Non au sport d’état
par EB-PG-FrèD-PDG*, dimanche 09/09/2018
* : ex brimé par grand frère devenu prof de gym

  Aujourd’hui aux informations télé (sur BFM-TV, hors heures de journaux classiques) était abordé un sujet d’actualité de manière pour moi choquante. Il s’agissait des protestations d’associations sportives contre le gouvernement français « Macron », qui vient de décider 30 millions d’économies sur le budget sport 2019, après déjà 50 millions sur 2018 (= 7%), avec maintenant 1600 suppressions de postes. Les experts interviewés disaient aberrant que l’état français se désengage du sport après avoir voulu les Jeux Olympiques 2024 à Paris avec l’objectif officiel de 80 médailles. Et ils ajoutaient que comme intérêts du sport, en plus de la victoire pour l’Histoire, il y a le bénéfice médical et économique. Mais… aucun point de vue en face n’était envisagé. Les intervenants étaient à 100% en faveur du sport d’état, reprochaient au gouvernement d’être passé de 50% à 20% (en quelque sorte, car c’est moi qui chiffre), alors que moi je me situe à Zéro % ! Et je ne suis pas seul en cela, il y a ceux qui veulent 100% de sport privé (façon Tour de France Vélo Moltoni-Peugeot-Festina-FDJ), moi je préfère 0% de sport (dans le budget de l’état voire des entreprises).

1- Loisir et gloire
  Personnellement, mon loisir n’est pas de shooter dans un ballon ou quoi, simplement je construis des maquettes d’avions imaginaires, est-ce que l’état m’en paie une partie ? Pas du tout, du tout, non, et c’est très normal car c’est un choix personnel, mais alors : pourquoi en irait-il différemment du sport (loisir et profession de mon frère) ? Les sportifs me semblent ainsi privilégiés (par les gouvernements de droite-gauche-centre), alors que les privilèges sont abolis, est-il prétendu faussement.
  L’argument numéro 1 me semble le nationalisme fervent des politiciens unanimes, et je ne vote pas pour eux, me situant plutôt comme humaniste mondialiste. Ils excitent la gloire d’être français (pour expulser les migrants économiques plus courageux/méritants que nous) via la jouissance de titre « champions du monde » ou « médaillés olympiques ». Je ne suis pas du tout d’accord, et je ne gobe pas ce prétendu appât. Selon moi, les Français (souvent caféinés hargneux) sont plutôt moins sympathiques que les Philippins par exemple (souvent doux aimables), et je me contrefiche de la nationalité des champions. Je préfèrerais un monde sans frontière aucune, partageant l’effort et la récompense au mérite personnel, sans héritage. Donc Sarkozy-Hollande-Macron étaient peut-être entre 50% et 20% de pression fiscale pour le sport national, mais moi je me situe à Zéro %, c’est confirmé.

2- Santé
  Il est prétendu que le sport est bénéfique pour la santé, et cela me parait contestable à plusieurs niveaux.
  D’abord, le fait que les sportifs soient en meilleure santé, en moyenne et médiane, que les non-sportifs (malgré les blessures sportives) peut venir du fait que les gens en mauvaise santé ne sont pas en état de faire du sport. Il y aurait confusion entre cause de bonne santé et conséquence de bonne santé.
  Ensuite, si la démonstration de lien est statistique, ce serait à examiner de près, car (en biologie) j’ai démoli par la logique quantité de fausses affirmations prétendues démontrées, publiées à tort. Les relecteurs et officiels sont simplement aussi mauvais en maths que les ambitieux rédacteurs. Et les biostatisticiens professionnels semblent dépravés, vendant des assurances fausses pour répondre à la demande.
  Autre grand problème à mon avis : le mécanisme qui lie médailles olympiques et sport amateur semble une tromperie volontaire, organisée. Il s’agit en effet d’encourager le petit gros minable à se croire athlète champion, pour qu’il se bouge. Mais c’est faux, il n’est nullement champion et ne le sera jamais, c’est de la flatterie mensongère, condamnable en tant que tromperie financièrement intéressée (escomptant moins de dépenses publiques de santé), c’est-à-dire : escroquerie…

3- Economie
  Pour les Jeux Olympiques chez nous, l’argument implicite semble keynésien : il est sous-entendu que dépenser des milliards en infrastructures (même si elles devaient être abandonnées sans suite comme la rampe de saut à ski Grenoble 1968), cela accroît notre richesse, notre croissance. Mais je ne suis pas d’accord, pour la période 1980-2018 : dépenser des milliards à crédit n’est aucunement nous enrichir mais nous surendetter, à rembourser par les générations futures puisque le déficit public est chronique. Je ne suis pas d’accord.
  Il est aussi prétendu je crois que les foules payantes pour les tribunes sportives dépensent, ce qui est bon pour l’économie, la croissance. Je ne suis pas d’accord : si les gens n’achetaient pas ça, ils achèteraient autre chose ce qui serait aussi bien, ou bien ils n’achèteraient rien et épargneraient mais tous les gouvernements, en défiscalisant l’épargne, ont prétendu que l’épargne était bonne pour l’économie, contradiction.

  Oui, il y aurait beaucoup à dire, contre le sport payé par les taxes et impôts, bien plus loin que le micro-pas gouvernemental, mais c’est occulté par la télé. Et ce n’est pas honnête désintéressé : les finales sportives (à Français engagés) engrangent des records d’audience donc de recettes publicitaires pour les chaines télé, d’où point de vue orienté en faveur du sport, cachant que c’est pour le fric égoïste. C’est moche. Comme le sport est moche, puisque fondé sur l’écrasement du faible par le fort.
--------- Ajout 10/09/2018 -----------
2’ (Santé)
  J’oubliais une autre objection, très majeure : ce n‘est pas le sport spécifiquement qui est réputé « bon pour la santé » (que ce soit prouvé ou douteux), c’est l’activité physique. Or jogging et mouvements d’assouplissement ont besoin de zéro professionnels, zéro budget. L’affirmation « besoin d’activité physique implique besoin de budget sportif » est totalement erronée.