BLANRU

Critique démentielle-douce*
du livre détaillant le choquant
sionisme actif sarkozyen

(fable humoristique ratée, écrite le 12/12/2010 par le patient David Durand avant sa remise sous antipsychotique ;
Hôpital Psychiatrique P. de Fermat à Villefranche sur Garonne)

* : alors qu’un fanatique hurlerait « Il faut me suivre ! Je détiens La Vérité indiscutable ! »,
un doux-dément soupire : « personne ne pense comme moi, je comprends pas pourquoi, j’accepte les cachets de traitement mais j’espère qu’il y aura pas de piqûre »,
et un infirmier psychiatrique peut dire : « lisez peut-être ces folies débiles de matheux disjoncté, ça fait un petit peu réfléchir quand même ».
Contexte
Contestation partielle
Relecture discutante
Conclusion
ajout
Contexte
    J’ai achevé cette semaine la lecture du livre de Paul-Éric Blanrue « Sarkozy, Israël et les Juifs » (édité par « Oser Dire », en Belgique quoique imprimé en France, 3e édition 2009). C’est un des meilleurs essais que j’ai jamais lus : alors que d’habitude, je passe mon temps de lecture à soupirer et à refuser les faux-arguments écrits, là je n’ai (presque) fait que découvrir, avec horreur, les atrocités compilées, référencées, datées. J’ai cru y voir une œuvre de salubrité publique… avant de réfléchir vraiment, et de reprendre conscience du biais d’analyse, qui m’avait frappé au départ.
    Si j’ai entendu parler de ce livre boycotté par les médias français, c’est qu’il était mentionné dans l’ouvrage « Israël, parlons-en » de Michel Collon, ouvrage belge (excellent aussi, quoique moins discutable). Ce livre-là a paraît-il été boycotté également par les médias français, mais j’en ai trouvé mention sur Internet. C’était sur un forum où a échappé à la censure, au moins plusieurs minutes, un lien vers un film-résumé de Michel Collon, parlant de « médiamensonges » énormes au sujet d’Israël. Cela me confirmait enfin l’évident caractère malhonnête des discours journalistiques, du sionisme indiscuté de nos gouvernants et opposants. J’avais été très choqué au moment de la conférence Durban 2, la seule voix de la raison me semblant islamiste dans ce cas, paradoxalement puisque je suis incroyant anti-fanatique (comme pour la liberticide loi Gayssot : la seule voix de la raison me paraît celle du Front National, paradoxalement alors que je suis anti-nationaliste).
    Un tel contexte de propagande outrancière, très solidement confirmé par le contenu de ces deux livres, explique la guerre larvée entre Occident et Islam (2001-2010 et plus). Je juge de l’intérieur que nous sommes un camp du mal dominant, refusant le bien moral honnête (l’humanisme altruiste). Donc se dresse en face un camp (hélas pas mieux à mon goût) nous désignant très facilement comme le Mal immonde... Ce mécanisme, pouvant faire des millions de morts, une fois de plus, mériterait une discussion profonde, je crois, examinant toutes les objections à notre propagande. Enfin, tel est mon avis dans le désert intellectuel ambiant – mais, ouf, c’est moins « un désert » depuis que j’ai lu ces deux livres, simplement étouffés, évidemment hélas (étouffés par les dominants inaptes à se justifier honnêtement).

Contestation partielle
    Après avoir fermé ce livre de Blanrue, je voudrais dire ce que je regrette ne pas y avoir trouvé. Il s’agirait d’un développement s’assumant comme hérétique pour être juste, au risque de l’impertinence très profonde (donc au risque de rencontrer une haine prétendant combattre « ma haine », c’est comme ça que ça marche en France, ou en Occident en général).
    Le début du livre est écrit « avec des gants » précautionneux : Blanrue y clame qu’il s’est justement rendu célèbre par son livre historique contre l’antisémitisme, ouvrage primé par la communauté juive. Cette manœuvre d’approche m’a déplu, et a posteriori, je confirme un désaccord de fond avec l’auteur. Il estime le judaïsme totalement innocent (claironnant cela en gage de son non-antisémitisme) tandis que le sionisme dictatorial lui paraît seul contestable. Je ne suis pas d’accord du tout, et je me considère là insulté à tort – ni plus ni moins que l’est Blanrue sur l’antisionisme. Je l’introduirai avec 2 éléments clés, anecdotes dans mon entourage : A et B (il ne s’agit pas de faits affirmés vrais et indubitables – j’ai invalidé par la logique toutes les prétentions à distinguer « Le Réel » des autres cauchemars).

- Elève A : en 1977 âgé de 14 ans (encore enfant), mon camarade A., Israélite de père journaliste-éditorialiste, a laissé échapper à l’école une confidence sur ses valeurs profondes : « nous les Juifs on est comme ’’des extra-terrestres’’ : très supérieurs aux humains quelconques ».
    En 1981, je l’ai croisé dans la Rue, jeune adulte de 18 ans, arborant une kippa avec un sourire méprisant, signifiant apparemment « je suis Juif et je suis fier de vous l’afficher, bande de minables, méprisés de Yahvé, Dieu universel créateur de toutes choses ». Il a passé son chemin, semblant content de lui-même, et je crois « fier d’avoir été vu en costume de supériorité ».
    L’autosatisfaction est certes un sentiment répandu (voire bénéfique pour éviter ma tendance dépressive), et c’est assez anodin MAIS, point clé, cette religion est anti-prosélyte actuellement (et depuis des siècles) : ceux n’appartenant pas de naissance au « peuple juif » ne sont nullement invités dans cette religion. Celle-ci a explicitement élu la race pure issue d’Abraham. Depuis, quand j’entends les médias unanimes clamer qu’une agression contre un porteur de kippa constitue un inadmissible acte de haine raciste antisémite, je pense un peu le contraire : que c’est un regrettable retour de bâton (psychologico-politique) répondant à un racisme-source qui est judaïque. Le mot « racisme » est un terme d’élevage animalier (canin, bovin, etc.) : il ne s’agit nullement d’hostilité entre groupes d’adultes (ou grands enfants) mais d’un projet de race pure, jugée supérieure aux métis bâtards et aux membres d’autres races non voulues par l’éleveur.
    Hitler, avec son projet de Race aryenne des Seigneurs, était raciste. Et il était criminellement idiot de penser que les bébés juifs sont coupables de sang pourri (comme un chiot Labrador avec pedigree n’est nullement responsable de son ascendance dirigée). Ceci dit, tout propos (communautariste ou religieux) hostile aux mariages mixtes et aux conversions de « mal-nés » devrait équitablement tomber sous le coup des lois contre le racisme humain. Suivant des textes dits sacrés, mon arrière grand-père israélite n’a pas épousé la non-juive qu’il avait engrossée par pulsion avant de se reprendre, et ceci serait respectable, intouchable ? La colère en retour serait incompréhensible, inadmissible ? On nous trompe en racontant presque chaque jour à la télé française les histoires larmoyantes d’enfants déportés, sans avouer que ceux-ci se jugeaient très supérieurs de naissance, brimés par de sales inférieurs de naissance – l’historien israélien Shlomo Sand le révèle : un auteur Israélite (des années 1930 je crois) avait clamé aux Allemands qu'une race inférieure comme la leur ne pouvait pas diluer/anéantir une race supérieure comme la sienne… La colère en retour ne devrait pas du tout aller jusqu’au meurtre (affreux, d’accord), mais la culpabilité source (en racisme) me paraît très clairement judaïco-politique – version religieuse enseignée par des rabbins, ou version laïque enseignée par des parents incroyants.
    Je n’ai pas retrouvé ce camarade A sur Internet, j’ai pensé qu’il avait émigré en Israël (comme un autre camarade de classe Israélite de 1978, connecté sur Copainsdavant depuis Là-bas, ou Là-Haut selon ses valeurs probables). Ça paraît cohérent avec l’idée de droit racial supérieur quant à la propriété de la Palestine, en disant merde aux Amérindiens à qui devraient être rendus les USA si la propriété antique prévalait – les USA maîtres du Monde surarmés sont ultra-sionistes et « donc » éminemment respectables selon cette logique raciste. Cet éclairage change totalement la lecture des propos de Blanrue citant des amalgames sur le sujet : l’antiracisme comme l’anti-américanisme sont accusés de cacher un antisémitisme de fond inavoué – non, l’explication me semble que « résister à l’écrasement raciste est ici classé antisémite ». Le judaïsme, au sens d’origine hébraïque (vraie ou prétendue – voir les conversions « oubliées » que raconte l’historien Shlomo Sand), me paraît tout à fait innocent : je ne suis pas raciste (j’ai d’ailleurs épousé une Asiatico-hispanique et applaudirais un monde totalement métissé – multicolore ou de couleur neutre, et je me contrefiche que réapparaissent selon les lois de Mendel des pur-sang par hasard). Mais le judaïsme, au sens politico-religieux de communautarisme raciste, me paraît coupable, criminel, abject. Ce n’est pas de la haine, c’est une hostilité choquée.
    La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme clame certes l’entière Liberté de Religion, totalement incontestable, mais c’est très malhonnête : puisque la « religion nazie » (germains pur-sang race supérieure, envahisseur Hitler prophète) serait interdite comme secte ultra-dangereuse et moralement immonde, cela me paraît parfaitement applicable au judaïsme (juifs pur-sang race supérieure, envahisseur Moïse prophète). Et pendant ce temps, la DUDH qui affirmait la liberté des religions instituées… condamne les pacifistes religions Indiennes sceptiques (« tout est illusion », maxime de Bouddhisme indien, « ‘Je suis’ est la seule et unique certitude » selon une autre branche), qui ne respectent pas le dogme réaliste de la Shoah et sa réparation par la recréation d’Israël... Oh non, ce n’est pas Universel du tout, c’est je crois aveugle ou stupide ou malhonnête, ou les trois à la fois (selon les signataires ou propagandistes).
    La France est dite de tradition judéo-chrétienne. La religion dominante en France est le christianisme catholique, vénérant l’Ancien Testament judaïque entre autres. J’ai été effaré en lisant cette année le Nouveau Testament chrétien : le rabbin Jésus, avant d’être refusé par les Israélites (ne tolérant qu’un seul personnage divin, c’est leur droit je crois), a dit sans aucune objection « les Non-Juifs sont comme des chiens, tolérables uniquement s’ils se contentent de manger les miettes sous la table des Juifs »… Cet épisode de la Cananéenne est parole d’Evangile, affirmée sainte. Et, conformément aux appels au meurtre, par Jésus, envers les parents éloignant les enfants de son Dieu, les chrétiens ont exterminé les Amérindiens et dominé le Monde entier (au nom de « l’amour d’autrui » bien sûr, la religion judéo-chrétienne dispense de cohérence, veut que le disciple gobe tout comme un nouveau-né). Alors, on comprend que la Morale prétendue Universelle approuve le racisme judaïque (et condamne tout ce qui ressemble de près ou de très très loin à de l’antisémitisme, comme la résistance au racisme judaïque)… Moi je dirais au contraire que le principe moral universel est « traite autrui comme tu voudrais être traité, ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » : donner aux nazis le principe de race supérieure a constitué une faute très lourde, à effet boomerang atroce, et la mise en accusation du racisme rabbinique aurait (à mon avis) prévenu et évité le racisme antisémite (au sens propre, anti-bébés, sans amalgames éperdus), aurait prévenu le drame raciste de la Shoah et celui de la Nakba israélienne anti-goy, et la Shoah n°2 future éventuelle (dont, matheux circoncis, je serais une des victimes).
    Certes, l’anti-humanisme écraseur d’autrui, s’avère (avec endoctrinement approprié) populaire aussi parmi les goyim (non-juifs) : à la demande du raciste Sarkozy, hurler « qu’un sang impur abreuve nos sillons » va redevenir obligatoire, sous les hourras supporters – les médias via le patriotisme sportif excitent le nationalisme xénophobe, pour dominer bestialement les faibles étrangers, la fourmilière d’à côté. Ce groupisme écraseur, cette sorte d’égoïsme social, semble hélas le principe politique de l’Humanité (sauf quelques anormaux ratés dans mon genre). Les Français veulent majoritairement devenir les Juifs du monde, comme les pasteurs l’ont déjà prêché avec succès aux USA, il ne s’agit absolument pas de respecter l’autre humanistement mais de flatter la domination bestiale (sur les Africains et Asiatiques, en version Européenne) pourvoyeuse de luxe et confort, de naissance. L’abolition des privilèges « de sang bleu » a conduit à vouloir faire pareil à sa place, cela explique le droit de Veto ONU jalousement accaparé par 60 millions de Français et refusé à 20 fois plus d’Indiens, en prétendant menteusement que notre sens moral se fonde sur la loi universelle « tous les humains naissent égaux »… Mensonges, partout… Blanrue, auteur professionnel entendant vivre de son succès, n’allait évidemment pas dire ça ainsi, mais ça me paraît un jugement évident, détruisant la légitimité morale de l’Occident suivant la logique judaïque pour d’autres favorisés. Les guerriers intolérants Mohammed et Staline n’ont pas été plus plaisants (à mes yeux), mais Mère Thérésa était belle (pour ce que j’en sais), ainsi que l’Abbé Pierre, celui-ci ayant évidemment été accusé d’antisémitisme (il est interdit en France d’être choqué par le racisme judaïque)...

