Crétin++ ?
par Mistiss, 06/02/2016

    Hier, une collègue m’a parlé d’un livre polémique célèbre que je vais sans doute acheter et lire, « la fabrique du crétin », par un enseignant expliquant quelque chose comme la détermination sociale, pour que la populace reste inférieure sans se révolter façon Mai-1968 et sans prendre les places de l’Elite : tout serait organisé pour qu’on ne devienne pas ingénieur si on n’est pas fils d’ingénieur ou de médecin, on ne ferait visiter aux élèves de banlieue que des chaines de montage pour ne pas les faire rêver de métiers plus gratifiants, on leur ferait étudier des textes différents des élèves des beaux quartiers (alors que cet enseignant assure qu’ils sont parfaitement à même d’adorer les grands textes eux aussi), etc.
    A priori, je pense reprendre et en même temps contester cette thèse, si elle est telle. Mon opinion (argumentée) n’est absolument pas que l’ascenseur social a été sciemment cassé, pour une Elite héréditaire comme caste supérieure, dominant une populace faite volontairement de crétins heureux de leur position, non. Mon opinion est qu’il y a « en haut » une fausse Elite de Crétins commandeurs, et « en bas » une populace de Crétins commandés, tous abrutis par une Education débilitante et une télévision les traitant comme des idiots, avec plein succès. « Crétins ++ » et « Crétins + ». Je vois quatre grands arguments à cela :
1- De 7 à 11 ans, j’étais élève de banlieue en région parisienne, puis mon père a été muté au centre-ville de Toulouse, avec appartement de fonction. J’ai donc été élève du très réputé CES/Lycée Pierre-de-Fermat, et les bourgeois de banlieue (cadres aux usines Aérospatiale fabricant les Airbus) y envoyaient leurs enfants, grâce à des dérogations ou options spéciales. Je pense donc que c’est ce que l’auteur du livre appelle une usine à non-crétins, et la plupart de mes camarades sont effectivement devenus ingénieurs, docteurs, directeurs, patrons, etc. (Moi, qui ai été un des 3 meilleurs sur un millier environ, avec Bac C mention TB, super-rarissime à l’époque, j’ai choisi de m’enterrer « en bas » ou mort, mais ça ne change rien au contexte). OR je maintiens que l’enseignement était bel et bien une usine à crétins : il s’agissait exclusivement de réciter les cours, les prétendues lois du monde, et vénérer les « grands hommes », sans aucune place pour l’intelligence critique, dirigeant elle assurément vers l’exclusion du cursus. J’ai brillé très fort dans ce système pourri, avant de m’éteindre, en dépression profonde et sous antipsychotiques à haute dose pour ne pas me re-tuer. En tout cas, ça me confirme que les cadres supérieurs dressés par cette école sont des crétins suivistes, nullement des esprits libres et pertinents.
2- Vers 27-30 ans, j’ai écrit un livre (à publication refusée) démolissant la science, la psychiatrie et l’esprit cartésien, preuves logiques et mathématiques à l’appui. Cela a été totalement étouffé par les cadres gardiens de la Culture et de la Science. Sous les prétextes que « les livres, ce n’est pas ça du tout », ou que « ces idées sont dangereuses ». Ça me confirme que la haute société roucoule de la pure bêtise, nullement de l’intelligence qu’elle voudrait garder pour elle seule.
3- Vers 50 ans, j’ai invalidé la loi numéro un des statistiques, le calcul d’écart-type sur échantillon, que j’ai prouvé faux, en inventant (ou ré-inventant) la solution juste (double solution, en tirage sans remise ou avec remise), différente de la correction usuelle enseignée dans toutes les universités. J’ai alors essuyé une violente tempête de grands cris refuseurs, comme quoi cela insultait les « grands hommes » et les « enseignants », mais personne n’a vérifié mathématiquement ce que je disais, ce que je prouvais. Dans le même temps, je me suis adressé (pour autre chose) à un grand ponte scientifique hollandais, publié des centaines de fois et même leader en publications scientifiques, en lui démontrant que ce que faisait notre compagnie était du vol organisé, fondé sur mensonge mathématique (la validation par non significativité, aberration qui ferait prouver inoffensif l’arsenic et le curare avec risque prétendu infime). Il m’a répondu que, du moment que c’est en accord avec les instances officielles, tout va très bien. Alors je conclus : cette prétendue Elite (aveugle et/ou mensongère) est en fait nullarde en intelligence, et s’ils ménagent à leurs enfants une chasse gardée aux meilleures places, la situation n’en reste pas moins que des crétins dominants écrasent des crétins (et quelques lucides) dominés.
4- Puisque j’ai la télévision maintenant, après l’avoir refusé des années, je suis abasourdi par la débilité des journaux télévisés. Et apparemment, les revues de presse ne citent pas non plus mes arguments opposés, qui sont comme « absents du paysage », je n’ose pas dire « paysage intellectuel » tant il est stupide. Je prendrai quatre exemples là encore : Est-Ukraine, Marseillaise, Coupe du Monde, Finance ennemie. A) Tous les commentateurs ont vociféré contre la Russie et les indépendantistes d’Ukraine orientale ayant généré une guerre et abattu un avion de ligne civil. Quand j’ai demandé à un éditorialiste (aéronautique) pourquoi tout le monde oubliait que la vénérée Déclaration Universelle des Droits de l’Homme impose le droit à l’auto-détermination des peuples, la responsabilité de cette guerre et de ces morts allant donc aux présidents de France, Allemagne, USA, ayant refusé le référendum local pour l’indépendance, il m’a répondu que « ah oui, tiens, c’est très vrai, mais personne n’en parle alors je ne vais pas me risquer à en parler moi-même ». La parole dite informations se confirme donc abrutie totale, ou menteuse propagande si quelqu’un a un peu de recul quelque part. B) Périodiquement, les politiciens au pouvoir ou opposants officiels entonnent la Marseillaise, avec davantage de force même disent-ils que les hyper-nationalistes « Front National » qu’ils rejettent (comme non membres de leur club). Personne de cette « élite », jamais, ne déclare criminellement idiote la phrase « qu’un sang impur abreuve nos sillons », appel à égorger les étrangers, et leurs bébés puisque « coupables » d’avoir le même « sang mauvais ». Quelle horreur, sont-ils idiots ou menteurs ? Ils ne méritent en tout cas pas le titre d’Elite à mes yeux, pas du tout. C) Mon père est un fan du football-club de Lens, où il a assisté à un match étant jeune, appréciant que dans les tribunes s’associent en une même ferveur cadres et ouvriers, intellectuels et humbles avinés. Personnellement, je vois ça en sens contraire : la crétinerie touche autant les classes haute et basse. Pourquoi hurler d’enthousiasme ou colère pour quelques guignols shootant dans un ballon, en voulant écraser les « sales étrangers » virtuels comme racistement ? Elite prétendue et populace semblent là communier dans la volonté de domination. Et la télé enfonce le clou à 100% : tel sport, jugé inintéressant la veille, devient fabuleux exploit si un « Français » est maintenant champion du monde. Je ne comprends pas du tout en quoi est super génial le fait qu’un vainqueur dans ces amusements quelconques… paie des impôts aux mêmes dominants que moi. Et la ferveur nationalo-sportive réunit effectivement Elite et populace, dans la Crétinerie je pense. D) Notre actuel Président de la République a été élu sur foi de son autodéfinition comme « ennemi de la finance »… comme si personne ne réfléchissait. Si la France est un pays « riche », où il fait bon vivre (comparé à la miséreuse Haute-Volta), c’est que notre monnaie est très forte. Si on dévalue de 99% l’Euro, un litre d’essence vaudra deux mois de salaire, et personne ne veut cela (même si ça ferait revenir les emplois partis en Chine et Inde). Mais le mensonge aveugle a un grand succès, dans toutes les couches de la population, « supérieure » comprise (les BoBos sont les cadres de cette « gauche »). De même, personne n’explique jamais comment nous pouvons être « un pays riche » alors que nous sommes en déficit chronique et croissant depuis des décennies. En achetant à crédit comme nous, la Haute-Volta aussi serait riche. Qui explique, qui réfléchit ? Ou bien sommes-nous tous des crétins ? Je crains que Oui…

    A confirmer quand j’aurai lu le livre.

