Super-déficit mortel
Appel étouffé, à une purge sévère mais saine
30/03/2018 par Bah Lette, sous traitement antipsychotique
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  J’ai lu les Evangiles (sans y croire) et je viens d’entendre aux informations que le déficit annuel de l’Etat Français vient miraculeusement de tomber enfin sous la barrière de 3% du Produit Intérieur Brut. J’en déduis que les Français actuels et leurs enfants doivent donc devenir esclaves ! C’est imparable, idiot mais imparable. Je déclare criminels les politiciens (de gauche-centre-droite) accumulant cette dette, et les fonctionnaires appelant à toujours davantage de dépenses publiques donc de dette de l’état.
  Je précise :

Mon diagnostic
  Dans l’Evangile de Matthieu Verset 18.25, Jésus approuve qu’un surendetté soit traîné pour ce fait en esclavage avec ses enfants, sauf s’il a lui-même gracié des esclaves. Les Français contemporains n’ont gracié aucun esclave, sont surendettés, donc la sanction chrétienne automatique est l’esclavage. Sauf à dire que Jésus-Christ était un gros con ou un immoral salopard, comme ses adorateurs actuels, ce qui est puni par la loi française comme offense aux Chrétiens pour leur appartenance religieuse. Donc esclavage pour tous les Français, sauf s’ils remboursent demain intégralement la dette : 33 mille Euro par Français, bébés inclus. OK ? Pas « après-demain c’est-à-dire un jour » en continuant à être en déficit, non, stop ! Cesser maintenant tout déficit et rembourser très fort très vite, sans laisser l’ardoise salée à nos enfants et petits-enfants.

Mes solutions
  Comme tout gros employeur en déficit, l’Etat doit réduire son nombre d’employés. Les statuts fonctionnaires l’interdisent ? Alors on abolit ce statut. Et on abolit le systématiquement bloquant « droit de grève des fonctionnaires », comme en Allemagne où il n’existe pas, car les employés publics ne sont pas exploités par un richissime patron s’en foutant plein les poches, mais sont là pour servir le bien commun, et pas emmerder les gens avec monopole + grève refusant de servir. Ce serait là œuvre de salubrité publique. A leur semi-violence coutumière (causer des soucis aux usagers) répondrait la semi-violence inusuelle d’abolition des privilèges.
  La gauche hurlerait évidemment, mais je ne suis absolument pas de droite : je suis d’accord pour raboter tous les revenus au SMIC pour rembourser, saisir les fortunes héritées etc. Donc la droite hurlerait aussi. Et le centre pareil, puisqu’il cumule les 2 clientèles, des privilégiés publics et des privilégiés richards. Les pauvres du privé prendraient le pouvoir. Et sans les salaires énormes des commandeurs du privé, on redeviendrait super-compétitifs au plan mondial, ce serait la fin de la crise chronique et des délocalisations répétées. Le fait que les revenus soient plafonnés ne serait pas la ruine car tous les prix spéculatifs s’effondreraient, d’où niveau de vie correct, simplement humble.
  Je rêve, oui, on se ferait massacrer pour mille fois moins, mais j’exprime ce rêve, qui est ma conviction profonde, argumentée. Pas un seul politicien n’est sur cette ligne, cantonnée à l’hôpital psychiatrique (ou la prison). En tout cas, l’impuissance des politiciens est un aveu de nullité, manque d’imagination et de courage – même chez les prétendus super-brillants, tout juste bons à piquer une grosse part du fromage à leur tour, sans rien changer aux abus, aux pièges, infernaux.

