Les “intellos” façon Manhattan : berk ! caca !
fier film affreux
par un passager de long-courrier, 15 JUL 2017, dans une chambre au N-ième étage d’une tour du New-York asiatique

complément

  Dans l’avion qui m’amenait en vacances, j’ai visionné un film très célèbre : « Manhattan », daté 1979, année très majeure pour moi, mort cette année-là à l’âge de 15 ans. Il est signé Woody Allen, cinéaste glorifié en France sans que je sache pourquoi. Ce film était disponible en version française à bord, bien (pour ne pas que je perde une partie du sens, ce qui risquait d’advenir en américain familier non sous-titré). J’ai trouvé ce film très désagréable, horripilant, mais pas inintéressant en lecture critique inverse.

1- Coïncidence personnelle
  Ce film « Manhattan » est l’histoire d’intellectuels new-yorkais, expliquant leur mal-être (des années 1970). Or ce thème me fait penser à une anecdote familiale survenue la semaine dernière : mon père, enseignant et directeur retraité, se disait choqué qu’un de ses petits-enfants ait des mauvaises notes exprès, au collège, en arguant qu’il ne veut pas devenir intello. Désolé, je n’ai pas conforté mon père dans son sentiment outré pour redresser le jeune rebelle (mon neveu est âgé de 12 ans je crois), j’ai au contraire répondu que moi aussi je n’aime pas du tout les prétendus intellectuels, mais j’estime que ce sont des faux intellectuels. Il m’a demandé si je classais mes parents comme intellectuels (eux étant enseignants publics d’histoire-géographie, et enfants eux-mêmes d’enseignants publics en maths, anglais, école primaire et maternelle – quand je suis moi technicien dans l’industrie privée). J’ai répondu non (non, je ne les classe pas comme intellectuels, et ça a semblé le choquer). Certes, les métiers moins « manuels abrutissants » que tourner des boulons à la Charlie Chaplin, ça peut être appelé intellectuel, mais ce n’est en rien le niveau supérieur de l’intelligence. Souvent, j’ai montré, démontré, l’erreur de mes professeurs, et encore aujourd’hui on me dit que mes démonstrations mathématiques insultent des grands hommes et la totalité du corps enseignant… Oui, tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à réfléchir pour de vrai au lieu de s’entre-désigner abusivement comme intellectuels. Réciter et faire réciter n’est pas grand. Le concept même de métier intellectuel me parait suspect : pourquoi ne pas penser après le travail pour autrui ? (travail alimentaire, laissant créer ou démolir à titre de loisir, uniquement là où on a quelque chose de majeur à dire, et pas à titre de traintrain routinier, payé).

2- La fausse élite de Manhattan
  Dans ce film, les deux « intellectuels » principaux, joués par Woody Allen et Diane Keaton, ont pour ami/amant un professeur (d’université peut-être). Eux deux semblent des rédacteurs libres vivant de ce qu’ils écrivent, mais que font-ils de grand ?
  Lui est dit « petit juif de gauche », il s’affirme prêt à aller bastonner des nazis (néonazis d’Amérique ?) quand d’autres préfèrent les mépriser par des articles salés (évidemment publiés ?). Il est un auteur professionnel, publiant livre après livre et dont l’ex-femme publie pareillement un livre (sur leur vie de couple). Apparemment le scénariste Woody Allen ignore que le monde de l’édition rejette des milliers (ou dizaines de milliers) d’auteurs ayant de grandes choses à exposer (en logique et innovation), pour préférer injustement ces érudits nés du star-system (admirateurs commentateurs des auteurs célèbres anciens avant de devenir stars à leur tour, avec complicité de leurs copains journalistes/commentateurs). Les premiers mots du film sont des essais de mots initiaux pour un nouveau livre roman, concernant un homme aimant immensément New York. Ces mots ont un intérêt absolument nul pour moi. Quand le chanteur Jean Ferrat entonnait « et pourtant que la montagne est belle », au moins la musique était jolie, mais du bla-bla au sujet de quelqu’un aimant immensément New-York, ou Paris, ou le Loir et Cher, a priori c’est peu communicable, je vois ça de l’extérieur, convaincu en rien, même pas intéressé. Enfin, dans ce film, la jeune actrice Mariel Hemingway est très jolie, mais le scénario lui fait dire des mochetés, ça gâche tout.

