Liberté échangiste pourrie
Condamnation avec le recul
par A.Moure, 17/07/2019

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Liberté intérieure

  En classe de cinquième en 1975-76, j’étais premier de la classe globalement, et dans la plupart des matières, mais dernier de la classe en musique, classé « handicapé musical » par le prof. Toutefois je me souviens qu’on avait à chanter une chanson pas laide musicalement, intitulée « Ma Liberté » (de Georges Moustaki). Chantée par l’auteur ou un autre chanteur célèbre, ce n’était pas beau, mais chanté en groupe par les élèves, c’était assez joli. Cependant, étant pré-adolescent, je ne comprenais pas le sens des paroles, si c’était autre chose que du bla-bla n’importe comment, vaguement fait pour rimer.
  Maintenant, avec le recul adulte, qu’est-ce que je pense de ces paroles ? Je vais les casser menues, je pense (d'après la première phrase que je me rappelle, maintenant choqué)…
  Le texte est donné par : https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=paroles+ma+libert%C3%A9+georges+moustaki

1/ Ma liberté/Longtemps je t'ai gardée/Comme une perle rare
2/ Ma liberté/C'est toi qui m'a aidé/A larguer les amarres
3/ Pour aller n'importe où/Pour aller jusqu'au bout/Des chemins de fortune
4/ Pour cueillir en rêvant/Une rose des vents/Sur un rayon de lune
5/ Ma liberté/Devant tes volontés/Mon âme était soumise
6/ Ma liberté/Je t'avais tout donné/Ma dernière chemise
7/ Et combien j'ai souffert/Pour pouvoir satisfaire/Toutes tes exigences
8/ J'ai changé de pays/J'ai perdu mes amis/Pour gagner ta confiance
9/ Ma liberté/Tu as su désarmer/Toutes Mes habitudes
10/ Ma liberté/Toi qui m'a fait aimer/Même la solitude
11/ Toi qui m'as fait sourire/Quand je voyais finir/Une belle aventure
12/ Toi qui m'as protégé/Quand j'allais me cacher/Pour soigner…
Ma liberté

Analyse personnelle :
1/ (D’après l’ensemble, il ne s’agit pas du tout de liberté politique en dictature mais de liberté amoureuse). Apparemment, le type qui parle (G) n’a plu’ sa liberté au sens de « il s’est marié, jurant fidélité » et donc perdant la légitimité de ses aventures passées, regrettées, c’est le sujet de cette ballade mélancolique.
2/ Ce qui est dit parait idiot voire criminel : au lieu d’assumer qu’il est seul responsable d’avoir abandonné (largué) des filles qu’il avait séduites (abandonnées enceintes ? à vie brisée à l’époque d’avant la loi Veil légalisant l’avortement ?), il semble dire ici « c’est pas moi qui ai fait ça, c’est ma liberté ». Cette personnification disculpant le salaud me choque. Oui, je n’avais rien compris à 11 ans et demi, mais c’est très clair à 55 ans (et ça l’aurait été à 15 ans et demi si j’avais repensé à cette chanson).
3-4/ Il flatte son ego d’avoir été échangiste, je ne suis pas d’accord, ça me parait coupable.
5-6/ Comme 2.
7/ Là c’est franchement odieux. G se prétend la victime de souffrance (dans le fait qu’il ait abandonné plein de filles, ayant un peu mauvais conscience quand même) sans aucunement envisager que la souffrance principale est en face, et que lui est le salaud blesseur sur ce sujet.
8/ Ce petit morceau m’est plutôt sympathique, dans la mesure où il n’est pas nationaliste rejetant les étrangères de manière xénophobe. Wikipedia me dit que G (https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Moustaki ) est un italo-grec juif naturalisé français, et… je ne suis pas sûr de son non-racisme. La plupart des Juifs que je connais, en effet, sont racistes endogames (antigoy) même si l’internationalité de la diaspora ferait que ce racisme-là n’est pas xénophobe. Dans le doute, je n’applaudis pas. Enfin, c’est peut-être rendu plus complexe si on pense à un célèbre patron du FMI, juif marié à une juive, mais adorant sodomiser ou violer des non-juives méprisées, comme par pulsion zoophile. Penser que celui-là ait pu ainsi chanter « sa liberté » (extra-conjugale, jusqu’à divorce) n’est pas joli du tout. Et ça n’a rien de rien de poétique.
9/ Pas de remarque, si ce n’est que G se confirme le contraire de moi, casanier/fidèle, il adore le changement.
10/ La solitude en question semble liée au dicton « mieux vaut seul que mal accompagné », parlant ici de solitude temporaire. Certes, c’est mieux que la frénésie lubrique constante, mais ça n’excuse rien.
11/ Le mot « sourire » semble signifier contentement, d’abandonner une conquête, je trouve ça horrible. Enfin, j’espère qu’il a, à titre réciproque, été largué ou rejeté par des femmes qu’il désirait, mais cela n’a rien à voir avec sa liberté à lui, sujet de cette chanson-ci.
12/ Comme 2, avec une nuance. Quelque part, G a conscience de devoir se cacher, coupable, pour avoir abandonné (ou tué de chagrin) des femmes, mais au nom de sa liberté, grandeur réputée sacrée, hop, il s’en tire indemne. Je trouve ça horrible, coupable de malhonnêteté (pire que d’idiotie irresponsable).

Bilan personnel :
  Finalement cette atroce chanson de l’homme G pourrait être l’hymne de le féminine S, que j’aimais à 15 ans éperdument, qui m’a séduit activement avant de me jeter « pour sa liberté », et refusant de me revoir, quitte à me re-tuer, pour préserver sa « liberté » de séduire tous azimuts (avec maquillage pour cela), de baiser avec les très multiples super-mâles choisis, largués « librement », en tuant les futurs bébés « librement ». Quelle horreur, cette prétendue liberté (amoureuse), même si la pensée unique actuelle en fait l’idéal général (sauf moi ?). En crachant sur la pudeur islamiste (théorique), sur la fidélité et l’abstinence catholiques (théoriques), sur la tendresse romantique simplement platonique…
  J’ose par ailleurs trouver que ces paroles n’ont rien d’artistique, contrairement à ce que disent les tribuns et la loi française (droits d’auteur etc.) : si un exterminateur rwandais repenti (ou emprisonné) chantait ainsi, avec tristesse, sa « liberté » perdue, de massacrer les méprisés, ce serait atroce, pas du tout admirable. Et la contradiction imparable est apportée avec la judéo-préférentialité de la loi française : il serait interdit pour un ex-nazi (débusqué et condamné en 1975) de chanter sa « liberté » hélas perdue, de tuer des Juifs… Non, parler de liberté n’est pas en soi beau, ça peut cacher des horreurs insoutenables. Ici je l’affirme dans le volet amoureux, qui n’est qu’un cas particulier mais semblait le sujet sous-entendu.

