féminicide et sexisme

Je désapprouve la pensée unique parlant de FÉMINICIDE
Non, argumenté
par Condané Ator, 07 Juillet 2019

ajout 1 chiffres
ajout 2 légalité

   Depuis quelques jours, il est annoncé qu’a eu lieu le 72e féminicide de l’année en France, soit en 7 mois davantage que durant toute l’année 2018. Et des manifestations sont organisées pour protester. Je ne suis nullement convaincu par le bien-fondé de ce combat organisé, et je désapprouve la pensée unique à ce sujet.

Anti-égalité
   Alors que les féministes nous rabâchent tous les jours l’impérative obligation d’égalité homme-femme, pourquoi serait-il plus grave de tuer une femme que de tuer un homme ? C’est une autocontradiction totale, une colère aberrante.
   Par ailleurs, il est dit que le féminicide est le fait de tuer une femme parce qu’elle est une femme, comment cela peut-il être démontré ? Il est certes dit que ces mises à mort sont toujours le fait de maris ou compagnons ou ex-conjoints, comme si c’était le critère de dénomination, mais… pourquoi cela serait-il lié au fait que les victimes soient femmes ? Des homosexuels (masculins ou féminins) en couple peuvent aussi se disputer jusqu’à tuer, en quoi est-ce infiniment moins grave ? Et des femmes tuent leurs maris, ça existe aussi, pourquoi cela serait-il comparativement très excusable ? Ça parait totalement incompréhensible, le féminicide ne me semble en rien une injustice caractérisée, la définition me semble même douteuse, trahie par affirmation mensongère, interprétative contestable, généralisante à tort.

Hors sujet
   Moi qui n’ai jamais porté la main sur mon épouse, que devrais-je faire en entendant ces appels hurlés ? Plaider coupable car être homme est prétendu mal, même si on n’a rien fait ? C’est plus qu’idiot, c’est immensément injuste.
  Devrais-je crier aussi contre les voisins éventuels qui seraient ainsi sans que je le sache ? Ben non, quand on ne sait pas, on ne hurle pas. Et s’il y a mise à mort, la police met en prison, ça n’a rien à voir avec le fait que des gens aient crié ou non avant. En quoi un mari violent ignore-t-il que ce qu’il fait est contestable ? est-ce qu’en entendant des foules hurlantes il va soudain prendre conscience de mal faire en cela ? Je n’y crois pas une seconde. S’ils sont violents sous l’effet d’alcool ou drogue, qu’il y ait eu une manifestation (ailleurs ou sous leur fenêtre) une semaine avant ne compte rigoureusement pour rien dans le passage à l’acte tueur, à mon avis.
  J’ai entendu que le gouvernement français est « coupable » car le prétendu ministère pour l’égalité hommes-femmes ne donne pas assez de moyens pour combattre le féminicide : former tous les enfants mâles notamment par enseignants spécialisés. Mais je n’y comprends rien : ma génération n’a pas connu cet enseignement (à ce que les hommes ne tuent pas les femmes), et ça n’a en rien de rien causé en moi un mécanisme tueur de femme, c’est de la confusion mentale profonde d’affirmer cette prétendue cause. L’interdiction de tuer autrui est en soi un enseignement amplement suffisant, et favoriser spécifiquement les femmes est sexiste actif.

Un manque d’autoaccusation
   Je me souviens avoir lu qu’une chanteuse américaine, qui avait été récemment rouée de coups, défigurée, par son amant, n’avait pas porté plainte, à la surprise générale. Elle a expliqué que quand il a tapé, c’est qu’elle était en train de lui faire une crise de jalousie hystérique, parce qu’il osait avoir contact téléphonique (amical) avec d’autres femmes, et elle comprenait avoir été injuste. Peut-être que la violence est une réponse inadaptée, mais la violence physique répondant à des hurlements insupportables, ce n’est que violence physique contre violence autre, il ne faudrait pas l’oublier.
   Les féministes hurlent que les hommes ne partagent pas les tâches ménagères, mais si ce sont les femmes qui veulent des enfants et qui sont maniaques de la propreté, qu’elles agressent verbalement leurs conjoints en voulant les rendre esclaves de leur exigence, c’est une violence. Je pense que les coups en retour sont inappropriés, mais honnêtement il y a partage des torts (et tort entier des féministes le niant).

