Eric Zemmour* m’a-t-il converti à l’écologie en crachant si mal dessus ?
par David Boucrot Malcor, 12 octobre 2014


* : « Le Suicide Français. Les 40 années qui ont défait la France », éditions Albin Michel, 2014

  Je cherchais un livre d’Eric Zemmour car on m’a dit que ce polémiste télé original ("le contraire de la pensée unique !" ; "parlant au nom du peuple !") super-célèbre était contre la guerre française anti-islamiste quoique sans doute pour d’autres raisons que moi. A lire ? avec plus de recul que dans le tac-au-tac verbal des débats télé entrecoupés.
  J’ai entendu parler de ce tout récent livre (à immense succès parait-il) via deux critiques : il serait misogyne, disant du mal des femmes, et il se refuserait à condamner totalement le régime pétainiste de Vichy, disant qu’il avait sauvé certains Juifs. Tout cela n’était pas « mon » sujet a priori (la guerre Occident-Islamisme), mais dans la liste de livres de Zemmour, je n’en ai pas trouvé de plus intéressant, qui soit géopolitique et non focalisé sur la politique politicienne (critiques contre tel et tel des people du star-system médiatico-politique).
  Sur le principe, je ne suis pas d’accord avec le sujet : Zemmour semble dire qu’il n’y a plus assez de nationalisme alors qu’à mon avis il y en a encore bien trop. La France ne me semble pas du tout morte, puisque la télé me choque dans son endoctrinement systématique au nationalisme via le sport, les politiciens me choquent en chantant tous l’horrible Marseillaise (et son racisme xénophobique tueur : « qu’un sang impur abreuve nos sillons »), les diplomates me choquent en conservant jalousement un des 5 droits de veto ONU pour la 21e population du monde (et avant les décolonisations, on ne le méritait pas davantage puisque opprimant racistement les "indigènes"), nos autorités s’accordent le droit à l’arme atomique nationale en violation du traité de non-prolifération nucléaire (chapitre désarmement des déjà-nucléaires, sans lequel il n’aurait jamais été signé par le monde entier), la France fait la guerre un peu partout bien que n'ayant pas de sous et les soldats "tombés pour la France" font l'objet d'hommages vibrants sans aucune contestation, et l’extrême-droite ultra-nationaliste aux dernières élections arrivait en tête, alors… qu’il y a ait eu telle ou telle petite délégation de pouvoir aux instances européennes de Bruxelles ou à l’ONU ne me semble pas le problème majeur, de fond, le nationalisme me semble quasiment triompher, à telle petite concession près.
  En tout cas, a priori, ce sera illisible si l’auteur ne commence pas par m’expliquer le bien-fondé de son nationalisme : au concours Miss-Univers, pourquoi voter patriotiquement pour la Française et pas objectivement pour la plus jolie ? Sauf argumentaire puissant, convaincant, le nationalisme me semble de la bêtise crasse au nom de la tradition les yeux fermés, ou de la malhonnêteté liée à l’égoïsme en variante groupiste se cachant derrière le concept "solidarité" (partielle). [Je ne dis pas que j'exige la solidarité totale, la mendicité et l'exigence de partage sans effort constituent un vrai problème, mais je décèle un mensonge dans le groupisme de naissance, indépendant des mérites personnels].
  Je commence la lecture.
1/ [Feuilleter]. La taille du livre (527 pages), sans chapitre thématique clair, me fait peur (de perdre mon temps).
2/ [4e page de couverture]. « (…) La France se meurt. La France avait pris l’habitude (…) d’imposer ses idées (…) et sa langue, à un univers pâmé devant tant de merveilles. (…) » Cette citation du livre me choque. 15 ans d’éducation publique, primaire/secondaire/supérieure, m’ont endoctriné à « aimer » cette langue de merde, et j’y vois une usine à gaz complètement pourrie, imposée à plein de pays par la force militaire, c’est une honte absolue. Et ce ne sont pas des mots en l'air sans contenu : j'ai écrit des sites entiers pour justifier cette opinion, bétonnée (mais écrabouillée par la "tradition", rien d'autre). Zemmour aura-t-il des arguments pour me convaincre du contraire, ou roucoulera-t-il seulement les lieux communs de sa caste bourgeoise « publiée » ? où il brille dans les salons, qu’il trouve oh combien charmants. Imbécilement.
3/ [Contenu].
  Dès le début, c’est insupportable. Dans l’introduction (page 10), je ne suis pas d’accord avec le tableau final dressé, que le contenu historique du livre est dit expliquer. Le pire est l’emploi des mots « élites » et « intellectuels », groupes dans lesquels se classe sans doute Zemmour, et dont je récuse l’honnêteté, la pertinence, la supériorité, mais avec des arguments* et pas en balançant des grands mots ronflants dominant le lecteur sans l’ombre d’un argument. (* : jamais une de ces grandes voix ne m’a expliqué pourquoi l’ONU a rendu Israël aux prétendus Hébreux et pas les USA aux Amérindiens, pourquoi la loi Gayssot couvre la Shoah et pas le génocide des Caraïbes et Mohicans, non, l’intelligence critique n’est pas du tout au sommet social, occupé intégralement par des menteurs pourris, profondément idiots ou éthiquement criminels – puisqu’ils refusent le débat, l’interdisent, je ne peux que dire mon avis sans en discuter de manière contradictoire). Une cadre (de l'entreprise où je travaille), dont je démolissais mathématiquement l’argumentaire, a donné la réponse, en un sens : « les gens intelligents ne se posent pas la question ! » (et paf dans ta gueule, sale prolo, inférieur !), oui les assoiffés d’ambition foncent de promotion en promotion, sans se poser la moindre question dérangeante, et ils appellent ça intelligence… Zemmour me semble bien dans cette veine.
  Plus loin (pages 65-69), Zemmour est certes intéressant au sujet de la loi Chazelle-Pleven de 1972 (préambule antiraciste à la loi Gayssot), qui amène les juges à emprisonner des arrière-pensées supposées, en ruinant en fait le principe de liberté d’expression.
  Page 70, une contrepèterie amusante, et très triste en même temps : « la Française gardera toujours son cœur au vaincu (son cul au vainqueur) ». A méditer peut-être (hors question nationaliste), ce n’est pas une grosse farce sans fond je crois. Je pense au film (étasunien) Bambi, où la chérie du héros est sauvée du méchant (violeur potentiel ?) par le héros gentil et fort, alors qu’en vrai, la biche aurait choisi de se faire engrosser par le vainqueur, même méchant, mais annonçant des bébés forts, viables. L’humanité (dont je rêve), sensible et empathique, devrait être le contraire, mais hélas… (ce n'est pas pas une pensée révolutionnaire de romantique grandiose mais le triste soupir d'un ex-premier de la classe suicidé, pas sportif pas riche, par choix pour se rapprocher de la dépresive dernière de la classe... devenue finalement consommatrice frénétique de riches et de sportifs...).
