Pas d’accord avec la constitution française : pourquoi ? comment ?
par A. Nauh, 29-30/04/2022
Introduction
Analyse
Bilan sur ce sujet
Dernuer ajout

Introduction
  J’avais depuis longtemps entendu que le parti de gauche franche (ou extrême ?) « La France Insoumise » voulait abandonner la 5e république française et sa constitution pour bâtir une 6e république. Cela a continué avec l’élection présidentielle 2022 (c’était écrit en clair dans la brochure électorale de ce parti), et le candidat Mélenchon a été éliminé au 3e rang, avec 22% des voix, score élevé, pas qualificatif pour la finale mais pas négligeable du tout. Quant à l’autre challenger majeure, finaliste, Le Pen, elle a été accusée d’être d’extrême-droite (coupable, et même sous-entendue horrible, ignoble, dictatoriale) car voulant recourir au référendum (donc au peuple ayant théoriquement le pouvoir en démocratie, au sens propre pas république) au-delà de ce que permet la constitution (de la 5e république). De mon côté, mes désapprobations vis-à-vis du principe républicain à faux-représentants dominants, sont clairement anti-républicaines, et il serait peut-être plus clair que je décortique la constitution pour pointer ce qui me paraitrait à changer, idéalement. Je rappelle que, né en 1963, je n’étais pas « votant » (ni même vivant) lorsque cette constitution a été soumise à référendum, en 1958 m’a-t-on raconté. Personnellement, je ne l’ai jamais approuvée par vote, je me sens entièrement libre de la contester, intellectuellement, même si une loi dictatoriale l’interdirait éventuellement, ou la constitution elle-même si elle pratique la circularité comme les mauvais Droits de l’Homme 1948, faussement dits universels. A voir en détail, simplement.

Analyse :
  (La source est en ligne à : https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur . Version « 1 Janvier 2015 »)
• « Préambule. Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale (…) »
   Hein ? Quoi ? Ce n’est pas vrai du tout ! Ou bien suis-je exclu du peuple français parce que cette constitution le proclame ? Du coup, mes critiques relèvent de la légitime défense. Enfin, je ne me sens pas « fier membre du peuple français » (franchouillard xénophobe), je suis simplement un adulte né ici, de famille dite française depuis plein de générations, donc on me dit Français sans que je le clame et revendique, et j’ai été forcé à m’inscrire sur les listes électorales, non par adhésion à ce texte de merde mais parce que le maire de ma ville, qui m’empêchait de recevoir ma fiancée étrangère, refusait de recevoir les non-inscrits. Bref, ce texte est mensonger, dictatorial, ça part immensément mal, ouille-ouille-ouille… Dans le détail, j’ai d’immenses reproches à la déclaration des Droits de l’Homme, alliée aux nationalismes xénophobes (pléonasme) et aux religions massacreuses et terroristes (religions du Livre) et je suis anti-frontière puisque les invasions d’Amérique et Israël n’ont nullement été condamnées et punies (donc l’équité implique la libre migration absolue). Personnellement, je serais d’avis de mettre à la poubelle ce paragraphe, choquant et inutile.
• « En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la république offre aux territoires d’outre-mer qui manifestent la volonté d’y adhérer (…) »
   Ce n’est pas du tout une humaniste invitation au monde entier (ce qui aurait eu un sens universaliste honorable, éventuel) : la Belgique ou la Suisse, nullement « outre-mer », ne sont pas invitées. Donc il s’agit des conquêtes militaires de la France passée et qui n’ont pas encore obtenu (ou même réclamé) leur indépendance. Or moi je condamne ces conquêtes militaires, que je juge illégitimes.
• « l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité »
   Ce n’est pas vrai : la loi Gayssot contre le doute a démoli la liberté d’opinion sans violence, l’égalité est contraire à la loi aussi (les élus ont le privilège d’élire les sénateurs, interdit aux petites gens), la fraternité est immensément contestable (quand on est un petit frère ayant été maltraité par un ainé).
• « et conçues en vue de leur évolution démocratique. »
   Ce n’est pas vrai : la démocratie directe est interdite, pour faire perdurer un système oligarchique à dominants décidant au nom du peuple. Ils sont prétendus représentants mais ce n’est plu’ crédible depuis la trahison du référendum de 2005. Donc c’est l’intégralité du préambule qui me semble mériter la poubelle. Mais ce n’est pas encore du contenu. A suivre.
• « Article premier. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »
   Affirmer que la France est une république indivisible est contradictoire avec la libre détermination des peuples. Si le peuple corse veut son indépendance, celle-ci est interdite par cette affirmation d’indivisibilité alors que le préambule avait affirmé la libre détermination, c’est contradictoire, nul, et mensonger, affreux. Quant à la laïcité à la française, c’est une alliance aux religions tueuses et terroristes, c’est atroce. Quant à dire que cette République est sociale, la gauche le conteste quand la droite a le pouvoir, accusée d’être anti-sociale (je n’affirme pas qui a raison, mais il me semble y avoir débat complexe, il n’y a pas à parachuter une réponse dans la constitution en amont). Quand un « président des riches » taxe les pauvres et défiscalise les riches, ça ne me semble pas « social », même si j’imagine qu’il y aurait des arguments contre, ce serait à discuter, je me contrefous des affirmations parachutées, comme ce que fait ce texte officiel, illégitime à mon avis. (On ne peut même pas dire qu’il indique ce qui devrait être, car ceux qui ont fait le contraire n’ont pas vu leurs lois rejetées pour inconstitutionnalité.)
• « Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. »
   C’est stupide et c’est grave : les croyants vénérant des textes sacrés terroristes appelant au meurtre sont jugés innocents (jusqu’à ce qu’ils passent à l’acte, ou même après l’acte s’il est jugé qu’il y a prescription, comme pour les assassins d’Amérindiens au 19e siècle ou de Palestiniens en 1948), c’est une usine à massacreurs. Et s’il y a de secrets adeptes de religions aztèques ou grecques antiques, ceux adorant les sacrifices humains se voient bénis par cette constitution (du moment que les actes liés restent secrets : ils peuvent parfaitement dire qu’ils adorent tuer, il faut simplement qu’ils ne soient pas pris en flagrant délit de ce faire). Quant à la race, j’ai entendu dire que les scientifiques affirment que ça n’existe pas, pourquoi affirmer ici qu’elles existent ? c’est du racisme actif, condamnable. Pour l’origine, c’est un mauvais jeu de mots : pour l’accès au statut « citoyen », il y a discrimination explicite en chassant les étrangers (ou les non-Européens, peut-être avec l’évolution des lois), donc discrimination sur l’origine, puis une fois la citoyenneté éventuellement acquise, on prétend qu’il n’y a aucune discrimination quant à l’origine, c’est une farce, une fausse prétention à la moralité.
• « Elle respecte toutes les croyances. »
   C’est un mensonge absolu depuis la loi Gayssot et jurisprudence contre le doute. Par ailleurs, ne sont évidemment pas respectées les croyances selon lesquelles les Noirs sont des singes ou les homosexuels sont des pervers à généreusement brûler vifs pour les délivrer du Diable. Pourquoi ce texte affirme-t-il n’importe quoi ? avec condamnation de quiconque ose objecter, c’est abominable.
• « Son organisation est décentralisée. »
   C’est immensément douteux : il y a eu plusieurs lois de décentralisation sous cette 5e république (d’après Google ; 1982-86, 2003-2004, 2021-22), trouvant l’antérieur affreusement trop centralisé insupportable donc à changer, quoique affirmé décentralisé déjà. C’est du bla-bla immensément nul, cette constitution (à moins que ce petit mot ait été ajouté le mois passé par révision constitutionnelle, je n’en ai pas entendu parler).
• « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux (…) »
   Attention, les nouvelles coutumes semblent exiger la condamnation de tels propos, dits outrageusement transphobes, niant qu’il y ait des individus respectables ni hommes ni femmes mais entre les deux. Enfin, ce n’est pas moi qui dirais ça, mais je vois un immense souci de cohérence dans la notion de « égal », égalité n’étant pas équité, et certains propos exigeant discrimination positive pour qu’une inégalité pratique favorise l’égalité finale. Ce n’est pas clair, il y aurait des choses mille fois pluss importantes à dire, bien avant, mais c’est déjà raté, par alliance au nationalisme et aux religions tueuses. Ce texte ne vaut rien. Si j’étais prof, je le noterais sur 20 entre 00 et 01, à suivre au cas où les développements ultérieurs soient brillants changeant tout, mais rien n’incite à l’envisager.
• « Titre premier. De la souveraineté. Article 2. La langue de la République est le français. »
   Je n’aime pas bien cette affirmation, qui me semble condamner abusivement 5 autres possibilités, pas totalement idiotes :
- Les langues dites régionales pourraient être localement la langue de la République, si les populations en décidaient (voir préambule), pourquoi l’interdire ?
- Une langue étrangère (malien ou arabe par exemple) pourrait être dans un quartier la langue de la république si les habitants l’exigeaient.
- Une langue vivante internationale pourrait être préférée, contre le nationalisme xénophobe : anglais étasunien ou chinois mandarin (en version pinyin alphabétique j’espère), par exemple
- Une langue artificielle pourrait être préférée comme dans le reste du monde, comme l’espéranto (que je suis en train de découvrir personnellement à l’âge de 58 ans seulement, hélas).
- Une langue française simplifiée pourrait être inventée, reléguant aux poubelles puantes ce qui s’appelait en 1958-2022 la langue française.
• « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. »
   Je ne comprends pas l’intérêt de dire un truc pareil dans la constitution. Mon frère est daltonien, n’est-il donc pas Français ? Il voit la différence entre le blanc et le noir, et le jaune vif (« ça c’est une vraie couleur »), mais le reste est à peu près tout pareil (bleu, rouge, gris, vert), il a le permis de conduire mais en se repérant sur « allumé en haut stop, allumé en bas go ». Et si des gens préfèrent un autre drapeau, moi ça m’est totalement égal, pas besoin de guerre ni de haine pour ce truc totalement artificiel. J’ai entendu à la télé que quelqu’un pissant sur le drapeau, ou se torchant avec, est passible de prison si c’est notre drapeau, je ne vois pas du tout pourquoi. Voler des milliards, mentir comme un arracheur de dents en campagne électorale, ce ne serait pas bien grave, mais faire un truc un peu sale avec un bout de tissu ça enverrait en prison ? Ce sont les rédacteurs de ces lois qui me paraissent les plus blâmables.
• « L’hymne national est "La Marseillaise" ».
   Atroce. Cette constitution me parait condamnable au titre de « appel au meurtre pour haine raciale ou xénophobe ». La phrase atroce est « qu’un sang impur abreuve nos sillons » appelant au meurtre sanguinolent, et de qui ? Pas des ratés selon tel critère biologique genre groupe sanguin mais puisque il s’agit de l’hymne national, guerrier en guerre contre l’étranger, c’est de la xénophobie fanatique prétendant l’étranger « de sang mauvais » et appelant à le tuer. C’est cela qui mérite prison, à mon avis, l’avoir écrit puis promu puis chanté fièrement. Quelle horreur. Je préfère un chant national parlant de fleurs et petits oiseaux, sans appel à la haine tueuse de l’autre, comme une mauvaise caricature de ce que le nationalisme a de pire.
• « La devise de la République est "Liberté, Égalité, Fraternité". Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »
   Pour la première partie, je l’ai déjà contesté dans le préambule Ensuite : c’est faux, ce n’est pas ce qui se fait. Ce n’est pas le peuple qui gouverne mais les élus, qui ne le représentent pas comme l’ont prouvé l’abolition de la peine de mort contre l’avis populaire puis la trahison du référendum de 2005, sans compter toutes les lois impopulaires décidées en grande routine, en matière fiscale notamment. Le « pour le peuple » me parait aussi très suspect d’être un slogan menteur en faisant le contraire, comme le montre la fiscalité assommant les petites gens et ménageant des niches privilégiées aux riches copains des gouvernants (« optimisation fiscale »).
• « Article 3. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »
   C’est faux : les représentants (prétendus) peuvent trahir le peuple impunément sans le représenter en rien, et sans être punis (même pas de non-réélection s’ils sont d’accord entre eux, tous pourris oui). Quant au référendum : en France le peuple n’est pas autorisé à le décider, c’est le dominant qui décide, qui écrase, qui domine. Le peuple est doublé. On l’invoque menteusement.
• « (…) Le suffrage peut être direct ou indirect (…) »
   Le suffrage indirect contrevient à la devise « égalité » : les grands électeurs étant investis d’un pouvoir interdit aux petites gens. C’est célèbre aux USA : le gagnant en nombre de grands électeurs est souvent différent de ce qu’aurait été le gagnant en nombre total de voix comptées à égalité. Le suffrage indirect est un système pourri, pour sur-représenter certains secteurs, votant plutôt dans le sens voulu par les gens écrivant la constitution. C’est une manœuvre honteuse, déloyale.
• « Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. »
   Là encore, ce devrait maintenant être interdit, au nom de la transphobie inadmissible. Autre sujet pas évident : est-ce que les handicapés mentaux profonds ont le droit de vote ? Pas simple de répondre… Mais il y a plus sérieux : selon le mot célèbre de Macron contre les non-vaccinés covid (détestés pour leur résistance à son dogme à lui, leur lucidité en matière de risque cancérigène et autre), certains citoyens détestés du président ne seraient plu’ citoyens mais sous-citoyens, ont-ils encore le droit de vote ? (ils n’ont déjà plu’ de salaire et pas de droit à l’assurance chômeurs, pour les soignants)… Aucun procès pour inconstitutionnalité n’est intervenu là encore, la constitution semble donc complice pourrie, approuvant les détournements de sens, loin de la base généreuse de départ.
• « Article 4. (…) La loi garantit les expressions pluralistes des opinions (…). »
   C’est faux : la loi Gayssot persécute l’opinion sceptique, punie de prison. Quand a frappé la crise covid19 était aussi en préparation une loi du parti gouvernemental punissant l’opinion antisioniste comme crime de droit commun, pas seulement la version antisémite mais la version humaniste tout autant ! Mais la constitution ment, ou le système ment, violant la constitution sans alarmer en rien le Conseil Constitutionnel pourri (et achetable : on l’a vu dans la crise covid affirmer tout puis son contraire, pour donner dans presque tous les cas raison aux dirigeants – ou bien je confonds avec le Conseil d'Etat).
• « Titre II. Le Président de la République. Article 5. Le Président de la République (…) est le garant (…) du respect des traités. »
   C’est faux : le traité de Non-Prolifération Nucléaire, chapitre Désarmement, est enfreint depuis 1968 par les 8 présidents sur 8. Avec totale impunité, et même silence absolu, je n’en ai été informé que quand le micro-parti humaniste l’a crié pour des élections législatives, me conduisant à lire le traité en question, effarant ! (et il n’aurait jamais été signé par le monde entier sans cela, bien sûr que les dominés menacés n’allaient jamais approuver de continuer à être dominés menacés). Tout semble organisé pour le règne de la pourriture et du mensonge ; dans ces conditions, la constitution peut effectivement dire n’importe quoi, trahi en grande routine systématique : aucune importance. On ne brandit la constitution, au mot près, que là où cela arrange les forces au pouvoir. C’est une honte totale.
• « Article 6. Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. (…) »
   Il est célèbre que cela a été modifié : 7 ans puis 5 ans, avec référendum voulu par le Président Chirac parait-il, je n’étais pas là, hospitalisé cassé en petits morceaux en 1998-2000. Je n’ai pas approuvé cette constitution modifiée, pas davantage que l’initiale. Enfin, je ne sais pas si laquestion posée portait juste sur la durée ou sur la constitution globale avec cette modification. Je trouve la réponse dans Wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_constitutionnel_fran%C3%A7ais_de_2000 ) : « Appelés à répondre à la question "Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle fixant la durée du mandat du président de la République à cinq ans ?", les électeurs se prononcent pour le "oui" à une large majorité (73,2 % des suffrages exprimés), mais dans un contexte d’abstention (69,8 % des inscrits) et de bulletins blancs ou nuls (16,1 % « des votants) records. » Donc ça ne demandait pas d'approuver globalement la constitution modifiée, apparemment.
• « Article 7. Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. »
   Ok, c’est une façon de faire, mais elle est très critiquable. Si 90% des électeurs sont insatisfaits des deux finalistes et s’abstiennent, sera déclaré représentant des Français celui qui par exemple en satisfera 6% (contre 4% pour son adversaire). C’est une totale négation de la représentativité, ça ressemble à une modalité à peu près quelconque du « n’importe quoi ». Même sans théorie hypothétique, le gagnant cette année a été choisi je crois par 29% des exprimés, 20% du total, 80% étant contre, mais ces contre sont minorés par le calcul pourri pour oublier qu’ils sont la vraie majorité. Ça donne un gagnant, mais illégitime moralement, selon mes valeurs (« heureusement » que le gagnant s’arroge le droit d’imposer ses valeurs et punir celles d’autrui…). Et c’est même trop compliqué embrouillé pour que beaucoup de gens perçoivent le scandale et fassent une révolution. Ça semble calculé, pourriture de haut niveau…
• « Le scrutin est ouvert sur convocation du Gouvernement. »
   Hein ? Cette écriture me semble incroyable : si le gouvernement ne décide pas d’ouvrir le scrutin, il reste indéfiniment en place sans réélection ? C’est ce qui semble écrit.
• « En cas de vacance de la Présidence de la République (…) ou d'empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les fonctions du Président de la République, (…) sont provisoirement exercées par le président du Sénat (…) »
   Je ne savais pas qu’il y avait ainsi en France l’équivalent de l’impeachment étasunien. Si Bill Clinton a failli se faire mettre à pied pour s’être fait sucer par une stagiaire tout en étant marié, je vois mille raisons bien plus graves de considérer empêchés tous les présidents français que j’ai connus (de loin) : de Mitterrand menteur à Macron semi-dictateur. Mais en France, ce n’est pas appliqué, le système se protège visiblement, ce ne sont pas les opposants qui font les choses mais les dominants, qui ne se privent pas de dominer, avec abus de pouvoir systématique. Cette constitution ne semble les brider en rien, donc est mal écrite.
• « Article 8. Le Président de la République nomme le Premier ministre (…) »
   Pourquoi y a-t-il deux chefs ? (un président et un premier ministre) Ce n’est pas justifié, c’est donc nul en pouvoir de conviction, ça semble parachuté comme fait du prince, pour que le grand grand chef n’ait rien à foutre s’il le souhaite. Il y a ça dans plein de pays du monde, mais avec – au-dessus du premier ministre – un guignol simplement là pour couper les rubans, mais pourquoi élire celui-ci au suffrage universel et pas le premier ministre ? Si c’était une proposition de constitution, je mettrai la note 0/20 avec commentaire « à refaire, réfléchissez, soyez convaincant, sans parachuter n’importe quoi ».
• « Article 9. (…) Article 10. (…) Article 11. Le Président de la République (…) peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. »
   Je crois que c’est cet article qui a été jeté dans les dents de Marine Le Pen pour dire que le texte de la constitution interdit tout autre référendum, ce qui semble faux, peut-être ne donne-t-il là qu’une liste partielle, sans caractère exhaustif, ce n’est pas précisé. Et en quoi consulter davantage le peuple que sur quelques trucs ultraprécis serait-il dictatorial anti-démocratique ? Pas du tout, c’est hyper-démocratique anti-républicain au sens où ça remplace la dictature des élus par la voix du peuple, ce que considèrent intolérable ces élus, pourris, oui, antidémocrates prétendant le contraire, menteusement. Mais c’est cohérent avec le fait que les dominants classent l’adjectif « populiste » comme insulte : préférer le peuple entier aux dominants seuls, c’est pour eux insupportable, ils sont aristocrates en fait, en jurant le contraire. Cet article en a donné la possibilité, en ne disant pas que le référendum était à sujet illimité et valeur exécutoire, n’en déplaise aux élus éventuellement. Ce serait à réécrire, avec davantage d’honnêteté.
• « Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative (…) ne peut avoir pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an. (…) »
   Ce faux référendum d’initiative populaire, datant je crois de Sarkozy en 2007-2012, exige de ne pas froisser le système puisqu’il faut l’appui massif de parlementaires et pas du peuple seul. Par ailleurs, il ne me semble avoir pour sens principal que de faire immédiatement opposition à une nouvelle loi en fait très impopulaire (donc antidémocratique décidée par de faux représentants), alors qu’exiger que ça ne porte que sur de vieilles lois ruine cette logique. Il ne reste qu’une mauvaise comédie, faisant semblant de donner un peu de pouvoir au peuple. Et ça n’a jamais été utilisé depuis plus de 10 ans. Je me rappelle avoir vu passer l’enquête auprès du peuple pour la revente d’Aéroports de Paris, et cette enquête achevait de biaiser menteusement le truc. Je ne sais plu’ en quel sens c’était, mais je voulais exprimer l’avis « je suis pour qu’un référendum décide, et pas le gouvernement », or cette réponse était interdite, il fallait que je coche vouloir telle ou telle réponse sur cette nationalisation, le contraire de la position gouvernementale si mes souvenirs sont assez précis ce qui n’est pas sûr. Bref, sous alibi de prétendue enquête, on m’interdisait d’approuver le référendum si je n’approuvais pas telle réponse au sujet du référendum. C’était malhonnête, et je n’ai pas menti, je n’ai pas signé, je les ai traités de pourris et je suis sorti du formulaire à remplir, pour ne plu’ jamais y retourner. Les journalistes ont menti ensuite, affirmant que seuls tant d’électeurs avaient approuvé ce référendum, ce qui était faux puisque le texte m’en avait empêché, minimisant le décompte. Au plus grand bénéfice du gouvernement, je crois, et soit des riches investisseurs soit des fonctionnaires privilégiés, deux groupes opposés méprisant pareillement le bas peuple.
• « Article 12. (…) dissolution de l'Assemblée nationale. (…) Article 13. Le Président de la République signe les ordonnances (…) »
   J’ai entendu parler de ce gouvernement par ordonnances, le gouvernement décidant sans se soumettre à l’Assemblée qui a une opposition. A ce stade de la constitution, il n’a pas été question de la composition de cette assemblée, donc il est difficile d’affirmer que c’est un mode semi-dictatorial de pouvoir, celui-ci semblant déjà implicite avec ce qui précède : entre les deux échéances d’élection présidentielle séparées de 5 ans, le président semble pouvoir tout faire, tout commander, tout exiger, tout punir, comme un roi capricieux se fichant éperdument de ce qu’en pense le peuple (qui lui a donné les pleins pouvoirs, apparemment, contraint et forcé).
• « Il nomme aux emplois civils et militaires de l'État. (…) »
   Je n’aime pas ce système, à chefs hyper-payés nommés par le pouvoir pour le servir, aux dépens éventuels du peuple.
• « Article 14. (…) Article 15. Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale. »
   Je suis tout à fait opposé à la confusion entre pouvoir politique et habilitation à déclarer des guerres sans demander l’avis du peuple. Donc à requérir la mobilisation et appeler « morts pour la France » les pauvres gens condamnés à se faire tuer sur ordre : ils sont morts non pour servir la France mais pour obéir au dictateur les commandant avec intransigeance sévère de type militariste. Ce sont des victimes et non des héros. Et le monstre ne me parait pas tant le camp d’en face mais le commandeur ici les ayant envoyés sous la menace se faire buter. Les présidents peuvent inaugurer trois ou dix commémorations chaque année, ils ne me convaincront en rien de leur légitimité, selon moi ce sont des monstres aux mains couvertes de sang. Je note au passage que la prétendue « défense nationale » est devenue « attaque militaire des régimes ne plaisant pas à notre président, hélas élu ».
• « Article 16 (…) pouvoirs exceptionnels »
   Jamais il n’est consulté le peuple pour décider les trucs graves d’urgence. Ça ressemble à la guerre russo-ukrainienne, où le président a décidé de faire massacrer son peuple plutôt que d’être lui remplacé. Je trouve ça monstrueux, c’est un abus de pouvoir (sciemment antidémocratique) valant à mes yeux meurtre de masse. Effectivement, s’il y a une attaque militaire subie, il n’y a pas le temps d’organiser quinze jours de débats populaires pour vote, mais il faut des garde-fous pour que ce soit l’intérêt du peuple qui prime et non celui des politiciens (non représentatifs en France comme l’a prouvé leur trahison du référendum sur l’Europe).
• « Article 17. (…) grâce à titre individuel »
   Ça n’est pas dit en clair, mais la grâce ici signifie suppression des punitions judiciaires. Et la constitution semble avoir changé car quand j’étais enfant, chaque nouveau président graciait collectivement tous les procès-verbaux routiers mineurs des X derniers mois, mécanisme que des associations hurlaient augmenter les mauvais comportements au volant et donc la mortalité routière. C’est peut-être mieux, mais ça voudrait dire que c’était pourri au départ. Par ailleurs, s’il y a besoin de grâce c’est que la prétendue Justice est injuste, et c’est cela qu’il faudrait réparer, casser, pas accepter les atrocités et parfois intervenir à la fin ponctuellement, et tant pis pour tous les autres. L’expérience de la Justice française que j’ai est qu’il s’agit d’une injustice organisée punissant les innocents au bon vouloir des juges dictateurs. Il faudrait tout changer. Y compris les lois, parfois horribles comme la raciste loi Gayssot bénissant le génocide amérindien.
