Choqué par les étudiants
par un téléspectateur pas d’accord (avec la pensée unique), 31/03/2018

  Aux informations ces derniers jours, sur toutes les chaînes que j’ai vues, était relaté le scandale d’une bande cagoulée armée de bâtons attaquant un amphithéâtre étudiant en grève, avec complicité du professeur doyen, donc mis en examen avec sévère enquête gouvernementale contre lui (sur Internet : http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/29/violences-le-doyen-et-un-professeur-de-l-universite-de-droit-de-montpellier-suspendus_5277948_4401467.html ). Cette présentation était tellement systématique et univoque que je suis mal à l’aise et j’écris ici la pensée contraire, étouffée.

Les grévistes bloqueurs sont aussi des violents
  Que des étudiants fassent grève n’est pas gênant : ils cessent d’assister aux cours, pas sans salaire mais sans recevoir les cours qui leur auraient servi à bien répondre aux examens. Mais ce qui a eu lieu avec cette occupation d’amphi est très différent : il s’agissait de blocage, empêchant les non-grévistes d’assister au cours. Il s’agit là d’un acte de violence anti liberté individuelle, hélas commun (principe du « piquet de grève ») et incroyablement approuvé par les autorités, coupables à mon sens, complices des violents brimant les non-violents intimidés. Je n’approuve pas les bastonneurs en face mais considère que des méchants ont là tapé sur des méchants. Pas un mot à ce sujet à la télévision, silence, assourdissant (présupposant les grévistes angéliques et pleinement dans leur bon droit). C’est de la propagande pour le triomphe des colériques bloqueurs sur les travailleurs discrets, c’est une honte, absolue.
  Je lis sur Wikipedia, à « piquet de grève », que c’est une conséquence du principe démocratique, quand la majorité a voté la grève en assemblée générale. Je ne suis pas d’accord : 1/ Le principe démocratique au sens strict conduisait à ce que l’élu fasse tuer les candidats non élus (dans l’Italie de la Renaissance, sauf exil), et c’est une affreuse dictature comme une autre ; la seule moralité (altruiste) digne de ce nom est la démocratie libérale, respectant les minorités. Donc quand bien même les non-grévistes sont une minorité, ils méritent le respect et non le blocage intimidant, acte de violence anti-minorité. 2/ Par ailleurs, en démocratie, c’est la population générale qui décide, pas un groupuscule corporatiste, donc ce ne serait pas aux étudiants d’élire leur majorité bloqueuse mais ils devraient se soumettre au vote anti-bloqueur des non-étudiants très majoritaires dans la population. 3/ Si les étudiants n’ont rien compris au principe démocratique, ça confirme que ce sont des ânes ne méritant en rien les hautes fonctions auxquels ils prétendent, et qu’ils méritent plutôt moins que les humbles.