- Fonctionnaire B : vers 1980, une fonctionnaire devait – pour sa demande de service particulièrement aménagé – fournir une pièce médicale spéciale très rarement accordée. Elle a demandé qui était le médecin délivrant ces certificats. Extravertie, elle a alors laissé échapper son vif soulagement : « Ouf, il est Juif j’suis Juive : pas de problème, j’l’aurai leur foutu certificat ! ».
    Cette exclamation extériorisée, par tempérament bouillant, me semble révéler tout un système, habituellement caché, de favorisation communautaire. Qui expliquerait peut-être l’omniprésence israélite parmi les people, parmi les journalistes, parmi les auteurs édités, parmi les artistes promus, parmi les médecins.
    Ce n’est pas du tout anodin – j’ai entendu dire que Hitler était un peintre frustré de voir prises toutes les places (en galerie) par des Israélites, mais surtout, ça expliquerait l’étoile jaune de Vichy. On m’a appris à l’école publique française (1967-84) que le principe horrible en avait été de donner à haïr des innocents sans la moindre raison (que la bestialité violente ou la haine jalouse du choix divin), mais cela a pu être au contraire une réaction sociale argumentée (censurée après-guerre) : « Cachés parmi nous, vous juifs prétendez gagner par mérite individuel, alors que – discrètement – vous vous favorisez déloyalement, avec immense succès jusqu’ici, alors nous vous donnons à voir comme menteurs, démasqués : marqués par cette étoile criarde. » Ce n’est certes pas la seule hypothèse : les nationalistes au pouvoir haïssaient aussi le relatif mondialisme de la diaspora internationale – toutefois ce mondialisme-là (à la différence du mien) n’était pas humaniste mais raciste, limité au « peuple élu » endogame.
    En Fac de médecine 1982, il était notoire que les enfants de grands pontes médicaux étaient reçus au très dur concours même ceux apparaissant complètement nuls en Travaux Dirigés : dans un concours de récitation de l’annuaire (études dites « supérieures »), il suffit de connaître les sujets d’examen à l’avance pour prendre les toutes premières places. Habituellement, ce genre de manœuvre probable ne se confirme pas, et faute de preuve l’accusation est passible de diffamation (comme pour les détournements de fonds publics… auto-amnistiés si c’est finalement avéré), mais la suspicion me paraît fondée : mon camarade A, ou un de ses homonymes à patronyme Israélite, est Professeur cardiologue à Toulouse, ayant pris la place à des milliers de concurrents, alors qu’il ne brillait pas du tout au lycée en concurrence loyale. Ce piston secret en France me paraît une possibilité crédible pour son devenir de riche notable local, profitant des ressorts cachés de cette société naïve (où le piston semble une tentation générale, mais sans l’efficacité d’un vaste système organisé, échappant à la détection évidente de favoritisme familial).
    Par ailleurs, sans trahir le secret professionnel, je peux signaler par expérience que le système bio-pharmaco-médical est sciemment organisé pour couvrir d’or les menteurs en chef, au mieux alliés de la maladie (en jurant le contraire), au pire empoisonneurs (puisque c’est bon pour les affaires). Avec complicité ou nullité crasse des experts en validation, que j’ai tant de fois cassés mathématiquement. Déguisés en scientifiques, des rapaces financiers règnent. Je ne prétends pas qu’ils soient tous juifs, mais quand on me dit que beaucoup d’Israélites servent la santé de tous et que cela prouve leur bonté désintéressée, ça ne me convint pas de leur altruisme envers les non-juifs. (Ceci dit, bravo à l’éventuel médecin Israélien allant soigner gratuitement des Palestiniens, ce cas peut parfaitement exister, sous les crachats des ex-coreligionnaires – si j’étais né là-bas ç’aurait été mon idéal, matériellement suicidaire oui).
    En France en tout cas, la déloyauté raciste (pour une communauté judaïque se fondant sur l’ascendance, sur le statut « supérieurement estimable de naissance »), est une pratique injuste, qui entraîne la colère. Il faudrait combattre farouchement ces malversations pour désamorcer la rancœur. S’en faire complice en diabolisant la réaction, c’est se tromper de colère, c’est un pas de plus dans le racisme actif. Interdire les « statistiques ethniques » (qui démontreraient que les Juifs tendent ou non à être plus riches que la normale)… cache le problème éventuel, donc suggère une confirmation du problème – mais les interviewés pourraient de toute façon omettre de signaler leur judaïsme, c’est imparable quand le mensonge est la tactique usuelle. Je suis anormal au point de trouver le commerce fondé sur le mensonge : s’enrichir en prétendant que le prix pratiqué est nécessaire pour survivre alors que c’est pour devenir opulent exploiteur des faibles travailleurs – mais Staline est une pourriture aussi, ayant prétendu servir le peuple travailleur pour en fait se couvrir de cadeaux lui-même en massacrant les objecteurs. Ce contexte général explique peut-être le racisme israélite, il ne l’excuse pas à mes yeux.
    La réaction anti-Israélite n’est toutefois pas une colère propre, le point de vue populaire français étant « je déteste les riches sauf si c’est moi » (Loto), et la haine des riches est aisément détournée vers un groupe de riches dont on ne fera pas partie. C’est comme ça qu’est née je crois l’erreur de colère des années 1930, la voie antisémite ayant été préférée à la frugale voie communiste. Quoi qu’il en soit, l’enrichissement par tromperie déloyale raciste est un mode condamnable. La stratégie judaïque, en la matière, a fait la fortune des Slaves Ashkenazes, des Berbères Séfarades, des noirs Ethiopiens Israélites, ça marche à tous les coups apparemment. Bien sûr, une autre hypothèse est que l’éducation judaïque éveille l’intelligence, mais le présent livre ruine cette idée, en montrant des manœuvres malhonnêtes en l’absence totale d’argument, pour les penseurs vedettes de cette communauté en France. Ce n’est pas étonnant : l’intouchabilité du sacré mutile l’intelligence critique, interdit l’autocritique. Le fondement judaïque (et christiano-musulman), c’est la légende affirmée vraie du péché originel puni de mort : chercher par soi-même à comprendre ce qui fait le bien et ce qui fait le mal, sans se limiter à suivre servilement et rituellement les commandements divins (en fait : religieux). Non, ce n’est pas une école d’intelligence du tout. Par contre, le vaste projet de s’entre-favoriser secrètement en méprisant les mal-nés, c’est apparemment une école de malhonnêteté qui gagne, sous la haine alentours, chronique, logique.
    Mon point de vue : je ne suis pas raciste, les Israélites (et communautaristes juifs athées) le sont. Blanrue n’a pas du tout adopté cet angle, argumenté, évidemment car il aurait été (encore mille fois plus) taxé d’antisémitisme par les malhonnêtes ayant la parole publique. Puisque je prends moins de précaution, j’affirme catégoriquement – pour ma défense – ne pas être antisémite : un bébé juif me paraît totalement innocent (même s’il avait des handicaps génétiques comme ma bosse des Maths et mon fimosis, il mériterait qu’on lui laisse sa chance de s’avérer bon de cœur), un métis juif ne me paraît nullement avoir du sang « juif donc sale ou impur » (la Marseillaise si chère à Sarkozy mérite bien davantage le « procès pour racisme » que moi). Je suis hostile à la religion judaïque actuelle pour son racisme avant réforme éventuelle (encourageant notamment la conversion et le retour indemnisé de la majorité Palestinienne expulsée en 1948, sans besoin de la classer « de sang hébraïque égaré vers l’Islam »). Le prochain livre que j'écrirai, peut-être rédigé en prison française (ou prison chimique), pourrait être titré « au risque de l’antiracisme », en étant édité par Oser Dire en Belgique, ou l'équivalent au Québec. La Culture française est morte, l’honnêteté intellectuelle a disparu de cette région du monde, très fière totalement à tort. Tapez dans un ballon, en hurlant « qu’un sang impur abreuve nos sillons », allez, c’est le nouvel opium du peuple… L’antiracisme est ailleurs, malhonnêtement classé antisémite, par nos « plus grands penseurs », accessoirement pro-israéliens (et la question de rendre les USA aux Amérindiens ne les effleure aucunement), hum. Ils s’attribuent le Prix Nobel de la Paix, comme ils l’ont attribué l’an passé au chef des armées US en guerre offensive néocolonialiste, c’est dire leur crédibilité…
    Blanrue a refusé de prendre en considération l’évidence que le « problème (communautariste fermé) juif » n’est pas que sioniste, n’est pas qu’une élucubration délirante de nationalistes violents, il est intrinsèque à la notion de « peuple juif ». La sociabilisation, c’est se concilier avec autrui, chacun son tour, et c’est cela qui est cassé par le principe judaïque de peuple élu, supérieur : quand on est piéton on exige le passage en stoppant les voitures, et quand on est au volant on exige le passage en effrayant les piétons… en s’affirmant supérieur de naissance. C’est évidemment haïssable, générateur de révolte à la 1789. Mais ça explique totalement le privilège de la recréation d’Israël, ça me semblait boucler la boucle. Il manque une case au livre de Blanrue. C’est peut-être un choix stratégique, mais presque une omission menteuse. Brimant d’autres vrais penseurs puisque ce qui est argumenté ci-dessus, anti-racistement, sera classé « odieusement antisémite » ou « néo-nazi », sans aucune objection Blanruelle…

Relecture discutante
    Je vais reprendre quelques passages du livre de Blanrue (à des pages que j’ai marquées, cornées) qui m’ont particulièrement secoué, mais leur énoncé n’enlève absolument rien à l’intérêt de découvrir la totalité du livre, argumenté – selon une logique qui m’a partiellement échappé puisque j’ai expliqué plus haut mon désaccord (vécu comme logique, moral).