  A part écrire des livres, cet auteur va (en cravate ? je ne me souviens plus) écouter un concert de musique symphonique tout en adorant le jazz de Gerschwin, sans que je les trouve plaisant (et encore moins grandioses) ni l’un ni l’autre. Il participe à des collations très fréquentes entre gens du même monde, célébrations de l’art moderne abstrait (que je trouve nul à chier, comme en musique : taper sur des casseroles). Voyant une sculpture informe métallique dressée, genre « grille-pain éclaté n’importe comment », il se dit intéressé, trouvant là l’expression d’une indéniable négativité (ou autre mot vide de sens, pompeux). Bla-bla de merde. Je n’appelle absolument pas ça intellectuel mais blablateur auto satisfait et prétentieux à tort. Je donne 100% raison à mon neveu de ne pas vouloir devenir un affreux de ce genre.
  Quelques précisions toutefois :
– Avoir de mauvaises notes scolaires interdit certains métiers, ça n’a rien à voir avec accepter ou non l’accès personnel à ce monde pseudo-intellectuel de pistonnés parvenus on ne sait comment.
– En ayant de mauvaises notes (ou en choisissant de s’enterrer à ma façon para-suicidaire), on aboutit à être commandé dans le travail par des gens peu lucides dont on comprend les fautes (qu’eux-mêmes ne perçoivent pas, même quand on leur explique – de même que leurs prétendus experts référents ne comprennent rien) ; c’est une question d’inconfort et d’injustice, pas seulement d’ambition.
– Je ne prétends pas que l’art classique est grandiose quand l’art moderne est nul, pas du tout. L’art qui autrefois se voulait réaliste (en dessin, peinture, sculpture) était en tout cas difficile (pour atteindre ce réalisme), un peu méritoire en ce sens, même si en général le résultat n’était pas beau, pas artistique à mon sens. L’art moderne lui est encore moins beau, très souvent, et en plus il ne semble en rien difficile, de niveau école maternelle le plus souvent (et de prétention insensée à la grandeur). Ici ou là, des merveilles apparaissent, (pas du tout La Joconde, à mon avis, mais) des choses mignonnes ou plaisantes ou lumineuses, faites par des amateurs tout autant (ou davantage) que par des professionnels prétendus « artistes », « seuls créateurs ». Je connais particulièrement cela dans le domaine des caricatures aéronautiques, et maquettes (ou dessins) d’avions n’existant pas : inventer l’inutile est un jeu plaisant, pas une grandeur immense à faire payer à autrui (vente de livres sans partage gratuit, prêt ou mise sur Internet, ou bien achats d’ "œuvres" prétendues par musées publics réquisitionnant l’argent contribuable sous menace policière).
  Le personnage de Diane Keaton, elle, a des avis péremptoires pour casser menus ou classer géniaux tel et tel « créateur », célèbre (ou connu seulement des initiés). Elle écrit des textes traitant du théâtre allemand ancien ou autre, elle répète qu’elle a fait Harvard (la célèbre université américaine, très huppée très chère). Elle se dit très intelligente et belle, et le personnage de Woody Allen la trouve séduisante pour sa grande intelligence à ses yeux, mais… ce qu’elle dit présente un intérêt nul à mes yeux, une valeur même négative, irritante de prétention usurpée. Dans ce microcosme pseudo-intellectuel, elle brille simplement parce qu’elle incarne parfaitement leurs valeurs de merde, leur passion du bla-bla prétentieux.
  Le personnage de Mariel Hemingway complète le moche tableau : il s’agit d’une prétentieuse future actrice dramatique, se prétendant « grande artiste » à répéter/déclamer très fort les mots vieillots qu’a écrit quelqu’un célèbre, en vieil anglais périmé.