Réserves (07/02/2016)
    Le texte ci-dessus a été écrit « à chaud », et s’avère regrettable du fait de sa grossièreté, exprimant à plusieurs reprises une idée très moche, proche de « tous sont crétins sauf moi ». Cette lecture, mienne, appelle autocritique, analytique :
- Le mot « crétin » n’était pas un choix de ma part mais le titre même du livre mentionné, donc la base, affirmant quelque chose comme « les humbles sont crétins, oui, mais c’est hélas voulu tel, par l’Elite », ce à quoi ma réponse essentielle consistait à dire « il ne s’agit pas d’une élite mais de crétins dominants ».
- La plus merveilleuse personne au monde, ma copine imaginaire Patrycja, est classée « handicapée mentale », pire que « crétine », et ça ne veut pas du tout dire que c’est quelqu’un sans valeur ni intérêt, au contraire. Mais elle n’est pas russophobe, pas chanteuse de la Marseillaise, pas supportrice des sportifs français ou autres, pas partisane des politiciens français tous menteurs. Mon utopie est que l’individu humble est bon, que l’individu dominant est mauvais, et corrompt la plupart des humbles en les appelant à devenir pseudo-dominants contre les étrangers.
- J’ai conscience que ma colère intrinsèque contre les dominants vient peut-être d’un reliquat de l’enfance ou j’étais un petit frère brimé par un grand frère écraseur. Je suis aujourd’hui réconcilié avec mon frère ainé, mais il peut rester un fond de réaction automatique contre la dominance.
- Il est aussi envisageable que je n’aime pas la bestialité d’humains se comportant en meutes de loups, avec individus dominants et masse dominée aspirant toute à devenir le dominant, ou jouissant d’écraser les meutes lointaines, envahissant notre territoire ou défendant le leur quand nous les envahissons… Je trouve cette idée horrible, mais elle est assez solide, hélas.
- Au final, mon plaidoyer n’est donc pas du tout : « tous sont crétins sauf moi », mais « les dominants sont les pires crétins » et « je suis utopique préférant les faibles, toutefois les masses me déplaisent aussi en voulant devenir des dominants ».

Objection (08/02/2016)
    Un ami, économiste amateur, conteste ce qu’il dit être mon idée qu’un pays a la richesse de sa monnaie, alors que la richesse est au contraire liée au nombre d’échanges, qu’indique le Produit Intérieur Brut. Je finirai de lire le livre d’économie qu’il m’a conseillé, d’accord, mais je doute :
- Si la Haute Volta (que Wikipedia me dit s’appeler maintenant Burkina Faso, un des 10 pays les moins développés du monde) voyait sa monnaie, le Franc CFA, avoir un pouvoir d’achat un million de fois plus important (au niveau international), les échanges y croitraient de manière fabuleuse, chacun s’achetant voitures, essence, hélicoptère, repas royaux, domestiques venus d'ailleurs, etc. Inversement, si on dévalue de 99% l'euro, l'essence devient en Europe inabordable, ainsi que le fioul, le gaz, les voyages, oui je maintiens que ça serait un effondrement colossal en niveau de vie. Je ne vois pas la logique inhérente à la valeur de la monnaie. Et puisque nous sommes en déficit lourd chronique, pourquoi sommes-nous à monnaie forte (énorme pouvoir d’achat en importations) plutôt que ruinés (comme les particuliers interdits-bancaires) ?
- La Chine, à monnaie faible, salaires faibles vus de l’extérieur, reçoit la totalité des usines du monde (délocalisées là) et son PIB est en voie de devenir le premier du monde, cela semble démentir la loi disant que la force de la monnaie est corrélée au PIB. Et ce mécanisme était très évident, au nom de quoi l’avoir décrété « impossible » ?
- En conséquence, je concluais que nous sommes dits riches, et à niveau de vie opulent (vu de l’extérieur) alors que nous ne semblons le mériter en rien – le réconfort récompense l’effort, oui, mais nous consentons à moins d’efforts que les pauvres travailleurs étrangers. En fait, nos tranquilles fonctionnaires (non soumis à concurrence) sont opulents sans raison, et notre système privé (malgré sa course forcenée à la compétitivité) va faire faillite, incapable de rester concurrentiel, ruinant la source d’impôts qui nourrissait la fonction publique, d’où misère pour tous prochaine, mais incroyablement personne n’en parle nulle part. Je ne disais pas du tout que nous avons une monnaie forte donc sommes et resterons riches, non, je disais que tout me semble aberrant, et non discuté.
- J’ai entendu deux « arguments » chez les gens se disant hauts penseurs : tandis que la Chine deviendrait le prolétariat du monde, l’Occident monopoliserait les tâches nobles : l’innovation et la Qualité. Par expérience professionnelle, je sais qu’il s’agit d’une erreur : les Chinois sont aussi innovants que nous (et seul un racisme insensé nous fait croire intrinsèquement « supérieurs » en inventivité), tandis que la politique Qualité a été détournée (par une masse d’incompétents chez nous super-fiers) en triomphe de la paperasse, techniquement aveugle, applicable autant en Chine qu’ailleurs.

Premières pages (11/03/2016)
    J’ai entamé la lecture du livre qu’on m’a prêté, merci. La préface me consterne : son auteur, qui n’est certes pas l’auteur du livre, clame que les enfants des cités se voient maintenant privés de l’accès aux Belles Lettres et à l’orthographe, n’ayant plu’ qu’un enseignement sommaire basé sur l’oral, comme l’enseignement colonial vers 1893-1900. --> Je ne suis absolument pas d’accord : les prétendues Belles Lettres sont des merdes ampoulées, comme tous les textes prétendument philosophiques que j’ai analysés (et détruits par la logique). Une langue simplifiée (transcription transparente de l’oral, voire de l’oral simplifié régulier sans genre aux noms communs et sans homonymes) remplacerait de manière très bénéfique l’absurde usine à gaz de la langue française académique. Les argumentations pertinentes, démolissant les idioties gouvernant « La Culture », sont exprimables parfaitement en Français Petit Nègre comme en Anglais ou en langue « indigène », ce n’est que le bla-bla auto-satisfait (à tort) des bourgeois (et néo-bourgeois certes autrefois promus par ascenseur social) qui tombe à l’eau si on le prive de son outil « complexe pour rien ». Erreur de diagnostic totale. J’espère que le corps du livre est davantage convaincant, on verra.