------- Ajout 18/07/2019 : Compléments et discussion
- Une amie d’enfance me répond que cette chanson est au contraire selon elle un hymne à l’amour. Je confirme que je pense exactement le contraire. A mon avis, il n’y a pas amour (digne de ce nom) du tout là où il y a abandon cruel (le mot « larguer »), ce n’est que la position d’un jouisseur égoïste refusant de donner en échange de ce qu’il reçoit (comme plaisir orgasmique ou quoi) en relative contrainte (de fidélité, de prise en charge familiale, assumant la responsabilité désagréable de la grossesse éventuelle générée). Je ne dirais pas que c’est chez G et S une vision bestiale de l’amour quand la mienne est supérieurement humaine : il y a des oiseaux monogames/monoandres (fidèles à vie) ai-je entendu dire, ce ne sont pas tous les mâles qui veulent fertiliser plein de femelles en les laissant élever seules les enfants (façon lion, et ± G). Et les femelles maximisant le nombre de mâles alfa copulateurs en fuyant toute grossesse (façon S) ne sont pas possibles dans le monde animal naturel (sans contraception ni avortement ni stérilisation chirurgicale). J’étais petit enfant vers les années 1968-72 quand étaient usuels (je crois) les discours vantant « l’amour libre » de la génération pilule (classant réactionnaire/arriéré/stupide/triste la fidélité, la chanson « ma liberté » datant de 1967 dit Internet), mais à mon avis c’est un jeu de mot : il s’agit de « fornication libre sans amour ». Même si le dictionnaire pratique l’amalgame, classant même le viol sous menace de mort dans « faire l’amour » (et « tuer le futur bébé » dans « aboutissement naturel de l’amour »), ce qui me parait des abus éhontés. Ces abus ont hélas force de loi depuis Simone Veil remboursant l’avortement et même avant : l’instauration du planning familial préconisant la pilule anti-nidification des ovules fécondés, et les cours d’éducation sexuelle à 13-14 ans appelant scolairement (publiquement) les jeunes filles à prendre cette pilule (pour forniquer sans devoir assumer de conséquence stoppant la jeunesse volage – dite « libre normale » mais que je n’ai pas connue, vierge à 38 ans).
- On me dit que ma citation de paroles est tronquée, et je cherche un autre site (qui confirme, merci) :
https://www.paroles.net/georges-moustaki/paroles-ma-liberte
12/ Toi qui m'as protégé/quand j'allais me cacher/pour soigner mes blessures.
13/ Ma liberté/pourtant je t'ai quittée/une nuit de décembre,
14/ J'ai déserté/les chemins écartés/que nous suivions ensemble.
15/ Lorsque sans me méfier/les pieds et poings liés/je me suis laissé faire,
16/ Et je t'ai trahie/pour une prison d'amour/et sa belle geôlière.(bis)
- Analyse personnelle (suite) :
12’/ Le mot « mes blessures » en plus est comme 7.
13-16/ C’est peut-être un paradoxe se voulant comique, c’est contraire au bon sens (à ma façon tout au moins) : selon G, quand il trahissait ses maîtresses (sans employer le mot « trahir » là), il « respectait » sa liberté à lui, et quand il « respecte » la fidélité à la femme épousée (sans employer le mot « respect »), c’est là qu’il dit « trahir »… sa liberté. Si c’est un mot pour rire, en n’ayant que fantasmé ladite liberté passée, ce n’est pas grave. Sinon, ça me parait totalement immoral, s’innocentant à tort d’avoir tué des abandonnées mortes de chagrin, et démentant sa promesse de fidélité sincère (lors du mariage) pour dire que ça l’oblige injustement à trahir ses valeurs… c’est là insulter ses anciennes maitresses et sa nouvelle femme tout à la fois. Au passage, dire que celle-ci est belle, seulement, serait classé sexiste patriarcal (ou misogyne chosifiant la femme) en 2019 (une femme n’est pas que beauté physique mais esprit à part entière, caractère/sensibilité/comportement, etc.). Certes le mot "belle" n'exclut pas que d'autres qualificatifs soient aussi appropriés, mais "adorable" aurait mieux convenu je crois (même si la pourriture formelle dite poétique impose des nombres de pieds/syllabes entravant la "liberté" d'écrire ce qu'on a à dire, bien en matière de sens).
- La partie 13-16 explique une autre phrase de la réponse qui m’est rétorquée : « un amour inconditionnel de la vie, puis la vie prend les traits d'une femme et cet amour devient prioritaire sur ce qui semblait auparavant à cet homme le meilleur de la vie ». Je ne suis pas sûr, vu le manque d’enthousiasme de G pour sa nouvelle vie rangée, que la situation soit pour lui une conversion volontaire à une nouvelle forme d’amour. Il est très possible qu’il ait été piégé contre son gré, par une femme qu’il désirait ardemment mais ayant refusé de coucher « avant le mariage », ce qui l’a déchiré et finalement fait craquer contre sa liberté volage. De même, le piège peut avoir été une engrossée abandonnée l’ayant rattrapé en obligeant à mariage avant l’accouchement, sous peine de le tuer physiquement (par frères violents ou autre) ou le tuer professionnellement (en révélant le scandale, brisant la popularité de chanteur célèbre). Je dirais dans les deux cas : bien fait pour sa gueule à lui, le punissant pour tant de cœurs sciemment brisés auparavant. Piégé par là où il a péché : les affaires de zizi en rugissant de désir bestial (tel un « singe en rut », comme disait à la télé une victime du chef FMI). Rien d’artistique/admirable à ça, je confirme mon sentiment. La musique est un peu jolie mais les paroles : caca, intégral.
- J’ajoute plusieurs précisions sur la liberté hors mariage :
a) La liberté d’opinion et d’expression sous dictature (que je classais ici hors-sujet) ne concerne pas que le passé lointain (inquisition, nazisme, stalinisme) ou les pays exotiques décriés (Corée du Nord, Cuba, Iran) mais nous concerne ici maintenant en interdisant de le dire. En effet, la loi française Gayssot de 1990, puis sa jurisprudence contre le doute, ont trahi totalement cette liberté-là. Les juges européens ont trahi aussi le droit de l’homme à la liberté de pensée en déclarant entièrement légal que le législateur pose les exceptions qu’il juge nécessaires. C’est contradictoire/menteur/idiot, car si l’exception était la vénération obligatoire du leader ou du livre sacré, la prétendue liberté inclurait entièrement la dictature (des décriés ennemis soviétiques et islamistes). Contradiction. Bref, la liberté politique est un autre sujet pour jeu de mot abject, pareillement à la « liberté de larguer » amoureuse.
b) Ma mère m’a prêté un livre concernant une troisième forme de liberté (« A nous la liberté » par Matthieu Ricard et al, 2019) : la « liberté intérieure », forme de sagesse échappant à la course aliénante du quotidien occidental moderne. Je le lirai plus tard.
c) Le mariage avec vœu de fidélité n’est pas la seule entrave à l’échangisme sexuel façon G jeune : il y a aussi les maladies sexuellement transmissibles (de la « pisse chaude » du 18e siècle au SIDA moderne). Le SIDA a tué plein de célébrités dans les années 1980, et il me semble que ces hommes riches escomptaient niquer des foules de filles vierges et pures, mais comme l’échangisme s’était « démocratisé », beaucoup de leurs proies sexuelles étaient sales, tueuses. Toutefois je ne conclue pas « quel dommage » mais « bien fait pour leur gueule », punie en un sens pour avoir joué avec le feu (au derrière).
d) Pour nuancer mes propos sur la prison vécue par G après sacrifice de sa liberté, il ne me parait pas certain que G ait respecté le vœu de fidélité définissant le mariage théoriquement. Il pourrait aussi être un mari infidèle, à multiples maitresses, se plaignant de la complexité et l’entrave que génère le besoin de niquer ses nouvelles conquêtes en cachette, au lieu de la liberté absolue de faire n’importe quoi n’importe comment.
e) Si j’étais vierge à 38 ans, c’est que je me suis marié à 38 ans, infidèle à mon amour passé (de 15 à 35 ans), sans retour aucun. Ce n’était absolument pas une découverte jouissive de la liberté de changer, mais une conséquence de fragilisation mentale par psychotropes à hautes doses. Les médecins, en effet, combattent farouchement la liberté qui était pour moi l’essentielle ; celle de se suicider, s’auto-euthanasier (idéalement : sans douleur par endormissement sans réveil, barbituriques en vente libre…). Cette liberté de mourir est un 4e pan de la question Liberté (personnelle), pas du tout abordé par cette chanson. Et c’est aussi contestable, voire idiot, car les candidats au suicide tranquille, entravés, peuvent punir la société dictatoriale en se tuant avec massacre d’autrui (crash German Wings, peut-être Malaysian Airlines 370, etc.).
f) Selon certaines célébrités de la chanson (MJ), du cinéma (WA), de la politique (DCB), la « liberté » hélas perdue pourrait être celle d’attoucher sexuellement les jeunes enfants (5e « liberté » que je n’avais pas envisagée jusqu’ici). Dans ce domaine, je pense que la « liberté » n’est pas par principe « merveilleuse », et qu’il y a de sérieuses objections (même si ce n’est ni une « liberté de tuer », ni une liberté de faire l’amour violemment douloureusement sous menace de mort).
g) Une autre liberté comportementale/politique est celle des gilets jaunes, camionneurs et fonctionnaires français, exigeant le droit à bloquer/emmerder autrui pour que soit donné satisfaction aux exigences de leur groupe à eux. Cette liberté nuisible à autrui est aussi très contestable, mais ça me semble dans la droite ligne idéologique de la liberté de larguer des maitresses née vers 1967-68 (et « rare » au début avant de devenir maintenant fait social dominant).
h) Enfin, j’ajouterai un élément de géopolitique : la sous-entendue liberté de dominer et mentir. Ainsi, le Traité de Non-Prolifération Nucléaire (à chapitre Désarmement « oublié ») traduit le principe égoïste groupiste « liberté pour nous, interdiction pour eux », principe de l’immoralité selon moi. De même les Israéliens 1948 ont eu la liberté (jusqu’en 2019) de pratiquer l’épuration ethnique, interdite aux « sales » goys… Il suffit de ne pas l’avouer, le cacher, diaboliser les objections lucides ou honnêtes… Enfin, c’est hélas un principe terriblement général, de malhonnêteté cachée : libre aux familles étasuniennes de voler la terre des Amérindiens, mais interdit aux familles latinos de voler la terre des étasuniens ensuite ; libre aux familles juives de reprendre la terre des Palestiniens mais interdit aux familles amérindiennes de reprendre la terre des Etasuniens. Cela a semble-t-il une origine religieuse, le dogme sacré écartant "l’équité avec intelligence critique" : libre aux familles hébraïques de prendre la terre des Cananéens mais interdit aux arabes de prendre la terre des Hébreux, libre aux Chrétiens de tuer les incroyants (« le mieux serait de tuer les parents éloignant leurs enfants de Dieu » a dit Jésus-Christ) mais interdit aux incroyants de tuer les Chrétiens. Partout inéquité égoïste, groupiste, liberté unilatérale, immorale (anti-altruiste), produisant les guerres encore actuelles (sionisme au nom de la démocratie contre Islamisme au nom de l’antisionisme), C’est immensément grave, mais l’honnêteté est cachée au nom de prétendues valeurs grandioses (le patriotisme, la lutte contre l’antisémitisme).
  Mais, certes, la chanson de G n’était pas une grande thèse sur la Liberté sous toutes ses formes, simplement un récit de regret sur ce qui l’intéresse, lui et son zizi vénéré (à mon avis : honnêtement, il aurait du titrer sa chanson "la liberté [que je veux inconséquente] de mon zizi assoiffé"). L’Art est ailleurs (si l’Art existe). Je préfère l’amour comme tendresse très durable du cœur, sentiment tellement plus beau à mon goût.

------- Ajout (2) 04/08/2019 : Approche scientifique imprévue
  Je pensais que le sujet de la liberté échangiste était purement de la philosophie (sous-chapitre morale) ou de la littérature (sous-chapitre romance), peu m’important le volet religieux (sous-chapitre famille), mais j’ai par hasard lu un article de vulgarisation scientifique sur ce sujet, sous chapitre éthologie : « Monogamie ; juste une affaire d’hormones » (S&V n°1221, juin 2019, pages 104 à 108).
  Je cite : « des mêmes gènes qui s’activaient chez les espèces les plus fidèles en amour (…) parce que des hormones (…) l’incitent à se comporter ainsi (…) phénomènes d’attachement, la vasopressine plutôt chez les mâles, l’ocytocine chez les femelles (…) même démontré : augmenter l’expression des récepteurs à l’ocytocine chez l’espèce polygame la rend plus fidèle en amour. Inversement, il suffit de bloquer ces récepteurs pour transformer la plus attachée des femelles en une aventurière en quête de nouveaux mâles. (…) L’intérêt, pour un mâle, c’est de féconder un maximum de femelles (…) mais (…) bénéficier de l’aide concrète du père donne un avantage décisif pour la survie des petits (…) chez Homo sapiens (…) notre tendance à former des couples et des familles centrées sur l’enfant (…) A l’instar des autres mammifères, les hommes ont plutôt intérêt à disséminer leurs gènes en multipliant les partenaires sexuelles, et les femmes à assurer la survie de leur progéniture en choisissant le bon mâle protecteur (…) les aspects psychologiques, sociaux et culturels prennent souvent le pas sur la génétique. »
  Ainsi le cliché commun serait confirmé : le séducteur infidèle abandonnant les filles enceintes ayant escompté le retenir. Au contraire, la paire constituée par moi-même et S. était totalement anormale, contre-nature : femelle humaine infidèle (déficit maladif en ocytocine ?) et mâle humain fidèle (hyper sécrétion maladive en vasopressine ?).
  Notre anomalie s’expliquerait psychologiquement : peut-être qu’elle, étant fille de divorcés abandonnée, ne concevait pas le couple solide comme le modèle prévu pour le bonheur. Mais cette explication par reproduction automatique est contestable : ainsi, ce ne sont pas tous les enfants battus qui deviennent adultes battant leurs enfants, certains au contraire s’interdisent altruistement de faire à autrui ce dont ils ont souffert. Mais S. n’était pas du tout altruiste, ne faisant que faire semblant de l’être à l’adolescence : se clamant antiraciste, elle combattait l’antisémitisme (pouvant la brimer) avant de bénir Israël tuant les « sales » Arabes (Palestiniens) voulant revenir chez eux (après avoir été expulsés au titre de « sale race » ou avoir fui devant les massacres racistes : enfants compris, comme les Cananéens dans les textes sacrés bénis par les prétendus droits de l’homme universels…).
  En ce qui me concerne, j’ai conscience d’être anormal peu viril : imberbe et fidèle, n’aimant pas le sport, au lieu de normalement mâle velu et infidèle, dominateur, ça va ensemble semble-t-il. Sur un fond ainsi peut-être chimiquement déterminé, l’esprit pourrait broder des sentiments justificateurs artificiels, les prétendus choix étant alors des illusions oubliant le guidage directeur sous-jacent.
  Toutefois, je suis peu persuadé par la lecture darwinienne (= croyant la théorie de Darwin) des choix crus libres en fait automatiques. Par exemple, certains prétendent que les hommes aiment les femmes à forte poitrine car chez nos ancêtres c’était la promesse de bien allaiter les descendants, donc nombreux à survivre et propager les gènes. Même si c’est inconscient chez l’individu moderne, ce serait inclus dans la programmation ADN sélectionnée par l’évolution par survie des plus aptes. Mais chez un mâle fidèle ne voulant pas d’enfants (pour rester tranquille romantique), ou chez un mâle infidèle ne voulant pas de grossesse des abandonnées (pour rester « libre »), ça ne cadre pas du tout. Ce bla-bla interprétatif darwinien semble une pseudo-explication à valeur prédictive nulle, comme les « sciences » humaines et la psychanalyse.
  Ces éléments scientifiques (ou pseudo-scientifiques pour l’application aux humains) méritent d’être entendus comme idées formulées sur le sujet « liberté amoureuse », même si cela n’a pas valeur de Vérité indiscutable, objective.