  Page 78-79, vient une horreur sur les chevelus écolos de 1972 : « leur haine du sionisme deviendrait bientôt proche de l’antique antisémitisme », hop cette phrase balancée sans argument ni débat entérine le soupçon (et condamnation médiatique puis pénale) de l’antisionisme pour antisémitisme. En interdisant évidemment (toujours au nom du prétendu antisémitisme passible de prison, impubliable) le discours inverse, amalgamant le sionisme (et la Bible) au nazisme. D’où révolte sanguinaire en face, et contre-broyage, c’est la présente guerre contre les « terroristes » du Hamas et autres, plutôt que le débat honnête (l’Occident a ainsi, unanimement, boycotté la conférence ONU Durban 2 sur le racisme sioniste). Ce n’est pas un livre de débat du tout, c’est du tir à boulets rouges sur tout ce qui déplaît à Zemmour, sans l’ombre d’un argument, sans un mot de justification laissé à l’adversaire. J’ai failli jeter à la poubelle le livre, là. L’auteur n’est pas un penseur, du tout, c’est un insulteur malhonnête, à pensée vide, nulle. Toute au service d’Israël. Honte à lui. Et je ne conclus pas du tout : « c’est normal, c’est qu’un sale Juif », non, je suis Juif moi aussi, mais ça n’exclut ni l’honnêteté ni l’intelligence, et j’en serais la preuve s’il le fallait (en cas de procès raciste, se trompant de colère).
  Pages 79-80, Zemmour sombre dans la confusion mentale, au nom prétendu de la logique supérieure, en oubliant simplement de réfléchir. Avec un argumentaire simplement stupide, aveugle, nul. C’est important je crois, et je m’arrête là avec satisfaction, car ce torchon pourri m’aura apporté quelque chose. Je cite en ajoutant des numéros à discuter « L’écologie politique deviendra ce curieux mouvement d’extrême-gauche qui ne s’adresse qu’aux petits bourgeois urbains (1) ; de contempteurs de la mondialisation qui haïssent les frontières (2) ; de partisans de production locale mais avec des étrangers accourus librement de la planète entière (3) ; de défenseurs du principe de précaution (4) pour la nature (nucléaire, OGM, gaz de schiste) (5) mais pas pour l’homme (mariage homosexuel, adoption par les couples homosexuels) (6) ni pour le pays (immigration massive, droit de vote et même éligibilité des étrangers) (7) ; d’apôtres de la décroissance mondiale qui se prétendent tiers-mondistes (8). Ces contradictions pour un esprit rationnel n’en sont pas pour les écologistes (9) ».
  Je ne suis pas écologiste au sens de « inscrit à un parti écologiste », ni même « supporter du parti écologiste ». Je lui reproche d’être allié aux socialistes nationalistes et sionistes, aux républicains (en général) de même. Toutefois, j’ai voté Eva Joly parce qu’elle promettait de demander l’abrogation des droits de veto ONU et des défilés militaires (et, sondé par téléphone, j’ai désapprouvé tout le monde, sauf peut-être Eva Joly, puisqu’il fallait obligatoirement donner un nom – les sondeurs disent crotte à l’honnêteté méthodologique mais c’est comme ça, le scepticisme étant illégal en France depuis la loi Gayssot). J’ai lu plusieurs livres de René Dumont, très convaincants, et… si on me classe sympathisant écologiste, ça me paraîtrait tolérable.
(1) Si j’entends les mots écologistes, en quoi cela fait-il de moi un petit bourgeois urbain ? je ne suis certes pas agriculteur, certes, mais comme 96% ou 98% des Français, et ce n’est pas ça la bourgeoisie mais une petite minorité riche se classant comme supérieure. Et si je gagne davantage que le salaire minimum (mon épouse travailleuse gagnant elle moins que ce salaire minimum, ayant 8 employeurs et de grands temps de trajet entre eux), là aussi, nous nous situons peut-être sur le quantile 70% des Français (ou 30% en sens inverse), les couples purs-SMICards n’étant pas du tout la majorité, ça ne rend pas "bourgeois" les petits que nous sommes, dénués de toute supériorité hiérarchique et d’entreprise à notre propre profit. Me traiter de bourgeois, je prends ça comme une insulte, et c’est une insulte infondée, à mon avis, mais Zemmour ne discute pas, n’argumente pas du tout, hop, il tranche, à vue de nez, son nez à lui, estampillé Lecteur de Vérité Lucide. (René Dumont disait certes, à juste titre, que vu du Tiers-Monde, les travailleurs français se sont embourgeoisés, mais je plaide coupable de ce côté là, en souhaitant la dissolution des frontières et le partage, justement).
(2) La mondialisation capitaliste, traitant les pays à monnaie faible en quasi esclaves, me choque profondément, et je trouve haïssable le principe des frontières et des nations dominantes, des privilèges nationaux. C’est totalement cohérent et absolument pas incohérent. Il faut simplement dépasser le manichéisme réduisant le débat à une opposition entre patriotes à frontières bouclées et mondialistes-exploiteurs d'Asiatiques. Il y a d'autres logiques, exposées en clair. (Et pour ce qui est du sionisme, discuté plus haut, je ne dénie pas que les sionistes ont une logique, je prouve simplement que c’est une logique raciste, un privilège raciste, exigé par la force des armes, guerre et police, fausse Justice, incohérente quand on hurle pour prétendument faire interdire le racisme).
(3) Minimiser les inutiles coûts de transport me parait sensé, donc oui la production locale a un intérêt, à pondérer avec les économies d’échelle peut-être, mais je ne sais pas comment ça se mélange avec le scandale des monnaies fortes exploitant les pays pauvres en quasi esclavage. Je ne suis pas d’avis d’interdire, par principe, les grandes productions spécialisées pour tous, mais j’écouterais les deux camps avant de trancher, au cas par cas. Ça me paraît très mineur et pas un objet de combat. En tout cas, même en monde sans frontière aucune, le débat reste entier : production locale malaisée ou production abondante lointaine mais avec coût énergétique/humain de transport. La question des libres mouvements de population n’a absolument rien à voir, et Zemmour anti-immigration ne donne pas l’ombre d’un justificatif à sa xénophobie active, publiée sans l’ombre d’un problème (quand les antiracistes antisionistes sont eux interdits de parole et passibles de prison…).
(4) Bien qu’écoutant les écologistes, je ne suis absolument pas partisan de l’absurde principe de précaution, invention oratoire malhonnête pour faire refuser certains risques en oubliant sciemment d’autres (électricité, chauffage, cuisson, voiture, animaux domestiques, voyages touristiques, etc.). Mais pour le percevoir, il faut réfléchir, pas se placer dans un camp aveugle, Zemmour ne comprend a priori pas du tout le sujet.
(5) Nucléaire, OGM et gaz de schiste me semblent sujets à débat, et je n’ai nul avis tranché a priori. Je perçois simplement les mensonges au-delà de la normale, notamment parce que j’ai invalidé les prétentions faussement statistiques aux validations par non-significativité : il est rigoureusement impossible de démontrer une innocuité (ne rien avoir vu ne prouve pas du tout qu’il n’y avait rien à voir – les mathématiciens en conviennent, les biomatheux passent outre, avec grand profit pour leurs portefeuilles et carrières…), ça change bien des choses. Les experts, là encore, sont des ânes ou des menteurs.
(6) Je ne vois pas le rapport entre le mariage homo et le gaz de schiste, une fois mis à la poubelle le mensonge sur le principe de précaution. Ceci dit, quels sont les risques liés au mariage homosexuel ? Je ne vois pas, désolé. Risque pour la domination éternelle des traditions intolérantes (qui serait abrogée), peut-être, mais je m’en contrefous, comme de la chute d’une autre dictature. Quant à l’adoption par des couples homos, c’est un mensonge de plus : l’adoption par un(e) célibataire était légal, courant, et les couples homosexuels faisaient ainsi, en quoi officialiser moins menteusement la situation bouleverse-t-il tout soudain ? Mais Zemmour ne réfléchit pas, il condamne, ça remplace, c’est mieux à son goût. Pas au mien.