Premier franc faux pas (13/03/2016)
    Dans le premier chapitre (« Au centre du système »), l’auteur clame cette double phrase-choc : « L’élève est en droit d’exiger un savoir. Et l’enseignant a le devoir de l’instruire. » --> C’est affligeant. En effet, sous le terme erroné de « savoir », je ne vois que des théories en instance de réfutation (sciences expérimentales), de l’adoration de pistonnés nuls (littérature, philosophie), de la soumission à des contraintes inutiles (langues vivantes, au lieu de la langue mondiale simplissime, qui serait bien mieux), des amusements décrétés disciplines (arts prétendus, langues mortes), etc. Oui, plein de disciplines prétendent à un savoir, mais c’est par lavage de cerveau, et pas du tout à la demande des élèves (embrigadés dans le système, mangeant les choses au programme). Quant aux enseignants se croyant détenteurs d’un savoir, il s’agit de nullité crasse de leur part, d’inaptitude à l’intelligence critique – l’auteur de ce livre étant semble-t-il un champion en ce sens. Berk. (A titre autocritique – puisque je suis capable de cette attitude, à la différence semble-t-il de la majorité enseignante, je concède que les mathématiques peuvent être un éveil à l’intelligence logique, et donc à la critique destructrice vu ce qui se passe dans les pseudo-validations industrielles, avec des « aides » informant des résultats acquis pour gagner du temps dans leur redécouverte par l’élève, MAIS ce n’est nullement un savoir : l’élève devrait avoir le droit de contester, d’invalider, ce qu’on m’a refusé, totalement à tort, déniant hélas le prestige usurpé de toute cette branche, elle aussi.)

Ça continue mal (15/03/2016)
    Au 4e chapitre (“L’ennui”), j’ai été choqué par 3 passages :
1/ « Le cartésianisme ne fut jamais qu’une recombinaison de neurones déjà pleins ». --> Non, le cartésianisme de René Descartes est une supercherie prétendant à tort à la raison, commettant des bourdes logiques en série (pour reconstruire, à tort, à partir d’une démolition certes judicieuse), c’est une honte, mais l’auteur Brighelli est trop nul pour avoir un jugement contradictoire sur le sujet, il n’est que gobeur de parole professorale, et entend être professeur de même, les élèves devant gober ses imbécilités à lui. Je ne suis pas du tout d’accord.
2/ « Darwin est un fait, l’évolution une réalité, et les tenants du créationnisme sont des crétins (…) La Bible prétend que le soleil tourne autour de la Terre : un enseignant a-t-il le droit, sous prétexte de tolérance, de laisser s’énoncer des contrevérités ? ». --> Des faits sont illusoires, et aucun critère ne permet de discerner les fais dits véritables des faits dits illusoires (j’ai écrit un livre entier sur le sujet). Les tenants du créationnisme ont logiquement raison de prétendre à un possible, rien ne prouvant que leur Créateur (prétendu) n’a pas inventé les os de dinosaures et taux C14 associés pour tromper les observateurs crédules. De même, il est entièrement vrai que le Soleil tourne autour de la Terre, relativement à la Terre (ce qui n’exclut pas que la Terre tourne autour du Soleil, relativement au Soleil ou aux étoiles lointaines). Mais l’auteur est archi-nul, plein de fausses certitudes, estampillées Savoir parce qu’il n’a rien compris mais a cru, benoitement. Honte à lui, se proclamant maintenant donneur de leçons.
3/ « L’ennui se combat avec une arme unique : la connaissance (…) l’encyclopédisme ». --> Non, il ne s’agit pas de connaissance mais de croyances. Le point de vue sceptique, déniant tout savoir, n’est pas envisagé, pas assimilé peut-être juste. Le scientisme (avec Darwin et les astronomes) n’est qu’un choix, et d’autres appellent Vraie Connaissance Universelle leur capacité à réciter le Coran, ou Le Petit Livre Rouge de Mao, c’est du même ordre, de choix (stupide selon les partisans d’autre choix).

Déclaration de guerre, et arrêt des hostilités ? (16-17/03/2016)
    Le sixième chapitre ("Orthographe") m’insulte salement, et je ne regrette aucunement de retourner dans sa tronche les condamnations que m’adresse cet auteur super-imbécile, Jean-Paul Brighelli.
1/ « Bien des grammairiens, depuis le XVIe siècle, ont tenté d’imposer en français une orthographe phonétique (…) Tous s’y sont cassés les dents, parce que le génie propre de notre langue s’accorde avec des difficultés (orthographiques ou grammaticales) particulières. » --> Je ne suis nullement grammairien, pas besoin, mais j’ai inventé une orthographe phonétique (en lettre standards) du Français. Ce serait immensément et objectivement mieux (en concurrence loyale) que l’usine à gaz actuelle : dès l’alphabétisation élémentaire vers 4 ans, il n’y aurait aucune faute, et pour toute la vie, plus besoin d’enseignants pour la langue française ! Les étrangers adoreraient cette langue, qui pourrait devenir un excellent support international (en retirant l’imprévisible genre des noms communs et remplaçant les conjugaisons par des infinitifs à l’anglaise). Brighelli prétend que l’usine à gaz de la langue française est géniale, pourquoi ? où est l’argument ? Aucun argument, non, c’est de la vocifération méprisant les avis différents sans l’ombre d’une raison. Le crétin numéro 1, c’est donc lui, et j’ai hésité à clore aussitôt ce livre-là, avec dégoût total. (Oui, je sais que ma simplification serait refusée très largement par référendum, comme par l’Académie décidant à la place du peuple, mais j’ai identifié les mauvaises raisons décisives, je crois : A/ Les adultes formés préfèrent refuser de réapprendre, ayant pensé en avoir fini de ce côté. B/ La grande majorité des adultes adore dominer les enfants en pointant leurs « fautes d’orthographe », alors que si tous devraient apprendre le nouveau système ultra-simple enfantin, les vieux mal-formés (avec automatismes devenus bizarres) seraient plutôt « moins bons » que les petits, et c’est perçu comme une offense inadmissible à l’autorité parentale, ou à l’ordre en place pour les célibataires. C/ Les jeunes enfants n’ont pas le droit de vote, donc le bien objectif pour les futures générations ne pourrait gagner qu’en comptant sur l’altruisme, tellement plus rare que l’égoïsme brut : aucune chance, effectivement, le Mal l’emporte haut la main, frôlant même vraisemblablement le score 100,00%. D/ Je ne suis pas d’avis que la majorité des gens est absurde et/ou méchante, je pense que les gens sont majoritairement victimes de lavage de cerveau assidu, avec dix à vingt ans d’endoctrinement scolaire quotidien, avec carotte et bâton, oui ça imprime, ça grave, ça « gagne » hélas… E/ Presque chacun refuse de faire partie de « la génération sacrifiée », ayant lourdement peiné à l’école et n’en tirant pas les bénéfices ensuite.) Et je ne suis pas un réformateur visant à être impliqué dans les décisions nationales, simplement un esprit libre, raisonnant dans son coin. Je n’ai pas même appris à mon fils de 3 ans cette orthographe plaisante que j’avais inventée, et je le laisse s’escrimer avec la pourrie langue académique maintenant à l’âge de 6 ans (il est en train d'apprendre è-ê-ai-ei, et son enseignante ignore sans doute que j'ai compté 52 autres écritures différentes du son è dans la langue française), car s’il avait idée de l’autre façon, simplissime lumineuse, il serait fichu pour la scolarité (puis vie professionnelle) car ne pouvant pas admettre l’invraisemblance stupide de l’inutile usine à gaz. Alors oui, le dogme idiot « gagne », « s’impose », par écrasement injuste, par la menace, c’est très affreux. Et l’auteur Brighelli, fervent promoteur de cette horreur, me parait très horrible.
