« JOURNÉE DE LA FEMME » LUE À L’ENVERS
8 Mars 2012, par A. Taunair

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   Je ne suis pas d’accord avec ce qui se dit, ce qui se répète dans tous les médias, je vais expliquer pourquoi. C’est « révolutionnaire », comme d’habitude quand je pense (sous antipsychotiques).

Contexte
   Hier, une collègue a envoyé un mail « Demain, Journée de la Femme, Messieurs amenez-nous des roses ! ». Et un collègue a répondu (ironiquement) des propos méprisants et faisant semblant de menacer de violences conjugales. Moi, homme peut-être anormal, j’ai répondu à ce mail-là en disant que je n’étais pas d’accord pour frapper, que je préférais les femmes aux hommes, quoique « chacun ses goûts » (le collègue confirmant bien sûr ensuite qu’il avait dit ça pour rire). Je cite ça en prélude pour expliquer que je ne suis pas macho, mais je suis blessé par les accusations féminines injustes. Chez moi, mon épouse fait (comme la moyenne nationale paraît-il) 80% des tâches parentales et ménagères, ce qui est dit un scandale. Je ne suis pas d’accord sur ce statut de scandale, mais pas du tout pour raison machiste.
   Il est dit aussi que les femmes sont moins payées que les hommes à travail et compétence et expérience égales. Certes, les femmes ne peuvent pas rentrer à la maison « à point d’heure », à cause des tâches parentales et ménagères, ce qui ramène au point précédent. Je montrerai que c’est plus compliqué que cela, et (à mon avis) injuste de manière différente du discours médiatique féministe.

Malentendus sur les salaires
   Est-ce un scandale si, en moyenne, les blonds ou les yeux bleus gagnent davantage que les bruns ou les yeux noirs ? (à compétences égales etc.). Je dis non, je dis que je m’en fous. Si c’est au mérite, la moyenne sur un critère extérieur n’a aucune importance.
   Je trouve détestable la logique groupiste (ou raciste, le principe de généralisation abusive est le même), comme celle qui punit financièrement tous les jeunes conducteurs mâles célibataires, au lieu de seulement ceux allant en boîte (au risque de se crasher au retour). Un employeur est ainsi moche s’il dit implicitement « je ne vous donne pas ce haut-job pour la seule raison que vous êtes une femme (même ménopausée sans risque de grossesse, je m'en fous, la femme doit être punie, la Bible l'affirme) », mais ce n’est pas une raison pour faire pareil en face : « quelles que soient les performances personnelles, la moyenne de salaire des femmes doit être égale à celle des hommes. » Non, cela pourrait être dans un sens ou son opposé (moyenne femmes > hommes, pour qualité d’application ou autres), ça n’a aucune importance pour moi.
   Dans l’entreprise où j’étais en 1985, le syndicat protestait ainsi pour la parité des salaires (« femmes sous-payées ! »), alors que – seul homme de mon service – j’étais le moins payé, malgré de bonnes performances reconnues. En fait, c’était un malentendu : dans mon service biologiste, il y avait 95% de femmes mais pléthore de candidats donc salaires bas (avec micro-différences selon l'ancienneté et les aléas d'évolution du salaire d'entrée) ; dans le service en face, électronicien, il y avait 95% d’hommes et grand peine à trouver des candidats, donc salaires élevés : la différence hommes-femmes n’était pas entre hommes et femmes intra-service mais entre biologistes et électroniciens inter-services. Le groupisme sexiste conduisait à une erreur de diagnostic, et s’il y a eu des actions entreprises, en promotions féminines favorisées, masculines pénalisées, c’est plutôt injuste (pour ceux voulant des promotions).
   Les femmes de moins de 50 ans, pour un employeur, sont moins fiables en ceci qu’un congé maternité probable ou possible (+ congé parental éventuel) annonce une discontinuité de service. Cela suffit à créer un différentiel objectif. Le recrutement de remplaçant, sa formation au poste, son manque de performance faute d’ancienneté dans le poste, tout cela a un coût. Et les hommes n’ont pas de (long) congé maternité, c’est la nature (jusqu’à présent). Je ne dis pas que cela rend juste la différence, ça la rend simplement compréhensible. Maintenant, cela peut être effectivement compensé, par de la « discrimination positive », comme il y a des lois pour favoriser l’emploi des handicapés.
   En conséquence, je ne suis choqué ni par la différence de salaire moyen, ni par les mesures favorisant autoritairement les femmes. J’entends ces points, mais je ne vois scandale ni d’un côté ni de l’autre. Les féministes et les machos, en guerre, ne semblent pas envisager ma position comme possible – ils se ligueront sans doute pour me taper dessus.