Bien fait
   Ceci dit, dans mes décennies de célibataire solitaire, j’ai entendu une collègue dire à ses copines qu’elle aussi, elle aimait les hommes très bruns, très virils (comme mon frère velu barbu ?), et j’ai trouvé ça triste, de rejeter ainsi les doux romantiques comme moi, les fidèles, les abstinents. Elles veulent des taureaux en rut, et elles se font péter la gueule, moi je dis : bien fait pour celles-là. Pour se prétendre innocentes, elles ne devraient pas chérir les violents. Au lieu de hurler dans le vide, à l’injustice injustifiable, il conviendrait plutôt de dire : « Si tu as choisi un violent, il est violent, oui, où est le scandale ? il fallait choisir autrement, simplement. Il n’y a pas à hurler en culpabilisant autrui, il faut mettre en question ses propres valeurs. »
   Pas l’ombre d’un mot en ce sens sur les télévisions : la pensée unique règne, idiotement.

----- Ajout 17/07/2019 : chiffres et conséquence poignante
  J’ai entendu deux éléments supplémentaires l’autre jour :
– La ministrelle de l’égalité Hommes-Femmes, Marlène Chiapa ou un nom comme ça, disait quelque chose comme « oui, il y a eu déjà 74 féminicides depuis le début de l’année, mais même s’il n’y en avait eu que 10, ce serait 10 de trop ! ».
– Un tableau recensant les comptes officiels disait que dans les meurtres cette année entre conjoints (ou ex-conjoints), 74 femmes étaient mortes et 38 hommes.
  J’en déduis donc que, officiellement, s’il y avait 10 femmes et 38 hommes tués par leurs conjoints, ce serait compté comme 10 féminicides intolérables et 38 morts quelconques sans importance. C’est tout le contraire du souhait (prétendu) d’égalité hommes-femmes, c’est une marche forcenée pour la domination féminine écrasant (ou tuant) les hommes, je trouve ça horrible.
   Ceci dit, je ne suis en rien partisan de la violence conjugale d’un homme battant sa femme, pas du tout, mais je désapprouve les femmes d’aimer les écraseurs (dits « virils ») en envoyant promener les doux, romantiques. La violence subie (des conjoints choisis) est alors un retour de bâton hélas normal. De la même manière (d’après une info scientifique lue dans Science et Vie), les femmes occidentales, à la différence des femmes asiatiques, ont les jambes et aisselles poilues et s’en plaignent, mais ça vient simplement du fait que leurs mères aient choisi des hommes velus, transmettant cette pilosité à leurs enfants, dont les filles. Nul scandale mais un choix très contestable, à mon avis (d’imberbe). Et si celle qui m’a jeté en 1979, 1993, 1998 a été battue à mort en 2019 par un hyper-viril à sa convenance, je ne pleurerai pas, non – et je méprise celles (et ceux ?) qui crient au scandale dans cette mise à mort, logique, voire méritée – puisque la demoiselle m’a tué deux fois dans l’indifférence totale des donneurs de leçons, qui bénissent les rejets d’indésirables sans revoyure permise.
   Ce que je dis n’est nullement de la misogynie : je ne dis aucunement « toutes les femmes sont des salopes », mais « il y a des salopes tueuses et des gentilles, le drame est quand une salope se déguise en gentille pour séduire pour rire ; que de telles salopes tueuses se fassent battre (voire tuer) m’indiffère ».

