis tenté (le psy a diagnostiqué chez moi une schizophrénie paranoïde à tendance mégalomaniaque, ça peut expliquer).
- Voilà, donc je suis clairement incapable d’aimer l’Histoire, personnellement, anormalement. Je suis irrattrapable, OK. « Dont acte », on dit, je crois.

Enfin une analyse convaincante (24 Juin 2012)
      Dans la conférence-débat « l’Etat et les banques, les dessous d’un hold-up historique » (03/12/2011 en Suisse semble-t-il), le Français Etienne Chouard expose des éléments rares auxquels j’étais arrivé aussi : la démocratie indirecte (pouvoir « représentatif ») n’est pas une démocratie, puisqu’elle sert la caste des politiciens et non l’intérêt général. Il ajoute « sert les banques », et de ça je ne suis pas sûr.
• Eléments intéressants
- Chouard dit que jusqu’en 1789, le principe de démocratie était lié au tirage au sort (de rédacteurs des lois etc) en interdisant la professionnalisation des décideurs, surtout sans contrôle des commandés, puisque les décideurs décident alors à leur profit (conflit d’intérêt). Les constitutions modernes sont mal écrites, volontairement dans le sens d’asservissement des masses aux décideurs, se remplaçant en alternance.
- La crise actuelle est un hold-up organisé : Pompidou, ex employé de la banque Rotschild, a fait interdire l’emprunt à taux zéro aux banques centrales (principe repris dans la constitution européenne, imposée parlementairement aux électeurs la refusant), d’où soumission aux marchés financiers. Autre branche de la tenaille : les politiciens de droite et gauche ont voté depuis lors des budgets systématiquement en déficit, imposant de payer ces intérêts. C’est du vol organisé.
- Les analystes dénonciateurs expliquant la crise sont systématiquement rejetés comme complotistes paranoïaques antisémites. Je me sens moins seul, moins « malade », merci.
- L’école (française etc.) porte une lourde part de responsabilité, en martelant que Démocratie = Election, Election = Démocratie, pour que les citoyens abdiquent et choisissent leurs maîtres, incontrôlés. Remplacés par les maîtres d’en face à l’élection suivante, seule alternative. Les politiciens font science Po puis l’ENA puis choisissent gauche ou droite, qui les amènera indifféremment au poste de maîtres.
- L’aristocratie assumée (gouvernement par les meilleurs) n’est pas idiote ni immorale, et serait plus honnête que la fausse démocratie voleuse. Mais il faudrait des garanties solides : pas de transmission héréditaire, vérification périodique de qualité supérieure effective, vérification d’absence de conflit d’intérêt (exigence de ne servir que l’intérêt général).
- Chouard a bien paré l’objection que le système qu’il propose (de flux financiers contrôlés) était celui des Nazis, en expliquant que c’était aussi celui des « 30 glorieuses » (France 1945-73).
• Eléments douteux
- Chouard fait de la Suisse un idéal, avec son référendum d’initiative populaire, mais répond mal à l’accusation de populisme xénophobe, en disant qu’il faut choisir, et se prétendre démocrate c’est s’en remettre aux choix du peuple. Moi je pense qu’avec une démocratie mondiale, les petits groupuscules de riches locaux ne seraient plu’ autorisés à chasser les étrangers, Chouard n’a pas envisagé cela – sauf peut-être via l’idée : « si on veut que ça se fasse partout, ça ne se fera pas, il faut bien commencer quelque part ». Bof. A l’ère d’Internet, le vote mondial des individus est possible, le système des frontières ne sert qu’au maintien des privilèges et paradis fiscaux. Parmi ces privilèges : Israël état Juif, à Palestiniens interdits de retour… Chouard ne va pas se lancer sur ce sujet, donc, puisqu’il serait triplement taxé d’antisémitisme, nazisme, disqualifié donc (par les détenteurs de la parole publique, tous judéophiles en Occident).
- Les politiciens ne sont pas seuls responsables des déficits, je crois : la requête d’état Providence et la position de fonctionnaire à vie (à grand salaire type privé et petit rendement type soviétique –avec rendement facultatif sans l’autoritarisme stalinien) me semble complice à grande échelle. Les électeurs ne sont pas idiots mais aveugles, achetés. C’est à mon avis inhérent à la perversion de l’idéal de gauche, qui ne défend plu’ les pauvres employés à la vie dure mais les fonctionnaires pépères (et les nationaux en pays riche). D’où mon invention de l’humbilisme, au-dessus (ou en dessous) de gauche-centre-droite.