(7) Là, on voit la malhonnêteté crasse de Zemmour : comme il dénie aux écolos le droit de renier les frontières (parce que la plupart aiment les carottes locales, ce qui n’a rien à voir, je l’ai expliqué), alors il considère que les écolos n’ont absolument aucune raison d’ignorer les risques qui pèsent sur la patrie ! Eh, il suffisait d’écouter le point de vue adverse, pour en percevoir la logique. Il est illogique d’affirmer que les autres sont dénués de logique, dans ce contexte. Pire : l’immigration massive me paraît une obligation morale, éthique : les Français ont émigré massivement, en exterminant les Amérindiens notamment, si on refuse le droit à la libre migration (ce que refusaient en vain les Amérindiens), alors cela doit nous faire revenir 50 millions d’Etasuniens et Canadiens ! Non ? alors équitablement, c’est la libre migration, et les frontières nationales n’y changent rien, pas davantage qu’entre les départements français, nullement interdits de passage et installation, sauf affreux régionalisme indépendantiste, rejetant le quidam venu d’autre province (principe de xénophobie à petite échelle, ce dont j'ai été victime en arrivant à Toulouseu-con, sale parigo...). Quant à l’éligibilité d’étranger, je n’y vois pas le moindre inconvénient : si Eva Joly était restée norvégienne ou quoi sans devenir française, elle aurait eu ma voix pareillement : je préfère un gentil étranger (comme ma polonaise copine imaginaire) à un méchant français (comme Zemmour). Je préfère Mandela à Pétain, en quoi est-ce un problème ? Il est où, là, l’argument de Zemmour ? Il ne parle qu’aux xénophobes ordinaires, espérant qu’ils sont majoritaires ?
(8) La question de la décroissance demande simplement d’abolir la domination du dogme selon lequel il n’y a pas de prospérité sans croissance – jusqu’au pillage absolu de la planète et extinction massive de nous tous par famine, selon les écologistes. Les Allemands, plus prospères que nous grâce à leur démographie décroissante, démentent ce dogme. C’est explorer cette voie que demande l’écologie, je pense, et la soumission au dogme n’est pas requise, puisqu'elle a été imposée par autorité et non par force persuasive. L'école/université française est pourrie, je confirme pleinement mon opinion, et Zemmour fier de ses diplômes de récitation me semble un minable, complet (ou même pas, car ce serait attendrissant, donc un méchant fier à tort, plutôt).
(9) Dénoncer la contradiction d’un système concurrent adverse, logique et exposant ses axiomes, est de l’incohérence de mauvais procureur, de procès en sorcellerie. C’est intellectuellement nul. Il ne faut pas prétendre incarner l’esprit rationnel dans ces conditions. Zemmour donne des leçons nulles, illégitimes. C’est du bla-bla, et il n’est même pas beau parleur, il est très nul.
  Voilà, je vais peut-être arrêter là la lecture de ce pavé énorme frôlant l’insupportable, mais il m’a apporté, en un sens : je me découvre presque « sympathisant écologiste », en lisant le livre à l’envers. Zemmour est malhonnête (ou stupide, mais hélas édité, lui), toutefois : démonter ses condamnations aveugles rend sympathiques (certaines de) ses victimes… Quoique, attention : le principe "les ennemis de mes ennemis sont mes amis" est dangereux, pouvant conduire à s'allier à de mauvaises gens. Les écologistes va-t-en guerre contre l'Islamisme, au lieu de reconnaître publiquement les torts de l'Occident, me semblent très contestables, mais Zemmour n'aborde pas du tout cette question. Jusqu'ici. Qu'est-ce que je fais, je continue, quitte à souffrir ? On verra...

------ 1e suite, pour rien ? (17/10/2014)
  J’ai finalement continué, plus de 60 pages, et je ne retire pas un seul mot de ce que j’ai écrit plus haut : Zemmour ne rediscute nullement de ses bases : protéger le sionisme en taxant d’antisémites ses opposants, protéger le nationalisme franchouillard en traitant d’irrationnels (débiles) ses opposants… Mais je m’arrête sur un autre point, pages 137-138, une autre erreur lourde. A propos de la loi sur la contraception légale, Zemmour se lamente que ça rend les enfants et naissances aux femmes alors que la tradition était que l’homme prenait possession des nouveaux-nés pour les offrir à la tribu, à la nation. Non, je ne suis pas d’accord du tout, et tandis que Zemmour balance ses vérités sans argument aucun, moi je m’appuie sur l’expérience renouvelée de réunions de parents adoptants. Le désir d’enfant est une pulsion féminine quasi irrésistible, tandis que les hommes soupirent et ne sont pas intéressés, même s’ils l’acceptent (en contrepartie aux relations sexuelles escomptées ?). Zemmour clame simplement n’importe quoi, disant ce qui l’arrange pour appuyer une pseudo-démonstration qu’il a en tête (ces 40 ans qui ont castré les hommes), c’est de pouvoir convaincant très exactement nul – pour un lecteur doté d’esprit critique (échappant à l’endoctrinement scolaire « c’est écrit donc c’est vrai », « c’est publié donc c’est grand »)…

------ Faux cri anti-crif (28/10/2014)
   Pages 257-265, je dois m’arrêter encore, tant ce livre est insupportable. C’est le très long paragraphe « 19 Octobre 1985 : Et le CRIF tua Napoléon ». Au passage est cité le fondement du sionisme « Depuis l’expulsion des Juifs d’Israël par les armées de Titus en 70 après J.-C. » sans aucune mention des doutes historiques à ce sujet, pour ce qui est très suspect d’être une légende inventée par les propagandistes chrétiens, affirmant (tout à leur bénéfice) une punition divine de ceux ayant refusé de reconnaître le Christ. Or, s’il y a eu effectivement destruction du temple de Jérusalem en 70, paraît-il, ça n’a strictement rien à voir avec une déportation de la population (comme la nationalisation-condamnation des temples orthodoxes en 1917 n’a nullement expulsé les Russes !). Pas un mot sur les siècles (documentés) de prosélytisme du judaïsme antique, séduisant les Berbères devenus Sépharades et les Caucasiens devenus Ashkénazes, non : chut (éh, ça ruinerait totalement l'argumentaire "justifiant" l'expulsion des Palestiniens ! donc casserait les bases de la "pensée-Zemmour"). Et pas un mot bien sûr, sur la conquête antique de cet Israël qu’adore Zemmour parlant de « gloire », conquête effectuée en exterminant les Cananéens autochtones, en réduisant en esclavage les survivants, au nom de l’amour du prochain (Juif bien sûr, pas non-Juif saleté !). Non, Zemmour ne conteste rien de ce côté, n'aborde nullement les sujets qui gêneraient le sionisme et le racisme israélite, il n’est qu’un faux opposant assénant le dogme, pour l’essentiel. Et concernant l’objet de ce chapitre, il ne comprend rien à rien, ne faisant que désapprouver que les institutions juives dictent maintenant ostentatoirement la politique étrangère de la France, au nom de la lutte contre l’antisémitisme [au lieu de le faire discrètement, ou secrètement (via ambition personnelle et manoeuvres pour candidature à élection, façon Fabius-Strauskahn-Sarkozy-Copé) ?]