ECONOMIE POLITIQUE : LA QUATRIÈME VOIE, L’HUMBILISME
par A.Die, 23 Janvier 2012


Dernier ajout
    En ces temps de campagne électorale, je suis triste de ne pas entendre de candidat proposer ma position, qui me paraît évidemment la meilleure (sinon j’en changerais). Je m’explique.

    Schématiquement, je distingue la gauche pour les fonctionnaires, la droite pour les patrons privés, et le mot centre a été confisqué par ceux qui sont pour les fonctionnaires et pour les patrons privés. Moi je suis contre les fonctionnaires et contre les patrons privés, donc je me situe ailleurs, pour les humbles travailleurs sous pression.



    [Détail : depuis la faillite communiste, la gauche n’existe plu’, et se limite au centre gauche, escomptant que les patrons privés s’enrichissent (aux dépens des humbles sous-payés), avant de les saigner de taxes au profit des fonctionnaires. De même, l’extrême-droite touche les classes populaires via le nationalisme, pour les gens d’ici contre les étrangers (« coupables » d’être nés ailleurs, ou de « sang impur ») – être pour les humbles est par principe contraire : en faveur des travailleurs de pays pauvre avant tout, travaillant plus que nous en gagnant moins (mais ça n’aurait aucun succès électoral ici en l’avouant, l’égoïsme groupiste semblant hélas majoritaire). J’ai choisi le mot humbilisme car, d’après Internet/Google, humblisme et humilisme semblent exister, sans définition claire. Je n’appelle pas humbles (travailleurs) les refuseurs de travail, RMIsés en bouclant les frontières car le paiement du refus de travail n’est nullement extensible à la Terre entière – le RMI insultant un peu plus les humbles (travailleurs), la rétribution du travail étant à calculer par rapport au salaire refusant le travail et non à zéro.]

    On nous dit qu’il faut choisir gauche ou droite, ou les deux, et je ne suis pas d’accord. Plus exactement, je donne raison aux deux dans leurs critiques, pas dans leurs bénéficiaires privilégiés :
- La gauche a raison : l’enrichissement forcené des exploiteurs sous-payant les humbles, pressurés sous menace de licenciement, est moche (cette injustice génère la colère, et police comme justice sont du côté des possessions injustes).
- La droite a raison : la tranquillité sans rendement des fonctionnaires à vie, payée par l’impôt sous menace policière, est moche (si tout le monde était fonctionnaire : ce serait la faillite communiste).
    Cela ne me conduit cependant pas du tout à choisir un des deux camps de privilégiés, ni à les choisir tous les deux, mais à les refuser tous les deux. Au bénéfice de la majorité que sont les petits employés du privé, bien plus besogneux et efficaces que les fonctionnaires et bien moins riches que les patrons et encadrants (ou leaders et apparatchiks en pays staliniens).

    Ma compréhension du principe économique qui fonde le système privé se base sur une simulation :
- Il y a au moins dix habitants ayant besoin d’un toit.
- Le gauchiste embauche à vie 100 ouvriers fonctionnaires, chaque dizaine d’ouvriers fabricant 1 maison par an (productivité 10%, moins en cas de grève), avec salaire annuel 1 Unité (davantage en cas de grève), coût environ 10 Unités/maison. Les maisons sont vendues 10 Unités, bénéfice zéro.
- Le droitiste embauche 10 ouvriers privés, chacun fabricant 1 maison par an (productivité 100%), avec salaire annuel 0,5 Unité – coût 0,5 Unités/maison. Les maisons sont vendues 9 unités par le premier patron, 8 unités par le concurrent obtenant l’affaire, avec 7,5 Unités (par maison, 75 Unités au total) dans la poche de ce patron ne s’étant pas sali à construire.
- Le gauchiste hurle que le patron surpayé exploite l’ouvrier sous-payé, le droitiste hurle que les fonctionnaires ne fichent rien et produisent cher, ne générant aucune richesse. Le centriste prélève 30 des 75 unités du patron pour entretenir 30 fonctionnaires tranquilles – en fait, en France, tous sont centristes, colorés gauche (impôt 60) ou droite (impôt 10), sans remettre en cause la faillite de gauche pure et le recours à l’impôt progressif.
- Le humbiliste raisonne autrement : pas besoin de patron sur-enrichi à commander, pas besoin de tranquillité improductive façon fonctionnaire inamovible. Il est embauché 10 ouvriers privés, chacun fabricant 1 maison par an (productivité 100%), avec salaire annuel 0,5 Unité (coût 0,5 Unités/maison) selon le système privé, MAIS les maisons sont vendues 0,5 Unité sans bénéfice choquant pour des inactifs commandeurs. Au profit des consommateurs (du monde entier, le statut de national étant aussi choquant que le statut de fonctionnaire), pour répondre au mieux au besoin. Et s’il n’y a pas de richissime patron pour acheter des produits de luxe, le humbiliste s’en fout. Si la plupart des femmes pleurent de ne plu’ avoir de « prince charmant » (discrètement esclavagiste), elles sont de droite, et ça les rend moches. La société deviendrait besogneuse, sans plus de ruine par le je-m’en-foutisme (privilégié) de gauche ni violence par privilège (exploiteur) de droite. Le niveau de vie des ouvriers augmenterait fortement en ceci qu’une maison ne vaudrait plu’ 8 Unités (8 ans de salaire fonctionnaire, 16 ans de salaire ouvrier privé) mais 0,5 Unités (1 an de salaire ouvrier).
    Etonnamment, ce n’est absolument pas au catalogue des propositions politiques (en France ou ailleurs, je crois). Une société sans commandeurs ne peut-elle pas tourner ? J’espère que si, puisque les commandeurs privilégiés incarnent l’injustice d’où naît la violence. Si « j’aime les responsabilités » veut dire « j’aime le fric, davantage de fric dans ma poche que dans celle de ceux qui triment dur » (subalternes ou « petites gens du privé » ou étrangers), il faudrait l’avouer. Ça changerait effectivement la donne, mais ce serait très moche, ce que j’appelle « immoral ». S’il n’y a pas de candidat moral, je vote blanc, comme d’habitude. C’est triste. Mais que nos « intellectuels » alliés aux deux camps sont moches, ils ne méritent pas leur titre.
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Corrections 25/01/2012 :
- Le schéma du dessus peut paraître impropre dans la mesure où 3 lampes à 2 couleurs génèrent 8 combinaisons (2 puissance 3) et non 4. Il fallait lire ça comme : 2 premières lampes essentielles (4 combinaisons, 3e lampe explicative).

- On pourra me reprocher d'avoir cru réinventer l'auto-gestion, qui ne marche pas, par expérience. A mon avis, c'est une erreur d'analyse et de méthode. Le problème de l'auto-gestion me semble être que des humbles libérés de leur patron ont voulu adopter les cadences tranquilles des fonctionnaires et/ou avoir tous des salaires de patron, d'où ruine évidemment. Non, il pourrait y avoir pression à la baisse des coûts perpétuelle, type privé, mais simplement sans profit choquant pour l'encadrement. S'il faut un coordinateur ou gestionnaire pour les approvisionnements/encaissements/ventes, tâches improductives, c'est possible, mais au lieu de le rémunérer 75 Unités, il mériterait 0,4 ou 0,2 Unités (car c'est moins fatigant que la construction). Prix de la maison 0,54 ou 0,52 Unités (certes pas 0,50) au lieu de 8 Unités, le bouleversement serait presque identique.
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Ajout 26/01/2012 :
    Pour faciliter mon accès à ce site, j'ai voulu mettre un lien sur mon site Bilan (de mes livres et sites), avec quelques mots d'explication. Mais comment en trois-quatre mots seulement définir l'humbilisme ? J'ai finalement choisi : (économie) mondialiste individualiste sans profiteurs. Je m'explique en quelques mots ici pour éviter les malentendus :
- Mondialiste par opposition à nationaliste (être né de l'autre côté de la frontière n'est nullement un crime selon moi, je comprends que ceux venant piller un système d'aide sociale choquent les locaux, alors il convient à mon avis d'avoir une solution sociale valide pour le monde entier sans privilèges). Et avec le qualificatif "sans profiteurs", c'est totalement différent du mondialisme capitaliste, où des patrons et commerçants occidentaux s'empifrent en traitant les Chinois et Indous en semi-esclaves, avec prix d'achat écroulé et prix de vente un peu moins cher ici. Cela résoudrait par ailleurs le terrorisme (les Palestiniens expulsés racistement ne seraient plu' interdits de rerour, pas besoin de Coran pour ça, seulement de cohérence anti-raciste) et anihilerait la haine anti-occidentale (causée par une minorité gouvernant aristocratiquement le monde grâce aux droits de veto ONU privilégiés). L'ONU serait remplacée par l'OMU, organisation du monde uni, 20 Indiens comptant bien plus que 1 Français et non bien moins. Cohérence morale. (Ce que je dis n'est pas raciste antisémite, Abraham est un de mes ancêtres parait-il, à mon avis ça n'empêche pas l'honnêteté – même si je suis clairement anormal).
- Individualiste par opposition à Communiste ou Socialiste (ou Capitaliste familial) : le droit au repli introverti serait respecté (en enfermant les psychiatres en hôpital psychiatrique ! non, je plaisante). Le but serait zéro impôt, zéro héritage (la réquisition publique des héritages finançant les quelques postes de coordinateurs, peu payés car moins pénibles qu'ouvrier ou femme de ménage). Qu'il n'y ait pas de "nés riches" résoudrait le scandale aristocratique 1788, le scandale capitaliste bourgeois 1916, le scandale occidental 2000, évitant les migrations envahissantes d'aujourd'hui (Africains vers l'Europe, Latinos vers les USA), réparant les enrichissements par envahissements passés (Amérique, empires coloniaux européens). Puisque il y a trop d'humains sur Terre, les lois natalistes disparaîtraient, les religions bibliques (natalistes et esclavagistes) seraient condamnées arguments à l'appui, homosexualité/masturbation/abstinence seraient réhabilitées ou encouragées par l'éducation, le mot amour ne désignerait que la tendresse humaine et plu' la fornication bestiale.
- Sans profiteurs par opposition à la mendicité organisée du RMI ou des moines bouddhistes, ou des fonctionnaires européens obtenant une monnaie forte pour acheter à bas coût les produits étrangers en ruinant l'industrie locale qui les paye pourtant par l'impôt.
    C'est vraiment une nouvelle voie, pas envisagée par le dictionnaire hélas, mais moins incohérente (je crois) que le capitalisme démocratique et que le communisme ne payant pas l'effort.
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Réserve 27/01/2012 :
    Bien sûr, une autre approche serait un monde sans industrie aliénante, avec seulement des artisans et travailleurs indépendants, à production soigneuse sans cadences infernales. C’est possible dans un monde à population réduite. Je crains toutefois que cela fasse des produits très chers (sans économie d’échelle), et dans notre monde surpeuplé, ils seraient presque réservés aux riches, donc requérant les inégalités patrons/humbles ou fonctionnaires en fin de carrière/humbles. Mais je ne suis pas sûr, à débattre.
    La question est aussi géopolotique : j'ai entendu hier à la télévision le programme socialiste rénové, fièrement français patriote et "contre la finance". C'est simplement mensonger, contradictoire : sans la domination financière de la France sur la Chine, nous payerions comme les Chinois "1 litre d'essence = 1 mois de salaire fonctionnaire", et ce n'est absolument pas ce que veut l'électorat socialiste (et encore moins les candidats socialistes aux postes d'élus sur-privilégiés) : aucun candidat n'envisage de dévaluer l'Euro de 99% pour faire revenir l'industrie chez nous, pas une seule seconde non. Seulement l'égoïsme groupiste, "patriote" : "asservissons les sales étrangers, mais que personne n'ose nous asservir nous, quel crime !". Alors je voterai chinois, et ça n'existe pas ici, alors je souhaite que cette civilisation (occidentale) pourrie et idiote s'éteigne. Les Chinois (peut-être pas si humbles mais ambitieux à tradition marchande) risquent la même dérive, hélas. Personne ne réfléchira-t-il jamais ? (que des anonymes comme moi). Vite, il faut que je retrouve des cachets abrutissants sans danger, l' "antipsychotique" Solian m'attaquait le foie.
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Retour à la paix 10/02/2012 :
    J’ai repris le traitement anti-psychotique, malgré ses effets secondaires, et je recommence à dormir. Vue d’ici, cette page est étrange. Il me vient deux idées sans importance à son sujet :
– Si le demi-cercle de république française n’épuisait assurément pas le panorama politique, je ne suis pas sûr que le cercle que j’ai inventé fasse beaucoup mieux. Peut-être qu’il faudrait plutôt concevoir une sphère, avec les équatoriaux de mon schéma vus comme des « mous frileux » par les en-haut (royalistes ?) et les en-bas (bouddhistes indiens ? tous s’abstenir de manger pour s’éteindre en paix). Si j’y avais pensé, je crois que j’aurais préféré cette voie « en bas », et si des excités s’agitent plus haut, c’est leur problème.
– Une autre vue enrichissant le sujet serait de dire que l’extrême-gauche rejoint l’extrême-droite en un extrême-centre, opposé au centre bourgeois. Toutefois je n’adhère pas à l’extrémisme pour ce que j’en connais : je n’aime pas la révolution tueuse, la persécution des objections, la personnification du pouvoir. Un autre thème que j’ignore est l’anarchisme (au centre de la sphère ?), mais il ne me semble pas plaisant : sans police, l’agriculteur ne produirait plu’, étant sûr d’être dévalisé par les inactifs s’il produit, je ne vois pas là un idéal mais une ruine comme le communisme.
    Bilan : je n’ai rien inventé de génial, je trouve seulement nullissimes choquants le centre-gauche pro-fonctionnaires et le centre-droit pro-patrons, qu’ils se soient mis d’accord pour punir de prison l’opinion sceptique (loi Gayssot) les prouvait de toute façon menteurs odieux, ce n’est guère une surprise. Bof, dodo…
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Complément au site humbiliste 17/12/2015 :
    Un ami d’enfance, retrouvé grâce à Internet, m’a gentiment qualifié de « génie » et m’a dit des mots pour moi déroutants : « si la société favorisait les plus intelligents, ça se saurait, cela s’appelle le libéralisme économique ». Je crois qu’il s’agit là d’un malentendu, peut-être lié au fait que je disais lui renouveler mon amitié même s’il était devenu fonctionnaire. En effet, selon la dichotomie usuelle droite/gauche, si je suis hostile à la fonction publique, je serais de droite, libéral, et gentiment il me donnerait ici raison en disant que c’est la voie de l’intelligence. Toutefois, je ne suis pas d’accord, et je vais l’expliquer, ou réexpliquer ici.
    Le triomphe de l’économie libérale, c’est une poignée de gens « ayant réussi » vivant dans un luxe forcené, en commandant aux « loosers » traités en semi-esclaves, sous-payés. Géopolitiquement, les usines partiraient en pays à monnaie très basse (salaires quasi nuls), et ne seraient payés ici que les serviteurs des riches, non délocalisables (et les quelques fonctionnaires, policiers et geôliers notamment, peut-être pas soumis à la concurrence mais en nombre aussi restreint que possible). L’école/université ne serait pas « pour tous » mais pour les « gosses de riches ». Je n’aime pas du tout ce système à familles dominantes et familles dominées. Même à l’échelon individuel, mon expérience professionnelle me prouve que ceux qui « réussissent » ne sont en rien les plus intelligents et honnêtes, mais les plus menteurs/aveugles/manœuvriers, et ce n’est en rien estimable, selon mes valeurs. Dans la jungle économique « libre », ce sont les plus forts qui gagnent, quels que soient les moyens employés. Deux éléments (que je trouve affreux) sont fondamentaux : la publicité (convaincre les gens qu’ils seraient malheureux s’ils n’acquéraient pas le produit X au prix librement fixé par le vendeur, ou ne le volaient pas, mais une police/"justice" féroce les en empêche), le loto (que les humbles désespérés socialement gardent l’espoir que quelques rares chanceux parmi eux deviendront magiquement des riches). Au contraire, je préfère la frugalité et le partage (avec pression pour la performance sans l’oisiveté à la fonctionnaire).
    Il y a toutefois un malentendu possible : logiquement, intelligemment, en économie libérale, les sociétés humbilistes devraient l’emporter sur les sociétés capitalistes, puisqu’à produit égal leurs prix sont nettement plus bas (sans verser de fortune à l’encadrement, aux actionnaires). Le problème est que mensonges et manœuvres, appétit très général pour le luxe et les privilèges, font que la voie humbiliste est inexistante, seulement présente dans mon imagination. L’intelligence économique ne semble donc pas de ce monde. Hélas.
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Double objection et quadruple réponse, 18/12/2015 :
     On me répond deux sujets de désaccord : 1/ Les fonctionnaires sont au moins partiellement productifs (leur travail produit de la valeur, par exemple : les professeurs vendraient leurs cours si l’enseignement était privatisé) ; 2/ Le système inca collectiviste correspond au système dont je parle mais il implique grande frugalité et non civilisation de l’hyper consommation jetable. Je réponds en 4 parties :
A) Pour le second point, je reconnais que mon idéal est frugal, ce qui n’est pas populaire, mais s’avère peut-être anormalement sage. Je me souviens de René Dumont écrivant « nos classes populaires » (françaises ? occidentales ?) « se sont embourgeoisées ». Effectivement, nos « humbles », avec une heure de travail payée 8 litres d’essence font figure de riches vus d’Asie (avec peut-être un litre d’essence pour une semaine de travail). Je pense que ça va déboucher sur une révolution, avec nous dans le rôle des méchants privilégiés. Alors, visionnaire, j’envisage dès maintenant d’accepter la frugalité mondiale – je sais que la Gauche française clame que « nous n’avons pas vocation à partager la misère du monde » mais ça me fait penser aux aristocrates 1788 criant « nous n’avons pas vocation à partager la misère du peuple », d’où guillotine en masse, à courte échéance. (Et nos tribuns donnant des leçons de morale sont discrètement commandeurs des missiles atomiques menaçant d’exterminer abominablement les civils étrangers – cela se paiera un jour, je pense, ça va faire très mal, les débuts du terrorisme anti-occidental ne semblant qu'un avant-goût).
B) Le premier point attire davantage contre-objection. Je ne dénie pas que les fonctionnaires puissent vendre quelque chose, et j’achète moi-même des timbres postaux, par exemple. Ce qu’il y a est simplement que ce n’est pas économiquement viable (la Poste est en déficit chronique, malgré interdiction de la concurrence pouvant faire mieux moins cher). En 1981, le projet socialiste était de nationaliser d’autorité le riche système bancaire (en l’achetant, certes, sans spolier les possédants) et alors, celui-ci aurait dû inonder d’argent la république sociale, pour le bien des gens… mais, un an et demi plus tard, 100% de ces banques étaient devenues déficitaires (donc auraient été en banqueroute, sans Etat providence à hyper-déficit légal, à rembourser par les générations futures...). Ne plus être sévèrement astreints aux cadences infernales, ne plus avoir de produits chers « pour faire du fric », ne plus être en danger de mort quand on se met en grève de manière chronique… cela fait chuter vertigineusement la performance économique. On passe d’un système viable à un système en déficit, même avec suppression des « clients » (à séduire mieux que ne le fait la concurrence) remplacés par des « usagers » (devant remercier qu’on daigne les servir, et devant sous menace armée payer les impôts finançant ce système). A grande échelle, cela a entraîné la faillite soviétique, même avec état policier dictatorial (ce serait encore pire avec état je-m’en-foutiste à l’occidentale). Donc oui, les fonctionnaires peuvent vendre un petit peu, mais pas viablement sans menace armée (jusqu’à preuve du contraire).
C) Je suis gêné par la question enseignante, ma famille étant enseignante (mes 2+4 ascendants et mon grand frère). Mais il me vient à l’esprit une autre contre-objection : pourquoi les profs seraient-ils autorisés à « vendre » (faire du fric avec) leurs cours, alors qu’ils n’en ont pas inventé le contenu ? En effet, notre système légal est entièrement basé sur le Copyright (« URSS inclus ! » était-il marqué menaçant), la Propriété Intellectuelle, et le prof de sciences physiques vendant la relativité générale devrait verser la moitié de la somme aux « ayant-droits » d’Einstein (ou être accusé de spoliation « antisémite ? » s’il s’en dispense). Pourquoi le prof de sport est-il personnellement payé à la place des inventeurs du football, de la mise en forme physique (et de l'athlétisme en renflouant la Grèce en banqueroute ?). Attention : telle n’est pas du tout ma position, je préfère le partage aux barrières légales, je préfère le revenu du travail aux héritages oisifs, mais il y a une contradiction colossale. Enfin, là encore le système parait pourri : le système privé est encouragé par principe de brevet, lui disant « investissez dans la recherche, vous aurez retour sur investissement pendant 15 ans d’exploitation à vous réservée, avec (grâce à notre police, notre justice, justifiant les taxes) punition des contrefaçons, avant que ça devienne patrimoine public, à échéance des 15 ans ». Mais bizarrement cela ne s’applique pas aux ayant-droits de prétendues œuvres d’art, même 200 ans après réservées aux héritiers. Bizarrement aussi, la pression gouvernementale pour les médicaments génériques choisit d’ignorer que les industriels cachent leur savoir-faire pour ne breveter que le minimum permettant de poursuivre en justice la contrefaçon (sans donner la recette intégrale pour que les copies futures marchent aussi bien). Des lois hyper-précises gouvernent le Droit et la Prison, dans un sens totalement incompréhensible. Personnellement, je ne suis pas d’accord sur l’interdiction française de punir le partage gratuit de musique ou films, et je suis heureux si mes dessins plaisent à beaucoup de monde, se les partageant d’autant plus facilement que c’est entièrement gratuit, offert « à l’humanité et au monde intergalactique »… Ceci dit, s’il faut lourd investissement de recherche, impliquant retour sur investissement, cela pourrait faire l’objet de contrat spécial, organisant le retour requis.
D) Quand je prône le partage, cela me fait revenir en mémoire un détail aperçu dans mes lectures aéronautiques : le gouvernement britannique a été très critiqué pour avoir « partagé » avec les Soviétiques sa technologie du réacteur Néné, ensuite copié pour le MiG-15 qui a mis en déroute l’aviation étasunienne dans la guerre de Corée. Toutefois, je ne vois pas cela comme une objection absolue au partage : les Britanniques, n’ayant pas l’immense budget militaire étasunien, comptaient exporter leurs avions à moteur Nene, à réparer sur place, et cela divulguait de toute façon le secret. Et, dans le monde mondialisé dont je rêve, il n’y aurait plu’ d’armée ni de guerre. Non, je n’ai rien contre la liberté de partage, sauf que je comprends qu’il y a un problème pour justifier l’investissement de recherche (recherche privée, menée pour aboutir à un produit vendable, certes pas recherche publique, à découverte finale entièrement facultative, en un temps indéterminé donc usuellement très long, avec chercheurs tranquilles, pépères).
   Bilan : l’humbilisme reste avec un voyant rouge à Fonctionnaires, et un voyant vert à Humbles. D’ailleurs, ce concept « pour les humbles » peut signifier qu’ils resteront assez humbles sans devenir des « riches vivant dans le luxe gaspilleur » – mais la disparition du fossé entre « classes » rendrait la frugalité moins douloureuse, je pense ; et, ainsi, le Système Communiste a surtout implosé du fait de la jalousie populaire vis-à-vis de l’Occident gaspilleur – en pillant les pays pauvres ; un « monde uni frugal » paraît lui possible, utopique oui mais envisageable.
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Nouvel échange utile, 19/12/2015 :
     Il y a eu semble-t-il un malentendu, désolé. L’objection qui m’était adressée signifiait en fait que les fonctionnaires produisent une valeur ajoutée comme les autres employés, et qu’il n’y a pas de différence entre travail productif et improductif ; par exemple : les employés de l’Aérospatiale étaient des fonctionnaires fabriquant des avions à forte valeur ajoutée.
    J’avoue qu’il me manque des bases pour suivre ce raisonnement, ou bien : il s’agit de bases que j’ai rejetées. Je ne sais pas ce qu'est la "valeur ajoutée" ou "forte valeur ajoutée", ça semble correspondre à ce que j'appelle le "vol légal" (commercial, de droite ou centre gauche). J'ai appris à l'école primaire : « bénéfice = prix de vente moins prix d'achat », et c'est le sens que je crois deviner à la « valeur ajoutée » : prix de revient + valeur ajoutée = prix vendu. Or il ne s’agit en rien de « valeur » intrinsèque indiscutable mais de « prix » arbitrairement exigé, sous protection de la police/« justice » punissant le vol (ou l’accaparement « illégal » en ne laissant que le prix d’achat). Imaginons que j'invente un anti-cancéreux miracle qui serait de l'eau salée à 3,14% (±0,03%) supplémentée de poivre noir ou rouge à 0,14% (±0,01%), prix de revient : 4 centimes par litre, mais comme le besoin est colossal et ma formule secrète, je le vends cent mille Euros la dose d’un microlitre, cela fait une énorme énorme valeur ajoutée. Mais c’est s’enrichir aux dépens d’autrui, de manière totalement injustifiée. La voie humbiliste dirait : si ça revient à 4 centimes par litre, vendons-le six centimes par litre, couvrant les frais de transport et distribution, pour les gens ne pouvant le produire eux-mêmes, le but n’est nullement l’enrichissement (pour luxe immense réservé à celui empochant la différence, façon droite ; ou pour vie pépère de milliers de fonctionnaires improductifs façon gauche) mais la mise à disposition de biens, avec certes paiement des gens faisant efficacement les choses, de façon à ce qu’ils se paient logement et nourriture (non gratuits hors des tribus amazoniennes).
    Et je confirme ma notion de travail improductif : en France existait un impôt dit « vignette automobile », et des politiciens ont envisagé de la supprimer car très impopulaire et ne rapportant quasiment rien aux caisses de l’Etat. Il y a eu aussitôt des grèves dans la fonction publique et l’argument émis m’a marqué : « oui, cet impôt ne rapporte pas grand-chose, mais il sert à payer les gens qui organisent sa perception, l’impression de ces vignettes, etc. Cela doit continuer sans jeter à la rue ces gens respectables, et sans même les obliger à douloureuses reconversions ou déplacements. » Il s’agit là clairement de travail improductif, ne produisant strictement rien pour le bien des gens mais se payant par le racket exercé sur les contribuables menacés par police/« justice ». Maintenant, passons au cas des avions, un peu différent certes. Pour produire un avion de ligne fiable et performant, il faut par exemple dix unités de matières premières et mille unités de travail technique (1 unité fois mille personnes) ; le patron de droite vend cet avion trois mille unités, dix pour les fournisseurs, mille pour les techniciens fabricants, 490 pour l’encadrant et 1500 dans sa poche à lui (ou 1000 pour lui et 500 pour banquiers et actionnaires) ; le patron de gauche le vend soixante mille unités, en embauchant trois mille fonctionnaires à cadences pépères (quand ils ne sont pas en grève, or la menace est constante) et salaires confortables (peu inférieurs pour la base, comparée à l’encadrement aligné sur le privé), le principe est que le bénéfice par rapport au coût minimal est réparti entre producteurs (bien payés et en embauchant plein d’aides pour abaisser leur propre effort) ; l’avis humbiliste le vend 1015 unités, payant aux techniciens fabricants les mille unités minimum comme la droite, mais sans pont d’or pour l’encadrement et le « patron », sans rente pépère pour des semi-producteurs en nombre pléthorique et protégés de l’effort constant.
    Bref : les fonctionnaires totalement improductifs ne sont effectivement qu’un cas particulier, la masse fonctionnaire produit simplement à un prix artificiellement énorme, faute de (pression de la concurrence impliquant) rendement toujours accru et rémunération par tâche toujours abaissée. Bien sûr, la hausse de productivité est possible (automatisation, informatique) aussi dans la fonction publique mais avec immenses réticences des syndicats surpuissants, exigeant maintien (ou essor) de l’emploi (payé même avec déficit, constant ou croissant), avec perpétuelle menace de grève, surpuissante paralysante puisque la concurrence est interdite et la banqueroute impossible. Mais ces critiques anti-fonctionnaires ne légitiment en rien le patron semi-esclavagiste s’en mettant plein les poches avec ses complices encadrants et financiers. D’où l’alternative humbiliste, je le confirme. Incroyablement « envisagée par personne ».
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Lecture PUF, 12/03/2016 :
    J’avoue ne rien comprendre à l’économie, qui se prétend scientifique (et je suis matheux, apte à comprendre théoriquement), j’ai donc demandé à un ami s’il connaissait un ouvrage en la matière. Il m’a conseillé « Histoire de la pensée économique » de Henri Denis, éditions Presses Universitaires de France, 1966 revu 2008. Ce très gros pavé de 725 pages, plein de titres philosophiques, d’équations et graphiques, paraissait très solide, mais… la lecture a été très décevante, j’y vois de gros défauts :
1- Il prétend que le capitalisme a produit deux tendances : minimiser la rémunération des ouvriers et entraîner le colonialisme pour obtenir de nouveaux débouchés. Je ne vois là aucune logique, non : il suffirait de payer davantage les ouvriers pour qu’ils consomment davantage, et les colonisés peuvent être insolvables, leur capacité à consommer n’est en rien un facteur de richesse pour les producteurs. (Des ouvriers à richesse de nababs ne sont pas souhaités par les capitalistes, et les firmes pharmaceutiques n’inondent pas l’Afrique de produits que les Africains n’ont pas les moyens de payer, dans notre monnaie).
2- Il prétend que l’investissement est obligatoire pour que vive l’industrie et que le rendement de cet investissement est garanti, calculable, prévisible. Je ne vois là aucune logique. Souvent, il n’y a aucun retour sur investissement, l’investissement est un pari risqué, et des inventions ont du succès sans requérir d’investissement spécifique. Ce n’est pas clair du tout. L’auteur semble réciter ses bases sans convaincre en rien.
3- Il dit que l’épargne est mauvaise (facteur de crise) en détournant de la consommation, pourtant il y a des tas d’incitations fiscales à l’épargne (défiscalisation d’assurance-vie et d’intéressement bloqué 5 ans), pourquoi ? Et il dissocie l’épargne de l’investissement, c’est à rien n’y comprendre.
4- Il parle de l’investissement et du taux de profit comme automatique, alors que les actions semblent une loterie, avec des ratés industriels imprévisibles, en partie liés à la concurrence (les gagnants gagnent et les perdants perdent, pas l’ombre d’un mot là-dessus).
5- Il a glissé sans aucune réflexion de la période XVIIIe siècle, avec les ouvriers payés tout juste assez pour survivre, à la période actuelle, avec la consommation essentiellement tirée par la publicité : ce n’est plus des "besoins" d’acheter mais des "envies" d’acheter. Ça change tout absolument, mais l’auteur a oublié d’y réfléchir. Et ce n’est pas que de l’embourgeoisement de l’ex-prolétariat occidental : le Tiers-Monde est énorme consommateur aussi de Coca-Cola (certes moins cher que le nôtre) et de Smartphones (certes de versions antérieures aux toutes dernières).
6- Il dit que les années 1945-74 ont été prospères, dans le monde capitaliste dominant, car la décolonisation a créé d’énormes besoins dans le monde sous-développé, et que le capitalisme a intrinsèquement besoin de tels débouchés extérieurs. Je ne comprends rien à cela : quels ouvriers d’ici refusent de consommer deux fois davantage (ou dix fois davantage) ? En quoi y a-t-il un besoin d’externalité ? Le capitalisme paye très petitement ses salariés (la France étant partiellement protégée par son « salaire minimum » contraire aux lois du marché [enchères décroissantes sur les salaires], lois du marché qui triomphent selon l’auteur), et après ce capitalisme se plaint qu’il ne trouve pas de clients ? c’est simplement idiot, idiotissime.
7- L’auteur n’a absolument aucune solution à la crise actuelle (après 1974), son ouvrage de 1966 étant complété par des textes de 1998-2008. Il ne voit pas la Chine phagocyter l’industrie (grâce à sa monnaie faible) au jeu de la concurrence, ruinant les pays dits « capitalistes dominants ». Il ne voit pas le déficit public des pays occidentaux se creuser immensément par un interventionnisme sans limite et sans retour suffisant. Il ne comprend rien, mais il professe. C’est juste lamentable.
8- L’auteur prétend que, contrairement aux autres sciences humaines, l’économie a vécu l’expérimentation de ses théories, grâce à la douloureuse et durable expérience communiste, ayant montré la faillite du collectivisme et le triomphe du marché. Non, c’est là une erreur méthodologique : peut-être que la collectivisation a été mal mise en œuvre et ce qui a raté est donc cet essai-là, nullement le principe sous toutes ses formes. Inutile de se cacher derrière des équations complexes quand on commet de telles bourdes en matière de logique élémentaire.
9- L’auteur dit que l’expérience communiste a raté par non prise en compte du retour sur investissement, par travail devenu de mauvaise qualité (sans plu’ de pression patronale), et il envisage que le capitalisme (sans plu’ de pays à coloniser) soit sauvé par une nouvelle forme d’interventionnisme de l’Etat. Je ne comprends pas et je conteste : les Etats comme la France sont en déficit chronique, donc sans retour sur investissement des dépenses publiques somptueuses ; les fonctionnaires inamovibles tranquilles (et en colère contre les usagers, entre deux grèves, fréquentes et sans risque) y travaillent « à la soviétique » avec salaire de type occidental, combien de temps cette arnaque va-t-elle durer sans révolte ni collapsus ? Puisque les jeux financiers font fuir l’industrie vers l’Asie à bas coût, n’allons-nous pas nous écrouler économiquement ? Pourquoi la réédition de 2008 n’en touche-t-elle pas un mot, pas un seul ?
10- Il manque un autre pan à la réflexion, c’est que le système capitaliste est garanti par la police, la « justice », la prison, interdisant la réquisition et le partage des fortunes insultant la misère et non justifiées par travail. En ce sens, la population est asservie, comme en régime soviétique par le parti unique sauf qu’ici c’est par les fortunés. En termes philosophiques et moraux, cela change tout.
11- J’aurais peut-être mieux fait de lire un manuel scolaire d’économie (c’est parait-il maintenant une discipline au lycée, qu’y raconte-t-on ? comment prétendre à un savoir alors que les économistes échouent à vaincre la crise ? ou à formuler une vision claire et crédible sur la sortie de crise…).
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Croissance ou non ?, 22/03/2016 :
     Mon ami un peu économiste me dit que la Chine ne dépasse pas du tout les autres pays, car son P.I.B. par habitant est minuscule, et qu’on ne peut pas revenir en arrière, car payer les Français comme des Chinois ferait s’effondrer la consommation donc l’économie. --> Cette réflexion m’intéresse quoique je ne l’approuve pas. 1/ Il est très possible qu’une fourmilière à ouvrières peu riches ruine la cigale ventripotente oisive : ça me semble même la conséquence logique des lois du marché. Les peu-demandants vont connaître un essor et les anciens riches vont s’effondrer (sans être rejoints dans leur opulence passée). [C’est le contrecoup logique de la suppression des barrières douanières, qui ont certes accru le niveau de vie des déjà-riches, achetant encore davantage de produits moins chers fabriqués par les pauvres lointains, avant de comprendre que cela ruine leurs propres sources de revenus – et les fonctionnaires, non soumis à la concurrence, portent une énorme part de responsabilité dans ces décisions et leur confirmation durable.] 2/ Je déplore que l’économie pose la croissance éternelle comme un principe indiscutable, une nécessité : pourquoi ne pas concevoir une voie vers le bien-être en situation de décroissance ? Les écologistes ont un peu travaillé sur cette idée (René Dumont en 1974 et 1981 pronait la « croissance zéro », tout l’essor devant aller au Tiers-Monde), mais ne la reprennent guère semble-t-il aujourd'hui, car ce n’est pas populaire, ou cette lucidité est infiniment moins plaisante que l’égoïste « toujours davantage » à courte vue… Pourtant, ici ou là, on entend dire que si l’Allemagne n’a pas de chômage, c’est parce que l’effectif de sa population décroît… alors qu’on nous claironne unanimement en France que la sur-natalité assure la croissance donc l’essor économique et la prospérité. Il faudrait modéliser l’économie en situation de décroissance, je vais peut-être m’y atteler, essayer (sans comprendre pourquoi les experts, prétendus, ne l’ont pas fait, n’en parlent même pas).
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La fausse science économique, 02-04/05/2016 :
    J’ai lu l’ouvrage de Jacques Sapir « Les trous noirs de la science économique. Essai sur l’impossibilité de penser le temps et l’argent ». J’en retiens comme principal enseignement, effectivement très majeur, que les affirmations économiques prétendues expertes sont en fait des abus, basés sur des modèles incohérents ou invraisemblables. Toutefois, j’ai noté plusieurs pages à discuter.
Page 48 : il est expliqué qu’un pays qui produit beaucoup pour sa propre consommation, des biens non commercialisés, a un PIB nul, alors que s’il se met à échanger avec l’étranger, son PIB croît, tandis que sa richesse ne varie pas (ou décroît). « Le paradoxe vient de ce que le PIB (ou le PNB) ne mesure que la production commercialisée. » Je n’avais pas conscience de cela, et cela me semble abattre les dogmes économiques – par principe opposés à l’autarcie, au nom mensonger du bien-être. Il me vient la même idée sur la valeur des monnaies : si tel pays a un PIB de 600 milliards de Pesos locaux, il sera clamé que c’est très pauvre si ce Peso est très mal côté au marché des changes, et ce pays sera dit supérieurement riche si ce Peso a une très forte valeur internationale, quand bien même cela ne changerait rien au pouvoir d’achat local de ses habitants. Loin de ces artifices, je préférerais une monnaie mondiale unique, un salaire minimal mondial unique, etc. alors on pourrait parler d’équité dans la distribution des richesses, le système en place ne semble là que pour brouiller les comparaisons, sans autre avantage que de cacher la domination, l’injustice géopolitique. La transition vers l’Euro a été obscurcie, avec objections cachées par les économistes : on nous faisait miroiter la simplicité d’aller à l’étranger sans change de monnaie enrichissant les banques seulement, mais avoir gravé qu’un millier d’euro est le salaire minimal en France quand il est le triple du salaire minimal en Irlande… cela aurait dû être questionné en termes d’équité (avant que les usines délocalisent, causant ruine relative ici)…
Pages 50 à 53 : critique de l’épistémologue Karl Popper, « le critère de scientificité d’une hypothèse (…) simplement le fait qu’elle soit testable et donc potentiellement réfutable ». Cela m’intéresse fort dans la mesure où j’ai trouvé immensément convaincant l’ouvrage de Popper « logique de la découverte scientifique », invalidant l’induction scientifique, les prétentions scientifiques à La Vérité. 1/ Sapir expose une première cause d’inapplicabilité en économie : les tests sont exprimés dans le langage d’une théorie préexistante, non testée, et donc cela biaise ces tests (validés à tort par circularité ? façon « j’ai raison parce que j’ai raison »). A mon sens, cela ne donne pas tant tort à Popper qu’à ceux prétendant que l’économie est une science. 2/ En économétrie, les conjectures sont « multiples et imbriquées », c’est « illisible en termes de vérification (on ne sait plus ce qui est vérifié) ». Là encore, ça ne donne pas tort à Popper, mais les partisans de la scientificité de l’économie méritent le soupçon (voire toutes les prétendues « sciences humaines »). 3/ Selon Sapir, le but de Popper serait que l’amélioration des théories se rapproche de plus en plus de la réalité, or cela constitue une hypothèse non testable, objecte Sapir. Je ne sais pas quoi penser de cette critique, dans la mesure où cela me semble un procès d’intention, pas le reflet de la thèse que j’ai lue chez Popper. Je suis certes d’accord que l’hypothèse en question est très contestable : le futur est inconnu, et rien ne garantit que s’y appliquera la prévisibilité scientifique modélisant des « lois » (prétendues) facteurs de succès prédictif. Ce n’est pas tant une critique de Popper que des bases de la science en principe général. 4/ Selon Popper, la falsifiabilité est plus importante que le réalisme, et cela choque Sapir. Puisque je suis irréaliste, opposé au dogme réaliste, je suis particulièrement bien placé pour contester Sapir. Toutefois, il semble qu’il y a une foule de présupposés mensongers dans cette affaire : ce que sous-entend Sapir, c’est que le réalisme est vérité quand l’irréalisme est erreur, et poser la question en ces termes lui donne automatiquement raison. Mais il a tort : quelle est sa preuve de réalité (pour réfuter l’hypothèse du cauchemar ?). Non, il n’aborde pas la question, il est plus pratique de clamer avoir raison en faisant appel au (prétendu) bon sens des endoctrinés. C’est nul. Ceci dit, je suis d’accord que l’hypothèse du rêve ruine le projet scientifique/poppérien de prévisibilité, mais Sapir, loin de donner des leçons de réflexion, ne réfléchit pas assez : il reste dans son vase clos de l’économie (quoiqu’il affirme plus loin dans le livre, estimant que la sociologie devrait prendre le pas sur la prétendue science économique).
Page 55 : « Le comportement des partisans des thèses post-modernes et hyper-critiques n’est pas sans rappeler celui de l’enfant qui, parce que son jouet ne fonctionne pas comme il veut, prétend qu’il ne fonctionne pas du tout. » J’entends cette phrase, que je prends comme une grande gifle, mais je la juge imméritée. Je vais prendre un exemple illustratif : si je rejette la météo, ce n’est pas parce qu’elle est 100% inefficace à prédire, c’est parce que – là où elle a prédit 10mm de pluie ± 30% (7mm à 13mm), et que l’on a mesuré zéro mm – elle a prouvé voler sa prétention à la vérité, même approximée. Une vérité est invalidable par 1 contrexemple, ça suffit, quand il est quasi impossible de la valider positivement – cela exigerait de la démontrer sur absolument tous les cas possibles (ce qui est possible en mathématique avec itération infinie, mais impossible en sciences expérimentales où le futur pourra démentir le modèle, l’expérience primant sur la loi imaginée) Certes, on peut « entendre » les prévisions météo, et autres délires de chamanes et voyants, en tant qu’énoncé de possibles vaguement consolidés par tel ou tel protocole, mais ce qui est rejeté (pas puérilement), ce sont ses prétentions à la vérité incontestable. Si on bascule vers le calcul de probabilités, on pourrait aboutir à l’idée que la prédiction pseudo-météo « au pifomètre » (ou avec grenouille), qu’on y croie ou pas matériellement, répond juste à 40% ± 20% (parfois 60%, parfois 20%), que la météo scientifique actuelle répond juste à à 60% ± 30% (parfois 90%, parfois 30%). Le gamin peut simplifier à tort cela en 0%, mais je reste fermement sur la position « ces chiffres démentent un prétendu 100% », et le coup de grâce vient de la philosophie sceptique : votre taux de 60% ± 30% décrit une mesure passée, rien ne prouve qu’il en sera de même pour les prédictions du futur, qui pourra donner 0% (ou 100%), sauf induction (généralisation illogique, risquant erreur totale). On peut certes « croire », scientistement, mais ce n’est pas du « savoir ».
Page 56 : « (Les médecins) n’en ont pas pour autant décidé que la médecine était une activité sans objet puisque son triomphe ultime, l’immortalité, était hors de portée (…) Ce n’est pas pour autant qu’il faut cesser de se battre. » Toujours sur la même idée que précédemment, il s’agit là d’une violente critique à mon prétendu infantilisme. Je ne suis pas d’accord : la médecine ne vise nullement l’immortalité selon moi mais le soulagement de la souffrance – ceci étant toutefois embrouillé par le classement en « illégal » de substances soulageantes dont j’ai entendu parler (opium, cannabis, etc.) avec l’aval de médecins parlant d’effets secondaires (chez les bien-portants cherchant là une source de plaisir accru). Et puis… le débat est aussi embrouillé par le dogme sur la mortalité, dont je ne suis nullement convaincu : la disparition d’autrui dit-défunt est réversible tant que la scission réel/rêves n’est pas établie, et la mort du moi peut être un non-sens, ça se discute – mais Sapir ne philosophe pas, il pontifie à l’intérieur de ses idées reçues.
Page 89 : Dans le paragraphe « les limites de l’optimalité », Sapir conteste qu’un optimum objectif soit en vue, et conclut qu’il y a divers critères possibles et diverses hiérarchies envisageables pour ces critères. « le choix n’est plus technique mais relève de la controverse démocratique. » Je doute, moi, à ce sujet : je comprends qu’un faux expert mérite d’être renversé, n’a aucun droit à commander pour imposer son opinion, mais inversement rien ne garantit que la majorité des gens exprimera un point de vue meilleur (un individu lucide ayant raison peut être ultra-minoritaire, voire condamné en démocratie à la prison ou au traitement « psychiatrique »). Par expérience, je constate que les vainqueurs démocratiques ne sont nullement les plus raisonnables mais les meilleurs menteurs, profitant des colères à un moment donné, à leur propre avantage. Mais Sapir, philosophiquement nul ou buté, se refuse à envisager la critique du principe républicain (dit démocratique).
- Page 126 : 1/ « La démocratie fonctionnellement nécessaire (…) qualifie donc une communauté organisée (elle se dote de règles de vérification et de contrôle) et agissante (le pouvoir de modifier sa condition ne lui a pas été retiré). Ce n’est donc pas la démocratie définie par la seule relation électorale libre et régulière de l’individu isolé face au pouvoir. » J’ai vaguement de la sympathie pour cette idée que le principe électoral est une fausse démocratie, n’incarnant par le gouvernement par le peuple mais seulement le choix par le peuple de dominants agissant temporairement à leur guise, même contre le peuple (d’où manifestations publiques de colère, chroniques en France, sur mille sujets, au lieu de pointer la racine du mal). Mais je ne comprends pas que Sapir balance ces idées sans envisager les solutions (référendum d’initiative populaire ?) et les réserves éventuelles à ceci. Pourquoi parler dans l’abstrait théorique sans précisément expliquer les solutions et fausses solutions (avec frontières, le vœu populaire semble l’égoïsme groupiste à l’encontre des étrangers) ? 2/ « on prétend réduire l’organisation sociale à une mécanique déterministe, ce qui justifie la fin du politique au profit de l’expertise (…) Récuser (…) c’est reconnaître qu’il faut mettre le politique au poste de commande. » Je ne suis pas d’accord avec Sapir, à qui il manque fondamentalement le côté « critique du politique ». Ainsi, les antieuropéens pointent le caractère technocratique des institutions CEE sans pouvoir suffisant de l’assemblée d’élus, mais je dénie totalement que ces élus représentent la population, ils ne défendent généralement que leur propre intérêt ou celui de groupuscules super-influents (ou surreprésentés – dans certaines communautés, prendre des fonctions politiques est classé comme devoir pour favoriser la communauté au détriment de tous, le principe de la république étant pourri ça marche parfaitement). Au lieu de prendre position pour un camp, il me semble légitime de voir l’opposition entre deux formes de mal.
Page 177 : « Un économiste, c’est quelqu’un qui vous dira demain pourquoi ce qu’il a prédit hier ne s’est pas réalisé aujourd’hui. » Ce bon mot, effectivement délicieux, me parait peu compatible avec la critique de Popper aux pages 50-53 : le drame est que les prétendus savants économistes sont inaptes à formuler des prédictions se vérifiant, ils ne font que discourir a posteriori pour (prétendre) expliquer ce qui s’est passé, sans qu’ils aient pu le prédire. Quand Popper dit « ce ne sont pas du tout des scientifiques », moi j’estime qu’il a entièrement raison. L’économie ressemble en ce sens à l’Eglise moyenâgeuse « expliquant avec certitude » ce qui s’est passé (gelées tardives, sécheresse, etc.) par des colères de Dieu envers sorcières ou hérétiques ou croyants insuffisamment assidus à l’Eglise. Un autre exemple similaire, me venant à l’esprit, est le sensationnalisme des adorateurs du devin Nostradamus, qui avait tout prédit, absolument tout : une fois que ça s’est passé, on sait ce qu’il avait voulu dire et ça colle merveilleusement – mais bien sûr il ne faut pas demander à ces interpréteurs (ou escrocs) ce qu’il reste à advenir des prédictions (puisqu’ils sont inaptes à prévoir, à « lire » à l’avance). Le bla-bla est certes un exercice comme un autre, un peu difficile et avec quelques individus plus brillants que les autres en ce domaine, mais ça devrait relever du loisir facultatif, non gouverner la loi.
Page 191-194 : « Les bons Princes qui nous gouvernent, fussent-ils politiques ou économiques, tonnent et s’étonnent que des salariés refusent une remise en cause de ce que l’on appelle des "avantages acquis" en échange d’une meilleure efficacité dont tous seraient bénéficiaires. (…) "moins aujourd’hui pour plus demain" (…) Or la résistance à ce type de contrat tacite a toujours été très forte (…) voir que les comportements étaient parfaitement rationnels (…) les salariés n’ont pas confiance dans la direction de l’entreprise (…) et quelles que soient les causes de cette perte de confiance, alors il est rationnel de son point de vue de récuser la transaction. (…) que l’on ne s’étonne pas d’actions sociales a priori "irrationnelles". Que l’on cesse alors de les dénigrer et d’employer à chaque instant ces mots de corporatisme et d’égoïsme pour les qualifier, vocabulaire d’autant plus indécent que l’on connaît les conditions d’existence de ceux qui l’emploient et de ceux auxquels il est destiné. » Là, Sapir me semble commettre la plus grosse faute de ce livre, faute très grave, le disqualifiant intégralement comme prétendu « penseur honnête ». Certes, avec ce discours, il s’attire la sympathie des syndicalistes et défenseurs de privilèges, mais je suis dans l’autre camp, désolé, et je n’ai pas du tout la richesse princière dont il accuse ses contradicteurs. Le problème essentiel est qu’il mélange à dessin deux concepts distincts, la raison et la morale. Au lieu de clamer avec Sapir « n’appelez pas égoïsme la défense des avantages acquis, au contraire c’est très rationnel », je dirai le contraire : « l’égoïsme, moralement moche, est un guide possible pour la raison ». Si le prima est donné au privilège dont on bénéficie (en hurlant contre le privilège dont ne bénéficie qu’autrui), il devient très logique de hurler pour le conserver, pour refuser toute abrogation pour davantage d’équité (ou d’égalité). Sapir emploie une autre ficelle : celle de disqualifier les patrons richissimes qui insultent les petites gens et salissent par leurs propres privilèges la position en question. Non, les patrons ne sont pas seuls sur cette ligne : les petits humbles sont aussi choqués par les privilèges (des fonctionnaires, des CDI, des employés de grandes entreprises, des cols blancs, etc.), mais certes ils n’ont aucunement la parole, seuls les patrons (et politiciens) maugréant devant les micros. Et le monde politique est exempt de raison : seule l’extrême gauche étant réputée défendre les humbles, alors qu’en fait elle milite pour le système communiste, avec privilèges fonctionnaires étendus à tous – d’où ruine, personne ne fichant plu’ rien (« petit travail tranquille », « non aux cadences infernales et aux rétributions au mérite, à-la-tête-du-client », « avancement automatique à l’ancienneté »). Seul dans le désert, j’ai inventé un mouvement politique plus logique, mais sans aucun espoir d’atteindre ne serait-ce que 0,1% des voix, tant l’égoïsme séduit davantage, évidemment. Contrairement à Sapir, je considère que les défenses de privilèges sont égoïstes, immorales, je n’ajouterai pas « irrationnelles » c’est effectivement hors sujet, mais Sapir se montre là dans le camp des pourris – soit c’est un penseur pourri, soit il est lucide mais ment, joue stratégiquement pour s’assurer un succès de librairie, ce qui n’est guère mieux. (Ceci dit, j’ai conscience d’être anormal, suicidaire, envisageant un monde uni sans plu’ les privilèges de niveau de vie occidental, indu, couvert par armes nucléaires, illégales – ce qui est caché par tous les prétendus penseurs et observateurs).
Page 217 : « Qui fut le premier économiste ? Christophe Colomb, car quand il partit il ne savait pas où il allait, quand il est arrivé il ne savait pas où il était, et il a fait tous ses voyages grâce à de l’argent qui n’était pas à lui. ». Délicieux, merci à l’auteur, mais… mêmes remarques que pour la page 177. En ce sens, le titre de l’ouvrage aurait pu être « science économique = une escroquerie généralisée ».
Page 240 : « Keynes va même plus loin que ce constat et lie explicitement l’inflation, c’est-à-dire la dépréciation de la monnaie, au mouvement historique qui voit de nouveaux groupes sociaux s’affranchir de la tutelle des anciens dominants. (…) ils profitèrent aux fortunes de fraîche date aux dépens des anciennes et donnèrent à l’esprit d’entreprise des armes contre l’accumulation des privilèges acquis. » Je ne suis pas du tout convaincu par ce discours. J’ai entendu des politiciens dans les années 1970 clamer que l’inflation ne profitait qu’aux riches et ruinait les pauvres, et cela ne me semble certes pas idiot : les financiers peuvent jongler à leur profit (ou au profit des clients fortunés) avec les dérives monétaires quand les humbles sont désarmés et subissent les hausses de prix qu’ils rattrapent en retard ou incomplètement. Par ailleurs, Sapir comme Keynes trouvent merveilleuses les nouvelles fortunes alors que je les juge coupables, anti-altruistes : elles se construisent toujours au dépens d’autrui, par prix de vente « pour faire fortune » égoïstement au lieu d’être minimal au profit du client, d’autrui.
Page 281 : « Deux économistes se rencontrent. (…) – Tu comprends ce qui se passe ? (…) – Attends, je vais t’expliquer. – Non, non (…) expliquer, ce n’est pas difficile, moi aussi je suis économiste. Non, ce que je te demande c’est est-ce que tu comprends ? ». Excellent, merci. Mêmes remarques que page 217 et 177 : les économistes seraient des escrocs blablateurs. Ce sera plus loin la conclusion du livre, confirmée par plus de 300 pages d’analyse contradictoire, de l’intérieur – même si mes désaccords ici ou là me font craindre que Sapir ne soit pas un modèle d’objectivité.
Page 319 : « Substituer l’équité à l’égalité revient à postuler un monde prévisible et exempt d’externalités ». Ceci vaut pour Sapir démolition du concept d’équité (contre l’égalité) et je ne suis pas d’accord. En sens inverse, on peut aussi parfaitement démolir l’égalité (contre l’équité) : si on rétribue autant le paresseux que le performant, c’est une prime à la paresse, qui conduit à démotiver les méritants, avant qu’ils démissionnent en un je-m’en-foutisme généralisé. Cela a rien moins que démoli l’utopie communiste. Dès les années 1970, bien avant l’effondrement soviétique, on me disait en cours de langue russe que la mentalité à Moscou était « ils font semblant de nous payer, alors on fait semblant de travailler ». Et un reportage français dans une usine soviétique s’étonnait de ne pas voir arriver d’ouvrier, pour allumer les machines, un chef finissant par venir, et répondant – quant à l’absence d’ouvriers : « ils n’ont sans doute pas eu envie de venir », pourquoi se donner du mal si le salaire est inchangé, grâce au triomphe de l’égalité ? Mais, sans égalité ni équité, que reste-t-il ? Le triomphe de quelques malins écrasant la foule, ou la demi-foule des travailleurs méritants ? Je trouve ça simplement injuste, créant artificiellement animosité d’où violence. L’équité me semblait bien la meilleure piste, même si ce n’est qu’à titre de tendance, pas comme modèle prouvé optimal mathématiquement (avec hypothèses contestables).
Page 329 : « La Théorie de l’Equilibre Général (…) échoue à nous fournir une intelligence du monde réel ; elle peut même devenir un obstacle quand des économistes prétendent transposer des raisonnements abstraits sur le monde réel, sans se soucier du réalisme des hypothèses. » Cela sonne comme un tonitruant manifeste de réalisme, contre l’irréalisme, et à mon avis, c’est une erreur de cible. Même si ce monde était un cauchemar, même si le réel n’existait pas (avec basculement de cauchemar en cauchemar), les économistes feraient acte d’abus de pouvoir en imposant comme vérité ce qui n’en est pas. Sapir se trompe de problème.
Page 344 : « Le couple contrôle/responsabilité résulte en vérité du principe de densité ; il implique que le peuple (ou le corps souverain) soit identifié à travers la détermination d’un espace de souveraineté. C’est pourquoi l’ordre démocratique implique des frontières (qui est responsable de quoi), mais aussi une conception de l’appartenance qui soit territoriale (le droit du sol). » Je ne comprends rien à cette prétendue démonstration du bien-fondé nationaliste. Pourquoi un monde sans frontières (sans rejet xénophobe) serait-il exclu ? Comme l’économiste qu’il semble être, Sapir balance comme pseudo-vérités ses opinions les plus contestables.
Pages 346-347 : « Prétendre en effet qu’un traité international est valide à l’infini revient à prétendre que ses rédacteurs avaient la connaissance de toutes les occurrences possibles que le futur réserve, ou qu’ils avaient le droit et les moyens de lier à leurs décisions les générations à venir. » Ce raisonnement me parait gravement faux. En effet, si un traité n’est pas solidement déclaré irrévocable, il sera systématiquement contesté/enfreint et perd donc toute valeur. Mais… si ce principe de validité intemporelle est accusable abusivement d’absoluité absurde, alors ça met en question la forme d’invalidation par Sapir des hypothèses conduisant à la Théorie de l’Equilibre Général. Hum, ça invalide tardivement les trois quarts du livre.
Pages 348-349 : « L’introduction de la notion de légitimité signifie que dans tout acte normatif ou stratégique on peut déterminer qui peut contester quoi et sous quelles formes cette contestation peut s’exprimer. Elle est un moment essentiel pour échapper aux deux polarités qu’il faut également refuser, le formalisme légaliste et l’essentialisme juridique. » Je crois rêver et Sapir me semble là définitivement illégitime : si les staliniens édictent qu’il faut adorer le leader toujours et partout, en public, Sapir conclut que c’est bien et que « il faut refuser » les alternatives à cela. Est-ce de l’idiotie profonde ou une immoralité totale ? (Et c’est célèbre pour le dictature stalinienne mais la démocratie a généré de semblables horreurs, procapitalistes anticommunistes aux USA ou projuives antinégationnistes en France).
Page 352 : « une véritable entreprise de décervelage. Elle est un crime contre la raison et, on le sait, le sommeil de cette dernière engendre des monstres. Elle est fondamentalement le contraire d’une pratique scientifique et s’apparente à un intégrisme idéologique (…) Une démarche scientifique en économie doit assumer l’incomplétude de la discipline, sa nécessaire ouverture à la sociologie, à l’histoire, à l’anthropologie et à la science politique. ». Je comprends une partie : la dénonciation de l’abus de pouvoir au nom fallacieux de la raison. Mais les arguments sonnent faux. Avec le même amalgame on pourrait décrier la prétendue raison, en disant que « on le sait » l’hypertrophie de cette prétention engendre des monstres. Or ce n’est pas la raison, avec ou sans, qui engendre les monstruosités mais l’immoralité, écrabouillant autrui au lieu de pratiquer l’altruisme, ça n’a rien à voir avec la raison (et Sapir s’est rendu coupable de clamer rationnel – et parfaitement légitime – l’égoïsme groupiste, alors que les deux sujets sont disjoints). Par ailleurs, dire que l’économie est secondaire à la sociologie et à l’histoire signifie que son pouvoir prédictif est admis nul, et sa valeur (au-delà du bla-bla) est pareillement nulle. C’est peut-être pour Sapir une piste pour continuer à toucher un salaire, mais j’estime que celui-ci est indu. Cela clôt en forme d’effondrement ce livre jeu-de-massacre mais encore trop positif.
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Explications partielles, 05/05/2016 :
    J’ai reçu d’un ami une série de commentaires et objections et j’estime devoir m’expliquer, sur mes critiques au livre de Sapir.
Page 48 : On me répond que « la valeur d’une monnaie dépend de la puissance économique du pays en question », mais je ne suis nullement convaincu. Je pense au Liban avant ses guerres civiles, qu’on disait « très riche pays de commerçants », ou bien à Monaco, « très riche pays de banquiers ». Dans le système marchand ou capitaliste, un pays peut ne rien produire comme biens de consommation mais s’enrichir énormément par position d’intermédiaire ou de financier (je me souviens d’un livre d’Alain Minc me choquant en affirmant ainsi « laissons l’Asie produire, concentrons-nous sur la valeur ajoutée »). Je persiste à trouver ça très injuste (faut-il attendre une Shoah anti-occidentale pour se poser des questions ?). Et je ne comprends pas l’objection, qui me semble dire « ben c’est comme ça et puis c’est tout ». Oui, on peut s’accommoder d’un système pourri, mais quand il est en crise, en crise confirmée et même chronique, il me parait utile de questionner ses abus.
Page 48 bis : On me dit qu’avec une même somme on crève de faim en France quand on est riche en Egypte, que si on avait tous ici des salaires de thaïlandais la consommation s’effondrerait et ce serait notre perte. Je l’entends bien mais ça me semble l’horizon probable, par logique interne au capitalisme qui nous a tant enrichis : nous ne méritons pas de consommer 50 fois davantage que les thaïlandais, nous sommes beaucoup trop chers et l’emploi part donc là-bas, ne laissant guère ici (à terme) que des fonctionnaires payés à crédit et des commerçants (voir point au-dessus). Oui, ça va s’écrouler, il faudrait le comprendre et en parler, surtout pas clamer (de manière incompréhensible) que l’économie justifie notre prétendue supériorité.
Page 48 ter : on me dit que la richesse d’un pays c’est son abondance d’équipement, et qu’il y a ainsi davantage d’abonnés Internet à Manhattan que dans toute l’Afrique. Mais je ne comprends pas : est-ce que la cause et la conséquence sont départagées ? Est-ce parce que Manhattan est suréquipé qu’il est riche, ou est-ce parce qu’il est riche qu’il est suréquipé ? Je devine qu’on me répondra que les deux vont de pair, mais je comprends encore moins : d’où vient la richesse ? On me répond « du suréquipement », je demande « pourquoi ce suréquipement est-il possible ? », on me répond « parce qu’ils sont riches », bref « ils sont riches parce qu’ils sont riches », circularité, sans l’ombre d’une explication. Je comprends bien mieux le principe marchand : le fric ne va pas tant aux producteurs qu’aux intermédiaires parasitant la relation producteur-consommateur. Jusqu’à ce que ça pète, en pogroms (anti-occidentaux pour les prochains ?).
Pages 50 à 53 : Pour le point 1, on me répond que rien ne semble pouvoir échapper à une démarche scientifique, et je ne comprends pas cette objection. Je considère que les sciences humaines sont du bla-bla menteur prétendant à tort au titre de science, et que me répond-on ? que tout est étudiable par la science ? Qu’est-ce que la science ? Pour Popper, de manière convaincante, il s’agit d’une discipline produisant des modèles prédictifs risquant l’erreur (et pas encore réfutés par l’expérience). Au contraire, une discipline prétendant avoir raison alors que ses prédictions ont été invalidées, ou ne sont pas formulables, ne fait pas « partie intégrante de la démarche scientifique », c’est du moins très contestable, sauf arbitraire décidant qu’il s’agit d’une façon de parler envisageable donc choisie, imposée. A mon avis (argumenté), c’est là un abus de pouvoir. Pour le point 2, on me dit que Sapir n’a pas tort sur les imbrications d’hypothèses, mais je ne disais pas qu’il avait tort sur ce point, je disais qu’il se trompait en concluant que Popper se trompe. La démarche falsificationniste est au contraire lumineuse en économie : s’il y a non-testabilité, il y a simplement non-scientificité, c’est le raccourci que Sapir n’a pas su voir (et ça entraîne son erreur finale : se plongeant dans la sociologie non prédictive pour blablater infiniment). Pour le point 3, on me dit que Sapir applique Popper à Popper, ce qui ne tient pas, et je ne vois pas les choses ainsi : il s’agirait d’une simple invalidation par auto-contradiction. Ce n’est pas dire « puisque vous avez raison, appliquons votre loi et elle prouve que vous avez tort », mais plutôt « à supposer que votre loi aurait raison, elle vous donnerait tort (de formuler cette loi), donc votre loi ne tient pas debout ». Le problème n’était donc pas là dans la critique de Sapir à l’encontre de Popper. Pour le point 4, on me dit « si on suppose que le réel n’existe pas, à quoi bon faire de l’économie ? » et il s’agit d’un malentendu colossal. Même si le réel n’existait pas, j’aurais peur de la douleur, je serais sensible à l’injustice, etc. Ce n’est que dans le discours parental post-cauchemar-nocturne qu’arrive le jugement « c’est à oublier complètement, ça n’a aucune importance puisque ce n’est pas le réel », mais si le réel (tout compte fait) n’existe pas (les parents « réveillants » faisant partie d’un cauchemar suivant), la totalité de l’expérience peut compter « pleinement », et non forcément « pas du tout ».
Page 126 : Pour le point 1, il m’est répondu que le but de l’ouvrage de Sapir n’est pas politique, donc il est normal qu’il n’aille pas très loin de ce côté. Je ne suis pas bien d’accord : explicitement, Sapir demande que les pouvoirs soient donnés au politique, et c’est totalement irresponsable de prendre ainsi parti sans même ébaucher les réserves évidentes à cela. Pour le point 2, je reconnais une faute dans mon expression, mea culpa : ce ne sont pas « les antieuropéens » qui s’opposent au caractère antidémocratique de l’Europe politique actuelle, ce sont des opposants à cette Europe-là, y compris des Européens convaincus (seulement désignés/insultés comme « antieuropéens » par les discours en faveur du système en place). C’est un mot maladroit, d’accord, mais mon sujet n’était pas là : je voulais surtout dire que je n’ai absolument aucune confiance dans la représentativité des élus, européens ou autres, l’expérience montrant le contraire (même si ce sont peut-être des juges plutôt que des parlementaires qui ont malhonnêtement tranché au nom de l’Europe sur la prétendue compatibilité entre la loi Gayssot française et la liberté d’opinion au sens des Droits de l’Homme universels).
Page 177 : On me rétorque une phrase forte que je cite : « Ce n’est pas parce que la plupart des économistes sont des charlots que l’économie est une pseudo-science ». Je suis gêné : l’objection me semblerait majeure s’il y avait en économie d’une part des charlots d’autre part des vrais scientifiques, mais je ne vois aucun, absolument aucun, de ces derniers. Puisque tous les économistes (à ma connaissance) échouent à prévoir, à démontrer que leurs modèles ne sont pas déjà réfutés, cette potentialité n’est pas encore à l’ordre du jour. Sapir lui-même, qui démolit tout le monde, ne fait qu’ouvrir des pistes de recherche timide, en fin d’ouvrage, sans aucun résultat encore obtenu. On pourrait éventuellement dire que l’économie serait une « future-science », mais aucun élément n’étaye cette affirmation.
Pages 191-194 : on me reproche de faire entièrement l’impasse sur l’histoire du mouvement ouvrier européen, marqué de répressions féroces et de centaines de morts voire plus. Je l’entends mais je ne suis pas d’accord : le mouvement ouvrier européen, dans sa variante non communiste, se battait (de manière certes sanglante), non pour abattre les privilèges des riches mais pour obtenir une place au soleil, en embourgeoisant les ouvriers d’ici par rapport aux ouvriers étrangers, asiatiques notamment. Cette stratégie aboutit à la ruine présente, les usines partant vers les vrais prolétaires restants, en Asie. Avoir joué l’égoïsme sans partage a donné des victoires locales, égoïstes à courte vue, je confirme entièrement mon opinion. Ces luttes n’étaient pas irrationnelles, mais immorales (contre des chefs encore davantage immoraux non partageurs), et la logique renvoie une grande gifle en retour.
Page 217 : il m’est signalé que cette plaisanterie sur Christophe Colomb avait déjà été utilisée à l’encontre d’un socialiste, peut-être Churchill. Effectivement, mea culpa : ce n’est pas excellent si c’est une simple reprise. Ceci dit, il me semble que c’est différent si on se moque d’un politicien faisant n’importe quoi n’importe comment, le but de la République étant seulement d’avoir le pouvoir, sans autre prétentions que mensongères pour séduire l’électorat naïf, c’est très connu. C’est assez différent ici appliqué à un économiste prétendu expert indiscutable, avec autorité faisant taire les humbles prétendus incompétents. Par ailleurs, même si Churchill est réputé héros, je vois en lui un monstre horrible – le général Harris, qui a commandé les exterminations de civils (et bébés) allemands en 1940-45, a plaidé après sa retraite que l’ordre venait entièrement de Churchill, ce n’est pas n’importe quoi mais c’est immensément grave (et bien sûr couvert par la propagande qui continue à célébrer cette « victoire », à adorer les exterminations de non-juifs).
Page 240 : il m’est répondu que l’inflation n’a jamais gêné les pauvres si les salaires suivent. Je n’en suis pas convaincu, pour deux raisons : 1/ Pour que les salaires suivent, il y avait peu d’automatisme mais c’était des violences chroniques (grèves, non-grévistes hués par leurs collègues, etc.). 2/ C’est peut-être à l’occasion de ces augmentations de salaires répétées que les travailleurs occidentaux sont devenus privilégiés à l’échelle du monde, d’où les délocalisations maintenant – il aurait été plus sain de contester la richesse des riches que d’exiger « toujours plus » en bas de l’échelle locale, ce qui conduisait droit dans le mur, et nous y sommes.
Page 319 : on me dit que je me trompe car définissant l’égalité ou l’équité comme l’uniformité. Je vais vérifier les définitions dans le dictionnaire, mais j’entendais les mots ainsi : égalité = même rétribution pour chaque travailleur (ou non-travailleur éventuel), équité = rétribution liée au mérite (même ratio rétribution/mérite pour chaque travailleur). D’après le dictionnaire Larousse en ligne, égalité vaut uniformité, équité est différent et renvoie à ce qui est « dû » (autrement dit : mérité, me semble-t-il), ça ne me donne pas tort, je crois.
Page 329 : ce qu’on me répond me semble hors-sujet, car ce que je contestais était le double emploi du mot réel, alors que ce n’est pas du tout le sujet selon moi (l’abus des économistes serait aussi injuste en rêve).
Page 344 : on me répond par une autre justification du nationalisme « si on regroupe des gens qui ne veulent pas vivre ensemble et qu’on les fait voter, c’est la guerre civile assurée. » Simplement, je réponds que refuser de vivre avec l’étranger, c’est la xénophobie, le racisme, et depuis la Shoah, c’est réputé être mal (à juste titre je pense) – avec montagnes de mensonges chez les orateurs pour continuer à encourager le patriotisme, sportif, consumériste et autre.
Pages 346-347 : il m’est répondu qu’un traité censé être irrévocable peut être dénoncé, le problème étant que l’Europe libérale s’accroche à des éléments faux. Ce n’était pas vraiment mon propos mais je l’entends.
Pages 348-349 : on me répond que le problème, c’est que le stalinisme n’a jamais été élu. Je ne vois pas le rapport : Sapir donne raison à la répression de la contestation, et je trouve ça odieux. Je signalais que c’est aussi pratiqué dans deux systèmes à élection, le problème n’est donc en rien spécifique des tyrannies officiellement dites telles.
Page 352 : on me répond qu’il n’était pas possible de tout traiter sans prendre trois mille pages, d’accord mais un mot de réserve sérieuse aurait pris moins d’une ligne. On me dit aussi que dénoncer l’intégrisme libéral et le scientisme ambiant mérite quand même quelque salaire, et je ne suis pas d’accord : je dénonce aussi plein de choses, mais je fais ça sur mon temps de loisirs, à titre de centre d’intérêt, tandis que je travaille au service d’autrui, de quel droit ce type-là escompte-t-il salaire pour blablater sociologiquement ? Je ne pense pas qu’il a de « clients », donc il s’agit d’emploi public, payé par impôts réquisitionnés sous la menace, et ce n’est pas joli. Je confirme mon hostilité à ce Jacques Sapir.
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Polémique, 11/06/2016 :
    Je ne sais pas quoi penser de l'actuelle violence concernant la loi travail El Khomri, anti-populaire et anti-parlementaire même. Je ne suis pas du tout de droite mais je comprends que les employeurs privés français embauchent le moins possible car ils sont empêchés de débaucher si l'activité baisse. S'il y avait liberté de débaucher, il y aurait aussi beaucoup plus d'embauche (façon britannique), certes pas solide, et les gens ayant une place tendent à refuser ce système, mais pourquoi les gens sans travail (et les jeunes) refusent-ils cette voie ? J'ai l'impression qu'une majorité de nantis hurle pour le maintien de ses privilèges, et les jeunes hurlent aussi parce qu'ils entendent bénéficier des mêmes privilèges, ça me semble aveugle, mais c'est effectivement majoritaire. En face sont d’autres nantis exploiteurs prenant une part exagérée des richesses générées. Si on me demande de prendre parti pour un camp ou bien l'autre, je refuse donc et me déclare neutre, voyant le mal dans chaque camp sans m'y allier contre l'autre. J’ai l’impression que les sans-emplois et emplois précaires sont jaloux des emplois solides du privé qui sont jaloux des cadres supérieurs surpayés et des emplois éternels du public sans performance obligatoire ; à mon avis au contraire, ces privilèges mériteraient d'être tous cassés, l'état en déficit licenciant bon nombre de ses fonctionnaires, les grandes entreprises abandonnant les salaires énormes de leurs employés dirigeants, c'est le principe humbiliste encore une fois, anti-favorisés-injustement. Oui, la vie serait dure, mais elle est déjà dure pour les ouvriers chinois et nous ne méritons pas d'être mille fois plus opulents qu'eux simplement parce que nos aïeux les massacraient à coups de canons.
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Face à un keynésien, 29/01/2017 :
    Un ami, se disant partisan des thèses économiques keynésiennes, m’exprime un certain nombre d’objections, que je vais essayer de parer.
* « Suis-je libéral (déviant) ? ». Il me classait comme libéral car je suis contre les frontières économiques, et j’ai dit que ça me semblait de l’amalgame, comme je pourrais le classer libéral car il est pour la liberté de procréer/surpeupler alors que je préfère une décroissance de la population mondiale, avec partage équitable entre tous les (quelques) restants. Mais il n’est pas d’accord que je le dise libéral, il affirme que les mots ont un sens, que le libéralisme est une doctrine qui croit que le capitalisme fonctionne très bien tout seul. Mais… donc je ne suis pas libéral moi non plu’ : je ne suis pas spécialement partisan du capitalisme (je désapprouve les héritages, les fortunes aux commandeurs, l’exploitation du travail de peine par la finance, etc.). Je ne suis pas marxiste non plu' (n’aimant pas l’interdiction de la propriété privée, les privilèges aux apparatchiks, le fonctionnariat pour tous, etc.). En matière politico-économique, socio-économique, je suis à l'évidence "sceptique", réservé contre tout, sans idée claire quant à une voie correcte et crédible.
* « Certains bons travailleurs sont-ils improductifs ? ». Mon ami a été choqué que je dise que la police ou le contrôle qualité étaient improductifs, assurant une forme de paix/acceptabilité mais en coûtant sans produire. Il vient d’ajouter que "quand on fait de la comptabilité, les frais improductifs participent à la formation de la valeur ajoutée". Cela me gêne, car je ne crois pas à la valeur ajoutée, qui me semble un mode de racket ou vol légal, faisant payer davantage que ça ne coûte par simple décision arbitraire fixant le prix final. Participer à ce vol ne me parait en rien méritoire. Et si on fait de la pub, pour créer de faux besoins, des frustrations artificielles chez les non-acheteurs, cela se finance aussi par un surprix, donc ça participe pareillement à la valeur ajoutée, ce n'en est pas moins dégueulasse pourri à mon sens.
* « Les ouvriers français se sont-ils embourgeoisés ? ». J’avais cité à mon ami le mot de René Dumont disant que le prolétariat ici n’a plu’ mondialement une place de prolétariat mais de bourgeois profitant du vrai travail de peine sous-payé, et il est choqué. Il me dit que le temps de travail a été divisé par 4 en 60 ans, que c'est inéluctable, mais je ne suis pas d'accord : le très dur travail est parti en Chine et donc l'emploi industriel disparait en France. Ça ne nous annonce en rien un "paiement à ne rien faire" mais une ruine totale et proche, je crois. Sauf à nous faire domestiques complices des financiers exploitant le travail de peine, maintenant asiatique, et je n'aime pas ça du tout. En 1789, les domestiques des palais royaux espéraient le maintien des privilèges assurant leur bien-être relatif, je n'en pense pas moins que la justice était/est ailleurs, dans la suppression des privilèges, "aristocrates" ou "bourgeois" ou « occidentaux ».
* « Les français sont-ils privilégiés ? » Mon ami affirme que ne pas crever de faim n’est pas un privilège, et qu’il faudrait commencer par partager les grandes fortunes. Non, à mon avis, le privilège des ouvriers français par rapport aux ouvriers philippins est de faire 35 heures de travail hebdomadaire au lieu de 70, avec salaire mensuel médian de 700 litres d'essence au lieu de 7. Oui, la France s'est embourgeoisée et le travail de peine méprisé est maintenant ailleurs, principalement. Quant aux grandes fortunes non partagées, j’invite à faire le parallèle avec le petit baron en 1788 qui aurait vociféré "c'est une injustice et un scandale : le roi jouit de cent milliards de sous par an et moi d'un seul milliard, il possède un million d'hectares et moi dix mille seulement, taxant dix millions d'habitants et moi dix mille seulement, je dis non à l'injustice : non aux grandes fortunes !". La réplique évidente, façon 1789, étant "tais-toi, privilégié pourri aussi, riche à ne rien foutre qu'à racketter la population laborieuse, le problème principal n'est pas qu'il y a pire que toi mais le problème est aussi ta position de petit privilégié pareillement".