3- En tant que personnes
  Isaac, le personnage de Woody Allen, a divorcé deux fois, il a deux pensions alimentaires à verser, il a un jeune fils, d’environ 7 ans, il a 42 ans. Il a deux maîtresses et le sujet du film est son hésitation entre les deux (l’une a 17 ans, il dit qu’il est plus vieux que son père, ça le fait rire, pas moi). De même, le personnage de Diane Keaton est une divorcée délurée, qui couchait avec son professeur autrefois (en étant très fâchée de ne pas être reçue à l’examen malgré cela). Là, elle couche avec l’ami marié de Woody Allen, et avec Woody Allen plus ou moins dans le même temps, avant de vouloir rompre avec le premier, puis de le désirer encore en rejetant l’autre. Un esprit traditionaliste la classerait sans hésiter comme « salope », mais j’ai un sentiment proche sans que ce soit pour moi une raison de convenance sociale et tradition : c’est là un monde de sex-maniaques s’envoyant en l’air presque constamment (étant totalement inconcevable pour un homme de passer six mois sans maîtresse, le film le dit), quitte à briser des cœurs, des vies, ça me semble bestial et le qualificatif « moderne » (prétendu) n’apporte rien à la question. En un sens, c’est la génération « pilule » (à pulsions libérées par la contraception, sans devoir assumer charges familiales) qui s’éclate, là, à baiser comme des bêtes, pour le plaisir pur, de séduire et jeter après usage. Moi au contraire, j’estime que c’est brutal arriéré, que l’amour est sentiment ou rêverie avant d’être sexe, ou plutôt que d’être sexe. Et la génération pilule (et/ou avortement en France) massacre les futurs bébés pour continuer à jouir – dans le film plusieurs actrices parlent à tous de la grandeur de leurs orgasmes, et les mâles se disent tous géniaux au lit. Il n’y a qu’une demi-seconde d’hésitation dans le film, où un personnage dit quelque chose comme « l’amour ce n’est pas que le cul, c’est aussi la communion de deux esprits », mais je doute : il s’agit pour eux de préliminaires à la fornication obligatoire, les beaux parleurs faisant bander/mouiller les « esprits » de l’autre sexe. Je ne classe pas cette forme d’amour comme intellectuel mais comme 100% physique ou presque. Au contraire, je trouve merveilleux l’amour platonique, le vœu mâle de protéger une amie, la reconnaissance féminine émue envers ce protecteur gentil, même sans aucune fornication, avec seulement tendresse. L’idéal de cet amour, éthéré, est un câlin au sens propre, étreinte innocente, sans sexes mêlés et agités frénétiquement. En la matière, les intellectuels prétendus sont en fait des animaux bruts, en rut et en chaleur.
  Le personnage de Mariel Hemingway a une sexualité moins brute mais guère : elle dit avoir couché avec plusieurs hommes (dès 16 ans ?) avant de choisir Isaac, qu’elle admire ou quoi, je me demande bien pourquoi.
  L’un des acteurs est gêné que sa femme (officielle, « hélas » ?) veuille maintenant des enfants, et un acteur plaisante en parlant de la fidélité aberrante des pigeons et des catholiques. ERREUR ! J’ajouterai « et des romantiques », ce qui change absolument tout. Ici, des obsédés sexuels actifs compulsifs se vautrent dans la jouissance échangiste. Ils me semblent bestiaux, handicapés côté cœur, côté sentiment, côté rêverie. C’est douloureux pour moi, cet état d’esprit ayant continué dans le Paris des années 1980 où s’est vautrée celle que j’aimais, étudiante puis ex-étudiante slalomant entre les maladies vénériennes, en tuant des centaines de futurs bébés sans en ressentir la moindre gêne ou réserve, rien (au lieu de s’abstenir sagement de les concevoir). Et bien sûr elle se maquillait pour séduire, en rejetant les indésirables, a priori comme moi ou après actes sexuels voire vie commune temporaire. Là encore, ce n’est pas la modernité qui me heurte, je ne suis pas traditionaliste bouché, je suis un tendre et vois simplement ça comme un monde de bestiaux jouisseurs sans retenue aucune, quitte à tuer (les romantiques rejetés ou les futurs bébés, pas moins humains innocents que des bébés prématurés).