------- Ajout (3) 25/08/2019 : Discussion sur « y a-t-il une liberté ? »
  Un ami allemand m’a présenté son intéressante analyse sur le concept de liberté (sans me dire que c’était à diffuser, et ce serait peut-être trop long pour être reproduit ici : 1811 mots en traduction française). C’est un parcours très intéressant, reprenant judicieusement les bases élémentaires, mais en fin de lecture, je n’ai pas le sentiment qu’aient été abordées les questions qui me tiennent à cœur, certes très particulières et pas grandioses philosophiques (quoique…). Je vais essayer de faire une synthèse (un peu à sa façon) en reprenant les questions de mon point de vue.
– Y a-t-il la moindre liberté quelque part ? Bien sûr : présentement, je peux choisir de retenir ma respiration deux ou bien quatre secondes (ou plier le coude gauche ou bien le genou droit), j’en ai la liberté, indéniablement. Davantage qu’une plante ou qu’une bactérie version immobile, ne faisant que subir tout ce qui se passe (en première approximation, avant qu’une découverte biochimique éventuelle, genre prout de défense active, remette en question cette impression intuitive). Un prisonnier lui-même a encore de telles libertés, même s’il lui est interdit plein de choses.
– Ma liberté n’est-elle pas totale absolue ? Bien sûr : si je voulais massacrer tous les autres humains, je rencontrerais des résistances, contrecarrant cette « liberté », mais le mot « liberté » est presque là hors de propos, ne signifiant en pratique pas « liberté de faire le mal » (sadisme ou autre), mais « liberté acceptable, justifiable ». De même, il n’y a plus aujourd’hui liberté d’avoir des esclaves ou liberté de battre sa femme et ses enfants, de torturer les animaux, d’abandonner les animaux domestiques.
– Même sans abomination, il est compréhensible qu’il y ait appel à un peu de discipline : même si en France je n’ai pas la liberté de rouler à gauche, il est bel et bon que tout le monde obéisse à cette loi arbitraire, conventionnelle (différente ailleurs, comme en Angleterre), sans laquelle il ne serait pas possible de conduire un peu vite en sécurité.
– Dans le même genre de discipline imposée, on constate la différence entre les enfants en famille autoritaire (gentils adoucis ou bien rebelles) et les enfants en famille laxiste (capricieux caractériels ou tranquilles à l’aise). Le guidage fort peu avoir du bon et du mauvais, le moindre guidage aussi. (Politiquement, un peu le même dilemme est envisageable, entre partisans de l’ordre sévère et partisans de la grande tolérance).
– Autre liberté enfantine discutable : la liberté de grand frère s’amusant à brimer ses petits frère et sœur. A mon avis, c’est dans le domaine de la liberté abusive, fausse liberté de faire le mal, même si ça lui parait anodin à lui (les autres souffrent).
– Liberté encore discutable : la liberté de l’élève qu’on appelait « déconneur » autrefois, s’amusant à contester en classe l’autorité professorale, pour faire rigoler ses camarades et pousser à bout l’enseignant (crise de larmes ou dépression étant le but victorieux). A mon avis c’est négatif, abusif comme liberté faisant le mal. MAIS je compte très différemment le brillant élève prouvant le prof en tort, comme je l’ai fait : il ne s’agit pas de casser un innocent mais de combattre un scandale, d’autorité imméritée, de mensonge non perçu, cela me semble devoir être autorisé, sans appel excessif à la discipline de type militaire (abrutie suiviste) ou esclavagiste (écrabouillant l’innocent exigé servile).
– En ce sens, tout le débat sur la liberté se situe dans ce qu’il est empêché de faire, ou condamné, tout en n’étant pas totalement horrible indéfendable ou saboteur très gênant en pratique.
– Ici, se posent les questions de l’injustice, les empêcheurs de liberté s’accordant à eux pareilles libertés. Je vais prendre des exemples : (1 : géopolitique, 2 : politique, 3 : amoureux, 4 : vital, 5 : social, 6 : psychiatrique) :
. Exemple 1 : Le traité de non-prolifération nucléaire, tel qu’il est lu actuellement (par tous les politiciens et journalistes occidentaux : en oubliant le chapitre désarmement des déjà nucléaires) consiste à dire « interdit à autrui, autorisé pour moi ». Cette interdiction anti-liberté est clairement immorale. Comme au temps de l’aristocratie : prélèvement de taxes pour moi, interdit à autrui de faire pareil (donc j’ai la liberté de vivre sans travailler, autrui n’a pas cette liberté), ceci reposant sur la force des armes, puis des lois, puis des armes dites légales/légitimes (police, armée).
. Exemple 2 : En France 1990-2019, la loi Gayssot interdit la liberté d’opinion là où elle ose douter de la Shoah antijuive des années 1940. Sans aucune justification en termes de justice intelligente débattue, puisqu’est permise la négation des génocides d’Amérindiens pour ne pas gêner nos alliés étasuniens receleurs de ces crimes-là (et principaux supports d’Israël, recréé au nom de ce dogme de la Shoah déclaré incontestable). Il s’agit donc d’un dogme politique déguisé en crime de droit commun. La cour européenne des Droits de l’Homme s’est totalement discréditée en validant la compatibilité de cette loi avec la liberté d’opinion, disant laisser au législateur entière liberté de définir les exceptions jugées nécessaires. En autre régime, cela interdirait de douter du génie propre au leader, ou de la vérité propre au texte sacré : c’est de la dictature explicite, très mal camouflée en prétendue liberté. Liberté du groupe oligarchique dictateur, pas de la population brimée.
. Exemple 3 : La chanson de Georges Moustaki semble relative à la prétendue « liberté » d’abandonner une fille enceinte. Personnellement, je considère qu’il s’agit d’un crime de sang (car ça peut tuer via suicide), et cela serait la guerre de tous contre tous si était autorisée cette prétendue liberté de briser, de tuer. Ce n’est pas qu’un problème mâle : une fille qui s’amuse à séduire et rejette les indésirables, quitte à les tuer de chagrin, est une tueuse pareillement, au nom abusif de sa « liberté ».
. Exemple 4 : Une autre liberté tueuse, qui est invoquée comme incontestable par certaines personnes (et combattue par d’autres) est la liberté d’avortement, ou interruption volontaire de grossesse. A une femme considérant que se débarrasser de cet enfant est son droit, sa juste liberté, il serait compréhensible de proposer qu’elle soit elle-même pareillement éliminée, tuée, par quelqu’un l’estimant elle inutile, ou à présence désagréable. En tuant pendant son sommeil si la prétendue non-conscience de l’embryon est évoquée. La liberté oubliant « traite autrui comme tu voudrais être traité à sa place » n’est pas légitime.
. Exemple 5 : Il est actuellement invoqué en France les entraves policières à la liberté de manifester ou de faire grève, et je ne me sens pas touché dans la mesure où je n’ai jamais manifesté dans la rue ni participé volontairement à une action de grève, mais j’essaie de comprendre. Le principe est que la dictature interdit l’expression de désaccord et il est exigé en république de faire mieux en permettant un espace de contestation. Toutefois, je ne suis pas d’accord avec ce principe, qui a deux inconvénients majeurs : 1/ avec les groupes de manifestants s’associent des casseurs (éventuellement envoyés par les opposants à la manifestation) d’où répression policière automatique, non de la contestation mais des violences inadmissibles envers des innocents, et avec victimes collatérales presqu’inévitablement. 2/ Les opposants à la manifestation (gouvernement ou patron, etc.) peuvent librement décider d’ignorer totalement cette contestation, qui est donc inefficace par principe, sorte de défouloir absurde. Bien mieux que cette liberté de manifester pour rien et avec risques de débordement, la justice consisterait à instituer le référendum d’initiative populaire comme en Suisse, pour que les commandeurs soient astreints à obéir sans plus brimer la majorité, ce serait la démocratie vraie, niant la légitimité de la république exigeant délégation de pouvoir pour décider à sa guise sans recours (avant élection suivante). En l’occurrence, la liberté de manifester, sans référendum d’initiative populaire permis, ne constitue pas une liberté pour le peuple mais camoufle (mal) une liberté pour les puissants de faire à leur guise.
. Exemple 6 : en Occident maintenant comme en Union Soviétique autrefois, les dissidents peuvent être classés « malades mentaux » et donc « soignés » de force, sous alibi médical/scientifique. En France en tout cas, cela concerne la « rationalité pathologique », argumentation imparable mais gênante, donc classée maladive, comme l’hypothèse (philosophique) du rêve, qui invalide la science et la justice scientifique (ainsi que la philosophie institutionnelle, érudite blablateuse). Psychiatriser les penseurs trop logiques, gêneurs, est une grave entrave à la liberté de pensée, non justifiable par « crime » des personnes en question (à moins que l’enfreinte au dogme soit classée crime, mais c’est cela qui crée de l’artificielle non-liberté à peine supportable).
  Bilan : à mon avis, le « problème de la liberté » n’est ni qu’il n’y ait nulle part liberté, ni partout, ni n’importe comment aléatoirement, il est que – parfois – il y a contrainte désagréable sans aucun autre argument que la dominance par loi du plus fort (physique ou légal avec force publique, ou via le charme pour le domaine amoureux). Bref, il n’y a pas exactement un « problème de la liberté » mais un « problème de la dominance abusive ». Des féministes pourraient y voir là un effet du caractère macho de l’être humain, mais c’est faux : l’exemple 4 était féminin, et l’exemple 3 autant féminin que masculin. [Au total, ma réponse a fait 1554 mots, presqu’autant que ce qu’avait écrit mon ami, mais cela me satisfait davantage, en termes de réponse à mes propres désagréments.]