----- Ajout 03/09/2019 : Légalité du sujet
  Je lis une nouvelle MSN sur la possibilité de créer juridiquement le terme « féminicide », pour le punir plus sévèrement qu’homicide. https://www.msn.com/fr-fr/actualite/r-evolutions/grenelle-des-violences-conjugales-peut-on-imaginer-une-infraction-de-féminicide-en-france/ar-AAGIqv7?ocid=spartandhp . Il ne me convint en rien de rien. Je cite et discute.
- « peut-on imaginer une infraction de féminicide en France ? ». --> on peut imaginer n’importe quoi, mais soit c’est appliqué soit c’est refusé, par les autorités.
- « nécessité de créer une infraction spécifique aux crimes genrés. (…) pertinence du terme "féminicide" dans le droit » --> cette notion symétrique de crime genré est un peu moins choquante que féminicide, puisqu’une émasculation mortelle d’homme serait autant punie qu’un viol+meurtre de femme, sans privilégier l’innocence de victime femme par rapport à victime homme (ce qui serait du sexisme actif, tout au contraire de l’anti-sexisme prétendu).
- « faut-il créer une infraction spécifique aux crimes genrés ? Le droit pénal français ne connaît que le crime d’homicide. » --> Effectivement, je ne vois pas en quoi un meurtre volontaire d’innocent est plus grave qu’un autre. Quelqu’un qui déteste les porteurs de lunettes au point de les tuer s’attaque pareillement aux innocents pour un mauvais motif, pourquoi serait-ce moins grave qu’un féminicide ? La prétendue justice deviendrait de l’injustice instrumentée. Enfin, c’est déjà le cas puisque l’antisémitisme est classé facteur aggravant : selon la Justice française, il est immensément plus grave qu’un raciste antisémite tue un porteur de kippa qu’un raciste juifo tue un goy ! Injustice faite loi, et en interdisant bien sûr le référendum d’initiative populaire pour que les lobbies puissants gouvernent et forgent les lois à leur profit.
- « le meurtre d’une femme au motif qu’elle est une femme ne trouve pas sa véritable traduction pénale au travers de la qualification d’homicide. Parce que le féminicide recouvre une violence spécifique, son incrimination ne peut résulter d’une qualification globale et indifférenciée. » --> Il me parait impossible d’affirmer le motif d’un meurtre de cette façon, sauf cas hyper-particulier (genre type délirant hurlant « je hais les femmes, mort à elles » avant d’en tuer trois au hasard dans la rue) qui ne correspond pas à ce qui est comptabilisé actuellement (tout meurtre de femme par son compagnon ou ex-compagnon) : un homosexuel gay peut tuer son compagnon pareillement sans que ce soit anti-femme spécifiquement, et dire que c’est moins grave car la victime n’est pas une femme est d’un sexisme horrible.
- « Non, il ne s’agit pas de faire des femmes une catégorie de victimes ou de les considérer comme vulnérables. Pas davantage il n’est question de leur accorder des droits supplémentaires à ceux des hommes. L’idée est simplement que le droit agisse face au constat selon lequel en termes quantitatifs il est rare qu’un homme soit tué au motif qu’il est un homme, au sens sexué du terme et dans les conditions de cruauté qu’impliquent les crimes de féminicide. » --> Contradiction, explicite ! Il n’y a pas besoin de définir une peine plus forte pour ce qui est plus fréquent ! Il y a simplement que la peine normale s’appliquera plus souvent. S’il y a plus d’arabes tués que d’auvergnats, ce n’est en rien une raison pour pénaliser comme plus grave un meurtre d’arabe, ça n’a rigoureusement aucun rapport avec la gravité du crime !
- « Le temps de rédiger cet article et le corps d’une femme de 43 ans a été retrouvé : elle a été battue à mort. Pas au Mexique, pas en Argentine mais à Montauban. » --> C’est explicitement hors sujet : il y a des hommes qui meurent battus à mort comme cela arrive à des femmes, cela n’a en rien valeur de « meurtre de femme car c’est une femme », cette interprétation délirante n’a honnêtement pas à faire droit. Mais comme les lois sont injustes, tout est possible pour le futur.

----- Ajout 23/11/2019 : Manif aveugle
  Sur chaine d’information continue LCI cette après-midi, le sujet est exclusivement la manifestation parisienne contre les féminicides, exigeant cascade de lois + 1 milliard d’Euros pour cette cause, cette lutte. Et les débats n’envisagent absolument pas ce que je connais de la question.
  J’ajouterais un point hyper-majeur : la plupart des femmes définissent la virilité (qu'elles adorent, choisissent) comme une attitude dominatrice violente, genre sportive écraseuse du faible. Après, elles se font taper dessus, voire tuer. Je dirais : c’est hélas bien fait pour leur gueule, elles auraient mieux fait de choisir un doux, romantique, pas sportif. Les médias poussant à adorer les sportifs (et sportives, les combattants écraseurs) sont à mon sens la cause de ces mises à mort, de cette injustice générale, cachée, dont les vraies victimes innocentes sont les jeunes hommes romantiques rejetés qui se suicident (je me suis raté mais la tueuse a peut-être été battue par moins doux de ces victimes, l’innocence brimée n’est pas là mais ici).