4- Une erreur de cible de réflexion
  Dans ce film, comme une évidence (propre à ce milieu), tout le monde a un « analyste », psychanalyste, qui le suit. Il est mentionné qu’un de ces analystes est dans le coma suite à un abus de LSD (« voyage acide »), comme un détail normal pour tous possible dans leur milieu. Moi au contraire, (non seulement je me désintéresse de drogues, tabac, alcool, café, mais) je dénie toute crédibilité à la psychanalyse, arguments à l‘appui : ce n’est pas une science puisqu’interprétant à son profit tout et son contraire, ce qui en fait une simple grille de lecture (d’obsédé sexuel) à pouvoir de prédiction très exactement nul. Et je ne dis pas ça comme scientifique (utile ?) jaloux des littéraires (parasites ?) : à la différence du philosophe des sciences Karl Popper (convaincant démolisseur de Freud), je ne fais pas de la Science un idéal mais une autre erreur, oubliant son axiome réaliste en pourchassant par la violence psychiatrique les logiciens (comme moi) percevant l’abus de pouvoir. Sans compter les abus industriels de la prétendue science appliquée, avec mensonges mathématiques outranciers en blouse blanche, en faisant taire les avis lucides, pouvant fournir les preuves d’escroquerie et de complicités multiples. Bref, il y a plusieurs crans de démolition que ces idiots stupides (diplômés en bla-bla) n’imaginent même pas, s’adonnant frénétiquement à leurs usages crus géants.
  Les gens de ce milieu visiblement adorent discourir d’eux-mêmes sur le divan psychanalytique, nombriliste, et « croient » leur analyste sans aucunement faire preuve d’intelligence critique. L’intelligence est ailleurs, même s’ils s’adorent eux-mêmes.
  Ça rejoint la confusion sur l’art : ils s’adorent les uns les autres sans du tout réfléchir de manière contradictoire. Moi je réfléchis et je conteste, les entendre dire que ce sont eux les « intellectuels » me parait une revendication erronée, mensongère ou abrutie, comme une auto-invalidation. Moi, sans aucune publication (domaine réservé aux érudits à pensée nulle remuant leur admiration blablateuse) j’ai invalidé les statistiques, les sciences humaines, la psychiatrie, l’esprit cartésien, le réalisme, mais oulah, non, ce n’est pas ça, appartenir à la caste intello, ce n’est aucunement réfléchir en bousculant les bases injustes du monde et en inventant les solutions, non, il s’agit de blablater avec autosatisfaction prétendue supérieure. Mauvaises gens.
  Je précise que je ne fais pas qu’invalider la prétendue élite internationale juive, je suis aussi opposé aux lieux communs d’une télé abrutissante excitant les populistes goy au nationalisme – notamment via le sport – et présupposant l’infériorité des non-occidentaux, notamment arabes et amérindiens, victimes de l’hyper-dominance étasunio-sioniste.
  Auto-objection évidente : est-ce que je prétends être le seul vrai intellectuel au monde à la place des dits-intellectuels ? Non, pas du tout, enfin je conteste effectivement que ces prétendus intellectuels soient dignes de ce nom, mais j’envisage qu’il y a des milliers de penseurs inconnus partout, méprisés à tort, notamment par discret racisme anti-goy.

5- Conclusion
  Je ne conclus pas que les intellos sont des pourris vicieux dégénérés, je conclus qu’une caste pistonnée (et peut-être intégralement israélite) de gens prétentieux se déclare incarner le sommet de l’intelligence, et c’est non seulement puant d’orgueil mais c’est faux, totalement. La pensée, critique ou contradictoire, est totalement ailleurs que dans ces verbiages nombrilistes d’obsédés sexuels syphilitiques (puis sidaïques). Je ne dis pas du tout ça d’un point de vue « catho réac » traditionaliste car je suis d’avis de condamner Jésus-Christ aussi, intello israélite raciste anti-goy (épisode de la Cananéenne) et appeleur au meurtre pour délit d’opinion (tuer les parents détournant leurs enfants de Dieu – son Dieu hébraïque à lui, avant millions de tués ainsi en Amérique, Afrique, Asie, Océanie).
  Le film ne semble même pas assez intelligent pour valoir invalidation du concept d’intello, il est complaisant vis-à-vis des faux problèmes de ces gens, sans en montrer le caractère contestable : la pilule tue (gênant la nidification des ovules fécondés), les murs d’école maternelle sont pleins de « créations » qui seraient admirées avec signature célèbre, etc. or il n’y a pas un soupçon de doute montré de ces côtés, seul le mépris de la (un-peu-) fidèle éplorée attirant une ébauche de doute, partiel. Au total, il semble seulement s’agir de faire part de l’inconfort de cette caste, pas complètement paradisiaque, de manière étonnée puisqu’elle escomptait jouir infiniment grâce à la pilule contraceptive et la drogue psychédélique.
  L’intelligence est ailleurs que chez ces prétendus intellos, moches affreux (à mes yeux, je le confirme entièrement).