• « Article 18. (…) Article 19 (…) Titre III. Le Gouvernement. Article 20. Le Gouvernement (…) dispose de l'administration et de la force armée. (…) »
   Ce n’est pas dit en clair mais cette force armée semble la police (via le ministre de l’Intérieur) et l’armée (via le ministre ses armées, appelé je crois autrefois ministre de la Défense). Là encore, le peuple n’a que le droit de taire sa gueule, les gouvernants dominent, écrasent, en toute impunité pendant 5 ans, c’est antidémocratique et moche, mais ça se prétend démocratique et grandiose. J’ai été amusé d’entendre qu’en Belgique, avec leur système à eux d’alliances obligatoires pour gouverner, le pays est resté dix ou vingt mois sans gouvernement, sans problème, comme si le gouvernement ne servait à rien, c’est intéressant à entendre. On voit certes, à chaque fait divers, le ministre de l’Intérieur se rendre sur les lieux, avec trois mille policiers en protection (ne seraient-ils pas mieux utilisés à protéger la population ?), et s’il n’y allait pas ou n’existait pas ça ne changerait rien à rien.
• « Article 21. Le Premier ministre (…) Article 22. (…) Article 23. (…) Titre IV. Le Parlement. Article 24. (…) Il comprend l'Assemblée nationale et le Sénat. »
   A quoi sert-il qu’il y ait deux chambres ? Ce n’est pas expliqué, donc parait très refusable, coûtant très cher pour une utilité indéterminée. Si c’est une question de contre-pouvoir, ça pourrait se faire au sein d’une assemblée unique, avec mode différent de scrutin ou périodicité différente (cf. élections « mid-term » aux USA).
• « Les députés à l'Assemblée nationale, dont le nombre ne peut excéder cinq cent soixante-dix-sept, sont élus au suffrage direct. Le Sénat, dont le nombre de membres ne peut excéder trois cent quarante-huit, est élu au suffrage indirect. Il assure la représentation des collectivités territoriales de la République. (…) »
   Ces nombres énormes pourraient laisser croire à une super-représentation du peuple, mais pas du tout ! Le scrutin uninominal à deux tours favorise le centre (les extrêmes pas en finale s’alliant presque toujours au centre contre l’autre extrême en finale). Aucun besoin de cette colossale masse d’énormes salaires à verser pour un système mal pensé, non représentatif. Le Sénat est encore moins représentatif du peuple puisque pas élu par lui, refuge pour les copains refusés par le peuple, évidemment chers payés par les impôts extorqués sous menace policière. Ce n’est pas un système juste et équilibré, c’est de la merde pure. En instruction civique, on nous faisait réciter le nombre de députés et sénateurs, mais en interdisant les objections, punies, c’était de l’endoctrinement à la stupidité suiviste, et ça marchait, moi je suis rebelle de ce côté-là, « anormal ». Davantage logique et moral, à mon avis, que ces pourris menteurs en bande organisée.
• « Article 25 (…) délimitant les circonscriptions (…) »
   J’ai entendu dire qu’autrefois, ces délimitations étaient l’occasion de magouilles pourries : pour maximiser le nombre d’élus de droite (voulus par leurs copains de droite décidant ces délimitations), les campagnes peu peuplées votant à droite quand les villes très peuplées votaient à gauche, les villes entières ne faisaient pas l’objet de grandes circonscriptions en nombre d’élus, mais chaque quartier de ville était associé à une immense étendue de campagne pour mettre en minorité les voix citadines. Puisqu’aucune notion d’équité n’apparait dans cette constitution, ces magouilles étaient permises, voire encouragées compte tenu de la pourriture latente en la majorité des dominants, égoïstes groupistes.
• « Article 26. Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé (…) ou de toute autre mesure privative ou restrictive (…) »
   J’ai entendu parler de cette « immunité parlementaire » (et de l’immunité présidentielle, immunité diplomatique), c’est une négation flagrante du principe d’égalité, les petites gens étant seuls broyés par la prétendue « Justice », c’est une honte. Oui la Justice est injuste, mais il n’y a pas à en protéger que les dominants, du moins en régime prétendant servir le peuple et pas la caste dominante. Une fois encore, cette constitution me semble toute pourrie, intrinsèquement. Je me souviens en 2002 avoir dû voter pour le gangster Chirac, protégé par l’immunité présidentielle pour ne pas payer ses détournements d’argent public, parce qu’il y avait pire en face, un candidat 100% anti-étranger, mais à mon avis Chirac aurait dû être condamné normalement et remplacé par un autre. Enfin, après sa présidence double, il a fini par être condamné, mais acquitté pour raison d’âge ou de santé, régime de faveur spécial célbrités puissantes. C’était affreux, mais organisé par la constitution. De même, que des parlementaires votent une loi criminelle, en faisant taire l’opposition, ne serait pas punissable après coup quand l’opposition parvient au pouvoir à l’élection suivante, puisque les parlementaires sont non-poursuivables. Ce n’est pas juste, c’est un privilège, façon royale ou aristocratique, anti-égalité totalement. Certes, sans cet article, les majoritaires feraient enfermer leurs opposants, mais il y a d’autres moyens de contrôle, je pense notamment au référendum, qui devrait pouvoir sanctionner tout abus commis par les dominants trahissant le peuple.
• « Article 27. Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel. (…) »
   Quoi ? Interdit d’exiger qu’un élu respecte ses promesses ? Et il est libre de décider n’importe quoi selon son humeur personnelle sans consulter en rien ses électeurs ? Cet article me parait un pur scandale. C’est de l’escroquerie anti-peuple en bande organisée. Pas étonnant que les dominants classent le populisme dans le camp du mal, et fassent ignorer leur qualificatif mérité de populophobes…
• « Article 28. (…) Article 29. (…) Article 30. (…) Article 31. (…) Article 32. (…). Article 33. (…). Titre V. Des Rapports entre le Parlement et le Gouvernement. Article 34. La loi fixe les règles concernant (…) les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l'indépendance des médias ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens (…) »
   C’est faux : avec la crise covid19, les libertés fondamentales ont été foulées au pied, avec interdiction de sortir de chez soi sans autorisation requise officiellement, interdiction d’aller passer un examen à l’hôpital (en suivi de cancer en cours par exemple) sans se soumettre à obligation vaccinale à risque inconnu menteusement affirmé garanti très faible par la science (en disant secrètement crotte au principe de la science expérimentale pour préférer l’argument d’autorité), etc. Quant au pluralisme il est illégal puisque la loi Gayssot interdit la liberté d’opinion. Et pour la défense nationale, je trouve honteux les « sujétions » (synonymes : soumissions, conditions d’esclave) commandées par ces dominants en disant merde au peuple, astreint à obéir, sous la menace. Suis-je autorisé à hurler de douleur et mettre cette constitution immédiatement à la poubelle ? Ou dois-je m’infliger la torture de continuer à gober ces horreurs ? Jusqu’ici, je crois avoir trouvé zéro bonne mesure, qui m’aurait conduit à le dire. Non, atrocité totale, multi-confirmée. Hum, je souffre, mais allez, je continue, quitte à passer beaucoup plus vite. Pour survol envisageant de découvrir quelque chose de majeur, mais j’en doute fort, et la note zéro sur 20 est déjà acquise. Zéro pointé, avec lettre aux « parents » et passage en « conseil de discipline », non, je rigole, je pleure…
• « les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l'État (…) »
   Je trouve ce sujet malsain, des politiciens incompétents en gestion décidant des privilèges fonctionnaires dont sont privés les employés du privé traités bien plus durement. Cet abus génère une injustice flagrante, une rancœur tenace, avec presque menace de guerre civile. A mon avis, un état en déficit doit ajuster sa masse salariale comme toute entreprise, sans aucune garantie d’emploi à vie. Avec déficit chronique, l’Etat français n’est nullement en position d’être un employeur hyper-généreux, tous ces privilèges mis sur la dette seront à rembourser par les générations futures, c’est moralement criminel, mais légalement « vainqueur », « intouchable », tout pourri dirais-je. Quant aux militaires, il faudrait préciser le sens ici du mot Etat : ce n’est nullement la population française, consultée en rien, mais exclusivement les caprices belliqueux du président, envoyant ces gens tuer et se faire tuer, en étant lui pénalement non poursuivable quand il fait tuer quelqu’un, c’est absolument effarant.
• « Les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation. Elles s'inscrivent dans l'objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques. »
   Hein ? Comment peut-il être écrit que l’objectif est l’équilibre quand on est négatif systématiquement depuis 1981 ? Manifestement, l’objectif est trahi en grande routine, sans que le conseil constitutionnel émette de rappel à l’ordre, il est donc confirmé complice injuste malhonnête.
• « Article 34-1. (…) Article 35. La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. »
   Ce n’est pas clair et semble mal exprimé, en effet je devine deux significations différentes qui sont possibles avec ce même texte : 1/ A priori, le Parlement autorise le président à déclarer la guerre, comme il veut. 2/ Si le président veut déclarer la guerre, il faut qu’il ait l’autorisation du parlement. A suivre. Mais que ce texte est mauvais, c’est insupportable.
• « Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention. (…). Cette information peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote. (…) »
   Apparemment, incroyablement (en théorie, mais ça correspond aux actualités télévisées) le sens était 1/ non 2/. Le gouvernement ou son chef le président fait ce qu’il veut, et il ne fait qu’informer le Parlement (sensé représenter le peuple) qui n’a aucun droit de voter contre. On est effectivement en semi-dictature, d’un élu certes, mais s’arrogeant le pouvoir de faire n’importe quoi, aux dépens du peuple éventuellement (notamment avec les représailles en retour, les dits ennemis ayant tendance à croire le bla-bla officiel selon lequel le président représente les gens, donc à punir anonymement, en tapant dans le tas, ça s’appelle terrorisme mais le mot n’est pas approprié je trouve. C’est de la part du président et des rédacteurs de cette constitution) de l’intouchable mise en danger de la vie d’autrui.
• « Article 36. (…) Article 37 (…) article 37-1. (…) Article 38. Le Gouvernement peut, pour l'exécution de son programme, demander au Parlement l'autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. (…) »
   J’ai vu ça accompli par Macron dans son premier quinquennat, pour prendre plein de mesures sans se soumettre à critique à l’assemblée (qui possède une opposition, elle, pas le gouvernement, théoriquement, sauf cohabitation). Avec un parlement godillot comme celui de Macron 1, le Parlement peut ainsi se saborder pour éloigner au maximum les décisions de l’avis populaire. Je trouve ça honteux, mais cette constitution pourrie décide que c’est légal, honte à elle.
• « Article 39. (…) Article 40. Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique. »
   Je ne comprends rien à cette phrase. Est-ce que ça veut dire que dépenser ou alléger les impôts n’est possible qu’au gouvernement, pas au Parlement ? Pourquoi ??? Et je ne crois même pas que ce soit appliqué, plein de lois parlementaires me semblant coûteuses, comme les lois sur la prise en charge publique du handicap.
• « Article 41. (…) Article 42. (…) Article 43. (…) article 44. (…) Article 45. (…) Article 46. (…) Article 47. (…) Article 47-1 (…) Article 47-2. Les comptes des administrations publiques sont réguliers et sincères. Ils donnent une image fidèle du résultat de leur gestion, de leur patrimoine et de leur situation financière. »
   Peut-être mais ça me parait étonnant : comment empêcher chaque service de truquer les chiffres pour faire bonne impression (pour que le chef fasse carrière) ? Comment la constitution peut-elle affirmer que ça n’arrive jamais ? Est-ce un espoir mal formulé en forme d’affirmation ? Ou est-ce un mensonge de propagande en pratique, l’idéal étant raté mais en voulant le cacher ?
• « Article 48. (…) article 49. (…) Article 50. (…) Article 50-1. (…) Article 51. (…) Article 51-1 (…) Titre VI. Des Traités et Accords internationaux. Article 52. (…) Article 53 (…) Article 53-1. (…) Article 53-2. (…) Article 54. (…) Article 55. (…) Titre VII. Le Conseil Constitutionnel. Article 56 . (…) Article 57 (…) Article 58 (…) Article 59 (…) Article 60 (…) Article 61 (…) Article 61-1 (…) Article 62 (…) Article 63 (…) Titre VIII. De l'autorité Judiciaire. Article 64. Le Président de la République est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire. (…) »
   C’est très flou. Il est souvent dit qu’en régime totalitaire, les juges obéissent au pouvoir gouvernemental dans leurs décision, et l’indépendance peut ainsi être par rapport au pouvoir gouvernemental. Mais, par rapport au système étasunien, où les juges sont élus par le peuple, en France les juges sont indépendants du peuple et inamovibles même s’ils donnent extrême insatisfaction des électeurs. Je ne trouve pas que ce pouvoir personnel des juges soit bien, vu qu’on a vu des biais engagés faussant l’objectivité des jugements –« mur des cons », formation judiciaire enseignant à disculper le délinquant et accuser le policier, etc.
