ECONOMIE POLITIQUE : LA QUATRIÈME VOIE, L’HUMBILISME
par A.Die, 23 Janvier 2012


Dernier ajout
    En ces temps de campagne électorale, je suis triste de ne pas entendre de candidat proposer ma position, qui me paraît évidemment la meilleure (sinon j’en changerais). Je m’explique.

    Schématiquement, je distingue la gauche pour les fonctionnaires, la droite pour les patrons privés, et le mot centre a été confisqué par ceux qui sont pour les fonctionnaires et pour les patrons privés. Moi je suis contre les fonctionnaires et contre les patrons privés, donc je me situe ailleurs, pour les humbles travailleurs sous pression.



    [Détail : depuis la faillite communiste, la gauche n’existe plu’, et se limite au centre gauche, escomptant que les patrons privés s’enrichissent (aux dépens des humbles sous-payés), avant de les saigner de taxes au profit des fonctionnaires. De même, l’extrême-droite touche les classes populaires via le nationalisme, pour les gens d’ici contre les étrangers (« coupables » d’être nés ailleurs, ou de « sang impur ») – être pour les humbles est par principe contraire : en faveur des travailleurs de pays pauvre avant tout, travaillant plus que nous en gagnant moins (mais ça n’aurait aucun succès électoral ici en l’avouant, l’égoïsme groupiste semblant hélas majoritaire). J’ai choisi le mot humbilisme car, d’après Internet/Google, humblisme et humilisme semblent exister, sans définition claire. Je n’appelle pas humbles (travailleurs) les refuseurs de travail, RMIsés en bouclant les frontières car le paiement du refus de travail n’est nullement extensible à la Terre entière – le RMI insultant un peu plus les humbles (travailleurs), la rétribution du travail étant à calculer par rapport au salaire refusant le travail et non à zéro.]

    On nous dit qu’il faut choisir gauche ou droite, ou les deux, et je ne suis pas d’accord. Plus exactement, je donne raison aux deux dans leurs critiques, pas dans leurs bénéficiaires privilégiés :
- La gauche a raison : l’enrichissement forcené des exploiteurs sous-payant les humbles, pressurés sous menace de licenciement, est moche (cette injustice génère la colère, et police comme justice sont du côté des possessions injustes).
- La droite a raison : la tranquillité sans rendement des fonctionnaires à vie, payée par l’impôt sous menace policière, est moche (si tout le monde était fonctionnaire : ce serait la faillite communiste).
    Cela ne me conduit cependant pas du tout à choisir un des deux camps de privilégiés, ni à les choisir tous les deux, mais à les refuser tous les deux. Au bénéfice de la majorité que sont les petits employés du privé, bien plus besogneux et efficaces que les fonctionnaires et bien moins riches que les patrons et encadrants (ou leaders et apparatchiks en pays staliniens).

    Ma compréhension du principe économique qui fonde le système privé se base sur une simulation :
- Il y a au moins dix habitants ayant besoin d’un toit.
- Le gauchiste embauche à vie 100 ouvriers fonctionnaires, chaque dizaine d’ouvriers fabricant 1 maison par an (productivité 10%, moins en cas de grève), avec salaire annuel 1 Unité (davantage en cas de grève), coût environ 10 Unités/maison. Les maisons sont vendues 10 Unités, bénéfice zéro.
- Le droitiste embauche 10 ouvriers privés, chacun fabricant 1 maison par an (productivité 100%), avec salaire annuel 0,5 Unité – coût 0,5 Unités/maison. Les maisons sont vendues 9 unités par le premier patron, 8 unités par le concurrent obtenant l’affaire, avec 7,5 Unités (par maison, 75 Unités au total) dans la poche de ce patron ne s’étant pas sali à construire.
- Le gauchiste hurle que le patron surpayé exploite l’ouvrier sous-payé, le droitiste hurle que les fonctionnaires ne fichent rien et produisent cher, ne générant aucune richesse. Le centriste prélève 30 des 75 unités du patron pour entretenir 30 fonctionnaires tranquilles – en fait, en France, tous sont centristes, colorés gauche (impôt 60) ou droite (impôt 10), sans remettre en cause la faillite de gauche pure et le recours à l’impôt progressif.
- Le humbiliste raisonne autrement : pas besoin de patron sur-enrichi à commander, pas besoin de tranquillité improductive façon fonctionnaire inamovible. Il est embauché 10 ouvriers privés, chacun fabricant 1 maison par an (productivité 100%), avec salaire annuel 0,5 Unité (coût 0,5 Unités/maison) selon le système privé, MAIS les maisons sont vendues 0,5 Unité sans bénéfice choquant pour des inactifs commandeurs. Au profit des consommateurs (du monde entier, le statut de national étant aussi choquant que le statut de fonctionnaire), pour répondre au mieux au besoin. Et s’il n’y a pas de richissime patron pour acheter des produits de luxe, le humbiliste s’en fout. Si la plupart des femmes pleurent de ne plu’ avoir de « prince charmant » (discrètement esclavagiste), elles sont de droite, et ça les rend moches. La société deviendrait besogneuse, sans plus de ruine par le je-m’en-foutisme (privilégié) de gauche ni violence par privilège (exploiteur) de droite. Le niveau de vie des ouvriers augmenterait fortement en ceci qu’une maison ne vaudrait plu’ 8 Unités (8 ans de salaire fonctionnaire, 16 ans de salaire ouvrier privé) mais 0,5 Unités (1 an de salaire ouvrier).
    Etonnamment, ce n’est absolument pas au catalogue des propositions politiques (en France ou ailleurs, je crois). Une société sans commandeurs ne peut-elle pas tourner ? J’espère que si, puisque les commandeurs privilégiés incarnent l’injustice d’où naît la violence. Si « j’aime les responsabilités » veut dire « j’aime le fric, davantage de fric dans ma poche que dans celle de ceux qui triment dur » (subalternes ou « petites gens du privé » ou étrangers), il faudrait l’avouer. Ça changerait effectivement la donne, mais ce serait très moche, ce que j’appelle « immoral ». S’il n’y a pas de candidat moral, je vote blanc, comme d’habitude. C’est triste. Mais que nos « intellectuels » alliés aux deux camps sont moches, ils ne méritent pas leur titre.
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Corrections 25/01/2012 :
- Le schéma du dessus peut paraître impropre dans la mesure où 3 lampes à 2 couleurs génèrent 8 combinaisons (2 puissance 3) et non 4. Il fallait lire ça comme : 2 premières lampes essentielles (4 combinaisons, 3e lampe explicative).

- On pourra me reprocher d'avoir cru réinventer l'auto-gestion, qui ne marche pas, par expérience. A mon avis, c'est une erreur d'analyse et de méthode. Le problème de l'auto-gestion me semble être que des humbles libérés de leur patron ont voulu adopter les cadences tranquilles des fonctionnaires et/ou avoir tous des salaires de patron, d'où ruine évidemment. Non, il pourrait y avoir pression à la baisse des coûts perpétuelle, type privé, mais simplement sans profit choquant pour l'encadrement. S'il faut un coordinateur ou gestionnaire pour les approvisionnements/encaissements/ventes, tâches improductives, c'est possible, mais au lieu de le rémunérer 75 Unités, il mériterait 0,4 ou 0,2 Unités (car c'est moins fatigant que la construction). Prix de la maison 0,54 ou 0,52 Unités (certes pas 0,50) au lieu de 8 Unités, le bouleversement serait presque identique.
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Ajout 26/01/2012 :
    Pour faciliter mon accès à ce site, j'ai voulu mettre un lien sur mon site Bilan (de mes livres et sites), avec quelques mots d'explication. Mais comment en trois-quatre mots seulement définir l'humbilisme ? J'ai finalement choisi : (économie) mondialiste individualiste sans profiteurs. Je m'explique en quelques mots ici pour éviter les malentendus :
- Mondialiste par opposition à nationaliste (être né de l'autre côté de la frontière n'est nullement un crime selon moi, je comprends que ceux venant piller un système d'aide sociale choquent les locaux, alors il convient à mon avis d'avoir une solution sociale valide pour le monde entier sans privilèges). Et avec le qualificatif "sans profiteurs", c'est totalement différent du mondialisme capitaliste, où des patrons et commerçants occidentaux s'empifrent en traitant les Chinois et Indous en semi-esclaves, avec prix d'achat écroulé et prix de vente un peu moins cher ici. Cela résoudrait par ailleurs le terrorisme (les Palestiniens expulsés racistement ne seraient plu' interdits de rerour, pas besoin de Coran pour ça, seulement de cohérence anti-raciste) et anihilerait la haine anti-occidentale (causée par une minorité gouvernant aristocratiquement le monde grâce aux droits de veto ONU privilégiés). L'ONU serait remplacée par l'OMU, organisation du monde uni, 20 Indiens comptant bien plus que 1 Français et non bien moins. Cohérence morale. (Ce que je dis n'est pas raciste antisémite, Abraham est un de mes ancêtres parait-il, à mon avis ça n'empêche pas l'honnêteté – même si je suis clairement anormal).
- Individualiste par opposition à Communiste ou Socialiste (ou Capitaliste familial) : le droit au repli introverti serait respecté (en enfermant les psychiatres en hôpital psychiatrique ! non, je plaisante). Le but serait zéro impôt, zéro héritage (la réquisition publique des héritages finançant les quelques postes de coordinateurs, peu payés car moins pénibles qu'ouvrier ou femme de ménage). Qu'il n'y ait pas de "nés riches" résoudrait le scandale aristocratique 1788, le scandale capitaliste bourgeois 1916, le scandale occidental 2000, évitant les migrations envahissantes d'aujourd'hui (Africains vers l'Europe, Latinos vers les USA), réparant les enrichissements par envahissements passés (Amérique, empires coloniaux européens). Puisque il y a trop d'humains sur Terre, les lois natalistes disparaîtraient, les religions bibliques (natalistes et esclavagistes) seraient condamnées arguments à l'appui, homosexualité/masturbation/abstinence seraient réhabilitées ou encouragées par l'éducation, le mot amour ne désignerait que la tendresse humaine et plu' la fornication bestiale.
- Sans profiteurs par opposition à la mendicité organisée du RMI ou des moines bouddhistes, ou des fonctionnaires européens obtenant une monnaie forte pour acheter à bas coût les produits étrangers en ruinant l'industrie locale qui les paye pourtant par l'impôt.
    C'est vraiment une nouvelle voie, pas envisagée par le dictionnaire hélas, mais moins incohérente (je crois) que le capitalisme démocratique et que le communisme ne payant pas l'effort.
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Réserve 27/01/2012 :
    Bien sûr, une autre approche serait un monde sans industrie aliénante, avec seulement des artisans et travailleurs indépendants, à production soigneuse sans cadences infernales. C’est possible dans un monde à population réduite. Je crains toutefois que cela fasse des produits très chers (sans économie d’échelle), et dans notre monde surpeuplé, ils seraient presque réservés aux riches, donc requérant les inégalités patrons/humbles ou fonctionnaires en fin de carrière/humbles. Mais je ne suis pas sûr, à débattre.
    La question est aussi géopolotique : j'ai entendu hier à la télévision le programme socialiste rénové, fièrement français patriote et "contre la finance". C'est simplement mensonger, contradictoire : sans la domination financière de la France sur la Chine, nous payerions comme les Chinois "1 litre d'essence = 1 mois de salaire fonctionnaire", et ce n'est absolument pas ce que veut l'électorat socialiste (et encore moins les candidats socialistes aux postes d'élus sur-privilégiés) : aucun candidat n'envisage de dévaluer l'Euro de 99% pour faire revenir l'industrie chez nous, pas une seule seconde non. Seulement l'égoïsme groupiste, "patriote" : "asservissons les sales étrangers, mais que personne n'ose nous asservir nous, quel crime !". Alors je voterai chinois, et ça n'existe pas ici, alors je souhaite que cette civilisation (occidentale) pourrie et idiote s'éteigne. Les Chinois (peut-être pas si humbles mais ambitieux à tradition marchande) risquent la même dérive, hélas. Personne ne réfléchira-t-il jamais ? (que des anonymes comme moi). Vite, il faut que je retrouve des cachets abrutissants sans danger, l' "antipsychotique" Solian m'attaquait le foie.
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Retour à la paix 10/02/2012 :
    J’ai repris le traitement anti-psychotique, malgré ses effets secondaires, et je recommence à dormir. Vue d’ici, cette page est étrange. Il me vient deux idées sans importance à son sujet :
– Si le demi-cercle de république française n’épuisait assurément pas le panorama politique, je ne suis pas sûr que le cercle que j’ai inventé fasse beaucoup mieux. Peut-être qu’il faudrait plutôt concevoir une sphère, avec les équatoriaux de mon schéma vus comme des « mous frileux » par les en-haut (royalistes ?) et les en-bas (bouddhistes indiens ? tous s’abstenir de manger pour s’éteindre en paix). Si j’y avais pensé, je crois que j’aurais préféré cette voie « en bas », et si des excités s’agitent plus haut, c’est leur problème.
– Une autre vue enrichissant le sujet serait de dire que l’extrême-gauche rejoint l’extrême-droite en un extrême-centre, opposé au centre bourgeois. Toutefois je n’adhère pas à l’extrémisme pour ce que j’en connais : je n’aime pas la révolution tueuse, la persécution des objections, la personnification du pouvoir. Un autre thème que j’ignore est l’anarchisme (au centre de la sphère ?), mais il ne me semble pas plaisant : sans police, l’agriculteur ne produirait plu’, étant sûr d’être dévalisé par les inactifs s’il produit, je ne vois pas là un idéal mais une ruine comme le communisme.
    Bilan : je n’ai rien inventé de génial, je trouve seulement nullissimes choquants le centre-gauche pro-fonctionnaires et le centre-droit pro-patrons, qu’ils se soient mis d’accord pour punir de prison l’opinion sceptique (loi Gayssot) les prouvait de toute façon menteurs odieux, ce n’est guère une surprise. Bof, dodo…
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Complément au site humbiliste 17/12/2015 :
    Un ami d’enfance, retrouvé grâce à Internet, m’a gentiment qualifié de « génie » et m’a dit des mots pour moi déroutants : « si la société favorisait les plus intelligents, ça se saurait, cela s’appelle le libéralisme économique ». Je crois qu’il s’agit là d’un malentendu, peut-être lié au fait que je disais lui renouveler mon amitié même s’il était devenu fonctionnaire. En effet, selon la dichotomie usuelle droite/gauche, si je suis hostile à la fonction publique, je serais de droite, libéral, et gentiment il me donnerait ici raison en disant que c’est la voie de l’intelligence. Toutefois, je ne suis pas d’accord, et je vais l’expliquer, ou réexpliquer ici.
    Le triomphe de l’économie libérale, c’est une poignée de gens « ayant réussi » vivant dans un luxe forcené, en commandant aux « loosers » traités en semi-esclaves, sous-payés. Géopolitiquement, les usines partiraient en pays à monnaie très basse (salaires quasi nuls), et ne seraient payés ici que les serviteurs des riches, non délocalisables (et les quelques fonctionnaires, policiers et geôliers notamment, peut-être pas soumis à la concurrence mais en nombre aussi restreint que possible). L’école/université ne serait pas « pour tous » mais pour les « gosses de riches ». Je n’aime pas du tout ce système à familles dominantes et familles dominées. Même à l’échelon individuel, mon expérience professionnelle me prouve que ceux qui « réussissent » ne sont en rien les plus intelligents et honnêtes, mais les plus menteurs/aveugles/manœuvriers, et ce n’est en rien estimable, selon mes valeurs. Dans la jungle économique « libre », ce sont les plus forts qui gagnent, quels que soient les moyens employés. Deux éléments (que je trouve affreux) sont fondamentaux : la publicité (convaincre les gens qu’ils seraient malheureux s’ils n’acquéraient pas le produit X au prix librement fixé par le vendeur, ou ne le volaient pas, mais une police/"justice" féroce les en empêche), le loto (que les humbles désespérés socialement gardent l’espoir que quelques rares chanceux parmi eux deviendront magiquement des riches). Au contraire, je préfère la frugalité et le partage (avec pression pour la performance sans l’oisiveté à la fonctionnaire).
    Il y a toutefois un malentendu possible : logiquement, intelligemment, en économie libérale, les sociétés humbilistes devraient l’emporter sur les sociétés capitalistes, puisqu’à produit égal leurs prix sont nettement plus bas (sans verser de fortune à l’encadrement, aux actionnaires). Le problème est que mensonges et manœuvres, appétit très général pour le luxe et les privilèges, font que la voie humbiliste est inexistante, seulement présente dans mon imagination. L’intelligence économique ne semble donc pas de ce monde. Hélas.
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Double objection et quadruple réponse, 18/12/2015 :
     On me répond deux sujets de désaccord : 1/ Les fonctionnaires sont au moins partiellement productifs (leur travail produit de la valeur, par exemple : les professeurs vendraient leurs cours si l’enseignement était privatisé) ; 2/ Le système inca collectiviste correspond au système dont je parle mais il implique grande frugalité et non civilisation de l’hyper consommation jetable. Je réponds en 4 parties :
A) Pour le second point, je reconnais que mon idéal est frugal, ce qui n’est pas populaire, mais s’avère peut-être anormalement sage. Je me souviens de René Dumont écrivant « nos classes populaires » (françaises ? occidentales ?) « se sont embourgeoisées ». Effectivement, nos « humbles », avec une heure de travail payée 8 litres d’essence font figure de riches vus d’Asie (avec peut-être un litre d’essence pour une semaine de travail). Je pense que ça va déboucher sur une révolution, avec nous dans le rôle des méchants privilégiés. Alors, visionnaire, j’envisage dès maintenant d’accepter la frugalité mondiale – je sais que la Gauche française clame que « nous n’avons pas vocation à partager la misère du monde » mais ça me fait penser aux aristocrates 1788 criant « nous n’avons pas vocation à partager la misère du peuple », d’où guillotine en masse, à courte échéance. (Et nos tribuns donnant des leçons de morale sont discrètement commandeurs des missiles atomiques menaçant d’exterminer abominablement les civils étrangers – cela se paiera un jour, je pense, ça va faire très mal, les débuts du terrorisme anti-occidental ne semblant qu'un avant-goût).
B) Le premier point attire davantage contre-objection. Je ne dénie pas que les fonctionnaires puissent vendre quelque chose, et j’achète moi-même des timbres postaux, par exemple. Ce qu’il y a est simplement que ce n’est pas économiquement viable (la Poste est en déficit chronique, malgré interdiction de la concurrence pouvant faire mieux moins cher). En 1981, le projet socialiste était de nationaliser d’autorité le riche système bancaire (en l’achetant, certes, sans spolier les possédants) et alors, celui-ci aurait dû inonder d’argent la république sociale, pour le bien des gens… mais, un an et demi plus tard, 100% de ces banques étaient devenues déficitaires (donc auraient été en banqueroute, sans Etat providence à hyper-déficit légal, à rembourser par les générations futures...). Ne plus être sévèrement astreints aux cadences infernales, ne plus avoir de produits chers « pour faire du fric », ne plus être en danger de mort quand on se met en grève de manière chronique… cela fait chuter vertigineusement la performance économique. On passe d’un système viable à un système en déficit, même avec suppression des « clients » (à séduire mieux que ne le fait la concurrence) remplacés par des « usagers » (devant remercier qu’on daigne les servir, et devant sous menace armée payer les impôts finançant ce système). A grande échelle, cela a entraîné la faillite soviétique, même avec état policier dictatorial (ce serait encore pire avec état je-m’en-foutiste à l’occidentale). Donc oui, les fonctionnaires peuvent vendre un petit peu, mais pas viablement sans menace armée (jusqu’à preuve du contraire).
C) Je suis gêné par la question enseignante, ma famille étant enseignante (mes 2+4 ascendants et mon grand frère). Mais il me vient à l’esprit une autre contre-objection : pourquoi les profs seraient-ils autorisés à « vendre » (faire du fric avec) leurs cours, alors qu’ils n’en ont pas inventé le contenu ? En effet, notre système légal est entièrement basé sur le Copyright (« URSS inclus ! » était-il marqué menaçant), la Propriété Intellectuelle, et le prof de sciences physiques vendant la relativité générale devrait verser la moitié de la somme aux « ayant-droits » d’Einstein (ou être accusé de spoliation « antisémite ? » s’il s’en dispense). Pourquoi le prof de sport est-il personnellement payé à la place des inventeurs du football, de la mise en forme physique (et de l'athlétisme en renflouant la Grèce en banqueroute ?). Attention : telle n’est pas du tout ma position, je préfère le partage aux barrières légales, je préfère le revenu du travail aux héritages oisifs, mais il y a une contradiction colossale. Enfin, là encore le système parait pourri : le système privé est encouragé par principe de brevet, lui disant « investissez dans la recherche, vous aurez retour sur investissement pendant 15 ans d’exploitation à vous réservée, avec (grâce à notre police, notre justice, justifiant les taxes) punition des contrefaçons, avant que ça devienne patrimoine public, à échéance des 15 ans ». Mais bizarrement cela ne s’applique pas aux ayant-droits de prétendues œuvres d’art, même 200 ans après réservées aux héritiers. Bizarrement aussi, la pression gouvernementale pour les médicaments génériques choisit d’ignorer que les industriels cachent leur savoir-faire pour ne breveter que le minimum permettant de poursuivre en justice la contrefaçon (sans donner la recette intégrale pour que les copies futures marchent aussi bien). Des lois hyper-précises gouvernent le Droit et la Prison, dans un sens totalement incompréhensible. Personnellement, je ne suis pas d’accord sur l’interdiction française de punir le partage gratuit de musique ou films, et je suis heureux si mes dessins plaisent à beaucoup de monde, se les partageant d’autant plus facilement que c’est entièrement gratuit, offert « à l’humanité et au monde intergalactique »… Ceci dit, s’il faut lourd investissement de recherche, impliquant retour sur investissement, cela pourrait faire l’objet de contrat spécial, organisant le retour requis.
D) Quand je prône le partage, cela me fait revenir en mémoire un détail aperçu dans mes lectures aéronautiques : le gouvernement britannique a été très critiqué pour avoir « partagé » avec les Soviétiques sa technologie du réacteur Néné, ensuite copié pour le MiG-15 qui a mis en déroute l’aviation étasunienne dans la guerre de Corée. Toutefois, je ne vois pas cela comme une objection absolue au partage : les Britanniques, n’ayant pas l’immense budget militaire étasunien, comptaient exporter leurs avions à moteur Nene, à réparer sur place, et cela divulguait de toute façon le secret. Et, dans le monde mondialisé dont je rêve, il n’y aurait plu’ d’armée ni de guerre. Non, je n’ai rien contre la liberté de partage, sauf que je comprends qu’il y a un problème pour justifier l’investissement de recherche (recherche privée, menée pour aboutir à un produit vendable, certes pas recherche publique, à découverte finale entièrement facultative, en un temps indéterminé donc usuellement très long, avec chercheurs tranquilles, pépères).
   Bilan : l’humbilisme reste avec un voyant rouge à Fonctionnaires, et un voyant vert à Humbles. D’ailleurs, ce concept « pour les humbles » peut signifier qu’ils resteront assez humbles sans devenir des « riches vivant dans le luxe gaspilleur » – mais la disparition du fossé entre « classes » rendrait la frugalité moins douloureuse, je pense ; et, ainsi, le Système Communiste a surtout implosé du fait de la jalousie populaire vis-à-vis de l’Occident gaspilleur – en pillant les pays pauvres ; un « monde uni frugal » paraît lui possible, utopique oui mais envisageable.
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Nouvel échange utile, 19/12/2015 :
     Il y a eu semble-t-il un malentendu, désolé. L’objection qui m’était adressée signifiait en fait que les fonctionnaires produisent une valeur ajoutée comme les autres employés, et qu’il n’y a pas de différence entre travail productif et improductif ; par exemple : les employés de l’Aérospatiale étaient des fonctionnaires fabriquant des avions à forte valeur ajoutée.
    J’avoue qu’il me manque des bases pour suivre ce raisonnement, ou bien : il s’agit de bases que j’ai rejetées. Je ne sais pas ce qu'est la "valeur ajoutée" ou "forte valeur ajoutée", ça semble correspondre à ce que j'appelle le "vol légal" (commercial, de droite ou centre gauche). J'ai appris à l'école primaire : « bénéfice = prix de vente moins prix d'achat », et c'est le sens que je crois deviner à la « valeur ajoutée » : prix de revient + valeur ajoutée = prix vendu. Or il ne s’agit en rien de « valeur » intrinsèque indiscutable mais de « prix » arbitrairement exigé, sous protection de la police/« justice » punissant le vol (ou l’accaparement « illégal » en ne laissant que le prix d’achat). Imaginons que j'invente un anti-cancéreux miracle qui serait de l'eau salée à 3,14% (±0,03%) supplémentée de poivre noir ou rouge à 0,14% (±0,01%), prix de revient : 4 centimes par litre, mais comme le besoin est colossal et ma formule secrète, je le vends cent mille Euros la dose d’un microlitre, cela fait une énorme énorme valeur ajoutée. Mais c’est s’enrichir aux dépens d’autrui, de manière totalement injustifiée. La voie humbiliste dirait : si ça revient à 4 centimes par litre, vendons-le six centimes par litre, couvrant les frais de transport et distribution, pour les gens ne pouvant le produire eux-mêmes, le but n’est nullement l’enrichissement (pour luxe immense réservé à celui empochant la différence, façon droite ; ou pour vie pépère de milliers de fonctionnaires improductifs façon gauche) mais la mise à disposition de biens, avec certes paiement des gens faisant efficacement les choses, de façon à ce qu’ils se paient logement et nourriture (non gratuits hors des tribus amazoniennes).
    Et je confirme ma notion de travail improductif : en France existait un impôt dit « vignette automobile », et des politiciens ont envisagé de la supprimer car très impopulaire et ne rapportant quasiment rien aux caisses de l’Etat. Il y a eu aussitôt des grèves dans la fonction publique et l’argument émis m’a marqué : « oui, cet impôt ne rapporte pas grand-chose, mais il sert à payer les gens qui organisent sa perception, l’impression de ces vignettes, etc. Cela doit continuer sans jeter à la rue ces gens respectables, et sans même les obliger à douloureuses reconversions ou déplacements. » Il s’agit là clairement de travail improductif, ne produisant strictement rien pour le bien des gens mais se payant par le racket exercé sur les contribuables menacés par police/« justice ». Maintenant, passons au cas des avions, un peu différent certes. Pour produire un avion de ligne fiable et performant, il faut par exemple dix unités de matières premières et mille unités de travail technique (1 unité fois mille personnes) ; le patron de droite vend cet avion trois mille unités, dix pour les fournisseurs, mille pour les techniciens fabricants, 490 pour l’encadrant et 1500 dans sa poche à lui (ou 1000 pour lui et 500 pour banquiers et actionnaires) ; le patron de gauche le vend soixante mille unités, en embauchant trois mille fonctionnaires à cadences pépères (quand ils ne sont pas en grève, or la menace est constante) et salaires confortables (peu inférieurs pour la base, comparée à l’encadrement aligné sur le privé), le principe est que le bénéfice par rapport au coût minimal est réparti entre producteurs (bien payés et en embauchant plein d’aides pour abaisser leur propre effort) ; l’avis humbiliste le vend 1015 unités, payant aux techniciens fabricants les mille unités minimum comme la droite, mais sans pont d’or pour l’encadrement et le « patron », sans rente pépère pour des semi-producteurs en nombre pléthorique et protégés de l’effort constant.
    Bref : les fonctionnaires totalement improductifs ne sont effectivement qu’un cas particulier, la masse fonctionnaire produit simplement à un prix artificiellement énorme, faute de (pression de la concurrence impliquant) rendement toujours accru et rémunération par tâche toujours abaissée. Bien sûr, la hausse de productivité est possible (automatisation, informatique) aussi dans la fonction publique mais avec immenses réticences des syndicats surpuissants, exigeant maintien (ou essor) de l’emploi (payé même avec déficit, constant ou croissant), avec perpétuelle menace de grève, surpuissante paralysante puisque la concurrence est interdite et la banqueroute impossible. Mais ces critiques anti-fonctionnaires ne légitiment en rien le patron semi-esclavagiste s’en mettant plein les poches avec ses complices encadrants et financiers. D’où l’alternative humbiliste, je le confirme. Incroyablement « envisagée par personne ».
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Lecture PUF, 12/03/2016 :
    J’avoue ne rien comprendre à l’économie, qui se prétend scientifique (et je suis matheux, apte à comprendre théoriquement), j’ai donc demandé à un ami s’il connaissait un ouvrage en la matière. Il m’a conseillé « Histoire de la pensée économique » de Henri Denis, éditions Presses Universitaires de France, 1966 revu 2008. Ce très gros pavé de 725 pages, plein de titres philosophiques, d’équations et graphiques, paraissait très solide, mais… la lecture a été très décevante, j’y vois de gros défauts :
1- Il prétend que le capitalisme a produit deux tendances : minimiser la rémunération des ouvriers et entraîner le colonialisme pour obtenir de nouveaux débouchés. Je ne vois là aucune logique, non : il suffirait de payer davantage les ouvriers pour qu’ils consomment davantage, et les colonisés peuvent être insolvables, leur capacité à consommer n’est en rien un facteur de richesse pour les producteurs. (Des ouvriers à richesse de nababs ne sont pas souhaités par les capitalistes, et les firmes pharmaceutiques n’inondent pas l’Afrique de produits que les Africains n’ont pas les moyens de payer, dans notre monnaie).
2- Il prétend que l’investissement est obligatoire pour que vive l’industrie et que le rendement de cet investissement est garanti, calculable, prévisible. Je ne vois là aucune logique. Souvent, il n’y a aucun retour sur investissement, l’investissement est un pari risqué, et des inventions ont du succès sans requérir d’investissement spécifique. Ce n’est pas clair du tout. L’auteur semble réciter ses bases sans convaincre en rien.
3- Il dit que l’épargne est mauvaise (facteur de crise) en détournant de la consommation, pourtant il y a des tas d’incitations fiscales à l’épargne (défiscalisation d’assurance-vie et d’intéressement bloqué 5 ans), pourquoi ? Et il dissocie l’épargne de l’investissement, c’est à rien n’y comprendre.
4- Il parle de l’investissement et du taux de profit comme automatique, alors que les actions semblent une loterie, avec des ratés industriels imprévisibles, en partie liés à la concurrence (les gagnants gagnent et les perdants perdent, pas l’ombre d’un mot là-dessus).
5- Il a glissé sans aucune réflexion de la période XVIIIe siècle, avec les ouvriers payés tout juste assez pour survivre, à la période actuelle, avec la consommation essentiellement tirée par la publicité : ce n’est plus des "besoins" d’acheter mais des "envies" d’acheter. Ça change tout absolument, mais l’auteur a oublié d’y réfléchir. Et ce n’est pas que de l’embourgeoisement de l’ex-prolétariat occidental : le Tiers-Monde est énorme consommateur aussi de Coca-Cola (certes moins cher que le nôtre) et de Smartphones (certes de versions antérieures aux toutes dernières).
6- Il dit que les années 1945-74 ont été prospères, dans le monde capitaliste dominant, car la décolonisation a créé d’énormes besoins dans le monde sous-développé, et que le capitalisme a intrinsèquement besoin de tels débouchés extérieurs. Je ne comprends rien à cela : quels ouvriers d’ici refusent de consommer deux fois davantage (ou dix fois davantage) ? En quoi y a-t-il un besoin d’externalité ? Le capitalisme paye très petitement ses salariés (la France étant partiellement protégée par son « salaire minimum » contraire aux lois du marché [enchères décroissantes sur les salaires], lois du marché qui triomphent selon l’auteur), et après ce capitalisme se plaint qu’il ne trouve pas de clients ? c’est simplement idiot, idiotissime.
7- L’auteur n’a absolument aucune solution à la crise actuelle (après 1974), son ouvrage de 1966 étant complété par des textes de 1998-2008. Il ne voit pas la Chine phagocyter l’industrie (grâce à sa monnaie faible) au jeu de la concurrence, ruinant les pays dits « capitalistes dominants ». Il ne voit pas le déficit public des pays occidentaux se creuser immensément par un interventionnisme sans limite et sans retour suffisant. Il ne comprend rien, mais il professe. C’est juste lamentable.
8- L’auteur prétend que, contrairement aux autres sciences humaines, l’économie a vécu l’expérimentation de ses théories, grâce à la douloureuse et durable expérience communiste, ayant montré la faillite du collectivisme et le triomphe du marché. Non, c’est là une erreur méthodologique : peut-être que la collectivisation a été mal mise en œuvre et ce qui a raté est donc cet essai-là, nullement le principe sous toutes ses formes. Inutile de se cacher derrière des équations complexes quand on commet de telles bourdes en matière de logique élémentaire.
9- L’auteur dit que l’expérience communiste a raté par non prise en compte du retour sur investissement, par travail devenu de mauvaise qualité (sans plu’ de pression patronale), et il envisage que le capitalisme (sans plu’ de pays à coloniser) soit sauvé par une nouvelle forme d’interventionnisme de l’Etat. Je ne comprends pas et je conteste : les Etats comme la France sont en déficit chronique, donc sans retour sur investissement des dépenses publiques somptueuses ; les fonctionnaires inamovibles tranquilles (et en colère contre les usagers, entre deux grèves, fréquentes et sans risque) y travaillent « à la soviétique » avec salaire de type occidental, combien de temps cette arnaque va-t-elle durer sans révolte ni collapsus ? Puisque les jeux financiers font fuir l’industrie vers l’Asie à bas coût, n’allons-nous pas nous écrouler économiquement ? Pourquoi la réédition de 2008 n’en touche-t-elle pas un mot, pas un seul ?
10- Il manque un autre pan à la réflexion, c’est que le système capitaliste est garanti par la police, la « justice », la prison, interdisant la réquisition et le partage des fortunes insultant la misère et non justifiées par travail. En ce sens, la population est asservie, comme en régime soviétique par le parti unique sauf qu’ici c’est par les fortunés. En termes philosophiques et moraux, cela change tout.
11- J’aurais peut-être mieux fait de lire un manuel scolaire d’économie (c’est parait-il maintenant une discipline au lycée, qu’y raconte-t-on ? comment prétendre à un savoir alors que les économistes échouent à vaincre la crise ? ou à formuler une vision claire et crédible sur la sortie de crise…).
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Croissance ou non ?, 22/03/2016 :
     Mon ami un peu économiste me dit que la Chine ne dépasse pas du tout les autres pays, car son P.I.B. par habitant est minuscule, et qu’on ne peut pas revenir en arrière, car payer les Français comme des Chinois ferait s’effondrer la consommation donc l’économie. --> Cette réflexion m’intéresse quoique je ne l’approuve pas. 1/ Il est très possible qu’une fourmilière à ouvrières peu riches ruine la cigale ventripotente oisive : ça me semble même la conséquence logique des lois du marché. Les peu-demandants vont connaître un essor et les anciens riches vont s’effondrer (sans être rejoints dans leur opulence passée). [C’est le contrecoup logique de la suppression des barrières douanières, qui ont certes accru le niveau de vie des déjà-riches, achetant encore davantage de produits moins chers fabriqués par les pauvres lointains, avant de comprendre que cela ruine leurs propres sources de revenus – et les fonctionnaires, non soumis à la concurrence, portent une énorme part de responsabilité dans ces décisions et leur confirmation durable.] 2/ Je déplore que l’économie pose la croissance éternelle comme un principe indiscutable, une nécessité : pourquoi ne pas concevoir une voie vers le bien-être en situation de décroissance ? Les écologistes ont un peu travaillé sur cette idée (René Dumont en 1974 et 1981 pronait la « croissance zéro », tout l’essor devant aller au Tiers-Monde), mais ne la reprennent guère semble-t-il aujourd'hui, car ce n’est pas populaire, ou cette lucidité est infiniment moins plaisante que l’égoïste « toujours davantage » à courte vue… Pourtant, ici ou là, on entend dire que si l’Allemagne n’a pas de chômage, c’est parce que l’effectif de sa population décroît… alors qu’on nous claironne unanimement en France que la sur-natalité assure la croissance donc l’essor économique et la prospérité. Il faudrait modéliser l’économie en situation de décroissance, je vais peut-être m’y atteler, essayer (sans comprendre pourquoi les experts, prétendus, ne l’ont pas fait, n’en parlent même pas).
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La fausse science économique, 02-04/05/2016 :
    J’ai lu l’ouvrage de Jacques Sapir « Les trous noirs de la science économique. Essai sur l’impossibilité de penser le temps et l’argent ». J’en retiens comme principal enseignement, effectivement très majeur, que les affirmations économiques prétendues expertes sont en fait des abus, basés sur des modèles incohérents ou invraisemblables. Toutefois, j’ai noté plusieurs pages à discuter.