• page 22 : « Le piège est ainsi fait que risquent d’être soupçonnés d’antisémitisme (ou, selon la formule, d’être un ‘’’juif honteux’’ si l’intéressé est de confession juive) : l’historien qui rappelle qu’en (…) le laïc qui critique l’existence d’un Etat confessionnel interdisant sur son sol les mariages entre juifs et membres d’autres religions ; l’humaniste qui (…) »
--> Plusieurs idées très majeures, là, hélas inexploitées (dans ce chapitre « Introduction » mais aussi plus tard) :
* Merci de m’informer quant au vocable « juif honteux » utilisé pour condamner les quelques juifs antisionistes d’aujourd’hui. Toutefois, il manque 2 points de réflexion essentiels selon moi :
– Le mot juif n’est nullement spécifique à une confession, il a deux sens dont l’un est de nature généalogique (descendant des Hébreux – ou se prétendant tel, selon Shlomo Sand). Je ne suis pas de confession juive mais suis d’arrière-grand-père israélite (et circoncis pour raison médicale, tare familiale – la génétique n’obéit pas à la médiévale loi religieuse affirmant que la judéité se transmet par la mère seule). Abraham serait donc un de mes ancêtres (je suis juif d’ascendance, certes pas pure race – donc je suis peut-être « indigne de l’honneur du titre Juif » selon les racistes rabbins), mais je suis en tout cas sceptique sans religion (pas de confession juive), comme peut l’être un enfant de deux parents israélites après une crise d’opposition à l’autorité parentale et religieuse. Nous classer juifs honteux est un total contresens : selon moi (ou nous si je ne suis pas seul), il n’y a aucune espèce de culpabilité à être d’ascendance juive (partielle ou complète) mais aussi aucune supériorité automatique (dont je serais honteux). Oui, j’ai été un « premier de la classe honteux », matheux dégringolant suicidairement pour m’enterrer au plan social (comme les chrétiens prêtres ouvriers des années 1950 je crois) mais que mes facilités scolaires soient venues éventuellement de la part juive de mes gênes n’a aucune importance à mon avis (l’école et la société sont mal faites, méprisant à tort la logique, la créativité partageuse, l’honnêteté, le sens critique, pour élire la récitation servile, la crédulité suiviste, la volonté de domination, le mensonge affirmatif, l’extraversion).
– Il aurait fallu claironner la malhonnêteté intellectuelle des « penseurs » et politiciens classant des juifs en antisémites : c’est prétendre « acte de racisme » (évidemment interdit, attaquant des bébés innocents) ce qui est en fait un débat politique (entre adultes contestables, en débat honnête sauf interdiction dictatoriale). Le livre aurait pu commencer et finir en page 22, tout est déjà scellé. Mais ce ne sera pas dit ainsi.
* Dans un film sur les mariages grec ou musulman, j’ai aussi vu cette hostilité anti-humaniste aux mariages mixtes, mais la différence totale est que les chrétiens orthodoxes ou les islamistes acceptent avec joie l’exogène candidat au mariage au sein de leur religion, par conversion et simple changement de croyance. Avec le judaïsme moderne, c’est exclu, puisque fondé sur l’ascendance, sur « la race ». Il s’agit d’une religion foncièrement raciste, et protégée de cette accusation par complicité de l’oligarchie décideuse. Oui, en retour populiste, les racistes antisémites se trompent de colère, mais cette colère n’a pas à être écrabouillée avec violence : elle devrait être redirigée vers la cible juste, des véritables coupables (cachés derrière des innocents, d’où le double-sens volontaire du mot juif, dans toutes les langues), et en ouvrant le débat pour se comprendre, pour convaincre et améliorer plutôt que punir. Cela change tout : les accusations systématiques de racisme, de la part de racistes discrets, semblent bien de la tactique oratoire – « la meilleure défense, c’est l’attaque », « accuse violemment autrui de ce dont tu es plus coupable que lui, il n’osera pas contre-attaquer ». C’est intellectuellement nul, mais médiatiquement et légalement vainqueur, grâce à la complicité active d’une foule de puissants, dominants.

• page 62-63 : « Sarkozy tenait ainsi la promesse qu’il avait faite aux officiels des principales organisations sionistes américaines, un an auparavant, dans les locaux du consulat français de New York. En s’alignant sur Washington et Tel Aviv (…) Sarkozy fut récompensé (…) Novembre 2007 (…) honoré par l’American Jewish Committee, qui lui remit le prestigieux ‘Light Unto the Nations Award’ (Lumière parmi les Nations »
--> Cela confirme mon jugement spontané, choqué par les informations télé toutes sionistes (précision : j’appelle sionistes ceux qui n’exigent pas le retour des « expulsés pour cause de sale race », Arafat était devenu sioniste modéré en même temps que riche). Jamais un référendum ne soumettra ce sionisme d’en haut à l’avis populaire. Et il serait de toute façon interdit de déclarer raciste le sionisme expulseur (boycott américain de la conférence ONU Durban II sur le racisme, porte claquée par la France). S’il y avait débat honnête, populaire, l’argument massue des pro-israéliens serait évident : « le retour des Palestiniens signifierait la mort de l’état juif, la nouvelle Shoah exterminant les pauvres juifs ». Facile de répondre : « non, les envahisseurs seraient simplement chassés comme ils ont chassé, et ce retour tardif est possible comme de la colonie Algérie Française en 1962 – ne faisons pas la guerre, réparons pacifiquement, sans tuer personne, et sans guerre préalable d’oppression/vengeance à la franco-algérienne. C’est une évidence, il suffisait de réfléchir en 1948, au lieu d’approuver la colonisation raciste armée. Notre Occident souffrira de devoir accueillir ces réfugiés, il paiera ainsi sa faute d’avoir empêché la résolution juste pendant 6 décennies, anti-démocratiquement avec droit de veto privilégié interdit aux milliards de musulmans ». Contre-attaque sioniste : « l’Etat de Palestine n’a jamais existé, alors qu’Israël appartenait légitimement aux Juifs ». Réponse : « non, sans fanatisme religieux, cette région appartenait aux Cananéens, chassés ou asservis par les envahisseurs hébreux antiques, et si vous voulez revenir à l’antérieur lointain, commençons par expulser les Etasuniens et Antillais pour rendre leur propriété ancestrale aux Amérindiens, d’accord ? ». Contre-attaque de sionisme modéré possible : « Non, la paix en Terre Sainte consiste à créer deux états côte à côte, un juif et un arabe. » Réponse : « C’est ainsi en donnant quelque chose à commander richement que vous avez acheté les dominants Palestiniens, mais le drame humain n’est nullement dans l’existence ou non d’un Etat Palestinien : l’humanisme exigerait la disparition de toutes les frontières xénophobes et expulsions liées, mais l’expulsion 1948, sans retour, de foules pour crime de ‘’sale race’’, est un crime à réparer et punir, complices actifs inclus. » Alors, faute d’argument en face… claquerait l’insulte « monstre antisémite ! ». C’est tellement idiot que… la télé et l’école doivent former des imbéciles heureux, ou en colère pour des futilités consuméristes. Blanrue n’ose pas aller jusque là, ne faisant qu’égratigner le vernis de la propagande.

• page 63-64 : « président Sakozy (…) ’’Combattre l’antisémitisme, c’est d’abord refuser de le minimiser. (…) J’étais fasciné de voir qu’on expliquait l’antisémitisme. (…) Je veux dire avec gravité et solennité que quand on explique l’inexplicable, c’est qu’on s’apprête à excuser l’inexcusable. Et je suis prêt à répéter cette phrase autant de fois qu’il le faut. (…) L’antisémitisme, on le combat frontalement (…) Trop d’intelligence en la matière conduit à une forme de complicité. Est-ce qu’on explique pourquoi on viole ? (…) J’ai toujours pensé, c’est vrai, qu’Israël c’était une forme de miracle. (…) Le droit à la sécurité d’Israël, c’est important. Pour moi, c’est capital.(…)’’ Repoussant les limites, le président français apportait même un soutien au courant le plus ’’ultra’’ du sionisme, en marquant sa défiance vis-à-vis de ’’l’intelligence’’, signalant que ’’penser’’ participerait désormais du crime. »
--> Ça y est, le divorce est consommé (grand grand merci Monsieur Blanrue pour cette citation méconnue, capitale) :
– L’intelligence critique est classée incarnation du Mal. C’est le retour à une forme d’Inquisition, interdisant tout débat, diabolisé, les détenteurs du Bien (maintenant sioniste) ayant seuls droit a discourir en matière morale, les meurtres et emprisonnements accomplis par eux étant « donc » légitimes. Moi, j’appelle ça du fanatisme à l’état pur (voisin de l’Islamisme ou pire), de l’imbécillité criminelle, dangereuse. Alors, oui, tout s’explique : la télé, l’école, etc. Cachant tous les crimes de cette minorité, on donne au peuple à haïr des fanatiques parmi les antisionistes, les Islamistes, et avec un peu de loto égoïste, de stars à vénérer ou espionner, et de sport nationaliste, la pilule est avalée. Incroyable : ça marche… Misère de la condition humaine. Je ne suis pas normal, je sais, je suis sous traitement psychiatrique, sinon je serais en prison (ou tué par un colérique excusable, ou par un accident malencontreux, la police secrète sert à ça). Les propos de Sarkozy prennent alors une tournure ultra-concrète : réfléchir est criminel (il faut se soumettre à la domination judaïque sans oser argumenter d’objection)…
– La promesse de répéter, sans examiner les objections, est l’aveu d’un mépris imbécile, dénué d’arguments. Et c’est là « l’élite de l’élite », pour cette société lamentable, en totale décadence. « Restaurer l’autorité » était une des promesses du candidat Sarkozy… approuvé, élu. Ce n’est pas mauvais qu’en logique, c’est aussi immoral : on interdit à autrui ce qu’on s’accorde – les colons Isaréliens sont autorisés à expliquer leur haine de l’arabe, mais le retour est interdit. Pourquoi ? Selon eux, anti-humanistes, parce qu’ils « constituent la race supérieure », position raciste foncièrement asymétrique, hélas – et selon leurs approbateurs : par amalgame, confondant les antisémites (tueurs de bébés) avec tous les autres opposants aux dominants. Dictature, idiote et immorale, oui. La république française donne le pouvoir et l’arme nucléaire à cette horreur – arme bien sûr interdite aux opposants, au nom de la Paix (d’écrasement)… Ça non plus, Blanrue ne le dit évidemment pas, tout ce qui s’oppose de manière auto-critique à la domination française pouvant lui faire perdre des lecteurs (pour un livre diffusé par bouche à oreille)… Le commerce éditorial l’interdit. Il ne s’agit donc pas de rejoindre 0,01% de suicidaires anti-patriotes comme moi, mais de conforter 95% de silencieux soupirant sous la domination sioniste.

• page 105 : « Klarsfeld finit par se ranger à l’idée d’un pays pour les Palestiniens situé à côté d’un pays pour les Israéliens. Il en précisait toutefois les limites : ’’Rien ne s’oppose à la création d’un Etat palestinien libre et indépendant, à condition que les Palestiniens renoncent à un droit de retour qui pourrait faire théoriquement des juifs une minorité dans leur propre Etat, et qu’ils renoncent au terrorisme.’’ (…) Il est aujourd’hui conseiller au sein du cabinet du Premier ministre François Fillon. »
--> J’ai partiellement répondu plus haut, à la différence de Blanrue ne faisant que citer et laisser chacun conclure (d’accord). Bref, avant de dire que Israël est l’Etat appartenant aux juifs, il faudrait questionner la légitimité morale de cet Etat raciste, construit par expulsion armée, tuant les récalcitrants et faisant fuir de terreur les chefs de famille alarmés par les exterminations racistes (Der Yassin). Le retour des civils partis était le préalable moral à la proclamation – aux voix de tous – d’un Etat éventuel. En « oubliant » cette objection, Klarsfeld tue le débat, immoralement (les aryens n’étant pas autorisés à expulser/déposséder les juifs, quand les juifs sont autorisés à expulser/déposséder les sémites non-juifs). Sans surprise, telle est aussi la position du nouveau pape Benoît XVI : deux Etats puisque ses textes sacrés disent que le Dieu universel méprise les non-Juifs, Cananéens, Arabes, Amérindiens – et cela en toute légalité, décidée par les champions des Droits de l’Homme prétendant donner des leçons d’humanisme aux Chinois… Oui, cela place Klarsfeld comme « sommité pensante » auprès des détenteurs du pouvoir, chez nous. Si ce n’était pas comparable en face, je changerais de camp… Le Paradis sur Terre n’est pas pour demain, non, il était clair que la faillite soviétique n’allait pas déboucher sur la paix juste.