• « Ajout 65 (…) Le Conseil supérieur de la magistrature (…) se prononce (…) sur les questions relatives à la déontologie des magistrats (…) »
   Formuler un avis ne sert à rien si la déontologie n’est pas respectée. Par ailleurs, est-ce une déontologie objective ou politiquemet engagée ? cela change absolument tout (le « mur des cons » était affirmé exprimer une déontologie de gauche dénonçant les "salauds de droite").
• « Article 66. (…) Article 66-1. Nul ne peut être condamné à la peine de mort. »
   L'affirmer comme ça est une forme de légalité, mais antidémocratique car la décision a été prise contre la majorité du peuple (voulant tuer les violeurs tueurs d’enfants multirécidivistes notamment, sans les nourrir des années (puis les relâcher ensuite, finalement, la perpétuité réelle n’étant jamais appliquée en France, parait-il). Par ailleurs, des ministres se sont félicités de l’élimination de dits leaders terroristes, quand l’armée envoyée attaquer à l’étranger tue une personnalité. Le travail de cette armée est explicitement d’appliquer une peine de mort, mais chut, il faut faire semblant que non. Hypocrisie générale. Mensonge en bande organisée.
• « Titre IX. La Haute Cour. Article 67. Le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité (…) Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, (…) faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu. »
   Cela dément une nouvelle foi la prétention à l’égalité, pour un privilège vertigineux. Un roi de l’ancien régime pouvait dire « les lois s’appliquent à tous, sauf à moi », c’est un des principes de l’immoralité, visiblement reprise pour les présidents de république française, honteusement.
• « Article 68. Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour. »
   Pourquoi en démocratie n’est-ce pas au peuple de décider ? Les copains du président, dominant habituellement le Parlement, vont évidemment l’acquitter, ça ne marche pas normalement ce système prétendu juste et organisé pour être injuste (sauf cohabitation autrefois au temps du septennat).
• « Titre X. De la Responsabilité Pénale des Membres du Gouvernement. Article 68-1. Les membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. (…) »
   Ce n’est pas clair : j’ai effectivement entenfu dire que les lois n’étaient pas rétroactives, avec donc interdiction de condamner pour un prétendu crime pas encore défini au moment des faits, pourtant je crois que c’est ce qui a été fait dans les célèbres procès de Nuremberg 1946.
• « Article 68-2. (…) Article 68.3. (…) Titre XI. Le Conseil Économique, Social et Environnemental. Article 69. (…). Article 70. (…) Article 71. (…) Titre XI bis. Le Défenseur des Droits. Article 71-1. Le Défenseur des droits veille au respect des droits et libertés par les administrations (…) Il peut se saisir d'office. »
   Ça ne me parait pas crédible puisque la loi Gayssot, interdisant la liberté d’opinion sans violence, n’a nullement été abolie. Donc ce prétendu défenseur est complice de l’oppression des libres-penseurs.
• « Titre XII. Des Collectivités Territoriales. Article 72. (…) Article 72-1. (…) Article 72-2. (…) Tout transfert de compétences entre l'État et les collectivités territoriales s'accompagne de l'attribution de ressources équivalentes à celles qui étaient consacrées à leur exercice. »
   J’ai l’impression que, quand une tâche disparait des fonctions nationales pour aller vers des fonctions locales, les collectivités territoriales embauchent des fonctionnaires, mais les fonctionnaires déchargés ne sont nullement licenciés, d’où augmentation toujours du nombre de fonctionnaires (privilégiés). Ce n’est pas juste. A mon avis, les tâches déplacées devraient s’accompagner de leur personnel, renvoyé s’il refuse ce déplacement (et pas payé par l’impôt à ne plu’ rien faire d’utile.).
• « Article 72-3. (…) Article 72-4. (…) Article 73. (…) Article 74. (…) Article 74-1. (…) Article 75. (…) Article 75-1. Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »
   Je ne comprends pas ce que ça veut dire. Est-ce qu’une collectivité terriroriale peut ou non remplacer la langue française par le dialecte local ? Mystère. Texte illisible, pas clair.
• « Titre XIII. Dispositions transitoires relatives à la Nouvelle-Calédonie. Article 76. (…) Article 77. (…) Titre XIV. De la Francophonie et des Accords d’Association. Article 87. »
   Apparemment, les articles 78 à 86 ont disparu sans laisser de trace. Bizarre.
• « (…) Article 88. (…) Titre XV. De l’Union Européenne. Article 88-1. (…) Article 88-2. (…) Article 88-3. (…) Article 88-4. (…) Article 88-5. (…) Article 88-6. (…) Article 88.7. (…) Titre XVI. De la Révision. Article 89. L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement. »
   Et pourquoi cela n’appartient-il pas au peuple puisqu’on est théoriquement en démocratie ? Certes, le parlement est sensé représenter le peuple, mais c’est faux, comme cela a été prouvé par la trahison parlementaire du référendum de 2005. C’est donc bien une dictature des élus contre le peuple, et si on rétorque que les élus représentent le peuple, on a la preuve que c’est faux (en pratique, même si c'était évident en théorie, compte tenu notamment de l’article 27, affirmant que l’élu fait ce qu’il veut personnellement sans aucun besoin d’assentiment de ses électeurs).
• « (…) Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. (…) »
   Je ne comprends pas. Dans le préambule, cette constitution affirmait la libre détermination des peuples, dans l’article 72-3 étaient listés plein de DOM-TOM et, si un de ces DOM-TOM décide l’indépendance (il faut donc corriger l’article 72-3 de la constitution), la révision de la liste est interdite, ce qui est auto-contradictoire. Ce texte dit constitution s’avère vraiment très nul.
• « Charte de l’Environnement de 2004. Le peuple français, Considérant : Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l'émergence de l'humanité (…) »
   Là encore, je suis effaré : si je ne suis pas convaincu par ce qui est affirmé au nom du peuple français, je suis exclu de ce peuple français ? exilé ? déchu de nationalité ? Qui en a décidé sans consulter le peuple français ? Ça me semble en tout point scandaleux. Je rappelle que, parmi les opinions possibles, figure le scepticisme, doutant de tout, et en particulier des conditions d’émergence de l’humanité. Notamment, via l’hypothèse du rêve (très mal rejetée par l’escroc René Descartes), il n’est pas sûr que l’humanité existe, au-delà d’une apparence peut-être rêvée. Le bla-bla prétendant décrire l’emergence de l’humanité n’est qu’un bla-bla scientiste, pas même prouvé scientifiquement puisqu’on ne peut pas réitérer cette émergence pour valider les modèles éventuels.
• « Que l'environnement est le patrimoine commun des êtres humains (…) »
   Là encore, c’est immensément partisan, sur le plan philosophique. Certes, selon les religions du Livre, la Nature appartient à l’Humanité, mais cela est très contesté par diverses pensées écologistes et religions amérindiennes, considérant l’humanité comme un passager de la Nature, aucunement propriétaire (« propriété » étant un synonyme de « patrimoine »). Ce n’est pas du bla-bla sans enjeu : selon les religions du Livre, l’humain domine la Nature et la maltraite comme il veut, selon la vision amérindienne l’humain doit respecter la Nature en la remerciant d’être accueilli en elle, ça change tout. Cette constitution prend parti sans envisager d’objection, au nom du peuple français (non consulté), c’est incroyable.
• « Que la préservation de l'environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation »
   Incroyable : l’air de rien, cela inclut une adhésion au nationalisme, même si ce n’est en rien le sujet ici traité. En effet cette phrase, relue en sens inverse affirme : 1/ on doit rechercher les intérêts fondamentaux de la Nation ; 2/ on doit rechercher la préservation de l’environnement. Pourquoi clamer 1 alors que ça ne concerne pas l’environnement ? pourquoi donner tort aux mondialistes, aux anti-frontières, aux humanistes, tous anti-nationalistes ? C’est un débat énorme, mais évacué, jeté à la poubelle en affirmant ici ce qui doit être fait, pensé. Horreur. Au passage, je note l’aberration de l’expression « préservation de l’environnement » qui n’a aucun sens si l’on ne discute pas du possible sous-entendu « tel qu’il est ». Les créateurs de barrages hydro-électriques, par exemple, ont bouleversé l’environnement (tel qu’il était) mais il reste un environnement modifié, préservé sous cette nouvelle forme, est-ce que ça a respecté ou non ce qu’il est maintenant affirmé que l’on doit faire ? Pas de réponse, car les mots ne sont absolument pas clairs.
• « Qu'afin d'assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins, »
   C’est faux : en matière budgétaire, les gouvernements successifs depuis 1981 creusent la dette à rembourser par les générations futures aux dépens de leurs propres besoins, et il n’y a pas eu un stop à cela émis en 2004 avec cette charte, donc mensongère ou trahie ou inappliquée.
• « (…) Proclame : Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. »
   Ce n’est pas clair. Certains scientifiques affirment que la pollution tue 200.000 personnes par an en France (et rend malade des dizaines de millions par allergie, aggravation de problèmes pulmonaires, cancers, etc.), et alors on fait quoi avec ce « droit » à ce qu’il n’en soit pas ainsi ? On ne meurt pas ? On traine le gouvernement en procès ? ou le peuple puisque le gouvernement affirme le représenter ? C’est totalement incompréhensible. Au lieu de clamer n’importe quoi, il faudrait expliquer le sens.
• « Article 2. Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement. »
   Hein ? Et si on n’a pas respecté ce devoir, on va en prison ? Quelle proportion de la population a « amélioré » l’environnement ? 1% ? Les planteurs d’arbres peuvent le prétendre, sauf les jardiniers ayant par ailleurs employé des pesticides… Acheter des produits en emballage plastique, qui à terme va abimer l’environnement, est-ce que ça dénie ce devoir d’améliorer l’environnement ? auquel contreviendrait quelque chose comme 99,95% de la population française ? (tous sauf quelques fanatiques écologistes refusant la civilisation autour). Tout bien considéré, cette obligation n’est pas crédible, ou vise un idéal vers l’an 2100, et on n’en prend absolument pas le chemin.
• « Article 3. Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi (…) Article 4. (…) à l'environnement, dans les conditions définies par la loi. (…) »
   Cette référence à la loi est très actuelle, ce n’est en rien un vague rêve nébuleux pour les années 2100. Ça rend totalement incroyable les articles précédents de cette charte. Je regarde la définition de charte, hors sens anciens : constitution politique, lois et règles fondamentales. Rien ne dit en ce terme que c’est de la prospective imaginaire aucunement à respecter tout de suite.
• « Article 5. Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »
   Je ne comprends pas : quand dans un laboratoire d’analyses médicales, on décontamine le poste de microbiologie, on emploie de l’eau de Javel, qui extermine les microbes, qui constituent une part notable de l’environnement. Et alors ? Il ne faudrait plu’ le faire ? Plu’ décontaminer donc fausser toutes les analyses ? Ou interdire ces analyses et préférer que la mortalité humaine grimpe d’un cran ? De même pour les agriculteurs, n’ont-ils plu’ droit de combattre les « nuisibles » qui font partie de l’environnement ? Alors : finie, la production de légumes, fruits, céréales, d’où famine humaine générale, est-ce le but ? Avant de proclamer n’importe quoi, ne conviendrait-il pas de réfléchir ? Les familles seront aussi heureuses d’apprendre qu’il ne faut plu’ combattre poux et puces, qui font partie de l’environnement. Pour une humanité qui se gratte, magnifique ?
• « Article 6. (…) Article 7. (…) Article 8. (…) Article 9. (…) Article 10. (…) Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. (…) la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, »
   Magnifique ? Il est là affirmé que le peuple soviétique est libre, le régime stalinien protégeant effectivement cette liberté par de tout petits génocides, des déportations gentilles et des goulags paradisiaques ? On est en pleine propagande, ce texte n’est crédible en rien. (Et je ne cite là que ce qui est célèbre en Occident, qui cache de son côté le semi-esclavage des peuples méprisés, à l’époque où régnait l’indigénat côté français, la ségrégation raciale aux USA, les préludes de l’apartheid en Afrique du Sud britannique…).