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La sombre farce du bonheur Prugien, 06/02/2017 :
    J’ai un désaccord persistant avec un ami, qui me répète deux éléments pour moi non convaincants (bien qu’en plein accord avec Wikipedia et l’ouvrage économique « en finir avec le libéralisme à la Française », voir avec les thèses keynésiennes en général) :
1/ un état n’est ni un ménage ni une société commerciale, il peut vivre richement et prospérer avec une dette croissante ou éternelle. 2/ un état est au-dessus des lois et peut se permettre des actes antérieurement classés illégaux.
Pour expliquer mon désaccord, je vais présenter une preuve par l’absurde :
    « Votez PRUG ! Le Paradis à la Française ! Moi, Jean-Marine Le Prof, enseignant super-supérieur à l’école supérieure des Hautes Etudes Economiques Et Ethniques Entièrement Envisageables (HE-6), je suis candidat à l’élection présidentielle 2017. Très au-dessus des querelles politiciennes gauche-droite et autres, j’incarne le Parti du Revenu Universel Gaulois. A l’instant même où je serai élu, la France sortira de l’Euro et adoptera la monnaie « le Franço » (1 Ç = 100€), multipliant aussitôt par 100 le PIB national (en ridicules dollars d’autrefois) ! Et multipliant par 100 pareillement le salaire de chaque employé ! Mais le travail salarié ne sera en fait plu’ nécessaire : grâce au Revenu Universel Gaulois (RUG = mille Ç/jour, trois mille fois supérieur au SMIC actuel, sans condition de travail aucune), plu’ personne ne cherchera du travail, ce sera le paradis pour tous. Fabuleux. Evidemment, les maudits sceptiques (encore en liberté, et en vie, avant l’élection) ont 2 objections, 1/ le financement pour ce faire ; 2/ l’immigration/non-compétitivité consécutive. Le PRUG répond avec la plus grande fierté et crédibilité : 1/ A l’instant de mon élection même, sera créée la BCG banque centrale gauloise, avec un capital de 10 puissance 999 Franço, attribués par décret. Celle-ci prêtera 10 puissance 36 Franço à l’état prugien chaque jour (milliards de milliards de milliards de milliards), sans difficulté aucune puisque le crédit crée de la monnaie. Et puisque rembourser un crédit détruit la monnaie, et que c’est mal quand l’état risque de manquer de monnaie, l’Etat se dispensera de rembourser, pour ne pas détruire la richesse. Géant ! Personne encore n’y avait pensé ! Cela assure à la France Prugienne des finances quasi illimitées. 2/ Tous les politiciens chantent fièrement notre hymne national « qu’un sang impur abreuve nos sillons ! » mais sans nullement en mesurer le sens profond. Les Prugiens (dits aussi Françaëliens) remédieront à cela : le projet national deviendra d’égorger les étrangers et leurs enfants, bébés, tous coupables d’avoir le sang impur pourri, sales races ! (et tous coupables de haine anti-prugienne = racisme anti-sémigauloisisme, haine viscérale de la Race Élue que nous sommes !)… Les blonds à yeux bleus, descendants des envahisseurs vikings, seront éventrés. Les bruns à yeux sombres, descendants des envahisseurs romains et arabes seront décapités sous les hourras populaires. Les roux à yeux verts, descendants de sales Irlandais ou Vénitiens, seront démembrés à la hache, hi-hi-hi, on va bien s’amuser ! L’ONU applaudira car la France fera remplacer les dites « Nations Unies » par « les Régions Unies », privant de droit de véto les jaunes chinetoques et cow-boys moitié peaux-rouges pour les réserver à Ile de France, Bretagne, Occitanie, Corse, Alsace-Lorraine. Les fuyards imbéciles seront évidemment interdits à jamais de retour, et aucune immigration ne viendra affadir notre Paradis National, les comités d’exécution capitale régnant aux frontières, aéroports, gares (pour la Sécurité Nationale, valeur sacrée, valeur toute première). Tout cela au nom de la religion prugienne dont je suis le prophète, le Messie divin, et la Déclaration des Droits de l’Homme garantit pour toujours la Liberté de Religion ! Et paf, c’est gagné ! Et bien sûr le pétrole mondial (et cetera) sera réquisitionné au profit de la France Prugienne, aucunement payant pour les Français de Souche, fiers Gaulois triomphants ! Quant à la compétitivité nationale et la capacité à exporter : il n'y en aura aucunement besoin ! On n'enverra plu' du tout aux sales étrangers nos géniaux produits, on les gardera pour nous ! Et pas besoin de balance commerciale excédentaire ou quoi puisque nos finances sont illimitées, répétons-le ! Votez pour moi, offrant LA solution à tous les problèmes ! »…
    Hum, non, c’est une farce, une mauvaise plaisanterie, je pense.
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Un référendum très majeur ? 08/02/2017 :
    J’ai entendu dire qu’un syndicat (de fonctionnaires) exige un référendum « pour ou contre la fonction publique » (pour cesser de la rogner toujours plus, façon droite et gauche-droitisante à la blair-hollande-valls, mais convenir de sa profonde nécessité). Ce référendum qui est proposé/exigé me parait biaisé : il demande de choisir entre 2 mauvaises solutions je crois, la privatisation totale et ne rien toucher au système actuel. Je verrai les choses différemment : OUI à une fonction publique (travaillant sans chercher à amasser un maximum de fric) MAIS avec deux changements, 1/ l'interdiction de grève (façon allemande) puisque les fonctionnaires ne sont aucunement pressurés par un richissime patron exploiteur, 2/ la suppression du caractère "emploi à vie", l'état pouvant/devant licencier en cas de déficit. Avec le simpliste choix oui/non, ça interdit cette correction du problème, ce n'est pas juste. N'en déplaise au syndicat, oubliant apparemment de réfléchir de manière contradictoire. comme d'habitude.
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Erreurs stratégiques, 19/05/2017 :
     Aux dernières élections présidentielles françaises, ce mois, les observateurs unanimes ont expliqué que le vote ouvrier français n’était plu’ d’extrême-gauche (communiste ou trotskiste) mais d’extrême-droite (nationaliste), « hélas ». De la même manière aux USA, le vote extrémiste, anti « mous du centre » a conduit les masses laborieuses à voter incroyablement pour Donald Trump et sa petite tribu de milliardaires (d’extrême-droite selon les critères français). Je vois une explication à cela : un ami me désapprouvait de ne pas aimer les allocations familiales (que je juge xénophobe dans un monde en surpopulation avec interdiction de visas pour les gens de pays pauvres), me disant que ce sentiment mien était « de droite » (considérer que toute indemnité/allocation est comme un détournement de fonds). Je m’insurge contre ce classement. En effet, beaucoup d’employés modestes gagnant 1000 euros par mois pour environ 160 heures de travail sont dégoûtés de constater que les refuseurs de travail touchent eux 750 euros par mois, et si on se fait accuser d’être de droite pour ce sentiment, ça conduit effectivement les votes à droite, presque automatiquement, variante colérique anti-système plutôt que pépère installée. Il n’y aurait aucun mystère mais une erreur stratégique de la gauche donneuse de leçons.
     Le problème est que l’extrême-droite n’est par principe pas du tout tournée vers un paradis égalitaire pour les humbles travailleurs, mais pour la jouissance des grandes fortunes par quelques-uns, dispensés même de solidarité partageuse. D’où le mieux colossal apporté par ma voie humbiliste : non aux privilèges de droite (pour les milliardaires, les célébrités, les commandeurs), non aux privilèges de gauche (pour les fonctionnaires, les refuseurs de travail, les artistes), mais oui aux travailleurs laborieux (précaires, du monde privé).
     Mon problème est que ce n’est nullement présentable à élections françaises car, comme je dis non aux privilèges des enrichis, non aux privilèges des fonctionnaires, je dis non aux privilèges des occidentaux. C’est donc mondialement que l’humbilisme est une invention majeure, mais en occident elle n’a rigoureusement aucune chance électorale. On pourrait voir là une « erreur stratégique » aussi, si le but était l’accès au pouvoir, la jouissance du pouvoir et de ses privilèges, mais justement tel n’est nullement l’objectif. Il s’agit seulement de concevoir un monde plus juste, plus équitable, sans privilèges (même à nos profits ici). J’ai donc le sentiment d’avoir raison même si tout le monde ici me donne tort. (Avec l’aide des médicaments antipsychotiques, débilitants, je digère, presque…).
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Complément sur la dette, 19/11/2017 :
    J’ai vu le long reportage d’Arte « La dette, une spirale infernale » ( https://www.youtube.com/watch?v=1CHf5QrmWI0 ) que m’avait conseillé un ami keynésien pour tordre le cou à mon opinion « de droite » (selon lui) selon laquelle la dette c’est mal et il ne faut pas s’endetter (c’est bien mon opinion mais je récuse qu’elle soit de droite). Après avoir vu ce très long film dépassant 80 minutes, je ne suis nullement convaincu :
– Une des bases présentées est que les banques créent de la monnaie par le crédit. Je n’y crois pas. Le crédit doit être remboursé, et aucune monnaie n’a été créée, il ne s’agit que d’un artefact d’écriture considérant acquis ce qui a été promis, et si la promesse n’est pas tenue tout s’écroule, le prêteur se paie en ruinant l’emprunteur (ce qui est regrettable mais paie une faute).
– Il est aussi affirmé, doctement, qu’à partir des années 1970 les banques centrales européennes ne pouvaient plu’ à la fois prêter aux états et garantir la stabilité de la monnaie (d’où transfert de la dette publique auprès du secteur bancaire privé, cupide et voulant toujours plus de profit, aux dépens des états), et je ne vois pas du tout pourquoi, comment. On m’affirme mais je n’y crois pas pour autant. Sur le principe, je ne comprends rien à l’ancien système : comment l’état, via sa banque centrale, peut-il se prêter à lui-même ? ça me parait insensé. (Enfin, c'est cohérent avec l'idée que le crédit crée de l'argent à partir de rien, mais ça me semble absurde, en voie d'écroulement quand la supercherie sera démontée).
– Il est affirmé que la croissance éternelle est un besoin non négociable. Je ne suis pas d’accord : les états occidentaux hyper-consommateurs n’ont en rien à accroître encore et encore leur consommation, et l’ancien objectif de René Dumont me paraît meilleur : zéro croissance pour nous et rehausser le tiers-monde à la place. La butée écologique est aussi à prendre en compte : le gaspillage est bon pour la croissance, mais s’avère toxique (« mauvais pour la planète » dit-on aux enfants). Enfin, je désapprouve l’aliénation « toutes les mères doivent travailler », avec nounous et aides ménagères (ou rancœurs domestiques « les hommes ne fichant rien à la maison »), qui produit des familles courant après les sous en abandonnant les enfants : même si c’est très positif pour le PIB, c’est le contraire d’un pas vers le bien-être.
– Les politiques d’austérité sont unanimement condamnées par ce reportage et je ne suis nullement d’accord : la source du problème me semble avoir été de dépenser davantage que l’on a, stopper ceci est qualifié d’austérité alors que ça me semble le simple bon sens, l’hygiène financière élémentaire.
– Il est expliqué, sans que je sois d’accord, qu’un peu de dette est parfaitement légitime, car la croissance la rembourse au fur et à mesure. Non, la dette n’est légitime que si on parvient à la rembourser petit à petit en ayant des comptes positifs ; si on doit emprunter pour rembourser ses dettes, c’est qu’on dépense beaucoup trop. Dépenser encore davantage en prétextant que c’est pour favoriser la croissance me paraît l’inverse de ce qu’il faut faire.
– Ceci dit, je n’ai rien contre l’annulation politique de la dette qui casserait la fortune des fortunés. Mais cela me semble une guerre du mal contre le mal, encore une fois : la cigale trop dépensière qui finit par spolier la fourmi méchante qui s’enrichissait des bêtises de la cigale. A mon avis, mieux vaut que la cigale arrête de batifoler frénétiquement.
– On nous parle aussi du cas de la Grèce et il est mal traité à mon avis : ce n’est pas du tout la faute de l’Europe si la Grèce dépensait beaucoup plus que ses revenus fiscaux. Et que la dette des Grecs vis-à-vis du secteur privé ait été convertie en dette vis-à-vis des états européens me parait insensé : ces Européens comme nous Français sommes endettés et en déficit, nullement en position de prêteurs. A la fin, les gens d’ici paieront (goberont le non-remboursement), mais ça me semble du racket organisé, à grande échelle.
– Il est aussi expliqué que les banques au bord de la faillite (suite à la crise des subprimes) ont été sauvées par les états (d’où banco gagnant-gagnant pour les banques, s’enrichissant à prêter et ne souffrant pas s’il y a défaut de remboursement) ; à mon avis, cela a été une grave erreur, il fallait laisser s’écrouler ce système pervers, pour rebâtir une économie saine, pas soumise à la pourriture financière. Et je ne dis pas que les banques privées sont condamnables en ceci qu’elles étranglent les états donc les gens, non, je dis que les états/gouvernants sont coupables de dépenses publiques très exagérées (au profit de fonctionnaires privilégiés non soumis à concurrence et perte d’emploi, avec grévite chronique en France, et au profit de RMIstes refusant le travail) et qu’il faut tout repenser. Je ne suis donc ni de droite (pour la fortune bancaire privée) ni de gauche (pour la tranquillité fonctionnaire et l’assistance RMIste ou « revenu universel » même avec refus de travail).
– Enfin, il est signalé que chez les romains, un endetté ne remboursant pas devenait esclave, ainsi que sa femme, et c’est intéressant : ça dément d’une part le qualificatif « protestant fanatique voyant la dette comme péché » dont m’affublait mon ami, et d’autre part ça resitue un des points qui m’a choqué dans l’Evangile. Jésus parle d’un surendetté ne pouvant pas rembourser, qui va donc devenir esclave ainsi que ses enfants, mais qui a lui-même affranchi un esclave avant, et Jésus fait dire que cette bonne action passée doit lui valoir d’être gracié à son tour. Moi, au contraire de Jésus, je trouve que l’esclavage (surtout des enfants de coupable) est une monstruosité. Et il est malhonnête quoique habituel qu’on nous parle de l’esclavage selon les horribles Romains alors que Jésus-Christ était entièrement d’accord sur le principe. Les papes depuis Vatican 2 nous disent que les esclavagistes d'autrefois étaient de mauvais chrétiens, mais non, ils s'agissait de gens mauvais car chrétiens (et ne cachant pas les horreurs embarrassantes du judéo-christianisme source).
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Réflexions post petit-déjeuner, 25-27/02/2018 :
    Un ami m’accusait de vouloir faire fabriquer les galettes bretonnes (pour goûts français) à Shanghaï, en ruinant la planète par le transport lointain inutile, mais j’ai répondu que non, je ne suis pas mondialiste « ultralibéral » : mon choix (théorique, imaginaire) n'est pas de faire travailler les semi-esclaves chinois pour tout, en empochant dans ma poche occidentale les bénéfices, je pense que nous devrions gagner comme des chinois (sans énorme bénéfice pour personne) et alors la production locale serait moins chère que la production lointaine.
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Moralité des frontières, 26/03/2018 :
    Un ami keynésien me dit qu’il juge les barrières douanières morales, ce qui s’oppose au mondialisme de ma position humbiliste. Et le keynésianisme a assuré la prospérité durant les 30 glorieuses dit-il. Je ne suis pas convaincu du tout. A la fin de ces années (1963-73), la France n’avait pas de matières premières (pétrole, fer, etc.) mais les importait au prix très bas du marché ouvert, tout en s’opposant de manière féroce aux importations dans les domaines où nous produisions. Ça me semble illogique déloyal, c’est « vouloir le beurre et l’argent du beurre », « faites ce que je dis et pas ce que je fais ». Depuis, le marché ouvert s’est généralisé, ruinant notre industrie qui a délocalisé, mais notre prospérité passée me parait imméritée, toute liée à la dominance d’ex-état colonial, sur-favorisé à l’ONU avec un droit de véto pour la 21e population du monde, interdit aux 2e et 4e.
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Grève cheminote, 04/04/2018 :
    Actuellement, la France est paralysée par une dure grève dans les trains, posant d’énormes soucis aux gens, et les télévisions censurent leur colère pour ne montrer que des usagers compréhensifs, approuvant au moins partiellement les grévistes. Ce n’est pas mon cas. A mon avis, cette grève est l’absolu contraire du service public, donc soit il faut abolir le droit de grève pour les fonctionnaires (à la façon allemande), soit il faut abolir le monopole rendant les clients victimes impuissantes de ces grévistes. Pas un mot en ce sens sur les télévisions, censure totale. Et non, ce n’est nullement un avis de droite : je suis d’accord pour que le grand patron de la SNCF et ses cadres ne gagnent pas plus que le SMIC, ça n’a rigoureusement rien à voir avec un mépris des riches envers les pauvres, c’est une réaction des humbles face aux petits privilégiés* que sont les fonctionnaires (même si les grands privilégiés seraient à casser aussi, en cessant de voter capitaliste par exemple, cessant de jouer au Loto). Oui, je suis peut-être seul mais mon opinion est ferme.
* : et pourquoi zéro (ou un) jour de carence au lieu de 3 ? il s’agit explicitement de privilège. Et il ne s’agit pas de cadeau généreux de la part d’un employeur richissime : ici l’employeur est en déficit chronique, empruntant pour payer les intérêts de sa dette perpétuellement croissante, ce qui est la ligne directe vers la faillite. Donc les « avantages » obtenus de cet employeur sont des abus de position dominante, avec grèves imparables du fait de monopole (abusif) et non-faillite couverte par l’Etat en cas de performance exécrable en service.
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Preuve par A+B, 25/04/2018 :
    Un ami continue à me dire « de droite » parce que je critique les fonctionnaires, notamment les « privilèges des cheminots », sans guère parler des hyper-privilèges des millionnaires. C’est un total malentendu par amalgame. L’idéal des gens de droite est l’immense luxe des fortunés, or cela n’existerait pas avec mon système, du tout : la police ne protègerait pas les propriétés imméritées (acquises par spéculation, héritage, loterie, bénéfice abusif), donc cela ferait hurler à la mort les gens de droite, me classant à l’ultragauche, pire encore que l’extrême-gauche trotsko-communiste. Et je ne parle pas de remplacer la police publique par milices privées : non, les miliciens et leurs commanditaires seraient condamnés pour violence illégitime à l’encontre de partageurs légitimes. Ceci dit, je reprends un tout petit morceau de l'argumentaire (dit « de droite ») là où il critique les privilèges fonctionnaires, en particulier cheminots. Mais si l’Islamisme est critiqué par des chrétiens, et par des athées sensiblement en les mêmes termes, ça n’implique absolument pas que les athées sont chrétiens (ou vice versa), sauf amalgame insensé.
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Synthèse avec la logique démocronde, 18/11/2018 :
    Discussion où je réponds à un ami :
- Je suis comme toi choqué par les immenses fortunes bénies par Macron, mais je l’entends répondre : avant lui, ces fortunes partaient s’exiler fiscalement à l’étranger, faisant profiter les économies étrangères à la place de la nôtre. En voulant les re-taxer durement, tu les ferais re-fuir, ça ne parait pas idéal. J’ai moi la solution (quoique utopique) : un monde uni sans frontière aucune, donc zéro paradis fiscal.
- A mon avis tu te trompes dans ta critique de ma position (que tu dis « raisonnement faux ») au sujet de l’injuste richesse occidentale. Je prendrais un exemple à moitié fictif (inspiré de trucs professionnels, mais je déforme peut-être) : les géloses pour pousse bactérienne que nous fabriquons sont chères, faites avec du gélifiant acheté à bas coût en Asie, fait avec des algues acheté à très bas coût en Asie aussi ; tu dis que nos géloses sont chères, certes, mais c’est parce que les ouvriers français ont donné une immense valeur aux viles matières premières asiatiques ; je l’entends, mais… notre concurrent (avant nous) fait produire à bas coût ouvrier les géloses en Asie aussi, c’est très possible techniquement, et du coup il casse les prix et prends le marché à notre place… En quoi le surpaiement occidental du travail était-il mérité ? En rien. Certes, avec ton antilibéralisme interdisant les délocalisations, tu pourrais échapper à ce phénomène, mais il n’empêche que tu es complice de l’injustice alors que je la condamne. Et non, je ne suis pas du tout un « ultralibéral mondialiste », je dis que pour le client, c’est super d’avoir des géloses moins chères, mais elles devraient être 30 fois moins chères (si le prix de revient est divisé par 50, ou 30 compte tenu du transport) alors que notre concurrent capitaliste les vend seulement 2 fois moins chères, pour gagner 100% du marché et faire un max de bénéfice familial pour les chefs empochant la différence entre 2 et 30… Tout repenser ainsi pour corriger est le principe humbiliste : encourager la logique privée au profit maximal des clients, pas des profiteurs.
- Tu dis inadmissible mon principe de partager la misère du monde, je l’entends oui, jouis de tes privilèges oui, peut-être que le passage à la guillotine des occidentaux sera dans 100 ans et on serait déjà morts de vieillesse tranquille, je me permets quand même de penser juste, à l’avance, auto-critique, comme un vieux noble renégat en 1701 (classé « inadmissible » comme tu le fais de moi).
- Merci de ton objection sur la pollution inhérente à la mondialisation (production asiatique, consommation occidentale), mais ce n’est pas un immense défaut de mon système : puisque disparaîtrait la surrichesse occidentale, il n’y aurait plu’ ces transports en masse. Les ouvriers français seraient concurrentiels puisque gagnant comme les chinois, et ils n’achèteraient pas plus que les chinois donc rien à transporter en masse. Ce serait un monde, non de misère mais de frugalité, tu préfères le luxe occidental injuste, c’est moche je trouve. Je te comprends, mais ne dis pas que je suis aberrant.
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Nouveau démenti, 21/12/2018 :
    Mon ami me répète que ma critique de la fonction publique fait de moi un incontestable libéral, et je l’ai dénié une nouvelle fois : « Si sur un sujet X parmi 26 sujets, j’aboutis à une conclusion identique aux libéraux, ça ne veut en rien dire que je suis pour cela libéral, ou que toute mon opinion à ce sujet a été une reprise passive de ce qu’en disent les libéraux. Non, j’ai écouté divers points de vue et forgé ma propre opinion, sans rien devoir admettre des conventions propres aux libéraux. C’est une affaire de logique : "libéral implique anti-fonctionnaire" peut être vrai quand "anti-fonctionnaire implique libéral" est faux. Comme "multiple de dix implique pair" est vrai quand "pair implique multiple de 10" est faux. S’il y a équivalence logique, les deux implications contraires sont toutes deux vraies, c’est un cas possible, mais en rien une universalité (raisonner comme si c’était une universalité est le principe de l’amalgame, avec généralisation abusive : "tous les nombres pairs sont multiples de 10 puisque les célèbres nombres pairs 10 et 60 et 100 le sont, et les autres font pareil semble-t-il"). »
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Diverses objections, 22/12/2018 :
    Mon ami me dit : « Oui on peut considérer, c’est ton cas et celui de l’actuel ministre Lemaire, que les salariés n’ont rien à défendre et donc qu’ils ne devraient ni être syndiqués ni grévistes. Etrange mais c’est une vision des choses. Très à droite. » Je réponds : « Je t’explicite ma position : selon moi, les salariés occidentaux sont injustement privilégiés et qu’ils veulent toujours davantage de privilèges (en excluant les migrants voulant en profiter) est incorrect moralement. Ceci dit, en totale contradiction avec la droite, je considère que les riches parmi les occidentaux (chefs, rentiers, stars) sont encore bien plus en faute morale, carrément scandaleuse. C’est le principe de l’humbilisme mondial : gloire aux pauvres travailleurs, surtout de pays sous-payés (pas nous). ».
    Il me dit aussi : « Economiquement il n'y a plus de frontières. Faire venir ou laisser venir des migrants n’appartient pas forcément à une vision libérale, qui, elle, est plutôt la délocalisation ». Et je réponds de même : « Le mot libéral est intrinsèquement lié à la liberté maximale, or les polices des frontières (anti-migrants) sont un des contraires de la liberté. Mon désaccord avec les dits-libéraux serait ainsi que je suis beaucoup plus libéral qu’eux. C’est jouer sur les mots peut-être, c’est inconfortable pour moi, puisque je récuse l’amalgame de me classer parmi les dits-libéraux. »
    Il me dit enfin « Oui, la fin du mois commence le 15. C’est le niveau trop faible des salaires dû à un libéralisme forcené qui a conduit à ça, pas autres choses. ». Je réponds « Je répète mon désaccord quand tu dis que le libéralisme a conduit à des salaires trop faibles d’où ruine (et protestation "gilets jaunes"). Je ne veux pas défendre le libéralisme mais l’équité m’empêche de te suivre. Le libéralisme, en cassant le système des barrières douanières, a fait qu’il y a des vêtements maintenant à deux euros (fabriqués en Asie) ce qui booste considérablement le pouvoir d’achat, même si ça s’équilibre avec des salaires poussés à la baisse par course à la compétitivité. Bref, le libéralisme fait payer moins mais fait aussi baisser les prix, le pari étant qu’il y aura au total gain en pouvoir d’achat (ratio salaire/prix). Peut-être que ce pari s’avère perdu, mais ce n’est pas aussi simple qu’une univoque pression à la baisse des salaires, aberrante. Si tu veux rétablir avec Keynes la fermeture des frontières, tu fais simplement un autre pari, celui que la hausse des salaires sera supérieure à la hausse des prix. C’est ton droit de préférer ce pari à l’autre, mais il n’y a pas je crois d’aberration totale des libéraux quand les keynésiens seraient indéniablement dans la vérité évidente. »
    Et puis il conteste une phrase où je parlais de Mélenchon allié des communistes, en arguant que Mélenchon n’est pas communiste. Je réponds : « La gauche dont Mélenchon les écologistes et socialistes veulent toujours davantage de fonction publique (certes sans atteindre les 100% de fonctionnaires façon communiste) et c’est ce que la population refuse. Si Fillon a gagné la primaire de la droite (et aurait été élu président s’il n’y avait pas eu le pénelopegate) c’est je crois parce qu’il était le seul à dire "faisons ce qui n’a jamais été fait, baissons de huit cent mille le nombre des fonctionnaires, paf, maintenant (et donc résolvant le problème de la dette publique et des impôts excessifs)". A mon avis, c’est en ça que Mélenchon (pro-fonctionnaire) perd face à Le Pen, parmi les opposants forts au système en place. »
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Histoire de loup, 26/12/2018 :
    Elément d’intérêt : on me dit « le libéralisme économique n’a jamais été que la liberté du loup dans la bergerie », je l’entends mais à mon avis il faut ajouter le contraire : « le dirigisme étatique, c’est un ordre qui est celui du loup attaquant les moutons rangés en batteries sans défense » (racket fiscal, comme le dénoncent les gilets jaunes).
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Fonction publique v2.0, 11/01/2019 :
    Un ami fonctionnaire répète que j’ai une haine irrationnelle des fonctionnaires. Et je ne suis absolument pas d’accord :
- Je n’ai pas de haine envers les individus qui profitent d’un statut injuste sans en avoir en rien été les créateurs. Mes grands-parents, mes parents, mon seul frère, mon meilleur ami, sont tous fonctionnaires, et je n’ai pas de haine envers leurs personnes. Je souhaiterais simplement que les privilèges fonctionnaires soient abrogés.
- Concernant la rationalité de ma critique des fonctionnaires, elle me parait établie : les fonctionnaires français ont le privilège d’emploi à vie, quelle que soit leur performance personnelle et quel que soit le déficit global de l’entreprise étatique, leur salaire n’ayant rigoureusement aucun rapport avec la satisfaction des clients mais venant du racket fiscal : prélèvement autoritaire d’argent sous menace de la police prétendue « force de l’ordre » et de la prétendue « justice ». [Et il y a d’autres petits privilèges : avancement automatique à l’ancienneté, retraite sur les 10 meilleurs années au lieu de 25, pensions de réversion plus fortes, etc.]. Si le client est très insatisfait, soit il ne peut pas choisir un autre prestataire car il y a monopole, soit il peut aller voir ailleurs mais sans pour autant cesser de payer pour le service public prétendu. D’où le privilège faramineux de la grève sans aucun risque (de banqueroute, creuser le déficit étant simplement reporté d’autorité sur les sommes à rembourser par nos enfants dans le futur), et du travail à rythme communiste (pépère refus du travail dur) avec salaire occidental (trépidante course à la performance), et sans les inconvénients du système communiste allant avec le principe 100% fonctionnaires (état policier, persécution des arguments dissidents), bref c’est le beurre + l’argent du beurre + les fesses de la crémière… et ce n’est pas juste en système mixte privé/public, avec ces privilèges publics financés par racket du performant secteur privé (principe socialiste français, gauche non communiste).
- Toutefois, je reconnais que le système privé a trois inconvénients énormes : 1/ le gaspillage de compagnies différentes faisant la même chose, le total étant une offre de service dépassant la demande (puisque chaque concurrent vise à répondre à 100% de la demande), avec multiplication des invendus jetés ; 2/ le recours à la publicité massive pour guider les clients, fut-ce en leur suscitant de faux besoins artificiels – ce qui est bon pour l’économie prétendent les économistes classiques adeptes de la croissance infinie, mais que je récuse, préférant une frugalité sereine et écologiquement viable, avec partage mondial des richesses et non super-luxe local en chassant les étrangers pauvres voulant venir ; 3/ L’atmosphère d’hostilité au concurrent escomptant ruiner celui-ci pour en tirer profit accru (à l’opposé d’un travail commun pour le bien de tous).
- La synthèse de ceci, humbiliste, me semble une fonction publique v2.0 (repensée du tout au tout) : abroger pour les fonctionnaires le privilège de l’emploi à vie, abroger pour l’état le droit à déficit durable et dette croissante, instaurer pour les fonctionnaires une incitation constante à l’accroissement de performances (faire mieux/moins cher) sous menace de licenciement sans indemnités, suppression du droit de grève (puisqu’il n’y a nullement exploitation par un patron richissime s’en mettant plein les poches). Alors, effectivement, il n’y aurait plu’ besoin de secteur privé, puisque sa logique de performance aurait été intégrée au secteur public, et le secteur privé pourrait être aboli, la publicité serait interdite. Ce ne serait plu’ le luxe de l’hyper-consommation (ruinant la planète, et suscitant l’hostilité mondiale des pays pauvres jaloux), ce serait la frugalité responsable, harmonieuse, partagée équitablement. Oui, je rêve, c’est une utopie, nullement partagée par les très majoritaires candidats au luxe, mais c’est mon opinion, solide, rationnelle (ici expliquée).
- Précision au sujet de l’abolition du droit de grève : cela s’entend après suppression de l’injustice ambiante actuellement – les chefs ne seraient plu’ du tout surpayés de manière indécente, genre hauts fonctionnaires ou cadres supérieurs. Il est faux d’affirmer que sans ces salaires colossaux, il n’y aurait pas de candidats aux responsabilités. J’ai entendu 100 fois l’expression « moi j’aime les responsabilités », et à mon avis ce n’est que dans la moitié des cas que cela cachait en fait « j’aime le fric ». Quand j’étais dans l’enseignement secondaire, il y avait pléthore de candidats pour devenir « chef de classe », et sans aucun paiement ni « avantage », ça flatte simplement l’égo de certains tempéraments, pas besoin de surpayer les chefs, pas besoin d’injustice salariale énorme, pas besoin de grève donc (dans le monde auquel j’aspire).
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Discussion encore avec un ami fonctionnaire de gauche, 13/01/2019 :
- Tu as raison qu’il est contestable d’appeler « extrême-gauche » l’appel à un peu de justice sociale. Mais… ce n’est pas une adhésion forte de ma part à une classification officielle, seulement la prise en compte d’un système officiel dont tu as raison de dire qu’il est contestable. Officiellement, François Hollande et Manuel Valls sont de gauche (je sais que tu les classes à droite), donc immensément plus à gauche peut être dit « extrême-gauche » (simple gauche dans ton système de valeurs). Ce n’est pas moi qui ai décidé de classer Hollande à gauche, alors ne me reproche pas moi de classer Mélenchon à l’extrême-gauche. Tout ça n’est qu’une façon de parler, de toute façon, dans un contexte généralisé de mensonge dit république. J’ai entendu l’autre jour dans un débat une citation célèbre (j’ai oublié l’auteur) : « un bon président de la république est un candidat qui est populaire, pour promettre plaisamment, avant de devenir président impopulaire, pour faire ce qu’il y a à faire ». En fait, ça n’a rien à voir avec la démocratie (le peuple gouvernerait), mais c’est du mensonge organisé (élire et donner pleins pouvoirs durables au meilleur menteur, qui a bien dissimulé ce qu’il veut faire contre le peuple). [D’où le candidat François Hollande promettant d’être « l’ennemi de la finance » avant de faire tout le contraire une fois au pouvoir.] Je ne suis pas d’accord avec ce système, mais dire que Mélenchon est à l’extrême-gauche est simplement répéter ce qui se dit presque unanimement dans les médias, ce n’est pas une classification personnelle venant de droitisation forcenée de ma part, non.
- Je ne suis en rien de droite, beaucoup moins que Hollande et Valls qui applaudissaient les millions de Carlos Ghosn et son exil fiscal aux Pays-Bas. L’humbilisme consiste à dire : non à la pourriture pro-patrons (droite), non à la pourriture pro-fonctionnaires (gauche). Que tu refuses tout avis anti-fonctionnaire en le classant à droite est une erreur lourde, par amalgame, injuste. Manichéiste.
- Avec ton système keynésien à frontières fermées, tu ferais tout pour que les gilets jaunes et la population laborieuse ici ait le ventre plein en laissant crever de faim les sales étrangers interdits de venue, je classe ça en xénophobie active, désolé, et pas par amalgame mais arguments à l’appui. Mon système mondialiste (démocronde) a lui la moralité de viser l’équité pour l’humanité entière, c’est immensément différent. Me classer en allié des hyper-patrons semi-esclavagistes est un contresens absolu, vu que je condamne (avec mon système humbiliste) le sur-paiement des chefs, l’enrichissement spéculatif et même commerçant.
- Je ne suis aucunement d’accord avec la politique ultra-libérale rémunérant immensément les chefs, se cachant en paradis fiscaux, c’est un des contraires de ma position. Si les gilets jaunes ne voteraient en rien pour moi, c’est qu’ils exigent le luxe (pour eux-mêmes, en chassant les étrangers) alors que je vise la frugalité pour tous, ex-étrangers compris (dans un monde sans frontière). Tu sembles avoir un problème à envisager ma 3e voie, comme si tu n’arrivais pas à concevoir autre chose que mal=ultralibéralisme, bien=antilibéralisme de vraie gauche (nationaliste pro-fonctionnaires). C’est du manichéisme simpliste, selon moi. Mais merci de m’aider, en le disant, à parer cette objection très majeure.
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Prix, 24/01/2019 :
    Mon meilleur ami objecte à mon programme imaginaire : « Un smic mondial : je suis contre. Tu vas le fixer comment ? A 5 dollars, en Thaïlande on est peut-être riche, en France on crève de faim. C’est justement tout le débat de la mondialisation économique que tu promeus, Pas moi. » Je réponds : « Si les gens ici gagnaient 5 dollars par mois, les commerçants ici ne vendraient plu’ du tout au même prix, sinon il y aurait zéro acheteur donc banqueroute. Les prix de vente ne tombent pas du ciel, contrairement à ce que pensent les gilets jaunes (et ce que fait semblant de penser le gouvernement). J’en avais entendu parler à propos du prix des voitures françaises en Belgique, deux fois moindre qu’en France, les constructeurs confirmant que c’était très logique selon eux. Oui, pour avoir une voiture de chez nous, à pièces très disponibles, les acheteurs sont "prêts" à payer deux fois plus, alors ça leur est vendu deux fois plus cher, ce n’est aucunement que le produit vaut intrinsèquement deux fois plus, intouchable. La discussion sur le niveau de vie, c’est-à-dire revenus/prix devrait prendre en compte ces prix totalement abusifs qui constituent la normalité marketing. »
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Différence absolue, 02/02/2019 :
    Mon ami néo-keynésien répète inlassablement que je suis libéral et même ultralibéral, en dépit de mes dénégations, contradictoires selon lui, et j’estime devoir faire le point. Ce n’est pas simple ici car j’ai séparé en deux sites ma position : démocronde-politique et humbiliste-économique, les deux se recoupant intimement en fait.
• Les keynésiens veulent une certaine fermeture des frontières, pour que chaque pays s’enrichisse, quand les ultralibéraux veulent l’ouverture absolue des frontières à la concurrence. De ce point de vue-là, mon anti-nationalisme me classerait parmi les ultra-libéraux, MAIS je conteste que ces prétendus libéraux en soient : ils vivent richissimes à l’abri de frontières armées anti-migrants, donc ils dénient à ces migrants la liberté de venir tenter leur chance ici (comme les ancêtres de ces libéraux sont allés tenter leur chance en Amérique, c’est négationné, hum…), bref sur le plan migratoire, les prétendus ultralibéraux sont antilibéraux. Donc je serais bien plus libéral que les ultralibéraux, différent d'eux en tout cas.
    Certes, certains des grands patrons ne sont pas murés en France mais acceptent aisément de s’expatrier en Amérique ou à Singapour, etc. Oui, mais leur salaire est en monnaie forte occidentale, présupposant que la fortune occidentale ne s’écroule pas, ce qui serait le cas en laissant deux milliards de migrants venir dans cette zone dite riche. En ce sens, même si ces patrons se délocalisent, leur fortune me semble indissociable de la xénophobie occidentale anti-migrants.
• Inversement, mon ami me dit que l’ouverture des frontières conduit automatiquement à la hausse des inégalités avec hausse démentielle des fortunes de grands patrons. Je ne suis pas d’accord du tout : la concurrence mondiale dans le domaine du management conduirait là encore aux enchères décroissantes, avec baisse des coûts, des revenus (aussi bien peut être bien moins cher). Ce qui fait l’envolée des revenus de grands patrons, c’est la pourriture des conseils d’administration qui les votent, où siègent d’autres patrons (conviés pour leur prétendue « expérience ») qui voteront des salaires gigantesques en escomptant avoir de même en retour. C’est totalement déloyal, anti-concurrence : des gens bien plus pertinents pourraient les remplacer dans ces conseils d’administration, à profit (pour les entreprises). Par ailleurs, le principe humbiliste démocronde consiste à ne plu’ surpayer le commandement, donc ces inégalités colossales disparaîtraient.
    Comment faire pour empêcher les revenus énormes des patrons ? me demande-t-on. Je l’ai déjà dit, il s’agit de ne plu’ protéger par la loi la fortune indue. Bref, au lieu que le multi-milliardaire s’achète cent villas luxueuses protégées par la police pour tous, ces propriétés seraient classées injustes, et des migrants pourraient les prendre, la police ne faisant qu’enfermer les gardes privés qui s’y opposent. De même, l’employé de banque qui volerait cent millions à un tel riche-injuste ne serait pas hors-la-loi, sauf que sa nouvelle fortune à lui ne serait pas davantage protégée policièrement et se diluerait donc au fur et à mesure des prises de possession par les pauvres. Voilà comment faire. Oui, c’est totalement révolutionnaire, mais en tout cas c’est totalement différent du système des prétendus ultralibéraux se disant vainqueurs profiteurs de la mondialisation.
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Détails pas inintéressants, 12/02/2019 :
    Je réponds à mon ami me disant en contradiction.
- Où as-tu vu que je condamne les pillages de magasin ? quand un bijoutier milliardaire super-luxe se fait subtiliser des rivières de diamants, je ne pleure pas du tout, non. Ceci dit, je n’aime pas la violence brutale ou casseuse. Il n’y a pas contradiction. Je trouverais normal que des migrants viennent s’installer dans la quatorzième villa super-luxe de Johny Hallyday, mais s’ils attaquent avec barre de fer pour tout casser, je n’aime pas ça. Il n’y a pas contradiction, désolé. Certes, c’est le principe militaire/gladiateur de l’épée et du bouclier : pour vaincre un bouclier, il faut une épée super-violente sinon impossible, sauf que dans un système politique nouveau, il suffit de rendre illégal le bouclier (autour de la fortune injuste) pour qu’il y ait prise de possession partageuse sans violence, éh oui (et merci de m’avoir conduit à le formuler).
- Je ne comprends pas ton histoire de salaire naturel (auquel je ne comprendrais rien, donc « comme au mouvement gilets jaunes »), qui serait quelque chose comme 1500 euros/mois en France et 300 euros/mois en Irlande et 30 euros/mois en chine. Eh, tout ça vient des prix, qui s’ajustent à ce que les gens peuvent payer. Il n’est nullement « naturel » de décréter que les besoins des Français sont 5 fois plus forts que ceux des Irlandais et 50 fois plus forts que ceux des Chinois, c’est un pur artifice monétaire, voulu par de puissants aveugles (Raymond Barre et sa politique du Franc fort, syndicats avec leur mot d’ordre implicite « toujours plus »).
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La concurrence capitaliste en question, 25/03/2019 :
    Ce jour sur chaine de télévision C-News, lors d’un débat, Nathalie Arthaud, de Force Ouvrière, a répondu, à des politiciens LaREM et RN qui se disputaient, qu’en fait ils étaient d’accord entre eux, pour un monde de concurrence capitaliste effrénée, pour la guerre de tous contre tous, au lieu de privilégier l’humain.
   C’est intéressant, car je ne suis pas capitaliste (pas pour le mérite du capital supérieur au mérite du travail) mais pour la concurrence. Sans la concurrence, seraient restés hors de prix, non grand public, le papier, le stylo, le téléphone, l’appareil photo, l’ordinateur, etc. Sans concurrence, c’est une cristallisation sur un état de fait sans progrès aucun en bien-être. C’est pour ça que le peuple en pays communiste jalousait le peuple en pays capitaliste, et qu’il fallait le mur de Berlin pour empêcher la fuite pleine d’espoir de mieux être.
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Fausse création de richesse, 12/04/2019 :
    J’ai été mis en invalidité, type 2 selon la sécurité sociale française, et l’assistante sociale a dit que la banque dans ce cas pouvait annuler les échéances de prêt restantes pour l’achat de maison en cours, il faut relire le contrat. Dans mon cas, c’était l’assurance AXA qui couvrait, et j’ai donc fait les demandes. Le médecin spécialiste qui avait demandé ma mise en invalidité a répondu sur le papier de l’assurance à remplir : invalidité totale = oui ; possibilité d’autre emploi = non. J’ai donc envoyé ça avec confiance à l’assureur, mais la réponse du « médecin-conseil » de l’assureur a été « Non, on ne paye pas : ça ne vaut pas invalidité 100% ». Je pensais porter plainte pour escroquerie, mais Internet m’informe que tous les plaignants dans ce cas, très usuel, sont déboutés par la « justice », qui accorde aux assureurs l’entière liberté d’ajouter a posteriori des conditions de refus (comme « sauf maladies mentales » ou « seulement si requiert présence constante d’une tierce personne, pour manger, se laver, etc. »). Imparable, mensonge imparable puisque la « justice » est complice de cette arnaque. Et certes, « à la Macron », ces assureurs sont des gagneurs, qui s’enrichissent, « créent de la valeur » donc (selon Macron et la droite), en oubliant simplement de noter que c’est aux dépens des clients trompés, comme rackettés malhonnêtement (quoique légalement avec complicité des législateurs et juges). C’est une variante du mensonge commercial usuel, c’est abject. Humbilistement, l’enrichissement ainsi illégitime serait condamné, dissuadé par punition sévère (et pas « prison avec télé et promenade » mais travaux forcés ou peine de mort), pour que la situation de vente soit au profit des clients.
    P.S. Je note aussi que le prétendu « médecin-conseil » de l’assureur trahit le serment médical : il se comporte en employé pour faire du fric au profit de son employeur (et de lui-même via prime), tout au contraire de venir en aide aux gens souffrants. Tout se confirme pourri dans la prétendue Elite économique, égoïste-groupiste malhonnête.
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Ajouts divers, 14/04/2019 :
- J’aurais dû préciser mon schéma initial : « Patrons » désignait les enrichis sans « travail de bas d’échelle », donc ce groupe compte non seulement patrons mais cadres supérieurs, actionnaires et rentiers, riches marchands ; « Fonctionnaires » désignait les fonctionnaires sauf très hauts fonctionnaires à qui les gouvernements français de gauche comme de droite ont donné d’énormes salaires dits « alignés sur les cadres supérieurs du secteur privé » ; « humbles » désignait les travailleurs de bas d’échelle privée, mais pas les chômeurs/rmistes refuseurs de travail désagréable et mendiants choisissant la rue (parce que les foyers sociaux interdisent alcool et drogue ?). Il s’agissait donc de trois groupes particuliers pas d’une scission universelle à somme faisant « 100% des gens ».
- Discutant avec un ami, refusant que je ne sois ni clairement capitaliste ni clairement anticapitaliste, j’ai répondu : Je suis entièrement anticapitaliste, contrairement à ce que tu affirmes, simplement je note que beaucoup des critiques envers la gauche sont fondées, même si plus encore de critiques envers la droite le sont aussi. Comme tu refuses toute autre position, tu me classes à tort dans un camp, c’est injuste. Est-ce qu’Einstein était galiléen ou newtonien (= antigaliléen) ? il était juste de dire « ni l’un ni l’autre » sans obliger à dire « c’est contradictoire, il faut choisir ».
- On me dit que je suis partisan du capitalisme le plus dur (un bol de riz par jour pour tout salaire, pour les employés), et c’est un malentendu absolu. Le capitalisme est un mode d’organisation visant la fortune des riches (héritiers, marchands, chefs) en pressurant impitoyablement la main d’œuvre (voulue très pauvre, ne partageant que très peu ou pas du tout la richesse produite). Mon point de vue est presque diamétralement opposé : je suis pour condamner la richesse indue, sans travail ou par commandement sans peine, ce n’est en rien de rien capitaliste. Simplement, côté partage de la richesse produite, je suis opposé au groupisme de semi-privilégiés : les occidentaux, les fonctionnaires, les cheminots, les rmistes français, etc. pour que la rétribution paie la peine équitablement, avant hausse éventuelle commune, équitablement au mérite individuel, sans paiement du « statut » (apparatchik du parti, fonctionnaire, français, etc.). Il s’agit d’un anticapitalisme se distinguant de l’extrême-gauche française en ceci qu’il a pour idéal le courageux travailleur de peine chinois et pas du tout le tranquille fonctionnaire français en grève chronique. Oui, celui qui gagne pour son dur travail seulement un bol de riz par jour me parait très admirable, mais dans mon système il n’y aurait aucun richard (ou chef) pour l’exploiter abusivement : si tout le monde sur Terre ne peut gagner qu’un bol et demi de riz, que ce soit le salaire, et si on peut monter à trois bols, que ça devienne le salaire mais pas spécialement pour les nés français ou les chanceux à statut untel – le mot capital ne serait même pas défini. Par comparaison, on peut dire que je suis un peu comme un noble renégat 1788 espérant abroger les privilèges, et auquel les autres « nobles » reprochent d’être partisan de la misère la plus dure : « pour tous, qu’il n’y aura plu’ qu’un quignon de pain par jour et rien d’autre, quelle cruauté ! » ; c’est un malentendu total : il s’agissait d’abattre le luxe immérité des dominants (maintenant les dominés dans la misère), pour que tout le monde progresse ensemble, partant effectivement de peu mais progressant possiblement jusqu’à viande chaque jour pour tous ici deux siècles après (et même viande deux fois par jour, à bas prix, pour les improductifs étudiants en sociologie dont les tickets Restau-U sont sponsorisés par l’Etat Providence).
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Drame de Notre Dame, 18/04/2019 :
     Ce jour dans un débat sur C-News (« l’heure des pros ») il y a consensus pour dire que l’incendie de Notre Dame à Paris est un drame émouvant aux larmes chaque Français, même non catholique. En disant que cette cathédrale, c’est notre histoire même, ce qui fait la fierté d’être français, même si quelques « crétins » ont raillé cela en disant qu’il s’agissait de « délire de petit blanc » (avant expulsion éventuelle de syndicat étudiant). Il y a aussi « hystérie anti-riches » au sujet des dons, est-il clamé (en faisant taire la personne de La France Insoumise contestant Le Système, dite consternante parce que s’opposant aux riches sous-imposés finançant l’art depuis toujours). Et moi, quel est mon sentiment ?
     Je n’ai nullement été ému aux larmes par cet incendie en direct, qui était simplement très spectaculaire, comme aurait pu l’être celui d’un gratte-ciel ou autre. Je ne suis nullement fier d’être français, même si c’est la nationalité administrativement inscrite sur mon passeport. Quant à l’histoire de France, c’est à mon sens une horreur esclavagiste/colonialiste à privilèges aristocrates, je n’y vois aucun motif de fierté (et les « Lumières » prétendues comptaient l’esclavagiste Voltaire approuvant l’extermination des Amérindiens, et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est stupide, j’en ai démoli aisément la prétendue moralité).
     De cet incendie je retiens essentiellement deux choses :
– Cela a été une aubaine fabuleuse pour le président Macron, qui n’avait quasiment rien à répondre aux Gilets Jaunes et qui a tout annulé (à ses réponses à ce sujet) du fait de cet incendie. Il ne me semble pas pour autant prouvé qu’il l’ait fait allumer (une aubaine chanceuse est envisageable), mais ça ne me parait pas impossible non plu’.
– Les dons pour la reconstruction de cette cathédrale, de 200 millions d’euros par un milliardaire français, 100 millions par un autre (en renonçant à l’exemption fiscale de 67% sur ces sommes) me choque : comment ces ultra-riches ont-ils pu amasser de telles fortunes ? en pressurant leurs employés, sous-payés, et en surfacturant les clients, floués – c’est la fortune de l’injustice et je condamne cela sans aucunement dire bravo et merci. Ils semblent persuadés de s’acheter ainsi un billet pour le Paradis post-mortem, mais je dirais comme le pape Jean-Paul 2 abattant la dictature Marcos aux Philippines : l’argent donné à l’Eglise n’assure pas la récompense céleste, au contraire ce qu’il faut faire c’est respecter les petites gens.
     Au total, dans ce débat, je donnais à 98% raison à la personne de La France Insoumise, qui était en ultra-minorité (1/8), simplement je suis en désaccord avec elle, qui voulait de l’équité fiscale pour financer mieux les services publics : à mon avis, les services publics sont un gaspillage pour des petits privilégiés injustement.
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Précédent majeur, 19/04/2019 :
    En lisant la bande dessinée étasunienne Economix (4e édition, 2019), je découvre une phrase très importante : « Années 1920 (…) C’est alors que survint Henry Ford (1863-1947), un homme bizarre aux idées bizarres, telles que (…) Bien payer les ouvriers (…) se révéla si efficace que le coût par unité chuta. Au lieu d’empocher la différence, Ford baissa son prix. » Ainsi, l’humbilisme (de mon invention) serait simplement une redécouverte du fordisme : que la performance privée n’enrichisse pas des très riches mais soit employée pour baisser les prix, au profit des clients.
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Correction, 22/04/2019 :
    Un ami objecte de manière intéressante à mes propos sur le fordisme : « Je suis tout à fait étonné que tu t’intéresses à Henri Ford. Ce dernier est l'archétype du keynésien. Doctrine que tu a toujours combattue par ton libéralisme extrême. Ford n’a jamais baissé ses prix, c'est une erreur du livre mais a trouvé de nouveaux clients, ses ouvriers et surtout ceux de ses concurrents. Ces derniers, bien payés, pouvaient donc s'acheter des automobiles sorties des usines Ford. Nous sommes à l'antithèse de considérer le salaire uniquement comme un coût (ce qui est ta doctrine). »
    J’ai répondu : Ma position n’est nullement 1/ je suis ultralibéral ; 2/ donc je suis antikeynésien ; 3/ donc… Non, pas du tout du tout. A mon avis, la performance privée ne doit pas profiter à des exploiteurs mais au client, ce qui était ici dit doctrine d’Henri Ford, et j’applaudis totalement, c’est pour moi le pont numéro 1 (principe de l’humbilisme). Je ne savais pas être antikeynésien avant que tu m’en parles, mais j’ai toujours été anti-« dette croissante », il s’avère que c’est anti-Keynes donc je suis anti-Keynes, d’accord. Maintenant tu dis qu’Henri Ford était keynésien, donc ça signifie que je ne suis pas fordiste, merci de l’information, que ne me donnait pas le livre Economix. Pour ce qui est du salaire facteur de prospérité puisque somme consommatrice, je te répète que ce n’est pas crédible une seule seconde : sinon, il n’y a aucune crise actuelle, il suffit de distribuer des milliards de milliards au tiers-monde qui consommera mais non, ça pas question, pourquoi ? ça ne me parait nullement cohérent.
    Je peux préciser aussi pourquoi je suis anti-« dette croissante » : ces dettes seront à rembourser par nos enfants et petits-enfants, cela me semble leur léguer un héritage criminel, égoïste (pluriel ou groupiste) pour que nous vivions au-dessus de nos moyens, à leurs dépens. Certes, l’état a des actifs mais s’il les vendait tous pour rembourser les dettes colossales, l’offre pléthorique ferait s’effondrer les prix et donc les chiffrages des valeurs en actif sont totalement faux, surestimés idiotement (c’est comme ça que s’est effondré le système des subprimes je crois, réquisitionner toutes les maisons impayées faisant s’écrouler leur prix de vente donc récupérer infiniment moins que leur valeur prétendue).
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Confirmations et « Travaillisme », 05/05/2019 :
    Discutant avec mon correspondant habituel, j’ai répondu encore :
- Tu me dis « tes thèses ultralibérales conduisent nécessairement à ruiner les pauvres des pays riches au profit des riches des pays riches et des riches des pays pauvres. » Non, je ne suis absolument pas ultralibéral en cela, puisque je ferais interdire la richesse indue, tout au contraire ! Je ruinerais les occidentaux pour les amener au niveau de vie asiatique, enfin partagé sans privilèges, c’est tout. Et les riches là-bas seraient dépouillés par la loi, pour améliorer petitement le sort des autres, mais surtout pour stopper l’injustice d’exploitation du travail par le capital.
- Il me parle de la misère qui existe ici et que je nie selon lui. Je réponds : En empochant 5 Euros par heure, un mendiant occidental peut se payer des vêtements que ne peuvent pas s’offrir les ouvriers asiatiques qui les fabriquent, oui je considère ce mendiant comme privilégié injustement, à l’échelle du monde.
- Il se dit insulté que je le considère comme « à cerveau lavé par les médias », mais je réponds : Oui, je maintiens que tu n’as bonne conscience que parce que les médias nous lavent le cerveau à répéter qu’ici est le bien incontestable. Moi qui suis autocritique, plaidant coupable face à l’Asie exploitée par nous, j’ose penser différemment, simplement. Tu préfères la parole officielle (ou para-officielle via médias faisant semblant de critiquer, pour des broutilles), d’accord.
- Tu dis dans un autre mail « je ne reviendrai pas sur le fait que tu es entièrement pro capitaliste. C'est assez évident. » Et… le principe du capitalisme est que ceux ayant plus de fric que la normale veulent toujours plus de fric, en exploitant pour cela le travail des sans fric, payés au minimum (ou un peu plus, avec Keynes et votre idée que les salariés sont des clients). Or moi je ne suis absolument pas pour cette gouvernance du capital au-dessus des travailleurs, absolument pas. Dans mon système, il n’y aurait que des travailleurs (vivant frugalement) et des refuseurs de travail (miséreux), sans aucune classe luxueuse oisive au-dessus. Je suis anticapitaliste mais humbiliste (et le mot britannique « travailliste » aurait pu me plaire s’il n’avait déjà été pris, avec plein de choix que je ne connais pas, et n’approuverais certainement pas tous).
- Tu me dis (au sujet de mon site http://www.kristofmeunier.fr/ricardo0.htm ) « ce que tu as sans doute invalidé ce n'est pas le capitalisme mais la mondialisation ultralibérale. Ce qui est dommage c'est que c'est en contradiction absolue avec ton idée de l'abolition des frontières. Je suis pas certain d'avoir les connaissances mathématiques suffisantes pour prouver ou invalider ta théorie. » C’est un malentendu encore. 1/ Je n’ai pas invalidé la mondialisation ultralibérale qui se conçoit comme exploitation des esclaves asiatiques (de ce côté je suis contre pour raison morale, pas du tout mathématique). 2/ Ce que j’ai invalidé c’est la prétention : « les échanges entre nations profitent automatiquement à tous, même si on est peu productifs », ça c’est faux, mathématiquement. 3/ Ma théorie sur l’abolition des frontières pour les personnes n’a aucun rapport avec ce sujet des profits dans les échanges de marchandises, il n’y a pas contradiction mais hors-sujet total. 4/ Dans mon esprit démocronde, ce sujet serait traité par une autre voie : il y aurait monnaie unique sur la planète et smic commun, donc pas de pays/zones esclaves et pays/zones exploiteurs. 5/ Il resterait la question de « facilité locale », effectivement, que je n’ai pas du tout abordée jusqu’ici. Effectivement, produire des pommes se fait en zone tempérée (ou en frigo cher en zone tropicale) et produire des mangues se fait en zone tropicale (ou en étuve chère en zone tempérée), et intervient le coût du transport si on envisage de faire venir d’ailleurs, et il y a le problème écologique de ce transport. Pas facile, je n’ai pas encore réfléchi à tout ça, mais je ne suis pas buté en refusant les idées, ça se discute je pense. Envisager une vraie mondialisation équitable oblige à tout repenser. Enfin, ma réponse première est qu’avec mon système, le niveau de vie serait frugal, donc il n’y aurait pas de mangue (lointaine ou chère d’ici) mangée en pays tempéré, et pas de pomme mangée en pays tropical, pareillement. Pas de riches, pas de luxe exotique.
- A propos des dons pour Notre Dame brûlée, tu dis « les pauvres petits riches exploités par un pays quasi communiste s'enfuient à tire-d'aile Airbus. Voilà les salades qu'on nous a toujours servi. Les masques tombent. » Et je suis moins sûr que toi : il me semble que le milliardaire ayant donné 100 ou 200 millions était celui qui s’était exilé fiscalement et auquel le journal Libération avait accordé une couverture « casse-toi, riche con » en se moquant de l’expression de Sarkozy « casse-toi pauvre con ». Et des dons sont venus du monde entier, pas seulement de France. Je ne suis pas sûr que ces dons choquants démentent qu’il y ait eu exil fiscal. Ceci dit, je suis contre l’exil fiscal, qui n’existerait pas dans mon système de monde uni (donc totalement dénué de paradis fiscaux).
- Dans un autre mail tu dis « un individu de gauche ne considèrera jamais qu’un salarié est un privilégié. Ce qui te classe bien sûr encore une fois à droite ». Hum, je dirais presque le contraire, absolu. Dans la boîte où je travaillais, le PDG vers les années 2003-2011 était un salarié, ami du fils du créateur de l’entreprise, et son salaire était 400 smic, une fortune indécente à mon avis (avec lui qui refusait les petites augmentations annuelles disant que ça coulerait l’entreprise), oui je trouve ce privilège scandaleux, et je le dis au nom d’idées de gauche (tendant vers l’égalité). Le principe moral (à mon avis, extrême-gauchiste) est qu’il convient d’abattre les privilèges, vus du point de vue du miséreux exploité (et actuellement il s’agit du travailleur en usine asiatique, nous classant à juste titre nous en privilégiés).
- Je suis effaré quand tu écris « Mais apparemment faire payer les riches au niveau mondial tu n’y songes pas. » Eh, mon principe humbiliste consiste à interdire la fortune imméritée, donc l’intégralité de la fortune des rentiers serait confisquée, pourquoi dis-tu que je n’y songe pas ? Certes, j’en parle moins parce que ce n’est pas un sujet de désaccord/débat entre nous, mais ça ne justifie pas ton contresens total.
- Rebelotte, tu me dis : « tout ce que tu préconises est ce que préconisent les ultralibéraux et Macron en tête ». Absolument pas : Macron/Thatcher/Reagan encensent le millionnaire créateur de mon usine (avant rachat), alors que je le classe en voleur presque bandit, et menteur en plus. Et les ultralibéraux, Macron en tête, sont de virulents nationalistes, en termes de circulation des personnes, tout le contraire de moi, aussi de ce côté-là.
- Tu me dis aussi : « il n'y a aucun malentendu. La mondialisation que tu soutiens, mondialisation des hommes et des capitaux ne peut conduire qu’à la situation actuelle que tu prétends changer. Plus on mondialisera plus les écarts de revenus seront concentrés et importants. Toute l'histoire du mouvement ouvrier justement est de se débarrasser de plus en plus des travaux d'esclaves. Travaux que tu promeus. » Je confirme qu’il y a total malentendu : tu aurais dit au noble révolutionnaire voulant abroger les privilèges en 1788 « eh, tu veux que tout le monde soit esclave ! »… ben non, je plains les pauvres et voudrais casser les privilèges des esclavagistes qui les exploitent… Avec mon système, il y aurait mille fois moins d’inégalité, sauf que les « pauvres » d’occident dégringoleraient encore plus bas, ce que tu refuses, jaloux de garder tes privilèges…
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Points divers, 19/05/2019 :
    Je réponds à un ami me donnant tort sur plein de points :
- Tu te trompes totalement sur mon but : il n’est pas la plus extrême pauvreté mais l’absence de privilèges. Si, en l’absence de privilèges, il n’y a pour tous qu’une extrême pauvreté, alors hélas oui, ce sera une conséquence, mais ce n’est nullement le but. Ta vision prétendue de gauche est toute pourrie et explique je pense l’insuccès de Mélenchon : tu te bats pour la préservation des privilèges fonctionnaires, des privilèges refuseurs de travail, alors les électeurs ne te suivent pas et, ne trouvant pas quels protestataires approuver, se tournent vers Le Pen hélas. Ou l’abstention, mais « la France insoumise » (vraie gauche ?) n’a pas le succès qu’elle croit automatiquement devoir lui parvenir.
- Je n’ai pas changé d’avis que les salariés occidentaux sont privilégiés, ce qu’il y a c’est qu’il y a des hyper-privilégiés encore pires. Comme les petits barons étaient des petits privilégiés en 1788 même s’ils étaient moins opulents que la super riche famille royale.
- Je ne dis pas que les ennemis de l’égalité sont exclusivement les salariés occidentaux mais les riches dont les salariés occidentaux. Bien sûr que je n’innocente en rien les milliardaires occidentaux (ou non-occidentaux) rentiers oisifs.
- Ce que tu dis sur le caractère extrême-droite de plus en plus du monde entier m’intéresse. Effectivement ça explique que les gilets jaunes récitent du Mélenchon (qualifié d’extrême-gauche) mais votent Le Pen (qualifiée d’extrême-droite). Je crois que c’est le principe du bouc émissaire : les gens pas contents cherchent des coupables, et les dominants ici (qui sont les vrais coupables) donnent à haïr les étrangers et migrants, avec succès hélas. Sans la moindre cohérence car si on refuse les migrations, les USA doivent être rendus aux Amérindiens et on prendrait dix mille ogives nucléaires sur la tronche. Non, c’est un discours malhonnête, inéquitable, qui réussit à convaincre les masses idiotes, se trompant de colère, et ne pas donner la parole aux lucides gêneurs comme moi (menaçant la domination occidentale) aide à consolider le truc. Le fait que les endoctrinés aveugles aient le pouvoir en démocratie me parait le principal inconvénient de ce système. C’est comme ça que s’est écroulé aussi l’Union Soviétique, sans démocratie proprement dite : Eltsine a fait croire aux Russes que leur pauvreté venait de la charge insupportable des républiques annexes (musulmanes notamment), ça a excité la haine, et ces satellites ont été exclus avec colère. Avant que s’écroule le communisme (la misère persistant après éclatement de l’empire), et les dirigeants suivants estiment que ces annexes satellites, c’était un atout stratégique, d’où reconquête de la Crimée par exemple. Exciter à haïr les « gens pas comme nous, nés ailleurs » est une recette qui marche très fort en politique, hélas. C’est le principe de la tribalité humaine, esprit de famille un peu étendu, je considère que c’est une tare, mais je suis minoritaire à penser ainsi, donc balayé en démocratie (ou vraie démocratie, sans le mensonge d’appeler démocratie l'oligarchie d'élus façon république).
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Explication à un ami, sur l’argent, 05/06/2019 :
    Tu expliques de manière argumentée notre désaccord sur l’ouvrier chinois, merci. Mais je reste en désaccord total, et absolument pas ultralibéral puisque les ultralibéraux sont de riches exploiteurs de semi-esclaves alors que je souhaite à tous de partager la condition frugale de travailleur en bas de l’ex échelle. Tout d’abord, quand tu dis « il y a assez d’argent dans le monde pour… », tu contredis ce que tu dis plus loin : l’argent n’est en rien une richesse objective mais une convention précaire, pouvant s’effondrer du jour au lendemain ou presque (cf. inflation à la dix mille pour cent dans l’Allemagne des années trente ou le Venezuela actuel, ai-je entendu dire). Même si l’empire du tsar comptait beaucoup d’argent, ça n’a pas empêché le régime soviétique ayant tout confisqué de faire faillite, dans la misère. Je ne souhaite pas que tous soient miséreux mais qu’il n’y ait plu’ de privilège par statut (anti-mérite). De même en 1789, avoir voulu l’abrogation des privilèges n’était nullement vouloir que toute la population devienne misérable, même si pouvaient le clamer (à tort) des sortes de « privilégiés de gauche » à ta façon d’occidental de gauche. Je ne crache pas sur ta position, je crois la comprendre, mais la trouver moche : selon moi il s’agit d’un mécanisme tendant à dire « tous ceux qui gagnent plus que moi sont des salauds à dévaliser par l’impôt, que je gagne plus que d’autres est par contre très normal, il ne faut rien y toucher (sinon, c’est se faire allié des pires esclavagistes milliardaires) ». A mon avis, c’est de l’égoïsme triomphant, mais ne te crois pas insulté : mon premier ouvrage « contre la réalité » avait pour thèse qu’absolument tout le monde est égoïste, ce qui n’est en rien une insulte – même le généreux est ainsi parce que ça lui fait plaisir (même le torturé n’avouant pas, pour protéger ses confrères, agit pour se juger lui-même valeureux).
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Autre courrier à un ami, sur l’ouvrier polonais en France, 06/06/2019 :
- Je n’ai nullement dit que les polonais (qui occupaient en France les emplois d’ouvriers agricoles avant que le SMIC augmente en Pologne) sont devenus fainéants, je ne faisais que noter ce que disait l’agriculteur en question : il y a moins attractivité en France pour les Polonais maintenant que décroit le différentiel France/Pologne (et les chômeurs français ne sont pas candidats). Je ne vois pas où je me contredis en cela.
- Bien sûr que le salaire sert en partie à se loger, ça n’a rien de spécifique aux salaires d’ouvriers agricoles. Le fait de refuser un emploi parce que le logement n’est pas gratuit est donc bien un refus de travail, je ne me contredis pas. (Ma famille était privilégiée en ce sens, mon père chef d’établissement scolaire ayant eu un logement de fonction pendant toute mon enfance, de 5 ans à 18 ans).
- Certes, ce n’est pas cher payé, le travail d’ouvrier agricole, mais les chômeurs français n’en sont pas moins « refuseurs de travail peu payé », ce que je dis depuis le début et que tu contestes sans me convaincre en rien (et en prétendant que je n’ai aucun argument ce qui est faux).
- Oui, la position de salarié, depuis Germinal ou quoi, n’est pas l’opulence roulant sur l’or, mais la nouveauté de la France actuelle, c’est le refus du travail peu payé pour préférer vivre des allocations et redistributions (principe socialiste ou socio-communiste ou socio-démocrate ou gaulliste social etc.). Ce n’est en rien être esclavagiste que de constater cela. C’est constater qu’ici a été organisé un privilège nullement généralisable à la Terre entière, donc fondé sur la xénophobie refuseuse de migrants voulant jouir de ce système aussi (et en ce sens, il est 100% faux que la gauche + centre est immigrationniste comme le dit Marine Le Pen, l’administration de François Hollande refusait les visas à notre famille philippine tout autant que Sarkozy et maintenant Macron, même s’ils mentent pour diaboliser spécifiquement Le Pen).
- Ce que je dis est très sérieux contrairement à ton jugement parachuté. Et ne te trompe pas (contrairement à d’habitude) de conclusion : ce que j’observe n’est nullement une position d’esclavagiste vivant dans le luxe en faisant trimer les esclaves, c’est une position de travailleur voyant des abus chez d’autres petits à côté de lui, loin du luxe des grands milliardaires. Enfin, maintenant que je suis exclu du monde du travail (ayant été déclaré « inapte »), je ne suis plu’ vraiment travailleur mais privilégié oisif, en tout cas je parle du point de vue qui était le mien quelque chose comme 2 ans en arrière.
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Antiriche non fiscal, 25/06/2019
    Un ami me reproche une incohérence, moi qui dit ne pas aimer les riches ni les impôts : « si tu ouvres totalement les frontières, ce ne fera que renforcer les inégalités sauf à déposséder les riches de force ». J’ai répondu : Mon rêve n’était pas de déposséder les riches par la force (fiscale), mais de cesser la complicité de police-justice avec la fortune imméritée. Exemple : si Johny Hallyday voyait cambriolée sa 14e maison et venait portait plainte, dans mon univers il se verrait répondre « quelle est la preuve que cette fortune prétendue vôtre est méritée ? et pas acquise par surfacturation aux dépens d’autrui ». Du coup, il ne viserait plu’ le luxe inouï mais baisserait drastiquement le prix de ses disques et concerts, au profit des gens, des ex-pauvres (et lui cesserait d’être hyper-riche, sans réquisition fiscale). Ça se serait appliqué pareillement aux galeries d’analyse de mon premier employeur, millionnaire injustement avec prix faramineux (voir site http://www.kristofmeunier.fr/biograf0.htm ). C’est ça l’humbilisme.
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Cinq cents fortunes, 04/07/2019
     Hier et aujourd’hui, la chaîne de télévision LCI parlait de la liste des 500 plus grandes fortunes de France, et j’ai entendu ce matin quelques éléments de débat à ce sujet. C’était à première vue équilibré : il était dit (côté gauche) choquant qu’il y ait ces fortunes immenses comme insultantes pour les travailleurs pauvres et donc à matraquer par impôts pour partage obligé, et en face (côté droit) il était dit que ces très grands fortunés créent des emplois, des richesses.
     Mais il était oublié la voix différente, humbiliste : le tort de ces immenses fortunés est d’avoir vendu trop cher, bien au-dessus des besoins ; leur fortune est donc illégitime par principe, bâtie aux dépens des acheteurs. Et condamner ces fortunes n’a aucun rapport avec la voie gauche voulant en profiter (après pression énorme des patrons sur les petits employés du privé) pour choyer des millions de fonctionnaires tranquilles.
     Bref, j’apporte une autre voix majeure à un faux débat tronqué, apparemment idiot, aveugle.
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Application ?, 07/07/2019
     Un ami (qui se disait effrayé par mon programme économique si mis en pratique, et auquel je répondais que ce n'était qu'un rêve de principe) me dit : « je ne vois pas vraiment l'intérêt d'un système économique que l'on ne souhaiterait pas appliquer. ». Je lui ai répondu : Que ça ne t’intéresse pas est ton droit entier, chacun ses goûts. Et je souhaiterais appliquer mon système, mais on me dit non, on l’écrase avec d’autres systèmes et un choix dirigé refusant d’envisager ma voie et, simplement, je ne pars pas en guerre pour écraser moi à la place des autres. Je subis et je rêve à mieux, dans mon coin, c’est tout. Imaginer mieux m’intéresse. Ceci dit, si par chance inouïe (peu probable) mon système intéressait des gens influents, je ne répondrais pas du tout « allons-y, et nommez-moi roi », mais « attendez, ce n’était qu’un rêve à moi, si vous le prenez au sérieux il faudrait que la terre entière cherche d’urgence les objections possibles et cercles vicieux à craindre sans que je les ai détectés », pour ne pas recommencer une ânerie comme le communisme, bien en principe aveugle a priori, mais atroce en pratique, tout dénaturé pour répondre aux problèmes non envisagés au départ.
     Il me dit aussi, concernant l’enseignement public/privé : « justement choyer ceux qui payent n’est pas vraiment juste dans l’éducation. L’éducation doit être un droit et si possible garant d’une certaine égalité. Donc sortir du privé justement ». J’ai répondu qu’il y a un malentendu grave, et/ou intéressant, je crois. L’enseignement public n’est en rien dénué de payeurs, ce qu’il y a c’est que les payeurs sont les « usagers » contribuables rackettés sous la menace qu’ils soient contents ou non de la prestation fournie (c’est le principe de la fonction publique à la française). Donc, là où le privé fait en sorte que les clients soient contents, le public dit crotte au contentement des usagers. Ce n’est pas de la justice du tout, c’est de l’injustice en aval de racket immoral. Ceci dit, je comprends un peu ce que tu dis : n’est pas jolie la caricature de l’enseignement privé qui ferait dérouler un tapis rouge (avec moult diplômes offerts) aux gosses de riches en refusant l’entrée aux gosses de pauvres. La solution encore une fois me parait humbiliste : avec le respect privé du client, ne pas avoir des prix exorbitants réservés aux riches, mais faire décroitre énormément les prix pour offrir le service optimal même aux humbles (choyés comme clients et non méprisés comme usagers).
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Mon semi-libéralisme, 18/07/2019
     Le mot libéralisme en économie semble comprendre deux aspects : laisser faire (donc un minimum de lois et d’état) et encourager les échanges (traités de libre échanges entre états). Un ami néo-keynésien me traite régulièrement d’ultralibéral de droite et ça me semble injuste :
- Certes, je trouve qu’il y a trop d’état côté français, mais pas par principe, au contraire en conséquence des abusifs privilèges fonctionnaires, et de l’effrayante dette publique chronique (à rembourser un jour, sauf liquidation vorace par les prêteurs). Le principe d’état me parait aussi moche en étant un principe de discrimination raciste, repoussant l’étranger même bébé, pour prétendue faute « de naissance » indépendamment des actes et mérites individuels (à respecter avec humanisme antiraciste – au sens propre de racisme, sans rapport avec le prétendu « racisme antivieux » nommé par amalgame dénaturant le sujet).
- Je suis au contraire favorable à davantage de lois sans laisser faire les mécanismes d’injustice actuels et passés, les dominations en place (ou prétendue « naturelles »).
- J’ai démoli (par la logique et les mathématiques) la fausse démonstration par Ricardo du système d’échange automatiquement gagnant-gagnant, ce qui ruine en un sens le dogme ultralibéral.
    Ceci posé (pour dissiper les amalgames injustes, manichéistes), j’avance sereinement dans l’exposé de mon semi-libéralisme (dirigiste et anti-ultralibéral) :
- Je n’aime pas le rejet des produits étrangers par principe, car je vois en lui un protectionnisme xénophobe, injuste contre le mérite en concurrence loyale (je suis libéral de ce côté).
- Mais je comprends que l’import (sans douanes dissuasives) de produits étrangers ruine les producteurs locaux, et la planète, polluée par le transport à longue distance, intercontinentale par exemple (je suis anti-libéral de ce côté).
- A mon avis, les consommateurs voulant des produits peu chers s’opposent évidemment au programme anti-libéral (je suis libéral en les comprenant), car les produits d’ici actuellement s’avèrent très chers à l’échelle mondiale, du fait de monnaie politiquement voulue forte et puis focalisation locale (± obligée) sur le haut de gamme pour très riches du monde entier. Si on bloquait (ou gênait) les importations, la pression de concurrence à la baisse des prix disparaitrait, d’où envolée des prix, effondrement du niveau de vie.
- Toutefois, je ne pense pas être contradictoire avec ces côtés à la fois libéraux et anti-libéraux, ma synthèse requiert « simplement » des changements très majeurs :
1/ (anti-libéral) Condamner l’enrichissement par « surfacturation si l’absence de concurrence le permet », principe marketing que j’appelle fortune illégitime, vol légal.
2/ (anti-libéral) Imposer arbitrairement de dévaluer immensément notre monnaie, pour ne plu’ être un pays riche en pouvoir d’achat d’importations, mais partager la frugalité mondiale, honnêtement. Ça n’interdirait pas l’amélioration en richesse, mais au prorata du travail effectué, pas par la « force » monétaire mystérieuse, héritée sans mérite aucun.
3/ (libéral) Après les étapes 1 et 2, il y aurait concurrence loyale sans frontières douanières, il se trouverait simplement que les produits locaux (et non « polluants par transport ») seraient moins chers, puisque dispensés des frais de transport. Cela résoudrait à la fois les problèmes de délocalisation d’usines (problème majeur actuel) et l’injuste exploitation des semi-esclaves asiatiques.
