TOLÉRANCE : VOLTAIRE ET NOS DIRIGEANTS SONT DES ÂNES
On m’a trompé au lycée en classe publique de première
(par ToMeu ou J.C. n°2, 04-15 Mai 2015)

Bilan

  Comme tous les lycéens des années 1979-1982 (et peut-être 1900-2015), j’ai été « formé » à adorer Voltaire, comprendre puis expliquer les riches nuances de son texte. Ça s’appelait Cours de Français, parce que telle est la langue employée, et l’étude de cet auteur semblait simplement un moyen « cultivé » de jongler avec ce moyen d’expression, cet outil. MAIS j’ai été étonné, après la récente tuerie de Charlie-Hebdo, que soit partout cité le « traité sur la tolérance » de Voltaire, texte qui n’était pas au programme autrefois (seulement Candide, Zadig, Lettres Philosophiques, je crois). J’étais toutefois réticent, car je suis en désaccord avec tous les tribuns, tous les politiciens, tous les journalistes, sur ce sujet de la tolérance, donc… s’ils se réfèrent à Voltaire, c’est que je suis maintenant en franc désaccord avec cet homme célèbre, et que j’aurais eu de très mauvaises notes au lycée si on avait « étudié » ce texte là (je l’aurais peut-être « cassé », au lieu de trouver des mots d’enthousiasme convenu). Cela ne me surprend pas, car mon scepticisme adulte serait aussi condamné par les enseignants secondaires de sciences et histoire-géographie, n’ayant rien compris au principe de tolérance vrai, mais… par respect peut-être envers Madame Bories, ma prof de Français (qui m’avait présenté au Concours Général de Français en 1980), j’ai voulu lire, examiner cet autre texte de Voltaire, pour voir. M’auto-mettre en examen, en quelque sorte, via le fait que je mette en examen Voltaire.
  [La source fait 126 pages, ici je vais tout casser en 27 pages, c’est un peu long mais c’est un sujet à la fois très difficile et très important, je crois : nos dirigeants ont déclaré la guerre à l'Islamisme en notre nom, avant la tuerie de Charlie-Hebdo, et mieux vaut réfléchir très fort que de faire la guerre et massacrer les yeux fermés. Il ne s'agit pas pour moi de bénir l'Islamisme, mais de voir dans cette guerre une lutte du Mal contre le Mal, encore une.]

Ma position, avant de commencer
  Je ne suis pas d’accord que la tolérance s’applique automatiquement à la religion. Le fait de se référer à Dieu incontestable n’aurait ainsi légitimé en rien le nazisme, l’apartheid. L’alibi religieux ne vaut pas, et n’exempte en rien de la loi pour tous, à mon avis.
  Dans le détail, en lisant la Torah judaïque (Ancien Testament selon les Chrétiens et Musulmans), j’ai été effaré que le prétendu Dieu d’Amour soit un exterminateur, et pas seulement de militaires égyptiens voulant trucider des esclaves en fuite, mais de millers ou millions de bébés innocents : Déluge, bombardement de Sodome et Gomorrhe. Et Noé, seul humain épargné (dont la famille a été épargnée), était esclavagiste. Et Yahvé s’est dit « un Dieu jaloux », interdisant de vénérer les autres dieux, et n’interdisant de tuer que « le prochain » (croyant correctement au même Dieu), approuvant l’extermination (par les Hébreux) des Cananéens refusant l’esclavage. Ma conclusion est simple : ce texte dit sacré est un manifeste terroriste, raciste (pro-juifo), esclavagiste, intolérant. Légitimer la raciste religion israélite davantage que le nazisme est donc un choix partisan, injuste objectivement. Voltaire ira-t-il jusqu’à comprendre cette source de l’horreur, expliquant tout jusqu’à aujourd’hui ?
  En lisant les Evangiles, j’ai découvert que le christianisme serait simplement le judaïsme si Jésus avait été accepté par ses contemporains comme le Messie annoncé. Ainsi, toutes les horreurs de l'Ancien Testament sont approuvées par Jésus, qui a dit venir accomplir ce texte et non le contester. Et effectivement, les mêmes reproches s’appliquent : terroriste (référence terroriste à Sodome-Gomorrhe pour les villes qui n’accepteraient pas de recevoir Jésus, promesse de torture éternelle pour les incroyants), raciste (Jésus dit que les non-Juifs sont des chiens, aimables seulement s’ils se reconnaissent chiens et se contentent des miettes tombant de la table des Juifs – odieux concept de racisme qu’ont repris pour d’autres les nazis, indigénistes, apartheidiens, remplaçant simplement le principe pro-juif par pro-gaulois ou pro-aryen ou pro-blanc), esclavagiste (Jésus se dit admiratif envers le sévère maître d’esclaves se mettant à genoux devant lui Jésus – et il ne demande nullement de libérer les esclaves ; il trouve normal que si un homme est surendetté, lui et ses enfants deviennent esclaves à jamais), intolérant (Jésus dit que le mieux serait la mise à mort cérémoniale par noyade, pour « les parents éloignant leurs enfants de Dieu, le Dieu judaïque », selon 2 Evangiles, ou pour ceux « par qui arrive le scandale », pour 1 Evangile), ritualiste (rachetant les fautes, meurtres inclus, par la prière assidue, par le don aux synagogues, et autres rites – le meurtre est selon lui pardonnable, seule l’incroyance en Dieu [le Vrai Dieu] est totalement impardonnable). Par ailleurs, Jésus est très fier de parler en langage imagé quasi codé, il dit que les vrais croyants comprendront – ce qui entraîne automatiquement les guerres entre variantes d’interprétation (puisqu’il a lui-même appelé à tuer les interpréteurs « scandaleux »), il faut être aveugle ou stupide pour ne pas le deviner. Mais, certes, c’est ainsi « par images codées » que fonctionnent les imposteurs : Nostradamus a annoncé ainsi le futur des siècles à l’avance, mais il faut attendre que les évènements aient lieu pour « savoir » le sens de ses propos imagés. Supercherie, escroquerie.
  En lisant le Coran, je retrouve toutes les horreurs du christianisme, sauf le racisme, Mohammed disant que Dieu/Allah a changé d’avis, et qu’il faut maintenant tuer les israélites et chrétiens s’ils ne se convertissent pas à l’Islam.
  Dans ce contexte, je comprends mes grands-parents, farouchement anticléricaux, anti-religion. Mais j’ai entendu aussi en cours d’Histoire les horreurs commises sans religion : faux-procès et massacres staliniens, maoïstes, khmer-rouges, etc. La différence immense est toutefois que l’athée peut dire : Staline-Mao-PolPot étaient des monstres très stupides, la vraie solution consiste à… Alors qu’avec la sacralité religieuse, impossible aux croyants de juger Moïse, Jésus, Mohammed comme des monstres très stupides. C’est bétonné, et Jésus le disait ainsi : il faut entrer en religion avec l’intelligence d’un nouveau-né, c’est-à-dire zéro intelligence critique, aucune capacité à détecter les contradictions et scandales absurdes, il faut se laisser guider par bâton et carottes invérifiables : l’enfer et paradis post mortem.
  Ainsi, je comprends le massacre des Cananéens suivi de l’expulsion terroriste des Palestiniens (côté israélite), l’Inquisition et les croisades massacreuses de musulmans puis extermination d’Amérindiens puis esclavage d’Africains (côté chrétien), le terrorisme moderne anti-occidental (côté islamiste). Cela est approuvé par des théologiens texte en main, et c’est imparable puisqu’il est interdit (par les malhonnêtes Droits de l’Homme « Universels ») « au nom de la tolérance » de déclarer ces textes monstrueux et stupides. Le problème est évident, énorme, mais puisque nos tribuns et nos foules (racistes sionistes n'exigeant nullement de rendre les USA aux Amérindiens) citent Voltaire, ça ne peut pas être qu’il a compris le problème il y a deux siècles et demi, sans quoi la critique du judéo-christianisme serait légale, et non prétendue antisémite, passible de prison, oui au pays de la « Liberté » se référant fièrement à Voltaire.
  Toutefois, il y a une réserve de taille : l’échec complet du communisme à former des nouvelles générations athées suggère que la carotte du Paradis post mortem (et du pardon des fautes via les rites, ou via combat contre les incroyants ou mal-croyants) présente une tentation colossale, humainement irrésistible (pour la majorité des gens, en tout cas). Mais cela pouvait être réinventé sans aucunement bénir le racisme israélite, le terrorisme, l’esclavage, l’intolérance.
  Autre réserve énorme : il semble absurde que je veuille condamner les religions pour leur intolérance, c’est à dite « faire preuve d’intolérance » au nom de la tolérance. Les tribuns se gaussent de ce jeu de mot, et en ont tiré la bénédiction envers les religions, au lieu de réfléchir. Il n’est pas incohérent d’enfermer un coupable de séquestration, ou de condamner à mort un assassin (c’est la loi aux Etats-Unis aujourd’hui, et c’est ce que voulait la majorité française en 1981 quand l’antidémocrate Mittérand a aboli la peine de mort). Mais je demande seulement la cohérence : on ne peut pas, honnêtement, interdire le nazisme et l’apartheid (ou le communisme aux USA) sans interdire les religions esclavagistes, visant pareillement l’écrasement des faibles, d’où guerres perpétuelles. Ce n’est pas le concept de Dieu ou le nom (ou les noms) qui lui est donné, qui constitue le problème, c’est la sacralisation de vieux textes massacreurs esclavagistes.
  Mon épouse catholique s’est dite très étonnée que je sois gentil sans avoir peur de Dieu (punitif extrême si j’étais méchant), mais c’est pourtant ultra-simple en éducation morale non-religieuse : ne pas faire à autrui ce qu’on n’aimerait pas subir. En suivant ce principe, les Israélites n’auraient pas vénéré le massacre/esclavage des Cananéens (principe retourné contre eux par les nazis, les faisant esclaves en tuant les improductifs), les Chrétiens Franco-Britanniques n’auraient pas conquis le monde en minorant les voix « indigènes » et pratiquant l’esclavage (principe retourné contre eux par l’Axe en 1939-45), les Chrétiens Etasuniens n’auraient pas conquis les pays Amérindiens (avant de s’offusquer de l’invasion par les pauvres Latinos et Asiatiques), les Musulmans n’auraient pas béni la guerre sainte et l’esclavage (principe retourné contre eux par les Croisés, indigénistes et colons).
  Je crois qu’une maxime sage prétend résoudre le paradoxe inhérent à la « tolérance » (il est interdit d’interdire) par un compromis : la liberté pour tous, sauf pour les ennemis de la liberté. Mais… texte en main, je prouve que les religions judaïques, chrétiennes, musulmanes, sont ainsi « ennemies de la liberté », donc la tolérance ne peut pas prétendre les protéger sans exploser, de l’intérieur, et c’est ce qui se passe en 2001-2015 après l’effondrement des erreurs communistes. Le « traité sur la tolérance » s’est-il risqué à ce blasphème antireligieux ? (J’imagine que non, puisque c’est en brandissant cet écrit que les religions judéo-chrétiennes dominent le monde aujourd’hui, à l’exception de quelques cas, dont les zones dominées par les religions musulmanes).
  Enfin, j’ai entendu parler de « musulmans modérés » et de « musulmans fanatiques », mais – texte en main – les fanatiques ont « raison » religieusement, et les prétendus modérés ne sont pas crédibles une seconde : si leurs personnages vénérés avaient un message contraire à ce qui est écrit, ils l’auraient dit simplement pour être bien compris sans malentendu tueur, et si c’était un message tueur ultra-ponctuel valable seulement à l’époque, ça indique bien qu’il ne s’agit pas de lumières visionnaires intemporelles pour l’Humanité mais de mégalomanes pitoyables de cette époque. Par ailleurs, si les textes sacrés sont pleins d’absurdités à ne surtout pas croire, cela discrédite totalement la magique promesse de Paradis post-mortem (pour ce qui serait peut-être simplement « laisser un souvenir aimable »), et l’immense succès religieux s’écroulerait. Avec peut-être déchainement de la violence majoritaire, qui ne serait plus contenue par la terreur face au divin, c’est le côté bestial de l’Humanité, ayant peut-être besoin de la peur du gendarme pour être correct envers autrui (ça me semble expliquer la dérive de l’utopie partageuse communiste vers la dictature féroce). Toutefois, conclure que la religion est le seul moyen est une insulte à la responsabilité individuelle, à l’intelligence morale personnelle, mais – là encore – on peut réinventer la religion sans imposer dans le lot : racisme et extermination des incroyants (ou croyants à autre variante). C’est difficile, c’est ça le sujet.
  Autre approche concernant la « tolérance » : bien sûr, on peut se tromper, et souvent ce n’est pas grave : libre à chacun de croire que la Terre est plate ou que l’anthropophagie n’a jamais existé, mais la loi Française en 1991-2015 interdit de croire ce que l’on veut. En effet la Loi Gayssot punit de prison et ruine la philosophie sceptique, ne respectant pas le dogme israélite concernant la Shoah, et interdit de demander pourquoi les « camps d’extermination » avaient des baraques protégeant du froid mortel les condamnés, et fournissaient de l’eau empêchant de mourir de soif, etc. Ainsi, après la tuerie de Charlie-Hebdo en cette année 2015, tandis que tous les érudits péroraient sur la tolérance (sauf envers l’antisémitisme), une jeune beure interviewée à visage caché demandait « pourquoi cracher sur l’Islam c’est la liberté d’expression, et cracher sur le judaïsme, c’est du racisme antisémite ? ». La réponse est simple, mais interdite : les judéo-chrétiens ont imposé le dogme raciste réservant maintenant la discrimination raciale aux rabbins (permettant que les coupables sionistes se cachent derrière des bébés innocents, en interdisant de lever cet amalgame lamentable, béni par l’ultra-débile Académie Française). Alors… il n’y a actuellement aucun « principe de tolérance », seulement le triomphe d’une intolérance injuste, anti-goy, contre une autre intolérance, injuste antisémite ou juste mondialiste. Et c’était prévisible dès l’an 1000 ou quoi, au simple vu des textes sacrés de judaïsme, christianisme, islam. Voltaire avait tous les éléments en main. Si son texte est brandi comme arme « intellectuelle » aujourd’hui par les dominants occidentaux, c’est qu’il est passé à côté du sujet. Malhonnêtement ou stupidement (des prétendus débiles pensent plus juste que l’immense majorité des prétendus intellectuels, voleurs ou super-débiles, eux).
  Autre aspect, que j’ignorais à l’âge de seize ou dix-sept ans : les convertis catholiques de ma famille athée (Raymond d’un côté, Jacques de l’autre) ont dit avoir beaucoup souffert de l’intolérance qu’ils ont subie. Et comprendre leur point de vue m’intéresse – même si, à première vue, je comprends la légitime défense des anticléricaux, face à une Eglise vénérant Jésus ayant appelé à tuer ceux qui éloignent leurs enfants de Dieu (Mère Thérésa est belle, mais elle ne semble pas avoir lu les Evangiles, dont le texte a explicitement fait exterminer les Amérindiens).
  Maintenant : lecture.