• « (…) Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République. (…) »
   Magnifique : il aurait fallu raconter ça aux 80.000 morts tués à Madagascar en 1948 pour avoir voulu la liberté contre la France les ayant envahis… (Et un peu pareil en Indochine années 1950, Algérie années 1960, etc.) Non ? C’est idiot et mensonger ? Absolument, oui. Pareil actuellement, si on milite pour l’abolition de la loi Gayssot anti-liberté de pensée sans violence, on est passible de 2 ans de prison, est-ce un droit d’asile en prison ? Magnifique de générosité ? Les rédacteurs et approbateurs de cette constitution n’ont aucune décence… Il aurait fallu au minimum un texte d’introduction disant que « ce qui est marqué là n’est qu’à titre indicatif, pour gens épris d’histoire cherchant où des mots similaires ont été employés par le passé, même menteusement à l’époque, ce n’est pas le sujet. »
• « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances. »
   Magnifique : moi en fauteuil roulant et avec sciatalgie aiguë chronique, j’ai le devoir de travailler, bravo et merci aux penseurs ayant écrit ça. Et la fille ainée de mon second oncle paternel, débile profonde ahanant en bavant, avait le devoir de travailler, c’est super. Et il ne peut pas y avoir de chômeurs puisqu’obtenir un emploi est un droit, opposable (les communistes sont d’accord avec leurs 100% de fonctionnaires, mais dans le monde privé, qu’est-ce qu’ils racontent là, les rédacteurs ?). Je suis par ailleurs troublé qu’un néo-nazi militant ne peut pas être lésé pour ses croyances, de même qu’un adepte de religion aztèque croyant en la vertu purificatrice des sacrifices humains égorgés en haut de pyramides (ou escaliers d’immeubles, à défaut)… Visiblement, ces rédacteurs ont oublié de réfléchir, ignorant qu’il y a des objections colossales à leur délire verbal.
• « Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »
   Pourquoi y a-t-il eu des privatisations alors ? Nous mentirait-on ? Le problème est que nationaliser les entreprises faut basculer ses employés en fonctionnaires, à privilèges nouveaux, conduisant à l’effondrement de la performance. En Union Soviétique, il était célèbre que les employés (tous fonctionnaires) « faisaient semblant de travailler », mais la ruine a conduit le système à s’écrouler, ici les privilèges de la fonction publique inefficace sont payés par les performances du monde privé, qui pressure toujours davantage ses petits employés pour maintenir (ou accroître) ses marges en dépit des impôts croissants (pour payer toujours davantage de fonctionnaires). Cela entraine un risque fort de guerre civile entre humbles du privé et privilégiés (fonctionnaires et cadres du privé).
• « (…) garantit à tous (…) la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »
   Ce n’est pas que la protection de la santé est garantie, pas du tout (la mienne ne l’est pas, en tant que multi-cancéreux), c’est qu’une aide est apportée pour minimiser un peu les problèmes de santé, ce n’est pas la même chose, pas besoin de mentir. L’humanité nationale n’est pas devenue immortelle, et on meurt toujours de quelque chose, non la santé ne peut pas être universellement garantie. Et puis, si la situation économique entraine un chômage partiel, les chômeurs seront ravis d’apprendre qu’il leur sera payé tout ce qu’ils jugent convenables pour une vie digne, en matière matérielle et de loisirs. C’est une sorte de rêve paradisiaque, à crédibilité environ nulle ici-bas. En pratique, les profiteurs refuseraient le travail pour bénéficier des avantages sans effort, c’est un peu le cas actuellement, avec les centaines de milliers d’emplois non qualifiés ne trouvant pas preneurs. Je trouve honteux de payer ces refuseurs de travail, concept pas envisagé par les rédacteurs, et qui a ruiné l’URSS avec effondrement du communisme, mal pensé, oui, comme cette charte qui s’en inspire.
• « (…) L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État. (…) »
   Je ne suis pas d’accord, la laïcité à la française étant une alliance aux religions du Livre, esclavagistes, massacreuses, misogynes, terroristes, etc.
• « (…) La République française, fidèle à ses traditions (…) n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple. (…) »
   Jamais ? magnifique ! Les ultérieurs massacrés malgaches, indochinois, algériens, etc. remercient cette très magnifique république. Dois-je chercher la définition de propagande ? Non, ce texte est périmé, honteux de mauvaise foi, qu’il fasse partie de la Constitution actuelle (et sans un mot pour dire « à titre très très indicatif ») me laisse sans voix. Et le préambule de la constitution (de 1958-2022+) citait cette source, nullement démentie.
• « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 (…) »
   J’ai déjà analysé ce mauvais texte sur mon site consacré aux droits de l’homme, ça ferait redite ici. Je le passe, donc, sans réexamen. Et la constitution (de 1958) s’achève, page 40, sans citer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, mauvais texte aussi mais qui en plus donne tort à la France (du moins : ses gouvernants, pas moi) pour ses lois contre le voile islamique, ce qui est gênant quand on prétend fonder le droit.

Bilan :
  Je n’approuve absolument pas la constitution de 1958 et si on me demandait de voter pour ou contre, je voterais contre. Avec un système moins binaire (oui/non) mais s’il fallait donner une note entre 0/20 et 20/20, je donnerais précisément la note de 0/20… (avec quelque chose comme "72 raisons") C’est une calamité, parachutant des bêtises sans avoir consulté les gens, et je ne suis donc en rien d’accord. De bons analystes auraient pu deviner ma pensée et écrire des choses en accord avec moi, mais ce n’est pas le cas. Il s’agit de prétentieux scribouillards sûrs d’eux-mêmes et méprisant apparemment le peuple, à tort. Je dis : pas d’accord, non. Et s’il est interdit de le dire, je ne fais que le penser, mais doublement. Zéro pointé.

[note : j'avais apprécié un livre d'Etienne Chouard dont j'ai oublié le titre et même le sujet, mais je me souvenais qu'il avait écrit un autre livre sur la réécriture de la constitution. Je viens de le commander ce jour, il s'agit précisément de "Écrire nous-mêmes la Constitution : Exercices d'entraînement pour préparer un processus constituant populaire", le texte de présentation rejoignant totalement mes idées en proposant que ça devienne la 1e démocratie plutôt que la 6e république (à faux représentants).]

- - - - - - - - - - - - - - - - - Ajout 02/05/2022 Point majeur de la mobilisation
   Dans ma critique de la Marseillaise (de l’article 2), j’oubliais des points majeurs. Notamment : ce chant affirme que tous les civils veulent devenir soldats, donc l’ennemi peut tuer les civils de plein droit, ce n’est pas un crime de guerre puisque civils = soldats claironne ce chant (que je trouve atroce en cela). Et peut-il tuer les femmes aussi ? euh, l’égalité homme-femme de l’article premier semblerait dire (quoi que ça ne parle pas de devoirs) que oui mais le chant La Marseillaise le dénie, en parlant de « nos compagnes » et pas « nos compagnons » (ni « nos compagnes ou compagnons »). C’est un chant d’époque résolument sexiste, réservant la mobilisation aux hommes, comme en Ukraine actuelle (sans un mot des féministes françaises habituellement hurlantes contre tout ce qui s’oppose, même à l’étranger, à l’égalité homme-femme). Bref, puisqu’il y a égalité, l’ennemi est en droit de massacrer les femmes aussi, non-combattantes incluses (puisque chantant qu’elles veulent combattre dès qu’on leur donnera des armes). Quant à la mobilisation (obligation militaire pour chacun d’aller à la guerre et se faire tuer sur ordre si la hiérarchie le commande), subie par mon père en 1962 pour la guerre d’Algérie (mais sauvé par les Accords d'Evian), elle semble constitutionnelle au sens de « sujétions » (article 34) qui vaut obéissance comme esclave du pouvoir militaire. Horreur ! (cette constitution est une horreur, ne respectant pas la liberté des personnes, de préférer le pacifisme à la guerre comme obéissance décérébrée au leader, président se faisant dictateur, c’est prévu ainsi, par cette constitution atroce). Plus que jamais, c’est en légitime défense que je dénonce cette constitution, pour esclavagisme ici.

- - - - - - - - - - - - - - - - - Ajout 03/05/2022 Et le droit de manifester ?
   Je n’ai jamais participé de toute ma vie à une manifestation de rue, contrairement à plusieurs individus de ma famille, mais j’ai entendu à la télévision que le droit de manifester est sacré, car inscrit dans la constitution. Or je ne l’ai pas vu. Je vais regarder à nouveau (sans relire toute la constitution mais avec l’outil de recherche pdf sur « manifest »).
   Résultat : non je confirme qu’il n’y a rien à ce sujet. Enfin, au cas où ce soit « exprimer publiquement son mécontentement » ou « expression de désaccord », je cherche aussi « expr », il y en a, mais pour les suffrages exprimés seulement, expresse, expression (mais à un autre sujet). Ce serait donc une légende journalistique.

- - - - - - - - - - - - - - - - - Ajout 07-12/05/2022 Lecture du livre de Chouard sur une nouvelle constitution remplaçante
   (Je cite des points à discuter, et les discute)
- Introduction : par définition, il ne faut pas laisser les gens au pouvoir écrire la constitution parce qu’ils l’écriront à leur profit (conflit d’intérêt), il a raison de dire ça oui.
- Article I-0 : ça commence par la monnaie, sujet où je ne comprends rien. Ça semble interdire la monnaie non-nationale (puisque parlant de souveraineté de l’Etat), donc interdire l’Euro, je ne vois pas pourquoi. Au contraire, je voudrais une monnaie unique mondiale unique, un pays unique sans frontière, un SMIC unique.
- Article I-3 : ça impose des majorités 4/5 dans un cas, 2/3 dans un autre, ratios parachutés à pouvoir de conviction nul. Ça sort d’où ? Pourquoi serait-ce raisonnable plutôt qu’autre chose ? genre 51% ou 9/10 ou 99%.
- Article I-4 : les mandats seraient impératifs. BIEN, c’est le contraire de la constitution actuelle qui l’interdit (article 27 je crois) et organise la trahison des promesses électorales.
- Article I-5 : à discuter, très imparfait . « le pouvoir judiciaire tranche les conflits » : qu’est-ce qui garantit que les juges ne pratiquent plu’ en routine l’abus de pouvoir ? . « le pouvoir garantit une information honnête et respectueuse des droits de l’homme » : le principe d’honnêteté en la matière semble très discutable, risquant de ne plu’ rien dire car plein de choses ne sont pas énonçables sans jugement de valeur partisan (l’actuelle constitution, elle, impose le pluralisme, donc la multiplicité des points de vue partisans opposés, ce n’est pas idéal non plu’ mais trouver le bien n’est pas évident sur ce sujet). Si c’est une institution de contrôle qui jugera cette honnêteté impartiale revendiquée, comment garantir que ce jugement-là sera impartial ? La cascade des contrôleurs de contrôleurs serait infinie sans rien résoudre. Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi est imposée la soumission aux droits de l’homme, qui ne viennent nullement du peuple, et dont je conteste de graves côtés (alliance aux nationalismes xénophobes et aux religions esclavagistes et massacreuses, interdiction ou persécution de la philosophie sceptique, de la sagesse sceptique). Même les gouvernants français trahissent (sans le dire) les droits de l’homme : loi Gayssot bravant la liberté d’opinion et d’expression, loi contre le voile à l’école bravant la liberté d’afficher sa religion, combat contre le voile imposé aux femmes pour afficher leur soumission et infériorité bravant la liberté d’afficher sa religion (éventuellement oppressante).
- « le pouvoir monétaire garantit (…) ni chômage de masse ni inflation galopante » : je ne comprends absolument pas comment ces biens (pas de chômage, pas d’inflation) seraient apportés par le pouvoir monétaire. Si les humains sont remplacés par des automatismes moins chers, ce n’est pas la banque qui le décide mais l’industriel ou ses clients, sauf système communiste à 100% de fonctionnaires et 0% chômeurs, mais performance exécrable, plu’ personne en travaillant vraiment, puisque protégé. Quant à l’inflation, est-ce que ça signifie que le métier de commerçant disparaitra pour ne plu’ voir que des distributeurs au prix fixé par l’Etat, oui c’était le système soviétique, à fonctionnaires de vente, et zéro effort : queues et attentes interminables, jamais un sourire en maugréant systématiquement pour chasser le client obligeant à travailler.
- « L’Etat protège les citoyens – lanceurs d’alerte –contre l’intimidation des plus grands acteurs économiques. » BIEN pour le côté protection, mais pourquoi pour cela obliger à approuver le nationalisme (« l’Etat »). Ça sent la manœuvre déloyale.
- Article I-6 : il est ici voulu que le pouvoir ne reste pas longtemps entre les mêmes mains, y compris pouvoir judiciaire et journalistique et bancaire (mandats courts et non renouvelables). Ça serait une immense révolution, intéressante à envisager mais j’ignore les objections qui seraient pertinentes. En matière judiciaire, s’il faut connaître les dizaines de milliers de lois, comment avoir plein de gens pouvant le faire et abandonner tout de suite après, en imposant de former quelqu’un d’autre ?
- Article 11 modifié (suite) : « Les actuels propriétaires des médias doivent les céder gratuitement à leurs employés (...) justes dédommagements qui s’imposent. » La première partie évoque une révolution accapareuse communiste, et la seconde tempère cela avec paiement des biens pris, mais qui décide du prix ? Cela peut être quasiment du vol si le prix décidé est très petit. Par ailleurs, puisque le mandat de pouvoir journalistique est dit court, il est étrange que les nouveaux embauchés deviennent propriétaires des médias qu’ils rejoignent, sans rien payer ? ou ces emplois sont-ils réservés aux très riches ? ce n’est pas clair.