. Et il désapprouve les autres communautés (que la juive), jalouses de ce pouvoir, et qui « fantasment » sur la puissance du prétendu « lobby juif ». Mon analyse (vraiment dérangeante, elle) est tout le contraire : grâce à Hitler (peut-être Juif sioniste suicidaire), l’antisémitisme est devenu une marque d’infamie qui fait trembler les puissants qui en seraient accusables, et ceux-ci se soumettent donc servilement à la minorité juive, sans plu’ servir en rien la majorité des électeurs, évidemment irrités par cela, d’où grands cris en retour sur le « renouveau d’antisémitisme », justifiant pression encore accrue de la communauté juive, broyant le peuple encore davantage, etc. (et ce n’est pas tout un chacun qui peut devenir juif, comme il deviendrait chrétien, musulman ou bouddhiste, non, il y a ségrégation raciale pour réserver le statut de Juifs aux prétendus descendants d’Hébreux, pas trop métissés, mais chut, il ne faut surtout pas mentionner cette énorme monstruosité raciste, bouleversant tout – de manière explicite, les lois « contre le racisme et l’antisémitisme » réservent le droit de racisme aux Israélites sans aucunement interdire équitablement tout racisme…). La minorité ethnique juive domine donc, France/Angleterre/USA/Occident/Monde, au nom fallacieux de la démocratie, gouvernement par le peuple. C’est calculé, c’est supérieurement efficace (en diabolisant toute objection), c’est totalement malhonnête. Non, le texte de Zemmour n’a absolument rien compris. C’est un calcul, en faisant semblant de contester des broutilles avec des tonnes de références historiques (sur l’époque Napoléonienne) pour faire savant, au lieu d’analyser, de casser le dogme avec l’intelligence logique critique que j’avais dès l’âge de dix ans. Zemmour est bien un faux-critique, un malhonnête homme (ou un pauvre idiot, certes). Et c’est très dangereux, ce qu’il ne voit nullement, le risque de cette domination Israélite arrogante, très choquante, étant la révolte populaire en une Shoah numéro 2, exterminant jusqu’aux bébés en se trompant de colère : ceux qui se disent représentants des Juifs ne représentent en fait que les racistes sionistes parmi eux, et nullement tous les gens (comme moi) de cette origine involontaire ; faire croître à dessin le racisme, l’erreur raciste, pour en tirer avantage (pour Israël) est carrément criminel, mais Zemmour n’y a pas songé une seule seconde, en 9 pages sur le sujet, là où il me suffit d’une demi-page pour tout démonter, en tant que vrai critique. Ce livre, payant, est du vol. Et il est bien sûr publié, lui, quand les éditeurs claquent évidemment la porte aux gens ayant quelque chose d’intelligent à dire, ruinant les injustes dominations en place, mais en tombant sous le coup des lois malhonnêtes, évidemment, tout est verrouillé (la vraie critique consiste à le percevoir et le signaler, pas à blablater savamment, faussement). Zemmour = triple-zéro.

------ Xénophobie brute (01/11/2014)
  Pages 295-299, je m’arrête encore, en trouvant noir sur blanc ce que j’entrevoyais entre les lignes : la xénophobie assumée de Zemmour, qui condamne ici farouchement la nationalisation française des étrangers (ou, plus précisément : la nationalité française automatique des bébés nés de parents étrangers), ce qu’il assimile à une insupportable conquête. Il condamne là sans la moindre trace d’argument, son patriotisme xénophobe valant pour lui évidence, ne nécessitant aucune justification. Je ne suis pas d’accord et je ferai 3 objections :
1/ Je préfère un gentil étranger à un méchant français (et un gentil français à un méchant étranger), le caractère estimable de quelqu’un n’a a priori aucune espèce de rapport avec ce qui est marqué en case « nationalité » sur son passeport. Le rejet de l’étranger par Zemmour me parait insensé, n’étant selon moi qu’une variante de la pulsion égoïste, aimant le « comme soi » et rejetant le « suspect d’être différent ». Ce n’est pas qu’une divergence d’opinions légitimes : les xénophobes sont anti-altruistes, et ne visent pas l’accord réciproque avec autrui, mais le rejet, l’expulsion, la guerre – et les millions de touristes français partant à l’étranger devraient (équitablement) être chassés avec colère ou haine, ou prison ou peine de mort, mais pourquoi ne pas s’entendre plutôt ?? Quitte à devoir partager le confort injustement réservé à nous-mêmes, oui, ça s’appelle l’équité, contre l’égoïsme, contre l’écrasement par le minoritaire militairement dominant.
2/ On peut refuser la conquête, ce qui est une position politique comme une autre, d’accord, mais alors il faut rapatrier tous les envahisseurs israéliens débarqués depuis 1948 inclus (et ça, il n’en est pas question pour Zemmour), rapatrier les centaines de millions d’Américains descendants de colons (mais non, pas pour Zemmour). Ce malhonnête homme veut le droit de conquête pour « nous », mais l’interdiction de conquête pour les autres, qui ont pour tort de n'être pas nous. C’est de l’inéquité en notre faveur, de l’égoïsme écraseur, c’est immoral complètement à mes yeux. Mais certes, c’est le dogme en Occident, et Zemmour sera populaire en clamant cette ligne comme évidence. Je ne suis pas d’accord, et j’ai des arguments, moi, pas lui. (Si ce n’est que j’accepte l’inconfort comme prix de la justice, de l’éthique, alors que pour lui la préservation du confort légitime l’immoralité, sans le reconnaître ni même l’envisager… c’est pour le moins menteur).
3/ Puisque Zemmour légitime entièrement la reconquête d’Israël par les (prétendus) descendants d’Hébreux expulsés, je l’inviterais à regarder en face l’hypothèse virtuelle suivante : « Les paléontologues et généticiens ont maintenant démontré, prouvé, que les Européens actuels descendent de l’homme de Cro-Magnon, qui a expulsé l’homme de Néanderthal, occupant l'Europe avant lui, et dont descendent les Africains actuels. En conséquence, comme on a rendu Israël aux Israélites en expulsant les Palestiniens (tuant les récalcitrants, terrifiant les hésitants par des exterminations racistes), l’Europe va être rendue aux Africains, en chassant les Européens (tuant les récalcitrants, terrifiant les hésitants par des exterminations racistes). C’est logique, c’est là l’équité, et si c’est au contraire dénoncé comme crime insoutenable, alors c’est ce jugement-là qui s’applique à Israël 1948 (et 1968, pareil ni plus ni moins) – sauf fanatisme religieux légitimant un racisme égoïste et un seul ». Mais non, Zemmour oublie commodément d’envisager, de réfléchir, il affirme et décide, sans équité aucune. Honte à lui.