2/ » L’orthographe a été fixée au XIXe siècle parce qu’elle a été ressentie comme un outil de promotion sociale. ». --> Je comprends certes qu’une usine à gaz inutile peut mettre en échec quelques gosses de riches, malgré cours particuliers spéciaux, et promouvoir quelques gosses de pauvres, anormalement pointillistes. Mais si tel était le but, il fallait pareillement rétablir les déclinaisons (changeant tous les mots selon leur place grammaticale, comme je/moi/me) et multiplier les particularismes (avec pour les noms communs : 12 genres zodiacaux possibles assortis d’accords particuliers à chacun, ça ne sert à rien de rien, mais quelle mine de fautes et de condamnations, jouissives pour Brighelli, et quelle « beauté géniale » pour les 0,1% de la population parvenant à presque maîtriser le truc…). Et puis, en plus, créer trois groupes de noms, le troisième étant fait de quatre mille mots faisant n’importe quoi chacun à sa façon, à apprendre par cœur, Brighelli adorerait… Au lieu de donner à tous le système le plus simple, permettant de se focaliser sur les vrais enjeux : la lucidité mathématique, qui m’a fait abattre les sciences humaines et biologiques fautives, les normes « Qualité » aberrantes. Mais non, Brighelli n’y comprend rien aux Maths (non mentionnées au sommaire), il se contente de pérorer loin de tout enjeu pratique, ignorant les malhonnêtetés de sa très chère Elite (un chapitre vers la fin du livre s’appelle « éloge de l’élitisme »)….
3/ « L’ortograf est la graphie des futurs ilotes, semi-esclaves enchaînés à jamais par leur manque de compétences. » --> Pas du tout : l’orthographe que j’ai inventée (ou réinventée) s’écrit effectivement ortograf, MAIS c’est une libération, tout le contraire d’un esclavage abrutissant (avec millions de particularismes à apprendre par cœur sous peine de condamnation !). Et justement : on peut être ultra-compétent dans plein de domaines, si prime la logique et l’inventivité, au lieu de la récitation stupide d’innombrables règles inutiles, à milliers d’exceptions n’importe comment. Avec la langue finnoise à écrit transparent (calqué sur l’oral), les enfants finlandais se classent chaque année les plus « intelligents » d’Europe, puisque toute leur intelligence est focalisée sur la compréhension, la création, sans s’épuiser à essayer de domestiquer une usine à gaz totalement inutile, stérile, mais décrétée obligatoire. Face à ce classement européen, où notre très couteuse école française oscille selon les ans entre la 20e et 25e place, des commentateurs ont protesté que les finlandais gagnaient par concurrence déloyale, n’ayant pas une langue complexe comme la nôtre – mais, diable, pourquoi ne pas en conclure que nous avons, nous aussi, besoin d’une langue simple ?? Brighelli nage donc en total contresens, avec complète nullité, absolue crétinerie pour employer son vocabulaire. Il s’en fout : c’est lui qui écrit, qui est publié, pistonné, volant la place chez les éditeurs. Honte à lui.
4/ « Le Crétin formaté par les contempteurs de l’orthographe n’aura plus les moyens d’écrire aux prud’hommes pour protester contre son licenciement. D’ailleurs, à terme, on pourra se passer de prud’hommes – à moins qu’on ne les orthographie "prudoms"… » --> Le contresens est là trop insupportable, stop, j’arrête (page 76 sur 212). Avec une langue écrite « transparente » reproduisant fidèlement la prononciation orale (quitte à améliorer l'oral sans plus d'homonymes), tout le monde saurait parfaitement écrire (sauf quelques handicapés profonds certes inaccessibles à l’alphabétisation – même simplifiée sans q ni h ni bigrammes ni exceptions), au contraire de ce qu’affirme cet auteur malhonnête ou idiot. Ce n’est que s’il y a domination de la langue ampoulée pour rien, avec hérésie condamnée de quelques-uns appliquant mieux, que ceux-ci seront gênés, défavorisés, rejetés par le système dominant. Ce n’est pas faute à la simplification mais faute à l’oppression des simplificateurs. Mais Brighelli n’a visiblement pas assez de cervelle pour faire la part des choses, remettre en question ses bases, mauvaises, simplement estampillées bonnes autrefois par les sévères enseignants qu’il adore. (Et dans ma modification, on n’écrit nullement « les prudoms » mais « lé prudom » : aucun besoin de répéter le pluriel sur le nom – à l’écrit spécifiquement – en plus de l’article qui exprimait déjà que c’est un pluriel). Mais Brighelli ne comprend rien, et ne veut surtout pas comprendre, ça gênerait sa fausse démolition, simplement fautive, erronée, nulle, crétine. Stop. Ce livre insultant débilement ne m’intéresse pas, me révolte contre lui-même (davantage que contre l’objet de ses foudres à lui).

Suite similaire hélas (18/03/2016)
    Je me sentais un peu coupable, injuste, de refermer ce livre sans avoir laissé la possibilité à l’auteur de boucler sa réflexion, devenant peut-être logique une fois complète. J'ai donc lu (commencé à lire) beaucoup plus rapidement, la suite. En notant seulement les numéros de pages notables.
- Page 98 : « déviance d’un agrégé de lettres, normalien de surcroît, dans le plus sordide des culs-de-basse-fosse du système ». --> Ça explique un peu mieux le contexte : l’auteur se considère objectivement supérieur, et sa spécialité est littéraire, donc quand il donne des leçons sur Darwin ou l’astronomie, c’est un total incompétent qui parle. Il n’est qu’un pseudo-champion en bla-bla pistonné (sachant comment fonctionne le monde éditorial), chef admirateur des blablateux célèbres (Marbeuf, Mallarmé, Zola, etc. cités).
- Page 104 : « Aucun "respect" n’est dû a priori. Seul le travail rend l’élève respectable. Seul le savoir le fait accéder à l’humanité. » --> Là encore, on frôle l’insupportable à mes yeux. Vu que tout savoir est contestable (par l’irréfutable hypothèse du rêve présent, n’en déplaise à l’escroc Descartes), ce jugement décrète « inhumains » tous ceux qui déplaisent à Brighelli. Inhumains donc légalement tuables, mangeables… ce type est dangereux ! Au contraire de lui, je dirai qu’un professeur, en dépit de ses statuts institutionnels, n’est pas spontanément respectable (quoique humain), il ne devient estimable que s’il est convainquant – et Brighelli en est un super contre-exemple.
- Page 122 : « Il est vrai que la représentation de la violence, sa banalisation permanente, finissent par convaincre les têtes les plus creuses que rien n’est vrai, et donc que tout est permis. » --> Je retrouve là un drame personnel de malhonnêteté intellectuelle : le magazine Science et Vie a rejeté mon livre « Contre la Réalité » avec un seul pseudo-argument : « ces pensées sont dangereuses ». Il faudrait donc être croyant réaliste stupide (à la Brighelli-Science-et-Vie) pour ne pas être « dangereux, se croyant permis de tuer et manger son prochain ». Mais pas du tout du tout, ces « vraies têtes creuses », super fières à tort, méprisantes à tort, n’ont rigoureusement rien compris : la logique conduit au scepticisme, percevant l’incertitude partout, et – indépendamment – la logique comportementale conduit à respecter « autrui apparent », en comprenant que si je lui crie après, il va me crier après pareillement (etc.). Non, si rien n’est vrai, ce n’est pas du tout une raison pour se comporter en salaud. Un salaud est très moche et la conscience personnelle conduit aux choix conciliant mon bon-vouloir avec celui (imaginé empathiquement) des marionnettes autour (peut-être pensantes, ce n'est pas impossible). Mais, certes, Brighelli et Science et Vie ne sont pas philosophes (ni logiciens), pas lucides, pas réfléchis, rien. Seulement affirmatifs super fiers, à tort. Ça me rappelle l’aberration moyenâgeuse contre l’athéisme : « ceux qui ne croient pas en Dieu croient automatiquement que tout est permis quand la police a le dos tourné : ce sont donc des assassins, des violeurs, etc. » Eh bien non, l’intelligence ou la candeur suffisent à générer le sens moral, pas besoin de se soumettre à des affirmations très contestables.