Page 48 : il est expliqué qu’un pays qui produit beaucoup pour sa propre consommation, des biens non commercialisés, a un PIB nul, alors que s’il se met à échanger avec l’étranger, son PIB croît, tandis que sa richesse ne varie pas (ou décroît). « Le paradoxe vient de ce que le PIB (ou le PNB) ne mesure que la production commercialisée. » Je n’avais pas conscience de cela, et cela me semble abattre les dogmes économiques – par principe opposés à l’autarcie, au nom mensonger du bien-être. Il me vient la même idée sur la valeur des monnaies : si tel pays a un PIB de 600 milliards de Pesos locaux, il sera clamé que c’est très pauvre si ce Peso est très mal côté au marché des changes, et ce pays sera dit supérieurement riche si ce Peso a une très forte valeur internationale, quand bien même cela ne changerait rien au pouvoir d’achat local de ses habitants. Loin de ces artifices, je préférerais une monnaie mondiale unique, un salaire minimal mondial unique, etc. alors on pourrait parler d’équité dans la distribution des richesses, le système en place ne semble là que pour brouiller les comparaisons, sans autre avantage que de cacher la domination, l’injustice géopolitique. La transition vers l’Euro a été obscurcie, avec objections cachées par les économistes : on nous faisait miroiter la simplicité d’aller à l’étranger sans change de monnaie enrichissant les banques seulement, mais avoir gravé qu’un millier d’euro est le salaire minimal en France quand il est le triple du salaire minimal en Irlande… cela aurait dû être questionné en termes d’équité (avant que les usines délocalisent, causant ruine relative ici)…
Pages 50 à 53 : critique de l’épistémologue Karl Popper, « le critère de scientificité d’une hypothèse (…) simplement le fait qu’elle soit testable et donc potentiellement réfutable ». Cela m’intéresse fort dans la mesure où j’ai trouvé immensément convaincant l’ouvrage de Popper « logique de la découverte scientifique », invalidant l’induction scientifique, les prétentions scientifiques à La Vérité. 1/ Sapir expose une première cause d’inapplicabilité en économie : les tests sont exprimés dans le langage d’une théorie préexistante, non testée, et donc cela biaise ces tests (validés à tort par circularité ? façon « j’ai raison parce que j’ai raison »). A mon sens, cela ne donne pas tant tort à Popper qu’à ceux prétendant que l’économie est une science. 2/ En économétrie, les conjectures sont « multiples et imbriquées », c’est « illisible en termes de vérification (on ne sait plus ce qui est vérifié) ». Là encore, ça ne donne pas tort à Popper, mais les partisans de la scientificité de l’économie méritent le soupçon (voire toutes les prétendues « sciences humaines »). 3/ Selon Sapir, le but de Popper serait que l’amélioration des théories se rapproche de plus en plus de la réalité, or cela constitue une hypothèse non testable, objecte Sapir. Je ne sais pas quoi penser de cette critique, dans la mesure où cela me semble un procès d’intention, pas le reflet de la thèse que j’ai lue chez Popper. Je suis certes d’accord que l’hypothèse en question est très contestable : le futur est inconnu, et rien ne garantit que s’y appliquera la prévisibilité scientifique modélisant des « lois » (prétendues) facteurs de succès prédictif. Ce n’est pas tant une critique de Popper que des bases de la science en principe général. 4/ Selon Popper, la falsifiabilité est plus importante que le réalisme, et cela choque Sapir. Puisque je suis irréaliste, opposé au dogme réaliste, je suis particulièrement bien placé pour contester Sapir. Toutefois, il semble qu’il y a une foule de présupposés mensongers dans cette affaire : ce que sous-entend Sapir, c’est que le réalisme est vérité quand l’irréalisme est erreur, et poser la question en ces termes lui donne automatiquement raison. Mais il a tort : quelle est sa preuve de réalité (pour réfuter l’hypothèse du cauchemar ?). Non, il n’aborde pas la question, il est plus pratique de clamer avoir raison en faisant appel au (prétendu) bon sens des endoctrinés. C’est nul. Ceci dit, je suis d’accord que l’hypothèse du rêve ruine le projet scientifique/poppérien de prévisibilité, mais Sapir, loin de donner des leçons de réflexion, ne réfléchit pas assez : il reste dans son vase clos de l’économie (quoiqu’il affirme plus loin dans le livre, estimant que la sociologie devrait prendre le pas sur la prétendue science économique).
Page 55 : « Le comportement des partisans des thèses post-modernes et hyper-critiques n’est pas sans rappeler celui de l’enfant qui, parce que son jouet ne fonctionne pas comme il veut, prétend qu’il ne fonctionne pas du tout. » J’entends cette phrase, que je prends comme une grande gifle, mais je la juge imméritée. Je vais prendre un exemple illustratif : si je rejette la météo, ce n’est pas parce qu’elle est 100% inefficace à prédire, c’est parce que – là où elle a prédit 10mm de pluie ± 30% (7mm à 13mm), et que l’on a mesuré zéro mm – elle a prouvé voler sa prétention à la vérité, même approximée. Une vérité est invalidable par 1 contrexemple, ça suffit, quand il est quasi impossible de la valider positivement – cela exigerait de la démontrer sur absolument tous les cas possibles (ce qui est possible en mathématique avec itération infinie, mais impossible en sciences expérimentales où le futur pourra démentir le modèle, l’expérience primant sur la loi imaginée) Certes, on peut « entendre » les prévisions météo, et autres délires de chamanes et voyants, en tant qu’énoncé de possibles vaguement consolidés par tel ou tel protocole, mais ce qui est rejeté (pas puérilement), ce sont ses prétentions à la vérité incontestable. Si on bascule vers le calcul de probabilités, on pourrait aboutir à l’idée que la prédiction pseudo-météo « au pifomètre » (ou avec grenouille), qu’on y croie ou pas matériellement, répond juste à 40% ± 20% (parfois 60%, parfois 20%), que la météo scientifique actuelle répond juste à à 60% ± 30% (parfois 90%, parfois 30%). Le gamin peut simplifier à tort cela en 0%, mais je reste fermement sur la position « ces chiffres démentent un prétendu 100% », et le coup de grâce vient de la philosophie sceptique : votre taux de 60% ± 30% décrit une mesure passée, rien ne prouve qu’il en sera de même pour les prédictions du futur, qui pourra donner 0% (ou 100%), sauf induction (généralisation illogique, risquant erreur totale). On peut certes « croire », scientistement, mais ce n’est pas du « savoir ».
Page 56 : « (Les médecins) n’en ont pas pour autant décidé que la médecine était une activité sans objet puisque son triomphe ultime, l’immortalité, était hors de portée (…) Ce n’est pas pour autant qu’il faut cesser de se battre. » Toujours sur la même idée que précédemment, il s’agit là d’une violente critique à mon prétendu infantilisme. Je ne suis pas d’accord : la médecine ne vise nullement l’immortalité selon moi mais le soulagement de la souffrance – ceci étant toutefois embrouillé par le classement en « illégal » de substances soulageantes dont j’ai entendu parler (opium, cannabis, etc.) avec l’aval de médecins parlant d’effets secondaires (chez les bien-portants cherchant là une source de plaisir accru). Et puis… le débat est aussi embrouillé par le dogme sur la mortalité, dont je ne suis nullement convaincu : la disparition d’autrui dit-défunt est réversible tant que la scission réel/rêves n’est pas établie, et la mort du moi peut être un non-sens, ça se discute – mais Sapir ne philosophe pas, il pontifie à l’intérieur de ses idées reçues.
Page 89 : Dans le paragraphe « les limites de l’optimalité », Sapir conteste qu’un optimum objectif soit en vue, et conclut qu’il y a divers critères possibles et diverses hiérarchies envisageables pour ces critères. « le choix n’est plus technique mais relève de la controverse démocratique. » Je doute, moi, à ce sujet : je comprends qu’un faux expert mérite d’être renversé, n’a aucun droit à commander pour imposer son opinion, mais inversement rien ne garantit que la majorité des gens exprimera un point de vue meilleur (un individu lucide ayant raison peut être ultra-minoritaire, voire condamné en démocratie à la prison ou au traitement « psychiatrique »). Par expérience, je constate que les vainqueurs démocratiques ne sont nullement les plus raisonnables mais les meilleurs menteurs, profitant des colères à un moment donné, à leur propre avantage. Mais Sapir, philosophiquement nul ou buté, se refuse à envisager la critique du principe républicain (dit démocratique).
- Page 126 : 1/ « La démocratie fonctionnellement nécessaire (…) qualifie donc une communauté organisée (elle se dote de règles de vérification et de contrôle) et agissante (le pouvoir de modifier sa condition ne lui a pas été retiré). Ce n’est donc pas la démocratie définie par la seule relation électorale libre et régulière de l’individu isolé face au pouvoir. » J’ai vaguement de la sympathie pour cette idée que le principe électoral est une fausse démocratie, n’incarnant par le gouvernement par le peuple mais seulement le choix par le peuple de dominants agissant temporairement à leur guise, même contre le peuple (d’où manifestations publiques de colère, chroniques en France, sur mille sujets, au lieu de pointer la racine du mal). Mais je ne comprends pas que Sapir balance ces idées sans envisager les solutions (référendum d’initiative populaire ?) et les réserves éventuelles à ceci. Pourquoi parler dans l’abstrait théorique sans précisément expliquer les solutions et fausses solutions (avec frontières, le vœu populaire semble l’égoïsme groupiste à l’encontre des étrangers) ? 2/ « on prétend réduire l’organisation sociale à une mécanique déterministe, ce qui justifie la fin du politique au profit de l’expertise (…) Récuser (…) c’est reconnaître qu’il faut mettre le politique au poste de commande. » Je ne suis pas d’accord avec Sapir, à qui il manque fondamentalement le côté « critique du politique ». Ainsi, les antieuropéens pointent le caractère technocratique des institutions CEE sans pouvoir suffisant de l’assemblée d’élus, mais je dénie totalement que ces élus représentent la population, ils ne défendent généralement que leur propre intérêt ou celui de groupuscules super-influents (ou surreprésentés – dans certaines communautés, prendre des fonctions politiques est classé comme devoir pour favoriser la communauté au détriment de tous, le principe de la république étant pourri ça marche parfaitement). Au lieu de prendre position pour un camp, il me semble légitime de voir l’opposition entre deux formes de mal.
Page 177 : « Un économiste, c’est quelqu’un qui vous dira demain pourquoi ce qu’il a prédit hier ne s’est pas réalisé aujourd’hui. » Ce bon mot, effectivement délicieux, me parait peu compatible avec la critique de Popper aux pages 50-53 : le drame est que les prétendus savants économistes sont inaptes à formuler des prédictions se vérifiant, ils ne font que discourir a posteriori pour (prétendre) expliquer ce qui s’est passé, sans qu’ils aient pu le prédire. Quand Popper dit « ce ne sont pas du tout des scientifiques », moi j’estime qu’il a entièrement raison. L’économie ressemble en ce sens à l’Eglise moyenâgeuse « expliquant avec certitude » ce qui s’est passé (gelées tardives, sécheresse, etc.) par des colères de Dieu envers sorcières ou hérétiques ou croyants insuffisamment assidus à l’Eglise. Un autre exemple similaire, me venant à l’esprit, est le sensationnalisme des adorateurs du devin Nostradamus, qui avait tout prédit, absolument tout : une fois que ça s’est passé, on sait ce qu’il avait voulu dire et ça colle merveilleusement – mais bien sûr il ne faut pas demander à ces interpréteurs (ou escrocs) ce qu’il reste à advenir des prédictions (puisqu’ils sont inaptes à prévoir, à « lire » à l’avance). Le bla-bla est certes un exercice comme un autre, un peu difficile et avec quelques individus plus brillants que les autres en ce domaine, mais ça devrait relever du loisir facultatif, non gouverner la loi.
Page 191-194 : « Les bons Princes qui nous gouvernent, fussent-ils politiques ou économiques, tonnent et s’étonnent que des salariés refusent une remise en cause de ce que l’on appelle des "avantages acquis" en échange d’une meilleure efficacité dont tous seraient bénéficiaires. (…) "moins aujourd’hui pour plus demain" (…) Or la résistance à ce type de contrat tacite a toujours été très forte (…) voir que les comportements étaient parfaitement rationnels (…) les salariés n’ont pas confiance dans la direction de l’entreprise (…) et quelles que soient les causes de cette perte de confiance, alors il est rationnel de son point de vue de récuser la transaction. (…) que l’on ne s’étonne pas d’actions sociales a priori "irrationnelles". Que l’on cesse alors de les dénigrer et d’employer à chaque instant ces mots de corporatisme et d’égoïsme pour les qualifier, vocabulaire d’autant plus indécent que l’on connaît les conditions d’existence de ceux qui l’emploient et de ceux auxquels il est destiné. » Là, Sapir me semble commettre la plus grosse faute de ce livre, faute très grave, le disqualifiant intégralement comme prétendu « penseur honnête ». Certes, avec ce discours, il s’attire la sympathie des syndicalistes et défenseurs de privilèges, mais je suis dans l’autre camp, désolé, et je n’ai pas du tout la richesse princière dont il accuse ses contradicteurs. Le problème essentiel est qu’il mélange à dessin deux concepts distincts, la raison et la morale. Au lieu de clamer avec Sapir « n’appelez pas égoïsme la défense des avantages acquis, au contraire c’est très rationnel », je dirai le contraire : « l’égoïsme, moralement moche, est un guide possible pour la raison ». Si le prima est donné au privilège dont on bénéficie (en hurlant contre le privilège dont ne bénéficie qu’autrui), il devient très logique de hurler pour le conserver, pour refuser toute abrogation pour davantage d’équité (ou d’égalité). Sapir emploie une autre ficelle : celle de disqualifier les patrons richissimes qui insultent les petites gens et salissent par leurs propres privilèges la position en question. Non, les patrons ne sont pas seuls sur cette ligne : les petits humbles sont aussi choqués par les privilèges (des fonctionnaires, des CDI, des employés de grandes entreprises, des cols blancs, etc.), mais certes ils n’ont aucunement la parole, seuls les patrons (et politiciens) maugréant devant les micros. Et le monde politique est exempt de raison : seule l’extrême gauche étant réputée défendre les humbles, alors qu’en fait elle milite pour le système communiste, avec privilèges fonctionnaires étendus à tous – d’où ruine, personne ne fichant plu’ rien (« petit travail tranquille », « non aux cadences infernales et aux rétributions au mérite, à-la-tête-du-client », « avancement automatique à l’ancienneté »). Seul dans le désert, j’ai inventé un mouvement politique plus logique, mais sans aucun espoir d’atteindre ne serait-ce que 0,1% des voix, tant l’égoïsme séduit davantage, évidemment. Contrairement à Sapir, je considère que les défenses de privilèges sont égoïstes, immorales, je n’ajouterai pas « irrationnelles » c’est effectivement hors sujet, mais Sapir se montre là dans le camp des pourris – soit c’est un penseur pourri, soit il est lucide mais ment, joue stratégiquement pour s’assurer un succès de librairie, ce qui n’est guère mieux. (Ceci dit, j’ai conscience d’être anormal, suicidaire, envisageant un monde uni sans plu’ les privilèges de niveau de vie occidental, indu, couvert par armes nucléaires, illégales – ce qui est caché par tous les prétendus penseurs et observateurs).
Page 217 : « Qui fut le premier économiste ? Christophe Colomb, car quand il partit il ne savait pas où il allait, quand il est arrivé il ne savait pas où il était, et il a fait tous ses voyages grâce à de l’argent qui n’était pas à lui. ». Délicieux, merci à l’auteur, mais… mêmes remarques que pour la page 177. En ce sens, le titre de l’ouvrage aurait pu être « science économique = une escroquerie généralisée ».
Page 240 : « Keynes va même plus loin que ce constat et lie explicitement l’inflation, c’est-à-dire la dépréciation de la monnaie, au mouvement historique qui voit de nouveaux groupes sociaux s’affranchir de la tutelle des anciens dominants. (…) ils profitèrent aux fortunes de fraîche date aux dépens des anciennes et donnèrent à l’esprit d’entreprise des armes contre l’accumulation des privilèges acquis. » Je ne suis pas du tout convaincu par ce discours. J’ai entendu des politiciens dans les années 1970 clamer que l’inflation ne profitait qu’aux riches et ruinait les pauvres, et cela ne me semble certes pas idiot : les financiers peuvent jongler à leur profit (ou au profit des clients fortunés) avec les dérives monétaires quand les humbles sont désarmés et subissent les hausses de prix qu’ils rattrapent en retard ou incomplètement. Par ailleurs, Sapir comme Keynes trouvent merveilleuses les nouvelles fortunes alors que je les juge coupables, anti-altruistes : elles se construisent toujours au dépens d’autrui, par prix de vente « pour faire fortune » égoïstement au lieu d’être minimal au profit du client, d’autrui.
Page 281 : « Deux économistes se rencontrent. (…) – Tu comprends ce qui se passe ? (…) – Attends, je vais t’expliquer. – Non, non (…) expliquer, ce n’est pas difficile, moi aussi je suis économiste. Non, ce que je te demande c’est est-ce que tu comprends ? ». Excellent, merci. Mêmes remarques que page 217 et 177 : les économistes seraient des escrocs blablateurs. Ce sera plus loin la conclusion du livre, confirmée par plus de 300 pages d’analyse contradictoire, de l’intérieur – même si mes désaccords ici ou là me font craindre que Sapir ne soit pas un modèle d’objectivité.
Page 319 : « Substituer l’équité à l’égalité revient à postuler un monde prévisible et exempt d’externalités ». Ceci vaut pour Sapir démolition du concept d’équité (contre l’égalité) et je ne suis pas d’accord. En sens inverse, on peut aussi parfaitement démolir l’égalité (contre l’équité) : si on rétribue autant le paresseux que le performant, c’est une prime à la paresse, qui conduit à démotiver les méritants, avant qu’ils démissionnent en un je-m’en-foutisme généralisé. Cela a rien moins que démoli l’utopie communiste. Dès les années 1970, bien avant l’effondrement soviétique, on me disait en cours de langue russe que la mentalité à Moscou était « ils font semblant de nous payer, alors on fait semblant de travailler ». Et un reportage français dans une usine soviétique s’étonnait de ne pas voir arriver d’ouvrier, pour allumer les machines, un chef finissant par venir, et répondant – quant à l’absence d’ouvriers : « ils n’ont sans doute pas eu envie de venir », pourquoi se donner du mal si le salaire est inchangé, grâce au triomphe de l’égalité ? Mais, sans égalité ni équité, que reste-t-il ? Le triomphe de quelques malins écrasant la foule, ou la demi-foule des travailleurs méritants ? Je trouve ça simplement injuste, créant artificiellement animosité d’où violence. L’équité me semblait bien la meilleure piste, même si ce n’est qu’à titre de tendance, pas comme modèle prouvé optimal mathématiquement (avec hypothèses contestables).
Page 329 : « La Théorie de l’Equilibre Général (…) échoue à nous fournir une intelligence du monde réel ; elle peut même devenir un obstacle quand des économistes prétendent transposer des raisonnements abstraits sur le monde réel, sans se soucier du réalisme des hypothèses. » Cela sonne comme un tonitruant manifeste de réalisme, contre l’irréalisme, et à mon avis, c’est une erreur de cible. Même si ce monde était un cauchemar, même si le réel n’existait pas (avec basculement de cauchemar en cauchemar), les économistes feraient acte d’abus de pouvoir en imposant comme vérité ce qui n’en est pas. Sapir se trompe de problème.
Page 344 : « Le couple contrôle/responsabilité résulte en vérité du principe de densité ; il implique que le peuple (ou le corps souverain) soit identifié à travers la détermination d’un espace de souveraineté. C’est pourquoi l’ordre démocratique implique des frontières (qui est responsable de quoi), mais aussi une conception de l’appartenance qui soit territoriale (le droit du sol). » Je ne comprends rien à cette prétendue démonstration du bien-fondé nationaliste. Pourquoi un monde sans frontières (sans rejet xénophobe) serait-il exclu ? Comme l’économiste qu’il semble être, Sapir balance comme pseudo-vérités ses opinions les plus contestables.
Pages 346-347 : « Prétendre en effet qu’un traité international est valide à l’infini revient à prétendre que ses rédacteurs avaient la connaissance de toutes les occurrences possibles que le futur réserve, ou qu’ils avaient le droit et les moyens de lier à leurs décisions les générations à venir. » Ce raisonnement me parait gravement faux. En effet, si un traité n’est pas solidement déclaré irrévocable, il sera systématiquement contesté/enfreint et perd donc toute valeur. Mais… si ce principe de validité intemporelle est accusable abusivement d’absoluité absurde, alors ça met en question la forme d’invalidation par Sapir des hypothèses conduisant à la Théorie de l’Equilibre Général. Hum, ça invalide tardivement les trois quarts du livre.
Pages 348-349 : « L’introduction de la notion de légitimité signifie que dans tout acte normatif ou stratégique on peut déterminer qui peut contester quoi et sous quelles formes cette contestation peut s’exprimer. Elle est un moment essentiel pour échapper aux deux polarités qu’il faut également refuser, le formalisme légaliste et l’essentialisme juridique. » Je crois rêver et Sapir me semble là définitivement illégitime : si les staliniens édictent qu’il faut adorer le leader toujours et partout, en public, Sapir conclut que c’est bien et que « il faut refuser » les alternatives à cela. Est-ce de l’idiotie profonde ou une immoralité totale ? (Et c’est célèbre pour le dictature stalinienne mais la démocratie a généré de semblables horreurs, procapitalistes anticommunistes aux USA ou projuives antinégationnistes en France).
Page 352 : « une véritable entreprise de décervelage. Elle est un crime contre la raison et, on le sait, le sommeil de cette dernière engendre des monstres. Elle est fondamentalement le contraire d’une pratique scientifique et s’apparente à un intégrisme idéologique (…) Une démarche scientifique en économie doit assumer l’incomplétude de la discipline, sa nécessaire ouverture à la sociologie, à l’histoire, à l’anthropologie et à la science politique. ». Je comprends une partie : la dénonciation de l’abus de pouvoir au nom fallacieux de la raison. Mais les arguments sonnent faux. Avec le même amalgame on pourrait décrier la prétendue raison, en disant que « on le sait » l’hypertrophie de cette prétention engendre des monstres. Or ce n’est pas la raison, avec ou sans, qui engendre les monstruosités mais l’immoralité, écrabouillant autrui au lieu de pratiquer l’altruisme, ça n’a rien à voir avec la raison (et Sapir s’est rendu coupable de clamer rationnel – et parfaitement légitime – l’égoïsme groupiste, alors que les deux sujets sont disjoints). Par ailleurs, dire que l’économie est secondaire à la sociologie et à l’histoire signifie que son pouvoir prédictif est admis nul, et sa valeur (au-delà du bla-bla) est pareillement nulle. C’est peut-être pour Sapir une piste pour continuer à toucher un salaire, mais j’estime que celui-ci est indu. Cela clôt en forme d’effondrement ce livre jeu-de-massacre mais encore trop positif.
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Explications partielles, 05/05/2016 :
    J’ai reçu d’un ami une série de commentaires et objections et j’estime devoir m’expliquer, sur mes critiques au livre de Sapir.
Page 48 : On me répond que « la valeur d’une monnaie dépend de la puissance économique du pays en question », mais je ne suis nullement convaincu. Je pense au Liban avant ses guerres civiles, qu’on disait « très riche pays de commerçants », ou bien à Monaco, « très riche pays de banquiers ». Dans le système marchand ou capitaliste, un pays peut ne rien produire comme biens de consommation mais s’enrichir énormément par position d’intermédiaire ou de financier (je me souviens d’un livre d’Alain Minc me choquant en affirmant ainsi « laissons l’Asie produire, concentrons-nous sur la valeur ajoutée »). Je persiste à trouver ça très injuste (faut-il attendre une Shoah anti-occidentale pour se poser des questions ?). Et je ne comprends pas l’objection, qui me semble dire « ben c’est comme ça et puis c’est tout ». Oui, on peut s’accommoder d’un système pourri, mais quand il est en crise, en crise confirmée et même chronique, il me parait utile de questionner ses abus.
Page 48 bis : On me dit qu’avec une même somme on crève de faim en France quand on est riche en Egypte, que si on avait tous ici des salaires de thaïlandais la consommation s’effondrerait et ce serait notre perte. Je l’entends bien mais ça me semble l’horizon probable, par logique interne au capitalisme qui nous a tant enrichis : nous ne méritons pas de consommer 50 fois davantage que les thaïlandais, nous sommes beaucoup trop chers et l’emploi part donc là-bas, ne laissant guère ici (à terme) que des fonctionnaires payés à crédit et des commerçants (voir point au-dessus). Oui, ça va s’écrouler, il faudrait le comprendre et en parler, surtout pas clamer (de manière incompréhensible) que l’économie justifie notre prétendue supériorité.
Page 48 ter : on me dit que la richesse d’un pays c’est son abondance d’équipement, et qu’il y a ainsi davantage d’abonnés Internet à Manhattan que dans toute l’Afrique. Mais je ne comprends pas : est-ce que la cause et la conséquence sont départagées ? Est-ce parce que Manhattan est suréquipé qu’il est riche, ou est-ce parce qu’il est riche qu’il est suréquipé ? Je devine qu’on me répondra que les deux vont de pair, mais je comprends encore moins : d’où vient la richesse ? On me répond « du suréquipement », je demande « pourquoi ce suréquipement est-il possible ? », on me répond « parce qu’ils sont riches », bref « ils sont riches parce qu’ils sont riches », circularité, sans l’ombre d’une explication. Je comprends bien mieux le principe marchand : le fric ne va pas tant aux producteurs qu’aux intermédiaires parasitant la relation producteur-consommateur. Jusqu’à ce que ça pète, en pogroms (anti-occidentaux pour les prochains ?).
Pages 50 à 53 : Pour le point 1, on me répond que rien ne semble pouvoir échapper à une démarche scientifique, et je ne comprends pas cette objection. Je considère que les sciences humaines sont du bla-bla menteur prétendant à tort au titre de science, et que me répond-on ? que tout est étudiable par la science ? Qu’est-ce que la science ? Pour Popper, de manière convaincante, il s’agit d’une discipline produisant des modèles prédictifs risquant l’erreur (et pas encore réfutés par l’expérience). Au contraire, une discipline prétendant avoir raison alors que ses prédictions ont été invalidées, ou ne sont pas formulables, ne fait pas « partie intégrante de la démarche scientifique », c’est du moins très contestable, sauf arbitraire décidant qu’il s’agit d’une façon de parler envisageable donc choisie, imposée. A mon avis (argumenté), c’est là un abus de pouvoir. Pour le point 2, on me dit que Sapir n’a pas tort sur les imbrications d’hypothèses, mais je ne disais pas qu’il avait tort sur ce point, je disais qu’il se trompait en concluant que Popper se trompe. La démarche falsificationniste est au contraire lumineuse en économie : s’il y a non-testabilité, il y a simplement non-scientificité, c’est le raccourci que Sapir n’a pas su voir (et ça entraîne son erreur finale : se plongeant dans la sociologie non prédictive pour blablater infiniment). Pour le point 3, on me dit que Sapir applique Popper à Popper, ce qui ne tient pas, et je ne vois pas les choses ainsi : il s’agirait d’une simple invalidation par auto-contradiction. Ce n’est pas dire « puisque vous avez raison, appliquons votre loi et elle prouve que vous avez tort », mais plutôt « à supposer que votre loi aurait raison, elle vous donnerait tort (de formuler cette loi), donc votre loi ne tient pas debout ». Le problème n’était donc pas là dans la critique de Sapir à l’encontre de Popper. Pour le point 4, on me dit « si on suppose que le réel n’existe pas, à quoi bon faire de l’économie ? » et il s’agit d’un malentendu colossal. Même si le réel n’existait pas, j’aurais peur de la douleur, je serais sensible à l’injustice, etc. Ce n’est que dans le discours parental post-cauchemar-nocturne qu’arrive le jugement « c’est à oublier complètement, ça n’a aucune importance puisque ce n’est pas le réel », mais si le réel (tout compte fait) n’existe pas (les parents « réveillants » faisant partie d’un cauchemar suivant), la totalité de l’expérience peut compter « pleinement », et non forcément « pas du tout ».
Page 126 : Pour le point 1, il m’est répondu que le but de l’ouvrage de Sapir n’est pas politique, donc il est normal qu’il n’aille pas très loin de ce côté. Je ne suis pas bien d’accord : explicitement, Sapir demande que les pouvoirs soient donnés au politique, et c’est totalement irresponsable de prendre ainsi parti sans même ébaucher les réserves évidentes à cela. Pour le point 2, je reconnais une faute dans mon expression, mea culpa : ce ne sont pas « les antieuropéens » qui s’opposent au caractère antidémocratique de l’Europe politique actuelle, ce sont des opposants à cette Europe-là, y compris des Européens convaincus (seulement désignés/insultés comme « antieuropéens » par les discours en faveur du système en place). C’est un mot maladroit, d’accord, mais mon sujet n’était pas là : je voulais surtout dire que je n’ai absolument aucune confiance dans la représentativité des élus, européens ou autres, l’expérience montrant le contraire (même si ce sont peut-être des juges plutôt que des parlementaires qui ont malhonnêtement tranché au nom de l’Europe sur la prétendue compatibilité entre la loi Gayssot française et la liberté d’opinion au sens des Droits de l’Homme universels).
Page 177 : On me rétorque une phrase forte que je cite : « Ce n’est pas parce que la plupart des économistes sont des charlots que l’économie est une pseudo-science ». Je suis gêné : l’objection me semblerait majeure s’il y avait en économie d’une part des charlots d’autre part des vrais scientifiques, mais je ne vois aucun, absolument aucun, de ces derniers. Puisque tous les économistes (à ma connaissance) échouent à prévoir, à démontrer que leurs modèles ne sont pas déjà réfutés, cette potentialité n’est pas encore à l’ordre du jour. Sapir lui-même, qui démolit tout le monde, ne fait qu’ouvrir des pistes de recherche timide, en fin d’ouvrage, sans aucun résultat encore obtenu. On pourrait éventuellement dire que l’économie serait une « future-science », mais aucun élément n’étaye cette affirmation.
Pages 191-194 : on me reproche de faire entièrement l’impasse sur l’histoire du mouvement ouvrier européen, marqué de répressions féroces et de centaines de morts voire plus. Je l’entends mais je ne suis pas d’accord : le mouvement ouvrier européen, dans sa variante non communiste, se battait (de manière certes sanglante), non pour abattre les privilèges des riches mais pour obtenir une place au soleil, en embourgeoisant les ouvriers d’ici par rapport aux ouvriers étrangers, asiatiques notamment. Cette stratégie aboutit à la ruine présente, les usines partant vers les vrais prolétaires restants, en Asie. Avoir joué l’égoïsme sans partage a donné des victoires locales, égoïstes à courte vue, je confirme entièrement mon opinion. Ces luttes n’étaient pas irrationnelles, mais immorales (contre des chefs encore davantage immoraux non partageurs), et la logique renvoie une grande gifle en retour.
Page 217 : il m’est signalé que cette plaisanterie sur Christophe Colomb avait déjà été utilisée à l’encontre d’un socialiste, peut-être Churchill. Effectivement, mea culpa : ce n’est pas excellent si c’est une simple reprise. Ceci dit, il me semble que c’est différent si on se moque d’un politicien faisant n’importe quoi n’importe comment, le but de la République étant seulement d’avoir le pouvoir, sans autre prétentions que mensongères pour séduire l’électorat naïf, c’est très connu. C’est assez différent ici appliqué à un économiste prétendu expert indiscutable, avec autorité faisant taire les humbles prétendus incompétents. Par ailleurs, même si Churchill est réputé héros, je vois en lui un monstre horrible – le général Harris, qui a commandé les exterminations de civils (et bébés) allemands en 1940-45, a plaidé après sa retraite que l’ordre venait entièrement de Churchill, ce n’est pas n’importe quoi mais c’est immensément grave (et bien sûr couvert par la propagande qui continue à célébrer cette « victoire », à adorer les exterminations de non-juifs).
Page 240 : il m’est répondu que l’inflation n’a jamais gêné les pauvres si les salaires suivent. Je n’en suis pas convaincu, pour deux raisons : 1/ Pour que les salaires suivent, il y avait peu d’automatisme mais c’était des violences chroniques (grèves, non-grévistes hués par leurs collègues, etc.). 2/ C’est peut-être à l’occasion de ces augmentations de salaires répétées que les travailleurs occidentaux sont devenus privilégiés à l’échelle du monde, d’où les délocalisations maintenant – il aurait été plus sain de contester la richesse des riches que d’exiger « toujours plus » en bas de l’échelle locale, ce qui conduisait droit dans le mur, et nous y sommes.
Page 319 : on me dit que je me trompe car définissant l’égalité ou l’équité comme l’uniformité. Je vais vérifier les définitions dans le dictionnaire, mais j’entendais les mots ainsi : égalité = même rétribution pour chaque travailleur (ou non-travailleur éventuel), équité = rétribution liée au mérite (même ratio rétribution/mérite pour chaque travailleur). D’après le dictionnaire Larousse en ligne, égalité vaut uniformité, équité est différent et renvoie à ce qui est « dû » (autrement dit : mérité, me semble-t-il), ça ne me donne pas tort, je crois.
Page 329 : ce qu’on me répond me semble hors-sujet, car ce que je contestais était le double emploi du mot réel, alors que ce n’est pas du tout le sujet selon moi (l’abus des économistes serait aussi injuste en rêve).
Page 344 : on me répond par une autre justification du nationalisme « si on regroupe des gens qui ne veulent pas vivre ensemble et qu’on les fait voter, c’est la guerre civile assurée. » Simplement, je réponds que refuser de vivre avec l’étranger, c’est la xénophobie, le racisme, et depuis la Shoah, c’est réputé être mal (à juste titre je pense) – avec montagnes de mensonges chez les orateurs pour continuer à encourager le patriotisme, sportif, consumériste et autre.
Pages 346-347 : il m’est répondu qu’un traité censé être irrévocable peut être dénoncé, le problème étant que l’Europe libérale s’accroche à des éléments faux. Ce n’était pas vraiment mon propos mais je l’entends.
Pages 348-349 : on me répond que le problème, c’est que le stalinisme n’a jamais été élu. Je ne vois pas le rapport : Sapir donne raison à la répression de la contestation, et je trouve ça odieux. Je signalais que c’est aussi pratiqué dans deux systèmes à élection, le problème n’est donc en rien spécifique des tyrannies officiellement dites telles.
Page 352 : on me répond qu’il n’était pas possible de tout traiter sans prendre trois mille pages, d’accord mais un mot de réserve sérieuse aurait pris moins d’une ligne. On me dit aussi que dénoncer l’intégrisme libéral et le scientisme ambiant mérite quand même quelque salaire, et je ne suis pas d’accord : je dénonce aussi plein de choses, mais je fais ça sur mon temps de loisirs, à titre de centre d’intérêt, tandis que je travaille au service d’autrui, de quel droit ce type-là escompte-t-il salaire pour blablater sociologiquement ? Je ne pense pas qu’il a de « clients », donc il s’agit d’emploi public, payé par impôts réquisitionnés sous la menace, et ce n’est pas joli. Je confirme mon hostilité à ce Jacques Sapir.
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Polémique, 11/06/2016 :
    Je ne sais pas quoi penser de l'actuelle violence concernant la loi travail El Khomri, anti-populaire et anti-parlementaire même. Je ne suis pas du tout de droite mais je comprends que les employeurs privés français embauchent le moins possible car ils sont empêchés de débaucher si l'activité baisse. S'il y avait liberté de débaucher, il y aurait aussi beaucoup plus d'embauche (façon britannique), certes pas solide, et les gens ayant une place tendent à refuser ce système, mais pourquoi les gens sans travail (et les jeunes) refusent-ils cette voie ? J'ai l'impression qu'une majorité de nantis hurle pour le maintien de ses privilèges, et les jeunes hurlent aussi parce qu'ils entendent bénéficier des mêmes privilèges, ça me semble aveugle, mais c'est effectivement majoritaire. En face sont d’autres nantis exploiteurs prenant une part exagérée des richesses générées. Si on me demande de prendre parti pour un camp ou bien l'autre, je refuse donc et me déclare neutre, voyant le mal dans chaque camp sans m'y allier contre l'autre. J’ai l’impression que les sans-emplois et emplois précaires sont jaloux des emplois solides du privé qui sont jaloux des cadres supérieurs surpayés et des emplois éternels du public sans performance obligatoire ; à mon avis au contraire, ces privilèges mériteraient d'être tous cassés, l'état en déficit licenciant bon nombre de ses fonctionnaires, les grandes entreprises abandonnant les salaires énormes de leurs employés dirigeants, c'est le principe humbiliste encore une fois, anti-favorisés-injustement. Oui, la vie serait dure, mais elle est déjà dure pour les ouvriers chinois et nous ne méritons pas d'être mille fois plus opulents qu'eux simplement parce que nos aïeux les massacraient à coups de canons.
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Face à un keynésien, 29/01/2017 :
    Un ami, se disant partisan des thèses économiques keynésiennes, m’exprime un certain nombre d’objections, que je vais essayer de parer.
* « Suis-je libéral (déviant) ? ». Il me classait comme libéral car je suis contre les frontières économiques, et j’ai dit que ça me semblait de l’amalgame, comme je pourrais le classer libéral car il est pour la liberté de procréer/surpeupler alors que je préfère une décroissance de la population mondiale, avec partage équitable entre tous les (quelques) restants. Mais il n’est pas d’accord que je le dise libéral, il affirme que les mots ont un sens, que le libéralisme est une doctrine qui croit que le capitalisme fonctionne très bien tout seul. Mais… donc je ne suis pas libéral moi non plu’ : je ne suis pas spécialement partisan du capitalisme (je désapprouve les héritages, les fortunes aux commandeurs, l’exploitation du travail de peine par la finance, etc.). Je ne suis pas marxiste non plu' (n’aimant pas l’interdiction de la propriété privée, les privilèges aux apparatchiks, le fonctionnariat pour tous, etc.). En matière politico-économique, socio-économique, je suis à l'évidence "sceptique", réservé contre tout, sans idée claire quant à une voie correcte et crédible.