------ Ça craque de partout… (02/11/2014)
  Pages 337-349, j’ai l’impression que Zemmour se lâche : se multiplient les points choquants, qui apparaissent maintenant presque à chaque page. Je ne vais donc peut-être plu’ m’arrêter chaque fois, mais je fais un dernier stop là, multi-sujets :
– Page 337, « le bouclier nucléaire américain ne nous empêcha nullement de perdre l’Indochine ». Je suis doublement choqué, par les deux parties de la phrase :
1/ Zemmour se félicite de ces ogives américaines (notre bouclier protecteur, ouf)… exterminatrices anti-civiles comme à Hiroshima-Nagasaki, sans aucunement les classer crimes de guerre ou terroristes. Niveau de pensée critique : très exactement nul. Il peut bien se classer « bousculeur de la pensée unique », il s’avère en fait une émanation rigoriste du dogme occidental, approuvant pleinement la domination militaire de la minorité occidentale sur le Monde. Quel menteur, ça se confirme…
2/ Dire que « nous » avons perdu l’Indochine continue au niveau zéro de l’intelligence critique. En effet, Zemmour se trompe lourdement en m’incluant dans ce « nous », puisque je suis en total désaccord avec lui, il oublie simplement d’envisager la moindre objection à sa position à lui. Je ne considère en rien que l’Indochine était la légitime possession de mes grands-parents (et parents enfants – un de mes oncles étant même allé faire la guerre pour conserver cette Indochine), devant donc me rester due en héritage, non je ne suis pas d’accord. Il s’agissait d’une conquête militaire que je classe entre Crime de guerre et Crime contre l’humanité. Et cette « possession » ne tenait debout que par le statut officiel raciste d’indigénat, sans quoi la majorité française aurait été indochinoise je crois (ce que rejetterait farouchement Zemmour, qui crie à longueur de chapitres sa révolte contre l’invasion et vote éventuel des Africains ex-colonisés…). Je fais une rapide vérification Internet : France (certes actuelle, pas 1954) = 66 millions d’habitants, Indochine française = Vietnam + Cambodge + Laos = 89 + 15 + 6 = 110 millions d’habitants, oui « démocratiquement » au sens strict (avec respect individuel sans indigénat raciste), ce ne sont pas les Français qui possèderaient l’Indochine mais l’Indochine qui posséderait la France, ce qui révulserait Zemmour. Mais, certes, Zemmour oublie de réfléchir, de regarder, d’additionner 2 et 2, alors il ne le voit pas ! Et ça c’est publié, applaudi, c’est un immense succès de librairie ! Avec sur Internet des insultes envers les jugements défavorables émis par certains lecteurs comme moi...
– Page 338, Zemmour se félicite et se moque à la fois de « notre nouvelle force nucléaire, gesticulatoire ». Pareil, 2 volets :
1/ Il ne vient nullement à l’idée de Zemmour que cette force nucléaire n’était pas « nôtre » (à nous, le peuple sous De Gaulle à l’époque) mais un outil terroriste voulu par les dirigeants trahissant notre souhait – simplement « élus » parce qu’en face (la gauche socialiste et radicale) était d’accord sur ce sujet… Quand j’avais 15-16 ans sans être encore électeur, en 1979-80, on faisait des études pour faire quelque chose « en attendant », mais le contexte était l’attente de la troisième guerre mondiale imminente, avec pluie croisée d'ogives soviétiques et occidentales, exterminant des deux côtés les civils (sauf gouvernants sous abris) et militaires (sauf généraux sous abris). Est-ce donc ce que je voulais ??? Est-ce ce que voulaient mes parents ? Pas du tout me concernant, et je ne pense pas concernant mes parents (ex-communistes quand ils étaient jeunes)… En 1981 avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, absolument rien n’a changé sur ce contexte, cette menace ne s’est éloignée/évaporée que vers 1988-89, avec l’auto-effondrement du monde communiste. Sans que nous désarmions en rien, contrairement aux exigences du Traité de Non-Prolifération Nucléaire (chapitre désarmement, sans lequel il n’aurait jamais été signé par le monde entier), nos élus voulant maintenant menacer d’extermination le monde islamiste, nouvel ennemi d’Israël… Non, ce ne sont pas mes ogives à moi du tout, c’est l’instrument terroriste des puissants pourris qui emploient le principe républicain (démocratie indirecte) pour faire ce qu’ils veulent pour qui ils veulent (avec serment de fidélité à la communauté juive au dîner annuel du CRIF), au lieu de servir la population. Mais Zemmour ne le voit pas, puisqu’il est un faux-opposant, en fait membre de la caste aux manettes, et publié à ce titre, lui. Ce n'est pas la pertinence argumentaire qui compte, pas du tout, mais l'appartenance au groupe dominant (l'école publique m'a menti, en cours de littérature et de philosophie).
2/ Zemmour ne regrette nullement que nos ogives puissent tuer des enfants et des bébés, non, il se lamente qu’elles sont insignifiantes par rapport à la force massive des Etasuniens, qui est la véritable force en notre faveur. Si nous avions autant d’ogives que les USA, il serait apaisé, nous serions forts, dominateurs, et il serait content. Nous serions simplement des terroristes dominants, imposant nos desiderata sous la menace d’extermination des civils, ce qui constitue le crime absolu, au même niveau que la Shoah selon moi. Mais Zemmour n’y songe pas une seconde, puisqu’il est totalement dénué d’intelligence critique, sans envisager un volet non-patriote de la pensée réfléchie…
– Page 345, un point moins militaro-géopolitique me choque tout autant : « Même aux Etats-Unis, où est moins sensible à l’élégance de la langue ». Zemmour confirme le mot de la 4e page de couverture selon lequel la langue Française est une merveille, d’élégance précise-t-il ici. Hé ! Je ne suis nullement d’accord, moi, arguments à l’appui (dans « oiseaux » on n’entend ni o ni i ni s ni e ni a ni u ni x ! quand on dit « nous irons » les Anglo-Américains sont aussi efficaces et mille fois plus simples/productifs en disant « we will go » c’est-à-dire « nous futur aller » !). La phrase de Zemmour n’est donc pas un jugement objectif mais une affirmation subjective, d’ultra-nationaliste xénophobe… Même après « éducation » maternelle+primaire+secondaire+supérieure (17 ans d’endoctrinement), je considère que la langue française est une usine à gaz complètement pourrie, totalement inutile, qui aurait dû s’inspirer de l’anglais pour la grammaire, du Russe (moderne) pour l’orthographe, du Finnois pour la numération. Mais Zemmour, qui maîtrise finalement les millions de pièges arbitraires, est super-fier de sa « supériorité », et affirme donc que là est la Beauté objective. Niveau Zéro de la pensée, niveau « plus l’infini » de l’égoïsme narcissique. Au lieu de se délecter lui-même de ses « superbes » manipulations de subjonctifs et de mots rares (il a employé « comminatoire » ou un truc comme ça, qui m’aurait conduit au dictionnaire si je n’avais pas laissé tomber cette corvée), il ferait mieux d’envisager les objections à sa pensée très nulle et partisane, il aurait dû privilégier le fond plutôt que la forme. Mais non, il s’adore, cet homme, et il adore ses outils de domination (sur le Beur de banlieue, antisioniste, sujet principal de son écrasement), il en est très très fier. Simplement à tort.
– Page 347, Zemmour déchaîne ses mots de révolte citoyenne contre le rap anti-patriote : « leurs appels vibrants à niquer la France, à tuer les flics, à pisser sur le drapeau, incitations à la haine et à la violence » (même si la « Justice » tolère cela au titre de la liberté artistique, au grand dam de Zemmour). Je ne suis pas d’accord du tout quant au fait d’inclure « pisser sur le drapeau » dans les actes de haine et de violence, cela peut être un geste d’humour iconosclaste et de dérision, simplement anti-nationaliste politiquement. Ce n’est que par la criminalisation de l’opposition, principe de l’Inquisition et de la dictature, que cela bascule dans ce qui est qualifié d’insupportable violence, inadmissible (empêcher les écraseurs d'écraser, c'est certes leur faire violence). C’est le crime d’offense au sacré, et ça rejoint le sionisme militant de Zemmour, ne tolérant pas qu’on conteste ce qu’il classe comme les plus hautes valeurs, indiscutables. Il n’est pas du tout un vrai opposant, ça se confirme donc page après page, il est un propagandiste de l’ultra-nationalisme franco-israélien, refusant d’écouter/entendre les arguments adverses, caricaturés superficiellement.