- « absence d’ (.,,,) oligarchique et démophobe ». BIEN. C’est effectivement le principe hélas de la république, démocratie indirecte normalement à faux représentants, gardant le pouvoir entre eux et en méprisant le peuple. Au passage, merci pour le mot « démophobe/démophobie » que j’ignorais, ne connaissant que le mot « populophobe, populophobie » d’après le titre d’un livre.
- « Une décision prise par Ric est supérieure à toute autre norme (…) en France, le peuple est souverain, vraiment. » BIEN pour éviter un scandale comme le référendum de 2005 trahi par les prétendus représentants. Toutefois, il faut envisager que les avis changent, évoluent. Un référendum passé ne doit pas être invoqué pour interdire tout débat, au contraire les débats peuvent susciter un référendum plus tard décidant le contraire de l’ancien.
- Article I-7 : « Tout organe de contrôle (…) doit être lui-même sous contrôle d’un organe tiré au sort ». Non, la récurrence des contrôles de contrôle serait infinie. Il faut que ça s’arrête quelque part, par exemple après 3 occurrences (contrôle de contrôle de contrôle, stop).
- Article I-8 « Droit de parole publique pour tous. (…) garantir (…) à toutes les opinions individuelles. » BIEN (et ça abolirait les lois interdisant cette parole, comme loi Gayssot, mais… quelqu’un disant qu’il faut immédiatement tuer les incroyants en Jésus ou Allah ou en lui-Superman, serait-ce à diffuser ? Je comprends pour l’opinion sans violence mais pas pour les appels à action violente. De même, les appels à mépris total comme « que tout le monde me croit ; [telle] communauté dite humaine, ce sont des singes ! », est-ce à rendre largement public, au risque de faire des émules ? Peut-être, mais ça me parait très discutable.
- Article I-9 « Les médias d’information doivent être libres ». Je ne comprends pas, car ça semble contradictoire avec ce qui été dit précédemment, qu’ils soient honnêtes (Article I-5). Or une des principales mises en application de la liberté est d’avoir un avis partisan, c’est pour ça que les dictatures interdisent la presse d’opposition dite menteuse, et celle-ci dit toujours que non ce sont les officiels qui mentent, l’officialité n’étant pas du tout une garantie d’objectivité mais risquant d’être de la propagande.
- Article I-11 « Seul le peuple est légitime, par référendum, pour définir le mandat de ses représentants (…) revenus » BIEN, il est tout à fait scandaleux qu’actuellement les députés décident lur propre rétribution, généreusement, évidemment… pas représentativement (beaucoup pluss que la médiane des revenus).
- Article I-12 « La constitution devra aussi (…) en organisant des périodes de débats honnêtes ». Je ne comprends pas comment on peut s’assurer des débats honnêtes : dans les débats actuels, les gens en désaccord s’accusent mutuellement de malhonnêteté, et comment peut-il y avoir diversité des points de vue sans que les avis s’opposent, prétendent faux leurs opposants ? Je pense que c’est infaisable, sauf dictature décrétant ce qui est honnête avec intolérance écraseuse.
- « Les citoyens devraient pouvoir déclencher eux-mêmes des référendums décisionnels. » BIEN, beaucoup mieux que la situation actuelle, où c’e sont les gouvernants qui décident les référendums, et n’ayant que valeur indicative, trahissable s’ils le veulent (ce n’est pas une vraie démocratie, le peuple n’a pas le pouvoir mais ne peut que choisir son semi-dictateur).
- Article I-13 « Le vote "blanc" sert à contester en bloc tous les choix à un vote ; il doit être décompté et doit déclencher l’annulation de l’élection à partir d »un seuil fixé fans la Constitution. » Ce n’est pas clair, que le vote blanc ait la même utilité dans le nouveau système. Actuellement, il faut choisir des paquets de propositions, même si on est pas d’accord avec la totalité chez aucun candidat, d’om voye blanc refusant tout, mais s’il y avait référendum d’initiative populaire, on pourrait voter pour celui faisant le pluss de choses que l’on veut et ensuite contester les autres par RIC (ce qui n’est pas possible actuellement d’om le vote blanc). Toutefois ? si chaque Ric entraîne 6 mois de débat, ça en fait 2 par an, difficile de contester par exemple 5 choses. Mais le mieux serait qu’on consulte le peuple sur tout, sans obliger à voter pour des paquets de propositions. Par exemple en 1981, le corps électoral voulait virer le pouvoir bourgeois mais garder la peine de mort pour les violeurs tueurs d’enfants multirécidivistes, ce n’était pas possible, donc vote en étant cocu ou vote blanc, la Ric sur le point imposé à tort (impopulaire) résoudrait, mais s’il y a plein de points refusés, ce n’est pas simple. A voir.
- Article I-14 « La commune est le niveau essentiel de l’expression et de l’action démocratique. » Je ne suis pas d’accord du tout. Peu m’importe les trucs locaux de poubelles ou plans d’occupation des sols, ce qui m’importe est les grandes mesures nationales choquantes, ou géopôlitiques. Avec Internet chez tous maintenant, il n’y a plu’ du tout besoin de mandater un maire qui mandatera des sénateurs, qui seuls pourront juger des points à grande échelle. Ça me semble une vision totalement périmée, incorrecte selon moi. Avec esprit de clocher, dérivé du régionalisme, dérivé du nationalisme xénophobe, cette logique a un sens mais ce n’est pas du tout mon approche, non pas du tout locale mais mondiale, humaniste.
- Article I-15 « Les représentants doivent chercher à connaître la volonté générale » Je suis gêné, car ça maintient le recours à des représentants, et dans tous les systèmes à présent (sauf Suisse ?) les dits représentants affirment à tort ce que le peuple veut, disant que leur parti le représente puisque majoritaire (en Occident) ou unique (en monde communiste). Il faut qu’en cas de trahison, le Ric casse ces faux représentants, et il en faux à réponse rapide, sans six mois de débats, et pendant ce temps le pouvoir fait passer des dizaines de lois à son idée.
- « Le cœur de la Démocratie : formation, expression et respect de la volonté générale. » Attention, il faut complètement revoir la formation, celle que j’ai connue en 1967-1984 était de la propagande endoctrinant au suivisme approbateur, notamment ladite Instruction Civique (avec punition des esprits rebelles par mauvaises notes). Avec la formation telle qu’actuellement, c’est une très mauvaise constitution, un mauvais régime qui serait bétonné, hélas. Le drame est que le nationalisme a été affirmé comme valeur centrale (la nation, l’Etat), donc la majorité locale sera ici dite devoir décider, même si elle est minoritaire à l’échelle du monde, écrasant les sans-frontières en accord pourtant avec la majorité du monde. Cette constitution est en ce sens : incorrecte, organisant une injustice. (Nous sommes un pays riche après avoir dévalisé le monde, et maintenant on veut dire « stop, on ne touche plu’ à rien » mais sans avoir remboursé la richesse indue qui a été héritée. C’est de l’injustice organisée, ce n’est pas une moralisation crédible (du moins elle est très très partielle, injuste globalement). La vraie « formation » ne devrait pas se baser sur l’Etat tel qu’il est mais sur la légitimité ou non des frontières discriminant les étrangers n’ayant a priori rien fait de mal (et nos ancêtres nous ont rendu riches en ne respectant pas les frontières des autres, la sanction pourrait être l’abolition des frontières, pourquoi pas ?).
- Article I-16 « Tous les citoyens sont égaux (…) sans distinction (…) de religion. » Je ne suis pas du tout d’accord : si un croyant vénère un texte sacré appelant à massacrer telle ou telle catégorie de la population (les non-Juifs en terre sacrée, les parents éloignant leurs enfants de Dieu, les mécréants), bien sûr qu’il faut le discriminer comme dangereux. Au lieu d’ignorer ce qu’il y a dans les textes sacrés en les bénissant dans l’ignorance imbécile, il convient d’en lire les horreurs inadmissibles, gobées par les gens se réclamant de ces religions, c’est très grave. On peut rêver de Paradis sans ces vénérations de meurtres en masse (les Religions du Livre vénèrent dans la Terreur un immense génocideur terroriste ayant accompli Le Déluge exterminateur – si ça n’a pas existé, le Dieu en question, imaginaire, est innocent, mais les croyants sont fautifs de vénérer le terrorisme).
- Article I-17 « Laïcité. Chacun est libre de pratiquer la religion de son choix dans sa sphère privée, sans jamais pouvoir imposer un comportement à autrui à travers la sphère publique. » Je ne suis pas d’accord. Enfin, j’entends un discours disant que si rien ne sort de la sphère privée, ça va, mais il faudrait alors cesser de punir les éducateurs ayant des contenus pédopornographiques chez eux (ne sortant pas de chez eux), ce serait une révolution. De même, est-il admis que quelqu’un revête des habits nazis une fois chez lui, et salue 5 fois par jour sa statue d’Hitler personnelle qu’il vénère ? Ce serait un autre monde, sinon c’est une exemption à la loi ordinaire pour les religions, comme actuellement. Et pas étonnant que ça explose à l’école ; les parents ayant « chez eux » dressé leurs enfants à penser l’exact contraire du dogme dominant des gouvernants protestent quand le cours officiel leur est asséné, avec devoir de récitation obéissante sous peine de punition par mauvaise note, ce qu’ils ressentent évidemment comme scandale contraire à leurs valeurs. Ici, cela n’a pas été entrevu, c’est aveugle inadéquat, pour s’allier aux religions dominantes, comme d’habitude (et comme les Droits de l’Homme faussement dits Universels de 1948 [que l’un de ses rédacteurs, Stéphane Hessel se félicitait d’avoir imposé aux gens en désaccord, par manœuvres et chantages sûrement, déloyauté manœuvrière… que j’appelle pourriture malhonnête]).
- Article I-18 « Les pouvoirs militaires sont subordonnés aux pouvoirs civils. » Cela ressemble à la constitution actuelle, avec le chef des armées étant le président élu par le peuple, mais il décide les guerres qu’il veut en se contrefichant du peuple, est-ce que cela changerait ? Certes ? il a été question de tout discuter avec six mois de débats, mais si le pays est envahi, attend-on six mois pour prendre les premières mesures de défense ? Il me semble obligatoire de différencier (ce que ne font ni la constitution de 1958 ni cet essai de réécriture) les choses ultra-urgentes et les décisions contestables d’attaques à l’étranger, type « opérations extérieures » au bon vouloir du président actuellement. Cela pourrait être cassé par référendum tout en envisageant une nécessaire délégation de pouvoir pour les urgences extrêmes.
- Article I-24 « La misère est anticonstitutionnelle. L’Etat sert à nous protéger tous ». Ça semble mal pensé, comme au monde des bisounours. C’est comme ça que s’est écroulé l’URSS : plu’ personne ne travaillait vraiment, chacun attendant le revenu par solidarité sans accepter le moindre effort. « Ils font semblant de nous payer alors nous faisons semblant de travailler » (dicton populaire secret au pays des Soviets). Les récoltes pourrissaient sur pied car les récolter était fatiguant et pas payé davantage que refuser de récolter, ou procrastiner indéfiniment (peut-être demain…). Etienne Chouard n’a pas compris les bases de la philosophie politique, combattant un Mal en pensant qu’il y a un Bien évident, sans percevoir qu’il serait doublé aussi et obligé de sévir, devenant un Mal à son tour (comme les autorités soviétiques devenues dictatoriales). Sa constitution, ainsi mal pensée, ne mérite donc que la poubelle aussi. S’il n’y a plu’ de travailleur efficace, il ne sera plu’ dégagé la richesse d’assistance aux dits miséreux, ça ne tient pas debout, ça s’est écroulé en URSS (à 100% fonctionnaires et 0% chômeurs, par décision éternelle quoi qu’il se passe). Erreur. Il aurait bien mieux fallu dire : l’Etat tentera de minimiser la misère, sauf pour les refuseurs de travail, ou personnes à exigences démesurées pour accepter le travail, l’effort.
- Article I-25 « Nous reconnaissons pleinement et adoptons (…) la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (…) le Préambule de la Constitution de 1946. » Je ne suis aucunement d’accord pour être soumis à ces très vieux textes que je n’ai jamais approuvés et où j’ai trouvé plein d’horreurs inadmissibles. Au nom de quoi ce ne serait là plu’ le peuple qui décide mais il y aurait dictature du verbe institutionnel ? On peut casser ces textes avec exactement les mêmes arguments que Chouard a eus pour contester la constitution de 1958, que les politiciens au pouvoir veulent intouchable même pour les gens jamais consultés à son sujet, l’avis du peuple ils n’en ont rien à foutre. Pareil pour Chouard avec les autres textes qu’il idolâtre lui, je dis non, pas du tout, stop. J’hésite fort à fermer là ce livre, presqu’aussi insupportable que la constitution de 1958.