- Page 131 : « Il faut du savoir pour oser une protestation. » --> Là encore, Brighelli prend le problème à l’envers : en théorie, le sentiment d’injustice et de faute suffit à justifier la protestation ; mais, dans ce monde pourri faisant taire ceux qui n’ont pas les codes étiquetés (à tort) Savoir, cette protestation ne sera pas écoutée, pas relayée, pas entendue. C’est comme affirmer (sous Staline) qu’il faut incontestablement être stalinien : c’est de la (soumission enthousiaste à la) dictature, non de la logique objective.

25 derniers points de désaccord pour finir (20/03/2016)
– Page 143 : « dépourvus qu’ils sont de ce fond intellectuel qui seul permet de se battre, ou en tout cas de gérer les crises (…) Et ce n’est pas là du romantisme mal digéré : ce sont les faits. ». --> Je suis d’avis totalement différent, et il s’agit bien d’opinion, il ne s’agit en rien d’évidence incontestable. L’école « des beaux quartiers », à l’ancienne, m’a élu brillantissime intellectuellement en 1981, alors que je me situais entre deux tentatives de suicide (romantique), en crise totale, et sous médicaments débilitants. « Impossible (dira Brighelli) puisque ce que je dis est la vérité incontestable ». C’est pire que nul, se faire éditer pour ça est du vol.
– Pages 149-150 : « A moins d’incriminer le groupe de pression des spécialistes de la dyslexie, qui font leur beurre sur le dos des élèves carencés par l’enseignement (…) Et c’est tout. De l’Histoire, de la Géographie, des Arts, mais aussi bien des sciences pures ou appliquées, nulle nouvelle. Passés aux pertes et profits du troisième millénaire. (…) Cette élimination de tout ce qui est soit esthétique, soit historique, est significative. » --> Pour la dyslexie, il y a totale confusion de Brighelli : les enfants seraient cent mille fois moins à la peine avec une langue alphabétique ultra-simple, simplement fondée sur « mmm-a : ma », au lieu des déroutantes exceptions dans tous les sens, sans logique aucune. Mais en sacralisant son orthographe pourrie, il se contrefiche de l’exclusion des esprits logiques, classés « malades déficients », horriblement. Quant aux Arts, Brighelli répète simplement la sacralisation qui faisait partie de son cursus adoré, et avec laquelle je ne suis absolument pas d’accord. Loin d’avoir cru les enseignants ayant prétendu m’apprendre ce qui est beau depuis des millénaires, je considère que l’immense majorité des « œuvres » en musée sont laides ou sans intérêt (si ce n’est pour les esprits antiquaires, aimant l’avant invention de la photographie et des imprimantes tridimensionnelles). Ponctuellement, je peux trouver un tableau beau ou magnifique, mais ça n’a aucun rapport avec le bla-bla des profs, et j’aurais pu avoir le même sentiment si je n’avais jamais été à l’école. Comme en nourriture, c’est une pure affaire de goût, et les discours n’y changent rien – il y a simplement que la prétendue Elite se gargarise de retrouver ses codes dans des trucs moches inutiles, et adore compter les adeptes déclarant cela génial sublime avec des montagnes de bla-bla justificatif. L’éducation classique était très horrible (je n’ai pas connu la nouvelle éducation 1998-2005 contre laquelle se bat Brighelli).
– Page 151 : « Et un peuple sans philosophie absorbera tous les prêts-à-penser que le marché voudra leur faire avaler. Répudiez Socrate et Spinoza, il vous restera toujours Ron Hubbard. » --> Je ne connaissais pas précisément le nom Ron Hubbard, même si j’ai pu l’entendre quelque part, et Internet m’apprend que c’est l’écrivain étasunien ayant créé la Scientologie. Alors je dis une fois de plus que Brighelli est un crétin de premier ordre : j’ai invalidé la totalité des philosophes classiques, Socrate et Spinoza inclus, sur les bases de la logique élémentaire (qui leur manque), et ça ne fait absolument pas de moi un béni-oui-oui gobant les promesses des sectes, au contraire l’esprit critique s’applique contre elles comme contre les prétendus grands-homme à prestige usurpé. Mais Brighelli, chef-adorateur de grands-hommes, ne s’intéresse pas aux contre-exemples puisqu’il « sait » : éh, il est supérieurement diplômé, par une école autrefois très difficile, très élitiste, CQFD ? Au contraire, ça vaut invalidation de l’ancien système, à mon avis, argumenté.
– Page 153 : « En l’absence de repères, la mémoire (individuelle et collective) s’efface. (…) Le capitalisme n’est pas le grand vainqueur qu’il prétend être : il en est à avoir peur de la mémoire. En tout cas, il cherche par tous les moyens à l’abolir. On n’interdit plus aux historiens d’exercer : on supprime leur enseignement. » --> C’est là pour moi une avalanche de points choquants (dans le texte de Brighelli, pas dans la situation qu’il prétend dépeindre). D’abord, il vote pour le concept de « mémoire collective » alors que je vote contre : pourquoi appeler « souvenir » (collectif) ce qu’on n’a en rien vécu personnellement mais seulement reçu comme ouïe dire ? Ni plus ni moins que les légendes et fables, et canulars et tromperies organisées. Je suis partisan du doute individuel et pas du tout de la pression sociale (ou pire : légale) pour guider les jugements. Et je ne vois absolument pas le rapport entre le capitalisme (super-fier de rappeler l’échec de l’expérience alternative, communiste 1917-1989) et l’assassinat de l’Histoire. Brighelli semble prendre le lecteur pour un âne : « vous n’aimez pas le luxe insultant des oppresseurs capitalistes ? alors je vous dis que les capitalistes refusent les cours d’Histoire, alors vous allez crier avec moi qu’il faut rétablir les cours d’Histoire ! ». Mais pas du tout. Et c’est même le contraire : le capitalisme triomphant a massivement voté pour la Loi Gayssot (initialement communiste antipopuliste) interdisant la liberté de pensée au nom de la sacralité historique de la Shoah. Et même au plus fort des cris organisés « pour la Liberté », après le massacre de Charlie Hebdo, le « comique » antisioniste Dieudonné (adoré des banlieues beures) était interdit, menacé, pourchassé, puisque la seule sacralité est israélite sioniste. Mais ça Brighelli ne l’a pas vu, aveugle crétin. Certes, la multiplication des « lois mémorielles », dans les années 1990-2000, a été stoppée, pour conclure « stop, on annule tout, sauf pour la Shoah », mais il est là, le plan à l’œuvre (décrétant les Israélites victimes éternelles et les sales goys : bourreaux éternels), pas du tout dans un assassinat généralisé de tout ce qui serait Mémoire. Et les banlieues ne sont pas du tout hostiles à l’Histoire, seulement à la malhonnêteté extrême consistant à sacraliser 1944 (massacre anti-juifs) en effaçant totalement 1948 (massacres anti-palestiniens). Brighelli n’a rien compris, ouf ça lui permet d’être édité, bien sûr, sans danger pour le pouvoir (sioniste).