* « Certains bons travailleurs sont-ils improductifs ? ». Mon ami a été choqué que je dise que la police ou le contrôle qualité étaient improductifs, assurant une forme de paix/acceptabilité mais en coûtant sans produire. Il vient d’ajouter que "quand on fait de la comptabilité, les frais improductifs participent à la formation de la valeur ajoutée". Cela me gêne, car je ne crois pas à la valeur ajoutée, qui me semble un mode de racket ou vol légal, faisant payer davantage que ça ne coûte par simple décision arbitraire fixant le prix final. Participer à ce vol ne me parait en rien méritoire. Et si on fait de la pub, pour créer de faux besoins, des frustrations artificielles chez les non-acheteurs, cela se finance aussi par un surprix, donc ça participe pareillement à la valeur ajoutée, ce n'en est pas moins dégueulasse pourri à mon sens.
* « Les ouvriers français se sont-ils embourgeoisés ? ». J’avais cité à mon ami le mot de René Dumont disant que le prolétariat ici n’a plu’ mondialement une place de prolétariat mais de bourgeois profitant du vrai travail de peine sous-payé, et il est choqué. Il me dit que le temps de travail a été divisé par 4 en 60 ans, que c'est inéluctable, mais je ne suis pas d'accord : le très dur travail est parti en Chine et donc l'emploi industriel disparait en France. Ça ne nous annonce en rien un "paiement à ne rien faire" mais une ruine totale et proche, je crois. Sauf à nous faire domestiques complices des financiers exploitant le travail de peine, maintenant asiatique, et je n'aime pas ça du tout. En 1789, les domestiques des palais royaux espéraient le maintien des privilèges assurant leur bien-être relatif, je n'en pense pas moins que la justice était/est ailleurs, dans la suppression des privilèges, "aristocrates" ou "bourgeois" ou « occidentaux ».
* « Les français sont-ils privilégiés ? » Mon ami affirme que ne pas crever de faim n’est pas un privilège, et qu’il faudrait commencer par partager les grandes fortunes. Non, à mon avis, le privilège des ouvriers français par rapport aux ouvriers philippins est de faire 35 heures de travail hebdomadaire au lieu de 70, avec salaire mensuel médian de 700 litres d'essence au lieu de 7. Oui, la France s'est embourgeoisée et le travail de peine méprisé est maintenant ailleurs, principalement. Quant aux grandes fortunes non partagées, j’invite à faire le parallèle avec le petit baron en 1788 qui aurait vociféré "c'est une injustice et un scandale : le roi jouit de cent milliards de sous par an et moi d'un seul milliard, il possède un million d'hectares et moi dix mille seulement, taxant dix millions d'habitants et moi dix mille seulement, je dis non à l'injustice : non aux grandes fortunes !". La réplique évidente, façon 1789, étant "tais-toi, privilégié pourri aussi, riche à ne rien foutre qu'à racketter la population laborieuse, le problème principal n'est pas qu'il y a pire que toi mais le problème est aussi ta position de petit privilégié pareillement".
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La sombre farce du bonheur Prugien, 06/02/2017 :
    J’ai un désaccord persistant avec un ami, qui me répète deux éléments pour moi non convaincants (bien qu’en plein accord avec Wikipedia et l’ouvrage économique « en finir avec le libéralisme à la Française », voir avec les thèses keynésiennes en général) :
1/ un état n’est ni un ménage ni une société commerciale, il peut vivre richement et prospérer avec une dette croissante ou éternelle. 2/ un état est au-dessus des lois et peut se permettre des actes antérieurement classés illégaux.
Pour expliquer mon désaccord, je vais présenter une preuve par l’absurde :
    « Votez PRUG ! Le Paradis à la Française ! Moi, Jean-Marine Le Prof, enseignant super-supérieur à l’école supérieure des Hautes Etudes Economiques Et Ethniques Entièrement Envisageables (HE-6), je suis candidat à l’élection présidentielle 2017. Très au-dessus des querelles politiciennes gauche-droite et autres, j’incarne le Parti du Revenu Universel Gaulois. A l’instant même où je serai élu, la France sortira de l’Euro et adoptera la monnaie « le Franço » (1 Ç = 100€), multipliant aussitôt par 100 le PIB national (en ridicules dollars d’autrefois) ! Et multipliant par 100 pareillement le salaire de chaque employé ! Mais le travail salarié ne sera en fait plu’ nécessaire : grâce au Revenu Universel Gaulois (RUG = mille Ç/jour, trois mille fois supérieur au SMIC actuel, sans condition de travail aucune), plu’ personne ne cherchera du travail, ce sera le paradis pour tous. Fabuleux. Evidemment, les maudits sceptiques (encore en liberté, et en vie, avant l’élection) ont 2 objections, 1/ le financement pour ce faire ; 2/ l’immigration/non-compétitivité consécutive. Le PRUG répond avec la plus grande fierté et crédibilité : 1/ A l’instant de mon élection même, sera créée la BCG banque centrale gauloise, avec un capital de 10 puissance 999 Franço, attribués par décret. Celle-ci prêtera 10 puissance 36 Franço à l’état prugien chaque jour (milliards de milliards de milliards de milliards), sans difficulté aucune puisque le crédit crée de la monnaie. Et puisque rembourser un crédit détruit la monnaie, et que c’est mal quand l’état risque de manquer de monnaie, l’Etat se dispensera de rembourser, pour ne pas détruire la richesse. Géant ! Personne encore n’y avait pensé ! Cela assure à la France Prugienne des finances quasi illimitées. 2/ Tous les politiciens chantent fièrement notre hymne national « qu’un sang impur abreuve nos sillons ! » mais sans nullement en mesurer le sens profond. Les Prugiens (dits aussi Françaëliens) remédieront à cela : le projet national deviendra d’égorger les étrangers et leurs enfants, bébés, tous coupables d’avoir le sang impur pourri, sales races ! (et tous coupables de haine anti-prugienne = racisme anti-sémigauloisisme, haine viscérale de la Race Élue que nous sommes !)… Les blonds à yeux bleus, descendants des envahisseurs vikings, seront éventrés. Les bruns à yeux sombres, descendants des envahisseurs romains et arabes seront décapités sous les hourras populaires. Les roux à yeux verts, descendants de sales Irlandais ou Vénitiens, seront démembrés à la hache, hi-hi-hi, on va bien s’amuser ! L’ONU applaudira car la France fera remplacer les dites « Nations Unies » par « les Régions Unies », privant de droit de véto les jaunes chinetoques et cow-boys moitié peaux-rouges pour les réserver à Ile de France, Bretagne, Occitanie, Corse, Alsace-Lorraine. Les fuyards imbéciles seront évidemment interdits à jamais de retour, et aucune immigration ne viendra affadir notre Paradis National, les comités d’exécution capitale régnant aux frontières, aéroports, gares (pour la Sécurité Nationale, valeur sacrée, valeur toute première). Tout cela au nom de la religion prugienne dont je suis le prophète, le Messie divin, et la Déclaration des Droits de l’Homme garantit pour toujours la Liberté de Religion ! Et paf, c’est gagné ! Et bien sûr le pétrole mondial (et cetera) sera réquisitionné au profit de la France Prugienne, aucunement payant pour les Français de Souche, fiers Gaulois triomphants ! Quant à la compétitivité nationale et la capacité à exporter : il n'y en aura aucunement besoin ! On n'enverra plu' du tout aux sales étrangers nos géniaux produits, on les gardera pour nous ! Et pas besoin de balance commerciale excédentaire ou quoi puisque nos finances sont illimitées, répétons-le ! Votez pour moi, offrant LA solution à tous les problèmes ! »…
    Hum, non, c’est une farce, une mauvaise plaisanterie, je pense.
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Un référendum très majeur ? 08/02/2017 :
    J’ai entendu dire qu’un syndicat (de fonctionnaires) exige un référendum « pour ou contre la fonction publique » (pour cesser de la rogner toujours plus, façon droite et gauche-droitisante à la blair-hollande-valls, mais convenir de sa profonde nécessité). Ce référendum qui est proposé/exigé me parait biaisé : il demande de choisir entre 2 mauvaises solutions je crois, la privatisation totale et ne rien toucher au système actuel. Je verrai les choses différemment : OUI à une fonction publique (travaillant sans chercher à amasser un maximum de fric) MAIS avec deux changements, 1/ l'interdiction de grève (façon allemande) puisque les fonctionnaires ne sont aucunement pressurés par un richissime patron exploiteur, 2/ la suppression du caractère "emploi à vie", l'état pouvant/devant licencier en cas de déficit. Avec le simpliste choix oui/non, ça interdit cette correction du problème, ce n'est pas juste. N'en déplaise au syndicat, oubliant apparemment de réfléchir de manière contradictoire. comme d'habitude.
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Erreurs stratégiques, 19/05/2017 :
     Aux dernières élections présidentielles françaises, ce mois, les observateurs unanimes ont expliqué que le vote ouvrier français n’était plu’ d’extrême-gauche (communiste ou trotskiste) mais d’extrême-droite (nationaliste), « hélas ». De la même manière aux USA, le vote extrémiste, anti « mous du centre » a conduit les masses laborieuses à voter incroyablement pour Donald Trump et sa petite tribu de milliardaires (d’extrême-droite selon les critères français). Je vois une explication à cela : un ami me désapprouvait de ne pas aimer les allocations familiales (que je juge xénophobe dans un monde en surpopulation avec interdiction de visas pour les gens de pays pauvres), me disant que ce sentiment mien était « de droite » (considérer que toute indemnité/allocation est comme un détournement de fonds). Je m’insurge contre ce classement. En effet, beaucoup d’employés modestes gagnant 1000 euros par mois pour environ 160 heures de travail sont dégoûtés de constater que les refuseurs de travail touchent eux 750 euros par mois, et si on se fait accuser d’être de droite pour ce sentiment, ça conduit effectivement les votes à droite, presque automatiquement, variante colérique anti-système plutôt que pépère installée. Il n’y aurait aucun mystère mais une erreur stratégique de la gauche donneuse de leçons.
     Le problème est que l’extrême-droite n’est par principe pas du tout tournée vers un paradis égalitaire pour les humbles travailleurs, mais pour la jouissance des grandes fortunes par quelques-uns, dispensés même de solidarité partageuse. D’où le mieux colossal apporté par ma voie humbiliste : non aux privilèges de droite (pour les milliardaires, les célébrités, les commandeurs), non aux privilèges de gauche (pour les fonctionnaires, les refuseurs de travail, les artistes), mais oui aux travailleurs laborieux (précaires, du monde privé).
     Mon problème est que ce n’est nullement présentable à élections françaises car, comme je dis non aux privilèges des enrichis, non aux privilèges des fonctionnaires, je dis non aux privilèges des occidentaux. C’est donc mondialement que l’humbilisme est une invention majeure, mais en occident elle n’a rigoureusement aucune chance électorale. On pourrait voir là une « erreur stratégique » aussi, si le but était l’accès au pouvoir, la jouissance du pouvoir et de ses privilèges, mais justement tel n’est nullement l’objectif. Il s’agit seulement de concevoir un monde plus juste, plus équitable, sans privilèges (même à nos profits ici). J’ai donc le sentiment d’avoir raison même si tout le monde ici me donne tort. (Avec l’aide des médicaments antipsychotiques, débilitants, je digère, presque…).
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Complément sur la dette, 19/11/2017 :
    J’ai vu le long reportage d’Arte « La dette, une spirale infernale » ( https://www.youtube.com/watch?v=1CHf5QrmWI0 ) que m’avait conseillé un ami keynésien pour tordre le cou à mon opinion « de droite » (selon lui) selon laquelle la dette c’est mal et il ne faut pas s’endetter (c’est bien mon opinion mais je récuse qu’elle soit de droite). Après avoir vu ce très long film dépassant 80 minutes, je ne suis nullement convaincu :
– Une des bases présentées est que les banques créent de la monnaie par le crédit. Je n’y crois pas. Le crédit doit être remboursé, et aucune monnaie n’a été créée, il ne s’agit que d’un artefact d’écriture considérant acquis ce qui a été promis, et si la promesse n’est pas tenue tout s’écroule, le prêteur se paie en ruinant l’emprunteur (ce qui est regrettable mais paie une faute).
– Il est aussi affirmé, doctement, qu’à partir des années 1970 les banques centrales européennes ne pouvaient plu’ à la fois prêter aux états et garantir la stabilité de la monnaie (d’où transfert de la dette publique auprès du secteur bancaire privé, cupide et voulant toujours plus de profit, aux dépens des états), et je ne vois pas du tout pourquoi, comment. On m’affirme mais je n’y crois pas pour autant. Sur le principe, je ne comprends rien à l’ancien système : comment l’état, via sa banque centrale, peut-il se prêter à lui-même ? ça me parait insensé. (Enfin, c'est cohérent avec l'idée que le crédit crée de l'argent à partir de rien, mais ça me semble absurde, en voie d'écroulement quand la supercherie sera démontée).
– Il est affirmé que la croissance éternelle est un besoin non négociable. Je ne suis pas d’accord : les états occidentaux hyper-consommateurs n’ont en rien à accroître encore et encore leur consommation, et l’ancien objectif de René Dumont me paraît meilleur : zéro croissance pour nous et rehausser le tiers-monde à la place. La butée écologique est aussi à prendre en compte : le gaspillage est bon pour la croissance, mais s’avère toxique (« mauvais pour la planète » dit-on aux enfants). Enfin, je désapprouve l’aliénation « toutes les mères doivent travailler », avec nounous et aides ménagères (ou rancœurs domestiques « les hommes ne fichant rien à la maison »), qui produit des familles courant après les sous en abandonnant les enfants : même si c’est très positif pour le PIB, c’est le contraire d’un pas vers le bien-être.
– Les politiques d’austérité sont unanimement condamnées par ce reportage et je ne suis nullement d’accord : la source du problème me semble avoir été de dépenser davantage que l’on a, stopper ceci est qualifié d’austérité alors que ça me semble le simple bon sens, l’hygiène financière élémentaire.
– Il est expliqué, sans que je sois d’accord, qu’un peu de dette est parfaitement légitime, car la croissance la rembourse au fur et à mesure. Non, la dette n’est légitime que si on parvient à la rembourser petit à petit en ayant des comptes positifs ; si on doit emprunter pour rembourser ses dettes, c’est qu’on dépense beaucoup trop. Dépenser encore davantage en prétextant que c’est pour favoriser la croissance me paraît l’inverse de ce qu’il faut faire.
– Ceci dit, je n’ai rien contre l’annulation politique de la dette qui casserait la fortune des fortunés. Mais cela me semble une guerre du mal contre le mal, encore une fois : la cigale trop dépensière qui finit par spolier la fourmi méchante qui s’enrichissait des bêtises de la cigale. A mon avis, mieux vaut que la cigale arrête de batifoler frénétiquement.
– On nous parle aussi du cas de la Grèce et il est mal traité à mon avis : ce n’est pas du tout la faute de l’Europe si la Grèce dépensait beaucoup plus que ses revenus fiscaux. Et que la dette des Grecs vis-à-vis du secteur privé ait été convertie en dette vis-à-vis des états européens me parait insensé : ces Européens comme nous Français sommes endettés et en déficit, nullement en position de prêteurs. A la fin, les gens d’ici paieront (goberont le non-remboursement), mais ça me semble du racket organisé, à grande échelle.
– Il est aussi expliqué que les banques au bord de la faillite (suite à la crise des subprimes) ont été sauvées par les états (d’où banco gagnant-gagnant pour les banques, s’enrichissant à prêter et ne souffrant pas s’il y a défaut de remboursement) ; à mon avis, cela a été une grave erreur, il fallait laisser s’écrouler ce système pervers, pour rebâtir une économie saine, pas soumise à la pourriture financière. Et je ne dis pas que les banques privées sont condamnables en ceci qu’elles étranglent les états donc les gens, non, je dis que les états/gouvernants sont coupables de dépenses publiques très exagérées (au profit de fonctionnaires privilégiés non soumis à concurrence et perte d’emploi, avec grévite chronique en France, et au profit de RMIstes refusant le travail) et qu’il faut tout repenser. Je ne suis donc ni de droite (pour la fortune bancaire privée) ni de gauche (pour la tranquillité fonctionnaire et l’assistance RMIste ou « revenu universel » même avec refus de travail).
– Enfin, il est signalé que chez les romains, un endetté ne remboursant pas devenait esclave, ainsi que sa femme, et c’est intéressant : ça dément d’une part le qualificatif « protestant fanatique voyant la dette comme péché » dont m’affublait mon ami, et d’autre part ça resitue un des points qui m’a choqué dans l’Evangile. Jésus parle d’un surendetté ne pouvant pas rembourser, qui va donc devenir esclave ainsi que ses enfants, mais qui a lui-même affranchi un esclave avant, et Jésus fait dire que cette bonne action passée doit lui valoir d’être gracié à son tour. Moi, au contraire de Jésus, je trouve que l’esclavage (surtout des enfants de coupable) est une monstruosité. Et il est malhonnête quoique habituel qu’on nous parle de l’esclavage selon les horribles Romains alors que Jésus-Christ était entièrement d’accord sur le principe. Les papes depuis Vatican 2 nous disent que les esclavagistes d'autrefois étaient de mauvais chrétiens, mais non, ils s'agissait de gens mauvais car chrétiens (et ne cachant pas les horreurs embarrassantes du judéo-christianisme source).
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Réflexions post petit-déjeuner, 25-27/02/2018 :
    Un ami m’accusait de vouloir faire fabriquer les galettes bretonnes (pour goûts français) à Shanghaï, en ruinant la planète par le transport lointain inutile, mais j’ai répondu que non, je ne suis pas mondialiste « ultralibéral » : mon choix (théorique, imaginaire) n'est pas de faire travailler les semi-esclaves chinois pour tout, en empochant dans ma poche occidentale les bénéfices, je pense que nous devrions gagner comme des chinois (sans énorme bénéfice pour personne) et alors la production locale serait moins chère que la production lointaine.
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Moralité des frontières, 26/03/2018 :
    Un ami keynésien me dit qu’il juge les barrières douanières morales, ce qui s’oppose au mondialisme de ma position humbiliste. Et le keynésianisme a assuré la prospérité durant les 30 glorieuses dit-il. Je ne suis pas convaincu du tout. A la fin de ces années (1963-73), la France n’avait pas de matières premières (pétrole, fer, etc.) mais les importait au prix très bas du marché ouvert, tout en s’opposant de manière féroce aux importations dans les domaines où nous produisions. Ça me semble illogique déloyal, c’est « vouloir le beurre et l’argent du beurre », « faites ce que je dis et pas ce que je fais ». Depuis, le marché ouvert s’est généralisé, ruinant notre industrie qui a délocalisé, mais notre prospérité passée me parait imméritée, toute liée à la dominance d’ex-état colonial, sur-favorisé à l’ONU avec un droit de véto pour la 21e population du monde, interdit aux 2e et 4e.
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Grève cheminote, 04/04/2018 :
    Actuellement, la France est paralysée par une dure grève dans les trains, posant d’énormes soucis aux gens, et les télévisions censurent leur colère pour ne montrer que des usagers compréhensifs, approuvant au moins partiellement les grévistes. Ce n’est pas mon cas. A mon avis, cette grève est l’absolu contraire du service public, donc soit il faut abolir le droit de grève pour les fonctionnaires (à la façon allemande), soit il faut abolir le monopole rendant les clients victimes impuissantes de ces grévistes. Pas un mot en ce sens sur les télévisions, censure totale. Et non, ce n’est nullement un avis de droite : je suis d’accord pour que le grand patron de la SNCF et ses cadres ne gagnent pas plus que le SMIC, ça n’a rigoureusement rien à voir avec un mépris des riches envers les pauvres, c’est une réaction des humbles face aux petits privilégiés* que sont les fonctionnaires (même si les grands privilégiés seraient à casser aussi, en cessant de voter capitaliste par exemple, cessant de jouer au Loto). Oui, je suis peut-être seul mais mon opinion est ferme.
* : et pourquoi zéro (ou un) jour de carence au lieu de 3 ? il s’agit explicitement de privilège. Et il ne s’agit pas de cadeau généreux de la part d’un employeur richissime : ici l’employeur est en déficit chronique, empruntant pour payer les intérêts de sa dette perpétuellement croissante, ce qui est la ligne directe vers la faillite. Donc les « avantages » obtenus de cet employeur sont des abus de position dominante, avec grèves imparables du fait de monopole (abusif) et non-faillite couverte par l’Etat en cas de performance exécrable en service.
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Preuve par A+B, 25/04/2018 :
    Un ami continue à me dire « de droite » parce que je critique les fonctionnaires, notamment les « privilèges des cheminots », sans guère parler des hyper-privilèges des millionnaires. C’est un total malentendu par amalgame. L’idéal des gens de droite est l’immense luxe des fortunés, or cela n’existerait pas avec mon système, du tout : la police ne protègerait pas les propriétés imméritées (acquises par spéculation, héritage, loterie, bénéfice abusif), donc cela ferait hurler à la mort les gens de droite, me classant à l’ultragauche, pire encore que l’extrême-gauche trotsko-communiste. Et je ne parle pas de remplacer la police publique par milices privées : non, les miliciens et leurs commanditaires seraient condamnés pour violence illégitime à l’encontre de partageurs légitimes. Ceci dit, je reprends un tout petit morceau de l'argumentaire (dit « de droite ») là où il critique les privilèges fonctionnaires, en particulier cheminots. Mais si l’Islamisme est critiqué par des chrétiens, et par des athées sensiblement en les mêmes termes, ça n’implique absolument pas que les athées sont chrétiens (ou vice versa), sauf amalgame insensé.
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Synthèse avec la logique démocronde, 18/11/2018 :
    Discussion où je réponds à un ami :
- Je suis comme toi choqué par les immenses fortunes bénies par Macron, mais je l’entends répondre : avant lui, ces fortunes partaient s’exiler fiscalement à l’étranger, faisant profiter les économies étrangères à la place de la nôtre. En voulant les re-taxer durement, tu les ferais re-fuir, ça ne parait pas idéal. J’ai moi la solution (quoique utopique) : un monde uni sans frontière aucune, donc zéro paradis fiscal.
- A mon avis tu te trompes dans ta critique de ma position (que tu dis « raisonnement faux ») au sujet de l’injuste richesse occidentale. Je prendrais un exemple à moitié fictif (inspiré de trucs professionnels, mais je déforme peut-être) : les géloses pour pousse bactérienne que nous fabriquons sont chères, faites avec du gélifiant acheté à bas coût en Asie, fait avec des algues acheté à très bas coût en Asie aussi ; tu dis que nos géloses sont chères, certes, mais c’est parce que les ouvriers français ont donné une immense valeur aux viles matières premières asiatiques ; je l’entends, mais… notre concurrent (avant nous) fait produire à bas coût ouvrier les géloses en Asie aussi, c’est très possible techniquement, et du coup il casse les prix et prends le marché à notre place… En quoi le surpaiement occidental du travail était-il mérité ? En rien. Certes, avec ton antilibéralisme interdisant les délocalisations, tu pourrais échapper à ce phénomène, mais il n’empêche que tu es complice de l’injustice alors que je la condamne. Et non, je ne suis pas du tout un « ultralibéral mondialiste », je dis que pour le client, c’est super d’avoir des géloses moins chères, mais elles devraient être 30 fois moins chères (si le prix de revient est divisé par 50, ou 30 compte tenu du transport) alors que notre concurrent capitaliste les vend seulement 2 fois moins chères, pour gagner 100% du marché et faire un max de bénéfice familial pour les chefs empochant la différence entre 2 et 30… Tout repenser ainsi pour corriger est le principe humbiliste : encourager la logique privée au profit maximal des clients, pas des profiteurs.
- Tu dis inadmissible mon principe de partager la misère du monde, je l’entends oui, jouis de tes privilèges oui, peut-être que le passage à la guillotine des occidentaux sera dans 100 ans et on serait déjà morts de vieillesse tranquille, je me permets quand même de penser juste, à l’avance, auto-critique, comme un vieux noble renégat en 1701 (classé « inadmissible » comme tu le fais de moi).
- Merci de ton objection sur la pollution inhérente à la mondialisation (production asiatique, consommation occidentale), mais ce n’est pas un immense défaut de mon système : puisque disparaîtrait la surrichesse occidentale, il n’y aurait plu’ ces transports en masse. Les ouvriers français seraient concurrentiels puisque gagnant comme les chinois, et ils n’achèteraient pas plus que les chinois donc rien à transporter en masse. Ce serait un monde, non de misère mais de frugalité, tu préfères le luxe occidental injuste, c’est moche je trouve. Je te comprends, mais ne dis pas que je suis aberrant.
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Nouveau démenti, 21/12/2018 :
    Mon ami me répète que ma critique de la fonction publique fait de moi un incontestable libéral, et je l’ai dénié une nouvelle fois : « Si sur un sujet X parmi 26 sujets, j’aboutis à une conclusion identique aux libéraux, ça ne veut en rien dire que je suis pour cela libéral, ou que toute mon opinion à ce sujet a été une reprise passive de ce qu’en disent les libéraux. Non, j’ai écouté divers points de vue et forgé ma propre opinion, sans rien devoir admettre des conventions propres aux libéraux. C’est une affaire de logique : "libéral implique anti-fonctionnaire" peut être vrai quand "anti-fonctionnaire implique libéral" est faux. Comme "multiple de dix implique pair" est vrai quand "pair implique multiple de 10" est faux. S’il y a équivalence logique, les deux implications contraires sont toutes deux vraies, c’est un cas possible, mais en rien une universalité (raisonner comme si c’était une universalité est le principe de l’amalgame, avec généralisation abusive : "tous les nombres pairs sont multiples de 10 puisque les célèbres nombres pairs 10 et 60 et 100 le sont, et les autres font pareil semble-t-il"). »
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Diverses objections, 22/12/2018 :
    Mon ami me dit : « Oui on peut considérer, c’est ton cas et celui de l’actuel ministre Lemaire, que les salariés n’ont rien à défendre et donc qu’ils ne devraient ni être syndiqués ni grévistes. Etrange mais c’est une vision des choses. Très à droite. » Je réponds : « Je t’explicite ma position : selon moi, les salariés occidentaux sont injustement privilégiés et qu’ils veulent toujours davantage de privilèges (en excluant les migrants voulant en profiter) est incorrect moralement. Ceci dit, en totale contradiction avec la droite, je considère que les riches parmi les occidentaux (chefs, rentiers, stars) sont encore bien plus en faute morale, carrément scandaleuse. C’est le principe de l’humbilisme mondial : gloire aux pauvres travailleurs, surtout de pays sous-payés (pas nous). ».
    Il me dit aussi : « Economiquement il n'y a plus de frontières. Faire venir ou laisser venir des migrants n’appartient pas forcément à une vision libérale, qui, elle, est plutôt la délocalisation ». Et je réponds de même : « Le mot libéral est intrinsèquement lié à la liberté maximale, or les polices des frontières (anti-migrants) sont un des contraires de la liberté. Mon désaccord avec les dits-libéraux serait ainsi que je suis beaucoup plus libéral qu’eux. C’est jouer sur les mots peut-être, c’est inconfortable pour moi, puisque je récuse l’amalgame de me classer parmi les dits-libéraux. »
    Il me dit enfin « Oui, la fin du mois commence le 15. C’est le niveau trop faible des salaires dû à un libéralisme forcené qui a conduit à ça, pas autres choses. ». Je réponds « Je répète mon désaccord quand tu dis que le libéralisme a conduit à des salaires trop faibles d’où ruine (et protestation "gilets jaunes"). Je ne veux pas défendre le libéralisme mais l’équité m’empêche de te suivre. Le libéralisme, en cassant le système des barrières douanières, a fait qu’il y a des vêtements maintenant à deux euros (fabriqués en Asie) ce qui booste considérablement le pouvoir d’achat, même si ça s’équilibre avec des salaires poussés à la baisse par course à la compétitivité. Bref, le libéralisme fait payer moins mais fait aussi baisser les prix, le pari étant qu’il y aura au total gain en pouvoir d’achat (ratio salaire/prix). Peut-être que ce pari s’avère perdu, mais ce n’est pas aussi simple qu’une univoque pression à la baisse des salaires, aberrante. Si tu veux rétablir avec Keynes la fermeture des frontières, tu fais simplement un autre pari, celui que la hausse des salaires sera supérieure à la hausse des prix. C’est ton droit de préférer ce pari à l’autre, mais il n’y a pas je crois d’aberration totale des libéraux quand les keynésiens seraient indéniablement dans la vérité évidente. »
    Et puis il conteste une phrase où je parlais de Mélenchon allié des communistes, en arguant que Mélenchon n’est pas communiste. Je réponds : « La gauche dont Mélenchon les écologistes et socialistes veulent toujours davantage de fonction publique (certes sans atteindre les 100% de fonctionnaires façon communiste) et c’est ce que la population refuse. Si Fillon a gagné la primaire de la droite (et aurait été élu président s’il n’y avait pas eu le pénelopegate) c’est je crois parce qu’il était le seul à dire "faisons ce qui n’a jamais été fait, baissons de huit cent mille le nombre des fonctionnaires, paf, maintenant (et donc résolvant le problème de la dette publique et des impôts excessifs)". A mon avis, c’est en ça que Mélenchon (pro-fonctionnaire) perd face à Le Pen, parmi les opposants forts au système en place. »
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Histoire de loup, 26/12/2018 :
    Elément d’intérêt : on me dit « le libéralisme économique n’a jamais été que la liberté du loup dans la bergerie », je l’entends mais à mon avis il faut ajouter le contraire : « le dirigisme étatique, c’est un ordre qui est celui du loup attaquant les moutons rangés en batteries sans défense » (racket fiscal, comme le dénoncent les gilets jaunes).
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Fonction publique v2.0, 11/01/2019 :
    Un ami fonctionnaire répète que j’ai une haine irrationnelle des fonctionnaires. Et je ne suis absolument pas d’accord :
- Je n’ai pas de haine envers les individus qui profitent d’un statut injuste sans en avoir en rien été les créateurs. Mes grands-parents, mes parents, mon seul frère, mon meilleur ami, sont tous fonctionnaires, et je n’ai pas de haine envers leurs personnes. Je souhaiterais simplement que les privilèges fonctionnaires soient abrogés.
- Concernant la rationalité de ma critique des fonctionnaires, elle me parait établie : les fonctionnaires français ont le privilège d’emploi à vie, quelle que soit leur performance personnelle et quel que soit le déficit global de l’entreprise étatique, leur salaire n’ayant rigoureusement aucun rapport avec la satisfaction des clients mais venant du racket fiscal : prélèvement autoritaire d’argent sous menace de la police prétendue « force de l’ordre » et de la prétendue « justice ». [Et il y a d’autres petits privilèges : avancement automatique à l’ancienneté, retraite sur les 10 meilleurs années au lieu de 25, pensions de réversion plus fortes, etc.]. Si le client est très insatisfait, soit il ne peut pas choisir un autre prestataire car il y a monopole, soit il peut aller voir ailleurs mais sans pour autant cesser de payer pour le service public prétendu. D’où le privilège faramineux de la grève sans aucun risque (de banqueroute, creuser le déficit étant simplement reporté d’autorité sur les sommes à rembourser par nos enfants dans le futur), et du travail à rythme communiste (pépère refus du travail dur) avec salaire occidental (trépidante course à la performance), et sans les inconvénients du système communiste allant avec le principe 100% fonctionnaires (état policier, persécution des arguments dissidents), bref c’est le beurre + l’argent du beurre + les fesses de la crémière… et ce n’est pas juste en système mixte privé/public, avec ces privilèges publics financés par racket du performant secteur privé (principe socialiste français, gauche non communiste).
- Toutefois, je reconnais que le système privé a trois inconvénients énormes : 1/ le gaspillage de compagnies différentes faisant la même chose, le total étant une offre de service dépassant la demande (puisque chaque concurrent vise à répondre à 100% de la demande), avec multiplication des invendus jetés ; 2/ le recours à la publicité massive pour guider les clients, fut-ce en leur suscitant de faux besoins artificiels – ce qui est bon pour l’économie prétendent les économistes classiques adeptes de la croissance infinie, mais que je récuse, préférant une frugalité sereine et écologiquement viable, avec partage mondial des richesses et non super-luxe local en chassant les étrangers pauvres voulant venir ; 3/ L’atmosphère d’hostilité au concurrent escomptant ruiner celui-ci pour en tirer profit accru (à l’opposé d’un travail commun pour le bien de tous).
- La synthèse de ceci, humbiliste, me semble une fonction publique v2.0 (repensée du tout au tout) : abroger pour les fonctionnaires le privilège de l’emploi à vie, abroger pour l’état le droit à déficit durable et dette croissante, instaurer pour les fonctionnaires une incitation constante à l’accroissement de performances (faire mieux/moins cher) sous menace de licenciement sans indemnités, suppression du droit de grève (puisqu’il n’y a nullement exploitation par un patron richissime s’en mettant plein les poches). Alors, effectivement, il n’y aurait plu’ besoin de secteur privé, puisque sa logique de performance aurait été intégrée au secteur public, et le secteur privé pourrait être aboli, la publicité serait interdite. Ce ne serait plu’ le luxe de l’hyper-consommation (ruinant la planète, et suscitant l’hostilité mondiale des pays pauvres jaloux), ce serait la frugalité responsable, harmonieuse, partagée équitablement. Oui, je rêve, c’est une utopie, nullement partagée par les très majoritaires candidats au luxe, mais c’est mon opinion, solide, rationnelle (ici expliquée).
- Précision au sujet de l’abolition du droit de grève : cela s’entend après suppression de l’injustice ambiante actuellement – les chefs ne seraient plu’ du tout surpayés de manière indécente, genre hauts fonctionnaires ou cadres supérieurs. Il est faux d’affirmer que sans ces salaires colossaux, il n’y aurait pas de candidats aux responsabilités. J’ai entendu 100 fois l’expression « moi j’aime les responsabilités », et à mon avis ce n’est que dans la moitié des cas que cela cachait en fait « j’aime le fric ». Quand j’étais dans l’enseignement secondaire, il y avait pléthore de candidats pour devenir « chef de classe », et sans aucun paiement ni « avantage », ça flatte simplement l’égo de certains tempéraments, pas besoin de surpayer les chefs, pas besoin d’injustice salariale énorme, pas besoin de grève donc (dans le monde auquel j’aspire).
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Discussion encore avec un ami fonctionnaire de gauche, 13/01/2019 :
- Tu as raison qu’il est contestable d’appeler « extrême-gauche » l’appel à un peu de justice sociale. Mais… ce n’est pas une adhésion forte de ma part à une classification officielle, seulement la prise en compte d’un système officiel dont tu as raison de dire qu’il est contestable. Officiellement, François Hollande et Manuel Valls sont de gauche (je sais que tu les classes à droite), donc immensément plus à gauche peut être dit « extrême-gauche » (simple gauche dans ton système de valeurs). Ce n’est pas moi qui ai décidé de classer Hollande à gauche, alors ne me reproche pas moi de classer Mélenchon à l’extrême-gauche. Tout ça n’est qu’une façon de parler, de toute façon, dans un contexte généralisé de mensonge dit république. J’ai entendu l’autre jour dans un débat une citation célèbre (j’ai oublié l’auteur) : « un bon président de la république est un candidat qui est populaire, pour promettre plaisamment, avant de devenir président impopulaire, pour faire ce qu’il y a à faire ». En fait, ça n’a rien à voir avec la démocratie (le peuple gouvernerait), mais c’est du mensonge organisé (élire et donner pleins pouvoirs durables au meilleur menteur, qui a bien dissimulé ce qu’il veut faire contre le peuple). [D’où le candidat François Hollande promettant d’être « l’ennemi de la finance » avant de faire tout le contraire une fois au pouvoir.] Je ne suis pas d’accord avec ce système, mais dire que Mélenchon est à l’extrême-gauche est simplement répéter ce qui se dit presque unanimement dans les médias, ce n’est pas une classification personnelle venant de droitisation forcenée de ma part, non.
- Je ne suis en rien de droite, beaucoup moins que Hollande et Valls qui applaudissaient les millions de Carlos Ghosn et son exil fiscal aux Pays-Bas. L’humbilisme consiste à dire : non à la pourriture pro-patrons (droite), non à la pourriture pro-fonctionnaires (gauche). Que tu refuses tout avis anti-fonctionnaire en le classant à droite est une erreur lourde, par amalgame, injuste. Manichéiste.
- Avec ton système keynésien à frontières fermées, tu ferais tout pour que les gilets jaunes et la population laborieuse ici ait le ventre plein en laissant crever de faim les sales étrangers interdits de venue, je classe ça en xénophobie active, désolé, et pas par amalgame mais arguments à l’appui. Mon système mondialiste (démocronde) a lui la moralité de viser l’équité pour l’humanité entière, c’est immensément différent. Me classer en allié des hyper-patrons semi-esclavagistes est un contresens absolu, vu que je condamne (avec mon système humbiliste) le sur-paiement des chefs, l’enrichissement spéculatif et même commerçant.