Le problème de l’esclavage
   Ce mot d’esclavage dans le titre renvoie à une caricature célèbre : un homme et son épouse travaillent, la femme fait deux journées en une (travail professionnel rémunéré + travail domestique d’esclave), quand l’homme rentrant du travail ne connaît que son fauteuil, son journal ou la télé. Scandale ? Attendez… je vois deux cas totalement opposés :
1/ L’esclavagiste : le mari exige des costumes impeccables mais refuse de toucher la machine à laver, l’égouttoir, le fer à repasser, il exige des mets délicieux mais refuse de faire la cuisine, il exige une vaisselle parfaite mais refuse de faire la vaisselle, il exige une maison impeccable mais refuse de faire le ménage, il exige que ses enfants soient bien suivis mais refuse d’assurer les actes liés, il refuse d’employer des aides ménagères pour préférer se payer le football, l’alcool et la grosse auto.
2/ Le rêveur : le mari est indifférent aux plis de vêtements, à la poussière par terre, il fait un peu la cuisine, il fait la vaisselle grossièrement, il ne souhaitait pas d’enfant, il n’aime pas le sport ni l’alcool ni l’automobile, ni l’ambition, ni le luxe. Sa femme exige d’avoir des enfants, exige une maison impeccable, une vaisselle super-parfaite. Elle hurle que son mari ne fait pas 50% des taches parentales et ménagères (qu’il ne demandait pas), et il en fait 25% (seul, il aurait fait 5% de ce total, jugé inutile). Elle n’embauche pas d’aide ménagère car son mari ne gagne pas assez, ce qu’elle lui reproche. Oui, c’était plus simple au temps de l’esclavage…
   L’Athènes ou Rome antique : les hommes étaient oisifs, les femmes aussi, les esclaves assuraient maison impeccable, vaisselle parfaite, soins aux enfants, etc. Mais l’esclavage a été aboli, le problème est (j’imagine, délire) que les femmes ont voulu continuer à être princesses maîtresses de domestiques, donc elles se mariaient aux riches, devenaient femmes au foyer et commandaient les employés de maison. Pour devenir riches, les hommes pratiquaient la logique commerciale : sous-payer les fournisseurs et employés, surfacturer les clients, pour une fortune transmise aux enfants, l’horreur du monde capitaliste était née.
   Je préfère une autre voie : pas besoin de maison fabuleuse, vaisselle miroitante, vêtements princiers, n’écrasons pas les autres et vivons frugalement, sans enfant (ça réduira un peu la surpopulation endémique dans le monde), je peux travailler à l'extérieur quand ma compagne reste au nid ou se promène. Si, par amour, j’accepte les enfants (vœu féminin) et si j'accepte que mon épouse veuille un travail professionnel alors que mon petit salaire suffirait à survivre à deux paisiblement, si je participe aux tâches en multipliant par 5 ce que j’aurais fait sans l’autre, je trouve profondément injuste qu’on me dise scandaleux de ne pas faire 50% des tâches ménagères. Je ne suis pas esclave, ma femme se fait esclave d’elle-même et voudrait m’imposer le même statut ? Pourquoi ne pas plutôt réfléchir et trouver conciliation ? S’il a neigé toute la nuit, avec un mètre de poudreuse dehors et que je ne tolère pas le moindre flocon dans les dix mètres devant ma porte (pour des raisons qui me regardent), je vais pelleter oui, tout seul a priori sans rien exiger d’autrui, et si ma femme vient m’aider un peu, je lui dirais merci avec un sourire, sans hurler qu’elle n’accomplit pas 50% de la tâche… Ça me paraît immensément évident, désolé.
   (Ce n’était pas du tout le message officiel « journée de la femme », mais il s’agit de ma réaction, anormale certes).