– Page 154 : « L’histoire recommence en se caricaturant, on le sait bien. » --> Là, Brighelli fait appel à une évidence que je ne partage pas. La notion de « caricature recommençante » (de l’Histoire) n’est ni quelque chose de connu par moi, ni de même seulement entendu par moi (donc je suis exclu bizarrement de son vocable « on », comme évident). Ce que j’ai effectivement entendu dire, c’est « ceux qui ignorent l’Histoire sont condamnés à la répéter », et je ne suis pas d’accord : si a eu lieu la traite des Noirs vers l’Amérique, ce n’est absolument pas parce que les Occidentaux n’avaient jamais entendu parler de l’esclavage donc le réinventaient, c’est au contraire parce que les Eglises et Temples leur ressassaient l’Ancien Testament esclavagiste, comme étant quelque chose de normal (sauf si des Israélites deviennent esclaves, offense à « Dieu universel »… mais si c’est des « Nègres » pas mentionnés dans La Bible, aucun problème, au contraire l’idée a plu). De même, le bombardement incendiaire des civils (et bébés) de Hambourg (préfigurant Dresde et Tokyo, Hiroshima) a été appelé « Opération Gomorrhe », par nos prétendus « héros » (du Bien contre le Mal, l’Histoire scolaire le répète), en rappel explicite de l’équivalent biblique : le bombardement incendiaire des villes de Sodome-Gomorrhe par les anges de Yahvé, en tuant les personnes ayant un doute sur des victimes innocentes possibles. Ceux qui connaissent les horreurs passées semblent donc les premiers à les rééditer, avec d’autres victimes. Mais ça, personne ne le dit, donc ce n’est pas ce que « on le sait bien ». Brighelli est un crétin monstrueux, pissant dans le sens du vent (en prétendant le contraire), je confirme mon jugement.
– Pages 161-162 : « Qui s’étonnera, dans ce contexte, que les séries littéraires soient désertées ? Que les facs de lettres peinent à recruter, et que leurs étudiants rêvent d’un destin plus glorieux que le professorat ? "La littérature, ça ne sert à rien", tranchent les mômes. (…) Comment se fait-il que ceux et celles de ma génération se rappellent si clairement les roses de Ronsard, les stances du Cid ou les aveux de Phèdre (…) l’élève moderne ne se rappelle rien (…) C’est que l’efficacité, dans tout ce qui tient à l’esthétique, ne passe pas par la rationalisation, mais par l’émotion. » --> Je ne suis pas d’accord. Enfin : je suis d’accord que les séries littéraires ne servent à rien, qu’à générer des parasites prétentieux, accédant aux métiers de col blanc surpayés par rapport aux durs travaux manuels, sous-payés comme inférieurs (à tort à mon avis, car en matière d’inégalité éventuelle, l’effort est ce qui mérite réconfort). Oui, la génération avant la mienne était super-fière de citer Ronsard ou le Cid, mais pas du tout parce que ça leur apporte une pensée plus pertinente ou plus belle, pas du tout, simplement pour se poser en « supérieurs », connaissant les codes dits cultivés dans leur milieu bourgeois. C’est très affreux, et c’est un des contraires de l’émotion (et de la rationalisation aussi, certes). J’ai étudié Ronsard et le Cid à 15-16 ans, en lycée privilégié de centre-ville, mais c’était incompréhensible à mon âge, puisque les réflexions sur la vieillesse moche et douloureuse sont totalement hors-sujet dans un esprit adolescent (à parents mûrs, pas encore flétris), un film aurait eu mille fois davantage d’impact, montrant un ado et sa copine puis leur aspect cinquante ans plus tard, tellement moins enchanteurs. Le bla-bla auto-satisfait, littéraire, est parfaitement nul. En tant que brillant élève en littérature (selon ma prof), j’ai été présenté au concours général de français, mais très rares (et hors programme scolaire de l’époque) sont les livres qui me plaisent, et je préfère écrire ce que j’aurais aimé lire. Littérature = nullité adorée par des crétins, d’autres crétins que ceux des banlieues faisant le désespoir de Brighelli. Il n’a rien compris, sa vieille école était toute pourrie aussi.
– Page 164 : « Eduquer, c’est tisser du lien entre les bribes de savoir. (…) L’école d’aujourd’hui a institutionnalisé le zapping, tout en dévalorisant de son mieux la culture. » --> Je ne comprends pas en quoi connaître Ronsard et Le Cid, c’est du Savoir. Ni plus ni moins certes que les Témoins de Jéhovah récitant la Bible par cœur, les imams récitant le Coran, les adorateurs de Johny Hallyday récitant sa biographie, etc. Brighelli et sa classe bourgeoise appellent La Culture (la vraie, la grande, dite « générale ») un méli-mélo de trucs adorés par les autorités enseignantes d’hier, et par les prétendus intellectuels, autres chefs-adorateurs de textes d’autrefois. Interdit de réfléchir aujourd’hui, bien sûr, interdit de montrer que trois millénaires de bla-bla ont oublié de réfléchir, les éditeurs m’ont répondu que le monde des livres, ce n’est que pour La Culture, autrement dit l’adoration des prétendus maîtres passés. C’est affligeant, et ça méritait effectivement un grand coup de pied aux fesses – peut-être que les partisans de la nouvelle école s’y sont très mal pris, mais l’ancien système (encore dominant, hors de l’école, en 2016) était/est une horreur, malhonnête et super-fière à tort. A mon avis, argumenté.
– Page 166 : « Le solipsisme n’est pas loin quand, à l’instar de l’analysant, les pseudo-pédagogues nomment l’élève l’ "apprenant". » --> Je ne comprends pas de quoi parle Brighelli. Le solipsisme est la théorie envisageant (à juste titre) que autrui n’existe pas, n’étant (peut-être ?) qu’une marionnette née de mon imagination, comme en cauchemar (et peut-être que tout est cauchemar). Là, Brighelli dit quoi ? Que l’élève serait vu comme une marionnette, si on cesse de le considérer comme minable disciple d’un maître savant, mais plutôt comme sujet en progrès ? Ça parait l’exact contraire, mais Brighelli balance ses condamnations sans rien justifier, sans penser, même, apparemment. Rares sont les lecteurs sachant ce qu’est le solipsisme, donc Brighelli ne risque pas grand-chose à balancer ça comme insulte mystérieuse.
– Page 169 : « Comment qualifier l’ensemble de ces individus fortifiés dans leur égocentrisme ? (…) Les associations de défense de tous les intérêts corporatistes permettent aux "individus" d’adhérer ici ou là librement, alors que le citoyen, encadré par des lois, est tenu d’accomplir un devoir dont il se décharge d’ailleurs par l’abstention. » --> Oui, je pratique l’abstention, en révolte contre tous les candidats, voulant faire à leur guise différemment de ce que je pense, en prétendant (à tort) me représenter. Dire que ne pas s’abstenir est un devoir évoque la dictature. Et l’égocentrisme me paraît philosophiquement une forme de sagesse, résistant aux divers endoctrinements. Brighelli ne comprend rien à rien, il exige seulement de se plier au système où lui et ses copains dominent une masse d’inférieurs obéissants (et adorateurs, éventuellement – cf. la publicité en 2015 pour une agence matrimoniale « haut de gamme » : « je cherche un homme cultivé »)…
– Page 170 : « "l’apprenant" viendra faire le plein de vide. Personne ne s’étonnera que les deux stratégies se rejoignent. "Buvez Coca-Cola" ou "Mort aux infidèles" sont, dans ce contexte, deux slogans équivalents. (…) La culture, justement parce qu’elle n’a jamais prétendu fournir que des points de repère (…) est, au fond, une incitation à l’anti-conformisme. » --> Je ne suis pas d’accord. Certes, les consommateurs effrénés et les fanatiques religieux sont deux exemples distincts des adorateurs de Ronsard et du Cid (donc en un sens ils sont semblables entre eux en cela), mais je considère pareillement que les adorateurs de Ronsard et du Cid sont des idiots à tête bien pleine mais mal faite, réciteurs au lieu de réfléchir. Tous gobent les mensonges mathématiques de l’industrie et les outranciers mensonges des médias (quoique les fanatiques djihadistes perçoivent les média-mensonges au service assidu d’Israël – mais ils n’en oublient pas moins de mettre en question l’esclavagisme donc anti-altruisme de leur texte sacré).