------- Ajout (4) 30/08/2019 : « sale facile » (pseudo-morale)
   J’ai vu l’autre jour à la télévision l’interview de la dénommée Zahia Dehar ou un nom comme ça, actrice vedette du nouveau film « une fille facile », et célèbre pour avoir été la prostituée mineure à laquelle avait eu recours un très célèbre footballeur marié, avant qu’elle devienne mannequin millionnaire à forte poitrine sciemment exhibée. Elle disait dans cette interview quelque chose comme : toutes les femmes modernes se font traiter de « sale pute », alors qu’au contraire il s’agit de force résistant à la morale idiote, qui célèbre comme super-virils gagneurs les hommes qui multiplient les conquêtes féminines tout en condamnant les femmes faisant pareil (pour leur plaisir ou/et pour l’argent en quantité, arme faisant leur liberté).
  Toutefois, il n’y a pas que ce point de vue qu’elle combat et le sien : je vois au moins 3 classes de points de vue, et elle a oublié le mien (d’où mon désaccord) :
– Point de vue macho anciennement dominant : les hommes super-virils ont plein de femmes et les abandonnent c’est normal (chère « liberté » de Moustaki ?), une femme qui ferait pareil (Zahia, S.) avec les hommes serait une salope clairement abominable.
– Point de vue macha ou bestial tentant maintenant de devenir dominant : les femmes échangistes qui ont plein d’hommes et les abandonnent c’est normal (chère « liberté » de S. ?), c’est simplement être une femme forte, nouveau bien enfin reconnu.
– Point de vue romantique (qui est le mien) : les échangistes abandonneurs sont moches violents, tant hommes (à la Moustaki) que femmes (à la S.), la beauté humaine non-bestiale (pas obsédée sexuelle) me parait dans la fidélité romantique et/ou l’abstinence de fornication (sans conduire à la surpopulation et sans tuer les futurs bébés – avec avortements et pilule).


------- Ajout (5) 03/09/2019 : Slogan hurlé
  Je vois aujourd’hui aux informations (jour du grenelle contre les violences conjugales), une manifestation agitant une pancarte scandalisée « elle le quitte… il la tue !!! ». Autrement dit : la femme a le droit entier de casser un cœur masculin, jusqu’au suicide inclus, aucun problème : liberté de tuer, de ce côté ! Mais si le cassé réagit violemment à la violence source, alors il est exigé que la force publique l’écrabouille ! (Et spécifiquement parce qu’il est homme et qu’elle est femme, la notion de « féminicide » abominable bénissant l’abandonnée qui tuerait pareillement son abandonneur puisque ça ne tue aucune femme ! C’est sexiste au dernier degré, triomphe féministe en domination). Je ne suis pas d’accord : oui, ce cas de meurtre est un drame, mais ce n’est pas un meurtre d’innocente, c’est une réponse de violence tueuse directe à une violence tueuse indirecte. A mon avis, la séduction est une affaire immensément grave, à réserver à l’engagement éternel. C’était le principe du mariage, avant que la génération 1968/hippie au nom de la « liberté » fasse triompher les abandonneurs, les assoiffés de sexe sans sentiment aucun. Sylvie, en ce sens, avait « raison » de vouloir me faire interner chez les fous : la fidélité triste abstinente, romantique, est classée maintenant maladie mentale quand la frénésie sexuelle échangiste est décrétée normalité obligatoire… C’est abominable mais c’est au pouvoir (gauche comme droite ou centre).

------- Ajout (6) 04/09/2019 : Paradoxe commercial
  Alors que tous les politiciens clament qu’ici est le pays de La Liberté (par opposition aux horribles régimes décriés, classés ennemis), il me semble que la vie quotidienne est le contraire absolu de la Liberté complète : on n’est nullement autorisé à prendre ce qu’on veut (dans les magasins) sans en payer le prix, on n’est pas autorisé à prendre un bien public (genre banc dans la rue) pour se l’approprier chez soi. L’interdiction élémentaire du vol est une entrave à la liberté de prendre. Et ce n’est pas une contrainte propre au monde « civilisé/organisé » : même dans les tribus de chasseurs-cueilleurs, il est condamné de voler les baies qu’autrui a ramassées, ou le gibier qu’il a attrapé. Bref, le principe de société humaine (même « idéale » ?) ne semble nullement la liberté totale mais l’ordre gendarmé, les différences ne se faisant que sur les modalités de ce guidage sévère. En ce sens, la devise française « liberté égalité fraternité » parait idiote, puisque la liberté du famélique accapareur est bloquée pour préférer la liberté du propriétaire non-partageur. Pire : ce système inavoué est même contraire (ici maintenant) au principe démocratique visant le bien de la majorité, car une majorité d’acheteurs sont interdits de prendre/partager ce que garde jalousement une minorité de marchands. Bref, la « liberté », en tant que grande cause noble, semble surtout un mensonge.

------- Ajout (7) 06/10/2019 : Engrossées à 12-14 ans
   Il y a environ une semaine, les actualités télévisées ont informé que, dorénavant, en France la contraception serait gratuite aussi pour les filles de moins de 15 ans (donc plu’ « seulement à partir de 15 ans ») car il y a environ mille grossesses par an de filles âgées de 12 à 14 ans (et quand j'étais enfant vers 1973, un camarade d’école arrivé en cours d’année, exclu d’ailleurs, était ainsi classé « difficile », avec mère l’ayant eu à 13 ans).
   J’ai entendu cela, surpris par cette nouvelle mesure officielle, mais à la réflexion, ça me semble poser plein de questions en termes de liberté :
- Est-ce une bonne chose car maintenant les jeunes adolescentes ont la liberté de coucher sans devoir subir le traumatisme de grossesse ingérable à cet âge immature ?
- Est-ce une bonne chose car maintenant ceux qui veulent coucher avec des fillettes peuvent le faire plus librement (sans risquer de traumatiser leurs petites maîtresses) ? [Ce n’est pas clair, car un « poète » comme Moustaki peut avoir voulu dire « ma liberté c’était de coucher avec qui je veux comme je veux », un « intellectuel » comme Woody Hallen dans Manhattan et relations avec sa fille adoptive, peut avoir voulu dire « ma liberté, c’est de les choisir très très jeunes, j’adore ça », mais en face avec l’essor du féminisme on avait entendu il y a 1 ou 2 ans qu’en cas d’accusation de viol, accusation par les parents d’une fillette, l’accusé de viol ne peut plu’ invoquer l’excuse de relation-consentie qui n’’est plu’ légale dans ce cas, le jeune âge faisant que la fillette est affirmée inapte à consentir, donc tout acte sexuel avec une fillette vaut viol condamnable de prison (la pseudo-liberté de viol est évidemment interdite)].
- Puisque la pilule est à prendre préventivement avant l’acte sexuel, cela signifie-t-il, au nom du « devoir de précaution », que toutes les filles de 12 à 14 ans doivent prendre la pilule, imposée (comme un vaccin obligatoire) sans liberté de refuser ?
- Autrefois, les cours obligatoires (en sciences naturelles) d’éducation sexuelle avaient lieu en troisième, pour les jeunes de 14 ans, faut-il maintenant les déplacer en classe de sixième, pour les pré-adolescents de 11 ans ? En ôtant la liberté de protester aux parents « coincés »/traditionalistes choqués que soit ainsi annihilée l’innocence enfantine, la liberté de rêver dans les nuages ?
- Pour que les jeunes filles jugent en conscience, envisagent d’exercer une liberté (éventuelle) de refuser la pilule, faut-il les informer que la pilule tue les futurs bébés (principe anti-nidification des ovules fécondés), ce qui revient à tuer un bébé ultra-prématuré dans une couveuse ? Un enseignant catholique ou sensible aura-t-il la liberté de dire que c’est un assassinat ? Une enseignante féministe partisane de l’avortement aura-t-elle la liberté d’affirmer qu’avant naissance, l’embryon ou fœtus n’est qu’un vil objet jetable à la poubelle tranquillement ? D'autres enseignants auront-ils la liberté de cacher la question, peu gérable par des petits gosses ?
- Les électeurs détenant théoriquement le pouvoir démocratique ont-ils la liberté de contester cette mesure de leurs prétendus représentants (interdisant le référendum d’initiative populaire qui les empêcherait de jouir librement de faire à leur guise) ?

------- Ajout (8) 27/10/2019 : Cauchemar la nuit passée
  Sylvie chantait, une chanson qu’elle a écrite. Je ne me souviens plu’ des paroles exactes, mais le sens était qu’elle se lamentait que son grand amour (le vrai, le seul) ait été un homme infidèle (« libre » au sens « libertin » ?). Et qu’elle avait été incapable de suivre sur cette voie, d’imiter. Moi ça m’a réveillé en sursaut, choqué, scandalisé. Je me disais : mais quel scandale, au contraire c’est elle qui est infidèle détruisant des cœurs romantiques, largués rejetés après séduction active, et en ne pensant qu’au sexe en méprisant les purs sentiments, la tendresse. Si elle regrettait cette attitude chez celui qu’elle prétendait aimer, pourquoi avoir fait pareil ou pire ??? Et puis, quand elle avait dix-huit ans, elle disait qu’elle « connaissait maintenant les hommes », oui au pluriel, échangiste depuis le début apparemment, tout le contraire d’un cœur pur abimé par un salaud. L’autocontradiction me révulse, même imaginaire, pardon…

------- Ajout (9) 20/11/2019 : Slogan célèbre
   Aujourd’hui dans l’émission débat L’heure des Pros sur chaine télévisée C-News, le point principal abordé était le slogan de Mai 1968 « il est interdit d’interdire ! » (donc « liberté obligatoire ! »), tourné sous forme interrogative : « faut-il interdire d’interdire ? ». En effet, l’introduction estimait abusif l’empêchement de parler, de plaisanter. Cela faisait référence à 5 célébrités récemment condamnées par les donneurs de leçons, peut-être abusivement : Zemmour, Agazinski, Polanski, Finkielkraut, Hollande (condamnation des gens ayant diffusé Zemmour exposant sa thèse anti-islam, Agazinski empêchée de conférence aux étudiants car anti-PMA-homosexuelle, Polanski à film exigé à boycotter parce qu’il aurait violé autrefois, Finkielkraut poursuivi pour avoir plaisanté sur le viol des femmes, Hollande empêché de conférence aux étudiants car n’ayant pas instauré de salaire étudiant autrefois), Il était dit que la gauche ayant en 1968 combattu la censure pratiquée par les gaullistes avait retourné sa veste pour interdire maintenant à ses opposants de s’exprimer, devenant intolérants à leur tour, au nom de la bienséance ou autre. Un intervenant a osé émettre l’idée que c’était comme l’interdiction de nier le génocide arménien, mais personne n’a répondu, et il n’a bien sûr nullement envisagé de cesser d’interdire la négation du génocide juif, sans quoi il aurait été passible de prison (ce qui me parait le cœur du sujet, le contrexemple ultra-majeur ruinant tout, mais il semble interdit d’en parler, hum…).
   Parmi les éléments utiles entendus :
- Ce mouvement anti-liberté croissant pourrait être un délitement de l’aptitude à la nuance, avec simplification abusive, manichéenne, condamnant tout ce qui s’écarte du dogme simpliste imposé maintenant.
- Il a été mentionné que selon Rousseau, l’interdit fait partie du principe de société. Est interdit normalement tout ce qui trouble l’ordre public.
- Actuellement se fait sentir un poids grandissant du politiquement-correct, avec auto-censure des humoristes pour ne pas choquer une communauté.
- Quelqu’un a proposé de ne pas interdire mais critiquer. Au nom de la liberté de choix, les diffuseurs pourraient ne pas diffuser ce qui choque sans que ce soit de l’interdiction.
- Une autre personne a dit que critiquer très durement quelqu’un peut le diaboliser à tort, déformer sa parole, ruiner sa carrière ou œuvre éventuelle.
- Il a aussi été dit que par principe l’humour est (souvent ?) de la transgression, provocante, ce qui peut choquer évidemment certains.
- La discussion suivante a porté sur la nécessité d’interdire aux élections les listes islamistes, et il a été remarqué que ça semblait contradictoire avec le sujet « interdit d’interdire ».
  A mon avis, la liberté obligatoire n’est pas défendable : liberté d’assassiner, de violer, d’abandonner une fille enceinte (pour Moustaki ?) etc. non, bien sûr, selon moi. En sens inverse, l’ordre public exigé par les dictateurs cadenasserait tout le monde horriblement. Entre tout permettre et ne rien permettre, il y a des millions de limites possibles pour la ligne de partition (toutes pouvant prétendre incarner la liberté parfaite et juste, séparant bien de l’inadmissible). A mon avis, les possibles abus d’interdiction devraient être dénonçables, discutables sans interdiction, avec arguments expliquant la non-violence impliquée. La violence (condamnable) serait dans l’interdiction en face, de débattre posément.