    Simplement, pour parvenir à ce résultat (imaginaire), il faudrait accepter une dégringolade du consumérisme frénétique des Occidentaux, injustement « riches » (et férocement jaloux de leur « pouvoir d’achat »). Avec le système de démocratie locale, ce serait automatiquement refusé (accepté peut-être par des utopistes, genre 0,01% de la population), mais avec honnête démocratie mondiale sans privilèges nationalistes de pays dominants (donc avec principe démocronde en usage, imaginaire), ce serait adopté en fermant leur gueule aux égoïstes dominateurs occidentaux (très minoritaires privilégiés) en une sorte de 1789 bis (14 juillet 2189 ?).
    Ceci explique ma cohérence relative, quoique inacceptable ici et maintenant.
    Toutefois, pour être complet, je dois expliquer pourquoi je ne crois pas en la (moins douloureuse ?) alternative keynésienne, c’est-à-dire investissement public massif avec dette très accrue mais retour sur investissement automatiquement très positif :
– Si les frontières sont ouvertes, donner plein d’argent aux gens leur fera consommer plein d’importations, sans guère acheter le luxe local, donc sans emploi local, sans cotisations sociales/fiscales locales, d’où non-retour sur investissement, mais seulement plongeon colossal dans la dette non remboursable.
– Si les frontières sont fermées, la France (ou l’Europe) n’aurait plu’ ni pétrole ni gaz ni uranium ni café ni terres rares ni rien, et c’est un retour à la misère moyenâgeuse à mon avis.
– Autrefois (trente glorieuses), cela a pu fonctionner en écrasant les pays producteurs, exploités, en imposant des prix très bas pour ce que nous leur achetions et en vendant très cher ce que nous leur fournissions, mais c’était un mépris colossal, exploiteur éhonté, et ils peuvent dire Non maintenant, intelligemment, cassant cette domination. Cela ne tenait debout qu’avec géostratégie atroce, maintenant là-bas au pouvoir des roitelets locaux, opprimant les producteurs tout en vivant luxueusement à l’occidentale avec nos produits immensément surfacturés. Il suffit que l’honnêteté démocratique devienne mondiale pour que cette immense injustice s’écroule. Personne n’en parle, évidemment, comme si les querelles de personnes ici remplaçaient la réflexion très profonde, simplement équitable.
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Ré-explication encore, 30/07/2019
    Mon ami fonctionnaire néokeynésien semble m’indiquer que je n’ai pas été assez convainquant dans mes justifications passées. 1/ il me répète que le fait que je veuille « pas plus d’un bol de riz par jour » pour l’ouvrier est typiquement de droite, 2/ il dit aussi que « vouloir réduire les dépenses » à ma façon se paie par de la croissance en moins.
    Je réponds, donc :
1/ Contrairement à la droite, je ne souhaite pas « un bol de riz par jour à l’ouvrier » ET luxe énorme pour le chef, le marchand, le banquier, non, je suis partisan d’interdire la richesse (bâtie aux dépens des acheteurs) en partageant la frugalité, sans privilège aux Occidentaux. Condamner les banques et les riches, comme je le fais, est tout le contraire de la droite, mais comme les pro-fonctionnaires (français) sont différents de moi en se disant à gauche, ils me classent différent donc à droite, c’est faux. Ça me semble ressembler à la situation suivante en 1788 sur une autre planète : la droite est royaliste, la gauche veut destituer le roi pour partager sa fortune entre barons contes vicomtes, là-dessus arrive un républicain voulant abolir aussi le (petit) privilège des barons contes vicomtes et alors… les barons classent ce républicain à droite ! (puisque hostile aux barons !). Erreur totale : il est encore plus à gauche que la prétendue gauche des barons (en fait droite un peu moins à droite que les royalistes). De même, en voulant abolir les petits privilèges des fonctionnaires et des occidentaux (en plus des riches/rois), je suis encore plus à gauche que les pro-fonctionnaires (ou je suis à gauche et eux : au centre droit), ça me parait une immense évidence, je ne comprends pas l’affirmation contraire parachutée sans explication.
2/ Je suis hostile au dogme du besoin éternel de croissance, je suis pour la décroissance avec René Dumont (disant que la classe ouvrière occidentale s’était embourgeoisée) et avec les écologistes (que la droite classe en bobos gauchistes). Quant à cette expression « bol de riz » pour discréditer ma position, euh… à la radio dans le taxi m’emmenant à l’hôpital hier, ils disaient qu’avec notre train de vie il faudrait 2,5 planète pour l’humanité (en ressources à consommer), et avec le train de vie américain : 5 planètes (Internet le dit aussi : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/tribune-quand-lespèce-humaine-dépasse-les-bornes/ar-AAF1TiN?ocid=spartandhp ). Mon ami semble juger que c’est à cause des milliardaires exclusivement, moi je pense que c’est à cause des populations occidentales dans leur ensemble. Je ne sais pas si des sources économiques départagent nos idées.
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Monnaie numérique et capitalisme, 08/08/2019
    Mon ami néokeynésien me reproche souvent d’être à la fois capitaliste at anticapitaliste, ce qui est impossible. Or j’ai entendu ce jour lors de discussions à la télévision un élément qui me fait prendre parti dans ce choix « pour ou contre le capitalisme ». Le débat portait sur la création de nouvelle monnaie par Facebook et de nouvelle carte de crédit par Apple, les commentateurs disaient que les « GAFA » (sociétés du numérique, Google Amazon Facebook Apple etc.) ne veulent pas devenir des établissements financiers mais veulent que tous nos paiements passent par eux, afin qu’ils aient les données sur tous nos achats, et se rémunèrent en vendant cela à des publicitaires pour nous faire de la publicité ciblée, ultra-efficace, rentable pour les payeurs de publicité. Telle serait l’économie du 21e siècle, à laquelle les gouvernements n’ont rien compris, encadrant sévèrement les banques maintenant mais ignorant tout de ce nouveau business autour du paiement. Or… une de mes grandes idées est d’interdire la publicité, donc cela court-circuiterait totalement ce nouveau capitalisme, et même l’ancien.
    En effet, le principe du capitalisme me parait le suivant (exemple simplifié) : alors que l’artisan moyenâgeux fabriquait 10 objets par an pour 8 euros chacun et les vendait 10 euros, bénéfice 20 euros, l’industriel fait appel au capital (d’actionnaire), par exemple 500 euros, pour construire une usine industrielle fabricant 1000 objets par an pour 0,5 euros chacun (avec les économies d’échelle), qu’il vend 6 euros chacun, emportant le marché et mettant en faillite l’artisan, Bien sûr s’il n’en vend que 10, la dépense aura été 1000 euros et le retour 55 euros, ce serait la faillite industrielle donc le secret est la publicité qui génère de faux besoins (ce que je condamne) et fait vendre 200 objets (au moins). La dépense aura alors été 1000 euros et le retour 1100 euros, d’où 1000 euros équilibrants (« amortissement » ?) et 100 euros de marge, pour par exemple 3 euros payant les deux ouvriers (1,5 euros chacun), 27 euros payant le chef d’usine, 70 euros versés aux actionnaires, et la deuxième année, la marge est de 600 euros, soit 3 euros partagés entre les ouvriers, 127 euros pour le patron avec super-bonus, 470 euros pour les actionnaires qui se goinfrent, et commencent à faire du bénéfice sur les 500 euros investis. Si au lieu de 200 objets achetés, les 1000 sont vendus, c’est même la fortune (des actionnaires, du patron, et les ouvriers même y gagnent un peu, en ayant un emploi confirmé, voire un peu plus si on leur verse 0,5 euro de « participation aux bénéfices » façon capitalisme gaulliste). Mais sans publicité, on risque de ne passer que de 10 objets vendus à 12 (quelques clients refusant le produit trop cher initialement se mettant à l’accepter au prix réduit), et cette usine à faire du fric ne fonctionne pas.
    Bref, oui le capitalisme est une usine à enrichissement, à surconsommation encouragée, ce n’est absolument pas ma voie. J’interdirais la publicité, coupable de générer des faux besoins, des frustrations chez ceux ne pouvant pas acheter (même au nouveau prix réduit), des violences d’acquisition répondant à cette frustration (et violences policières/carcérales allant avec). Le capitalisme ultralibéral, lui, mettrait aux enchères décroissantes le salaire des ouvriers (internationalement si les lois ici fixent un salaire minimum) pour qu’actionnaires et patrons se goinfrent encore plus ; le capitalisme socialiste, lui, taxerait durement patron et actionnaires (pour payer plein de fonctionnaires tranquilles et en grève chronique), en faisant très petitement augmenter l’ouvrier (ou pas du tout). La voie humbiliste à ma façon, elle, interdirait la publicité donc la voie capitaliste/hyper-consommatrice/anti-écologiste ; ce n’est pas un refus de la concurrence, car si 3 artisans se groupent en coopérative pour faire des économies d’échelle, ils peuvent baisser leur prix de revient, donc baisser le prix de vente (voire éventuellement augmenter un peu leur bénéfice, justifiant pour eux-mêmes aussi cette association).
    Une seconde limite humbiliste serait de fixer à un ratio 1 à 4 les revenus par individu. Donc s’il s’agit d’un investisseur unique, il ne gagnerait plu’ 300 fois plus que l’ouvrier mais au maximum 4 fois plus (pareil pour le patron, 4 fois et pas 80 fois). Ça ruinerait les fortunes indécentes qui caractérisent (et salissent) le capitalisme dans lequel l’improductif écrase le travailleur de peine.
    Une troisième limite humbiliste serait de stopper l’exploitation du travail par le capital : l’argent touché par les actionnaires ne correspondant à aucun travail, il serait déclaré illégitime, non-protégé par la police publique (et avec punition d’éventuelle police privée), donc librement volable, donc nullement recherché.
    Enfin, je ne suis pas forcément partisan de l’immobilisme sans concurrence nous laissant (ou faisant revenir) au Moyen-Age, donc j’admets le principe d’une mécanisation faisant passer le prix de revient de 8 euros à 0,5 euros, mais… elle ne serait pas financée par un milliardaire oisif empochant presque tous les bénéfices, puisque les revenus par personne seraient limités à « 1 à 4 » empêchant cet enrichissement démentiel à la source du capitalisme. Par contre, effectivement, ce pourrait être l’investissement d’une banque à but non lucratif (et non autorisée à prêter plus qu’elle n’a). Qui plus est, dans mon système, il n’y aurait pas énormes bénéfices, car si le prix de revient est abaissé de 8 euros à 0,5 euros, le nouveau prix de vente ne serait pas 6 euros mais 0,6 euros, au bénéfice des clients et non des vendeurs. Ça change tout, et fait s’effondrer le principe de très grande richesse capitaliste. Il peut y avoir un mieux-vivre, lié au fait qu’à 0,6 euros au lieu de 10 euros, davantage de clients potentiels y auront accès, mais le but n’est nullement la fortune financière de quelqu’un tirant les ficelles, protégé du partage par lois et police/justice/prison complices.
    Conclusion : mon idéal est anticapitaliste totalement, pas du tout au milieu entre capitalisme et anticapitalisme, mais ce n’est pas « de gauche/socialiste/insoumis » car hostile aux privilèges fonctionnaires.
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Parallèles et syndicats, 17/08/2019
    Dans une discussion avec un ami néo-keynésien (qui me traite d’ultra-libéral ce que je dénie), je soulevais deux questions :
1/ Me dire de droite revient au principe de 1788, où les barons opposés au roi (de droite) classent « à droite » les républicains opposés aux barons. Erreur : ne sont pas « à droite » les « plus à gauche qu’eux ». Tu es dans le clan des ouvriers français et moi dans celui des ouvriers du tiers-monde, ce n’est pas que je suis à droite mais plus à gauche que toi. Ceci dit, je ne me reconnais pas dans la peinture brossée par les médias, disant que l’ultra-gauche sont des hyperviolents casseurs de flic, non moi c’est en version défaitiste, c’est immensément différent.
2/ Par ailleurs, une des raisons du rejet des syndicats par les gilets jaunes est que ces syndicats sont très suspectés d’être en connivence avec le patronat (la CGT aurait touché des milliards, de « francs » à l’époque, pour faire semblant de s’opposer mais canalisant/apaisant/étouffant le risque révolutionnaire), et je crois que les lois socialistes de 1981 allaient dans ce sens : une rente de situation pour les syndicats, payés par les entreprises ou les impôts plutôt que par leurs adhérents.

    Mon ami a objecté de façon très intéressante :
1/ Ce que tu refuses de voir, et c’est en ça que tu es de droite, c’est que les ouvriers français et des pays émergents ont fondamentalement le même intérêt.
2/ Quant aux syndicats, je n’ai jamais dit que c’étaient des anges mais les remplacer par quoi ? toute la question est là. Les syndicats américains étaient (ou sont) infiltrés par la mafia. On voit les conséquences de leur disparition. Et je ne crois pas que cela a aidé les pauvres du tiers monde. »

    J’essaye de répondre, ce n’est pas facile :
1/ Je ne crois pas que les ouvriers français aient les mêmes intérêts que les ouvriers chinois : les ouvriers français tirent un immense bénéfice (en pouvoir d’achat en vêtements, jouets, électronique, etc.) du sous-paiement des ouvriers chinois producteurs et de leur sur-paiement relatif à eux acheteurs. Groupistement, c’est le nationalisme qui dirige, et les français veulent écrasement dominateur par puissance financière supérieure quand les humbles chinois auraient davantage intérêt dans une équité mondiale, leur faisant partager le niveau de vie occidental (des ouvriers occidentaux, sans parler des milliardaires, qu’il y a beaucoup ici et maintenant un peu chez eux aussi), quitte à ce que ce rapprochement se fasse symétriquement par hausse d’eux et baisse de nous (ce qui fait hurler ici, ouvriers inclus). Que, dans chaque pays, les humbles veuillent réquisitionner la fortune des profiteurs, c’est compréhensible et effectivement similaire, mais pour ce qui est des relations entre pays, il y a divergence totale, je crois. Ça me fait penser aux années 1950 : les ouvriers français de métropole gagnaient peu mais étaient favorables à l’indigénat plaçant les autochtones des colonies encore plus bas qu’eux, les ouvriers indigènes pestaient aussi contre les milliardaires mais avec la différence de classer les ouvriers blancs parmi les nantis, petits nantis déjà. Le comprendre et donner raison aux plus humbles (indigènes autrefois, ouvriers chinois aujourd’hui) est tout le contraire de la droite, c’est à gauche de la prétendue gauche.
2/ Ce qui me gêne dans le principe syndical c’est qu’il s’agit d’une « force de masse », un groupisme comme le nationalisme. Au lieu de respecter l’individu, il s’agit de laisser naturellement s’affronter (en quelques sorte « ultra-libéralement ») les forts : les rares très riches d’un côté, les masses de syndiqués d’un autre côté. Quant au petit isolé, il est broyé, par ces deux entités fortes, et je ne suis pas d’accord. A mon avis, ce pour quoi bataillent les syndicats (dans le monde privé) devrait être géré par la loi et pas du tout par la grève : que l’échelle des revenus soit tronquée à « 1 à 4 », alors le partage serait automatique, l’exploitation du travail de peine par le grand capital disparaitrait, pas besoin de bagarre répétée partout, en fustigeant injustement les non-combattants comme complices. Quant aux syndicats des fonctionnaires français (devenus seuls syndicats avec les lois socialistes de 1981 interdisant le syndicat-maison dans le privé), leur bataille est la préservation des privilèges que n’ont pas les humbles, et je suis pour leur disparition pure et simple (des privilèges comme des syndicats bataillant pour eux). Enfin, pour ce qui est de la situation américaine (étasunienne), je pense que c’est très différent : d’après ce que j’ai entendu dire, le but populaire n’est nullement dans ce pays l’égalité, mais la chance pour tous de devenir hyper-riche écrasant les autres (vœu d’être un « winner »). J’ai entendu dire qu’aux USA, quand quelqu’un voit passer une voiture de luxe, il s’écrit « j’aimerai avoir la même un jour », alors qu’en France, la réaction dite normale est « quel enfoiré ce riche, je vais l’arracher de là à coups de pieds au cul ». Je ne connais donc pas la logique syndicale étasunienne, si elle envie le patron sans le désapprouver de ne pas partager.
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Clarification encore, 26/08/2019
    Mon ami néokeynésien, en réponses à une série d’objections de ma part, émet plusieurs remarques intéressantes, me semblant mériter discussion pour que je m’explique enfin de manière plus convaincante :
1/ Nous sommes toujours en désaccord total sur ce qu’est l’économie. A/ La richesse est selon moi et selon un économiste du 16ème siècle « ce qui est nécessaire à l’alimentation et au vêtement ». C’est à dire l’abondance de biens matériels. Toi tu vois avec les libéraux uniquement que la monnaie. Notre désaccord est radical. B/ Je suis aussi en désaccord avec ce que tu appelles ma « vision bol de riz ». Il faudrait plusieurs planètes si on continue à gaspiller l’énergie pas pour se nourrir. Rien n’empêche en occident comme ailleurs de produire sans débauche d’énergie. C/ Ceci-dit, je reste convaincu que le libre échange libéral, que tu soutiens, ne fait que gaspiller l’énergie. C’est le libéralisme qui n’est pas tenable et la mondialisation, C’est tout. Mondialisation que tu soutiens.
2/ J’ai toujours dit que mon néo-keynésianisme était sous contrôle écologique. Mais décharger ses détritus en Asie est lié à la mondialisation libérale que je combats, contrairement à toi.
3/ Avec ou sans monnaie privée le capitalisme reste ce qu’il est. C’est à dire un investissement en vue de récolter plus que son investissement de départ sur un marché où se rencontrent vendeurs et acheteurs. Ça ne change rien. Après ce que tu proposes butte toujours sur le même problème. Un capitalisme sans capitalisme.
4/ Ce que tu ne vois pas c’est qu’avec la mondialisation, si les produits sont moins chers en Occident, le travail lui est parti en Asie. Et qu’à terme même moins chers les ouvriers occidentaux ne pourront même plus se les acheter. Une fois de plus tu raisonnes en libéral qui ne voit que les coûts. Et tout ça conduit à l’augmentation des inégalités à l’intérieur des pays. Et le problème de fond, c’est celui-là.
5/ Je ne vois pas où l’on peut trouver un « capitalisme socialiste » ou plus exactement si je t’ai bien lu « un capitalisme marxiste ». Certainement pas du temps de De Gaulle. La définition du capitalisme c’est un investissement qui rapporte plus qu’il a couté sur un marché d’acheteurs et d’offreurs. Le capitalisme de De Gaulle correspond toujours à ça.

    Je re-réponds :
1A/ Je ne suis pas d’accord avec la définition donnée de la richesse : les classes supérieures, moyennes, et même les prolétaires avec emploi disposent en Occident des moyens de manger et s’habiller, pourtant elles connaissent une énorme inégalité de richesse : luxe solide made in France pour les très riches, premier prix fragile made in China pour les humbles. Ce qui fait la différence est la masse de monnaie disponible pour les individus ou familles, qui va entièrement gouverner l’abondance de biens matériels (et, en cas de surplus, les économies mises en épargne bancaire ou en bourse capitaliste). Ce n’est pas du tout que je ne vois que la monnaie, c’est que l’argent est la condition nécessaire et suffisante à l’obtention des biens matériels, et la force de monnaie nationale détermine le pouvoir d’achat en produits importés, ce qui devient très majeur maintenant que presque toute l’industrie a été délocalisée en Asie. Bref, ce que je dis me parait du bon sens, sans aucun a priori libéral. J’ai par ailleurs réfuté la démonstration de Ricardo selon laquelle le libre-échange donne automatiquement bénéfice réciproque et équilibré, cela ne me classe en rien parmi les libéraux. Et je suis aussi pour la condamnation de la fortune imméritée (non besogneuse), au total contraire des libéraux.
1B/ Je ne connais pas la prétendue débauche d’énergie qui est ici mentionnée dans la production occidentale. Dans l’entreprise où je travaillais, tout était fait (dans une certaine mesure) pour réduire la consommation d’énergie, et c’était dans les discours pour aider la planète mais clairement, en pratique, pour faire des économies et baisser encore les coûts, augmenter les bénéfices. Si on nous dit par exemple de ne pas trop refroidir les salles en été, c’est certes pour écologistement moins consommer d’énergie (moins faire couper d’arbres, moins émettre de gaz à effet de serre, moins polluer radioactivement, etc.) mais… aussi (principalement ?) pour moins payer les frais de climatisation/électricité. Le problème de l’épuisement des ressources (requérant davantage que 1 planète pour l’Humanité entière) n’est pas du tout cela, il est lié au fait que la consommation est immensément excessive, même sans production en mode gaspilleur non optimisé. La focalisation sur la croissance obligatoire (de la consommation) fait consensus chez les économistes dominants, et cela me parait un grand tort, catastrophique s’il y avait égalité, le tiers-monde (très majoritaire) méritant de consommer comme nous. Par ailleurs, la réserve « pour se nourrir » est contestable : il est notoire que la consommation énorme de viande bovine est hyper consommatrice en ressources (végétales, aqueuses, etc.), et une vraie politique d’économie pourrait l’interdire comme en Inde, le fait qu’il s’agisse de nourriture n’étant pas un argument, la production de poulets ou d’insectes à la place pouvant apporter peut-être les mêmes nutriments dont nous avons besoin avec immensément moins de gaspillage (et de prouts au méthane à effet de serre).
1C/ Dire que je soutiens le libre-échange libéral et la mondialisation n’est pas clairvoyant, m’amalgamant avec les dominants actuels que je combats moi aussi. Je suis contre la xénophobie, y compris économique, et contre les frontières, y compris pour les personnes, c’est très différent. Prenons un exemple : si la production en France de mangue se fait sous serre chauffée, très chère, 15 Euros par fruit, alors que la production de mangue se fait au Sénégal à 1 Euro par fruit, soit 2 Euros par fruit avec le transport jusqu’à nous : je suis d’accord pour qu’on cesse de produire ici des mangues « contre nature » en achetant plutôt celles du Sénégal ; je n’aime pas l’attitude protectionniste qui met 13 Euros de taxe sur le fruit sénégalais pour qu’il ne prenne pas la place ; quand le consommateur paie 15 Euros par fruit, il paie un travail (de culture, récolte, emballage, transport, vente) et il est tout à fait injuste que l’état en empoche 13/15=87% pour sa poche, pour payer ses fonctionnaires improductifs en grève chronique car refusant l’effort type privé. C’est en cela que je suis pour la concurrence internationale, MAIS je souhaite une monnaie unique et un SMIC mondial, ce qui changerait tout au système actuel (que je n’approuve pas). Du coup, la mangue sénégalaise ne serait peut-être plu’ à 1 Euro pièce et 2 Euros transport compris mais 8 Euros pièce et 16 Euros transport compris, cela annulerait ces transports inutiles simplement par abolition de la domination financière occidentale. Si, par contre, avec ces nouvelles données, elle revient à 4 Euros pièce et 8 euros avec transport, il me parait juste qu’elle remplace la mangue française à 15 Euros, et je n’aime pas le gouvernement xénophobe qui lui ajouterait 8 Euros de taxe (50% du total, sans rien faire méritant rétribution). Idem pour la production industrielle : avec ma monnaie unique et mon SMIC mondial, il n’y aurait pas délocalisation d’usines du tout, puisque pas de zone à main d’œuvre bon marché, quasi-esclave, au profit des consommateurs à monnaie forte de quasi-esclavagisme. Et même si on n’allait pas jusqu’à mon souhait de monnaie unique mondiale et SMIC mondial, l’ouverture des frontières que je souhaite (de manière humaniste anti-xénophobe) ferait que l’Occident recevrait des milliards de migrants pauvres diluant sa richesse par habitant au point de l’annihiler. En tout cas, il n’y aurait plu’ les riches occidentaux exploitant les pauvres d’Asie : les pauvres quitteraient là-bas pour venir ici, jouir de la solidarité locale, annihilant le problème d’injustice mondiale. C’est un total contraire de la mondialisation actuelle à frontières bouclées aux personnes (quoiqu’en disent les ultranationalistes, faisant semblant d’ignorer que nos ambassades continuent à refuser les visas et une police aux frontières/aéroports continue à interdire les venus « sans papier » d’autorisation).
2/ Je ne soutiens en rien le type de « mondialisation » qui fait que nous, riches, déversons nos ordures en Asie, pays pauvres. Je suis pour une vraie mondialisation faisant que les pauvres de là-bas viendraient ici, et par ailleurs qu’il n’y aurait plu’ de salaires occidentaux immensément supérieurs faisant notre population « riche hyper-consommatrice à milliards de tonnes d’excédents en déchets », mais équité mondiale, à nos dépens oui.
3/ Je ne crois pas à cette définition du capitalisme. J’ai lu que le capitalisme est né au 17e siècle avec l’industrialisation des manufactures détournant la main d’œuvre des tâches agricoles vers les productions d’objets en très grand nombre, requérant lourd investissement de départ. Cela n’a rien à voir avec le principe de faire du bénéfice qui est la base du monde marchand, simplement, depuis l’antiquité ou même avant, depuis que les humains ne sont plu’ des chasseurs-cueilleurs (d’après la légende se disant scientifique). J’ai été frappé en lisant les Evangiles, écrits je crois au 1er siècle : Jésus y condamne la personne qui touche de l’argent et le fait moins rapporter que les intérêts bancaires… 16 siècles avant le capitalisme ! Pour ce qui est de : pour ou contre le capitalisme proprement dit maintenant, sans amalgame erroné, il s’agit d’être pour ou contre la production en immense série, avec publicité suscitant de faux besoins, et ça je suis contre, je serai favorable à une interdiction de la publicité (donc du capitalisme). [Sauf information de nouveau produit disponible pour moins gaspiller, ce qui n’est pas une promesse illusoire de bonheur visant à créer envie artificielle consumériste].
4/ Je vois très bien que les Occidentaux surfent, depuis des décennies, sur une vague dangereuse : acheter chinois à bas prix même si ça met en péril leurs propres emplois donc leur capacité à les acheter. J’en ai entendu parler dès les années 1980 (à l’époque les produits chinois étaient dits Made in Hong Kong), et ce surf continue, ce n’est pas du tout que je ne le voie pas, c’est que je le condamne. Et je ne raisonne pas en libéral escomptant en profiter éternellement, au profit surtout de nos riches investisseurs et des fonctionnaires payés même si non-concurrentiels (et tant pis pour nos ouvriers), je souhaite l’abolition des frontières qui généraient cette bipartition mondiale en profiteurs acheteurs et semi-esclaves producteurs. Que les semi-esclaves soient autorisés à venir s’installer ici, et le système inégalitaire s’écroule, c’est ce que je souhaite.
5/ Le capitalisme socialiste est celui que j’ai aperçu en France en 1981-83 (et peut-être plus tard, même si certains disent, de manière assez convaincante, que le parti socialiste français n’était plu’ du tout socialiste) : en laissant les puissances d’argent exploiter les travailleurs de peine, il s’agissait de les taxer fortement pour payer une fonction publique pléthorique hyper-tranquille. Le capitalisme marxiste est celui dont j’entends parler en Chine actuelle (bien après Mao Tse Toung), le parti communiste gardant jalousement le pouvoir tout en laissant les investisseurs milliardaires (locaux en partie) exploiter les humbles ouvriers miséreux. Le capitalisme social gaulliste, dont j’ai entendu parler, est celui qui ne donnait pas tout le bénéfice à l’investisseur mais forçait à en partager une (petite) partie avec le travailleur exploité. Je suis contre ces trois formes de capitalisme (adouci, moins dur que la domination totale du fric sur le travail), je préfère la rétribution de l’effort et l’inexistence des inégalités, comme avec loi limitant les écarts de revenus individuels dans un ratio 1 à 4 (au lieu de 1 à cent mille peut-être actuellement).
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Enorme besoin de parer les objections très multiples…, 15-16/09/2019
• Mon ami néo-keynésien me répète une nouvelle fois : « Pour toi, un salarié doit être un esclave et dès qu’il sort de ce statut c’est un privilégié. Nous sommes décidemment dans un désaccord complet. » Je vais donc encore réessayer de me justifier, mieux j’espère. Un esclave, statut approuvé par la Bible et par Jésus-Christ même pour les enfants, est un humain vendable, corvéable et tuable comme un animal. Non, ce n’est en rien de rien le statut que je souhaite au salarié, et rien dans mes propos ne va en ce sens. Par ailleurs, un esclave est par principe forcément l’esclave d’un maître, l’esclavage est totalement indissociable d’un système à classes immensément différentes : oppresseurs et opprimés (même s’il peut y avoir au total 3 classes avec au milieu des pauvres ni esclaves ni possesseurs d’esclaves). Or, en voulant restreindre l’échelle des revenus mondiaux par individu à quelque chose comme 1 à 4, j'espère encore mille fois moins d’inégalité que dans la France actuelle sans esclavage (ou peut-être même que dans l’URSS stalinien prétendant au partage maximum, mais choyant leader et apparatchiks). Bref, mon utopie est totalement le contraire d’un esclavage. Par contre, c’est vrai, c’est une frugalité, avec dégringolade des ex-privilégiés au rang des ex-opprimés, mais ce n’est aucunement le but final éternel : une fois abolies les horreurs privilégiées comme en 1789, l’ensemble des humbles (et néo-humbles ex-privilégiés) peuvent progresser ensemble pour une vie moins frugale, davantage confortable matériellement. Aucun rapport là encore avec une condamnation à l’esclavage (ni éternel ni avec affranchissement). C’est simplement retrouver la moralité du travail : le réconfort paie l’effort, le mérite personnel (et pas les « avantages » hérités, les privilèges « gagnés »).
• Une autre fois, il exprime ça différemment : « pour toi la norme, c’est de crever de faim sinon on est un privilégié. Je suis en désaccord complet. » Non, je ne souhaite pas du tout la famine pour tous mais le partage équitable, sans statut privilégié selon le lieu de naissance (ou la race ou le type d’employeur = public ou privé). Enfin, il ne s’agit pas d’égalité mais bien d’équité : que le courageux aimable avec le client gagne (un peu) plus que le fainéant insultant le client, c’est justifié. Par contre, si ce qui commande n’est nullement la performance personnelle mais le statut groupiste, je vois là une injustice. Actuellement, entre l’ouvrier français travaillant 35 heures (produisant 100 unités) et l’ouvrier chinois travaillant 70 heures (produisant 200 unités, ou 190 unités), que le premier gagne mille euros et le second un euro, c’est un privilège éhonté, oui je le pense. Le plus grand mérite est à l’ouvrier chinois produisant 200 unités pour 1 euro et je souhaite effectivement que le privilégié dégringole au niveau du méritant. Ce chinois ne meurt pas de faim, non, et si les prix sont là-bas 100 fois moins chers, que nos commerçants ici s’alignent au lieu de se faire des masses de fric indu, et personne ne meurt de faim dans l’affaire, « simple » disparition de l’injustice géopolitique.
• Autre expression de sa part : « ta vision reste une vision de droite. Moi je dis le contraire. Par une politique juste et habile, ce que je souhaite c’est que le salaire de l’ouvrier chinois rattrape celui de l’occidental. L’ouvrier occidental n’est pas un privilégié mais celui du tiers monde : surexploité. » Ma vision n’est nullement de droite, ce n’est pas vrai, puisque je condamne l’exploiteur du dit exploité : avec revenus de 1 à 4 (infirmes compris), les votants à droite (riches non partageurs) auraient disparu du paysage, pas tués du tout mais la justification ancienne de leur vote ne serait plu’ présente. Quant au rattrapage de salaire entre chinois et français, il me semble impossible par principe dans le système actuel fondé sur les enchères décroissantes : le travail n’est parti en Chine que parce que le travail y est beaucoup moins cher payé (couvrant le transport et beaucoup de bénéfice même avec prix final abaissé). Si le salaire chinois augmente jusqu’au salaire français, avec le transport il n’est plus concurrentiel et donc perd le marché du travail, qui revient ici, donc ça ne se fera jamais, avec ou sans « politique juste et habile » (que je n’arrive pas à imaginer). Donc je ne vois que deux modes : l’injuste exploiteur actuel pro-occidental et le juste abandon des privilèges occidentaux (et n’est pas du tout de droite car sans plu’ de profiteurs du tout, tant en Chine qu’ici – rien que ça ferait augmenter les salaires chinois, puisqu’au lieu de faire la fortune de milliardaires chinois en sous-payant le travail de peine, il y aurait partage chez eux, et on redescendrait un peu moins bas en les rejoignant). Enfin, je comprends qu’il existe un troisième mode, dont parle en France les partis dits extrémistes RN à droite et FI à gauche : le localisme, cesser d’acheter chinois et produire chez nous, c’est vrai ça peut marcher mais nous n’aurions plu’ ni pétrole ni gaz ni fer ni plastique ni café ni chocolat etc. ou nous payerions cela une fortune comme le font les Chinois ne les ayant pas non plu’, d’où dégringolade du niveau de vie actuel, ça rejoint un peu mon système, sauf qu’au lieu de se concevoir comme généreux partageur (de la misère du monde), c’est une volonté d’opulence privilégiée continuante qui raterait et ne remplirait pas ses promesses du tout (promesses égoïstes groupistes).
• Encore un mot une autre fois de sa part : « en disant que les ouvriers occidentaux sont des privilégies, ce que tu souhaites ne peut être que la misère à la chinoise. Inéluctablement. » Oui, je souhaite que l’on s’abaisse tous au niveau chinois, sans plu’ de privilège local/racial, et le juste partage (dévalisant les exploiteurs) fera un petit peu remonter ce niveau. Si ça ne peut pas remonter au niveau occidental antérieur, c’était qu’il n’était pas généralisable donc se basait intrinsèquement sur le non-partage privilégieur de certains, ce que je trouve très injuste. Les racistes et les nationalistes, se prétendant supérieurs aux sous-hommes, l’approuvaient (forme atténuée d’esclavage), mais les humanistes trouvent ça immoral (je suis humaniste pour cet aspect-là, politique empathique, même si je suis philosophiquement égocentrique doutant de l’existence d’autrui).
• Il dit aussi : « en économie il n’y a pas de xénophobie pas plus qu’en math. Il faut savoir quelle est la bonne doctrine qui permet que le système marche. » D’accord, le mot xénophobie n’est pas économiste, peut-être, il se trouve simplement que les politiciens font appel à la xénophobie politique des électeurs pour imposer le système des taxes pénalisant/refusant les produits étrangers. Ce serait pareil en Maths ou en jeu de cartes : si on décide que le 10 Noir est plus fort que le 10 rouge (et le Roi Noir plus fort que le Roi Rouge, etc.), c’est une convention comme une autre, arbitraire sans question morale, mais si elle est imposée par des peau-noire méprisant les peau-rouge, cet arbitraire me parait teinté de racisme.
• Il dit encore : « Ce que tu te refuses de voir c’est que la course au moins disant, c’est à dire au bon marché, ne peut que conduire à l’effondrement de tout le système. » Peut-être qu’il y aurait effondrement dans deux siècles du système de course au moins disant mais en attendant les profiteurs surfent sur la vague pour gagner un max de fric (c’est le projet d’Alain Menc : nous concentrer sur la valeur ajoutée en laissant l’Asie produire, de tous temps les marchands ont été bien plus riches que les producteurs), mais à mon avis cette injustice conduit droit à la révolution massacrant les profiteurs injustes (et victimes collatérales, apparemment le juifo Menc veut que les Occidentaux soient comme les Juifs du monde, sans comprendre que cette attitude conduit à la Shoah massacreuse d’enfants en se trompant de colère – mais une colère est justifiée par l’exploitation méprisante). Toutefois, le capitalisme, qui a gagné sa guerre du XXe siècle contre le partage à la communiste, est tout entier fondé sur la course au moins-disant : produire en masse pour baisser le coût unitaire donc le prix et rafler le marché en ruinant les concurrents, et ça a non seulement fonctionné mais tellement attiré qu’il a fallu le mur de Berlin pour empêcher les partageurs de venir en masse jouir de ces prix bas garants d’hyperconsommation. Toutefois ces nouveaux venus ont déchanté en devant abandonner leur pépère travail fonctionnaire pour se mettre à la trépidante cadence toujours croissante du monde privé. Les fonctionnaires français (comme mon ami), eux, veulent les cadences pépères (+ grèves colériques sans risque si un chef proteste) en profitant des prix bas obtenus en pressurant terriblement les travailleurs du privé, à mon sens ces fonctionnaires font partie des exploiteurs, et font durablement perdurer leur système injuste. Ceci dit, oui, je pense qu’à terme, en toute logique (honnête), le système d’exploitation pour les prix minima en ayant de quoi les acheter… va s’écrouler. Enfin, les modèles prédictifs sont divers, je pense : depuis 1975, l’Occident est en crise, et ça peut être le prélude à une accélération avec effondrement total, ou bien ça peut continuer à cahoter maladroitement ainsi une centaine d’années, bien après ma mort de vieillesse (si la mort du moi existe).
• Il dit plus loin « Ta vision du travail ʺproductifʺ est totalement contestable. Est-ce qu’un avocat, privé, est improductif ? pourquoi l’administration le serait ? ». Je ne sais pas bien répondre à la question de la « productivité » de l’avocat : le système judiciaire est tout pourri, avec des lois injustes, des juges injustes, des procureurs pourris, des avocats dits obligatoires, c’est affreux, imposé, pas « pensé » sauf peut-être par un monstre persécuteur. Ceci dit, habitué aux rudes cadences de l’industrie et recherche privées, je suis choqué par l’administration française, que je vois hyper-tranquille à charge de travail minuscule. J’ai vu les employées du conseil général, de la mairie, de la sécu, du CNRS, surtout occupées à refaire leur maquillage, à se faire du café, à papoter entre elles, au lieu de travailler avec célérité et efficacité. Et les payeurs ne sont pas considérés clients car s’ils ne sont pas contents : « rien à foutre, le salaire continuera à tomber quand même, jusqu’à la retraite, d’ailleurs privilégiée d’après les 6 derniers mois au lieu des 25 dernières années, et si les non-privilégiés ne sont pas contents (de cette injustice), on va les bloquer sévèrement grâce au monopole sur les services, paf ! ». La dominance fonctionnaire triomphe, pour garder une productivité ultra réduite à salaire type occidental privé donc fort à l’échelle du monde, pas du tout salaire de pays communiste, miséreux car avec 100% de fonctionnaires, la production est misérable. Notre professeur de russe dans les années 1970 nous racontait le dicton secret populaire en URSS : « ils font semblant de nous payer, alors on fait semblant de travailler », qui semble à mon avis en France fonctionnaire donner : « on fait semblant de travailler, et si quelqu’un proteste, on bloque tout par la grève sans risque, puisque banqueroute impossible et emploi à vie, yeah, les payeurs l’ont dans le cul ! ah-ah-ah, quels cons ! »… Je ne suis pas d’accord : je serais d’avis d’interdire la grève aux fonctionnaires (puisque non pressurés par un capitaliste milliardaire), façon allemande, et/ou donner aux fonctionnaires un salaire minuscule type pays communiste et non type pays à richesse par performance des cadences du privé. Et ce que je dis n’est pas du tout de droite car je souhaite l’interdiction des hauts salaires encadrants et des dividendes aux actionnaires oisifs (deux catégories qui justifient la politique de droite, richesse non partageuse). L’humbilisme est simplement pour les humbles, sans grands privilégiés (encadrants et financiers) ni petits privilégiés (fonctionnaires pépères à salaire d’employés à la dure). Note : j’imagine en face un cri outré « au nom de l’égalité c’est une honte inadmissible : pourquoi les salariés du public se verraient-ils interdits la grève qu’ont les salariés du privé ??? ». Je peux répondre facilement : d’accord pour l’égalité, donc supprimons la garantie d’emploi à vie qui n’existe pas dans le privé, réduisons dans le public aussi les effectifs quand l’employeur est en déficit jusqu’à retrouver l’équilibre, d’accord. Mais non, les fonctionnaires français veulent le beurre et l’argent du beurre, et les fesses de la crémière. Privilégiés injustes, oui, je confirme. Enfin, il y a certainement quelques fonctionnaires assidus au travail, performants, par éthique personnelle (ou ambition visant promotion), mais je pense qu’ils sont très minoritaires.
• Il dit enfin « Tu es partisan de l’ouverture totale des frontières et tu reconnais qu’acheter à bas prix est une erreur. Contradiction. » Oui, il y a une contradiction, mais elle n’est pas mienne : acheter à prix bas (donc importé de pays à monnaie faible et travailleurs sous-payés) est une erreur si on veut faire le bien de tous ici, car les producteurs locaux, non concurrentiels, vont faire faillite, mais les acheteurs y gagneront, peut-être longtemps, avant d’être eux-mêmes privés de ressources quand leur employeur délocalise à l’étranger, mais les fonctionnaires à travail non soumis à la concurrence (et grève sans risque en cas de tentative de réduire leur effectif) y gagneront, peut-être longtemps, avant d’être eux-mêmes privés de ressources, faute de contribuables solvables restant à racketter. Donc oui, c’est une erreur à terme, peut-être à échéance de 150 ans, mais l’égoïsme gouvernant, ça continue puissamment. Le constater ne me semble pas une erreur. Au lieu de ce mécanisme d’effondrement progressif des petites gens d’ici, au profit toujours de milliardaires tirant les ficelles, je suis d’avis d’abolir les frontières pour affronter immédiatement, en face, le problème des injustices, sans escompter en tirer profit personnellement (ou familialement) avant que ça s’écroule. Ce n’est pas une contradiction, non. A mon avis, résoudre le problème moral d’injustice géopolitique casse la problématique économique en obligeant à tout repenser, enfin honnêtement, humanistement et plu’ égoïstement (groupistement).
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Grève pour avantage, 28/09/2019
    Actuellement, comme en 1995, ont lieu de grandes manifestations et grèves fonctionnaires pour garder les « régimes spéciaux de retraite » (agents SNCF, RATP, etc.). Interviewé en fin de semaine passée, un manifestant clamait quelque chose comme : « c’est des acquis sociaux ! on l’a obtenu comme grande victoire, par nos grèves, pas question que ça soit nous volé maintenant ! ». Et Nathalie Arthaud, de Force Ouvrière, débattait avec virulence, disant quelque chose comme : « non, c’est pas du tout des privilèges, les vrais privilèges en ce pays c’est les milliardaires qui touchent des millions par jour sans travailler, protégés de l’impôt par le gouvernement Macron ! et les précédents ! ils ont tellement la trouille que ces salauds s’en aillent à l’étranger ! » (donc il faut la révolution anticapitaliste).
     Je ne suis pas d’accord avec ces deux camps : extrême-gauche (ou "vraie gauche") et droite (ou "vraie droite", depuis extrême-droite jusqu’à parti-socialiste).
     D’abord, je donne raison à l’extrême-gauche contre la droite : oui, la fortune immense du rentier oisif exploiteur est scandaleuse ; si j’étais au pouvoir, je restreindrais l’échelle des revenus par personne à un ratio « 1 à 4 », pour le monde entier (sans plu’ de frontière anti-partage) à monnaie commune, donc – en comptant l’indemnité aux handicapés et retraités – pas plus de deux fois le salaire d’ouvrier chinois par personne/travailleur. La droite et les nationalistes hurleraient mais ça me parait juste. Et pas besoin de révolution massacreuse contre eux, puisque c’est seulement un rêve en moi, une utopie virtuelle, pas activiste réaliste. Un détail : je dénie totalement que la grève fonctionnaire soit un acte méritoire : c’est un acte de violence, contre les non-grévistes insultés notamment, et qui profite honteusement de privilèges antérieurs : emploi à vie sans risque de banqueroute même si la performance rendue est nulle, paiement partiel des grèves – comme 5/7 du salaire pour mon frère enseignant agrégé travaillant 2 jours par semaine : 0% travail payé 71% ! (contre « payé 0% » pour une humble employée à l’heure comme mon épouse femme de ménage chez particuliers),
     Ensuite, je donne raison à la droite (et surtout aux humbles du privé non représentés politiquement) contre l’extrême-gauche : oui, les privilèges des fonctionnaires français sont scandaleux, si j’étais au pouvoir j’annulerais pour tous le droit de grève (puisqu’il n’y aurait plu’ exploitation par le richissime capital), et l’emploi à vie (des ex-fonctionnaires qui continuaient à pantoufler tranquilles en dépit des déficits abyssaux), pour que le salaire paie un mérite, non un statut privilégié. Et je parle de mérite en effort, travail de peine notamment, pas en ambition à commander ou naissance en « pays riche ».
     Bilan : je dis « oui, les fonctionnaires français sont des privilégiés, oui les rentiers millionnaires sont encore plus privilégiés, je souhaite ramener tous ces gens-là au statut ordinaire des humbles, non-privilégiés ». Ça se situe très loin à gauche de l’extrême-gauche (ou ultra-gauche) prétendue.
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Keynes repensé ?, 30/09/2019
     Si j’étais en désaccord profond avec la voie économique keynésienne, ce n’était pas que j’idéalise le libéralisme au contraire, c’est qu’elle m’avait été dite n’être possible qu’en économie fermée à frontières bouclées (or ce nationalisme antihumaniste, rejetant les étrangers sans faute aucune que d’être prétendus « mal nés » me paraissait xénophobe immoral). Mais mon ami néo-keynésien me dit qu’un état keynésien peut parfaitement laisser venir des masses de migrants, le principe keynésien n’a rien à voir avec ça (mais a pour spécificité l’investissement massif initialement à perte ?). Il convient donc que je réexamine ainsi le keynésianisme, par exemple en monde idéal uni, sans frontière, la question restant de choisir entre keynésianisme (investissement public à perte ?) ou libéralisme (laisser faire les individus voulant s’enrichir ?) ou autre (communisme ? humbilisme ?).
     Mais avant, pour mémoire, je rappelle une objection (économique et pas morale) que j’avais vis-à-vis du keynésianisme national : si l’état investit 100 milliards dans les usines de son pays, en escomptant que les ventes/salaires produiront 50 milliards de taxes/impôts par an en retour, cela capote si les acheteurs préfèrent acheter les produits étrangers moins chers plutôt que les produits de ces usines. En effet, dans ce cas le retour escompté ne viendra pas, et on n’aura fait que creuser la dette, à rembourser un jour, ça ne tient pas du tout (poursuivre cela plusieurs années produirait une misère très durable).
     Avec absence de frontières, absence de taxes/impôts allant ailleurs que dans la bourse du gouvernement investisseur, cette objection s’envole, est-ce le triomphe keynésien alors automatiquement ? Je ne crois pas, en effet les produits vendus illégalement (sel au moyen-âge, alcool pendant la prohibition étasunienne, cannabis actuellement ici, autres drogues si le cannabis est légalisé, etc.) échappent aux taxes, les salaires versés au noir échappent aux impôts (pour ceux qui les touchent) et aux cotisations sociales (pour ceux qui les versent, le déficit de sécurité sociale étant à combler par le gouvernement et ses taxes/impôts). Bref, le retour des sommes investies n’est en rien assuré puisque les dépenses peuvent s’éparpiller/s’évaporer, sauf en état policier terrible dissuadant terroristement la moindre entorse. Cette atmosphère de guerre civile, avec dénonciation de tous par tous (interdisant d’essayer d’échapper un peu au racket général organisé), me parait un enfer plutôt qu’un paradis – il est peut-être envisageable avec populations disciplinées suivistes, comme sont réputés parait-il les Allemands, Alsaciens, Danois, Japonais, mais la mentalité latine rebelle (débrouillarde inventive pour parler en termes positifs) causerait bien des drames j’imagine.
     Par ailleurs, pour que ce système keynésien fonctionne, il me semble falloir un système « positif » chaque année pour le gouvernement, ne manquant que l’investissement initial (effectué à crédit). Or actuellement, la situation n’est absolument pas cette positivité, que viendrait booster un investissement lourd basculant dans le négatif temporaire. Non : la France, les USA, le Japon, etc. sont chroniquement en déficit public, lourd, donc leur système n’est nullement garanti rembourser le futur investissement massif. Peut-être qu’après cet investissement, le bilan restera légèrement négatif, ou deviendra nul, ou à peine positif, sans rembourser aisément l’investissement de départ, qui n’était donc nullement garanti apporter par principe de la prospérité. Non, peut-être qu’on n’arrivera pas à le rembourser, la machine à rembourser semblant imaginaire, pas « assurée fiable et à simplement lancer/amorcer ».
     Au fait, en quoi l’humbilisme est-il partiellement keynésien ou libéral, ou opposé à ces deux voies ? Il me semble opposé à ces deux voies, car ce n’est pas un capitalisme payant peu les fournisseurs/employés (et surfacturant autant que possible les clients) pour que le bénéfice maximal revienne à l’investisseur (public en mode keynésien, privé en mode libéral). Et il n’y aurait pas aussi le principe capitaliste (anti-écologiste) d’investissement lourd en production gigantesque pour baisser les coûts unitaires avant publicité massive pour pousser les gens à consommer ou surconsommer (pour apporter le retour sur investissement + bénéfice). Non, la publicité serait interdite en monde (imaginaire) humbiliste, il serait interdit de créer des faux besoins artificiels, et il y aurait même condamnation (information des points très contestables) des faux besoins antérieurs (sport, tourisme, cosmétiques, etc.), pour en venir à une frugalité, mondialement partagée sans plu’ d’égoïsme groupiste dominateur. Le but ne serait pas le pouvoir d’achat maximal (dans mon groupe) mais le partage sans injustice. Contrairement au communisme il n’y aurait ni parti unique ni aparatchiks ni leader, ni prétendue égalité ni sociabilité obligatoire. Le principe serait l’équité individualiste et mondialiste, sans égalitarisme démobilisateur à la communiste/fonctionnaire rendant la performance productive : facultative, ou minimale pour maximiser le ratio réconfort/effort.
[Ajout 04/10/2019 : Keynes illégal ? J’ai entendu récemment aux informations que l’Europe a été condamnée par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce ?) pour avoir subventionné Airbus, faussant la concurrence avec Boeing, d’où multi-milliards d’amende, et taxes énormes à venir sur les exportations vers les USA (et autres ?) – les Européens, poursuivis depuis 15 ans sur cette affaire, attendant dans 6 mois la punition de Boeing/USA pareillement pour le même « crime ». Ma question, pas abordée à la télé, est : cela signifie-t-il que le keynésianisme, investissement d’état (ou gouvernemental multi-états), est maintenant illégal ? Si oui, est-ce parce que le libéralisme est devenu la loi du monde avec punition de toute autre voie économique ? Si oui, qui en a décidé et pourquoi les populations électrices en démocratie n’ont-elles pas été consultées ?]
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Vers une Economie v2.0 ?, 22/10/2019
    L’autre jour à la télévision, j’ai entr’aperçu la fin d’une interview de l'énarque Alain Minc (pseudo-intellectuel dont j’avais lu un livre avec lequel j’étais en profond désaccord – il suggérait de se concentrer en Occident sur la valeur ajoutée en laissant l’Asie produire – ce qui me semble conduire à une Shoah anti-occidentale justicière), mais il disait là une chose intéressante, quelque chose comme : « La situation nouvelle est totalement inédite et les modèles économiques s’avèrent tous faux, il faudrait que des économistes inventent une économie 2.0 : jusqu’à présent, on avait toujours dit que pour favoriser l’économie réelle sans que le capital se réfugie dans la spéculation improductive, bancaire ou autre, il fallait que les taux d’intérêt ne soient pas supérieurs à l’inflation, mais maintenant avec les taux d’intérêt zéro, ça devrait automatiquement booster l’économie selon tous les modèles, or elle stagne et ne redémarre pas. Il faut tout repenser. » (Plusieurs jours après, et n’ayant pas vu ce qui était dit avant, je ne garantis pas que ce soient les idées exactes, mais le principe semblait celui-ci.) Or, pour moi qui envisageais de repenser l’économie, ce pourrait être une immense incitation à le faire. Toutefois, avant cela :
- Ma base n’est nullement capitaliste : je ne pose pas comme présupposé qu’il y a des hyper-fortunés dont le seul but est d’augmenter au maximum leur masse de fric. (Politiquement/géopolitiquement, je serais d’avis de limiter, par référendum puis loi, les revenus à une échelle 1 à 4, mondialement et localement, avec monnaie mondiale unique). Je n’aurais donc nullement formulé la loi qu’il s’agit maintenant de contester (« si les intérêts bancaires rapportent davantage que l’économie pratique, le mieux est de rester s’enrichir dans le domaine financier sans investir », ce que disait Jésus-Christ il y a 2000 ans, selon un Evangile, désapprouvant l'individu qui n'a pas fait fructifier l'argent au moins autant que les intérêts bancaires).
- J’ai l’intuition que l’implosion occidentale n’était pas arrêtable par une baisse des taux d’intérêt même jusqu’à zéro ou négatif : tant que les employeurs seront lourdement taxés (en impôts et charges fiscales sur le travail local) en pays à forts salaires (à échelle mondiale, en monnaie équivalents dollars), ils délocaliseront les usines occidentales vers l’Asie sous-payée, ça n’a rien à voir avec les taux d’intérêt, et ça apporte la dégringolade économique ici.
- Le modèle français (ou occidental ?) consiste à faire payer les taxes et charges sociales sur le travail, pas sur les revenus du capital (sinon le capital va instantanément ailleurs car préférable tant qu’il y a des frontières – que je serais d’avis de supprimer, au risque de faire disparaître la supériorité occidentale en niveau de vie, équitablement). Cela tend automatiquement à pénaliser le travail local, freiner ou annuler son essor. Là encore, ça n’a rien à voir avec les taux d’intérêt.
- Avec le modèle français de travail cher, de travail féminin en masse, il me semble automatique qu’il y ait un énorme chômage (même à taux d’intérêt négatif) : une mère de famille ne peut pas accepter un travail à salaire faible puisque devant payer pour faire garder ses enfants, la différence étant négative ou nulle ou positive minable de quasi esclavage. C’est ce que j’appelle de faux chômeurs, refuseurs de travail, et ce n’est pas la faute des personnes mais de l’organisation française. Le salaire net est environ 50% de la somme payée par l’employeur pour cet emploi (salaire brut + charges employeur) ; oui, c’est ce qui finance la sécurité sociale, la retraite par répartition, l’assurance chômage, la fonction publique à cadences pépères et « avantages spéciaux », mais ça rend horriblement cher le travail y compris celui de garde d’enfant que devrait payer la mère de famille touchant elle-même un bas salaire. D’où refus d’emploi à salaire minimum ou presque, en n’envisageant d’accepter un travail que s’il est fort payé ; cela peut arriver exceptionnellement mais la voie normale semble hélas la poursuite automatique du chômage. Ce n’est pas que c’est désespéré, c’est qu’il faudrait abattre les dogmes en place, prétendus incontestables au nom de la Constitution ou quoi (retraite par répartition, emploi public sans cadences privées, emploi public à vie donc grévite fonctionnaire aiguë sans risque aucun d’où privilèges, etc.). On peut inventer mieux, mais si on est cadenassé, ce sera interdit d’application, et ça ne semble pas la peine d’accomplir ce travail immense de modélisation pour rien.
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Leçon pas très comique, 08/11/2019
  Un ami m’a raconté un bon mot du comique Coluche : « le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ; le communisme c’est exactement le contraire ! » (autrement dit : l’un est exploitation de l’homme 1 par l’homme 2, l’autre est exploitation de l’homme 2 par l’homme 1, ce qui n’est effectivement pas mieux et ne justifiait pas la guerre…).
   Mais je vois les choses un peu différemment, n’étant ni capitaliste ni communiste : l’homme 1 est le travailleur courageux et peu payé, l’homme 2 est l’héritier oisif, l’homme 3 est le fainéant refuseur de travail ou fonctionnaire français à micro-rendement et grève chronique (en URSS à 100% de fonctionnaires, le dicton secret était « ils font semblant de nous payer alors on fait semblant de travailler ! ») ; ainsi, le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme 1 par l’homme 2, le communisme c’est l’exploitation de l’homme 1 par l’homme 3, ce qui n’est effectivement pas mieux (remplaçant richesse choquante de quelques-uns injustes par misère de tous). La voie socialiste française et centre (gauche ou droit) est de cumuler les deux sans rien résoudre (la misère communiste n'étant évitée que parce que les hommes 1 se laissent exploiter, résignés) : l’homme 1 (petit employé du privé) est exploité par hommes 2 (actionnaire oisif) et 3 (refuseur de travail, fonctionnaire). Mais la voie humbiliste me parait la solution : que personne n’exploite l’homme 1, que les hommes 2 et 3 soient miséreux puisque non-travailleurs (sans les exterminer façon totalitaire « khmer rouge » ou équivalent).
   Ce n’est pas rigolo, mais c’est immensément majeur, pas vu par les journalistes épris de querelles nominatives entre célébrités, et pas vu par le public voyant ce théâtre avec dépit et jugeant (à raison) « tous pourris » (parmi les dominants).
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Malentendu confirmé, 25/11/2019
  Un ami répondait à un mot de ma part (sur un autre site) anti « retraite privilégiée des fonctionnaires en grève chronique sans risque ». Il me disait : « Ton discours toujours aussi férocement à droite préfère s’attaquer aux pauvres : les fonctionnaires en l’occurrence plutôt qu’aux riches. C’est toujours la vision du ʺbol de rizʺ ultra-libéral. C’est ton choix. ».
  Euh, je ne crois pas que soient « pauvres » des gens partant retraite à un âge avancé (par rapport aux humbles du privé) avec pension supérieure, mais j’ai répondu autre chose :
  « Tu te trompes, c’est peut-être un moyen psychologique pour toi, OK. Dans ma vision, d’ultra-gauche je le répète, il y a quelque chose comme 3 temps :
1/ stop aux très riches (échelle des revenus individuels à restreindre de 1 à 4, pas davantage)
2/ stop aux petits privilèges (fonctionnaires français et autres ʺavantagesʺ)
3/ stop aux injustices géopolitiques (occidentaux trop opulents, ruinant la planète)
  Tu te focalises ardemment sur le point 2, pour classer « à droite, ultralibéral » par amalgame ceux qui ne sont pas avec les favorisateurs de fonctionnaires français. Tu dis que le point 3 serait la guerre totale. Et tu oublies totalement le point 1, que j’énonçais mais qui démolit ta classification.
  OK, tant pis (je ne veux pas te convaincre d’adhérer à un parti, il n’existe pas, serait illégal » – voir mon site démocronde).
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Retraites et référendum, 27/11/2019
  Hier, j’ai vu le comique Canteloup se moquer du politicien mathématicien Cédric Villani qui aurait eu l’idée (géniale ?) de mettre « au référendum » la réforme des retraites (contestée surtout par les bénéficiaires des régimes spéciaux). Le comique plaisantait, disant des mots comme « Demander aux gens s’ils veulent Oui ou Non travailler pluss pour gagner moins, quelle bonne idée, quel suspense ! » Et le public éclatait de rire. On peut sourire de cette présentation absurde, mais c’est passer à côté du sujet, sérieux.
  En 1995, quand le privé était passé des 10 meilleures années aux 25 meilleures années (d’où baisse des retraites) tandis que le public refusait par grève totale de perdre ses 6 mois (d’où retraites très supérieures), j’avais déjà (24 ans avant le prétendu génie) estimé qu’il faudrait (suffirait de) un référendum pour faire entendre raison aux minorités privilégiées (fonctionnaires, parlementaires, etc.).
  Ce qu’il faut voir est qu’il y a (en 2019) deux phénomènes à dissocier :
1/ Avec une durée de vie allongée, et beaucoup de jeunes refusant le travail dur et peu payé, parvenir à continuer à payer les retraites est un problème ; une des solutions évidentes, pour y parvenir, c’est de baisser les pensions de retraites et travailler davantage. Cet effort pour tous n’est pas ce qu’il faut soumettre à référendum car il n’y a pas d’autre solution (dévaliser les milliardaires changerait peu, et n’est pas choisi aux élections, car les riches partiraient à l’étranger dans l’actuel monde pourri nationaliste voulu par la majorité des gens).
2/ Ce qui serait à interroger pour la majorité des Français, c’est l’abolition ou perpétuation des inégalités relatives de retraite (dans un contexte global de baisse des pensions mensuelles). Il serait proposé trois choix :
a) Que les humbles du privé perdent peu, que les privilégiés du public perdent beaucoup, pour restaurer une égalité.
b) Que les humbles du privé perdent énormément, les privilégiés du public conservant leurs privilèges (accrus en proportion par rapport au nouveau privé), sinon ils font grève bloquante illimitée.
c) Que les humbles du privé perdent beaucoup, et autant en proportion pour les privilégiés du public, laissant intacts les privilèges relatifs.
  Je suis persuadé que le référendum imposerait a, qu’une grève gagnante imposerait b (comme en 1995), qu’un compromis envisageable mais injuste donnera plutôt c. Je préfèrerai a donc le référendum, oui. Et ce 2a n’exclut pas 1, le comique mélangeant 1 et 2 faisait rire en disant n’importe quoi, mais ça n’enterre pas du tout la question sérieuse, posée, ordonnée.
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Ré-expliquer, 27/12/2019
  Mon ami habituel persévère et me conduit à réexprimer encore différemment mon point de vue, ça peut être utile (ou « ce sera probant cette fois, j’espère »).
  Il me dit : « ton raisonnement est toujours le même. Tu crois que la justice c’est un bol de riz pour tout le monde. Le fait que 100 personnes possèdent la moitié des richesses du monde ne te gêne par contre pas du tout. Une vision bien à droite qui je le répète est-on droit le plus strict. Je ne suis pas d’accord c’est tout. »
  J’ai re-répondu :
  Encore une fois, tu es dans le contresens total en refusant de me lire, de m’écouter objecter, c’est injuste, dommage. Le programme politique dans ma tête, je le répète une centième fois c’est 1/ réduire l’échelle des revenus à « 1 à 4 » (cassant les fortunes que tu répètes que j’approuve ! ben non pas du tout du tout ! mon programme est bien plus à gauche que Mélenchon et Mitterrand), 2abc/ abolir les petits privilèges des employés SNCF, ou même fonctionnaires français en général, ou même travailleurs (et non-travailleurs) occidentaux en général. Entendant 2ab, tu prétends qu’il n’y a pas 1, c’est faux, aveugle, injuste. Enfin, je t’accorde une circonstance atténuante : la télé parle comme toi, fait la même erreur en n’invitant que des gens de droite comme anti-fonctionnaires, alors quand ceux-ci disent que les employés SNCF sont privilégiés, ils prennent dans les dents la réponse cinglante : « pas du tout, les vrais privilégiés c’est vos copains hyper-fortunés ! », d’accord tu peux dire ça aussi à ces invités télé, mais ça ne s’applique en rien à moi, immensément différent. OK ?
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Le malentendu habituel, 27/01/2020
  Un ami me répond : « Tu récites comme d’habitude le catéchisme de la droite la plus ultralibérale avec en prime l’idée de l’équilibre automatique entre création de nouveaux métiers et disparition des anciens. C est du Hayek tout pur, le représentant de l’école autrichienne la plus ultralibérale. C’est ton droit. »
  J’ai contre-répondu : Comme d’habitude en politique où tu me dis de droite, tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au coude… :
– Je n’ai jamais affirmé ʺpuisque tel penseur sacré de ma droite chérie l’a dit, automatiquement les emplois détruits sont compensés par des emplois créésʺ, pas du tout du tout. Simplement : autrefois, les sous que les gens avaient servaient à acheter des petites choses locales qu’on achète maintenant bien moins chères made in china, du coup l’argent économisé peut servir à payer des choses qui n’étaient pas achetées autrefois. La misère des vieux dépendants n’était pas gérée, on crevait quand on ne pouvait plu’ se déplacer ni rien, maintenant on envisage d’embaucher des agents ehpad, ce n’est pas que le besoin n’existait pas avant c’est qu’on l’a généré comme amélioration, et ça n’a rien d’automatique. Ce qu’il y a, que tu refuses (avec la prétendue gauche) de comprendre, c’est que les sans-emploi français refusent les métiers ingrats dans les ehpad (changeurs de couche-culotte gériatriques, sous les grognements de colère, etc.), peu payés donc refusés. J’appelle ça des faux chômeurs mais tu refuses cette idée, je n’y peux rien. Les chômeurs 1929 des USA ont été « sauvés » par Roosevelt les envoyant construire des barrages dans les montagnes désertiques (pour salaire minables mais nourris sans mourir de faim), en France ils refuseraient j’en suis sûr et certain : il s’agit de faux chômeurs exigeant travail tranquille et/ou grand salaire.
– A ce sujet, tu as peut-être entendu l’explication télévisée de Brigitte Macron expliquant le mot tellement critiqué de son mari ayant dit à un jeune ʺsi tu veux du boulot, traverses la rue, il y en a au restaurant en faceʺ : la veille au soir, ils dinaient au restaurant, et le restaurateur avait dit ça au président (il a des postes à occuper mais personne n’en veut, les chômeurs refusent), ce n’était pas une invention (horrible d’idéologie de droite) mais du vécu (pratique, sans politique). Pareil pour mon épouse devenue à temps partiel femme de chambre dans un hôtel, avec une collègue portugaise et une tunisienne je crois, l’employeur disait ʺje ne trouve personne, tous les Français que m’envoie Pole Emploi s’en vont tout de suite, parce que c’est un peu dur et pas très bien payéʺ. Faux chômeurs oui (au sens 1929 de vrais chômeurs).
– Je rajouterai un point sur la non automaticité du remplacement (des vieux métiers par les nouveaux métiers) selon moi : si schématiquement 1000€ servait à acheter 10 produits made in France, et qu’il suffit de 100€ pour acheter les mêmes 10 produits made in China (mettant au chômage les fabricants de ces 10 objets made in France), alors les 900€ économisés peuvent soit conduire à acheter 9 produits made in France (9 et pas 10 donc appauvrissement local sans compensation automatique), soit 90 produits made in China (avec donc niveau de vie accru ici pour les fonctionnaires à emploi garanti, et plein de chômage pour bien davantage de gens ici). Oui, le remplacement partiel est possible, mais je n’affirme en rien qu’il est automatique et complet. »
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Meilleure défense peut-être, 10/02/2020
   L’ami avec qui je discute politique, souvent, confirme sa désapprobation de mes arguments :
• « En effet, même si je ne rigole pas, je n’arrive pas à te classer à gauche, le mot est faible. »
   J’ai répondu cette fois : Comme d’habitude, tu me choques sur ce sujet-là, mais dans mes efforts à argumenter une réponse, je viens de tomber sur une piste je crois (merci à toi, donc, indirectement). Imaginons un continuum en matière de « partage », le centre étant mi-partage mi-accaparement, avec vers la gauche pluss de partage moins d’accaparement, et vers la droite moins de partage pluss d’accaparement. Dans ce système, je pense en tant que mondialiste tiers-mondiste être bien plus à gauche que toi pro-fonctionnaires français (avec leurs avantages intouchables aux dépens des autres, petits employés du privé majoritaires inclus), mais il se trouve que « La Gauche » est une sorte de label auto-proclamé par une zone pro-fonctionnaire anti-rentiers. Alors moi qui suis anti-rentiers anti-« privilèges-fonctionnaires », je n’appartiens pas du tout à cette zone « La Gauche », il se trouve simplement que je suis beaucoup plus à gauche qu’elle. Mais comme tu raisonnes de manière manichéiste : tout ce qui ne fait pas partie de ce « La Gauche », tu le classes à droite, ce qui est faux. C’est comme « L’Axe » en 1939-45 était en guerre avec la démocratie et le communisme, il pouvait clamer que tous les gens en désaccord étaient des sales rouges, ce n’était pas pertinent : il s’agissait d’amalgame pour dire « tout ce qui n’est pas moi est dans telle direction honnie ». Je pense que la lucidité est le contraire de l’amalgame. Mes critiques des privilèges fonctionnaires viennent de plus à gauche, pas de la droite (même si, sur le principe, les arguments contre peuvent se retrouver partout, tant à droite que bien plus à gauche, exactement comme « certains des arguments antinazis pouvaient se retrouver aussi bien dans les camps démocrate que communiste »). OK ?
• J’avais dit aussi : « ceci dit, je ne crois pas mélanger capitalisme et anticapitalisme, je pense être 100% anticapitaliste dans la mesure où je ne souhaite aucune rémunération des oisifs à capital. Peut-être que ça ne tiendrait pas debout, mais c’est mon utopie, irréaliste peut-être. » Et il a répondu « Bien sûr que si puisque tu es partisan d’une forme de travail forcé. »
  Je contre-réponds cette fois : Je ne suis pas partisan du travail forcé, non : si la légende du Jardin d’Eden était encore d’actualité, nul besoin de travailler, il suffirait de cueillir facilement les aliments en abondance à profusion. Toutefois, ce n’est pas du tout la situation : il n’y a pas abondance de nourriture gratuite mais un système en place de propriété complexe interdisant de se servir et requérant « argent » pour l’obtenir. Or cet argent ne tombe pas du ciel. Soit il vient de don/héritage de « riche », soit il faut devenir riche soi-même. Pour cela, hormis le jeu d’argent où mille perdent pour qu’un gagne (contraire du partage), la voie normale est « le travail » au service d’un payant, tout le monde étant payé/payant dans un vaste système déjà en place où je n’ai fait que débarquer en devenant adulte. Ce n’est pas moi qui force au travail, c’est que tout est organisé pour y forcer sauf à mourir de faim ou vivre une vie miséreuse horrible. Ceci dit, trois choses me choquent : 1/ la fortune immense (capitaliste) de rentiers ne travaillant pas (voire n’ayant jamais travaillé pour les héritiers) ; 2/ les avantages injustifiés des fonctionnaires français au statut, en grève chronique (sans risque, eux) pour conserver leurs privilèges, payés par les humbles non-bénéficiaires ; 3/ l’injustice géopolitique qui fait que les travailleurs de peine asiatiques sont miséreux alors que les travailleurs tranquilles occidentaux sont comparativement surpayés. Résoudre ces 3 injustices n’est pas vouloir le travail forcé. Il s’agit (dans mon rêve) d’aligner rentiers/fonctionnaires-français/occidentaux sur le ratio effort/réconfort de travailleur asiatique, avant d’améliorer ce ratio tous ensemble équitablement. C’est le principe que j’ai retenu de la révolution française 1789 : supprimer les privilèges injustes pour partager la misère du bas-peuple, celui-ci pouvant ensuite faire mieux en confort (et travail moins harassant) tous ensemble. Ce « tous ensemble sans privilégié » est le contraire du capitalisme à rentiers exploitant/méprisant les travailleurs. (Mais certes, comme pour le point précédent, cela choque les prétendus « Anticapitalistes » qui discrètement entendaient préserver les privilèges fonctionnaires ou occidentaux.)
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Encore "accusé", 15/02/2020
  Avec mon contradicteur habituel, je continue à « me défendre » (il me classe toujours « à droite » sans aucunement me haïr pour cela, mais je me sens insulté, classé « haïssable »…).
• – (Moi) Il est totalement faux de dire que je suis « de droite » : par rapport à moi, Mélenchon et Bezencenot sont d’extrême-droite, ce qui me situe à l’ultra-gauche. Ce n’est que si tu poses la question sous la forme « pour ou contre les fonctionnaires français ? = de gauche ou de droite ? » que tu aboutis (à tort) à me classer à droite, en oubliant que la critique des privilèges des fonctionnaires français vient de deux côtés opposés : de droite (Sarkozy, Macron, Lepen) et d’ultra-gauche mondialiste (moi).
– (Lui) J’avoue que c’est assez piquant et très drôle de t’entendre te prétendre d’extrême gauche alors que tu récites le catalogue de la droite la plus ultralibérale. Il va falloir que tu fasses ton "coming up » politique.
– (Moi) Si tu trouves un parti de droite condamnant l’enrichissement commerçant, le salaire fort des chefs, le dividende des actionnaires, le principe des frontières (nationales ou européennes), tu m’intéresses… mais je n’y crois pas, c’est que tu te trompes complètement en basant tout sur le caractère intouchable des privilèges fonctionnaires qui est ta définition (erronée) de la gauche partageuse…
– (Lui) Un parti de droite qui nous raconte que les fonctionnaires sont des privilégiés, que les français sont des fainéants qui ne veulent pas travailler, que la dette va tuer le pays et qu’il faut une monnaie surcotée, etc.., il n’y a que ça. C’est aussi ton cas.
– (Moi, aujourd’hui) Il y a contradiction totale avec mes propos : je ne suis nullement partisan d’une monnaie surcotée mais d’une dévaluation de 99% de l’Euro et du Dollar, pour amener les Occidentaux au niveau de vie des Asiatiques, équitablement (et je parle de tous les Occidentaux, pas du tout des seuls travailleurs à rendre miséreux dominés par des exploiteurs dans le luxe préservé, non). Pour le reste, c’est une confusion totale, et dramatique : en classant à droite tout ce qui conteste les dogmes de la fausse Gauche (petit travail tranquille fonctionnaire français à salaire capitaliste payé par ponction sur le secteur privé opprimant ses petits salariés toujours davantage), cela dirige ces humbles méprisés (ouvriers du privé) vers un vote protestataire à l’extrême-droite, la voie extrême-gauche humbiliste ayant été déniée, négationnée, classée à droite (totalement à tort, puisqu’elle est opposée au luxe des chefs et rentiers, exploiteurs du travail de peine). Je connais le discours explicatif médiatique à ce sujet : « les humbles se trompent stupidement, ce n’est pas leur faute, d’être bêtes, de se laisser séduire par la démagogie haineuse (envers les étrangers) », mais mon analyse est totalement inverse : la faute politique n’est pas chez les « chassés du camp gauche » mais chez les penseurs erronés travestissant le concept de partage au mérite (vraie gauche) pour assimiler gauche et respect des privilèges fonctionnaires en pays capitaliste. Personnellement, je ne suis en rien séduit par l’extrême-droite, ayant inventé mieux (et je vote blanc), mais il est vrai que dans la paysage proposé aux électeurs, les avoir chassé d’un côté les pousse souvent ailleurs. Il y a d’autres points soulevés, qui demandent des réponses particulières : 1/ « les Français ne veulent pas travailler » n’est pas chez moi un concept de droite, de col blanc méprisant les travailleurs de peine n’acceptant pas salaire de misère, pas du tout. C’est une réflexion proche de pauvre d’origine étrangère miséreuse (mon épouse) travaillant en France en étant très étonnée que les françaises refusent les métiers pénibles en préférant rester demandeuses d’emploi (d’emploi cher payé non pénible), proche aussi d’étrangère interdite d’entrée dans le pays (ma nièce) alors qu’elle accepterait le travail refusé par les françaises, bref c’est vu du camp vraiment miséreux (très très à gauche) et pas du tout du camp mépriseur (à droite). Oui, dans les deux cas il y a critique, mais ce n’est en rien la même critique. 2/ « la dette va tuer le pays ». Cela ne me semble avoir aucun rapport avec le sujet « gauche ou droite », mais avec le bon sens : qui va rembourser la dette s’envolant constamment depuis des décennies ? Léguer ça à nos descendants est un cadeau empoisonné tenant de l’égoïsme féroce (réputé de droite plutôt que l’esprit de partage et respect du faible, de gauche). Certes, il se trouve que l’économiste Keynes, prônant les déficits (temporaires et en économie non ouverte), a plutôt séduit les économistes inspirant la gauche de pouvoir (centre gauche) que la droite de pouvoir (centre droit), mais ça me semble anecdotique, fortuit et pas fondamental. Ces économistes me semblent tous des escrocs, sans pouvoir prédictif donc volant leur classement en scientifiques. Ainsi, la « science économique » affirmait doctement que les forts taux d’intérêt étaient la cause de la non-croissance donc du chômage (le capital préférant spéculer financièrement que s’investir dans l’économie réelle), or dans la dernière décennie les taux d’intérêt ont été abaissés à zéro sans résoudre le problème du chômage de masse en France. Et, effectivement, avec ici le travail féminin de masse, et le divorce de masse, une mère seule avec un petit salaire ne peut pas employer une garde d’enfant, donc refuse l’emploi à petit salaire, la normalité est donc devenue ici le refus de travail (peu payé). Et certes, la moitié de la somme payée par l’employeur en France s’évapore en taxes et charges ne revenant pas à l’employé mais payant les fonctionnaires en surnombre (+ « avec avantages », « acquis sociaux ») et le paiement des chômeurs, cela est très mal organisé. La « gauche » française voulant toujours davantage de fonctionnaires, toujours davantage payés, aggrave ce phénomène, au lieu de le résoudre, pour faire accepter le travail, méritoirement. Observer cela, le comprendre, c’est le contraire d’un esprit de rentier capitaliste, c’est l’avis de vrai travailleur (ou du camp de vrai travailleur, même si j’ai été finalement déclaré inapte au travail, car honnête, ce qui est classé maladie mentale en régime capitaliste). Certes, les rentiers disent un peu la même chose contre notre système de charges imposées car les taxes rognent aussi leurs bénéfices oisifs, mais le principe est totalement différent, ma réflexion allant de pair avec un souhait de condamner la Bourse et le surpaiement des chefs (mettant à mort l’esprit de droite).
• – (Lui) Tu en es resté aux étudiants des années 60. Aujourd’hui être étudiant est la condition sine qua non pour trouver du boulot et pas forcement, loin s’en faut, de cadre supérieur. Quant aux emplois qui pulluleraient ils figurent surtout dans les rêves de la droite la plus ultralibérale à laquelle tu te rallies volens nollens.