• page 112-113 : « De même n’est-il assurément pas impensable que les bons sentiments que l’ancien conseiller de François Mittérand, Jacques Attali ou le socialiste Dominique Strauss-Kahn (note 94) nourrissent pour l’Etat juif aient joué, au moins autant que leurs qualités propres, dans le fait que Sarkozy ait commandé, à l’un, un rapport ’’pour libérer la croissance’’ et qu’il ait choisi le second comme candidat de la France à la présidence du Fonds monétaire international. (…) Note 94 : ’’Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. (…) En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël.’’ »
--> Je ne suis pas trop d’accord avec la première phrase ici, ou plutôt, j’aurais dit les choses autrement – en effet, attention au procès d’intention : un des drames malhonnêtes est que Blanrue sera attaqué par ce genre de suspicion-crachat : « de même n’est-il pas impensable que Blanrue soit un antisémite néo-nazi déguisé ». Et moi pareil, imparable : on peut le penser puisqu’on peut se tromper. Par contre, je dirais qu’il est lamentable que l’opposition comme la majorité (au pouvoir tout à tour en alternance) sont pareillement sionistes. J’ai lu sur Internet : « Chaque matin, je me lève en me demandant comment être utile à Israël (DSK – 1991) », « Strauss-Kahn avait avoué à Tribune juive ‘se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël’. Un site internet décrit l’épouse de Strauss Kahn, la journaliste Anne Sinclair, comme ’’une militante sioniste acharnée’’ » (j’avais entendu dire pareillement qu’elle avait reconnu que, si son mari n’avait pas été juif, elle n’aurait vraisemblablement pas pu en tomber amoureuse). Et les médias nous préparent à une finale Sarkozy-DSK pour la future présidentielle 2012 : sionisme anti-fonctionnaire contre sionisme pro-fonctionnaire… La mise en question du sionisme n’est par contre pas tolérée… On nous prend pour des ânes, et ça semble marcher – il n’y a de résistance semble-t-il que dans les milieux musulmans, mais en y suivant aveuglement un autre prophète, personne ne semble réfléchir. La question clé, je le répète, est : « pourquoi ne pas traiter les états-uniens comme les palestiniens ? », faisant exploser la légitimité de droite comme gauche, judaïque ou chrétienne ou athée. Autres remarques :
– A des élections récentes, j’ai vu que l’humoriste Dieudonné (Blanrue en parle plus loin, parlant des violences physiques qu’il a subies) s’était présenté comme antisioniste en région parisienne (pas dans ma région), quoique ce soit en s’alliant au Front National, et alors comment être antisioniste antinationaliste ? Même le Parti Humaniste adhère au Nationalisme et à la Dictature des Droits de l’Homme. Ma position n’existe simplement pas au catalogue, alors je vote blanc, et suis complice de laisser le pouvoir aux sionistes, certes, mais je suis défaitiste et ne fais confiance à aucun révolutionnaire (j’ai cru, comme au moins plausibles, les leçons d’Histoire sur Robespierre, Staline, Mao, Castro).
– En tout cas, il est clair que c’est un projet avoué de pervertir le principe démocratique en employant la voie républicaine : grâce à la délégation de pouvoir, un élu a tout pouvoir pour faire ce qui lui chante, même si c’est son choix personnel en se fichant éperdument des vœux populaires ; la seule sanction possible est, après long mandat, d’être remplacé par un candidat d’en face, et si ce milieu a été noyauté pareillement, le vœu minoritaire sera pareillement accompli. Ce triomphe sioniste accompli incarne la perversion républicaine, refusant le référendum d’initiative populaire (démocratie directe que la prétendue élite insulte comme « populiste », sous-entendu : néo-nazie génocidaire)… Avec complicité des journalistes et « intellectuels » (ayant la parole) ça paraît sans espoir aucun.
– Nouvel angle : d’après cette citation de DSK, le plan de « prendre des responsabilités » pour servir Israël est doublement grave – une minorité programme de prendre le pouvoir démocratique pour servir ses intérêts au lieu de ceux propres à la population majoritaire, et même contre ceux-ci puisque la réaction automatique est la violence terroriste contre les électeurs fautifs d’avoir délégué à ces décideurs dits représentants ; cela vaut invalidation de la légitimité républicaine – ce dont aucun commentateur ne semble parler, tous approuvant nos attaques militaires néo-colonialistes « pour aller implanter la démocratie ». Et si on n’aime ni la révolution fasciste, ni stalinienne, ni islamiste, il ne reste qu’à pleurer. Blanrue ne développe évidemment pas aussi loin : il veut plaire, pas désespérer.
– Autre angle encore : pour être élu (par une majorité de votants), il faut prétendre servir cette majorité, ce qui n’est pas ici le but visé, donc il s’agit explicitement de mentir, de faire élire le menteur le mieux trompeur, c’est un projet organisé de mensonge dominateur. Sans des renégats anormalement honnêtes, assurément classés antisémites (ou juifs honteux), rien n’aurait exfiltré et ce message serait resté interne à la communauté. Le menteur leader semble s’y justifier de ne pas vouloir servir hérétiquement les maudits non-juifs (« antisémites », sauf « élite » alliée soumise) mais bien l’état juif, en fait, de toutes ses forces – légales et verbales (mensonge et propagande inclus).

• page 113-114 : « Puissance montante, la musulmane Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, est très populaire dans la communauté juive française (…) prête à défendre Israël lors de la conférence de Durban II de 2009. »
--> J’ai vu la noire politicienne Rama Yade interviewée par la noire journaliste Audrey Pulvar à la télé, après Durban II. Yade y a déclaré intolérables les propos iraniens islamistes déclarant raciste l’Etat d’Israël, sans objection de la journaliste, n’évoquant nullement les expulsions 1948 « pour cause de sale race », non réparées depuis 60 ans avec entier accord occidental, français inclus… Malhonnêteté. Je n’ai rien contre le statut de musulmane sioniste donc renégate, mais où sont ses arguments en dehors de la diabolisation ? Nulle part dans l’interview. On dit aux téléspectateurs, sans l’ombre d’une justification, que les anti-sionistes sont des monstres, et que les sionistes méritent d’être défendus contre une haine totalement dénuée de fondement (sauf fanatisme religieux idiot). C’est tout. Bonsoir, l’Elite a parlé. L’intelligence et la simple honnêteté sont simplement ailleurs. Madame Yade est bien partie pour devenir la première femme président française et la première noire président ici : elle est dans la droite ligne de la pourriture dominante. Autres remarques :
– J’avais gardé le souvenir d’une expression chez elle m’ayant choqué : « il est intolérable de critiquer Israël », mais je ne l’ai pas retrouvé sur Internet ( http://www.dailymotion.com/video/x91mi1_rama-yade-durban-ii-la-france-va-re_news ), c’est peut-être une interprétation de ma part, sur le message de fond, pas explicite.
– Comme avec Barak Obama, il est triste de voir des Noirs se présenter en champion de l’antiracisme du fait de leur couleur de peau… pour appuyer le sionisme raciste, empêchant la majorité mondiale d’imposer à Israël le retour des expulsés (ou aux USA de rendre le pays aux Amérindiens si la propriété antique doit prévaloir). Enfin, c’est en un sens réconfortant pour mon antiracisme : les Blancs ne sont pas spécialement pourris, la tentation raciste est la même partout, simplement humaine semble-t-il. Les autorités religieuses occidentales bénissent cela évidemment : la morale n’est aucunement leur souci, l’alliance aux riches assure leur sacralité sans procès normaux (bénédiction intouchable de la misogynie, meurtre, esclavage, torture, génocide, etc), et si l’Islam s’oppose c’est par solidarité aux Palestiniens puisque l’absence de valeurs morales est la même (tuer ou asservir les incroyants est encouragé, ce qu’on détesterait à la place des victimes).
– On m’a dit odieux de penser que la majorité de l’Humanité est stupide, et je ne sais pas quoi dire, pourquoi personne ne répond à mes questions si c’est moi le stupide ? Je pense que la majorité de l’Humanité marche bestialement avec bâton et carotte (menace d’enfer pour les croyants, de salissure « antisémite » pour les incroyants ; paradis en cas d’aumône et non-révolution, confort matériel familial si on se trouve du côté dominant).

• page 122 : « Le conseil Représentatif des Institutions juives de France (…) ne fait plus aujourd’hui aucune distinction entre la défense de la communauté juive de France et la défense d’Israël (…) ’’La lutte contre toutes les formes d’antisémitisme, de racisme, d’intolérance et d’exclusion ; l’affirmation de sa solidarité envers Israël et son soutien à une solution pacifique au conflit du Proche-Orient ; la préservation de la mémoire de la Shoah, afin que les futures générations n’oublient pas les victimes juives de la barbarie nazie’’. (…) même si la ‘’solution’’ se révèle belliqueuse, la solidarité avec Israël n’en est pas moins réaffirmée contre vents et marée. Peut-on, face à un tel programme, ne pas afficher sa solidarité envers Israël, ou pire déclarer publiquement ne pas apprécier la politique menée par ce pays depuis des décennies, et ne pas tomber aussitôt sous le coup d’une accusation d’antisémitisme ou de révisionnisme ? Difficile. »
--> J’ignorais que cet amalgame était aussi officiel (avec plein accord de toute la classe politique, venant faire des courbettes de respect chaque année au dîner du CRIF : dans une dichotomie simpliste entre Bien et Mal, ne pas soutenir Israël, c’est faire preuve d’antisémitisme, de racisme, et être suspect de volonté génocidaire. D’où le sionisme ardent de tous politiciens et journalistes, terrorisés, menacés. Que le judaïsme (sauf caractère généalogique) soit un racisme, que la solution de paix juste soit une évacuation des colons israéliens (ou étasuniens/australiens si on choisit la possession antique), que l’intolérance consiste à interdire de questionner la légitimité intrinsèque de l’Israël moderne épuré par expulsion raciste et immigration racistement sélective, ce n’est même pas envisageable, la diabolisation intervient avant ces éléments de débat. C’est intellectuellement idiot (malhonnête donc refusable en toute simplicité) mais politiquement efficace. L’intelligence ne serait pas juive mais le mensonge serait représentatif des Juifs ? Non, c’est une généralisation que je ne fais pas : il y a des lucidités individuelles presque à coup sûr, en dépit des traditions familiales, ce n’est pas une question de sang mais de politique. Des criminels se disent simplement représentatifs à tort, suscitant sciemment un racisme en retour dont ils escomptent réparation par soutien encore accru à Israël. A cela, la logique et la morale répondent : « attention, en cachant les coupables derrière des innocents, vous risquez de faire re-massacrer des innocents ». Blanrue ne le dira pas aussi crûment, mais c’est effectivement le sens de son message final signifiant « mes amis les Juifs, reprenez-vous, vous vous rendez haïssables à tort en soutenant Israël et persécutant ses contradicteurs ». OK, j’ajouterais simplement : si vous étiez respectables moralement, refusant le racisme pour tous vous compris, vous ne seriez pas israélites ni hostiles aux mariages mixtes, étendant le peuple juif par dilution en ne faisant disparaître que le raciste noyau pur-sang.

• page 126 : « En réalité, le président iranien n’a jamais annoncé vouloir anéantir Israël. (…) ’’Notre imam bien aimé disait que le régime d’occupation [en Israël] devait être effacé des pages du temps.’’ »
--> Il aurait été bon de rappeler que le régime colonial de l’Algérie Française a ainsi été effacé des pages du temps, sans génocide des pieds noirs (même si la tentative de maintenir l’oppression a fait bien des morts de part et d’autre avant de choisir la fin du cycle oppression-vengeance). Sans racisme, automatiquement, les expulsés de zones palestiniennes ont le droit de retour, et mettent en minorité les expulseurs. S’ils sont immensément pardonneurs, rendus immensément beaux par leur religion ou quoi, ils pardonneront et reprendront seulement leurs maisons, faisant rebâtir les destructeurs de villages ; moins idéalement, ils chasseraient à la mer les racistes les ayant expulsés (ces racistes ayant déclaré eux-mêmes comme sacrée la loi « Œil pour œil, dent pour dent »), et les bateaux occidentaux les évacueront. Aucun rapport avec une Shoah n°2. Mais plus on continue à retarder la réparation, plus cela devient insoutenable, et ça peut effectivement péter violemment. Voilà ce qui devrait être les éléments du débat, selon moi. Des islamistes égorgeurs d’otages désarmés me donnent à penser qu’il y a danger, et que la communauté internationale, à Durban II, aurait dû chercher à prévenir la catastrophe, au contraire de maintenir l’intouchabilité du racisme sioniste. Les médias ne l’ont bien sûr pas dit, ne faisant que diaboliser les imams iraniens, notre camp préparant les futurs soldats que nous sommes à tuer les justiciers d’en face, qui combattront effectivement l’horreur raciste. Mais chut, il ne faut pas le dire : le B-A-BA de la propagande c’est que le Mal c’est l’Autre, totalement incompréhensible, d’autant plus qu’on interdit d’expliquer son point de vue : « l’intelligence c’est mal, rappelez-vous, et on répétera davantage si vous n’avez pas assez assimilé »… Staline l’a expliqué : « les résistants à l’autorité sont soit criminels, soit idiots, soit fous, et c’est ’’prouvé’’ puisque c’est l’autorité indiscutable, elle-même, qui le dit. Quoi ’’j’ai raison puisque j’ai raison’’ ? vous me semblez délirer, vous, attention, esprit malade »...