- Pour séduire en Suisse organisatrice, Chouard n’a pas dit que le nationalisme est un égoïsme, et que l’on ne peut pas se prétendre victime d’égoïsme quand on pratique cela soi-même. Le sport télévisé est une populaire entreprise de propagande en ce sens (d’égoïsme groupiste, visant la domination à l’encontre de la majorité), qui me choque, très anormalement certes. Le cœur du problème me semble là. Il faut accepter de partager la misère du monde pour prétendre à la justice. Certes, attention : le piège du « partage » (sans effort) est une évidence, pas vue par l’idiot Karl Marx semble-t-il, mais la rétribution au mérite serait la solution, douloureuse pour les Occidentaux, dont les Suisses, il faudrait avoir le courage de le dire. Si une monnaie unique et un SMIC horaire mondial voyaient le jour, avec rétribution du travail et non de l'exploitation, la Chine et l’Inde seraient maîtresses du Monde, est-ce que nous sommes capables de le vouloir ? Moi oui, mais je suis ultra-minoritaire ici en ce sens.
- Chouard affirme que le plus gros budget de campagne électorale fait automatiquement élire le candidat des riches. Je n’en suis pas convaincu. Le candidat des fonctionnaires, chômeurs, RMIstes, peut pareillement passer.
- La philosophie politique est beaucoup plus complexe que ne le présentent Chouard et Zaki : les fonctionnaires protégés sont peu productifs mais le système privé est féroce, menteur (quant aux coûts, fortune des dirigeants incluse cachée), tueur (de concurrence)… Personnellement, je suis défaitiste et triste, je ne vois pas où eux voient la lumière. L’école ne fait pas réfléchir à cela, même en cours de philosophie. Sujet tabou – Chouard n’est pas si iconoclaste, mais allié à la pourriture en place, partiellement.
- Il faudrait revenir sur la nationalisation des banques en 1981 qui a échoué à leur faire servir l’intérêt général. Certes, le lettré Mittérand méprisait le peuple – voir son choix d’interdire la peine de mort contre l’avis populaire – mais il faudrait expliquer où a échoué économiquement le projet anti-banquiers.
- Chouard aurait pu mentionner les horreurs spécifiquement françaises, comme le fait de devoir être approuvé par des masses d’élus pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle (ce qui verrouille la domination des politiques, inexpugnable), le financement public des partis politiques (après auto-amnistie des corruptions passées), et la loi Fabius-Gayssot (instaurant le délit d’opinion, en pays se clamant champion de la Liberté d’opinion). Ne pas avoir versé ces pièces factuelles au dossier le rend fragile, suspect de délire imaginatif. Bon, l’hypothèse du rêve est imparable, mais « dans le monde où… » aurait été intéressant ici.

Un faux espoir ? (17 Février 2013)
      Avec Internet, j’ai vu que des pétitions internationales peuvent constituer un nouveau pouvoir (« Un mouvement supranational qui est plus démocratique, et qui pourrait être plus efficace que l'ONU ») : l’association Avaaz organise cela, avec un questionnaire à remplir, auquel j’ajoute une raison de renoncement. J’ai envisagé deux pétitions, importantes à mes yeux :
1/ Quel changement voulez-vous ?
Abroger la loi française Fabius-Gayssot
Qui peut rendre ce changement possible ?
Les parlementaires français
Pourquoi cette pétition est importante ?
De philosophie sceptique, des innocents sont emprisonnés ou condamnés à répudier leur propre opinion/démonstration, les prétentions à la liberté d’opinion (donc aux Droits de l’Homme) étant foulées au pied par la loi française.
Quel est le texte de votre pétition ?
La loi française n’est pas conforme aux Droits de l’Homme (chapitre Liberté d’opinion) puisque la loi Gayssot de 1990 implique amende et prison pour les sceptiques osant douter de la vérité officielle (quant aux crimes contre l'humanité définis a posteriori à Nuremberg). Socrate (« Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien »), Descartes (ce monde pourrait être mon rêve) et le Bouddha (tout est illusion), ne pourraient plus s’exprimer en France moderne, ou seraient condamnés comme monstres antisémites. Cette pression sioniste (soutenant l’expulsion-1948 des Palestiniens en réparation sans en tolérer la moindre mise en doute) était l’une des causes du terrorisme antifrançais, avant que les gouvernants français décident la guerre militaire contre l'islamisme, donc contre le Hamas, seul obstacle à l'expulsion définitive des Palestiniens de 1948. Abroger la loi Gayssot serait le premier pas qui rendrait la France crédible intellectuellement, moralement et diplomatiquement. Dites à vos députés qu’ils n’ont pas obéi au vœu populaire en promulguant cette loi raciste (couvrant les massacres de Juifs mais pas ceux d’Amérindiens).