– Page 349, Zemmour achève son réquisitoire anti-rap par deux citations (il hait la première et approuve la seconde) : « Parce que je suis Noir, musulman, banlieusard et fier de l’être. Que personne ne s’étonne si demain ça finit par péter. (Kerry James, Lettre à la République)/ C’est l’écrit qui pousse au crime, encore pire que l’alcool (Céline). » Selon Zemmour, cela vaut imparable démonstration, quant à la criminalité active du rap. Là, je ne prends pas le contrepied total mais demande l’équité : oui, des textes prétendument artistiques ont causé grand malheur en faisant finalement brûler les banlieues, attaquer d’innocents pompiers et chauffeurs de bus (et il est très célèbre que le livre "Mein Kampf" a été la base des crimes hitlériens avant qu'ils soient commis effectivement), MAIS ce jugement devrait s’appliquer pareillement aux textes sacrés du judéo-christianisme ! En faisant vénérer l’assassinat/esclavage des Cananéens, la religion israélite a conduit à l’expulsion raciste de la majorité palestinienne (pleinement approuvée par Zemmour et les autres dominants de l’Occident). En déclarant que les non-Juifs sont des chiens, pas les enfants de Dieu, qu’il faut assassiner ceux qui éloignent leurs enfants de Dieu, et que les esclavagistes croyants sont admirables, les Evangiles chrétiens ont généré la boucherie des Croisades, l’extermination des Amérindiens et la traite négrière (mais ça ne pose pas l’ombre d’un problème à Zemmour, vénérant la glorieuse histoire de la France). Ce pseudo-penseur ("oubliant" de mentionner les objections) semble simplement malhonnête. S'il n'est pas stupide, cela peut être calculé, pour ramener les ultra-nationalistes français (en plein essor avec le succès vertigineux du Front National de Marine Le Pen) vers le camp sioniste plutôt qu'antisémite (ce qui n'est d'ailleurs pas contradictoire, une partie des antisémites occidentaux voulant expulser leurs Juifs dominants vers Israël, avec simplement le "risque", selon Zemmour ?, que l'Occident soit alors moins guidé vers la guerre pour le triomphe sioniste éternel).
Post-Scriptum (02/11/2014) : il me faut conclure, là, je crois, une idée lumineuse venant de me frapper l’esprit. On m’a répondu sur Internet quelque chose comme « Mais non, espèce de lamentable idiot, débile : Zemmour ne sert pas du tout le sionisme ; au contraire, il ose incroyablement légitimer le régime de Vichy sur la question juive, ce qui sera taxé d’antisémitisme par le système ! ». J’avais sur le moment trouvé ça absurde, venant de la confusion exigée par le CRIF et adoptée par nos dirigeants : antisionisme=antisémitisme (alors que non : moins condamner les antisémites de 1940-45 n’est en rien contradictoire avec l’approbation totale du sionisme – si ce n’est certes que ça écorne un peu le manichéisme dominant, ne voyant classiquement que 2 camps, juifophiles sionistes contre antisémites nazis/islamofascistes). Mais j’avoue que restait le mystère : pourquoi Zemmour (se fichant éperdument de l’équité en matière historique, puisque Sioniste ne parlant pas du tout de rendre les USA aux Amérindiens) légitime-t-il Vichy au lieu de concourir à pourchasser tous les suspects d’antisémitisme ? Je vois aujourd’hui l’explication, lumineuse (et malhonnête) : Zemmour veut peut-être dire, claironner même « Non, Français vénérant votre patrie, ne croyez pas que tous les Juifs vous harcèlent méchamment au nom de votre culpabilité passée avec Vichy contre nous : Vichy, en faisant semblant de s’allier aux horribles Allemands, avec légère réserve, a sauvé des dizaines de milliers de Juifs ! Grand merci ! Et nous ne vous traitons pas de néo-nazis car ultra-nationalistes, nous sionistes sommes aussi ultra-nationalistes et nous vous approuvons totalement pour votre profond rejet des Arabes, sale race ! et des Musulmans, atroces ! Nous les haïssons tout comme vous, pas moins, c’est là qu’est pour nous tous le seul ennemi (depuis la chute de l’Allemagne nazie), vous n’êtes pas nos ennemis mais nos chers alliés ! Combattons ensemble le Hamas, l’Iran et l’Islamisme antisioniste qui progresse hélas partout ! ». Avoir dévié du dogme anti-antisémite serait une puissante manœuvre pour servir en fait le sionisme, sous un nouvel angle. Eh oui. Ce n’était pas évident à décrypter, mais le cerveau sert à ça, normalement. Pas chez tous les lecteurs apparemment (et pas immédiatement chez moi, pareil). Je trouve simplement ce Zemmmour un détestable écrivain, faux analyste en fait menteur manœuvrier.

------ Mea culpa partiel, sincère, de ma part… (03/11/2014)
  Page 350-354, un paragraphe paraissant anodin (« 1992, Hélène et les jeunes filles ») m’a… bouleversé, et… ça change presque tout à mon jugement sur ce livre : 1/ je n’ai plus de regret d’en avoir poursuivi la lecture ; 2/ j’admets la grandiose pertinence (partielle) de Zemmour, et en un sens ça prouve ma bonne foi, mon ouverture d’esprit sans refus systématique de tout a priori ; 3/ j’approuve ici la lecture très anormale de Zemmour du monde ambiant, et je suis profondément soulagé qu’il conforte mes conclusions dérangeantes, de manière totalement indépendante de mon expérience personnelle.
  Il dit trois choses pour moi géantes, que j’avais écrit dans mes nouvelles et sites mais presque avec honte : a) La sexualité féminine débridée des années 1980-1990 (à la façon de la jeune-fille/femme que j’aimais sans retour aucun – ce qui a été le drame de ma vie) est une sexualité de type masculine et même macho ; b) ma sensibilité romantique est une approche plutôt féminine de la relation à l’autre sexe, et même une mièvrerie de pure jeune fille naïve ; c) la féminité normale est plus préoccupée d’enfanter que de tendres sentiments réciproques entre homme et femme.
  Toutefois, à la réflexion, je pense avoir bâti une grille de lecture me protégeant du profond malaise exprimé par une voix en moi, concluant « elle a eu raison de te mépriser, tu n’étais qu’une femmelette ». (Et, même si ça n’a peut-être rien à voir avec le nationalisme, ça ramène pile au point de départ, Vichy-misogynie, le double sujet patrie-perdue/émasculation imparfaitement annoncé par le titre n’évoquant que le premier). Ma grille de lecture (publiée en 1993 sans éditeur proprement dit) est qu’à la séparation hommes/femmes se surajoute la séparation humains-dragons/humains-tortues (plus ou moins recoupant la scission extravertis/introvertis, et imparfaitement lue hommes-bien et femmes masculines / femmes-bien et hommes efféminés). La diagonale classique est l’union parfaite d’un homme-dragon viril et d’une femme-tortue douce rêveuse. Moi je suis homme-tortue malaimé par principe, et mon drame quasi-fatal est d’être tombé amoureux d’une apparente jeune-fille-tortue qui s’est en fait avérée une femme-dragon. Heureusement, j’ai inventé le roman d’une jeune-fille-tortue (sosie de celle que j’aimais) qui est tout à fait anormale en ceci qu’elle préfère un homme-tortue gentil (moi, anormal/doux) à un homme-dragon méchant (les autres hommes, virils/dominateurs).