----- Ajout 20 JUL 2017
– Le mot qui me manquait pour parler des bestiaux obsédés sexuels était peut-être « nymphomanes et priapiques » mais je ne suis pas certain que le sens précis soit adéquat. Je ne parlais pas d’hommes prêts à niquer une chèvre ou de femmes prêtes à se faire défoncer par un buffle, mais d’humains à besoins sexuels particuliers, exigeants, rejetants souvent, mais ultra-fréquents et irrépressibles. A l’opposé des impuissants et frigides, qui peuvent avoir un cœur, pour un vœu de bonheur amoureux (tendre) au sens intellectuel proprement dit.
– Il est notoire que la génération 1968-90 est allée peut-être trop loin au nom de la libération sexuelle. Ainsi un célèbre soixante-huitard moderniste (ou un prêtre catholique ?) est actuellement accusable de viols pour avoir pensé judicieux d’initier les fillettes et garçonnets à la sexualité par attouchements. En la matière, la réserve n’était pas que vieille coincée maladive risible pitoyable mais sage peut-être.
– Le fait que les médias et l’intelligentsia constituent une secte mystérieuse à domination judaïque ne me semble pas un mythe paranoïaque raciste, au contraire : jamais les médias n’envisagent une seule seconde que les USA soient rendus aux Amérindiens comme la Palestine a été rendue aux Hébreux. Non, silence absolu (en disant crotte à l’équité humaniste, suspecte d’antisémitisme), interdit de réfléchir, parlons exclusivement de Shakespeare et Molière, hum… Oui, c’est du théâtre, une farce, une parodie d’intelligence, d’honnêteté. Au service de la domination sioniste sur le monde, prétendue anti-antisémite (donc antiraciste alors que c’est elle qui est raciste anti-goy).

----- Ajout 24 JUL 2017
  Est-ce que ma réaction relève du "puritanisme" ? Je ne pense pas. Elle est spontanée et aucunement liée à une tradition. Qui plus est, le puritanisme me semble menteur : en prétendant régenter la société, il applaudit les actes sexuels qui perpétuent l’espèce mais fait semblant de les condamner, de s’en offusquer. La frontière entre le licite et l’illicite pour les puritains semble le mariage sacré. Ce n’est pas du tout ma conception. Dans mon idéal, les amoureux parfaits n’ont pas d’enfants, elle malformée et lui impuissant, la question du renouvellement des générations ne se pose pas car, si Dieu était bon, pour de vrai, il ne condamnerait pas les humains au vieillissement et à la mort (et si Eve et Adam ont fauté, on s'en fout : les enfants après sont nés innocents). Le mariage, dans mon esprit, ne constitue pas un feu vert (religieux ou légal) pour une trépidante vie sexuelle mais un vœu officiel de fidélité (entraide spéciale, tendresse unique) vis-à-vis de l’être aimé.

----- Ajout 28 JUL 2017 : Humour ?
  On me fait remarquer qu’il ne faut pas oublier que “Manhattan” est un film comique. Je n’en suis absolument pas convaincu : en presque deux heures de film, jamais je n’ai souri une seule seconde : ce serait totalement raté comme film comique alors que c’est immensément célèbre, prétendu comme génial. (Et ce n’est pas que je suis un triste ne décoinçant jamais les dents, j’ai ri en voyant le film « Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? »). Qui plus est, je le disais, le film Manhattan ne pointe absolument pas les points les plus contestables de ces personnages, tuant des futurs bébés sans même se poser la question et s’enthousiasmant d’essais quasi enfantins pitoyables (sans que personne ne raisonne en ces termes). A mon avis, c’est une « comédie de mœurs » conciliante, montrant un petit recul minuscule vis-à-vis des valeurs de ces gens : le personnage de Diane Keaton, elle ne sait vraiment pas ce qu’elle veut (comme pour susciter le commentaire « hi-hi-hi, nous on change mais pas à ce point quand même »), le personnage de Woody Hallen, il abuse un peu de la naïve fidèle (« hi-hi-hi, c’est peut-être lui qui est un petit peu contestable, donc nous ! »). S’il avait fallu faire rire en brossant un portrait au vitriol de ces gens, montrés outranciers sans état d’âme, il aurait fallu tout autre chose : les montrer bestiaux tueurs (ou enfermeurs psychiatriques) d’amoureux platoniques (comme moi), les montrer pédophiles couchant avec des filles de 14 ans avant de viser moins encore. Oh non, ce n’est pas faire rire de l’outrance que ce portrait assez bienveillant (avec deux clins d’œil minuscules) des intellectuels new-yorkais de l’époque. Je demande à Internet quel est le genre de ce film, et la réponse n’est pas « comique, humour » mais « comédie dramatique », comme « le Lauréat » (mœurs estudiantines américaines des années 1960, avec superbe musique de Simon et Garfunkel). Un des commentaires Internet sur « Manhattan » dit les personnages touchants d’humanité, sans doute parce que Mariel Hemingway verse une larme triste, moi je dirais plutôt que tous ces personnages sont frappants de bestialité. Je ne corrige donc pas mon analyse.