• page 128 : « ’’Les prétendants à l’Elysée défilent au dîner du CRIF’’, le Figaro (…) ’’un moment républicain comme on les aime’’ (…) le candidat Sarkozy (…) ’’c’est un moment important pour être auprès de nos amis, pour défendre les mêmes valeurs, et pour dire qu’il y a des choses qu’on acceptera jamais. Et parmi celles-ci l’antisémitisme’’ (…) »
--> Effectivement, c’est très républicain : que les délégués de pouvoir expriment leur entière soumission aux diktats minoritaires mal-aimés du peuple, avec accord de gauche et droite pour enlever toute possibilité de réprobation populaire, c’est presque une auto-invalidation de la moralité républicaine. Avec les valeurs judaïques de domination, on est entre amis, là, oui. En approuvant l’amalgame entre antisionisme antiraciste et antisémitisme raciste, en disculpant de racisme le communautarisme judaïque. Et ça se fait au grand jour, sans aucune critique journalistique ou « intellectuelle » – j’étais terriblement choqué en tant que téléspectateur. Entre ça et le tueur Hitler ou l’esclavagiste Mohammed (au passage : je rappelle que Jésus aussi admirait les esclavagistes croyant en lui), il n’y a donc pas d’alternative ? C’est à hurler de détresse… Blanrue ne hurle pas ? qu’il explique, alors. Mais il ne le fera pas, laissant les illuminés de tous bords rêver. A la réflexion, je répète mon désespoir : entre de prétendues élites malhonnêtes et une populace xénophobe (électorat FN) ou avide de confort indu (anti-mondialistes refusant de partager la misère du monde en concurrence loyale), je me sens immensément seul, anormal. Mais je ne suis pas un modèle surhumain du tout : j’ai peur des piqûres donc ne donne pas mon sang aux transfuseurs hospitaliers.

• page 129 : « président du CRIF (…) la montée d’une ’’haine antijuive’’ (…) analogie entre Hitler et Ahmadinejad. Selon lui, elle ’’s’impose d’évidence (…) Les fantasmes, les calomnies, les élucubrations sont les mêmes. Les Européens seraient-ils amnésiques ? (…) Monsieur le Premier ministre, agissez !’’ »
--> Quelle horreur... Ce prétendu représentant des juifs de France semble en train de démolir l’innocence des victimes de Hitler, laissant entendre que celles-ci étaient comme lui aujourd’hui des racistes menteurs. Certes, il me semble probable que l’enseignement judaïque était raciste hier comme aujourd’hui (lire la Genèse biblique sacrée suffit à le comprendre), mais l’attitude convenable aurait consisté je crois à dire : « il s’agit de victimes d’endoctrinement non coupables personnellement, ne recommettons surtout pas la même chose, réformons drastiquement le judaïsme. » Eh bien non, au contraire : la défaite militaire de Hitler a signé le triomphe de la domination judaïque, s’exerçant maintenant sans aucun complexe, en remerciant implicitement Hitler qui sert d’épouvantail parfait pour diaboliser toute contestation. C’est criminel et c’est grave, je trouve.

• page 131 : « Nicolas Sarkozy (…) ’’Moi, je ne rencontrerai pas et je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent de reconnaître l’existence d’Israël’’ »
--> Je mélange peut-être, mais ces mots me rappellent un souvenir télé : je crois me souvenir que serrant les mains dans la foule, Sarkozy avait été choqué qu’un homme refuse de lui serrer la main, lui assénant alors sous les caméras un « casse-toi pauv’ con ! » (à la grande joie des caricaturistes et humoristes, jouissant qu’un président parle aussi crûment en dépit de son rang). Eh bien, si cet anonyme était antisioniste convaincu, il aurait pu répondre « c’est vous-même qui avez annoncé refuser de me serrer la main, ce que j’approuve : je suis peut-être un pauvre con, mais vous êtes un complice actif de meurtres racistes ; je ne veux pas vous tuer, je pense que votre juste place – après procès contradictoire – serait en prison, sans montre-bijou Rolex et au pain sec. »

• page 132 : « ministre israélien (…) il fallait que l’Autorité palestinienne reconnût qu’ ’’Israël est la patrie du peuple juif et l’Etat palestinien la patrie du peuple palestinien’’ (laissant ainsi présager un futur nettoyage ethnique, puisque chacune des parties devrait rentrer ’’chez elle’’, Israël étant chargé de faire le ménage), la France soutenait désormais la solution à deux Etats ».
--> La parenthèse interprétative de Blanrue me gêne là, et paraît facilement contestable. Tout est certes envisageable, mais ce n’est qu’une hypothèse parmi d’autres, concernant la gestion de ce double-état. Par contre, en 1948, la création d’Israël s’est basée sur une épuration raciste, la Nakba, formellement interdite de réparation par tous les gouvernements israéliens, avec l’appui de tous les gouvernements occidentaux à ma connaissance. Le but n’a pas été d’avoir zéro Palestinien, les « inférieurs » (dépossédés/déplacés d’après le livre de Michel Collon) étant bienvenus en minorité accomplissant les tâches ingrates sous-rémunérées, selon la logique aristocratique et capitaliste. Ceci pourrait perdurer si était créé un Etat Palestinien misérable, n’attirant pas les Palestiniens vivant encore en Israël, appelés à choisir entre deux misères. Blanrue n’est pas convaincant, là. Le scandale est ailleurs, dans le refus de retour des expulsés, expulsés pour cause de « sale race ».

• page 146 : « Marine Le Pen, vice présidente du FN (…) un parti ’’à la fois raciste et négationniste’’ d’après l’Etat hébreu (…) Elle avait ajouté ne pas avoir d’hostilité particulière envers l’Etat hébreu. »
--> Ça tend à confirmer que le droit de retour pour les expulsés n’intéresse rigoureusement aucun politicien français. Je comprends le populisme jugé antisémite du FN : ce parti surfe discrètement sur la rancœur populaire envers la domination judaïque semi-cachée ici, et ne va pas au dîner du CRIF, mais se contrefiche de ce qui se passe en Israël ou Palestine, là n’est pas son problème. Sa récupération du sentiment anti-musulman populaire en fait d’ailleurs partiellement un allié d’Israël et des « penseurs » pro-Israël.

• page 158 : « Bernard-Henry Lévy (…) Alain Finkielkraut (…) à l’analyse, ils préfèrent les lamentations apocalyptiques dignes de l’Ancien Testament. Dans ce système, l’évaluation morale devient le critère suprême, sans qu’on sache jamais, hélas, sur quoi se fonde cette morale qu’on jurerait à sens unique (…) Ne pas réfléchir, mais interdire et sermonner »
--> Le fait de classer en « philosophes » ces déchets malhonnêtes révèle à mon sens l’indigence de la Culture française, refusant le titre de philosophes aux esprits logiques questionnant de manière desctructive les bases du savoir institutionnel. Les érudits dénués d’apport pérorent, et cela s’appelle philosophie, occupant le terrain en tout cas. Lamentablement. Les médias approuvent avec joie, comme si le but de toute l’oligarchie était de dissuader la réflexion, qui détruirait évidemment leur aura. Ce travail de soumission est entamé dès l’école : la philosophie consiste à admirer les « grands auteurs », surtout pas à les dégommer en montrant leurs fautes logiques, non : sacrilège ! Le but semble n’être qu’une société de profiteurs et de soldats serviles. Soutenant Israël. En 17 ans d’études, formant l’esprit à comprendre le monde, je n’ai jamais entendu parler de la Nakba, sous ce nom ou un autre, l’expulsion passée des Palestiniens 1948 n'étant même pas envisagée quand j’ai acquis le droit de vote – de voter bien, c’est à dire sioniste (je n’ai en fait jamais voté avant l’âge de 38 ans, contre l’hyper-nationaliste menaçant de renvoyer tous les étrangers)… Par contre, si on ne m’a jamais informé de l’injustice 1948 toujours soutenue par nos dirigeants élus, on m’a répété que la propagande était une horreur fasciste ou communiste (on ajoute peut-être islamiste aujourd’hui), bien sûr à l’opposé de nos traditions visant l’intelligence et le savoir objectif… J’ai été brillant dans cette école là, et j’en ai très honte. Je n’en ai pas rajouté dans ce sens, mais leurs Maths étaient vraiment trop faciles, c’est pas ma faute. J’ai depuis réfuté la logique formelle et la science, mais je perçois menteusement un salaire technicien, sous médicaments abrutissants (je suis en panne d’ordonnance depuis trois jours, pardon).

• page 169-170 : « Alain Ménargues (…) ’’Il est maintenant de bon ton, dès qu’on critique le gouvernement israélien, d’être traité d’antisémite, ce qui ne veut rien dire. Les sémites sont aussi les Arabes (…) La France profonde est très irritée par ces accusations qui sont portées à tort et à travers dès lors que le gouvernement israélien est critiqué.’’ »
--> Je suis rassuré de savoir que beaucoup de gens sont choqués par la malhonnêteté criante des « intellectuels » pro-israéliens, pas du tout en position de donner des leçons logiques ou morales mais franchement en faute eux-mêmes. Toutefois, je me méfie d’un discours que je n’aime pas, qui cadrerait avec ces phrases-ci : un électeur raciste du FN pourrait dire « je n’ai rien de spécial contre les Juifs, je déteste encore plus les Arabes qui n’ont jamais été exterminés, eux, et je veux bien reconnaître Israël et son gouvernement élu, si vous voulez, ça ne m’intéresse pas, leurs guerres éternelles là-bas. » Ce n’est absolument pas ma position. Les menteurs chasseurs d’antisémites me paraissent criminels au service d’un projet raciste en marche depuis 1948 (ou depuis le Moyen Age pour l’hostilité aux mariages mixtes visant la race pure supérieure).

• page 170 : « Pierre-André Taguieff jugea que ’’les interprétations malveillantes de certains passages de la Bible ou du Talmud font partie du stock des thèmes judéophobes, indéfiniment exploités par les ennemis des Juifs. (…) les nouveaux ennemis des Juifs comptent réveiller des passions sommeillantes tout en échappant aux rigueurs de la loi.’’ »
--> Taguieff est en effet un plein sujet à lui tout seul :
* Oui, « judéophobie » peut vouloir remplacer « antisémitisme » pour protéger exclusivement les Juifs en évitant de protéger malencontreusement les Arabes méprisés… Dans « la Nouvelle Judéophobie », Taguieff commence par dire qu’il est contre le retour des expulsés Palestiniens (qui annihilerait l’Etat juif), avant de diaboliser tout adversaire (sans envisager ses objections de fond)… et de signer comme chercheur au CNRS, haut salaire payé par mes impôts… réquisitionnés sous menace policière et carcérale.
* Je suis d’accord que le terme antisémitisme est un archaïsme ne désignant pas ce que Taguieff veut interdire qui est spécifiquement l’antijudaïsme. MAIS, ce changement de terminologie devrait être l’occasion de casser les amalgames malhonnêtes : appelons antijudanisme la haine raciste du sang juif (descendant d’Israélites) ; appelons antijudéosme l’opinion politique hostile au communautarisme juif. Le judéosme, précisément, serait la doctrine politico-religieuse selon laquelle il faut garder pur le sang judaïque car il est supérieur (objectivement, ou dans le cœur du Dieu universel, Celui qui a commis Le Déluge et a promis aux juifs la domination des Nations et la propriété éternelle d’Israël). Le judanisme (d ‘origine) est innocent, l’antijudanisme (nazi ou autre) est raciste comme l’apartheid et comme le judéosme. Traiter de raciste un antijudéoste est aussi insensé que traiter ainsi un anti-nazi (« anti-aryen » ?) ou anti-apartheid (« anti-blanc » ?). Le problème de Blanrue est qu’il est allié aux rares judéostes antisionistes.
* La Bible me paraît effectivement criminelle contre l’Humanité, légitimant l’extermination génocidaire, l’esclavage, le racisme, la misogynie, etc. Dénoncer ces horreurs n’a rigoureusement aucun rapport avec le racisme antisémite (antijudaniste, plutôt) attaquant les bébés juifs. L’accusation est malhonnête, c’est un jeu de mot grave, encourageant la réponse colérique : « oui, je hais les Juifs, vous semblez avoir le mensonge dans le sang », erreur de colère, le tour est joué. Eh bien non, lucidement, on ne se trompe pas de cible : on condamne le racisme judaïque (judéoste) sans faire de racisme anti sang-juif (antijudanisme). Cette lucidité très dérangeante, cassant toute notre classe dirigeante et journalistique, se voit donc évidemment étouffée sous les insultes. Taguieff voudrait un accroissement de sévérité de la loi pour que la menace carcérale soit ajoutée. « Terrorisme » ? ça désigne l’autre camp, ennemi, l’Islamisme, exclusivement… Celui qui a le droit de parler a raison par définition, hélas.