  En tout cas, merci à Zemmour d’avoir confirmé ma conclusion que je croyais insensée : celle que je croyais une douce jeune fille s’est comportée en mâle briseur des cœurs, et le drame de ma vie est peut-être un hasard historique, lié au fait que cette déchirante histoire de mon cœur a eu lieu vers 1979-1999, où cela s’est avéré sociologiquement le modèle dominant (triomphe déculpabilisé des femmes-dragons, incitant les femmes-tortues à les imiter). Ce n’est pas la « faute » de la personne en question, c’est juste « pas de chances… ». Enorme conclusion, qui me prend aux tripes. Merci Monsieur Zemmour (pour ça, mais ça efface presque tout le reste en ce qui me concerne).

------ Quoique… (03/11/2014)
  Même si j’ai beaucoup apprécié le chapitre sus-mentionné, je n’ai pas arrêté là ma lecture, satisfait. J’ai continué, pour reprendre mes objections ou reconnaitre mes torts en comprenant mieux l’ensemble. Et… je recommence à être agacé par de nombreux points, mal traités selon moi :
– Page 384, « On abandonnait le temps glorieux des "morts pour la France" pour entrer dans le temps hargneux des "morts à cause de la France" ». Je suis là en total désaccord avec Zemmour, doublement : non seulement je souscris à ce qu’il rejette sans argument, mais je dénie que mon point de vue soit maintenant la norme automatique. A chaque célébration municipale du 8 Mai et du 11 Novembre, sous ma fenêtre, sont célébrés les « morts pour la France », jamais plaints les « morts à cause de la France », et les informations télévisées, les discours nationaux officiels, sont exactement sur la même ligne (qui me choque profondément). Ce n’est peut-être que dans quelques milieux prétendus « intellectuels » qu’a eu lieu le basculement qui révulse Zemmour, alors qu’il est encore actuellement écrasé chez les petites gens comme moi. Et ce n’est pas qu’une question de sensibilité penchant arbitrairement d’un côté ou de l’autre, j’ai écrit un site entier, argumenté, pour justifier ma position sévère (avec des points forts nullement discutés par Zemmour, qui semble n’imposer son point de vue qu’au titre de la tradition, et du patriotisme xénophobe certes qui est sa base, jugée par lui évidence première).
– Page 401, Zemmour regrette qu’en 1996 ait été perdue la sagesse antérieure qui écrivait « Pour un peuple libre, la sécurité se confond avec la sauvegarde de cette liberté fondamentale qui est la première de toutes les autres et qui s’appelle l’indépendance de la nation. (Livre blanc de la défense de 1972) ». Je ne suis pas du tout d’accord, et avec de bonnes raisons je crois :
1/ Quand des tribus qui se haïssaient les unes les autres (comme voulu par Yahvé/Dieu selon la légende "Babel" de Sa jalousie envers une humanité unie) parviennent à s’entendre, pour supprimer les barrières les séparant, j’estime que cela va dans le sens du progrès humaniste et pas du tout de la perte de liberté (il n’y a que les roitelets locaux qui sont fous de rage, avec certes les xénophobes qui les soutiennent). Ce qui était valide entre les provinces d’Espagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, vaut pareillement pour les pays, ou les continents, la ligne de fracture se situe entre humanisme et tribalisme.
2/ Des dictateurs peuvent régner en écrabouillant les libertés individuelles, quand c’est à l’intérieur de frontières nationales (avec interdiction ONUsienne d’ingérence de l’extérieur), au contraire si étaient abolies les frontières, ce serait la majorité démographique du monde qui déciderait démocratiquement. La nation, en ce sens, est le contraire de la liberté partagée équitablement, elle ne sert que la jalouse « liberté de ne pas partager avec l’étranger », qui est une forme groupiste d’égoïsme. Le bla-bla agitant n’importe comment le concept de Liberté ne doit pas faire illusion.
3/ Bien sûr que, sous oppression d’un distant groupe dominant, les résistants clament que leur combat incarne la liberté, mais cela n’a rien de spécifique à l’échelon nation. La banlieue peut haïr le centre-ville, les sous-préfectures peuvent haïr la préfecture, la campagne peut haïr la cité, l’île peut haïr le continent, etc. L’indépendantisme devrait plutôt être analysé un cran en amont, avec le choix douloureux entre solidarité généreuse (moral progrès théorique nommé « gauche » en France) et partage forcé (cible théorique de la réaction nommée « droite » en France). Zemmour n’a simplement pas compris que sa logique de droite-droite décline le refus national de partager comme le refus intra-national de l’impôt, et qu’une attitude altruiste est théoriquement meilleure moralement que cet égoïsme (même si c’est un piège très difficile à organiser, d’accord). La difficulté essentielle est le principe de mendicité et attitude fonctionnaire (petit travail tranquille), qui ruine la générosité, de l’utopie communiste ou socialiste ou centriste.
4/ Zemmour semble certes adorer le compromis Nation, qui joint un égoïsme de fond (refus de partager avec l’étranger) à la solidarité partielle (partage partiellement obligatoire avec les compatriotes). Mais le débat peut aussi être vu entre méritocratie et partage automatique, au-delà des frontières. Comme il le dit ailleurs, le français qui se lève tôt pour aller travailler tend à haïr l’immigré qui vit d’allocations et trafics, mais cela n’a en fait rien à voir avec la nationalité. De même, l’ouvrier qui se démène à des cadences infernales sous menace de misère tend à haïr l’héritier oisif qui tire fortune de ses actions profiteuses, et cela n’a rien à voir avec la nationalité mais quand le quasi-esclave chinois tend à haïr le travailleur occidental embourgeoisé, on est en plein dans la nationalité, le problème de fond qui touche la nation est donc en fait plus général, plus vaste. La récompense de l’effort (et de l’invention utile évitant éventuellement l’effort) devrait être le centre de tout, conciliant rétribution des méritants et pénalité contre ceux qui refusent l’effort. Mais Zemmour ne semble pas en position de le voir : il adore « les élites » blablateuses/menteuses improductives, il adore le privilège national de la richesse acquise de naissance, il ne peut simplement pas comprendre la philosophie politique sans tout remettre à plat, ce qu’il ne fait pas, tout occupé à scruter les détails de notre politique politicienne à nous, en interne.