----- Ajout 04 AUG 2017 : Massacre organisé et pédopsychiatrie
  A la réflexion, je pense pouvoir enrichir la réflexion d’éléments explicatifs très majeurs, très personnels et en même temps : d’intérêt général.
1/ Un ami m’a signalé que Mariel Hemingway n’a pas du tout dans le film 14 ans mais bien 17 ans, et n’a rien d’une Lolita. Oui, le film parle bien d’une fille de 17 ans mais qui a derrière elle une longue pratique sexuelle, commencée à 16 ou 15 ou 14 ans. (Par ailleurs, un de mes camarades de classe à 9 ans, venu en cours d’année, nous avait été annoncé pat l’instituteur comme « un cas difficile que sa mère avait mis au monde à l’âge de 13 ans » – donc oui, entamer la sexualité à 13 ou 12 ans semble possible, et pas forcément avec viol). Je n’ai pas vu le film Lolita et je ne sais pas les âges concernés et questions soulevées. Si c’est une impubère de 9 ans qui se la joue adulte, c’est très différent.
2/ En cours de Biologie/Sciences Naturelles « classe de 3e » (14 ans) en 1978, nous avions au programme officiel, qu’on le veuille ou non, « Education Sexuelle », et le message était double :
– Jeunes Filles, prenez la pilule contraceptive dès aujourd’hui, disponible ici à l’infirmerie en cachette des vieux parents coincés, et n’ayez pas peur de la douleur la toute première fois : les hommes expérimentés savent faire.
– Jeunes Garçons, ne vous jetez pas sur les filles, elles ne sont pas des objets, attendez, votre tour viendra.
  A l’époque, j’étais peut-être un boutonneux petit con, je n’ai pas compris du tout en quoi ces discours me concernaient, je n’ai pas compris qu’ils allaient me tuer l’année suivante, et me faire classer « malade mental » jusqu’à la fin de mes jours…
3/ Dans mon expérience d’adulte récente, ou un rêve nocturne à ce sujet, je devais présenter mon travail à 2 collégiens de 3e car maintenant leur scolarité leur impose ce « stage de découverte de la vie en entreprise ». J’expliquais le détail, en essayant d’intéresser, et la jeune fille rayonnait quand le jeune garçon semblait en colère, intériorisée bougonnement. La jeune fille me disait « Oh, monsieur, ce que vous faites est passionnant, inouï, vous le présentez si merveilleusement. J’aimerais en savoir plus. » Et le jeune garçon semblait jaloux qu’un « vieux » attire ainsi les faveurs de sa « copine », qui quémandait presque explicitement un complément d’explications à titre privé, autour d’un verre, peut-être d’alcool avec lit à côté à draps grands ouverts ? Ma réponse a donc été, anormalement, anti-Woody-Allen & Co : « jeune fille, ne méprise pas les garçons de ton âge, laisse tranquille les adultes dans leur monde à eux, ton tour viendra aussi ».
4/ A cela s’ajoute bien sûr l’élément capital pour moi : mes 15 ans en 1979. Je suis tombé amoureux d’une jeune fille, platoniquement (sans jamais jamais l’imaginer nue, sacrilège !), espérant sauver la pauvrette du redoublement, et ayant cru avec certitude qu’elle était amoureuse de moi en secret, trop timide pour le dire. En fait, elle m’a envoyé promener et j’en suis mort, dans l’incompréhension totale. Or c’était logique : suivant le cours de l’an passé, elle devait prendre la pilule et se chercher un vieux barbu pour commencer une vie sexuelle débridée, multi-échangiste, ce qu’elle a accompli effectivement depuis. Pour tester son charme, sa puissance de séduction, elle s’est amusée à allumer le premier de la classe et, super ! pleine réussite ! Avant de l’envoyer chier, le but n’étant nullement de coucher avec celui-là, ni même de lier tendrement amitié comme l’aurait voulu ce pitoyable garçonnet immature. Je l’ai vécu mais sans comprendre (jusqu’à récemment) le lien avec le cours officiel de « Biologie » juste antérieur, finalement tueur.
5/ Des textes officiels, « scientifiques », notent/discourent/prennent en charge la frappante différence des taux de suicide à 15 ans, beaucoup plus élevés chez les garçons que chez les filles. (Du moins en termes de « succès », car l’inverse s’observe pour les tentatives totalement ratées, beaucoup de jeunes filles avalant 3 cachets paracetamol avant de hurler qu’elles se sont données la mort). Il me semble au contraire que ces jeunes décès masculins constituent une mise à mort générale, un crime en bande organisée, qui vient de la mise en classe d’âge, rassemblant des jeunes filles cherchant des vieux mûrs (et encouragées en ce sens), et des jeunes garçons sous le charme de ses jeunes filles mais rejetés par elles. Peut-être est-ce une forme de dur apprentissage de la vie, de la désillusion, mais l’épreuve fait un nombre non négligeable de victimes. En Argentine, il parait que l’anniversaire féminin majeur est 15 ans, pas 20, ce 15 ans signifiant « bonne à marier », en choisissant évidemment un riche, avec voiture et tout, donc bien plus âgé, mais en France, on n’est pas prévenu, et les sottises littéraires (obligatoires au programme, en Français) nous font croire que les jeunes filles sont encore plus sentimentales que les jeunes garçons – il faut dire qu’on n’étudie que des vieux trucs, d’avant la génération pilule.
6/ Considérer que les jeunes garçons suicidés relèvent de la psychiatrie/pédopsychiatrie, sont « fous », est un autre scandale, faisant le succès financier d’incompétents inaptes à réfléchir, et broyant des innocentes victimes. Je n’ai jamais eu « 20 ans », jamais eu d’aventures multiples, et cela sera pris comme symptômes de mon anormalité maladive. Faux ! Ce n'est pas un microbe (ou hormone mal dosée) qui me pourrit le cerveau, ce qu’il y a est que je suis un cœur romantique, fidèle et tendre, préférant l’abstinence à l’infidélité, ce qui est inimaginable pour la génération Woody Allen, au pouvoir dès cette fin des années 1970. En 1998 âgé de 34 ans, demeuré innocent, j’ai recontacté la demoiselle de 1979 (toujours pas mariée elle non plu’ mais pas du tout du tout abstinente, non : échangiste – et par ailleurs devenue diplômée de l’université, multi-publiée ; elle me disait idiot de me « prendre la tête » comme ça, elle non plu’ n’ayant pas « eu » tous les hommes qu’elle a voulus), elle m’a dirigé direct vers des psychiatres, pour me faire interner/enfermer/taire. La psychiatre recommandée, loin en grande ville, a débité des imbécilités freudiennes d’obsédée sexuelle et a exigé que je fournisse un certificat selon lequel je ne vais pas me tuer. Alors je suis re-mort, la demoiselle 1979 et sa psychiatrie ont gagné. Bref, des lubriques chroniques bestiaux, prétendant à tort incarner le triomphe de l’intellect, tuent en masse des innocents. C’est la toile de fond que j’ajoute au film Manhattan, oh non ce n’est pas du tout comique, c’est monstrueux.