– (Moi) [Ajout 15/02/2020 : j’ai entendu à la télévision des employeurs affirmer qu’un des problèmes très majeurs du chômage en France est que la formation ne correspond pas du tout aux besoins des entreprises, même si l’apprentissage commence heureusement à se développer, mais la mentalité des parents et enseignants reste erronée, persuadée qu’il faut aller à l’université pour trouver du travail, alors qu’il est bien plus efficace, pour devenir employé, d’apprendre un métier] Désolé, mais… dans la discussion récente sur l’immigration économique, les métiers listés ne trouvant pas de candidats français comportaient des tâches sans formation, mais peu plaisantes et peu payées, ce qui est refusé. Aucun des opposants politiques n’a affirmé que c’étaient des faux chiffres, preuves à l’appui, et ça correspond à l’expérience de ma femme, ses employeurs, des hommes dont j’ai entendu parler (maris d’ex-collègues femmes qui sont employeurs). J’ai entendu aussi qu’en Grande-Bretagne, ils craignent de ne plu’ avoir de fruits et légumes avec le Brexit, car seuls les migrants acceptent ces tâches, pas les chômeurs locaux (je ne prétends pas que c’est une tare franco-française), en Australie un de nos ex-stagiaires a passé un an à récolter des courgettes et autres (ce que refusent les chômeurs de là-bas pareillement). La gauche unanime en convient, sauf toi, étrange, non ? (Enfin, comme toi, ils ne disent pas en clair « ces travaux sont refusés » mais « ces travaux sont trop peu payés, c’est pour ça qu’ils sont inacceptables »)…
– (Lui) Je ne sais pas où tu as vu que ce que tu qualifies de « gauche » accepte cette vision ultralibérale. Si on suit les libéraux comme toi, si les salaires seraient insuffisants alors il faudrait les augmenter. Ça s’appelle la loi de l’offre et de la demande. Encore une des contradictions dont tu as accepté les conséquences. C’est à dire une vision quasi esclavagiste.
– (Moi, aujourd’hui) Je ne suis pas ultralibéral du tout puisque je suis partisan de condamner l’enrichissement effréné des rentiers et des chefs, pour partager au mérite, avec échelle des revenus limitée à « 1 à 4 », avec prime à la pénibilité. C’est un point de vue d’ultra-gauche, absolument pas de droite libérale ou de centre-gauche libéral. Quant à savoir si je suis toujours favorable à la loi de l’offre et de la demande, ce n’est pas sûr, le sujet me semble immensément compliqué, demandant des foules d’arguments et contre-arguments, ce n’est pas une conviction de base en moi, pas du tout. Ceci dit, je n’affirme pas que les salaires français sont insuffisants, moi, je les trouve odieusement élevés comparativement à ceux des Asiatiques, et je serais partisan d’une sorte de révolution (de gauche) mondiale anti-occidentale. Mais je ne suis ni activiste ni violent, ce n’est qu’une vue de l’esprit, une utopie imaginaire (et une dévaluation de 99% de notre monnaie aboutirait au même sans violence : à notre ruine et à la gouvernance du monde par Chine et Inde). Toutefois, pour en revenir au fait contesté, je m’explique avec un schéma fictif : l’ouvrier chinois gagne 1, le chômeur français gagne 5, le travailleur français gagne 6, plein de chômeurs français refusent le travail car trop peu payé, est-ce que ça implique qu’il faut payer 10 le travailleur français (d’où fin absolue du travail en France, partant intégralement en Chine) ? Non, une autre approche consiste à dire qu’il ne faut plu' payer le chômeur, pour inciter à accepter le 6 (qui par rapport à zéro serait une très forte incitation à l’acceptation). J’entends le hurlement en retour : c’est de l’esclavage tueur, de ne plu’ indemniser le chômage – mais c’est faux, c’est la réponse à un abus qui était le refus du travail, ayant fait péricliter le système d’aide envisagé (utopique, ayant cru à la bonne volonté travailleuse de tous – comme l’utopie communiste s’est fracassée sur les gens refusant de travailler pour le bien commun si ce n’est pas à leur profit personnel). Je sais qu’on me dira que la moitié des chômeurs français ne sont pas indemnisés mais c’est biaisé : ces chômeurs non-indemnisés ne meurent pas de faim donc ils sont assistés d’une certaine façon. Qu’ils refusent le travail (d’ouvrier agricole par exemple) prouve bien que c’est un choix entre deux possibles vivables, pas une situation temporaire avant mort par inanition. Certes, une mère de famille divorcée ne peut pas faire garder ses enfants avec un petit salaire, mais 1/ c’est dû aux charges payant les fonctionnaires en surnombre et avec avantages, ce qui ne serait pas le cas dans mon système ; 2/ quand j’étais enfant, j’étais à la maison tout seul à partir de l’âge de 5 ans, le principe de surprotection adulte tient peut-être de l’hystérie sous influence des médias catastrophistes ; 3/ ne pas compter dans les revenus la pension versée par l’ex-conjoint (et les allocations familiales) fausse les chiffres, prétendant sans revenus des gens avec revenus ; 4/ en haussant les salaires, payant 10 le travail au lieu de 6, cela ne résoudrait en rien le problème car la garde d’enfant serait aussi plus chère, le décalage ne faisant qu’accroître le différentiel avec les Chinois, vers qui ira tout le travail évidemment (sauf interdiction xénophobe, indépendamment du mérite – d’où révolte justicière anti-occidentale un jour ou l’autre). Dernier point, m’accuser de semi-esclavagisme est erroné : je ne veux nullement d’oisif surpayé commandant des esclaves à paiement environ nul, je souhaite au contraire une échelle des revenus limités à un ratio « 1 à 4 » (mondialement avec monnaie unique), infiniment plus égalitaire que le système actuel (et que l’idéal des fonctionnaires français, se prétendant « de gauche » en gagnant 100 fois davantage que leurs équivalents chinois), le système actuel est donc bien plus esclavagiste que moi.
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Justification à nouveau, 16/03/2020
   Mon ami contradicteur habituel n’est toujours pas convaincu et me répond avec un argumentaire, que je vais contester point par point (je numérote son mot pour cela) : « j’ai déjà répondu par avance à tout. Je n’ai que des ajustements à faire même si je les ai déjà effectués mais peut-être pas assez. 1/ Si tu dévalues les monnaies occidentales tu n’obtiendras pas la ruine de ces états. Ce qui compte c’est le PIB qu’il soit exprimé en roupie ou en euro. 2/ C’est toujours la même erreur qui a conduit à l’idée démente de l’euro. Je te pose la question. Si on double la valeur de l’euro serons-nous plus riches ? Pas du tout parce que l’économie s’effondrera. 3/ Je pourrais à l’extrême limite te considérer de gauche si tu disais "je veux prendre la fortune de familles qui à 400 membres sont plus riches que la moitié de la planète et un peu sur les fonctionnaires." 4/ Mais ta vision très à droite consiste toujours à croire que la pauvreté des très pauvres vient de la très très relative richesse des pauvres et non celle extrême des riches. C’est très exactement la définition du libéralisme extrême. 5/ Quant à ton idée de "petit travail tranquille" bien exagéré, c’est exactement ce qu’a dit l’ancienne patronne des patrons : la rouquine dont j’ai oublié le nom : "la vie est précaire, l’amour aussi, pourquoi pas le travail ?". C’est faire litière de toutes les luttes sociales ayant en partie abouti à une certaine sécurité, très relative, en opposition à la jungle ultralibérale du dix-huitième siècle. 6/ Et avec tout ça tu te prétends de gauche ? Venant de quelqu’un d’autre, j’aurais traité ça avec un haussement d’épaules. 7/ Ce que tu ne vois pas avec cette idée d’apprentissage, bien de droite d’ailleurs, on a ça sur RMC, c’est que ce qui sauve éventuellement ce n’est pas d’apprendre un métier qui risque d’ailleurs de disparaitre dans les prochaines années mais la capacité d’en changer. 8/ C’est à dire pour reprendre un mot célèbre "se gaver de théorie". 9/ Un ingénieur est facile à reconvertir pas un ouvrier spécialisé. Par exemple un secteur que je connais et qui effectivement est porteur : celui de boucher. Seulement dans quelques années on risque de ne plus manger de viande. Tu vas en faire quoi de tes bouchers ? 10/ Ta vision du moins disant, c’est à dire le plus bas, reste toujours la vision de la droite la plus libérale et de sa politique anti-keynésienne. »
   Je réponds :
1/ Le mot « exprimé en (telle monnaie) » est ambigu : tout dépend si l’on applique ou non une modification des prix et des salaires. Quand je parlais de dévaluer l’Euro, je voulais dire : à salaires inchangés en Euros, le pouvoir d’achat de ceux-ci en produits étrangers (comme pétrole, fer, etc.) s’écroulant, d’où ruine automatique. Il est évident que si on augmentait le nombre d’Euros pour compenser exactement, cela n’aurait aucun effet, mais il n’y aurait alors aucune dévaluation par rapport à l’étranger, seulement un artifice comptable sans conséquence aucune, ne servant à rien.
2/ Puisque je suis favorable à une monnaie mondiale unique et un SMIC mondial unique, je me sens agressé d’entendre que l’Euro ait été une idée démente. A mon avis, le problème de l’Euro est la conjonction de formules de conversion injustes (comme 1€ = 6,55957 F et tant de Deutschemarks), faisant que le SMIC français charges comprises est 2 fois plus fort que l’équivalent irlandais, en même monnaie Euro. Alors évidemment l’industrie va produire moins cher en Irlande, ruinant la France, ce n’est pas instantané mais effectué sur des années ou décennies, les délocalisations étant complexes à organiser et pas dénuées de coût. Si on double la valeur de l’Euro, nos fonctionnaires non soumis à la concurrence seront deux fois plus riches en produits importés, oui absolument, simplement notre secteur privé concurrentiel disparaitra, n’étant plu’ concurrentiel, ce qui rendra l’Etat de plus en plus déficitaire mais il s’en contrefiche, incroyablement. Un peu plus loin, ça finit en banqueroute générale mais on n’y est pas encore, ça me semble la situation là autour, pas à cause d’un doublement de l’Euro mais d’une sous-évaluation de la monnaie chinoise, qui va nous abattre. Je ne suis pas pour une fuite en dévaluation concurrentielle d’ici et là-bas, je préfère la résolution de ces artifices monétaires nationalistes par une monnaie unique mondiale avec SMIC unique. Je maintiens que je ne vois pas où est mon erreur (même si c’est irréaliste et que les ténors de la finance préfèrent se goinfrer à leur façon, très différente, jusqu’à ce que ça pète).
3/ Oui, je suis d’accord entièrement pour ruiner les 400 hyper-milliardaires dominants, je l’ai dit et répété sans être entendu. Toutefois, ce n’est pas moi personnellement qui prendrais leurs fortunes, et je suis défavorable à ce que ce soit l’Etat façon communiste parlant menteusement au nom du peuple (ou façon française via l’impôt pour financer des millions de fonctionnaires à petit travail tranquille). Le plus adéquat me semblerait que le peuple mondial vote pour réquisitionner ces fortunes, partagées alors entre tous. Et abolisse les privilèges de statut propres aux fonctionnaires, même si ce n’est pas toujours financier.
4/ Ma vision n’est pas de droite c’est faux : elle conteste les grands privilèges et les petits privilèges, d’une position non privilégiée, ce qui est la vraie gauche. Tout est faussé car la fausse gauche s’est définie comme prétendue vraie gauche en ce centrant sur les petits privilégiés, appelant « droite » ce qui est à sa gauche. C’est totalement injuste. Enfin, j’hésite moi-même entre deux modes d’expression : si on appelle « gauche » la défense des fonctionnaires, je ne suis ni de gauche ni de droite, c’était le principe de ce site au départ ; simplement, le refus de cette convention pour me classer « de droite » m’amène à revenir au principe, selon laquelle la gauche incarne la justice au profit des travailleurs contre les profiteurs, et dans ce cas (de mots facultatifs) je suis davantage à gauche que la prétendue gauche. Mais en aucun cas à droite. C’est un avis personnel : mon épouse vote à droite car elle est en désaccord avec les forts impôts de la gauche française, et pense que les plus riches sont les plus méritants. Ce n’est pas mon avis, même si je n’aime pas les impôts rackettés pour alimenter le trou sans fond (et sans effort méritoire) de la fonction publique et des revenus politiciens. Ma position est totalement différente du libéralisme extrême que j’avais lu dans un ouvrage d’Alain Minc : « laissons l’Asie produire et concentrons-nous sur la valeur ajoutée, bien plus profitable » (ce que je considère comme du vol à grande échelle). Je suis libéral mondialiste au sens que je n’aime pas le nationalisme xénophobe à frontières (artificielles) bouclées et armées, mais ça n’a aucun rapport avec la volonté de droite de générer quelques gagneurs ici couverts de fortunes. Pas du tout : que l’équité réconfort/effort survienne entre nous et les ouvriers chinois, Marx aurait pu le dire s’il était né vers l’an 2000, ça n’a rien de rien à voir avec l’esprit de droite. Ceci dit, je serais accusable injustement avec la même critique pour mon désaccord interne aux sociétés privées françaises : ce n’est pas du tout que je m’attaque aux petits cadres à salaire correct en innocentant le grand patron fortuné, c’est au contraire que je condamne à la fois le grand patron et les petits cadres, injustement surpayés. Au 19e siècle, le scandale était celui-là, interne aux pays maintenant riches, et les prétendus bons de cœur, vainqueurs des « luttes sociales », je les considère comme des monstres colonisateurs partisans de l’indigénat. Peu a changé, pour la fausse gauche, franco-française, choisissant d’oublier l’injustice mondiale.
5/ Je confirme ma conviction de job fonctionnaire « petit travail tranquille », expliquant parfaitement les grèves colériques quand survient un projet de privatisation, signifiant « énorme perte de tranquillité », jusqu’au suicide en nombre tant c’est dur (comme ça s’est passé avec France Télécom). C’est comme la détresse des nobles 1789 ayant perdu leurs privilèges, je n’ajoute pas « oh les pauvres chéris », non, je considère que c’est la réparation d’une injustice ayant trop duré.
6/ Oui, la défense des vrais humbles est la vraie gauche, ce n’est que le manichéisme simpliste qui classe à droite tout ce qui s’écarte de l’orthodoxie se prétendant (à tort) « gauche ». Enfin, c’est relatif, certes, puisque ma gauche est absente des élections donc de l’hémicycle politicien, mais je parle de principes.
7/ Si un métier disparait, il suffit d’en apprendre un autre, je ne vois pas où est le problème, ça n’a rien à voir avec une idée de droite. C’est le bon sens adaptatif, qui ne s’oppose qu’à la fausse gauche des fonctionnaires entendant effectuer leur tranquille routine bien payée éternellement, grâce au statut et aux grèves aux moindres « menaces » de changement.
8/ « Se gaver de théorie » est une calamité car c’est compris comme « devenir plein de vérité » alors que les théories en question peuvent être démenties, aujourd’hui (pour les diplômés d’hier) ou après-demain (pour les diplômés de demain).
9/ J’ai rencontré quantité d’ingénieurs nuls et prétentieux à tort. Qu’ils aient des mafias pour se recaser entre eux par copinage n’est en rien un gage de valeur personnelle (ou d’utilité pour l’entreprise). Si on ne mange plu’ de viande, le boucher compétent se mettra aux légumes, où est le problème ?
10/ La vision du moins disant n’est pas du tout de droite pro-grands-riches, ni de fausse-gauche pro-fonctionnaires, elle est l’esprit de la révolution 1789 à mon avis : abattre les privilèges qui plaçaient à tort « au-dessus » une minorité de la population, pour les abaisser au niveau de base, même s’ils n’aiment pas ça du tout. Enfin, j’ai entendu dire que le peuple combattant en 1789 avait été doublé par la bourgeoisie tirant tout le bénéfice à elle, mais je parlais du principe « abattre les privilèges et fortunes injustes », pas des détails réalistes moches en pratique. Quant à Keynes, je n’y crois pas : sans fermeture xénophobe des frontières ça ne marche pas je crois, et je n’aime pas la xénophobie, et puis c’est le keynésianisme dominant qui a je crois justifié la coutume du déficit public chronique (à rembourser par les générations futures) et je trouve ça moralement moche, et je pense que ce n'est pas du tout efficace à longue échéance.
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Esprit 1789 ?, 19/03/2020
  Mon ami contradicteur me répond : « Une fois de plus ta comparaison avec 1789 ne tient pas, j’en ai déjà parlé. Le privilège reste pour toi un travail qui sort de l’esclavage, c’est à dire une vision ultralibérale. Les media ne font que distiller une pensée ultralibérale entre autres anti-fonctionnaires et anti-État, je ne vois pas où tu as vu le contraire. Sinon, cites moi un media qui le fait. »
   Je ne suis pas d’accord. 1789 n’est qu’un exemple parmi d’autres, partout où il y a plusieurs niveaux, cela s’applique pareillement : les cadres moyens peuvent maudire les privilèges des cadres supérieurs et patrons, les techniciens peuvent maudire les privilèges des cadres et patrons, les ouvriers peuvent maudire les privilèges des techniciens et cadres et patrons, les CDD temporaires peuvent maudire les privilèges des CDI installés et patrons, les chômeurs peuvent maudire les privilèges des employés et patrons, les asiatiques, africains et latinos peuvent maudire les privilèges des occidentaux. L’esprit de gauche (comme le but annoncé en 1789) consiste à abattre les privilèges pour amener tous au niveau bas assez acceptable, qui n’est pas un esclavage mais une frugalité travailleuse rémunérée petitement (ce que les grands privilégiés de droite, les petits privilégiés de fausse-gauche, n’aiment pas, certes).
   L’ultra-libéralisme me semble totalement indissociable du principe « faire fortune » (en pariant bien, jonglant mieux que les faibles). Mon système cassant la richesse ne peut donc en rien être qualifié d’ultra-libéral, sauf confusion. De même, restreindre les revenus individuels à une échelle 1 à 4 est l’opposé total du « laisser-faire » libéral à enchères illimitées.
   Concernant les médias, ils ne sont pas ultra-libéraux entièrement, en ceci qu’ils ménagent avec immense attention la portion fonctionnaire de leur public, sans du tout tenir les propos anti-fonctionnaires que j’ai entendus de presque tous à mon ex-usine (privée), dans un taxi (indépendant), etc. Par ailleurs, les médias s’avèrent au garde à vous transmettant sans critique la parole d’Etat au sujet des crises Lubrizol et CoViD-19, ne faisant nullement preuve d’intelligence critique mais se comportant en courroies de transmission servile, absolument pas anti-Etat.
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Définitions revues en détail, 09/04/2020
  Mon contradicteur habituel persistant obstinément à me classer « de droite », j’en viens à vérifier la définition exacte, au sens politique, des termes gauche et droite. Pour cela, je me sers de l’introduction « seconde » de l’article Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_et_droite_en_politique (après avoir dit qu’initialement la droite était le soutien au roi et la gauche l’opposition au roi).
« Aujourd'hui les partis de droite et de gauche sont principalement en opposition sur :
• les valeurs de liberté (libéralisme économique, liberté d'entreprendre ), de propriété privée, de mérite, d'identité nationale, d'ordre, de sécurité, de tradition et de conservatisme (droite) , d'autorité, de familialisme, de justice (pénale), de non-intervention de l'état dans l'économie ;
• les valeurs de progrès, de liberté (individuelle, libertés fondamentales, libéralisme des mœurs), d'égalité, de solidarité, d'insoumission (gauche), de tolérance, de justice (sociale), de nationalisation des biens communs et des services publics, de planification de l'économie
»
D1/ Pour la liberté, ça commence mal puisque clamé par gauche et droite pour se différencier en s’en prétendant tous deux les vrais champions. Les pays occidentaux « de droite » se définissaient comme les pays de la liberté (individuelle, fondamentale) contre le bloc communiste « de gauche » dictatorial oppresseur de cette liberté (et je n’oublierai jamais que la dictatoriale Loi Gayssot contre la liberté d’opinion vient en France du parti communiste), mais le monde de droite se fonde sur le luxe non partagé protégé par la police féroce et omniprésente, dissuadant de juste partage entre les créateurs de richesse. Le mot liberté ne veut rien dire, c’est du bla-bla d’autosatisfaction.
D2/ Suis-je avec la droite pour le libéralisme économique ? Oui et non. Oui au sens où je n’aime pas les frontières « patriotes » (à la De Gaulle ?) xénophobes punissant les produits étrangers d’être étrangers, mais « à gauche » les Soviétiques interdisaient pareillement le Coca-Cola car américain. Non au sens où je n’aime pas les fortunes colossales amassées en système libéral par les chefs et cadres faussement dits supérieurs, et je serais pour une limitation de 1 à 4 pour l’échelle des revenus individuels (ce qui est bien plus étroit qu’entre un leader communiste et un petit ouvrier agricole de base, donc ça me situe à l’hypergauche – classant l’extrême-gauche à droite comparativement).
D3/ Concernant la liberté d’entreprendre, j’y suis plutôt favorable, mais en désapprouvant le sens étasunien de cela, qui est « faire un maximum de fric en montant tout seul sa boîte, puis exploitant des petits employés à son propre profit ». Non, puisque je condamne la richesse non partagée avec les humbles travailleurs efficaces, je ne suis pas pour ce modèle. D’accord pour contourner les blocages des grands groupes monopolistiques mais pas pour faire fortune personnelle exploiteuse.
D4/ Pour la propriété privée, je n’ai pas les idées claires. Je n’en fais pas un principe important défendu jalousement dans la mesure où c’est la norme ici, mais je serais très malheureux en un pays où on me prendrait ma maison, ma femme, mes livres, mes dessins, etc. Ça me semble une domination des extravertis interdisant le repli individuel et je n’aime pas ça. Je préfère le libre partage des textes et dessins (avec Internet par exemple) plutôt que le Copyright jaloux et rapace, mais sans intrusion d’autrui dans mon espace privé, mon nid à moi, me privant de mes textes et dessins améliorables (ou signant menteusement de mon nom des horreurs, puisque ma signature ne m’appartiendrait plu’ aussi).
D5/ Le mérite est une question difficile. Je comprends ceux qui disent que la paye doit être au prorata du mérite, pour rétribuer le travailleur assidu davantage que le fainéant refuseur d’effort. Mais les prétendus très-méritants s’avèrent souvent des ânes prétentieux, nuls en clairvoyance ou inventivité, diplômés en récitation stupidissime, surpayés pour moche ambition écraseuse d’autrui et/ou mensonge efficace (en faisant éliminer les lucides contestataires).
D6/ Pour l’identité nationale, je suis 100,00% contre, donc pas de droite du tout. Mais ça ne me place pas à gauche non plu’, le gouvernement socialiste ayant maintenu la police des frontières et l’arme atomique (illégale) franco-française, le candidat plus à gauche (prétendue, Mélenchon) chantant la Marseillaise appelant à faire couler le « sang impur » des étrangers, etc. Je suis très très loin à gauche de toute cette droite, même prétendue « à gauche ».
D7/ Concernant l’ordre, je ne préfère pas l’anarchie (triomphe du plus fort ?), mais ce qui s’appelle ordre est généralement un « ordre injuste » qui me déplait, et il est faux d’affirmer que j’en suis partisan.
D8/ Je ne connais personne qui n’est pas partisan de la sécurité, ce qu’il y a c’est que cette notion est instrumentalisée par les possédants riches voulant opprimer les pauvres rebelles. Ce n’est pas mon cas, je ne suis pas de droite, mais il est faux de dire que la gauche est contre la sécurité des gens.
D9/ La tradition, je suis à 95% contre (donc pas de droite), il n’y a guère que des trucs bénins comme les cadeaux de Noël et anniversaire annuel qui ont un peu ma sympathie, sans argumentaire clair (autre que « la tradition »). Autrefois la tradition c’était l’esclavage, le droit de cuissage, la guerre tribale, le mot tradition me semble un repoussoir plutôt qu’un facteur de respectabilité (je ne suis pas de droite).
D10/ Pour l’autorité, voir ce qui a été dit pour l’ordre ‘en D7/, ça me semble voisin. A noter que le stalinisme prétendu de gauche ou extrême-gauche est de droite ou extrême-droite sur ces points. Je me rappelle Sarkozy à droite et Valls à gauche (prétendue) voulant rétablir l’autorité des professeurs etc. or moi j’ai montré fautifs plein de profs, et j’appelle « abus de pouvoir » leur autoritarisme. Ça ne me place pas à gauche non plu’, l’Union Soviétique ou la RDA ayant pour principe l’autorité du leader et du surveillant politique. Ou, encore une fois, je suis très très loin à gauche de toute cette droite même prétendue à gauche.
D11/ Le familialisme ne me plait pas (je ne suis pas de droite). Je désapprouve la fortune immense d’héritiers oisifs, grands gagnants du monde capitaliste. Même les droits d’auteurs me choquent quand ils sont transférés aux familles de personnes décédées. Être né de tels parents n’est en rien un mérite, selon moi (et selon tout le monde pensant correctement, me semble-t-il, sauf fanatiques croyants en des familles favorites de Dieu – principe du royalisme de droit divin, d’un certain protestantisme prédestinateur, du judaïsme à descendants d'Abraham préférés de Dieu/Yahvé, des castes indiennes endogames, etc.).
D12/ Pour la justice pénale, je ne suis pas d’accord (je ne suis pas de droite) : plein de lois (et la constitution) étant totalement injustes, leur application stricte est horrible selon moi.
D13/ Pour la non-intervention de l’état dans l’économie, c’est un mensonge : quand le capitalisme s’est planté durement, en 1929 comme en 2008 (et peut-être 2020, à confirmer), les financiers sont allés quémander de l’aide aux Etats. Avoir le beurre et l’argent du beurre, c’est simplement mensonger, pas une valeur de principe, claire et/ou grandiose. Avec complicités très multiples, le mensonge perdure, mais il n’est pas crédible.
G1/ Le progrès est une notion fourre-tout presque dénuée de sens. Ce n’est pas en soi une valeur mais une approbation d’évolution prétendue bénéfique quand d’autres jugements peuvent dire que la même évolution est au contraire un mouvement de retour vers la bestialité spontanée. Je pense à l’échangisme ou au meurtre de futur bébé, notamment. Bref, je ne suis pas pour ce prétendu progrès en fait immensément contestable (même s’il est bénéfique d’avoir cassé la domination des aristocrates et du clergé).
G2/ L’égalité m’est sympathique (je suis de gauche) mais attention : le système communiste s’est effondré en abusant de ce principe de rétribution automatique sans mérite : les agriculteurs ne récoltaient pas (d’où pénurie/famine) car pas davantage payés s’ils se donnaient cette peine, etc. A mon avis, il faut égalité entre les méritants pas entre tous. Et comme ça signifie qu’un travail de peine mérite autant ou plus qu’un travail de col blanc (au contraire du système capitaliste, à financiers surpayés en minimisant le salaire ouvrier), ça signifie qu’un travail d’ouvrier chinois mérite autant qu’un travail d’ici (ce qui est contraire au nationalisme, de gauche française « avant moi » comme de droite française).
G3/ La solidarité me parait une notion confuse, notamment depuis le mouvement polonais Solidarnosc ayant lutté contre le communisme de partage obligatoire. Beaucoup de bla-bla dans cette notion semble-t-il.
G4/ L’insoumission me plait un peu face à la loi injuste, l’ordre injuste, mais les gens en colère sans raison (ou croyant crédulement des idiots affirmant n’importe quoi) me déplaisent aussi. Je suis choqué par les lycéens/étudiants improductifs prétendant actuellement faire la grève car ils croient les scientifiques sans avoir idée des mensonges inhérents à ce domaine, l’incompétence hurlante ne m’est pas sympathique, non. Pas plus que l’oppression par le menteur interdisant contestation, ce n’est pas simple.
G5/ La tolérance est une notion peu claire : en URSS (dit très à gauche), la sympathie capitaliste ou individualiste était punie de prison/goulag/internement psychiatrique ou mise à mort, c’était un contraire de la tolérance, et la loi Gayssot d’origine communiste approuvée par les prétendus libéraux casse en France la liberté d’opinion, la tolérance proprement dite. A l’inverse, aux USA se disant champions de la liberté, de la tolérance, sont autorisés le Ku-Klux-Klan ouvertement raciste, le néo-nazisme raciste, ce que je n’aime pas, mais une chasse aux sorcières (incohérente) est intervenue contre les sympathies communistes, c’est une affaire de bla-bla menteur presque partout.
G6/ Dire que la justice sociale est un objectif de la gauche me parait mensonger : les gauches françaises se battent pour préserver ou accroître les privilèges des fonctionnaires français, voulus toujours plus nombreux, en laissant tomber les vrais humbles que sont les petits employés du privé, effectivement exploités par des fortunés plus ou moins oisifs. Le principe est de conforter les petits privilégiés (fonctionnaires) en faisant cracher du fric aux grands privilégiés (patrons et hauts cadres du privé, actionnaires) qui l’obtiendront en pressurant davantage encore les petits employés du privé, abandonnés par la fausse gauche, et à protéger eux avant tout selon l’humbilisme, qui est non-« gauche » ou est « vraie-gauche ». Ça, ce serait de la vraie justice sociale, au profit des humbles pas au profit de petits privilégiés en écrasant toujours les humbles méritants. Oui, il y a des grands privilégiés à abattre aussi mais c’est l’abolition de tous les privilèges qui serait la justice, la vraie.
G7/ Concernant la nationalisation des biens communs et services publics, c’est là encore une confusion totale. Je suis contre les deux pans opposés. Contre la fortune immense d’exploiteurs privés dominants de quasi-esclaves, mais aussi : contre le statut de fonctionnaire dissuadant de l’effort et du respect envers les clients. J’ai inventé la solution, humbiliste, qui n’est ni de gauche ni de droite : effort privé sans fortunes injustes.
G8/ La planification de l’économie a été organisée en France par De Gaulle, avec un dirigisme de droite, il n’est pas clair d’en faire une idée de gauche. Par ailleurs, j’ai entendu parler de route forestière en Amérique du Sud, s’arrêtant au milieu de nulle part car les fonds prévus au plan concerné étaient épuisés donc stop (éternel, gaspillage, si le plan suivant privilégie d’autres buts). Inversement, le libéralisme absolu semble en crise assez souvent et appelle au secours les états pour fonctionner, ce n’est pas crédible comme idéal efficace.
DG0/ Pour en revenir au principe indépendamment des digressions contradictoires, je repartirai du principe Gauche = partager entre les méritants de base, Droite = réserver le luxe au très puissant, ses domestiques en profitant un peu. Au début, hésitant entre royauté et démocratie c’était clair : Démocratie = Gauche, Royauté = Droite. Ensuite avec les luttes ouvrières pré-communistes, c’était clair encore : Partage = Gauche, Luxe des possédants et Misère des travailleurs = Droite. A mon avis, le troisième temps est le monde mondialisé : Partage mondial (« bol de riz » à chaque travailleur) = Gauche, Confort des statuts (fonctionnaire, occidental, « bourgeois ») = Droite. Ce qui m’arrive est que des personnes nationalistes (sans le dire, keynésiennes par exemple) refusent le troisième mouvement pour rester bloquées éternellement sur le second, l’accès au mieux par statut (fonctionnaire, occidental, etc.) étant à l’époque dit « idéal de la gauche », alors que c’est un privilège de droite dans le troisième mouvement, humaniste sans frontières xénophobes (= sans archaïsme tribal).
DG0’/ Le reste du texte Wikipedia propose une opposition intéressante « Droite = ʺLiberté > Egalitéʺ ; Gauche = ʺEgalité > Libertéʺ ». Mais ça me semble mensonger : pour la droite, il n’y a absolument pas liberté de prendre la fortune du riche mais verrouillage policier empêchant le partage (pour les travailleurs de peine) ni liberté du peuple de prendre le pouvoir du gouvernant (référendum d’initiative populaire sciemment interdit) ; pour la gauche française, les étrangers sont inférieurs rejetés (et/ou exploités) et non égaux, et les non-« représentants » ne sont pas égaux aux prétendus représentants (référendum d’initiative populaire pareillement interdit). La position humbiliste serait une vraie gauche sans xénophobie : ʺégalité entre tous humains > liberté d’être xénophobe tribalʺ, et vraie droite aussi sans plu’ de mensonge : ʺliberté de référendum d’initiative populaire > égalité de tous (en fait fliquage de tous les prétendus inférieurs par le chef)ʺ. Bien sûr intervient tout de suite (dans mon système) la réserve n°1G pour échapper au piège communiste : ʺégalité entre tous les travailleurs, pas égalité de revenu entre le refuseur de travail et le travailleur courageuxʺ. La réserve n°1D serait ʺle droit à la contestation argumentée, sans dictature oppressiveʺ.
DG0ʺ/ Un autre passage de l’article Wikipedia dit que le clivage gauche/droite est maintenant remplacé par nationalistes/européens, mais les humbilistes démocrondes ne sont ni l’un ni l’autre : mondialistes humanistes antinationalistes même avec pseudo-nation européenne (ne faisant que bouger le même problème des frontières injustes).
DG0’’’/ Il me semble que la définition la plus simple de gauche et droite est compatible avec l’ancien temps royal, le temps ouvrier moderne et le temps post-moderne mondial futur : la droite, c’est favoriser les très riches (qui ruisselleront sur des pauvres et indigents en bénéficiant indirectement) ; la gauche c’est casser les privilèges pour rétribuer le mérite des petits travailleurs. Entre humbilistes, marxistes, républicains, royalistes, il y a une flèche de gauche à droite, pas une simple dichotomie gauche/droite éternelle, et si les humbilistes protestent contre les petits privilèges fonctionnaires (car privilégiés) comme les républicains (car couteux pour leurs privilèges de riches), c’est une coïncidence, en rien un indice indéniable séparant gauche et droite. De même, l’opposition à la grève fait se rejoindre les opposants aux marxistes (et apparentés), qu’ils se situent à gauche d’eux (voulant interdire la richesse par référendum d’initiative populaire, sans faire perdre aux entreprises leurs clients d’où banqueroute) ou bien se situent à droite d’eux (voulant fortune exploiteuse tranquille). Enfin, en ces temps de confinement, on entend dire que les agriculteurs n'ont pas assez de main d’œuvre pour récolter car leurs travailleurs viennent de l’étranger, les chômeurs refusant avec plein accord de la « gauche » ces tâches désagréables et peu payées, ce que condamnent les gens de droite (refusant de payer plu’ cher ce qui ferait perdre la fortune des patrons) et les humbilistes à gauche de la fausse gauche (expliquant que les étrangers travailleurs, injustement méprisés, ont davantage de mérite que les locaux refuseurs de travail et locaux patrons). Attention aux simplifications aveugles, simplistes oui, manichéennes à tort. Non, tout ce qui n’est pas « fausse gauche » n’est pas de droite, pas du tout.
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Malentendu sur le marxisme, 12/04/2020
   Répondant à un ancien courrier, mon ami contradicteur me dit : « je n’utilise pas le mot prolétaire, n’étant pas contrairement à ce que tu peux croire, marxiste. Même si le mot est antérieur à Marx. Mais si on utilise une analyse marxiste, les ouvriers occidentaux n’ont pas de moyens de production et sont donc des prolétaires. Ils n’exploitent donc pas leurs homologues asiatiques. Il faudrait que tu songes à avoir un peu de cohérence. Quant à Dumont, dont je ne connais pas la pensée, je ne sais pas ce qu’il veut dire « les ouvriers se sont embourgeoisés ». Condamner les pauvres et encenser les encore plus pauvres, ça c’est la droite, en effet. Mais je n interdis pas d’en être, je le répète. Ta vision reste toujours : les pauvres occidentaux exploitent les pauvres du tiers monde mais surtout pas les riches occidentaux ou non. Comme si la caissière de supermarché et le manœuvre du chantier du coin décidaient de la stratégie économique occidentale ».
   Je réponds :
   Je ne te pense pas marxiste, je n’ai pas lu Le capital et je ne sais pas bien ce que ce terme marxiste veut dire (peut-être contredit par Lénine disant l’appliquer, etc.). J’entends ton analyse dite « marxiste éventuelle », et je la trouve périmée inadéquate, n’appelant nullement à m’y plier pour avoir ce que tu appelles cohérence. Apparemment, cette analyse marxiste est un simplisme manichéen, avec d’un côté les riches possesseurs oisifs, de l’autre les pauvres travailleurs créant le profit sans en voir le bénéfice, et aucun tiers état envisageable entre les deux ou à côté, ça ne correspond pas au monde actuel du tout. Actuellement, il y a quantité de profiteurs de privilèges qui, sans être richissimes possesseurs exploiteurs, bénéficient d’avantages indus, aux dépens des vrais travailleurs (miséreux extrêmes ou indûment avantagés eux-mêmes). Peut-être que ça n’existait pas au temps de Marx, je ne sais pas et je m’en fous un peu, je me contente d’analyser le monde présent.
   J’appelle travailleurs prolétaires injustement exploités les ouvriers chinois, alors qu'au contraire les petits ouvriers d’Occident (et même chômeurs d’Occident refusant le travail de peine agricole ou autre) sont eux infiniment plus riches en pouvoir d’achat, non pas qu’ils l’aient organisé eux-mêmes mais bénéficiant des saloperies géopolitiques héritées de la colonisation (et décolonisation partielle contrôlée). Je crois qu’en justice pénale, on appelle coupables non seulement le voleur mais le receleur de biens volés (même s’il n’a pas volé lui-même), j’applique la même grille de lecture aux profiteurs de pourriture non générée par eux-mêmes, et je m’inclus dans ce lot, moi pas chinois achetant à vil prix des vêtements ou jouets que les ouvriers chinois (bien plus travailleurs que moi, 60 heures par semaine payés misérablement) n’ont pas les moyens de s’offrir. Ça ne fait en rien de moi un milliardaire capitaliste gendarmant le monde, c’est simplement une moche position de profiteur.
   J’ai lu deux gros livres de René Dumont, agronome professionnel puis tiers-mondiste puis écologiste précurseur. Quand il dit que les ouvriers occidentaux se sont embourgeoisés, c’est l’idée que je présentais ci-dessus : nous (petits occidentaux non millionnaires) ne sommes plu’ des miséreux tout en bas de l’échelle, nous sommes assez confortablement installés en sous-payant les vrais travailleurs miséreux, exploités à l’étranger (pas par nous-mêmes frappant à coups de fouet, mais nous en profitons par chaque acte d’achat peu-cher).
   Il est totalement erroné d’affirmer que le principe de droite consiste à favoriser les très très pauvres en condamnant les « un peu pauvres ». Le principe de droite est de préserver les riches, que je condamne tout au contraire ! Contresens absolu que de me dire de droite. Ça m’a « travaillé » cette nuit, et je me suis levé tout à l’heure écrire un ajout à mon site démolissant le finalement-très-fortuné créateur de l’entreprise qui m’a employé une trentaine d’années : http://www.kristofmeunier.fr/biograf0.htm . Je suis (en imagination/vision théorique) un casseur de richesse indue, ce qui est immensément à gauche de la fausse gauche même se disant extrême-gauche en France. Me dire de droite est un contresens absolu, que je prends comme une insulte atroce, je le répète moi aussi.
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Discussion serrée, 16/04/2020
   Mon correspondant répond point par point à mon analyse de définitions (du 09/04/2020) et c’est très intéressant à discuter. Je le cite (en italique) avant de re-répondre (après -->) :
La définition que tu tires de Wikipedia est globalement fausse. C’est une certaine droite justement qui définit la droite comme la liberté et la gauche l’égalité.
--> Effectivement, si l’article Wikipedia exprimait un point de vue de droite et non neutre, il serait faux que je m’y sois référé pour clarifier. Toutefois, quand cet article disait que gauche et droite se revendiquent le camp unique de la liberté et de la justice, ça me semblait équilibré plutôt que partisan.
Le problème c’est que les deux notions sont liées intimement et les opposer n’a pas de sens. La liberté du renard libre dans un poulailler libre ne peut se concevoir que dans l’égalité des droits c’est à dire pour le renard et les poules le droit à la vie. Et cela se joue à tous les niveaux que tu cites : libéralisme, ordre etc…
--> J’avoue ne pas bien comprendre, mais c’est annoncé comme expliqué plus loin. Par ailleurs, je le disais moi-même : il est faux que la liberté est le principe de la droite, qui est au contraire opposée au partage qu’elle empêche avec une police armée omniprésente, une justice à ses ordres, etc. Par ailleurs, l’égalité des droits (principe de gauche) s’est démontrée idiote en URSS, le refuseur de travail ayant théoriquement les mêmes droits à rétribution que le travailleur assidu, d’où travail nul (chacun optimisant son propre ratio réconfort/effort) ou très minime (consenti de mauvaise grâce face à oppression permanente anti-liberté individuelle) ; cela n’a toujours pas été compris, le programme socialiste de 2017 ayant été « le salaire universel ».
1) J’ai déjà répondu et je n’aurai qu’une remarque. La loi Gayssot a été votée par une chambre où les communistes étaient largement minoritaires.
--> Ça ne me contredit pas : je le disais clairement, la loi Gayssot d’origine communiste (confirmant que le communisme est anti-liberté) a été approuvée par les soi-disant libéraux (menteurs, en fait anti-liberté d’opinion). Même si la droite (alors majoritaire en France) se confirme donc anti-liberté, ça confirme que cette gauche-là est anti-liberté aussi. En fait, je ne pense pas que les communistes aient là voulu faire acte de dictature, leur but était seulement de faire classer criminel le « populiste »/populaire Jean-Marie Le Pen qui prenait les voix de l’électorat communiste en criant contre « les bourgeois juifs », les communistes rejoignant là très ponctuellement la droite modérée bourgeoise.
2) et 3) Toujours la même chose : soit tu es contre le capitalisme et tes remarques et suggestions le concernant n’ont plus de portée ou tu es pour et adieu la confiscation des hauts revenus surtout que tu es contre tout impôt, un racket selon toi.
--> Je suis contre le capitalisme (contre l’argent-roi, les héritages, la publicité, etc.), et je détaille cette opposition au contraire. Par ailleurs, confisquer les hauts revenus indus n’exige en rien d’être favorable au capitalisme. Enfin, je l’ai expliqué maintes fois, je suis contre l’impôt au profit de fonctionnaires privilégiés, ça n’empêche en rien de forcer au partage les capitalistes (avec les humbles du privé, les clients, les travailleurs étrangers, etc.).
4) La propriété collective, par exemple chez les quechuas ne va pas jusqu’au partage des femmes.
--> Il y a différentes contradictions, oui. Si on va à l’absolu « La propriété c’est le vol » (selon Proudhon ai-je entendu dire), la propriété de conjoint est un scandale tout autant que de bien matériel, et une reine de beauté convoitée par des milliers d’hommes ne pourrait se réserver à un seul (ou à une seule femme si c’est son truc), toute propriété privée étant abolie. Inversement, la droite dure pourrait dire : notre focus sur la propriété privée est minuscule, la population toute entière partage les mairies, les écoles publiques, etc. Ce n’est pas le sujet : on n’est pas à choisir entre 100% privé et 0% privé mais à diriger les différents partages éventuels, un par un, plutôt vers le partage ou vers le non-partage.
5) Je ne sais pas non plus ce qu’est le mérite, C’est peut-être la seule fois où on sera d’accord, champagne !
--> Il est bien que nous soyons d’accord, mais le chemin pour arriver à cette vue commune n’a pas été le même. Contrairement à lui, j’ai été couvert de lauriers par le système scolaire (en lycée huppé, préparant la prétendue « Elite »), et si je le récuse c’est à mes propres dépens, même si ça me parait une lucidité obligatoire.
6) La notion de nation est plutôt à l’origine de gauche mais elle est plutôt passée à droite même si elle subsiste à gauche, comme chez Chevènement par exemple. J’ai déjà répondu sur le « sang impur » que tu prends dans un total anachronisme et à contresens.
--> Je me contrefiche de ce qu’a pensé untel ou untel classé à gauche ou pas en 1823 par exemple. Le principe de la gauche est l’humanisme égalitaire anti-privilèges, or la Nation excluant les étrangers est antihumaniste (pro-privilèges aux compatriotes), donc de droite (ou fausse gauche) comme les mouvements pro-aristocrates, puis pro-bourgeois, et donc ensuite pro-compatriotes. Pour le « sang impur », j’ai expliqué ailleurs que le contresens n’est pas mien mais opposé : il ne fallait surtout pas parler de qualité de sang si c’étaient les actes qui étaient condamnés.
7) L’ordre devrait être un ordre non pas juste mais dans la justice. C’est encore une fois une notion dont on ne peut séparer l’examen sans se référer à liberté, égalité, fraternité voir 1).
--> Je n’y comprends rien : une justice injuste me parait contradictoire, et c’est effectivement la situation ici et maintenant, hélas.
8) « Sécurité » même motif même punition qu’au paragraphe précédent.
--> Donc je continue à ne rien y comprendre.
9) La tradition n’est pas forcément de droite, par exemple le premier Mai.
--> L’argument est pertinent, et j’ajouterai que les grèves chroniques des fonctionnaires français ou les piquets de grève sont des traditions qui se disent de gauche. Il n’empêche que : privilégier la tradition contre l’examen sans a priori ne semble servir qu’à préserver les avantages indus, les forces dominantes passées, ce qui marque la droite et la fausse gauche (anti-« humbles sans force »).
10) Effectivement l’autorité et le même problème que l’ordre. L’autorité ne peut en démocratie que s’exercer pour le bien commun bien loin de la vision de ce facho de Valls.
--> « En démocratie » est l’expression centrale, du malentendu : nous ne sommes pas en démocratie avec pouvoir au peuple (le référendum d’initiative populaire est interdit en France), nous sommes en république, les faux-représentants se comportant systématiquement en dictateurs (avec un tout petit peu de retenue, pour ne pas flinguer complètement leur réélection éventuelle à terme, même si les sortants sont systématiquement virés – Mitterrand et Chirac ont certes été réélus, mais c’est qu’avec septennat ils avaient perdu les législatives entretemps donc les électeurs viraient le menteur premier ministre au pouvoir.
11) Je pense que tu ne parles pas de « familialisme » mais de népotisme. En théorie condamné par la droite et la gauche.
--> Euh, je ne connais pas bien la différence. Internet me dit « Népotisme = Abus qu'une personne en place fait de son influence en faveur de sa famille, de ses amis. ; Familialisme = Tendance à donner une place prépondérante et excessive au noyau familial dans la société. » Ce qu’il me semblait sur le sujet, c’est que la droite veut la richesse des héritiers de riches alors que la gauche veut la redistribution au profit des travailleurs créant la richesse. Il y a opposition franche (et je suis de gauche sur ce sujet) mais ça ne cadre pas bien avec les deux définitions en question.
12) et 13) On revient au 1).
--> Donc déjà vu.
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Résistances keynésienne et Gilets Jaunes, 18/04/2020
   Mon ami contradicteur objecte cette fois : « 1/ Tu refuses toujours mes explications « keynésiennes ». J’ai utilisé tous les arguments, très convaincants. tant pis. 2/ La droite a pris l’argent des pauvres occidentaux, vaguement baptisés « classes moyennes » pour le donner aux riches des pays émergents. C’est le sens de la révolte des gilets jaunes. A toi le droit de le nier. »
  Je lui ai répondu : « 1/ Tu dis tes explication keynésiennes très convaincantes mais elles ne me convainquent en rien, comment tu expliques ça ? La pratique du déficit chronique depuis des décennies est en France : keynésienne, me semble-t-il, et tu ne m’as jamais expliqué son bien-fondé. La clôture nationaliste requise par le keynésianisme (économie fermée) me semble xénophobe, mais tu ne m’as jamais expliqué le contraire, ni comment les keynésiens se fournissent en pétrole etc. Ce n’est pas que je refuse sans arguments, en niant absurdement toutes les évidences, c’est que j’ai le sentiment de n’avoir pas reçu les réponses à mes objections ultra-sérieuses.
2/ Je ne te crois pas quand tu dis que « la droite a pris l’argent des classes dites moyennes d’ici, pauvres en fait, pour les donner aux riches des pays émergents, c’est le sens de la révolte Gilets Jaunes ». Tout d’abord, isoler un sens et un seul à la révolte Gilets Jaunes me parait osé. C’était davantage me semble-t-il une protestation dans tous les sens : le petit commerçant se plaint des charges, le chômeur (ou la mère célibataire) se plai(gne)nt de l’insuffisance des aides et le campagnard de la fermeture des bureaux de poste locaux (les deux anti-impôts/pro-impôts sont contradictoires, incompatibles), d’autres se plaignent de la république mal représentative (d’où les cris pour le ric). Ensuite, mon épouse vote à droite, et elle ne veut en rien de rien nous appauvrir, ce n’est pas du tout vrai : elle veut payer moins d’impôts quand la gauche par principe assomme d’impôts (théoriquement redistributeurs, mais inefficacement d’où chute commune des classes moyennes et des aidés). Enfin, tu classes peut-être (ou sûrement) Hollande et Valls à droite, ce qui signifie que tu accuses l’UMPS d’avoir voulu enlever l’argent des classes moyennes pour le donner aux riches de l’ex tiers-monde. Ça me semble du roman imaginatif. Le principe de la mondialisation, effectivement voulue par l’UMPS (et refusée par Mélenchon-LePen), a été de fournir aux classes moyennes consommatrices de France comme ailleurs en occident les produits à prix très bas fabriqués en Asie par semi-esclaves. Ce n’est pas une dépossession mais un cadeau. Oui, tu vas objecter immédiatement et tu as raison : en flinguant les emplois ici, cette politique est aberrante, fonçant dans le mur, mais à mon avis la vraie droite (dite « les républicains » bêtement comme si le PS ou Démocrates US n’étaient pas en faveur aussi de la république) s’en fiche en disant secrètement « tant pis si les classes moyennes d’ici disparaissent, du moment que nous riches on a un max de fric et de produits pas chers » et la fausse gauche abusivement dite socialiste en France s’en fiche en disant secrètement « tant pis si les gens du privé ici disparaissent, du moment que nos fonctionnaires non soumis à la concurrence ont un niveau de vie génial ». Enfin, les riches partisans de la mondialisation pour leur fortune à eux ne cherchent pas, à mon avis, à enrichir spécifiquement leurs compères riches des pays émergents, ils s’en fichent comment ces pays se partagent le peu d’argent (et beaucoup de travail) qu’on leur donne, tu me sembles faire un procès d’intention pour aider à classer en « mal honteux » ceux qui ne partagent pas ta vision des choses. Enfin, je te rappelle que, parmi les non-UMPS-LaRem, ce n’est pas Mélenchon qui a le leadership mais Le Pen, ce n’est pas « la droite » globalement qui veut le mouvement que tu dénonces. D’ailleurs qu’elle s’appelle « droite modérée et gauche modérée » est risible, puisqu’elle est fanatiquement délocalisatrice, très extrémiste en ce sens… ».
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Impossible à faire comprendre ?, 21/04/2020
   Mon ami contradicteur semble indiquer que je parle totalement dans le vide. Echanges récents :
– [Lui] Une fois de plus tu t’enferres dans tes positions de droite. L’idée que les salariés et notamment les plus pauvres sont mal traités n’est pas seulement marxiste mais de gauche et c’est d’ailleurs cela qui la définit. Le marxisme est une des doctrines de gauche parmi tant d’autres dont beaucoup sont antérieures au marxisme. Ta position assimilant toute contestation sociale à du marxisme est typique de la droite et d’une droite déjà bien charpentée. Je minimise mes termes au maximum. Trouves tu normal que 1% des plus riches possèdent 40% de la richesse du pays ? Apparemment oui ce qui te classes encore une fois à droite et je pourrais multiplier les exemples. Je te laisse à ton conservatisme, conservatisme que tu as le droit bien sûr de défendre.
– [Moi] Je répète pour la quatre-millième fois que selon moi la fortune est illégitime car acquise injustement aux dépens d’autrui. Tu refuses d’entendre, ce n’est pas de ma faute, mais que tu répètes encore et encore et encore que j’approuve ces fortunes immenses est lassant, pourquoi refuses-tu d’entendre mon démenti explicite ? Ceci dit, les salariés les plus pauvres actuellement ne sont absolument pas les fonctionnaires français mais les ouvriers chinois, c’est ce que je dis, c’est ce constat la vraie gauche et la droite c’est toi, variante centre-droit quand Macron et Sarkozy sont encore plus à droite. Je l’ai encore démontré dans ma grande analyse d’hier, je ne sais pas si tu l’as lue.
– [Lui] Et moi pour la cinq-millième fois, je te dis que considérer les pauvres des pays riches comme des privilégiés ne fait que pérenniser le système que tu prétends dénoncer comme ce fameux patron américain, dont j’ai eu grand tort d’oublier le nom, l’a dit. Il propose exactement ce que tu veux.
– [Moi] Si ce que tu dis étais juste, le patron en question ne serait pas « fameux » en Amérique mais banni comme socialo-communiste (sans qu’il le soit mais par suspicion là-bas envers l’esprit égalitariste, opposé à la mentalité dominante là-bas visant à « faire fortune personnellement », « devenir un winner »). /Là où par contre j’entraperçois une (fausse) convergence partielle, c’est quand les milliardaires capitalistes (étasuniens notamment) affirment que les ouvriers occidentaux sont trop payés, et ils veulent un système à deux classes seulement : les très riches possesseurs ayant le capital (eux-mêmes, petite poignée) et la masse méprisée des exécutants laborieux (à aligner sur les semi-esclaves chinois). Effectivement, je rejoins minusculement ce point de vue quand je dis choquant la supériorité en niveau de vie des ouvriers occidentaux sur les ouvriers asiatiques, mais je le dis de manière immensément différente : sans du tout vouloir la caste des hyper-riches, qu’au contraire je ruinerais, ce qui change absolument tout, ce que cinq mille fois tu refuses d’entendre, cinq mille fois à tort… (et j’ai répété mille fois que cette ruine se ferait sans impôt pour fonctionnaires privilégiés, ce que tu refuses d’entendre aussi).
– [Lui] Ce patron américain dont je ne me souviens décidemment pas du nom n’a jamais été traité de socialo communiste. Il ne voulait pas faire payer les riches pour les pauvres, à commencer pour lui. /Effectivement, quel aveu de ta part, tu vois bien que tu es de droite.
– [Moi] Si tu avais mis 4 points d’exclamation à la fin de ta dernière phrase, j’aurais « compris »/pensé que tu plaisantais, en jouant la mauvaise foi totale, pour rire, mais apparemment tu es sérieux, c’est inouï, comme un malentendu puissance mille (ou davantage). Ma conception d’autrui comme possible incarnation virtuelle d’une part du moi qui rêve (peut-être) m’empêche de conclure que tu es nul inaccessible au raisonnement honnête, je me dis systématiquement que c’est moi qui ai mal expliqué. Je recommence donc encore une fois, en soupirant, en simplifiant puisque la pensée détaillée n’est pas reçue. /Prenons un régime politique à 3 courants : les royalistes de droite ou extrême-droite (voulant toutes les richesses françaises pour 1 seule famille, ou mille personnes avec les cousins de sang bleu), le centre (ex-droite-modérée/centre/fausse gauche, voulant toutes les richesses françaises pour une petite classe bourgeoise de deux millions de personnes fortes en orthographe piégeuse franco-française), la vraie gauche trotskiste ou humbiliste (voulant une frugalité sans privilèges et sur la Terre entière, ce que tu appelles l’odieux « bol de riz »). J’ai énoncé ça à ma façon avec gauche = grand partage, droite = anti-partage, sans me préoccuper de ta classification, historico-centrée j’en reparlerai (gauche = nouveau, droite = retour à l’ancien). C’est clair dans mon esprit, il y a gradation en matière de partage : gauche > centre > droite, ou en matière de privilèges : droite royaliste > centre > gauche. Mais, effectivement, dans les oppositions au centre actuellement au pouvoir, les « extrêmes » se rejoignent très très ponctuellement, pour dénoncer la corruption de la fausse élite bourgeoise ou le caractère menteur de l’élu au suffrage majoritaire, et là (inouï) tu conclus que la gauche voit bien qu’elle avoue être de droite ! « Les trotskystes avouent être royalistes ». Est-ce une plaisanterie ? une mauvaise foi totale ? une erreur de raisonnement de bonne foi ? Je ne sais pas, mais c’est une erreur totale, je dirais presque totalissime… /Pour en revenir à ta conception historico-centrée qui ne me convint pas : le passé était nationaliste, avec les oppositions d’empires/royaumes autrefois, puis les guerres entre républiques, etc. Maintenant, avec la globalisation mondialiste capitaliste, émerge un nouveau but : traiter en esclaves l’humanité entière sauf la toute petite caste richissime des possédants du capital, c’est nouveau, pas du tout un retour à l’antérieur donc tu classerais ça « à gauche » ??? Pour moi, c’est un anti-partage féroce donc très à droite. Et j’appelle fausse gauche ceux qui veulent le nationalisme à frontières (françaises ou européennes armées lourdement) et les privilèges à cinq millions de fonctionnaires français. Pas besoin de maîtrise en histoire pour classer à gauche ou à droite, ce n’est absolument pas le sujet (à mon avis). /J’espère avoir été plus convaincant que d’habitude, ce n’est pas sûr hélas.
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Arguments se croisant, 28/04/2020
  Mon ami contradicteur m’envoie de nouveaux éléments (que je numérote pour les discuter ensuite) :
« 1/ Tout le problème reste encore contenu dans le fait que je suis de gauche et toi de droite.
2/ Ce que je souhaite effectivement, pour tous les salariés, c’est le droit au travail, c’est à dire vivre sans période de chômage.
3/ Toi ce que tu veux c’est un salariat totalement à la merci des alea comme au 18ème siècle.
4/ Les allocations familiales sont plutôt de droite, c’est même d’ailleurs les seules allocations que la droite accepte vraiment.
5/ Ceci dit il n’y a pas de raison pour que la gauche les refuse.
6/ Je crois qu’on peut peut-être parler de consensus. Rarissime en France.
7/ Encore une fois, tes fantomatiques refuseurs de travail, bonjour la droite.
8/ Mais le salaire universel provient en fait d’économistes libéraux donc de droite.
9/ J’ai déjà dit que les reformes sociétales (avortement etc…) n’entrent pas à mon avis dans la différence gauche/droite.
10/ Toute notre différence continue à être toujours dans la définition des privilèges. Moi je ne les vois que chez les 0,1% des plus riches de la planète. Pas chez l’ouvrier occidental ni le chômeur que tu traites en « refuseur de travail » alors que ces derniers n’ont que le choix de crever de faim. Rapproche-toi des organisations caritatives pas toutes d’extrême gauche pour t’en convaincre.
»
  Je réponds :
1/ Selon ma définition, la gauche c’est le partage au mérite entre tous les travailleurs équitablement, la droite c’est le privilège « au statut » (autrefois : sang bleu, puis : propriétaire détenteur de capital, puis : occidental héritier de richesse locale). En refusant à la fois domination du riche occident et du riche détenteur de capital (indû selon moi), je suis donc de gauche et mon ami est de droite, sous la dernière forme, qui est la richesse keynésienne en économie fermée hostile aux travailleurs étrangers, et bien-être des fonctionnaires français avec rendement de type communiste tranquille pour un salaire de type privé à la dure.
2/ Le terme « droit au travail » me déplait. Si un mendiant refuse le travail, il décline ce droit, est-ce magnifique ? Inversement, si les individus sont habilités à exiger un travail, cela pourrait être fourni sous forme de travail à la dure, de type récolte agricole, or cela les chômeurs occidentaux le refusent : les agriculteurs français disent que la plupart de leurs employés viennent des pays du Sud (ce qui pose problème avec la fermeture des frontières pour raison covid-19 prétendue), les agriculteurs britanniques craignent de ne plu’ pouvoir récolter car leurs employés sont étrangers (interdits de venue après le brexit), les agriculteurs australiens emploient des étudiants étrangers pour les récoltes (que ne veulent pas faire les locaux). Donc le « doit au travail » requis par nos chômeurs concerne sans le dire « un travail pas trop dur et assez bien payé », ça ne me semble pas un droit mais un caprice d’enfant gâté, quand les vrais travailleurs, asiatiques, se satisfont par nécessité de travail dur et peu payé. Le mérite est là-bas, les exigences énormes ici me paraissent infondées, injustes.
3/ Les aléas de la vie professionnelle semblent le prix à payer pour la relative opulence des pays non communistes. Si tout est organisé, sans risque aucun, comme pour nos fonctionnaires, la qualité du travail s’effondre (mépris du client/usager, horaires exigés tranquilles, etc.). Normalement ça se paie par un salaire misérable, mais les fonctionnaires français l’ignorent, habitués à un salaire de type privé, réquisitionné par les impôts sur le monde privé performant/risqué.
4/ Les allocations familiales sont un revenu indépendant du travail/mérite, ce qui me parait injuste. Rétribuer l’apport de nouveaux enfants à la nation, à frontières bouclées dans une humanité en surpopulation chronique, constitue un manifeste de nationalisme antihumaniste. C’est effectivement de droite et je n’aime pas ça.
5/ La fausse gauche voulant le paiement de chacun même refuseur de travail applaudit ces allocations familiales, c’est compréhensible, mais la vraie gauche humbiliste n’aime pas ça.
6/ Les humbilistes démentent le prétendu consensus (ne concernant que les puissants au pouvoir, et ceux habilités à constituer opposition officielle).
7/ Un mendiant est généralement un refuseur de travail qui s’assume tel. Un chômeur disant que tel travail est trop pénible, ou pas assez payé : pareil. Quand on n’aime pas ces statuts rendus vivables par ponction sur les méritoires travailleurs, ce n’est pas la droite mais la gauche. La droite, ce sont des richissimes exploiteurs du travail de peine, donnant l’aumône pour que survivent les refuseurs de travail considérés comme seuls à plaindre, principe de l’injustice à mon avis.
8/ Ne pas reconnaître le mérite du travail effectif est effectivement de droite, mais la fausse gauche la rejoint là.
9/ Effectivement, ces réformes sociétales comme l’avortement n’ont aucun rapport avec le juste et/ou efficace partage des richesses (éventuelles).
10/ D’un point de vue asiatique, majoritaire sur la planète, « être blanc » (occidental) c’est être injustement riche (receleur héritier des colonialistes ayant méprisé/dévalisé l’homme jaune/brun/rouge). Effectivement, je suis très anormal en faisant un mea culpa de l’intérieur du camp occidental, mais ça me semble de la lucidité comprenant l’autre. Au contraire du misérabilisme localiste prenant prétexte qu’il y a presque toujours plus riche que soi. Sur le principe, les aristocrates n’étaient pas innocents : qu’ils aient clamé que la famille royale stricto sensu gagnait bien davantage qu’eux ne justifiait en rien leur statut au-dessus du peuple travailleur de peine. Pareil pour nous occidentaux vis-à-vis des semi-esclaves chinois, à mon avis. Quant aux « sans revenus » de France, il suffit qu’ils s’adressent aux services sociaux publics pour être logés nourris, même si ce n’est pas confortable (et alcool et drogue sont interdits, ce que refusent bon nombre d’entre eux – raison principale de la létalité du statut SDF).
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Arguments étonnants, 29/04/2020
  Mon ami contradicteur m’écrit (c’est moi qui numérote) : « 1/ Les produits d’importation taxés ont permis la croissance exponentielle de la France dans les années 60. 2/ C’est toujours ta vision ultralibérale qui croit que le bon marché crée la croissance, c’est faux. 3/ Le bon marché crée la misère. 4/ Et on voit les dégâts aujourd’hui d’une France qui n’a plus d’industrie, ce que tout le monde semble découvrir, où on n’a plus des produits aussi basiques que des masques chirurgicaux et des surblouses. 5/ Continuons comme ça. »
  C’est très contestable comme d’habitude.
1/ Les taxes n’enrichissent pas les gens, ce n’est pas vrai, elles enrichissent le gouvernement (qui peut certes redistribuer en partie) en appauvrissant les gens (ou réservant les produits aux riches). C’est un des sens de la révolte Gilets Jaunes contre la hausse de taxe sur l’essence.
2/ Il est totalement faux que je souhaite la croissance. Contrairement à tous les économistes médiatisés, je souhaite la décroissance (René Dumont disait : la croissance zéro, toute amélioration devant aller au Tiers-Monde). Et l’exemple allemand indique qu’une relative opulence est possible sans croissance éternelle de la population et des dépenses publiques, une autre voie est envisageable.
3/ Effectivement, les lois du marché incluent les enchères décroissantes aboutissant à la misère, je n’ai jamais dit le contraire. Je ne suis pas un virulent approbateur des lois du marché, pas du tout. Simplement, je n’aime pas les entraves xénophobes à la libre concurrence équitable (entraves rassemblées sous le vocable « préférence nationale », plus ou moins avoué).
4/ Depuis des décennies, je m’alarmais que nos fournisseurs partent en Asie, ce n’est en rien une découverte pour moi, et c’était voulu (d’après un livre d’Alain Minc) : le but (en haut lieu) était de devenir un peuple de riches marchands en exploitant les producteurs, étrangers. Ça me choquait, même si les télés n’en parlaient pas, se focalisant sur les querelles d’égo entre politiciens célèbres. Je ne suis pas du tout un partisan de la nationaliste fermeture des frontières, mais à mon avis il fallait dévaluer immensément notre monnaie pour stopper cette fuite du travail industriel vers les pays fabriquant « moins cher » compte tenu des taux de change. Une monnaie unique mondiale et un SMIC mondial unique sont mon idéal, au contraire absolu des politiciens actuels.
5/ Il n’est absolument pas question de continuer sur la ligne macronnienne de 2017-2018, une volte-face totale ayant été effectuée en Mars 2020 (pour raison indéterminée, semblant prendre prétexte du virus covid-19, pourtant bien moins tueur que l’alcool ou le tabac volontaires). Cela remplace le libre-échange par la fermeture des frontières même intra-européennes (façon hypernationaliste), remplace le laisser-faire libéral par un état-providence rachetant tout ce qui tombe (façon socialo-communiste française). Ce qui se profile n’est donc nullement une poursuite inchangée de l’ultralibéralisme, ni un passage à ma voie mondialiste sans capitalisme, je ne sais pas où on va, mais ce n’est absolument pas une continuation tranquille, apparemment.
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Retour de voyage, 17/07/2020
  Mon ami contradicteur me réexplique ses arguments (contre moi, « accusé » en un sens), mais je pense les parer une nouvelle fois :
- Oui, je souhaite que les ouvriers français soient payés comme les ouvriers asiatiques, ça s’appelle l’égalité, l’équité, sentiment de gauche, c’est toi qui es hyper à droite nationaliste voulant la supériorité française en niveau de vie (à travail identique ou moindre).
- Dans les trente glorieuses, il y a eu certes diminution du nombre d’ouvriers (secteur secondaire) mais augmentation du nombre d’employés non industriels (secteur tertiaire), non la population française n’est pas devenue une population de chefs [d’immigrés] (avant casse des années 1980 puis gilets jaunes), erreur de ta part.
- René Dumont reste d’actualité à mon avis en ceci que les taux de changes font qu’un employé occidental est richissime comparé à un employé asiatique, à travail équivalent. Ce privilège peut effectivement être qualifié de « bourgeois » (ou autre chose) à l’échelle du monde.
- Ton idéal est la richesse et le confort personnel (en exploitant les quasi-esclaves du made in China), semble-t-il, c’est ça qui est de droite. Mon idéal (imaginaire, sans devoir l’assumer en vrai, certes) est la justice, partageant la misère du monde.
- Tu dis que la France est riche donc je suis de droite en voulant des ouvriers pauvres. Erreur puissance 1000 ! (et avec le point d’exclamation, j’assume le sens éventuel « factorielle 1000 »…). Je souhaite la suppression des frontières donc de la France riche, pour enfin partager avec les vrais travailleurs, c’est entièrement de gauche anti-droite, c’est toi qui es droite-toute (variante « fausse-gauche, pro-fonctionnaires »).
  Par ailleurs, j’ai répondu à un autre de ses mails, répétant qu’avoir arrêté le keynésianisme avait stoppé la prospérité des trente glorieuses, et disant que j’attribue de manière aberrante les délocalisations aux pauvres (d’ici) comme d’autres les attribuent absurdement à la CGT :
- On m’a prêté le livre de l’économiste Daniel Cohen « La prospérité du Vice. Une introduction (inquiète) à l’économie », chez Le Livre de Poche 2009. (Hum, je l’ai lu bien que je doutais de son intérêt, ça me semblait publié car signé Cohen ou Levy pas Meunier ou Dupont). Il y est affirmé comme la plus grande évidence que « les trente glorieuses » étaient une période totalement privilégiée, liée au rattrapage par la France (et autres pays d’Europe de l’Ouest) du niveau de vie américain, et cette croissance ne pouvait absolument pas durer, est-il affirmé doctement, comme la plus grande évidence, totalement opposée à ta prétendue évidence à toi (fanatisme contre fanatisme ?). Il semble donc en tout cas qu’il n’y a rigoureusement aucune ligne droite des prétendus « faits » à tes conclusions, des économistes clamant le total contraire. Il est même dit en clair que la crise de l’OPEP en 1974 puis 1978 a cassé les principes de la prospérité occidentale d’alors, et restaurer le keynésianisme ne recréerait pas la croissance des trente glorieuses. Reagan et Thatcher, face à la crise, ont tenté autre chose, anti-keynésien oui et sans grand succès finalement, et le keynésianisme redevient à la mode (après crise de 2008), mais sans garantie de faire mieux durablement en prospérité.
- Pour ce qui est des délocalisations, je raisonne comme les romans d’Agatha Christie que ma grand-mère me faisait lire quand j’étais enfant : « à qui profite le crime ? ». Je vois des perdants des délocalisations, les petits employés perdant leur boulot, et trois classes de « gagnants » : les fonctionnaires non soumis à la concurrence (et ayant tout intérêt à acheter les produits moins chers d’ailleurs), les CGTistes communistes (voulant la ruine de l’industrie occidentale pour que les foules mécontentes fassent la révolution prolétarienne ici), les riches rentiers actionnaires (tirant bénéfice du commerce inéquitable à producteurs asiatiques quasi-esclaves). Oui, je confirme tout ça, et non, ça ne dit en rien que « c’est la faute des pauvres ». Et oui, je suis de gauche pro-travailleurs (surtout asiatiques), à la différence de toi qui est de fausse-gauche (pro-privilèges fonctionnaires, même si tu n’es pas communiste pro-CGT).
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Dicussion intéressante, 09/08/2020
  Mon ami contradicteur m’envoie diverses remarques utiles, dans une lettre :
• « J’aimerais assez que tu définisses ce que tu appelles l’ultra-gauche. »
  Ma réponse : Je n’ai pas les idées claires sur ce qu’est ou non l’ultra-gauche, l’extrême-gauche, en grande partie ma classification se bâtit à partir de ce que j’entends et je sais que toi tu affirmes que la télé ment, alors effectivement mon vague classement serait faux. Si j’ai bien compris (et c’est pas sûr du tout), la télé classe à « gauche modérée » ce que tu appelles centre-droit (Mitterrand après 1983, François Hollande, Parti Socialiste actuel, etc.). Du coup, ce qui est « plus à gauche que ça », la télé et moi on appelle ça extrême-gauche et toi « gauche », OK, je crois comprendre. Du coup, ce qui est « encore plus à gauche que l’extrême-gauche (de Mélenchon, Besancenot) », je l’appelle ultra-gauche et pour toi ça n’a pas de sens (puisque ce serait l’extrême-gauche ?). Oui, tout vient du malentendu sur la classification du PS à partir de 1983, ou de la « social-démocratie » au niveau européen peut-être, si tu considères que la gauche européenne est à droite aussi. Personnellement, je serais d’avis d’abandonner ces mots de gauche et droite, qui sont par principe relatifs donc dénués de sens propre. Si à l’élection législative 2022, il y a 55% de lepenniens [actuellement dits extrême-droite], 40% de sarkozystes [actuellement dits droite franche], 5% de macronistes [actuellement dits centre droit], alors dans l’assemblée « à gauche » seront assis les sarkozystes et à l’extrême-gauche les macronistes, et ce n’est pas faux géométriquement mais pourquoi mélanger ça avec les idées « être de gauche ou de droite, d’opinion » (selon moi) ou « être de gauche ou de droite, en changement » (selon toi). Je repense à un truc, en passant : après 1975 ou 1983, il y a eu changement politique, pour passer du nationalisme à frontières fermées vers un monde ouvert (aux capitaux et produits, pas aux personnes) et tu appelles ça naissance du libéralisme triomphant donc de droite, mais puisque c’est un changement, ça serait de gauche selon toi, non ? Je préfère donc ma définition, mais comme je le disais, je n’aime pas du tout ces termes « de gauche, de droite ».
• « Après effectivement une marque fait partie du prix. C’est parfaitement compté en comptabilité. Ça fait partie du capitalisme. »
  Ma réponse : « Une marque fait partie du prix », dis-tu comme une évidence faisant partie du capitalisme. Je ne sais pas quoi en penser, mais je ne suis pas convaincu. Peut-être pour le capitalisme moderne, avec hyper-publicité et état capitaliste pourchassant la contrefaçon, mais en 1900 à la grande époque du capitalisme sidérurgique ou quoi, je ne suis pas certain que cela était pareil. Cela me confirmerait en tout cas que je suis anticapitaliste, puisque je dénie que la marque soit une valeur, que la publicité soit légitime, etc.
• « Le point sur lequel tu refuses obstinément de me répondre est de savoir comment tu vas faire pour liquider le capitalisme /alors que tu refuses même l’idée d’impôt. »
  Ma réponse : Tu dis que je veux « liquider » le capitalisme et tu te trompes de personne : je ne suis nullement un activiste violent mais un penseur pessimiste.
  /Je te répète pour la cent-millième fois que la réquisition de l’argent « volé » par les riches n’a aucun besoin d’être un impôt dirigé vers l’Etat (et ses fonctionnaires), il peut être rendu aux victimes (consommateurs, employés, fournisseurs, etc.), une vraie Justice pourrait en tout cas le décider.
• « Payer le cantonnier au prix du PDG du CAC 40 et l’inverse ne peut conduire qu’à des émeutes sanglantes. Qu’en fais-tu ? »
  Ma réponse : Je ne crois pas que partager la fortune indue de quelques riches vers une masse de pauvres entrainerait des émeutes (de pauvres gens). Même en 1789 quand les aristocrates ex-privilégiés ont été dépossédés, la contre-violence ne s’est pas appelée « émeute » je crois.
• « C’est quand même hallucinant de te prétendre contre le capitalisme et de prendre les arguments des pires pro capitalistes. Je pense par exemple qu’en Suisse ou le Smic a failli être fixé à 3000 euro (plus de 4 fois le smic français), je serais tout à fait tenté de faire les vendanges à 4000 par mois et d’envoyer le surplus de ma consommation à ma famille si j’en avais. Tu vas me traiter de refuseur de travail ? Ce n’est pas sérieux. »
  Ma réponse : Si tu refuses de faire les vendanges à 1000€ et les accepterais à 4000€, oui je confirme que tu serais à 1000€ un refuseur de travail. Ce n’est en rien un argument de pire pro-capitaliste mais de miséreux philippin gagnant 10€ pour les vendanges et voyant les français les refuser à 1000€ en se plaignant et se prétendant « vrai sans-emploi miséreux, à indemniser car ne trouvant pas de travail, aucun, rien ». Je viens de te dire que je n’aimais pas les mots de gauche et droite, mais là ils répondent vite fait à ce que je veux exprimer : à mes yeux, tu es de fausse-gauche (voulant payé le refus de travail) ou de droite (voulant fortune à 4000€), je suis de vraie-gauche (ou extrême-gauche ou ultra-gauche) préférant partager la misère du monde : tous à 10€, ou mieux : après partage, ça deviendrait 12€. Et sans qu’un richissime patron s’en mette plein les fouilles en payant 12€ autrui et gagnant lui 100.000€, non pas du tout, je suis pour les revenus de 1 à 4, donc pas plus de 48€ pour l’organisateur éventuel, c’est tout le contraire du capitalisme. (Et même moins de 48€, car le paiement minimum ne serait pas celui de l’ouvrier agricole mais du retraité ou refuseur de travail à ne quand même pas laisser mourir de faim, genre 5€, donc 20€ maximum pour l’organisateur et 12€ pour l’ouvrier).
• « Je ne sais pas si tu es conscient que la confiscation des biens des riches conduit droit à la guerre civile, /voire étrangère. »
  Ma réponse : Non, je ne suis pas conscient que la confiscation des biens conduirait à la guerre civile (de beaucoup de gens contre beaucoup de gens). Prendre à quelques riches injustes pour donner à la masse des pauvres méritants me parait juste et bon, comme 1789. Que les privilégiés prennent les armes (eux-mêmes ou ceux qu’ils achètent avec leur fortune) n’est certes pas impossible, mais la victoire du bas peuple serait une victoire de la justice, c’est en ce sens que 1789 est célébré. Si par crainte de la guerre civile, rien ne doit être changé ni confisqué, on en serait encore à l’aristocratie 2020=1720.
  / Est-ce que la confiscation des richesses indues ici entrainerait une guerre impliquant l’étranger ? En 1789-1800, je crois que c’est ce qui s’est passé, les cousins privilégiés des privilégiés d’ici étant à l’étranger avec la puissance de lever des armées contre les partageurs. (Et les Etasuniens capitalistes sont allés contre-révolutionner en Corée, au Vietnam et officieusement au Chili). Et alors ? Donc il aurait fallu laisser la royauté ?