Premier aperçu, éditorial
  Cet ouvrage est immensément peu cher, un dixième du prix d’un nouveau livre environ. C’est bien, pour faire partager la logique (éventuelle) de Voltaire. Toutefois, le libraire m’a précisé qu’il s’agissait d’extraits commentés, et qu’il n’avait pas connaissance de version complète du texte seul. J’ai donc, avec un peu de réticence, acheté ce « livre de poche » imprimé en 2015, publié en 2009. Et la quatrième page de couverture confirmait : « Ce sont des extraits de ce volume imprimé à la fin de 1763 qui se trouvent ici rassemblés, accompagnés de quelques autres textes qui évoquent le combat de l’écrivain pour "écraser l’infâme" ». A mon avis, un texte de portée universelle devrait être parlant par lui-même, en version intégrale et sans commentaire moderne dirigeant la lecture, mais bon, s’il n’y a pas mieux, d’accord, pas besoin de fouiller les archives pour trouver le vrai texte, immensément cher peut-être.
  La couverture me déplaît : Il y a écrit en gros « Voltaire », en moyen « L’affaire Calas », en petit « Traité sur la tolérance ». Et il y a une illustration montrant un type en costume d’autrefois, maniant une grande plume comme une épée, pour écrire souligner un « Voltaire » manuscrit. Ça ressemble à l’emploi médiatique de ce livre : il s’agit d’agiter le nom ultra-célèbre de Voltaire pour prétendre avoir raison, le contenu argumentaire étant secondaire, voire : sans importance aucune…
  Cela me confirme que je vais pouvoir détruire cet argumentaire ampoulé et illogique, ou partisan, nul. Bien, je vais lire.
  La page 6, après publicités, dit que l’introduction a été rédigée par un maître de conférences universitaire (François Raviez), spécialiste de littérature du XVIIIe siècle, et… il n’y a pas de sommaire en ce début mais on le trouve à la fin, pages 125-126. L’introduction fait 27 pages ! avant le texte, sur 68 pages (présentant 17 chapitres sur 25), avant des compléments choisis, sur 24 pages. Cela semble donc une thèse moderne, s’appuyant sur le texte. Je fronce les sourcils, et je garderai à l’esprit la réserve qui est liée à cette récupération déformante possible.

Chapitre I : Histoire abrégée de la mort de Jean Calas
  Voltaire n’explique pas pourquoi il choisit ce cas-là parmi les atrocités de l’époque : oppression des Amérindiens (Wikipedia me confirme que la Louisiane a été conquise par les Français en 1682-1762, avec – je l’ai lu dans « L’épopée des Peaux-Rouges » – esclavage et meurtre des tribus insoumises, esclavage des Africains (dont un tiers mourraient en route, disent les Historiens), etc. Ici il parle d’un notable protestant condamné à mort par la justice catholique pour avoir peut-être tué son fils voulant se convertir au catholicisme. Et il conclut le chapitre par « l’abus de la religion la plus sainte a produit un grand crime. Il est donc de l’intérêt du genre humain d’examiner si la religion doit être charitable ou barbare. » Je prends a priori ça pour une aberration criminelle, comme s’il voulait remplacer « tu ne tueras pas ton prochain catholique » par « tu ne tueras pas ton prochain chrétien » (la source historique étant raciste : « tu ne tueras pas ton prochain de sang juif »), tout en autorisant à tuer l’Amérindien ou l’Africain (comme les catholiques tuaient les protestants, comme les israélites tuaient les cananéens), son combat parait donc a priori tellement minuscule, tellement antihumaniste, qu’il semble irrecevable, à moins que ça débouche en fin d’ouvrage sur l’illumination qui me parait une évidence en 2015.
  Mais revenons au texte. Je cherche la définition de « sainte » : 1/ canonisé par l’église catholique ; 2/ exemplaire. Le sens 1 est idiot ici, puisqu’une auto-proclamation de soi marche avec toute religion, pas spécialement le catholicisme (et puisqu’elles se condamnent les unes les autres, toutes ou presque toutes ont tort – il faudrait immensément argumenter pour prétendre que le catholicisme n’est pas condamnable objectivement, et ça conduit au sens 2). Le sens 2 est idiot car l’Inquisition moyenâgeuse n’était en rien morale (au sens d’altruiste), n’étant qu’une forme de dictature sanglante comme une autre. Le catholicisme était aussi allié des aristocrates, maintenant soumis le peuple asservi (la police étant aidée par les prêtres agitant menace terroriste d’enfer et promesse de paradis post mortem) jusqu’au débordement de colère en 1789. Et au nom du pape : Français, Espagnols, Portugais ont massacré des millions de gens outre-mer, avant de les écraser comme esclaves (conformément à la Bible – simplement horrible). Voltaire n’est donc pas lisible aujourd’hui : il se plie (ou fait semblant de se plier) à la monstruosité ambiante, au lieu de l’affronter frontalement en montrant où elle se trompe. C’est de la rhétorique pour auditeurs de cette époque, pas du tout de la philosophie, universaliste et intemporelle. Faire semblant de ne pas le voir, c’est (de la part des commentateurs modernes, dont le rédacteur de ces extraits) du mensonge, pas de l’honnêteté.
  Par ailleurs, de quel droit Voltaire présuppose-t-il que la religion est légitime, avec seulement un choix sur son côté gentil ou méchant ? Avec les religions bibliques, appelant à vénérer un génocidaire jaloux, la méchanceté est la loi, et il faudrait questionner les religions africaines ou amérindiennes, l’athéisme, l’agnosticisme, le scepticisme, ce qu’il ne fera sans doute pas, tout imbu de fausse supériorité (et alliance aux dominants). De quel droit va-t-il se poser en donneur de leçons ?

Chapitre VI : Si l’intolérance est de droit naturel et de droit humain
  Voltaire distingue le droit naturel (être aimé comme un bienfaiteur, obtenir ce que l’on a cultivé), et droit humain, qu’il va développer après. Cette idée de droit naturel me paraît peu naturelle. Voltaire confond avec son dogme biblique selon lequel Le Créateur doit être adoré infiniment, je pense au contraire qu’un créateur vertueux n’aurait pas ce caractère narcissique (au risque que s’entretuent les adorateurs à rites différents), mais se ferait oublier en souhaitant simplement que Ses créatures vivent heureuses et en harmonie sans violence envers les faibles. De même, « la propriété par le travail » est très contestable, personnellement je suis plutôt d’accord, mais je sais qu’y sont farouchement opposés les capitalistes (l’héritage pécuniaire compterait davantage que le travail), les communistes et fonctionnaires (l’argent ne doit pas payer le rendement mais le statut d’être vivant humain), les tribus amérindiennes (il faut respecter Mère Nature, en prélevant le juste nécessaire pour vivre en petit nombre, nullement l’asservir méchamment pour pulluler de notre côté). C’est le sujet d’immenses débats, mal conduits habituellement, en diabolisant les opinions adverses, comme en religion, mais Voltaire ne comprend même pas le sujet, tellement sûr de lui qu’il oublie de réfléchir. Pitoyable.
  Par ailleurs, à droit naturel et droit humain, Voltaire devrai ajouter Droit Divin, autorisant à exterminer des humains, des bébés humains reprogrammables, même. Et pourquoi les adorateurs de ce divin sanguinaire ne suivraient-ils pas Sa voie, sinon ? (Comme si tuer des bébés humains était bénin si approuvé par Dieu, grave si décidé sans l'autorisation de Dieu...). Le débat est là, partout, à chaque coin de phrase, mais Voltaire ne voit rien et déclame.
  Voltaire dit que le droit humain est l’altruisme : « Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit (…) Le droit de l’intolérance est donc absurde et barbare ». Mais, curieusement, il ne voit nullement les textes sacrés affirmant l’exact contraire, notamment les Israélites au nom de Yahvé exterminant les Cananéens vénérant un autre Dieu, les Chrétiens incités par Jésus à tuer les Incroyants cérémoniellement (pas à les euthanasier pendant leur sommeil, non).
  Certes, je vois deux problèmes, que bizarrement (bêtement ?) Voltaire n’aborde pas : comment contenir le tueur, le violeur, sans lui imposer des contraintes (voire peine de mort) qu’on n’aimerait pas subir. Et comment manger de la viande sans tuer des animaux alors qu’on déteste être tué pour être mangé (idem pour les légumes en ce qui concerne les végétariens, ébouillanteurs de carottes pelées vives). La religion, avec son dogme, évite de réfléchir et affronter le problème. Mais inutile de discuter alors. Evidemment, Voltaire va développer sa thèse, sans s’arrêter devant des objections en masse à chaque instant, mais l’attitude correcte me semble de ne pas prétendre à l’universel quand on est évidemment contestable : il devrait dire « je pense que (…), et telle et telle objections seront traitées en annexes numéro (…) ».

Chapitre VII : Si l’intolérance a été connue des Grecs
  Voltaire roucoule son érudition classique, et ça semble le dispenser de réfléchir, tant il se place au-dessus des incultes. A tort, comme nos « intellectuels » aujourd’hui. « Un honnête homme qui n’est ni ennemi de la raison, ni de la littérature, ni de la probité, ni de la patrie, en justifiant depuis peu la Saint-Barthélémy, cite la guerre des Phocéens, nommée la guerre sacrée, comme si cette guerre avait été allumée pour le culte, pour le dogme, pour des arguments de théologie ; il s’agissait de savoir à qui appartiendrait un champ : c’est le sujet de toutes les guerres. » Voltaire et moi n’avons pas les mêmes valeurs : il aime le bla-bla et prétend à la raison, je préfère la logique et condamne l’auto-contradiction cachée par le bla-bla. Il considère qu’être ennemi de la nation est une faute, alors que je considère le nationalisme comme l’un des problèmes majeurs, le rejet de l’étranger étant une forme de violence cachée, pourrissant notre système occidental, minorité gouvernant le monde en prétendant faussement à l’esprit démocratique (en fait républicain : domination d’une minorité [prétendue représentative] dans la minorité [à l’échelle du monde]). La deuxième partie de la phrase m’afflige aussi, semblant glorifier le culte, le dogme, la parole théologique (que je juge comme des imbécilités servant à contrôler les colères populaires). Tel qu’il le dit, le massacre des Protestants à la Saint-Barthélémy, c’est le mal incontestable, puisque pas commandé par Dieu, alors que l’extermination des Cananéens commandée par Dieu dans la Bible, ça d’accord, c’est le Bien. Et je ne suis pas du tout d’accord. Si Dieu existait, pourquoi ne serait-Il pas venu me le dire ? Enfin, je discute souvent avec Dieu (dans mes rêves, comme les prophètes) et il me dit que la Bible est une immense connerie totalement mensongère, malhonnête. Voltaire a un autre point de vue, mais un pouvoir de conviction : très exactement nul. Ce n’est pas un penseur, c’est un écrivain s’amusant à égratigner très doucement le dogme de ses copains dominants à l’époque.
  Et quand il parle de « toutes les guerres », Voltaire remet-il en question les guerres de conquête en Afrique, Amérique, Asie ? Non, apparemment pas du tout, pourquoi fait-il si grand cas alors des Protestants français, puisqu’il ne défend pas du tout tous les innocents broyés par la force au nom de la religion ? Enfin, j’attends la suite de l’argumentaire, au cas où ce soit une introduction, mais je n’y crois pas : si les dominants actuels chantent cette référence glorieuse, c’est qu’elle doit conforter la domination du judéo-christianisme sur le monde, simplement injuste, et grave (puisque cela génère violence révoltée en face, tuant jusqu’à des innocents chez nous, façon 1789-93 massacrant des bébés d’aristocrates, et c’est normal puisque personne ne réfléchit à nos dépens, avec immense mea culpa et recherche de justice mondiale).

Chapitre VIII : Si les Romains ont été tolérants
  Voltaire s’amuse des propos de Romains célèbres niant par exemple la vie après la mort : « Abhorrons ces maximes, et, tout au plus, pardonnons-les à un peuple que les Evangiles n’éclairaient pas ». Je suis d’accord que Voltaire pardonne au lieu de condamner les gens ayant d’autres opinions que les siennes, mais… il a tort de prétendre que les Evangiles sont la lumière : il s’agit d’atrocités poussant l’intolérance jusqu’au meurtre, glorifiant l’extermination (de l’Ancien Testament) et l’esclavage (en le confirmant admirable s’il est pratiqué par des croyants), et donc il n’a rien compris au texte (en fait monstrueux) sur lequel il prétend s’appuyer.
  Plus loin, il dit que les persécutions de chrétiens par les Romains sont des légendes, les bourreaux des Chrétiens étant selon lui les Juifs, tandis que Romains considéraient simplement le christianisme comme une secte juive parmi d’autres, et ils toléraient les Juifs, dit Voltaire. Je suis d’accord pour considérer ainsi le christianisme comme une variante du judaïsme, puisque partageant l’Ancien Testament, ce qui est de portée nulle à l’échelle du monde, mais imposé mondialement par la terreur militaire et policière, pour faire « admettre » à tout humain qu’il n’y a qu’un Dieu, raciste, ayant élu la race juive. C’est insensé, absurde, humanistement, mais le mécanisme d’écrasement des autres, prétendus méchamment en faute, réside là. Pourquoi Voltaire n’en dit-il pas un mot ? Quand va-t-il commencer à réfléchir (en critiquant l’ensemble des religions bibliques) ?
  Ceci dit, je trouve grave, gravement idiote, l’appellation « les Juifs » pour désigner « les Israélites ». En effet, un bébé Juif par le sang n’est aucunement persécuteur de qui que ce soit, et le drame est cette langue française idiote, confondant en un même mot des innocents et des coupables se cachant derrière eux, au risque de faire tuer les innocents par la révolte se trompant de colère. Mais Voltaire ne réfléchit pas, il pérore, bêtement, tout fier de citer Tibère et Ulpien, que j’ignore totalement mais je réfléchis, moi. Le mérite ne vient pas du catalogue de connaissances livresques méconnues mais de la logique de raisonnement, avec écoute des points de vue adverses et tentative d’auto-accusation, même. Pas pour le fier Voltaire, qu’on m’a à tort appris à admirer, alors qu’il est archi-nul en logique argumentaire. (Et l’éditorialiste Raviez n’y a rien vu, ne faisant que contester la véracité historique de tel ou tel point, sans percevoir la supercherie générale, d’une pensée dogmatique prétendant justifier la « tolérance », là où elle le veut, très précisément – sans menacer les trésors du marché esclavagiste, sur lequel s’entendaient Européens catholiques et Etasuniens protestants…). Je continue, parce que – jusqu’ici – invoquer les leçons de ce Voltaire-là constitue de la bêtise profonde.