------- Ajout (10) 12/01/2020 : « ± contre » la prétendue liberté, la prétendue tolérance
  Je me souviens avoir lu qu’à Toulouse, des drogués ou avinés hilares s’étaient amusés à couper des bras aux passants en se penchant de leur voiture avec une hache ou serpe ou machette… Avant de s’offusquer quand ils ont été arrêtés : « mais on faisait ça seulement pour s’amuser ! ». Là, je suis totalement contre cette liberté de s’amuser, contre la tolérance envers les violents tortureurs. Le problème est qu’en sens inverse, un dictateur (ou lobby dominant) peut hurler que quiconque ose douter de ses dogmes le fait souffrir atrocement, d’où besoin d’interdire pareillement la liberté de douter « sans violence (prétendue) ». Pas simple.
   A mon avis, personnel, le doute devrait être toujours permis, sauf quand il fait condamner des bébés, qui sont nés innocents. Exemple : le doute sur l’existence de Dieu serait permis (pas comme en théocratie tyrannique), le doute sur l’existence de la Shoah serait permis (pas comme en France depuis la loi Gayssot), le doute sur la moralité des sionistes serait permis (pas comme en France, projet de loi en discussion), le doute sur l’innocence de l’avortement serait permis (pas comme en France depuis la loi Veil), le doute sur le réchauffement climatique d’origine CO2 serait permis (pas comme en Europe moderne), le doute sur le bien-fondé de la Science expérimentale serait permis (pas comme en France et peut-être davantage), le doute sur l’existence du Réel serait permis (pas comme sous l’actuelle domination des psychiatres hors d’Inde). Par contre, ne seraient pas permis le doute sur le caractère humain des Noirs (apartheid, Ku-Kux-Klan), des nés-Juifs (nazisme, antisémitisme), des goys (Israélites dont Jésus-Christ selon l’Evangile très officiel de Matthieu), des esclaves (Occident jusqu’au 19e siècle), des Asiatiques ou Chinois (roman français de science-fiction que j’ai lu dans les années 1980), des étrangers (selon les nationalistes durs). [On pourrait dire ça sous forme « sauf racisme », mais le mot racisme a été trahi par un sens second sans aucun rapport avec la race, racisme anti-jeune, anti-vieux, anti-automobiliste, etc. pour animosité groupiste.]
   A titre de réserve à cette direction qui me satisfaisait en première analyse, je noterais quelques conséquences gênantes : cela autoriserait le doute sur la moralité/normalité des homosexuels, des gauchers, des introvertis, des rêveurs, des silencieux, des solitaires, des abstinents, des fidèles, des soumis, des logiciens matheux, etc.
   Finalement, je n’ai pas de solution générale exhaustive énonçable en loi, je n’ai que des avis ponctuels au coup par coup, possiblement avec désaccord vis-à-vis d’autrui. Et il me semble faux d’affirmer magnifique la tolérance clamant « même si je suis en désaccord avec vous, je veux que vous ayez l’entière liberté de clamer votre point de vue », car ça s’effondre quand le point de vue en question claironne que les sales nègres sont incontestablement des singes, que les sales juifs sont incontestablement des poux, que les sales jaunes sont incontestablement des fourmis, que les sales blancs sont incontestablement des monstres, etc. Bénir l’insulte conduit à la colère en retour, la violence au lieu de la paix, et chacun peut se dire insulté par un désaccord avec sa « vérité »…
   Enfin, on pourrait dire que c’est au juge d’en juger au cas par cas, mais les juges ne sont pas des surhommes supérieurement honnêtes (j’ai l’expérience de jugesse menteuse atroce, et avec l’officielle criminalité du discrédit envers la chose jugée, ça signifie que la prétendue justice est fondamentalement injuste). Ou on pourrait dire que c’est à la majorité des gens (adultes ?) d’en décider par référendum, mais 51% des gens (surtout à un endroit donné à un moment donné) peuvent se tromper (de bonne foi ou égarés par une propagande, explicite ou cachée en fausse objectivité/pluralité), c’est une utopie seulement d’espérer qu’elle est intrinsèquement sage, et comment gérer l’abstention qui peut être nombreuse voire majoritaire ? Pas simple, non.

------- Ajout (11) 03/02/2020 : Chanson diamétralement opposée
  J’ai le souvenir d’une chanson opposée à celle de Georges Moustaki « Ma Liberté » vantant l’inconséquence (de son zizi ?) : « Love isn’t free » de Dolly Parton (1972). Enfin, c’est peut-être du puritanisme étasunien ou protestant intégriste ou féministe engagé, je ne sais pas, mais les arguments m’intéressent de manière universelle. Je traduis :
  « "L'amour n'est pas libre". Les néons d'un chapiteau de cinéma [drive in] Disent que le spectacle d'aujourd'hui est L’amour est libre. Et à l'intérieur [de la voiture] un garçon et une fille ont un rendez-vous. Leurs copains sont partis, ils vont rester dehors tard. Un peu plus tard dans une voie pour amoureux, Ils se garent dans le noir avec leurs cœurs en flammes. Il dit "oh chérie viens vers moi, J'ai besoin de toi tellement et l'amour est libre".
Dans une petite pièce simple dans une maison de Chatanooga, Pour les filles qui ont besoin d'un ami et qui sont toutes seules, Elle attend une lettre qui ne vient jamais, D'un garçon qui n'admettra pas ce qu'il a fait. Elle a dû quitter l'école parce qu'elle ne pouvait pas supporter la honte. Son papa a dit qu'elle avait ruiné le nom de famille, Sa maman pleure sans dormir la nuit. Ce n'est pas un moyen de commencer la vie d'une jeune fille.
L'amour n'est pas libre, non, il n'est pas libre. Peu importe ce qu'ils disent, quelqu'un doit payer pour l'amour.
Dans un orphelinat, une triste petite fille, elle a six ans et est toute seule au monde. Elle sait maintenant ce qu'ils ne disent jamais. Qu'elle a déjà eu une maman mais qu'elle l'a trahie. Les gens viennent visiter mais ne choisissent pas Marie. Elle pleure à la porte, "personne ne m'aime". Et quelque part un garçon ne se soucie pas du tout Que sa larme à elle, la nuit, tache sa petite poupée de chiffon.
L'amour n'est pas libre, non, il n'est pas libre. Peu importe ce qu'ils disent, quelqu'un doit payer pour l'amour. Peu importe ce qu'ils disent, regardez qui paie pour l'amour.
»
   Mon commentaire : cette chanson pointe à raison le drame généré par l’homme forniqueur abandonneur se prétendant « libre », mais j’imagine qu’une objection évidente serait formulée s’il y avait débat et non discours unilatéral : « avec pilule contraceptive, et/ou avortement, l’amour libre ne crée pas d’enfant miséreux abandonné (et les salopes voulant faire prisonnier un mari payeur : elles n’ont qu’à s’en prendre à elles-mêmes, yeah !) ». Je soupire sans approuver mais je l’entends, virtuellement.
   J’émettrais une troisième voie d’opinion, qui change tout : à mon avis, l’amour ne se limite pas du tout à la fornication bestiale créant un enfant, je suis romantique et j’estime que la séduction platonique est déjà une forme intense d’amour bouleversant la vie, faisant victime s’il y a rejet ensuite. J’en conclus que oui, au nom de la liberté (en amour) des monstres (masculins comme féminins) font un mal terrible, acte de violence cachée. Puisque ça tue, par suicide auto-euthanasique, ça ne mérite pas le nom de liberté : il n’y a pas « liberté » de tuer, de violer, etc. La liberté n’est invocable que pour le bien ou le bénin, pas pour le mal destructeur ou tueur d’individus innocents. (Appeler ces victimes "malades mentaux/mentales" est une honte absolue, pas un jugement incontestable/sage du tout.)

------- Ajout 08/02/2020 : Pub éclairante
  Une publicité montrait une mariée hilare comme victorieuse, et un marié triste comme perdant (texte à https://www.younited-credit.com/pub-younited-credit : « Quand Myriam a insisté pour que Nicolas la demande en mariage, il lui a répondu ʺOui, ben euh, dès que j'aurais mon créditʺ. Il n'aurait jamais dû demander son crédit chez nous... », images à https://www.youtube.com/watch?v=NyZe5sdx1WE&pbjreload=10 ). Cela sous-entend que les hommes veulent garder leur liberté de célibataires couchant avec plein de femmes, en promettant éventuellement à chacune le mariage menteusement, or parfois hélas ils sont piégés avec obligation d’épousailles, ce serait une immense catastrophe masculine, une terrible victoire féminine. La chanson « Ma liberté » traduirait entièrement cela : le mâle poly-séducteur chérissant sa liberté chronique d’abandonner après fornication, et qui un jour hélas se trouve piégé.
  Je ne suis pas du tout d’accord avec ce principe. Moi mâle j’aurais volontiers épousé celle que j’aimais mais elle a dit non à tout (même camaraderie avec revoyure ce qui aurait été mon idéal), pour finalement s’avérer une échangiste s’amusant à séduire et abandonner plein de « conquêtes » comme proies. Ça n’a rien à voir avec masculinité ou féminité, c’est une affaire de fidélité ou échangisme.
   Certes, peut-être qu’il y a 80% d’hommes échangistes (20% de fidèles) et 80% de femmes fidèles (20% d’échangistes), je n’aurais simplement pas eu de chance de tomber sur le mauvais numéro. Et certes, la publicité ne montre qu’un cas courant sans prétendre que c’est systématique. A supposer que les pourcentages ci-dessus soient vrais (?), cela donnerait en probabilités :
64% (normalité) Femme fidèle Homme infidèle
4% (mon cas hélas) Femme infidèle Homme fidèle
16% (idéal 1950) Femme fidèle Homme fidèle
16% (Idéal 1980) Femme infidèle Homme infidèle.
   Ça expliquerait tout, mais c’est triste.