(Pourquoi vous ne la présenterez pas ?)
Parce que ce serait interdit pour crime d’« antisémitisme », selon la mensongère logique ayant force de loi en France (et ailleurs). Le sionisme gouverne le monde occidental, de faux intellectuels dominent le monde de l’édition et des médias, agitant en tous sens l’accusation d’antisémitisme, et les citoyens culpabilisés se « laveraient la conscience » en rejetant cette pétition « suspecte » au lieu de la signer. Et puis (les sénateurs et même) les députés se contrefichent des souhaits populaires, en dépit des manifestations massives (peine de mort, âge de la retraite, mariage homosexuel, etc), en interdisant conjointement le referendum d'initiative populaire. Enfin, les sages sceptiques sont en Occident une infime minorité, moins nombreuse même que les Israélites et bien moins ambitieuse, puisque défaitiste – aucune chance d'attirer les faveurs du plus grand nombre. Le mensonge diabolisateur a bien plus de succès que la sagesse réservée.
2/ Quel changement voulez-vous ?
Abroger les droits de veto ONU
Qui peut rendre ce changement possible ?
Les Nations Unies, ou le président français ou la Reine d’Angleterre
Pourquoi cette pétition est importante ?
Rendre l’Occident crédible, ou pointer haut et fort son incohérence.
Quel est le texte de votre pétition ?
La Convention Universelle des Droits de l’Homme stipule que les enfants naissent égaux en dignité et en droit, mais un britannique ou un français valent plus de vingt indiens ou cinq indonésiens pour l’ONU qui donne un droit de veto aux premiers mais pas aux seconds. L’Occident n’est pas crédible quand il fait la guerre pour la démocratie mais se réserve ainsi le pouvoir de manière aristocratique. Dites à vos représentants que les minorités « bien nées » ne doivent pas gouverner le monde. C’est une question de cohérence, d’honnêteté intellectuelle, qui éviterait la guerre anti-occidentale actuelle, puisque l’Occident apparaît clairement immoral (anti-altruiste, anti-équitable).
(Pourquoi vous ne la présenterez pas ?)
Parce que abroger les privilèges est impopulaire parmi ceux qui en profitent. Parce que ce serait aussi condamné comme « antisémite », la majorité démographique du monde pouvant faire revenir les Palestiniens expulsés.
     Si j'ai signé deux pétitions d'Avaaz, ce n'était pas sans réserve :
A/ Pour un Etat Palestinien : ce serait certes mieux que le second volet de colonisation israélien, envahissant la Cisjordanie, mais cette solution à deux états entérine l'expulsion raciste de 1948, et je suis contre. A mon avis, les expulsés doivent revenir là dont ils ont été chassés, avec très lourde indemnisation et avec droit de vote. S'ils décident d'expulser les expulseurs, en étant la nouvelle majorité, ils seront très compréhensibles. Un peu comme l'Algérie 1962, paraît-il.
B/ Contre les pesticides tuant les abeilles : c'est une affirmation parachutée relevant de l'induction qui est une faute logique. Mais j'ai plus d'amitié envers les apiculteurs qu'envers les actionnaires d'industries chimiques.

Tout s'explique...
* Acte 1, suite à la garde à vue de l’ex-président Sarkozy (07 Juillet 2014)
      On nous répète de temps à autres, dans les médias, qu’il est absolument indispensable de respecter la Justice, l’indépendance de la Justice, sans laquelle la République n’est tout simplement « pas possible ». Après une très douloureuse affaire personnelle, je lis ça de manière exactement contraire : il n’y a pas de Justice, il n’y a (en France 2014 tout au moins) qu’une parodie de justice, indigne de ce nom présupposant honnêteté, et la République ne tient donc pas debout (que par la force écraseuse, opprimant les objections). J’ai en effet la preuve écrite que le juge peut dire absolument n’importe quoi dans un jugement, peut en toute liberté choisir d’ignorer les preuves qui vont à l’encontre de son délire personnel (affirmé « établi après débat contradictoire »). Et, en cas d’appel, le juge d’appel a très exactement la même liberté, d’affirmer n’importe quoi, par exemple pour approuver son copain de première instance. L’idéal de justice était beau mais en pratique ce n’est qu’une chasse gardée de dominants intouchables, odieux de malhonnêteté intellectuelle, totale, légale. Il y a peut-être quelques anormaux honnêtes, sur le nombre (je suis d’accord qu’il ne faut pas généraliser aveuglément), mais j’en doute : postuler à un salaire très supérieur aux travailleurs de peine, pour jouir d’un total droit à l’injustice, me parait en soi une faute morale lourde, révulsant les honnêtes gens, ne pouvant que s’enfuir à toutes jambes. Ainsi la République a logiquement construit une Justice à son image : la justice républicaine, prétendant admirablement servir le public et en fait toute pourrie, sous le vernis grandiloquent.