- Article I-26 « Fraternité, Égalité, Liberté (…) l’égalité n’est plus suspecte d’égalitarisme, puisqu’elle procède de la fraternité ». Attention, c’est le très mauvais côté de la fraternité, le grand frère fort écrabouillant le petit frère faible, le mot fraternité mériterait encore moins de figurer dans la devise (associée à la constitution, même si je n’aime pas parler de devise nationale, donc nationalisme, donc xénophobie rejetant les étrangers non-frères).
- « Égalité, Liberté, Équité, Laïcité ». Non, pas d’accord, ou il faudrait une totale refonte du principe de laïcité qui est actuellement (en France 2022) une alliance aux religions du Livre, esclavagistes, massacreuses, terroristes.
- « Conscience, Création et Participation ». Euh, le mot conscience me gêne, car pourraient être taxés « de mauvaise conscience » les gens pas d’accord avec les dominants, d’où punition (genre déchéance de nationalité ou exil, dans la variante nationaliste de constitution envisagée par Etienne Chouard). Par ailleurs, la création me gêne doublement : oui, il est bien qu’il y ait des gens créatifs mais je ne suis pas d’accord pour rejeter les gens n’ayant pas ce talent-là (pouvant avoir d’autres talents), et puis… plein de nullités artistiques pas belles du tout sont prétendues grandioses car s’affirmant créatives, je ne suis pas d’accord pour approuver ce principe, seule la création utile ou plaisante me paraissant bénéfique, pas la création pour la création, genre caca sculpté à la main en épi quadruple asymétrique (ce serait une première mais puant immonde). Enfin, la participation me renvoie à de très mauvais souvenirs d’injustice scolaire (confirmée ensuite par ma petite sœur puis mon fils) ; les enseignants, au nom de la nécessaire « valorisation de la participation orale » punissent de mauvaises notes (en « participation ») les tempéraments introvertis, même très brillants par écrit, c’est une honte à mon avis, une persécution au nom de fausse science psychologie oubliant de douter.
- « La fête nationale est le 14 juillet ». Quelle horreur : Chouard continue son manifeste de nationalisme xénophobe, c’est insupportable.
- Article 39 proposé « L’initiative des lois appartient concurremment au premier ministre, aux membres du Parlement et aux citoyens. » J’entrevois trois problèmes : 1/ que se passe-t-il quand il y a désaccord entre ces acteurs possibles ? Actuellement, on le voit en lisant les brochures électorales des candidats à élections, des tonnes de lois sont envisagées par les uns et les autres, si tout le monde peut proposer, comment surnager dans cet océan (même si le référendum peut départager pour les quelques retenues, et retenues par qui ? qui ferait le tri ?). 2/ Les citoyens connaissent-ils assez les lois antérieures (appliquées ou non) pour présenter de « nouvelles lois » ? 3/ A la dernière présidentielle, les 12 candidats-citoyens ont proposé peut-être 600 lois (et sans recoupement : peut-être 240 nouvelles lois), et je n’y ai pas trouvé les 50 nouvelles lois me paraissant les plus importantes, avec des dizaines de millions de citoyens cela ferait assurément des milliers de lois, engorgeant totalement ce qui est arbitrable par référendum (2 à 4 par an ?). OK comme intention (ou pour Constitution familiale à micro-échelle), mais ça ne parait pas du tout faisable en pratique à grande échelle.
- Article II.1 a « (…) L’Etat et ses agents œuvrent à l’émancipation des citoyens, notamment en garantissant leur honnête information. » Sérieusement, je ne vois pas comment cette louable espérance serait concrétisée. Actuellement, le principe est la liberté pluraliste, les divers regards orientés étant proposés et le public étant libre de choisir, mais prétendre à la vérité neutre me parait infaisable, ou trop aisément détournable (en URSS, le seul journal était La Pravda = La Vérité, en fait organe de propagande communiste, les autres avis étant pourchassés et punis, quoique n’étant pas incohérents ni prouvés faux). Sur plein de sujets, tout change selon le point de vue, et prétendre qu’une information honnête est disponible parait très douteux. On l’a vu dans la crise covid : plein de prétendus experts se contredisent, chacun avec ses partisans, comment définir où est la vérité neutre ? (souvent on le sait des années plus tard, voire jamais). Bref, OK comme intention utopique mais ça parait infaisable en pratique.
- « La réclame est interdite sur tous les médias publics ». Moi je serais d’avis d’interdire la publicité absolument partout, publicité générant des faux besoins, des frustrations chez ceux ne pouvant se payer les produits (vantés comme garantissant bonheur), des appropriations violentes, je trouve très regrettable cette incitation à vouloir toujours davantage, contraire absolu de la sagesse bouddhiste (« ne plu’ vouloir pour ne plu’ souffrir de ne pas avoir »). Pousser au consumérisme, à mon avis, c’est exciter un mauvais instinct, qui indirectement est source de violence d’accaparement. Je préfère infiniment les encouragements à la frugalité.
   Même au plan économique, puisque c’est cité ici à propos des sources de financement, je trouve ça très contestable : l’argent de la publicité ne vient pas de nulle part, il vient des entreprises qui surfacturent leurs produits pour payer cette publicité. Je préfère : zéro publicité, zéro surfacturation. A mon avis, il faut avoir l’audace de repenser le monde politico-économique, ce qu’a fait (mal) le communisme, sans foncer dans le système actuel, à peine aménagé sans résoudre les sources de problèmes quotidiens, d’injustices hélas courantes.
- Article II.1 b « l’Etat fixe et tient à jour un revenu minium et un revenu maximum (…) un patrimoine minimum et un patrimoine maximum ». L’idée de limiter vers le haut les richesses individuelles me parait une bonne chose, j’étais arrivé à la même conclusion pour mon système utopique idéal. Mais il faudrait dire l’amplitude, les gens de droite pouvant vouloir 1 à 1 milliard, les gens de gauche : 1 à 10, moi : 1 à 4. Par ailleurs, puisque cela se rapproche davantage du modèle communiste soviétique que du modèle capitaliste étasunien, il faut en tenir compte :
. Avantages en nature : un des biais qui avait cours en URSS était que des biens « cadeaux » étaient donnés aux apparatchiks sans compter dans les revenus, comme des vacances en famille en station balnéaire paradisiaque, il faut penser à ce détournement possible, dire comment l’éviter.
. Frais professionnels : un autre biais consisterait à se faire rembourser (sans que ça compte comme revenus) des frais personnels, prétendus frais professionnels (il y a souvent des scandales à ce sujet, rien qu’avec le fisc français), sans que ça impacte les revenus proprement dits, cela pourrait être encore pire avec le système Chouard.
. Marché noir : en URSS, puisqu’il était interdit de devenir riche, même pour les agriculteurs, la situation publique était une pénurie en tout, tandis que secrètement presque tout était détourné vers le marché noir, avec pléthore de produits et enrichissements secrets (malgré un régime dictatorial policier ultra-sévère essayant de tout contrôler). Comment éviter cela dans le système Chouard plafonnant les revenus contre la volonté de ceux voulant s’enrichir davantage ? Il y a fort à craindre qu’un système de mensonge général s’instaure, de fausses déclarations de patrimoine, etc.
. Démission générale : puisque tous les Soviétiques étaient fonctionnaires à emploi garanti à vie, et revenu donc suffisant pour vivre, presque personne ne faisait d’effort, les rendements étaient exécrables ou nuls selon les secteurs (« ils font semblant de nous payer alors on fait semblant de travailler »). En France c’était aussi l’aberration du salaire universel du candidat socialiste Benoit Hamon en 2017, oubliant que si tout le monde a suffisamment pour vivre, tout le monde peut refuser le travail, à part quelques malades forcenés à goûts de luxe, eux-mêmes bridés par l’interdiction de trop s’enrichir. Une société ne fonctionne pas bien comme ça. Cela dit, je ne sais pas non plu’ comment fonctionne une société bouddhiste, où théoriquement personne ne veut rien (ce qui est certes malhonnêtement détourné par les moines, mendiant pour avoir, sans le dire)…
- Article II.1 d « la vente ou la liquidation d’une entreprise est décidée à part égale par les propriétaires du capital et par les salariés de l’entreprise. » Je ne comprends pas bien le principe, car il est fait là mention de capital et entreprises, donc un modèle capitaliste, alors que déclarer la misère inconstitutionnelle semblait un système communiste prenant tout le monde en charge. Ce serait donc socialiste davantage que communiste, avec un secteur privé (performant et rentable ?) finançant l’Etat (dépensier, non performant et non rentable). Il resterait donc l’injustice actuelle des statuts privé et public très différents, les moins travailleurs étant les pluss privilégiés, avec salaire garanti à vie. Par ailleurs, est-ce que les « dégraissements » se produisant actuellement en cas de rachats d’entreprises seraient interdits ? Parce qu’on voit mal comment des travailleurs ici promus décideurs seraient virés donc ruinés à leur propre demande, je trouve ça incompréhensible.
- Article II.1e « services publics (…) sans but lucratif ni souci prioritaire de rentabilité (…) Education nationale (…) Assurance maladie (…) Production et distribution de l’énergie (…) Transports (…) courrier postal (…) système bancaire (…). Grande distribution. » Mes parents et grands-parents étaient tous les 6 : enseignants publics, mais l’école publique est tellement je-m’en-foutiste que ma petite sœur allait être éliminée comme nullarde incapable de rien, elle a été sauvée par l’école privée, en secours, le principal n’étant là plu’ le confort des employés (enseignants) mais la satisfaction des payeurs clients (parents d’élèves). Faire des services publics là où ce n’est pas indispensable, c’est fournir une performance exécrable pour les usagers, par expérience. En Union Soviétique, les magasins étaient toujours en pénurie, avec immenses files d’attente (car les employés n’étaient pas pressés du tout), et jamais un seul sourire de la part des vendeurs/vendeuses, chasser l’usager étant vu comme bénéfique pour diminuer la charge de travail. On voit ça en France avec la Poste, qui a en plus des horaires d’ouverture presque impossibles pour les clients, décidés au bénéfice exclusif des employés (et cela a généré des circuits alternatifs de distribution, ouverts comme les magasins 2 heures de plus le soir). Téléphoner à la Sécurité Sociale est aussi un parcours du combattant invraisemblable, les personnes jointes ne cherchant aucunement à apporter satisfaction à l’appelant mais à se débarrasser de cet appel avec colère plus ou moins franche, envoyant la communication n’importe comment au bureau d’à-côté. Côté transports, la partie fret de la SNCF est tombée en décrépitude, les grèves (de fonctionnaires) chroniques faisant perdre les denrées périssables, de même que les retards par employés n’en ayant rien à foutre, cela a été remplacé par les camions privés, a priori pluss coûteux, pluss polluants, mais avec un système privé visant fondamentalement la satisfaction maximale du client ce qui change absolument tout à la performance. De même pour les lignes aériennes, baisser les prix au profit des clients n’a pas été possible initialement dans le secteur public, les employés voulant de grands salaires, et les enchères décroissances (monde privé à la dure) n’ont été possibles que dans le domaine privé, rude pour les employés mais au profit des clients. (Je crois qu’un secteur low-cost public a été généré après, déficitaire faute de réduction des coûts mais épongé par la dette publique illimitée, à payer par les générations suivantes…) Le système français actuel me semble horrible : petits employés du privé rudoyés avec dur travail à exigence constante d’amélioration, fonctionnaires pépères privilégiés se contrefichant des usagers. Vouloir avec Chouard doubler ou quintupler le secteur public se ferait aux dépens des clients, pour frôler la misère soviétique, qui a fait capoter l’URSS, simplement mal pensé. Le tout privé à l’étasunienne n’est pas du tout idéal, mais les prétendus services publics non plu’. J’ai inventé un nouveau système, l’humbilisme, Chouard lui n’invente rien, ne corrige pas les défauts du privé mais fonce vers le public avec ses énormes défauts, rédhibitoires à mon avis. J’oubliais : les banques ont été nationalisées en 1981, « pour faire la fortune de l’état socialiste, au profit de tous », mais2 ans après, avec personnels tous devenus fonctionnaires, toutes ces banques étaient parait-il devenues déficitaires, n’apportant aucune richesse, seulement un coût, à éponger par les impôts. Que la grande distribution devienne fonctionnaire me semble aussi une calamité, puisque les salariés sous menace de grève éternelle obtiendraient un horaire de fermeture à 17 heures, incompatible avec les besoins des clients. (Mon frère professeur public agrégé, travaillant 2 jours par semaine, est payé 5/7 = 71% pour ces semaines ou mois de grève, ça peut durer… et en réclamant paiement des jours de grève pour accepter de reprendre le travail, et exigeant grand salaire, profil de carrière immensément ascendant sans mérite, immense retraite avec calcul privilégié sur 6 derniers mois au lieu de 25 années, etc.). Généraliser ça me parait une totale calamité (pas pour les fonctionnaires privilégiés, mais pour les autres tant qu’il y en a, pour financer le truc, et quand tout le privé sera éliminé, non-concurrentiel avec taxes énormes, le système entier capotera. Je crois.)