----- Ajout 14 AUG 2017 : Revu
  Au retour, j’ai re-regardé ce film "Manhattan", pour les quelques points que j’avais marqués douteux de mémoire après le premier visionnage :
– Le personnage de Diane Keaton est officiellement journaliste, et celui de Woody Hallen oscille entre auteur professionnel et rédacteur de scénarios pour la télévision ; il se prétend critique vis-à-vis de la décadence intellectuelle (alors qu’il se noie totalement dans la pourriture pseudo-intellectuelle, prétentieuse à tort, sans qu’il en conteste en rien le contenu, dont il jubile).
– Le personnage de Mariel Hemingway dit avoir eu 3 amants avant le personnage de Woody Allen maintenant 4e alors qu’elle a 17 ans ; au lit, elle l'appelle à la caresser (ce qu’il appelle « faire l’amour encore une fois »). Et lui, bien que couchant avec une fille de 17 ans, incite celle-ci à fréquenter plus assidument les jeunes garçons de son âge (il lui reproche de ne pas être assez échangiste, se moque d’elle).
– Au concert de musique classique, Woody Hallen ne porte pas de cravate ; à d’autres moments du film il porte nœud papillon, tout est dans les apparences (et le sexe), rien dans la tête.
– Pour la statue informe qu’il dit intéressante, son mot est « l’autreté », ai-je cru entendre.
– Le film dure 97 minutes ; il m’a fait sourire zéro fois en deuxième visionnage.
– La musique (très laide) est de Georges Gershwin (Jacob Gershowitz, précise Internet), y compris semble-t-il le morceau de musique classique (laide) : Rhapsodie in blue.