– Page 171 : « le pouvoir ait concocté tant de nouveaux "projets éducatifs" afin de ruiner toute chance d’insurrection. » --> Je ne vois pas le rapport. Ma petite sœur a participé dans les années 1990 à des manifestations lycéennes, hurlant à grands cris « davantage de moyens pour l’Education ! », et je lui ai demandé si elle voulait que je paye davantage d’impôts. Elle a répondu que non, qu’elle manifestait pour faire comme les copains, et parce que c’est bien plus agréable que les cours. Parler d’insurrection pour ça ne semble pas sérieux. De même, la prétendue révolution de Mai 1968 concernait qui ? Des étudiants ? futurs bourgeois commandeurs ? on pouvait virer tous ces parasites et le pays ne s’en serait pas porté plus mal (un peu comme le président étasunien Reagan a cassé les grèves systématiques des contrôleurs de l’air en les virant tous et les remplaçant, des militaires assurant l’intérim). Je ne dis pas que toute grève ou toute insurrection est illégitime, mais les révoltes de privilégiés (pratiquées aux dépends des gens) me semblent détestables.
– Page 174 : « Seule une culture générale de bon aloi peut effectivement permettre de s’insérer dans des voies spécialisées. » --> En quoi le littéraire Brighelli est-il un expert pour parler de la vie professionnelle ? L’essentiel s’apprend sur le terrain, et certes, on voit nommer – aux postes de chefs chers payés – des titulaires de grandes écoles aptes à citer Ronsard et Le Cid, mais c’est là du vol, honteux. L’élitiste Brighelli est un complice actif de l’exploitation bourgeoise du travail de peine, réservant une part indue des masses salariales aux blablateux incompétents, mais « cultivés » (ce qui vaut « mérite » dans leur caste).
– Page 176 : « des établissements où la pédagogie-à-la-mode ne résiste pas à la pression des parents qui exigent que les enseignants livrent de la culture classique à tombereaux ouverts ? Heureux gagnants d’une politique de tout petits quotas ». --> La culture classique n’assure le succès, le gain, que parce que le système est pourri, accordant à la culture classique verbeuse davantage de prix qu’à l’intelligence inventive ou l’honnêteté mathématique. Au lieu de vouloir re-généraliser à tous cette horreur, il conviendrait je crois de l’abroger en abattant la domination de la stupide élite verbeuse. On en est très loin, mais Brighelli se trompe de problème, totalement.
– Page 177 : « Je n’en veux pour preuve que l’effondrement des langues anciennes (…) latin-grec » --> J’ai effectivement fait cinq ans de latin, à la demande de mes parents, disant que ça « assure d’être dans une bonne classe », mais je n’en ai tiré rien de rien, que des points au Bac et un dégoût (certes informé) envers la grammaire et les déclinaisons, inutiles complexités pour zéro apport en information ou argumentation. Brighelli au contraire s’auto-félicite de son savoir en langues inutiles, lui assurant une « supériorité » selon les valeurs de sa caste, parasite, pire que nulle à mes yeux.
– Page 181 : « Les jeunes, (…) priés de (…) braver les lois de la République (…) parce qu’ils ont envie de loi, et que la République a renoncé à leur appliquer la sienne. » --> Incroyable de malhonnêteté, Brighelli n’envisage pas une seconde que la loi de la République est à la fois ferme et pourrie. La loi Gayssot interdit la liberté de pensée, exige de sacraliser le massacre d’Israélites en autorisant à nier les massacres d’Amérindiens et d’Arabes, la République se définit comme dépossession du peuple devant s’en remettre à de faux représentants agissant à leur guise. Mais non, pas l’ombre d’un mot critique de ce côté, chez le très énervé Brighelli, voulant la domination des réciteurs de Ronsard (comme lui)… Et il n’est pas vrai que la République est molle quant à l’application de ses lois : le « comique » dissident Dieudonné est activement pourchassé, menacé, ce n’est que ce qui menace les petites gens goys qui est négligé. Pareillement, l’adoption nous était très fermement refusée, sans recours, par la Justice de la République (et sa police et sa prison, derrière), Brighelli raconte n’importe quoi, comme ça l’arrange, en le prétendant indubitable.
– Page 182 : « la télévision (…) et non pas de concourir, ce qui mettrait en jeu un savoir » --> Au contraire ! le divertissement-télé numéro 1 reste le jeu de questions en « Culture Générale », comment Brighelli (qui le cache) expliquerait-il cela ? Moi je trouve que ça n’a rigoureusement aucun intérêt, de voir que des gens (prétendus brillants, couverts d’argent et de gloire) sont de méthodiques appreneurs par cœur d’une foule de détails sur les sujets professoraux. L’important me semble ailleurs : dans la lucidité philosophique (démolissant cette branche de la Culture) et mathématique (démolissant la pseudo-science dominante).
– Page 191 : « Les enseignants ne sont pas oubliés dans les projets européens. (…) la commission propose carrément la fin des droits statutaires ». --> Sans surprise, l’enseignant Brighelli ne parle pas de « privilèges » statutaires mais de « droits » : avancement automatique, emploi à vie même en cas de travail nul ou refus de travail périodique, etc. C’est un sale type, un ennemi pour un « cochon de payant » contribuable forcé, comme moi.
– Pages 195-196 : « Il est urgentissime que l’école rejoue à plein son rôle formateur ET sélecteur. Qu’elle soit le vivier de nouvelles élites (…) L’école s’incline devant ceux qui se sont donnés la peine de naître, et d’habiter les beaux quartiers. (…) rendre à César et à leurs petits camarades fortunés ce qui leur appartient – la culture, et les bonnes carrières. » --> Non, à mon avis, il ne faut pas que la « France d’en bas » se relance dans la course à cette domination de la pédanterie « réciteuse de célébrités », il faudrait au contraire dénoncer ce système totalement injuste, dominant affreusement, pour aucune utilité en échange.
– Page 201 : « La hiérarchie des œuvres a éclaté. Après tout, ne vivons-nous pas une époque où tout le monde se croit écrivain ? » --> Je ne trouve pas ce discours honnête : le célèbre René Descartes est adulé par Brighelli et sa clique, mais le quidam anonyme que je suis, démolissant l’argumentation de Descartes intégralement, est méprisé comme petit, insignifiant. Pourquoi ? Parce que les dominants dominent, la rationalité est totalement hors-sujet. Honte à Brighelli, fervent partisan de cette horreur, dite Culture.
– Page 202 : « Peut-être faudrait-il, se murmure la bonne conscience, relativiser la norme, expliquer que l’orthographe est une invention bourgeoise, et les "grands auteurs" un consensus discutable… (…) Foutaises – et je pèse mes mots. » --> Foutaises tes mots à toi, crétin – et je pèse mes mots. Sache que l’orthographe utilitaire (que tu détestes) était appelée avec mépris « la langue des femmes », ne suscitant nulle domination, contrairement au but explicitement voulu pour l’usine à gaz académique. De même, pour la langue russe, il y avait autrefois plein de lettres équivalentes ou muettes, donnant des millions de fautes inutiles, et quand la décision a été prise de passer à « l’école pour tous », la langue a été réformée, simplifiée drastiquement, pour cesser la domination stérile des parasites bourgeois. Mais non, Brighelli sait ce qui est bien : pas besoin de réfléchir, réciter Ronsard et Le Cid, c’est tellement mieux, tellement supérieur. Crétin.
– Page 203 : « soit vous vous présentez comme rebelle, et seul alors l’apprentissage le plus rude de la culture la plus corsetée pourra donner à vos élèves l’envie de batifoler dans les plates-bandes et les discours de la révolte. » --> Faux : la logique élémentaire, la lucidité, suffisent à conduire à la révolte, sous domination de cette République pourrie. A un débat télé après le massacre de Charlie-Hebdo, tous les invités (cultivés) étaient nuls et parlaient dans le vide, la seule question pertinente est venue d’une jeune beure de banlieue, filmée à visage masqué et non invitée, déclarée antisémite, demandant simplement pourquoi se moquer de l’islam est dit liberté formidable et se moquer du judaïsme est dit haine raciste intolérable… La prétendue débile en révolte (quoique ce soit impossible selon Brighelli) était pertinente, les ampoulés conformistes, pleins de culture, étaient nuls et malhonnêtes (comme Brighelli, oui il est là le problème, à mon avis).