Les étudiants feraient mieux de se faire discrets
  Si les étudiants ne reçoivent pas de salaire, c’est qu’ils ne sont en rien productifs de bien-être pour la population : ils sont simplement bénéficiaires d’une portion des impôts exigés des gens sous menace policière et « judiciaire ». A mon avis, s’ils refusent de travailler, qu’ils ratent l’examen (sans aucune baisse de niveau à consentir), et que le redoublement leur soit interdit : qu’ils ne se fassent pas entretenir un an de plus à ne rien faire pour autrui. Et si on manque de diplômés, ce n’est pas grave : on embauchera des étrangers demandeurs au lieu des nationaux refuseurs. Ce sera une victoire du travail courageux sur la colère saboteuse.
  En ce qui concerne la fac de droit ici concernée, je pense que ces étudiants sont des pourris voulant gagner plein de fric avec la parodie de Justice de ce pays. Qu’ils finissent tous au chômage vengerait la population, brimée (j’ai ainsi été victime de procureure xénophobe et juge menteuse, dans une affaire d’adoption, et ces monstres étaient payées par mes impôts, rackettés sous la menace). Si en plus ils sont super-exigeants et en révolte, qu’on leur ôte toute perspective de carrière, nul besoin d’eux. Leurs désidératas n’ont pas à être exaucés à nos frais, sous leurs hurlements de colère qui plus est. En France, l’Université est gratuite, à la différence des USA où elle est payée par les parents, mais en quoi un célibataire sans enfant doit-il payer pour ces étudiants ne lui servant à rien ? La solidarité exige que les jeunes ne meurent pas de faim, mais pas qu’on leur paie des cours, des amphis et autres, alors : que ces petits salopiauds se mettent au travail, par exemple d’ouvrier agricole refusé par les nationaux (avec embauche massive d’étrangers). Ce n’est pas une jeunesse sympathique qui a été bastonnée à Montpellier mais des nantis puants, avides de privilèges toujours accrus, aux dépens d’innocents, rackettés par les gouvernants.
  On nous dit que les étudiants sont la richesse de ce pays, je le conteste. Il s’agit d’un coût énorme, dissocié des besoins. Les compétences sont acquérables par des employés travailleurs, sans besoin de parachuter de prétentieux hauts-diplômés exemptés du travail de peine. Voyant la nullité crasse des économistes, psychologues, sociologues, juristes, je dénie toute supériorité à ces parasites voleurs, certes rémunérés légalement par un système tout pourri.
  Ça soulage d’avoir répondu à la fausse unanimité des médias, super-débiles dépourvus d’intelligence critique – et certes émanant de ces milieux étudiants favorisés à tort, honteusement.
  J’ai moi-même été à l’université, 3 ans (sans jamais faire grève). Mais 99% de ce qu’on m’y a raconté (prétendu « savoir », à tort épistémologiquement pour des théories en instance de réfutation) ne me sert à rien dans mon travail scientifique, et le 1% qui reste était accessible par compagnonnage dans l’entreprise. (Et les grands chefs, davantage diplômés, ne comprennent rien à rien, ne montrant que de l'ambition et de la nullité). Le besoin d’université me parait donc environ nul. S’il se trouve que les traditions locales instaurent un passage par université pour travailler, pourquoi pas, mais que les étudiants s’estiment chanceux et fassent profil bas, au lieu de hurler leurs exigences et bloquer les quelques travailleurs parmi eux. Je ne suis pas d’avis de bastonner les grévistes, les fonctionnaires, les sionistes, les bellicistes qui nous font tuer, mais je constate hélas que le monde est dominé par des affreux. Je ne pars pas en révolution mais je râle, ici, en légitime défense.

-------------- Ajout 20/04/2018
Le blocage continue.
- Les télévisions maintenant avouent ce qui était caché préalablement : quand en Assemblée Générale, il y a mille votes pour le blocage et trois cents contre, c’est sur un nombre de trente mille étudiants… Ce qui n’est pas dit, mais c’est mon avis, c’est que pour se prétendre majorité, sur trente mille étudiants, il faudrait quinze mille voix… Mais non, ici comme ailleurs, une infime minorité saboteuse emmerde tout le monde, et la majorité silencieuse subit.
- Sur le principe (du blocage « antisélection »), je ne suis pas d'accord sur le "droit pour tous aux études supérieures de leur choix" (payées par le contribuable). S'il y a des besoins en emplois complexes, que l'on forme le nombre correspondant d'étudiants et pas davantage (ou "guère davantage" s'il y a des désistements en route ou un doute sur les prévisions de besoins futurs). Au contraire, cette université très chère forme des centaines de milliers de prétentieux inutiles escomptant gros salaire et refusant les métiers de peine ("je vaux mieux que ça : j'ai fait des études supérieures"). Non, ces étudiants ne font pas partie des humbles que je défends, mais des privilégiés que je condamne. Et facs de psycho, socio, lettres, droit, sciences-po : inutiles, poubelle (on a besoin de médecins, d'infirmières, d'ingénieurs, de techniciens, c'est tout), pas à entretenir avec cités u, resto u, profs chers payés, amphis énormes etc.

-------------- Ajout 09/05/2018
« C’est un droit » ?
Tandis que certaines facs continuent à être bloquées pour une durée illimitée, un étudiant interviewé l’autre jour disait que c’était « pour protester contre la sélection à l’entrée de l’université. Les études supérieures sont un droit pour tous. » Je ne comprends pas bien, dans la mesure où ces études sont payées par l’impôt. Tous les jeunes sont-ils en « droit » d’exiger qu’on ponctionne les travailleurs pour leur payer ce qu’ils veulent ? Et combien de temps ? Jusqu’à 40 ans ? Non, si mon avis comptait, je refuserais ce prétendu « droit » (en fait « réquisition »), mais tous les partis politiques l’acceptent plus ou moins, complices. A mon avis, s’il y a besoin de telle ou telle compétence pour que la société fonctionne, il est juste que cette société la paye, mais pas mille fois plus pour satisfaire les enfants gâtés refusant le travail immédiat. Ceci dit, le droit que je reconnais entièrement, c’est que des travailleurs se paient des compléments en cours du soir (et/ou par correspondance), si cela les intéresse personnellement (sans besoin social à combler), aucun problème.