- Je ne suis aucunement d’accord avec la politique ultra-libérale rémunérant immensément les chefs, se cachant en paradis fiscaux, c’est un des contraires de ma position. Si les gilets jaunes ne voteraient en rien pour moi, c’est qu’ils exigent le luxe (pour eux-mêmes, en chassant les étrangers) alors que je vise la frugalité pour tous, ex-étrangers compris (dans un monde sans frontière). Tu sembles avoir un problème à envisager ma 3e voie, comme si tu n’arrivais pas à concevoir autre chose que mal=ultralibéralisme, bien=antilibéralisme de vraie gauche (nationaliste pro-fonctionnaires). C’est du manichéisme simpliste, selon moi. Mais merci de m’aider, en le disant, à parer cette objection très majeure.
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Prix, 24/01/2019 :
    Mon meilleur ami objecte à mon programme imaginaire : « Un smic mondial : je suis contre. Tu vas le fixer comment ? A 5 dollars, en Thaïlande on est peut-être riche, en France on crève de faim. C’est justement tout le débat de la mondialisation économique que tu promeus, Pas moi. » Je réponds : « Si les gens ici gagnaient 5 dollars par mois, les commerçants ici ne vendraient plu’ du tout au même prix, sinon il y aurait zéro acheteur donc banqueroute. Les prix de vente ne tombent pas du ciel, contrairement à ce que pensent les gilets jaunes (et ce que fait semblant de penser le gouvernement). J’en avais entendu parler à propos du prix des voitures françaises en Belgique, deux fois moindre qu’en France, les constructeurs confirmant que c’était très logique selon eux. Oui, pour avoir une voiture de chez nous, à pièces très disponibles, les acheteurs sont "prêts" à payer deux fois plus, alors ça leur est vendu deux fois plus cher, ce n’est aucunement que le produit vaut intrinsèquement deux fois plus, intouchable. La discussion sur le niveau de vie, c’est-à-dire revenus/prix devrait prendre en compte ces prix totalement abusifs qui constituent la normalité marketing. »
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Différence absolue, 02/02/2019 :
    Mon ami néo-keynésien répète inlassablement que je suis libéral et même ultralibéral, en dépit de mes dénégations, contradictoires selon lui, et j’estime devoir faire le point. Ce n’est pas simple ici car j’ai séparé en deux sites ma position : démocronde-politique et humbiliste-économique, les deux se recoupant intimement en fait.
• Les keynésiens veulent une certaine fermeture des frontières, pour que chaque pays s’enrichisse, quand les ultralibéraux veulent l’ouverture absolue des frontières à la concurrence. De ce point de vue-là, mon anti-nationalisme me classerait parmi les ultra-libéraux, MAIS je conteste que ces prétendus libéraux en soient : ils vivent richissimes à l’abri de frontières armées anti-migrants, donc ils dénient à ces migrants la liberté de venir tenter leur chance ici (comme les ancêtres de ces libéraux sont allés tenter leur chance en Amérique, c’est négationné, hum…), bref sur le plan migratoire, les prétendus ultralibéraux sont antilibéraux. Donc je serais bien plus libéral que les ultralibéraux, différent d'eux en tout cas.
    Certes, certains des grands patrons ne sont pas murés en France mais acceptent aisément de s’expatrier en Amérique ou à Singapour, etc. Oui, mais leur salaire est en monnaie forte occidentale, présupposant que la fortune occidentale ne s’écroule pas, ce qui serait le cas en laissant deux milliards de migrants venir dans cette zone dite riche. En ce sens, même si ces patrons se délocalisent, leur fortune me semble indissociable de la xénophobie occidentale anti-migrants.
• Inversement, mon ami me dit que l’ouverture des frontières conduit automatiquement à la hausse des inégalités avec hausse démentielle des fortunes de grands patrons. Je ne suis pas d’accord du tout : la concurrence mondiale dans le domaine du management conduirait là encore aux enchères décroissantes, avec baisse des coûts, des revenus (aussi bien peut être bien moins cher). Ce qui fait l’envolée des revenus de grands patrons, c’est la pourriture des conseils d’administration qui les votent, où siègent d’autres patrons (conviés pour leur prétendue « expérience ») qui voteront des salaires gigantesques en escomptant avoir de même en retour. C’est totalement déloyal, anti-concurrence : des gens bien plus pertinents pourraient les remplacer dans ces conseils d’administration, à profit (pour les entreprises). Par ailleurs, le principe humbiliste démocronde consiste à ne plu’ surpayer le commandement, donc ces inégalités colossales disparaîtraient.
    Comment faire pour empêcher les revenus énormes des patrons ? me demande-t-on. Je l’ai déjà dit, il s’agit de ne plu’ protéger par la loi la fortune indue. Bref, au lieu que le multi-milliardaire s’achète cent villas luxueuses protégées par la police pour tous, ces propriétés seraient classées injustes, et des migrants pourraient les prendre, la police ne faisant qu’enfermer les gardes privés qui s’y opposent. De même, l’employé de banque qui volerait cent millions à un tel riche-injuste ne serait pas hors-la-loi, sauf que sa nouvelle fortune à lui ne serait pas davantage protégée policièrement et se diluerait donc au fur et à mesure des prises de possession par les pauvres. Voilà comment faire. Oui, c’est totalement révolutionnaire, mais en tout cas c’est totalement différent du système des prétendus ultralibéraux se disant vainqueurs profiteurs de la mondialisation.
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Détails pas inintéressants, 12/02/2019 :
    Je réponds à mon ami me disant en contradiction.
- Où as-tu vu que je condamne les pillages de magasin ? quand un bijoutier milliardaire super-luxe se fait subtiliser des rivières de diamants, je ne pleure pas du tout, non. Ceci dit, je n’aime pas la violence brutale ou casseuse. Il n’y a pas contradiction. Je trouverais normal que des migrants viennent s’installer dans la quatorzième villa super-luxe de Johny Hallyday, mais s’ils attaquent avec barre de fer pour tout casser, je n’aime pas ça. Il n’y a pas contradiction, désolé. Certes, c’est le principe militaire/gladiateur de l’épée et du bouclier : pour vaincre un bouclier, il faut une épée super-violente sinon impossible, sauf que dans un système politique nouveau, il suffit de rendre illégal le bouclier (autour de la fortune injuste) pour qu’il y ait prise de possession partageuse sans violence, éh oui (et merci de m’avoir conduit à le formuler).
- Je ne comprends pas ton histoire de salaire naturel (auquel je ne comprendrais rien, donc « comme au mouvement gilets jaunes »), qui serait quelque chose comme 1500 euros/mois en France et 300 euros/mois en Irlande et 30 euros/mois en chine. Eh, tout ça vient des prix, qui s’ajustent à ce que les gens peuvent payer. Il n’est nullement « naturel » de décréter que les besoins des Français sont 5 fois plus forts que ceux des Irlandais et 50 fois plus forts que ceux des Chinois, c’est un pur artifice monétaire, voulu par de puissants aveugles (Raymond Barre et sa politique du Franc fort, syndicats avec leur mot d’ordre implicite « toujours plus »).
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La concurrence capitaliste en question, 25/03/2019 :
    Ce jour sur chaine de télévision C-News, lors d’un débat, Nathalie Arthaud, de Force Ouvrière, a répondu, à des politiciens LaREM et RN qui se disputaient, qu’en fait ils étaient d’accord entre eux, pour un monde de concurrence capitaliste effrénée, pour la guerre de tous contre tous, au lieu de privilégier l’humain.
   C’est intéressant, car je ne suis pas capitaliste (pas pour le mérite du capital supérieur au mérite du travail) mais pour la concurrence. Sans la concurrence, seraient restés hors de prix, non grand public, le papier, le stylo, le téléphone, l’appareil photo, l’ordinateur, etc. Sans concurrence, c’est une cristallisation sur un état de fait sans progrès aucun en bien-être. C’est pour ça que le peuple en pays communiste jalousait le peuple en pays capitaliste, et qu’il fallait le mur de Berlin pour empêcher la fuite pleine d’espoir de mieux être.
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Fausse création de richesse, 12/04/2019 :
    J’ai été mis en invalidité, type 2 selon la sécurité sociale française, et l’assistante sociale a dit que la banque dans ce cas pouvait annuler les échéances de prêt restantes pour l’achat de maison en cours, il faut relire le contrat. Dans mon cas, c’était l’assurance AXA qui couvrait, et j’ai donc fait les demandes. Le médecin spécialiste qui avait demandé ma mise en invalidité a répondu sur le papier de l’assurance à remplir : invalidité totale = oui ; possibilité d’autre emploi = non. J’ai donc envoyé ça avec confiance à l’assureur, mais la réponse du « médecin-conseil » de l’assureur a été « Non, on ne paye pas : ça ne vaut pas invalidité 100% ». Je pensais porter plainte pour escroquerie, mais Internet m’informe que tous les plaignants dans ce cas, très usuel, sont déboutés par la « justice », qui accorde aux assureurs l’entière liberté d’ajouter a posteriori des conditions de refus (comme « sauf maladies mentales » ou « seulement si requiert présence constante d’une tierce personne, pour manger, se laver, etc. »). Imparable, mensonge imparable puisque la « justice » est complice de cette arnaque. Et certes, « à la Macron », ces assureurs sont des gagneurs, qui s’enrichissent, « créent de la valeur » donc (selon Macron et la droite), en oubliant simplement de noter que c’est aux dépens des clients trompés, comme rackettés malhonnêtement (quoique légalement avec complicité des législateurs et juges). C’est une variante du mensonge commercial usuel, c’est abject. Humbilistement, l’enrichissement ainsi illégitime serait condamné, dissuadé par punition sévère (et pas « prison avec télé et promenade » mais travaux forcés ou peine de mort), pour que la situation de vente soit au profit des clients.
    P.S. Je note aussi que le prétendu « médecin-conseil » de l’assureur trahit le serment médical : il se comporte en employé pour faire du fric au profit de son employeur (et de lui-même via prime), tout au contraire de venir en aide aux gens souffrants. Tout se confirme pourri dans la prétendue Elite économique, égoïste-groupiste malhonnête.
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Ajouts divers, 14/04/2019 :
- J’aurais dû préciser mon schéma initial : « Patrons » désignait les enrichis sans « travail de bas d’échelle », donc ce groupe compte non seulement patrons mais cadres supérieurs, actionnaires et rentiers, riches marchands ; « Fonctionnaires » désignait les fonctionnaires sauf très hauts fonctionnaires à qui les gouvernements français de gauche comme de droite ont donné d’énormes salaires dits « alignés sur les cadres supérieurs du secteur privé » ; « humbles » désignait les travailleurs de bas d’échelle privée, mais pas les chômeurs/rmistes refuseurs de travail désagréable et mendiants choisissant la rue (parce que les foyers sociaux interdisent alcool et drogue ?). Il s’agissait donc de trois groupes particuliers pas d’une scission universelle à somme faisant « 100% des gens ».
- Discutant avec un ami, refusant que je ne sois ni clairement capitaliste ni clairement anticapitaliste, j’ai répondu : Je suis entièrement anticapitaliste, contrairement à ce que tu affirmes, simplement je note que beaucoup des critiques envers la gauche sont fondées, même si plus encore de critiques envers la droite le sont aussi. Comme tu refuses toute autre position, tu me classes à tort dans un camp, c’est injuste. Est-ce qu’Einstein était galiléen ou newtonien (= antigaliléen) ? il était juste de dire « ni l’un ni l’autre » sans obliger à dire « c’est contradictoire, il faut choisir ».
- On me dit que je suis partisan du capitalisme le plus dur (un bol de riz par jour pour tout salaire, pour les employés), et c’est un malentendu absolu. Le capitalisme est un mode d’organisation visant la fortune des riches (héritiers, marchands, chefs) en pressurant impitoyablement la main d’œuvre (voulue très pauvre, ne partageant que très peu ou pas du tout la richesse produite). Mon point de vue est presque diamétralement opposé : je suis pour condamner la richesse indue, sans travail ou par commandement sans peine, ce n’est en rien de rien capitaliste. Simplement, côté partage de la richesse produite, je suis opposé au groupisme de semi-privilégiés : les occidentaux, les fonctionnaires, les cheminots, les rmistes français, etc. pour que la rétribution paie la peine équitablement, avant hausse éventuelle commune, équitablement au mérite individuel, sans paiement du « statut » (apparatchik du parti, fonctionnaire, français, etc.). Il s’agit d’un anticapitalisme se distinguant de l’extrême-gauche française en ceci qu’il a pour idéal le courageux travailleur de peine chinois et pas du tout le tranquille fonctionnaire français en grève chronique. Oui, celui qui gagne pour son dur travail seulement un bol de riz par jour me parait très admirable, mais dans mon système il n’y aurait aucun richard (ou chef) pour l’exploiter abusivement : si tout le monde sur Terre ne peut gagner qu’un bol et demi de riz, que ce soit le salaire, et si on peut monter à trois bols, que ça devienne le salaire mais pas spécialement pour les nés français ou les chanceux à statut untel – le mot capital ne serait même pas défini. Par comparaison, on peut dire que je suis un peu comme un noble renégat 1788 espérant abroger les privilèges, et auquel les autres « nobles » reprochent d’être partisan de la misère la plus dure : « pour tous, qu’il n’y aura plu’ qu’un quignon de pain par jour et rien d’autre, quelle cruauté ! » ; c’est un malentendu total : il s’agissait d’abattre le luxe immérité des dominants (maintenant les dominés dans la misère), pour que tout le monde progresse ensemble, partant effectivement de peu mais progressant possiblement jusqu’à viande chaque jour pour tous ici deux siècles après (et même viande deux fois par jour, à bas prix, pour les improductifs étudiants en sociologie dont les tickets Restau-U sont sponsorisés par l’Etat Providence).
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Drame de Notre Dame, 18/04/2019 :
     Ce jour dans un débat sur C-News (« l’heure des pros ») il y a consensus pour dire que l’incendie de Notre Dame à Paris est un drame émouvant aux larmes chaque Français, même non catholique. En disant que cette cathédrale, c’est notre histoire même, ce qui fait la fierté d’être français, même si quelques « crétins » ont raillé cela en disant qu’il s’agissait de « délire de petit blanc » (avant expulsion éventuelle de syndicat étudiant). Il y a aussi « hystérie anti-riches » au sujet des dons, est-il clamé (en faisant taire la personne de La France Insoumise contestant Le Système, dite consternante parce que s’opposant aux riches sous-imposés finançant l’art depuis toujours). Et moi, quel est mon sentiment ?
     Je n’ai nullement été ému aux larmes par cet incendie en direct, qui était simplement très spectaculaire, comme aurait pu l’être celui d’un gratte-ciel ou autre. Je ne suis nullement fier d’être français, même si c’est la nationalité administrativement inscrite sur mon passeport. Quant à l’histoire de France, c’est à mon sens une horreur esclavagiste/colonialiste à privilèges aristocrates, je n’y vois aucun motif de fierté (et les « Lumières » prétendues comptaient l’esclavagiste Voltaire approuvant l’extermination des Amérindiens, et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est stupide, j’en ai démoli aisément la prétendue moralité).
     De cet incendie je retiens essentiellement deux choses :
– Cela a été une aubaine fabuleuse pour le président Macron, qui n’avait quasiment rien à répondre aux Gilets Jaunes et qui a tout annulé (à ses réponses à ce sujet) du fait de cet incendie. Il ne me semble pas pour autant prouvé qu’il l’ait fait allumer (une aubaine chanceuse est envisageable), mais ça ne me parait pas impossible non plu’.
– Les dons pour la reconstruction de cette cathédrale, de 200 millions d’euros par un milliardaire français, 100 millions par un autre (en renonçant à l’exemption fiscale de 67% sur ces sommes) me choque : comment ces ultra-riches ont-ils pu amasser de telles fortunes ? en pressurant leurs employés, sous-payés, et en surfacturant les clients, floués – c’est la fortune de l’injustice et je condamne cela sans aucunement dire bravo et merci. Ils semblent persuadés de s’acheter ainsi un billet pour le Paradis post-mortem, mais je dirais comme le pape Jean-Paul 2 abattant la dictature Marcos aux Philippines : l’argent donné à l’Eglise n’assure pas la récompense céleste, au contraire ce qu’il faut faire c’est respecter les petites gens.
     Au total, dans ce débat, je donnais à 98% raison à la personne de La France Insoumise, qui était en ultra-minorité (1/8), simplement je suis en désaccord avec elle, qui voulait de l’équité fiscale pour financer mieux les services publics : à mon avis, les services publics sont un gaspillage pour des petits privilégiés injustement.
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Précédent majeur, 19/04/2019 :
    En lisant la bande dessinée étasunienne Economix (4e édition, 2019), je découvre une phrase très importante : « Années 1920 (…) C’est alors que survint Henry Ford (1863-1947), un homme bizarre aux idées bizarres, telles que (…) Bien payer les ouvriers (…) se révéla si efficace que le coût par unité chuta. Au lieu d’empocher la différence, Ford baissa son prix. » Ainsi, l’humbilisme (de mon invention) serait simplement une redécouverte du fordisme : que la performance privée n’enrichisse pas des très riches mais soit employée pour baisser les prix, au profit des clients.
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Correction, 22/04/2019 :
    Un ami objecte de manière intéressante à mes propos sur le fordisme : « Je suis tout à fait étonné que tu t’intéresses à Henri Ford. Ce dernier est l'archétype du keynésien. Doctrine que tu a toujours combattue par ton libéralisme extrême. Ford n’a jamais baissé ses prix, c'est une erreur du livre mais a trouvé de nouveaux clients, ses ouvriers et surtout ceux de ses concurrents. Ces derniers, bien payés, pouvaient donc s'acheter des automobiles sorties des usines Ford. Nous sommes à l'antithèse de considérer le salaire uniquement comme un coût (ce qui est ta doctrine). »
    J’ai répondu : Ma position n’est nullement 1/ je suis ultralibéral ; 2/ donc je suis antikeynésien ; 3/ donc… Non, pas du tout du tout. A mon avis, la performance privée ne doit pas profiter à des exploiteurs mais au client, ce qui était ici dit doctrine d’Henri Ford, et j’applaudis totalement, c’est pour moi le pont numéro 1 (principe de l’humbilisme). Je ne savais pas être antikeynésien avant que tu m’en parles, mais j’ai toujours été anti-« dette croissante », il s’avère que c’est anti-Keynes donc je suis anti-Keynes, d’accord. Maintenant tu dis qu’Henri Ford était keynésien, donc ça signifie que je ne suis pas fordiste, merci de l’information, que ne me donnait pas le livre Economix. Pour ce qui est du salaire facteur de prospérité puisque somme consommatrice, je te répète que ce n’est pas crédible une seule seconde : sinon, il n’y a aucune crise actuelle, il suffit de distribuer des milliards de milliards au tiers-monde qui consommera mais non, ça pas question, pourquoi ? ça ne me parait nullement cohérent.
    Je peux préciser aussi pourquoi je suis anti-« dette croissante » : ces dettes seront à rembourser par nos enfants et petits-enfants, cela me semble leur léguer un héritage criminel, égoïste (pluriel ou groupiste) pour que nous vivions au-dessus de nos moyens, à leurs dépens. Certes, l’état a des actifs mais s’il les vendait tous pour rembourser les dettes colossales, l’offre pléthorique ferait s’effondrer les prix et donc les chiffrages des valeurs en actif sont totalement faux, surestimés idiotement (c’est comme ça que s’est effondré le système des subprimes je crois, réquisitionner toutes les maisons impayées faisant s’écrouler leur prix de vente donc récupérer infiniment moins que leur valeur prétendue).
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Confirmations et « Travaillisme », 05/05/2019 :
    Discutant avec mon correspondant habituel, j’ai répondu encore :
- Tu me dis « tes thèses ultralibérales conduisent nécessairement à ruiner les pauvres des pays riches au profit des riches des pays riches et des riches des pays pauvres. » Non, je ne suis absolument pas ultralibéral en cela, puisque je ferais interdire la richesse indue, tout au contraire ! Je ruinerais les occidentaux pour les amener au niveau de vie asiatique, enfin partagé sans privilèges, c’est tout. Et les riches là-bas seraient dépouillés par la loi, pour améliorer petitement le sort des autres, mais surtout pour stopper l’injustice d’exploitation du travail par le capital.
- Il me parle de la misère qui existe ici et que je nie selon lui. Je réponds : En empochant 5 Euros par heure, un mendiant occidental peut se payer des vêtements que ne peuvent pas s’offrir les ouvriers asiatiques qui les fabriquent, oui je considère ce mendiant comme privilégié injustement, à l’échelle du monde.
- Il se dit insulté que je le considère comme « à cerveau lavé par les médias », mais je réponds : Oui, je maintiens que tu n’as bonne conscience que parce que les médias nous lavent le cerveau à répéter qu’ici est le bien incontestable. Moi qui suis autocritique, plaidant coupable face à l’Asie exploitée par nous, j’ose penser différemment, simplement. Tu préfères la parole officielle (ou para-officielle via médias faisant semblant de critiquer, pour des broutilles), d’accord.
- Tu dis dans un autre mail « je ne reviendrai pas sur le fait que tu es entièrement pro capitaliste. C'est assez évident. » Et… le principe du capitalisme est que ceux ayant plus de fric que la normale veulent toujours plus de fric, en exploitant pour cela le travail des sans fric, payés au minimum (ou un peu plus, avec Keynes et votre idée que les salariés sont des clients). Or moi je ne suis absolument pas pour cette gouvernance du capital au-dessus des travailleurs, absolument pas. Dans mon système, il n’y aurait que des travailleurs (vivant frugalement) et des refuseurs de travail (miséreux), sans aucune classe luxueuse oisive au-dessus. Je suis anticapitaliste mais humbiliste (et le mot britannique « travailliste » aurait pu me plaire s’il n’avait déjà été pris, avec plein de choix que je ne connais pas, et n’approuverais certainement pas tous).
- Tu me dis (au sujet de mon site http://www.kristofmeunier.fr/ricardo0.htm ) « ce que tu as sans doute invalidé ce n'est pas le capitalisme mais la mondialisation ultralibérale. Ce qui est dommage c'est que c'est en contradiction absolue avec ton idée de l'abolition des frontières. Je suis pas certain d'avoir les connaissances mathématiques suffisantes pour prouver ou invalider ta théorie. » C’est un malentendu encore. 1/ Je n’ai pas invalidé la mondialisation ultralibérale qui se conçoit comme exploitation des esclaves asiatiques (de ce côté je suis contre pour raison morale, pas du tout mathématique). 2/ Ce que j’ai invalidé c’est la prétention : « les échanges entre nations profitent automatiquement à tous, même si on est peu productifs », ça c’est faux, mathématiquement. 3/ Ma théorie sur l’abolition des frontières pour les personnes n’a aucun rapport avec ce sujet des profits dans les échanges de marchandises, il n’y a pas contradiction mais hors-sujet total. 4/ Dans mon esprit démocronde, ce sujet serait traité par une autre voie : il y aurait monnaie unique sur la planète et smic commun, donc pas de pays/zones esclaves et pays/zones exploiteurs. 5/ Il resterait la question de « facilité locale », effectivement, que je n’ai pas du tout abordée jusqu’ici. Effectivement, produire des pommes se fait en zone tempérée (ou en frigo cher en zone tropicale) et produire des mangues se fait en zone tropicale (ou en étuve chère en zone tempérée), et intervient le coût du transport si on envisage de faire venir d’ailleurs, et il y a le problème écologique de ce transport. Pas facile, je n’ai pas encore réfléchi à tout ça, mais je ne suis pas buté en refusant les idées, ça se discute je pense. Envisager une vraie mondialisation équitable oblige à tout repenser. Enfin, ma réponse première est qu’avec mon système, le niveau de vie serait frugal, donc il n’y aurait pas de mangue (lointaine ou chère d’ici) mangée en pays tempéré, et pas de pomme mangée en pays tropical, pareillement. Pas de riches, pas de luxe exotique.
- A propos des dons pour Notre Dame brûlée, tu dis « les pauvres petits riches exploités par un pays quasi communiste s'enfuient à tire-d'aile Airbus. Voilà les salades qu'on nous a toujours servi. Les masques tombent. » Et je suis moins sûr que toi : il me semble que le milliardaire ayant donné 100 ou 200 millions était celui qui s’était exilé fiscalement et auquel le journal Libération avait accordé une couverture « casse-toi, riche con » en se moquant de l’expression de Sarkozy « casse-toi pauvre con ». Et des dons sont venus du monde entier, pas seulement de France. Je ne suis pas sûr que ces dons choquants démentent qu’il y ait eu exil fiscal. Ceci dit, je suis contre l’exil fiscal, qui n’existerait pas dans mon système de monde uni (donc totalement dénué de paradis fiscaux).
- Dans un autre mail tu dis « un individu de gauche ne considèrera jamais qu’un salarié est un privilégié. Ce qui te classe bien sûr encore une fois à droite ». Hum, je dirais presque le contraire, absolu. Dans la boîte où je travaillais, le PDG vers les années 2003-2011 était un salarié, ami du fils du créateur de l’entreprise, et son salaire était 400 smic, une fortune indécente à mon avis (avec lui qui refusait les petites augmentations annuelles disant que ça coulerait l’entreprise), oui je trouve ce privilège scandaleux, et je le dis au nom d’idées de gauche (tendant vers l’égalité). Le principe moral (à mon avis, extrême-gauchiste) est qu’il convient d’abattre les privilèges, vus du point de vue du miséreux exploité (et actuellement il s’agit du travailleur en usine asiatique, nous classant à juste titre nous en privilégiés).
- Je suis effaré quand tu écris « Mais apparemment faire payer les riches au niveau mondial tu n’y songes pas. » Eh, mon principe humbiliste consiste à interdire la fortune imméritée, donc l’intégralité de la fortune des rentiers serait confisquée, pourquoi dis-tu que je n’y songe pas ? Certes, j’en parle moins parce que ce n’est pas un sujet de désaccord/débat entre nous, mais ça ne justifie pas ton contresens total.
- Rebelotte, tu me dis : « tout ce que tu préconises est ce que préconisent les ultralibéraux et Macron en tête ». Absolument pas : Macron/Thatcher/Reagan encensent le millionnaire créateur de mon usine (avant rachat), alors que je le classe en voleur presque bandit, et menteur en plus. Et les ultralibéraux, Macron en tête, sont de virulents nationalistes, en termes de circulation des personnes, tout le contraire de moi, aussi de ce côté-là.
- Tu me dis aussi : « il n'y a aucun malentendu. La mondialisation que tu soutiens, mondialisation des hommes et des capitaux ne peut conduire qu’à la situation actuelle que tu prétends changer. Plus on mondialisera plus les écarts de revenus seront concentrés et importants. Toute l'histoire du mouvement ouvrier justement est de se débarrasser de plus en plus des travaux d'esclaves. Travaux que tu promeus. » Je confirme qu’il y a total malentendu : tu aurais dit au noble révolutionnaire voulant abroger les privilèges en 1788 « eh, tu veux que tout le monde soit esclave ! »… ben non, je plains les pauvres et voudrais casser les privilèges des esclavagistes qui les exploitent… Avec mon système, il y aurait mille fois moins d’inégalité, sauf que les « pauvres » d’occident dégringoleraient encore plus bas, ce que tu refuses, jaloux de garder tes privilèges…
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Points divers, 19/05/2019 :
    Je réponds à un ami me donnant tort sur plein de points :
- Tu te trompes totalement sur mon but : il n’est pas la plus extrême pauvreté mais l’absence de privilèges. Si, en l’absence de privilèges, il n’y a pour tous qu’une extrême pauvreté, alors hélas oui, ce sera une conséquence, mais ce n’est nullement le but. Ta vision prétendue de gauche est toute pourrie et explique je pense l’insuccès de Mélenchon : tu te bats pour la préservation des privilèges fonctionnaires, des privilèges refuseurs de travail, alors les électeurs ne te suivent pas et, ne trouvant pas quels protestataires approuver, se tournent vers Le Pen hélas. Ou l’abstention, mais « la France insoumise » (vraie gauche ?) n’a pas le succès qu’elle croit automatiquement devoir lui parvenir.
- Je n’ai pas changé d’avis que les salariés occidentaux sont privilégiés, ce qu’il y a c’est qu’il y a des hyper-privilégiés encore pires. Comme les petits barons étaient des petits privilégiés en 1788 même s’ils étaient moins opulents que la super riche famille royale.
- Je ne dis pas que les ennemis de l’égalité sont exclusivement les salariés occidentaux mais les riches dont les salariés occidentaux. Bien sûr que je n’innocente en rien les milliardaires occidentaux (ou non-occidentaux) rentiers oisifs.
- Ce que tu dis sur le caractère extrême-droite de plus en plus du monde entier m’intéresse. Effectivement ça explique que les gilets jaunes récitent du Mélenchon (qualifié d’extrême-gauche) mais votent Le Pen (qualifiée d’extrême-droite). Je crois que c’est le principe du bouc émissaire : les gens pas contents cherchent des coupables, et les dominants ici (qui sont les vrais coupables) donnent à haïr les étrangers et migrants, avec succès hélas. Sans la moindre cohérence car si on refuse les migrations, les USA doivent être rendus aux Amérindiens et on prendrait dix mille ogives nucléaires sur la tronche. Non, c’est un discours malhonnête, inéquitable, qui réussit à convaincre les masses idiotes, se trompant de colère, et ne pas donner la parole aux lucides gêneurs comme moi (menaçant la domination occidentale) aide à consolider le truc. Le fait que les endoctrinés aveugles aient le pouvoir en démocratie me parait le principal inconvénient de ce système. C’est comme ça que s’est écroulé aussi l’Union Soviétique, sans démocratie proprement dite : Eltsine a fait croire aux Russes que leur pauvreté venait de la charge insupportable des républiques annexes (musulmanes notamment), ça a excité la haine, et ces satellites ont été exclus avec colère. Avant que s’écroule le communisme (la misère persistant après éclatement de l’empire), et les dirigeants suivants estiment que ces annexes satellites, c’était un atout stratégique, d’où reconquête de la Crimée par exemple. Exciter à haïr les « gens pas comme nous, nés ailleurs » est une recette qui marche très fort en politique, hélas. C’est le principe de la tribalité humaine, esprit de famille un peu étendu, je considère que c’est une tare, mais je suis minoritaire à penser ainsi, donc balayé en démocratie (ou vraie démocratie, sans le mensonge d’appeler démocratie l'oligarchie d'élus façon république).
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Explication à un ami, sur l’argent, 05/06/2019 :
    Tu expliques de manière argumentée notre désaccord sur l’ouvrier chinois, merci. Mais je reste en désaccord total, et absolument pas ultralibéral puisque les ultralibéraux sont de riches exploiteurs de semi-esclaves alors que je souhaite à tous de partager la condition frugale de travailleur en bas de l’ex échelle. Tout d’abord, quand tu dis « il y a assez d’argent dans le monde pour… », tu contredis ce que tu dis plus loin : l’argent n’est en rien une richesse objective mais une convention précaire, pouvant s’effondrer du jour au lendemain ou presque (cf. inflation à la dix mille pour cent dans l’Allemagne des années trente ou le Venezuela actuel, ai-je entendu dire). Même si l’empire du tsar comptait beaucoup d’argent, ça n’a pas empêché le régime soviétique ayant tout confisqué de faire faillite, dans la misère. Je ne souhaite pas que tous soient miséreux mais qu’il n’y ait plu’ de privilège par statut (anti-mérite). De même en 1789, avoir voulu l’abrogation des privilèges n’était nullement vouloir que toute la population devienne misérable, même si pouvaient le clamer (à tort) des sortes de « privilégiés de gauche » à ta façon d’occidental de gauche. Je ne crache pas sur ta position, je crois la comprendre, mais la trouver moche : selon moi il s’agit d’un mécanisme tendant à dire « tous ceux qui gagnent plus que moi sont des salauds à dévaliser par l’impôt, que je gagne plus que d’autres est par contre très normal, il ne faut rien y toucher (sinon, c’est se faire allié des pires esclavagistes milliardaires) ». A mon avis, c’est de l’égoïsme triomphant, mais ne te crois pas insulté : mon premier ouvrage « contre la réalité » avait pour thèse qu’absolument tout le monde est égoïste, ce qui n’est en rien une insulte – même le généreux est ainsi parce que ça lui fait plaisir (même le torturé n’avouant pas, pour protéger ses confrères, agit pour se juger lui-même valeureux).
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Autre courrier à un ami, sur l’ouvrier polonais en France, 06/06/2019 :
- Je n’ai nullement dit que les polonais (qui occupaient en France les emplois d’ouvriers agricoles avant que le SMIC augmente en Pologne) sont devenus fainéants, je ne faisais que noter ce que disait l’agriculteur en question : il y a moins attractivité en France pour les Polonais maintenant que décroit le différentiel France/Pologne (et les chômeurs français ne sont pas candidats). Je ne vois pas où je me contredis en cela.
- Bien sûr que le salaire sert en partie à se loger, ça n’a rien de spécifique aux salaires d’ouvriers agricoles. Le fait de refuser un emploi parce que le logement n’est pas gratuit est donc bien un refus de travail, je ne me contredis pas. (Ma famille était privilégiée en ce sens, mon père chef d’établissement scolaire ayant eu un logement de fonction pendant toute mon enfance, de 5 ans à 18 ans).
- Certes, ce n’est pas cher payé, le travail d’ouvrier agricole, mais les chômeurs français n’en sont pas moins « refuseurs de travail peu payé », ce que je dis depuis le début et que tu contestes sans me convaincre en rien (et en prétendant que je n’ai aucun argument ce qui est faux).
- Oui, la position de salarié, depuis Germinal ou quoi, n’est pas l’opulence roulant sur l’or, mais la nouveauté de la France actuelle, c’est le refus du travail peu payé pour préférer vivre des allocations et redistributions (principe socialiste ou socio-communiste ou socio-démocrate ou gaulliste social etc.). Ce n’est en rien être esclavagiste que de constater cela. C’est constater qu’ici a été organisé un privilège nullement généralisable à la Terre entière, donc fondé sur la xénophobie refuseuse de migrants voulant jouir de ce système aussi (et en ce sens, il est 100% faux que la gauche + centre est immigrationniste comme le dit Marine Le Pen, l’administration de François Hollande refusait les visas à notre famille philippine tout autant que Sarkozy et maintenant Macron, même s’ils mentent pour diaboliser spécifiquement Le Pen).
- Ce que je dis est très sérieux contrairement à ton jugement parachuté. Et ne te trompe pas (contrairement à d’habitude) de conclusion : ce que j’observe n’est nullement une position d’esclavagiste vivant dans le luxe en faisant trimer les esclaves, c’est une position de travailleur voyant des abus chez d’autres petits à côté de lui, loin du luxe des grands milliardaires. Enfin, maintenant que je suis exclu du monde du travail (ayant été déclaré « inapte »), je ne suis plu’ vraiment travailleur mais privilégié oisif, en tout cas je parle du point de vue qui était le mien quelque chose comme 2 ans en arrière.
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Antiriche non fiscal, 25/06/2019
    Un ami me reproche une incohérence, moi qui dit ne pas aimer les riches ni les impôts : « si tu ouvres totalement les frontières, ce ne fera que renforcer les inégalités sauf à déposséder les riches de force ». J’ai répondu : Mon rêve n’était pas de déposséder les riches par la force (fiscale), mais de cesser la complicité de police-justice avec la fortune imméritée. Exemple : si Johny Hallyday voyait cambriolée sa 14e maison et venait portait plainte, dans mon univers il se verrait répondre « quelle est la preuve que cette fortune prétendue vôtre est méritée ? et pas acquise par surfacturation aux dépens d’autrui ». Du coup, il ne viserait plu’ le luxe inouï mais baisserait drastiquement le prix de ses disques et concerts, au profit des gens, des ex-pauvres (et lui cesserait d’être hyper-riche, sans réquisition fiscale). Ça se serait appliqué pareillement aux galeries d’analyse de mon premier employeur, millionnaire injustement avec prix faramineux (voir site http://www.kristofmeunier.fr/biograf0.htm ). C’est ça l’humbilisme.
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Cinq cents fortunes, 04/07/2019
     Hier et aujourd’hui, la chaîne de télévision LCI parlait de la liste des 500 plus grandes fortunes de France, et j’ai entendu ce matin quelques éléments de débat à ce sujet. C’était à première vue équilibré : il était dit (côté gauche) choquant qu’il y ait ces fortunes immenses comme insultantes pour les travailleurs pauvres et donc à matraquer par impôts pour partage obligé, et en face (côté droit) il était dit que ces très grands fortunés créent des emplois, des richesses.
     Mais il était oublié la voix différente, humbiliste : le tort de ces immenses fortunés est d’avoir vendu trop cher, bien au-dessus des besoins ; leur fortune est donc illégitime par principe, bâtie aux dépens des acheteurs. Et condamner ces fortunes n’a aucun rapport avec la voie gauche voulant en profiter (après pression énorme des patrons sur les petits employés du privé) pour choyer des millions de fonctionnaires tranquilles.
     Bref, j’apporte une autre voix majeure à un faux débat tronqué, apparemment idiot, aveugle.