  / Ces histoires de guerre que tu me jettes à la face ne concernent que le volet activiste éventuel qui déclinerait différemment mes idées purement théoriques (un peu comme Lénine a prétendu décliner Marx). Moi personnellement, je ne suis pas va-t-en-guerre. Je me contente de trouver que la justice serait possible, mais que vraisemblablement l’injustice perdurera.
• « Je n’arrive toujours pas à comprendre qu’avec une vision aussi ʺsalauds de pauvresʺ tu te prétendes de gauche. Si les pauvres ne valent rien pourquoi prétendre les défendre, ce serait logique. »
  Ma réponse : Je ne dis nullement « salauds de pauvres », mais « moches sont les faux pauvres refuseurs d’effort ». En 1789, apparemment selon ta logique, tu aurais dit que je criais « salauds de pauvres » en m’en prenant aux barons, vicomtes etc. tellement moins riches que la famille royale, mais… eh pense au « bas peuple » ! Pareil, quand tu m’accuses de crier « salauds de pauvres » aux français sans emploi, refusant le travail de peine peu payé, tellement moins riches que les actionnaires du CAC40, mais… eh pense aux miséreux étrangers à travail de peine encore moins payé que ce qui est refusé ici ! Bref, ton accusation me parait totalement infondée, quoique intéressante, merci. Nulle part jamais je ne dis « vive les riches, et salauds les pauvres », au contraire je dis « vive les vrais pauvres travailleurs, très majoritairement étrangers, et moches sont les riches, et moches sont les faux-pauvres dont nos fonctionnaires et refuseurs de travail ». C’est différent, immensément.
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Simplification, 16/08/2020
  Il m’est venu une idée d’expression simplifiée : Gauche = + d’égalité (+ d’impôt) ; Droite = moins d’impôts (moins d’égalité) ; Centre = compromis (+ d’impôt, moins d’égalité) ; Humbilisme = différent (moins d’impôt, + d’égalité)

  Cette présentation élit clairement l'humbilisme mais c'est normal puisque c'est ma formulation pour justifier l'humbilisme.
  Au passage, il est clair que les centristes contesteront avec grands cris que je les ai classés en "+ d'impôts, moins d'égalité" mais 1/ en pratique, ils sont alliés de la droite pour détricoter ce que veut la gauche pour punir les riches non partageurs donc ça va dans le sens moins d'égalité (que la gauche) ; 2/ tant les giscardiens que les macronistes ont lancé/lancent d'immenses emprunts à rembourser un jour par l'impôt, c'est le contraire de la gestion publique économe voulue théoriquement par la droite (quoique, certes, la "droite au pouvoir" est souvent un centre droit dépensier, avec budget en déficit chronique, financé par emprunt).
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Nouvelles expressions, 07/09/2020
  Un ami contradicteur répond étrangement à un de mes courriers (c’est moi qui numérote) : « 1/ J’ai montré que toutes tes positions sont de droite à commencer par ta vision "salaud de pauvres" où les pauvres sont toujours trop payés. Tu peux le nier mais les faits sont là. Je constate d’ailleurs que tu es en contradiction avec toi-même en voulant piquer l’argent aux riches qui mécaniquement reviendrait aux pauvres que tu considères trop payés. Il faut savoir être de droite ce n’est pas être nazi. Il faut être un peu sérieux. On n’est pas chez Macron. Tu trouves donc insultant d’être comparé à 70 % de Français, ça doit être la proportion de gens de droite dans ce pays. Je t’ai connu plus modeste.
2/ J’aimerais beaucoup que tu me trouves les coordonnées de cette infirmière qui roule en Porsche. Elle soigne peut-être des émirs. Libre à toi comme d’habitude de ne voir que des "collaborateurs" et plus d’ouvriers. Heureusement que tu te prétends de gauche.
3/ Dire que les gens cèdent aux injonctions de la publicité reste largement à prouver. De toute façon c’est là-dessus que repose le capitalisme comme la fable des abeilles de Bernard de Mandeville l’avait bien montré. Ensuite, je l’ai déjà dit il n’y a pas longtemps, est-ce qu’un patron un peu intelligent embaucherait un ouvrier sans voiture, ni ordinateur, ni téléphone portable, ni même tablette voire même sans site web ? J’avais été jeté d’un entretien d’embauche, c’est vrai il y a longtemps, car je ne possédais pas de fax. Signe de ringardise aux yeux de ce patron.
»
  J’ai répondu :
1a/ Tu as mal montré que toutes mes positions sont de droite car je le conteste totalement, tu n’as donc rien « bien » montré, mais seulement tout « mal » montré en refusant arbitrairement mes dénégations explicatives.
1b/ Ce n’est nullement moi qui dis « salauds de pauvres » mais toi-même, avec ton nationalisme [keynésien] rejetant les « sales étrangers (très majoritairement pauvres) ». Autre contradiction de ta part, pas de la mienne, je ne dis en rien de rien « sales pauvres, vive les riches », mais « sales franchouillards (prétendus pauvres inclus), vive les vrais pauvres (parmi les chinois et autres) », c’est immensément différent, c’est de vraie gauche alors que tu es de fausse gauche en fait de droite (à l’échelle du monde).
1c/ Si je voudrais piquer l’argent des riches occidentaux (et quelques riches chinois), ce n’est pas pour le donner aux « pauvres occidentaux, contradiction ! », mais au bout du bout : aux pauvres chinois, tu n’as rien compris à ce que je dis en clair, alors tu accuses ton incompréhension d’être mon autocontradiction, c’est facile mais invalide.
1d/ Oui, j’assume d’être en désaccord avec 99% des français hurlant « allez les bleus » et « qu’un sang impur abreuve nos sillons », ce n’est pas un manque de modestie mais une position de dissident. Simplement, j’ai l’utopie de penser qu’il n’y a pas 99% de gens horribles mais 99% de gens intoxiqués par la propagande assidue, enterrant un bon fond (peut-être imaginaire, oui je suis utopiste).
2/ Je n’ai pas pris note du nom/prénom/employeur de l’infirmière qui était interrogée sur le plateau télé [ne roulant pas en Porsche mais se disant très injustement sous-payée en avouant finalement, à contre-cœur, qu’elle gagnait 3500€/mois fois 13 mois + heures supplémentaires… la plaçant dans les 10% les plus riches de France], elle parlait simplement au nom de toutes les infirmières, avec la spécificité avouée d’être en fin de carrière avec énorme expérience. A ce sujet, on entend souvent à la télé dire que les enseignants français sont immensément peu payés, au 23e rang des pays de l’OCDE ou quoi, mais en fait on ne parle que du salaire d’embauche, avec hausse de salaire automatique à l’ancienneté (ce qui est caché des discours) et salaire mirobolant juste avant la retraite, déterminant la pension de retraite au vu des 6 derniers mois (mécanismes inexistants dans le privé). Mes parents enseignants publics m’ont ainsi dit qu’en 3 ans de retraite (premières années de retraite, avant maintenant 25), ils avaient touché davantage que tout ce qu’ils avaient cotisé « pour la retraite » dans leur vie. Oui, un enseignant juste avant la retraite touche un gros gros salaire, mais la télé fait larmoyer sur le salaire enseignant en cachant que ça ne concerne que l’infime proportion de débutants. Je connais moins le domaine des infirmières mais il pourrait tout à fait fonctionner de même. Je ne sais pas si ton secteur aussi ou non, les télés ne clament pas les « petits avantages » inavouables ou répandus chez tous les fonctionnaires.
3a/ Tu sembles ignorer que des pans entiers de l’économie reposent sur « la publicité », payée par les consommateurs indirectement sans qu’ils s’en rendent compte, et ça marche (ça s’avère très rentable, et ceux qui ne font pas de publicité sont en difficulté pour trouver équilibre financier, ou en faillite/disparus). Enfin, ça semble un peu plus compliqué que ça : les pubs poste/RATP (« t’as le ticket chic/choc ») en situation de monopole semblaient cacher des rentes aux agences de pub rémunérant partis politiques ou syndicats, une pub passée par mon [ex-] entreprise dans un journal départemental officiel était un renvoi financier d’ascenseur après avoir touché une médaille de mérite public, etc. [Magouilles, moches aussi, je confirme que je suis partisan d’une interdiction de la publicité, voire du capitalisme si c’est indissociable.]
3b/ Concernant les accessoires high tech (minitel autrefois, smartphone peut-être aujourd’hui), je ne prétends pas qu’aucun employeur nulle part ne l’exige, mais tu me semblais dans l’erreur en passant de « 1 employeur, qui t’as rejeté » à « tous les employeurs sans exceptions ». Induction erronée. Par ailleurs, es-tu certain que ça soit la raison certaine de ton rejet ou est-ce ton interprétation (peut-être erronée, si une jolie fille a pris la place, ou à compétences précises bien plus adaptées que les tiennes) ?
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Malentendu précisé, 28/09/2020
• Mon ami contradicteur (et anti-libéral) détaille son objection à mon encontre : « Le libéral est quelqu’un qui croit que le système capitaliste fonctionne parfaitement et justement si on n’y touche pas. C’est à dire pas de contrôle de l’état, pas d’assurances sociales, le chômage n’existe pas sauf pour les fainéants etc… c’est à dire exactement ce que tu souhaites. Il faudrait un jour que tu choisisses entre ta vision en effet libérale et tes prétentions anticapitalistes fort peu crédibles. »
--> Je réponds :
a) Je confirme être totalement anticapitaliste ne jugeant nullement « que le système capitaliste fonctionne parfaitement et justement » : pour moi, que le rentier inactif exploite le travailleur de peine est un scandale immoral total, en rien un bien. En ce sens, je serais exclu de tous les cercles capitalistes, et déclaré « maudit socialo-communo-gauchiste » par les étasuniens, même démocrates (pseudo-gauche de là-bas). Dire que je ne suis pas crédible en cela n’est pas compréhensible. Ça ressemble à un refus dénué d’argument, non à une invalidation.
b) Je n’affirme en rien que le capitalisme en liberté est totalement exempt de crise. Si on me dit que tout se serait écroulé en 1929, 1945, 2007, 2020 sans l’intervention énorme des états, je peux l’entendre, et je ne suis absolument pas en position de clamer « c’est faux », je n’en sais rien (et je m’en fous un peu : si le capitalisme était mort, ce serait tant mieux peut-être – quoique le stalinisme concurrent était peut-être pire).
c) Effectivement, je ne suis pas favorable à un contrôle par l’état car je suis anti-nationaliste, hostile aux états xénophobes (pléonasme). Mais, une fois le monde uni, je n’ai aucun a priori formellement opposé à une régulation globale, ce serait à discuter (simplement : puisque le monde entier est férocement xénophobe partout, cette hypothèse de monde uni est tellement lointaine qu’y réfléchir en détail parait très prématuré, voire inutile).
d) Je n’ai rien contre les assurances sociales, mais sous réserve qu’elles cessent d’être nationalistes xénophobes, choyant les gens d’ici à l’abri de frontières armées contre les pauvres étrangers. En ce sens, je juge les assurances sociales d’ici immorales, faisant semblant de respecter les faibles, en fait violemment chassés. Mais pareil qu’au point c : dans un monde uni, des assurances sociales universelles seraient envisageables, je n’ai rien contre.
e) Je n’affirme pas que le chômage n’existe pas, mais tant que nos chômeurs refusent des emplois sans qualification proposés, ils ne sont en rien crédibles comme miséreux, mais se placent en enfants gâtés exigeant satisfaction de leurs moindres désiderata, ce que je n’approuve pas. (Je n’affirme pas que tous sont fainéants, il semble que plein refusent les travaux pénibles relationnellement ou en horaires inusuels, même non fatigants, s’ils ne sont pas hyper payés – ce n’est pas de la fainéantise mais de l’exigence excessive, après avoir refusé l’école diplômante/qualifiante en voie à débouchés). Les centaines de milliers d’emplois sans qualification qui ne sont pas pourvus (sauf immigrés acceptant) démentent en tout cas que nos chômeurs soient à plaindre, victimes « du système ». (D’ailleurs, j’avais entendu l’argumentation exactement inverse, clamant que le chômage était voulu par les capitalistes libéraux, pour faire peur aux employés du privé menacés de renvoi, afin de les dissuader d’exiger augmentation salariale – bref, il semble s’agir de dire n’importe quoi dans tous les sens pour me classer en tout cas dans le camp du mal, je ne suis pas d’accord.)
• On avait eu aussi une autre conversation : lui, keynésien, m’avait dit « les frontières économiques assurent la prospérité économique de chacun » et j’avais répondu que ça me parait totalement contraire aux évidences que je connais. Je travaillais à L où s’était réfugié Mandrin, le célèbre « bandit »/héros d’ici sous la royauté, à la Robin des Bois : il était haï par le pouvoir et adoré par la population car c’était un contrebandier vendant très peu cher en ne payant pas les taxes frontalières, la population y gagnait beaucoup en prospérité, le roi y perdait beaucoup, pourquoi dire que ces taxes favorisent tout un chacun ? Enfin oui, d’accord, les concurrents locaux à ces produits étrangers y perdaient aussi, et les taxes protégeaient indirectement leurs fortunes, mais c’étaient quelques personnes, pas du tout la majorité des consommateurs, pauvres ouvriers agricoles. Il me répond cette fois (c’est moi qui numérote) : « 1/ je ne vois pas le rapport entre Mandrin et Keynes. 2/ Le problème des impôts de l’époque (et d’aujourd’hui) c’est qu’ils touchent quasi seulement les pauvres. D’où la révolte. 3/ Le problème que tu ne veux pas voir c’est que le bon marché se paye de salaires réduits et ce que propose Keynes c’est le contraire. De forts salaires et des prix corrects. Effectivement réduire l’ISF de 4 milliards et augmenter la taxe sur l’essence pose un problème de justice et donc d’efficacité. Toujours la même vision libérale qui croit que la prospérité repose sur des importations à bas coût, je ne suis pas d’accord. »
--> Je contre-réponds maintenant :
1/ Le fait que Mandrin assurait une certaine prospérité locale en court-circuitant les taxes royales n’est pas une idéologie libérale mais une neutre leçon d’histoire je crois (ou un roman historique, je ne garantis pas que ce soit vrai). On retrouve ça actuellement avec les frontaliers allant acheter alcool, cigarettes, essence, de l’autre côté de la frontière, ce qui booste leur pouvoir d’achat (pour le reste). Moi je n’aime pas les frontières, ni les taxes, je n’approuve pas tout ça mais j’en entends parler, sans que ça fasse de moi un fanatique libéral.
2/ J’ai entendu dire que les impôts autrefois (en pièces d’or) ne frappaient pas les pauvres ouvriers agricoles ne possédant rien mais les bourgeois commerçants fortunés (et la révolution 1789 est dite une révolution bourgeoise faussement prétendue populaire, les bourgeois tirant toutes les ficelles sans doubler les humbles particulièrement sur la fin). Quant aux impôts actuels en France, ils ne touchent pas quasi seulement les pauvres, non. L’impôt sur le revenu croît en pourcentage avec le revenu, quelque chose comme : un pauvre n’en paie pas, la classe moyenne paie de 10 à 30%, les riches paient de 50% à 80%. Certes la TVA ne fonctionne pas comme ça, mais les mécanismes égalisateurs (avec sécurité sociale, retraite par répartition, etc.) sont maintenant forts, effrayant les étasuniens par exemple, nous « insultant » comme socialistes ou quasi-socialistes (égalitaristes anti-fortunes individuelles/familiales).
3/ Pour ce qui est des salaires forts ou faibles et prix forts ou faibles, je ne crois pas que Keynes soit la lumière. Puisqu’il voulait une économie fermée et des salaires forts, les prix sont forts et le pouvoir d’achat automatiquement bas. L’Occident 1990-2020 a évité ça par la « mondialisation », acceptant sous pression syndicale de payer fort cher les employés ici, mais en nombre de plus en plus réduit, et la misère étant évitée en effondrant les prix par l’importation ultra-massive de produits asiatiques, avec salaires quasi nuls là-bas. Ce n’est pas mon idéal, ce n’est pas vrai : j’estime que la différence de salaire entre Asie et Occident est indue, donc qu’il faut payer beaucoup moins les Occidentaux (et les prix seraient très bas, le niveau de vie serait frugal ici comme en Asie, sans xénophobie raciste nous élisant comme supérieurement méritoires). La prospérité non partagée (avec les courageux travailleurs de peine) ne me parait pas un idéal mais une faute morale. Et j’ai entendu dire que le Monde entier ne pouvait pas consommer comme nous sans ruiner la planète instantanément, donc notre confort me semble coupable, oui, donc Keynes est incorrect moralement en voulant nous l’assurer.
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Intolérance gauchiste, 02/10/2020
  Hier et aujourd’hui, j’ai entendu (sur chaine C-News) un extrait (radio France Inter) du « philosophe et sociologue Geoffroy De Lagasnerie » (professeur universitaire, fonctionnaire, cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffroy_de_Lagasneries). Il affirmait condamner le principe de débat et vouloir rétablir une forme de censure/mépris contre les pensées de droite, pour imposer les pensées justes (de gauche). Les commentateurs étaient tous très choqués, qu’ils soient de droite ou de gauche modérée. En tout cas, moi qui me situe immensément loin à gauche de la gauche modérée, je ne suis nullement dans cette direction-là. Ce n’est certes pas nouveau : mon oncle racontait que quand il était étudiant, son confrère Bernard-Henry Levy lui avait dit « si t’es pas maoïste, t’es un con ! ». Je ne me reconnais en rien là-dedans, et ça confirmerait que l’humbilisme n’est pas à l’extrême-gauche (même s’il n’est ni à droite ni à la gauche modérée) mais « ailleurs » (non activiste candidat-dominant mais défaitiste résigné).
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Nouvelles discussions serrées, 04/10/2020
  Mon ami contradicteur répond encore à un vieux mail (c’est moi qui numérote) : « 1a/ On peut classer assez facilement l’extrême gauche dans le rejet du capitalisme. C’est d’ailleurs ce que tu appliques à toi même, de façon d’ailleurs tout à fait fautive. La gauche modérée, dont je suis, veut un changement du capitalisme dans le champ de celui-ci soit par keynésianisme soit par écologisme soit les deux. 1b/ La droite refuse tout changement du paradigme capitaliste traitant la gauche modérée d’extrême gauche et les écologistes de khmers verts comme s’ils avaient sur la conscience des camps de concentration. Ce qui fait d’ailleurs qu’une grande partie de la droite française glisse de plus en plus vers l’extrême droite. A commencer par les pseudo-journalistes comme Zemmour. Ça ne me parait hélas que trop clair. Ce qui fait que Mélenchon et ses gens, qui a ma connaissance ne sont pas contre le capitalisme, ne sont pas d’extrême gauche du tout. L’extrême gauche existe mais elle est quasiment groupusculaire (Artaud, Besancenot…). 1c/ Donc la division droite/gauche reste tout à fait pertinente. C’est l’extrême droite qui veut se débarrasser de ces notions. C’est un classique dans l’Histoire (Pétain, Poujade, Le Pen etc…) 2/ J’aimerais en fait savoir comment tu vas t’y prendre pour convaincre les riches de céder leur argent, à qui que ce soit d’ailleurs. 3/ Je ne comprends pas pourquoi être qualifié de droite est pour toi une insulte. Des gens très bien sont de droite. 4a/ Ce que tu oublies, c’est qu’un travail j’en ai déjà un. 4b/ Même si tu considères que les fonctionnaires ne foutent rien. 4c/ Effectivement ce que je veux pour tout le monde, ce n’est pas l’esclavage que tu souhaites, mais ce que tout le monde gagne correctement sa vie sans se tuer et je suis certain que c’est possible. 4d/ C’est la différence entre toi et moi et donc entre la droite et la gauche. 5/ Je crois que malheureusement et heureusement pour toi, tu n’as pas été obligé de chercher très longtemps du travail et tu n’as donc pas de vision juste du problème [de la recherche d’emploi]. 6a/ J’ai déjà répondu au problème de la TVA sauf peut-être sur un point. Tous les libéraux, y compris toi bien sûr, soutiennent que l’ouverture des frontières aux produits du monde entier est une bonne chose alors que l’augmentation de la TVA, que souhaitent les libéraux, va freiner les importations. Ça s’appelle une contradiction. 6b/ J’ai déjà répondu plus haut que la révolution française avait fait des centaines de milliers de morts. Alors pourquoi pas aujourd’hui en piquant l’argent des riches. 6c/ La révolution française (surtout les Girondins) ont conduit à la guerre européenne et à des centaines de milliers de morts. 7a/ Je suis et reste en désaccord complet sur ton idée qu’on peut travailler à partir de la misère sans véhicule, sans téléphone, etc… 7b/ Selon les pires ultralibéraux, il y aurait, avant covid, 700 000 emplois non pourvus pour 6 millions et demi de chômeurs. Soit donc au moins plus de 5 millions de postes manquants. Et tu continues à dire qu’il y a des refuseurs de travail. »
   Je lui ai répondu :
1a/ Pour reprendre tes mots, je dirais « tu es tout à fait fautif de me dire ‘’tout à fait fautif de me classer avec les rejeteurs du capitalisme’’ », car je désapprouve totalement que l’oisif rentier exploite le travail de peine (des vrais méritants selon moi), c’est clair et net, m’amalgamer avec les approbateurs du capitalisme est une faute de raisonnement inouïe, un malentendu totalement incompréhensible (sans mauvaise foi, ou goût de la provocation souriante ? à la Charlie-Hebdo le journal se voulant fièrement bête et méchant).
1b/ Les propos traitant de « khmers verts » les écologistes radicaux me font penser aux maquettistes irréalistes (what-if modellers dont je fais partie) dont certains appellent « maquettistes nazis » les réalistes (JMN : Joyless Modelling Nazis). Oui c’est clairement une insulte par extrapolation vertigineuse, mais ce n’est pas je crois à prendre au sérieux au sens littéral, ça semble plutôt une boutade comique (ou escomptée telle) pour dire monstrueux les accusateurs, quand on se sent en situation de légitime défense. Evidemment, les vraies victimes des nazis ou des khmers rouges peuvent hurler à l’amalgame odieux, mais c’est un malentendu. C’est un phénomène un peu général : quand certains ont défini le racisme anti-jeunes (ou anti-vieux), des vraies victimes de racisme ont pu hurler à l’amalgame odieux banalisant honteusement le mot racisme. Je l’entends, simplement, et personnellement je n’aime pas employer les mots racisme anti-jeunes, khmer vert, maquettiste nazi.
1c/ La bipartition gauche/droite demeure incorrecte selon moi, dans la mesure où elle refuse d’envisager la troisième voie que j’ai inventée, l’humbilisme, qui est anti-patrons (comme la gauche, pas comme la droite), anti-fonctionnaires (comme la droite, pas comme la gauche), pro-humbles du privé (comme personne). Et le drame de ce défaut de pensée risque d’être l’arrivée de Marine Le Pen ou Marion Le Pen au pouvoir, les humbles du privé (majoritaires) étant trahis par la prétendue gauche, et n’aimant pas la droite modérée bourgeoise, et ne trouvant comme exutoire que le populisme (hyper) nationaliste. Au lieu de réfléchir et inventer mieux. Je trouve ça triste (mais tant pis). Ta gauche en portera la responsabilité, à mon avis, refuser de réfléchir honnêtement ça peut avoir des conséquences fâcheuses.
2/ Pour que les riches cèdent leur argent, il me semble suffire que ce soit la tâche de ce qui resterait de fonctions régaliennes (je ne dis pas « ce qui resterait d’état » car ce serait en monde uni sans plu’ de nationalisme, d’états). Les juges condamneraient les fortunes, ordonnant de les céder (aux clients/employés/fournisseurs/prestataires etc.), faisant emprisonner (par la police/gardiens de prison) les refuseurs/réquisitionner leurs biens ; et dans un monde uni, il n’y aurait pas de paradis fiscal où cacher la fortune et en jouir. Ce n’est pas plus violent que le système actuel qui a aussi des juges/policiers/gardiens de prison contre ceux enfreignant la loi, il y a simplement que la loi ne serait plu’ écrite par/pour les riches non-partageurs mais par/pour les partageurs. (Je ne dis pas « par/pour les pauvres », car à la différence de toi je prends en compte l’effondrement soviétique, le communisme mal pensé ayant conduit à élire les « refuseurs de travail », parmi les fonctionnaires si tous fonctionnaires, attendant tout du partage sans plu’ tolérer l’effort de type privé).
3/ Je le réexplique encore une fois : être de droite, c’est vouloir la fortune du rentier exploitant le travailleur de peine (et du compatriote exploitant l’étranger pauvre), ce qui est une faute morale selon mes valeurs. Donc quand tu me dis de droite, tu me dis en faute morale selon mes valeurs, et je me sens insulté automatiquement, victime d’injustice aveugle. Evidemment que des gens ayant d’autres valeurs ne se sentiraient pas insultés, puisque ça correspond vraiment à ce qu’ils pensent. C’est comme si je te dis Nazi, tu te sentiras insulté (car tu ne l’es pas et désapprouve cette voie), mais si je dis ça à un néo-nazi, il ne se sentira pas insulté (mais reconnu estimable ou valeureux selon lui).
4a/ Dans mon système, tu ne pourrais pas dire « un travail, j’en ai déjà un (garanti à vie) » : les fonctionnaires seraient comme tout le monde virables en cas de déficit de l’employeur, donc tu perdrais ton travail, vraisemblablement, ne faisant pas partie des employés d’importance vitale.
4b/ Je ne considère pas que tous les fonctionnaires ne foutent rien de rien, ce n’est pas vrai. Mes 2 parents et 4 grands-parents (+ mon frère) étaient (/sont) fonctionnaires enseignants publics, et ils ont conduit avec succès leurs élèves aux examens demandés, ce n’est pas qu’ils n’ont rien foutu. Simplement, ils étaient indument privilégiés avec emploi à vie même en cas de déficit lourd de l’employeur, avec refus syndical de tout changement et de tout effort systématique (ce qui est la grande routine dans le monde privé pour faire mieux et moins cher que la concurrence), avec tout un tas de petits avantages discrets et indus (moins de jours de carence sécu, pensions de réversion accrues, mode de calcul des retraites sur les 6 derniers mois non 25 ans, avancement automatique à l’ancienneté, mépris de l’usager, refus de la rémunération au mérite, etc.). Oui, il y a des abus scandaleux privilégiant les fonctionnaires français, à travail tranquille comparé aux employés du rude monde privé (qui font eux la fortune occidentale comparée au monde communiste), ça ne veut pas dire que ces fonctionnaires, tous, ne font absolument rien. Mais certes, puisque tu sembles un grand pratiquant de l’amalgame, tu peux (à tort) m’amalgamer automatiquement avec certains anti-fonctionnaires qui, eux, clament « les fonctionnaires, absolument tous, ne foutent rien de rien ». Ben non, ce n’est pas mon propos à moi, la lucidité consisterait à le comprendre.
4c/ Si tout le monde gagnait correctement sa vie sur Terre comme un Français, ce serait la ruine de la planète, pillée en ressources minérales et autres (parait-il), donc la gauche française ment quand elle prétend que son idéal est que tout le monde soit comme un fonctionnaire français en niveau de vie (sauf antihumanisme à la Le Pen, rejetant l’étranger, inavoué menteusement par la gauche). Par ailleurs, si le monde privé disparaissait pour que tout le monde ait un statut comme les fonctionnaires français, nous n’aurions pas du tout le niveau de vie français mais celui de l’Allemagne de l’Est autrefois ou Albanie (ou plus bas encore, sans état fliqueur sévère). Sans effort il n’y a pas de performance de richesse. Certes je pense que la frugalité est un but raisonnable pour qu’il y ait égalité équitable mondiale sans plu’ riche occident/famélique tiers-monde, mais la gauche pro-fonctionnaire ment quand elle prétend garantir le niveau de vie occidental sans envisager la pauvreté à l’est du rideau de fer. Enfin, je parle des communistes, mais les socialistes ont montré un autre visage, horrible : choyer nos quelques fonctionnaires en matraquant les nombreux gens du privé assurant la richesse de l’ensemble (avant de s’enfuir pour les patrons, avant de perdre leur emploi pour les employés).
4d/ Il est totalement faux, c’est un contresens absolu, de dire que le partage (de la frugalité) au monde entier (sans plu’ privilégier les français) est une vision de droite. Au contraire, comme en interne la gauche favorise les nombreux pauvres (travailleurs) contre les quelques riches (bourgeois), en géopolitique mondiale aussi : la vraie gauche favoriserait les nombreux pauvres (tiers-monde) contre les quelques riches (occidentaux). Certes la fausse gauche, secrètement hyper-nationaliste (le cachant en crachant sur ceux qui l’avouent en clair), fait semblant d’être généreuse pour masquer son égoïsme groupiste (franchouillard ou européiste), mais j’ose la lucidité démontant leur mensonge.
5/ Effectivement, quand je suis sorti de l’IUT (avec notes excellentes, 2e de promo et 1er hors ceux voulant continuer les études, et dans un domaine où l’emploi se raréfiait mais restait infiniment plus courant que les débouchés après fac de psycho-socio), j’avais quatre offres d’emploi, et je suis allé là où j’avais répondu oui en 1er, mais je l’ai fait en acceptant un travail à la campagne (ce que refusait la plupart des électroniciens et informaticiens) et sous-qualifié par rapport à mes diplômes (emploi niveau bac technique alors que j’avais un diplôme DUT à bac+2) et par rapport au travail demandé (biologie-biochimie niveau bac ou bac +2 mais aussi programmation informatique niveau bac +4 ou 5). Si je n’avais pas eu ces possibilités, j’aurais pu choisir le premier emploi proposé (dans le bâtiment ou la restauration ou l’agriculture ou maison de retraite) ou bien devenir « refuseur de travail » exigeant emploi « me correspondant ». Ça me semble le tableau encore actuel : plein d’emplois non qualifiés ne sont pas pourvus, refusés (sauf par immigrés courageux et peu exigeants, tout le mérite va à eux à mon avis).
6a/ Ton accusation de contradiction (des libéraux) est là sensée mais tu te trompes en disant que je la prends en pleine face. En effet, je ne fais que comprendre que les impôts de production actuels pénalisent nos produits locaux en favorisant les importations, ce à quoi échapperait un déport des impôts vers la TVA touchant tout autant les importations (pas « mauvaises » pour autant). « Comprendre » au sein du système actuel ne veut pas du tout dire que j’approuve le système actuel, et c’est en ceci que j’échappe à la contradiction. Dans mon système (imaginaire) de monde uni, il n’y aurait aucun impôt de production fort en ce pays et inexistant en Asie, tout le monde serait à égalité (et avec le SMIC mondial que je souhaite) ; les frais de transport défavoriseraient normalement/écologistement les marchandises très lointaines. Il n’y aurait aucune TVA également : au nom de quoi les autorités racketteraient-elles la population achetante du quotidien ? Il y aurait beaucoup beaucoup moins de fonctionnaires qu’en France actuelle, donc infiniment moins de besoins en taxes. Et pour payer ceux-ci, la réquisition des héritages pourrait suffire (si je n’envisage pas de taxation des flux financiers, c’est que le capitalisme des fortunes en actions, et banques menteuses prêtant davantage qu’elles n’ont, serait banni).
6b/ Tu sembles refuser de m’écouter, c’est triste. Si mon système fera zéro mort, quoique réquisitionnant les fortunes des privilégiés comme 1789, c’est que mon système est virtuel théorique seulement. Si les privilégiés prennent les armes pour défendre leurs privilèges, moi je ne vais pas les faire massacrer, je soupire et je dis « ce monde est moche, j’abandonne ». Ça tue zéro personne, ce qui invalide ton objection. L’autre objection, contraire, est que ça ne sert à rien en pratique, et oui, ça s’est vrai, mais je ne suis pas partisan de la guerre exterminatrice pour faire triompher mes idées. Je regarde de loin la mocheté ambiante, c’est tout. Est-ce sans intérêt pour autant ? (on m’a appris au lycée que « les lumières », auteurs anciens dits très admirables, étaient des penseurs inactifs, non des révolutionnaires en action).
6c/ Il y avait en 1789-93 d’autres trucs pas clairs. Par exemple, il aurait été possible d’abolir les privilèges aristocratiques sans se montrer anticléricaux conduisant à exterminer les Vendéens, qui eux obéissaient au Clergé « garantissant » le Paradis à ceux combattant cette révolution contre Dieu (et le Roi de droit divin)… Tout au contraire, il était possible de montrer que Jésus-Christ dans la Parabole du Bon Samaritain exige la disparition des fortunes personnelles pour aller au Paradis, et n’exige pour cela aucun rite ni église ni chef (oui la révolution française aurait pu être très-chrétienne anti-catholique anti-protestante, sans que les humbles y perdent leur vœu de Paradis post mortem, au contraire. Pas besoin d’attendre le marxisme pour inventer la théologie de la libération).
7a/ Je suis effaré par ce que tu affirmes comme incontestable : quand j’ai commencé à travailler (en CDI post stage et CDD), je n’avais pas de voiture, pas de téléphone (ni smartphone ni fax ni minitel ni tablette). Et avec petit salaire égal au Smic ou à peine davantage, je ne m’estimais nullement miséreux mais « bien payé » (par rapport à ce que me donnaient mes parents quand j’étais étudiant, en même temps que mon grand frère). Tu clameras « faux ! ça n’existe pas ! », et je ne peux que baisser les épaules avec regret, tu dis n’importe quoi sur certains sujets…
7b/ C’est une affaire de logique, qui ne semble pas ton point fort. Je prendrai un exemple différent [des refuseurs de travail], puisque tu te butes sur celui-là (touchant au sacré pour toi ?), et je choisis un exemple me montrant moi comme moche : les « refuseurs de nourriture » (la principale pénibilité de toute mon enfance était le drame des repas, car je refusais la nourriture « atroce » à mon goût : fromage, tomate, etc.). Scénario imaginaire : les enfants de ce pays mangent correctement, et il reste 6 millions d’enfants demandeurs de nourriture, et six cent mille (suites de) repas non pris. J’en conclus que les 6 millions sont de faux demandeurs de nourriture, des refuseurs de nourriture, et tu t’insurges que ça n’existe pas, un refuseur de nourriture, que six cent mille est très inférieur à six millions donc que tu as raison. Non, c’est faux : si ces six millions n’étaient pas tous refuseurs, il ne resterait pas six cent mille non pris mais zéro repas non pris (et effectivement, il ne resterait alors pas zéro demandeur de nourriture mais cinq millions quatre cent mille, mais ce n’est pas la situation). Donc, avec la situation actuelle, ont tort à la fois ceux (libéraux ?) qui clament qu’il ne peut par principe jamais y avoir de demandeur de nourriture non refuseur, et toi qui clame qu’aucun demandeur de nourriture n’est refuseur ; c’est moi qui ai raison en ayant prouvé que tous les prétendus demandeurs de nourriture sont présentement refuseurs de nourriture (même s’il resterait des demandeurs de nourriture s’il n’y avait aucun refuseur ou même une moitié seulement – ce qui n’est pas le cas présent). OK ? Je ne suis pas sûr d’avoir été clair. Je le redis autrement : chaque repas refusé, même s’il n’y en avait que 1 et pas six cent mille, prouve que les 6 millions de « demandeurs » sont des « refuseurs ». Certes, je les comprends : moi j’aurais préféré mourir de faim que de manger du fromage, mais je n’aurais pas crié famine, jamais, je préférais ne pas manger que manger du très mauvais abominable, et je ne me serais jamais senti insulté avec injustice d’être lucidement qualifié de « refuseur de fromage ». Qu’un chômeur refuse la prostitution (valant viol si non choisi volontairement) est ainsi bien compréhensible, mais refuser le travail agricole ou en EHPAD au smic ne l’est pas.
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Tout autre aspect de la « gauche », 09/10/2020
  Aujourd’hui dans le débat « L’heure des Pros » sur chaine télévisée C-News, une autre distinction systématique entre gauche et droite a été mentionnée, répétée, précisée : la droite milite toujours systématiquement pour la force ("absolument légitime", incontestable) de l’autorité, la gauche combat l’autorité (excessive, précise-t-elle). Où est-ce que je me situe dans cette bipartition ?
  Je ne suis pas pour le triomphe de l’autorité du tout : je trouve la loi : souvent atroce, les professeurs : souvent non-crédibles, les policiers : défenseurs d’un ordre injuste, les magistrats : menteurs intouchables pourris, les parents obligeant violemment les enfants à manger ce qu’ils détestent : tortureurs injustes, etc. Je suis contre l’abus d’autorité, toujours, et je trouve celui-ci très fréquent, même quand la prétendue gauche est au pouvoir, même quand la gauche (vraie ?) socialo-communiste était au pouvoir en 1981-83. Je me situe donc : comme à l’extrême-gauche, très très loin à gauche du parti communiste (d’ailleurs très sévère autoritaire en URSS, Chine, etc.). Mais comme je suis anti-impôt anti-fonctionnaire, c’est totalement différent de la gauche et extrême-gauche, je me situe donc ailleurs (pas à droite du tout, mais pas à gauche non plu’ compte tenu de ses choix pratiques).
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Gauche-droite et éducation, 12/10/2020
  J’ai repensé à un tout autre sujet classique suscitant bipartition gauche/droite où je devrais essayer de me situer (situer donc l’humbilisme démocronde). Quand j’étais ado, vers 1976-84 (ou avant 1981 renversant la droite ? je ne me souviens plu’), il y avait de grands débats classiques (ou familiaux chez mes parents enseignants et leurs amis/collègues ?) sur l’inégalité entre élèves/étudiants venant du poids de l’inné ou de l’acquis. Les « méchants » (droite réactionnaire ou aristocratique ?) disaient parait-il que tout vient biologiquement des gènes faisant naturellement brillants les enfants de brillants et nuls les enfants de nuls ; tout au contraire, les « gentils » (gauche progressiste ou égalitariste ?) disaient que tout vient sociologiquement de l’éducation faisant que les enfants élevés en familles pauvres sont malnutris et peu aidés donc conduits injustement vers l’échec.
  Je ne sais pas, j’entendais les deux points de vue, sans me dire que les uns ou les autres sont idiots aberrants. Et ça reste mon avis. Enfin, pour la partie biologique, le déterminisme parental strict semble faux puisque des fratries comme la mienne étaient composées de très forts scolaires et très faibles scolaires, mais avec une dose de loterie génétique mendélienne, ça n’invalide pas le principe pour les moyennes.
  Toutefois, ce n’est pas du tout que mon point de vue correspond au centre approuvant à moitié gauche et droite. Non, en matière d’échec/succès/brillance, mon point de vue est tout à fait anormal, contestataire (en désapprouvant gauche-centre-droite qui se sont succédés au pouvoir) :
– Je ne suis pas d’accord qu’est un succès de devenir « riche », davantage riche que les efficaces travailleurs de peine sous-payés, sans partager avec eux. [Ma position (culpabilisante) ferait hurler la droite, et la gauche ayant l’honnêteté de s’avouer avec Rocard : nationaliste (ou européiste, mais antihumaniste)].
– Je ne suis pas d’accord que devenir chef (ou « responsable ») est un mérite méritant grande rétribution (aux dépens des subalternes). [Ma position ferait hurler (« au fou », « irresponsable ! ») gauche et droite, à l’exception peut-être des extrémistes trotskistes, ou anarchistes peut-être].
– Je ne suis pas d’accord que devenir haut-diplômé universitaire est un mérite immense : il s’agit essentiellement (sauf maths pures ?) de gober des trucs contestables et en réciter des tonnes (ou le juste nécessaire si les sujets d’examen sont connus à l’avance secrètement), ou jongler avec fièrement (en oubliant qu’ils sont très contestables, en instance de réfutation et/ou rapidement démentis). [Ma position ferait hurler tout le monde, sauf peut-être quelques bouddhistes sceptiques].
– Je ne suis pas d’accord avec l’école en général, même lycéenne, qui endoctrine à applaudir les célébrités et pérorer oralement avec prime à l’extraversion blablateuse, en minimisant l’esprit logique et la sensibilité personnelle (refuser cela me parait sain, mais conduit à exclusion et misère, c’est injuste). [Ma position ferait hurler tout le monde aussi, même les bouddhistes exigeant de vénérer L’Eveillé].
– J’admets qu’un inventeur utile (ou découvreur de théorème, invalideur d’erreur antérieure) ou un musicien/dessinateur plaisant sont des bonnes choses, pouvant être vues comme succès personnels, mais à mon avis ça ne justifie pas professionnalisation avec droits sévères anti-copie, pour faire du fric, il est bien plus beau de partager gratuitement et faire ça comme passion ou hobby après le travail. [Ma position ferait hurler la droite à artistes (+ arto-spéculateurs) milliardaires et très à gauche les communistes à artistes fonctionnaires propagandistes].
  Bref, le méconnu humbilisme (démocronde) n’est, dans ce domaine aussi, ni gauche ni droite ni les deux mais bien « toute autre chose ».
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Nouvel échange, 18/10/2020
  Mon ami contradicteur persiste à me donner tort de manière argumentée (c’est moi qui numérote) : « 1/ C’est toujours la même chose. Je veux bien ouvrir toutes les frontières mais ce sera la guerre mondiale. Une fois de plus, regarde ce qu’il se passe dès que 30.000 réfugiés arrivent en France. On est déjà au bord de la guerre civile. Je maintiens que la seule solution est une politique keynésienne avec fermeture au moins partielle des frontières économiques. Dans ce cas le ʺtiers mondeʺ pourra se développer sous réserve, bien sûr de la butée écologique. 2/ Tu répètes toujours la même chose avec la comparaison avec la révolution française. Mais celle-ci a surtout profité à la bourgeoisie. 3/ Quant à la déclaration des droits de l’homme, il s’agit de l’égalité devant le droit pas l’égalité des conditions comme aurait dit Rousseau. 4/ Mais il faudrait un jour que tu te mettes au clair avec ta vision ultralibérale (cf. refuseurs de travail) et ta vision partageuse (de gauche). »
  Je réponds :
1/ Oui, si on ouvrait les frontières, ce serait la guerre mondiale parce que la majorité des Occidentaux sont des monstres égoïstes refusant le partage au mérite (de peine consentie, pas de fric bidouillé/volé ± légalement avec lois pourries). Moi je suis renégat anormal, le disant ici de l’intérieur, comme un noble en 1788 souhaitant l’abolition des privilèges (tous les autres hurlant que ce serait la guerre, sans avoir tort hélas, la pourriture anti-pauvre travailleur ça se paie)…
2/ Je ne prétends nullement que 1791-93 et la Terreur c’était magnifique mais que 1789 a été une révolution contre des affreux, c’est tout. Comme souvent ou toujours, la révolution a hélas dérivé vers moche aussi (Robespierre, Staline, Mao, Pol-Pot, etc.). Je ne suis pas révolutionnaire activiste mais je plaide coupable depuis le camp pourri avant que ça pète vraiment.
3/ Je ne comprends pas trop ce que tu dis sur la déclaration des droits de l’homme. En pratique en France il n’y a pas du tout égalité de droits entre un compatriote et un étranger (non-européen) jeté par la police des frontières s’il n’a pas de papiers (refusés par nos ambassades là-bas, réservant le voyage autorisé à nos compatriotes exclusivement, et aux très riches étrangers certes – oui, même aux temps de notre « gauche » mitterrandienne ou hollandienne).
4/ Juger qu’il y a des refuseurs de travail en masse n’est absolument pas égal à « être ultralibéral ». C’est du bon sens, simplement. Tu prétends avoir donné des arguments mais je n’en ai entendu aucun : s’il y a zéro refuseur de travail, pourquoi y a-t-il des emplois non qualifiés ne trouvant pas de candidat ? Au contraire, il me semble totalement évident que ces emplois ont été refusés par l’intégralité des demandeurs d’emploi, qui sont donc des refuseurs de travail. Certes, s’il n’y avait pas de refuseurs de travail, il resterait plein de vrais chômeurs (moi je le reconnais, peut-être que tout ultralibéral le dénie). Je ne dis pas du tout qu’il y aurait plein emploi s’il y avait zéro refuseur de travail (il y aurait 5 400 000 chômeurs d’après tes chiffres l’autre jour), je dis que tous nos demandeurs d’emploi (6 000 000 disais-tu) sont tous des refuseurs de travail (refusant les 600 000 propositions en question).
4b/ Ton amalgame « Trouvant qu’il y a des refuseurs de travail » = ultralibéral me fait penser à une absurdité comme « aimant qu’il y ait des autoroutes » = nazi. Si tu aimes les autoroutes, je devrais hurler « tu n’es pas cohérent en te disant keynésien alors que tu es nazi, c’est contradictoire ! ». Ben non, je ne dis pas ça, c’est insensé. Parmi les amateurs d’autoroutes, oui il y a des nazis, mais aussi des communistes, des libéraux, des keynésiens, des islamistes, etc. Ils n’ont en rien à se justifier d’être nazis, ils ne le sont pas, ça n’a presque rien à voir.
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Symbole couleur, 05/11/2020
  Pour les élections étasuniennes en cours, il est rappelé que là-bas la gauche est bleue (démocrates) quand la droite est rouge (républicains). Chez nous en France, c’est l’exact contraire : la gauche (avec le communisme) est rouge, ou rose en version modérée (socialiste), la droite est bleue (bleue marine ou noir pour l’extrême-droite ?), et blanc pour le royalisme ? Moi, quelle couleur je choisis pour l’humbilisme ? Comme c’est « ailleurs », je prendrais la troisième couleur complémentaire en plus de bleu et rouge : jaune. Hélas, en français, on dit « jaune-cocu », c’est peu porteur d’espoir, et le pessimisme est effectivement ce qui convient.
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« Insoumission », 08/11/2020
  Il m’est revenu à l’esprit un élément : on entend souvent à la télévision le prétendu argument qu’il est obligatoire (comme « moralement ») de respecter l’autorité républicaine. Mais je ne suis pas d’accord, au contraire. L’abus d’autorité, l’abus de pouvoir, me paraissent honteux, ne suggérant pas assentiment des petites gens (comme moi) mais leur désapprobation. Le roman historique assené à l’école (publique française) nous dit qu’en 1789 avaient raison les insoumis à l’autorité royale, en 1941-44 avaient raison les insoumis à l’autorité pétainiste, l’insoumission ne serait donc pas très-mal mais très-bien.
  Toutefois, est-ce que je me sens proche du parti politique « le France insoumise » ? Non, car c’est une partie de la gauche, qui veut toujours davantage de dépenses publiques (financées par racket fiscal) et toujours maintien des privilèges fonctionnaires (payés par les non-bénéficiaires). En étant insoumis à ce racket, à ces statuts privilégiés, je suis bien davantage insoumis que les prétendus insoumis.
  Du moins, je suis insoumis « en théorie » (dans ma tête), puisque les insoumis en action sont jetés en prison, condamnés par les lois décidées par les dominants. Non, je ne suis pas activiste pour renverser l’autorité abusive, je suis seulement défaitiste désapprobateur de cette autorité abusive. Certes, « ça ne fait pas avancer le schmilblick » mais que je me l’explique contribue à mon équilibre intérieur. Et je le mets en ligne car ça me parait un milliard de fois plus important/intelligent que le ronron télévisé, malhonnête.
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Moi « super parfaitement de droite » ?, 08/11/2020
• Mon ami contradicteur, répondant à un ancien mail, confirme son opinion à mon égard : « Tu es parfaitement de droite (si, si). Un seul exemple : ta vision selon laquelle il y a des millions de ʺrefuseurs de travailʺ. Aucun homme de gauche ne dirait ça. »
--> Je suis en désaccord doublement :
- Globalement : si le penseur X a 99% d’idées similaires à la gauche et 1% d’idées similaires à la droite, il serait ainsi (?!) classé « parfaitement de droite, en citant un seul exemple »… Ben non, ce n’est pas juste : il serait très nettement à gauche, avec un minuscule contrexemple à discuter pour le comprendre (pouvant amener la gauche établie à changer d’avis [sur ce point]).
- En détail, cette affirmation (interdisant à la gauche d’invoquer des « refuseurs de travail ») est fausse : les communistes ou marxistes ont pour valeur essentielle « le travail », qui est donc obligatoire (sauf handicap sévère). S’il y a besoin d’une personne pour changer les couches-culottes dans une maison de retraite, quelqu’un serait désigné pour faire cela, sans droit à dire « non, éh : j’ai fait des études supérieures, je vaux bien mieux que ça ! » (refus du travail, direction rééducation/goulag). Notre société française 2020 (et depuis que j’étais en recherche d’emploi, 1984) est, tout au contraire, le royaume des refuseurs de travail, formant par exemple chaque année des dizaines (centaines ?) de milliers de sociologues ne servant à rien et qui refuseront tout travail de peine, avec complicité active de l’agence publique pour l’emploi dont les employés fonctionnaires refusent de « se comporter en flics » (disent leurs syndicats). Au contraire, absolu, le premier travail que j’ai eu, manuel technique, était moins qualifié que mes diplômes, localisé dans une région où je ne connaissais personne, dans un village campagnard sans distraction aucune, ce qui fait trois « motifs de refus légitime » selon les refuseurs communs (et les menteurs politiciens se prétendant de gauche, en fait fausse gauche ennemie du travail en monde privé, à la dure). Moi j’ai accepté, le petit salaire, le déracinement, l’intériorité de la vie à la campagne, trouver un premier travail (apportant salaire) est une chance, il ne faut pas exiger le paradis, total, tout de suite. Et si je n’avais pas été content de ma position, j’aurais pu chercher mieux ensuite, en plus d’effectuer mon travail. Que mes aspirations (éventuelles) ne soient pas comblées ne justifie en rien le refus. Sauf en pays à refus privilégié, rémunéré (RMI, RSA), royaume des « refuseurs de travail », insultant les vrais travailleurs, courageux (qui devraient être la base de la gauche, la vraie). Résultat : les ouvriers depuis des années maintenant ne votent plu’ à gauche, trahis, ils défoulent ailleurs leur colère contre le système exploiteur (donc ils votent très majoritairement à l’extrême-droite, l’extrême-gauche étant alliée des privilèges fonctionnaires du système). Personnellement, je ne suis pas du tout tenté par cette extrême-droite, qui s’en prend aux étrangers comme boucs-émissaires, je suis au contraire anti-frontière (davantage humaniste que groupiste/xénophobe), donc je ne me situe nulle part dans l’éventail allant d’extrême-gauche à extrême-droite, en passant par le centre (bourgeois capitaliste verbeux autosatisfait, méprisant le travail de peine). A mon sens, ma position devrait s’appeler la « vraie » gauche au sens de « véritable gauche sincère » mais c’est un jeu de mot, que gagne la « vraie » gauche au sens de « très normalement alliée à des profiteurs, éh, c’est humain ! systématique en pratique, loin des nuages rêveurs ». Puisque c’est ainsi, ce que j’accepte, je me situe simplement ailleurs, mais en rien « à droite » avec les riches rentiers escomptant continuer à dominer les méprisés travailleurs de peine. Contresens total, confirmé.
• Il dit aussi : « Ma position n’a rien de nationaliste ni même de patriotique. Je le répète une fois de plus. Seul le keynésianisme permet le développement, si celui-ci est encore écologiquement possible, des pays les plus pauvres. La mondialisation ne conduit qu’à la pauvreté, à l’inégalité et in fine à la guerre. »
--> Je suis en désaccord encore : vouloir une économie fermée sur les frontières nationales, c’est du nationalisme et/ou patriotisme, économique, repoussant le (sale) étranger pour « crime » de venir d’ailleurs (et en cachant que, comme on n’a pas de pétrole, on fait un petit peu le contraire de ce qu’on clame, hum). Quant au « développement » des pays pauvres, qui signifie « accès à l’hyperconsommation gaspilleuse » comme ici, je ne suis pas persuadé qu’il soit souhaitable. Simplement, au lieu que des très riches gaspillent frénétiquement derrière des frontières armées contre la venue de pauvres, je préférerais un monde global sans ces énormes inégalités de richesse par privilège de naissance. Ce n’est pas un « avis économique » au sens « modalité en aval de l’axiome qu’il faut toujours consommer davantage », c’est un avis moral touchant indirectement à l’économie. Par ailleurs, le partage équitable des richesses implique appauvrissement des ex-très-riches mais ça ne veut pas dire surgissement d’une pauvreté globale et encore moins d’une inégalité absente avant. Quant au fait que les ex-très-riches refusent le partage en allant jusqu’à la guerre, c’est possible mais ça en fait un camp de salauds (et j’affirme ne pas en faire partie : « not in my name » même si je suis né ici, involontairement).
• Il dit également « J’ai parfaitement compris que tu piques aux riches chinois pour les pauvres chinois. Mais pour ça il faudra tuer les riches chinois. Tu ne sembles pas t en rendre compte. »
--> C’est faux, que tel soit mon principe et ma prétendue incompréhension. Ce n’est qu’en aval du système nationaliste, qui n’est pas le mien, que le partage se ferait en Chine séparément ; au contraire, je suis d’avis de partager avec les pauvres travailleurs, asiatiques notamment, en ruinant les exploiteurs (riches Chinois certes mais surtout Occidentaux, riches surtout mais aussi classes moyennes, que je ferais dégringoler au niveau de vie chinois, partagé humanistement). Que les riches refusent de partager n’est pas nouveau, et ils ont été effectivement massacrés en France 1789, Russie 1917, Chine 1949, Cambodge 1975 etc. mais… s’ils disent « je refuse de partager, il faudra me tuer pour que je cesse d’accaparer », il n’est pas juste de conclure que les tueurs en face sont des meurtriers d’innocents, et un simple partage honnête aurait évité cela (sans guerre, par simple autocritique morale et action en conséquence). En 1788, les nobles ont refusé l’abolition des privilèges et ils ont été massacrés ensuite, mais à mon avis c’est leur refus qui est la cause de la révolte en face. Enfin, en plus, je ne suis même pas révolutionnaire tueur, moi, je ne suis que défaitiste pensant que les riches moches continueront à dominer, hélas, je ne fais qu’exprimer un avis « mieux serait possible si l’honnêteté était le guide ».
• Il dit enfin : « Libre à toi de penser que les fonctionnaires (infirmiers, profs) sont surpayés mais ce n’est pas la Réalité. »
--> Je ne suis pas d’accord, à deux niveaux.
- Premier étage : je trouve abusif l’invocation de la prétendue Réalité, sans aucun critère pour évacuer honnêtement l’hypothèse du rêve (mien présent). Clamer « ceci est la Réalité » me parait donc entièrement abusif. Dans ce monde archi-dominé par les Réalistes (malhonnêtement), « ceci est la Réalité indéniable » vaut argument vainqueur, définitif, c’est seulement oublier de penser, interdire de douter (avec appui de la « police » psychiatrique contre la lucidité sceptique). C’est moche.
- Deuxième étage : (en ce monde même si c’était un rêve) on nous ment régulièrement à la télévision en ne parlant de salaires fonctionnaires qu’au travers des salaires en début de carrière, cachant l’avancement automatique (n’existant pas dans le privé) et les retraites privilégiées (par rapport au monde privé qui est astreint à les payer). Mes parents profs fonctionnaires m’ont confirmé avoir eu des salaires minuscules en début de carrière, avant de devenir très aisés en fin de carrière, et retraités riches. Si, globalement, cette courbe très ascendante était aplatie, ce serait éventuellement mieux, mais il ne s’agirait en rien d’en accroître uniquement la base initiale, il faudrait abaisser en proportion le haut ultérieur, à somme totale (intégrale, aire) inchangée (voire diminuée grandement, puisque l’état en déficit chronique surpaye clairement ses fonctionnaires par rapport à ses capacités de financement). Or… diminuer de 50% ou 70% les retraites des fonctionnaires est totalement inenvisageable dans ce pays, on l’a vu avec les manifestations hurlant contre la réforme des retraites envisagée en 2019 je crois. Donc, quand il est clamé qu’il faut payer davantage profs et infirmiers, il s’agit d’augmenter très fort la base initiale (ou tout l’ensemble, retraites comprises) pour accroître encore le déficit public, accroître la dette (à payer dans le futur par impôts), accroître l’inégalité avec les petits travailleurs du privé (à fin de carrière/vie beaucoup moins riche). Je ne suis pas d’accord avec le mensonge (par omission) servant de base à cela. Si on me rétorque « voilà les chiffres bruts, incontestables, montrant les salaires entre pays théoriquement comparables », je demanderais si ce sont les salaires d’embauche, et si oui, je veux à la place les salaires en fin de carrière (mais ça serait refusé car montrant l’exact contraire, ce qui n’est pas le but voulu). Et puis la notion de « pays comparables » (riches) me déplait : en quoi un professeur français mérite-t-il un salaire 50 fois supérieur à un prof philippin ? (seulement 30 fois étant clamé « odieusement trop peu… »). Non, je ne suis pas allié à ces pourritures en bande organisée, on pourrait faire immensément plus juste, mais cela ne passe pas du tout par l’augmentation des profs et infirmiers ici, métiers trouvant bien trop peu de candidats (est-il clamé) mais avec xénophobe refus de visa pour ma nièce infirmière philippine voulant venir (comme des dizaines de milliers de ses collègues). Même au temps de F.Hollande prétendu de gauche, en fait xénophobe antihumaniste comme l’extrême-droite, très exactement, mais en refusant de l’avouer, menteusement.
• Dans un autre mail, il écrit : « 1/ Pour l’affaire Obono [députée noire indigéniste, caricaturée en esclave dans un article de fiction], c’est qu’elle est mise en cause et insultée pour elle-même. On n’est plus dans la liberté d’expression mais dans l’insulte ad hominem. 2/ De plus ça vient de « Valeurs Actuelles », un journal d’extrême droite bien connu qui fait comme tous ses congénères du revisionnisme historique. A savoir que les européens ne sont pour rien dans la déportation des Noirs d’Afrique vers le continent américain. Je n’avais pas compris que les Africains étaient arrivés en Amérique en pirogue et pas en trois mats. C’est hallucinant. 3/ Malheureusement au lieu de nous brailler à longueur de temps que Trump est un fasciste, on ferait mieux de s’occuper de la France qui dérive de plus en plus à l’extrême droite. Extrême droite qui parasite de plus en plus les media et qui va nous amener Marine Le Pen au pouvoir dans deux ans. »
--> Je ne suis pas d’accord :
1/ La question de l’insulte nominative interdite et groupiste autorisée me parait mystérieuse, convaincante en rien. Insulter Hitler serait interdit mais insulter les nazis serait légitime ? Je ne comprends en rien la logique prétendue. Par ailleurs, Charlie-Hebdo a été autorisé par la « justice » à présenter (en couverture) la politicienne Nadine Morano comme « petite fille mongolienne du général De Gaulle » et Marine Le Pen comme une merde puante. Deux poids deux mesures, ce n’est pas de la justice logique mais de l’injustice illogique, désolé.
2/ J’ai entendu une journaliste (catholique de Valeurs Actuelles) nommée Charlotte d’Ornelas, ou un nom comme ça, dire que les Européens n’étaient en rien innocents de l’esclavage négrier, mais il est totalement faux de dire qu’ils en sont les seuls coupables, cet article illustrant la vérité historique (disait-elle) qu’il y a eu trois groupes esclavagistes impliqués : des rois noirs, des marchands arabes, des navigateurs et agriculteurs européens. C’est une déformation outrancière que de clamer que cela exonère les Blancs de toute responsabilité, alors que ça ne fait que relativiser, au sein d’un monde disparu où presque tout le monde pratiquait l’atrocité antihumaniste. Certes le relativisme embarrasse le manichéisme ne tolérant que très-très-bien et très-très-mal, mais moi j’appelle ça de la lucidité (certes peut-être hallucinante tant elle est rare, mais anormale par son honnêteté seulement).
3/ Cracher sur l’extrême-droite ne serait audible que si les autres camps étaient purs, ce que je conteste totalement : tous les candidats à élection présidentielle (constitution oblige) sont des nationalistes d’extrême-droite, ouvertement ou en cachette en crachant sur telle marionnette en forme de bouc émissaire prétendu atroce. Ma nièce infirmière philippine a vu son visa de venue en France refusé aux temps de droite-gauche-centre au pouvoir, tous pareillement xénophobes, faire semblant de cracher sur Marine Le Pen (implicitement désignée comme néo-nazie) cache qu’ils le sont tous (et toutes). J’ai imaginé autrefois que le Parti Humaniste (immensément minoritaire) était seul différent, mais il se réclame des droits de l’homme, dont j’ai démontré le nationalisme xénophobe, et quand je leur ai écrit, ils n’en démordent pas : ces droits de l’homme, tels quels, valent pour eux Bible. D’extrême-droite aussi, donc. Seul mon parti démocronde (virtuel, ou relevant peut-être vaguement de la mouvance officieuse « no border ») me semble échapper à ce classement.
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Discussion concernant le magazine honni, 10/11/2020
  Mon ami contradicteur répond à un de mes paragraphes ci-dessus (c’est moi qui numérote) : « 1/ Ce torchon de « Valeurs Actuelles » qui, je crois, a été condamné, je ne sais pas combien de fois pour racisme, utilise la méthode classique de l’extrême-droite. Comme Le Pen père. C’est à dire de parler de corde dans la maison d’un pendu. 2/ Représenter, disons, Mélenchon, en esclave n’a évidemment aucune incidence insultante. Prendre une femme noire et la transformer en esclave, ça ce n’est pas neutre. On est évidemment dans le racisme 3/ et en plus le revisionnisme. Je ne nie pas qu’il y ait eu des esclavagistes arabes ou noirs. Mais comment se fait-il alors qu’il n’y ait quasiment pas de noirs dans les pays arabes, turcs ou perses alors que des millions et des millions de descendants d’esclaves sont dans les Amériques. Effectivement dans l’Afrique sub-saharienne, ce n’est pas facile de savoir. Il faut avoir lu le livre de Mme Diop-Maes, agrégée d’histoire et fille, horresco referens, de cheik Anta Diop. Elle explique très bien que les Arabes et les peuples noirs se contentaient d’ « écrémer » les populations sur lesquelles ils prélevaient des esclaves. Un peu comme l’histoire de la poule aux œufs d’or où le propriétaire de la poule ne l’aurait pas tuée. 4/ Les européens détruisaient absolument tout et ont d’ailleurs détruit un certain nombre d’états africains. C’est autrement plus grave même si l’esclavagisme arabe ou noir n’a évidemment aucune excuse. C’est là que l’on voit le progrès hallucinant des idées d’extrême-droite dans ce pays chez les politiques et dans les media. »
  Je réponds, point par point :
1/ Je ne comprends rien de rien aux accusations judiciaires de racisme, qui n’ont à mon avis aucune valeur probante. Dans l’hymne national, décréter que les étrangers (et leurs bébés) ont « le sang impur », cela me parait atrocement raciste, mais aucun problème pour la justice. Pareil pour la Bible, que je trouve horriblement raciste pro-juive, cela n’est aucunement condamné, alors les juges condamnent untel ou untel, à leur bon vouloir, sans aucune espèce de logique, ce n’est crédible en rien de rien. J’ai par ailleurs lu un énorme livre très nul (de P.A. Taguieff) qui clamait qu’il y a deux racismes, type I et type II, et donc que tout le monde est raciste, qu’on dise n’importe quoi ou son contraire. C’est imparable puisque c’est du bla-bla n’importe comment, établissant ses propres définitions. Sans même parler des sens dérivés sans race, comme le racisme anti-jeunes. Non, la condamnation judiciaire pour racisme ne me parait pas objective indubitable (et puisque j’ai l’expérience personnelle de la justice comme menteuse outrancière, je ne lui accorde en rien confiance).
2/ Je ne connaissais pas la dénommée Obono, mais d’après ce que j’ai entendu, elle discourait systématiquement en se plaçant comme pauvre victime descendante d’esclaves, maudissant les sales blancs descendants d’esclavagistes. Au lieu de réconcilier les nouvelles générations, elle avait une attitude raciste antiblancs, c’est ce qui a énervé les gens de Valeurs Actuelles, et ils l’ont imaginée en « vraie esclave » au-delà de ses clichés imaginaires, ce ne sont pas eux qui inventaient là du racisme, c’est un retour de bâton. Il ne s’agissait nullement de dire « puisqu’elle est noire, elle ne mérite que d’être esclave », absolument pas, il s’agissait (si j’ai bien compris) de dire : « chiche : avec machine à remonter le temps, sois effectivement esclave et regarde la vérité de la situation, tellement différente de ce que tu racontais machiavéliquement. » Ce n’est pas l’agression raciste d’une innocente, c’est un retour argumentaire (imaginaire en clair) contre une raciste active haineuse revancharde.
3/ Je ne m’intéresse pas beaucoup à l’histoire, mais d’après ce que j’ai entendu dans ma scolarité, il n’y a aucun mystère : les très horribles Européo-Américains ont voulu faire esclaves les Amérindiens qui hélas mourraient en masse, en esclavage, alors ils ont cherché une autre main d’œuvre, pour faire du fric en écrasant des innocents travailleurs-esclaves (oui, c’est atroce, mais conforme à la Bible encore légale aujourd’hui…). Ainsi, ils ont acheté des esclaves noirs à des rois noirs attaquant les autres tribus, ces rois noirs ne conservaient pas d’esclaves apparemment, mais se contentaient d’en faire commerce. Pareil, il parait que des marchands arabes étaient impliqués dans la vente, ou intermédiaires, sans garder eux des masses d’esclaves. Voir la totalité du tableau ne veut en rien dire que les Blancs de l’époque étaient innocents, mais clamer que les Noirs étaient tous innocents quand les Blancs étaient tous coupables (même les ouvriers agricoles en Europe, aucunement impliqués dans cette traite), c’est un abus. Les torts étaient partagés, même si le pire semble avoir résidé dans l’immense fortune blanche américaine (et des ports comme Bordeaux, des bourgeois financiers d’armateurs comme Voltaire). L’objection « il y avait aussi des noirs esclavagistes » ne me semble en rien révisionniste mais historiquement plausible (voire « historiquement vraie » selon les réalistes).
4/ Je ne comprends pas en quoi le fait de signaler que certains Noirs et Arabes n’aient pas été innocents dans la Traite Négrière implique une atroce avancée des idées d’extrême-droite actuellement. J’en avais entendu parler dans ma scolarité secondaire vers 1974-81, peut-être cela a été ensuite caché (avec les années « Touche pas à mon pote » dites antiracistes ?) mais rétablir ce qui était dit (humanistement) n’a rien de monstrueux néo-nazi ou apartheidien.
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Auto-défense encore, 15/11/2020
  Mon ami contradicteur n’en démord pas, me classant totalement à droite, et je trouve ça scandaleux, insultant (même s’il affirme ne pas m’insulter en cela, je le reçois ainsi, comme culpabilisé injustement). Pour refaire le point, je réexplique ma position : la gauche c’est vouloir le partage (au maximum en version extrême), la droite c’est la supériorité intouchable des riches (au maximum en version extrême). La révolution française du pauvre tiers-état contre les riches privilèges a été une victoire de la gauche contre la droite, la révolution russe pour les pauvres travailleurs de peine contre la riche bourgeoisie a été une victoire de la gauche contre la droite, l’ère Reagan-Thatcher pour les fortunes boursières contre les pauvres travailleurs a été une victoire de la droite contre la gauche. Dans ce tableau, je préfère totalement la gauche contre la droite, il est faux scandaleux d’affirmer le contraire. Mais… au 20e siècle, la grande affaire a été l’essor du communisme (applaudi par les « intellectuels » français) puis son écroulement, et pourquoi s’est-il écroulé ? C’est comprendre cela (son instabilité en voie d’écroulement puis son écroulement advenu) qui m’a conduit à l’humbilisme, qui est soit une nouvelle gauche, soit un ailleurs évitant les pièges minant ladite gauche (cassant sa légitimité). J’explique. Le partage prenant aux riches pour donner aux pauvres, c’est bien si tous sont des travailleurs courageux, et encore mieux si les pauvres sont des travailleurs courageux et les riches des non-travailleurs oisifs, mais… le principe du partage automatique dissuade du travail courageux : s’il suffit d’attendre le partage garanti, la plupart refusent l’effort, optimisant ainsi encore davantage leur ratio réconfort/effort. En URSS dont j’apprenais la langue (russe), le dicton populaire (secret) était « ils font semblant de nous payer alors nous faisons semblant de travailler », et les champs pourrissaient sur place car récolter effectivement est fatigant et ne rapportait rien de plus (dans le système là-bas) que le refuser, et des journalistes français partis visiter une usine pétrochimique n’ont trouvé aucun employé, celui venant finalement répondant que les autres n’avaient sans doute encore pas eu envie de venir bosser. C’est logique : c’est ça le salaire garanti quel que soit l’effort consenti, ça aboutit à la pauvreté de tous et la misère, et la jalousie envers les pays fonctionnant différemment, d’où abandon de ce mode de partage, mal pensé. En France semi-capitaliste, on voit un peu ce phénomène avec la fonction publique, dont les publicités mutualistes disent qu’elle regroupe « ceux qui veulent servir » ; erreur : les fonctionnaires français (à emploi garanti éternel par statut) sont souvent en grève, refusant de servir, et quand ils servent : souvent c’est en envoyant promener l’usager considéré gêneur et dont la satisfaction ne leur apporterait rien (et les dominer avec mépris est apparemment jouissif pour l’ego). Tandis que… le secteur privé sert les clients, et avec le sourire (de façade) car sinon les clients vont ailleurs et c’est la ruine personnelle (du patron et de soi-même) ; donc le secteur privé précaire sert bien mieux en pratique que le secteur public protégé. Le comprendre révolutionne le principe de partage de (l’ancienne) gauche : d’accord dire non à l’égoïsme triomphant des riches (principe de droite), mais dire non aussi au refus d’effort pour attendre tout du partage (principe de « gauche » mal pensée). Mon idéal est le partage avec les travailleurs courageux, c’est une gauche corrigée, améliorée, absolument pas une droite. Si, dans les détails des débats, des orateurs de droite ont employé certains de mes arguments, ça ne fait pas pour autant de moi quelqu’un de droite sur le fond. Tout comme : si, dans les débats, des orateurs staliniens (ou nazis, ou esclavagistes, ou sionistes, ou islamistes, etc.) ont employé certains de mes arguments, ça ne fait pour autant de moi quelqu’un de ce(s) groupe(s). Il faut classer quelqu’un sur le fond de sa pensée, pas par amalgame ponctuel d’après un détail, sur lequel peuvent se rejoindre (sans aucunement se confondre) des gens extrêmement divers. L’amalgame est la pire des injustices (comme « vous aimez les autoroutes donc vous êtes nazis ! vous aimez les nuggets McDo donc vous êtes capitalistes esclavagistes ! vous n’aimez pas les fortunes boursicoteuses donc vous êtes dictateurs staliniens ! vous n’aimez pas les lunettes donc vous êtes tortionnaires assassins khmers rouges ! vous n’aimez pas l’épuration ethnique d’Israël donc vous êtes terroriste massacreur d’enfants ! »). Non, pitié (moralement) et soyons justes (logiquement) : pas d’amalgame…
  Par ailleurs, quand j’ai démoli la biographie du créateur de l’entreprise qui m’a embauché (pour 34 ans), prétendu « très admirable créateur de richesse », j’étais à 100% anti-droite. Dans le tableau de l’entreprise qui m’employait et autour, schématisé, je verrais 7 individus : a) le grand patron millionnaire, restant chez lui ou au golf pour empocher les bénéfices ; b) le directeur ou sous-directeur, bardé de diplômes en récitation, et commandant aux petits employés méprisés ; c) le technicien logique, assidu et inventif (moi-même) ; d) l’ouvrière accomplissant un dur travail sur machine répétitive ; e) le fonctionnaire rédigeant la paperasse pour que l’Etat empoche 60% des sommes ; f) le policier, force de « l’ordre » obligeant à obéir aux réquisitions fiscales et sociales ; g) le chômeur refusant la place d car pas assez payée et plutôt pénible, l’allocation sans travail étant préférée ; la droite élit a (voire b), la gauche actuelle élit e-f-g (voire d, mais peu car soupçonnée d’être sympathisante de l’extrême-droite) ; le centre (giscardo-macronien) élit b (voire a s’il paie bien ses impôts pour e-f-g) ; mon humbilisme (ou vraie gauche) élit d surtout, et un peu c. Dire « tout ce qui n’élit pas e-f-g est de droite », c’est une lourde erreur, une confusion complète, injuste si butée refusant d’entendre le plaidoyer de défense.
  En quelques mots, je résumerais ça en :
- Droite = pour les riches (et des pauvres espèrent quelques retombées positives)
- Gauche = pour tous (via l’impôt et les fonctionnaires un peu avantagés)
- Humbilisme (ou gauche corrigée) = pour tous sauf les refuseurs de travail/effort (qui faisaient capoter l’égalitarisme) et sans privilèges fonctionnaires (injustes)
   Ceci posé, je reprends les (nouveaux) arguments de mon ami en détail :
1- « A) Je ne vois pas de malentendus mais un désaccord radical tant sur les idées que les faits entre toi et moi. B) D’abord je te prends en contradiction avec toi-même. Tu as rejeté un de mes arguments sous prétexte que l’induction n’était pas valable et maintenant tu fais la même chose à partir d’un cas unique. C) Je ne nie pas qu’on peut voler la sécurité sociale ou le chômage comme on peut vivre du trafic de drogue. Mais l’immense majorité des gens sont honnêtes D) et c’est encore une fois un des arguments des pires ultralibéraux que tu utilises. Exactement le même que Reagan avec ses ʺwelfare queensʺ évidemment noires si possible. Mêmes arguments pour les quartiers populaires tirés en effet des pires libéraux que j’aimerais bien voir à la place des jeunes de banlieue. »
--> A) Je ne suis pas réaliste, ayant invalidé la réfutation cartésienne de l’hypothèse du rêve, donc il est faux d’affirmer que mes faits de référence discordent de ceux de mon interlocuteur, je n’affirme pas de « faits incontestables », tout pouvant être un rêve de ma part. Ne pas prendre cela en compte est au mieux un malentendu, au pire une attaque déloyale.
B) L’induction est une erreur logique disant « tel exemple suffit à prouver telle universalité », et il n’est pas vrai que j’emploie un faux mécanisme de ce genre. Simplement, face à une universalité prétendue, un seul exemple suffit à en prouver la fausseté. Et puis un exemple décrit en le choisissant parmi cinquante dans le même sens, ça peut être une illustration évoquant un mécanisme peut-être général (suggestion dubitative), sans prétendre que c’est prouvé systématique (induction affirmative). Attention à l’illogique accusation d’illogisme.
C) Affirmer « l’immense majorité des gens sont honnêtes » me semble exprimer un vœu utopique, respectable en tant que tel, mais ce n’est en rien convaincant. L’autre jour a été présenté à la télévision un sondage sur l’obéissance aux instructions de confinement actuelles, et 60% affirmaient avoir au moins 1 fois enfreint les règles ; donc 40% ont suivi la règle, que les gouvernants appellent honnêteté, ce n’est pas l’immense majorité non (même si on peut discuter sur la pertinence ou non de définir ainsi l’honnêteté) ; en tout cas un utopiste aurait pu clamer « l’immense majorité des gens suivent la règle », avant d’être totalement démenti par l’enquête vérificatrice, sa clameur de principe n’était pas un argument mais une affirmation douteuse (généreuse peut-être mais pas spécialement crédible).
D) C’est une erreur totale de dire que, puisque ma pensée rejoint celle de tel extrémiste sur tel point, c’est de lui que je tire cet argument, ce qui me salit, me déjuge. Par exemple, je suis antisioniste par conviction humaniste (enfin : humaniste plutôt que raciste, pas humaniste plutôt qu’égocentrique), quand d’autres sont antisionistes par fanatisme terroriste, dire que j’utilise un argument des pires terroristes est malhonnête, hors sujet, condamnant par amalgame pour éviter de discuter du point en question, c’est une manœuvre rhétorique de tromperie active, je désapprouve cela.
• 2- « E) Si tu considères que les pauvres sont payés à ne rien faire, c’est que ce sont des fainéants. Il faut avoir le courage de ses opinions. F) J’ai déjà répondu plusieurs fois à tes arguments encore une fois tirés de la droite la plus violente. Dirais-tu que les quelques chômeurs suisses sont des fainéants et que les pauvres patrons suisses sont obligés d’employer ces clochards de français ? il y a d ailleurs une votation en suisse pour ne plus employer d’étrangers européens qui a été rejetée, je crois. Aucun de ces arguments ultralibéraux ne tient. G) Encore une fois, heureusement que tu n’es pas de droite sinon je me demande ce que ce serait. Tu te sens insulté, bien à tort, H) mais qu’est-ce que je serais censé dire, moi, qui ai connu le chômage, ne pouvant même pas à l’époque obtenir un emploi de magasinier à Limoges. Poste auquel j’avais postulé. »
--> E) Il y a là une confusion totale. Peut-être que le principe de droite consiste à dire Riche = courageux travailleur gagneur et Pauvre = Fainéant oisif perdant, mais ce n’est en rien de rien mon opinion, je le jure. Plein de riches le sont par héritage oisif, non travailleur, plein de courageux travailleurs sont beaucoup plus pauvres qu’eux, exploités par eux et je trouve ça scandaleux (ce qui est une opinion de gauche, entièrement). Mais l’effondrement soviétique a confirmé le dicton humoristique « l’être humain n’est pas fait pour le travail, la preuve : ça le fatigue », et il semble naturel, quasi automatique, que chacun cherche à optimiser son ratio réconfort/effort, donc à minimiser l’effort si le réconfort est garanti. Ça n’a rien de spécifique des pauvres mais me semble universel (ou quasi universel, hors passionnés bénévoles, tirant réconfort psychologique sans besoin de réconfort matériel). Enfin, il y a une confusion dans le terme fourre-tout « pauvres » : je ne dirais pas du tout qu’un employé au très petit salaire minimum, pour 35 ou 42 heures de travail par semaine, est fainéant puisque « pauvre » (à l’échelle capitaliste étasunienne), pas du tout. Je dis qu’un allocataire social refusant le travail, car celui-ci n’est pas assez payé ou est jugé déplaisant, c’est un profiteur injuste du partage, refusant l’effort normal méritant salaire selon moi. Je ne le traiterai pas de fainéant car tout le monde (ou personne) est fainéant, aimant dormir plusieurs heures par jour, se reposer certains jours, etc. Il parait qu’aux temps antiques, le judéo-christianisme était désigné comme « religion des fainéants », tirant excuse religieuse pour refuser le travail 1 jour par semaine… Le mot de fainéant est très relatif, donc. Ce n’est pas mon sujet, et je ne dis nullement « pauvre donc fainéant », simplement je dis « parmi les pauvres, il y a, en France pratiquant l’assistanat, d’injustes profiteurs refusant l’effort normal », ce qui me choque aussi (pas seulement ça dans le spectre des revenus, mais ça et la fortune oisive des riches héritiers ou patrons enrichis par mensonge commercial).