-------------- Ajout 13/01/2019
Autre approche
   Réponse à un ami, sur la logique « performances dans la fonction publique » :
- Tu te trompes en arguant que je trouve admirable l’éducation nationale car elle produit de plus en plus de diplômés, c’est archi-faux : à mon avis, le niveau du bac d’aujourd’hui (pour les 17-18 ans) est à peu près celui du certificat d’études de mes grands-parents (pour les 10-11 ans). Le niveau requis s’est écroulé, et ça ne traduit aucun essor des performances. Je ne prétends pas que l’ancien système était idéal, je ne prétends pas que le super-luxe est bien préférable au premier prix, je constate simplement qu’on est (sans le dire, menteusement) passé d’un but « haut de gamme » à un but « bas de gamme ». En logique privée, ce n’est pas automatiquement compté comme gain en performances, il s’agit de viser une autre part du marché. [Au passage, je précise que j’ai été choqué, vers l’an 2005, par les étudiants Bac+2 méprisant l’employée sans Bac proche de la retraite, en fait bien meilleure qu’eux en Orthographe, Mathématiques et autres – même si je condamne l’usine à gaz de l’orthographe française, c’est un autre sujet].

-------------- Ajout 19/03/2019
Compléments imprévus
  Une dame (journaliste de presse écrite ?) disait à la télé l’autre jour (BFMTV 14/03/2019 ?) « je trouve bien le système américain d’études payantes : s’il faut faire un emprunt pour payer ses études, on ne fait pas n’importe quoi sans débouché, genre socio-psycho en France ». Intéressant, résolvant un des problèmes d’abus étudiant en France.
  Mais je ne suis pas très d’accord avec ce système d’universités chères, faisant que les enfants de riches deviennent normalement les riches de la génération suivante.
  Ça me rappelle un mot d’une gilet jaune renégate hier, quelque chose comme « au lieu de s’en prendre aux riches, les fainéants feraient mieux de bosser, leur vie serait meilleure après ». A mon avis, c’est une erreur : écouter des profs universitaires n’est en rien une grandeur besogneuse méritant richesse en retour ; quantité de nullards intégraux occupent les places de chefs au titre de leurs diplômes et ça me parait totalement immérité. Le travail de peine mériterait d’être davantage rétribué que celui de col blanc, fainéant en un sens, cette société fait tout le contraire mais je trouve ça injuste. Les étudiants se posent en candidats à privilège injuste, je les trouve moches.