Chapitre IX : Des martyrs
  Voltaire reconnaît qu’il y a eu des martyrs chrétiens sacrifiés à Rome, mais pas pour délit d’opinion, seulement pour les actes que sont le refus d’impôts et le renversement des autels romains, alors que des prêtres signalaient justement que cela attirait des foudres vengeresses sur des innocents. Effectivement, je reconnais qu’il y a là un argument pertinent : on pourrait laisser la liberté de pensée, en ne condamnant que les actes. Mais… pour cela, il faudrait être équitable : condamner la conquête militaire, l’esclavage, les frontières rejetant le mal-né, l’exploitation du travail de peine par l’héritier oisif – aristocrate ou bourgeois ou occidental), les dogmes imposés (communisme sous Staline, loi Gayssot en France 1991-2015) – ce serait un Monde sans France ni Israël, Voltaire y est-il prêt ? Moi : oui. Et quand plus haut Voltaire disait qu’un homme de bien est un homme qui n’est pas ennemi de la nation, stop : il a déjà interdit le mondialisme acceptant tous les humains sans « supériorité » de naissance : il récite certes la Bible, mais son pouvoir de conviction est nullissime.
  Plus loin, Voltaire dit de saint Antoine : « il aurait mérité une forte réprimande, parce qu’il troublait l’ordre, mais si le soir… ». Et c’est simplement idiot là encore : la dictature sanglante serait irréprochable, car libre à chacun de penser dans sa tête, il n’y a que l’expression qui est interdite… Quand l’ordre est injuste, pourtant, il me paraît légitime de le dire – même si je ne suis pas activiste prônant la violence révolutionnaire. Les deux sujets sont liés : à mon avis, les aristocrates au pouvoir sévèrement en 1763-1788 étaient de monstres, quand ils opprimaient les contestataires le signalant arguments à l’appui, et justement : cette oppression violente sans aucune réponse aux reproches démontrés signalaient qui est le mal, et un immense mes culpa, très évident, aurait évité le basculement dans la Terreur révolutionnaire, coupant les têtes et tuant jusqu’aux bébés (innocents) du camp dit ennemi. Elle était là, la leçon, à mon avis. Face au nazisme deux siècles plus tard, la juste réponse me semble l’exposé critique imparable, nullement les bombes incendiaires (ou atomiques) grillant les bébés nés quelque part. La liberté d’expression me paraît donc le très essentiel, sinon les dictatures sanglantes seraient légitimées. Et ce n’est pas du tout « L’esprit Charlie » qui justement brandit le texte de Voltaire, car les lois dites « contre l’antisémitisme » interdisent de prouver le coupable racisme israélite, avec prison et ruine pour les libre-penseurs. Voltaire est donc clairement passé à côté du sujet. Et encore une fois, je trouve odieux qu’il m’agresse par son autosatisfaction à citer Cornelius Secularis, Polyeucte et Farel. Une tête bien faite vaut tellement mieux qu’une tête bien pleine.
  Enfin, Voltaire dit plus loin que les chrétiens punis ont été les chrétiens intolérants éclatant violemment contre le culte dominant. Mais il aurait dû penser à la situation l’environnant : est-ce que les écrivains anti-aristocrates méritaient pardon et les révolutionnaires eux la mort ? Est-ce que les bébés allemands de 1944 méritaient la clémence mais les courageux allemands antinazis méritaient d’être abattus ? (C’est le contraire qui a été pratiqué par le camp maintenant au pouvoir : assassiner les bébés allemands pour que les parents outrés se suicident à contester ouvertement la dictature en place, fauteuse de guerre – bien sûr pas un mot de ça ce matin dans le discours municipal et national pour célébrer le 70e 8 Mai après 1945, mais les archives ont parlé, cf. le livre britannique d’Histoire « sous les bombes »). Devoir de conscience et de révolte exigé du camp adverse, autorisation de notre côté à massacrer des innocents pour bien faire au bout du compte… Etre soumis au mal est-il de la complicité ou de l’innocence ? Il était là, le débat, Voltaire va-t-il commencer à réfléchir ?
  Un peu plus loin, Voltaire enfonce le clou, disant que les chrétiens refusaient d’orner leurs portes pour célébrer les victoires des empereurs, « on pouvait aisément prendre cette affectation condamnable pour un crime de lèse-majesté ». Incroyablement, telle semble la position de Voltaire, qui aurait sans doute soutenu Staline si celui-ci avait été chrétien : le premier à cesser d’applaudir Le Héros mourrait le lendemain, toujours, lèse-majesté ? Pourquoi n’y a-t-il pas triples guillemets pour dire que c’est une caricature monstrueuse de tolérance, une intolérance extrême ? (Et si Voltaire parlait ici au second degré, comme caricature d’intolérance totale, ça ruinerait tout son argumentaire sur les Romains ne persécutant pas les Chrétiens, les Chrétiens inventant ensuite la persécution religieuse – donc cette lecture contraire au texte ne parait pas audible). Non, il semble ici que Voltaire bénit le roi de France, roi de droit divin, en voulant seulement l’amener à réhabiliter Calas, le protestant torturé à mort, il n’est pas du tout question de mettre le roi et ses soutiens le nez dans le caca. Le texte est simplement irrecevable, dans ces conditions. On m’a raconté au lycée que les « philosophes » des Lumières (c’est moi qui ajoute les guillemets) avaient bâti les valeurs ayant débouché sur la très juste révolution française. Au vu de ce texte, je ne suis absolument pas d’accord, quoique – effectivement – cela explique les horreurs de la révolution 1789-1795 ou quoi, puisqu’il y a eu épreuve de force et non recherche de cohérence. Ainsi, comme en démocratie italienne, le gagnant des élections pouvaient faire exterminer les candidats perdants, voire leurs électeurs, pour crime de lèse-majesté (envers l’Elu, ou la Majorité Electorale), il ne s’agit pas de morale altruiste simple, mais de n’importe quoi parachuté sans réfléchir, apparemment.
  Plus loin, dans ce chapitre IX qui s’avère 8 fois plus long que le chapitre VI, un mot incroyablement choquant, dans un prétendu « Traité sur la tolérance » : « ces missions sont tolérées, malgré le peuple égyptien, toujours turbulent, séditieux et lâche : peuple qui avait déchiré un Romain pour avoir tué un chat, peuple en tous temps méprisable, quoi qu’en disent les admirateurs des pyramides. (…) les emportements du féroce peuple de Carthage (…) » Il s’agit là d’un mépris effréné envers la légitimité individuelle, cette haine de peuples étrangers n’ayant de sens que pour un raciste ou xénophobe. Même si une foule égyptienne ou carthaginoise a commis telle horreur, comme la foule toulousaine ayant applaudi le supplice de Calas, il est totalement injuste de condamner TOUS les Egyptiens, Carthaginois, Toulousains (puis Allemands plus tard sous Hitler, jusqu’aux bébés, brûlés vifs par « nos » fières bombes incendiaires, ou bombes atomiques pour les bébés Japonais, dont la plupart des pères n’avaient fait qu’imiter les Européens et Etasuniens en voulant conquérir pour s’enrichir). Pourquoi insulter les bébés innocents, les renégats opposants, voire la majorité silencieuse choisissant d’éviter le conflit face à un groupe d’excités violents ? Voltaire n’a absolument rien compris au sujet, il ne fait que claironner qu’il est le Bien, lui, et le Roi de France s’il le suit pour réhabiliter Calas. Réfléchir objectivement serait simplement le contraire, en envisageant les objections, lourdes, ruinant son système à lui.
  Plus loin, Voltaire exprime un autre volet de sa bêtise intolérante : « rapportons-nous-en à Eusèbe de Césarée : son témoignage ne peut être récusé ». Wikipedia me confirme la note disant que c’est un historien chrétien du IVe siècle, mais en précisant : vivant au IVe siècle, pas contemporain de Voltaire spécialisé dans le IVe siècle. Alors moi je doute totalement, a priori, de ce qu’a écrit cet auteur ancien, ayant pu affirmer des légendes ou désinformations servant son but à lui, et il peut même ne jamais avoir existé, et je peux être en train de rêver, Voltaire n’ayant peut-être jamais existé non plus. La philosophie est totalement impuissante à nier le bienfondé sceptique, envisageant l’hypothèse du rêve. Autrefois, comme maintenant en Occident, elle peut être interdite ou classée « maladie mentale », il n’empêche qu’elle est broyée par intolérance. Voltaire n’est nullement un maître en tolérance, ça se confirme : il est un farouche pratiquant de l’intolérance, simplement gêné que le triomphe catholique s’en prenne aux Protestants (au lieu de s’allier à eux, comme pour le massacre des Amérindiens)… Horreur. Oh oui, tous les tribuns se référant à se Voltaire là semblent des ânes, ça se confirme, ils sont simplement très fiers parce qu’ayant gobé la propagande scolaire prétendant définir le Bien (et le Nul pour les objections argumentées, cassant les dominations en place).
  Et Voltaire insiste plus loin en ce sens, qui n’était pas du tout une farce sciemment ridicule : « il n’est pas moins impossible qu’on ait égorgé six mille hommes (…) La relation de cette prétendue boucherie commence par une imposture évidente (…) est supposée en 286, temps où Dioclétien favorisait le plus les chrétiens (…) Nous avons les noms des trente-deux légions qui faisaient les principales forces de l’empire romain ; assurément la légion thébaine ne s’y trouve pas. » Voltaire l’a lu donc c’est la Vérité indéniable ? c’est insoutenable de bêtise, cette position voltairienne. Voltaire incarne l’intolérance absolue, une de ses variantes simplement, moins massacreuse de protestants que les autres. Bof. Alors évidemment, nos dominants d’aujourd’hui sont sur cette même ligne : décréter indéniable que Voltaire et le judéo-christianisme sont le Bien, et bénir les meurtres de bébés Palestiniens (comme de bébés Allemands et Japonais il y a 70 ans). Puisqu’ils s’accordent le monopole de la parole permise, ils n’ont aucune difficulté, et les objecteurs sont en prison ou tués, pour crime de lèse-majesté envers le Peuple Elu indéniable, c’est ce qu’on appelle racistement « l’antisémitisme » – sans percevoir que de très méchants racistes se cachent derrière les bébés dits Juifs contre leur gré, au risque de les faire massacrer par erreur de colère en retour, et c’est voulu, pour hurler à l’injustice. C’est simplement un plan criminel, contre l’humanité à mon avis, et c’est très grave. Voltaire mérite la poubelle, non moins que La Bible et Mein Kampf (ou, plutôt : le Musée des Horreurs, des Erreurs horribles, pas besoin de brûler ces manifestes de stupidité fauteuses de massacres).

Chapitre X : Du danger des fausses légendes et de la persécution
  Voltaire continue sur sa lancée stupidissime, faussement supérieure : « Le mensonge en a trop longtemps imposé aux hommes ; il est temps qu’on connaisse le peu de vérités qu’on peut démêler à travers ces nuages de fables ». Erreur, lourde. Il va exprimer ses croyances, et il les impose comme vérités indubitables, en interdisant les objections sceptiques (logiquement imparables) par la force des armes. Voilà la tolérance à la Voltaire, le mensonge le plus grand, à mon avis. Et ça se retrouve dans le camp athée : la loi française du Communiste Gayssot interdit de douter de la Shoah (et elle seule, racistement, en autorisant à douter du génocide amérindien), en punissant de prison le doute logique, l’hypothèse onirique, les questions de cohérence (pourquoi ces baraques en camps d’extermination pour protéger du froid, pourquoi ces distributions d’eau pour empêcher de mourir de soif ?). Chut, les institutions en possession officiellement de La Vérité gouvernent, et punissent les objections. Oh oui, tous les actuels tribuns, nationo-continentalistes haïssant la majorité asiatique du Monde, et sionistes haïssant les arabes, peuvent prétendre s’appuyer sur ce Voltaire-là, idiot prétendu philosophe.
  Plus loin, même erreur que plus haut : « fête annuelle qu’on célèbre encore dans Toulouse, fête cruelle, fête abolissable à jamais, dans laquelle un peuple entier remercie Dieu en procession, et se félicite d’avoir égorgé, il y a deux cents ans, quatre mille de ses concitoyens ». La notion de peuple entier est une horreur raciste, généralisant à tort, incluant criminellement bébés et discrets désapprobateurs (n’allant pas jusqu’au suicide de hurler leur désaccord). Et Voltaire n’a toujours pas dit que le Dieu des judéo-chrétiens est un caractériel sanguinaire ayant massacré des bébés par le Déluge, puis par le bombardement incendiaire de Gomorrhe, puis par les conquêtes Israéliennes exterminant les Cananéens. Oh non, ce n’est pas honnête : il n’y a nul principe d’altruisme, d’honnêteté humaniste, chez ce Voltaire. Il s’affirme libre de condamner tel massacre et de légitimer tel autre, même incluant des assassinats de bébés (aucun problème pour Voltaire, et cet état d’esprit malhonnête triomphe jusqu’à 2015, avec l’approbation des bombes israéliennes grillant les bébés d’adultes expulsés pour cause de « sale race » (et certes très mécontents de ce fait)…
  Je précise un autre point : puisque je vais parfois à la messe, accompagnant ma femme catholique et mon fils adoptif, je pourrais être classé dans le peuple chrétien, criminel aux yeux des Islamistes, et c’est un malentendu très grave. En effet, j’accompagne mon épouse par amour, mais je juge que les curés ne disent que des stupidités monstrueuses, et je soupire, sans batailler pour prendre le micro, parce que ça ne se fait pas, ou que je serais chassé, voire mis en prison pour offense à ceci ou cela. « Etre là » n’est pas du tout être approbateur, et si les Islamistes ou Chinois massacrent l’affreux camp Occidental, je ferai partie des victimes injustement tuées, simplement, ayant écrit les horribles fautes là autour, avec soupirs sans révolution (les révolutions, souvent justes au départ, semblant fatalement devoir être débordées par les méchants auxquelles elles s’allient pour vaincre).