------- Ajout 07/03/2020 : Autre chanson encore
  Un ami me répond/désapprouve (après mes propos ci-dessus) : « Personnellement je ne généraliserais pas le comportement masculin ou féminin. ». Ce à quoi j’ai contre-répondu : « C’est un petit malentendu je crois. Quand je fais une modélisation explicitement hypothétique de type 80%/20% dans une classe et 20%/80% dans l’autre classe, c’est tout le contraire d’un mode de généralisation abusive type 100%/0% dans une classe et 0%/100% dans l’autre classe affirmé comme incontestable. »
   Ladite généralisation, effectivement abusive condamnable, je l’entends de mon fils chantant une chanson que je ne connaissais pas : « les hommes sont tous les mêmes (…) infidèles ». Cherchant les paroles sur Internet, je confirme (quoique je ne comprenne pas que ce soit chanté par un homme, écrit par un homme apparemment, singeant une femme féministe ? apparemment oui d’après le clip https://www.youtube.com/watch?v=CAMWdvo71ls à chanteur travesti en femme, sans ridicule) : « Vous les hommes êtes tous les mêmes. Macho mais cheap bande de mauviettes infidèles. (…) Tous les mêmes, tous les mêmes, tous les mêmes et y en a marre. ». C’est totalement faux insultant injustement : il y a quelques hommes non macho (non écraseurs-dominateurs) et fidèles, il y a quelques femmes infidèles. Clamer la négation de cela (via affirmation catégorique concernant « tous ») est idiot, ou serait criminel (au titre de l’accusation mensongère) si les lois étaient justes, ce qu’elles ne sont pas.
  Il y a aussi un autre couplet moins facile à contester : « la vie c'est des enfants (…) Ah oui pour les faire, là tu es présent. Mais pour les élever y aura des absents » Là, c’est un peu différent : à l’ère de la pilule contraceptive, la plupart des hommes veulent jouir du sexe sans enfant, alors… si leurs femmes calculent qu’en ne prenant pas la pilule cela générera des enfants comme elles veulent (c’est le fameux droit au « désir d’enfants » clamé par les féministes pro « PMA pour toutes »), c’est en un sens leur problème à elles, et en mettre la charge sur le dos des maris est injuste (cela peut être accepté éventuellement mais comme un geste généreux, pas comme un requis indiscutable, valant condamnation en cas de réserve ou manque d’assiduité à l’éducation de ces enfants).
  Cela concerne le sujet ici traité parce que la liberté comporte deux aspects pour les hommes hétérosexuels : 1/ fidélité à leur compagne ou non (et compagne unique ou non), 2/ astreinte à s’occuper de ses enfants ou non (et enfants reconnus ou enfants générés). Quoi qu’il en soit, je désapprouve Moustaki chérissant sa liberté d’abandonner maîtresses et enfants, et il est totalement faux d’affirmer que tous les hommes sont comme lui (à l’âge où il se considérait libre).
   Dernier point, partiellement hors sujet ici, le mot « cheap » (« bon marché et d’une qualité douteuse » selon la définition Google), cela semble signifier un contraire de « fournisseur de luxe, très riche », or ça me semble un contresens. Je constate que les femmes admirent/préfèrent les riches, les champions, les célébrités, et donc ce cheap est une insulte vis-à-vis d’un homme, comme « peu séduisant », mais c’est aberrant en vis-à-vis du terme « infidèle ». Le modèle humain classique, par exemple dans la tradition arabe (et mormon ?), est que l’homme riche dominant a plein de femmes (harem ?) alors que l’homme pauvre non-dominant est seul, ou s’il a la chance d’être accepté par une quand même, il la garde précieusement, fidèlement sans aller voir ailleurs, c’est tout le contraire de « mauviette infidèle ». Clamer « je préfère les riches, et j’exige d’eux la fidélité » semble une absurdité, de femelle dominante n’ayant rien compris aux mécanismes en jeu. Si c’est un homme qui l’a écrit, c’est normal qu’il n’ait rien compris, mais c’est nul.

------- Ajout 04/04/2020 : Cauchemar
   Cette nuit, j’ai fait un rêve assez horrible.
   Enfin, ça commençait gentiment ou quoi : j’étais au CES (futur « collège »), en classe de musique, où j’étais nul (classé « handicapé musical » par le prof moustachu), et devant moi chantaient (comme le prof l’exigeait de tous et toutes) les jolies Thu-Van et Sylvie. Chantaient la chanson de Moustaki « Ma liberté, longtemps je t’ai gardée, comme une perleu rareu… ». Et puis, dans ce rêve, on se situait maintenant dans un hôpital, département couveuse de bébés prématurés, et Sylvie, chantant cette même chanson, débranchait son bébé, puis le prenait par un pied, et l’emmenait (tête en bas) aux toilettes pour dames, en l’enfonçant dans le trou des cabinets, tirant la chasse d’eau, et appuyant avec le balai à chiottes car la tête coinçait un peu. « Ma liberté, longtemps je t’ai gardé… Yeah, opération Restore Hope, yeah ! Avortement libre ! Comme ça, je vais pouvoir continuer à me taper des tonnes de mecs tranquille : des juifs riches, des noirs musclés, miam-miam, pas l’autre connard platonique fidèle à la con, berk ! Qu’on l’enferme ou qu’il crève, c’est ma liberté qui compte ! ». Et moi qui la prenais pour un ange de douceur, victime des méchants, je… pleurais. Liberté ? Liberté de tuer ?
   A quinze-seize ans, elle était la plus jolie fille du monde, et son visage était angélique, mais quand je l’ai revue à 18 ans, son visage était fatigué vidé, sans que je comprenne. En fait, sous pilule de fornication « libre » (avec ceux qu’elle choisissait), elle était hormonalement transformée en femme enceinte, épuisée par ce « travail » ou quoi. Et sa pilule tuait déjà les futurs bébés, sans avortement à six semaines mais en empêchement de nidification (d’ovule fécondé) à 1 jour. Pareil : éliminer comme objet indésirable l’être humain indésirable (ou futur humain comme le bébé végétatif en couveuse)…
   J’entends certes la clameur féministe « l’avortement, c’est la liberté de disposer de son corps », mais ça me rappelle mon grand frère, hyper-jaloux m’ayant brimé toute mon enfance et devenu adulte père choyant ses enfants, en m’expliquant « c’est pas pareil, mes enfants : c’est moi ! ». Donc, avec la liberté de disposer de lui-même, il devrait selon les féministes avoir le droit de tuer ses enfants, non ? Je trouve ça horrible.
   Enfin, j’ai conscience que ma réaction n’est pas celle d’un sauveur venant à la rescousse d’enfants, bébés et futurs bébés, menacés de mort ou tués, le principe est que je guéris ma passion aberrante envers Sylvie, pour me réexpliquer « non, elle n’était pas la pluss gentille du monde, mais une très très méchante horrible… une tueuse déguisée en victime, un dragon déguisé en tortue… ». Je ne sais plu’ quand, en réponse à un docteur en consultation je crois, j’avais dit d’elle qu’elle était la personne m’ayant poussé par la fenêtre, en Juillet 1998, enfin pas directement, mais ça valait mise à mort. Pour « sa liberté » (sexuelle sans gêne). Je commence à l’intégrer, difficilement tant d’années après, ça va aller.

------- Ajout 01/05/2020 : Encore une autre chanson
  J’ai entendu par hasard une chanson à musique assez jolie, et j’ai essayé d’écouter si j’en entendais le titre. Ça semblait « il n’y a pas d’amour sincère » (ou « censure » étrangement). Avec l’aide précieuse du moteur de recherche Google, j’ai trouvé le titre quasi instantanément : « Amour censure » par Hoshi. Etonné, j’ai demandé les paroles, trouvant le site « avec explication » à https://greatsong.net/paroles-amour-censure-hoshi . Cette chanson veut dire que la liberté en amour doit inclure l’acceptation de l’homosexualité (je suis d’accord) et « la PMA pour toutes » (que deux lesbiennes puissent faire un enfant avec procréation in vitro). Or, sur ce dernier point, je ne suis pas d’accord : je suis contre la PMA pour qui que ce soit, comme je suis contre l’avortement et la pilule anti-nidification : le principe de la PMA consiste à fabriquer 10 ou 20 embryons, à en implanter 5 en espérant que ça marchera pour au moins 1, et jeter les autres (« futurs bébés ») à la poubelle, ou au congélateur oubliette avant expiration-poubelle dans X années. Je ne suis pas d’accord avec cette prétendue « liberté » de tuer. Appeler ça « amour » me parait un contresens. Le désir d’enfant est un caprice ne légitimant pas les meurtres commis – et s’il est répondu que le futur bébé ne ressent pas, rien, ça s’applique tout autant aux bébés hyper-prématurés éventuellement assassinés en couveuse, avec punition (compréhensible) comme 25 ans de prison, sans que des avocats en face puissent invoquer une « liberté d’éliminer (pour convenances personnelles/par préférence individuelle) ».

------- Ajout 19/05/2020 : Deux idées en plus, concernant la liberté
  Une publicité télévisée actuellement (pour Canal+) cite le poème de Paul Eluard « Liberté », égrenant plus ou moins un « (partout) j’écris ton nom : liberté ». Cela va très bien dans l’air du temps : « la France c’est la liberté partout, c’est le contraire de l’étranger mauvais, avec les dictatures syrienne, iranienne, nord-coréenne, et les très suspects Chine, Maroc, Egypte, Arabie Saoudite, Turquie, Lybie, etc. ». Mais je ne suis absolument pas d’accord : depuis la loi Gayssot des années 1990, la liberté d’opinion est morte en France, la résistance au dogme étant punie de prison, officiellement ! (et pas du tout à la demande du peuple – aucun référendum à ce sujet, et vote en douce par les faux représentants parlementaires). Toutefois, autant j’adore plusieurs poèmes d’Eluard, autant je considère sa lucidité nulle ; je me souviens qu’il a écrit « je ne voudrais pas être travailleur, ou bien en URSS », ce qui tout à la fois méprise les travailleurs de peine et encense la dictature stalinienne aveuglement, c’est très moche. Par ailleurs, cette publicité me semble malhonnête : la chaîne Canal+ payante se bat (discrètement) contre le partage gratuit de films (puisqu’elle fait payer pour cela et veut faire condamner la concurrence moins chère ou à prix nul), donc clame la liberté de choisir son film mais se bat en fait contre la liberté de partager généreusement (sans faire du fric avec). Le bla-bla inconditionnel sur la liberté glorifiée totalement est idiot.
  Coïncidence, j’ai aperçu ce matin une nouvelle MSN sur la loi Avia « contre la haine sur Internet » ( https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/affaire-laetitia-avia-dex-collaborateurs-vont-porter-plainte-pour-harcèlement-moral/ar-BB14fo5e?ocid=spartandhp ), accusant la personne en question (ce qui m’intéresse peu) mais aussi un lien vidéo vers une interview critique de Marine Le Pen affirmant au sujet de cette loi : « c’est l’un des pires reculs depuis 200 ans sur la liberté d’expression ». J’ai écouté l’argumentaire en question, et je le trouve très convaincant – même si je suis totalement antinationaliste aucunement suspect de connivence avec les Le Pen. Ce qui est dénoncé est une privatisation de la censure, les plateformes menacées financièrement supprimeront tout ce qui « peut poser problème » (à certaines minorités organisées pour dénoncer tout ce qui leur déplait). J’en déduis personnellement que mes sites clarifiant les fausses accusations d’antisémitisme et racisme seront supprimés, traités (à tort total) de haine raciste antisémite. Selon la loi maintenant, l’accusation – même malhonnête – vaudra bannissement, sans plu’ de débat contradictoire, sans plu’ d’intelligence discursive. C’est fini, les accusateurs menteurs triomphent, leur puissance est promue, leur pouvoir de nuisance trouve couronnement. La liberté de pensée est morte en ce pays. Sans le dire, en affirmant le contraire même (faire le bien).