• page 176-177 : La loi Gayssot condamne (…) ’’contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis (…) 8 août 1945’’ (…) Liberté Pour l’Histoire (…) LPH (…) loi (…) ’’restreint la liberté de l’historien (…) lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver’’ (…) LPH avait décidé finalement, de ne plus revenir sur les lois mémorielles (…) s’inquiétant de leur prolifération (…) conservation des lois en vigueur. LPH avait accompli un virage à 180°. »
--> Plusieurs idées :
- Le virage à 180° était facile à obtenir en noyotant le groupe de contestataires avant d'en prendre le commandement, pour dégonfler tout à fait l'objection. Tactique DSK et autres.
- Se limiter au refus de la prolifération est une nouvelle illustration de la logique judaïco-politique : notre racisme, OK parfait, mais plus aucun autre, et surtout pas contre nous, quelle honte ; le génocide des Amérindiens et Caraïbes, OK oublions, mais le nôtre constitue l’abomination absolue, à ne jamais oublier ; l’esclavage des Hébreux, horreur, mais l’esclavage des Cananéens ou Noirs inférieurs, pas de problème ; la vichissoise dépossession des Juifs au nom de la race, quelle horreur, mais la dépossession des Palestiniens au nom de la race, c’est très juste et très propre ; la bombe atomique pour Israël c’est pour la paix honorable et la protection des bébés, mais la bombe atomique en face, c’est une atrocité exterminatrice de complets innocents ; l’interdiction de douter de notre statut éternellement victimaire, c’est évident, mais l’étendre à tous, non, il ne faut pas exagérer. Atroce de malhonnêteté (anti-altruisme actif en exigeant d’autrui l’altruisme). C’est certes cohérent avec l’asymétrie de supériorité en droit (« un non-juif n’est pas autrui mais un semi-animal »), c’est simplement le contraire de la logique morale, car c’est atroce de le subir soi-même (il est effectivement horrible d’entendre « un juif n’est pas autrui mais un semi-animal »). C’est hélas trop simple pour nos verbeux « philosophes », tellement brillants à étaler leurs connaissances des « auteurs méconnus, généralement Israélites, par coïncidence sans doute, ou génie judaïque supérieurement digne de publication même si le public est trop bête pour apprécier »... Mon cerveau et mon cœur sanglotent.

• page 177 : « ‘’Le négationnisme n’est pas une opinion, c’est une abjection criminelle’’ (…) http://crif.org »
--> Le CRIF avait dans son projet de lutter contre l’intolérance, donc il classe en crime les opinions qui le gênent, et les faire persécuter n’est alors plus de l’intolérance d’opinion... Les Inquisiteurs ne disaient pas autre chose, les tribunaux soviétiques et fascistes : pareil (et islamistes aussi j’imagine). C’est le B-A-BA de la dictature. Alors, sur cette ligne immonde, évidemment : « Etre né en Inde puis se voir enseigner ’’tout est illusion’’ mérite la punition atomique, par contre massacrer les civils Arabes, race inférieure (selon les intouchables textes bibliques) salissant la terre d’Israël en vivant à Der Yassin, c’est bien : la fuite des cousins terrorisés (non : "apeurés", le mot terrorisme étant spécifique au camp anti-occidental) fait de la place pour les admirables survivants de la Shoah »… La loi française l’a entériné, avec appui des athées communistes incroyablement. Oui, je suis consterné d’incompréhension. Enfin, le livre de Blanrue semble l’expliquer par un « terrorisme intellectuel » imposant soumission aux dogmes sionistes. L’intelligence semble morte, malgré le soubresaut Collon-Blanrue.

• page 180-181 : « le sionisme est une option politique récente, dont le principal initiateur (…) Theodore Herzl (…) 1897 (…) Herzl écrivait ainsi : ’’Les juifs, matériellement et intellectuellement supérieurs, avaient perdu tout à fait le sentiment de leur solidarité de race. (…) Les juifs forts reviennent fièrement à leur race lorsqu’éclatent les persécutions’’. Loin de suivre une quelconque tradition religieuse, le judaïsme de Herzl était, par paradoxe, ’’laïc’’. (…) ’’pour lui, les croyances religieuses tissées autour de la Terre Sainte n’étaient utiles que comme une manœuvre valable pour protéger les précieuses forces naissantes du nationalisme contre les éléments dévorateurs de l’assimilation’’. Bref, le sionisme se calqua sur les idées des peuples de l’Europe d’alors. »
--> Le sionisme aurait donc été un projet raciste dès le départ, visant à sauver le sang pur (déclaré supérieur) contre l’humanisme respectant tout autant les « sales non-juifs ». L’hostilité aux mariages mixtes, inculquée par les rabbins, aurait dérivé vers une version laïque, sans sacralité, simplement fière d’être raciste. On retrouve cette approche plus tard, Ben Gourion le chef de la conquête israélienne 1948 étant dit athée (sans concevoir comme Vérité Universelle la supériorité judaïque). Puisque le racisme religieux source est protégé de la critique par les Droits de l’Homme prétendus universels, il sert simplement de bouclier à la critique, interdite, protégeant la version laïque.
– Par ailleurs, ce projet raciste est autoporteur : puisque les juifs communautaristes veulent être pur-sang, l’hostilité à ce projet est clamée signifier la mise à mort de ce peuple, ce qui est classé génocide raciste (annihilation de race). L’antiracisme est donc déclaré racisme... Taguieff a écrit un livre sur le sujet : les deux formes de racisme que sont le refus de mélange (chez les Noirs Américains, bien sûr, sans envisager une seconde que les juifs soient racistes) et le contraire mélange forcé. Jouer sur les mots fait le triomphe des beaux-parleurs remuant du vide. Comme j’avais proposé de scinder en deux le mot juif (juifa/juifo, ici judaniste/judéoste, j’ai proposé de scinder en deux le mot racisme, raçusme/raçosme, évitant tous les amalgames et séparant les coupables des innocents, mais ce serait bigrement dérangeant, alors ça n’intéresse nullement les détenteurs du verbe. Si quelqu’un insistait en ce sens, ce serait classé antisémite, donc interdit ou puni de prison. Hop, facile. Et c’est vrai que les non-juifs se laissant majoritairement intimider paraissent très stupides, je comprends un peu le racisme judaïque (judéoste), hélas.
– Au passage, Herzl a confirmé la tactique de crier très souvent à la haine antisémite comme moyen efficace pour ressouder la communauté juive. Quelques scandales de fausses attaques antisémites dans le RER ou croix gammées peintes par des Israélites eux-mêmes ont été rapportés et vite étouffés, ce climat de mensonge est triste, mais semble confirmer encore la tradition. Et c’est efficace, puisque les cris au « renouveau de haine antisémite » sont approuvés par les autorités, totalement à l’opposé d’envisager que le racisme soit un principe juif (judéoste)… C’est gagné, encore une fois. Ce n’est pas intelligent, c’est malhonnête, et ça gagne par étouffement des objections argumentées, dabolisées pour refuser tout examen. Sarkozy en est très fier, il n’y a pas de quoi.

• page 182 : « Rabbi Emmanuel Lévyne (…) en 1969 : ’’Nous Juifs antisionistes, nous avons choisi la paix. C’est pourquoi nous n’avons pas voulu la création de l’Etat d’Israël et nous souhaitons sa disparition (par le renoncement du peuple juif et évidemment pas par la guerre et le massacre des populations), car son existence – comme celle de tout autre Etat particulier – menace la paix mondiale.’’ » -
--> Total bravo, monsieur Lévyne (et merci monsieur Blanrue qui le cite). Là me paraît la sagesse évidente, et je ne vois pas l’ombre d’un argument contre. Je ne vois pas ce qu’il y a de honteux là-dedans. C’est hélas moins apprécié que le souhait de domination, la certitude de supériorité.
– Toutefois, en tant que rabbin adorateur de la Bible, ce monsieur doit être persuadé de la supériorité juive (racistement, comme les rabbins voulant attendre le Messie pour reprendre Israël et dominer le Monde), ce qui est une opinion qui me déplaît. Mais cette opinion (comme son équivalent de valeurs nazies ou aprtheidiennes sans action présente) n’est pas criminelle car non prétexte à des actes de guerre et de dépossession raciste. Le racisme modéré est simplement moche moralement, car on n’aime pas le vivre en étant sa victime plutôt que son acteur.
– Sur la demi-phrase mondialiste : bravo à Monsieur Blanrue, qui prend ici le risque de fâcher le commun lecteur, endoctriné au nationalisme par le sport télé.

• page 183-184 : « Albert Einstein (…) et vingt-six autres personnalités juives (…) 1948 : ’’il est inconcevable que ceux qui s’opposent au fascisme à travers le monde, s’ils sont bien informés des actes et des projets de [Menahem] Begin (note 16), puissent soutenir avec tout le poids de leurs noms le mouvement qu’il représente. (…) ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que naguère ils prêchaient ouvertement la doctrine de l’Etat fasciste. C’est à travers ses actes que le parti terroriste trahit sa vraie nature. (…)’’ Note 16 : Le 9 avril 1948, les troupes de l’Irgoun, dont le chef était Menahem Begin, massacrèrent une centaine d’habitants (hommes, femmes, enfants), tous musulmans, du village de Der Yassin, à l’Ouest de Jérusalem. »
--> J’ai découvert cet épisode sur Internet, certes pas à l’école française, clamant que l’horreur nazie d’Oradour-sur-Glane n’a jamais eu d’équivalent de par le monde, et qu’il faut connaître l’Histoire sous peine d’en répéter les horreurs... Et Begin n’est-il pas ce Prix Nobel de la Paix ultérieur ? Il paraît que 50% des Prix Nobel sont israélites, ce qui est pris pour preuve de la supériorité revendiquée dans les synagogues, moi je crois que ça relève surtout du copinage ou piston déloyal. Begin et Sadate avaient eu le prix Nobel je crois en échangeant la restitution du désert Sinaï contre l’abandon des exigences égyptiennes de retour pour les Palestiniens expulsés… Victoire du sionisme, couronnée de médaille, évidemment, par les dominants occidentaux. Le mot « terroriste » (pour un groupe sioniste ponctuellement exterminateur) est très inhabituel dans ce camp, mais il faut reconnaître qu’en rendement « action/résultat », c’est peut-être là le sommet du terrorisme dans l’histoire humaine : chasser la majorité de la population détestée, par l’action d’un seul jour, sans réparation pendant plus de 60 ans, et avec bénédiction des maîtres du Monde… Ben Laden doit sans doute en crever de jalousie.