Chapitre XI : Abus de l’intolérance
  « Parce que notre religion est divine doit-elle régner par la haine, par les fureurs, par les exils, par l’enlèvement des biens, les prisons, les tortures, les meurtres, et par les actions de grâce rendues à Dieu pour ces meurtres ? (…) Si l’intolérance fut de droit divin dans le judaïsme, et si elle fut toujours mise en pratique ». Eh, là, Voltaire a les clés en mains pour percevoir l’horreur en question : la vénération d’un génocidaire jaloux prétendu divin pourrit intégralement le judéo-christianisme. Et en cela, le christianisme est bien une branche du judaïsme : Jésus n’a nullement corrigé l’Ancien-Testament sur ses point horribles, il dit être venu accomplir ce texte sacré, et il ajoute une couche en appelant au meurtre de « ceux éloignant leurs enfants de Dieu », et en précisant que le meurtre est pardonnable aux Croyants, seule l’incroyance étant impardonnable, et punie par géhenne de feu éternelle post mortem... Ce Dieu-là est un monstre horrible, et il est donc logique que ses adorateurs commettent l’horrible, eh Voltaire, pourquoi ne pas conclure à partir de là ?
  Enfin, les chapitres XI et XIII sont résumés en une demi-page au total par Raviez, n’expliquant pas le débat éventuel. Mais il paraît clair que Voltaire veut supprimer la persécution des chrétiens protestants ou cathares, nullement permettre l’athéisme ou croyance en Grand Manitou amérindien. Il se contredit donc partout, à chaque phrase (vue le contenu des Textes Sacrés antihumanistes qu’il refuse de condamner – je rappelle que Jésus a affirmé à « la Cananéenne » que les non-Juifs sont des chiens !). Tolérer cela est la porte ouverte à toutes les violences (puisque les chiens sont tuables voire mangeables, expliquant les esclavages, massacres, expulsions, qui ont décliné cette horreur raciste dans les millénaires suivants. Et si le nazisme a été farouchement combattu, ce n’était nullement parce qu’il était raciste (en 1946, l’indigénat était maintenu dans l’Empire Français, la ségrégation raciale aux USA, l’équivalent dans l’empire britannique), c’est parce qu’il commettait l’horreur selon Voltaire de s’en prendre aux Juifs, les seuls vrais humains selon l’horrible Jésus. L’extermination des civils allemands et japonais s’explique mieux dans ce contexte, et ça ne mérite nullement la tolérance, altruistement – puisque d’autres peuvent faire pareil contre nous, ce que font effectivement les Islamistes. Mais Voltaire n’enseigne nullement l’autocritique et l’équité, il vise le triomphe des conquérants chrétiens (ou judéo-chrétiens, à une nuance près).

Chapitre XIV : Si l’intolérance a été enseignée par Jésus-Christ
  Voltaire interprète plusieurs points mystérieux ayant fait débat, mais il ne cite nullement l’approbation de Jésus envers l’esclavage, envers l’Ancien Testament (dont le manifeste de l’intolérance religieuse : « Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent »), ni son appel à tuer cérémoniellement ceux qui éloignent leurs enfant de (ce) Dieu, ni l’appel à tuer « ceux par qui arrive le scandale » (en laissant libre interprétation de cela pour massacrer…).
  « Jésus observa tous les points de la loi : il fêta tous les jours de sabbat ; il s’abstint des viandes défendues ; il célébra toutes les fêtes, et même, avant sa mort, il avait célébré la pâque (…). Né Israélite, il vécut constamment en Israélite. » Le drame est là : Jésus a béni le racisme israélite, bénissant donc le racisme tueur/esclavagiste conquérant le Monde en son nom, et Voltaire n’y voit nulle intolérance. La seule explication que je vois est qu’il rejoint les Protestants débarquant en Amérique en se disant « les nouvelles tribus d’Israël » (donc encouragées par Dieu à traiter les autochtones comme les Cananéens de la Bible : par extermination et esclavage). Selon Voltaire apparemment, les Chrétiens (ou Judéo-chrétiens) sont les enfants de Dieu, tandis que sont des chiens les Noirs, les Jaunes, les Rouges, « sous-humains » « chiens »… Quelle leçon de tolérance puis-je recevoir d’un tel monstre ? Remplacer Juif par Aryen donne le nazisme, abomination absolue, qu’on ne peut pas « tolérer » sans que le monde explose. Et il n’en finit pas d’exploser, puisque l’on ne pratique nullement l’équité (mondialiste, individualiste) mais la domination groupiste, armée, tueuse. Voltaire n’a absolument rien compris, et ça explique que nos tribus agitent fièrement son prétendu « traité sur la tolérance », qui ne les gêne pas dans leur entreprise de riche écrasement.

Chapitre XVI : Dialogue entre un mourant et un homme qui se porte bien
  Face à la menace de punition familiale, un homme mourant persiste à refuser de signer son (faux) changement de croyance commandé par un visiteur. « Comment puis-je parjurer pour vous plaire ? Je vais paraître dans un moment devant le Dieu qui punit le parjure. » Je n’emploie pas ce mot de parjure, mais le dictionnaire me confirme qu’il s’agit de mensonge, et… je ne comprends pas l’argument de Voltaire, qui n’apporte aucune idée nouvelle dans les deux pages qui suivent. Quand il disait normal que les chrétiens romains soient persécutés pour crime de lèse-majesté, au chapitre IX, ne demandait-il pas de faire semblant d’admirer les dictateurs romains ? (ou Staline sous régime stalinien, etc.). Le seul message que j’entraperçois ici ne concerne donc pas le mourant mais son bourreau, clairement condamné comme horrible. Bof. A mon avis, c’est totalement différent : ce n’est pas « parce que » Dieu punit le parjure qu’exiger la fausse soumission est affreux, c’est affreux en soi, même si Dieu n’existait pas. Et les Français chrétiens du XVIIIe siècle, contemporains de Voltaire, sont allés exiger cette soumission outre-mer, armes à la main (c’est comme ça que s’est imposé le christianisme à la planète, en broyant les Amérindiens, Africains, Asiatiques, Océaniens). Mais Voltaire en parlera-t-il ou est-il malhonnête, ne considérant qu’il y a « victime » que s’il s’agit d’une victime chrétienne ? Là se joue sa crédibilité morale. (Le chapitre va se terminer sans l’extension que j’attend, mais peut-être à un chapitre suivant ? sinon, ce texte est confirmé archinul et/ou malhonnête).

Chapitre XVIII : Seuls cas où l’intolérance est de droit humain
  Rien que ce titre me choque, car il me semble sous-entendre qu’en droit supérieur, en droit divin, l’intolérance est bien sûr légitime (c’est le fondement-même de la Bible, que je trouve horrible). Et ne pas condamner cela est la porte ouverte à ceux affirmant agir au nom de Dieu, pour massacrer/torturer, bébés compris. J’espère que Voltaire va enfin aborder le sujet de cette Bible super-horrible, inadmissible sans horreur en accord avec le texte. Mais je soupire, et je continue encore (quoique je me doute que ce n’est pas plus loin non plus, sans quoi les tribuns d’aujourd’hui classerait cela en antisémitisme…).
  « Pour qu’un gouvernement ne soit pas en droit de punir les horreurs des hommes, il est nécessaire que ces erreurs ne soient pas des crimes ; elles ne sont des crimes que quand elles troublent la société ; elles troublent cette société dès qu’elles inspirent le fanatisme ; il faut donc que les hommes commencent par n’être pas fanatiques pour mériter la tolérance. » Oh, oui, je comprends mieux nos leaders s’armant de ce livre, là : les tolérants fanatiques sont expulsés ou emprisonnés, quand les Musulmans modérés sont tolérés. Simplement, ce n’est pas crédible une seule seconde, dans le pays qui glorifie la révolution de 1789 : Voltaire (prétendu inspirateur de l’humanisme qui a produit cette révolution) approuvait ici la persécution des prérévolutionnaires ou révolutionnaires fomentant une révolte contre l’ordre injuste en place, puisqu’il approuve la persécution de ce qui trouble – et de ce fait, il approuve ma propre persécution, et je vais d’autant plus le casser menu, à titre de légitime défense. Et, deux siècles et demi après ce texte pourri, il sert effectivement de base à l’oppression française envers la liberté d’opinion sans violence : toute objection à la domination judaïque sur l’Occident est déclarée raciste antisémite et punie de prison et ruine, « car » tel est l’ordre en place, simplement, donc dénoncer l’injustice, le racisme-source, est interdit, puni, et Voltaire trouve ça juste. Monstrueusement, à mon avis. Ce n’est pas un philosophe examinant les diverses opinions, c’est un blablateur écrivain de discours, pour les persécuteurs immoraux.
  Plus loin, Voltaire parle d’une secte danoise tuant tous les enfants baptisés avant qu’ils ne fautent, pour leur assurer le Paradis post mortem. « Ils savaient que tous les petits enfants qui meurent sans baptême sont damnés, et que ceux qui ont le bonheur de mourir immédiatement après avoir reçu le baptême jouissent de la gloire éternelle : ils allaient égorgeant les garçons et les filles nouvellement baptisés qu’ils pouvaient rencontrer ; c’était sans doute le plus grand bien qu’on pût leur procurer : on les préservait à la fois du péché, des misères de cette vie, et de l’enfer ; on les envoyait infailliblement au ciel. Mais ces gens charitables ne considéraient pas qu’il n’est pas permis de faire un petit mal pour un grand bien ; qu’ils n’avaient aucun droit sur la vie de ces petits enfants ». Je trouve ce texte absolument horrible : c’est exclusivement parce que la Bible interdit aux humains de tuer d’autres humains que cela est condamnable, selon Voltaire – donc les non-judéo-chrétiens sont des meurtriers ou futurs meurtriers, jugeables et punissables comme tels. Et, après avoir rappelé à l’ordre biblique la secte danoise en question, les Français vont suivre Voltaire en allant asservir/massacrer les non-Chrétiens d’Amérique et Afrique. Je n’appelle pas ça tolérance mais Crime contre l’humanité. Et ça me conforte dans l’idée que les Chrétiens ne méritent aucunement la tolérance, puisqu’admirant des textes sacrés leur réservant la tolérance, en broyant leurs contradicteurs. 250 ans plus tard, on en est encore là, certes, mais j’affirme que c’est un tort absolu. Et, à l’Eglise (catholique) de ma ville, chaque citation de l’Ancien Testament se termine par ces mots : « Parole du Seigneur », sans aucune objection permise. Je crois que le juste titre de ce livre serait « Traité de l’intolérance injuste se prétendant tolérance juste ».
  En 1980, les littéraires se plaignaient au lycée de « la sélection par les Maths », et… il est là, à mon avis, le problème : les blablateux disent n’importe quoi pour entraîner les esprits inattentifs quand les matheux explicitent leurs axiomes (récusables) et en tirent uniquement les conséquences nécessaires. Ici, le blablateux Voltaire présuppose indubitable que les bébés non baptisés sont torturés par son prétendu Dieu de l’Amour (!) et que tuer un baptisé n’est nullement grave en soi, c’est uniquement que ça enfreint le commandement divin selon lequel la mise à mort est réservée à Dieu… Eh non, pour sauver les bébés, les incroyants avaient une autre solution que l’objection voltairienne : récuser cette bible horrible, et empêcher la mise à mort d’autrui innocent au nom de l’altruisme. Entre ces deux voies sauvant les bébés, la comparaison serait alors permise, l’un vénérant un génocidaire raciste tortureur misogyne écraseur narcissique, et l’autre faisant appel à l’intelligence humaine, la compréhension, la sagesse. Voltaire ne mérite nullement le label de « lumière », là, il considère la populace comme vile et stupide à jamais, contrôlable seulement par la Terreur. Enfin, il n’a peut-être pas complétement tort, tant la démocratie semble invariablement conduire à l’égoïsme groupiste anti-étranger avec frontières armées, mais il faut au moins considérer l’hypothèse qu’autrui puisse être bon, un jour. Quitte à y renoncer, après discussion. Avec le dogme religieux, il fonce droit vers sa conclusion à lui, c’est simplement malhonnête, stupide. Au passage, notons que les utopistes estimant que la populace pouvait devenir lettrée ont été confortés par l’école pour tous ensuite (dont je suis un des produits), malgré la très stupide conservation d’usine à gaz orthographique inutile, datant d’une époque voulant une lecture/écriture réservée aux dominants (pas « l’Elite » du tout, si ce n’est en pourriture à tort méprisante).
  Un dernier mot sur le sujet, de Voltaire : « le magistrat doit punir l’homicide, quoiqu’il soit fait à bonne intention ». Là encore, Voltaire oublie de réfléchir, et je trouve ça extrêmement grave, expliquant l’horreur d’aujourd’hui, certes. J’ai connu ça en étant suicidaire, plus de 20 ans : l’auto-euthanasie douce, avec endormissement à jamais par surdose barbiturique, est interdite par le législateur (que je trouve monstrueux), poussant les désespérés à l’horreur de sauter sous le train ou d’une falaise. On interdit d’apaiser la souffrance autrement que par l’horreur, je trouve ça horrible, mais le dogme gouverne, anti-intolérance (au nom de la « tolérance à la Voltaire »). Et cela conduit naturellement les introvertis, les schizoïdes, à la « guerre contre le monde extérieur, cauchemardesque ». Jusqu’à planter l’avion contre une montagne, si on est pilote de ligne. Mais personne ne réfléchit, et surtout pas le « grand » Voltaire, supérieurement idiot.
  Dernier point que je trouve majeur dans ce chapitre : « Les Juifs sembleraient avoir plus de droit que personne de nous voler et de nous tuer ; car bien qu’il y ait cent exemples de tolérance dans l’Ancien Testament, cependant il y a aussi quelques exemples et quelques lois de rigueur. Dieu leur a ordonné quelquefois de tuer les idolâtres (…) Si les Juifs raisonnaient ainsi aujourd’hui, il est clair qu’il n’y aurait d’autre réponse à leur faire que de les mettre aux galères. Ce sont à peu près les seuls cas où l’intolérance paraît convenable. ». Là encore, il est super idiot, et super-dangereux, d’amalgamer Israélites de religion et Juifs d’ascendance (avec l’accord du dictionnaire idiot). Plutôt que de conduire à la Shoah injuste, ou à la recréation injuste d’Israël sans rendre les USA aux Amérindiens, une autre solution consisterait à déclarer fautive la Bible, horrible et dangereuse, n’ouvrant pas droit à tolérance (puisque contenant l’appel au meurtre pour divergence d’opinion, ou divergence de rite). Mais Voltaire, idiot intoxiqué, n’y songe pas. Pauvre type, acclamé à tort aujourd’hui, c’est confirmé.
  Non, dernier point du chapitre, la note éditoriale disant « L’empire ottoman englobait la Palestine, qui, avant les Hébreux, était occupée par les peuples que cite Voltaire. » Renvoyant à « Ils seraient surtout dans l’obligation indispensable d’assassiner tous les Turcs, cela va sans difficulté : car les Turcs possèdent les pays des Ethéens, des Jébuséens, des Amorrhéens, Jersénéens, Hévéens, Aracéens, Cinéens, Hamatéens, Samaréens : tous ces peuples furent dévoués à l’anathème ; leur pays, qui était plus de vingt-cinq lieues de long, fut donné aux Juifs par plusieurs pactes consécutifs ; ils doivent rentrer dans leur bien ; les mahométans en sont les usurpateurs depuis plus de mille ans. (à la ligne) Si les Juifs raisonnaient ainsi aujourd’hui, il est clair qu’il n’y aurait d’autre réponse à leur faire que de les mettre aux galères. (à la ligne) Ce sont à peu près les seuls cas où l’intolérance paraît convenable. » C’est tellement peu clair que ce texte est admiré par nos politiciens tous sionistes… On peut lire soit que le sionisme est juste, méritant de tuer ou mettre en esclavage punitif les Musulmans palestiniens mais pas du tout tous les Turcs, soit que le Sionisme est injuste, méritant de tuer et mettre en esclavage punitif les Juifs (s’ils s’avéraient majoritairement sionistes). Je ne suis pas d’accord avec ces deux lectures. Tout d’abord, je rappelle monstrueux le mot « Juifs » (d’ascendance et éventuellement de religion), amalgame mêlant innocents et coupables racistes. Ensuite, il y a deux voies à considérer à mon avis, pareillement objectives et loyales humanistement en étant antireligieuses : soit on déclare les propriétés antiques éternelles (en rendant les USA aux Amérindiens, Palestine/Israël aux Cananéens/Ethéens etc.) soit on préfère oublier le lointain passé, amnistié (dans ce cas, en 1945 après la victoire contre l’antisémitisme, les frontières du monde auraient été dissoutes pour un monde uni, démocratique sans familles dominantes, ni juives ni occidentales ni russes). Dans aucun cas ça ne conduit à la situation actuelle, avec New-York et Tel-Aviv plus grandes villes juives du monde… En slalomant de discours menteur en discours menteur, les dominants (« tolérant l’injustice pro-juive ») ont instauré la domination judéo-occidentale sur le monde. Avec haine compréhensible des Amérindiens et Palestiniens brimés, au nom de la religion sacrée des dominants, broyant les autres religions, prétendument au nom de la Tolérance. Avec ma conception, on éviterait cela : récuser le droit à adorer les horreurs bibliques, et sans cet axiome biblique injuste, il faut de nos jours soit rendre les USA soit Israël, et – à l’époque de Voltaire – il fallait aussi abolir les privilèges aristocrates (dits « de Droit Divin ») et guerres entre nations ou régions. Mais Voltaire ne conclut pas logiquement en ayant compris le caractère récusable de son axiome, non : il pratique fanatiquement l’intolérance biblique, et cherche à aménager le quotidien sans trop d’horreur envers des chrétiens (ou judéo-chrétiens). Oh oui, il est adoré aujourd’hui, puisqu’aujourd’hui est aussi horrible qu’à l’époque.