------- Ajout 20/05/2020 : Liberté et « libéral »
  A propos de politique, un ami contradicteur me traite de « libéral de droite » ce que je dénie complètement (je pense me situer très à gauche de l’extrême-gauche), mais dans nos discussions, ça s’est embrouillé avec l’idée de « démocratie libérale » que je disais distincte du principe de démocratie proprement dit – qui peut être dictature de la majorité. Bref, suis-je libéral (pour la liberté, pour la démocratie libérale) ou/et anti-libéral (contre la liberté, contre l'économie libérale) ? La question ne permet pas de réponse satisfaisante, dans la mesure où le mot liberté est un amalgame, presque idiot :
– Je suis contre la liberté de tuer son prochain : en ce sens il pourra toujours y avoir quelqu’un me traitant d’antilibéral affreux.
– Je suis contre l’interdiction de penser avec intelligence critique (pensée que les autorités classent en irrespect du Bien prouvé): en ce sens il pourra toujours y avoir quelqu’un me traitant de libéral affreux.
  Sur le plan socio-politique, toutefois, c’est un autre amalgame qui me frappe :
– Je suis contre la liberté du riche d’exploiter les pauvres (ou je suis pour l’interdiction d’exploitation esclavagiste ou semi-esclavagiste, et pour la condamnation des religions du Livre toutes esclavagistes) : en ce sens, je suis anti-libéral.
– Je suis contre l’interdiction des frontières ouvertes sans xénophobie active (ou je suis pour un monde uni) : en ce sens, je suis libéral.
  Bref, le mot « libéral » est presque vide de sens, comme « liberté ». Il pollue la réflexion plus qu’autre chose, empêchant de penser clairement.

------- Ajout 27/06/2020 : Autre publicité faisant réfléchir douloureusement
  Je suis choqué par une publicité télévisée, un peu ancienne mais qui repasse en boucle en ce début d’été ( https://www.youtube.com/watch?v=na9mrNKdESM « Schweppes glisse sur le comptoir du bar »). Clairement, il s’agit de dire aux femmes, public cible numéro 1 : « jouissez de la vie, buvez ce soda ». Et cela passe par une course (pas sportive mais en vêtements de soirée et hauts talons), en agrippant un homme au passage, comme pour le consommer par choix féminin d’homme objet, puis s’enfuir encore, se retourner à peine mais continuer à courir en rigolant. Je vois là symbolisé un encouragement à « séduire et abandonner », et ça me choque. Oui, c’est une liberté dont quelques femmes (ou plein de jeunes femmes) jouissent, mais les abandonnés peuvent en mourir de chagrin. C’est très célèbre en sens inverse, avec les hommes séducteurs coucheurs abandonneurs (de filles enceintes), mais c’est classé « salauds » (thème du livre « on ne badine pas avec l’amour » qu’on nous avait raconté au collège à 14 ans, en 1978), ici il semble rappelé que les femmes ne mettent pas les hommes enceintes donc elles peuvent en toute liberté s’amuser à jouer à ce jeu-là. Je ne suis pas d’accord : c’est un jeu tueur, qui a failli me tuer deux fois (1979-1998 pour la même demoiselle), et je trouve ça immensément horrible, condamnable, pas du tout à encourager par message télévisé répété (et financièrement intéressé).
  [La version Internet ( https://www.youtube.com/watch?v=X1dGBnMlcqg ), plus longue que la version télévisée (46 secondes au lieu de 15 secondes), comporte quelques images supplémentaires, notamment : 1/ avant que la fille se retourne, rigole et continue à courir, on aperçoit deux hommes courant derrière elle et ne ressemblant pas spécialement au bellâtre agrippé avant, mais peut-être à des surveilleurs-protecteurs payés par la famille riche et encombrant la fille libre ; 2/ dans un parc, l’héroïne embrasse sur les lèvres une statue féminine nue, et ça pourrait être une incitation à l’essai bisexuel ou bien incorporer les lesbiennes/gays dans le public cible encouragé à jouir sans réserve aucune – type attitudes coincées antihomosexualité comme pour le soda « taux excessif de sucre » ou « mauvais pour la santé ».]

« Liberté intérieure » revue et corrigée
(analyse critique du livre « A nous la liberté ! »)
par Di Férand, 28/07/2019

  Le site était initialement consacré à la liberté amoureuse, sujet grave à mon avis (très anormal), tout en mentionnant d’autres libertés problématiques (plus ou moins célèbres), mais un autre sujet, a priori pas polémique, porte sur la « liberté intérieure ». objet du livre (publié cette année 2019) de M.Ricard, A. Jollien, C.andré, et je vais ici l’analyser à ma façon.