------ "Taux négatifs"..." ----- (ajout 04/10/2020)
   J’avais entendu avec stupéfaction que la France en déficit chronique se réjouit de l’aubaine actuelle d’emprunter à taux négatif, durablement négatif, et cela a été répété l’autre jour par une économiste interviewée à la télé (sur chaine LCI, émission Perri Scope). Je voudrais ici expliciter mon incompréhension, finalement grave.
   Quand un préteur prête 100, c’est qu’il escompte obtenir davantage en retour, genre 110 autrefois et peut-être 104 si des taux directeurs ou la concurrence l’imposent. Il prête car il y gagne (avec risque espéré faible de non-paiement, ou avec déduction de paiement d’une assurance contre le non-paiement). Mais pourquoi prêterait-il 100 si on lui rembourse 99 (voire moins si risque de non-paiement avéré) ? Mieux vaut garder ces 100 pour lui-même, il n’y a rien de rien à gagner à les prêter, au contraire.
   Ça en revient à ce qu’on m’a dit à l’école primaire (rapidement, c’était plus long et assidu pour la génération de mes parents je crois) : le commerce a pour logique « Bénéfice = ʺPrix de venteʺ moins ʺPrix d’achatʺ » (10=110-100 ou 4=104-100 pour les exemples ci-dessus, quoique les commerçants vendent plutôt l’unité 200 ou 400 si achetée 100, la probabilité de vendre tout étant faible). Si l’on fait commerce, si l’on escompte en vivre, c’est parce que le bénéfice sera positif, pas négatif (faire commerce est intenable si on vend 99 ce qu’on achète 100) !
   Enfin, on a entendu récemment avec la crise de confinement covid19 que le pétrole ne trouvait plu’ preneur donc les pétroliers (producteurs commerçant) vendaient le pétrole à prix négatif : payaient pour qu’on leur prenne le pétrole. Oui, cela parait aberrant au premier degré, mais il y a une explication : s’ils interrompaient le flux d’entrée/sortie du pétrole, cela leur coûterait encore plus cher que ce pétrole donné/placé pendant un ou deux mois, grosse perte financière compensée par les assez énormes bénéfices escomptés les 6 mois suivants le très prochain retour à la normale par exemple. Pour maintenir un bilan bénéficiaire (le plus bénéficiaire possible), il est alors procédé à une ponctuelle action déficitaire, d’accord.
   C’est un peu pareil avec le principe des soldes en commerce de détail : les magasins qui ont acheté un stock se débarrassent des invendus en les proposant à prix cassé, à peine bénéficiaire (voire déficitaire, en théorie, hors interdiction légale en France je crois). Si le commerçant achète 2 pantalons à 20 Euros et les a proposés initialement à 80 Euros, en n’en vendant qu’un seul, alors son bénéfice est 80-20-20=40 sans solde ; avec solde déficitaire vendant à 10 Euros ce qu’il a acheté 20, qu’il trouve preneur amènera son bilan à 80+10-20-20=50 ce qui est mieux que 40. Dans le premier cas, il y aurait, dans le détail, eu en plus les frais de retour ou destruction, ce qui ne fait pas 40 mais 39 par exemple, 50 est donc bien mieux.
   Mais cela ne s’applique pas au prêt d’argent, ne pas le prêter faisant moins perdre que le prêter. Enfin, s’il y avait énorme pléthore de prêteurs bataillant pour trouver un client emprunteur régulier, une proposition déficitaire pourrait être un dumping pour garder le client quitte à perdre cette année. Mais je n’ai pas entendu parler de telles fortunes cherchant désespérément des clients emprunteurs chroniques, avec risque avéré de ne jamais rembourser puisque leur dette n’est jamais décroissante mais perpétuellement croissante, avant annulation autoritaire possible un jour, au nom du pouvoir de légiférer.
   Seule hypothèse explicative que j’entrevois : le blanchiment d’argent criminel. En effet, si on a investi en commerce illégal 10 et obtenu 100 d’argent sale réquisitionnable (bilan = 90, mais = moins 10 avec probabilité 50%), il devient logique/profitable de le prêter à taux un peu négatif, pour récupérer 99 propre crédiblement (bilan = 89, et = un peu moins que 89 avec probabilité 90% si le débiteur annule sa dette à un moment indéterminé avant de la rembourser).
   Etonnamment, aucun commentateur/analyste télévisé n’explique ce point. S’ils étaient clairvoyants à explications lumineuses, on pourrait leur faire confiance, en se disant que les experts gèrent impeccablement les détails très compliqués. Mais ils apparaissent nuls aveugles (notamment : inaptes à résoudre la crise chronique depuis 1975) et il n’est pas du tout sûr qu’une explication honorable soit disponible quelque part.
   Dans la même émission, la « spécialiste » ressortait un « argument » que me rétorque souvent un ami contradicteur, me classant « à droite » car hostile à la dette (même si je suis hostile aux riches, aux patrons, aux cadres, aux chefs) : la dette immense de l’Etat français ne sera pas à rembourser par nos enfants et nos petits-enfants, car la dette d’un état n’est absolument pas comme la dette d’un ménage particulier : son remboursement n’est pas obligatoire mais toujours négociable. J’en déduis que les dettes ne seront pas remboursées, que les prêteurs seront floués (je ne plains pas ces riches), mais je ne comprends en rien la logique de ces prêteurs, gagnant beaucoup moins à prêter à ces mauvais payeurs préméditeurs que s’ils prêtaient aux particuliers seulement. Bref, je ne comprends rien à la prétendue logique, inexpliquée mais prétendue maitrisée (au nom de l’autorité professorale/doctorale). En Maths, au moins, tout est démontrable, disponible même si compliqué, en économie ce n’est que du bla-bla refusant de répondre aux questions logiques, je n’y crois pas une seconde. Et donc la France fonce vers le gouffre, si les prêteurs le décident : tous refuser de prêter une année précipiterait l’effondrement du système, dont ils acqueriraient l’entière propriété, gestionnaires de banqueroute totale. Pourquoi n’est-ce pas envisageable ? Mystère. Et en attendant empruntent à fond les gouvernants de droite, centre, gauche, unanimes… Dans l’erreur ?

------ Taux négatifs confirmés ----- (ajout 31/10/2020)
  L’autre jour à la télévision, en débat économique PeriScope, il a encore été répété que l’Etat français pouvait dépenser sans compter car emprunter est devenu très facile, même bénéfique puisqu’à taux durablement négatif, et puisque les prêteurs continuent à nous prêter, c’est qu’ils ont confiance dans le remboursement.
   Personnellement, je n’ai pas confiance dans un surendetté, empruntant pour rembourser ses emprunts précédents (comme le client de banque à qui son banquier dit « monsieur, vous êtes négatif, vous devez régulariser immédiatement… » et qui répond « pas de problème : je vais vous faire un chèque ! » – normalement, il faut rire de cette histoire amusante tant c’est absurde auto-contradictoire, mais c’est sérieusement ce que pratique l’état, les états)…
   Certes autrefois avec la planche à billets, l’Etat pouvait rembourser en fausse monnaie (enfin : vrais billets mais faisant chuter la valeur de ceux-ci par rapport au reste du monde), flouant le prêteur (naïf), mais l’Europe rigoriste (anti-inflation) et à monnaie commune l’interdit maintenant.
   La seule explication plausible que j’entrevois reste donc le blanchiment d’argent illégal : si un bandit a 100€ qui risquent d’être saisis, il est très bénéfique pour lui qu’il les prête, même à taux négatif (-1% ou -10%) et obtienne en remboursement de l’argent propre (99€ ou 90€). J’ai voulu le modéliser, m’attendant à une courbe complexe, mais finalement il s’agit de droites toutes simples :

  Et... le blanchiment d'argent sale mérite la prison, pour les profiteurs que nous sommes (même si ce n'est plu' l'esclavage comme peine, de nos jours).