– Page 205 : « Rien de plus adéquat au néo-capitalisme sauvage de la mondialisation qu’une École vouée à fabriquer des imbéciles. » --> Faux. Brighelli, dans la totale ignorance du travail en monde industriel, ne sait pas ce qui se passe (mais pérore en donnant des leçons, ce crétin). Au quotidien, il s’agit d’inventer mieux que la concurrence, pour ne pas être dépassé, ruiné. Même en production, il faut savoir comprendre les sources de ratés, à résoudre pour recommencer à réussir la fabrication. Le besoin est énorme en lucidité, en capacité d’analyse, en logique. Mais, certes, savoir réciter Ronsard et Le Cid ne sert à rien de rien, alors c'est ce qui compte, pour Brighelli. Crétin.
– Page 206 : « L’école n’aurait jamais dû avoir d’autre fonction que de fabriquer des têtes bien faites et bien pleines. Ce fut, jusqu’aux années 1970, ce que réalisait l’Éducation nationale française. » --> Non. (Brighelli dit plus tôt que le basculement est arrivé avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, et avec mon bac 1981, je suis un produit de sa vieille école à lui, même si je suis plus jeune que lui de 10 ans selon Internet.) On nous formait à être des têtes bien bourrées mais dénuées d’intelligence critique. Il fallait adorer les « grands auteurs » et « les Arts », sans droit à expliquer qu’on ne les aimait pas, il fallait jongler avec les « lois scientifiques » sans droit à expliquer qu’on n’y croyait pas, pour de très bonnes raisons, spontanées (à 15 ans) ou épistémologiques (à 17 ans). Débilité par les médicaments anti-suicide, j’ai fabuleusement brillé dans cette école-là, mais j’ai refusé la voie grandes-écoles pour m’enterrer tristement. Les très fiers « cultivés » (sauf exception éventuelle) sont des ânes, je le confirme entièrement, et pour les qualifier, je dirais « tête très pleine mais mal faite ».
– Page 207 : « Nous donnions de la culture, on ne s’en soucie plus, sinon à l’usage des cadres très supérieurs. » --> Mais non ! Les vieux textes sont un divertissement, sans importance, ce n’est en rien un drame d’avoir abrogé cet enseignement obligatoire, et ce n’est en rien une supériorité si les grands bourgeois continuent à croire que cette adoration les rend intelligents, alors que cette bêtise prouve le contraire.
– Page 208 : « En bout de course, les entreprises délocalisées rentreront à la maison – une maison désormais hantée de crétins ». --> Non, les capitalistes n’ont pas du tout délocalisé les usines à en attendant que l’école transforme la populace ici en sombres crétins sans révolte aucune, le drame a été que les fonctionnaires privilégiés, non soumis à concurrence, ont abrogé les droits de douane protégeant l’industrie locale (pour que eux achètent bien moins chers les produits étrangers), et ça ruine l’industrie locale, qui va donc dans les pays à monnaie (et salaires) faible, automatiquement. C’est idiot, puisque l’industrie ici ruinée va cesser de payer les impôts payant les fonctionnaires, mais avec un déficit gigantesque et croissant, ça tourne encore, bancal, quelque temps, avant de s’écrouler (les générations futures refuseront certainement de payer ces dépenses somptueuses crétines, effectuées à crédit sur leur dos). Mais Brighelli n’analyse rien, ne pense pas, il ne fait qu’admirer Ronsard et Le Cid, en se croyant supérieur pour cela…
– Page 209 : « nous pouvons restaurer une éducation qui aurait pour but le développement de l’intelligence. » --> L’école d’autrefois punissait l’intelligence critique au lieu de la favoriser, le contresens de Brighelli est total.
Bilan : Brighelli a démontré l’exact opposé de ce qu’il prétend, sans s’en rendre compte, tel le pire des « crétins ». En effet, très fier lui-même de sa Culture classique à l’ancienne, et voulant faire cadeau à tous les jeunes de cette très dure école, il s’est montré illogique et partisan, ne comprenant rien à rien, ne percevant nullement les objections. Donc son système à l’ancienne, qui l’a agrégé « génialement », élit des nuls, peut-être avec ascenseur social possible certes, mais l’ancien tableau est exécrable. Cela confirme que la prétendue Elite d’autrefois était aussi pourrie (voire pire) que la prétendue Elite d’aujourd’hui, puisqu’elle était colonisatrice, semi-esclavagiste de « bougnouls », quelle horreur. Mais J.P.Brighelli n’a pas d’esprit logique, il n’est champion qu’en admiration de prétendus « grands hommes », quelle honte. (Personnellement, je n’ai pas les solutions au problème éducatif de l’humanité ou localement d’ici, je pense simplement qu’il faut privilégier la logique et l’équité, donc abattre l’orthographe française et le culte des grands hommes prétendus, promouvoir la logique invalidante et les mathématiques créatrices.)

Souvenir (24/03/2016)
       Un point que j’ai oublié de noter dans ce livre (ou bien oublié de relever si j’ai noté la page sans retrouver le passage) était une phrase choquante de Brighelli se lamentant (je cite de mémoire, ayant rendu le livre) : « en langues étrangères, on n’étudie plus Shakespeare ni Cervantes, or comment prétendre connaître une Culture étrangère sans étudier ses joyaux ? ». Cette petite partie de son combat me touche personnellement en ceci que mon grand-père maternel, professeur d’Anglais de l’Education Nationale Française, s’est battu toute sa vie pour que sa discipline forme à la conversation en langue anglaise plutôt qu’à l’étude, en Français, de textes britanniques célèbres. Je n’ai pas connu cette époque, ayant étudié l’Anglais (parlé) de 1974 à 1983, mais c’était vraisemblablement dans les années 1930 et 1950 (ou 1960 ayant formé Brighelli). Le drame est toujours le même : alors que je souhaite des acquisitions utiles, Brighelli n’est lui intéressé que par l’admiration des grands hommes (prétendus), à citer pour se classer supérieur (et je dénie totalement qu’il y ait supériorité en cela). Mon oncle paternel ainé, voyageur, formé supérieurement dans les années 1950, était ainsi handicapé en déplacement à l’étranger parce qu’il était inapte à parler la langue internationale qu’est l’anglais moderne, il pouvait sans doute citer Shakespeare et la vieille Bible de Wycliffe, mais pas demander où se trouvent les toilettes ou combien coûte un objet, et il m’appelait donc à l’aide, pour l’accompagner en Islande, son grand rêve. J’appelle cela de la domination indue, Brighelli voudrait qu’on y revienne et je le conteste totalement. L’anglais ancien est une langue morte, où notre « tu/te/toi » ne se disait pas « you » simplement comme notre « vous » mais « thee/thou/thy/thine », usine à fautes (d’orthographe et grammaire) magnifique selon Brighelli, et, dans le genre, je me rappelle avoir étudié Rabelais à l’âge de 15 ans, dans un livre double : en version originale (en français ancien, illisible, admirable selon Brighelli) et traduction moderne (sans grand intérêt)... Le culte des archaïsmes abandonnés est certes une possibilité parmi d’autres, mais je suis content que ce soit devenu une option et non plus une obligation scolaire. En n’envisageant même pas les objections à ses dogmes colériques, Brighelli s’est effectivement montré un grand crétin.