– Pages 411-417, Zemmour se moque du misérabilisme des célébrités (en 1996) venant en aide aux sans-papiers, faisant comme s’ils sauvaient là des Juifs contre la Gestapo sanguinaire, et bien sûr sans les inviter à partager/diluer leur grande fortune. Il y a un peu de vrai là-dedans, mais je vois deux objections énormes, au-delà de la comédie faussement généreuse des comédiens célèbres :
1/ Sans-papiers pourquoi ? Zemmour serait certainement choqué qu’on lui interdise d’aller sur la Côte d’Azur, vivre ou travailler, parce que son statut administratif le classe en haïssable, expulsable… en quoi l’échelon Nation autorise-t-il spécialement le rejet de l’autre ? Zemmour après 400 pages n’a toujours pas examiné mon objection première, a priori, contre le nationalisme qu’il vénère. Les migrants qui ont conquis l’Amérique, et Israël en 1948, n’avaient pas non plus de « papiers en règle » accordés par les dominants autochtones, qu’ils ont massacrés/chassés/parqués… Bien au-delà du rigorisme administratif, se pose la question de la liberté de migration, la liberté de « tenter sa chance en région peut-être agréable »… Nous l’accorder (pour Amérique et Israël) en la refusant à autrui est de l’égoïsme, groupiste, variante xénophobe ou raciste ou fanatique religieuse. Je n’aime pas ça, mais Zemmour ne réfléchit pas, lui, il est super-sûr de lui. A tort selon moi.
2/ Juifs innocents ? Je dénie aussi, chez Zemmour, le jugement implicite « les Juifs de 1942 étaient de vraies victimes totalement innocentes, eux, alors que les sans-papiers de 1996-2014 sont des bandits de droit commun ». Le judaïsme est avant tout la vénération du massacre/esclavage raciste des Cananéens (pour bâtir l’Israël antique) et l’endogamie (racisme constant pour rester un peuple à part sans se fondre dans l’humanité indifférenciée), je ne considère pas cela comme innocence. Certes, cela ne mérite pas peine de mort, mais je considère que les Israélites (dont je condamne le racisme) sont intrinsèquement plus coupables que les travailleurs voulant tenter leur chance (humanistement) en région crue riche, comme on le ferait à leur place, comme l’ont fait nos ancêtres partis en Amérique, sous les haineuses flèches des Amérindiens à qui nous ressemblons maintenant… Mais pour le percevoir, il faut envisager l’objection, ça semble là trop demander à Zemmour, qui balance ses jugements sans envisager être contestable. Si on me rétorque la même chose, je précise : je ne suis pas du tout à l’aise, moi, j’envisage de me tromper et reconnais le vraisemblable caractère infaisable de mes utopies, mais je cherche la cohérence, sincèrement, sans but inavoué ni dogme sacré, ça me semble très différent.

------ Fin du livre (11/11/2014)
  En ce jour de grande célébration militaro-nationaliste (hélas) sous ma fenêtre, je termine finalement ce livre, très mauvais hormis 5 pages lumineuses. Derniers points à noter :
– Page 473, Zemmour (avec Mauriac et De Gaulle) regrette de « constater que la France n’avait pas été invitée au partage du monde opéré à Yalta entre Russes, Américains et Britanniques, alors que notre pays avait toujours été présent, même après son ultime défaite napoléonienne, dans ces marchandages décisifs entre maîtres du monde. » Je trouve ces phrases insupportables : Zemmour place les Français en aristocrates du monde entier, manipulant les pays tiers comme pions insignifiants, dévalisables à l’envi. Je trouve cela criminel d’un point de vue humaniste, démocrate. Certes, sa religion judaïque a pu l’éduquer à la domination sacrée (ce ne serait pas sa faute personnellement), mais je trouve cette religion criminelle. Zemmour oublie que la caste des aristocrates a été décapitée par le peuple manant, que la caste israélite a été envoyée en esclavage par le peuple goy, que la caste française serait pareillement broyée par la majorité mondiale… Non, il vise la domination, l’écrasement de la majorité par son petit groupe. C’est idiot, immoral (puisqu’il n’aimerait pas être dominé par un autre groupe que le sien) et dangereux, selon moi. Je préfère renoncer aux privilèges, au risque de perdre le confort, indu, quitte à le regagner (sans égalitarisme élisant la paresse) au mérite individuel, non par naissance dans le groupe privilégié.
– Page 496, concernant les émeutes des banlieues en 2005, Zemmour écrit « Seule l’extrême gauche et certains artistes médiatiques manifestèrent un soutien (…) les trotskystes (…) poussèrent les feux de l’antisionisme pour mieux séduire les "frères" banlieusards des Palestiniens ; firent mine de ne pas entendre les "mort aux juifs" criés dans leur manifestations ; mais la sauce ne prit jamais (…) ». Là encore, il me semble grandement manquer une analyse de fond sur la fallacieuse assimilation (ayant force de loi en France) entre antisionisme et antisémitisme. Il devrait honnêtement être permis de dire que l’antisionisme est un antiracisme pleinement légitime, mais puisqu’il est interdit de parole (au nom d’un prétendu antisémitisme), la réaction est un cri outré « oui, on est antisionistes donc antisémites ». Erreur de colère, dirigée, machiavéliquement, pour placer en victime injuste le sionisme actif des prétendues « élites » (C’est un franc racisme, religieux ou laïc, quand les USA ne sont nullement rendus aux Amérindiens). Soit Zemmour est totalement stupide, soit il récite cette aberration qui vaut pensée unique en Occident. En volant, encore une fois, son étiquette de « contestataire osé ». Cela aussi semble faire partie du plan, qui serait ici « même Zemmour, qui bouscule tous les dogmes, est d’accord avec le sionisme, donc le sionisme est rigoureusement incontestable ». Désolé, je n’ai pas gobé cette manœuvre, méprisant le lecteur, capable de lecture critique, si. Je pense qu’un pauvre banlieusard inculte peut avoir davantage de lucidité/honnêteté sur ce sujet qu’un tribun-écrivain richisime comme Zemmour, se prétendant supérieur, membre de "l'élite intellectuelle".
– Page 527, la grande conclusion est « La France se meurt, la France est morte. Nos élites politiques, économiques, administratives, médiatiques, intellectuelles, artistiques crachent sur sa tombe et piétinent son cadavre fumant. » Je ne suis absolument pas d’accord : ma nièce non-européenne, qui s’est vu refuser 3 fois sur 3 le visa touristique pour venir en France, est en position de prouver au lamentablement fier Zemmour qu’il se trompe. Le score du Front National ultra-nationaliste, premier parti de France aux dernières élections, le prouve aussi. Enfin, le peuple est xénophobe comme Zemmour depuis longtemps, mais Zemmour s'offusque que les dominants indus qu'il nomme "les élites" (nullards à pouvoir) n'en soient plus le fer de lance mais tendent (finalement, heureusement) à se convertir à l'évidence humaniste : traiter autrui comme soi-même. A l’évidence, Zemmour n’analyse pas la situation objectivement, il claironne le point de vue ultra-nationaliste en s’offusquant qu’il ne soit plus que partiellement dominant. Ses mots sont donc outranciers, malhonnêtes. La seule explication que je fois est que Zemmour veut récupérer les voies ultra-nationalistes, anti-africaines, qui peuvent maintenant prendre le pouvoir, en les dirigeant vers une direction qu’il n’a nullement attaquée (ne condamanant que ses opposants) : le sionisme.
  Bilan : ce livre (à immense succès) est très lamentable, mis à part 5 pages qui m’ont intéressé très fortement (tout en étant complètement hors-sujet).

------ Résumé (13/11/2014)
  Avoir lu l'intégralité des 527 pages de ce livre n'a fait que confirmer le sens que j'en avais identifié page 80. Zemmour dit, presque en clair : "Très chers électeurs du Front National, rejoignez-nous sionistes actifs, comme vous nous n'aimons pas les arabo-musulmans et les antisionistes anti-frontières". Il occulte simplement l'intégralité des arguments adverses, par mensonge (ou bêtise).