• page 184 : « l’un des intellectuels israéliens (…) en 1994, à déclarer que les soldats de l’armée israélienne et les colons des territoires occupés étaient des ’’judéo-nazis’’ (…) ‘’ le slogan ‘Il n’existe pas de peuple palestinien’ : un génocide ! Non dans le sens d’une élimination physique mais dans celui de l’élimination de l’entité nationale et/ou politique." »
--> Pour Blanrue, c’est là une autre critique sévère du sionisme. Je serais infiniment plus méfiant, dubitatif, voire en désaccord. Classer génocide ce qui s’oppose à un projet nationaliste xénophobe, c’est traiter de génocidaires les antisionistes... (Blanrue a là mordu à l’hameçon tendu, je crois). A mon sens, la domination locale sur une communauté par son propre chef n’a aucune vertu intrinsèque, l’horreur de la Nakba est que des individus aient été expulsés ou tués, dépossédés de ce qu’ils avaient construits, pour crime de « sale race » prétendue. Créer un micro-état Palestinien où iraient s’entasser les expulsés ne réparerait en rien ce crime source. Et stratégiquement, le sionisme modéré envisage de revenir aux frontières de 1967 : « faisons des territoires occupés un Etat Palestinien en échange de l’abandon de tout droit au retour pour les expulsés d’Israël ». C’est ce que l’Occident appelle paix juste : triomphe de l’expulsion raciste, et simple renoncement en face au rêve de Grand Israël du Nil à l’Euphrate. Je ne suis pas d’accord. Je serais évidemment traité d’extrémiste, et on me dira : « entre l’extermination des Israéliens et l’extermination des Palestiniens, la juste voie centrale est la solution à deux états ». Malhonnête discours. On peut aussi bien dire « entre l’extermination des Israéliens et leur réduction en esclavage, la juste voie centrale est… » (ou pareil avec les Palestiniens). C’est de la rhétorique, vide en l’absence de débat contradictoire examinant toutes les alternatives. A mon sens, la juste voie antiraciste est le retour des expulsés en interdisant la notion d’état appartenant à une race. Je suis d’accord pour que toutes les frontières du monde soient abolies, Israël et Palestine comprises, mais les individus brimés verraient réparation, et condamnation de leurs bourreaux (et des soutiens actifs de ceux-ci : Sarkozy, Benoît XVI, Bush Jr et Obama, etc.).

• page 185 : « lobby pro-israélien aux Etats-Unis, Chomsky (…) la majorité des membres de la classe polico-intellectuelle (…) Pour Chomsky, le lobby pro-israélien n’existait pas puisqu’il était partout »
--> On retrouve cela en France avec le défilé de presque tous au dîner du CRIF, sans aucune consultation populaire à ce sujet, ou en insultant comme « populiste haineuse » toute objection. Les républiques occidentales semblent dominées par les minorités sionistes, oui. A ce sujet, je me suis demandé pourquoi l’URSS et la Chine n’avaient pas apposé leur droit de veto à la reconnaissance d’Israël épuré en 1948, et je pense que les Russes voulaient se débarrasser de leurs Israélites dominants par cet appel d’air. Erreur : la diaspora est restée dominer. J’ai lu ailleurs dans cet ouvrage, sans le noter, que le groupe de parlementaires en faveur de l’amitié France-Israël se comptait en centaines de membres (peut-être 40% ou 60% des députés-sénateurs), ce qui n’a rigoureusement aucun rapport avec une sympathie pro-israélienne populaire, quasi nulle malgré la propagande médiatique (« les médiamensonges » dirait Michel Collon). L’oligarchie sioniste a pris le pouvoir, et sans alternative puisqu’elle couvre gauche et droite en France, républicains et démocrates aux USA. La malhonnêteté du système se disant démocratique tout en refusant le référendum d’initiative populaire était évidente, elle a été exploitée à fond. Je pense à un autre passage du livre, où Sarkozy se fâchait qu’on l’accuse de chercher le vote juif : je pense qu’il a raison et ce n’est pas la motivation vraie – aux USA, les nombreux et puissants Evangélistes protestants sont des sionistes non Juifs, en France il y a davantage de votes musulmans que juifs. Non : la pression des scrutins semble nulle pour expliquer ce détournement. En face, l’Islamiste aveugle ne comprend pas que nos électeurs ne sont pas responsables de l’horreur sioniste : intoxiqués, menacés, sans choix aucun, ils n'ont aucun recours. Blanrue ne le dit pas mais ça me paraît très important à dire, avant que les bombes n’éclatent, pour appeler à reconnaître les coupables. Erreur de (cible de) colère ne signifie pas qu’aucune colère n’est fondée.

• page 187 : « Or le fait est indéniable : le judaïsme et le sionisme sont de natures différentes. (…) peuvent (…) aussi entrer en contradiction et même s’exclure. Cette information capitale est dissimulée par les réseaux pro-israéliens, qui agrègent ces deux notions pour satisfaire des intérêts immédiats, sans se soucier des dégâts qu’ils peuvent causer. Avant qu’une catastrophe n’advienne, il serait ’’temps’’ (…) que la communauté juive de France dénonce le comportement irresponsable de ses représentants et de Nicolas Sarkozy »
--> Joli discours, partiellement admirable. Quelques réserves toutefois :
– Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’intérêts immédiats sous forme de soutien (nucléaire et diplomatique) à Israël, il peut s’agir de maintenir (comme le disait le fondateur du sionisme) la communauté juive française en position de détestée pour la ressouder et donc éviter sa dispersion et intégration, annihilant le projet (raciste) de pur sang.
– L’annonce par Blanrue de catastrophe imminente, que j’ai déjà évoquée moi aussi (« Shoah n°2), sera qualifiée de terroriste, mais c’est un jeu de mots : il ne s’agit nullement de persécuter des innocents pour obtenir d’injustes concessions terrorisées, il s’agit de prévenir la folie vengeresse en retour si nous continuons à apparaître comme un camp du Mal très évident (à qui n’a pas l’esprit lavé par la propagande – ou baigne dans une propagande différente, de type coranique).
– En un sens, le CRIF est dans son rôle quand il suscite la haine anti-juive faisant que les Juifs restent une communauté et non une somme d’individus quelconques en voie de dispersion aimant les non-Juifs. C’est une insulte tant à l’humanisme qu’à l’individualisme, mais c’est légal avec la bénédiction (ou servilité) de l’oligarchie.

• page 191 : « L’abrogation de la loi Gayssot, dernière loi mémorielle permettant d’emprisonner des Français pour délit d’opinion, serait un signe fort (…) ne risque pas de faire augmenter l’antisémitisme, puisque la bombe qui était redoutée en 1990 (la victoire du FN) (…) ne risque plus d’exploser (…) Une banale enquête de terrain indique que le rejet de cette loi, et surtout de ses incroyables prétentions, est l’un des points communs qui unit les dépossédés de toutes origines, qu’ils soient ’’de souche’’ ou immigrés, ces populations ’’prêtes à tout casser’’ pour retrouver un peu d’espoir. »
--> L’explication du caractère communiste de cette loi tient effectivement au fait que ce parti visait les voix populaires partant vers le FN, mais la loi est-elle en droit de diriger les votes ? En démocratie indirecte : oui, bien sûr, comme avec les découpages de cartes électorales, les invalidations de comtés votant « mal » aux USA, etc. Le hold-up anti-population peut effectivement générer une explosion en retour.
– Au passage, merci à Blanrue de dire explicitement que cette loi tue la liberté d’opinion sans violence : quelqu’un ne croyant pas que l’anthropophagie ait jamais existé n’est en rien un monstre s’apprêtant à commettre cet acte, l’affirmer relève de l’idiotie profonde, ou malhonnêteté, encore une fois. Les Européens récitant à l’Eglise le crime de l’esclavage des Hébreux sont devenus esclavagistes avec d’autres cibles. Il n’y a pas l’ombre d’un argument honnête dans cette loi. Et cette dictature est une enfreinte aux sacro-saints Droits de l’Homme Universels, ni plus ni moins que telle intolérance du Parti communiste chinois, mais chut, personne ne le dit, quand viennent des représentants chinois sous nos yeux froncés...
– Quant à dire que « ne pas croire au martyr de victimes est les insulter », cela serait invocable pour rendre obligatoire le christianisme (sauf à insulter le Supplicié et les dévorés en cirque romain), et ça n’explique pas pourquoi le génocide amérindien n’est nullement couvert par cette loi.
– Enfin, je pense comme le président iranien que cette Histoire mériterait d’être mise en doute par chacun : les déportés n’allaient-ils pas vivre en camps de travail selon les dires officiels d’alors ? l’esclavage (des détestés) n’est-il pas une tradition judaïque sacrée ? les esclaves 1940-45 ne sont-ils pas morts du typhus avant d’être incinérés (comme nombre d’Amérindiens asservis sont morts de la variole) ? les chambres à gaz ne pouvaient-elles pas servir à la décontamination des vêtements pouilleux ? Le dogme énoncé au nom de la vérité incontestable s’est écroulé dans plusieurs autres cas de propagande (sidérurgie est-allemande, production agricole maoïste). L’intelligence critique devrait primer : oui, la dépossession raciste est mal, mais quant à des faits antérieurs à notre naissance, le doute paraît sain. Toutefois… l’intelligence est le Mal, Sarkozy l’a dit, et il propose de le répéter jusqu’à ce qu’on se plie à l’autorité… Oui, ça peut tout exploser, ce système abject. Réserve : les pauvres dominés d’ici ont un sentiment d’injustice, mais ne veulent souvent qu’une autre injustice cette fois à leur profit (comme les révolutionnaires 1789 sont devenus esclavagistes) : appâtés par le matracage publicitaire moderne, ils veulent jouir de la société de consommation, en continuant à écraser les très laborieux ouvriers chinois, bien plus méritants qu’eux. Si l’Occident gagne la guerre mondiale contre les Islamistes, j’espère que les Asiatiques gagneront la guerre suivante.

• page 192 : « Le CRIF devrait perdre son statut et se voir remplacer par une organisation qui laisserait entendre toutes les voix juives, sans exclusive. Son dîner annuel ne serait plus un ’’tribunal dînatoire’’ mais un lieu d’échange, de débat, d’écoute parmi d’autres, sans sa connotation abusive de ’’grand Sanhédrin’’ se permettant de porter un jugement péremptoire sur toute la classe politique. »
--> Là, Blanrue se montre rêveur comme moi : ceux qui ont le pouvoir dominant renonceraient à l’utiliser jalousement, pour le bien des faibles victimes anonymes. Avant d’avoir lu l’Evangile, j’aurais répondu qu’il faut être surhumain à la Jésus-Christ pour avoir cette lumineuse humilité (mais non, il faut même être mille fois plus grand que le fier Jésus appelant à tuer ses non-adorateurs)… Au passage, je n’aime pas que Blanrue, dans une déclaration si importante, emploie le mot Sanhédrin réservé aux initiés (assemblée législative traditionnelle du peuple juif et tribunal suprême). C’est redonner le pouvoir aux fiers érudits contre les honnêtes logiciens et gens de cœur, erreur stratégique.

• page 197 : « Durban II (…) réseaux pro-israéliens, qui craignaient que cette conférence de l’ONU contre le racisme (…) ne servît de caisse de résonance aux critiques de l’Etat juif, habituellement tenues à l’écart de toute manifestation ayant quelque éclat médiatique. »
--> Je pense que c’est une partielle erreur d’analyse. Bien avant Durban II, on entendait parfois citer le Président iranien comme un idiot fasciste criminel dangereux, sans aucunement écouter la pertinence de ce qu’il disait (j’ai entendu présenté ainsi son propos demandant pourquoi les Occidentaux n’avaient pas recréé l’Etat juif sur un bout d’Occident, Allemagne ou Texas – ce qui me paraissait une pensée immensément pertinente, simplement diabolisée par la propagande). Il n’y avait aucune révolte à craindre à l’intérieur de l’Occident, la mécanique de propagande est bien rodée. Par contre, ce cadre ONUsien aurait montré avec éclat que la minorité occidentale méprise aristocratiquement (« à la juive » en langage populaire) la majorité du monde, et donc que nos prétentions à incarner l’humanisme démocratique (1 adulte = 1 voix, sans caste privilégiée) sont tout à fait ridicules. Le secrétaire général de l’ONU, siège échappant aux sionistes je crois, risquait de taper du poing sur la table et commander une conférence de remise en cause des droits de veto à cinq pays privilégiés, dont 3 occidentaux, et 3 européens (en remplaçant USA par Russie dans le décompte). Il aurait été assassiné, ou victime de malencontreuse chute mortelle dans un escalier, mais cela aurait (un peu) risqué de faire réfléchir les masses abruties d’Occident.