F) Je ne connais pas tellement le cas suisse, même si le département où j’habite est frontalier de ce pays, avec plusieurs ex-collègues français partis travailler là-bas pour des salaires énormes. Pour ce que j’en connais, les français embauchés le sont pour leur qualification pointue, peut-être non disponible parmi les chômeurs suisses. Ça n’a absolument rien à voir avec l’idée que les travailleurs transfrontaliers sont des clochards, ni que les patrons suisses sont pauvres, ni que les chômeurs suisses sans qualification sont des fainéants. S’il n’y a en Suisse aucun travail non qualifié ne trouvant pas preneur, je comprends bien que les chômeurs suisses ne sont pas chômeurs par refus de travail (à la française, injustement indemnisés), mais si au contraire il y a quantité de postes non qualifiés (et non atroces genre prostituées) ne trouvant pas candidat, ça ressemblerait à la France. Je ne dirais rien sans connaître le détail de la situation là-bas, je ne comprends pas l’objection voulant que je conclue en aveugle.
G) Si j’étais à droite, je serais pour l’exploitation du travail de peine sous-payé par le patron oisif surpayé, ce qui est le total contraire de ma position. Affirmer quand même que c’est ma position est une insulte, oui, me prétendant « salaud » semi-esclavagiste, ce que j’essaie vraiment de ne pas être. (Même s’il faut pour cela m’opposer à la majorité des gens ici, très volontaires pour exploiter les semi-esclaves asiatiques, via les importations « très bon marché ».)
H) Ne pas avoir été retenu pour un poste non qualifié et distant ne fait en rien de mon ami un fainéant selon moi, et ce cas ne dément en rien qu’il y ait refus de travail quelque part, par quelqu’un. Concernant ce poste précisément, peut-être qu’il y avait cinq candidats, et un autre a été pris, c’est la vie, la dure loi du monde privé. Dans un cas comme ça, on cherche ailleurs, encore et encore, il est notoire que la position de demandeur d’emploi consiste à chercher et chercher encore, jusqu’à trouver. S’il n’y avait aucun emploi non qualifié ne trouvant pas candidat, il n’y aurait rien à reprocher à ces pauvres demandeurs d’emplois, mais… c’est très différent quand on entend les restaurateurs, les EHPAD, les agriculteurs, etc. (pas seulement à la télé peut-être manipulée mais en face à face pratique) dire qu’ils ne trouvent pas de candidats (français) à l’emploi non qualifié qu’ils proposent – ces emplois-là sont très clairement refusés, dits « déplaisants, trop peu payés, situés pas là où l’on préfère, etc. » et ça change tout, là il s’agit de chômage volontaire (à tort indemnisé, selon moi, puisque poussant le ratio réconfort/effort vers + l’infini, l’effort consenti étant nul ou epsilonesque).
• 3- « Ce sont tes positions économiques qui te classent à droite. Ce sont celles qui sont décisives pour moi. »
--> C’est faux : économiquement je ne suis pas de droite capitaliste exploitant le travail de peine sous-payé. Tout au contraire, je souhaite une échelle de revenus restreinte à « de 1 à 4 », sans aucun rapport avec le « 1 à 1 million » en pays capitaliste (droite), ou même « 1 à 100 » en pays stalinien (gauche). Simplement, en élisant la valeur « travail/effort », je m’attaque aux deux côtés de profiteurs : les très riches tirant les ficelles à leur immense profit égoïste (protégés de la droite), les refuseurs de travail escomptant obtenir confort par le partage (« protégés » de la fausse gauche).
• 4- « I/ J’ai été contraint (pour mes parents) de fréquenter l’hôpital Purpan et Rangueil de Toulouse et je ne me souviens pas d’une pléthore d’administratifs ni de médecins ou d’infirmières aussi (quasiment les plus mal payés d’Europe). Tu as dû t’en rendre compte quand tu as été hospitalisé. J/ Quant aux impôts les plus élevés du monde c’est bien sûr un bobard. Je l’ai déjà mentionné dans une autre lettre. Si les media étaient libres et non les perroquets de leurs propriétaires ultralibéraux, on s’en rendrait compte. Le plus étonnant c’est que tu t’y laisses prendre. K/ Où sont passés les impôts ? Je vais te le dire. Dans les subventions inutiles aux entreprises type CICE, on s’en est rendu compte avec Bridgestone qui ferme le site après avoir reçu des millions. Et aussi les charges payées par l’Etat à la place de l’entreprise pour les bas salaires. L/ Et il parait que la France est un pays quasi communiste. Là aussi si on était un pays libéral, on se demande ce que ce serait. »
--> I/ Quand j’ai été hospitalisé deux années en 1998-2000, je n’avais en rien connaissance du salaire des personnels soignants. Et les infirmières/aides-soignantes étaient hargneuses/maltraitantes dans une logique très fonctionnaire criant après les usagers les dérangeant. 99,99% du temps, elles n’étaient pas dans ma chambre, et je n’ai en rien pu constater si elles étaient débordées par le nombre de sollicitations ou bien étaient tranquilles à siroter du café dans leur salle recevant les appels sans répondre avant fin de la tasse et/ou séance de maquillage (ce que j’avais constaté en allant visiter ma sœur hospitalisée quelques années plus tôt, les visiteurs étant amenés à demander la procédure de visite au local infirmier). L’expérience côté patient ne renseigne pas à ce sujet. Quant aux salaires, je le répète : on nous ment si on continue à nous parler exclusivement du salaire d’embauche en cachant le salaire en fin de carrière (salaire final immensément différent du salaire initial, dans le cas des enseignants, autres fonctionnaires bien plus nombreux dans ma famille).
J/ Je n’affirme nullement que la France a les impôts les plus élevés du monde, je n’ai nullement été enquêter partout pour comparer. Ceci dit, je constate que le montant des « charges » fiscales/sociales est ici colossal, totalement incompréhensible. Quand je suis sorti de l’hôpital en 2000, j’avais embauché une femme de ménage pour m’aider à tenir mon appartement présentable, et… elle ne touchait que la moitié de ce que je devais verser pour son travail, le reste « disparaissant » dans « les charges », pour la sécurité sociale, l’Etat, etc. Cela choque très fort les Etasuniens et Philippins que je connais, en tout cas. Ce racket fiscal arrose ensuite les politiciens menteurs, les fonctionnaires maudissant les usagers, les assistés refuseurs de travail. Je trouve ça atroce. Ma source à ce sujet n’est pas du tout « les médias », ne faisant qu’un peu confirmer le jugement qui était déjà le mien (et pas spécialement au sujet de « impôt sur le revenu » seul, parfois assimilé à tort au mot « impôt »).
K/ L’Etat français ponctionne avidement la richesse des entreprises, par les impôts de production, les charges sur les salaires, les impôts sur les bénéfices etc. Qu’il en rétrocède un petit peu (quand la droite est au pouvoir, ou centre, ou centre-dit-de-gauche) n’en fait pas « la principale destination de l’impôt ». C’est un peu comme le scandale d’annulation macronnienne de l’impôt sur la fortune, accusé d’avoir fait cadeau de milliards aux plus fortunés : je crois qu’il s’est agi simplement d’abolir un certain supplément de confiscation décidé par un gouvernement précédent, et « moins saigner » n’est pas exactement « couvrir d’or », à mon avis. Ceci dit, oui je serais pour une beaucoup moins grande disparité de richesse, mais sans passage par l’impôt de l’Etat arrosant ses fonctionnaires tranquilles refusant l’effort (et chômeurs refusant le travail pénible), à mon avis c’est vers les courageux petits employés du privé que devrait se faire le rééquilibrage. Ni droite ni gauche (fausse-gauche) là encore, explicitement.
L/ Le fait de matraquer d’impôts et charges les entreprises privées, au profit d’une immense masse de fonctionnaires sans risque de perdre leur emploi, oui ça me semble aller dans un sens socialiste : un peu anticapitaliste et semi-communiste. Il n’y a pas confiscation de toute propriété privée, il n’y a pas 100% de fonctionnaires, donc ce n’est pas le communisme au pouvoir, d’accord. Mais les entreprises (et leurs employés) ne sont pas du tout libres de faire au mieux pour leurs intérêts, le contexte n’est pas libéral mais dirigé gendarmé, vers les caisses de l’Etat, qui dilapide l’argent frénétiquement et en plus nous endette pour des siècles. Alors non, effectivement, ce n’est ni communiste ni libéral, ça me semble un surf de privilégiés (grands et petits) sur la vague de banqueroute.
• 5- « Je ne t’ai pas traité d activiste mais je constate simplement les implications de tes réflexions, du plus haut intérêt d’ailleurs. »
--> Merci de m’aider à percevoir les objections que je n’avais pas envisagées, oui. Si je me suis mal exprimé, ou pas assez clairement, il est effectivement judicieux d’en discuter, même si c’est une utopie et pas du tout un projet à visée de mise en place effective. J’aurais aimé que Jésus-Christ réponde à mes objections graves, ou Karl Marx. Leur monologue affirmatif, ne voyant pas les objections très évidentes, a gâché leur apport (éventuel).
• 6- « Décidemment on ne doit pas être sur la même planète. Sur Bfm-tv il y a toujours un ʺjournalisteʺ de Valeurs Actuelles au moins par jour. Le seul qui aurait été banni, ce serait le directeur, un certain Lejeune, je crois ou un nom comme ça. Malheureusement, tout le monde est tombé sur Trump, en le traitant de fasciste, alors qu’on ferait bien de regarder la France, comme d’habitude. »
--> La chaine Bfm-tv ne fonctionne plu’ avec mon opérateur d’ondes télé via satellite (l’immense construction de la Croix Rouge, à côté de chez nous, bloquant les ondes terrestres), mais mon ami disait une autre fois que la chaine d’information C-News que je regarde maintenant à la place est aussi d’extrême-droite (façon Valeurs Actuelles), voire davantage encore. Pourtant C-News emploie maintenant comme chroniqueur (entre autres) un nommé Olivier Dartigolles qui était auparavant invité du parti communiste, très à gauche. Qu’il y ait tel ou tel chroniqueur ne prouve en rien que c’est la direction monobloc de la chaine. Il y a rarement unanimité, sauf sur les sujets que sont les rejets abrupts du populisme et de l’antisionisme, là c’est totalement exempt de débat contradictoire, de voix discordante. Quant à Trump, je ne le traiterais pas de fasciste car je connais mal ce mot (avec sans doute sens 1 et 2 au moins, puisque les dits islamo-fascistes ne sont ni mussoliniens ni hitlériens ni franquistes). Trump (battu en réélection) était clairement caractériel xénophobe, dangereux avec le bouton de l’arme atomique massive, et ne m’était nullement sympathique comme hyper-mâle alfa dominateur exacerbé (je n’aime pas Tapie et Balkany, en France, dans ce genre de personnalités). Quant à dire si nos médias français sont eux fascistes, c’est pareil : ce mot n’est pas clair selon moi. Je vais quand même aller demander le sens au dictionnaire Google : « a/ Doctrine, système politique nationaliste et totalitaire que Mussolini établit en Italie en 1922. b/ Doctrine ou système politique tendant à instaurer dans un État un régime totalitaire du même type. [Et « totalitaire » :] régime à parti unique, n'admettant aucune opposition organisée. » Ben non, ni les médias français ni Trump n’ont exigé de parti unique (pour ce que j’en sais). Et dire que les communistes (avec leur parti unique, et leur basculement de l’internationale vers le nationalisme) sont « donc » fascistes me parait étonnant ou contradictoire, puisque la guerre 1941-45 a été (en Europe de l’Est) une lutte à mort entre fascisme et communisme, se haïssant mutuellement. Autre point : j’ai entendu dire que, selon Trump, un mal aussi grave que le terrorisme islamiste est, sur le plan intérieur, les gauchistes anti-fa (anti-fascistes, donc s’en prenant à lui ?), ce qu’ont applaudi les suprémacistes blancs (néo-nazis ? et autres ?) qu’il refuse toujours de condamner. Je ne suis pas expert du sujet, j’ai seulement entendu ça, et ça ne me semble pas totalement mensonger vus le personnage et ses tweets excités reproduits comme citations tracées.
• 7/ « Ça correspond bien à ce que je dis. La droitisation du spectre politique. Il y a eu, je ne sais pas si je l’ai dit, une véritable prophétie de Le Pen père, il y a 25 ans, qui prophétisait que le Front National serait bientôt au centre de l’échiquier politique. Il a eu raison car débordé sur la droite, par les ʺRépublicainsʺ et aussi ʺla République en marche vers l’abimeʺ. Et je le prouve, un des leaders des premiers a déclaré que le Rassemblement National était d’extrême gauche, tu as bien lu. Et un représentant des seconds, d’ailleurs apparemment magrébin, déclarant que le programme économique du RN était d’extrême gauche. Là aussi tu as bien lu. Tout est dit. »
--> Je ne suis pas d’accord que cela soit aberrant inouï, non. Enfin, j’ignore les origines du mouvement de Jean-Marie Le Pen, parait-il issu de l’antigaullisme refusant la défaite rendant l’Algérie, mais actuellement le parti de Marine Le Pen ne clame pas « oui, nous sommes très fiers d’être l’extrême-droite ». Et ce n’est pas forcément qu’un mensonge par omission. Si la droite est le camp des millionnaires, l’extrême-droite pourrait être le camp des milliardaires (illustré par Donald Trump devenu président), mais en France ce n’est en rien l’argumentaire de ce parti, qui est seulement ultranationaliste anti-étrangers pro-compatriotes. Et, aux temps du référendum pour ou contre l’Europe, je crois me souvenir que ceux qui étaient au maximum anti-Europe étaient le parti communiste et le FN, regroupés comme « maudits populistes » par le centre au pouvoir (de centre gauche à centre droit). Donc oui, les extrêmes se rejoignent en un sens, et comptent sur la même adhésion du petit peuple contre la prétendue élite (fausse élite à mon avis, toute pourrie immonde d’autosatisfaction injustifiée, hautaine, insupportable). Aux dernières élections présidentielles, FN et FI (allié au PCF) étaient les seuls à vouloir le référendum d’initiative populaire, oui ça se rejoint (et je trouvais ça bien, même si je désapprouvais totalement la xénophobie chez Le Pen et l’amour des privilèges fonctionnaires chez Mélenchon). Et ça n’a rien à voir avec vanter le grand patron (droite) ou bien le petit ouvrier (gauche). Ou plutôt si : les deux (Le Pen et Mélenchon) prennent le parti des petits ouvriers contre le riche patron (voulant remplacer ses petits ouvriers par des immigrés moins chers). Donc oui, les deux sont en un sens d’extrême-gauche, il n’y a que sur la question des migrants, de l’ouverture des frontières, qu’ils discordent et se haïssent mutuellement. En effet, si on sort du cadre franco-français (patron/ouvrier) pour poser les questions en termes humanistes, mondialistes, le parti des Le Pen veut des riches français méprisant les pauvres étrangers refoulés, tandis que PCF et FI essaient d’éviter cette xénophobie, sans le dire trop fort pour ne pas perdre leur base électorale… En pratique, la question ne porte pas du tout sur l’ouverture des frontières (à la façon de mon point de vue démocronde) mais sur le « renvoi chez eux » des étrangers vivant ici, ou bien de l’autre côté : réparation « indigéniste », financière et peut-être légale par discrimination positive, au profit des descendants d’immigrés (sans poursuivre les flux toutefois).
• 8- « ʺLes insoumisʺ je crois que c’est leur nom, ne sont pas d’extrême-gauche car ne voulant pas détruire le capitalisme. Et ils ne sont pas de droite non plus car ils ne voient pas, eux, de chômeurs volontaires. »
--> Le parti FI est allié explicitement au PCF, même s’il n’en partage pas tous les buts détaillés, c’est possible. Ces manœuvres d’alliances, pour la république avec élections majoritaires à 2 tours, m’intéressent peu. FI est en tout cas bien plus à gauche que le PS, qui se prétendait à gauche, ça explique le label dit « extrême-gauche ». Et effectivement, l’ancienne gauche socialo-communiste de 1981 a pu virer au centre-droit en 1983, puis avec François Hollande au pouvoir (comme les travaillistes de Tony Blair au Royaume Uni, comme les démocrates étasuniens il y a très longtemps peut-être – j’ai lu l’ouvrage « En un combat douteux » de Steinbeck parlant de communistes étasuniens en action vers 1920 peut-être). Cela fait que l’ex-gauche française (et le socialisant Bernie Senders aux USA ?) se verrait abusivement dénommée « extrême-gauche ». Quant à savoir si on est de droite ou non, je maintiens que ça se juge au sein de l’entreprise privée (pro-chefs-riches ou pro-subalternes-pauvres), ça n’a absolument rien à voir avec la question secondaire qu’est le pourrissement de la gauche par l’attente abusive du partage (refuseurs de travail, fonctionnaires refuseurs d’effort, etc.). Selon moi, tout au moins (mon ami n’est pas d’accord, mais ne me convint en rien de rien). Autre point, les « insoumis » sont-ils vraiment insoumis ? puisqu’ils se plient aux lois même injustes pour ne pas être dissous ? Et moi moins allié qu’eux aux lois pourries liberticides, suis-je insoumis, dans la mesure où je ne fais pas du tout la révolution ? Au fond, peu importe les mots, les qualificatifs. Il y a des désaccords, simplement, diversement, refusant soumission totale à l’autorité (abusive, quoique légale puisque gouvernant l’écriture des lois).
• 9- « M/ J’ai toujours trouvé ridicule la ʺguerre des boutonsʺ, tant le livre qu’on m’avait obligé à lire à l’école que le film des années 50 ou 60. (…) N/ Les exemples que tu cites peuvent apparaitre convaincants mais que dis-tu de l’exemple inverse : la guerre de Sécession. O/ Et la ʺconstruction européenneʺ nous amène droit à la guerre, j’en suis convaincu, hélas. »
--> M/ Je crois que j’avais 10-12 ans quand l’école m’a fait lire « La guerre des boutons », et je n’en ai pas vu l’intérêt, du tout. C’est des années plus tard, en y repensant, que je me suis aperçu que c’était une caricature tournant judicieusement en ridicule l’esprit de clocher qu’on retrouve à la base du régionalisme (m’ayant insulté à mon arrivée à Toulouse), du nationalisme (insultant les Magrébins et Roumains), de l’Européanisme (maudissant Russes et Chinois, Africains).
N/ Oui, il y a des guerres d’indépendance, des guerres d’annexion, tout et son contraire semble motif à s’entre-massacrer, pour les humains dominants, moches extravertis dominateurs.
O/ J’entends ce point de vue pessimiste, sur l’avenir de l’Europe, semblant effectivement rongée par les nationalismes voulant chacun dominer les « sales » étrangers. J’ignore si c’est temporaire, comme l’ont été les résistances à l’unité française/italienne/allemande/britannique/espagnole etc. ou si ça peut exploser en dislocation, comme encouragé peut-être par USA et Chine concurrents de l’Europe unie pour une éventuelle suprématie mondiale.
• 10/ « Je crois que c’est La Bruyère dans les ʺCaractèresʺ qui justement dit que la générosité repose sur un sentiment de supériorité. »
--> Je ne connaissais pas cette idée, merci. Toutefois, elle me plait assez peu : oui, la personne à qui on demande d’être généreux (envers un pauvre ou un blessé) se voit demander cela précisément parce qu’elle en position plus avantagée, qualifiable de « supérieure » (en bien-être), mais je trouve injuste d’en conclure que cette position implique un sentiment de « juste supériorité, méritée ». Je prends un exemple, pour me faire comprendre (de moi-même si autrui n’existe pas) : une inondation ruine les récoltes des gens dans la vallée, et ils demandent de l’aide aux gens des collines. Parmi ceux-ci, A refuse égoïstement, et les généreux B et C acceptent, à leurs propres dépens ; B (avec sentiment de supériorité, donc de droite ?) dit « puisque Dieu m’a épargné cette calamité, je suis supérieurement aimé de Dieu, supérieur en dignité, et je consens magnifiquement à aider les méprisables méprisés de Dieu » (La Bruyère aurait raison) ; C (sans sentiment de supériorité, donc de gauche ?) dit « oh-là-là, le hasard météo aurait pu me ruiner moi pareillement, et j’aurais aimé qu’on m’aide, alors altruistement je vais aider les pauvres qui n’ont pas eu de chance ce coup-là » (La Bruyère aurait tort). Bref, généraliser semble fautif, mais le lien est possible, il aurait fallu dire « peut reposer parfois sur » et non « repose sur ».
• 11- « P/ Les effets des 35 heures ne font pas l’unanimité mais je reste partisan de leur efficacité contre le chômage. Je me rallie tout à fait aux chiffres les plus optimistes à savoir 700.000 chômeurs de moins. Les gains de productivité sont tels que seule la réduction drastique du temps de travail ou payer les gens à ne rien faire me semble la bonne solution contre le chômage. Q/ C’est bien pour ça que la droite (et la fausse gauche) malgré leurs rodomontades ne les ont pas supprimées. Une fois de plus tu te rallies aux thèses ultralibérales de la droite (et de la fausse gauche). R/ En Allemagne par exemple qu’on essaie parait-il de singer, le temps de travail dans l’industrie, l’aile marchante du pays, est de 32 heures. S/ En plus de 80 ans on a baissé le temps de travail hebdomadaire que de 5 heures. T/ J’ai toujours dit que le keynésianisme avec frontières en partie fermées n’a rien de nationalisme ou de xénophobe. Je te rappelle qu’en pleine époque keynésienne, les années 1960 c’est le moment où l’immigration était la plus forte. Le seul moyen pour développer les économies est de développer sur place quitte à aider les pays concernés. Je ne crois pas qu’on quitte son pays par plaisir et c’est en augmentant les risques de guerre, comme tu veux le faire avec tes solutions, que le pire adviendra. »
--> P/ Je ne suis pas d’accord du tout. Enfin, je veux dire : oui, travailler 35 heures au lieu de 39 pour le même salaire, c’est agréable (génial même pour un fonctionnaire non soumis à la concurrence). Mais ça revient à ce que le produit coûte plus cher, donc on perd des parts de marché, on vend moins donc on a moins à produire, et ça conduit à licencier des gens, mauvais calcul, générateur de chômage (ou pareil via délocalisation éventuelle rétablissant le côté concurrentiel) et non réducteur de chômage. Est-ce que je nie qu’il y a de grands gains de productivité ? Pas du tout, mais normalement ces gains servent à rendre le produit toujours moins cher, au profit du client et de notre survie industrielle (les concurrents étant aussi lancés dans la même course aux enchères décroissantes). Je trouve moche les fonctionnaires comme mon père, protégés de la concurrence dans leur travail mais faisant impitoyablement jouer la concurrence (sur autrui, non protégé) pour acheter toujours moins cher. Réduire le temps de travail à salaire inchangé, c’est accroître le salaire horaire, et pourquoi le client serait-il tenu de l’accepter ? Non, il va voir ailleurs, et comme ces 35 heures ne sont pas mondiales, ça a ruiné (un peu plus) la compétitivité française. D’où moins d’exportations, davantage d’importations, encore et toujours. Les fonctionnaires dans leur nuage semblent innocents, privilégiés. Quant à payer les gens à ne rien faire, ça suppose pareillement salaire payé sans service rendu, et le client préfère choisir là où un service est rendu, donc les payeurs d’inactifs n’auront bientôt plu’ de sous entrants, ça s’effondre automatiquement.
Q/ Dire que les 35 heures (au lieu de 39 ou 40) n’ont pas été abolies car excellentes contre le chômage, je n’en suis absolument pas persuadé. Il est très possible que, sur un plan purement électoraliste, les divers camps aient jugé qu’il ne fallait pas prendre le risque de mécontenter les gens (en les faisant travailler davantage pour le même salaire, hors cas ultra-ponctuel pour éviter une faillite imminente). Il me semble qu’implicitement, gauche et droite se sont dit a posteriori « économiquement, il faudrait supprimer cette ânerie contre-productive, mais en démocratie ce n’est pas envisageable, il faudrait une dictature pour faire le bien des gens contre leur gré ».
R/ La comparaison à l’Allemagne est l’excuse que j’entends depuis des décennies : c’est peut-être le seul pays au monde à être encore plus cher que nous (et ils s’en sortent grâce à des talents en marketing ou invention de produits, et moins d’impôts et charges, car moins de fonction publique et moins exigeante car grève fonctionnaire interdite là-bas, et bien moins de chômeurs car natalité moins boostée par allocations et tradition de non-travail pour les mères de famille, etc.). Dire que nous devons « pour le bien indiscutable » faire comme eux en matière de salaire horaire, de force de monnaie, etc. ça peut nous conduire dans le mur, si ce n’est déjà fait.
S/ Autrefois on était peut-être à 48 heures/semaine (6 jours fois 8 heures) puis 40 (5*8) puis 39 puis 35 (5*7), mais il faut distinguer chute en valeur absolue et en proportion : ce n’est pas parce que 48-40=8 qu’on aurait forcément dû faire 40-32=8, donc 32 heures : en proportion 40/48=83,3% et 40/33,3=83,3%, donc 33,3 heures et non 32. Et pourquoi décréter que « le progrès » en ratio réconfort/effort devra éternellement perdurer, jusqu’au paradis de l’inaction totale payée de milliards ? A mon avis, ce qui a été fait est déjà excessif : 39 heures de travail hebdomadaire (quand j’ai commencé ma vie professionnelle) était parfaitement tolérable, et si l’on a baissé en perdant des emplois par délocalisation pour compenser, c’est un mauvais choix. Continuer à faire pire encore accroîtrait encore le problème, avec misère à venir, ici, la richesse partant en Asie, hyper-travailleuse, méritante en cela. Nous positionner en « enfants gâtés, fiers de l’être et pour toujours » me parait moche, et peu crédible économiquement. La « crise » pourrait être le prémisse à l’écroulement, et pas une difficulté temporaire étonnamment durable.
T/ Je ne vois pas de relation de cause à effet entre des éléments simultanés du passé. Sans le plan Marshal, peut-être que nous serions restés misérables (cassés par la guerre) sans les trente glorieuses autour de 1960. Qu’il y ait eu plein emploi à un moment donné, avec pénurie de main d’œuvre, a pu créer un appel à l’immigration, mais ça n’a rien de généralisable à maintenant, avec très multiples chômeurs, refuseurs de travail pas idéal, et dette déjà abyssale que je n’imagine pas décupler pour faire plaisir au fantôme de Mr Keynes, même si Macron l’a fait imbécilement au nom du coronavirus et principe de précaution exacerbé (sans comprendre que c’est une farce rhétorique menteuse, puisque ne sont nullement interdits voiture, moto, électricité, baignade, chiens domestiques, etc.).
• 12- « U/ Je ne nie pas que la butée écologique peut ruiner mon calcul mais si la solution existe, elle n’est peut-être pas keynésienne mais à coup sûr pas libérale. V/ On peut fabriquer aujourd’hui des produits à longue durée de vie qui seraient vendus très chers car couteux à fabriquer. Mais on voit la réaction en France de toute l’extrême-droite qui traite ces malheureux écologiques de khmers verts. W/ Exactement comme Trump que l’on traite de fasciste à longueur de discours sans voir ce qui se passe en France. »
--> U/ Je l’entends, avec relative indifférence : je ne suis en rien un partisan fanatique du libéralisme. Quand je souhaite une juste échelle des revenus de 1 à 4, c’est tout le contraire de libéral laissant se dérouler des enchères infinies.
V/ Je ne suis pas persuadé du tout que le « durable » est automatiquement « couteux à fabriquer ». Si les industriels ont rendu leurs produits peu-durables (ou à obsolescence programmée, en secret là où c’est interdit), c’est seulement pour vendre toujours davantage, selon la logique de croissance maximale (du profit, et du PIB pour les gouvernants), aux dépens des clients, floués. Qu’en échange d’un renoncement à cela, il soit pratiqué des prix bien plus élevés, les industriels pourraient l’exiger de manière comptable, mais ça peut n’avoir aucun rapport avec les coûts de production. Ce n’est pas automatique. Quant à l’appellation Khmers verts, je l’ai entendue expliquer : elle n’est pas employée (spécifiquement par l’extrême droite ? vraiment ?) pour désigner tout ce qui serait de sensibilité écologique de près ou de loin, mais spécifiquement contre les plus fanatiques écologistes intolérants, voulant tout casser aux habitudes ancrées (très à tort selon eux, et ils ont peut-être raison, à débattre peut-être mais ils refusent de discuter parait-il, hurlant à l’apocalypse pour imposer d’urgence sans discussion leur destruction totale). Des fanatiques casseurs il y en a dans beaucoup de partis, qu’ils soient insultés (en légitime défense ?) est peut-être compréhensible, je ne sais pas. Enfin, ce que je sais pour l’avoir vécu dans ma famille, c’est le dogme écolo-scientiste sur le réchauffement climatique d’origine CO2 humaine, parachuté comme incontestable au nom de l’autorité. Les insultes reçues (par les esprits prudents ou sceptiques) auraient mérité réponse insultante aussi peut-être, c’est en tout cas envisageable.
W/ Les insultes dans les discours officiels ou journalistiques m’intéressent peu, je préférerais entendre des arguments. Concernant Trump et son grand mur anti-migrants, jamais nulle part je n’ai entendu dire que les blancs étasuniens étaient eux-mêmes des descendants de migrants non-voulus, et interdire à autrui ce qu’on s’accorde est le principe de l’immoralité – non, ces arguments énormes n’intéressent personne, parmi les gens ayant la parole (hors d’Internet).
• 13- « Un smic mondial créera justement ce que tu veux éviter : une surconsommation de matières premières. »
--> C’est faux : cela n’entrainerait un essor de la consommation que si était généralisé le SMIC français, de pays riche. Si on généralise le SMIC chinois, de pays pauvre, la surconsommation (occidentale) disparaitrait.
• 14- « X/ Je vois qu’il n’y a pas moyen de te convaincre qu’un état n’est pas une épicerie. Y/ Je pense t’avoir parlé de cryptomonnaies non appuyées sur un état qui devait t’ouvrir les yeux sur le rôle de la monnaie. Mais ce n’est apparemment pas le cas. Tant pis. »
--> X/ Je doute de plus en plus que soit crédible la parole économique sur l’acceptabilité de la dette. J’ai vu des économistes disant qu’on ne rembourserait jamais, donc on peut emprunter encore et encore… et le ministre Le Maire jurer au contraire qu’on remboursera : peut-être que s’il ne le disait pas (menteusement ?), les prêteurs ne prêteraient plu’, donc ce serait un colossal mensonge, pas du tout solide logique mais tenant de l’escroquerie en bande organisée. Peut-être que les politiciens ne calculent qu’à court-terme jusqu’à la prochaine élection à gagner, peu important l’acceptabilité ou catastrophe totale à long terme : c’est apparemment comme ça qu’a été décidé le programme électronucléaire français dans les années 1960-70, générant des poisons radioactifs pour des centaines de millions d’années, mais les suivants s’en démerderont… (selon les politiques décideurs, cachant les risques au moins jusqu’à ce qu’ils soient réélus).
Y/ Quant aux crypto-monnaies non étatiques, je ne sais pas ce que c’est, j’ai entendu parler de bitcoin et de monnaie Facebook (si ce n’est pas la même chose), avec des spéculations en bulle risquant éclatement, ça me parait un artifice comptable sans clair rapport avec l’économie (comme l’enrichissement par actions tant que d’autres y croient, ce qui peut s’écrouler comme en 1929).
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Précisions à nouveau, 16/11/2020
   Avant que j’ai envoyé la réponse précédente, mon ami contradicteur a répondu à un autre ancien mail :
• « (…) 1/ Toujours le même problème, ton idéal est le même que celui de ce grand patron américain dont je n’arrive pas à me souvenir du nom : il n’est pas normal que les salariés occidentaux soient plus payés que les autres. C’est la vision de la droite. 2/ Au lieu d’augmenter le niveau des salaires dans les pays pauvres qui fera monter la consommation sous frontières, tu préfères livrer tout le monde à l’ultralibéralisme le plus violent. 3/ Et tu dis me dit de droite et toi de gauche. J’ai envie de rire. »
--> 1/ Non, c’est entièrement faux : mon idéal n’est aucunement le même que celui d’un grand patron américain richissime voulant exploiter les travailleurs locaux autant que les travailleurs asiatiques, à son immense profit à lui. Non, pas moi du tout, au contraire : il n’y aurait pas de patron riche empochant les bénéfices d’exploitation, dans mon système, mais le patron gagnerait au maximum 2 fois plus que l’ouvrier (occidental ou asiatique, pareils), eux-mêmes gagnant 2 fois plus qu’un handicapé ou retraité (ne travaillant pas). Et cette perspective-là (pas de droite du tout du tout), le richissime patron l’exclue assurément avec horreur, puisqu’il veut l’exact contraire : la fortune pour lui-même et pas la frugalité pour lui-même.
2/ Si on augmente les salaires dans les pays pauvres, ils cessent d’être concurrentiels et perdent les emplois à leur tour, comme c’est arrivé à l’Occident depuis 30 ou 40 ans. La richesse ne s’augmente pas en tournant un bouton arbitraire, on obtient simplement le travail en faisant moins cher et/ou mieux, c’est la logique privée. Une autre approche est la voie communiste, mais elle a capoté avec l’URSS il y a une trentaine d’années. Et la Chine ne garde du communisme que le principe d’état dictatorial totalitaire, sans garder l’économie communiste mais faisant fonctionner les lois du marché (± capitaliste), pour ses exportations. Que je souhaite mettre à égalité ouvriers occidentaux et asiatiques, et patrons pas davantage payés, ce n’est en rien du libéralisme (encourageant à ce que le fort écrase le faible, avec essor illimité des inégalités), ça n’a absolument rien à voir.
3/ Oui, prendre le parti des très faibles très courageux ouvriers chinois est l’esprit de gauche vrai, alors que prendre le parti des assez-forts peu-courageux ouvriers occidentaux (et fonctionnaires français) c’est un goût du privilège antihumaniste qui est de droite, je le confirme (même si une extrême-droite, à la Trump, sur-favorise encore beaucoup plus les très-forts patrons oisifs).
• « (…) 4/ Ta vision à toi est de dépouiller Paul pour habiller Mohammed ou Tchang est très exactement ce que veut le patronat le plus rétrograde. Je sais que tu vas me répondre que tu veux prendre l’argent aux riches. Dans ce cas, je me répète jusqu’au gâtisme, que dans ce cas il y. assez d’argent pour tout le monde sans réduire à la misère les salariés occidentaux déjà assez pauvres. 5/ L’organisation de l’abbé Pierre, pas vraiment composée d’odieux bolcheviks, annonce 300.000 sdf. Des fainéants qui préfèrent crever que de travailler. Voilà ta position. »
--> 4/ Effectivement, je réponds que je suis en total désaccord avec le patronat qui veut des très riches patrons exploiteurs de pauvres. Et les salariés occidentaux ne sont pas « assez pauvres » à l’échelle mondiale : ils sont richissimes à l’échelle mondiale, en produit que n’ont ni les Chinois ni les Européens comme le pétrole (1 litre d’essence vaut peut-être dix minutes de travail pour ouvrier français, 50 fois plus de travail pour un ouvrier chinois, pourquoi ? où est la justice en cela ?). Certes, les produits locaux sont beaucoup plus chers en Europe qu’en Chine, mais c’est un cercle vicieux : les producteurs d’ici doivent payer leurs employés au prix fort qui se répercute sur le prix de vente. Et les commerçants visent la marge maximale compte tenu de ce que les clients peuvent débourser, ils vendraient beaucoup moins chers si les clients avaient beaucoup moins (cela explique les soldes à moins 80% par exemple, même avec interdiction de vendre à perte). Au lieu de se baser sur des traditions héritées de militaires crimes contre l’humanité (avec fortune aux colonialistes) je voudrais une remise à zéro (reset) mondial, repartant sur des bases saines, sans Occident riche et Asie pauvre. Oui l’Occident y perdrait son opulence, et ça me parait très mérité, bien content déjà de ne pas être massacrés pour avoir tant joui du recel de crimes passés.
5/ Il y a dans ma ville plusieurs mendiants sdf, oui ils refusent de travailler, c’est un choix de vie, pas de crever. Il y a des nomades sdf aussi, qui ont choisi ce mode de vie itinérant, quittant les villes avant enquêtes des polices locales sur les petits vols commis. Quant aux autres sdf (s’il y en a), pourquoi n’acceptent-ils pas les emplois (sans qualification) proposés ? (que n’acceptent que des immigrés courageux, comme mon épouse et ses collègues). Je ne traite pas ces refuseurs de fainéants car tout le monde est fainéant en un sens, mais ils ne me semblent absolument pas « humbles travailleurs courageux », non. Je ne veux pas les faire crever, moi je leur ôterais simplement les allocations payant le refus de travail, et donc ils accepteraient automatiquement le travail. S’il en reste ensuite (faute d’emploi pour tous), et c’est très possible, cela appellera des réponses différentes. A mon avis, puisque j’aurais supprimé le colossal différentiel de coût entre main d’œuvre occidentale et asiatique, cela ferait revenir les usines (pour consommation locale ici sans gros frais de transport), d’où emplois en nombre très accru, et puisque ce ne serait plu’ refusé, cela créerait le plein emploi. Tout le contraire de faire crever les faibles, mais accepter humanistement de partager l’effort, la frugalité, des travailleurs Asiatiques. Justice parfaite, aucunement monstrueuse, sauf selon l’esprit de droite avide de privilèges.
• « (…) 6/ Quant à mon rire pour l’inénarrable Xavier Bertrand, il m’a surtout évité de pleurer. Parce que moi, je sais que des tas de gens vont se retrouver sur le pavé et pas par fainéantise. 7/ Mais Xavier Bertrand n’a-t-il pas soutenu mordicus tous les politiques de mondialisations et les politiques ultralibérales ? On connait la phrase de Bossuet que je cite à peu près mais c’est le sens : "Dieu se rit des hommes qui chérissent les causes dont ils condamnent les conséquences" ».
--> 6/ Refuser un travail car pas plaisant ou pas assez payé, ce n’est pas de la fainéantise mais du refus de l’effort courageux. C’est un choix raisonnable, calculateur, en pays pourri par l’assistanat encourageant ce refus, la faute aux gouvernants (pouvoirs exécutif et législatif, fausses oppositions). Du point de vue de ces dominants, ce n’est pas absurde idiot mais moche : cette aumône envers des pauvres refuseurs tient lieu de gage de générosité, autorisant à se goinfrer de fortunes et privilèges en échange (selon eux, mais je ne suis pas d’accord).
7/ Je ne connais pas bien ce politicien (j’ai seulement entendu dire qu’il était franc-maçon, se jugeant donc sans doute incarner l’Elite de l’Elite), mais j’avais vu la même horreur dans un livre d’Alain Minc vers 1995 : quelque chose comme « laissons l’Asie produire et concentrons-nous sur la valeur ajoutée, qui rapporte beaucoup plus », d’où disparition des emplois industriels pour devenir un peuple de commerçants, escomptés, car nous ne sommes pas meilleurs que d’autres en ce domaine, et rien ne garantit une fortune générale à ce jeu-là. Une fois plantés, avec erreur stratégique évidente, ces faux penseurs changent c’est assez normal, en pérorant « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Non, moi je les trouve eux imbéciles prétentieux. Et ça aurait pu être pire : à vouloir devenir les Juifs du Monde, les Occidentaux auraient pu se prendre dans les dents une Shoah numéro 2, anti-Occidentale, et si le rappel à l’ordre humaniste se fait sans massacre : ouf. (Selon moi, la valeur ajoutée est du vol légal. D’accord pour payer un service, de distribution/emballage/conseil, mais le jeu d’écriture comme un trader en 3 clics sur ordi transformant un prix 100 acheté en 1000 vendu, ça n’a aucune forme de mérite valant rétribution. Si c’est imposé par pourriture des lois, c’est du vol légal. Des justiciers peuvent un jour confisquer les fortunes ainsi bâties, et si c’est violemment refusé, c’est la guerre – et la guerre tue aussi des innocents. Il aurait mieux valu réfléchir honnêtement avant, plutôt que jouir de l’injustice si on est du côté profiteur.)
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Argent roi ?, 17/11/2020
  Une amie retraitée (de l’entreprise pour laquelle je travaillais) me répond gentiment : « Tu évoques ou tu agrandis des pensées sur des sujets divers qui ont un point commun, la liberté d'opinion pour chacun des sujets et tu analyses en rapport de ce que nos politiciens nous orientent, je comprends que tout ceci nous est imposé mais même si je te rejoins sur un bon nombre d'analyses, comment rêver d'un monde plus juste ou plus respectueux de l'homme que nous sommes tout en restant "collectif" ? A mon avis tout est faussé ou sali actuellement à cause de l'argent roi ?????? C'est plus raccourci, comme analyse mais je vais droit au but. »
   Je partage en partie cet avis/analyse, mais pas à 100%, selon moi il y a le pour et le contre :
– Pour (= dénoncer l’odieux argent-roi) : Si j’ai été mis en invalidité, c’est parce que « je vivais mal » le déchirement des mensonges en bande organisée, dits normaux dans le monde privé pour survivre (via « faire du fric »), et achetant le silence complice des employés subalternes lucides, par le salaire évitant la misère (et divorce/suicide). Oui, c’est un scandale de malhonnêteté menteuse, une offense aux principes d’éthique scientifique et citoyenne prétendus. Affreux. Mon frère fonctionnaire me disait il y a des années quelque chose comme « le secteur privé : c’est tout pour le fric, salement », je souriais (à moitié : voir paragraphe suivant) mais ce n’est pas complètement faux.
– Contre (= accepter le centrage au moins partiel sur l’argent) : les fonctionnaires français peuvent cracher sur les mécanismes d’enrichissement aux dépens des clients et fournisseurs, mais euh, d’où vient leur salaire et leurs « avantages » (emploi éternel, avancement automatique à l’ancienneté, retraite sur 6 derniers mois au lieu de 25 ans, zéro ou 1 jour de carence Sécu au lieu de 3, etc.) ? Effectivement, ils n’ont pas à mentir en faisant des courbettes devant le client-roi, non : ils méprisent l’usager et refusent de servir par grévite chronique, sans risque aucun eux (puisque banqueroute impossible). Et cet argent qu’ils touchent, il vient de la réquisition fiscale, sous la menace armée de la police, de la « justice », de la saisie et prison. C’est « prendre avec violence » au lieu de « prendre par séduction », ce n’est pas plu’ joli, c’est même encore pire. Et l’Union Soviétique a essayé « tout le monde fonctionnaire » (sans plu’ d’argent roi !), mais le je-m’en-foutisme fonctionnaire (garanti d’être payé quoi qu’on fasse ou refuse de faire) a fait couler le truc, dans la misère, malgré une dictature ayant essayé de tenir presque debout le truc.
– Bilan : au milieu (de gauche Pour et droite Contre), j’ai inventé l’humbilisme : pas d’impôts, pas de fonctionnaires, mais un système privé risqué général, corrigé de ses deux fautes de principe : 1/ portion à tort énorme des salaires pour les chefs, 2/ mensonge pour maximiser le profit. C’est utopique, moins plaisant que l’enrichissement maximal (droite) et la tranquillité maximale (gauche), donc aucune chance à des élections.
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Choix obligé !, 20/11/2020
  Mon ami contradicteur me dit cette fois : « 1/ C’est toujours la même histoire. Tu évolues entre pro capitalisme, anticapitalisme et ultralibéralisme le plus violent. Tant que tu n’auras pas fait un choix clair exempt de contradiction, je ne vois pas quelque chose à ajouter à ce que j’ai dit. 2/ Quant à ta confusion entre nationalisme et keynésianisme, ça ne tient tout simplement pas la route. Je ne fais que de me répéter. 3/ Quant à ta vision « salaud de pauvres », je ne peux que la rejeter violemment. 4/ Tu nies bien entendu que Keynes a parfaitement marché pendant 30 ans. »
  Je réponds encore :
1/ Non, il n’y a pas du tout que 3 choix : pro capitalisme, anticapitalisme, ultralibéralisme-violent dont je devrais choisir 1 et 1 seul (ou bien 30% de l’un + 60% d’autre + 10% d’autre, le tout faisant impérativement 100%). Non, je suis humbiliste démocronde, ce qui n’existe pas dans les propositions politiques autorisées. Peut-être que ça recoupe à 4% pro capitalisme (anti-fonctionnaire, anti-refus de travail, antigrève, anti-manifestations hurlantes), à 4% anticapitalisme (anti-héritage, anti-fortune exploiteuse, anti mensonge commercial, anti hyperconsommation), à 4% ultralibéral-violent (anti-frontière, anti statuts privilégiés, anti-dictature républicaine ou sanitaire), et les 88% autres sont autres, en quoi est-ce contradictoire ?? De la même façon, quand le 3e Reich faisait la guerre à l’Union Soviétique, un libéral « autre » n’était pas en contradiction s’il se prétendait ailleurs, même si sa position recoupait à 1% le Reich (non-interdiction de la « fortune privée ») et 1% l’Union Soviétique (non-« écrasement maximal » des ouvriers par les patrons), 98% du reste étant différent des deux (dont plein de points immensément majeurs), sans aucune contradiction !
2/ C’est un peu le même problème que ci-dessus : si le mot « nationalisme » veut dire très précisément quelque chose, effectivement je ne garantis nullement que nationalisme et keynésianisme sont synonymes (ou même que le keynésianisme est une des modalités forcément situées à l’intérieur du groupe nationalismes). D’ailleurs le sens du mot nationalisme n’est pas clair, mon ami contestant le dictionnaire, qui me faisait dire que le patriotisme est une des modalités du nationalisme (alors que lui juge que c’est très différent, totalement disjoint voire contraire). Bref, si le problème est le mot nationalisme, je peux employer à la place un néologisme ne prétendant rien, comme payisme (relatif au pays, pas à la paye – ou en franglais countryisme évitant cette confusion mais country veut dire pays et campagne, pas mieux). Tout ce que je veux dire, exclusivement, c’est que l’emploi d’une économie fermée interdit les produits étrangers pour faute administrative d’être étrangers, indépendamment des qualités, des prix, des distances, et je trouve ça injuste xénophobe. Peu m’importe le nom qu’on donne à cela, ce que je dis tient la route, jusqu’à preuve du contraire.
3/ Je ne dis nullement « salauds de pauvres » : les courageux pauvres travailleurs asiatiques me paraissent très admirables, méritant mieux. Il n’y a rigoureusement aucune généralité anti-pauvres chez moi (l’affirmer violemment quand même serait scandaleux). En revanche, un français refuseur de travail préférant vivre de ses allocations (comme l’a été ma cousine, je n’invente rien, elle s’en vantait) me parait injuste exploiteur (pas richissime exploiteur mais un-peu-pauvre exploiteur, à niveau de vie injustement supérieur au pauvre travailleur de peine asiatique) ; et je ne le qualifie même pas de salaud, mais de mochement astucieux, profitant de la naïveté stupide des politiciens ici, ayant voté des lois pour ce détournement organisé, dont il ne fait que profiter très légalement. Mon inimitié avec ces cas-là, c’est un avis personnel, et penser différemment est possible au titre de la divergence inter-individuelle d’opinions, mais « rejeter violemment » mon avis me parait injustement violent, surtout sans argument aucun.
4/ Est-ce que je nie que Keynes a parfaitement marché en France 1945-1975 ? Oui et non, et ce n’est pas le sujet :
– Oui-1 : je ne suis pas sûr que les années 1945 à 1975 ont existé, je doute (actuellement, dit 2020). On me dit né en 1963 et j’ai des souvenirs étiquetés à l’école comme 1969-1975, mais ces souvenirs présents sont-ils un délire onirique ? (peut-être oui, si je rêve et vais me réveiller en 1910, par exemple).
– Oui-2 : que la France ait « parfaitement marché » économiquement de 1945 à 1975, je n’en sais rien de rien, je n’ai fait qu’entendre des gens le dire, et moi personnellement je doute.
– Oui-3 : que la France ait connu un boom économique entièrement parfait, ces années-là, oui j’en doute aussi, il y aurait besoin d’autocritique pour juger. Notamment le biais apporté par le parachutage de milliards initiaux (venus des USA exterminateurs d’Amérindiens), et puis l’exploitation dominatrice de ce qui restait d’empire français, puis « la richesse va aux riches » a pu prolonger ça un peu après les décolonisations, ce ne serait pas du tout parfait durable mais bancal en voie d’effondrement.
– Non : je n’ai absolument aucune espèce de preuve que ce boom économique n’a aucunement eu lieu. Je suis sceptique antiréaliste, nullement disposé à invoquer de telles « preuves de fausseté indéniable, prouvée par les faits ».
– Pas-le-sujet-1 : qu’il y ait décisions à la Keynes et boom économique ne prouve aucunement que le premier élément est la cause (et cause unique et suffisante) du second. Une coïncidence temporelle n’a pas valeur démonstrative d’une relation cause-effet.
– Pas-le-sujet-2 : ce qui a pu marcher à un moment donné dans un contexte donné peut échouer à un autre moment dans un autre contexte. Que cela ait ou non marché à l’époque ne prouve en rien que ça solutionnerait la crise maintenant.
– Pas-le-sujet-3 : j’ai lu un livre économique disant que Keynes a été abandonné en 1975 à cause de la crise que Keynes n’a en rien empêché de survenir et ne pouvait réparer. Mon ami lui certifie que c’est l’abandon de politique keynésienne qui a causé la crise. Moi je doute (des 2 interprétations), je n’en sais rien, simplement je ne suis pas convaincu particulièrement par la seconde, ce n’est pas une négation butée forcenée refusant d’ouvrir les yeux, ça semble affaire d’interprétation.
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Le moins pénible possible ?, 06/12/2020
  Mon ami contradicteur persiste dans ce que je juge son erreur de classement, à mon égard, mais avec des arguments nouveaux, intéressants : « 1a/ Une des grandes différences entre la droite (toi) et la gauche (moi), c’est justement que la gauche a toujours pensé que le travail devait être le moins pénible possible et ne pas envahir l’espace privé. 1b/ Toi, ce que tu veux, c’est réduire tout le monde à l’état de coolie. 1c/ Les gains de productivité permettent parfaitement un traitement correct de tous les salariés. 1d/ Et ce n’est pas la baisse du temps de travail qui amène les soviets au pouvoir. 1e/ Encore une fois ta vision est de droite. C’est ton droit. (…) 2a/ Ça rejoint ce que je disais plus haut. Pour toi le travail doit être celui d’un esclave. 2b/ Esclave livré à la concurrence la plus sauvage, celle du début du capitalisme (et d’aujourd’hui). 2c/ Tu es d’accord en fait avec le capitalisme le plus dur que tu prétends combattre. (…) 3a/ J’ai déjà répondu à cette affaire. Ce que tu veux c’est faire des pauvres de l’Occident des "encore plus pauvres". 3b/ Tout le monde au bol de riz. (…) 4a/ Où situerais-tu ton smic mondial ? 4b/ Dans un système ouvert non keynésien : soit tu réduis à la famine les Occidentaux ou 4c/ tu détruis les industries du tiers monde. »
   Je suis en total désaccord :
1a/ Ceux qui veulent le moins d’effort possible ne sont pas les gens de gauche (qui veulent que l’effort soit davantage récompensé que la fortune oisive) mais les fonctionnaires (français au moins), escomptant argent magique en refusant l’effort, avec grève chronique si ne sont pas obéis leurs commandements, pas satisfaites leurs exigences (de rémunération et embauche de collègues déchargeant leur propre tâche à eux). Ça n’a rigoureusement aucun rapport avec la vraie gauche, du côté des travailleurs de peine (maintenant asiatiques), c’est la fausse gauche voulant que chacun (ayant le statut privilégié, fonctionnaire national) devienne bourgeois sans plu’ d’effort.
1b/ Je connaissais le mot de coolie comme « porteur », méprisé, dans l’Asie colonisée par les Européens, et il est totalement faux que je veuille tous les travailleurs à ce rang de porteurs croulant sous la peine et miséreux jugés méprisables, au service des richards colons oisifs (principe de droite). Tout au contraire, dans mon système les riches disparaitraient (non par impôts pour fonctionnaires mais) par partage de leurs fortunes indues entre travailleurs de peine et fournisseurs et clients, autrefois exploités injustement. Oui, le travail de peine serait récompensé, dans mon système, bien davantage que le métier de « col blanc » ou « manager », c’est du pur esprit de gauche, pour récompenser le travail, au contraire de la fausse gauche de mon ami, voulant transformer les ex-travailleurs d’ici en bourgeois marchands exploitant les travailleurs d’Asie ou les machines locales en laissant crever de faim l’Asie et l’Afrique, avec frontières bouclées pour empêcher qu’ils viennent profiter d’un partage humaniste.
1c/ Il est faux, spécifique à l’aveugle monde fonctionnaire (fausse gauche), de juger que les gains en productivité doivent normalement conduire à une hausse des salaires. La droite (décomplexée cessant de mentir) dit que ces gains doivent enrichir davantage les actionnaires, patrons, cadres. Mon humbilisme dit que ces gains doivent diminuer les prix de vente pour le bien de tous.
1d/ La baisse du temps de travail n’a effectivement aucun rapport avec la nationalisation des biens privés, elle va simplement dans le même sens que ce qui a entraîné la faillite soviétique : le refus d’effort pour tout attendre du partage automatique (d’une richesse théorique mais qu’on produit de moins en moins). Ça a conduit l’URSS à l’effondrement. Sans système 100% public, ça conduit à la délocalisation vers les pays de vrais travailleurs méritoires (en définissant le mérite comme ratio effort produit/réconfort exigé), ce qui est une ruine pour nous, aussi, différemment de l’URSS oui mais pas mieux.
1e/ Ma vision (pour le travail contre le capital) est le vrai contraire d’une vision de droite (pour la richesse oisive exploitant le travail de peine). L’erreur consiste à confondre les mots « gauche » (pour le travail) et « fausse gauche » (pour les fonctionnaires pépères, voulant devenir riches oisifs).
2a/ Non, je ne suis absolument pas partisan de l’esclavage, au total contraire des religions du Livre (approuvant l’esclavage héréditaire) actuellement légales en France et bénies par la stupide Déclaration « Universelle » des Droits de l’Homme 1948. Je suis donc beaucoup moins esclavagiste que la norme dominante (discrètement menteuse quand elle dit interdire l’esclavage, en « oubliant » de condamner la sacralisation de celui-ci).
2b/ Oui, l’humbilisme n’est pas communiste soviétique en acceptant la concurrence, pour toujours mieux faire pour toujours moins cher, ça me semble le bon sens pour une prospérité (sauf que ce serait une prospérité partagée entre travailleurs, alors que la droite et le capitalisme veulent une prospérité surtout des riches fortunés non travailleurs, la fausse gauche et le socialisme veulent une prospérité surtout des fonctionnaires eux non soumis à concurrence).
2c/ C’est faux : l’humbilisme n’est pas le capitalisme du tout, mais ce n’est pas le socialisme non plu’, c’est une troisième voie. Certes, par amalgame éperdu (de source Jésus-Christ peut-être, et/ou antérieure), survient le jugement simpliste « tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous ». Amalgamant neutres et opposants, c’est simplement une lourde erreur de jugement.
3a/ L’énoncé est faux diaboliseur injuste : prétendre que je m’attaque aux pauvres (de l’Occident), c’est effectivement me prétendre de droite avec les riches méprisant les pauvres, alors que c’est l’exact contraire ! Je suis contre les riches mais même les petits-riches que sont les prétendus pauvres d’Occident, c’est immensément différent, c’est un contresens de m’accuser du contraire de ma position.
3b/ Je n’ai nullement comme principe « tout le monde au bol de riz », pour deux raisons principalement :
– Le riz asiatique est peu courant ici (sauf en Camargue peut-être), en France l’aliment céréalier traditionnel était le pain (avec jus de légume), non le riz ; je ne vois pas pourquoi j’interdirais le pain pour obliger au riz, il est mensonger d’affirmer que tel est mon but. Si « c’est une façon de parler », c’est une mauvaise façon de parler, mieux vaut être clair.
– En 1789, les nobles étaient offusqués par le projet révolutionnaire, qu’ils auraient pu caricaturer en « c’est l’aberrant ʺTous au pain et à l’eau !ʺ ». Et cela aurait été faux : il ne s’agissait que d’abroger les privilèges indus. Oui, après cette abrogation, la frugalité deviendrait générale, à peine améliorée par le partage des fortunes, très diluées dans la masse, mais sur des bases devenues moralement saines, cela permettait de progresser ensemble vers un mieux-être. La caricature prétendue stupide ʺTous au pain et à l’eau !ʺ n’était donc en rien un argument contre l’abrogation des richesses injustes.
4a/ Je situerais le SMIC mondial au niveau du SMIC chinois. Oui cela ruinerait les « nobles aristocrates » qu’étaient les occidentaux privilégiés, ça me parait juste, révolutionnaire et juste.
4b/ Ensuite, il n’y aurait plu’ le mécanisme des délocalisations mais production locale pour minimiser les frais de transport, ce qui ferait revenir l’emploi ici, au contraire d’entrainer ruine famélique. Et les commerçants ne vendraient plu’ du tout au même prix : le principe du commerce est de vendre au prix que les gens accepteront de payer, s’ils ont infiniment moins les prix baisseront infiniment. Enfin, en partie, puisque le prix c’est trois choses : le coût de production (qui serait écroulé si les salaires chutaient), le bénéfice du commerçant (qui peut s’écouler sans peine si ça lui suffit à acheter de quoi vivre avec les nouveaux prix), les impondérables d’import-export pour les produits qu’on n’a pas comme le pétrole (phénomène qui disparaitrait en grande partie dans mon système sans frontière à monnaie mondiale unique). Bref, diminuer les salaires ici en pays riche n’entrainerait pas automatiquement la famine, pas du tout, mais adaptation sévère, avec peut-être moins de gaspillage hyper-consumériste, certes.
4c/ Oui, si les usines occidentales redevenaient compétitives sans les actuels salaires énormes (à l’échelle du monde), cela ruinerait le calcul de riches Chinois patrons exportateurs en masse, ce serait un nouveau monde à construire, mais en tout cas sans riches consommateurs ici et pauvres producteurs là-bas, ce qui me parait tellement injuste.
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Fable des fourmis hydrophobes, 06/12/2020 bis
  Au lieu de « il faut accepter un emploi », sujet qui bloque de manière butée mon ami contradicteur, je prendrais un cas imaginaire, de 500 fourmis individualistes à liberté de choix, pour qui la consigne « royale » (ou sociétale/patronale/gouvernementale) entendue est « il faut se mouiller à la tâche pour avoir une dose de gelée ». 12% (60 fourmis) sont en demande de tâche sans s’en voir confier (alors que l'examen médical montre qu'elles pourraient parfaitement le faire), oh les pauvres, elles reçoivent une microdose d’allocation « sociale », pas de problème jusqu’ici, sauf que… des pourvoyeuses de tâches disent qu’elles ont 6 tâches ne trouvant pas de candidates. Qu’en penser ?
  J’en déduis que les 60 « fausses demandeuses » sont des menteuses ne méritant pas l’allocation. Mais la reine X me répond « pas du tout : il n’y a pas assez de tâches pour toutes, puisque c’est infiniment moins que 60 tâches restantes dont on parle ». Non, je ne suis pas d’accord, il y a plusieurs hypothèses :
A/ 60 refuseuses de tâche : alors oui, les 6 tâches restent sans candidates à les effectuer, et il y a bien 60 prétendant demander une tâche, menteusement.
B/ zéro refuseuse de tâche : alors les 6 tâches trouvent preneuses, et il n’y a que 54 demandeuses de tâche, qui méritent bien une microdose compensatoire.
C/ 1 à 54 refuseuses de tâche : alors les 6 tâches trouvent preneuses, et pour les autres on ne peut pas savoir si elles sont vraies demandeuses ou fausses demandeuses de tâche. Dans le doute, on peut toutes leur donner la microdose compensatoire, puisque sans preuve de faute/mensonge.
D/ 55 à 59 refuseuses de tâche : alors 5 à 1 tâches trouvent preneuses, il en reste 1 à 5 sans candidates, et les 55 à 59 fourmis restant demandeuses sont bien des menteuses.
  Alors, la situation est-elle A (escroquerie) ou B (pas de problème) ou C (incertitude) ou D (escroquerie) ? Puisque le décompte demandeuses/sans-candidates après re-proposition d’information/vérification est 60/6 et non 54/0 (ou 55/1 à 59/5), c’est A, donc 60 ne voulant pas se mouiller donc voleuses d’allocations. Ça me parait imparable. Certes, ce pourrait être 60 cas de fourmis allergiques au mouillage ou quoi, raison médicale, mais sinon, c’est bel et bien (enfin plutôt : moche et mal) une escroquerie camouflée. Je suis logique et la reine X ne l’est pas si elle s’en-tête en se croyant logique imparable.
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Parallèle, 07/12/2020
   Puisqu’on me dit « de droite » (ce qui est faux) et « incohérent » (faux aussi), je prendrai un parallèle pour illustrer/montrer que c’est une erreur.
   Nous sommes en 1946 dans la région de Moscou, et Wladimir, héros décoré de la Grande Guerre Patriotique, explique le monde : « Tout est séparé entre gauche et droite. La gauche consiste à être communiste bien comme il faut : vouloir la dictature du prolétariat, la vénération unanime du leader Joseph, 0% de secteur privé, l’écrasement de la droite, la diversité c’est aimer le chou avec ou sans vodka. La droite c’est le nazisme maudit, vouloir la dictature des patrons et bourgeois, la vénération unanime du leader Adolf, une industrie majoritairement privée, l’écrasement de la gauche, la diversité c’est aimer la fête de la bière avec ou sans danse folklorique. Quoi le trotskisme ? Puisqu’il ne vénère pas le leader Joseph, il est de droite, et puisqu’il ne veut pas la dictature des patrons et bourgeois, il est incohérent même pas cohérent en s’assumant de droite. Quoi la démocratie ? Puisqu’elle ne veut pas la dictature du prolétariat elle est de droite, et puisqu’elle ne vénère pas le leader Adolf elle est incohérente même pas cohérente en s’assumant de droite. Quoi le socialisme à la française ? Puisqu’il ne veut pas 0% de secteur privé, il est de droite, et puisqu’il ne vénère pas le leader Adolf, il est incohérent même pas cohérent en s’assumant de droite ».
  Et cela serait posé comme vérité indiscutable, répondant « avec argument très solide » à toute objection au stalinisme : « tu es de droite, tu es nazi, tu es incohérent si refusant de te reconnaître nazi ». Ce n’est simplement pas juste, pas argumenté, mais simple déclinaison d’axiomes immensément contestables, quant à la définition de gauche et droite.
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Malentendus à nouveau, 25/01/2021
  Mon ami contradicteur répond de manière surprenante à un vieux mail de ma part (c’est moi qui numérote ici) : « 1/ Le problème des ʺrefuseurs de travailʺ c’est qu’on ne vit pas en France avec un salaire de Thaïlandais. Ça s’appelle descendre en dessous du salaire naturel (de survie). 2/ De toute façon tu as les chiffres contre toi, chiffres auxquels tu ne veux pas répondre. Au pire 700.000 emplois non pourvus, 6 millions de chômeurs avant covid. Chiffres acceptés par les pires libéraux. (…) 3/ En économie seuls les ultralibéraux parlent de ʺrefuseurs de travailʺ. »
  Je réponds point par point :
1/ Certes, compte tenu des richesses colossales de l’Occident comparé au Tiers-Monde, les commerçants ici pratiquent des prix énormes, mais si la justice géopolitique émergeait, rétribuant les employés à la peine et non plu’ au privilège hérité de l’époque coloniale (avec droit de véto ONU pour les micro-pays colonialistes, etc.), alors la richesse occidentale s’effondrerait, et les prix en Occident s’effondreraient automatiquement avec. On vivrait correctement en France avec un salaire de Thaïlandais. Supprimer la honte dominatrice écraseuse n’est en rien faire offense à la Nature, ce serait choisir une Nature équitable plutôt qu’une Nature écrabouilleuse. Certes, peut-être que c’est utopique et la Nature est impitoyable pour que les forts écrasent les faibles, « normalement », mais alors il faut cesser d’idolâtrer ce qui est naturel et envisager le principe « naturel = atroce inhumain » [avec "humain" au sens moral altruiste, pas au sens biologique bestial].
2/ Apparemment, mon contradicteur se réfère à de vieux mails en n’ayant pas lu mes réponses effectives, démontrant par A+B son erreur. Je me fiche de ce que disent les « pires libéraux » et je ne suis en rien « encore pire qu’eux en libéralisme fanatique », non. Très simplement, très logiquement : s’il y a 700.000 emplois non pourvus et 6 millions de vrais demandeurs d’emploi, c’est très passager, passant tout de suite à zéro emploi non pourvu et 5.300.000 vrais demandeurs d’emploi. Sinon c’est qu’il y a 6 millions de refuseurs d’emploi refusant les 700.000 emplois proposés. Ce n’est pas du tout que je ne veux pas répondre, c’est que j’ai déjà répondu cela, encore et encore. Enfin, il y a deux réserves à examiner me semble-t-il (que je pare préventivement de manière auto-critique) :
a/ Formation. Ce que je dis ci-dessus serait entièrement valide, imparable, si les 700.000 emplois étaient sans qualification, mais il est clair que si une offre d’emploi est « carrossier spécialisé en refaçonnage thermique de matériaux composites bi-polymérisés », ne pas correspondre à la demande n’est pas un refus, toutefois c’est la faute de l’éducation nationale de ne pas former aux besoins, et de stupidement payer l’enseignement universitaire généralisé depuis le premier ministre Jospin et ses 90% de bacheliers en effondrant les exigences. Oui, payer (bourses, cités U, tickets U à prix réduit, professeurs « supérieurs », construction de salles, chauffage et entretien) des millions d’étudiants à faire ce qu’ils veulent contraire aux besoins (psychologie, sociologie, littérature, histoire, beaux-arts, etc.). Quoi qu’il en soit, ma démonstration reste entièrement valide en précisant « 700.000 emplois non pourvus dont 100.000 sans qualification aucune », alors je dirais : s’il y avait 100.000 emplois sans qualification non pourvus et 6 millions de vrais demandeurs d’emploi, c’est très passager, passant tout de suite à zéro emploi sans qualification non pourvu et 5.900.000 vrais demandeurs d’emploi ; sinon c’est qu’il y a 6 millions de refuseurs d’emploi refusant les 100.000 emplois non qualifiés. Le principe est exactement le même.
b/ Non refus absolu. Certes, on n’est pas « mot à mot » refuseur d’emploi si on est dans la position « je cherche un emploi, bien payé, pas pénible, près de chez moi, à horaires compatibles avec ma vie d’avant ». Ces principes font effectivement un sincère « demandeur d’emploi », mais je préciserai « demandeur d’emploi privilégié » (dans les deux sens d’ailleurs, privilégié se rapportant à emploi et/ou à demandeur). Quand arrive une proposition d’emploi peu payé, et/ou pénible, et/ou à horaires difficiles, situé loin, le prétendu demandeur d’emploi (privilégié) s’avère « refuseur d’emploi », oui, c’est entièrement compatible, pas contradictoire. Et on entendait encore hier à la télévision que les britanniques ne savent pas comment gérer la fermeture des frontières Brexit car les travaux agricoles sont refusés par les demandeurs d’emploi britanniques, seuls des travailleurs immigrés les acceptant, mais ne pouvant plu’ venir avec les nouvelles lois. Idem aux USA avec les emplois pénibles que n’acceptent que des Mexicains (bloqués par mur frontière si Trump avait tenu parole). Ce n’est pas qu’en France (à saisonniers agricoles venus de pays plus pauvres), c’est tout l’Occident qui a entériné le droit au refus de travail pour ses enfants gâtés, les vrais courageux (méritants selon moi) étant non-Occidentaux. (Je ne veux pas dire que tous les Occidentaux sont des enfants gâtés, mais ceux ayant refusé l’école formatrice avant de refuser les emplois pénibles peu payés – et même cette position n’exprime pas le fond de ma pensée idéale : à mon avis, les emplois spécialisés devraient toucher moins de salaire que les métiers pénibles).
  Bref, j’ai répondu, je l’avais déjà fait et je viens de le refaire encore, mieux j’espère.
3/ Ce que je dis (ci-dessus) contredit totalement les principes des libéraux ou ultralibéraux voulant leur pays riche vainqueur de la compétition libérale, il s’agirait au contraire selon moi de partager le mérite peu opulent des vrais travailleurs, étrangers. Certes, je ne suis pas économiste, mais les économistes me semblent des escrocs, prétendant leurs croyances être des vérités incontestables. Le fait que l’économie se soit imposée comme une science me parait scandaleux, pour ce qui n’est que du bla-bla explicatif a posteriori avec totale incapacité à prédire. Par ailleurs, quand leurs prétendues lois sont contredites (comme la crise financière de 2009, gérée par endettement public massif, n’a pas provoqué d’inflation), il n’y a nul abandon des théories correspondantes mais maintien de bla-bla n’importe comment se prétendant véridique. Tous formés à l’ENA laveur de cerveau, les dirigeants de gauche et droite font la même politique économique sans envisager qu’elle est contestable, que mieux est envisageable, c’est le niveau zéro de l’intelligence, et c’est une fausse science. Qu’entre eux, ils se classent en ceci ou cela m’indiffère, je suis en dehors de leur truc, et dire que je ressemble à certains est un malentendu, une confusion totale d’après de micro-détails loin du fond général.
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Suite tardive /1, 15/02/2021
  Mon ami contradicteur répond à mon mot du 10/11/2020 (c’est moi qui numérote, pour répondre) : « 1/ Le problème c’est encore une fois que tu mélanges tout. Si une femme noire enchainée dans une colonne d’esclave ne te fait pas crier au racisme, alors je ne peux rien pour toi. 2/ Une fois de plus tu confonds racisme et patriotisme. La révolution malgré tous ses crimes a donné le droit de vote aux étrangers et même le droit d’être élu comme le prussien Anacharsis Cloots. Effectivement il était blanc. Ce qui n’a pas empêché qu’il finisse à la guillotine. Effectivement sans crier haro sur toutes les « élites », Taguieff et ses semblables racontent n’importe quoi mais ce n’est pas le problème. 3/ A partir du fait que tu considères comme du racisme tout et n’importe quoi nous sépare totalement dans nos opinions. 4/ Je suis tout à fait scandalisé que tu reprennes les mots de l’extrême droite comme "racisme anti blanc". 5/ Et bien je te dis que dans ce pays de France je préfère être un homme blanc qu’une femme noire. Et de loin. 6/ Ton refus de l’histoire te permet surtout de nier des évidences mais d’une façon qui t’arrange. C’est à dire en petit morceau : la Shoah n’a pas existé mais l’expulsion des Palestiniens en 48 si. 7/ Le « racisme anti blanc » mais pas la colonisation européenne avec commerce triangulaire. Je suis en désaccord total. 8/ Je ne vois pas non plus dans quelle partie de la Bible la mise en esclavage est encouragée. 9/ Et si, le revisionnisme historique c’est à dire le refus de l’existence de la Shoah et de la traite des Noirs par les Européens donnent raison à l’extrême droite et donc la renforce. Marine Le Pen à 48 % dans les sondages. Si tu ne vois pas le rapport, tant pis. 10/ Même si macron, c’est déjà une forme d’extrême droite. »
  Je réponds, pas à pas :
1/ Je trouve scandaleux le terme « crier au racisme », inspiré je crois du « crier à l’antisémitisme » pratiqué (hélas) avec immense succès par la communauté juifo (et son Crif judaïque ayant inspiré le Cran noir des décennies plus tard, espérant obtenir les mêmes privilèges victimaires). Il s’agit de diabolisation hurlante empêchant tout débat. Et je ne suis nullement d’accord avec cette façon de faire. Jamais je n’ai dit que l’esclavage c’est bien, je trouve cela criminel (je l’ai dit et écrit) surtout motivé racistement (et pas par surendettement coupable comme au temps de Jésus-Christ). Face à une image moderne d’esclave en souffrance, ma réaction n’est nullement de crier mais de demander le sens donné à cette image. Des descendants de victimes peuvent ainsi vouloir « donner à voir » le calvaire de leurs ancêtres, et il n’y a pas à hurler contre eux. De même quand le juifo Spielberg tournait un film sur la Shoah (« La liste de Schindler ») je n’ai pas hurlé pour faire envoyer ce cinéaste en prison, il ne faisait que répondre favorablement aux survivants ayant appelé à ne jamais oublier. En ce qui concerne l’esclavage, j’ai le souvenir de la bande dessinée Astérix où les héros gaulois étaient à un moment donné en position d’esclaves des Romains, ramant dans les galères, ça n’a pas conduit à me faire hurler (gage prétendu obligatoire de mon non-esclavagisme ?) puisque c’est de l’imaginaire, même dans la version possible où le visage d’Astérix aurait été remplacé par un collage de politicien de 1970 genre Pompidou ou Lecanuet. Ça tient de la plaisanterie (ou mauvaise plaisanterie, à la Charlie-Hebdo ou autre journal se voulant fièrement « bête et méchant ») et avant de hurler, il convient de demander le sens. Affirmer, scandalisé, que c’est une totale bénédiction de l’esclavage (raciste) pratiqué autrefois (et qui serait voulu à nouveau aujourd’hui ?) me parait complètement erroné. De même, un cinéaste afro-américain célèbre pourrait tourner, s’il ne l’a déjà fait, un film montrant l’atrocité du sort réservé à ses ancêtres esclaves, et il n’y a pas à crier pour interdire ce film, il n’y a même pas à crier pour vilipender les esclavagistes de l’époque, on peut très posément les juger coupables atroces, et envisager la punition de leurs riches descendants héritiers (ce qui peut aller, comme je l’envisage, jusqu’à une abolition des frontières pour les USA ou l’Occident, vis-à-vis du reste du monde). Non, je ne crie pas, mais je pense bien plus loin, et c’est une bombe autrement majeure. Me condamner pour ne pas avoir hurlé parait totalement injuste, comme pour se donner bonne conscience à bon compte (en attaquant d’autres innocents, de la masse silencieuse, ce n’est pas joli).
2 et 3/ Le mot « racisme » comme d’autres n’est pas du tout clair, ce n’est pas spécialement moi qui confonds mais l’usage qui fait n’importe quoi. Jamais je n’aurais souhaité que l’on parle de « racismes antijeunes, antivieux, anti-automobilistes », etc. Ce n’est pas moi qui décide ces usages, je les entends simplement (si je rêve, c’est le « moi qui rêve » qui fait n’importe quoi mais le moi-vécu n’y est pour rien).
2 proprement dit/ Le lien explicite entre racisme et patriotisme est effectué par l’hymne national français, clamant que les étrangers ont le « sang impur » (de naissance, donc, indépendamment des actes éventuels). C’est du racisme, sans aucun rapport avec la couleur de peau ou l’ethnie mais incroyablement (absurdement ?), s’appuyant seulement sur le statut administratif dit nationalité. Evidemment, ça a posé un problème de cohérence quand la France a envahi des « colonies », rendant français (donc purs ?) des étrangers (donc impurs ?), cela semble avoir été résolu par l’horrible statut d’indigènes (appartenant à la nation mais quand même considérés sous-humains inférieurs). Oui, ça fait un lien très direct entre racisme et patriotisme, même si les deux mots ne sont pas du tout synonymes.
4/ Je ne me suis nullement inspiré de l’extrême-droite pour adopter le vocable de « racisme antiblanc », je l’ai réinventé tout seul, en le constatant. Le footballeur-auteur Lilian Thuram a écrit dans plusieurs livres que « les blancs se jugent supérieurs (aux noirs) », et ce groupisme choisissant de mépriser les divergences entre individus pour tout globaliser au titre de la race, oui c’est du racisme pur et dur. Anti-qui ? Oui, antiblancs dans ce cas. Ce n’est nullement le parti FN/RN qui m’a convaincu mais les citations de ces livres, et la très mauvaise défense de l’auteur ne regrettant en rien ses mots. M’accuser d’être d’extrême-droite pour ça est de la totale confusion mentale. Un automobiliste qui aime les autoroutes est-il « donc » un nazi ?