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Application ?, 07/07/2019
     Un ami (qui se disait effrayé par mon programme économique si mis en pratique, et auquel je répondais que ce n'était qu'un rêve de principe) me dit : « je ne vois pas vraiment l'intérêt d'un système économique que l'on ne souhaiterait pas appliquer. ». Je lui ai répondu : Que ça ne t’intéresse pas est ton droit entier, chacun ses goûts. Et je souhaiterais appliquer mon système, mais on me dit non, on l’écrase avec d’autres systèmes et un choix dirigé refusant d’envisager ma voie et, simplement, je ne pars pas en guerre pour écraser moi à la place des autres. Je subis et je rêve à mieux, dans mon coin, c’est tout. Imaginer mieux m’intéresse. Ceci dit, si par chance inouïe (peu probable) mon système intéressait des gens influents, je ne répondrais pas du tout « allons-y, et nommez-moi roi », mais « attendez, ce n’était qu’un rêve à moi, si vous le prenez au sérieux il faudrait que la terre entière cherche d’urgence les objections possibles et cercles vicieux à craindre sans que je les ai détectés », pour ne pas recommencer une ânerie comme le communisme, bien en principe aveugle a priori, mais atroce en pratique, tout dénaturé pour répondre aux problèmes non envisagés au départ.
     Il me dit aussi, concernant l’enseignement public/privé : « justement choyer ceux qui payent n’est pas vraiment juste dans l’éducation. L’éducation doit être un droit et si possible garant d’une certaine égalité. Donc sortir du privé justement ». J’ai répondu qu’il y a un malentendu grave, et/ou intéressant, je crois. L’enseignement public n’est en rien dénué de payeurs, ce qu’il y a c’est que les payeurs sont les « usagers » contribuables rackettés sous la menace qu’ils soient contents ou non de la prestation fournie (c’est le principe de la fonction publique à la française). Donc, là où le privé fait en sorte que les clients soient contents, le public dit crotte au contentement des usagers. Ce n’est pas de la justice du tout, c’est de l’injustice en aval de racket immoral. Ceci dit, je comprends un peu ce que tu dis : n’est pas jolie la caricature de l’enseignement privé qui ferait dérouler un tapis rouge (avec moult diplômes offerts) aux gosses de riches en refusant l’entrée aux gosses de pauvres. La solution encore une fois me parait humbiliste : avec le respect privé du client, ne pas avoir des prix exorbitants réservés aux riches, mais faire décroitre énormément les prix pour offrir le service optimal même aux humbles (choyés comme clients et non méprisés comme usagers).
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Mon semi-libéralisme, 18/07/2019
     Le mot libéralisme en économie semble comprendre deux aspects : laisser faire (donc un minimum de lois et d’état) et encourager les échanges (traités de libre échanges entre états). Un ami néo-keynésien me traite régulièrement d’ultralibéral de droite et ça me semble injuste :
- Certes, je trouve qu’il y a trop d’état côté français, mais pas par principe, au contraire en conséquence des abusifs privilèges fonctionnaires, et de l’effrayante dette publique chronique (à rembourser un jour, sauf liquidation vorace par les prêteurs). Le principe d’état me parait aussi moche en étant un principe de discrimination raciste, repoussant l’étranger même bébé, pour prétendue faute « de naissance » indépendamment des actes et mérites individuels (à respecter avec humanisme antiraciste – au sens propre de racisme, sans rapport avec le prétendu « racisme antivieux » nommé par amalgame dénaturant le sujet).
- Je suis au contraire favorable à davantage de lois sans laisser faire les mécanismes d’injustice actuels et passés, les dominations en place (ou prétendue « naturelles »).
- J’ai démoli (par la logique et les mathématiques) la fausse démonstration par Ricardo du système d’échange automatiquement gagnant-gagnant, ce qui ruine en un sens le dogme ultralibéral.
    Ceci posé (pour dissiper les amalgames injustes, manichéistes), j’avance sereinement dans l’exposé de mon semi-libéralisme (dirigiste et anti-ultralibéral) :
- Je n’aime pas le rejet des produits étrangers par principe, car je vois en lui un protectionnisme xénophobe, injuste contre le mérite en concurrence loyale (je suis libéral de ce côté).
- Mais je comprends que l’import (sans douanes dissuasives) de produits étrangers ruine les producteurs locaux, et la planète, polluée par le transport à longue distance, intercontinentale par exemple (je suis anti-libéral de ce côté).
- A mon avis, les consommateurs voulant des produits peu chers s’opposent évidemment au programme anti-libéral (je suis libéral en les comprenant), car les produits d’ici actuellement s’avèrent très chers à l’échelle mondiale, du fait de monnaie politiquement voulue forte et puis focalisation locale (± obligée) sur le haut de gamme pour très riches du monde entier. Si on bloquait (ou gênait) les importations, la pression de concurrence à la baisse des prix disparaitrait, d’où envolée des prix, effondrement du niveau de vie.
- Toutefois, je ne pense pas être contradictoire avec ces côtés à la fois libéraux et anti-libéraux, ma synthèse requiert « simplement » des changements très majeurs :
1/ (anti-libéral) Condamner l’enrichissement par « surfacturation si l’absence de concurrence le permet », principe marketing que j’appelle fortune illégitime, vol légal.
2/ (anti-libéral) Imposer arbitrairement de dévaluer immensément notre monnaie, pour ne plu’ être un pays riche en pouvoir d’achat d’importations, mais partager la frugalité mondiale, honnêtement. Ça n’interdirait pas l’amélioration en richesse, mais au prorata du travail effectué, pas par la « force » monétaire mystérieuse, héritée sans mérite aucun.
3/ (libéral) Après les étapes 1 et 2, il y aurait concurrence loyale sans frontières douanières, il se trouverait simplement que les produits locaux (et non « polluants par transport ») seraient moins chers, puisque dispensés des frais de transport. Cela résoudrait à la fois les problèmes de délocalisation d’usines (problème majeur actuel) et l’injuste exploitation des semi-esclaves asiatiques.
    Simplement, pour parvenir à ce résultat (imaginaire), il faudrait accepter une dégringolade du consumérisme frénétique des Occidentaux, injustement « riches » (et férocement jaloux de leur « pouvoir d’achat »). Avec le système de démocratie locale, ce serait automatiquement refusé (accepté peut-être par des utopistes, genre 0,01% de la population), mais avec honnête démocratie mondiale sans privilèges nationalistes de pays dominants (donc avec principe démocronde en usage, imaginaire), ce serait adopté en fermant leur gueule aux égoïstes dominateurs occidentaux (très minoritaires privilégiés) en une sorte de 1789 bis (14 juillet 2189 ?).
    Ceci explique ma cohérence relative, quoique inacceptable ici et maintenant.
    Toutefois, pour être complet, je dois expliquer pourquoi je ne crois pas en la (moins douloureuse ?) alternative keynésienne, c’est-à-dire investissement public massif avec dette très accrue mais retour sur investissement automatiquement très positif :
– Si les frontières sont ouvertes, donner plein d’argent aux gens leur fera consommer plein d’importations, sans guère acheter le luxe local, donc sans emploi local, sans cotisations sociales/fiscales locales, d’où non-retour sur investissement, mais seulement plongeon colossal dans la dette non remboursable.
– Si les frontières sont fermées, la France (ou l’Europe) n’aurait plu’ ni pétrole ni gaz ni uranium ni café ni terres rares ni rien, et c’est un retour à la misère moyenâgeuse à mon avis.
– Autrefois (trente glorieuses), cela a pu fonctionner en écrasant les pays producteurs, exploités, en imposant des prix très bas pour ce que nous leur achetions et en vendant très cher ce que nous leur fournissions, mais c’était un mépris colossal, exploiteur éhonté, et ils peuvent dire Non maintenant, intelligemment, cassant cette domination. Cela ne tenait debout qu’avec géostratégie atroce, maintenant là-bas au pouvoir des roitelets locaux, opprimant les producteurs tout en vivant luxueusement à l’occidentale avec nos produits immensément surfacturés. Il suffit que l’honnêteté démocratique devienne mondiale pour que cette immense injustice s’écroule. Personne n’en parle, évidemment, comme si les querelles de personnes ici remplaçaient la réflexion très profonde, simplement équitable.
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Ré-explication encore, 30/07/2019
    Mon ami fonctionnaire néokeynésien semble m’indiquer que je n’ai pas été assez convainquant dans mes justifications passées. 1/ il me répète que le fait que je veuille « pas plus d’un bol de riz par jour » pour l’ouvrier est typiquement de droite, 2/ il dit aussi que « vouloir réduire les dépenses » à ma façon se paie par de la croissance en moins.
    Je réponds, donc :
1/ Contrairement à la droite, je ne souhaite pas « un bol de riz par jour à l’ouvrier » ET luxe énorme pour le chef, le marchand, le banquier, non, je suis partisan d’interdire la richesse (bâtie aux dépens des acheteurs) en partageant la frugalité, sans privilège aux Occidentaux. Condamner les banques et les riches, comme je le fais, est tout le contraire de la droite, mais comme les pro-fonctionnaires (français) sont différents de moi en se disant à gauche, ils me classent différent donc à droite, c’est faux. Ça me semble ressembler à la situation suivante en 1788 sur une autre planète : la droite est royaliste, la gauche veut destituer le roi pour partager sa fortune entre barons contes vicomtes, là-dessus arrive un républicain voulant abolir aussi le (petit) privilège des barons contes vicomtes et alors… les barons classent ce républicain à droite ! (puisque hostile aux barons !). Erreur totale : il est encore plus à gauche que la prétendue gauche des barons (en fait droite un peu moins à droite que les royalistes). De même, en voulant abolir les petits privilèges des fonctionnaires et des occidentaux (en plus des riches/rois), je suis encore plus à gauche que les pro-fonctionnaires (ou je suis à gauche et eux : au centre droit), ça me parait une immense évidence, je ne comprends pas l’affirmation contraire parachutée sans explication.
2/ Je suis hostile au dogme du besoin éternel de croissance, je suis pour la décroissance avec René Dumont (disant que la classe ouvrière occidentale s’était embourgeoisée) et avec les écologistes (que la droite classe en bobos gauchistes). Quant à cette expression « bol de riz » pour discréditer ma position, euh… à la radio dans le taxi m’emmenant à l’hôpital hier, ils disaient qu’avec notre train de vie il faudrait 2,5 planète pour l’humanité (en ressources à consommer), et avec le train de vie américain : 5 planètes (Internet le dit aussi : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/tribune-quand-lespèce-humaine-dépasse-les-bornes/ar-AAF1TiN?ocid=spartandhp ). Mon ami semble juger que c’est à cause des milliardaires exclusivement, moi je pense que c’est à cause des populations occidentales dans leur ensemble. Je ne sais pas si des sources économiques départagent nos idées.
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Monnaie numérique et capitalisme, 08/08/2019
    Mon ami néokeynésien me reproche souvent d’être à la fois capitaliste at anticapitaliste, ce qui est impossible. Or j’ai entendu ce jour lors de discussions à la télévision un élément qui me fait prendre parti dans ce choix « pour ou contre le capitalisme ». Le débat portait sur la création de nouvelle monnaie par Facebook et de nouvelle carte de crédit par Apple, les commentateurs disaient que les « GAFA » (sociétés du numérique, Google Amazon Facebook Apple etc.) ne veulent pas devenir des établissements financiers mais veulent que tous nos paiements passent par eux, afin qu’ils aient les données sur tous nos achats, et se rémunèrent en vendant cela à des publicitaires pour nous faire de la publicité ciblée, ultra-efficace, rentable pour les payeurs de publicité. Telle serait l’économie du 21e siècle, à laquelle les gouvernements n’ont rien compris, encadrant sévèrement les banques maintenant mais ignorant tout de ce nouveau business autour du paiement. Or… une de mes grandes idées est d’interdire la publicité, donc cela court-circuiterait totalement ce nouveau capitalisme, et même l’ancien.
    En effet, le principe du capitalisme me parait le suivant (exemple simplifié) : alors que l’artisan moyenâgeux fabriquait 10 objets par an pour 8 euros chacun et les vendait 10 euros, bénéfice 20 euros, l’industriel fait appel au capital (d’actionnaire), par exemple 500 euros, pour construire une usine industrielle fabricant 1000 objets par an pour 0,5 euros chacun (avec les économies d’échelle), qu’il vend 6 euros chacun, emportant le marché et mettant en faillite l’artisan, Bien sûr s’il n’en vend que 10, la dépense aura été 1000 euros et le retour 55 euros, ce serait la faillite industrielle donc le secret est la publicité qui génère de faux besoins (ce que je condamne) et fait vendre 200 objets (au moins). La dépense aura alors été 1000 euros et le retour 1100 euros, d’où 1000 euros équilibrants (« amortissement » ?) et 100 euros de marge, pour par exemple 3 euros payant les deux ouvriers (1,5 euros chacun), 27 euros payant le chef d’usine, 70 euros versés aux actionnaires, et la deuxième année, la marge est de 600 euros, soit 3 euros partagés entre les ouvriers, 127 euros pour le patron avec super-bonus, 470 euros pour les actionnaires qui se goinfrent, et commencent à faire du bénéfice sur les 500 euros investis. Si au lieu de 200 objets achetés, les 1000 sont vendus, c’est même la fortune (des actionnaires, du patron, et les ouvriers même y gagnent un peu, en ayant un emploi confirmé, voire un peu plus si on leur verse 0,5 euro de « participation aux bénéfices » façon capitalisme gaulliste). Mais sans publicité, on risque de ne passer que de 10 objets vendus à 12 (quelques clients refusant le produit trop cher initialement se mettant à l’accepter au prix réduit), et cette usine à faire du fric ne fonctionne pas.
    Bref, oui le capitalisme est une usine à enrichissement, à surconsommation encouragée, ce n’est absolument pas ma voie. J’interdirais la publicité, coupable de générer des faux besoins, des frustrations chez ceux ne pouvant pas acheter (même au nouveau prix réduit), des violences d’acquisition répondant à cette frustration (et violences policières/carcérales allant avec). Le capitalisme ultralibéral, lui, mettrait aux enchères décroissantes le salaire des ouvriers (internationalement si les lois ici fixent un salaire minimum) pour qu’actionnaires et patrons se goinfrent encore plus ; le capitalisme socialiste, lui, taxerait durement patron et actionnaires (pour payer plein de fonctionnaires tranquilles et en grève chronique), en faisant très petitement augmenter l’ouvrier (ou pas du tout). La voie humbiliste à ma façon, elle, interdirait la publicité donc la voie capitaliste/hyper-consommatrice/anti-écologiste ; ce n’est pas un refus de la concurrence, car si 3 artisans se groupent en coopérative pour faire des économies d’échelle, ils peuvent baisser leur prix de revient, donc baisser le prix de vente (voire éventuellement augmenter un peu leur bénéfice, justifiant pour eux-mêmes aussi cette association).
    Une seconde limite humbiliste serait de fixer à un ratio 1 à 4 les revenus par individu. Donc s’il s’agit d’un investisseur unique, il ne gagnerait plu’ 300 fois plus que l’ouvrier mais au maximum 4 fois plus (pareil pour le patron, 4 fois et pas 80 fois). Ça ruinerait les fortunes indécentes qui caractérisent (et salissent) le capitalisme dans lequel l’improductif écrase le travailleur de peine.
    Une troisième limite humbiliste serait de stopper l’exploitation du travail par le capital : l’argent touché par les actionnaires ne correspondant à aucun travail, il serait déclaré illégitime, non-protégé par la police publique (et avec punition d’éventuelle police privée), donc librement volable, donc nullement recherché.
    Enfin, je ne suis pas forcément partisan de l’immobilisme sans concurrence nous laissant (ou faisant revenir) au Moyen-Age, donc j’admets le principe d’une mécanisation faisant passer le prix de revient de 8 euros à 0,5 euros, mais… elle ne serait pas financée par un milliardaire oisif empochant presque tous les bénéfices, puisque les revenus par personne seraient limités à « 1 à 4 » empêchant cet enrichissement démentiel à la source du capitalisme. Par contre, effectivement, ce pourrait être l’investissement d’une banque à but non lucratif (et non autorisée à prêter plus qu’elle n’a). Qui plus est, dans mon système, il n’y aurait pas énormes bénéfices, car si le prix de revient est abaissé de 8 euros à 0,5 euros, le nouveau prix de vente ne serait pas 6 euros mais 0,6 euros, au bénéfice des clients et non des vendeurs. Ça change tout, et fait s’effondrer le principe de très grande richesse capitaliste. Il peut y avoir un mieux-vivre, lié au fait qu’à 0,6 euros au lieu de 10 euros, davantage de clients potentiels y auront accès, mais le but n’est nullement la fortune financière de quelqu’un tirant les ficelles, protégé du partage par lois et police/justice/prison complices.
    Conclusion : mon idéal est anticapitaliste totalement, pas du tout au milieu entre capitalisme et anticapitalisme, mais ce n’est pas « de gauche/socialiste/insoumis » car hostile aux privilèges fonctionnaires.
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Parallèles et syndicats, 17/08/2019
    Dans une discussion avec un ami néo-keynésien (qui me traite d’ultra-libéral ce que je dénie), je soulevais deux questions :
1/ Me dire de droite revient au principe de 1788, où les barons opposés au roi (de droite) classent « à droite » les républicains opposés aux barons. Erreur : ne sont pas « à droite » les « plus à gauche qu’eux ». Tu es dans le clan des ouvriers français et moi dans celui des ouvriers du tiers-monde, ce n’est pas que je suis à droite mais plus à gauche que toi. Ceci dit, je ne me reconnais pas dans la peinture brossée par les médias, disant que l’ultra-gauche sont des hyperviolents casseurs de flic, non moi c’est en version défaitiste, c’est immensément différent.
2/ Par ailleurs, une des raisons du rejet des syndicats par les gilets jaunes est que ces syndicats sont très suspectés d’être en connivence avec le patronat (la CGT aurait touché des milliards, de « francs » à l’époque, pour faire semblant de s’opposer mais canalisant/apaisant/étouffant le risque révolutionnaire), et je crois que les lois socialistes de 1981 allaient dans ce sens : une rente de situation pour les syndicats, payés par les entreprises ou les impôts plutôt que par leurs adhérents.

    Mon ami a objecté de façon très intéressante :
1/ Ce que tu refuses de voir, et c’est en ça que tu es de droite, c’est que les ouvriers français et des pays émergents ont fondamentalement le même intérêt.
2/ Quant aux syndicats, je n’ai jamais dit que c’étaient des anges mais les remplacer par quoi ? toute la question est là. Les syndicats américains étaient (ou sont) infiltrés par la mafia. On voit les conséquences de leur disparition. Et je ne crois pas que cela a aidé les pauvres du tiers monde. »

    J’essaye de répondre, ce n’est pas facile :
1/ Je ne crois pas que les ouvriers français aient les mêmes intérêts que les ouvriers chinois : les ouvriers français tirent un immense bénéfice (en pouvoir d’achat en vêtements, jouets, électronique, etc.) du sous-paiement des ouvriers chinois producteurs et de leur sur-paiement relatif à eux acheteurs. Groupistement, c’est le nationalisme qui dirige, et les français veulent écrasement dominateur par puissance financière supérieure quand les humbles chinois auraient davantage intérêt dans une équité mondiale, leur faisant partager le niveau de vie occidental (des ouvriers occidentaux, sans parler des milliardaires, qu’il y a beaucoup ici et maintenant un peu chez eux aussi), quitte à ce que ce rapprochement se fasse symétriquement par hausse d’eux et baisse de nous (ce qui fait hurler ici, ouvriers inclus). Que, dans chaque pays, les humbles veuillent réquisitionner la fortune des profiteurs, c’est compréhensible et effectivement similaire, mais pour ce qui est des relations entre pays, il y a divergence totale, je crois. Ça me fait penser aux années 1950 : les ouvriers français de métropole gagnaient peu mais étaient favorables à l’indigénat plaçant les autochtones des colonies encore plus bas qu’eux, les ouvriers indigènes pestaient aussi contre les milliardaires mais avec la différence de classer les ouvriers blancs parmi les nantis, petits nantis déjà. Le comprendre et donner raison aux plus humbles (indigènes autrefois, ouvriers chinois aujourd’hui) est tout le contraire de la droite, c’est à gauche de la prétendue gauche.
2/ Ce qui me gêne dans le principe syndical c’est qu’il s’agit d’une « force de masse », un groupisme comme le nationalisme. Au lieu de respecter l’individu, il s’agit de laisser naturellement s’affronter (en quelques sorte « ultra-libéralement ») les forts : les rares très riches d’un côté, les masses de syndiqués d’un autre côté. Quant au petit isolé, il est broyé, par ces deux entités fortes, et je ne suis pas d’accord. A mon avis, ce pour quoi bataillent les syndicats (dans le monde privé) devrait être géré par la loi et pas du tout par la grève : que l’échelle des revenus soit tronquée à « 1 à 4 », alors le partage serait automatique, l’exploitation du travail de peine par le grand capital disparaitrait, pas besoin de bagarre répétée partout, en fustigeant injustement les non-combattants comme complices. Quant aux syndicats des fonctionnaires français (devenus seuls syndicats avec les lois socialistes de 1981 interdisant le syndicat-maison dans le privé), leur bataille est la préservation des privilèges que n’ont pas les humbles, et je suis pour leur disparition pure et simple (des privilèges comme des syndicats bataillant pour eux). Enfin, pour ce qui est de la situation américaine (étasunienne), je pense que c’est très différent : d’après ce que j’ai entendu dire, le but populaire n’est nullement dans ce pays l’égalité, mais la chance pour tous de devenir hyper-riche écrasant les autres (vœu d’être un « winner »). J’ai entendu dire qu’aux USA, quand quelqu’un voit passer une voiture de luxe, il s’écrit « j’aimerai avoir la même un jour », alors qu’en France, la réaction dite normale est « quel enfoiré ce riche, je vais l’arracher de là à coups de pieds au cul ». Je ne connais donc pas la logique syndicale étasunienne, si elle envie le patron sans le désapprouver de ne pas partager.
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Clarification encore, 26/08/2019
    Mon ami néokeynésien, en réponses à une série d’objections de ma part, émet plusieurs remarques intéressantes, me semblant mériter discussion pour que je m’explique enfin de manière plus convaincante :
1/ Nous sommes toujours en désaccord total sur ce qu’est l’économie. A/ La richesse est selon moi et selon un économiste du 16ème siècle « ce qui est nécessaire à l’alimentation et au vêtement ». C’est à dire l’abondance de biens matériels. Toi tu vois avec les libéraux uniquement que la monnaie. Notre désaccord est radical. B/ Je suis aussi en désaccord avec ce que tu appelles ma « vision bol de riz ». Il faudrait plusieurs planètes si on continue à gaspiller l’énergie pas pour se nourrir. Rien n’empêche en occident comme ailleurs de produire sans débauche d’énergie. C/ Ceci-dit, je reste convaincu que le libre échange libéral, que tu soutiens, ne fait que gaspiller l’énergie. C’est le libéralisme qui n’est pas tenable et la mondialisation, C’est tout. Mondialisation que tu soutiens.
2/ J’ai toujours dit que mon néo-keynésianisme était sous contrôle écologique. Mais décharger ses détritus en Asie est lié à la mondialisation libérale que je combats, contrairement à toi.
3/ Avec ou sans monnaie privée le capitalisme reste ce qu’il est. C’est à dire un investissement en vue de récolter plus que son investissement de départ sur un marché où se rencontrent vendeurs et acheteurs. Ça ne change rien. Après ce que tu proposes butte toujours sur le même problème. Un capitalisme sans capitalisme.
4/ Ce que tu ne vois pas c’est qu’avec la mondialisation, si les produits sont moins chers en Occident, le travail lui est parti en Asie. Et qu’à terme même moins chers les ouvriers occidentaux ne pourront même plus se les acheter. Une fois de plus tu raisonnes en libéral qui ne voit que les coûts. Et tout ça conduit à l’augmentation des inégalités à l’intérieur des pays. Et le problème de fond, c’est celui-là.
5/ Je ne vois pas où l’on peut trouver un « capitalisme socialiste » ou plus exactement si je t’ai bien lu « un capitalisme marxiste ». Certainement pas du temps de De Gaulle. La définition du capitalisme c’est un investissement qui rapporte plus qu’il a couté sur un marché d’acheteurs et d’offreurs. Le capitalisme de De Gaulle correspond toujours à ça.

    Je re-réponds :
1A/ Je ne suis pas d’accord avec la définition donnée de la richesse : les classes supérieures, moyennes, et même les prolétaires avec emploi disposent en Occident des moyens de manger et s’habiller, pourtant elles connaissent une énorme inégalité de richesse : luxe solide made in France pour les très riches, premier prix fragile made in China pour les humbles. Ce qui fait la différence est la masse de monnaie disponible pour les individus ou familles, qui va entièrement gouverner l’abondance de biens matériels (et, en cas de surplus, les économies mises en épargne bancaire ou en bourse capitaliste). Ce n’est pas du tout que je ne vois que la monnaie, c’est que l’argent est la condition nécessaire et suffisante à l’obtention des biens matériels, et la force de monnaie nationale détermine le pouvoir d’achat en produits importés, ce qui devient très majeur maintenant que presque toute l’industrie a été délocalisée en Asie. Bref, ce que je dis me parait du bon sens, sans aucun a priori libéral. J’ai par ailleurs réfuté la démonstration de Ricardo selon laquelle le libre-échange donne automatiquement bénéfice réciproque et équilibré, cela ne me classe en rien parmi les libéraux. Et je suis aussi pour la condamnation de la fortune imméritée (non besogneuse), au total contraire des libéraux.
1B/ Je ne connais pas la prétendue débauche d’énergie qui est ici mentionnée dans la production occidentale. Dans l’entreprise où je travaillais, tout était fait (dans une certaine mesure) pour réduire la consommation d’énergie, et c’était dans les discours pour aider la planète mais clairement, en pratique, pour faire des économies et baisser encore les coûts, augmenter les bénéfices. Si on nous dit par exemple de ne pas trop refroidir les salles en été, c’est certes pour écologistement moins consommer d’énergie (moins faire couper d’arbres, moins émettre de gaz à effet de serre, moins polluer radioactivement, etc.) mais… aussi (principalement ?) pour moins payer les frais de climatisation/électricité. Le problème de l’épuisement des ressources (requérant davantage que 1 planète pour l’Humanité entière) n’est pas du tout cela, il est lié au fait que la consommation est immensément excessive, même sans production en mode gaspilleur non optimisé. La focalisation sur la croissance obligatoire (de la consommation) fait consensus chez les économistes dominants, et cela me parait un grand tort, catastrophique s’il y avait égalité, le tiers-monde (très majoritaire) méritant de consommer comme nous. Par ailleurs, la réserve « pour se nourrir » est contestable : il est notoire que la consommation énorme de viande bovine est hyper consommatrice en ressources (végétales, aqueuses, etc.), et une vraie politique d’économie pourrait l’interdire comme en Inde, le fait qu’il s’agisse de nourriture n’étant pas un argument, la production de poulets ou d’insectes à la place pouvant apporter peut-être les mêmes nutriments dont nous avons besoin avec immensément moins de gaspillage (et de prouts au méthane à effet de serre).
1C/ Dire que je soutiens le libre-échange libéral et la mondialisation n’est pas clairvoyant, m’amalgamant avec les dominants actuels que je combats moi aussi. Je suis contre la xénophobie, y compris économique, et contre les frontières, y compris pour les personnes, c’est très différent. Prenons un exemple : si la production en France de mangue se fait sous serre chauffée, très chère, 15 Euros par fruit, alors que la production de mangue se fait au Sénégal à 1 Euro par fruit, soit 2 Euros par fruit avec le transport jusqu’à nous : je suis d’accord pour qu’on cesse de produire ici des mangues « contre nature » en achetant plutôt celles du Sénégal ; je n’aime pas l’attitude protectionniste qui met 13 Euros de taxe sur le fruit sénégalais pour qu’il ne prenne pas la place ; quand le consommateur paie 15 Euros par fruit, il paie un travail (de culture, récolte, emballage, transport, vente) et il est tout à fait injuste que l’état en empoche 13/15=87% pour sa poche, pour payer ses fonctionnaires improductifs en grève chronique car refusant l’effort type privé. C’est en cela que je suis pour la concurrence internationale, MAIS je souhaite une monnaie unique et un SMIC mondial, ce qui changerait tout au système actuel (que je n’approuve pas). Du coup, la mangue sénégalaise ne serait peut-être plu’ à 1 Euro pièce et 2 Euros transport compris mais 8 Euros pièce et 16 Euros transport compris, cela annulerait ces transports inutiles simplement par abolition de la domination financière occidentale. Si, par contre, avec ces nouvelles données, elle revient à 4 Euros pièce et 8 euros avec transport, il me parait juste qu’elle remplace la mangue française à 15 Euros, et je n’aime pas le gouvernement xénophobe qui lui ajouterait 8 Euros de taxe (50% du total, sans rien faire méritant rétribution). Idem pour la production industrielle : avec ma monnaie unique et mon SMIC mondial, il n’y aurait pas délocalisation d’usines du tout, puisque pas de zone à main d’œuvre bon marché, quasi-esclave, au profit des consommateurs à monnaie forte de quasi-esclavagisme. Et même si on n’allait pas jusqu’à mon souhait de monnaie unique mondiale et SMIC mondial, l’ouverture des frontières que je souhaite (de manière humaniste anti-xénophobe) ferait que l’Occident recevrait des milliards de migrants pauvres diluant sa richesse par habitant au point de l’annihiler. En tout cas, il n’y aurait plu’ les riches occidentaux exploitant les pauvres d’Asie : les pauvres quitteraient là-bas pour venir ici, jouir de la solidarité locale, annihilant le problème d’injustice mondiale. C’est un total contraire de la mondialisation actuelle à frontières bouclées aux personnes (quoiqu’en disent les ultranationalistes, faisant semblant d’ignorer que nos ambassades continuent à refuser les visas et une police aux frontières/aéroports continue à interdire les venus « sans papier » d’autorisation).
2/ Je ne soutiens en rien le type de « mondialisation » qui fait que nous, riches, déversons nos ordures en Asie, pays pauvres. Je suis pour une vraie mondialisation faisant que les pauvres de là-bas viendraient ici, et par ailleurs qu’il n’y aurait plu’ de salaires occidentaux immensément supérieurs faisant notre population « riche hyper-consommatrice à milliards de tonnes d’excédents en déchets », mais équité mondiale, à nos dépens oui.
3/ Je ne crois pas à cette définition du capitalisme. J’ai lu que le capitalisme est né au 17e siècle avec l’industrialisation des manufactures détournant la main d’œuvre des tâches agricoles vers les productions d’objets en très grand nombre, requérant lourd investissement de départ. Cela n’a rien à voir avec le principe de faire du bénéfice qui est la base du monde marchand, simplement, depuis l’antiquité ou même avant, depuis que les humains ne sont plu’ des chasseurs-cueilleurs (d’après la légende se disant scientifique). J’ai été frappé en lisant les Evangiles, écrits je crois au 1er siècle : Jésus y condamne la personne qui touche de l’argent et le fait moins rapporter que les intérêts bancaires… 16 siècles avant le capitalisme ! Pour ce qui est de : pour ou contre le capitalisme proprement dit maintenant, sans amalgame erroné, il s’agit d’être pour ou contre la production en immense série, avec publicité suscitant de faux besoins, et ça je suis contre, je serai favorable à une interdiction de la publicité (donc du capitalisme). [Sauf information de nouveau produit disponible pour moins gaspiller, ce qui n’est pas une promesse illusoire de bonheur visant à créer envie artificielle consumériste].
4/ Je vois très bien que les Occidentaux surfent, depuis des décennies, sur une vague dangereuse : acheter chinois à bas prix même si ça met en péril leurs propres emplois donc leur capacité à les acheter. J’en ai entendu parler dès les années 1980 (à l’époque les produits chinois étaient dits Made in Hong Kong), et ce surf continue, ce n’est pas du tout que je ne le voie pas, c’est que je le condamne. Et je ne raisonne pas en libéral escomptant en profiter éternellement, au profit surtout de nos riches investisseurs et des fonctionnaires payés même si non-concurrentiels (et tant pis pour nos ouvriers), je souhaite l’abolition des frontières qui généraient cette bipartition mondiale en profiteurs acheteurs et semi-esclaves producteurs. Que les semi-esclaves soient autorisés à venir s’installer ici, et le système inégalitaire s’écroule, c’est ce que je souhaite.
5/ Le capitalisme socialiste est celui que j’ai aperçu en France en 1981-83 (et peut-être plus tard, même si certains disent, de manière assez convaincante, que le parti socialiste français n’était plu’ du tout socialiste) : en laissant les puissances d’argent exploiter les travailleurs de peine, il s’agissait de les taxer fortement pour payer une fonction publique pléthorique hyper-tranquille. Le capitalisme marxiste est celui dont j’entends parler en Chine actuelle (bien après Mao Tse Toung), le parti communiste gardant jalousement le pouvoir tout en laissant les investisseurs milliardaires (locaux en partie) exploiter les humbles ouvriers miséreux. Le capitalisme social gaulliste, dont j’ai entendu parler, est celui qui ne donnait pas tout le bénéfice à l’investisseur mais forçait à en partager une (petite) partie avec le travailleur exploité. Je suis contre ces trois formes de capitalisme (adouci, moins dur que la domination totale du fric sur le travail), je préfère la rétribution de l’effort et l’inexistence des inégalités, comme avec loi limitant les écarts de revenus individuels dans un ratio 1 à 4 (au lieu de 1 à cent mille peut-être actuellement).
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Enorme besoin de parer les objections très multiples…, 15-16/09/2019
• Mon ami néo-keynésien me répète une nouvelle fois : « Pour toi, un salarié doit être un esclave et dès qu’il sort de ce statut c’est un privilégié. Nous sommes décidemment dans un désaccord complet. » Je vais donc encore réessayer de me justifier, mieux j’espère. Un esclave, statut approuvé par la Bible et par Jésus-Christ même pour les enfants, est un humain vendable, corvéable et tuable comme un animal. Non, ce n’est en rien de rien le statut que je souhaite au salarié, et rien dans mes propos ne va en ce sens. Par ailleurs, un esclave est par principe forcément l’esclave d’un maître, l’esclavage est totalement indissociable d’un système à classes immensément différentes : oppresseurs et opprimés (même s’il peut y avoir au total 3 classes avec au milieu des pauvres ni esclaves ni possesseurs d’esclaves). Or, en voulant restreindre l’échelle des revenus mondiaux par individu à quelque chose comme 1 à 4, j'espère encore mille fois moins d’inégalité que dans la France actuelle sans esclavage (ou peut-être même que dans l’URSS stalinien prétendant au partage maximum, mais choyant leader et apparatchiks). Bref, mon utopie est totalement le contraire d’un esclavage. Par contre, c’est vrai, c’est une frugalité, avec dégringolade des ex-privilégiés au rang des ex-opprimés, mais ce n’est aucunement le but final éternel : une fois abolies les horreurs privilégiées comme en 1789, l’ensemble des humbles (et néo-humbles ex-privilégiés) peuvent progresser ensemble pour une vie moins frugale, davantage confortable matériellement. Aucun rapport là encore avec une condamnation à l’esclavage (ni éternel ni avec affranchissement). C’est simplement retrouver la moralité du travail : le réconfort paie l’effort, le mérite personnel (et pas les « avantages » hérités, les privilèges « gagnés »).
• Une autre fois, il exprime ça différemment : « pour toi la norme, c’est de crever de faim sinon on est un privilégié. Je suis en désaccord complet. » Non, je ne souhaite pas du tout la famine pour tous mais le partage équitable, sans statut privilégié selon le lieu de naissance (ou la race ou le type d’employeur = public ou privé). Enfin, il ne s’agit pas d’égalité mais bien d’équité : que le courageux aimable avec le client gagne (un peu) plus que le fainéant insultant le client, c’est justifié. Par contre, si ce qui commande n’est nullement la performance personnelle mais le statut groupiste, je vois là une injustice. Actuellement, entre l’ouvrier français travaillant 35 heures (produisant 100 unités) et l’ouvrier chinois travaillant 70 heures (produisant 200 unités, ou 190 unités), que le premier gagne mille euros et le second un euro, c’est un privilège éhonté, oui je le pense. Le plus grand mérite est à l’ouvrier chinois produisant 200 unités pour 1 euro et je souhaite effectivement que le privilégié dégringole au niveau du méritant. Ce chinois ne meurt pas de faim, non, et si les prix sont là-bas 100 fois moins chers, que nos commerçants ici s’alignent au lieu de se faire des masses de fric indu, et personne ne meurt de faim dans l’affaire, « simple » disparition de l’injustice géopolitique.