• (page 12) « Car si l’homme ne nait pas libre mais le devient, tout un entrainement de l’esprit est requis. » Il faudra voir comment ce sera expliqué, mais ça me parait peu convaincant. Cas de l’esclave : il ne nait pas libre mais, épuisé au travail constant, il n’a guère le loisir d’entrainer son esprit à ce qu’il préférerait. Cas de l’occidental commun : il nait libre de hurler au moindre désagrément et les parents qui oseraient désapprouver ces injonctions hurlées (« pleurs de bébé ») sont désapprouvés voire condamnés (on nait libre puis on perd cette liberté).
• (page 12) « se déprendre du qu’en-dira-t-ton, quitter le narcissisme, l’égoïsme qui nous tirent vers le bas, autant de défis qui appellent un engagement. » Si c’est la réponse exprimant le programme de ce livre, c’est très ambigu. Par exemple, des parents en méditation sont dérangés par leur bébé qui hurle, alors l’égoïsme dirige vers continuer la méditation tranquille en disant crotte au gêneur, au contraire le qu’en-dira-t-on dirige vers se précipiter pour obéir au bébé-roi (pour ne pas être condamnés comme parents indignes), comment quitter ces deux voies tout à la fois ? A part le bébé qui hurle, je vois deux autres exemples suscitant une autre crainte (l’égoïsme groupiste inavoué) : des Juifs pourchassés par les Nazis et appelant à l’aide, des faméliques du Tiers-Monde appelant à assistance les Occidentaux surconsommateurs. Au nom de la tranquillité intérieure, ces cris dérangeants pourraient être ignorés, en évitant la condamnation du qu’en dira-t-on grâce à la complicité entre égoïstes s’approuvant les uns les autres (collabos, xénophobes, etc.). Assister autrui est effectivement une injonction infinie, externe, piégeant hors de la focalisation sur la liberté intérieure (qualifiable d’égoïste peut-être). Ces objections sont tout le contraire de ce que dit le livre ici.
• (page 13) « nous préserver des passions tristes, des réflexes, de l’égoïsme, de la prison des habitudes ». Je suis à moitié en désaccord : durant deux décennies j’étais suicidaire et je serais mort si j’avais repoussé les réflexes vitaux (respirer, boire) et les habitudes (manger, travailler), bref loin de conduire assurément au bonheur, ce projet peut conduire à la mort. La liberté de se tuer est estimable à mon avis, mais critiquée avec de solides arguments faisant autorité (et ce livre n’aurait jamais été publié s’il ne s’était pas couché sous le dogme en la matière). Si cela n’a pas été perçu, c’est fautif sur le plan de la pensée. Peut-être qu’ils parlent d’autre chose, mais ils oublient une part essentielle de la question. A mon sens le slogan « à nous la liberté ! » devrait avoir un volet « liberté de nous tuer nous-mêmes », donc exigence de mise en vente libre des barbituriques, pour s’endormir éventuellement sans plu’ se réveiller, auto-euthanasie généreuse (et évitant la surpopulation, sauvant écologiquement la planète…), sans être condamné à mise à mort très douloureuse, terrifiante. Ça ne serait jamais publié, non, donc il s’agira de bla-bla passant à côté du sujet, au moins en grande partie.
• (page 14) Le moine bouddhiste (Matthieu R) présente une déclinaison du principe popularisé par le Bouddha : « ne plu’ vouloir pour ne plu’ souffrir de ne pas avoir », mais il passe à côté de mon objection principale au bouddhisme : le Bouddha et les moines bouddhistes ne devraient pas parloter et mendier, ils devraient par cohérence se taire (sans vouloir convaincre) et mourir de faim (sans vouloir manger). Ils s’éteindraient dans la paix infinie (le nirvana), échappant à la réincarnation, piège infernal selon le Bouddha né en Inde avec les légendes locales. L’idéal du Bouddha correspond à la mort athée : le néant. Le piège de la faim, de la soif, (et de la respiration, par exemple si une toile me tombe sur la tête ou si mon visage se coince dans l’oreiller) ne doit donc pas ruiner la liberté intérieure, et l’exercice numéro 1 de la force mentale serait de résister à cette agression externoïde (commandant acte vers l’extérieur), pour aboutir à la mort façon athée, facile. Ne pas l’envisager est manquer de cohérence, ou mentir, blablater pour cacher la contradiction.
• (page 14) « nous sentant moins vulnérables, nous sommes moins centrés sur nous-mêmes et nous ouvrons à autrui (…) tout le monde y gagne. » Ça me semble du bla-bla trompeur, genre politicien. Je prendrai un contrexemple : la publicité Tota-Tola intoxique les gens en les persuadant que boire ce soda les rendra heureux ; le sage bouddhiste résiste et n’achète pas ce soda mensonger, mais il est totalement faux d’en conclure que les employés/chefs/actionnaires de cette compagnie gagneront aussi à ce non-achat, ici appelé à se généraliser, d’où faillite, ruine des familles concernées, des emplois indirects, etc. Affirmer sans envisager la contestation, c’est un manque d’intelligence critique. Pas sûr que les interlocuteurs ici relèvent cette faute de raisonnement. [En relecture : non, ils n’y ont rien vu, chacun parlant n’importe comment, content de lui-même, avec soutien amical des autres.]
• (page 17) Le philosophe (Alexandre J) répond : « Spinoza, Nietzsche, Freud (…) des illusions qui nous enferment dans NOTRE monde, loin du réel. » C’est faux, abusif, et grave à mon sens. La psychiatrie et la loi (occidentales) combattent activement la fuite vers le rêve, imposant férocement de considérer que ce qu’elles appellent « notre » monde (partagé) est Le Réel incontestable, avec punition chimique ou carcérale des esprits osant en douter (douter vraiment, sans bla-bla érudit vide, se couchant sous les conventions en usage ici et maintenant), l’exigence de réalisme enferme les esprits.
• (page 18) Le psychiatre (Christophe A) cite Montesquieu : « la liberté, c’est le droit de faire ce que les lois permettent », et l’approuve pour la « liberté extérieure », en dehors de sa « liberté intérieure chérie ». C’est criminellement idiot, à mon avis. En dictature (royale catholique à l’époque de Montesquieu), les lois interdisent de douter du dogme, et ce « penseur » trouve ça très bien, alors que c’est une entrave absolue à la liberté de pensée, vraie liberté intérieure. Et ce n’est pas un problème lointain dans le temps (Inquisition) ou l’espace (Corée du Nord) : il y a pareil chez nous en France 2019, mentant ouvertement sur la Liberté : la loi Gayssot (de 1990) et la jurisprudence contre le doute (au sujet de la Shoah) punissent de prison et ruine la liberté de pensée qui oserait ne pas se cacher menteusement à chaque seconde comme exigé. Le penseur lettré, nul en logique, n’y a rien vu, donc les leçons qu’il va donner sont invalides, et il n’a pas mérité ses diplômes et salaires, droits d’auteur.
• (page 18) « notre liberté, extérieure ou intérieure, menacée par la maladie » écrit encore le psychiatre. C’est une vue scientiste que je classe en partisane et même incompétente. La psychiatrie a en effet défini la « rationalité pathologique » (classée dans la paranoïa je crois, ou schizophrénie si cela conteste le dogme réaliste) : les argumentations imparables qui sont socialement classées mauvaises se voient arbitrairement déclarées maladives, prétendant qu’un truc chimique dysfonctionne dans le cerveau. Alors que c’est une interprétation sans preuve, négationnant activement la liberté argumentaire. En ce sens, ce n’est pas la « maladie » qui entrave la liberté mais la société, avec son bras armé qu’est la psychiatrie, faussement scientifique/médicale. Certes, en dictature, le dissident pourchassé est évidemment un être souffrant, en conclure que c’est « donc un malade mental » constitue un abus éhonté. Celui-ci a été dénoncé par les Occidentaux dans le régime soviétique ennemi (classant l’individualisme en maladie mentale), dans l’Islamisme ennemi (classant l’athéisme en maladie mentale), mais sans envisager que pareil a lieu ici, avec d’autres dogmes (le Réel, l’existence d’autrui, la Shoah). Je signalerai par ailleurs un abus atroce, commun hélas : la conscience professionnelle, quand elle conduit à mal vivre le mensonge commercial et pseudo-scientifique, est classée maladie mentale (je suis en invalidité professionnelle à ce titre psychiatrique), ce qui n’a aucun rapport avec une cause neurochimique malencontreuse.
• (page 19) « Dégager du temps pour (…) se réjouir d’être en vie. » A mon avis, c’est loin d’être une sagesse libre, il s’agit d’une autosatisfaction à gober les lieux communs ambiants, religions du Livre et scientisme athée. Sans envisager l’éternelle réincarnation indienne, l’éternel changement de rêves solipsiste, etc. Un psychiatre adorant répéter les lieux communs et « soigner » des penseurs osant contester les dogmes et malversations discrètes… et qui donne des leçons de liberté, c’est totalement inaudible. Moi, j’ai réfuté la psychiatrie, et si ce type était vraiment libre ainsi, il devrait renier le lavage de cerveau qui l’a endoctriné, diplômé, il devrait rembourser les salaires qu’il a indûment touchés, mais non : il blablate seulement, très content de lui. Ça m’intéresse très peu.
• (page 24) « ces libertés, qu’elles soient intérieures (s’affranchir de nos peurs et de nos habitudes) ou extérieures (nous libérer de nos attachements excessifs et de nos dépendances) ». Je n’y comprends rien : je classe au contraire la peur en extérieur (peur que le cancer de ce corps soit douloureux, m’empêchant de rêver intérieurement), l’habitude en extérieur (le fait d’aller travailler empêchait de rester rêver), l’attachement excessif en intérieur (celle que j’aimais n’était qu’un souvenir, sans lien avec la personne vraie refusant qu’on se revoie).
• (page 25) « le Dalaï-lama disait que nombre d’entre nous se croient libres alors qu’ils ressemblent à des vis qui tournent dans leur trou sans jamais en sortir. Il faisait allusion à l’illusion de liberté que nous entretenons lorsque nous poursuivons notre train-train quotidien. » Je ne suis pas d’accord du tout : le train-train extérieur me semble au contraire un cadre tranquille ménageant des heures entières pour rêver librement. Si je perdais ce train-train sécurisant, il n’y aurait plus sécurité mais vigilance constante face à l’imprévu envahissant, empêchant de rêvasser librement.
• (page 27) « La liberté implique (…) l’acquiescement au réel ». Je ne comprend pas cette leçon prétendue philosophique, sage. En quoi brider l’utopiste, le cadenasser menacé pour lui faire accepter les dominations en place, ce serait aller dans le sens de faire grandir la liberté ? Au contraire à mon avis, la liberté numéro 1 est de rêver, construire des modèles imaginaires, oublier le dur réel (ou dur cauchemar si ici est un rêve à moi).
• (page 32) « tordre le cou aux tyrans pulsionnels (…) l’accord parfait qui règne chez le sage ». C’est faux chez le sage vivant, semble-t-il : le premier tyran pulsionnel est l’envie de respirer, boire, manger, alors tordre le cou aux tyrans pulsionnels, sans mentir, ferait mourir (à en croire scientifiques et sens commun réaliste). Donc de faux sages blablatant font le contraire de ce qu’ils prétendent. C’est la supercherie du bouddhisme pratique.
• (page 33) « l’incapacité à tenir ses engagements et ses résolutions. Par exemple, je souhaite (…) faire plus de sport ; mais je n’y parviens pas. (…) paresse ». Le discours me parait faux, ici il s’agit de dire « je n’arrive pas à faire plus de sport car je ne suis pas libre ». Je répondrais l’exact contraire : « tu veux vraisemblablement faire plus de sport car tu n’es pas libre mais soumis aux discours prétendant que le sport est nécessaire à la santé ». Bref, invoquer la liberté se fait n’importe comment, avec contradiction fréquente, pas perçue en l’absence d’intelligence critique (comme j’en montre ici, contestant presque chaque page – mais n’ayant pas la parole : ce sont eux qui sont publiés, applaudis, pas les libertés qui osent déranger).
• (pages 33-34) « cette funeste contradiction entre ce qu’il serait bon de faire et ce que l’on fait, correspond à l’un des trois aspects de la paresse. » Erreur, le discours dit là que la paresse est à combattre pour retrouver la liberté intérieure, mais c’est à mon avis l’exact contraire. D’où vient l’idée « ce qu’il est bon de faire » ? Si c’est comme faire du sport (activité physique), quand on n’a aucune tendance à aimer écraser autrui faible, au contraire, c’est qu’on s’est laissé endoctriner (par les blouses blanches, dont l’école et les médias affirment qu’ils disent le vrai, sans connaître les immenses réserves épistémologiques à cela), écrasant la liberté individuelle de juger soi-même.
• (pages 35-36) « tenir des résolutions, c’est tout simplement difficile ! (…) stopper (…) des pensées (moins de pensées négatives ou pessimistes) (…) développer (…) des pensées (cultiver les pensées optimistes) (…) cortex préfrontal inférieur « . Je ne suis pas d’accord. J’ai été témoin à mon travail d’escroquerie en bande organisée, et exclu professionnellement/« médicalement » pour avoir contesté ces pratiques, en quoi aurait-il été meilleur pour la liberté que je prenne les choses sous un angle positif (« c’est bien pour faire du fric », « on s’en fout, que les clients aillent se faire foutre, ils sont cons, on a raison de les berner », « si ce n’est pas nous qui le faisons ce sera d’autres », etc.) ? M’obliger au point de vue positif, non critique non logique, sous peine d’exclusion, à mon avis clair et net c’était le contraire de ma liberté de rester honnête, de refuser la complicité de fraude, refuser le mensonge (auprès des clients et instances officielles, françaises et américaines, à supposer qu’elles ne soient pas achetées)… Mais non, ici des blablateurs dénués d’intelligence critique ne posent pas la question qui dérange les puissants riches fraudeurs, dominants. Apparemment, affirmer (n’importe quoi) vaut pour eux Vérité révélée, bon sens incontestable supérieur génial, moi je trouve que c’est nul, insultant le lecteur. Je vais exercer ma liberté de clore ce livre-là, en le déclarant mal pensé.

------- Ajout 10/08/2019 : "Philosophie"
   La personne qui m’a prêté ce livre me répond : « Tu culbutes facilement le raisonnement des auteurs en prenant des (bons) exemples dans le domaine de la liberté politique ou économique, mais il s’agit pour eux d’autre chose : la liberté individuelle, la liberté philosophique ! ».
  Euh, les deux me semblent liés intimement : en Union Soviétique, la philosophie individualiste, non groupiste, était punie de prison (sauf à rester muette sans rien dire ni écrire) ; en France 1990-2019+, la philosophie sceptique est punie de prison (sauf à rester muette sans rien dire ni écrire). Sachant que les psychologues exhortent l'individu à s’exprimer, pour ne pas ressasser intérieurement ses idées jusqu’à la névrose ou le suicide, la liberté intérieure est poussée vers l’extérieur, direction : prison ! Liberté intérieure (non cachée) interdite, punie !
  Les trois auteurs ne me paraissent pas sincères ou pas lucides, sur le plan philosophico-politique :
– Le bouddhiste devrait affronter la situation : la maxime « Tout est illusion » du Bouddha est punie en France de 2 ans de prison pour antisémitisme ! (non-respect de la Shoah, dogme officiel absolu).
– Le philosophe et le psychiatre devraient affronter la situation : le doute cartésien, nullement résolu honnêtement, est puni/« soigné » en France par abrutissement médicamenteux ou internement psychiatrique pour schizophrénie (confusion Rêve/Réalité).
  Quand la liberté intérieure est ainsi claquemurée par les dominants dictant les lois et prétendues vérités, se défaire microscopiquement des pressions publicitaires ou familiales me semble bien passer à côté du sujet, pour l’essentiel. Enfin, si ces trois là y ont gagné un mieux-vivre, tant mieux pour eux personnellement, mais ils sont immensément loin de faire le tour de la question – et ils prennent la place chez l’éditeur/libraire de gens ayant bien plus grave à dire. C’est une sorte de mascarade, prétendant traiter la question « comment progresser en liberté intérieure » sans fâcher les autorités (législateurs et prétendus experts).

------- Ajout 01/09/2019 : Liberté urinaire…
   La liberté intérieure étant en partie l’intouchabilité par les injonctions du monde extérieur, j’en viens à repenser à une interview vue dans un reportage télévisé. Une mendiante Sans Domicile Fixe y répondait que Oui, en général, elle se pissait dessus, sans s’astreindre à rejoindre des toilettes. Pour ce qui est de chier, elle essayait quand même d’éviter de faire sur elle-même, à cause de l’odeur, mais elle le faisait parfois, tant pis, d’accord.
  Oui, en un sens c’est ça la liberté première : révoquer (incroyablement) le tout premier commandement parental « pipi caca popo ! »… Les blablas sur la liberté intérieure, de la part de moutons obéissant aux commandements sociétaux d’aller servilement aux toilettes, ça ne parait pas sincère, ça semble du bla-bla superficiel anecdotique. Au contraire, je proposais au bouddhiste de résister à l’envie de manger et de boire, pour trouver le Nirvana, et cela au passage évite les envies d’uriner et de déféquer, irrépressibles apparemment et culpabilisées sauf action d’aller « où il faut » sociétalement. Mais pour cela, il faut sérieusement bousculer les dogmes, ce n’est pas un sujet de parlotte publiable. Cela me semble achever de prouver que ce livre ne vaut rien (compte tenu du recul qui est le mien).