5/ Mes parents ont une femme de ménage qui est noire haïtienne, métier qu’exerce aussi ma femme asiatique. Elles ne sont pas, à ma connaissance, victimes de discrimination liées à la race ou au sexe. Du tout. Par contre, des excités racistes comme la députée Danièle Obono (courant « indigéniste » ?) clament que les hommes blancs sont tous des monstres dominateurs immondes, et c’est une accusation fausse, une diffamation éhontée. Peut-être que tel ou tel politicien (suprémaciste blanc sans l’avouer ?) est concerné mais le groupisme au nom de la race me parait fautif, intellectuellement et moralement. Ceci dit, si mon ami préfère être un homme blanc qu’une femme noire en France, il s’agit de son appréciation personnelle, que je ne comprends pas mais je l’autorise bien sûr à ressentir les choses ainsi.
6/ J’ai répondu mille fois à cette confusion mentale me diabolisant à tort : je n’ai jamais prétendu que « j’ai prouvé que la Shoah n’a pas existé puisque je l’ai rêvé, et j’ai prouvé que l’expulsion des Palestiniens a existé puisque ce n’est pas un rêve ». C’est une nouvelle fois de la confusion mentale, refusant de lire honnêtement. Je répète une cent-millième fois : si je rêve (et je n’en sais rien de rien), peut-être que la Shoah et l’expulsion des Palestiniens n’ont pas existé dans le monde vrai (ou ont existé mille fois pire encore que rapporté ici) ; si je ne rêve pas, il est envisageable que toutes deux aient autant existé, à débattre pour démêler la propagande de la vérité, les faux-témoignages des vrais. Ce que je dis de très particulier, c’est que l’hypothèse philosophique du rêve est incroyablement interdite par la loi Gayssot (et jurisprudence Gollnisch contre le doute) et la commémoration des crimes terroristes sionistes très suspectement absente en France (et reste de l’Occident ?) clamant célébrer La Mémoire.
7/ Je n’ai pas entendu parler (et encore moins partagé l’idée) de gens clamant que, dans ce monde, il n’y a pas eu colonisation européenne avec commerce triangulaire. Oui, ce monde peut être un rêve et, après réveil éventuel, le programme scolaire d’Histoire pourra dire autre chose. Mais il ne convient pas de faire l’amalgame et me diaboliser à ce titre, me confondant avec des racistes (dont je n’ai même pas entendu parler) clamant que « l’homme noir est un pourri haineux, l’homme blanc est pur et propre et l’a toujours été, l’esclavage triangulaire d’autrefois est une légende pour nous appeler à la repentance accordant réparation privilégiée ». Moi aussi je suis en désaccord total avec cette affirmation, c’est m’insulter que de la prétendre mienne, et c’est immensément injuste car je n’ai jamais rien dit d’approchant (ici je cite un propos semi-imaginaire mais en tout cas ce n’est pas mon opinion).
8/ Dans la Bible, la première mention d’esclavage (sans dire toutefois où ce concept a été inventé et pour qui) concerne le fils de Noé. J’ai lu que Noé s’était soulé la gueule dans sa tente, et complètement dévêtu dans son délire alcoolique, son fils (le deuxième crois-je me souvenir) est alors entré et a vu son père nu. C’est considéré un tel crime que son père l’a « donc » condamné à l’esclavage. Oui Noé, prétendu par la Bible le meilleur de toute l’humanité. J’étais effaré en lisant ça, mais c’est la source sacrée. Bien plus loin, quand les Hébreux ont conquis leur Terre Promise, Israël, en prenant le Pays de Canaan, les villes cananéennes refusant l’esclavage étaient exterminées, jusqu’aux bébés, sur ordre prétendu de Dieu. Ça me choque mais c’est vénéré par les Israélites et les Protestants, tandis que les Catholiques et Musulmans, faisant aussi partie des Religieux du Livre, tendent à cacher ce passage peu montrable. Enfin, Jésus-Christ s’est vu poser une « colle », avec le cas d’un surendetté, « donc » condamné à l’esclavage avec tous ses enfants, alors qu’il avait gracié des esclaves, qu’en pense Jésus ? Pas du tout que l’esclavage est horrible atroce inhumain, pas du tout que les enfants de coupable éventuel sont innocents, non, il a répondu que puisque cet homme avait gracié ses propres esclaves, il pouvait à son tour être gracié. Indirectement, cela valide l’esclavage héréditaire au service de chrétiens, ce que n’ont sans doute pas manqué d’invoquer les esclavagistes du 16e au 19e siècle (ou les adversaires à l’abolition de l’esclavage, voyant leurs opposants comme hérétiques reniant les Textes Sacrés).
9/ Contrairement à Jean-Marie Le Pen qui exigeait l’abolition de la Loi Gayssot (sacralisant la Shoah comme dogme obligatoire pour tous), sa fille Marine a renoncé à cette demande, et c’est clairement compréhensible stratégiquement : son père a été diabolisé comme abominable antisémite alors qu’elle veut conquérir le pouvoir donc s’allier à la communauté juifo (en lui disant semble-t-il « comme vous, je déteste les arabo-musulmans ! »). Affirmer que Marine Le Pen refuse l’existence de la Shoah me parait faux, sinon elle serait massacrée dans les médias à ce titre, ce qui n’est pas du tout le cas. De même, je n’ai jamais entendu l’extrême-droite (prétendue, le RN déniant ce classement) affirmer qu’il n’y a pas eu de traite des Noirs par les Européens, ce que j’ai entendu de leur part était très différent sur ce sujet : « Oui, les Européens ont pratiqué cette Traite des Noirs et c’était un grand crime, mais il faut l’oublier pour se concentrer sur le présent, et en ce qui concerne ce passé-là, il ne faudrait pas oublier que les Blancs n’étaient en rien les seuls coupables, mais aussi les marchands arabo-musulmans et les chefs de guerre noirs étaient autant coupables ! C’est l’époque qui était horrible, pas spécialement nos seuls ancêtres à nous. ». Je l’entends, et ce n’est en rien une affirmation de non-existence. Moi-même, je n’affirme nullement une non-existence prouvée, je doute, avec l’hypothèse du rêve qui semble honnêtement imparable. Me classer « affirmateur du contraire » est faux, injuste, mais certes la bêtise commande, en la matière : il est très célèbre (je ne suis pas le seul à le dénoncer) qu’en statistiques industrielles, la grande routine est le jugement erroné « les résultats prouvent qu’il n‘y a aucun problème » quand la vérité mathématique et logique est « il n’y a pas de preuve qu’il y a un problème (donc on n’a rien prouvé) ». Diaboliser le scepticisme, la non-connaissance, est commun au moins depuis Jésus-Christ avec son cri anti-neutres « ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi ! »…
10/ Je suis d’accord avec cette affirmation (très inusuelle) que Macron c’est une forme d’extrême-droite. Sauf que j’ajoute que Mélenchon chantant patriotiquement « qu’un sang impur abreuve nos sillons », c’est selon moi aussi une forme d’extrême-droite, de « national-socialisme » (pris mot à mot).
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Suite tardive /2, 15/02/2021 bis
  Mon ami contradicteur répond aussi à mon mot du 15/11/2020 (c’est moi qui numérote) : « 1/ Tu es bien sûr de droite car tu penses que le système capitaliste fonctionne par lui-même parfaitement. 2/ A la limite, ouvrons les frontières et tout le monde aura du boulot. Ce boulot malheureusement fera tomber tout le monde dans la misère. 3/ Ta vision bien ultralibérale ne pense qu’au moins disant, c’est à dire baissons tout : salaire, prix etc… c’est la définition même de l’ultralibéralisme. Je ne vois pas pourquoi, très content du système, tu prétends le changer avec ton système humbiliste. Je n’hésiterais pas à parler de contradiction. 4/ Les preuves abondent dans ton discours : les pauvres sont des fainéants, la dette va nous tuer, l’état nous spolie, le chômage volontaire n’existe pas etc… 5/ Je crois au contraire étant de gauche que le travail est une obligation et pas un plaisir, toute l’histoire le démontre. Des canuts aux ouvriers thaïlandais. 6/ Et aujourd’hui nous aurions les moyens de réduire le travail sans doute à 4 heures par jour. Tu as bien lu. (…) 7/ Les crypto monnaies sont bien représentatives de l’extrême gauche ayant viré ultralibérale. L’augmentation de la valeur du bitcoin tient au fait qu’elle n’a pas augmenté alors qu’elle sert à acheter de plus en plus de choses. C’est un peu comme si on avait bloqué la masse monétaire américaine où elle en était en 1950. Le dollar aurait énormément augmenté. Ceci dit le dollar s’appuie sur la puissance des Etats-Unis. Le bitcoin sur rien et c’est bien pour ça que je n’en voudrais pas. C’est une vision ultralibérale de la monnaie donc fausse. »
  Je réponds aussi, pas à pas :
1/ Il est faux d’affirmer que je pense que le système capitaliste fonctionne parfaitement, donc a fortiori ultra-faux d’en conclure que ça me prouve « de droite ». Je n’aime pas le système capitaliste, fondé sur le riche héritier exploitant le rude labeur du travailleur de peine sous-payé, que je dise le capitalisme : honteux moralement, ce n’est en rien un jugement « ça fonctionne parfaitement », au contraire, ça mérite selon moi renversement, abandon, révision, même si je n’aime pas la révolution violente massacreuse (des riches et des petit soldats/policiers qu’ils achètent comme chair à canon).
2/ L’expression « à la limite » me parait mensongère, désignant mon approche. Je n’approuve nullement le capitalisme en envisageant une seconde couche facultative qui serait l’ouverture des frontières. Pas du tout. Je condamne le capitalisme et mon approche inclut d’ouvrir les frontières (aux personnes) ruinant le système actuel, qui serait totalement bouleversé, avec ruine des ex-privilégiés (héritiers du colonialisme agressif) que sont les Occidentaux. Le but n’est nullement que « tout le monde aura du boulot » au sens de « même les chômeurs d’ici auraient enfin la chance de trouver du travail », non : les travaux ici seraient pris par des étrangers en concurrence loyale et les refuseurs de travail ici seraient conduits à la misère, méritée. Quant à dire que tous les travailleurs avec emploi tomberont dans la misère, ça me semble partiellement vrai et faux : les privilèges de travailleur occidental devraient disparaître donc les personnes concernées crieraient tomber dans la misère, mais il s’agirait seulement de partager enfin le sort des travailleurs asiatiques (qui ne les émouvait en rien tant qu’eux n’étaient pas concernés, c’est là une faute morale qui serait sanctionnée, simplement, avec obligation de partager le non-luxe de la majorité comme les aristocrates français ont dû le faire après 1789).
3/ Il y a semble-t-il un malentendu sur les mots. Si « ultralibéralisme » veut dire « tout baisser : salaires et prix », alors Macron et Thatcher-Reagan et Sarkozy-Hollande ne sont en rien des chefs de file de l’ultralibéralisme, qui n’existerait pas semble-t-il (« avant moi »). En effet, tous ces chefs voulaient faire baisser les prix et salaires de main d’œuvre MAIS augmenter les revenus des profiteurs (« L’Elite » selon la droite, « tous nos compatriotes » selon la fausse gauche). Alors que l’humbilisme révolutionne totalement cette conception en condamnant les profiteurs, soumettant aussi les chefs et les Occidentaux aux enchères décroissantes. Est-ce la vraie invention de l’ultralibéralisme ? Peut-être mais il parait injuste de l’amalgamer via ce mot avec le système capitaliste pourri qui était ainsi désigné.
4/ Concernant les pauvres, c’est la malhonnête confusion hélas habituelle (devenant fatigante…) : je ne dis nullement « les pauvres sont des fainéants » mais « les pauvres travailleurs asiatiques sont les plus méritants, tandis que chez nous les refuseurs de travail pénible sont des fainéants ». Pour ce qui est de la dette, je ne prétends pas qu’elle va nous tuer, je dis que je ne comprends rien à ce mécanisme choisissant le surendettement sans aucune perspective de remboursement, et effectivement j’envisage que les créanciers/créditeurs puissent tout saisir pour défaut de paiement, ruinant le pays comme jamais vu (ce qui peut faire 10% de morts peut-être, via ruines et divorces, suicides, vraisemblablement pas 100%). Pour ce qui est de l’état qui nous spolie, oui je le pense mais ça n’a rien d’ultralibéral, c’est très généralement antiétatique (ce qui peut correspondre à cent courants politiques), et ce n’est pas une affaire de principe chez moi mais basé sur le fait que cela finance (en France 1981-2021) les honteux privilèges fonctionnaires et les dépenses mirobolantes pratiquées par les gouvernants, irresponsables. Pour le chômage, je crois que mon ami a fait une faute de frappe, c’est lui qui estime que le chômage volontaire n’existe pas tandis qu’il m’accuse habituellement de croire qu’il y a du chômage volontaire. Et effectivement, je le crois, mais là encore ça n’a rien d’ultra-libéral : les partis France Insoumise et Rassemblement National, pires ennemis de l’ultralibéralisme macronien (ou « ultralibéralisme de Hollande à Sarkozy en passant par Macron »), reconnaissent qu’il y aura toujours besoin d’immigrés (« choisis ») pour assurer les travaux que ne veulent pas faire les chômeurs français. Ce n’est même plu’ un sujet de débat, c’est entériné comme évidence, sauf chez mon ami apparemment aveugle et sourd (ce n’est pas grave, libre à lui de se tromper dans ses opinions – mais il ne devrait pas m’insulter en me traitant injustement de « de droite » donc « pro-riches-exploiteurs »).
5/ L’histoire de ma vie, que semble ignorer mon ami, est au contraire de refuser l’idée de « travail plaisir rémunéré »… A mon avis, si on fait ce qu’on aime, on n’a pas à être payé pour ce faire, on le fait par plaisir. Ainsi, les livres que j’ai écrits étaient distribués sans droits d’auteur, pas du tout pour m’enrichir puisque je les avais écrits par plaisir, par contre j’exigeais salaire pour le travail dur et chiant que je faisais professionnellement, dans un domaine ne m’intéressant pas (la biologie-biochimie paramédicale). Effort mérite réconfort. J’ai certes entendu parler de gens faisant le métier qu’ils aiment, « ayant la chance d’être chers payés pour simplement faire ce qu’ils adorent » (parmi artistes, sportifs, enseignants, etc.). Je l’entends sans le condamner, ce n’est pas l’idée que je me fais du travail personnellement, c’est tout. Que mon ami juge que j’affirme que le travail est un plaisir selon moi, ce qui me classe « de droite », c’est une double erreur.
6/ « Nous aurions les moyens de »… me parait une expression très douteuse. D’abord, c’était la logique du Programme Commun de la Gauche en 1981 : « en prenant aux riches, nous aurons très largement les moyens de… », et plein de gens descendaient dans la rue danser à la gloire de cette élection mettant enfin la gauche au pouvoir. Mais… il y avait comme une erreur dans les estimations, et ça s’est écroulé en 1983, ou même avant mais reconnu officiellement à cette date. De même, quand j’entends La France Insoumise hurler que la suppression de l’impôt ISF sur les plus riches nous prive de faire le bonheur des gens, les autres en face répondent qu’il s’agit de 5 milliards quand l’aide sociale se monte déjà à 200 milliards, attention les vagues idées de direction ne font pas automatiquement les comptes justes, crédibles. Pour ce qui est du travail réduit à « 4 heures par jour », ça me semble oublier deux parallèles similaires : pour les aristocrates 1700-1788, zéro heure de travail suffisait, il suffisait de racketter les manants travailleurs (et on pourrait faire pareil avec les étrangers, en système non-aristocrate ici) ; pour le socialiste Benoît Hamon avec son Salaire Universel, zéro heure de travail suffira, en rackettant par l’impôt les couillons de travailleurs naïfs. Personnellement, je suis choqué par l’idée de travailler « 4 heures par jour », en achetant les biens produits par les laborieux asiatiques travaillant 12 ou 15 heures par jour, ce qui est un système d’exploitation me paraissant aussi infâme moralement que le capitalisme, l’aristocratie, l’esclavage. Je préfère l’humanisme mondialiste, à nos dépens d’ex-enfants-gâtés.
7/ Je ne comprends rien à ces histoires de crypto monnaies, qui me semblent être des produits spéculatifs comme les actions, artificiels, pour joueurs financiers injustement riches (voire ruinés ensuite, bien fait pour eux). Que je n’y adhère pas n’est en rien la seule différence entre moi et les ultralibéraux.
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Réponse encore, 21/02/2021
  Mon ami contradicteur répond (merci !) à mon ajout du 16/11/2020 (c’est moi qui numérote) : « 1/ le problème reste toujours et encore le même. Ta vision ne voit l’ouvrier, notamment du tiers monde, que comme une bête de somme. 2/ La gauche, à laquelle je me flatte d’appartenir ne sera contente que quand l’ouvrier du tiers monde aura justement ce que tu caricatures, avec les pires poncifs de la droite, un travail de fonctionnaire. 3/ Je crois justement que le progrès du PIB le permettrait sans problème. Tout est une répartition des richesses plus égale ce que tu refuses. 4/ Nous ne serons jamais d’accord, je le crains. Ta vision d’une politique keynésienne, à laquelle je souscris, est caricaturée par toi et la droite dure comme communiste. Or Keynes était un anticommuniste viscéral et sa politique économique a justement sauvé le capitalisme du communisme. 5/ La voie à laquelle je me rallie est le seul moyen d’augmenter le niveau de vie des pauvres. 6/ Ce que tu proposes, c’est à dire la politique du bon marché, ne peut pas les aider. Ça fait quarante ans qu’on le voit et tu nies l’évidence comme la droite d’ailleurs à laquelle tu appartiens, ce qui est ton droit le plus strict, je le répète une fois de plus mais sois cohérent avec toi-même. 7/ Comment peux-tu soutenir que les gens préfèrent crever que de travailler. Une fois de plus tu te rallies à l’extrême libéralisme, le plus violent. (…) je serais mort de faim (…) 8/ Je te trouve aussi en état de contradiction sur un autre point. Tu passes apparemment ton temps à lire des ouvrages d’une prétendue élite que tu es le premier, avec justesse, à condamner. Lire Alain Minc, qui a passé sa vie à raconter n’importe quoi en disant A un jour en -A un autre et qui en plus est un financier qui a passé sa vie à tout rater est particulièrement surprenant de ta part. »
1/ Oui, c’est vrai, je le reconnais : à mon avis la condition humaine normale est le dur travail. Au temps de Rome c’était évité aux citoyens par l’esclavage traitant abominablement des humains comme choses corvéables. Avant 1789 en France, c’était évité aux aristocrates par réquisition policière d’impôts au profit de privilégiés oisifs payant les soldats. De 1981 à 2021 (période que j’ai connue) c’est évité par la pourriture d’un système nous rétribuant immensément davantage que les ouvriers du Tiers-Monde et d’Asie « en voie de développement », faisant de nous Occidentaux les nouveaux privilégiés. Comme l’esclavage a été aboli, comme l’aristocratie a été abolie, je suis d’avis d’abolir la domination occidentale. Ça ramènera effectivement chacun au dur travail pas plaisant, c’est seulement une question d’honnêteté et juste partage d’effort et réconfort.
2/ Que tout le monde devienne fonctionnaire, ça a été testé : c’est le communisme soviétique et est-européen. Et puisque tout le monde tranquille ne fichait plu’ rien, même avec états policiers très sévères, ça a donné la misère, et la jalousie extrême (avec besoin de mur pour empêcher la fuite) vis-à-vis de l’autre système, non fonctionnaire obligeant à l’effort mais performant. Prétendre que le système tranquille sans effort est la richesse pour tous, c’était le rêve de Karl Marx, se trompant simplement sur la nature humaine, et se plantant sévèrement en pratique. Egoïstement, chacun optimise son ratio maximum réconfort/effort ; si le réconfort est assuré sans effort, réduire l’effort améliore ce ratio, c’est ce qui s’est passé, c’était prévisible (sauf au monde des bisounours).
3/ Hein ? Qui a dit que je « refuse » le partage des richesses ??? Tout au contraire, j’envisage une échelle de revenus de 1 à 4 (et pas 1 à 20 comme en communisme et 1 à 10 milliards comme en capitalisme). L’accusation que je reçois est un contresens total, par faute de m’avoir rangé dans la mauvaise case avant de tirer à boulets rouges sur cette case, erronée. Quant aux histoires de PIB, ça me parait totalement artificiel, lié aux conventions arbitraires sur les monnaies, auxquelles je ne comprends rien (je n’y vois nulle logique), libre à mon ami d’y voir un paradis mais je ne suis pas du tout convaincu. Je pense que son système ne fonctionne qu’avec PIB national à frontières bouclées militairement contre le partage avec les pauvres travailleurs (et avec manœuvres de domination financière pour obtenir pas chères les matières premières que nous n’avons pas), je trouve ça très horrible.
4/ Non, le keynésianisme ne semble pas abolir communistement la propriété privée, mais cela a en commun avec le communisme que l’état dépense des sommes folles (dites investissement) sans aucune garantie de retour sur investissement. A mon avis, ça va capoter comme le communisme, et que les « trente glorieuses » aient débouché sur la crise 1975-2021 ne semble pas indiquer que cela conduise au Paradis. Depuis 1975, l’état français redouble de keynésianisme en étant systématiquement en déficit, dépensant bien davantage qu’il n’empoche, et ça empire de plus en plus, pouvant déboucher sur un cataclysme bien plutôt que le Paradis. Même pendant les trente glorieuses, la politique n’était pas keynésienne à frontières fermées mais recevait les milliards Marshall des USA (pilleurs-exterminateurs des Amérindiens avec notre bénédiction), pillait les ressources du Tiers-Monde, etc. Oui, une petite prospérité ici a pu être obtenue, mais pas du tout durable, et pas moralement honorable.
5/ Je ne vois pas la preuve que le keynésianisme augmente le niveau de vie des pauvres, ni la preuve que l’humbilisme (jamais testé) n’y parvienne pas mieux.
6/ La droite ne propose en rien mon humbilisme avec échelle des revenus de 1 à 4, mais le capitalisme ultra-inégalitaire le plus dur, me dire de droite est un contresens total, je suis encore davantage opposant à la droite que la prétendue gauche nationale (fausse gauche). Et j’ai l’impression que les classes moyennes ont grandement progressé en Chine et en Inde ces dernières décennies : en prenant les marchés, ces pays captent nos richesses à la loyale. Ce qui est injuste, c’est qu’on continue à être bien plus riches qu’eux en travaillant beaucoup moins. Je suis cohérent en voyant cela, même si je ne l’affirme pas certain (l’hypothèse du rêve subsiste, donc c’est simplement sous hypothèse de non-rêve).
7/ Je continue à entendre que les agriculteurs embauchent des étrangers car les chômeurs français refusent ces emplois-là ; s’ils avaient le choix entre crever de faim et les accepter, ils les accepteraient, non ? Par ailleurs, il faut tenir compte des aides multiples et variées de notre état-Providence et des associations, je ne crois pas qu’il y ait de morts de faim en France, sauf refus des aides pour une raison que j’ignore (j’ai entendu dire que le logement gratuit en foyer chauffé était souvent refusé car interdiction d’y amener alcool, drogue, chien assistant de mendicité). Je n’ai rien de rien à voir avec l’extrême libéralisme (et la droite en général) qui vise l’immense fortune de quelques profiteurs : je vise une vie frugale et partageuse pour tous, avec justice loyale, mondialement.
8/ Ce que je lis n’est que très rarement un geste d’adhésion avec espoir (dernier cas en ce sens je crois : le livre d’Etienne Chouard contre la république). Quand je lis quelque chose, c’est souvent un livre qu’on m’a prêté en disant « c’est super intéressant », avant que je le descende en flammes. Aucune contradiction là-dedans. Et je ne choisis pas moi qui est publié, le monde éditorial semble tout pourri par le piston, notamment raciste juifo (Alain Minc, ashkénaze, en étant un exemple parmi tant d’autres).
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Dette doublement criminelle, 25/02/2021 (± suite du 19/11/2017)
  J’avais entendu il y a longtemps le ministre de l’économie monsieur Lemaire dire qu’on pouvait s’endetter et s’endetter encore sans problème car en ce moment l’argent est gratuit : avec intérêts négatifs même ! Et je ne comprenais pas comment/pourquoi « on » peut prêter sans en tirer le moindre bénéfice, au contraire avec perte, mais j’ai maintenant une explication, terrible…
  J’ai entendu aujourd’hui à la télévision sur chaine C-News un élément important : les prêts à taux négatifs actuellement s’expliquent très très bien par le blanchiment d’argent sale (trafics de drogue, esclaves, armes illégales, etc.). L’argent de l’économie souterraine est estimé à 30% de la masse monétaire mondiale, et si les bandits prêtent 100 millions d’argent sale en obtenant en retour 95 millions d’argent propre, ils ne perdent pas 5 millions mais en gagnent 95 ! Effarant mais très plausible, expliquant tout, et confirmant mon idée que la dette chronique est une monstruosité pas anodine, un acte criminel actif. Pas seulement en remboursement futur obligatoire mais autrement peut-être bien.
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Débat encore, 07/03/2021
  Mon ami contradicteur fonctionnaire répond à mon ajout du 06/12/2020 :
« 1a) La gauche a toujours milité pour la diminution du temps de travail que ce soit le front populaire, passage aux 40 heures et la gauche de [19]81 passage aux 35 heures. C’est en partie ce qui la définit. Dire le contraire, comme tu le fais, est en totale contradiction avec l’histoire de la gauche et sa nature voire sa raison d’être. Quant à ton idée d’ ʺargent magiqueʺ encore une fois tirée de l’ultralibéralisme le plus violent elle ne tient pas debout. Je te rappelle que la France reste un pays richissime. Ça ne durera pas c’est vrai. Mais dire que la gauche c’est que tout le monde soit bourgeois, tu ne crois pas si bien dire.
1b) Le problème reste sempiternellement le même. Tu veux le beurre et l’argent du beurre. Le capitalisme sans le capitalisme mais avec le capitalisme. C’est giscardien.
1c) Malheureusement pour toi diminuer les prix c’est aussi et surtout diminuer les salaires. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Une fois de plus ta vision ne fait que le jeu de ce que tu prétends combattre.
1d) C’est la nationalisation totale de l’économie qui a détruit l’URSS et non le temps de travail. Le temps de travail sur un siècle même aux Etats-Unis a baissé de moitié. Les nations capitalistes sont-elles ruinées ? Une fois de plus tu reprends les poncifs les plus éculés de l’ultralibéralisme. 1e) Tu veux l’esclavage des pauvres et la ruine des riches. Comment vas-tu faire, sauf à en tuer pas mal ?
2a) Réduire les salaries occidentaux aux normes asiatiques c’est à dire à l’esclavage, c’est évidemment de l’esclavagisme. Quant à dire que les religions du Livre ont conduit à l’esclavage c’est plus que contestable. Le christianisme a manifestement conduit à la disparition de l’esclavage en Occident.
2b) Je dis simplement que ton système ʺhumbilisteʺ pour brillant qu’il soit est inapplicable. C’est tout.
2c) Ça rejoint le point précédent.
3a) S’attaquer aux pauvres de l’Occident qui n’ont tout juste que de quoi bouffer et les traiter d exploiteurs, c’est effectivement être de droite sans aucun doute. Et même bien à droite.
3b) Ton affaire de riz, je crois, est une bonne blague. J’avoue que j’ai beaucoup ri. Je ne crois pas d’ailleurs que beaucoup de pauvres du Tiers-Monde veulent prendre aux pauvres d’Occident mais aux riches d’Occident et de leur propre pays. Tu dois le savoir mieux que moi.
4a) Oui effectivement la fameuse idée de ce grand patron américain dont je me mords les doigts d’avoir oublié le nom. Détruisant la consommation tu détruis l’économie y compris celle du tiers monde.
4b) L’emploi ne reviendrait pas en France car la France serait détruite économiquement.
4c) C’est le même raisonnement du point précédent avec ton anti-keynésianisme furieux.
»
  Je réponds point par point :
1a) Quand je prétends que la gauche française 1981-2021 est une fausse gauche, et que mon humbilisme est peut-être la première vraie gauche, je ne cherche nullement à m’inscrire dans une tradition de gauche remontant à 1880 ou quoi, je ne m’intéresse pas à l’Histoire mais aux principes. J’ai entendu dire qu’autrefois la gauche était davantage colonialiste que la droite, et ça me semble contradictoire : vouloir que quelques riches colons écrasent la masse des pauvres locaux me parait tout le contraire de l’esprit de gauche. (C’est confirmé à https://fr.wikipedia.org/wiki/Id%C3%A9ologie_coloniale_fran%C3%A7aise : « La droite fut d'abord anti-colonialiste (…) Une partie de la gauche a longtemps été colonialiste »). Si c’est une question de position relative dans l’Assemblée Nationale, ça ne m’intéresse en rien, autant mettre à la poubelle cette notion de gauche et appeler autrement mon idée : anti-oligarchie (friqués ou bourgeois ou fausses élites ou privilégiés ou autres) peut-être. Pour le point suivant, il est totalement faux que je tire mes idées de maîtres à penser ultralibéraux, je réfléchis tout seul, je donne tort à la télé sur presque chaque point abordé, conclure que je vais chercher mes idées dans l’ultralibéralisme est faux, accusation mensongère. Et je confirme que les fonctionnaires passent leur temps à réclamer davantage de moyens sans se préoccuper aucunement d’où vient cet argent, donc considéré magique. Quand j’étais jeune adulte, ma petite sœur lycéenne est allée manifester, hurler « davantage de moyens pour l’Education Nationale ! », elle est revenue le soir toute fière d’avoir crié ça, je lui ai demandé « tu veux que je paie davantage d’impôts ? », et elle a été estomaquée par cette question : « non, c’était seulement pour être avec les copains-copines, on criait comme les profs nous avaient dit »… Exigeant argent magique, indolore, oui, l’ado immature manipulée n’était pas responsable mais les adultes guidant la manœuvre me semblent avoir été grandement coupables (de tentative d’extorsion de fonds encore accrus auprès des contribuables). S’ils veulent prendre l’argent des milliardaires et pas des petites gens, il suffit de voter communiste (stalinien ou trotskyste) mais les ultra-riches s’exileront fiscalement, ça n’aura rien rapporté, non il n’y a pas d’argent magique, quoiqu’exigent les fonctionnaires. Du moins c’est ce que je pensais avant le déroulement incroyable de l’hyper-endettement covid19 ouvrant en 2020-21 tous les robinets de dépenses sans expliquer comment rembourser un jour sans augmenter immensément les impôts. Point suivant : oui, je doute que la France soit un pays richissime, à ma connaissance c’est un pays surendetté (et de plus en plus, et même de plus en plus vite actuellement) en totale incapacité à se désendetter. Ce n’est pas un état de riche dépensant ses larges excédents mais d’indigent dépensant à crédit, jusqu’à la ruine brutale qui tombera un jour (sauf à s’allier criminellement aux prêteurs que seront peut-être toujours les blanchisseurs d’argent sale – il y a un peu d’agent magique certes : l’argent sale…). Dernier point : si la gauche française a pour but que tous les Français deviennent bourgeois exploitant les pauvres étrangers, cette prétendue gauche est horrible aristocratique, d’extrême-droite selon moi, mais peu importe ce classement de position : ça peut se prétendre « à gauche » en localisation dans l’assemblée nationale (pas mondiale du tout), si celle-ci est entièrement nationaliste xénophobe.
1b) Oui, je vois les énormes défauts de capitalisme et socialo-communisme alors j’invente mieux entre les deux. Ce n’est pas capitaliste du tout (donc pas giscardien, entre autres) dans la mesure où il n’y a pas exploitation du travail de peine par les détenteurs du Capital. Et mon système évite les énormes défauts du socialo-communisme. Oui, c’est mieux des deux côtés, pourquoi en déduire que c’est donc forcément aberrant ? Avec ce genre de faux raisonnement, on aurait donné tort à Darwin, Pasteur, Mendel, Einstein, etc. la condamnation méprisante suffisant sans besoin d’examen.
1c) Peu importe de diminuer les salaires (et revenus) si les prix baissent d’autant : le pouvoir d’achat reste le même. Erreur de raisonnement de me condamner sur ce sujet, et de me diaboliser en me prétendant allié des ultralibéraux voulant fortune pour eux-mêmes, ce qui serait illégal dans mon système.
1d) Je n’ai jamais dit que l’URSS avait été détruit par trop faible temps de travail hebdomadaire. C’est que le salaire automatique sans aucun effort obligatoire a fait disparaître l’effort, d’où misère générale, et jalousie énorme envers le « riche » (apparemment) Occident non communiste. Et la diminution du temps de travail (à salaire inchangé voire accru) va dans le même sens de réduire l’effort, c’est tout ce que je disais. Second point : les nations capitalistes sont toutes surendettées, je crois, c’est une ruine potentielle, en suspens tant que les prêteurs ne réclament pas remboursement. Dernier point : ce que je dis n’a rien à voir avec l’ultralibéralisme, qui adore la dette et les manœuvres financières d’enrichissement sans travail (avec le trader milliardaire pour idéal).
1e) Je ne tue personne, contrairement aux révolutionnaires 1789-93 qui ont exterminé en masse, et sont présentés comme le Bien par la propagande historique. Je ne fais qu’imaginer des solutions possibles, et si elles sont refusées, je ne passe pas en force en massacrant, je soupire et juge que les donneurs de leçons sont des monstres, de refuser les solutions simples de partage loyal. Ce n’est pas de l’activisme tueur, c’est l’invention d’une solution politique dans ma tête, m’aidant à me faire une opinion, une conscience, m’aidant à voter (blanc, refusant tous les candidats jusqu’à présent). Et je ne veux pas l’esclavage des pauvres, c’est faux : les esclaves sont esclaves des esclavagistes or il n’y aurait nul esclavagiste dans mon système, simplement une frugalité partagée (comme 1790, jugé horrible inhumain par les seuls ex-aristocrates, monstres, eh oui…).
2a) Si les salariés asiatiques sont en position d’esclaves c’est qu’ils sont exploités par les clients occidentaux, avec mon monde uni équilibré au contraire il n’y aurait pas d’esclavagistes, je subis là une fausse accusation diabolisatrice encore une fois, c’est fatigant, tant de mauvaise foi… Quant à l’origine historique de l’esclavage, je n’en sais rien, je ne m’intéresse guère à l’Histoire. Simplement, quand j’ai lu l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, le Dernier Testament, j’ai été très choqué par leur esclavagisme, approuvé par les Droits de l’Homme « universels » puisque ceux-ci garantissent la liberté de religion (même esclavagiste, génocidaire, etc.). En 1860, les esclavagistes allaient le dimanche à l’Eglise (Brésil)/Temple (USA) où les prêtres ne leur disaient en rien que l’esclavage c’est mal, puisqu’approuvé par les textes sacrés. Je ne connais pas les débats ayant eu lieu au moment de l’abolition de l’esclavage, mais je pense que les chrétiens se séparaient en deux camps : ceux privilégiant l’état d’esprit généreux humaniste (anti-esclavagistes) et ceux privilégiant le texte sacré (esclavagistes), ces derniers accusant peut-être les autres d’athéisme donc hérésie criminelle.
2b-2c) Oui, mon humbilisme ne prétend pas être applicable, populaire, parfait : c’est une utopie, et elle peut être rejetée notamment si l’égoïsme groupiste est majoritaire (voire ultra-majoritaire). Il m’a toutefois semblé intéressant de l’inventer, pour échapper aux sermons des donneurs de leçons.
3a) L’insulte me disant « de droite » me blesse, sans argument aucun. Et ça semble totalement faux, « sans aucun doute » (en sens totalement inverse) : la droite capitaliste veut des riches ici exploitant les pauvres ici, ça n’a aucun rapport avec l’idée que les pauvres ici sont exploiteurs (d’étrangers ailleurs). Mais comme le raisonnement accusateur n’est pas détaillé, ça n’avoue pas la confusion commise, c’est pratique mais injuste.
3b) C’est faux : aux Philippines, tout humain « blanc » de peau, dit Cano (Americano), est jugé riche donc kidnappable pour faire du fric, sans envisager qu’il y ait des grandes inégalités en Occident aussi. Ce racisme ne vient pas de nulle part mais répond à un racisme des autorités occidentales (même « de gauche » sous le grand menteur François Hollande), refusant les visas aux pauvres philippins candidats au travail, jugés suspects de migration, refusés comme sale race, anti-humanistement (même s’ils se proposaient d’effectuer les travaux refusés par les chômeurs occidentaux, ce qui me parait un mérite supérieur aux Occidentaux).
4a) La révolution française, privant les aristocrates hyper-consommateurs de leurs richesses indues, n’a pas entrainé la ruine de l’économie, seulement la ruine de ce sous-groupe ex-privilégié. Je ne dis pas ça comme preuve (je n’aime pas l’Histoire) mais comme illustration de ce qui me semblait évident.
4b) La France privilégiée (quelque chose comme 20e population du Monde, 6e puissance économique du monde) serait rabaissée à son juste niveau (sans privilège), ce serait simplement moral équitable, même si les ex-riches privilégiés n’aimeraient pas ça (comme les ex-aristocrates 1790).
4c) Je n’ai pas de furie, m’accuser de violence est mensonger. Désapprouver quelque chose n’est pas de la fureur, non, pas du tout. Sauf à condamner par amalgame avec d’autres adversaires moins doux, et je condamne ce principe d’amalgame. Subir tant d’injustice (dans les jugements faux) est très pénible mais justement, je parviens à y répondre sans colère, même si je suis en cela « anormal ». J’explique et clarifie, posément, j’essaie.
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Mitterrand de droite ?, 10/03/2021
  Hier dans le débat télévisé « l’heure des pros », l’animateur Pascal Praud a lâché, hors sujet (la discussion portant sur autre chose), « enfin, Mitterrand, je me demande s’il n’était pas de droite ». Le journaliste socialiste Laurent Joffrin a objecté quelque chose comme « il était incontestablement de gauche, puisqu’il a fait passer plein de lois de gauche qui ont fait hurler la droite ! », Pascal Praud marmonnant alors quelque chose comme « peut-être, mais je parlais de son passé pendant l’Occupation, sa culture. Bref, on était en train de dire… ». Et moi, qu’est-ce que j’en pense ?
  Je m’intéresse peu à l’histoire, au passé des gens avant ma naissance (ayant pu s’égarer avant de changer d’avis), par contre j’ai le souvenir du parler précieux de ce président Mitterrand, très clairement « fier bourgeois anti-peuple » : il mettait partout des liaisons surprenantes, peut-être pas fausses grammaticalement, mais ne parlant pas du tout comme les gens normaux, comme s’il voulait se placer au-dessus, lettré de haute classe (à son avis) méprisant les petites gens, humbles donc jugés inférieurs. Ça, à mon avis, c’est de la droite anti-gauche, ou pro-oligarchie anti-humbles-majoritaires. Là me semble le fond du personnage, au-delà du rôle de guignol adopté dans le jeu politicien. J’entendais à l’époque que les riches « enfants de bourgeois sortant de l’ENA » se demandaient sans a priori : « qu’est-ce que je fais ? je deviens de gauche ou de droite ? je vais peut-être le jouer à pile ou face ». D’où les grands bourgeois de droite/centre (Giscard d’Estaing) ou de gauche (Fabius, défiscalisant les œuvres d’art faisant la fortune de sa famille).
  Quant aux lois mitterrandiennes de 1981, effectivement les nationalisations avec alliance aux communistes étaient de gauche anti-actionnaires, mais je crois que cela n’a pas été une prise de possession type révolutionnaire mais un achat forcé payant les possesseurs (avec de la dette publique, engrenage déficitaire qui allait devenir la routine de gauche et droite et centre, F. Hollande et J.Chirac/N. Sarkozy et E. Macron), tous menant finalement la même politique économique, à peu de choses près. Il n’était nullement question de tout nationaliser, et les lois dites sociales étaient assez minuscules (5e semaine de congés payés, 39 heures de travail au lieu de 40), ce que n’a même pas aboli la droite revenant au pouvoir (premier ministre de cohabitation puis nouveau président). Principalement, la nouveauté mitterrandienne a consisté à augmenter très fort les impôts sur les hauts revenus, pour payer plein de fonctionnaires supplémentaires (par exemple : plein de profs de gym en augmentant le nombre d’heures de sport à l’école – mon frère étudiant en EPS a eu l’aubaine d’être reçu dans cette promotion 1981, bien qu’ayant le bras dans le plâtre aux dates de tests/performances). Cela s’est fait en rackettant sévèrement le monde privé, dont les patrons et encadrants exploitaient donc davantage encore leurs petits employés pour maintenir leurs marges, pour ceux ne délocalisant pas à l’étranger. Bref, c’était de la gauche pro-fonctionnaires (et pro-syndicalistes avec les lois Auroux je crois), pas du tout pro-humbles (exploités du privé). En ce sens c’est ce que j’appelle fausse gauche, pas vraie gauche.
  Les dévaluations de la rigueur (1981, 82, 83) puis le grand changement de politique 1983-84 pour la rigueur avec premier ministre L.Fabius à la place de P.Mauroy, cela n’a pas vraiment été « de gauche » au sens « davantage de dépenses donc davantage d’impôts » (quand la droite est « moins de dépenses donc moins d’impôts »), mais ce n’est pas si simple. En effet, un gouvernement peut faire des actions comme l’aurait voulu son opposition principale, qui va quand même crier que c’est bien trop peu, inadmissible car très très insuffisant, c’est le jeu politicien usuel (de hurlements outrés pour « toujours pluss »). On entend ça actuellement avec les députés Rassemblement National refusant de voter pour les lois gouvernementales de sécurité ou contre l’immigration, c’était aussi invoqué au moment des référendums concernant l’Europe car certains des hyper-européistes disaient « non à cette Europe-LÀ ».
  Plus généralement, Mitterrand qui avait milité contre la 5e république monarchique (avec son livre « Le coup d’Etat permanent » parait-il, je ne l’ai pas lu) a profité de ce fauteuil monarchique, une fois que c’était pour lui, sans du tout le remplacer par une vraie démocratie « de gauche », pro-humbles anti-dominant. Mon humbilisme, anti-5e-république anti-capitaliste, est donc infiniment plus « à gauche »/pro-humbles que la fausse gauche mitterrandienne de 1981, oui, qui est donc « à droite » comparativement selon moi.
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Autre énoncé, 22/03/2021
  Mon ami contradicteur argumente un peu différemment cette fois (c’est moi qui numérote) : « 1/ Je reste convaincu que le seul moyen d’augmenter le niveau de vie en Occident, comme ailleurs, est une politique keynésienne de relance à frontières plus ou moins fermées. Frontières fermées aux produits pas aux hommes. 2/ Ta vision qui reste ultralibérale : c’est à dire baisse générale des prix et des salaires 3/ ne peut conduire qu’au pire. Y compris et surtout à la guerre. Je ne vois aucun malentendu mais un désaccord radical droite/vraie gauche. 4/ J’incarne bien modestement le second terme. 5/ Je ne suis pas du tout convaincu que l’exploitation, bien réelle, des matières premières du tiers monde par l’Occident ait vraiment joué dans le sens de la différence de développement chez les uns et les autres. La chance y est sans doute plus importante. 6/ D’ailleurs une partie des matières premières vient de pays riches comme l’Arabie Saoudite. Pas systématiquement de pays pauvres. 7/ Ce que tu ne vois pas c’est que l’augmentation des prix est corrélée à l’expansion de la richesse. 8/ En ce sens tu restes fidèle aux pires ultralibéraux qui ne pensent qu’en moins disant. Notre désaccord reste radical. 9/ Une fois de plus tu te réfères à l’équilibre automatique sur tous les marchés y compris le marché du travail. C’est la théorie libérale classique de Smith, Ricardo et Walras. Penseurs libéraux notoires. 10/ Je ne crois en aucun cas que l’éducation nationale doit former des salariés tout prêts pour le travail. Elle doit former des esprits éclairés qui de ce fait seront facilement employables avec une formation plus ou moins longue. Encore une fois c’est une vision ultralibérale de croire le contraire. 11/ Tu me ressorts toujours cette fable des Français qui refusent le travail des émigrés. Ceci dit je veux bien coucher dans la tente pour 10.000 euros par mois. Quelques mois. Mais si je suis obligé de vivre dans ce pays où un loyer est de 20.000 euros je ne pourrais pas, pas plus que les habitants. C’est là ton erreur. 12/ Le problème est toujours le même, là encore : tu veux le capitalisme sans le capitalisme mais avec le capitalisme. Ce n’est pas possible. 13/ La crise de 2009 n’est pas une crise de surendettement des états qui d’ailleurs ont sauvé les banques. Mais l’escroquerie de certaines banques ayant créés des produits financiers pourris et insolvables. C’est le cas de Goldman et Sachs que l’état américain a laissé tomber d’ailleurs. Ce n’est pas parce que tel médecin est un charlatan que la médecine n’existe pas. »
  Mes réponses :
1/ Effectivement, cela fait quatre choix distincts : « frontières ouvertes aux produits pas aux hommes » (mondialistes Macron Hollande Sarkozy), « frontières fermées aux produits et aux hommes » (nationalistes Le Pen), « frontières ouvertes aux hommes pas aux produits » (mon ami, désapprouvant anti-démocratiquement la population locale qui refuse l’arrivée de centaines de millions de migrants ?), « frontières ouvertes aux hommes et aux produits » (moi mondialiste, regrettant que la population locale refuse l’arrivée massive de migrants après que la migration européenne vers l’Amérique ait fait la fortune occidentale dont nous héritons injustement, ma position est assurément minoritaire en démocratie locale mais peut-être majoritaire en démocratie mondiale, c’est cohérent humanistement, anti-égoïstement, anti-xénophobie).
2/ Ma vision n’est en rien ultralibérale, tout au contraire : les ultralibéraux à la suite de Thatcher-Reagan et Sarkozy-Hollande-Macron veulent un énorme revenu pour les chefs, les patrons ou les hauts-fonctionnaires, alors que – tout au contraire – je suis pour condamner les hauts revenus non-partageurs et exploiteurs du travail de peine et des pays pauvres.
3/ Oui, l’égoïsme groupiste des riches que nous sommes en Occident, aux dépens des pauvres étrangers, peut conduire à la guerre hélas, sauf que… c’est avec nous Occidentaux (privilégiés non partageurs) dans le rôle des salauds (façon aristocrates 1789). Dans le désert, je suggère un auto-affaiblissement partageant nos richesses indues, héritées de crimes contre l’Humanité impunis (colonialisme dont la conquête de l’Amérique, nullement punie).
4/ Mon ami n’incarne en rien la vraie gauche défendant les faibles exploités contre les forts exploiteurs : il est partisan de l’éternité des privilèges fonctionnaires, par l’impôt élevé sur le secteur privé, qui pressure donc doublement ses petits employés, vraies victimes dont se contrefout mon ami, pour préserver les privilèges fonctionnaires au lieu de souhaiter un statut commun à améliorer tous ensemble. Et je propose le statut commun privé, le statut commun fonctionnaire a été testé par l’Union Soviétique et a échoué en misère générale (presque plus personne ne travaillant vraiment). Ma voie n’est en rien le capitalisme libéral dans la mesure où « dans mon système » le sur-paiement des chefs et financiers serait exclu par le vote de la majorité, ayant démocratiquement le pouvoir (tout au contraire du principe de république dominée par les prétendues élites, fausses élites menteuses stupides).
5/ Je ne garantis pas que mon opinion sur l’exploitation géopolitique des faibles par les forts soit le facteur principal des inégalités mondiales, c’est une simple opinion culpabilisée, mais il est effectivement possible de suggérer d’autres explications.
6/ Avant la rébellion de l’OPEP en 1974, l’Arabie Saoudite n’était pas un pays riche mais payé misérablement « grâce aux » enchères décroissantes au profit de l’Occident (avec complicité du FMI je crois, tel qu’expliqué par l’agronome René Dumont à l’époque, concernant les cultures vivrières remplacées par cultures d’exportation pour rembourser les dettes des luxueux dictateurs en faisant baisser les prix d’achat international à notre profit en affamant les populations locales là-bas).
7/ Je ne vois effectivement pas ce qu’il m’est reproché de ne pas voir… et j’entendais l’exact contraire autrefois (à l’époque de l’inflation annuelle à deux chiffres) : syndicats et gouvernants de droite (opposés) s’associaient dans les années 1970 pour crier que l’inflation (augmentation des prix) ruine les pauvres, à augmentation toujours très en retard sur la hausse des prix (la droite cachant peut-être aussi sa motivation que l’inflation ruine également les rentiers, à capital diminuant en valeur). Enfin, depuis la disparition de l’inflation (officiellement) j’entends d’autres voix dire que l’absence d’inflation fait la ruine des classes moyennes, ne pouvant plu’ acheter d’habitation à crédit facile à rembourser. Bref, j’entends tout et son contraire, rien n’est unilatéralement convaincant. Je ne vois pas de logique univoque, non.
8/ Il est totalement faux d’affirmer que je suis « fidèle » aux ultralibéraux, que je n’aime pas du tout et qui ne sont en rien mes maîtres à penser. Peut-être que je suis un opposant à mon ami comme les ultralibéraux sont aussi des opposants à lui, mais différemment, et l’amalgame est faux, simpliste erroné aveugle. Les ultralibéraux ne veulent pas du tout les enchères décroissantes sur les salaires de chefs et prétendus experts : de ce côté, eux (à la totale différence de moi), veulent les enchères croissantes et vertigineuses infinies « libres » (là où je limiterai l’échelle des revenus à : 1 à 4, anti-libéralement, plus « à gauche » = pro-humbles que mon ami quoiqu’il dise).
9/ Je ne me réfère nullement à l’équilibre automatique (prétendu) des marchés. Je n’aime pas les entorses nationalistes déloyales à la concurrence (loyale), c’est tout. Je n’exclus en rien qu’il puisse y avoir des déséquilibres quelque part un jour, même graves, je ne connais pas les économistes cités (dits « classiques libéraux ») et je considère la science économique comme une fausse science tenant de l’escroquerie, très loin de vénérer ces trois-là. Erreur encore de jugement, pour me condamner comme ultralibéral, à tort.
10/ Je n’ai pas les idées claires sur ce qui s’appelle éducation nationale ou/et universitaire. De mon temps, les Bacs techniques formaient des techniciens aptes à l’emploi qualifié et c’était très bien, sans aucun besoin d’université (que je n’ai fait qu’en rattrapage pour rejoindre le secteur technique après avoir commis l’erreur de choisir un lycée général verbeux et fier à tort). Aujourd’hui, il semble que tout le monde fait l’université et sort plein de hautes prétentions refusant le travail de peine, en se prétendant « éclairé » ce que je dénie (en voyant les nouveaux stagiaires qui nous arrivaient, nuls et méprisants les anciens, moins diplômés mais à une époque de diplômes 20 ou 100 fois plus difficiles). Ce constat n’a absolument aucun rapport avec l’ultralibéralisme. Au contraire : je pense que l’ultralibéralisme par principe voudrait que la formation incombe aux employeurs divers sans forcer les jeunes à un cursus commun plus ou moins obligatoire, commandé par le ministère central national.
11/ Ce n’est apparemment pas du tout une fable de dire que les Français refusent certains travaux : même les ultranationalistes, autrefois hostiles à toute immigration, ont été obligés de reconnaître qu’il restera besoin de quelques immigrés, pour faire les sales boulots refusés par les chômeurs français (mais « pas davantage d’immigrés ! », disent-ils). Cela rejoint les propos d’agriculteurs embaucheurs d’étrangers en grande routine et disant que les Français refusent leurs offres d’emploi. Si je rêve (ou si c’est un jeu d’acteurs menteurs) c’est effectivement une fable, mais m’affirmer que c’en est une sans preuve aucune n’est en rien convaincant. Je ne vois pas le rapport avec les loyers à 20.000 euros (imaginaires) qui prouveraient mon erreur. Si les chômeurs n’étaient pas assistés, ils accepteraient les durs travaux peu payés, comme l’ont fait les chômeurs étasuniens de 1930 allant construire des barrages à la campagne avec le New Deal, ce que refusent les enfants gâtés actuels, simplement moches pourris, méprisant les étrangers infiniment plus méritoires qu’eux (à mon avis).
12/ Non, je ne veux pas du tout le capitalisme, je ne souhaite pas l’exploitation du travail de peine par les oisifs héritiers possesseurs de richesses sans mérite, pas du tout. Ce que je dis est possible, même s’il est possible de l’affirmer impossible puisqu’il est possible de se tromper.
13/ Je ne crois pas avoir jamais diagnostiqué que la crise de 2009 soit ceci ou cela, ça me semble plus ou moins un éclatement de bulle spéculative ou quoi, dont je me contrefous. A mon avis, les états ont eu tort de sauver les banques pourries, prêtant plus qu’elles n’ont, s’enrichissant par trading spéculatif frénétique, etc. Une banqueroute générale (ou partielle) aurait nettoyé ça. Je ne vois pas le rapport avec les quelques médecins charlatans, enfin tout argument invoquant « existe/n’existe pas » me parait invalide dans la mesure où j’ai récusé le réalisme, mais je ne vois pas où j’ai commis une faute de généralisation excessive (induction).
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Oups ! 27/03/2021
  Euh, là où je citais plus haut René Dumont (point 6) dénonçant le FMI affameur du Tiers-Monde au profit des Occidentaux, j’imagine (à retardement) que mon contradicteur va réagir au quart de tour : « Contradiction ! A/ En tant qu’ultralibéral, tu es un fanatique partisan des marchés et des enchères ; B/ sur l’exemple des cultures vivrières, tu reconnais toi-même que la logique de marché affame horriblement et tue ; A+B/ contradiction ! tu dis n’importe quoi sans cohérence, c’est intenable ! comme d’habitude ! ».
  Même si c’est imaginaire, prématuré, je réponds par avance (je réponds à ce rêve nocturne) :
  A/ Il est faux de dire que je suis ultralibéral. Il est même faux d’affirmer que je suis un clair partisan de la logique de marché. Simplement, je préfère la logique d’amélioration pour faire mieux que la concurrence plutôt que le je-m’en-foutisme fonctionnaire pépère escomptant rente à vie sans effort, qui a abouti à la misère est-européenne et finalement l’auto-effondrement soviétique. De même je suis choqué par la xénophobie inhérente au choix d’un mauvais produit occidental très cher plutôt que d’un excellent produit asiatique bon marché, mais jugé de vile provenance. Je ne généralise pas tous azimuts à partir de là mais examine les points un par un, sans dogme ultralibéral (ou autre).
  B/ En dehors du cas Dumont/FMI, j’ai été marqué par un exemple familial : mon père, qui était fonctionnaire, protégé (par statut) vis-à-vis du mécanisme « moins disant » de la concurrence loyale, pratiquait avec acharnement (pour ses achats) la mise en concurrence des fournisseurs, pour avoir « toujours plus toujours moins cher ». Moi, jeune employé du secteur privé (à l’époque), j’étais soumis à la dureté quotidienne du régime « toujours plus toujours moins cher », et je trouvais injuste qu’il soit porté par des clients privilégiés n’y étant nullement soumis eux-mêmes. Même si je comprenais que la chouette richesse occidentale (par rapport au monde communiste) venait de ce système « toujours plus toujours moins cher », mentalité anti-fonctionnaire.
  A+B/ Bref, ma position était un peu pour, un peu contre, je penchais vers ici ou là selon les situations, cherchant une cohérence (envisagée dans le système privé généralisé), sans refuser a priori les objections. Notamment, je n’ai pas du tout la religion ultralibérale vénérant tels économistes. Je me pose les questions en termes moraux d’équité, efficacité équitable sans privilège (fonctionnaire ou nationaliste/patriote).
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Mise en forme d’une clarification, 05/04/2021
  Je n’ai jamais digéré que mon ami contradicteur refuse d’entendre ma réponse parant son accusation que j’affirme absurdement qu’il y a 6 millions de faux chômeurs en France, ce qu’il dit être une affirmation très à droite, d’ultralibéral fanatique.
  Je reprends autrement, encore une fois, ma dénégation. Selon lui, il n’y a que 2 possibilités :
A : il y a 6 millions de vrais chômeurs, victimes du système très injuste.
B : il y a 6 millions de faux chômeurs profiteurs du système d’indemnisation, fautifs sans quoi ils trouveraient tous du travail.
  Il crie « c’est soit A soit B, obligatoirement ! Si tu dénies A, tu affirmes B, horriblement, en le déniant (alors que tu n’admets pas A) tu perds toute crédibilité, tu dis n’importe quoi, ça ne tient pas debout ! ». (C’est manichéen : les gentils comme lui disent A, les méchants comme moi disent B, et les pires comme moi finalement font semblant de ne pas avouer B sans avouer qu’ils pensent B puisque dénient A). Or c’est faux, c’est du simplisme abusif : ma conviction n’est ni A ni B mais C, très possible :
C : il y a 6 millions de faux chômeurs, tous refusant 400.000 emplois non qualifiés (ou à qualification assurée par l’employeur, les futurs collègues)
  Bien sûr, le démenti de ce cas C serait un cas D (ni A ni B aussi) :
D : il y a 5 millions 600 mille vrais chômeurs, zéro emploi non qualifié ne trouvant pas preneur.
  La question honnête est donc « C ou bien D ? » (voire A ou B mais démentis en pratique par les 400.000 emplois non qualifiés, proposés et ne trouvant pas preneur). Et la réponse est C, pas du tout D. Enfin, ce pourrait être C très temporaire une semaine débouchant normalement sur D, mais le constat alentour est C très durable démentant D, et a fortiori A. Crier que je pense secrètement B est donc totalement faux aveugle, de mauvaise foi, refusant d’ouvrir les yeux à un peu de complexité. C’est une injustice totale. CQFD.
  (Au passage, C ne signifie pas que les 6 millions sont des faux chômeurs refusant tout emploi, c’est qu’il ne s’agit pas de vrais demandeurs d’emploi non qualifié quel qu’il soit (non avilissant genre prostitution ou similaire) mais des demandeurs d’emploi « plaisant : bien payé, pas pénible, proche, à horaires faciles », ce ne sont pas de vrais demandeurs d’emploi au bord de la famine mais des enfants gâtés, feignant la misère pour obtenir toujours davantage d’allocations et indemnités – sinon ils accepteraient les 400.00 emplois disponibles).
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Non-contradiction, 06/04/2021
  Mon ami contradicteur ajoute (c’est moi qui numérote pour répondre) : « 1/ Pour l’économie, tu es toujours en contradiction avec toi-même. Tu te dis anticapitaliste alors que tu es pour les thèses ultralibérales les plus violentes. 2/ Tu me fais penser à ces curés qui ne croient pas en Dieu. 3/ Tu es pour le capitalisme tout en étant contre mais en l’approuvant. 4/ Le capitalisme ne fonctionne que sur l’intérêt et l’inégalité des conditions. A par toi tout le monde le reconnait. 5/ Certains trouvent ça très bien (la droite) et d’autres trouvent que c’est exagéré (la gauche). 6/ Reprenons le cas d’un système qui semble être non capitaliste : nos indiens des Andes. L’idée d’inflation, de dette, de « refuseurs de travail », de capital etc… n’a aucun sens. 7/ Toi tu mélanges les deux dans une vision capitalisto-marxiste. Contradiction totale. »
  Je réponds :
1/ Il est possible que je sois en contradiction, j’évite de l’être mais ce n’est pas facile. Mais ce qui est dit là est faux : je ne suis en rien favorable à l’ultralibéralisme le plus violent, j’exprime le contraire explicitement (enfin : un des contraires, ils sont très multiples mais mon ami n’envisage que son contraire à lui, amalgamant tous les autres à l’ultralibéralisme ennemi). Je ne suis nullement pour les libres enchères vers les immenses salaires de chefs, je suis pour interdire une échelle de revenus dépassant 1 à 4, c’est totalement antilibéral et mon ami est donc coupable d’accusation mensongère.
2/ Je n’ai jamais entendu parler de tels « curés ne croyant pas en Dieu » (s’il y en a), j’ignore tout de leur logique éventuelle ou de la raison de leur illogisme. On peut imaginer pressions familiales, volonté pédophile cachée, etc. je n’en sais rien et ça ne m’intéresse pas vraiment.
3/ Non, je ne suis aucunement pour le capitalisme, exploitation du travail par la richesse héritée. Je suis 100% contre, affirmer que je suis pour est 100% faux. Idem pour dire que je l’approuve, c’est faux. Toutefois, pour tâcher de comprendre ce qu’a pu vouloir dire mon ami, je dois essayer de comprendre la source du malentendu. Dans la guerre qui couvait (dans les années 1950-60 et) quand j’avais 15 ans en 1979, il n’y avait que deux camps : communisme et capitalisme. Et Bernard Henry Levy a dit à mon oncle dans sa classe : « si t’es pas communiste, t’es un con ! ». Et certes je ne suis pas communiste, mais en déduire que je suis capitaliste me semble un abus. Je cherche à inventer une autre voie évitant les écueils du communisme et du capitalisme, tous deux injustes, sur des points différents. Quand il y a un conflit virulent entre A et B, un neutre au milieu n’est pas « incohérent approuvant tout et son contraire ! », non il est hors-jeu, contre les deux fanatismes qui s’opposent avec violence.
4/ Je n’ai jamais dit que le capitalisme ne fonctionne pas sur l’intérêt et l’inégalité. Je n’ai jamais dit « le capitalisme c’est bien », jamais. Et je me fiche des consensus entre économistes, que je considère tous escrocs se prétendant à tort scientifiques (leurs prédictions échouent régulièrement sans que cela élimine leurs théories, qui sont donc du bla-bla pas de la science).
5/ Il est faux que (toute) la droite trouve très bien l’intérêt (le fric) et l’inégalité : une portion en est peut-être ainsi mais pas la totalité de la droite. Mon épouse vote à droite parce qu’elle n’aime pas les réquisitions fiscales effectuées par la gauche pour payer le refus de travail notamment (RMI, RSA), la droite lui parait donc une forme de justice envers les travailleurs. J’ai plein de « oui mais… » à objecter si on en discutait, mais je préfère me taire, pour la paix du ménage, je la laisse voter comme elle veut, c’est une forme de respect. Inversement, le fait que je trouve immensément exagérées les inégalités ne fait en rien de moi un partisan de la gauche française, fausse-gauche pour les privilèges fonctionnaires en brimant les humbles du secteur privé (via pression fiscale sur les patrons et encadrants). Je cherche une voie au milieu, qui n’a rien à voir avec le « centre » à la Giscard/Bayrou/Macron, qui est une droite très légèrement adoucie.
6/ Je ne connais pas le système inca, l’exemple ne me semble pas démonstratif. Qui fixait les prix ? Était-ce les commerçants ou le Grand Inca dictateur (en rien obligatoire dans un système non capitaliste) ? Et s’il n’y avait pas indemnisation du refus de travail, bien sûr qu’il n’y avait pas refus de travail, ça n’a rigoureusement rien ne spécifique au système non-capitaliste. Quant à la dette, je ne vois pas le rapport avec le capitalisme : si un état dépense plus qu’il ne perçoit, il est en négatif et soit il rembourse en taxant davantage (capitalisme ou pas, ça n’a rien à voir), soit dictatorialement il lèse les fournisseurs qu’il ne paie pas. Je ne vois pas le rapport avec le fait que je serais moi déclaré faux « capitaliste anti-capitaliste ».
7/ Ma vision n’est aucunement capitalisto-marxiste mais anti-capitaliste et anti-marxiste. Evidemment, en terme de bla-bla on peut dire n’importe quoi, et avec la faute logique « qui n’est pas avec moi est contre moi », le capitaliste fanatique dira que je suis avec les marxistes, et le marxiste fanatique dira que je suis avec les capitalistes. Mais ce n’est pas vrai, c’est une erreur de lecture. Et ces étiquetages pour rejet par amalgame ne sont pas le sujet économique du tout. J’inventais une voie, les étiquettes de l’ancien système sont inappropriées, ne devraient pas être le sujet pour examiner ce que je dis. Je n’entre pas dans une case prédéfinie, me faire entrer de force dans deux cases à la fois (ce qui est impossible) ne prouve en rien que mon système est impossible (« contradiction totale ! »), seulement que ce classement est totalement erroné (je suis ailleurs).
4'/ (a posteriori hors courrier, en me relisant). Mon ami, qui est fonctionnaire, parlant de capitalisme fondé sur l'intérêt, semble dire comme mon frère fonctionnaire "le privé ça ne pense qu'au fric", c'est doublement faux : a) Quand j'étais employé du privé, ma préoccupation n'était pas "toujours davantage de fric", mais "j'espère ne pas être renvoyé pour faute ou du fait de réorganisation", affirmer le contraire est diaboliser totalement à tort, il ne faut pas confondre les avides chefs et les petits humbles. b) Très régulièrement, les fonctionnaires (pas du tout capitalistes/privé) font grève et manifestent en hurlant "on veut davantage de moyens !", et ça ne veut pas dire du tout "on veut servir les usagers", c'est une autre façon de beugler "toujours davantage de fric", ce qui ne serait donc pas spécialement capitaliste. Certes en URSS sous dictature, les gens terrorisés ne demandaient pas "toujours davantage de fric", craignant la répression féroce, mais ils jouaient en secret au Loto illégal, pour un "davantage de fric" secret... Simplement humain majoritaire semble-t-il, pas spécifique au capitalisme.
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Généralisation ? 07/04/2021
  Mon ami habituellement contradicteur a un mot « aimable quoique… » (je numérote pour répondre) : « 1/ Je ne peux qu’approuver ton désintéressement, tu étais déjà comme ça à Fermat [lycée en 1978-81]. 2/ Mais difficile d’en faire une règle commune dans ce monde. Les individus n’étant que ce qu’ils sont. »
  Je réponds :
1/ Je ne prétends pas être le plus admirable des individus, à comportement sain et admirable en tout, j’essaie maladroitement d’éviter l’auto-accusation d’être un salaud. En 1980-81, la lecture de deux ouvrages du tiers-mondiste René Dumont (ensuite devenu écologiste) m’a frappé, et avoir lu cela répondait à ma « culpabilité » : pourquoi est-on relativement riche ici alors que l’Afrique crève de faim ? Mais ces interrogations latentes ne gouvernaient pas ma vie : chaque jour j’hésitais à me tuer, des médicaments psychotropes me ruinaient la tête (pour ne pas que je saute de ma fenêtre en étage élevé), j’étais abruti par tout ça, naviguant un peu à vue, n’importe comment. Je n’étais pas du tout un modèle et ne prétendais pas l’être.
2/ Effectivement, j’ai conscience que la majorité de l’humanité est égoïste, préférant jouir aux dépens d’autrui que partager équitablement, et tous les utopistes ayant imaginé un beau système se sont plantés semble-t-il, en échec total direct ou via détournement en dictature prétendant faire le bien de force, via un grand mal écraseur qui était artificiellement déclaré Bien. Je ne suis donc pas un activiste plein d’espoir, seulement un rêveur cherchant à imaginer une justice, me satisfaisant, même si elle serait refusée par plein de gens – que je ne veux pas tuer, non, je soupire et c’est tout. Content quand même d’avoir inventé un système qui aurait pu être bien, résoudre les problèmes.
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Points discutés dans divers sens, 07/04/2021 bis
  Mon ami contradicteur me dit (c’est moi qui numérote) : « 1/ Je vois que tu continues à croire aux vieilles lunes ultralibérales et que je n’ai pas réussi à te convaincre. 2/ Tu en es resté à « moins de bras, moins de chocolat ». Malheureusement ce sont les machines qui fabriquent le chocolat plus les bras. 3/ J’avais déjà cité cet exemple : l’industrie automobile allemande est aux 32 heures. Je ne crois pas qu’elle ait été ruinée. »
  Je réponds :
1/ Non, je ne suis nullement un croyant en l’ultralibéralisme, mon projet de justice est explicitement anti-libéral ; revenus mondialement de 1 à 4 entre les individus, et pas du tout 1 à mille milliards comme voulu par les ultralibéraux voulant s’enrichir aux dépens des faibles. Simplement, comme je suis anti-fonctionnaires, anti-assistanat, anti-surendettement, mon ami me classe à tort dans les ultralibéraux, ce qui est une erreur de fond, pour un point d’accord minuscule, assorti de mille désaccords. En 1943, les Alliés étaient antifascistes comme les communistes, ça ne veut en rien dire « donc les Alliés étaient communistes »… un point commun sur un sujet particulier (ou 2 ou 5) n’efface en rien un désaccord de fond sur 20 autres sujets (ou mille). On ne peut convaincre un accusé (à tort) de la justesse de l’amalgame : non, il résiste à l’amalgame qui est injuste.
2/ Mon ami semble dire que je n’ai pas idée qu’un machinisme existe, il ignore simplement que j’ai travaillé 34 ans chez un fabricant de machines faisant commerce de remplacer les employés par des machines (en jurant le contraire bien sûr, le boniment commercial disant quelque chose comme « libérer du temps aux employés pour des tâches à plus forte valeur ajoutée », bla-bla). Quoi qu’il en soit, il y a des tâches non automatisables, notamment dans les services aux personnes âgées, la restauration, et les chômeurs français les refusent, ce qui me choque (lui dit que ça n’existe pas, le refus de travail, il refuse d’entendre les employeurs désespérés, sa certitude est plus forte que ces broutilles dites minuscules anormales).
3/ L’industrie auto allemande était je crois florissante au temps de la Coccinelle Volkswagen, et puis comme en France et dans tout l’Occident, elle s’est mise à travailler de moins en moins en payant de plus en plus cher ses employés, ne visant donc plu’ que le « très haut de gamme », le bas de gamme étant produit en pays humbles (« à bas coût de main d’œuvre »). Ce n’est pas la ruine car ça profite de l’injustice faisant qu’il y a des très riches acheteurs (commandant aux humbles sous-payés), ça ne me parait pas idyllique. De même la France, devenue non-concurrentielle sur presque tout, s’est spécialisée sur le luxe, à destination des très riches exploiteurs du travail de peine. Ce n’est pas la ruine, c’est de la complicité active à système très injuste (selon moi). Oui, ça tient encore debout, l’écroulement n’était pas automatique immédiatement. Simplement, quand il sera compris que les pays à bas coût peuvent aussi fabriquer les produits de luxe cent fois moins cher, je pense que l’écroulement pourra se parachever. Pour le combattre, des fortunes sont dépensées en publicité, mécénat, etc. (payés par le client en final) afin que l’achat ne soit pas logique mais impulsif fonction de préférences guidées. Ça ne s’est pas (encore) écroulé, à mon avis ce n’est guère viable, mais on verra. (Au passage, l’industrie automobile allemande répète en boucle le prestige de la « Qualité allemande » mais je pense que rapidement va survenir la « désillusion Qualité » venant de la fausse qualité industrielle qui m’a broyé – système de mensonge, de malhonnêteté en bande organisée qui est une honte, objectivement, mais peut faire encore illusion auprès des puissants abrutis. Avant éveil prochain ?).
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Multi-poly-discussion, 12/04/2021
– Mon ami contradicteur habituel a tardivement répondu à mon ajout du 25/02/2021 (« dette doublement criminelle », c’est moi qui numérote ici) : « 1/ C’est la première fois qu’on me traite de blanchisseur d’argent, ayant des emprunts d’état dans mon modeste portefeuille. (…). 2/ Le problème c’est que tu fais toujours la même erreur, que tu puises dans la doxa ultralibérale. C’est la richesse qui crée la monnaie et pas le contraire même si cette richesse est illégale. L’augmentation des différents trafics (que je condamne) créent de la richesse et donc une contrepartie monétaire. Et donc les taux d’intérêt sont en effet négatifs et risquent de le rester. »
  Je lui réponds :
1/ Il y a une confusion totale, un malentendu grave. Je n’ai jamais dit « (il est prouvé que) quiconque prête à l’état (comme toi) est un blanchisseur d’argent sale », mais (ce qui est immensément différent) : « ceux qui prêtent à l’état à taux négatif (pas comme toi) semblent n’avoir pour logique que le blanchiment d’argent sale ». Enfin, ce n’est pas complètement tout-propre de ton côté si tu es remboursé par de l’argent sale (emprunté par l’état, puisqu’incroyablement il emprunte pour payer ses dettes au lieu de redevenir positif en budget ! sans magouille invraisemblable avec argent sale probable, ça devrait être la banqueroute totale, ruine sévère, à mon avis). Mais cet argent reçu en remboursement de prêt n’est pas spécifique : en tant que fonctionnaire tu serais déjà payé en salaire par de l’argent sale… et en ce sens, tes économies (sur ce salaire), que tu prêtes à l’état, seraient sales, mais pas davantage que le reste : ta consommation le serait autant. Je ne suis pas d’avis de te condamner spécifiquement comme receleur d’argent sale, tout le monde (invalides comme moi aussi, et même les employés du privé comme je l’étais) le serait involontairement puisque manipulant des billets imprimés par l’état sale. Il y a du moche dans l’affaire, mais pas de la part de gens comme nous je crois, victimes d’état sale (« nous salissant » en un sens, mais c’est très discutable je trouve : nous n’avons aucunement le choix, il n’y a même pas de parti politique candidat pour faire autrement, semble-t-il).
2/ Je n’ai jamais employé le mot « doxa » mais Google me dit qu’il signifie « Ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée. » (un peu comme « dogme » ?). Or c’est totalement faux, comme accusation (affirmer que je puise dans les pseudo-évidences ultralibérales) : je n’ai aucune opinion claire sur ces histoires de richesse qui crée la monnaie ou le contraire. Je n’y comprends rien de rien, c’est tout le contraire d’une évidence pour moi. Je ne suis pas du tout persuadé que les trafics créent de la richesse, les trafiquants prennent l’argent qu’avaient untel et untel (principalement les enfants de bourgeois pour la drogue, ai-je entendu dire), il y a changement de mains, mais je n’associe nullement ça à de la création de richesse (et l’interdiction gouvernementale fait grimper les prix artificiellement, je ne comprends pas que tu appelles ça grandement augmenter la richesse). Il faut dire que je ne comprends rien à l’économie, et à sa doxa, de gauche comme de droite, et j’ai toujours trouvé idiot/malhonnête que la TVA parle de Valeur Ajoutée pour de la revente sans création de rien : un changement de mains avec bénéfice serait une création de richesse, non je ne suis pas d’accord (et je juge que l’erreur n’est pas mienne mais incombe à autrui majoritaire, à cerveau comme lavé par le bourrage de crâne d’une économie se prétendant à tort science). Et je m’oppose en ça à toute la doxa économiste, tant ultralibérale que keynésienne peut-être. En remontant aux « débuts » (peut-être imaginaires) des tribus préhistoriques de chasseurs-cueilleurs, je comprends que la richesse peut augmenter comme niveau de vie, si la chasse/cueillette est davantage productive suite à un changement de climat par exemple, mais à supposer que cette tribu ait inventé l’argent comme support d’échange, je ne suis pas persuadé que cet accroissement de richesse a une contrepartie créant automatiquement de l’argent. Si 100 personnes ont 100 lapins par jour au lieu de 10, est-ce qu’il faut créer 10 fois davantage d’argent ou bien est-ce que le prix unitaire va être divisé par 10 ? Je n’en ai aucune idée, et je fronce les sourcils suspicieusement si on me dit que la réponse est indéniablement telle : à mon sens, c’est un peu n’importe quoi, pas clair, manipulé par des gens décideurs des prix (ou les prétendues « lois du marché » mais je n’y crois pas tellement). Je ne vois pas de logique là-dedans, pas davantage ultralibérale qu’autre chose, non, totale erreur de m’accuser d’ultralibéralisme. Autrefois, au temps de la monnaie or définie comme métal très rare en quantité donnée, finie, avoir davantage de lapins ne créait pas d’or donc pas de création de monnaie je crois. En sens inverse, la fièvre de l’or américaine (ou de diamant en Afrique du Sud) augmentait le truc symbole d’argent mais artificiellement sans apporter davantage de lapins, donc sans davantage de richesse me semble-t-il, d’où baisse des prix ? (le nouvel or n’ayant servi à rien, compensé par régularisation automatique ou autoritaire ?) ou mieux vivre pour chacun (découvreur d’or en tout cas), ça ne me semble pas clair du tout, et c’est encore plus flou suspect avec le l’argent papier imprimable infiniment par planche à billets. Et je n’ai rien de rien compris à la prétendue justification de taux d’intérêt négatif par l’augmentation de richesse frauduleuse (même en cas d’accroissement de richesse entièrement légale, je ne comprendrais pas que ça génère des taux d’intérêt négatifs, les prêteurs normaux n’ayant alors rien à gagner à prêter), alors qu’il me paraissait très clair que le possesseur d’argent sale gagne à être remboursé en argent propre même à taux négatif. Bref, je comprenais (croyais-je), on me dit que je me trompe, pour me donner une prétendue explication à laquelle je ne comprends rien, qui me semble exempte de logique. J’en reste donc à ma position initiale, sans reconnaître mon erreur (prétendue). Et il est en tout cas assurément faux d’affirmer que j’emploie des évidences d’économiste ultralibéral pour me guider, je rejette ça exactement comme le reste. Je suis peut-être face à des réciteurs convaincus de bien penser (puisque bien notés en récitation), mais je demande leur logique sans me soumettre au « cours » à réciter. Un cours magistral d’économie pourrait me renseigner, mais s’il affirme sans tolérer d’objection logique, ça vaut zéro, pointé, à mon avis, logique.