• Autre expression de sa part : « ta vision reste une vision de droite. Moi je dis le contraire. Par une politique juste et habile, ce que je souhaite c’est que le salaire de l’ouvrier chinois rattrape celui de l’occidental. L’ouvrier occidental n’est pas un privilégié mais celui du tiers monde : surexploité. » Ma vision n’est nullement de droite, ce n’est pas vrai, puisque je condamne l’exploiteur du dit exploité : avec revenus de 1 à 4 (infirmes compris), les votants à droite (riches non partageurs) auraient disparu du paysage, pas tués du tout mais la justification ancienne de leur vote ne serait plu’ présente. Quant au rattrapage de salaire entre chinois et français, il me semble impossible par principe dans le système actuel fondé sur les enchères décroissantes : le travail n’est parti en Chine que parce que le travail y est beaucoup moins cher payé (couvrant le transport et beaucoup de bénéfice même avec prix final abaissé). Si le salaire chinois augmente jusqu’au salaire français, avec le transport il n’est plus concurrentiel et donc perd le marché du travail, qui revient ici, donc ça ne se fera jamais, avec ou sans « politique juste et habile » (que je n’arrive pas à imaginer). Donc je ne vois que deux modes : l’injuste exploiteur actuel pro-occidental et le juste abandon des privilèges occidentaux (et n’est pas du tout de droite car sans plu’ de profiteurs du tout, tant en Chine qu’ici – rien que ça ferait augmenter les salaires chinois, puisqu’au lieu de faire la fortune de milliardaires chinois en sous-payant le travail de peine, il y aurait partage chez eux, et on redescendrait un peu moins bas en les rejoignant). Enfin, je comprends qu’il existe un troisième mode, dont parle en France les partis dits extrémistes RN à droite et FI à gauche : le localisme, cesser d’acheter chinois et produire chez nous, c’est vrai ça peut marcher mais nous n’aurions plu’ ni pétrole ni gaz ni fer ni plastique ni café ni chocolat etc. ou nous payerions cela une fortune comme le font les Chinois ne les ayant pas non plu’, d’où dégringolade du niveau de vie actuel, ça rejoint un peu mon système, sauf qu’au lieu de se concevoir comme généreux partageur (de la misère du monde), c’est une volonté d’opulence privilégiée continuante qui raterait et ne remplirait pas ses promesses du tout (promesses égoïstes groupistes).
• Encore un mot une autre fois de sa part : « en disant que les ouvriers occidentaux sont des privilégies, ce que tu souhaites ne peut être que la misère à la chinoise. Inéluctablement. » Oui, je souhaite que l’on s’abaisse tous au niveau chinois, sans plu’ de privilège local/racial, et le juste partage (dévalisant les exploiteurs) fera un petit peu remonter ce niveau. Si ça ne peut pas remonter au niveau occidental antérieur, c’était qu’il n’était pas généralisable donc se basait intrinsèquement sur le non-partage privilégieur de certains, ce que je trouve très injuste. Les racistes et les nationalistes, se prétendant supérieurs aux sous-hommes, l’approuvaient (forme atténuée d’esclavage), mais les humanistes trouvent ça immoral (je suis humaniste pour cet aspect-là, politique empathique, même si je suis philosophiquement égocentrique doutant de l’existence d’autrui).
• Il dit aussi : « en économie il n’y a pas de xénophobie pas plus qu’en math. Il faut savoir quelle est la bonne doctrine qui permet que le système marche. » D’accord, le mot xénophobie n’est pas économiste, peut-être, il se trouve simplement que les politiciens font appel à la xénophobie politique des électeurs pour imposer le système des taxes pénalisant/refusant les produits étrangers. Ce serait pareil en Maths ou en jeu de cartes : si on décide que le 10 Noir est plus fort que le 10 rouge (et le Roi Noir plus fort que le Roi Rouge, etc.), c’est une convention comme une autre, arbitraire sans question morale, mais si elle est imposée par des peau-noire méprisant les peau-rouge, cet arbitraire me parait teinté de racisme.
• Il dit encore : « Ce que tu te refuses de voir c’est que la course au moins disant, c’est à dire au bon marché, ne peut que conduire à l’effondrement de tout le système. » Peut-être qu’il y aurait effondrement dans deux siècles du système de course au moins disant mais en attendant les profiteurs surfent sur la vague pour gagner un max de fric (c’est le projet d’Alain Menc : nous concentrer sur la valeur ajoutée en laissant l’Asie produire, de tous temps les marchands ont été bien plus riches que les producteurs), mais à mon avis cette injustice conduit droit à la révolution massacrant les profiteurs injustes (et victimes collatérales, apparemment le juifo Menc veut que les Occidentaux soient comme les Juifs du monde, sans comprendre que cette attitude conduit à la Shoah massacreuse d’enfants en se trompant de colère – mais une colère est justifiée par l’exploitation méprisante). Toutefois, le capitalisme, qui a gagné sa guerre du XXe siècle contre le partage à la communiste, est tout entier fondé sur la course au moins-disant : produire en masse pour baisser le coût unitaire donc le prix et rafler le marché en ruinant les concurrents, et ça a non seulement fonctionné mais tellement attiré qu’il a fallu le mur de Berlin pour empêcher les partageurs de venir en masse jouir de ces prix bas garants d’hyperconsommation. Toutefois ces nouveaux venus ont déchanté en devant abandonner leur pépère travail fonctionnaire pour se mettre à la trépidante cadence toujours croissante du monde privé. Les fonctionnaires français (comme mon ami), eux, veulent les cadences pépères (+ grèves colériques sans risque si un chef proteste) en profitant des prix bas obtenus en pressurant terriblement les travailleurs du privé, à mon sens ces fonctionnaires font partie des exploiteurs, et font durablement perdurer leur système injuste. Ceci dit, oui, je pense qu’à terme, en toute logique (honnête), le système d’exploitation pour les prix minima en ayant de quoi les acheter… va s’écrouler. Enfin, les modèles prédictifs sont divers, je pense : depuis 1975, l’Occident est en crise, et ça peut être le prélude à une accélération avec effondrement total, ou bien ça peut continuer à cahoter maladroitement ainsi une centaine d’années, bien après ma mort de vieillesse (si la mort du moi existe).
• Il dit plus loin « Ta vision du travail ʺproductifʺ est totalement contestable. Est-ce qu’un avocat, privé, est improductif ? pourquoi l’administration le serait ? ». Je ne sais pas bien répondre à la question de la « productivité » de l’avocat : le système judiciaire est tout pourri, avec des lois injustes, des juges injustes, des procureurs pourris, des avocats dits obligatoires, c’est affreux, imposé, pas « pensé » sauf peut-être par un monstre persécuteur. Ceci dit, habitué aux rudes cadences de l’industrie et recherche privées, je suis choqué par l’administration française, que je vois hyper-tranquille à charge de travail minuscule. J’ai vu les employées du conseil général, de la mairie, de la sécu, du CNRS, surtout occupées à refaire leur maquillage, à se faire du café, à papoter entre elles, au lieu de travailler avec célérité et efficacité. Et les payeurs ne sont pas considérés clients car s’ils ne sont pas contents : « rien à foutre, le salaire continuera à tomber quand même, jusqu’à la retraite, d’ailleurs privilégiée d’après les 6 derniers mois au lieu des 25 dernières années, et si les non-privilégiés ne sont pas contents (de cette injustice), on va les bloquer sévèrement grâce au monopole sur les services, paf ! ». La dominance fonctionnaire triomphe, pour garder une productivité ultra réduite à salaire type occidental privé donc fort à l’échelle du monde, pas du tout salaire de pays communiste, miséreux car avec 100% de fonctionnaires, la production est misérable. Notre professeur de russe dans les années 1970 nous racontait le dicton secret populaire en URSS : « ils font semblant de nous payer, alors on fait semblant de travailler », qui semble à mon avis en France fonctionnaire donner : « on fait semblant de travailler, et si quelqu’un proteste, on bloque tout par la grève sans risque, puisque banqueroute impossible et emploi à vie, yeah, les payeurs l’ont dans le cul ! ah-ah-ah, quels cons ! »… Je ne suis pas d’accord : je serais d’avis d’interdire la grève aux fonctionnaires (puisque non pressurés par un capitaliste milliardaire), façon allemande, et/ou donner aux fonctionnaires un salaire minuscule type pays communiste et non type pays à richesse par performance des cadences du privé. Et ce que je dis n’est pas du tout de droite car je souhaite l’interdiction des hauts salaires encadrants et des dividendes aux actionnaires oisifs (deux catégories qui justifient la politique de droite, richesse non partageuse). L’humbilisme est simplement pour les humbles, sans grands privilégiés (encadrants et financiers) ni petits privilégiés (fonctionnaires pépères à salaire d’employés à la dure). Note : j’imagine en face un cri outré « au nom de l’égalité c’est une honte inadmissible : pourquoi les salariés du public se verraient-ils interdits la grève qu’ont les salariés du privé ??? ». Je peux répondre facilement : d’accord pour l’égalité, donc supprimons la garantie d’emploi à vie qui n’existe pas dans le privé, réduisons dans le public aussi les effectifs quand l’employeur est en déficit jusqu’à retrouver l’équilibre, d’accord. Mais non, les fonctionnaires français veulent le beurre et l’argent du beurre, et les fesses de la crémière. Privilégiés injustes, oui, je confirme. Enfin, il y a certainement quelques fonctionnaires assidus au travail, performants, par éthique personnelle (ou ambition visant promotion), mais je pense qu’ils sont très minoritaires.
• Il dit enfin « Tu es partisan de l’ouverture totale des frontières et tu reconnais qu’acheter à bas prix est une erreur. Contradiction. » Oui, il y a une contradiction, mais elle n’est pas mienne : acheter à prix bas (donc importé de pays à monnaie faible et travailleurs sous-payés) est une erreur si on veut faire le bien de tous ici, car les producteurs locaux, non concurrentiels, vont faire faillite, mais les acheteurs y gagneront, peut-être longtemps, avant d’être eux-mêmes privés de ressources quand leur employeur délocalise à l’étranger, mais les fonctionnaires à travail non soumis à la concurrence (et grève sans risque en cas de tentative de réduire leur effectif) y gagneront, peut-être longtemps, avant d’être eux-mêmes privés de ressources, faute de contribuables solvables restant à racketter. Donc oui, c’est une erreur à terme, peut-être à échéance de 150 ans, mais l’égoïsme gouvernant, ça continue puissamment. Le constater ne me semble pas une erreur. Au lieu de ce mécanisme d’effondrement progressif des petites gens d’ici, au profit toujours de milliardaires tirant les ficelles, je suis d’avis d’abolir les frontières pour affronter immédiatement, en face, le problème des injustices, sans escompter en tirer profit personnellement (ou familialement) avant que ça s’écroule. Ce n’est pas une contradiction, non. A mon avis, résoudre le problème moral d’injustice géopolitique casse la problématique économique en obligeant à tout repenser, enfin honnêtement, humanistement et plu’ égoïstement (groupistement).
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Grève pour avantage, 28/09/2019
    Actuellement, comme en 1995, ont lieu de grandes manifestations et grèves fonctionnaires pour garder les « régimes spéciaux de retraite » (agents SNCF, RATP, etc.). Interviewé en fin de semaine passée, un manifestant clamait quelque chose comme : « c’est des acquis sociaux ! on l’a obtenu comme grande victoire, par nos grèves, pas question que ça soit nous volé maintenant ! ». Et Nathalie Arthaud, de Force Ouvrière, débattait avec virulence, disant quelque chose comme : « non, c’est pas du tout des privilèges, les vrais privilèges en ce pays c’est les milliardaires qui touchent des millions par jour sans travailler, protégés de l’impôt par le gouvernement Macron ! et les précédents ! ils ont tellement la trouille que ces salauds s’en aillent à l’étranger ! » (donc il faut la révolution anticapitaliste).
     Je ne suis pas d’accord avec ces deux camps : extrême-gauche (ou "vraie gauche") et droite (ou "vraie droite", depuis extrême-droite jusqu’à parti-socialiste).
     D’abord, je donne raison à l’extrême-gauche contre la droite : oui, la fortune immense du rentier oisif exploiteur est scandaleuse ; si j’étais au pouvoir, je restreindrais l’échelle des revenus par personne à un ratio « 1 à 4 », pour le monde entier (sans plu’ de frontière anti-partage) à monnaie commune, donc – en comptant l’indemnité aux handicapés et retraités – pas plus de deux fois le salaire d’ouvrier chinois par personne/travailleur. La droite et les nationalistes hurleraient mais ça me parait juste. Et pas besoin de révolution massacreuse contre eux, puisque c’est seulement un rêve en moi, une utopie virtuelle, pas activiste réaliste. Un détail : je dénie totalement que la grève fonctionnaire soit un acte méritoire : c’est un acte de violence, contre les non-grévistes insultés notamment, et qui profite honteusement de privilèges antérieurs : emploi à vie sans risque de banqueroute même si la performance rendue est nulle, paiement partiel des grèves – comme 5/7 du salaire pour mon frère enseignant agrégé travaillant 2 jours par semaine : 0% travail payé 71% ! (contre « payé 0% » pour une humble employée à l’heure comme mon épouse femme de ménage chez particuliers),
     Ensuite, je donne raison à la droite (et surtout aux humbles du privé non représentés politiquement) contre l’extrême-gauche : oui, les privilèges des fonctionnaires français sont scandaleux, si j’étais au pouvoir j’annulerais pour tous le droit de grève (puisqu’il n’y aurait plu’ exploitation par le richissime capital), et l’emploi à vie (des ex-fonctionnaires qui continuaient à pantoufler tranquilles en dépit des déficits abyssaux), pour que le salaire paie un mérite, non un statut privilégié. Et je parle de mérite en effort, travail de peine notamment, pas en ambition à commander ou naissance en « pays riche ».
     Bilan : je dis « oui, les fonctionnaires français sont des privilégiés, oui les rentiers millionnaires sont encore plus privilégiés, je souhaite ramener tous ces gens-là au statut ordinaire des humbles, non-privilégiés ». Ça se situe très loin à gauche de l’extrême-gauche (ou ultra-gauche) prétendue.
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Keynes repensé ?, 30/09/2019
     Si j’étais en désaccord profond avec la voie économique keynésienne, ce n’était pas que j’idéalise le libéralisme au contraire, c’est qu’elle m’avait été dite n’être possible qu’en économie fermée à frontières bouclées (or ce nationalisme antihumaniste, rejetant les étrangers sans faute aucune que d’être prétendus « mal nés » me paraissait xénophobe immoral). Mais mon ami néo-keynésien me dit qu’un état keynésien peut parfaitement laisser venir des masses de migrants, le principe keynésien n’a rien à voir avec ça (mais a pour spécificité l’investissement massif initialement à perte ?). Il convient donc que je réexamine ainsi le keynésianisme, par exemple en monde idéal uni, sans frontière, la question restant de choisir entre keynésianisme (investissement public à perte ?) ou libéralisme (laisser faire les individus voulant s’enrichir ?) ou autre (communisme ? humbilisme ?).
     Mais avant, pour mémoire, je rappelle une objection (économique et pas morale) que j’avais vis-à-vis du keynésianisme national : si l’état investit 100 milliards dans les usines de son pays, en escomptant que les ventes/salaires produiront 50 milliards de taxes/impôts par an en retour, cela capote si les acheteurs préfèrent acheter les produits étrangers moins chers plutôt que les produits de ces usines. En effet, dans ce cas le retour escompté ne viendra pas, et on n’aura fait que creuser la dette, à rembourser un jour, ça ne tient pas du tout (poursuivre cela plusieurs années produirait une misère très durable).
     Avec absence de frontières, absence de taxes/impôts allant ailleurs que dans la bourse du gouvernement investisseur, cette objection s’envole, est-ce le triomphe keynésien alors automatiquement ? Je ne crois pas, en effet les produits vendus illégalement (sel au moyen-âge, alcool pendant la prohibition étasunienne, cannabis actuellement ici, autres drogues si le cannabis est légalisé, etc.) échappent aux taxes, les salaires versés au noir échappent aux impôts (pour ceux qui les touchent) et aux cotisations sociales (pour ceux qui les versent, le déficit de sécurité sociale étant à combler par le gouvernement et ses taxes/impôts). Bref, le retour des sommes investies n’est en rien assuré puisque les dépenses peuvent s’éparpiller/s’évaporer, sauf en état policier terrible dissuadant terroristement la moindre entorse. Cette atmosphère de guerre civile, avec dénonciation de tous par tous (interdisant d’essayer d’échapper un peu au racket général organisé), me parait un enfer plutôt qu’un paradis – il est peut-être envisageable avec populations disciplinées suivistes, comme sont réputés parait-il les Allemands, Alsaciens, Danois, Japonais, mais la mentalité latine rebelle (débrouillarde inventive pour parler en termes positifs) causerait bien des drames j’imagine.
     Par ailleurs, pour que ce système keynésien fonctionne, il me semble falloir un système « positif » chaque année pour le gouvernement, ne manquant que l’investissement initial (effectué à crédit). Or actuellement, la situation n’est absolument pas cette positivité, que viendrait booster un investissement lourd basculant dans le négatif temporaire. Non : la France, les USA, le Japon, etc. sont chroniquement en déficit public, lourd, donc leur système n’est nullement garanti rembourser le futur investissement massif. Peut-être qu’après cet investissement, le bilan restera légèrement négatif, ou deviendra nul, ou à peine positif, sans rembourser aisément l’investissement de départ, qui n’était donc nullement garanti apporter par principe de la prospérité. Non, peut-être qu’on n’arrivera pas à le rembourser, la machine à rembourser semblant imaginaire, pas « assurée fiable et à simplement lancer/amorcer ».
     Au fait, en quoi l’humbilisme est-il partiellement keynésien ou libéral, ou opposé à ces deux voies ? Il me semble opposé à ces deux voies, car ce n’est pas un capitalisme payant peu les fournisseurs/employés (et surfacturant autant que possible les clients) pour que le bénéfice maximal revienne à l’investisseur (public en mode keynésien, privé en mode libéral). Et il n’y aurait pas aussi le principe capitaliste (anti-écologiste) d’investissement lourd en production gigantesque pour baisser les coûts unitaires avant publicité massive pour pousser les gens à consommer ou surconsommer (pour apporter le retour sur investissement + bénéfice). Non, la publicité serait interdite en monde (imaginaire) humbiliste, il serait interdit de créer des faux besoins artificiels, et il y aurait même condamnation (information des points très contestables) des faux besoins antérieurs (sport, tourisme, cosmétiques, etc.), pour en venir à une frugalité, mondialement partagée sans plu’ d’égoïsme groupiste dominateur. Le but ne serait pas le pouvoir d’achat maximal (dans mon groupe) mais le partage sans injustice. Contrairement au communisme il n’y aurait ni parti unique ni aparatchiks ni leader, ni prétendue égalité ni sociabilité obligatoire. Le principe serait l’équité individualiste et mondialiste, sans égalitarisme démobilisateur à la communiste/fonctionnaire rendant la performance productive : facultative, ou minimale pour maximiser le ratio réconfort/effort.
[Ajout 04/10/2019 : Keynes illégal ? J’ai entendu récemment aux informations que l’Europe a été condamnée par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce ?) pour avoir subventionné Airbus, faussant la concurrence avec Boeing, d’où multi-milliards d’amende, et taxes énormes à venir sur les exportations vers les USA (et autres ?) – les Européens, poursuivis depuis 15 ans sur cette affaire, attendant dans 6 mois la punition de Boeing/USA pareillement pour le même « crime ». Ma question, pas abordée à la télé, est : cela signifie-t-il que le keynésianisme, investissement d’état (ou gouvernemental multi-états), est maintenant illégal ? Si oui, est-ce parce que le libéralisme est devenu la loi du monde avec punition de toute autre voie économique ? Si oui, qui en a décidé et pourquoi les populations électrices en démocratie n’ont-elles pas été consultées ?]
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Vers une Economie v2.0 ?, 22/10/2019
    L’autre jour à la télévision, j’ai entr’aperçu la fin d’une interview de l'énarque Alain Minc (pseudo-intellectuel dont j’avais lu un livre avec lequel j’étais en profond désaccord – il suggérait de se concentrer en Occident sur la valeur ajoutée en laissant l’Asie produire – ce qui me semble conduire à une Shoah anti-occidentale justicière), mais il disait là une chose intéressante, quelque chose comme : « La situation nouvelle est totalement inédite et les modèles économiques s’avèrent tous faux, il faudrait que des économistes inventent une économie 2.0 : jusqu’à présent, on avait toujours dit que pour favoriser l’économie réelle sans que le capital se réfugie dans la spéculation improductive, bancaire ou autre, il fallait que les taux d’intérêt ne soient pas supérieurs à l’inflation, mais maintenant avec les taux d’intérêt zéro, ça devrait automatiquement booster l’économie selon tous les modèles, or elle stagne et ne redémarre pas. Il faut tout repenser. » (Plusieurs jours après, et n’ayant pas vu ce qui était dit avant, je ne garantis pas que ce soient les idées exactes, mais le principe semblait celui-ci.) Or, pour moi qui envisageais de repenser l’économie, ce pourrait être une immense incitation à le faire. Toutefois, avant cela :
- Ma base n’est nullement capitaliste : je ne pose pas comme présupposé qu’il y a des hyper-fortunés dont le seul but est d’augmenter au maximum leur masse de fric. (Politiquement/géopolitiquement, je serais d’avis de limiter, par référendum puis loi, les revenus à une échelle 1 à 4, mondialement et localement, avec monnaie mondiale unique). Je n’aurais donc nullement formulé la loi qu’il s’agit maintenant de contester (« si les intérêts bancaires rapportent davantage que l’économie pratique, le mieux est de rester s’enrichir dans le domaine financier sans investir », ce que disait Jésus-Christ il y a 2000 ans, selon un Evangile, désapprouvant l'individu qui n'a pas fait fructifier l'argent au moins autant que les intérêts bancaires).
- J’ai l’intuition que l’implosion occidentale n’était pas arrêtable par une baisse des taux d’intérêt même jusqu’à zéro ou négatif : tant que les employeurs seront lourdement taxés (en impôts et charges fiscales sur le travail local) en pays à forts salaires (à échelle mondiale, en monnaie équivalents dollars), ils délocaliseront les usines occidentales vers l’Asie sous-payée, ça n’a rien à voir avec les taux d’intérêt, et ça apporte la dégringolade économique ici.
- Le modèle français (ou occidental ?) consiste à faire payer les taxes et charges sociales sur le travail, pas sur les revenus du capital (sinon le capital va instantanément ailleurs car préférable tant qu’il y a des frontières – que je serais d’avis de supprimer, au risque de faire disparaître la supériorité occidentale en niveau de vie, équitablement). Cela tend automatiquement à pénaliser le travail local, freiner ou annuler son essor. Là encore, ça n’a rien à voir avec les taux d’intérêt.
- Avec le modèle français de travail cher, de travail féminin en masse, il me semble automatique qu’il y ait un énorme chômage (même à taux d’intérêt négatif) : une mère de famille ne peut pas accepter un travail à salaire faible puisque devant payer pour faire garder ses enfants, la différence étant négative ou nulle ou positive minable de quasi esclavage. C’est ce que j’appelle de faux chômeurs, refuseurs de travail, et ce n’est pas la faute des personnes mais de l’organisation française. Le salaire net est environ 50% de la somme payée par l’employeur pour cet emploi (salaire brut + charges employeur) ; oui, c’est ce qui finance la sécurité sociale, la retraite par répartition, l’assurance chômage, la fonction publique à cadences pépères et « avantages spéciaux », mais ça rend horriblement cher le travail y compris celui de garde d’enfant que devrait payer la mère de famille touchant elle-même un bas salaire. D’où refus d’emploi à salaire minimum ou presque, en n’envisageant d’accepter un travail que s’il est fort payé ; cela peut arriver exceptionnellement mais la voie normale semble hélas la poursuite automatique du chômage. Ce n’est pas que c’est désespéré, c’est qu’il faudrait abattre les dogmes en place, prétendus incontestables au nom de la Constitution ou quoi (retraite par répartition, emploi public sans cadences privées, emploi public à vie donc grévite fonctionnaire aiguë sans risque aucun d’où privilèges, etc.). On peut inventer mieux, mais si on est cadenassé, ce sera interdit d’application, et ça ne semble pas la peine d’accomplir ce travail immense de modélisation pour rien.
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Leçon pas très comique, 08/11/2019
  Un ami m’a raconté un bon mot du comique Coluche : « le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ; le communisme c’est exactement le contraire ! » (autrement dit : l’un est exploitation de l’homme 1 par l’homme 2, l’autre est exploitation de l’homme 2 par l’homme 1, ce qui n’est effectivement pas mieux et ne justifiait pas la guerre…).
   Mais je vois les choses un peu différemment, n’étant ni capitaliste ni communiste : l’homme 1 est le travailleur courageux et peu payé, l’homme 2 est l’héritier oisif, l’homme 3 est le fainéant refuseur de travail ou fonctionnaire français à micro-rendement et grève chronique (en URSS à 100% de fonctionnaires, le dicton secret était « ils font semblant de nous payer alors on fait semblant de travailler ! ») ; ainsi, le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme 1 par l’homme 2, le communisme c’est l’exploitation de l’homme 1 par l’homme 3, ce qui n’est effectivement pas mieux (remplaçant richesse choquante de quelques-uns injustes par misère de tous). La voie socialiste française et centre (gauche ou droit) est de cumuler les deux sans rien résoudre (la misère communiste n'étant évitée que parce que les hommes 1 se laissent exploiter, résignés) : l’homme 1 (petit employé du privé) est exploité par hommes 2 (actionnaire oisif) et 3 (refuseur de travail, fonctionnaire). Mais la voie humbiliste me parait la solution : que personne n’exploite l’homme 1, que les hommes 2 et 3 soient miséreux puisque non-travailleurs (sans les exterminer façon totalitaire « khmer rouge » ou équivalent).
   Ce n’est pas rigolo, mais c’est immensément majeur, pas vu par les journalistes épris de querelles nominatives entre célébrités, et pas vu par le public voyant ce théâtre avec dépit et jugeant (à raison) « tous pourris » (parmi les dominants).
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Malentendu confirmé, 25/11/2019
  Un ami répondait à un mot de ma part (sur un autre site) anti « retraite privilégiée des fonctionnaires en grève chronique sans risque ». Il me disait : « Ton discours toujours aussi férocement à droite préfère s’attaquer aux pauvres : les fonctionnaires en l’occurrence plutôt qu’aux riches. C’est toujours la vision du ʺbol de rizʺ ultra-libéral. C’est ton choix. ».
  Euh, je ne crois pas que soient « pauvres » des gens partant retraite à un âge avancé (par rapport aux humbles du privé) avec pension supérieure, mais j’ai répondu autre chose :
  « Tu te trompes, c’est peut-être un moyen psychologique pour toi, OK. Dans ma vision, d’ultra-gauche je le répète, il y a quelque chose comme 3 temps :
1/ stop aux très riches (échelle des revenus individuels à restreindre de 1 à 4, pas davantage)
2/ stop aux petits privilèges (fonctionnaires français et autres ʺavantagesʺ)
3/ stop aux injustices géopolitiques (occidentaux trop opulents, ruinant la planète)
  Tu te focalises ardemment sur le point 2, pour classer « à droite, ultralibéral » par amalgame ceux qui ne sont pas avec les favorisateurs de fonctionnaires français. Tu dis que le point 3 serait la guerre totale. Et tu oublies totalement le point 1, que j’énonçais mais qui démolit ta classification.
  OK, tant pis (je ne veux pas te convaincre d’adhérer à un parti, il n’existe pas, serait illégal » – voir mon site démocronde).
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Retraites et référendum, 27/11/2019
  Hier, j’ai vu le comique Canteloup se moquer du politicien mathématicien Cédric Villani qui aurait eu l’idée (géniale ?) de mettre « au référendum » la réforme des retraites (contestée surtout par les bénéficiaires des régimes spéciaux). Le comique plaisantait, disant des mots comme « Demander aux gens s’ils veulent Oui ou Non travailler pluss pour gagner moins, quelle bonne idée, quel suspense ! » Et le public éclatait de rire. On peut sourire de cette présentation absurde, mais c’est passer à côté du sujet, sérieux.
  En 1995, quand le privé était passé des 10 meilleures années aux 25 meilleures années (d’où baisse des retraites) tandis que le public refusait par grève totale de perdre ses 6 mois (d’où retraites très supérieures), j’avais déjà (24 ans avant le prétendu génie) estimé qu’il faudrait (suffirait de) un référendum pour faire entendre raison aux minorités privilégiées (fonctionnaires, parlementaires, etc.).
  Ce qu’il faut voir est qu’il y a (en 2019) deux phénomènes à dissocier :
1/ Avec une durée de vie allongée, et beaucoup de jeunes refusant le travail dur et peu payé, parvenir à continuer à payer les retraites est un problème ; une des solutions évidentes, pour y parvenir, c’est de baisser les pensions de retraites et travailler davantage. Cet effort pour tous n’est pas ce qu’il faut soumettre à référendum car il n’y a pas d’autre solution (dévaliser les milliardaires changerait peu, et n’est pas choisi aux élections, car les riches partiraient à l’étranger dans l’actuel monde pourri nationaliste voulu par la majorité des gens).
2/ Ce qui serait à interroger pour la majorité des Français, c’est l’abolition ou perpétuation des inégalités relatives de retraite (dans un contexte global de baisse des pensions mensuelles). Il serait proposé trois choix :
a) Que les humbles du privé perdent peu, que les privilégiés du public perdent beaucoup, pour restaurer une égalité.
b) Que les humbles du privé perdent énormément, les privilégiés du public conservant leurs privilèges (accrus en proportion par rapport au nouveau privé), sinon ils font grève bloquante illimitée.
c) Que les humbles du privé perdent beaucoup, et autant en proportion pour les privilégiés du public, laissant intacts les privilèges relatifs.
  Je suis persuadé que le référendum imposerait a, qu’une grève gagnante imposerait b (comme en 1995), qu’un compromis envisageable mais injuste donnera plutôt c. Je préfèrerai a donc le référendum, oui. Et ce 2a n’exclut pas 1, le comique mélangeant 1 et 2 faisait rire en disant n’importe quoi, mais ça n’enterre pas du tout la question sérieuse, posée, ordonnée.
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Ré-expliquer, 27/12/2019
  Mon ami habituel persévère et me conduit à réexprimer encore différemment mon point de vue, ça peut être utile (ou « ce sera probant cette fois, j’espère »).
  Il me dit : « ton raisonnement est toujours le même. Tu crois que la justice c’est un bol de riz pour tout le monde. Le fait que 100 personnes possèdent la moitié des richesses du monde ne te gêne par contre pas du tout. Une vision bien à droite qui je le répète est-on droit le plus strict. Je ne suis pas d’accord c’est tout. »
  J’ai re-répondu :
  Encore une fois, tu es dans le contresens total en refusant de me lire, de m’écouter objecter, c’est injuste, dommage. Le programme politique dans ma tête, je le répète une centième fois c’est 1/ réduire l’échelle des revenus à « 1 à 4 » (cassant les fortunes que tu répètes que j’approuve ! ben non pas du tout du tout ! mon programme est bien plus à gauche que Mélenchon et Mitterrand), 2abc/ abolir les petits privilèges des employés SNCF, ou même fonctionnaires français en général, ou même travailleurs (et non-travailleurs) occidentaux en général. Entendant 2ab, tu prétends qu’il n’y a pas 1, c’est faux, aveugle, injuste. Enfin, je t’accorde une circonstance atténuante : la télé parle comme toi, fait la même erreur en n’invitant que des gens de droite comme anti-fonctionnaires, alors quand ceux-ci disent que les employés SNCF sont privilégiés, ils prennent dans les dents la réponse cinglante : « pas du tout, les vrais privilégiés c’est vos copains hyper-fortunés ! », d’accord tu peux dire ça aussi à ces invités télé, mais ça ne s’applique en rien à moi, immensément différent. OK ?
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Le malentendu habituel, 27/01/2020
  Un ami me répond : « Tu récites comme d’habitude le catéchisme de la droite la plus ultralibérale avec en prime l’idée de l’équilibre automatique entre création de nouveaux métiers et disparition des anciens. C est du Hayek tout pur, le représentant de l’école autrichienne la plus ultralibérale. C’est ton droit. »
  J’ai contre-répondu : Comme d’habitude en politique où tu me dis de droite, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au coude… :
– Je n’ai jamais affirmé ʺpuisque tel penseur sacré de ma droite chérie l’a dit, automatiquement les emplois détruits sont compensés par des emplois créésʺ, pas du tout du tout. Simplement : autrefois, les sous que les gens avaient servaient à acheter des petites choses locales qu’on achète maintenant bien moins chères made in china, du coup l’argent économisé peut servir à payer des choses qui n’étaient pas achetées autrefois. La misère des vieux dépendants n’était pas gérée, on crevait quand on ne pouvait plu’ se déplacer ni rien, maintenant on envisage d’embaucher des agents ehpad, ce n’est pas que le besoin n’existait pas avant c’est qu’on l’a généré comme amélioration, et ça n’a rien d’automatique. Ce qu’il y a, que tu refuses (avec la prétendue gauche) de comprendre, c’est que les sans-emploi français refusent les métiers ingrats dans les ehpad (changeurs de couche-culotte gériatriques, sous les grognements de colère, etc.), peu payés donc refusés. J’appelle ça des faux chômeurs mais tu refuses cette idée, je n’y peux rien. Les chômeurs 1929 des USA ont été « sauvés » par Roosevelt les envoyant construire des barrages dans les montagnes désertiques (pour salaire minables mais nourris sans mourir de faim), en France ils refuseraient j’en suis sûr et certain : il s’agit de faux chômeurs exigeant travail tranquille et/ou grand salaire.
– A ce sujet, tu as peut-être entendu l’explication télévisée de Brigitte Macron expliquant le mot tellement critiqué de son mari ayant dit à un jeune ʺsi tu veux du boulot, traverses la rue, il y en a au restaurant en faceʺ : la veille au soir, ils dinaient au restaurant, et le restaurateur avait dit ça au président (il a des postes à occuper mais personne n’en veut, les chômeurs refusent), ce n’était pas une invention (horrible d’idéologie de droite) mais du vécu (pratique, sans politique). Pareil pour mon épouse devenue à temps partiel femme de chambre dans un hôtel, avec une collègue portugaise et une tunisienne je crois, l’employeur disait ʺje ne trouve personne, tous les Français que m’envoie Pole Emploi s’en vont tout de suite, parce que c’est un peu dur et pas très bien payéʺ. Faux chômeurs oui (au sens 1929 de vrais chômeurs).
– Je rajouterai un point sur la non automaticité du remplacement (des vieux métiers par les nouveaux métiers) selon moi : si schématiquement 1000€ servait à acheter 10 produits made in France, et qu’il suffit de 100€ pour acheter les mêmes 10 produits made in China (mettant au chômage les fabricants de ces 10 objets made in France), alors les 900€ économisés peuvent soit conduire à acheter 9 produits made in France (9 et pas 10 donc appauvrissement local sans compensation automatique), soit 90 produits made in China (avec donc niveau de vie accru ici pour les fonctionnaires à emploi garanti, et plein de chômage pour bien davantage de gens ici). Oui, le remplacement partiel est possible, mais je n’affirme en rien qu’il est automatique et complet. »
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Meilleure défense peut-être, 10/02/2020
   L’ami avec qui je discute politique, souvent, confirme sa désapprobation de mes arguments :
• « En effet, même si je ne rigole pas, je n’arrive pas à te classer à gauche, le mot est faible. »
   J’ai répondu cette fois : Comme d’habitude, tu me choques sur ce sujet-là, mais dans mes efforts à argumenter une réponse, je viens de tomber sur une piste je crois (merci à toi, donc, indirectement). Imaginons un continuum en matière de « partage », le centre étant mi-partage mi-accaparement, avec vers la gauche pluss de partage moins d’accaparement, et vers la droite moins de partage pluss d’accaparement. Dans ce système, je pense en tant que mondialiste tiers-mondiste être bien plus à gauche que toi pro-fonctionnaires français (avec leurs avantages intouchables aux dépens des autres, petits employés du privé majoritaires inclus), mais il se trouve que « La Gauche » est une sorte de label auto-proclamé par une zone pro-fonctionnaire anti-rentiers. Alors moi qui suis anti-rentiers anti-« privilèges-fonctionnaires », je n’appartiens pas du tout à cette zone « La Gauche », il se trouve simplement que je suis beaucoup plus à gauche qu’elle. Mais comme tu raisonnes de manière manichéiste : tout ce qui ne fait pas partie de ce « La Gauche », tu le classes à droite, ce qui est faux. C’est comme « L’Axe » en 1939-45 était en guerre avec la démocratie et le communisme, il pouvait clamer que tous les gens en désaccord étaient des sales rouges, ce n’était pas pertinent : il s’agissait d’amalgame pour dire « tout ce qui n’est pas moi est dans telle direction honnie ». Je pense que la lucidité est le contraire de l’amalgame. Mes critiques des privilèges fonctionnaires viennent de plus à gauche, pas de la droite (même si, sur le principe, les arguments contre peuvent se retrouver partout, tant à droite que bien plus à gauche, exactement comme « certains des arguments antinazis pouvaient se retrouver aussi bien dans les camps démocrate que communiste »). OK ?