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Malentendu sur le handicap : (10/03/2012)
Une lectrice (au moins) s’est sentie offusquée en croyant lire dans mes mots la confusion insultante « femme = handicapé ». C’est un multiple malentendu (merci de me l'avoir signalé) :
1/ Je connais l’origine machiste de cette confusion : la Bible dit que l’humain mâle est à l’image de Dieu, tandis que la femme est un sous-produit mineur, et qui doit être dominé parce que l’aïeule a paraît-il fauté (leçon "morale" archaïque disant crotte aux Droits de l’Homme affirmant que les enfants naissent innocents) : elle n’existe que pour enfanter et servir l’homme, pas du tout pour les tâches nobles. Je pense sincèrement que cette antique misogynie est une des raisons (avec l’esclavage, les génocides de Gomorrhe et Déluge) qui mériteraient de faire interdire la Bible. C’était peut-être la référence de Freud, pas du tout la mienne.
2/ Je disais avant-hier à une collègue tout le contraire d’une insulte misogyne : les hommes (mâles) ne servent à rien, puisque ce sont les femmes qui pérennisent l’espèce humaine, et la technique (les pompeux disent « technologie » pour faire savants) pourrait étendre aux humains la parthénogenèse insecte – multiplication féminine sans reproduction sexuée, in vitro par exemple. Les mâles s’éteindraient et ce ne serait pas une grosse perte à mon avis, ce serait même une cohérence améliorée – cela développe simplement le hurlement (de terreur) mâle dans le film « she’s having a baby » (quand la compagne s’annonce enceinte), ou les propos que j’ai entendus de tous les maris adoptants « on accepte cette adoption, c’est pas qu’on veut des enfants, nous, mais il faut surtout pas dire ça aux inspectrices psychologues, sinon elles refusent l’agrément et nos femmes pleurent, il faut faire semblant de vouloir nous aussi pleinement une famille infantile »… Bref, si ce sont les femmes qui veulent la pérennité de l’espèce, elles pourraient le faire sans nous, et nous égoïstes (ou/et amoureux), on s’éteindrait simplement, n’ayant été utiles que de manière dépassée, avant l’essor technique. C’est tout le contraire de l’insulte biblique, et c’est mon opinion sincère. Je ne dis pas ça pour rire, je le jure.
3/ Je maintiens mon idée que les fœtus n’incubant pas en étuve, les femmes ont besoin d’arrêt professionnel pour celles qui enfantent, et cela les pénalise professionnellement, d’où besoin de compensation, comme pour le handicap physique ou mental gênant la plénitude professionnelle. Attention au malentendu, je répète en clair : les femmes peuvent être physiquement et mentalement supérieures ou égales aux hommes, il se trouve qu’il y a un problème professionnel. Illustration : j’ai connu une candidate à promotion, seule femme parmi douze hommes candidats peut-être, petits chefs voulant devenir grand(e) chef, parmi des grands chefs tous mâles. Les pressions syndicales (et peut-être légales), envers la parité hommes-femmes parmi les hauts-salaires, ont pu « aider » à ce qu’elle soit choisie, elle. Deux mois après, elle annonce sa grossesse, et sa volonté de prendre un an de congé parental après. L’employeur a dû, de manière immensément inconfortable, rappeler un des rejetés au poste pour lui demander de le prendre finalement, temporairement, avant retour de la détentrice officielle – ce genre de mécanismes douloureux suffit à expliquer bien des choix masculins dans les promotions (et je ne suis pas ambitieux, je vois ça de l’extérieur). Ceci dit, avec une telle toile de fond (me paraissant évidente pour les gens de bonne volonté), je comprends que le dogme occidental est qu’il faut faire des enfants, et qu’il faut que les femmes travaillent professionnellement, donc les points négatifs contre la nomination féminine aux postes peuvent être compensés par des incitations fiscales, c’est très logique, ça ne me choque pas.