– Il répond à un autre mail, du 21/02/2021 (je corrige ses numéros qui étaient miens au départ) : « 2’/ Le communisme de l’ex-URSS, c’est la propriété privée interdite. Je n’ai jamais dit ça. Je dis simplement que l’augmentation de la richesse permet de diminuer le travail. Effectivement tu es de droite et moi de gauche. Sur tous les plans. Dès que j’avance un peu un argument de gauche, tu cries au marxisme. Comme la droite dure. 3’/ Je trouve absolument affolant que tu veuilles le travail de peine pour les pauvres, tout en piquant l’argent des riches. Une fois de plus le capitalisme, sans le capitalisme mais avec le capitalisme. Ça ne marche pas. 4’/ Dire que le keynésianisme, qui a sauvé le capitalisme, est un communisme, c’est un contresens absolu. Tu ne fais que répéter les poncifs de la droite, une fois de plus. 5’/ Dans les années 1960, le niveau de vie a monté. Tu refuses l’évidence. 6’/ Je ne dis pas que les classes moyennes chinoises n’ont pas émergé à nos dépens. Ceci dit je vois la Chine riche comme la France plus l’Allemagne réunie mais pour dix fois plus d’habitants. Je ne suis pas certain que le calcul soit bon. Une fois de plus tu te rallies à la mondialisation ultralibérale, tout en en rejetant les conséquences inévitables. Erreur totale. 7’/ Une fois de plus, je me permets de te conseiller d’aller voir les organisations caritatives et tu verras que ton idée de "salaud de pauvres" ne tient pas debout. Toutes ces organisations n’étant pas forcément d’odieux islamo gauchistes. Je ne vois donc pas ce que tu reproches au capitalisme si l’allocation des ressources est parfaitement juste. Ta vision est celle d’un Jean-Baptiste Say. C’est à dire de la droite la plus ultralibérale. »
  Je réponds :
2’/ Non, le communisme de l’ex-URSS, ce n’est pas seulement la propriété privée interdite, c’est aussi 100% de fonctionnaires, payés pareillement qu’ils fassent un effort ou non, c’était ce que je disais, et nos fonctionnaires fonctionnent ainsi, à échelle non absolue (sans que ça concerne 100% des gens, seulement des privilégiés en ratio réconfort/effort), il y a proximité mais pas identité. Ce que je dis n’a absolument rien à voir avec une position de droite, nationaliste aux dépens des étrangers, je suis en faveur des pauvres travailleurs étrangers très courageux, je suis contre (la droite et) « la fausse gauche voulant choyer nos fonctionnaires en forme de communisme partiel » (la droite en veut plutôt moins de ce côté fonction publique, la fausse gauche en veut toujours davantage de ce côté, moi je suis pour l’abolition totale de ce système pour au contraire une rétribution au mérite individuel, ruinant l’Occident et payant enfin l’Asie qui le mérite tellement davantage). Rien à voir avec la droite dure française, choyant les héritiers capitalistes oisifs. Il est faux que je « crie au marxisme » donc stalinisme dictatorial pour diaboliser un argument adverse, j’ai identifié une erreur de fond dans le marxisme et dans la fonction publique à la française, similaire, ce n’est pas crier au marxisme prétendu atroce sans examen, c’est pointer un défaut (dont certes l’auto-effondrement a été illustré par l’écroulement du communisme soviétique ou est-européen en général), cette critique n’a rien « de droite » car je désapprouve encore davantage l’exploitation du travailleur par le rentier héritier, je ne parle en rien de rien d’un point de vue de droite, le prétendre est un mensonge accusateur à tort, diabolisant injustement.
3’/ Ce qui est dit est totalement faux, je ne condamne absolument pas « les pauvres » au travail de peine dont seraient exemptés les « riches » (système dit « le capitalisme ») : je suis pour qu’il n’y ait plu’ de riches donc la notion relative de « pauvres » disparaitrait, et oui, tout le monde serait astreint au travail, le travail de peine (et l’effort) étant un peu davantage rémunéré que le travail pépère de col blanc (surtout : mal fait en râlant après l’usager façon Sécu française). Ça n’a jamais été tenté à ma connaissance (le communisme ayant restauré une richesse pour les apparatchiks et interdit la rémunération de l’effort non égalitaire) donc dire que ça ne marche pas n’est qu’une opinion, acceptable oui mais absolument pas convaincante certaine.
4’/ Je ne vais pas répéter ce que je disais à la source, qui me parait parfait (en relecture) et injustement attaqué ici, je vais répondre autrement. Le keynésianisme, basé sur un état fort disant crotte aux lois du marché (et au principe de retour sur investissement, pour la version moderne restant dans le déficit éternellement), me semble plus proche du communisme que du capitalisme, oui. D’accord ce n’est pas un communisme puisque n’est pas abolie la propriété privée et tout le monde n’est pas rendu fonctionnaire, mais je n’ai pas dit du tout « keynésianisme = communisme », simplement que je vois des défauts communs à ces deux systèmes, partiellement différents oui. Je me contrefiche de ce que dit la droite française nationaliste, il est totalement erroné d’affirmer que c’est sa voix qui guide mes analyses. Si la fausse-gauche a de gros défauts, ils sont signalables par une ultragauche comme par la droite, ça ne veut en rien dire que l’ultragauche est de droite, l’affirmer est soit de la confusion mentale soit de la rhétorique manipulatrice pour diaboliser afin d’éviter de répondre aux objections, c’est moche. Au fait, la droite actuelle, comme le centre actuel et la prétendue gauche modérée (Hollande, Valls…), sont tous libéraux, mais le gaullisme de droite était un dirigisme étatique centralisé planificateur un peu à la mode communiste, sans non plu’ abolition de la propriété privée, pourquoi ne pas tout examiner au cas par cas sans diaboliser avec l’insulte « droite » ou interdiction de toute comparaison partielle au communisme ?
5’/ Je n’ai jamais affirmé : « dans les années 1960, le niveau de vie a chuté » (ou a stagné), simplement je ne suis nullement convaincu par « le keynésianisme de l’époque est la cause de cet essor, et la cause de la crise ensuite est l’abandon du keynésianisme ». J’ai lu un livre (d’économiste, peu convaincant mais audible aussi) qui affirmait l’exact contraire : c’est à cause de la crise de 1974-75+, que ne résolvait nullement le keynésianisme, que celui-ci a été abandonné pour essayer autre chose : l’ultralibéralisme (qui s’avère ne pas résoudre mieux). Mon ami appelle évidences ses convictions sans argument aucun qu’une vague corrélation temporelle pouvant être une coïncidence, c’est léger en tant qu’hypothèse, c’est abusif en tant que prétendue évidence.
6’/ Il est totalement faux que je me rallie à la mondialisation ultralibérale, entièrement fondée sur une police des frontières féroce (à l’égard des migrants). Je ne suis pas pour le nationalisme xénophobe, mais pas davantage pour cette mondialisation-là, égoïste groupiste en clamant stupidement le contraire, pour que quelques-uns, exploiteurs se fassent un maximum de fric. Je suis pour un juste partage mondial, à nos dépens de riches Occidentaux (et surtout des richissimes exploiteurs qui militent pour l’ultralibéralisme des marchandises et capitaux pas des personnes). Mon ami, se trompant pour la millième fois de lecture, lisant tout à l’envers pour conforter ses confusions, est dans l’erreur totale, lui et pas moi. Je ne prétends pas que je détiens la vérité indéniable, ce n’est qu’un choix envisageable, mais les modalités de son attaque sont fausses, mensongères, butées pour refuser de comprendre, hélas.
7’/ Je ne suis nullement un principe « salauds de pauvres » : les vrais pauvres à plaindre sont les travailleurs asiatiques, pauvres malgré des efforts énormes, je les plains et je plaide coupable pour l’injustice qui leur est imposée par « mon » Occident (refusant catégoriquement de suivre mes idées de partage au mérite, la majorité ici voulant jouir jalousement de la richesse par héritage de « pays riche », ce qui me semble héritage de crime contre l’humanité, le colonialisme, notamment vers les USA nullement rendus aux Amérindiens quand Israël a été rendu aux Juifs – c’est atroce, un Occident salaud, oui, entièrement). Mais pas « salauds de pauvres », non, c’est le contraire. Secondairement, au sein de cet Occident et particulièrement en France, un système d’assistanat encourage le "refus du travail" indemnisé, et cela me choque comme injustice également. Ceux qui en profitent ne sont pas des « salauds » mais des profiteurs d’un système idiot instauré par des connards injustes (et xénophobes), à mon avis. Pourquoi xénophobes ? parce que ce n’est nullement généralisable au monde entier, alors des frontières artificielles continuent à être dressées, armées de bombes d’extermination massive anti-civils terroristes illégales (disant crotte au TNP brandi par nos dirigeants menteurs exclusivement envers autrui). Le petit refuseur de travail vivant d’allocation n’est pas un très grand salaud selon moi, seulement un moche petit profiteur, le mérite est ailleurs (chez des travailleurs étrangers ici et surtout à l’étranger). Au fait, mon ami me répond souvent que la moitié des chômeurs touchent zéro allocation, est-ce que ça me cloue le bec comme fautif ? Pas du tout : une mère de famille dont le mari travaille n’est pas à la rue, elle peut se déclarer « demandeuse d’emploi » en exigeant un travail facile bien payé proche à horaires faciles, en refusant tout travail pénible, c’est en fait un statut « mère de famille faisant semblant d’être demandeuse d’emploi », aucunement vraie demandeuse d’emploi, à la dure si besoin pour éviter misère totale. Ce que je dis n’attaque en rien le prétendu islamo gauchisme mais la fausse gauche nationaliste menteuse (l’aveu de Rocard ayant été étouffé en prenant l’opposition tonitruante à LePen en alibi commode pour être pourris par en dessous), et je confirme mon hostilité totale au capitalisme (pour les héritiers oisifs) et au libéralisme (pour les patrons milliardaires) aussi, il n’y a pas que deux opposés, j’ai inventé au moins un troisième point de vue (et il peut y en avoir vingt ou mille), le simplisme est une erreur de pensée, diabolisatrice pour se donner raison, à tort totalement. Je ne trouve pas du tout que la répartition des ressources soit juste, j’écris l’exact contraire toujours ou très souvent : les chefs ont beaucoup trop, les refuseurs de travail ont trop, les Occidentaux ont trop, les courageux travailleurs asiatiques n’ont pas assez, il faudrait tout changer, à mon avis, écrit noir sur blanc.
– Il répond encore à un autre mail : « 2ʺ/ Je maintiens que l’économie est une science malgré le fait que beaucoup d’économistes soient des charlots. Une science ne s’occupe pas de morale ni de religion. 3ʺ/ Les dirigeants chinois sont parfaitement des staliniens. Quant à l’économie chinoise elle est globalement ultralibérale malgré quelques traits rares qui ne le sont pas. Je ne vois pas de protectionnisme du côté chinois car leur population est trop pauvre pour consommer des biens étrangers. La seule action qui ne serait pas ultralibérale est la conservation d’une monnaie artificiellement faible. 4ʺ/ Le problème c’est que le keynésianisme n’est pratiqué nulle part sauf récemment par les présidents américains. Et je te donne rendez-vous pour savoir si cette politique va échouer. Les faits vont cruellement te démentir. Dire que le keynésianisme ce que tu répètes sans arrêt est du communisme est une énorme erreur. Répété par la droite la plus dure… et par toi. 5ʺ/ Deux erreurs dans ton raisonnement. Au lendemain de la guerre et c’est factuel, la France par exemple ne pouvait pas se redresser. C’est le plan Marshall, keynésien, qui a sauvé la France alors que l’on exploitait déjà les ressources du Tiers Monde. Après tu t’assois complètement sur le fait qu’un bien peut être un luxe inouï à une époque et tout juste un bien de pauvre dans une autre. En 1960 seuls les milliardaires et encore avaient des ordinateurs. Aujourd’hui les plus pauvres en ont. 6ʺ/ Toujours ta vision « salaud de pauvres ».je ne peux être qu’en désaccord violent. 7ʺ/ Dans les années 60, à frontières fermées, c’est là que la France a accueilli le maximum d’étrangers. Dire que frontières économiques fermées est égale à xénophobie est complètement fausse. 8ʺ/ Ce que je dis simplement c’est que si les états étaient ruinés ils n’auraient jamais pu sauver les banques. Contrairement à la vision épicerie à laquelle tu te rallies. »
  Je réponds :
2ʺ/ Je ne crois pas du tout que l’économie soit une science : à ma connaissance elle n’a découvert aucune loi de la nature (même humaine), et ses prédictions sont couramment jugées invalides sans conduire à abandonner les théories prétendues justes, à pouvoir prédictif nul. Et l’économie me parait intégralement basée sur la morale car impliquant le mode de partage de la richesse, juste ou injuste moralement, tout en étant quantitativement tel ou tel selon les détails dits économiques. Les deux grandes voies économiques sont le capitalisme (favorisant les exploiteurs, ce qui est dit injuste) et le communisme (favorisant les refuseurs de travail, ce qui est dit injuste), les variantes entre les deux louvoyant entre ces écueils moraux, avec tel ou tel mécanisme de détail (essayé maladroitement, voire professé, mais marchant mal ou pas du tout).
3ʺ/ Des Staliniens en Chine n’auraient pas recréé une caste de patrons richissimes, se payant le luxe made in France (voire avant covid19 les employées chinoises en boutiques de luxe à Paris, tant il y avait de demande en ce sens), donc ils ne sont staliniens qu’en sévérité contre toute opposition, c’est ultra-ponctuel, éliminant l’essentiel du principe communiste marxiste, moral/économique. J’ignore le détail de la vie en Chine, mais je doute que ce soit ultralibéral. De nombreux patrons français (Carrefour etc. ?), rêvant de conquérir le marché chinois (en vendant des produits chinois mais empochant eux le bénéfice) se plaignent d’énormes tracasseries administratives, protectionnistes inavouées, faussant la concurrence sciemment, c’est apparemment tout le contraire d’ultralibéral.
4ʺ/ Si le keynésianisme n’est plu’ pratiqué, c’est peut-être parce qu’il a échoué partout, je n’en sais rien, j’envisage. Une recette miracle qui fonctionnerait serait adoptée partout, ou par de nombreux candidats tout au moins. Quant à dire que Donald Trump était keynésien j’en doute : c’était un milliardaire d’extrême-droite faisant moins payer d’impôts aux milliardaires qu’aux classes moyennes (parait-il) en prétextant que les ultra-riches sont les vrais créateurs de richesse, par voie libérale antiétatique (anti-keynésienne ?) ; certes, en tant qu’extrême-droite il était hypernationaliste protectionniste, rappelant un petit peu l’économie fermée façon keynésienne, mais je n’ai nullement entendu dire qu’il voulait bien davantage de déficit que les démocrates, au contraire aux USA comme en France, la droite républicaine est réputée économe (pas trop de dépenses, peu d’impôts) quand plus à gauche est réputé dépensier (beaucoup de dépenses sociales, beaucoup d’impôts) ; bref non, Trump ne me semble presque en rien avoir été keynésien, et si sa xénophobie protectionniste en position dominante donne un succès économique, ce sera très moche (égoïste groupiste, anti-concurrence-loyale, loi du plus fort), sans valider en rien la voie keynésienne. A mon avis.
5ʺ/ Il est faux d’affirmer comme incontestable que la France ne pouvait pas se redresser au lendemain de 1945. La cinétique de redressement aurait simplement été ralentie sans l’injection de milliards étasuniens tombés du ciel. Le plan Marshall n’a pas sauvé la France à mon avis mais aidé la France, accéléré l’amélioration (sans obligation de mécanisme « de pire en pire » sinon). L’exploitation du Tiers-Monde n’a presque rien à voir avec la question du plan Marshall, cette exploitation seule pouvait ne pas suffire à la prospérité ici. Quant au fait que le prix des choses peut décroitre avec le progrès, je ne vois pas où j’ai affirmé le contraire, ça ressemble à une fausse accusation comme d’habitude. Enfin, j’ai lu à ce sujet un élément intéressant dans un livre d’économie critiquant la minoration officielle de l’inflation : l’institut officiel mesurant l’évolution des prix compte que l’amélioration des produits est à défalquer de l’inflation : si le produit de bas de gamme cette année est 11% plus cher que l’an passé, cela est compté souvent comme 10% d’amélioration technique (ou adaptation à nouvelles normes) et seulement 1% d’inflation, donc l’inflation est sous-estimée par rapport à ce que les gens sont obligés d’acheter, avec biais voulu pour minimiser les augmentations de salaire et rentes en compensation, ça semble le royaume du mensonge, aux dépens de la population flouée. Mais cela ne me donne tort en rien, je crois.
6ʺ/ Cette histoire de « salauds de pauvres » (prétendument selon moi) est l’habituelle accusation mensongère, colérique ici. Voir réfutation au point 7’ plus haut.
7ʺ/ Je ne suis pas d’accord que les frontières étaient fermées dans les années 1960 : certes il y avait des droits de douane, mais j’ai entendu parler de malversations franc-maçonnes pour s’enrichir personnellement en douce en faisant faire le va-et-vient à un train de marchandises à la frontière franco-allemande, avec primes à l’import-export à chaque va et vient, payées par les impôts… en tout cas, cet « encouragement » (à micro-niche frauduleuse, exploitée sciemment) aux échanges internationaux n’était pas du tout une fermeture des frontières. La Communauté Economique Européenne (de libre échange sans droits de douane ?) date de 1957, parait-il. Dire que les frontières fermées expriment une xénophobie me parait une évidence et pas une idée fausse : cette fermeture discrimine le bien d’ici et le mal de l’étranger, ce qui est rejet de l’autre, principe xénophobe explicite. Si ce n’est pas sur les personnes directement mais en refus de payer les producteurs étrangers, ça reste similaire : vouloir notre opulence et la ruine des autres, forme d’égoïsme groupiste explicite (tout pour nous, rien pour les autres). Evidemment, en face il y a des mesures de rétorsion, d’où inimitié et guerre éventuelle, au contraire de l’amitié entre les peuples et l’union fusionnelle. Mon ami, catégorique dans sa condamnation de mes arguments, semble réciter je ne sais quelle propagande dénuée elle d’arguments, tant pis.
8ʺ/ Faux : les états insolvables ont pu sauver les banques en empruntant en surendettement, en s’alliant aux bandits voulant blanchiment des trafics. C’est atroce mais possible. Ce n’est pas un mécanisme d’épicerie honnête, c’est du grand banditisme assorti de mensonge d’état, avec complicités très multiples. Ça ne me donne pas tort.
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Impossibilité face à refus, 26/04/2021
  Mon ami contradicteur répond à mon message du 06/12/2020 bis : « Il est évidemment toujours plus facile de critiquer le locuteur que les paroles. Les journalistes font ça très bien et les politiciens aussi. Je pensais que tu étais au-dessus de ça. Donc je répète mon argumentation. Rien ne prouve l’équilibre entre offre de travail et ouvrage à effectuer ce qui invalide ton affaire de fourmi. ».
  Je contre-réponds :
1/ Les paroles : Je n’ai jamais posé dans mon argumentation qu’il était prouvé cet équilibre, tout au contraire les cas B et C envisageaient qu’il n’y ait pas cet équilibre. « L’argumentation » consistant à dire « tu oublies qu’il peut ne pas y avoir équilibre ! » mérite donc la réponse : faux, regarde les cas B et C, qui sont des cas de non-équilibre, explicitement.
2/ Le locuteur : si, face à mon argumentation logique, pas à pas (à 5 cas = 1+4), la personne en face refuse l’examen pour imposer son simplisme binaire, euh… effectivement, je n’ai pas à chercher l’erreur dans ce que je dis, mais je suis forcé de renoncer à faire comprendre, puisque comprendre est activement refusé, de manière butée. Ça ne veut absolument pas dire que la personne en face ne vaut rien de rien (genre suspect d’être « d’extrême-droite », ou « populiste », ou « complotiste », pour les journalistes et politiciens), il y a deux explications honorables au moins :
a) J’ai affaire à une personne dont le point fort n’est pas la logique mais la musique par exemple, avec brio et sensibilité dans ce domaine, bravo et merci (mais pour la logique : non concerné, OK).
b) Cette personne est logique habituellement et sur presque tous les sujets, mais il y a une situation post traumatique sur deux sujets, dont l’examen posé et neutre se voit refusé pour crier un refus tonitruant. Accusant de mille malhonnêtetés qui ose aborder ces sujets de manière critique analytique. C’est une faute de raisonnement, oui, mais pas une faute de personne, victime égarée, à plaindre, d’accord. Je me tais sur ces 2 sujets, donc (le 2e, en plus du chômage volontaire, étant la clarification juifa/juifo). OK.
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Débat encore une fois, 17/05/2021
  Mon ami contradicteur répond à mon ajout du 07/03/2021 (« ») et je contre-réponds (-->) :
• « 1a) Comme d’habitude dès que les faits te gênent tu les écartes. »
--> Il ne s’agit pas pour moi d’écarter (malhonnêtement) des faits indiscutables mais (légitimement) de ne pas me rallier à certaines opinions subjectives. Ce qu’on appelle gauche ou droite semble fluctuant, un peu n’importe comment, sans définition objective gravée dans le marbre. Je disais que ça ne m’intéressait pas tellement, ce bla-bla, et je le maintiens.
• « Je ne conçois pas un mouvement politique qui sortirait du néant mais plutôt d’une longue macération. C’est facile de prétendre le contraire. »
--> C’est d’autant plus facile que c’est documenté. Ainsi LaREM actuellement au pouvoir avec plein de nouveaux venus sans expérience, vient un peu de la gauche (Macron ministre préféré du président Hollande) et donne le pouvoir à des premiers ministres de droite, débauchés, virés de leur parti ne les reconnaissant plu’. Ça semble bien une improvisation immature et faisant n’importe quoi sans support local ni assise réfléchie, ni base doctrinale publiée.
• « Après tu me parles d’une gauche colonialiste. Mais est-ce vraiment la gauche ? Je ne vois pas Jules Ferry, apôtre capital de la colonisation, comme étant un homme de gauche. Ni même Clemenceau responsable de la mort de dizaines d’ouvriers et de paysans du Languedoc. Il y a une fausse gauche comme il y a de la fausse monnaie. »
--> Je n’ai jamais dit que le colonialisme est venu exclusivement de la gauche, toute la gauche, à toutes les époques, mais simplement que j’ai lu qu’à certaines époques, certaines personnalités dites de gauche étaient davantage colonialistes que d’autres personnalités dites à droite. Par ailleurs, pour qu’il y ait trahison et affichage menteur (en termes de gauche/droite), il faudrait une définition claire et universelle, ce que je n’ai vu nulle part. Mon ami disait une fois quelque chose comme « être de gauche, c’est juger que la société comme elle fonctionne est incorrecte », et ça me semble spécifique à quelque chose comme les années 1958-80 où la gauche n’était pas au pouvoir. Je préfère l’idée Gauche = pro-humbles, Droite = pro-dominants, mais c’est démenti par le Stalinisme dit de gauche et le populisme de la nationaliste Marine Le Pen obtenant le vote ouvrier. Enfin, ce Gauche = pro-humbles (sauf refuseurs de travail) serait ma conception où je serais le premier de vraie gauche, au contraire de la Fausse-gauche = pro-fonctionnaires anti-vrais-humbles (du privé et de l’étranger). Je tâtonne maladroitement, tout me parait contestable subjectif en la matière.
• « Ceux qui nient et continuent à nier la pertinence de la notion d’affrontement droite/gauche sont toujours à droite voire à l’extrême-droite. C’est parfaitement le cas de LaREM qui d’ailleurs présente des côtés d’extrême droite et comme Valls d’ailleurs. Je ne nie pas que tu réfléchisses dans une bulle mais tes conclusions recoupent parfaitement ceux de la droite. Tu peux le nier mais c’est un fait. Un fait de plus à ajouter à ton écrasant dossier »
--> Cela me semble très mal pensé, désolé. Il n’y a pas à décréter un « toujours » en refusant d’envisager une première exception, c’est du dogmatisme non de l’examen analytique avec intelligence critique. Par ailleurs, affirmer que Manuel Valls, un des officiels candidats aux primaires de la gauche 2012 est d’extrême-droite, c’est une lecture possible, discutable, mais il parait osé de clamer que c’est la seule Vérité Vraie incontestable, « c’est un fait ». A ce sujet, j’ai démoli intégralement le livre de propagande réaliste « le fait en question ». La notion de « fait indéniable » est une arnaque, inculquée par propagande massive. Enfin, mes conclusions ne recoupent en rien celles de la droite quand je serais d’avis de limiter l’échelle des revenus à « 1 à 4 », bien plus à gauche même que le stalinisme classé extrême-gauche ; de même quand je souhaite l’abolition des frontières aux personnes, tout au contraire de la droite qui est nationaliste hostile aux étrangers. Le dossier qui m’écrase parait-il semble instruit par un très malhonnête magistrat, partisan outrancier voire faussaire actif.
• « (…) Ce n’était d’ailleurs pas nécessaire, comme cette idée ultralibérale d’argent magique. Heureusement que tu dis que tu n’es pas influencé. »
--> Effectivement, « il n’y a pas d’argent magique » (expression familiale qu’on disait à la maison dès les années 1970 ?) était peut-être (réactivé par) une expression venant de l’ultralibéral Macron pour sa réforme des retraites ou quelque chose d’approchant, mais… pourquoi Mitterrand a-t-il dévalué 3 fois en 1982-83 ? Les communistes (partageant alors le pouvoir) professaient qu’il suffisait de prendre aux riches et ce serait le Paradis sur Terre, mais ça n’a pas marché, ça a dégringolé, cela pouvait s‘appeler totalement « il n’y a pas d’argent magique ». De même, le retour de la gauche au pouvoir avec François Hollande c’est fait sur le thème « je suis l’ennemi de la finance », avant de faire tout le contraire pour trouver des sous, qui ne tombent pas du ciel, non, « il n’y a pas d’argent magique » (même si les socialistes ne l’ont pas reconnu, ça semble la seule explication que je vois à leur volte-face, avec effondrement électoral associé, les gens trahis ne les croyant plu’). Par ailleurs, l’ultralibéral Macron, depuis la campagne électorale de 2017, a totalement fait volte-face en sens inverse, et son « quoi qu’il en coûte » pour la crise covid19 l’a conduit à (keynésiennement ?) ouvrir totalement les robinets à centaines de milliards (comme s’il y avait une source intarissable d’argent magique), et je pense que ça va faire très mal quand il faudra rembourser (ou tomber en banqueroute avec saisie totale du pays). Et « annuler la dette » (et ruiner les petits prêteurs) ferait que la France ne pourrait plu’ emprunter, or depuis 40 ans « elle » (via ses gouvernants) ne sait plu’ concevoir un budget positif sans emprunter. Paf, plantage, dans tous les cas apparemment. En quoi ce que je dis là est-il l’utopie ultralibérale ? et au sens Macron-2017 ou Macron-2020 contraire ? Je ne comprends pas les insultes reçues sur une base aussi contestable.
• « Est-ce que les Etats-Unis, pays communiste bien connu, qui font tourner la planche à billets à fond risquent la faillite ? »
--> Si c’était si facile sans risque, c’est ce que ferait tout le monde. Je ne suis pas expert du sujet, et je doute fort de la crédibilité des prétendus experts, mais j’ai entendu dire que normalement, cet artifice de planche à billets entraine inflation et dévaluation, annulant l’intérêt illusoire (temporaire avant rechute accrue) du prétendu « argent magique ». Est-ce que ça s’appelle faillite ? Je n’en sais rien, je n’ai aucune base de gestion. Parfois les politiciens disent que nous sommes en faillite ou au bord de la faillite (Mitterrand en 1982-83, Fillon dans les années 2000, Bayrou à plein de campagnes électorales, etc.), des questions semblent sérieusement se poser à ce sujet, sans « yaka/fauqu’on » avec planche à billets illimitée. Cela dit, peut-être que les USA risquent moins, en pratiquant l’abus de position dominante (c’est envisageable mais je n’en suis pas sûr). J’ai entendu dire qu’en Europe, les Français voudraient la planche à billets et les Allemands tendent à l’interdire, traumatisés par l’inflation galopante des années 1920-30 (j’avais un timbre allemand de cette époque donné par mon grand-père, il était marqué 1 mark je crois, rayé en 500 marks, rayé en dix mille marks. Planche à billets, oui, hum.
• « Je n’ai jamais entendu cette expression d’un rare ridicule d’"argent magique" qu’à la télé. Toujours la même confusion entre richesse et signes monétaires. Je crois que si je donnais des cours d’informatique je serais moins ridicule que ces journalistes ou plutôt ces pantins. Ils ont pourtant sous les yeux les monnaies style bitcoin qui ne s’appuient sur rien et qui défont leurs idées ridicules d’une France ramenée à une épicerie. Libre à toi de les suivre, c’est ton droit mais c’est dommage. »
--> Je ne crois pas prendre la télé comme « énonciatrice du vrai », pas du tout du tout, malentendu colossal et fausse accusation. Cela dit, je ne comprends rien, je le confirme, aux histoires de « richesse et monnaie ». Non pas que je suis neu-neu disant « hein ? quoi tu dire ? » quand on m’explique, mais j’ai l’impression d’être en mesure de contester par la logique pure tous les cours économiques (même « supérieurs » ?), parachutant de prétendues vérités démontrées en rien de rien. Si le concept d’argent magique est d’un rare ridicule, alors que l’on porte le SMIC mensuel à un milliard d’euros, facile, « yaka », non ? puisqu’il est dit ridicule (keynésiennement ?) de contester les dépenses excessives en disant « il n’y a pas d’argent magique ». Dépenser, s’il n’y a pas autant de ressources et s’il n’y a pas assez de retour sur investissement, c’est s’effondrer, ça me semble le bon sens (sans télé ni gestion ni économie, non : simple bon sens).
• « Je trouve ta jeune sœur plus avisée que toi. Ton raisonnement ne serait valable que si le PIB de la France était constant. Or il croît. De moins en moins vite mais il croît. Les milliardaires sont tellement brimés en France que c’est en France qu’il y en a le plus. Sont-ils suicidaires ? Ainsi que les grands patrons, les mieux payés d’Europe. Mais nous avons déjà débattu de tout ça et mes arguments n’ont manifestement pas porté. Et bien sûr au summum l’épicerie France. »
--> Mon ami et ma sœur (autrefois, ado immature) voulant toujours davantage de dépenses publiques, même en situation de déficit chronique, ne me paraissent pas avisés du tout, non, ce n’est pas convaincant. Quant au PIB je ne suis en rien persuadé qu’il exprime la richesse objectivement, ce pourrait être un artifice de calcul refusant les objections. Ça ne m’en impose pas. Par ailleurs, j’avais entendu que le grand patron surpayé Carlos Ghosn avait mis son siège social et salaire en Hollande car selon lui horriblement fiscalisé en France, et Macron se vante qu’en ayant supprimé l’impôt sur la fortune, il a fait revenir plusieurs très riches et annulé les départs des candidats en ce sens. Je n’affirme pas que c’est la vérité indéniable, je n’en sais rien, mais je n’ai entendu aucun argument convaincant de mon ami, quoi qu’il affirme.
• « 1b) Ce que tu appelles en reprenant là encore les désignations infamantes de la droite et de l’extrême-droite, le socialo-communisme, n’est qu’une politique keynésienne, tout à fait pro-capitaliste. »
--> C’est jouer sur les mots. Le programme commun de la gauche qui a gagné en 1981 était explicitement l’alliance des socialistes aux communistes, ce n’était pas l’extrême-droite qui le prétendait comme un crachat infâmant, c’était officiel, et les USA étaient au bord d’intervenir militairement pour crever cet abcès partiellement communiste en Europe de l’Ouest (et en Italie aussi je crois). Quatre ministres communistes siégeaient au gouvernement, dont le poste des Transports, militairement pas anodin si tout fuitait vers Moscou pour la guerre alors en préparation. Mitterrand toutefois a rassuré les Américains, leur disant apparemment « ne vous en faites pas, on est de votre côté », et les ministres communistes sont partis en claquant la porte, les communistes avaient été trompés par mensonge total, même s’il leur a été concédé quelques nationalisations (mais pas d’autorité : en payant les actionnaires par déficit public). Oui, Mitterrand a fait semblant de conduire un gouvernement socialo-communiste pour en fait être pro-capitaliste. Je ne dis pas le contraire. Et si 1981-83 c’est ça la politique keynésienne, c’est un échec total, qui s’est éteint merdeusement avec volte-face vers la « rigueur » ou « l’austérité », je ne me souviens plu’ comment ça s’est appelé (je n’avais ni la télé ni la radio, j’étais étudiant loin de ma famille, tout seul, ermite).
• « 1c) Tu fais totalement l’impasse, comme d’habitude, de l’augmentation du PIB, de la richesse. »
--> Effectivement, je ne suis nullement convaincu par ces histoires de PIB, de richesse dite croissante. Parce que j’ai entendu Zéro argument pour les justifier. Si la planche à billets et le déficit non remboursé font augmenter le PIB, c’est un indicateur presque idiot de fausse richesse artificielle, je dirais. Les traders à haute vitesse spéculant en faisant des milliards de bénéfice artificiel, tu appelles peut-être ça de la richesse, pas moi. C’est l’erreur grave à mon avis d’Alain Minc qui disait « laissons l’industrie aller en Asie, concentrons-nous sur la valeur ajoutée, c’est là qu’est la richesse ». Les bulles spéculatives qui explosent, ça me semble un artifice stupide, nullement une hausse indéniable de la richesse puis effondrement indéniable de la richesse.
• « 1d) Je n’ai jamais soutenu l’URSS dont le bilan est désastreux. Tu fais totalement l’impasse sur la substitution capital/travail. Pour toi le travail ça reste une tranchée creusée au pic par des ouvriers. »
--> Je suis tellement peu capitaliste que je ne comprends effectivement rien à ce prétendu remplacement du travail par le capital. Là encore, c’est parce que j’ai entendu Zéro argument (valide) le justifiant. Et le travail peut être du service (caissière etc.), je n’ai jamais prétendu le contraire, simplement le travail de peine me parait davantage méritoire (en justice de ratio effort/réconfort) que le travail de col blanc ou autre. Mon employeur durant 34 ans remplaçait des techniciens (direction : chômage) par des machines, moi je culpabilisais, tout ça générait plein de fric pour les très riches, donc PIB accru ? aux dépens des gens ?
• « 1e) Tes solutions seront soit rejetées soit imposées par la force. Je ne vois pas d’échappatoire. »
--> Oui, mes solutions sont rejetées et c’est une des raisons pour lesquelles je ne prévois nullement d’être candidat à élection (ou putsch ou autre). L’égoïsme groupiste triomphe (et partirait en guerre totale s’il était contesté), même si je n’aime pas ça, et j’invente bien mieux à mon avis. Tristement, sans le moindre espoir que cela sera adopté un jour.
• « 2a) Avec la globalisation l’ouvrier occidental n’a pas le choix d’acheter autre chose que des produits asiatiques. Ce n’est pas de leur faute. »
--> Ce n’est pas si simple, je crois. Dès les années 1980-90, avec les ordinateurs fabriqués presque intégralement au Japon (puis Corée du Sud, « Hong-Kong » etc.), il est apparu aux USA des campagnes politiques ameutant les gens « Hé, en achetant étranger, vous ruinez notre économie, vous vous ruinez vous-mêmes ! Attention, ça parait moins cher mais ça nous précipite vers la catastrophe ! ». L’acheteur qui haussait les épaules pour acheter le bien moins cher… il était compréhensible, en un sens, et suicidaire, en sens inverse. Je ne classe pas le suicide en faute.
• « Quant aux religions du livre, elles tolèrent peut-être l’esclavage mais ne le rendent pas obligatoire comme pour la polygamie dans le coran, »
--> Faux : il n’y aurait pas esclavage s’il n’y avait pas obligation (oppressant l’esclave). Je n’ai jamais dit que les religions du Livre imposaient à chacun d’avoir des esclaves, ce n’était en rien mon sujet, simplement leurs textes légitiment l’esclavage (possible, pour les riches et les puissants notamment) et le font au nom du sacré prétendu incontestable, dirigeant la prétendue morale (immorale selon mes valeurs).
• « Par exemple. Pour les Etats-Unis, c’est une interprétation fausse de la Bible qui a légitimé l’esclavage dans le Sud des Etats-Unis. C’est la légende de Japhet, qui encourt la malédiction et qui devient avec sa postérité l’ʺesclave de ses frèresʺ. Ceci dit, rien n’indique que Japhet était noir. Surtout avec des parents blancs. »
--> Ce pseudo-argumentaire ne me convint en rien de rien. C’est spécifique à la sous-catégorie d’esclavagistes clamant « être noir c’est être destiné à l’esclavage ». Mais la Bible, sans aucune fausse interprétation, clame que les Hébreux sont pleinement en droit de faire des Cananéens (pas noirs) des esclaves, et les étasuniens ont « donc » fait pareil avec les Amérindiens (ex occupants de leur « Terre Promise » à eux) survivants des massacres. Les objections morales humanistes (possibles, même si je n’y étais pas pour les garantir présentes) étaient balayées par la Bible faisant foi, sans aucune fausse interprétation (je trouve la Bible horrible atroce, je ne comprends pas qu’elle ne soit pas condamnée par les Droits de l’Homme et la prétendue laïcité). Enfin, pour ce qui est des noirs de parents blancs, c’est un principe biblique je crois : puisque l’humanité entière descendrait d’Adam et Eve, il se trouve qu’à un moment donné Dieu a décidé un changement de couleur, à l’occasion d’une malédiction portée par exemple, ce n’est pas que je trouve ça convaincant, mais ça semble faire partie de la logique de ce mauvais roman affirmatif.
• « 3a) C’est quand même pas possible de se sentir insulté si on se fait traiter (avec justesse) d’être de droite. »
--> Le mot « justesse » n’est pas à mettre entre parenthèses mais constitue la totalité du sujet. C’est être traité de « de droite » (pro-riches exploiteurs des travailleurs de peine) FAUSSEMENT que je trouve scandaleux, ce ne serait pas scandaleux si c’était juste. Quand je prouve que c’est faux avec mille arguments et qu’on réitère le même jugement déniant ma moralité (à mes yeux), c’est immensément naturel/logique/légitime/moral que je me sente injustement insulté.
• « Je ne comprends pas. Je crois me souvenir que tu m’avais traité d’être de droite comme la CGT d’ailleurs. C’est faux mais je ne me sens pas insulté pour autant. »
--> C’est immensément différent : je n’ai nullement dit à mon ami « il est prouvé que tu es de droite, c’est totalement incontestable et je n’en démordrai jamais », pas du tout, je rétorquai pour me défendre quelque chose comme « c’est comme si je disais que tu es de droite pour telle raison, non, ne nous insultons pas, cesse de dire que je suis de droite et je ne te le dirai bien sûr pas non plu’, alors ». Comme cet avis n’a pas été entendu, j’ai essayé avec le mot plus grave Nazi, mais pareil : il continue de m’insulter la conscience tranquille, c’est effarant (de mauvaise foi).
• « 3b) Toujours la même idée d’ouvrir les frontières. Ce sera la guerre à grande échelle. Si c’est ce que tu veux. »
--> Contresens, comme d’habitude : je ne suis en rien un activiste voulant la guerre, je me contente (avec défaitisme) d’observer que les frontières artificielles consolident la pourriture humaine hélas majoritaire. Je rêve de bien mieux, c’est tout, et je ne fais rien. Et si les oncologues ont raison, je serai bientôt mort sans avoir rien fait pour une guerre ou quoi, seulement bâti une utopie plus jolie que le moche monde autour (avec plein de donneurs de leçons que je trouve très laids – politiciens, « intellectuels », journalistes, etc.).
• « 4a) Comme toujours tu n’aimes pas ce qui pourrait te contredire. »
--> Erreur : si on m’apporte un bon argument éclairant m’amenant à changer d’avis, je suis content et je remercie. Mais quand on m’affirme indéniable ce que je juge très douteux (arguments à l’appui), je n’aime pas ça et je le dis.
• « Il n’y a pas d’hyperconsommation de la majorité des nobles avant la révolution. La plupart vivaient presque aussi mal que les paysans. Sans faire de marxisme, ce sont les bourgeois, riches, privés de leurs droits politiques qui les ont arrachés de force. »
--> Je ne crois pas que les nobles peu-riches, oisifs mangeant à leur faim, étaient en position comparable aux paysans travaillant 70 heures par semaine et mangeant de la soupe au caillou (comme racontait mon grand-père), tous les nobles restaient privilégiés.
• « 4b) Abaissons les ouvriers, ça ne fera que 20 millions de morts, Détail comme aurait dit quelqu’un. »
--> Abaisser les Français au niveau de vie chinois ne les feraient pas davantage « mourir » que le milliard de chinois. Mensonge. Ce n’est pas drôle de me diaboliser malhonnêtement comme tueur. La diffamation ne me fait pas sourire.
• « 4c) Je ne vois pas en quoi le fait d’être en désaccord avec toi et de le justifier est d’une violence intolérable. Personnellement ça ne m’énerve pas, ça me stimule. »
--> Je ne vois rigoureusement aucune violence à entendre « je suis en désaccord avec toi, pour telle et telle raison », ce qui me choque est de prendre dans les dents « tu es incontestablement de droite, c’est prouvé ! Indubitable ! Paf ! », ce que j’entends comme « tu es un salaud de droite, anti-pauvres-travailleurs, atroce d’immoralité ! » c’est très violent quand c’est faux, ça. Comme un crachat dans la gueule, outch, et nullement mérité. Je ne cogne pas en retour, mais je souffre.
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Recul façon Années 1970 ?, 31/05/2021
   Hier, j’ai entendu dans un débat télévisé (sur chaine LCI) le « philosophe » Luc Ferry répondre à la politicienne Ségolène Royal qu’autrefois (périmé aujourd’hui) l’éventail politique était simple : la gauche voulait la révolution, la droite invoquait « la nation, la nation ». Est-ce que ce simplisme d’autrefois (avant que la gauche passe à droite, avec Mitterrand/Hollande/Valls/Blair etc.) aide à me situer ?
   Je suis antinationaliste, anti-frontières, donc en rien de rien « à droite ». Enfin, l'ultralibéralisme de nouvelle droite se prétend aussi anti-frontières mais menteusement : en gardant paradis fiscaux, police des frontières et rejet des migrants pauvres ; je ne suis pas du tout de cette droite-là non plu', souhaitant que comme les Européens ont envahi l'Amérique, le monde pauvre envahisse l'Occident riche jaloux, pour forcer au partage équitable.
   Mes idées sont tellement novatrices qu’elles seraient ici refusées très majoritairement et ne pourraient s’imposer que par révolution. Cela me rapprocherait donc de la gauche, sauf que… je ne suis en rien favorable à pareille révolution violente massacreuse puis oppressive à l’égard des avis différents, je me contente d’imaginer un monde meilleur et de soupirer avec défaitisme en constatant qu’il ne sera jamais retenu.
   Donc ma position semble « pas du tout à droite, pas exactement à gauche ».
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Fausse démonstration, 13/06/2021
  L’autre jour dans un débat sur chaine télévisée d’information (C-News je crois, émission L’heure des pros, je crois) est intervenu un argument de casse logique qui, à la réflexion, me parait à méditer même s’il ne m’a pas convaincu.
  Un commentateur disait (quelque chose comme) : c’est ce qu’on dit souvent, les immigrés prennent les boulots ingrats et sous-payés dont ne veulent pas les Français. Alors, le nationaliste Jean Messiha a tempêté (quelque chose comme) : ceci est prouvé faux, car il y a 3 fois plus de chômeurs parmi les immigrés que parmi les français. Cela n’a pas été contesté, la discussion partant ensuite vers le sous-paiement des travaux de peine. Qu’est-ce que je pense de cela : y a-t-il là eu réfutation logique vraiment ?
  Je ne le crois pas. Et je vais essayer de prouver que c’est faux.
  Je prends un exemple imaginaire de micro-pays H, avec mille adultes valides « de souche » et cent migrants venus là sans y être invités. Sur les mille, 800 ont un travail, 200 n’ont pas de travail et refusent 100 emplois sans qualification proposés (20% de « refuseurs de travail » selon moi). 40 migrants acceptent ces emplois-là. Bilan : oui, 40 migrants ont accepté les emplois refusés par les souchiens, et il reste 60% de migrants sans emploi, trois fois davantage en proportion que parmi les souchiens. Bref, les deux affirmations étaient justes, et il était faux d’affirmer que la seconde prouvait erronée la première. La seule chose prouvée erronée aurait été « TOUS les migrants acceptent les emplois refusés par les souchiens ».
  Hélas, la télé ne réfléchit pas du tout, y triomphe celui qui parle le plus fort, qui manipule plaisamment des mensonges. Les politiciens sont encore pire, n’osant même pas prononcer les mots qui fâcheraient comme « refuseurs de travail » (concernant des électeurs, et proches d’électeurs en nombre plus grand encore).
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Haine et politique, 15/06/2021
  J’ai aperçu à la télévision un mot de la politicienne socialiste Audrey Pulvar disant qu’au second tour des élections présidentielles 2022, si c’est Macron contre Le Pen, elle votera Macron (bien qu'elle en soit adversaire) contre le parti de la haine. Qu’est-ce que j’en pense ?
  A mon avis cette dame a la haine du parti qu’elle prétend être celui de la haine. C’est contradictoire, s’auto-attribuant le monopole du droit à la haine.
  Certes, c’est une tradition, comme « il est interdit d’interdire », « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », mais je regrette que la contradiction n’ait pas été signalée à la trop fière politicienne (mauvaise politicienne), ex-journaliste (mauvaise journaliste, hyper-sioniste partisane au moment du boycott de la conférence Durban 2). Le principe me semble être l’égoïsme actif : « je m’accorde ce que j’interdis à autrui » (s’inspirant peut-être de la formule célèbre de malhonnêteté égoïste « faites ce que je dis, pas ce que je fais »). C’est le contraire de la tolérance, il faudrait le dire.
  Est-ce que je fais pareil ? Je ne crois pas : étant humbiliste, je dis « je n’aime pas la droite pro-patrons, je n’aime pas la gauche pro-fonctionnaires, je n’aime pas le centre pro-patrons pro-fonctionnaires, c’est ma position et j’autorise les trois autres positions pour des gens ayant d’autres préférences ». De même : étant démocronde je suis anti-frontière, je n’aime pas le nationalisme franc, je n’aime pas le nationalisme caché voulant enrichir la nation/continent (à frontières bouclées aux personnes) via mondialisme des marchandises, et j’autorise les deux autres positions que la mienne, tellement inusuelle. La politique en pratique ne fonctionne pas ainsi mais préfère diaboliser l’adversaire pour s’attribuer tous les mérites, salvateurs contre le Mal. Cela donne parfois des révolutions violentes, plus souvent des insultes sans passage à l’acte de violence physique. Je me sens extraterrestre.
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Espèce de…, 24/06/2021
   Passant actuellement à la télévision, une publicité (de la mutuelle des motards : « Non ! Le motard n’est pas une espèce à part », https://www.youtube.com/watch?v=TTJy2geWIIo ) proteste contre une expression que je n’ai jamais entendue : « espèce de motard ! ». Elle décrit qui peut être le motard : « un homme, une femme, blanc, noir, de gauche, de droite, sans opinion ». Je suis étonné par ce décompte des possibilités.
   Ni noirs ni blancs, il y a des « bronzés » peut-être majoritaires sur Terre (asiatiques, arabes, amérindiens, eskimos, mulâtres, etc.), il est étrange de les oublier. De même les transsexuels se considèrent peut-être comme ni hommes ni femmes. Dans le domaine politique, une troisième voie est envisagée mais c’est « sans opinion », ce qui m’oublie ou me nie/rejette moi aussi. Je ne suis pas de droite (puisqu’anti-frontières aux personnes, anti-fortune capitaliste ou commerciale) ni de gauche (puisqu’étant anti-fonctionnaires, anti-refus-du-travail), mais pas « sans opinion » du tout. Je suis démocronde humbiliste, même si ces mots n’existent pas selon les dictionnaires.
  Le texte de cette pub est dit par une voix féminine sur un ton revendicatif comme agacé ou en colère. Or moi ce qui m’agace est le texte en question, pas l’apostrophe imaginaire qu’elle attaque (prétendant contre-attaquer). Je répondrais : en plus de gauche et droite, c’est plutôt « inclassable » que « sans opinion ».
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Divers points;, 28/06/2021
  Mon ami contradicteur objecte (et je répondrai juste après, point par point) :
– A/ « Le problème c’est que tu es contradiction avec toi-même. Tu veux du capitalisme sans le capitalisme tout en faisant du capitalisme. (…) toujours la même chose : tu veux le capitalisme sans le capitalisme mais avec le capitalisme. Ce n’est pas possible (…) C’est la plus totale confusion. L’inégalité est à la base du capitalisme que par ailleurs tu défends tout en le condamnant. »
--> Erreur totale, je suis partisan de zéro capitalisme. Aucune domination de l’héritier oisif sur le travailleur de peine, échelle des revenus de 1 à 4 (pas 1 à cent mille ou davantage), condamnation de la publicité créatrice de faux-besoins, condamnation du principe commercial avec fausse valeur ajoutée, ça n’a rigoureusement aucun rapport avec le capitalisme.
– B/ « Je répète que notre analyse de l’Histoire est différente. Moi je considère que l’on peut partager la richesse des vrais riches y compris des riches du tiers monde style Mittal. »
--> Ce n’est pas une objection à mes propos : moi aussi, en souhaitant un éventail des revenus de 1 à 4, je partagerais entre travailleurs la richesse des très riches. Sauf qu’en plus je partagerais aussi (en monnaie unique mondiale à SMIC unique) la petite richesse des privilégiés Occidentaux avec les pauvres travailleurs asiatiques. (Et à la différence de mon ami, je ne partagerais pas avec les refuseurs de travail.)
– C/ « Tu es contre les fonctionnaires, contre l’impôt, c’est à dire le programme du Medef. »
--> C’est là un argument malhonnête, comme de dire « tu es pour les autoroutes et pour l’industrie locale, c’est le programme du nazisme ! Monstre ! ». Eh, avoir 5% de points communs avec tel groupe n’exclut en rien qu’on a 95% de désaccord. L’amalgame est dans ces conditions une erreur, ou une malhonnêteté rhétorique (diabolisation par tromperie). Je suis contre le sur-paiement des chefs, contre la rétribution des actionnaires oisifs, c’est le total opposé du Medef, qui me maudirait (s’il me connaissait) plus encore qu’il ne hait la CGT communiste.
– D/ « La croissance française n’avait jamais été aussi forte qu’en période d’inflation, dans les années 1960. Ce qui invalide ta thèse. Aujourd’hui l’inflation repart parce que la croissance repart. »
--> Sur ce sujet, je disais que je ne comprends rien et que j’entends tout et son contraire, non ce n’est pas une « thèse » qui serait mienne. Mon ami est visiblement pro-inflation, il y a des arguments anti-inflation en face (qu’il refuse d’entendre), je ne sais pas qui a raison, je n’ai pas d’avis clair sur le sujet, contrairement à ce qu’il dit (comme si je l’ai choqué en osant aussi entendre les arguments d’en face).
– E/ « Si tu considères que le chômage n’est pas possible, avec ton idée des « faux chômeurs », c’est que tu considères que l’équilibre automatique des marchés est la norme même s’il peut y avoir un déséquilibre temporaire. C’est la définition même du libéralisme façon Jean-Baptiste Say (…) ou Walras. »
--> Je suis effaré devant tant de mauvaise foi. Jamais je n’ai dit « le chômage n’est pas possible ». Le fait qu’il y ait quantité de faux chômeurs n’a aucun rapport avec le fait qu’un chômage ne soit pas possible (autrement que ponctuellement ou quoi). Je répète une millième fois, avec peut-être un peu plus d’actualité :
- il y a cinq millions de prétendus demandeurs d’emploi et cent mille postes vacants d’emploi sans qualification de serveur ne trouvant pas candidat.
- J’en déduis qu’il y a cinq millions de refuseurs d’emploi, ne méritant en rien indemnisation.
- S’il y avait zéro refuseur de travail, comme mon ami exige que je le pense, les cent mille postes trouveraient preneurs, et il y aurait effectivement 4.900.000 vrais chômeurs (pas zéro, d’accord, je n’ai jamais prétendu zéro), méritant indemnisation, mais ce n’est pas le cas, puisqu’il y a refus, confirmé, documenté (et même les hypernationalistes anti-étrangers sont obligés d’admettre qu’il y a un petit peu besoin d’immigration pour prendre ces postes dont personne ici ne veut).
– F/ « Si on me donne 10.000 euros par mois pour ramasser les poubelles en Suisse, je suis d’accord. Si on m’en donne 400 je serais obligé de coucher sous la tente et crever de faim. Tout le problème est là. Je reste tout à fait étonné que les libéraux comme toi n’utilisent pas leur raisonnement dans ce cas-là. Si je ne trouve pas de salarié dans ce secteur alors je suis obligé de monter le salaires type offre et demande. Mais ce que veulent les libéraux comme toi ce ne sont pas des salariés mais des esclaves. »
--> Erreur totale, lourde. Je ne raisonne pas en système étasunien d’enchères décroissantes infinies, le système que je connais est le système français avec un SMIC, salaire minimum qui n’est en rien une misère faisant crever de faim et dormir sous les ponts, non pas du tout. Ceux qui refusent le SMIC parce que le travail proposé n’est pas « super » (plaisant, à horaires faciles, bien payé) sont des refuseurs de travail, ne méritant en rien indemnisation chômage, ça n’a aucun rapport avec des salaires d’esclaves, aucun. Mon raisonnement est sain et mon ami brode dans l’imaginaire pour se donner raison (ou « raison » au sens propre, selon lui, gloire de la raison raisonnante)… Son faux problème est là, pas le vrai problème qui est le scandale d’indemniser les refuseurs de travail-pas-super. Mon ami est certes fonctionnaire, ce n’est pas de sa faute s’il pense mal : il ne semble pas avoir idée que le travail normal c’est dur et très peu payé, sans hausse à l’ancienneté. En France il jouit du travail pépère à la communiste avec salaire de type occidental (de travail à la dure), mais ce n’est pas la vraie vie, seulement un privilège incroyable, avant une éventuelle guerre civile qui casserait cette honte (comme menaces de guerre civile, il n’y a pas que pour/contre l’islamisme). Par ailleurs, je ne suis pas libéral (= semi-esclavagiste d’Asiatiques sous-payés), il est injuste d’être insulté ainsi quand toutes les explications de malentendu sont ignorées. Les libéraux sont avides de fortunes (pour eux) en payant minusculement les travailleurs de peine, alors que tout au contraire je suis pour une échelle de revenus pas plus large que 1 à 4 avec salaire maximum pour les travailleurs de peine, bien plus que pour les chefs (qui adorent eux le « libéralisme » les élisant comme mille ou dix-mille fois mieux que les travailleurs de peine).
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Discussion, 05/07/2021
  Mon ami contradicteur me répond cette fois : « 1/ Décidemment tu resteras viscéralement de droite comme le montre ton expression d’ailleurs fausse de « socialo-communisme » en oubliant les radicaux de gauche. 2/ Comment expliques-tu que les prisons françaises débordent à craquer et qu’il y‘a à peu près 10.000 incarcérés de plus en dix ans ? 3/ Mais s’il faut passer pour un affreux gauchiste, je constate qu’il faut mieux être un politicien qui détourne des millions d’euros qu’un petit caïd de banlieue face à la justice. 4/ Au lieu de parler par ouï-dire comme tu le fais, moi j’ai eu affaire à la justice. Pour pas grand chose, un petit excès de vitesse. Mais je suis passé à la même séance que des cas très lourds et j’ai pu voir la férocité de la justice et pas qu’à mon encontre où j’ai été insulté par la procureure. 5/ (...) J’ai expliqué et réexpliqué pourquoi tu es de droite ce qui n’est d’ailleurs pas un crime. »
  Je contre-réponds :
1/ Effectivement, je ne connais pas du tout les « radicaux de gauche », en quoi cela fait-il de moi quelqu’un de droite ? Inversement sur le même principe, quelqu’un qui ignore telle sous-branche de la droite (bonapartiste par exemple) est-il automatiquement quelqu’un de gauche ? Ça ne me semble pas un raisonnement mais un prétexte à insulte avec classement diabolisateur sommaire, sans examen. Par ailleurs, l’expression « socialo-communisme » me parait très juste : c’est le grand mouvement qui a pris le pouvoir en 1981 (alliance PS-PC), avec immense fierté et pas du tout dénonciation comme « imbécile aveugle de droite » quiconque les désignerait tels. Sur le principe, c’est également cohérent : il s’agit de ne pas se coucher devant le capitalisme ; le PC abolit la propriété privée donc le capitalisme est interdit avec 100% de domaine public, le PS taxe très fort le monde privé au profit du monde public, ce qui affaiblit grandement le capitalisme… qui se venge auprès de ses petits employés (surexploités pour maintenir les marges), vraies victimes du système socialiste, ce que n’a pas encore compris le PS (et les nouveaux « écologistes » se disant de gauche). C’est très logique de le dire, c’est neutre, en rien de droite pro-capitaliste (ce que je ne suis en rien : je suis humbiliste, ni PC ni PS ni droite ni centre).
2/ L’explication de la surpopulation carcérale s’explique très bien par le fait qu’on ait en France environ 2 fois moins de places de prison par million d’habitants que l’Allemagne. Et récemment, au moins depuis la ministre de la Justice Taubira, il a été exclu de construire en France de nouvelles prisons, en affirmant que l’emprisonnement favorise la récidive. Le candidat Macron avait promis de construire plein de prisons mais il ne l’a pas fait, il promet que ce sera fait pour son second mandat, ce qui semble aussi peu crédible que sa promesse initiale, puisqu’il est menteur avéré (idem pour les élections promises à la proportionnelle ou l’abolition des régimes de retraite privilégiés, hop : promesses « oubliées », comme Mitterrand avec son service militaire réduit de moitié, comme Chirac avec la réparation de la fracture sociale, comme Sarkozy avec les quartiers passés au karcher, comme F.Hollande se disant ennemi de la finance, etc.). Pour la comparaison interpays, il y a aussi que la France est championne d’Europe de la consommation (donc vente) de substances dites illicites, cela remplit évidemment les prisons (ou « ça finit par les remplir » même avec laxisme jusqu’à la trentième récidive). Quant au fait qu’il y ait davantage d’emprisonnés en 10 ans, ça ne signifie en rien que tous les gens méritant la prison vont en prison, une circulaire officielle du ministère de la justice ayant donné pour instruction de ne pas emprisonner les condamnés à de courtes peines (même avec jugement peut-être non-laxiste, l’application est hyper-laxiste, donc globalement la justice est très laxiste). Et puis : peut-être qu’il y a immensément davantage de délits (ou de délits éclaircis avec les nouvelles caméras de surveillance), ça n’implique en rien que la hausse (moyenne) du nombre d’emprisonnés prouve une grande sévérité de la justice (davantage maintenant qu’avant). J’ai ainsi découvert, à propos d’un tueur condamné 23 fois avec sursis mais jamais mis en prison que la récidive n’entraine plu’ en France la transformation des sursis en peines de prison, non, sursis+sursis c’est maintenant « accepté » indéfiniment, par les magistrats et gouvernants, il n’y a que la population qui est choquée (euh : la « population de droite » selon mon ami, grand ami des délinquants multirécidivistes apparemment, relâchés par la justice avec son approbation et sa condamnation des points de vue différents).
3/ Si trouver le laxisme judiciaire envers les élus corrompus est du gauchisme, je suis gauchiste et toute la population l’est. Ça dément totalement ce que disait mon ami nous accusant d’être de droite (dans un pays prétendu droitisé à majorité de droite). Le problème de la justice est triple : grand laxisme envers les élus corrompus (écrivant les lois à leur propre profit), moyen laxisme envers les caïds de banlieue, grande sévérité envers les innocents accusés à tort (j’en ai l’expérience pratique). Ce tableau ne prouve en rien qu’il n’y a pas « moyen laxisme » envers les caïds, le prétendre au vu d’un truc pire constitue une faute de pensée. C’est comme dire que le choléra n’est pas dangereux car le tétanos est bien pire, ce n’est simplement pas le sujet.
4/ Il est faux que mon expérience de la justice ne vient que d’un ouï-dire : j’ai été condamné par deux tribunaux alors que j’étais innocent, l’avocate nous a signalé que nous n’aurions aucune chance en appel, mais que le jugement suggérait à demi-mot une autre voie, que nous avons suivi et qui nous a donné raison, prouvant que les premiers jugements étaient abusifs. C’est du vécu. L’avocate disait que si le mot « justice » nous faisait croire que c’était « juste », effectivement, c’était un malentendu très décevant, ce n’est pas du tout juste ce que fait la prétendue justice (française, actuelle). Effectivement, la procureure salope a proféré des accusations totalement mensongères, mais non attaquables en diffamation, protégée par statut, fonctionnaire pourrie, privilégiée, abusant de son pouvoir (de nuisance) en méprisant l’usager. Aux Philippines, j’ai eu également une démarche me conduisant au tribunal, où j’ai vu un autre innocent condamné sur foi d’une prétendue experte clamant son opinion politique comme vérité indéniable. Oui, il y a une sur-sévérité envers des innocents, ça semble la grande routine judiciaire, mais les affaires qui sortent sur les médias montrent la routinière libération abusive de monstres multirécidivistes, ce qui est l’exact contraire d’une sévérité ne serait-ce que légère.
5/ Ce ne sont pas des explications puisque je les ai toutes parées, donc il s’agit d’opinions erronées. Et je ne dis pas qu’être de droite est incontestablement un crime, simplement que ça ne me correspond en rien, et affirmer que telle est ma position, je prends ça comme une insulte. Si un étasunien me dit « tu es incontestablement du Ku-Klux-Klan et ce n’est pas un crime chez nous », je me sentirais insulté pareillement. Taxer quelqu’un de quelque chose, quand c’est totalement erroné, est coupable d’insulte, éventuellement, selon comment la personne visée juge ce qualificatif. Que l’accusateur affirme néanmoins avoir raison, sur les plans intellectuel et moral, est une double faute (à mon avis, argumenté).
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Sans-frontiérisme double, 12/07/2021
  Aujourd’hui dans le débat télé « L’heure des Pros », deux intervenants se répondant sont arrivés au compromis qu’il y a deux modes de sans-frontiérisme (= le pire mal selon l’extrême-droite voire plein d’autres) : le capitalisme de droite voulant faire venir des masses de travailleurs bien moins chers, la pseudo-gentillesse d’extrême-gauche prétendant que tout le monde dans la peine a le droit de venir ici partager nos richesses. En ce sens, je serais d’extrême-gauche, oui (quoiqu’en étant conscient que le partage détruit la richesse inégale, pour un but de frugalité partagée grandement non d’opulence partagée un peu), au total opposé de mon classement « à droite » selon mon ami contradicteur, ainsi confirmé dans l’erreur.
  Cela dit, en étant hostile au statut fonctionnaire privilégié et à la rémunération du refus-de-travail, je suis totalement différent de l’extrême-gauche classique ; je suis ailleurs. Ni à droite ni au centre : totalement ailleurs.
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Nouvelle discussion serrée, 13/07/2021
  Mon ami contradicteur répond cette fois instantanément à mon dernier mot : « [1] J’aimerais que tu me définisses l’extrême gauche car elle est groupusculaire (NPA, trotskistes). [2] Je suppose que vu l’ignoble émission fascisante citée en référence [3] l’extrême gauche doit être représentée par Xavier Bertrand voire Nadine Morano. [4] Le capitalisme de droite est exactement ta position. [5] Quant à ce qui concerne l’extrême gauche que tu cites, c’est exactement la même position. Au lieu d’aider les gens chez eux on préfère les faire venir et faire effondrer les salaires et donc l’économie. [6] Et en prime la guerre assurée dans une France qui ne supporte même plus l’immigration légale. [7] Quant aux fonctionnaires que je ne les défendrai donc plus, c’est ce que je souhaite pour tous les salariés. Travailler et même dur, contrairement à ce que tu crois, sans tomber dans l’esclavage. [8] Toi, tu restes prisonnier de la vision ultralibérale : plus de bras plus de chocolat sans tenir aucun compte des gains de production pharamineux. [9] Gains confisqués par les plus riches [10] ce qui explique le problème des retraites entre autres. [11] Tu fais du Macron, c’est ton droit. [12] Mais te dire de gauche, ça ne l’est pas. [13] La grande idée de gauche n’est pas de partager la misère mais la richesse. Y compris celle des riches des pays pauvres façon Mittal. »
  Je réponds point par point :
1/ Je ne suis pas du tout un spécialiste de l’extrême-gauche et ne prétends aucunement l’être. Simplement il me paraissait cohérent d’entendre que l’extrême-droite absolue est l’hyper-nationalisme nazi/franquiste/mussolinien (et l’immense fortune des chefs), l’extrême-gauche absolue est l’antinationalisme humaniste sans-frontière (et l’égalité de revenus entre chef et travailleur de peine). Je n’ai jamais lu Trotski ni même Marx, et je ne connais pas le programme précis du NPA (simplement : leur côté pro-fonctionnaires m’avait choqué sur la brochure électorale de présidentielle 2017, et 2012-2007 peut-être j’ai oublié).
2/ Le terme de « référence » est un des amalgames pourris de la langue française, et c’est piégeux, attention. Je ne faisais que citer ma source, pour dire par rapport à quoi je réfléchis (à tort possiblement), ça ne veut en rien dire que cette émission constitue selon moi La Référence, et donc je serais fasciste ! Insulte erronée, diffamation… Par ailleurs : dans cette émission est presque systématiquement invité le socialiste Laurent Joffrin, et s’il se bat contre les autres, c’est que les autres sont plutôt de sensibilité sarkoziste ou quoi (quoique disant du mal du parti LR, et de RN aussi, etc. ils sont critiques envers tout, pas militants partisans, non – sauf pour le vaccin anti-covid19, sur ordre apparemment), ce n’est pas du tout du fascisme. Par ailleurs, je rappelle qu’étendre à l’infini la notion de fascisme pour condamner tous les opposants à soi, c’est classé criminel insultant les victimes du vrai-fascisme, par plein de gens criant très fort. (Cf. les hurlements outrés et plaintes en justice déposées quand certains ont osé dire par comparaison que les non-vaccinés covid devraient bientôt porter une étoile jaune, avec notre gouvernement dictateur.)
3/ Laurent Joffrin étant classé comme socialiste, bien moins à gauche que ladite extrême-gauche, non les personnalités de droite franche Bertrand et Morano ne sont nullement à l’extrême-gauche selon cette émission. La supposition émise est simplement très fausse. Le jugement émis ressemble à un crachat de mépris lancé par un incompétent ne connaissant pas le sujet, c’est moche.
4/ Erreur totale ! Le capitalisme de droite n’est en rien de rien ma position : je n’ai nullement pour projet de payer « quasi-rien » les travailleurs de peine grâce à immigration massive pour que les chefs et actionnaires se fassent un maximum de fric, c’est tout le contraire ! Je dis explicitement que, dans mon système, un chef ne gagnerait pas plus qu’un travailleur de peine, et un actionnaire toucherait zéro donc ne serait pas actionnaire (position n’ayant pas de sens s’il n’y a rien à y gagner). Je suis anticapitaliste et affirmer encore et encore que je suis absolument capitaliste est une erreur totale, absolue, une mauvaise foi criante, presque insupportable.
5/ Il est faux que la pseudo-extrême-gauche française pro-migrants veut voir s’effondrer les salaires : jamais ces gens-là (immensément discrets, pas même candidats à élection présidentielle) n’ont appelé à abolir le salaire minimum pour pratiquer les enchères décroissantes sur les salaires. Ce n’est absolument pas le sujet, c’est au contraire une vision humaniste de partage, s’opposant au nationalisme xénophobe des nazis, des communistes staliniens et de mon ami. Pour ma part, j’ajoute un élément différent : la fortune occidentale venant de la colonisation (de l’Amérique notamment, puis plan Marshall après la ruine 1945), il est équitable que nous soyons à notre tour colonisés (pacifiquement cette fois, ce serait mieux), et non riches receleurs de crime contre l’humanité. Enfin, je ne suis pas un réaliste clamant que l’Histoire est indéniablement La Vérité, mais je trouvais injuste les différences géopolitiques et quand je demandais pourquoi, on me répondait « c’est le résultat de l’Histoire » et je conteste que ce soit juste, je trouve cette Histoire horrible, culpabilisant les riches héritiers occidentaux.
6/ Oui, quand les égoïstes privilégiés prennent les armes pour défendre leurs privilèges, c’est hélas la guerre comme en 1789 (avec les ex-privilégiés dans le rôle des salauds contre les justiciers), c’est pour ça que je préfére éviter la guerre en suggérant un abandon unilatéral des privilèges, pour partager la frugalité. Mon ami refuse la guerre, c’est compréhensible, « donc » il refuse l’abandon des privilèges, et là c’est une faute logique, refusant arbitrairement ma solution alternative, sans examen au nom d’une prétendue fatalité de la guerre.
7/ L’effondrement de l’URSS, la misère chinoise (et vietnamienne) avant d’inventer un capitalisme-semi-communiste, cela a illustré la performance nullissime des masses de fonctionnaires, conduisant à la misère là où le système privé conduit à la richesse (hélas en flattant l’égoïsme, effectivement, mais l’utopie fonctionnaire se fracasse sur le je-m’en-foutisme égoïste des refuseurs d’effort, ce n’est pas mieux). Le système socialiste (à la Mitterrand et même De Gaulle), lui, veut le beurre et l’argent du beurre : niveau de vie occidental (type privé) avec fonctionnaires pépères sans effort façon communiste ; ça ne marche qu’avec maintien d’un système privé performant, et qui lamine ses petits employés pour continuer à faire du fric en payant l’impôt énorme exigé pour payer les fonctionnaires. Ce n’est en rien mon idéal : je suis du côté des victimes, petits employés du système privé (contre les pourris : chefs et actionnaires du privé, fonctionnaires profiteurs).
8/ Non, je n’ai jamais dit que la richesse est proportionnelle au nombre d’employés, jamais. Comme s’il suffisait de mettre au travail les millions de chômeurs français pour augmenter la richesse, d’un coup de baguette magique, je n’ai jamais affirmé ça, ce n’est pas vrai. Dans le monde capitaliste, un « trader » peut générer un million de fois plus de fric qu’un travailleur de peine, et les ultralibéraux ne le dénient en rien, ils l’approuvent comme super alors que moi je trouve ça honteux. Mon ami n’a rien compris à ma position, pourtant claire. Qu’il claironne ses erreurs de classement me concernant, je vis ça comme des insultes imméritées, très injustes.
9/ Ça me semble une caricature pour enfant naïf n’ayant pas encore atteint l’âge de raison. S’il y a de grands gains de productivité, c’est pour faire mieux que la concurrence proposant moins cher au client : il faut abaisser nos coûts pour vendre encore moins cher, et le principal bénéficiaire est le client (d’où la relative opulence occidentale) pas le riche actionnaire puisque le prix de vente a été écroulé. Certes, dans tout mouvement en système capitaliste, les chefs et actionnaires se servent la plus grosse part du gâteau s’il y en a, mais ce n’est pas se goinfrer grâce aux gains de productivité, non : les gains de productivité chez la concurrence peuvent amener la banqueroute de notre entreprise perdant ses clients car vendant trop cher en comparaison, et c’est une affaire de survie pas de sur-richesse immensément accrue au prorata des « gains de productivité », mon ami semble n’avoir rien compris.
10/ Je ne vois pas le rapport entre les gains de productivité et les retraites. Enfin, je n’ai pas les idées claires : le gouvernement Macron (et d’autres avant, depuis Rocard je crois) affirme abominable intenable 15 milliards de déficit par an pour la branche retraite, mais avec la crise covid19 dite « quoi qu’il en coûte », les robinets à centaines de milliards étaient grands ouverts, je doute qu’il y ait une cohérence chez ces prétendus savants-économistes que leurs copains journalistes disent « hyper-compétents ». Bref, le problème des retraites me parait incompréhensible, pas « très bien expliqué » par tel truc. Idem pour le déficit chronique de l’état français depuis 1981 je crois, des masses colossales étant payées à crédit avec endettement toujours croissant (en total) sans que ça émeuve les gouvernants, continuant pleinement en ce sens. Rien ne m’est expliqué, et je me méfie des réponses simplistes ponctuelles.
11/ Au contraire, je suis peut-être le seul vrai opposant à Macron, qui à mon avis mérite la prison à perpétuité pour mensonge aggravé. Le fait que les reproches que je lui fais diffèrent des reproches que lui fait mon ami n’autorise pas à un amalgame forcené m’affirmant pro-Macron. Je n’ai jamais voté pour lui, je ne voterai jamais pour lui, je trouve ce type abominable, de fausse supériorité, d’incompétence, criminelle en ce qui concerne le vaccin anti-covid19 – dispensé de preuves de non-toxicité à long terme en clamant menteusement le contraire, c’est de brûlante actualité avec le discours présidentiel d’hier soir.
12/ Me dire de gauche, ce n’est pas mon droit ??? J’ai seulement le droit de taire ma gueule et recevoir toutes les insultes sans broncher ?? Outch, c’est dur à encaisser. Je le disais dès le départ de ce site : je ne suis ni de droite pro-patrons ni de gauche pro-fonctionnaires, c’est la base, donc je ne suis pas de gauche (en première approche). Mais, secondairement, en revenant aux principes, il me parait très possible de dire que la gauche pro-fonctionnaires est une fausse-gauche (favorable à des privilégiés) et donc que la position pro-humbles-du-privé serait la vraie gauche. Façon de parler. Liberté de convention verbale. M’en dénier le droit est effarant d’intolérance dictatoriale, sans argument qui plus est (enfin : voir ma dénégation au paragraphe suivant).
13/ Je ne suis pas du tout d’accord avec cette phrase « La grande idée de gauche n’est pas de partager la misère mais la richesse » : au Loto, on crée de la richesse pour quelques-uns en saignant un peu l’immense majorité (qui espéraient la richesse). Schématiquement : mille rêveurs pas-riches perdent deux euros, et l’heureux gagnant devient très-riche en gagnant 2000 euros, mais les mille ne peuvent en rien gagner 2000 euros, tombés du ciel, ce n’est pas comme ça que ça marche (si les 2000 euros sont partagés entre tous, ça fait deux euros chacun leur point de départ pas riche du tout). Le capitaliste et l’ultralibéral se félicitent que ce gagnant touche les 2000 euros (le communiste stalinien exclut le tirage au sort et l’attribue au glorieux leader du parti), moi au contraire, humbiliste, je dis : non, gardons nos deux euros chacun, acceptons la frugalité. Là est à mon sens le vrai esprit de gauche, sans escompter de richesse aux dépens d’autrui (sans rêves de princesses pour les filles ou de mâle dominant pour les garçons). La multiplication des trésors me parait au contraire de l’affabulation convaincante en rien. Ce serait à expliquer, pour le moins (surtout après que j’ai réfuté l’enrichissement par gain de productivité quelques paragraphes au-dessus).
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Mon anticapitalisme, 19/07/2021
   Je reviens sur l’accusation de mon ami contradicteur, disant que je veux à la fois le capitalisme et pas le capitalisme ce qui est incohérent. Ma réponse est que non, je ne veux pas du tout du capitalisme, et la preuve en est que je suis pour l’interdiction de la publicité (plus ou moins menteuse, génératrice de faux besoins, d’insatisfaction, de violence d’accaparation).
   Le principe de capitalisme me semble en effet le suivant :
1/ Par rapport à l’artisanat ancien ou mini-manufactures, il s’agit de monter d’énormes usines pour réduire les coûts de produit à l’unité (par économies d’échelle) donc baisser les prix de vente et obtenir le marché en ruinant la concurrence.
2/ Pour monter ces usines immenses, il faut du capital investi avant retour (éventuel), alors ce capital est énormément rémunéré, infiniment davantage que le travail productif, payé aussi peu que possible.
3/ Pour écouler cette gigantesque production, la publicité génère en masse l’envie d’achat, parmi le public cible (et autour, éventuellement).
   Puisque je refuse 3, le recours aux immenses usines 1 disparait, donc s’éteint le besoin en capital 2 (et sa super-rémunération inégalitaire), fin du capitalisme, enterré.
   La confusion de mon ami parait être liée au fait que, nés vers 1962-64, nous avons eu l’esprit formé à la fin des années 1970 et début des années 1980, période de guerre froide avec dualité simpliste Capitalisme privé contre Communisme public. Et puisque je suis contre les privilèges de la fonction publique injustement protégée pépère sans effort méprisant l’usager, mon ami me classe « anti-public donc capitaliste ».
   C’est faux : le communisme (abolissant propriété privée) date parait-il du 19e siècle, le capitalisme (à immenses usines et chefs surpayés exploitant semi-esclaves) date parait-il du 17e siècle. Avant cela (ou autrement si ce passé est onirique illusoire) il y avait (ou aurait) un système ni capitaliste ni communiste. C’est très possible, aucunement contradictoire.