• J’avais dit aussi : « ceci dit, je ne crois pas mélanger capitalisme et anticapitalisme, je pense être 100% anticapitaliste dans la mesure où je ne souhaite aucune rémunération des oisifs à capital. Peut-être que ça ne tiendrait pas debout, mais c’est mon utopie, irréaliste peut-être. » Et il a répondu « Bien sûr que si puisque tu es partisan d’une forme de travail forcé. »
  Je contre-réponds cette fois : Je ne suis pas partisan du travail forcé, non : si la légende du Jardin d’Eden était encore d’actualité, nul besoin de travailler, il suffirait de cueillir facilement les aliments en abondance à profusion. Toutefois, ce n’est pas du tout la situation : il n’y a pas abondance de nourriture gratuite mais un système en place de propriété complexe interdisant de se servir et requérant « argent » pour l’obtenir. Or cet argent ne tombe pas du ciel. Soit il vient de don/héritage de « riche », soit il faut devenir riche soi-même. Pour cela, hormis le jeu d’argent où mille perdent pour qu’un gagne (contraire du partage), la voie normale est « le travail » au service d’un payant, tout le monde étant payé/payant dans un vaste système déjà en place où je n’ai fait que débarquer en devenant adulte. Ce n’est pas moi qui force au travail, c’est que tout est organisé pour y forcer sauf à mourir de faim ou vivre une vie miséreuse horrible. Ceci dit, trois choses me choquent : 1/ la fortune immense (capitaliste) de rentiers ne travaillant pas (voire n’ayant jamais travaillé pour les héritiers) ; 2/ les avantages injustifiés des fonctionnaires français au statut, en grève chronique (sans risque, eux) pour conserver leurs privilèges, payés par les humbles non-bénéficiaires ; 3/ l’injustice géopolitique qui fait que les travailleurs de peine asiatiques sont miséreux alors que les travailleurs tranquilles occidentaux sont comparativement surpayés. Résoudre ces 3 injustices n’est pas vouloir le travail forcé. Il s’agit (dans mon rêve) d’aligner rentiers/fonctionnaires-français/occidentaux sur le ratio effort/réconfort de travailleur asiatique, avant d’améliorer ce ratio tous ensemble équitablement. C’est le principe que j’ai retenu de la révolution française 1789 : supprimer les privilèges injustes pour partager la misère du bas-peuple, celui-ci pouvant ensuite faire mieux en confort (et travail moins harassant) tous ensemble. Ce « tous ensemble sans privilégié » est le contraire du capitalisme à rentiers exploitant/méprisant les travailleurs. (Mais certes, comme pour le point précédent, cela choque les prétendus « Anticapitalistes » qui discrètement entendaient préserver les privilèges fonctionnaires ou occidentaux.)
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Encore "accusé", 15/02/2020
  Avec mon contradicteur habituel, je continue à « me défendre » (il me classe toujours « à droite » sans aucunement me haïr pour cela, mais je me sens insulté, classé « haïssable »…).
• – (Moi) Il est totalement faux de dire que je suis « de droite » : par rapport à moi, Mélenchon et Bezencenot sont d’extrême-droite, ce qui me situe à l’ultra-gauche. Ce n’est que si tu poses la question sous la forme « pour ou contre les fonctionnaires français ? = de gauche ou de droite ? » que tu aboutis (à tort) à me classer à droite, en oubliant que la critique des privilèges des fonctionnaires français vient de deux côtés opposés : de droite (Sarkozy, Macron, Lepen) et d’ultra-gauche mondialiste (moi).
– (Lui) J’avoue que c’est assez piquant et très drôle de t’entendre te prétendre d’extrême gauche alors que tu récites le catalogue de la droite la plus ultralibérale. Il va falloir que tu fasses ton "coming up » politique.
– (Moi) Si tu trouves un parti de droite condamnant l’enrichissement commerçant, le salaire fort des chefs, le dividende des actionnaires, le principe des frontières (nationales ou européennes), tu m’intéresses… mais je n’y crois pas, c’est que tu te trompes complètement en basant tout sur le caractère intouchable des privilèges fonctionnaires qui est ta définition (erronée) de la gauche partageuse…
– (Lui) Un parti de droite qui nous raconte que les fonctionnaires sont des privilégiés, que les français sont des fainéants qui ne veulent pas travailler, que la dette va tuer le pays et qu’il faut une monnaie surcotée, etc.., il n’y a que ça. C’est aussi ton cas.
– (Moi, aujourd’hui) Il y a contradiction totale avec mes propos : je ne suis nullement partisan d’une monnaie surcotée mais d’une dévaluation de 99% de l’Euro et du Dollar, pour amener les Occidentaux au niveau de vie des Asiatiques, équitablement (et je parle de tous les Occidentaux, pas du tout des seuls travailleurs à rendre miséreux dominés par des exploiteurs dans le luxe préservé, non). Pour le reste, c’est une confusion totale, et dramatique : en classant à droite tout ce qui conteste les dogmes de la fausse Gauche (petit travail tranquille fonctionnaire français à salaire capitaliste payé par ponction sur le secteur privé opprimant ses petits salariés toujours davantage), cela dirige ces humbles méprisés (ouvriers du privé) vers un vote protestataire à l’extrême-droite, la voie extrême-gauche humbiliste ayant été déniée, négationnée, classée à droite (totalement à tort, puisqu’elle est opposée au luxe des chefs et rentiers, exploiteurs du travail de peine). Je connais le discours explicatif médiatique à ce sujet : « les humbles se trompent stupidement, ce n’est pas leur faute, d’être bêtes, de se laisser séduire par la démagogie haineuse (envers les étrangers) », mais mon analyse est totalement inverse : la faute politique n’est pas chez les « chassés du camp gauche » mais chez les penseurs erronés travestissant le concept de partage au mérite (vraie gauche) pour assimiler gauche et respect des privilèges fonctionnaires en pays capitaliste. Personnellement, je ne suis en rien séduit par l’extrême-droite, ayant inventé mieux (et je vote blanc), mais il est vrai que dans la paysage proposé aux électeurs, les avoir chassé d’un côté les pousse souvent ailleurs. Il y a d’autres points soulevés, qui demandent des réponses particulières : 1/ « les Français ne veulent pas travailler » n’est pas chez moi un concept de droite, de col blanc méprisant les travailleurs de peine n’acceptant pas salaire de misère, pas du tout. C’est une réflexion proche de pauvre d’origine étrangère miséreuse (mon épouse) travaillant en France en étant très étonnée que les françaises refusent les métiers pénibles en préférant rester demandeuses d’emploi (d’emploi cher payé non pénible), proche aussi d’étrangère interdite d’entrée dans le pays (ma nièce) alors qu’elle accepterait le travail refusé par les françaises, bref c’est vu du camp vraiment miséreux (très très à gauche) et pas du tout du camp mépriseur (à droite). Oui, dans les deux cas il y a critique, mais ce n’est en rien la même critique. 2/ « la dette va tuer le pays ». Cela ne me semble avoir aucun rapport avec le sujet « gauche ou droite », mais avec le bon sens : qui va rembourser la dette s’envolant constamment depuis des décennies ? Léguer ça à nos descendants est un cadeau empoisonné tenant de l’égoïsme féroce (réputé de droite plutôt que l’esprit de partage et respect du faible, de gauche). Certes, il se trouve que l’économiste Keynes, prônant les déficits (temporaires et en économie non ouverte), a plutôt séduit les économistes inspirant la gauche de pouvoir (centre gauche) que la droite de pouvoir (centre droit), mais ça me semble anecdotique, fortuit et pas fondamental. Ces économistes me semblent tous des escrocs, sans pouvoir prédictif donc volant leur classement en scientifiques. Ainsi, la « science économique » affirmait doctement que les forts taux d’intérêt étaient la cause de la non-croissance donc du chômage (le capital préférant spéculer financièrement que s’investir dans l’économie réelle), or dans la dernière décennie les taux d’intérêt ont été abaissés à zéro sans résoudre le problème du chômage de masse en France. Et, effectivement, avec ici le travail féminin de masse, et le divorce de masse, une mère seule avec un petit salaire ne peut pas employer une garde d’enfant, donc refuse l’emploi à petit salaire, la normalité est donc devenue ici le refus de travail (peu payé). Et certes, la moitié de la somme payée par l’employeur en France s’évapore en taxes et charges ne revenant pas à l’employé mais payant les fonctionnaires en surnombre (+ « avec avantages », « acquis sociaux ») et le paiement des chômeurs, cela est très mal organisé. La « gauche » française voulant toujours davantage de fonctionnaires, toujours davantage payés, aggrave ce phénomène, au lieu de le résoudre, pour faire accepter le travail, méritoirement. Observer cela, le comprendre, c’est le contraire d’un esprit de rentier capitaliste, c’est l’avis de vrai travailleur (ou du camp de vrai travailleur, même si j’ai été finalement déclaré inapte au travail, car honnête, ce qui est classé maladie mentale en régime capitaliste). Certes, les rentiers disent un peu la même chose contre notre système de charges imposées car les taxes rognent aussi leurs bénéfices oisifs, mais le principe est totalement différent, ma réflexion allant de pair avec un souhait de condamner la Bourse et le surpaiement des chefs (mettant à mort l’esprit de droite).
• – (Lui) Tu en es resté aux étudiants des années 60. Aujourd’hui être étudiant est la condition sine qua non pour trouver du boulot et pas forcement, loin s’en faut, de cadre supérieur. Quant aux emplois qui pulluleraient ils figurent surtout dans les rêves de la droite la plus ultralibérale à laquelle tu te rallies volens nollens.
– (Moi) [Ajout 15/02/2020 : j’ai entendu à la télévision des employeurs affirmer qu’un des problèmes très majeurs du chômage en France est que la formation ne correspond pas du tout aux besoins des entreprises, même si l’apprentissage commence heureusement à se développer, mais la mentalité des parents et enseignants reste erronée, persuadée qu’il faut aller à l’université pour trouver du travail, alors qu’il est bien plus efficace, pour devenir employé, d’apprendre un métier] Désolé, mais… dans la discussion récente sur l’immigration économique, les métiers listés ne trouvant pas de candidats français comportaient des tâches sans formation, mais peu plaisantes et peu payées, ce qui est refusé. Aucun des opposants politiques n’a affirmé que c’étaient des faux chiffres, preuves à l’appui, et ça correspond à l’expérience de ma femme, ses employeurs, des hommes dont j’ai entendu parler (maris d’ex-collègues femmes qui sont employeurs). J’ai entendu aussi qu’en Grande-Bretagne, ils craignent de ne plu’ avoir de fruits et légumes avec le Brexit, car seuls les migrants acceptent ces tâches, pas les chômeurs locaux (je ne prétends pas que c’est une tare franco-française), en Australie un de nos ex-stagiaires a passé un an à récolter des courgettes et autres (ce que refusent les chômeurs de là-bas pareillement). La gauche unanime en convient, sauf toi, étrange, non ? (Enfin, comme toi, ils ne disent pas en clair « ces travaux sont refusés » mais « ces travaux sont trop peu payés, c’est pour ça qu’ils sont inacceptables »)…
– (Lui) Je ne sais pas où tu as vu que ce que tu qualifies de « gauche » accepte cette vision ultralibérale. Si on suit les libéraux comme toi, si les salaires seraient insuffisants alors il faudrait les augmenter. Ça s’appelle la loi de l’offre et de la demande. Encore une des contradictions dont tu as accepté les conséquences. C’est à dire une vision quasi esclavagiste.
– (Moi, aujourd’hui) Je ne suis pas ultralibéral du tout puisque je suis partisan de condamner l’enrichissement effréné des rentiers et des chefs, pour partager au mérite, avec échelle des revenus limitée à « 1 à 4 », avec prime à la pénibilité. C’est un point de vue d’ultra-gauche, absolument pas de droite libérale ou de centre-gauche libéral. Quant à savoir si je suis toujours favorable à la loi de l’offre et de la demande, ce n’est pas sûr, le sujet me semble immensément compliqué, demandant des foules d’arguments et contre-arguments, ce n’est pas une conviction de base en moi, pas du tout. Ceci dit, je n’affirme pas que les salaires français sont insuffisants, moi, je les trouve odieusement élevés comparativement à ceux des Asiatiques, et je serais partisan d’une sorte de révolution (de gauche) mondiale anti-occidentale. Mais je ne suis ni activiste ni violent, ce n’est qu’une vue de l’esprit, une utopie imaginaire (et une dévaluation de 99% de notre monnaie aboutirait au même sans violence : à notre ruine et à la gouvernance du monde par Chine et Inde). Toutefois, pour en revenir au fait contesté, je m’explique avec un schéma fictif : l’ouvrier chinois gagne 1, le chômeur français gagne 5, le travailleur français gagne 6, plein de chômeurs français refusent le travail car trop peu payé, est-ce que ça implique qu’il faut payer 10 le travailleur français (d’où fin absolue du travail en France, partant intégralement en Chine) ? Non, une autre approche consiste à dire qu’il ne faut plu' payer le chômeur, pour inciter à accepter le 6 (qui par rapport à zéro serait une très forte incitation à l’acceptation). J’entends le hurlement en retour : c’est de l’esclavage tueur, de ne plu’ indemniser le chômage – mais c’est faux, c’est la réponse à un abus qui était le refus du travail, ayant fait péricliter le système d’aide envisagé (utopique, ayant cru à la bonne volonté travailleuse de tous – comme l’utopie communiste s’est fracassée sur les gens refusant de travailler pour le bien commun si ce n’est pas à leur profit personnel). Je sais qu’on me dira que la moitié des chômeurs français ne sont pas indemnisés mais c’est biaisé : ces chômeurs non-indemnisés ne meurent pas de faim donc ils sont assistés d’une certaine façon. Qu’ils refusent le travail (d’ouvrier agricole par exemple) prouve bien que c’est un choix entre deux possibles vivables, pas une situation temporaire avant mort par inanition. Certes, une mère de famille divorcée ne peut pas faire garder ses enfants avec un petit salaire, mais 1/ c’est dû aux charges payant les fonctionnaires en surnombre et avec avantages, ce qui ne serait pas le cas dans mon système ; 2/ quand j’étais enfant, j’étais à la maison tout seul à partir de l’âge de 5 ans, le principe de surprotection adulte tient peut-être de l’hystérie sous influence des médias catastrophistes ; 3/ ne pas compter dans les revenus la pension versée par l’ex-conjoint (et les allocations familiales) fausse les chiffres, prétendant sans revenus des gens avec revenus ; 4/ en haussant les salaires, payant 10 le travail au lieu de 6, cela ne résoudrait en rien le problème car la garde d’enfant serait aussi plus chère, le décalage ne faisant qu’accroître le différentiel avec les Chinois, vers qui ira tout le travail évidemment (sauf interdiction xénophobe, indépendamment du mérite – d’où révolte justicière anti-occidentale un jour ou l’autre). Dernier point, m’accuser de semi-esclavagisme est erroné : je ne veux nullement d’oisif surpayé commandant des esclaves à paiement environ nul, je souhaite au contraire une échelle des revenus limités à un ratio « 1 à 4 » (mondialement avec monnaie unique), infiniment plus égalitaire que le système actuel (et que l’idéal des fonctionnaires français, se prétendant « de gauche » en gagnant 100 fois davantage que leurs équivalents chinois), le système actuel est donc bien plus esclavagiste que moi.
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Justification à nouveau, 16/03/2020
   Mon ami contradicteur habituel n’est toujours pas convaincu et me répond avec un argumentaire, que je vais contester point par point (je numérote son mot pour cela) : « j’ai déjà répondu par avance à tout. Je n’ai que des ajustements à faire même si je les ai déjà effectués mais peut-être pas assez. 1/ Si tu dévalues les monnaies occidentales tu n’obtiendras pas la ruine de ces états. Ce qui compte c’est le PIB qu’il soit exprimé en roupie ou en euro. 2/ C’est toujours la même erreur qui a conduit à l’idée démente de l’euro. Je te pose la question. Si on double la valeur de l’euro serons-nous plus riches ? Pas du tout parce que l’économie s’effondrera. 3/ Je pourrais à l’extrême limite te considérer de gauche si tu disais "je veux prendre la fortune de familles qui à 400 membres sont plus riches que la moitié de la planète et un peu sur les fonctionnaires." 4/ Mais ta vision très à droite consiste toujours à croire que la pauvreté des très pauvres vient de la très très relative richesse des pauvres et non celle extrême des riches. C’est très exactement la définition du libéralisme extrême. 5/ Quant à ton idée de "petit travail tranquille" bien exagéré, c’est exactement ce qu’a dit l’ancienne patronne des patrons : la rouquine dont j’ai oublié le nom : "la vie est précaire, l’amour aussi, pourquoi pas le travail ?". C’est faire litière de toutes les luttes sociales ayant en partie abouti à une certaine sécurité, très relative, en opposition à la jungle ultralibérale du dix-huitième siècle. 6/ Et avec tout ça tu te prétends de gauche ? Venant de quelqu’un d’autre, j’aurais traité ça avec un haussement d’épaules. 7/ Ce que tu ne vois pas avec cette idée d’apprentissage, bien de droite d’ailleurs, on a ça sur RMC, c’est que ce qui sauve éventuellement ce n’est pas d’apprendre un métier qui risque d’ailleurs de disparaitre dans les prochaines années mais la capacité d’en changer. 8/ C’est à dire pour reprendre un mot célèbre "se gaver de théorie". 9/ Un ingénieur est facile à reconvertir pas un ouvrier spécialisé. Par exemple un secteur que je connais et qui effectivement est porteur : celui de boucher. Seulement dans quelques années on risque de ne plus manger de viande. Tu vas en faire quoi de tes bouchers ? 10/ Ta vision du moins disant, c’est à dire le plus bas, reste toujours la vision de la droite la plus libérale et de sa politique anti-keynésienne. »
   Je réponds :
1/ Le mot « exprimé en (telle monnaie) » est ambigu : tout dépend si l’on applique ou non une modification des prix et des salaires. Quand je parlais de dévaluer l’Euro, je voulais dire : à salaires inchangés en Euros, le pouvoir d’achat de ceux-ci en produits étrangers (comme pétrole, fer, etc.) s’écroulant, d’où ruine automatique. Il est évident que si on augmentait le nombre d’Euros pour compenser exactement, cela n’aurait aucun effet, mais il n’y aurait alors aucune dévaluation par rapport à l’étranger, seulement un artifice comptable sans conséquence aucune, ne servant à rien.
2/ Puisque je suis favorable à une monnaie mondiale unique et un SMIC mondial unique, je me sens agressé d’entendre que l’Euro ait été une idée démente. A mon avis, le problème de l’Euro est la conjonction de formules de conversion injustes (comme 1€ = 6,55957 F et tant de Deutschemarks), faisant que le SMIC français charges comprises est 2 fois plus fort que l’équivalent irlandais, en même monnaie Euro. Alors évidemment l’industrie va produire moins cher en Irlande, ruinant la France, ce n’est pas instantané mais effectué sur des années ou décennies, les délocalisations étant complexes à organiser et pas dénuées de coût. Si on double la valeur de l’Euro, nos fonctionnaires non soumis à la concurrence seront deux fois plus riches en produits importés, oui absolument, simplement notre secteur privé concurrentiel disparaitra, n’étant plu’ concurrentiel, ce qui rendra l’Etat de plus en plus déficitaire mais il s’en contrefiche, incroyablement. Un peu plus loin, ça finit en banqueroute générale mais on n’y est pas encore, ça me semble la situation là autour, pas à cause d’un doublement de l’Euro mais d’une sous-évaluation de la monnaie chinoise, qui va nous abattre. Je ne suis pas pour une fuite en dévaluation concurrentielle d’ici et là-bas, je préfère la résolution de ces artifices monétaires nationalistes par une monnaie unique mondiale avec SMIC unique. Je maintiens que je ne vois pas où est mon erreur (même si c’est irréaliste et que les ténors de la finance préfèrent se goinfrer à leur façon, très différente, jusqu’à ce que ça pète).
3/ Oui, je suis d’accord entièrement pour ruiner les 400 hyper-milliardaires dominants, je l’ai dit et répété sans être entendu. Toutefois, ce n’est pas moi personnellement qui prendrais leurs fortunes, et je suis défavorable à ce que ce soit l’Etat façon communiste parlant menteusement au nom du peuple (ou façon française via l’impôt pour financer des millions de fonctionnaires à petit travail tranquille). Le plus adéquat me semblerait que le peuple mondial vote pour réquisitionner ces fortunes, partagées alors entre tous. Et abolisse les privilèges de statut propres aux fonctionnaires, même si ce n’est pas toujours financier.
4/ Ma vision n’est pas de droite c’est faux : elle conteste les grands privilèges et les petits privilèges, d’une position non privilégiée, ce qui est la vraie gauche. Tout est faussé car la fausse gauche s’est définie comme prétendue vraie gauche en ce centrant sur les petits privilégiés, appelant « droite » ce qui est à sa gauche. C’est totalement injuste. Enfin, j’hésite moi-même entre deux modes d’expression : si on appelle « gauche » la défense des fonctionnaires, je ne suis ni de gauche ni de droite, c’était le principe de ce site au départ ; simplement, le refus de cette convention pour me classer « de droite » m’amène à revenir au principe, selon laquelle la gauche incarne la justice au profit des travailleurs contre les profiteurs, et dans ce cas (de mots facultatifs) je suis davantage à gauche que la prétendue gauche. Mais en aucun cas à droite. C’est un avis personnel : mon épouse vote à droite car elle est en désaccord avec les forts impôts de la gauche française, et pense que les plus riches sont les plus méritants. Ce n’est pas mon avis, même si je n’aime pas les impôts rackettés pour alimenter le trou sans fond (et sans effort méritoire) de la fonction publique et des revenus politiciens. Ma position est totalement différente du libéralisme extrême que j’avais lu dans un ouvrage d’Alain Minc : « laissons l’Asie produire et concentrons-nous sur la valeur ajoutée, bien plus profitable » (ce que je considère comme du vol à grande échelle). Je suis libéral mondialiste au sens que je n’aime pas le nationalisme xénophobe à frontières (artificielles) bouclées et armées, mais ça n’a aucun rapport avec la volonté de droite de générer quelques gagneurs ici couverts de fortunes. Pas du tout : que l’équité réconfort/effort survienne entre nous et les ouvriers chinois, Marx aurait pu le dire s’il était né vers l’an 2000, ça n’a rien de rien à voir avec l’esprit de droite. Ceci dit, je serais accusable injustement avec la même critique pour mon désaccord interne aux sociétés privées françaises : ce n’est pas du tout que je m’attaque aux petits cadres à salaire correct en innocentant le grand patron fortuné, c’est au contraire que je condamne à la fois le grand patron et les petits cadres, injustement surpayés. Au 19e siècle, le scandale était celui-là, interne aux pays maintenant riches, et les prétendus bons de cœur, vainqueurs des « luttes sociales », je les considère comme des monstres colonisateurs partisans de l’indigénat. Peu a changé, pour la fausse gauche, franco-française, choisissant d’oublier l’injustice mondiale.
5/ Je confirme ma conviction de job fonctionnaire « petit travail tranquille », expliquant parfaitement les grèves colériques quand survient un projet de privatisation, signifiant « énorme perte de tranquillité », jusqu’au suicide en nombre tant c’est dur (comme ça s’est passé avec France Télécom). C’est comme la détresse des nobles 1789 ayant perdu leurs privilèges, je n’ajoute pas « oh les pauvres chéris », non, je considère que c’est la réparation d’une injustice ayant trop duré.
6/ Oui, la défense des vrais humbles est la vraie gauche, ce n’est que le manichéisme simpliste qui classe à droite tout ce qui s’écarte de l’orthodoxie se prétendant (à tort) « gauche ». Enfin, c’est relatif, certes, puisque ma gauche est absente des élections donc de l’hémicycle politicien, mais je parle de principes.
7/ Si un métier disparait, il suffit d’en apprendre un autre, je ne vois pas où est le problème, ça n’a rien à voir avec une idée de droite. C’est le bon sens adaptatif, qui ne s’oppose qu’à la fausse gauche des fonctionnaires entendant effectuer leur tranquille routine bien payée éternellement, grâce au statut et aux grèves aux moindres « menaces » de changement.
8/ « Se gaver de théorie » est une calamité car c’est compris comme « devenir plein de vérité » alors que les théories en question peuvent être démenties, aujourd’hui (pour les diplômés d’hier) ou après-demain (pour les diplômés de demain).
9/ J’ai rencontré quantité d’ingénieurs nuls et prétentieux à tort. Qu’ils aient des mafias pour se recaser entre eux par copinage n’est en rien un gage de valeur personnelle (ou d’utilité pour l’entreprise). Si on ne mange plu’ de viande, le boucher compétent se mettra aux légumes, où est le problème ?
10/ La vision du moins disant n’est pas du tout de droite pro-grands-riches, ni de fausse-gauche pro-fonctionnaires, elle est l’esprit de la révolution 1789 à mon avis : abattre les privilèges qui plaçaient à tort « au-dessus » une minorité de la population, pour les abaisser au niveau de base, même s’ils n’aiment pas ça du tout. Enfin, j’ai entendu dire que le peuple combattant en 1789 avait été doublé par la bourgeoisie tirant tout le bénéfice à elle, mais je parlais du principe « abattre les privilèges et fortunes injustes », pas des détails réalistes moches en pratique. Quant à Keynes, je n’y crois pas : sans fermeture xénophobe des frontières ça ne marche pas je crois, et je n’aime pas la xénophobie, et puis c’est le keynésianisme dominant qui a je crois justifié la coutume du déficit public chronique (à rembourser par les générations futures) et je trouve ça moralement moche, et je pense que ce n'est pas du tout efficace à longue échéance.
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Esprit 1789 ?, 19/03/2020
  Mon ami contradicteur me répond : « Une fois de plus ta comparaison avec 1789 ne tient pas, j’en ai déjà parlé. Le privilège reste pour toi un travail qui sort de l’esclavage, c’est à dire une vision ultralibérale. Les media ne font que distiller une pensée ultralibérale entre autres anti-fonctionnaires et anti-État, je ne vois pas où tu as vu le contraire. Sinon, cites moi un media qui le fait. »
   Je ne suis pas d’accord. 1789 n’est qu’un exemple parmi d’autres, partout où il y a plusieurs niveaux, cela s’applique pareillement : les cadres moyens peuvent maudire les privilèges des cadres supérieurs et patrons, les techniciens peuvent maudire les privilèges des cadres et patrons, les ouvriers peuvent maudire les privilèges des techniciens et cadres et patrons, les CDD temporaires peuvent maudire les privilèges des CDI installés et patrons, les chômeurs peuvent maudire les privilèges des employés et patrons, les asiatiques, africains et latinos peuvent maudire les privilèges des occidentaux. L’esprit de gauche (comme le but annoncé en 1789) consiste à abattre les privilèges pour amener tous au niveau bas assez acceptable, qui n’est pas un esclavage mais une frugalité travailleuse rémunérée petitement (ce que les grands privilégiés de droite, les petits privilégiés de fausse-gauche, n’aiment pas, certes).
   L’ultra-libéralisme me semble totalement indissociable du principe « faire fortune » (en pariant bien, jonglant mieux que les faibles). Mon système cassant la richesse ne peut donc en rien être qualifié d’ultra-libéral, sauf confusion. De même, restreindre les revenus individuels à une échelle 1 à 4 est l’opposé total du « laisser-faire » libéral à enchères illimitées.
   Concernant les médias, ils ne sont pas ultra-libéraux entièrement, en ceci qu’ils ménagent avec immense attention la portion fonctionnaire de leur public, sans du tout tenir les propos anti-fonctionnaires que j’ai entendus de presque tous à mon ex-usine (privée), dans un taxi (indépendant), etc. Par ailleurs, les médias s’avèrent au garde à vous transmettant sans critique la parole d’Etat au sujet des crises Lubrizol et CoViD-19, ne faisant nullement preuve d’intelligence critique mais se comportant en courroies de transmission servile, absolument pas anti-Etat.
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Définitions revues en détail, 09/04/2020
  Mon contradicteur habituel persistant obstinément à me classer « de droite », j’en viens à vérifier la définition exacte, au sens politique, des termes gauche et droite. Pour cela, je me sers de l’introduction « seconde » de l’article Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_et_droite_en_politique (après avoir dit qu’initialement la droite était le soutien au roi et la gauche l’opposition au roi).
« Aujourd'hui les partis de droite et de gauche sont principalement en opposition sur :
• les valeurs de liberté (libéralisme économique, liberté d'entreprendre ), de propriété privée, de mérite, d'identité nationale, d'ordre, de sécurité, de tradition et de conservatisme (droite) , d'autorité, de familialisme, de justice (pénale), de non-intervention de l'état dans l'économie ;
• les valeurs de progrès, de liberté (individuelle, libertés fondamentales, libéralisme des mœurs), d'égalité, de solidarité, d'insoumission (gauche), de tolérance, de justice (sociale), de nationalisation des biens communs et des services publics, de planification de l'économie
»
D1/ Pour la liberté, ça commence mal puisque clamé par gauche et droite pour se différencier en s’en prétendant tous deux les vrais champions. Les pays occidentaux « de droite » se définissaient comme les pays de la liberté (individuelle, fondamentale) contre le bloc communiste « de gauche » dictatorial oppresseur de cette liberté (et je n’oublierai jamais que la dictatoriale Loi Gayssot contre la liberté d’opinion vient en France du parti communiste), mais le monde de droite se fonde sur le luxe non partagé protégé par la police féroce et omniprésente, dissuadant de juste partage entre les créateurs de richesse. Le mot liberté ne veut rien dire, c’est du bla-bla d’autosatisfaction.
D2/ Suis-je avec la droite pour le libéralisme économique ? Oui et non. Oui au sens où je n’aime pas les frontières « patriotes » (à la De Gaulle ?) xénophobes punissant les produits étrangers d’être étrangers, mais « à gauche » les Soviétiques interdisaient pareillement le Coca-Cola car américain. Non au sens où je n’aime pas les fortunes colossales amassées en système libéral par les chefs et cadres faussement dits supérieurs, et je serais pour une limitation de 1 à 4 pour l’échelle des revenus individuels (ce qui est bien plus étroit qu’entre un leader communiste et un petit ouvrier agricole de base, donc ça me situe à l’hypergauche – classant l’extrême-gauche à droite comparativement).
D3/ Concernant la liberté d’entreprendre, j’y suis plutôt favorable, mais en désapprouvant le sens étasunien de cela, qui est « faire un maximum de fric en montant tout seul sa boîte, puis exploitant des petits employés à son propre profit ». Non, puisque je condamne la richesse non partagée avec les humbles travailleurs efficaces, je ne suis pas pour ce modèle. D’accord pour contourner les blocages des grands groupes monopolistiques mais pas pour faire fortune personnelle exploiteuse.
D4/ Pour la propriété privée, je n’ai pas les idées claires. Je n’en fais pas un principe important défendu jalousement dans la mesure où c’est la norme ici, mais je serais très malheureux en un pays où on me prendrait ma maison, ma femme, mes livres, mes dessins, etc. Ça me semble une domination des extravertis interdisant le repli individuel et je n’aime pas ça. Je préfère le libre partage des textes et dessins (avec Internet par exemple) plutôt que le Copyright jaloux et rapace, mais sans intrusion d’autrui dans mon espace privé, mon nid à moi, me privant de mes textes et dessins améliorables (ou signant menteusement de mon nom des horreurs, puisque ma signature ne m’appartiendrait plu’ aussi).
D5/ Le mérite est une question difficile. Je comprends ceux qui disent que la paye doit être au prorata du mérite, pour rétribuer le travailleur assidu davantage que le fainéant refuseur d’effort. Mais les prétendus très-méritants s’avèrent souvent des ânes prétentieux, nuls en clairvoyance ou inventivité, diplômés en récitation stupidissime, surpayés pour moche ambition écraseuse d’autrui et/ou mensonge efficace (en faisant éliminer les lucides contestataires).
D6/ Pour l’identité nationale, je suis 100,00% contre, donc pas de droite du tout. Mais ça ne me place pas à gauche non plu’, le gouvernement socialiste ayant maintenu la police des frontières et l’arme atomique (illégale) franco-française, le candidat plus à gauche (prétendue, Mélenchon) chantant la Marseillaise appelant à faire couler le « sang impur » des étrangers, etc. Je suis très très loin à gauche de toute cette droite, même prétendue « à gauche ».
D7/ Concernant l’ordre, je ne préfère pas l’anarchie (triomphe du plus fort ?), mais ce qui s’appelle ordre est généralement un « ordre injuste » qui me déplait, et il est faux d’affirmer que j’en suis partisan.
D8/ Je ne connais personne qui n’est pas partisan de la sécurité, ce qu’il y a c’est que cette notion est instrumentalisée par les possédants riches voulant opprimer les pauvres rebelles. Ce n’est pas mon cas, je ne suis pas de droite, mais il est faux de dire que la gauche est contre la sécurité des gens.
D9/ La tradition, je suis à 95% contre (donc pas de droite), il n’y a guère que des trucs bénins comme les cadeaux de Noël et anniversaire annuel qui ont un peu ma sympathie, sans argumentaire clair (autre que « la tradition »). Autrefois la tradition c’était l’esclavage, le droit de cuissage, la guerre tribale, le mot tradition me semble un repoussoir plutôt qu’un facteur de respectabilité (je ne suis pas de droite).
D10/ Pour l’autorité, voir ce qui a été dit pour l’ordre ‘en D7/, ça me semble voisin. A noter que le stalinisme prétendu de gauche ou extrême-gauche est de droite ou extrême-droite sur ces points. Je me rappelle Sarkozy à droite et Valls à gauche (prétendue) voulant rétablir l’autorité des professeurs etc. or moi j’ai montré fautifs plein de profs, et j’appelle « abus de pouvoir » leur autoritarisme. Ça ne me place pas à gauche non plu’, l’Union Soviétique ou la RDA ayant pour principe l’autorité du leader et du surveillant politique. Ou, encore une fois, je suis très très loin à gauche de toute cette droite même prétendue à gauche.
D11/ Le familialisme ne me plait pas (je ne suis pas de droite). Je désapprouve la fortune immense d’héritiers oisifs, grands gagnants du monde capitaliste. Même les droits d’auteurs me choquent quand ils sont transférés aux familles de personnes décédées. Être né de tels parents n’est en rien un mérite, selon moi (et selon tout le monde pensant correctement, me semble-t-il, sauf fanatiques croyants en des familles favorites de Dieu – principe du royalisme de droit divin, d’un certain protestantisme prédestinateur, du judaïsme à descendants d'Abraham préférés de Dieu/Yahvé, des castes indiennes endogames, etc.).
D12/ Pour la justice pénale, je ne suis pas d’accord (je ne suis pas de droite) : plein de lois (et la constitution) étant totalement injustes, leur application stricte est horrible selon moi.
D13/ Pour la non-intervention de l’état dans l’économie, c’est un mensonge : quand le capitalisme s’est planté durement, en 1929 comme en 2008 (et peut-être 2020, à confirmer), les financiers sont allés quémander de l’aide aux Etats. Avoir le beurre et l’argent du beurre, c’est simplement mensonger, pas une valeur de principe, claire et/ou grandiose. Avec complicités très multiples, le mensonge perdure, mais il n’est pas crédible.
G1/ Le progrès est une notion fourre-tout presque dénuée de sens. Ce n’est pas en soi une valeur mais une approbation d’évolution prétendue bénéfique quand d’autres jugements peuvent dire que la même évolution est au contraire un mouvement de retour vers la bestialité spontanée. Je pense à l’échangisme ou au meurtre de futur bébé, notamment. Bref, je ne suis pas pour ce prétendu progrès en fait immensément contestable (même s’il est bénéfique d’avoir cassé la domination des aristocrates et du clergé).
G2/ L’égalité m’est sympathique (je suis de gauche) mais attention : le système communiste s’est effondré en abusant de ce principe de rétribution automatique sans mérite : les agriculteurs ne récoltaient pas (d’où pénurie/famine) car pas davantage payés s’ils se donnaient cette peine, etc. A mon avis, il faut égalité entre les méritants pas entre tous. Et comme ça signifie qu’un travail de peine mérite autant ou plus qu’un travail de col blanc (au contraire du système capitaliste, à financiers surpayés en minimisant le salaire ouvrier), ça signifie qu’un travail d’ouvrier chinois mérite autant qu’un travail d’ici (ce qui est contraire au nationalisme, de gauche française « avant moi » comme de droite française).
G3/ La solidarité me parait une notion confuse, notamment depuis le mouvement polonais Solidarnosc ayant lutté contre le communisme de partage obligatoire. Beaucoup de bla-bla dans cette notion semble-t-il.
G4/ L’insoumission me plait un peu face à la loi injuste, l’ordre injuste, mais les gens en colère sans raison (ou croyant crédulement des idiots affirmant n’importe quoi) me déplaisent aussi. Je suis choqué par les lycéens/étudiants improductifs prétendant actuellement faire la grève car ils croient les scientifiques sans avoir idée des mensonges inhérents à ce domaine, l’incompétence hurlante ne m’est pas sympathique, non. Pas plus que l’oppression par le menteur interdisant contestation, ce n’est pas simple.
G5/ La tolérance est une notion peu claire : en URSS (dit très à gauche), la sympathie capitaliste ou individualiste était punie de prison/goulag/internement psychiatrique ou mise à mort, c’était un contraire de la tolérance, et la loi Gayssot d’origine communiste approuvée par les prétendus libéraux casse en France la liberté d’opinion, la tolérance proprement dite. A l’inverse, aux USA se disant champions de la liberté, de la tolérance, sont autorisés le Ku-Klux-Klan ouvertement raciste, le néo-nazisme raciste, ce que je n’aime pas, mais une chasse aux sorcières (incohérente) est intervenue contre les sympathies communistes, c’est une affaire de bla-bla menteur presque partout.
G6/ Dire que la justice sociale est un objectif de la gauche me parait mensonger : les gauches françaises se battent pour préserver ou accroître les privilèges des fonctionnaires français, voulus toujours plus nombreux, en laissant tomber les vrais humbles que sont les petits employés du privé, effectivement exploités par des fortunés plus ou moins oisifs. Le principe est de conforter les petits privilégiés (fonctionnaires) en faisant cracher du fric aux grands privilégiés (patrons et hauts cadres du privé, actionnaires) qui l’obtiendront en pressurant davantage encore les petits employés du privé, abandonnés par la fausse gauche, et à protéger eux avant tout selon l’humbilisme, qui est non-« gauche » ou est « vraie-gauche ». Ça, ce serait de la vraie justice sociale, au profit des humbles pas au profit de petits privilégiés en écrasant toujours les humbles méritants. Oui, il y a des grands privilégiés à abattre aussi mais c’est l’abolition de tous les privilèges qui serait la justice, la vraie.