* Acte 2, illumination (20 Juillet 2014)
     A la réflexion, mes ennuis personnels (dans une affaire d’adoption) m’amènent à comprendre tout un système, dont la respectabilité se trouve balayée par la démonstration prouvée de malhonnêteté judiciaire. En effet, le ministre juif Robert Badinter a prétendu justifier la spécificité de la Loi Gayssot (contre la liberté d’expression là où elle ne se soumet pas au dogme israélite sur la Shoah) au nom de « l’autorité de la chose jugée, à Nuremberg » (http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/14/le-parlement-n-est-pas-un-tribunal-par-robert-badinter_1629753_3232.html). Maintenant que j’ai la preuve que les juges sont libres d’affirmer n’importe quoi en rejetant totalement la vérité prouvée, sans recours (puisque le juge d’appel a exactement la même liberté), tout s’explique, tout est fondé sur l’abus de pouvoir du juge, entièrement légal. Et à l’abri de cette officielle dictature du mensonge possible, les législateurs ont instauré le délit d’opinion, la prison et ruine pour délit d’opinion, au prétendu Pays de la Liberté… Un vaste plan couronné de « succès », et cohérent pour le sionisme réparateur (expulsant les Palestiniens, déportés), me paraît soudain possible : des juges israélites (ou judéo-chrétiens, sachant que Jésus a professé que « les non-Juifs sont des chiens, bienvenus seulement s’ils se contentent de manger les miettes sous la table des Juifs » – propos dont la vénération est entièrement légale, fiscalement soutenue par l’Etat, alors qu’en être choqué peut être puni de prison pour crime d’antisémitisme…) ont pu condamner comme extermination active « prouvée » ce qui est peut-être un ravage du typhus dans des camps d’esclaves juifs, quand l’extermination des Amérindiens ou l’esclavage des Africains, des Indigènes, leur paraissent plutôt une bonne chose, librement niable aujourd’hui où le racisme a perdu de son aura (en constatant qu’il s’est retourné contre les Israélites, endogames). Ce monde est horrible, avec des dominants atroces et une caste de pseudo-intellectuels complice (sans talent aucun, nullité crasse simplement cachée par les médias et enseignants). Je souffre, et c’est bien sûr classé « maladie mentale », à la Stalinienne… En attendant que je sois éliminé, le lavage de cerveau télé fonctionne à plein tube et ça devrait suffire : la guerre israélienne à Gaza est ainsi approuvée, par les mots "terroristes" et "antisémites" désignant les Palestiniens, sans jamais employer pour eux le mot "expulsés" (ou "sale race"), des fois que les imbéciles non-Juifs risquent de comprendre la source du problème. Affligeant, et victorieux.

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Non à la manif’? (30 juin 2016)   Quand la manifestation du 23 Juin 2016 à Paris contre la loi Travail a été interdite (cf. http://www.leparisien.fr/economie/loi-travail-la-prefecture-interdit-la-manifestation-de-jeudi-22-06-2016-5904335.php ) par les autorités socialistes (pour prévenir la casse), de grands cris ont fusé de toute part, clamant que la démocratie impliquait obligatoirement le droit absolu à manifester, et des images ont montré l’actuel président de la république clamant cela même, au temps où il était dans l’opposition. Je ne suis pas d’accord du tout avec ces cris-là, quoique d'une manière inusuelle : je me dis que la démocratie est le gouvernement par le peuple, donc un gouvernement démocratique ne peut pas décider de loi contraire à la volonté du peuple. Il n’y a pas lieu de hurler en masse, au risque de créer une aubaine pour des casseurs, il faut (et suffit de) pratiquer un référendum – d’initiative populaire puisque ayant peu de chances de conforter les dirigeants (donc pas souhaité par eux). Ainsi, ce ne seraient pas des groupuscules d’activistes excités qui décideraient des lois mais la population dans son ensemble. Elle est là, la démocratie, nullement dans la république à fausse représentativité et violence chronique de manifestations hurlantes.