----- Complément 11 SEP 2017 : Ailleurs
  On m’a offert le CD « Cousin, cousine » (film français de 1975, autre « comédie dramatique ») pour m’aider à situer les choses, et je n’ai pas les idées claires. Oui, apparemment, l’échangisme ne date pas de la fin des années 1970, aux USA dans les cercles prétendus intellectuels, il y avait toute une tradition française (plus ou moins bourgeoise) en la matière : des hommes mariés avaient plein de maîtresses en cachette, abandonnées au fur et à mesure, et certains couples de mariés (mais pas mariés ensemble) s’affichaient amants en insultant les convenances coincées, tandis que des personnes (un des personnages ici) étaient déjà avides de consolation verbeuse par docteur psy. L’enseignement me parait double : il n’y avait pas de spécificité « avide de sexe infidèle » ou « adorateurs de psychanalyse » pour les intellectuels à la Manhattan, ils n’étaient que de crédules membres comme les autres de la génération pilule, tuant les futurs bébés pour ne pas avoir à endurer des charges de famille gênant leurs ébats. En disant ça, je ne suis pas « réactionnaire » appelant au renouveau de tel ordre coincé, je ne suis que triste en voyant triompher jouissivement les bestiaux tueurs d’innocents en série. Je le répète : un ovule fécondé semble un « adulte en devenir » (si on lui laisse sa chance sans le tuer) ni plus ni moins qu’un prématuré en couveuse, végétatif (mais né donc encore déclaré sacré à ce jour). Et personnellement je n’aime pas les bébés, mais je fronce les sourcils vis-à-vis des tueurs, des tueuses menteuses (ou plus exactement : de la tueuse menteuse, pauvrette apparente mais finalement haute diplômée puis publiée, qui a refusé ma tendresse platonique, ma camaraderie même – quitte à me tuer, ou me faire enfermer par ses psys idiots).

----- Ajout 10 DEC 2017 : Confirmation hélas
  Un Spam Internet m’a signalé un article pas anodin ( http://info.madame.lefigaro.fr/celebrites/dylan-farrow-la-fille-adoptive-de-woody-allen-scandalisee-que-la-revolution-metoo-naccuse-pas-son-pere-081217-145903?utm_source=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=MadameActu ) où la fille de Woody Allen hurle que son père se livrait sur elle âgée de 7 ans à des attouchements sexuels, maintenant classés viols, mais étouffés par Hollywood. C’est donc clairement ce que je craignais : après avoir couché avec des filles de 17 ans, ce genre de pseudo-intellos obsédés sexuels s’attaquaient à des filles de 14 ans, 11 ans (et donc : 7 ans), persuadés d’être de super-amants. Je ne suis pas d’accord, et je les considère comme des monstres bestiaux, déficients en amour de cœur, « intellectuel » au sens propre.

----- Ajout 22 AVR 2018 : Question d'école
  Je disais à un ami que l'école me paraît absurdement centrée sur la Culture (bla-bla selon moi) au lieu de logique et créativité ("valeur" selon moi). Il m'a répondu à juste titre que c'est contre ce mouvement que l'école française à partir de 1945 s'est centrée sur les Maths, la sélection par les Maths et pas par la Culture. Il a raison, merci de cette objection pertinente. Toutefois, j'objecte un peu : ce que je disais s'appliquait au reste hors maths. Et j'ai entendu dire que si les enfants français sont si nuls en maths (aux épreuves de comparaisons internationales), c'est en partie imputable au fait que les instituteurs français viennent très majoritairement des filières littéraires et pas scientifiques, donc sont à peu près nuls en maths, n'aiment pas du tout ça. En additionnant 2 et 2, ça m'explique le tableau, j'ai l'impression : le double mouvement pour les maths contre la culture (dont j'ai bénéficié), et pour la culture contre les maths (que j'ai un peu subi et qui se redéveloppe).