Chapitre XIX : Relation d’une dispute de controverse à la Chine
  Je trouve le principe de ce chapitre plutôt correct, puisqu’il semble dire « mieux vaut un Chinois tolérant que des Chrétiens qui se disputent violemment ». Toutefois, le Chinois imaginaire dit un mot étrange : « je ne sais pas ce que c’est que le Concile de Trente ; mais plusieurs personnes sont toujours plus instruites qu’une seule. Nul ne doit croire qu’il en sait plus que les autres, et que la raison n’habite que dans sa tête. » Ce serment donne-t-il tort à Galilée ou Einstein ou Soljenitsyne, contestant isolément les dogmes populaires (enseignés par lavage de cerveau) ? A mon avis, tout un chacun devrait réfléchir sans se soumettre aux idées reçues, et s’il découvre une logique (ou loi prédictive efficace), il est en droit d’espérer en convaincre tout le monde, sous réserve qu’il soit libéré de l’écrasement intolérant. La notion de « savoir » est la clé du malentendu : Voltaire (et ses disciples jusqu’à nos dominants d’aujourd’hui) confondent érudition (grande connaissance de ouï-dire ou sacralités) et logique (pure ou expérimentale) : ceux qui disent « savoir » ne sont en rien indubitables, ils prétendent seulement l’être, en profitant de leur position dominante pour écraser la dissidence, même bien plus logique qu’eux.
  Autre raté dans ce passage de Voltaire : « Ne venez-vous pas tous trois enseigner le christianisme dans notre empire ? Et ne devez-vous pas par conséquent avoir les mêmes dogmes ? (…) il se pourrait faire à toute force que vous eussiez tort tous les trois ». Et là, Voltaire rate le coche, ricanant au lieu de conclure : « Jésus était un imposteur idiot, ne comprenant pas que ses messages codés à interpréter donneraient lieu à interprétations divergentes prétendant toutes à la Vérité sacrée, à croire sous peine de mort (peine de mort donnée humainement, pour délit d’opinion, qu’il a lui-même bénie). Et, dans le même genre : si Dieu existait (autrement qu’à titre de fable fantaisie), pourquoi ne vient-il pas dire à chacun quoi faire, directement, sans passer par les déformations humaines intéressées pour obtenir tel ou tel privilège ? On nous répond (enfin : les Témoins de Jéhovah qui acceptent de répondre en espérant convaincre) que « les voies du Seigneur sont impénétrables », autrement dit : oui, ça parait totalement incohérent, et très grave de violences engendrées, mais il faut croire et s’interdire de demander cohérence logique. Hum. C’est le principe de la religion (biblique), c’est le principe de la dictature stupide. Voltaire n’a pas vu le rapport avec l’intolérance, il n’a simplement rien compris. Mais avec super-fierté envers sa connaissance lettrée, classique, capable de citer mille noms inconnus des petites gens, peut-être logiques, eux. Voltaire est un âne prétentieux, prônant la torture de l’incroyance parce qu’il prétend que ses idées seraient bonnes si tous les partageaient. C’était effectivement le message de l’affreux Jésus-Christ : tuons tous les parents éloignant leurs enfants de Dieu, et dans une génération, ils n’y aura plus que des croyants et des morts, génial ! « Quelle horreur », dirais-je plutôt. Inspirant César et Gengis-Khan, Mahomet, et Napoléon, Hitler, Staline, etc. Il faut commencer par récuser Jésus-Christ et Yahvé pour pouvoir parler de tolérance. Sinon il y a mensonge, par omission pour le moins. Oui, on peut s’inspirer de la Bible, y piocher deux ou trois idées plaisantes voire jolies, mais sacraliser ces horreurs est intenable – quoique fermement tenu jusqu’à aujourd’hui, avec guerres perpétuelles puisque personne ne réfléchit objectivement.
  Je ne suis pas athée obtus, pas même agnostique, je suis sceptique : peut-être que le Créateur de ce monde est l’inaccessible partie de moi rêvant ce monde. Et celui-ci n’exige absolument aucune adoration (adoration qui est le fondement absolu des religions bibliques), tout ce que je sais est que le personnage que je suis ici n’aime pas la violence, l’injustice, le racisme (racisme israélite compris, même si cette dénonciation est malhonnêtement classée « raciste antisémite »), la domination ; et s’il y a des méchants, c’est peut-être (comme dans mes rêveries) pour que les gentils apparaissent d’autant plus gentils en comparaison, apaisante, jusque dans la misère et le martyr (les psys diraient que c’est un reliquat de ma position de petit frère brimé par l’aîné sportif écraseur). En tout cas, je classe Voltaire parmi les méchants idiots – je n’ai rien contre ce qui est appelé « handicap intellectuel », genre cerveau de gentille enfant dans une tête de jeune femme (je préfère les femmes aux hommes), mais un prétendu génie qui ment et passe sous silence les objections évidentes me paraît clairement un rôle de méchant, volant son titre d’intelligent.
  Avant de clore ce chapitre, un dernier mot : à mon avis, ce Chinois n’est nullement un sage dans la mesure où, pour lui, une religion est basée sur des dogmes, c’est-à-dire qu’elle a un pouvoir de persuasion nul, c’est-à-dire qu’elle s’impose par affirmation brute interdite de contestation. Eh, il était là, le sujet que prétendait aborder Voltaire : l’intolérance. Si on ne convainc pas, on écrase, éh oui. On gouverne par la menace, la peur. Encore aujourd’hui en France : pourquoi ne réclame-t-on pas à l’ONU que la moitié des USA soient rendus aux Amérindiens comme la moitié de la Palestine a été rendue aux Hébreux ? Non, interdit de seulement poser la question : le dogme judéo-chrétien gouverne, assorti des milliers d’ogives nucléaires américaines pour brûler nos bébés… Et les beurs de nos banlieues, qui osent poser la question, sont emprisonnés pour « racisme antisémite », en tout cas interdits d’invitation sur les plateaux-télé : la population risquait de réfléchir, de comprendre… La tolérance envers eux est donc totalement exclue, et Voltaire approuve ce règne du dogme (ne regrettant que sa pluralité massacrant quelques courants), contre l’intelligence, le débat d’idées sans tabou religieux.

Chapitre XX : S’il est utile d’entretenir le peuple dans la superstition
  « Telle est la faiblesse du genre humain, et telle est sa perversité, qu’il vaut mieux sans doute pour lui d’être subjugué par toutes les superstitions possibles, pourvu qu’elles ne soient point meurtrières, que de vivre sans religion. » Je suis outré de lire cela : mes grands-parents anticléricaux, mes parents agnostiques et moi-même sceptique, nous n’avons en rien assassiné autrui, Voltaire n’a simplement aucune idée de la sagesse intrinsèque qu’il y a dans l’altruisme : donner plutôt qu’accaparer, en espérant que sa rende autrui gentil plutôt que méchant. Non, sans Terreur divine, cela lui parait inconcevable. Il est simplement idiot, ou malhonnête. Je dirais au contraire qu’il y a des gentils et des méchants, des croyants et des incroyants, les deux caractères n’ayant aucun rapport (avec des méchants croyants comme des méchants incroyants).
  Pire plus loin : « Partout où il y a une société établie, une religion est nécessaire ; les lois veillent sur les crimes connus, et la religion sur les crimes secrets. » Eh bien non, pas du tout : on peut vouloir être gentil, sans bâton et carotte religieux, même si cela paraît inconcevable au triple idiot qu’est Voltaire, super-fier de son faux savoir. Pour ce qui est de prévenir les assassinats sans témoin, ne pouvait-on pas imaginer les caméras automatiques, les empreintes digitales, les traces ADN ? (Même si les techniques n’étaient pas assez avancées à l’époque, des conteurs de science-fiction pouvaient en rêver… et la science pouvait progresser très vite si on mettait au pas la religion (forçant à la soumission à la volonté de Dieu prétendue omniprésente, bizarrement jusque dans la maladie et les exterminations naturelles de bébés, avec la prière comme seule échappatoire tolérée, les guérisseurs et autres étant bannis ou brûlés vifs comme sorciers). Bien sûr les détections de traces ne sont pas infaillibles (cf. dépôt sur lieu de meurtre prémédité d’un mégot d’innocent, trouvé dans la rue). Mais si Dieu voit absolument tout, il sait qu’un bébé non baptisé n’a pas fauté, qu’un incroyant gentil n’a pas fauté, etc. d’où les religieux non crédibles imposent des rites obligatoires sur les bébés à endoctriner, et le but ultime n’est pas un comportement gentil envers autrui mais un comportement adorateur de Dieu. Incroyablement, stupidement, avec totale intolérance pour le bienfaire en voie sans Dieu, dite insultante (Jésus dit que tout meurtre par un croyant est pardonnable mais que l’incroyance sans meurtre est impardonnable). Et la spécificité biblique est de prétendre à un seul Dieu (pro-Juif) en refusant d’admettre les (autres) inventions des autres peuples envers le Créateur, donc c’est le fondement de l’intolérance, et Voltaire n’a rien compris, faute de recul, d’intelligence critique, ou logico-mathématique comprenant que les axiomes sont récusables.
  Et puis, si celui qui a assassiné une personne est dit damné, condamné à l’enfer post mortem, il pourrait – n’ayant plus rien à perdre de ce côté – re-tuer et violer en toute liberté, donc les religions prévoient un pardon des fautes humaines, jusqu’au meurtre, via les rites (confession, etc.). Donc des méchants assassins sont couverts par les religieux, quand des gentils non-assassins (gentils par naïveté ou simple altruisme, rare mais possible) sont condamnés. Donc la religion n’a aucun rapport avec l’empêchement de la violence, au contraire elle approuve la violence contre ceux échappant à son autorité. Les Chrétiens ont donc massacré tranquillement les Amérindiens, en allant à la messe ou l’équivalent protestant, et maintenant cela revient au goût du jour, non pas parce que nous avons compris et prononçons un gigantesque mea culpa, mais parce qu’une autre chapelle fait pareil à son tour : les Islamistes massacrent les incroyants en étant promis à une récompense divine – le schéma est exactement le même : horrible. L’erreur était à la source : dans l’Ancien Testament (que Jésus a dit être venu accomplir non contredire, et Mahomet a dit admirer le prophète Jésus). Eh oui, il fallait réfléchir, très fort, très objectivement, sans se coucher derrière le dogme biblique en espérant sauver seulement les chrétiens Protestants, et en s’alliant à eux pour massacrer Amérindiens (et divers rebelles à l’esclavage ou semi-esclavage en Afrique, Asie, Océanie). Voltaire n’a pas fait la moitié du travail : il n’a même pas vu la source du problème, qu’est l’intolérance. Nul, nul, nul – mais enseigné dans les écoles comme modèle à suivre. Endoctrinement, au suivisme stupide.
  « Mais lorsqu’une fois les hommes sont parvenus à embrasser une religion pure et sainte, la superstition devient non seulement inutile, mais très dangereuse. » Ces affirmations doctes frôlent l’insupportable. Qu’y a-t-il de pur dans la bénédiction du génocide divin assassinant des bébés par le Déluge, qu’y a-t-il de saint dans l’extermination des Cananéens refusant l’esclavage ? Au lieu d’affirmer tes conneries, protégé par la police religieuse qui te couvre, ose affronter les objections, lourdes. Par ailleurs, ce que répète l’Eglise catholique aujourd’hui, c’est que Jésus enlève le pêché du monde : les croyants même fautifs humainement seront pardonnés. Ce n’est pas de la superstition populaire, mais de la « haute » théologie, simplement criminelle, couvrant les massacres de bébés à Dresde, Hiroshima, Der Yassin, Gaza, etc. Eh, tu te trompes totalement de cible, Voltaire, le problème est inhérent à ces religions bibliques pourries, bâties sur textes tueurs esclavagistes intolérants, au nom du primat de l’adoration rituelle de telle ou telle façon. Ose contester ces religions dégueulasses, réinvente-les, bordel, ou bien c’est la guerre perpétuelle… (250 ans après, la situation est la même). Les communistes se sont plantés très stupidement aussi, avec athéisme obligatoire et interdiction d’espoir post mortem, mais entre les deux : la voie était ouverte pour un philosophe, un vrai (pas sioniste mais antiraciste). Pour en revenir à la notion de crimes secrets libres s’il n’y a pas un Dieu tout-voyant, je pense que c’est presque le contraire : la religion pardonne le meurtre voire l’encourage (cf. Jésus appelant au meurtre humain des incroyants, sans attendre qu’un Dieu euthanasie pendant le sommeil, non : comme si Dieu n’existait pas, il appelle les croyants au meurtre, et au meurtre raciste en plus car c’est le Dieu de la tribu judaïque, spécifiquement, sans inclure le Grand Manitou ou le Dieu-soleil des Incas).
  « Enfin la bourgeoisie a commencé (…) S’il y a quelques convulsionnaires dans un coin d’un faubourg, c’est une maladie pédiculaire dont il n’y a que la plus vile populace qui soit attaquée. Chaque jour la raison pénètre en France, dans les boutiques des marchands comme dans les hôtels des seigneurs (…) après les Bossuet, les Descartes, les Gassendi (…) » Je vois ici, dans le mépris absolu pour le peuple d’en-bas, la contradiction totale de ce qui m’a été enseigné (les idées de Voltaire et autres philosophes des Lumières ont abouti à la révolution démocratique). Non, ça aboutit à la révolution républicaine, la populace méprisée devant choisir quelle branche de la bourgeoisie dominante les gouvernera… mascarade qui dure encore en France (où le référendum d’initiative populaire est interdit), mais qui a été évitée par la double-révolution russe (anti-nobles, anti-bourgeois), avant d’être doublée par d’autres méchants (dictateur et apparatchiks). Par ailleurs j’ai démontré que Descartes était un malhonnête homme et/ou un idiot, illogique et dogmatique (pour clore illégitimement un débat qu’il avait bien amorcé, peut-être inspiré du scepticisme bouddhiste), mais Voltaire est dépourvu d’intelligence critique, là où ça égratignerait ce qu’il adore.