----- Ajout 26/11/2019 : Exemple télévisé
   J’ai aperçu hier ou avant-hier, sur chaine TV C-News, émission Morandini-live, l’interview d’un expert affirmant totalement inutile et contre-productive (donc dangereuse) la diffusion par M6 (pour faire de l’audience, du fric) de l’interrogatoire lithuanien du chanteur français (Bertrand Quentin ou un nom comme ça) ayant tué là-bas sa femme actrice française célèbre (Marie Trintignant ou un nom comme ça). Je n’avais pas d’avis sur la question mais à la réflexion : si, et je ne suis pas du tout d’accord avec ce prétendu expert, je vais m’expliquer.
   Le tueur disait que ce n’était pas lui qui avait commencé cet enchaînement de violence, c’est sa compagne qui lui avait donné un coup de poing, puis qui l’avait agrippé, à moitié étranglé, en hurlant comme une furie inarrêtable, alors oui, il disait avoir à ce moment-là donné des gifles, et encore, encore, pour la faire taire, stopper sa rage à elle. Et hélas elle était morte, sans qu’il ait eu intention de tuer. Interrogé sur cela, l’expert a haussé les épaules (peut-être pas physiquement mais par ses propos), affirmant quelque chose comme : « c’est le mécanisme de défense classique, de culpabiliser la victime, ce n’est pas du tout crédible ». Et le journaliste est passé à un autre sujet, cela valant « mot de la fin » sur ce sujet. Mais… je me suis souvenu, à retardement, d’une autre affaire de violence masculine anti-féminine sur célébrité (et cela change tout), c’était une chanteuse étasunienne célèbre (Rihanna ?), qui avait été frappée très durement par son compagnon, et à qui les journalistes demandaient pourquoi elle ne portait pas plainte, évidemment, avec ce visage tuméfié valant preuve totalement indéniable. Et elle avait répondu que non, elle pardonnait, car elle estimait que c’était en partie de sa faute, elle expliquait que ces coups avaient été une réponse (moche) à ses hurlements et griffures forcenées (moches), faisant une crise de jalousie démente en découvrant que son compagnon avait reçu un SMS de son ex-compagne, comme gardant contact avec elle, ce qu’elle avait jugé sur le moment totalement intolérable, à tort pensait-elle après coup.
   Synthèse à moi : contrairement à ce qu’a dit l’expert, il y a environ une chance sur deux que les coups féminins sources ayant en retour tué l’actrice française aient été (non un mensonge inventé mais) la vraie situation ayant hélas entrainé les coups masculins, hélas mortels. L’autre exemple indique que cette situation n’est pas imaginaire voire même pas rare (chez les femmes dragons, peut-être 30% des femmes autrefois et peut-être 70% des femmes maintenant). Bref, dans le combat public actuel, forcené, contre les violences conjugales et féminicides liés, je vois un appel à réserver le droit à la violence aux femmes, exclusivement. Je trouve ça injuste. Oui, lui est affreux de frapper celle qu’il aime, mais j’ajouterai : elle est tout autant affreuse de hurler après celui qu’elle aime. Le combat actuel ne semble pas juste, contre la violence partout toujours (quitte à interdire le sport peut-être), cela semble un combat sexiste pour la supériorité féminine, réservant aux femmes le monopole de la violence. Pour le triomphe absolu des femmes-dragons, encore une fois, méprisant à tort les femmes-tortues, les hommes-tortues. Cela justifie totalement l’anomalie que je notais, comme quoi « est classé plus grave le meurtre d’une femme par un homme que le meurtre d’un homme par une femme ». La preuve me semble faite, grâce à cette émission M6 que je n’ai pas regardée mais dont j’ai seulement vu un très court extrait.
  Une fois de plus, les prétendus experts (même devant les tribunaux) me semblent affirmer n’importe quoi, cachant leur incompétence derrière une aura imméritée. Et les journalistes, dénués de pensée propre, leur servent la soupe, à tort.
   Je n’innocente pas du tout le tueur en question, à mon avis il reste une chance sur deux environ qu’il ait menti en parlant de cette violence féminine subie d’abord, je n’en sais rien, là n’est pas le sujet pour moi, je ne suis pas juge ni juré. Mais à la réflexion, la spécificité de cette affaire me fait désagréablement penser à la mère (Nadine Trintignant ou un nom comme ça) de l’actrice tuée, une réalisatrice apportant son soutien au réalisateur Polanski récemment accusé de viol, en disant de séparer l’artiste de l’œuvre, tout en refusant cela au chanteur tueur de sa fille, et disant que Polanski est surtout accusé parce que juif (comme Weinstein ? Comme Strauss-Kahn ?). Toute cette affaire me parait puante, et en faire l’exemple porte-drapeau de la révolte publique contre les féminicides me parait vraiment inapproprié.
   Oui, une femme-tortue qui est battue par son mari, c’est affreux, et pire encore si elle est tuée, mais sur les 137 féminicides de l’année qui sont clamés, cela concerne-t-il 135 cas ou 2 ou zéro ? J’ai entendu dire qu’un proverbe arabe (ou est-ce une plaisanterie ?) dit « bas ta femme tous les jours, si tu ne sais pas pourquoi, en tout cas, elle : elle sait pourquoi », et oui, il semble y avoir des horreurs culturelles à changer (j’ai lu qu’un imam marocain avait été expulsé de France après avoir prêché, sérieusement, de battre sa femme), mais pas en culpabilisant tous les hommes parce qu’ils sont hommes (ou tous les arabes parce qu’ils sont arabes). Seuls les coupables sont coupables, et généraliser immensément au bénéfice du doute (prétendu « devoir de précaution ») est une forme de racisme, d’injustice.