- Article II.1f « l’Etat garantit aux citoyens un droit de parole publique et veille à la publicité des opinions dissidentes en toutes matières. » En disant ça, Chouard attire les remerciements de tous les rebelles interdits de parole actuellement (sous menace de prison parfois, comme avec la loi Gayssot par exemple contre les sceptiques, coupables de sagesse sceptique, d’intelligence critique suscitant le doute interdit par la propagande…) mais… il ne mentionne pas la limite obligatoire : la non-incitation à la violence. Sinon, musulmans et chrétiens pourront décider d’expliquer le besoin de massacrer les incroyants, les israélites pareil pour les goys sur terre d’Israël, sauf semi-esclaves sous-payés, et pareillement les esclavagistes et tueurs de minorités (rouquins, gauchers, anciens dès 90 ans, ou autres) seraient bienvenus, encouragés, ça parait atroce.
- Article II.1i « création monétaire pour rendre l’Etat (…) donner du travail à tous ceux qui veulent travailler. » La planche à billets n’est pas la solution miracle, sinon tous les citoyens soviétiques auraient été multimilliardaires, alors qu’ils ont sombré dans la misère (matérielle). Je crois qu’il y a l’inconvénient inflation, sauf prix bloqués (ce dont ne parle nullement Chouard) et effondrement des taux de change avec l’étranger (en système nationaliste comme voulu par Chouard). Ce truc artificiel ne me parait nullement apporter une assurance d’opulence, au contraire. Je ne comprends pas tout à l’économie, mais je crois qu’il y a là une incompétence totale de Chouard, ne présentant pas un modèle crédible à l’appui de son système. Par ailleurs, beaucoup de chômeurs souhaitent travailler mais refusent la plupart des emplois proposés, exigeant tels horaires, tels salaires, tels endroits, telles absence d'effort, il ne suffit pas de leur donner "du" travail pour qu'ils acceptent, Chouard est naïf, incompétent je crois (ignorant le quotidien des agences pour l'emploi).
- Article II.2 « souveraineté nationale ». Je ne suis pas d’accord avec cet antihumanisme xénophobe, discriminant les humains dits étrangers pour un truc administratif. Et pourquoi pas régionalisme ou esprit de clocher, ou au contraire continentalisme comme l’Européisme ? Clamer tel échantillon de discrimination comme juste et bon, sans le moindre argument, est tout à fait irrecevable.
- « L’inscription sur les listes électorales est automatique. » C’est une idée intéressante, une des possibilités effectivement. Personnellement, je ne m’étais pas fait inscrire, puisque pas d’accord avec le système républicain (sans Ric) à faux représentants, mais si l’inscription avait été automatique, je n’aurais pas été choqué, votant simplement nul ou absent en désaccord. Même si le vote était physiquement obligatoire (autrefois quand j’étais valide), je l’aurais accepté en votant nul. Tout est possible comme système organisationnel, affirmer qu’un choix et un seul est le bon ne me convint pas du tout, mais on peut effectivement dire n’importe quoi.
- « La loi favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et fonctions électives. » Ça semble aussi mal exprimé que dans la constitution de 1958, en effet il y a 2 formes totalement distinctes à ce « égal ». Soit c’est « égal en théorie » et si parmi les candidats il y a 90% d’hommes, il serait normal qu’il y ait environ 90% parmi les élus. Soit égal veut dire un quota de 50% de femmes parmi les élus, avec discrimination positive pour pénaliser les hommes et favoriser les femmes. Moi qui ai fait des études de laborantin, avec 90% de candidates filles, aurais-je dû être super-favorisé par des points en plus afin qu’il y ait 50% de garçons parmi les diplômés ??? Cela me parait aberrant, mais je crois que c’est ce qui est en cours pour les postes de députés ou de membres de conseil d’administration, sous commande des fanatiques féministes. Chouard ne dit en rien s’il est pour la justice ou l’injustice en la matière. L’interdiction des femmes pour le poste d’elu (ou des hommes pour le poste de laborantin) serait choquante, mais que leur nombre soit bien moins de 50% ne me choque en rien. Pourquoi ici clamer un truc pas clair du tout ? Comme s’il y avait eu personne ne réfléchissant entre 1958 et 2022 (ou 2019, date de parution de l’ouvrage, non marquée dans le livre, citant 2019 pour un truc antérieur mais sans exclure 2020-2021).
- « (…) de façon à ce que les partis ne soient pas les seuls (…) ». C’est plutôt bien, mais s’il y a des milliers de candidats isolés, comment faire pour que tous soient entendus ?
- II.3 « Les représentants élus de la Nation aident à formuler la volonté générale sans y substituer leur propre volonté. » Sur le principe c’est bien mais d’où vient la volonté générale ? Souvent actuellement, elle est en grande partie forgée par la propagande gouvernementale, ce qui rendrait inopérant cet article, entièrement mensonger. Certes, quand il y a discordance entre le gouvernement et la population, c’est bien qu’il soit donné raison à la population, mais ça peut encourager dans le nouveau système à redoubler de propagande. On a vu ça sous le règne Macron avec la criminalisation des non-vaccinés-covid, les mensonges officiels dressant la population contre ceux que haïssait le président, puis sa réélection en diabolisant avec succès l’opposante en finale assimilée à l’extrême-droite alors qu’elle était pour le peuple contre l’écrasement par la prétendue élite des « sachants ». Ceux ayant le pouvoir parviennent ainsi à se faire approuver, souvent, par une nouvelle volonté générale trompée, ce qui ruine tout au principe de Chouard, même si ça ne marche pas dans tous les cas. A noter aussi : il a été répondu officiellement que, même si un référendum voulait rétablir la peine de mort, ce serait interdit par les traités internationaux signés par les gouvernants précédents, est-ce que Chouard l’accepte ou changerait cela ? Aucune réponse [mais voir plus loin].
- Article II-7.1 « suffrage direct, plurinominal et préférentiel ». Ce serait à voir sur un exemple, j’ai participé à un essai de ce genre à la récente présidentielle, mais les résultats étaient peu compréhensibles, car il s’est avéré que les participants n’étaient pas du tout un échantillon représentatif de la population française, mais presque intégralement un sous-groupe des électeurs de Mélenchon (au sens du scrutin actuel uninominal majoritaire), non qualifié pour la finale dans l'élection sur population générale, très majoritairement non-touchée par cet essai informatique.
- « contrôle régulièrement les promesses électorales (…) peut appeler le Peuple à révoquer ou confirmer l’Assemblée. » Bien, ça ressemblerait (si je comprends bien) au système suisse, où le peuple a le pouvoir, pouvant virer aussitôt les faux représentants trahissant le peuple.
- Article II-7.2 « Assemblée des citoyens (…) Corps des citoyens volontaires (…) ». Il faudrait des détails sur la conciliation de cette « vie » (rémunérée ?) et de l’activité professionnelle. Le système des politiciens professionnels avait des inconvénients mais était cohérent simplement, ici il faudrait expliquer comment ça se passe, quel temps ça prend, est-ce un bénévolat de 2-3 heures par semaine seulement ou bien davantage ? Ou est-ce en pratique réservé à des retraités ? [voir plus loin]
- Article II-7.4 « traitements, salaires et indemnités (…) sont fixés par les députés constituants et approuvés par référendum. » Ce n’est pas clair : face à un chiffre (ou une liste de chiffres) la réponse référendaire doit-elle être Oui ou Non ? Que faire si le Non l’emporte ? Réessayer et encore et encore ? Ou faut-il ne rien fixer et le référendum sera le chiffrage libre, avec réponse directe comme étant la médiane des chiffres votés (à saisir informatiquement).
- Article II-8.4 « Quand la Chambre de contrôle de la Justice veut incriminer un juge, elle convoque un Jury de citoyens. » Je ne sais pas si ça résoudrait les problèmes d’erreurs judiciaires, de juges décidant n’importe quoi leur passant par la tête sans justification aucune. Qu’ils soient menacés est bien, serait-ce suffisant ? Je ne sais pas. Le système actuel parait d’ailleurs bien plus complexe : le juge n’est pas forcément responsable, s’il doit suivre des instructions gouvernementales contestables, si le juge d’application des peines détricote ce qu’il a décidé, si la police n’a pas le temps d’interpeler les gens à enfermer, etc. On entend tous ces disfonctionnements « de la justice » à la télévision, les juges n’étant pas forcément les pires responsables.
- Article II-8.7 « Une conférence de citoyens est une assemblée composée par tirage au sort pour réfléchir spécifiquement à un sujet donné, à temps plein pendant quelques mois pour faire de béotiens des gens bien informés (…) ». Le fait d’être à temps plein parait difficile s’il ne s’agit pas de retraités, un commerçant risquant de faire faillite etc. Et puis… il ne suffit pas d’être bien informés : il y a des gens tellement fanatisés qu’ils résistent à une information pour imposer leur croyance contraire. D’ailleurs, garantir que ladite information est objective parait toujours contestable, qui en décide ? (sachant que d’autres avis peuvent contester ce qui est affirmé). Au monde des bisounours, c’est peut-être simple, mais en vrai, ça semble prêter à détournements ruinant tout.
- Article II-11 « Les juges (…) peut demander à un Jury citoyen de les révoquer. » Je suis content qu’un juge faisant mal puisse être révoqué, mais que devient-il après ? S’il n’est plu’ juge, et décrédibilisé en matière de justice, sa seule compétence après des années d’études, va-t-il mourir de faim ou devenir bandit ? Ou (avec le système semi-communiste Chouard) devenir employé payé à ne rien faire, simplement parce qu’existant demandant un travail ? Ce n’est pas clair et simple, j’ai l’impression.
- « Le non-lieu est inconstitutionnel en matière politique. » Je ne comprends pas : en cas de fausse accusation mensongère, y a-t-il forcément condamnation de l’accusé car politicien ? Ce serait injuste. Oui, il faut éviter les scandales de non-lieux abusifs, mais généraliser exagérément ne semble pas la solution juste.
- Article II-12.1 « Variante : toutes les réclames sont interdites dans les espaces publics. » Bien.
- Article II-14 « cette Constitution est bien supérieure en droit à la volonté des gouvernants d’un jour qui signent un Traité avec les gouvernants d’une autre nation. » Bien, cela va dans le sens de rétablir la peine de mort si un référendum le décide, même si des traités internationaux l’interdisent. Ce n’est pas que personnellement je veux ce rétablissement, mais je cherche la cohérence. Si on dit que le peuple gouverne, il ne faut pas lui mettre des interdictions parachutées du passé oligarchique.
- Article A-1.2 « Si le vote blanc est majoritaire, l’élection est recommencée avec d’autres candidats et d’autres choix. » C’est bien. Enfin, si l’élection n’était pas gouvernée par le fric de propagande ayant spécifiquement accès à publicité, je pourrais me présenter au lieu de voter blanc. Enfin : pas me présenter physiquement puisque invalide en fauteuil roulant, mais proposer mes idées, déjà écrites dans mon coin. Même sans guère de chances d’être approuvé en masse, tant l’égoïsme groupiste semble dominer, mais ce serait davantage positif que voter blanc avec le système actuel (avec parrainages exigeant d'être approuvé par le système, avec très couteuse explication publique).
- Article A-1.3 « La majorité électorale est fixée à dix-sept ans ». Euh, ça change de l’actuel 18, de l’ancien 21, du proposé 16, je n’ai pas d’avis clair sur ce qui est mieux.
- Article A-1.4 « à temps partiel, ils gardent leur activité professionnelle et sont indemnisés (raisonnablement) pour leur travail ; leur retour à la vie normale est facilité par l’Etat. » Bien : ça clarifie un point mystérieux plus haut.
- Article 89 proposé « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision, sauf si c’esr pour instituer une vraie Démocratie. » Bien, les faux représentants seraient supprimables, même si cette constitution-là permettant de les contrôler et virer avant terme rendrait ce changement moins indispensable.
- (Mon bilan) Cette proposition de nouvelle constitution me semble positive pour deux points : le référendum d’initiative populaire pouvant virer tout de suite les élus trahisseurs du peuple, le contrôle des juges par le peuple. Et deux points négatifs principaux : le nationalisme restant, donc xénophobe rejetant les étrangers, et puis l’absurdité semi-communiste de son projet, avec fonction publique très augmentée (sans revenir sur ses privilèges, ni même en proposer soumission à référendum) et puis : revenus pour tous même refuseurs de travail.