Chapitre XXI : Vertu vaut mieux que science
  Je suis étonné de relire ce titre, n’ayant pas souvenir d’avoir lu une discussion de ce sujet. J’aurais imaginé un riche sujet, là : ne pas confondre science et technique ; la science produit des approximations efficaces expérimentalement, à tort décrétées Lois indubitables, en combattant notamment l’objection du rêve possible par la persécution psychiatrique, et avec l’erreur mathématique des « validations par non-significativité » ; la technique s’appuyant sur l’efficacité scientifique a du bon comme en médecine à la place de la prière inefficace (cf. le débat sur les Témoins de Jéhovah interdisant de sauver un enfant blessé par une transfusion sanguine offensant telle phrase biblique), elle a du mauvais comme dans la création de superpuissante bombe nucléaire ou biochimique.
  Voltaire déclare incontestable Euclide et « deux et deux font quatre ». C’est « logique » pour lui, tout imbu de dogmes pris pour La Vérité. Un sceptique aurait refusé ces affirmations, et le sceptique aurait eu raison, puisqu’ont été bâties les cohérentes géométries non-euclidiennes plus tard. Par ailleurs, on peut dire que le prix de deux croissants plus deux croissants vaut le prix de quatre croissants, mais c’est relatif à un certain mode d’addition, non universel mais complété par la gestion de pénurie (surtaxer les gros achats) ou les économies d’échelle (encourager les gros achats sur lesquels pèsent moins les coûts fixes, tels réception et encaissement). Mais Voltaire, super-brillant réciteur en idées reçues, n’y a pas pensé, il est simplement nul, autoproclamé penseur ou élu par des idiots (excusables, puisque le dogme ambiant lave les cerveaux).

Chapitre XXII : De la tolérance universelle
  Ce titre de chapitre est intéressant, comme si Voltaire allait enfin dénoncer la persécution des religions amérindiennes et africaines par les chrétiens conquérants (au nom de Dieu, comme les Israélites/Israéliens dans la Bible), mais il est évident que ne peuvent être tolérés les appels au meurtre ou génocide (façon hitlérienne antijuive ou judaïque antigoy), la tolérance ne peut pas être universelle sans que tout explose en violence infinie, triomphe du plus fort – la question qui me semble posée est : les religions bibliques sont-elles à classer parmi les tueurs ou parmi les pacifiques ?
  « Je vais plus loin : je vous dis qu’il faut regarder tous les hommes comme nos frères. » Voltaire traite là l’Israélite Jésus-Christ d’immonde raciste, en a-t-il conscience ? (dans l’épisode « la Cananéenne », Jésus dit que les tribus d’Israël sont enfants de Dieu, les autres humains sont des chiens). Mais non, il ne va pas le dire : le B-A-BA de la rhétorique mensongère consiste à cacher ce qui gêne. Voltaire ne veut pas fâcher le roi, ne veut pas risquer de perdre la promesse chrétienne de Paradis, alors il ment. (Bien sûr que je suis d’accord que tous les hommes sont nos semblables, mais il fallait cesser de mépriser « la vile populace », de massacrer les Amérindiens, d’asservir les Africains. Mais pas pour Voltaire, français richement enrichi par l’esclavage qui a suivi l’extermination des Amérindiens, sans le moindre mea culpa, sans réparation. Il n’est pas crédible.)
  « "Ecoutez-moi, car le Dieu de tous ces mondes m’a éclairé : il y a neuf cent millions de petites fourmis comme nous sur la terre, mais il n’y a que ma fourmilière qui soit chère à Dieu ; toutes les autres lui sont en horreur de toute éternité ; elle sera seule heureuse, et toutes les autres seront éternellement infortunées. " Ils m’arrêteraient alors, et me demanderaient quel est le fou qui a dit cette sottise. » Oui, oui, oui, Voltaire, donc il faut conclure que la Bible est une très stupide idiotie écrite par des égoïstes groupistes racistes et/ou xénophobes. (Je n’emploierai pas le mot « fou », cependant, qui a été aujourd’hui détourné par les staliniens, contre l’individualisme, et par les occidentaux, contre le scepticisme – en hésitant avec la criminalisation). Mais Voltaire va oublier l’argument en cours de route. J’ajouterai un point : dans les Tables de la Loi judéo-chrétienne, « je suis un dieu jaloux » exprime que le prétendu Créateur de tout se place comme Dieu des Hébreux, à une époque où chaque tribu s’inventait un Dieu, et en avoir fait le seul Dieu de l’Univers paraît incompréhensible sans favoritisme raciste effréné envers Israël, tribalisme intolérant décrétant l’absolue supériorité de son propre groupe sur les étrangers (comme l’atroce hymne « La Marseillaise » appelle à tuer les étrangers dits de « sang impur », et leurs bébés donc, puisque « coupables » du même sang, d’où bénédiction de Dresde et Hiroshima, nullement classés crimes puisque « nous » avons gagné la guerre – seul le meurtre d’innocents Juifs étant classé intolérable par « nos » autorités, gouvernant politique, programmes scolaires, médias). Et Voltaire n’en accuse nullement les Chrétiens (suivant Jésus ayant déclaré aimable « le non-Juif se reconnaissant chien et se contentant de manger les miettes sous la table des Juifs » ! – de manière inouïe, c’est là parole d’Evangile), qui vont nommer plus tard « antisémitisme » toute résistance humaniste à cette préférence dite obligatoire, incontestable (en France 2015, la discrimination raciale est interdite, sauf pour les rabbins et candidats à l’émigration vers Israël, nos « chers amis » Israéliens repoussant toutes les demandes des « sales » familles Palestiniennes nées là, et chassées en 1948 ou ayant fui les exterminations racistes comme Der Yassin, bien sûr impuni, et même récompensé de Prix Nobel de la Paix via le leader Begin). Il s’agit bien de tolérer la violence unilatérale, au nom d’un texte raciste prétendu incontestable – et Voltaire a plus tôt confirmé que les athées (et bébés non baptisés) grilleront en enfer éternel… Quelle horreur. Ça « vaut » les sacrifices humains des Mayas ou des Grecs antiques, mais… par loi du plus fort, c’est devenu loi mondiale aujourd’hui : interdit de critiquer les religions installées en Occident (seules les sectes modernes étant trainées dans la boue, méritée). Au faux nom de la tolérance, puisque les affreuses religions nazies et apartheidienne sont évidemment interdites. Voltaire n’a rien compris. Et moins il se remet en cause, plus il donne de leçons péremptoires, en « oubliant » de se les appliquer. Malhonnête homme, volant son droit à publication comme les autres.

Chapitre XXIII : Prière à Dieu
  Voltaire dit adorer Dieu mais souhaiter que les hommes ne s’entretuent pas au nom des différentes formes d’adoration. « faibles créatures perdues dans l’immensité (…) Puisse tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! (…) Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu’à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant. » C’est affreux : Voltaire (qui n’ignore pas du tout la conquête massacreuse de la Californie) trouve normal que s’il y a guerre soit commis n’importe quoi, jusqu’à l’extermination et esclavage des bébés amérindiens Mohaves (et il approuve certainement l’extermination guerrière des bébés japonais d’Hiroshima), quel monstre. Là où nos dominants peuvent effectivement admettre qu’il y a un problème, c’est que la « logique » de Voltaire condamne les spoliations de Juifs en 1933-1938, mais dès lors qu’il y avait guerre, l’extermination de la Shoah 1939-1945 (dogme moderne n°1 en Occident) n’est plus du tout condamnable pour lui... Par ailleurs, sa conception de Dieu scrutant les faits et gestes de chacun, pour condamner les contrevenants, est purement biblique, le concept de Dieu(x) Créateur(s) peut être totalement différent dans d’autres religions (hindouisme, bouddhisme, religions Eskimo, etc. avec dieux occupés immensément loin à leurs propres affaires), Voltaire semble partisan d’imposer sa religion à lui en ne tolérant que les variantes judaïques, chrétiennes, musulmanes. Son seul but est d’adorer le Dieu jaloux de la Bible, raciste pro-Juif (du moins au début selon les Musulmans), punissant/massacrant/asservissant les adorateurs d’autre dieu(x) et les athées, pas pour leur actes mais pour leur croyance. Et c’est ça qu’il appelle La Tolérance, il est profondément idiot.
  Si j’avais créé un univers de microbes, est-ce que je voudrais qu’ils m’adorent avant toute chose ? quitte à s’entre-massacrer sur les détails d’adoration ? Non, pas du tout : je souhaiterais qu’ils soient gentils les uns envers les autres, gentils envers les faibles, et ça n’a aucune importance s’ils ne croient pas en moi, ces minuscules petits êtres (ils n’auront de toute aucune vie post mortem, même s’ils le voudraient très fort et prétendraient m’aduler avec milles rites par seconde toute leur vie). Et ça n’a aucune importance si je suis salarié construisant des mondes pour toucher un salaire, ce qui correspond à la logique polythéiste d’un au-delà/au-dessus totalement inconnu et possiblement divers. Qu’il y ait un Créateur tout au-dessus ou non, qu’il soit mort ou non, qu’il regarde les détails en bas ou pas du tout, personne n’en sait rien, mais il y a mille affirmateurs de n’importe quoi. Qu’ils tuent au nom de cela n’a aucune excuse : ils sont des tueurs. Les Hébreux massacrant les Cananéens sont des Tueurs inexcusables, Jésus appelant à tuer les incroyants est un coupable de meurtre inexcusable (s’il n’a pas tué lui-même, il a suscité l’extermination des Amérindiens par les « nouvelles tribus d’Israël » – les autres humains étant des chiens selon Jésus), Mahomet a appelé à tuer les non-Musulmans, etc. Et on ne peut pas tolérer les tueurs, non (même si la peine de mort avec immenses regrets est envisageable contre les tueurs récidivistes inarrêtables). Voltaire n’a rien compris. Ses axiomes de Dieu à vénérer et de Dieu admirable sont extrêmement douteux, et en comprenant cela, il fallait reconstruire (sans le plantage évident du marxisme détruisant la consolation du paradis post mortem et annihilant la récompense personnelle de l’effort, de l’invention – d’où dictature pour forcer au travail, et ruine au bout quand même). Autres points concernant l’axiome Dieu biblique très douteux : la notion de miracle (qu’il y a dans à peu près toutes les religions) vient à mon avis de l’erreur généralisatrice en Loi inviolable « sauf Miracle divin » : c’est une erreur et la généralisation totale est une faute logique (l’induction ou transduction), voyant à tort anomalie vertigineuse dans les événements rares, sans aucun besoin de croire les interpréteurs a posteriori disant détenir la clé. De même, il est possible que la croyance éperdue ait un effet placébo, ajoutant une énergie qui peut aider à guérir, par exemple – le fait que la prière ne marche pas, le plus souvent, dément en tout cas le caractère opératoire de cette prière, même si le religieux peuvent toujours clamer « expliquer » cet insuccès par une prière insuffisamment forte ou un don trop faible à eux-mêmes… Il s’agit d’un business de la crédulité, qui marche autant avec le Dieu biblique que le Grand Manitou, et même les Asiatiques ayant inventé le génial bouddhisme sans Dieu (simplement « ne plus vouloir pour ne plus souffrir de ne pas obtenir ») ont fait machine arrière, pour vendre des moulins à prières, tellement populaires (jusqu’en haut de l’échelle sociale, sans mépris pour la populace et mise à part de prétendue sage bourgeoisie). En attendant, les religieux utilisent leurs légendes pour dominer, pour tuer, et il fallait tout repenser, la voie biblique/judéo-christiano-musulmane étant une des pires en la matière.
  A d’autres moments du texte, que je n’ai peut-être pas cités, Voltaire rappelle que l’enfant doit adorer son père, aimant, le respecter, mais… en tant que père (adoptif), je ne vois pas du tout les choses ainsi : si j’aime mon fils, je lui souhaite d’être heureux, en m’oubliant éventuellement, là n’est pas l’important si je l’aime (j’aimais ainsi une jeune fille sans retour aucun, autrefois durant plus de 20 ans, en pardonnant tout, puisque j’étais amoureux). J’ai entendu des psys dire qu’à l’adolescence, le fils veut « tuer le père », et je dis : pas besoin, je m’effacerai pour lui faire de la place, sans lui commander sous peine de mort mon adoration à moi et à personne d’autre – le Dieu de la Bible n’est pas du tout un père aimant, c’est un horrible monstre narcissique terroriste, avec les menaces d’extermination à la Déluge et Gomorrhe et avec la promesse d’enfer post mortem (« géhenne » de feu, en termes religieux). Et, s’Il existe, ce n’est pas Sa faute peut-être, si Ses souhaits secrets ont été totalement déformés par des affirmateurs de n’importe quoi voulant régner par la terreur en Son nom. L’imbécilité judéo-chrétienne a été montrée par son développement musulman : assassiner les Juifs et Chrétiens refusant les nouvelles règles religieuses, cet assassinat étant bien sûr pardonné en se confessant ou en récitant les textes sacrés, en priant Dieu/Allah/Yahvé huit fois par jour. Voltaire n’a pas vu où était le problème, mettre aux orties la Bible étant pour lui inconcevable. D’où persistance de l’horreur para-religieuse tous ces siècles après lui. Imbécile.