G7/ Concernant la nationalisation des biens communs et services publics, c’est là encore une confusion totale. Je suis contre les deux pans opposés. Contre la fortune immense d’exploiteurs privés dominants de quasi-esclaves, mais aussi : contre le statut de fonctionnaire dissuadant de l’effort et du respect envers les clients. J’ai inventé la solution, humbiliste, qui n’est ni de gauche ni de droite : effort privé sans fortunes injustes.
G8/ La planification de l’économie a été organisée en France par De Gaulle, avec un dirigisme de droite, il n’est pas clair d’en faire une idée de gauche. Par ailleurs, j’ai entendu parler de route forestière en Amérique du Sud, s’arrêtant au milieu de nulle part car les fonds prévus au plan concerné étaient épuisés donc stop (éternel, gaspillage, si le plan suivant privilégie d’autres buts). Inversement, le libéralisme absolu semble en crise assez souvent et appelle au secours les états pour fonctionner, ce n’est pas crédible comme idéal efficace.
DG0/ Pour en revenir au principe indépendamment des digressions contradictoires, je repartirai du principe Gauche = partager entre les méritants de base, Droite = réserver le luxe au très puissant, ses domestiques en profitant un peu. Au début, hésitant entre royauté et démocratie c’était clair : Démocratie = Gauche, Royauté = Droite. Ensuite avec les luttes ouvrières pré-communistes, c’était clair encore : Partage = Gauche, Luxe des possédants et Misère des travailleurs = Droite. A mon avis, le troisième temps est le monde mondialisé : Partage mondial (« bol de riz » à chaque travailleur) = Gauche, Confort des statuts (fonctionnaire, occidental, « bourgeois ») = Droite. Ce qui m’arrive est que des personnes nationalistes (sans le dire, keynésiennes par exemple) refusent le troisième mouvement pour rester bloquées éternellement sur le second, l’accès au mieux par statut (fonctionnaire, occidental, etc.) étant à l’époque dit « idéal de la gauche », alors que c’est un privilège de droite dans le troisième mouvement, humaniste sans frontières xénophobes (= sans archaïsme tribal).
DG0’/ Le reste du texte Wikipedia propose une opposition intéressante « Droite = ʺLiberté > Egalitéʺ ; Gauche = ʺEgalité > Libertéʺ ». Mais ça me semble mensonger : pour la droite, il n’y a absolument pas liberté de prendre la fortune du riche mais verrouillage policier empêchant le partage (pour les travailleurs de peine) ni liberté du peuple de prendre le pouvoir du gouvernant (référendum d’initiative populaire sciemment interdit) ; pour la gauche française, les étrangers sont inférieurs rejetés (et/ou exploités) et non égaux, et les non-« représentants » ne sont pas égaux aux prétendus représentants (référendum d’initiative populaire pareillement interdit). La position humbiliste serait une vraie gauche sans xénophobie : ʺégalité entre tous humains > liberté d’être xénophobe tribalʺ, et vraie droite aussi sans plu’ de mensonge : ʺliberté de référendum d’initiative populaire > égalité de tous (en fait fliquage de tous les prétendus inférieurs par le chef)ʺ. Bien sûr intervient tout de suite (dans mon système) la réserve n°1G pour échapper au piège communiste : ʺégalité entre tous les travailleurs, pas égalité de revenu entre le refuseur de travail et le travailleur courageuxʺ. La réserve n°1D serait ʺle droit à la contestation argumentée, sans dictature oppressiveʺ.
DG0ʺ/ Un autre passage de l’article Wikipedia dit que le clivage gauche/droite est maintenant remplacé par nationalistes/européens, mais les humbilistes démocrondes ne sont ni l’un ni l’autre : mondialistes humanistes antinationalistes même avec pseudo-nation européenne (ne faisant que bouger le même problème des frontières injustes).
DG0’’’/ Il me semble que la définition la plus simple de gauche et droite est compatible avec l’ancien temps royal, le temps ouvrier moderne et le temps post-moderne mondial futur : la droite, c’est favoriser les très riches (qui ruisselleront sur des pauvres et indigents en bénéficiant indirectement) ; la gauche c’est casser les privilèges pour rétribuer le mérite des petits travailleurs. Entre humbilistes, marxistes, républicains, royalistes, il y a une flèche de gauche à droite, pas une simple dichotomie gauche/droite éternelle, et si les humbilistes protestent contre les petits privilèges fonctionnaires (car privilégiés) comme les républicains (car couteux pour leurs privilèges de riches), c’est une coïncidence, en rien un indice indéniable séparant gauche et droite. De même, l’opposition à la grève fait se rejoindre les opposants aux marxistes (et apparentés), qu’ils se situent à gauche d’eux (voulant interdire la richesse par référendum d’initiative populaire, sans faire perdre aux entreprises leurs clients d’où banqueroute) ou bien se situent à droite d’eux (voulant fortune exploiteuse tranquille). Enfin, en ces temps de confinement, on entend dire que les agriculteurs n'ont pas assez de main d’œuvre pour récolter car leurs travailleurs viennent de l’étranger, les chômeurs refusant avec plein accord de la « gauche » ces tâches désagréables et peu payées, ce que condamnent les gens de droite (refusant de payer plu’ cher ce qui ferait perdre la fortune des patrons) et les humbilistes à gauche de la fausse gauche (expliquant que les étrangers travailleurs, injustement méprisés, ont davantage de mérite que les locaux refuseurs de travail et locaux patrons). Attention aux simplifications aveugles, simplistes oui, manichéennes à tort. Non, tout ce qui n’est pas « fausse gauche » n’est pas de droite, pas du tout.
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Malentendu sur le marxisme, 12/04/2020
   Répondant à un ancien courrier, mon ami contradicteur me dit : « je n’utilise pas le mot prolétaire, n’étant pas contrairement à ce que tu peux croire, marxiste. Même si le mot est antérieur à Marx. Mais si on utilise une analyse marxiste, les ouvriers occidentaux n’ont pas de moyens de production et sont donc des prolétaires. Ils n’exploitent donc pas leurs homologues asiatiques. Il faudrait que tu songes à avoir un peu de cohérence. Quant à Dumont, dont je ne connais pas la pensée, je ne sais pas ce qu’il veut dire « les ouvriers se sont embourgeoisés ». Condamner les pauvres et encenser les encore plus pauvres, ça c’est la droite, en effet. Mais je n interdis pas d’en être, je le répète. Ta vision reste toujours : les pauvres occidentaux exploitent les pauvres du tiers monde mais surtout pas les riches occidentaux ou non. Comme si la caissière de supermarché et le manœuvre du chantier du coin décidaient de la stratégie économique occidentale ».
   Je réponds :
   Je ne te pense pas marxiste, je n’ai pas lu Le capital et je ne sais pas bien ce que ce terme marxiste veut dire (peut-être contredit par Lénine disant l’appliquer, etc.). J’entends ton analyse dite « marxiste éventuelle », et je la trouve périmée inadéquate, n’appelant nullement à m’y plier pour avoir ce que tu appelles cohérence. Apparemment, cette analyse marxiste est un simplisme manichéen, avec d’un côté les riches possesseurs oisifs, de l’autre les pauvres travailleurs créant le profit sans en voir le bénéfice, et aucun tiers état envisageable entre les deux ou à côté, ça ne correspond pas au monde actuel du tout. Actuellement, il y a quantité de profiteurs de privilèges qui, sans être richissimes possesseurs exploiteurs, bénéficient d’avantages indus, aux dépens des vrais travailleurs (miséreux extrêmes ou indûment avantagés eux-mêmes). Peut-être que ça n’existait pas au temps de Marx, je ne sais pas et je m’en fous un peu, je me contente d’analyser le monde présent.
   J’appelle travailleurs prolétaires injustement exploités les ouvriers chinois, alors qu'au contraire les petits ouvriers d’Occident (et même chômeurs d’Occident refusant le travail de peine agricole ou autre) sont eux infiniment plus riches en pouvoir d’achat, non pas qu’ils l’aient organisé eux-mêmes mais bénéficiant des saloperies géopolitiques héritées de la colonisation (et décolonisation partielle contrôlée). Je crois qu’en justice pénale, on appelle coupables non seulement le voleur mais le receleur de biens volés (même s’il n’a pas volé lui-même), j’applique la même grille de lecture aux profiteurs de pourriture non générée par eux-mêmes, et je m’inclus dans ce lot, moi pas chinois achetant à vil prix des vêtements ou jouets que les ouvriers chinois (bien plus travailleurs que moi, 60 heures par semaine payés misérablement) n’ont pas les moyens de s’offrir. Ça ne fait en rien de moi un milliardaire capitaliste gendarmant le monde, c’est simplement une moche position de profiteur.
   J’ai lu deux gros livres de René Dumont, agronome professionnel puis tiers-mondiste puis écologiste précurseur. Quand il dit que les ouvriers occidentaux se sont embourgeoisés, c’est l’idée que je présentais ci-dessus : nous (petits occidentaux non millionnaires) ne sommes plu’ des miséreux tout en bas de l’échelle, nous sommes assez confortablement installés en sous-payant les vrais travailleurs miséreux, exploités à l’étranger (pas par nous-mêmes frappant à coups de fouet, mais nous en profitons par chaque acte d’achat peu-cher).
   Il est totalement erroné d’affirmer que le principe de droite consiste à favoriser les très très pauvres en condamnant les « un peu pauvres ». Le principe de droite est de préserver les riches, que je condamne tout au contraire ! Contresens absolu que de me dire de droite. Ça m’a « travaillé » cette nuit, et je me suis levé tout à l’heure écrire un ajout à mon site démolissant le finalement-très-fortuné créateur de l’entreprise qui m’a employé une trentaine d’années : http://www.kristofmeunier.fr/biograf0.htm . Je suis (en imagination/vision théorique) un casseur de richesse indue, ce qui est immensément à gauche de la fausse gauche même se disant extrême-gauche en France. Me dire de droite est un contresens absolu, que je prends comme une insulte atroce, je le répète moi aussi.
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Discussion serrée, 16/04/2020
   Mon correspondant répond point par point à mon analyse de définitions (du 09/04/2020) et c’est très intéressant à discuter. Je le cite (en italique) avant de re-répondre (après -->) :
La définition que tu tires de Wikipedia est globalement fausse. C’est une certaine droite justement qui définit la droite comme la liberté et la gauche l’égalité.
--> Effectivement, si l’article Wikipedia exprimait un point de vue de droite et non neutre, il serait faux que je m’y sois référé pour clarifier. Toutefois, quand cet article disait que gauche et droite se revendiquent le camp unique de la liberté et de la justice, ça me semblait équilibré plutôt que partisan.
Le problème c’est que les deux notions sont liées intimement et les opposer n’a pas de sens. La liberté du renard libre dans un poulailler libre ne peut se concevoir que dans l’égalité des droits c’est à dire pour le renard et les poules le droit à la vie. Et cela se joue à tous les niveaux que tu cites : libéralisme, ordre etc…
--> J’avoue ne pas bien comprendre, mais c’est annoncé comme expliqué plus loin. Par ailleurs, je le disais moi-même : il est faux que la liberté est le principe de la droite, qui est au contraire opposée au partage qu’elle empêche avec une police armée omniprésente, une justice à ses ordres, etc. Par ailleurs, l’égalité des droits (principe de gauche) s’est démontrée idiote en URSS, le refuseur de travail ayant théoriquement les mêmes droits à rétribution que le travailleur assidu, d’où travail nul (chacun optimisant son propre ratio réconfort/effort) ou très minime (consenti de mauvaise grâce face à oppression permanente anti-liberté individuelle) ; cela n’a toujours pas été compris, le programme socialiste de 2017 ayant été « le salaire universel ».
1) J’ai déjà répondu et je n’aurai qu’une remarque. La loi Gayssot a été votée par une chambre où les communistes étaient largement minoritaires.
--> Ça ne me contredit pas : je le disais clairement, la loi Gayssot d’origine communiste (confirmant que le communisme est anti-liberté) a été approuvée par les soi-disant libéraux (menteurs, en fait anti-liberté d’opinion). Même si la droite (alors majoritaire en France) se confirme donc anti-liberté, ça confirme que cette gauche-là est anti-liberté aussi. En fait, je ne pense pas que les communistes aient là voulu faire acte de dictature, leur but était seulement de faire classer criminel le « populiste »/populaire Jean-Marie Le Pen qui prenait les voix de l’électorat communiste en criant contre « les bourgeois juifs », les communistes rejoignant là très ponctuellement la droite modérée bourgeoise.
2) et 3) Toujours la même chose : soit tu es contre le capitalisme et tes remarques et suggestions le concernant n’ont plus de portée ou tu es pour et adieu la confiscation des hauts revenus surtout que tu es contre tout impôt, un racket selon toi.
--> Je suis contre le capitalisme (contre l’argent-roi, les héritages, la publicité, etc.), et je détaille cette opposition au contraire. Par ailleurs, confisquer les hauts revenus indus n’exige en rien d’être favorable au capitalisme. Enfin, je l’ai expliqué maintes fois, je suis contre l’impôt au profit de fonctionnaires privilégiés, ça n’empêche en rien de forcer au partage les capitalistes (avec les humbles du privé, les clients, les travailleurs étrangers, etc.).
4) La propriété collective, par exemple chez les quechuas ne va pas jusqu’au partage des femmes.
--> Il y a différentes contradictions, oui. Si on va à l’absolu « La propriété c’est le vol » (selon Proudhon ai-je entendu dire), la propriété de conjoint est un scandale tout autant que de bien matériel, et une reine de beauté convoitée par des milliers d’hommes ne pourrait se réserver à un seul (ou à une seule femme si c’est son truc), toute propriété privée étant abolie. Inversement, la droite dure pourrait dire : notre focus sur la propriété privée est minuscule, la population toute entière partage les mairies, les écoles publiques, etc. Ce n’est pas le sujet : on n’est pas à choisir entre 100% privé et 0% privé mais à diriger les différents partages éventuels, un par un, plutôt vers le partage ou vers le non-partage.
5) Je ne sais pas non plus ce qu’est le mérite, C’est peut-être la seule fois où on sera d’accord, champagne !
--> Il est bien que nous soyons d’accord, mais le chemin pour arriver à cette vue commune n’a pas été le même. Contrairement à lui, j’ai été couvert de lauriers par le système scolaire (en lycée huppé, préparant la prétendue « Elite »), et si je le récuse c’est à mes propres dépens, même si ça me parait une lucidité obligatoire.
6) La notion de nation est plutôt à l’origine de gauche mais elle est plutôt passée à droite même si elle subsiste à gauche, comme chez Chevènement par exemple. J’ai déjà répondu sur le « sang impur » que tu prends dans un total anachronisme et à contresens.
--> Je me contrefiche de ce qu’a pensé untel ou untel classé à gauche ou pas en 1823 par exemple. Le principe de la gauche est l’humanisme égalitaire anti-privilèges, or la Nation excluant les étrangers est antihumaniste (pro-privilèges aux compatriotes), donc de droite (ou fausse gauche) comme les mouvements pro-aristocrates, puis pro-bourgeois, et donc ensuite pro-compatriotes. Pour le « sang impur », j’ai expliqué ailleurs que le contresens n’est pas mien mais opposé : il ne fallait surtout pas parler de qualité de sang si c’étaient les actes qui étaient condamnés.
7) L’ordre devrait être un ordre non pas juste mais dans la justice. C’est encore une fois une notion dont on ne peut séparer l’examen sans se référer à liberté, égalité, fraternité voir 1).
--> Je n’y comprends rien : une justice injuste me parait contradictoire, et c’est effectivement la situation ici et maintenant, hélas.
8) « Sécurité » même motif même punition qu’au paragraphe précédent.
--> Donc je continue à ne rien y comprendre.
9) La tradition n’est pas forcément de droite, par exemple le premier Mai.
--> L’argument est pertinent, et j’ajouterai que les grèves chroniques des fonctionnaires français ou les piquets de grève sont des traditions qui se disent de gauche. Il n’empêche que : privilégier la tradition contre l’examen sans a priori ne semble servir qu’à préserver les avantages indus, les forces dominantes passées, ce qui marque la droite et la fausse gauche (anti-« humbles sans force »).
10) Effectivement l’autorité et le même problème que l’ordre. L’autorité ne peut en démocratie que s’exercer pour le bien commun bien loin de la vision de ce facho de Valls.
--> « En démocratie » est l’expression centrale, du malentendu : nous ne sommes pas en démocratie avec pouvoir au peuple (le référendum d’initiative populaire est interdit en France), nous sommes en république, les faux-représentants se comportant systématiquement en dictateurs (avec un tout petit peu de retenue, pour ne pas flinguer complètement leur réélection éventuelle à terme, même si les sortants sont systématiquement virés – Mitterrand et Chirac ont certes été réélus, mais c’est qu’avec septennat ils avaient perdu les législatives entretemps donc les électeurs viraient le menteur premier ministre au pouvoir.
11) Je pense que tu ne parles pas de « familialisme » mais de népotisme. En théorie condamné par la droite et la gauche.
--> Euh, je ne connais pas bien la différence. Internet me dit « Népotisme = Abus qu'une personne en place fait de son influence en faveur de sa famille, de ses amis. ; Familialisme = Tendance à donner une place prépondérante et excessive au noyau familial dans la société. » Ce qu’il me semblait sur le sujet, c’est que la droite veut la richesse des héritiers de riches alors que la gauche veut la redistribution au profit des travailleurs créant la richesse. Il y a opposition franche (et je suis de gauche sur ce sujet) mais ça ne cadre pas bien avec les deux définitions en question.
12) et 13) On revient au 1).
--> Donc déjà vu.
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Résistances keynésienne et Gilets Jaunes, 18/04/2020
   Mon ami contradicteur objecte cette fois : « 1/ Tu refuses toujours mes explications « keynésiennes ». J’ai utilisé tous les arguments, très convaincants. tant pis. 2/ La droite a pris l’argent des pauvres occidentaux, vaguement baptisés « classes moyennes » pour le donner aux riches des pays émergents. C’est le sens de la révolte des gilets jaunes. A toi le droit de le nier. »
  Je lui ai répondu : « 1/ Tu dis tes explication keynésiennes très convaincantes mais elles ne me convainquent en rien, comment tu expliques ça ? La pratique du déficit chronique depuis des décennies est en France : keynésienne, me semble-t-il, et tu ne m’as jamais expliqué son bien-fondé. La clôture nationaliste requise par le keynésianisme (économie fermée) me semble xénophobe, mais tu ne m’as jamais expliqué le contraire, ni comment les keynésiens se fournissent en pétrole etc. Ce n’est pas que je refuse sans arguments, en niant absurdement toutes les évidences, c’est que j’ai le sentiment de n’avoir pas reçu les réponses à mes objections ultra-sérieuses.
2/ Je ne te crois pas quand tu dis que « la droite a pris l’argent des classes dites moyennes d’ici, pauvres en fait, pour les donner aux riches des pays émergents, c’est le sens de la révolte Gilets Jaunes ». Tout d’abord, isoler un sens et un seul à la révolte Gilets Jaunes me parait osé. C’était davantage me semble-t-il une protestation dans tous les sens : le petit commerçant se plaint des charges, le chômeur (ou la mère célibataire) se plai(gne)nt de l’insuffisance des aides et le campagnard de la fermeture des bureaux de poste locaux (les deux anti-impôts/pro-impôts sont contradictoires, incompatibles), d’autres se plaignent de la république mal représentative (d’où les cris pour le ric). Ensuite, mon épouse vote à droite, et elle ne veut en rien de rien nous appauvrir, ce n’est pas du tout vrai : elle veut payer moins d’impôts quand la gauche par principe assomme d’impôts (théoriquement redistributeurs, mais inefficacement d’où chute commune des classes moyennes et des aidés). Enfin, tu classes peut-être (ou sûrement) Hollande et Valls à droite, ce qui signifie que tu accuses l’UMPS d’avoir voulu enlever l’argent des classes moyennes pour le donner aux riches de l’ex tiers-monde. Ça me semble du roman imaginatif. Le principe de la mondialisation, effectivement voulue par l’UMPS (et refusée par Mélenchon-LePen), a été de fournir aux classes moyennes consommatrices de France comme ailleurs en occident les produits à prix très bas fabriqués en Asie par semi-esclaves. Ce n’est pas une dépossession mais un cadeau. Oui, tu vas objecter immédiatement et tu as raison : en flinguant les emplois ici, cette politique est aberrante, fonçant dans le mur, mais à mon avis la vraie droite (dite « les républicains » bêtement comme si le PS ou Démocrates US n’étaient pas en faveur aussi de la république) s’en fiche en disant secrètement « tant pis si les classes moyennes d’ici disparaissent, du moment que nous riches on a un max de fric et de produits pas chers » et la fausse gauche abusivement dite socialiste en France s’en fiche en disant secrètement « tant pis si les gens du privé ici disparaissent, du moment que nos fonctionnaires non soumis à la concurrence ont un niveau de vie génial ». Enfin, les riches partisans de la mondialisation pour leur fortune à eux ne cherchent pas, à mon avis, à enrichir spécifiquement leurs compères riches des pays émergents, ils s’en fichent comment ces pays se partagent le peu d’argent (et beaucoup de travail) qu’on leur donne, tu me sembles faire un procès d’intention pour aider à classer en « mal honteux » ceux qui ne partagent pas ta vision des choses. Enfin, je te rappelle que, parmi les non-UMPS-LaRem, ce n’est pas Mélenchon qui a le leadership mais Le Pen, ce n’est pas « la droite » globalement qui veut le mouvement que tu dénonces. D’ailleurs qu’elle s’appelle « droite modérée et gauche modérée » est risible, puisqu’elle est fanatiquement délocalisatrice, très extrémiste en ce sens… ».
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Impossible à faire comprendre ?, 21/04/2020
   Mon ami contradicteur semble indiquer que je parle totalement dans le vide. Echanges récents :
– [Lui] Une fois de plus tu t’enferres dans tes positions de droite. L’idée que les salariés et notamment les plus pauvres sont mal traités n’est pas seulement marxiste mais de gauche et c’est d’ailleurs cela qui la définit. Le marxisme est une des doctrines de gauche parmi tant d’autres dont beaucoup sont antérieures au marxisme. Ta position assimilant toute contestation sociale à du marxisme est typique de la droite et d’une droite déjà bien charpentée. Je minimise mes termes au maximum. Trouves tu normal que 1% des plus riches possèdent 40% de la richesse du pays ? Apparemment oui ce qui te classes encore une fois à droite et je pourrais multiplier les exemples. Je te laisse à ton conservatisme, conservatisme que tu as le droit bien sûr de défendre.
– [Moi] Je répète pour la quatre-millième fois que selon moi la fortune est illégitime car acquise injustement aux dépens d’autrui. Tu refuses d’entendre, ce n’est pas de ma faute, mais que tu répètes encore et encore et encore que j’approuve ces fortunes immenses est lassant, pourquoi refuses-tu d’entendre mon démenti explicite ? Ceci dit, les salariés les plus pauvres actuellement ne sont absolument pas les fonctionnaires français mais les ouvriers chinois, c’est ce que je dis, c’est ce constat la vraie gauche et la droite c’est toi, variante centre-droit quand Macron et Sarkozy sont encore plus à droite. Je l’ai encore démontré dans ma grande analyse d’hier, je ne sais pas si tu l’as lue.
– [Lui] Et moi pour la cinq-millième fois, je te dis que considérer les pauvres des pays riches comme des privilégiés ne fait que pérenniser le système que tu prétends dénoncer comme ce fameux patron américain, dont j’ai eu grand tort d’oublier le nom, l’a dit. Il propose exactement ce que tu veux.
– [Moi] Si ce que tu dis étais juste, le patron en question ne serait pas « fameux » en Amérique mais banni comme socialo-communiste (sans qu’il le soit mais par suspicion là-bas envers l’esprit égalitariste, opposé à la mentalité dominante là-bas visant à « faire fortune personnellement », « devenir un winner »). /Là où par contre j’entraperçois une (fausse) convergence partielle, c’est quand les milliardaires capitalistes (étasuniens notamment) affirment que les ouvriers occidentaux sont trop payés, et ils veulent un système à deux classes seulement : les très riches possesseurs ayant le capital (eux-mêmes, petite poignée) et la masse méprisée des exécutants laborieux (à aligner sur les semi-esclaves chinois). Effectivement, je rejoins minusculement ce point de vue quand je dis choquant la supériorité en niveau de vie des ouvriers occidentaux sur les ouvriers asiatiques, mais je le dis de manière immensément différente : sans du tout vouloir la caste des hyper-riches, qu’au contraire je ruinerais, ce qui change absolument tout, ce que cinq mille fois tu refuses d’entendre, cinq mille fois à tort… (et j’ai répété mille fois que cette ruine se ferait sans impôt pour fonctionnaires privilégiés, ce que tu refuses d’entendre aussi).
– [Lui] Ce patron américain dont je ne me souviens décidemment pas du nom n’a jamais été traité de socialo communiste. Il ne voulait pas faire payer les riches pour les pauvres, à commencer pour lui. /Effectivement, quel aveu de ta part, tu vois bien que tu es de droite.
– [Moi] Si tu avais mis 4 points d’exclamation à la fin de ta dernière phrase, j’aurais « compris »/pensé que tu plaisantais, en jouant la mauvaise foi totale, pour rire, mais apparemment tu es sérieux, c’est inouï, comme un malentendu puissance mille (ou davantage). Ma conception d’autrui comme possible incarnation virtuelle d’une part du moi qui rêve (peut-être) m’empêche de conclure que tu es nul inaccessible au raisonnement honnête, je me dis systématiquement que c’est moi qui ai mal expliqué. Je recommence donc encore une fois, en soupirant, en simplifiant puisque la pensée détaillée n’est pas reçue. /Prenons un régime politique à 3 courants : les royalistes de droite ou extrême-droite (voulant toutes les richesses françaises pour 1 seule famille, ou mille personnes avec les cousins de sang bleu), le centre (ex-droite-modérée/centre/fausse gauche, voulant toutes les richesses françaises pour une petite classe bourgeoise de deux millions de personnes fortes en orthographe piégeuse franco-française), la vraie gauche trotskiste ou humbiliste (voulant une frugalité sans privilèges et sur la Terre entière, ce que tu appelles l’odieux « bol de riz »). J’ai énoncé ça à ma façon avec gauche = grand partage, droite = anti-partage, sans me préoccuper de ta classification, historico-centrée j’en reparlerai (gauche = nouveau, droite = retour à l’ancien). C’est clair dans mon esprit, il y a gradation en matière de partage : gauche > centre > droite, ou en matière de privilèges : droite royaliste > centre > gauche. Mais, effectivement, dans les oppositions au centre actuellement au pouvoir, les « extrêmes » se rejoignent très très ponctuellement, pour dénoncer la corruption de la fausse élite bourgeoise ou le caractère menteur de l’élu au suffrage majoritaire, et là (inouï) tu conclus que la gauche voit bien qu’elle avoue être de droite ! « Les trotskystes avouent être royalistes ». Est-ce une plaisanterie ? une mauvaise foi totale ? une erreur de raisonnement de bonne foi ? Je ne sais pas, mais c’est une erreur totale, je dirais presque totalissime… /Pour en revenir à ta conception historico-centrée qui ne me convint pas : le passé était nationaliste, avec les oppositions d’empires/royaumes autrefois, puis les guerres entre républiques, etc. Maintenant, avec la globalisation mondialiste capitaliste, émerge un nouveau but : traiter en esclaves l’humanité entière sauf la toute petite caste richissime des possédants du capital, c’est nouveau, pas du tout un retour à l’antérieur donc tu classerais ça « à gauche » ??? Pour moi, c’est un anti-partage féroce donc très à droite. Et j’appelle fausse gauche ceux qui veulent le nationalisme à frontières (françaises ou européennes armées lourdement) et les privilèges à cinq millions de fonctionnaires français. Pas besoin de maîtrise en histoire pour classer à gauche ou à droite, ce n’est absolument pas le sujet (à mon avis). /J’espère avoir été plus convaincant que d’habitude, ce n’est pas sûr hélas.
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Arguments se croisant, 28/04/2020
  Mon ami contradicteur m’envoie de nouveaux éléments (que je numérote pour les discuter ensuite) :
« 1/ Tout le problème reste encore contenu dans le fait que je suis de gauche et toi de droite.
2/ Ce que je souhaite effectivement, pour tous les salariés, c’est le droit au travail, c’est à dire vivre sans période de chômage.
3/ Toi ce que tu veux c’est un salariat totalement à la merci des alea comme au 18ème siècle.
4/ Les allocations familiales sont plutôt de droite, c’est même d’ailleurs les seules allocations que la droite accepte vraiment.
5/ Ceci dit il n’y a pas de raison pour que la gauche les refuse.
6/ Je crois qu’on peut peut-être parler de consensus. Rarissime en France.
7/ Encore une fois, tes fantomatiques refuseurs de travail, bonjour la droite.
8/ Mais le salaire universel provient en fait d’économistes libéraux donc de droite.
9/ J’ai déjà dit que les reformes sociétales (avortement etc…) n’entrent pas à mon avis dans la différence gauche/droite.
10/ Toute notre différence continue à être toujours dans la définition des privilèges. Moi je ne les vois que chez les 0,1% des plus riches de la planète. Pas chez l’ouvrier occidental ni le chômeur que tu traites en « refuseur de travail » alors que ces derniers n’ont que le choix de crever de faim. Rapproche-toi des organisations caritatives pas toutes d’extrême gauche pour t’en convaincre.
»
  Je réponds :
1/ Selon ma définition, la gauche c’est le partage au mérite entre tous les travailleurs équitablement, la droite c’est le privilège « au statut » (autrefois : sang bleu, puis : propriétaire détenteur de capital, puis : occidental héritier de richesse locale). En refusant à la fois domination du riche occident et du riche détenteur de capital (indû selon moi), je suis donc de gauche et mon ami est de droite, sous la dernière forme, qui est la richesse keynésienne en économie fermée hostile aux travailleurs étrangers, et bien-être des fonctionnaires français avec rendement de type communiste tranquille pour un salaire de type privé à la dure.
2/ Le terme « droit au travail » me déplait. Si un mendiant refuse le travail, il décline ce droit, est-ce magnifique ? Inversement, si les individus sont habilités à exiger un travail, cela pourrait être fourni sous forme de travail à la dure, de type récolte agricole, or cela les chômeurs occidentaux le refusent : les agriculteurs français disent que la plupart de leurs employés viennent des pays du Sud (ce qui pose problème avec la fermeture des frontières pour raison covid-19 prétendue), les agriculteurs britanniques craignent de ne plu’ pouvoir récolter car leurs employés sont étrangers (interdits de venue après le brexit), les agriculteurs australiens emploient des étudiants étrangers pour les récoltes (que ne veulent pas faire les locaux). Donc le « doit au travail » requis par nos chômeurs concerne sans le dire « un travail pas trop dur et assez bien payé », ça ne me semble pas un droit mais un caprice d’enfant gâté, quand les vrais travailleurs, asiatiques, se satisfont par nécessité de travail dur et peu payé. Le mérite est là-bas, les exigences énormes ici me paraissent infondées, injustes.
3/ Les aléas de la vie professionnelle semblent le prix à payer pour la relative opulence des pays non communistes. Si tout est organisé, sans risque aucun, comme pour nos fonctionnaires, la qualité du travail s’effondre (mépris du client/usager, horaires exigés tranquilles, etc.). Normalement ça se paie par un salaire misérable, mais les fonctionnaires français l’ignorent, habitués à un salaire de type privé, réquisitionné par les impôts sur le monde privé performant/risqué.
4/ Les allocations familiales sont un revenu indépendant du travail/mérite, ce qui me parait injuste. Rétribuer l’apport de nouveaux enfants à la nation, à frontières bouclées dans une humanité en surpopulation chronique, constitue un manifeste de nationalisme antihumaniste. C’est effectivement de droite et je n’aime pas ça.
5/ La fausse gauche voulant le paiement de chacun même refuseur de travail applaudit ces allocations familiales, c’est compréhensible, mais la vraie gauche humbiliste n’aime pas ça.
6/ Les humbilistes démentent le prétendu consensus (ne concernant que les puissants au pouvoir, et ceux habilités à constituer opposition officielle).
7/ Un mendiant est généralement un refuseur de travail qui s’assume tel. Un chômeur disant que tel travail est trop pénible, ou pas assez payé : pareil. Quand on n’aime pas ces statuts rendus vivables par ponction sur les méritoires travailleurs, ce n’est pas la droite mais la gauche. La droite, ce sont des richissimes exploiteurs du travail de peine, donnant l’aumône pour que survivent les refuseurs de travail considérés comme seuls à plaindre, principe de l’injustice à mon avis.
8/ Ne pas reconnaître le mérite du travail effectif est effectivement de droite, mais la fausse gauche la rejoint là.
9/ Effectivement, ces réformes sociétales comme l’avortement n’ont aucun rapport avec le juste et/ou efficace partage des richesses (éventuelles).
10/ D’un point de vue asiatique, majoritaire sur la planète, « être blanc » (occidental) c’est être injustement riche (receleur héritier des colonialistes ayant méprisé/dévalisé l’homme jaune/brun/rouge). Effectivement, je suis très anormal en faisant un mea culpa de l’intérieur du camp occidental, mais ça me semble de la lucidité comprenant l’autre. Au contraire du misérabilisme localiste prenant prétexte qu’il y a presque toujours plus riche que soi. Sur le principe, les aristocrates n’étaient pas innocents : qu’ils aient clamé que la famille royale stricto sensu gagnait bien davantage qu’eux ne justifiait en rien leur statut au-dessus du peuple travailleur de peine. Pareil pour nous occidentaux vis-à-vis des semi-esclaves chinois, à mon avis. Quant aux « sans revenus » de France, il suffit qu’ils s’adressent aux services sociaux publics pour être logés nourris, même si ce n’est pas confortable (et alcool et drogue sont interdits, ce que refusent bon nombre d’entre eux – raison principale de la létalité du statut SDF).
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Arguments étonnants, 29/04/2020
  Mon ami contradicteur m’écrit (c’est moi qui numérote) : « 1/ Les produits d’importation taxés ont permis la croissance exponentielle de la France dans les années 60. 2/ C’est toujours ta vision ultralibérale qui croit que le bon marché crée la croissance, c’est faux. 3/ Le bon marché crée la misère. 4/ Et on voit les dégâts aujourd’hui d’une France qui n’a plus d’industrie, ce que tout le monde semble découvrir, où on n’a plus des produits aussi basiques que des masques chirurgicaux et des surblouses. 5/ Continuons comme ça. »
  C’est très contestable comme d’habitude.
1/ Les taxes n’enrichissent pas les gens, ce n’est pas vrai, elles enrichissent le gouvernement (qui peut certes redistribuer en partie) en appauvrissant les gens (ou réservant les produits aux riches). C’est un des sens de la révolte Gilets Jaunes contre la hausse de taxe sur l’essence.
2/ Il est totalement faux que je souhaite la croissance. Contrairement à tous les économistes médiatisés, je souhaite la décroissance (René Dumont disait : la croissance zéro, toute amélioration devant aller au Tiers-Monde). Et l’exemple allemand indique qu’une relative opulence est possible sans croissance éternelle de la population et des dépenses publiques, une autre voie est envisageable.
3/ Effectivement, les lois du marché incluent les enchères décroissantes aboutissant à la misère, je n’ai jamais dit le contraire. Je ne suis pas un virulent approbateur des lois du marché, pas du tout. Simplement, je n’aime pas les entraves xénophobes à la libre concurrence équitable (entraves rassemblées sous le vocable « préférence nationale », plus ou moins avoué).
4/ Depuis des décennies, je m’alarmais que nos fournisseurs partent en Asie, ce n’est en rien une découverte pour moi, et c’était voulu (d’après un livre d’Alain Minc) : le but (en haut lieu) était de devenir un peuple de riches marchands en exploitant les producteurs, étrangers. Ça me choquait, même si les télés n’en parlaient pas, se focalisant sur les querelles d’égo entre politiciens célèbres. Je ne suis pas du tout un partisan de la nationaliste fermeture des frontières, mais à mon avis il fallait dévaluer immensément notre monnaie pour stopper cette fuite du travail industriel vers les pays fabriquant « moins cher » compte tenu des taux de change. Une monnaie unique mondiale et un SMIC mondial unique sont mon idéal, au contraire absolu des politiciens actuels.
5/ Il n’est absolument pas question de continuer sur la ligne macronnienne de 2017-2018, une volte-face totale ayant été effectuée en Mars 2020 (pour raison indéterminée, semblant prendre prétexte du virus covid-19, pourtant bien moins tueur que l’alcool ou le tabac volontaires). Cela remplace le libre-échange par la fermeture des frontières même intra-européennes (façon hypernationaliste), remplace le laisser-faire libéral par un état-providence rachetant tout ce qui tombe (façon socialo-communiste française). Ce qui se profile n’est donc nullement une poursuite inchangée de l’ultralibéralisme, ni un passage à ma voie mondialiste sans capitalisme, je ne sais pas où on va, mais ce n’est absolument pas une continuation tranquille, apparemment.