• page 198 : « La France ne réagit pas davantage à la décision du ministère israélien de l’Education, qui annonça, au mois de juillet, la suppression, pourtant ’’négationniste’’ du terme Nakba (Grande Catastrophe) ».
--> J’ignorais ce détail mais :
- Je suis même surpris que l’éducation israélienne l’ait mentionné (en France, on ne nous apprend pas que les Autrichiens voient "notre" Grande Victoire d'Austerlitz comme une Grande Catastrophe).
- Si ce n'est qu'aujourd'hui que les Israéliens négationnisent, c'est mieux que chez nous. A l’école publique française, on m’a durant 18 ans laissé croire la télé disant qu’Israël avait été créé dans un désert inhabité, des nomades arabes haineux refusant le travail sédentaire des courageux agriculteurs miraculés des racistes camps de la mort… Actuellement c’est inchangé ou pire : sur un site Internet français d’information, la censure veille aussi – un article disant que tel tribun s’était exprimé dans le camp d’expulsés palestiniens X a été corrigé, le mot « expulsés » ayant disparu quelques heures plus tard. Sans aller jusqu’à le remplacer par « Barbares » ou « terroristes », mais le cœur y était : il ne faut surtout pas risquer de comprendre que l’adversaire a d’immensément solides raisons de nous haïr. On risquerait de se corriger pacifiquement, et c’est classé antisémite…
- Selon la logique prétendue de la loi Gayssot et de Sarkozy, la négation de la Nakba serait le prélude à en remettre une couche (expulsion de Gaza, de Cisjordanie, des Palestiniens restés en Israël ?). Mais comme c'est du "bon" côté, sioniste, ça ne choque évidemment pas du tout nos dirigeants et "penseurs"...

• page 203 : « Tout le monde semble oublier (…) Agence internationale pour l’énergie atomique (AEIA) a exprimé ’’sa préoccupation’’ face à l’arsenal atomique d’Israël (…) D’où vient le vrai danger ? »
--> Effectivement, les informations télé paraissent invraisemblables d’immoralité, classant criminelle l’éventuelle bombe atomique iranienne et pacifiques les nôtres. Les Français semblent majoritairement approuver, l’aumône achetant la conscience en évitant de réfléchir au concept moral élémentaire « n’interdis pas à autrui ce que tu te permets ». L’école fabrique à la chaîne des abrutis champions de culture générale, les futurs soldats de la prochaine guerre totale.

• page 204 : « j’en appelle plus que jamais à la libération de la parole. (…) que ceux qui énoncent des faits irrécusables cessent de se justifier timidement »
--> Je n’approuve qu’à moitié : c’est limiter le droit de débattre aux fiers Réalistes, dont je ne suis pas. Et c’est un piège : tout peut être récusé par l’autorité s’arrogeant le droit de dire le Vrai. J’ai vu sur Internet des contestations de Der Yassin disant qu’il s’agissait de terroristes armés et non de victimes innocentes, que les 600 morts prétendus étaient en fait 6, etc. Celui qui parle le plus fort, qui gouverne les médias et la loi, l’emporte. Alors qu’une simple analyse de principe casse tout sans exiger aucune preuve matérielle : puisque le racisme est dangereux, pourquoi tolérer une religion raciste visant le pur-sang ? n’est-il pas encore plus criminel que le néo-nazisme de vénérer le terroriste infanticide Commandeur du Déluge (massacreur de milliers ou millions de bébés et embryons) ? sans racisme, pourquoi interdire de retour les Palestiniens expulsés ? Si la propriété antique prévaut, pourquoi n’expulse-t-on pas les Etasuniens, Antillais, Australiens comme l’ont été les Palestiniens ? Ce n’est pas une bataille truquée entre experts prétendant à la vérité (interdite de contestation), le problème, très immense.

Conclusion
    En voulant très justement prendre la défense des anti-sionistes antiracistes, l’auteur Blanrue n’a pas du tout pris la défense des anti-judéostes antiracistes, pourtant pareillement accusés à tort de racisme antisémite ou racisme judéophobe, par des hurleurs en fait eux racistes.
    C’est stratégiquement compréhensible comme premier pas (sous la menace terroriste judéoste), mais les mots choisis ne laissent absolument pas poindre de second volet, qui serait vraiment libérateur, vraiment intelligent (si ma rationalité n’est pas étiquetée cancéreuse). C’est comme si la moitié du sujet avait été oubliée (problème israélien traité, problème juif oublié).
    Comme Calimero, le petit poussin anormal, je dirai : « c’est vraiment trop injuste… ».

Discussion partielle 18/08/2016
    Un camarade de classe commun, qui avait connu (et admiré) l’élève israélite A, m’a dit ne pas croire les propos que je rapporte, jugeant « c’est quelqu’un de cultivé qui n’aurait pas confondu race et espèce ». J’objecte en 2 parties, sur le mot « comme » et sur la notion d’ « espèce ».
1/ Mon souvenir, de propos rapporté, n’est pas assez précis pour affirmer que A aurait dit « les juifs sont une espèce supérieure aux humains », plutôt que « sont COMME une espèce supérieure aux humains », mais à mon avis, le fond du propos n’est pas fondamentalement changé par ce détail d’expression.
    Quand la ministre Taubira, d’origine africaine, a porté plainte contre une citoyenne l’ayant traitée de « noire donc singe mangeuse de bananes », cela ne faisait guère de différence dans l’insulte selon que le propos ait été « elle est une guenon » ou « elle est comme une guenon ».
    C’est très connu en poésie, ou rhétorique peut-être, et je ne me souviens plu’ du nom de cette « figure de style », soit l’image soit la métaphore. Google me confirme que la métaphore est un remplacement d’un mot par une chose qui lui est analogue. Si je dis « j’admire l’Airbus qui est un grand oiseau », ce n’est pas une totale erreur (absence de bec, de cloaque, etc.), c’est une façon de parler, sous-entendant le « comme ».
    Quand Jésus-Christ disait à la Cananéenne que les non-Juifs sont comme des chiens, ce qui vaut affirmation sacrée, légale en France 2016 et avec dons admirateurs subventionnés par l’état (exemption fiscale), le mot « comme » n’est en rien le facteur-clé expliquant tout. En effet, si le leader populiste Jean-Marie Le Pen osait dire « les Juifs sont comme des chiens », il serait poursuivi par le ministère public et/ou des associations anti-racistes, et sévèrement condamné presque à coup sûr. Le mot « comme » n’est en rien central, ce qu’il y a c’est que l’antisémitisme est illégal quand le racisme pro-juif est entièrement légal, nié, négationné.
2/ La notion d’espèce n’est pas sujet à erreurs grossières mais s’avère subjective.
    En microbiologie, il est célèbre que le Bacillus cereus sous-espèce (subspecies) cytotoxicus, après longues hésitations de la communauté scientifique, a été reclassé en espèce Bacillus cytotoxicus à part entière, ce qui n’exclut pas que c’est un descendant de cereus, mais en considérant que, finalement, il constitue une nouvelle espèce, née avec un mutant. C’est pareil a priori pour la « race » juive, se disant descendante de Noé comme les autres humains, et de Sem comme les autres sémites (Palestiniens notamment), mais qu’on peut éventuellement classer un jour comme espèce à part, née d'Abraham.
    En taxonomie moderne, au chapitre mammifère, il y a certes un dogme qui définit l’espèce comme faisant des enfants féconds : l’âne et le cheval sont des espèces différentes, car – même s’ils peuvent s’accoupler et engendrer des enfants mules – les mules ne peuvent pas se reproduire. Mais cette « loi » n’est en rien une vérité tenant de l’évidence, plutôt une convention entre certains leaders d’opinion :
– Si des enfants humains comme moi s’avèrent stériles, cela signifie-t-il qu’ils n’appartiennent pas à l’espèce humaine ? (et à aucune autre espèce que « bâtards » ?).
– Si la reproduction des mules devenait possible avec telle aide scientifique (modificateur endocrinien ou bactériophage coupleur d’ADN), cela signifierait-il que, finalement, l’âne et le cheval seraient une seule espèce, après des siècles de jugement erroné ?
– Le fait que les mules ne puissent pas procréer est douteux, reposant pour la quasi intégralité des juges sur un ouï-dire. La vraie observation s’énonce comme un constat « jusqu’à preuve du contraire », et affirmer que ce contraire est impossible relève de la généralisation inductive, qui est une faute logique, un faux savoir. Même si des expériences in vitro échouaient dans « l’appariement ADN-ADN » de chromosomes mules, cela ne prouverait rien au-delà des individus examinés, le futur pouvant démentir cela par des cas imprévus. Ceci n’est pas scientifiquement absurde mais concevable : deux mules anormales (trisomiques par exemple) pourraient avoir davantage de caractères cheval que âne, et générer des hybrides non à 50/50 mais 67/33 (ou 90/10), avec moins d’anomalie/incompatibilité.
– Si des extraterrestres humanoïdes à 6 bras et 4 yeux sont rencontrés, s’avèrent engrosser les humaines violées, générant des bâtards à 4 bras et 3 yeux, pouvant se reproduire, cela signifierait-il que l’espèce humaine serait à définir comme terrestre ou extraterrestre, avec 2 à 6 bras 2 à 4 yeux ? On peut parfaitement juger que c’est un abus et que les formes 2 bras-2 yeux/4 bras-3 yeux/6 bras-4 yeux sont 3 espèces différentes. Oui, c’est de la pure imagination, mais le principe de la science est d’examiner les questions « what-if » (« et si jamais ») sans opposer de dogme sacré.
– Individuellement, une personne est entièrement en droit de dire « je ne crois pas les leaders scientifiques actuels, et je dis que les chiens labradors sont une espèce à part entière, les chabradors, pouvant certes se croiser avec les chiens (chihuahuas et autres) mais le statut chabrador est hérité de la mère (ou de l’ADN mitochondrial pour les biologistes). » L’intelligence individuelle n’est pas la croyance (dite cultivée) dans les dogmes mais l’élaboration personnelle de bases sensées.
    Tout ceci fait qu’avoir envisagé que les Juifs soient une espèce à part, comme extra-terrestre, bien que pouvant se croiser aux humains, n’est pas une grossière erreur, pas crédible chez l’assez brillant élève A, mais une opinion très possible, envisageable sérieusement. Je ne suis pas sûr qu’à 14 ans, nous avions déjà été informé de la définition moderne d’espèce via l’interfécondité, mais même si cela avait été le cas, A pouvait estimer que les Juifs sont les seuls humains, les autres étant sous-humains (jaloux, antisémites), ou bien que les Juifs sont surhumains, les autres étant médiocres/quelconques humains (jaloux, antisémites).
    Qu’il ait eu cette opinion forte à 14 ans me paraît très crédible, même s’il a pu en changer après (ce n’était pas quelque chose que je suspectais et qui m’a été confirmé mais une surprise totale, chez moi comme chez la personne l’ayant directement entendu – ignorant totalement ce qui se dit discrètement dans les milieux judaïques, les écoles juives). Ce que je trouve dramatique dans le racisme (ou espècisme, différentialisme) judaïque est l'absence d’intelligence altruiste : si on s’autorise à mépriser des prétendus sous-humains, on risque d’être soi-même classé sous-humain par d’autres. Avoir généré le concept « race élue » (ou espèce sur-humaine) invitait évidemment les Français, les Protestants, les Ariens, les Blancs à reprendre cette idée à leur profit, d’où les horreurs Indigénat, Massacre amérindien, Nazisme, Apartheid, et je dis que le Judaïsme est une horreur similaire, anti-humaniste, avec la spécificité d’être masquée par montagnes de mensonges pour se poser en victimes de mépris injuste quand on en est le principal acteur. Cela me rappelle une anecdote du film étasunien Little Big Man des années 1970 : les Sioux disaient qu’ils sont les « êtres humains », les humanoïdes Cheyennes et autres étant donc des animaux nuisibles, tuables ou mangeables comme des chiens ; ce qu’il y a, c’est que les Blancs sont arrivés ensuite (vénérant l’Ancien Testament et ses privilèges à la Race Élue que Yahvé a incitée à massacrer les non-Juifs Cananéens enfants compris), et se sont dit les « êtres humains » pareillement, massacrant les Sioux même enfants comme des chiens. Il aurait mieux fallu réfléchir avant, envisager l’honnêteté humaniste, flattant moins l’égo collectif mais traitant autrui comme soi-même. D'ailleurs, A m’avait dit à 17 ans « le judaïsme, c’est aimer son prochain comme soi-même », mais – ce que j’ignorais à l’époque : vu le sort réservé aux Palestiniens 1948 (et interdits de retour depuis, pour les survivants) – il semble que « son prochain » signifiait pour lui « l’autre Juif, bien sûr », pas le sale goy ou maudit bâtard. Je n’appelle pas ça brillante intelligence mais affreuse malhonnêteté, honorabilité menteuse.