Chapitre XXV : Suite et conclusion
  Vu que les pièces du dossier Calas ont été transférées de Toulouse à Versailles, Voltaire affirme : « Il y a donc de l’humanité et de la justice chez les hommes, et principalement dans le conseil d’un roi aimé et digne de l’être. » Visiblement, on m’a trompé en me disant que Voltaire avait préparé la révolution, puisqu’il a traité les petites gens de « vile populace » et là, il fait des courbettes devant le roi qu’il dit adorer, au risque de perdre toute crédibilité aux yeux des personnes de sensibilité humaniste – le roi réquisitionnant par « impôt de droit divin » les richesses laissant la population agricole dans une misère profonde. Personnellement, je ne suis pas enthousiasmé par la prétendue beauté du château de Versailles, j’y vois un monument à la gloire du quasi-esclavage de l’époque (qui se doublait outre-mer de vrai esclavage, piraterie par les Corsaires du Roi, etc.). Oh non, Voltaire et moi n’avons pas du tout les mêmes valeurs. Il est un très méchant et très stupide « grand homme », je me sens en comparaison un gentil et humble logicien, en position de le casser menu, aussi fier soit-il ça n’y change rien, au contraire.

DOSSIER : L’affaire Calas dans la correspondance de Voltaire
  Je suis étonné que le texte complet ait été tronqué pour mettre ces pages à la place, mais d’accord, voyons ce qui y est rapporté.
•  Page 102 : « je m’y intéresse comme homme, et un peu comme philosophe (…) Je ne crois pas que nos philosophes veuillent empêcher nos vignerons et nos laboureurs d’aller à la messe, mais je crois qu’ils voudraient empêcher les honnêtes gens d’être les victimes d’une superstition aussi absurde qu’abominable qui ne sert qu’à enrichir des fripons oisifs et à pervertir des âmes faibles. » Effectivement, ce texte est éclairant : Voltaire y avoue qu’il considère les travailleurs comme des gens stupides, et que lui mangeant sans « travailler » se compte dans les « honnêtes gens », en oubliant seulement de mettre en cause les conquêtes outre-mer, les massacres d’Amérindiens, esclavages d’Africains, qui garantissent la prospérité ici, avec sa totale approbation, qu’il affirme « honnête » et que je juge « super-malhonnête antihumaniste raciste ». Et, effectivement, la messe servait à rassurer les gens sur leur accès au Paradis post mortem s’ils ne se révoltaient pas contre les privilèges (des aristocrates en interne, des Occidentaux au plan mondial). Voltaire oublie de réfléchir de manière contradictoire, oublie de faire marcher l’intelligence au risque que ce soit à ses dépens matériellement, et il a l’affront d’appeler ça « philosophie », « sagesse » au-dessus de la vile populace peinant pour le nourrir. Sale type.
•  Page 106 : « plaider contre un parlement. Cependant je l’ai entrepris, et j’ai été soutenu par l’amour de l’humanité. (…) On ne peut détruire toutes ces têtes, mais il est bon d’en couper quelqu’une de temps en temps. » Voltaire, en défendant un Protestant contre la majorité Catholique n’est pas vraiment humaniste, dans la mesure où il se bat pour l’alliance intra-chrétienne, qui massacre les Amérindiens et asservit les Africains, suprêmement méprisés comme prétendus « sous-hommes » car non-mentionnés dans l’horrible Bible (des racistes Israélites, du raciste Jésus). Il ne sort pas de ce piège, qui consiste à tout bâtir sur des axiomes très douteux (et que je juge intrinsèquement pourris, cause directe du malheur ambiant – même si les diverses sectes chrétiennes parvenaient à s’entendre entre elles).
•  Page 107 : « tâche de faire naître l’indifférence, alors tu obtiendras la tolérance. » Effectivement, ce sujet est intéressant, pas abordé je crois dans le texte principal, mais l’affirmation de Voltaire est très contestable. Plus exactement, il y a le pour et le contre, alors qu’il ne mentionne qu’un seul côté. Du côté Voltaire, affrontant des foules déchaînées par l’envie de tuer des hérétiques, il est clair qu’il plaide pour le calme et préfère un haussement d’épaules (ou doigt tourné sur la tempe) aux meurtres ; mais du côté opposé, colonisé outre-mer ou mourant dans les bateaux vers les plantations américaines, l’indifférence des Français métropolitains (vaguement approbatrice de ce qui se fait) peut à juste titre être vue comme un crime terrible. On allait retrouver ça avec la « Shoah » des années 1940 : l’indifférence des Français non-Juifs est aujourd’hui déclarée gravement criminelle, puisque complice des atrocités commises par les dominants, et l’indifférence des civils (et bébés !) allemands 1933-45 aux horreurs que pratiquaient les nazis est brandie comme preuve de culpabilité pour dire que les bombardiers exterminant les villes allemandes (et japonaises alliées) étaient des héros et non des assassins. Je ne suis pas d’accord du tout avec cette nouvelle conception – à mon avis, rien ne justifie de tuer un bébé innocent, mais en tout cas il y a un énorme débat, là, que ne voit nullement Voltaire, puisqu’il n’a de philosophe que l’érudition et le bagout, sans aucun sens logique. Pour en revenir à la source chrétienne de tout, chez Voltaire, on retrouve ce débat dans les Evangiles, qui affirme tout et son contraire n’importe comment ; pour le calme tolérant : « aimez vos ennemis ; pardonne à ceux qui t’ont offensé », pour la tuerie intolérante : « le mieux serait de tuer par noyade cérémoniale ceux qui éloignent leurs enfants de Dieu ». Voltaire n’est pas tant idiot, peut-être, que suivant à la lettre un bonhomme illogique (d’ailleurs peut-être virtuel n’ayant jamais existé) prétendu incarner Dieu (Dieu n’existant peut-être pas non plus, du moins sous la forme des légendes bibliques, même si on peut toujours appeler « mystère Dieu » le fait qu’il y ait quelque chose plutôt que rien).
•  Page 108 : « Il y a des viandes que l’estomac du peuple ne peut pas digérer, et qu’il ne faut servir qu’aux honnêtes gens. C’est une bonne méthode dont tous nos frères devraient user. » Ce texte est vraiment horrible, de mépris actif envers les petites gens. Je préfère mille fois l’utopie de mes grands-parents, enseignants publics anticléricaux, totalement persuadés que le peuple en entier peut être formé à comprendre les choses, en taxant les riches pour payer à tous l’enseignement. Toutefois, j’émets en ce qui me concerne des réserves sérieuses : 1/ Il aurait fallu réformer l’orthographe en s’inspirant des langues russe, espagnole, finnoise, pour enlever tous les pièges inutiles qui servaient autrefois à réserver lecture/écriture aux dominants, sinon on forme des ânes réciteurs au lieu d’esprit libres jonglant le plus facilement possible avec les idées utiles. 2/ L’école apprend à adorer (La Vérité prétendue, en Mathématiques/Sciences, Art/Littérature) plutôt qu’à comprendre ou contester et c’est une calamité forgeant des idiots, à mon avis, sceptique. 3/ Il manque partout une réflexion sur la bestialité humaine résiduelle, même chez les prétendus « honnêtes gens » (pulsion sexuelle masculine, envie d’enfanter féminine, envie de luxe spécial et fortune personnelle/familiale même imméritée, favoritisme injuste [du piston familial au racisme, israélite ou antisémite ou autre], etc). Je pense que l’école publique a échoué, en Union Soviétique sans Dieu comme en France avec Dieu/Yahvé/Allah/Darwin-Pasteur, et il y aurait beaucoup à réfléchir, pour espérer une solution justifiant l’humanisme démocrate – mais Voltaire n’est clairement pas humaniste, il se veut oligocrate explicitement, ici (en accord avec les futurs républicains, antipopulistes).
•  Page 108 encore, avec note complémentaire en bas de page : « J’ai cherché dans ce livre s’il y a quelques passages contre la révélation ; non seulement je n’en ai trouvé aucun, mais j’y ai vu le plus profond respect pour les choses même dont le texte pourrait révolter ceux qui ne se servent que de leur raison. (…) Vous verrez (…) combien l’ouvrage est honnête (…) la sainte Ecriture, vous en trouverez les passages les plus édifiants fidèlement recueillis. » Voltaire, qui auto-admire là son livre « Traité sur la tolérance » rappelle ici qu’il ne réfléchit qu’en aval de sa foi, son adoration pour les textes sacrés bibliques – qui, effectivement, sont atroces pour la raison, pure. Mais au lieu de conclure qu’il s’est fourvoyé totalement, il se donne donc pleinement raison, selon ses valeurs à lui (et dominantes à l’époque) : antirationnelles. Voltaire n’est pas un philosophe mais un blablateur, contestant ici ou là un détail sans envisager que toute la base est moisie, à abattre pour enfin bâtir quelque chose d’honnête.
•  Pages 108-109, Voltaire affirme que tous les gens ayant lu son livre sur la tolérance, à Versailles, « en ont été contents ». Evidemment, il flatte le pourri système en place en crachant sur les éventuels révolutionnaires, Voltaire est tout le contraire d’un inspirateur de l’humanisme égalitaire qui a produit la révolte justicière de 1789… on m’a menti.
•  Page 109 : « Vous prétendez que votre religion doit être cruelle autant qu’absurde, parce qu’elle est fondée, je ne sais comment, sur la religion du petit peuple juif, le plus absurde et le plus barbare de tous les peuples ; mais je vous prouve (…) que tout abominable qu’était ce peuple, tout atroce, tout sot qu’il était, il a cependant donné cent exemples de la tolérance la plus grande. Or, si les tigres et les loups de la Palestine se sont adoucis quelquefois, je propose aux singes, mes compatriotes, de ne pas toujours mordre et de se contenter de danser. » De nos jours, ces mots sont sans doute classés odieusement antisémites, passibles de prison et censure, et je me demande s’ils ont été lus par les tribuns auteurs des lois prétendues « contre l’antisémitisme ». Enfin, j’aborde le sujet par trois angles différents de Voltaire : 1/ Puisqu’il semble reconnaître que la religion Israélite est barbare raciste, tribale, cela invalide à mon sens l’Ancien Testament, approuvé intégralement par Jésus-Christ, et toute la démarche voltairienne devrait s’effondrer, donc. 2/ Je ne suis pas d’accord avec la notion de « peuple » ici manipulée encore : les bébés et renégats sont innocents, et les endoctrinés par les autorités sont hélas compréhensibles, les responsabilités en cause sont complexes, et ne justifient pas le racisme antijuif (dit antisémite malhonnêtement aujourd’hui, en excluant sans le dire le volet anti-arabe de l’antisémitisme des années 1930). 3/ Si les Textes Sacrés sont auto-contradictoires, affirmant tout et son contraire (comme tolérance et intolérance), ça les prouve invalides, et il se peut que la promesse de Paradis post mortem fasse partie des fables inventées, ce qui ruine l’attrait des religions concernées. Eh oui, il faut analyser, pas se coucher devant le respect imposé, aberrant.
•  Page 110 : « Divins anges, la protection que vous avez donnée aux Calas n’a pas été inutile. (…) C’est pourtant la philosophie toute seule qui a remporté cette victoire. Quand pourra-t-elle écraser toutes les têtes de l’hydre du fanatisme ? ». Voltaire n’a rien compris à rien : si les Amérindiens ont été conjointement massacrés par Protestants et Catholiques alliés, cela prouve pour cet abruti que les anges bibliques n’étaient pas de leur côté, donc leur massacre est juste. Au lieu de voir que les religions bibliques sont horribles, dès leurs textes dits sacrés, fondés sur l’intolérance massacreuse (avec quelques rares mots de tolérance ici et là, sans la moindre logique, en réservant à des érudits la (fausse) capacité à y trouver une logique et un espoir. 250 ans après ce texte sur la tolérance, il a effectivement « réussi », monstrueusement, à favoriser un fanatisme contre un autre, d’où perpétuation de la guerre. Au nom de la prétendue supériorité biblique, totalement indiscutable selon le prétendu philosophe Voltaire, la Terre Promise d’Israël a été rendue aux descendants des Hébreux (exterminateurs des Cananéens et maintenant expulseurs des Palestiniens), sans aucunement rendre l’Amérique aux Amérindiens, d’où haine en face, humanistement, évidemment. Et la frange efficace de ces brimés révoltés est constituée par d’autres fanatiques, les Islamistes, raisonnant exactement comme Voltaire mais avec pour base le Coran et non plus la Torah. Voltaire n’a pas compris qu’en rendant légal un texte horrible appelant à tuer au nom de Dieu, on s’expose à des horreurs fanatiques. Lui en veut l’exclusivité pour son camp, avec tolérance entre variantes… comme les « doux » Islamistes peuvent appeler à la fraternelle réconciliation chiites-sunnites-wahhabites, pour mieux exterminer/convertir les maudits mécréants, tuables « de plein droit » au nom de la « guerre sainte » (Voltaire ne veut que régenter la paix, autorisant la guerre à produire toutes les horreurs, il le disait plus haut). Bien sûr, avec sa haute culture et ses prouesses en citations latines, en déclinaisons grammaticales, il méprise les anges amérindiens ou africains, ne reconnaissant que les anges du Dieu hébraïques, il oublie seulement de se mettre en question, de pratiquer l’autocritique.
•  Pages 110-111 : « Voilà un événement qui semblerait devoir faire espérer une tolérance universelle, cependant on ne l’obtiendra pas de sitôt, les hommes ne sont pas assez sages ; ils ne savent pas qu’il faut séparer toute espèce de religion de toute espèce de gouvernement, que la religion ne doit pas plus être une affaire d’Etat que la manière de faire la cuisine. (…) et que pourvu qu’on soit soumis aux lois, l’estomac et la conscience doivent avoir une liberté entière. » Sur le plan des intentions, Voltaire semble là louable, mais il oublie seulement de se soumettre à la critique. En effet, l’Amérique a été conquise sous alibi religieux, avec course de vitesse entre les nations européennes (France, Angleterre, Espagne, Portugal), et conformément aux atroces principes bibliques, et puis les USA ont maintenant pour devise « en Dieu nous croyons », et dans les questionnaires d’entrée aux touristes, il faut indiquer quelle est sa religion, la réponse « sans religion » étant extrêmement mal vue, suspect de terrorisme communiste (et Voltaire est d’accord, n’ayant même pas envisagé un altruisme « intelligent », choisi, autrement que par crainte personnelle de l’enfer et envie de Paradis post mortem – sans envisager que Dieu, créateur du Diable, est une pourriture heureusement fictive, vraisemblablement). Et comme les Protestants Etasuniens se sont dits « nouvelles tribus d’Israël conquérant (leur) Terre Promise (à eux) », ils ont ensuite – devenus Maîtres du Monde – fait pression pour imposer l’état Juif d’Israël, avec totale liberté de migration pour les Juifs et interdiction de migration pour les Palestiniens, expulsés ou ayant fui les exterminations racistes (conformes aux Textes Sacrés !) comme Der Yassin, 1948. Et l’Occident judéo-chrétien fait bloc pour empêcher le monde de casser cette horreur. Même la France dite laïque, où la dénonciation du racisme Israélite est passible de prison (pour prétendu racisme antisémite). Voltaire, en ne récusant pas la Bible du tout, a donné seulement le chemin pour les mensonges à venir : prétendre à la neutralité en réservant le droit au racisme aux seuls rabbins, clamer qu’est de la « haine raciale » toute objection aux atrocités bibliques (ce qui est idiot, comme si le rejet antinazi était classé haine raciste anti-aryens, ou la pression contre l’apartheid : haine raciste anti-blancs). Et la loi l’instaure comme obligation indiscutable, court-circuitant complètement l’argumentaire de Voltaire (il suffit que la loi instaure le délit d’opinion, en prétendant le contraire, et la vraie tolérance est évacuée). Voltaire n’a absolument rien compris à son propre fanatisme, démenti par quelques mots menteurs, sans contester le martyr imposé aux Amérindiens et Africains, non-mentionnés dans la (tribale) Bible donc classés sous-hommes avec le plein accord de Voltaire, simplement criminel contre l’humanité. C’était décelable dès l’énoncé de son profond mépris pour la « populace », par lui parlant comme un âne aveugle, sans lucidité ni imagination, ni même projet de mieux faire (à essayer avant de désespérer de l’espèce humaine).
•  Page 111-112, Voltaire dit que le père Calas étant âgé de 69 ans, il ne pouvait pas être fanatique, « cette rage n’attaquait d’ordinaire que la jeunesse, dont l’imagination ardente, tumultueuse et faible, s’enflamme par la superstition ». Voltaire, alors âgé de 68 ans, exprime là son rejet des jeunes (parfois injustement appelé « racisme anti-jeune »). Cela s’appelle de l’injustice par généralisation outrancière, illogique, attitude d’esprit qui est certes celle qui conduit au racisme. Là où un sceptique dit à raison qu’il ne sait pas, Voltaire se trompe, et cet idiot aurait fait enfermer Jésus-Christ comme trop jeune pour être sage, il aurait béni les vieux parlementaires qui ont décrété l’abolition de la liberté d’opinion sans violence en France 1991 (loi Gayssot), ou les vieillards aristocrates/staliniens refusant les réformes satisfaisant la majorité des gens, tout cramponnés qu’ils sont sur leurs privilèges longuement construits, et injustes, injustifiables en débat honnête. Quel est son argument pour clamer n’importe quoi ? Il n’a simplement pas compris la différence entre opinion subjective et savoir solide. On appelle ça de nos jours « un philosophe de comptoir », genre enivré clamant n’importe quoi en public, sans être contredit parce qu’il risque de devenir violent. Pauvre type. (J'oubliais un point, peut-être important : à notre époque, les jeunes se désintéressent des églises, relativement, contrairement aux personnes âgées, voulant réconfort face à la mort prochaine annoncée ; en ce sens, ceux qui gobent les dogmes religieux sont surtout les anciens, en situation de faiblesse, pas tellement les jeunes, dont beaucoup veulent jouir de libertés en contradiction avec le traditionalisme porté par les religieux au nom de l'incontestable indiscutable. En ce sens, il y a plusieurs mécanismes possibles, et il faut penser à tout avant de conclure, au contraire de Voltaire balançant des affirmations péremptoires, au nom de sa "supérieure" lucidité, oubliant le point de vue sceptique et ce n'est pas un hasard...).
•  Page 113 : « La veuve de Calas (…) Je ne m’informai point si elle était attachée ou non à la religion protestante, mais seulement si elle croyait en un Dieu rémunérateur de la vertu et vengeur des crimes. » Le drame de ce Dieu biblique est qu’il applaudit l’extermination des Cananéens (donc des Amérindiens ont dit les chrétiens se pavant de vertu « incontestable »), et classe en crime impardonnable l’incroyance, ou la prise de liberté (dans le jardin d’Eden) – là où un père aimant encourage ses enfants à l’autonomie sans exiger sa propre vénération répétée chaque jour (ou 8 fois par jour, pour les Musulmans, dans le même genre). Je juge donc que ce prétendu Dieu n’est en rien vertueux mais est criminel, mais la question ne se pose pas pour Voltaire, qui n’a de philosophe que le titre auto-proclamé, en s’interdisant de réfléchir là où cela dérange ses dogmes. Lamentable.
•  Page 115 : « des preuves de cette fatalité inévitable à laquelle notre misérable espèce est soumise ? Vérité terrible, tant enseignée dans Homère et dans Sophocle ». On devine là le prélude à trois siècles de faux philosophes, simplement érudits roucoulants leur Culture, et se prétendant « penseurs supérieurs » à ce titre, en oubliant simplement de réfléchir par eux-mêmes, de comprendre l’autre (comprendre le Palestinien, pour le monde post-1945, comprendre l’Amérindien et l’Africain pour Voltaire). Ce sombre idiot se clamait supérieur alors qu’il y avait des idées immensément judicieuses chez les Amérindiens par exemple, comme l’idée reprise par les écologistes modernes, concernant Mère Nature à respecter au maximum, sans pulluler humainement comme des lapins parce que la Bible stupide l’a commandé. Je ne suis pas incohérent : je ne condamne pas Voltaire à la prison pour offense à mes valeurs, je le juge simplement comme un riche stupide, complice de criminels contre l’humanité, qui allaient dominer le Monde, jusqu’à aujourd’hui. Voltaire aurait « toléré » le nazisme et l’apartheid, puisque choisis par des chrétiens (et le sionisme, puisque pleinement approuvé par les chrétiens étasuniens puis tous les politiciens occidentaux). Et je ne suis pas d’accord : avec cette tolérance-là, les Islamistes coupeurs de tête ne sont pas en faute – si ce n’est par argument implicite caché égoïste groupiste « nous avons le droit de couper les têtes mais pas vous, parce que c’est nous qui décidons ! ». Niveau zéro de l’intelligence critique, ou niveau négatif, même.
•  Page 116 : Voltaire se prétend du côté du Samaritain et non du religieux, dans la parabole du Bon Samaritain, dans l’Evangile de Luc, car il aide les blessés au lieu de détourner les yeux. C’est oublier deux choses gravissimes, là encore : 1/ Jésus a certes donné une idée de la générosité avec cette petite histoire (rapportée seulement par Luc, qui n’a pas vécu au temps de Jésus…), mais il a aussi prêché l’exact contraire, en appelant à tuer humainement « ceux qui détournent leurs enfants de Dieu », et glorifier l’ensemble du texte prétendu divin conduit à en « valider » toutes les horreurs, pas seulement quelques gentils passages ici ou là. 2/ Face au génocide amérindien au nom du Christ, face à l’esclavage africain au nom du caractère animal des peuples non-mentionnés dans la Bible, Voltaire ne panse pas du tout les plaies et ne fait nullement arrêter le massacre, il regarde ailleurs et s’enrichit, ça fiche tout par terre à ses affirmations de vertu supérieure, auto-proclamée (je ne suis pas du tout d’accord).
•  Page 117 : « Des gens qui ne raisonnent pas ont voulu discréditer ceux qui raisonnent ». Je dirai exactement la même chose à l’égard de Voltaire : en t’interdisant de réfléchir en amont des axiomes bibliques (couvrant nombre de monstruosités intolérantes), tu as prétendu criminaliser les incroyants qui raisonnent, bien au-delà de toi, qui ne fais qu’agiter des morceaux très choisis des Textes Sacrés en « oubliant » ceux qui te dérangent, qu’appliquent eux à la lettre ceux que tu nommes « fanatiques ». La faute est dans ces textes, et tu as très fièrement déblatéré une fausse démonstration passant à côté de l’essentiel, et causant des millions de morts (Amérindiens, Africains, Océaniens, Asiatiques). Ce n’est pas « très grand » comme le prétend la télé abrutissante, c’est très honteux, je trouve.
•  Page 117 encore : « Le vrai philosophe défriche des champs incultes, augmente le nombre de charrues, et par conséquent des habitants ; occupe le pauvre et l’enrichit, encourage les mariages, établit l’orphelin, ne murmure point contre des impôts nécessaires, et met le cultivateur en état de les payer avec allégresse. » Cela sonne comme un aveu horrible : tel un curé contenant les foules hostiles au roi avec bâton et carotte invérifiables (enfer et paradis post mortem), le prétendu philosophe qu’est Voltaire n’est qu’un serviteur du roi, dont les impôts (« nécessaires » selon Voltaire) sont démesurés et entrainent la misère populaire (en construisant d’immenses châteaux, de grandioses cathédrales, payant le luxe de toute une cour oisive, payant les armes et salaires d’armées servant la xénophobie royale ou les injustes volontés de conquêtes, etc.). Non, le vrai philosophe met en question toutes ces pseudo-bases contestables : 1/ Mettre toute la Nature terrestre en culture et multiplier infiniment le nombre d’humains n’est qu’un choix biblique, pas un Bien indiscutable. La pollution, l’appauvrissement naturel (en espèces par exemple, donc en molécules biochimiques potentiellement utiles), la surpopulation avec promiscuité dégénérant en guerres et en rejets de migrants (cas actuel de l’Occident, refusant au Sud et à l’Est de faire ce que nous avons fait en conquérant l’Amérique, ce qui est de l’égoïsme groupiste, déloyal). 2/ La notion d’occuper les pauvres demanderait d’immenses développements : Voltaire n’envisage pas le cas de mendiants préférant faire la quête plutôt que travailler, le cas de fonctionnaires préférant s’occuper par petit travail tranquille plutôt qu’effort perpétuel de rendement pour diminuer les coûts (refus de « dur travail » qui a entraîné la ruine communiste, soviétique avec matières premières ou albanaise visant l’autarcie). 3/ La notion de mariages religieux comme condition à la permission sociale de sexualité a aussi été taillée en pièces par la génération libertaire française « 1968 », et ma personnelle fidélité a failli me tuer, l’aimée préférant jouir de séduire à l’infini et consommer plein de riches et de musclés (et c’est une conception comme une autre de l’amour, je la pardonnais, même si elle me méprisait au dernier degré, m’insultait). 4/ Les "impôts nécessaires" demanderaient aussi d'immenses développements : les impôts visant la santé pour tous ou l'éducation pour tous (si elle n'était pas endoctrinement) semblent justifiés, contre le refus égoïste ou familial de partage, mais le nationalisme empêche que ce soit un acte humaniste. Par ailleurs, les impôts payant l'inutile luxe royal sont contestables, comme en république les impôts payant les sénateurs non soumis au vote populaire, les députés en nombre très excessif, les fonctionnaires en surnombre sans effort exigé, les quelques retraités à régime privilégié, etc. Moins anecdotiquement, les impôts paient la police, qui fait respecter le banissement de la liberté d'opinion (loi Gayssot), et l'armée continentalo-xénophobe anti-étrangers donc antihumaniste, avec monstrueuses ogives atomiques visant les bébés des cités classées "énnemies potentielles". (Je paye ces impôts, sous la menace, mais je suis en total désaccord avec leur utilisation, sans que ma voie soit représentée parmi les candidats à élection, et sans que ma voie puisse être élue, l'égoïsme nationaliste et goût du confort indu étant hyper-majoritaires). Voltaire n’a simplement pas idée de ce que « philosophie » veut dire, en matière d’examen de possibles, avec systématique mise en accusation pour ses propres penchants, à relativiser comme discutables sans les poser comme obligatoires, avec intolérance. Il était là le sujet, totalement manqué par Voltaire.