-------------- Ajout 13/11/2019
"Précarité étudiante"
   J’entends aujourd’hui à la télévision française que des manifestations ont eu lieu contre la précarité étudiante, pointant que « 20% des étudiants sont sous le seuil de pauvreté ! ».
   Je ne comprends pas cette protestation, ou plutôt : je ne l’approuve pas (même si je la comprends au sens de cri « toujours davantage de sous pour nous ! »). Bien sûr qu’être étudiant (à son propre profit, pas au profit d’autrui), ce n’est pas une condition de salarié installé, en France, et c’est déjà une chance immense (pour les étudiants) que les études (publiques) soient quasiment gratuites, payées par la population rackettée. Certes, une amie venant du Vietnam communiste, nous disait qu’elle voulait « comme là-bas », faire « étudiante » comme métier, c’est un autre système qu’ici, et c’est misérable sans l’opulence du monde à performance de type entreprises privées. Si la population majoritairement ne s’engage pas sur la voie communiste, il n’y a donc aucun scandale surprenant à ce qu’être étudiant soit précaire matériellement (sauf parents riches).
   Le problème me parait autre : en France, les étudiants font ce qu’ils veulent, comme études, même sans aucun débouché en emploi, pourquoi cela (cet amusement) devrait-il être payé par les travailleurs de peine ? matraqués fiscalement…
   Je dénie que le statut étudiant soit la normalité pour tous les jeunes jusqu’à 25 ans, comme voulu par le premier ministre Jospin vers l’an 2000. A mon avis, il faut à peine davantage d’étudiants qu’il y a de postes professionnels correspondants à occuper. Alors oui, ce pourrait être payé, à rembourser par ces bénéficiaires quand cela aura débouché sur un travail à salaire un peu supérieur (en théorie, ou très supérieur avec la pourriture du système actuel surpayant les chefs cols blancs).
   Bref, je ne suis absolument pas d’accord pour crier contre la précarité étudiante : à mon avis, le problème est qu’il faut restreindre immensément le nombre d’étudiants, injuste. Le fait qu’il faille de l’immigration économique pour occuper les emplois non qualifiés de « femme de ménage » et « aide à la personne en EHPAD », signifie que ces tâches simples sont refusées par les jeunes français, se jugeant surdiplômés « trop bien » pour ça, vil travail, et cela me semble une injustice générale. C’est le travail humble, dont il y a besoin, qui est méritoire à mon avis.
   En n’allant pas dans le sens « tous hautement diplômés », je serai taxé d’être « de droite » et c’est totalement faux. Je suis d’accord pour dévaliser les patrons, les héritiers, les actionnaires, mais pour payer les travailleurs de peine courageux, pas les tranquilles « étudiants tous tranquillement assis ».
   Une autre chaîne dit que l’étudiant s’étant immolé par le feu en dénonçant par écrit la précarité étudiante… avait perdu sa bourse après son deuxième redoublement. Et je ne vois pas le scandale à ne pas financer par bourse automatique les étudiants en échec pour redoublement éternel (aux frais du contribuable, évitant aux bénéficiaires le travail de peine durement exercé par les payants rackettés).
   De même, j’ai entendu que s’étaient immolés par le feu beaucoup d’employés publics malmenés par les nouvelles directions exigeant un forcing de type privé. Je me sens concerné car j’avais prévu (avant d’être mis en invalidité pour prétendus troubles psychiatriques) de m’immoler par le feu sur mon lieu de travail, ainsi, mais pas pour dénoncer la dureté du travail privé d’un point de vue public français privilégié (avec micro-cadence type communiste et haut salaire type privé) : non, pour dénoncer l’escroquerie pseudo-scientifique en œuvre, mentant (selon logique marketing privée) pour voler les payeurs, trompés – mon salaire achetant mon silence, complice, déchirant.
   Pour ce qui est du drame d’un suicide, ce n’est pas à mépriser d’accord, simplement il n’y a pas à obéir à tel suicidé ayant exigé de coucher avec Miss Univers sinon il se tuerait, ou avoir à disposition dix mille doses de drogues sinon il se tuerait, etc. Des exigences idiotes ou inadmissibles peuvent être refusées, même si hélas cela conduit aussi certains au suicide. Quand je me suis tué parce que rejeté par celle que j’aimais, je n’ai pas exigé en 1979 que soit interdite la séduction féminine, puis en 1998 que soit puni l’échangisme faisant interner psychiatriquement les romantiques, je me tuais en fermant ma gueule. Une douleur personnelle est une douleur, mais le scandale général est toute autre chose.
   Oui, il y a des choses scandaleuses, inavouables, mais plein de cris illégitimes cachent les vrais problèmes, à mon avis.

-------------- Ajout 17/09/2020
Majorité
  Récemment à la télévision, il a été question de délinquants multirécidivistes de 16-17 ans, relâchés par la Justice au nom de « l’excuse de minorité » (la majorité étant à 18 ans depuis 1974 je crois, 21 ans auparavant). Or, visiblement, ces grands gaillards, enrichis par le trafic de drogue, et armés de mitraillettes, pour règlements de compte dans les luttes territoriales, ne sont plu’ du tout des enfants. Il a été question de remédier à cet abus (de laxisme judiciaire aveugle) en faisant passer l’âge de la majorité à 16 ans. Certains ont crié qu’à 16 ans, un jeune esprit n’est pas apte à voter aux élections, mais la réponse a été : si, les grèves scolaires et manifestations lycéennes « pour le climat » ont prouvé que les jeunes se sentent déjà à 16 ans très concernés par le bien commun.
  Je ne suis pas convaincu. (Du moins : je serais d’accord pour abaisser l’excuse de minorité de 18 à 16 ans, mais) les grèves et manifs lycéennes hurlantes ne m‘ont en rien paru admirables. Au contraire, elles ont montré que les jeunes gobaient les prétendues vérités scientistes et faisaient preuve d’intolérance envers les sagesses sceptiques, envers les prudences osant le doute. Et puis leur action a été un comportement d’enfants gâtés en pays avec chance d’école gratuite (payée par tous) qu’ils ont refusé, avec privilège de zéro conséquence, en situation d’abaissement du niveau et de « compréhension » tolérant leur nullité scolaire, avec diplômes à la clé, et mépris injuste envers les anciennes générations, pas promues ainsi, et refus des travaux pénibles au nom de « je vaux mieux que ça ». Oh, non, cette jeunesse ne me parait en rien admirable, hautement respectable, non.
  Bien sûr que tel ou tel jeune peut être très estimable, je ne fais pas de racisme/groupisme anti-jeunes, mais l’argument des manifs lycéennes « pour le climat » me parait totalement erroné.
  (Au passage, j'ai employé ici un sens moderne du mot "étudiant", qui n'est plu' comme de mon temps "post-Bac" mais "adolescent scolarisé".)