--- Bilan ---
  Ce texte vénéré actuellement est une totale erreur d’analyse, criminelle contre l’humanité : prétendant tout faire pour protéger les protestants du massacre par les catholiques, il exige la tolérance envers les chrétiens, vénérant le meurtre au nom de Dieu. Il ne mentionne pas les mots de Jésus-Christ qui les appellent à tuer les non-judéo-chrétiens (Amérindiens à l’époque) et à pratiquer l’esclavage héréditaire (des surendettés ou des « humains-chiens », Amérindiens et Africains à l’époque). Et, sans tolérance aucune vis à vis des énormes objections envisageables, voire très justes, il se rallie au bla-bla religieux pour condamner l’athéisme (et les bébés morts avant baptême !) à la torture éternelle, il condamne la majorité des gens à être commandée par "l’Elite" aristocratique ou bourgeoise, en payant les impôts "nécessaires" pour guerres outre-mer. Je vois là une auto-contradiction gravissime, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui, expliquant les guerres en cours, où (guidés par nos dominants) nous sommes un camp complètement pourri, attaqué par équivalent ou pire, au lieu de réfléchir et oser un immense « mea culpa », en espérant que les autres n’aient alors plus d’excellentes raisons de nous haïr. Pour cela, il faut un grand courage, une intelligence digne de ce nom, une humilité louable, qualités qui manquent totalement à ce Voltaire (et à nos prétendus « intellectuels »), que l’école publique m’a enseigné à adorer, à tort.
  Oui, la tolérance est une bonne chose, envers ceux qui le méritent mais pas envers n’importe qui, assassins et violeurs compris, et religieux fanatiques comme ce Voltaire ou nos érudits sionistes. J’aurais préféré interviewer Mère Thérésa, faisant sciemment le contraire de ce qu’ont enseigné Jésus et son « père » Yahvé : est-ce qu’elle a conclu que les Textes Sacrés étaient pour l'essentiel de leur contenu des idioties écrites par des monstres ? Je pense que oui, et on aurait dû lui demander de tout réécrire, réinventer un Paradis (vrai ou imaginaire) sans toutes ces stupidités intolérantes, massacreuses. La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme commet une erreur fatale en exigeant la liberté de religion, donc de vénération d'appels aux meurtres au nom de Dieu(x). La clé était là, pas vue du tout par Voltaire, très fier de lui à tort.
  Résumé du résumé : texte lamentable, gravement erroné en termes logiques (oubli de mettre en cause les axiomes chrétiens) et sciemment malhonnête (en cachant les propos terroristes et racistes de Jésus-Christ). Il n’est pas étonnant que nos « intellectuels » prétendus et nos foules agitent ce petit livre comme une arme, mais ce n’est pas une arme de tolérance, c’est une arme d’intolérance prétendant le contraire. Les Amérindiens génocidés, les Africains traînés en esclavage, avec totale approbation de Voltaire, mériteraient de conclure, très sévèrement, à la place de nos sionistes dominant politique et médias, applaudissant avec admiration, idiote ou menteuse.

Post-Scriptum 16/05/2015: j'ai mis sur librairie en ligne (sauf censure possible) le commentaire suivant :
Note : 1/5 (minimum), Titre : Raté total quoique très éclairant, Texte : Ce livre super-célèbre est une escroquerie intellectuelle, Voltaire partant de l'axiome chrétien pour réfléchir (en condamnant avec intolérance toute mise en cause de celui-ci) et en "oubliant" de citer les passages des Evangiles (et plus encore : de l'Ancien Testament judaïque approuvé par Jésus) appelant à tuer au nom de Dieu. Enfin, lire cette imposture intellectuelle, avec esprit critique, est extrêmement utile pour comprendre les mensonges d'aujourd'hui.