4/ Les lecteurs/lectrices attentives auront noté une contradiction : je ne souhaitais pas d’enfant, je préférais ma femme restant au foyer, pourtant j’admets la pression fiscale pour le travail féminin professionnel avec enfantement. La raison en est simple : même si ce n’est pas mon idéal personnel, c’est apparemment l’idéal majoritaire de la majorité de l’Humanité et de mon épouse, je l’admets tel – il ne me choque pas, d’ailleurs. Enfin, la situation est peut-être un peu plus compliquée, si on décode : j'ai ainsi entendu la télé dire que les associations de femmes demandent davantage de places en crèche, une journaliste demandant "pourquoi ce sont les mères qui le demandent et pas les pères aussi !", le journaliste homme s'excusant : "oui, les pères y viennent de plus en plus aussi"... Comme asservis à la dictature féminine, dont l'idéal serait l'égalité en travail professionnel et passion parentale ? En tout cas, ce point de vue est en passe de triompher, OK, pas seulement dans mon foyer.
5/ Ceci dit, j’émets une réserve sur un faux argument qui prétendrait me convaincre autrement : « il faut que nos femmes françaises travaillent et puis aient des enfants, pour assurer le maintien de l’économie française ». Non : la population mondiale explose, et il suffirait d’ouvrir les frontières pour que disparaisse le spectre d’une population active réduite à zéro. En ce sens, les lois natalistes me paraissent xénophobes (ou l’équivalent vis-à-vis de la non-Europe), disant une fois de plus, discrètement, crotte aux Droits de l’Homme qui affirment que les enfants naissent égaux.
6/ Si on émet des doutes sur ma dissociation femme/handicapée, car le personnage principal de mes rêveries romantiques est une handicapée mentale officielle... je peux expliquer, pas de problème. Elle est classée telle officiellement mais c'est injuste, elle est victime des médecins classant l'introversion en maladie mentale et des littéraires exigeant verbosité ampoulée et méprisant les dons mathématico-logiques. En philosophie, elle les a comme moi tous mis minables, elle a été punie, elle, la pauvre. Elle est supérieure à moi en ayant tenu bon avec son orthographe optimale alors que j'ai baissé mon froc pour avoir des bonnes notes dans un système pourri. Elle est brillante, injustement classée handicapée. Elle est faible et craintive, c'est pour ça que c'est "moi" qui vais affronter le monde extérieur pour la protéger, méritant pour cela son amour. Ça tient debout. L'instinct maternel casse cela, comme dans le film "Coal miner's daughter", où la douce jeune fille se mue en mère sévère beuglant des ordres toutes les trois secondes (certes pour que les enfants ne deviennent pas caractériels, c'est compréhensible, mais moche à mon goût)...
Bilan/ Non, les femmes ne sont pas handicapées, au contraire. Oui elles sont intrinsèquement défavorisées professionnellement. Les humains mâles pourraient disparaître je m’en fiche, les humaines assureraient seules la pérennité de l’espèce humaine (je ne dirai pas même « version bestiale » car la bestialité fait surtout penser au viol et aux meutes de supporters, mochetés mâles que je constate comme menaces autour). Mon idéal humain est un gars et une fille sans enfant, lui travaille pour petit salaire et elle est à la maison, ils vivent frugalement et sans enfant à jamais, cet idéal aurait moins de 0,1% des voix en France, j’en ai conscience, mais telle est mon idée personnelle, rêve intérieur, même si en pratique c’est ma femme qui décide (et j’ai de la chance qu’elle m’ait choisi, alors : shuuuut…).
PS. Une autre idée en me relisant : les femmes qui hurlent que leurs conjoints ne font pas 50% des tâches qu'elles exigent, cela peut expliquer hélas bien des baffes exaspérées (violences conjugales) et divorces, il me paraîtrait plus sain de remettre en question, dans l'éducation, l'idéal occidental de luxe petit-bourgeois (sans poussière et sans domestique). Envisager plutôt le partage des tâches : moins de revenus totaux, moins de surconsommation, moins d'épuisement, l'un assure le financement minimal nécessaire, l'autre les tâches ménagères (OU BIEN un second travail payant aide ménagère), c'est une forme d'équilibre, pas obligatoire mais possible voire plaisant.

(Je dis n'importe quoi, je rêve, c'est pas grave, ma femme va revenir, je vais devenir Papa, c'étaient les derniers mots – ou soubresauts – avant une nouvelle vie, sérieuse)

Ma faiblesse et ma malhonnêteté (13/03/2012)
    Mon texte ci-dessus a été qualifié de « peu argumenté » et « de mauvaise foi » par un ex-collègue ami. C’est troublant donc intéressant, j’examine ses objections :
– « Si les blonds sont mieux payés, ils ont des compétences supérieures ou à l’inverse sont victimes d’un problème de faciès. Cela me gêne dans les deux cas, ce qui n’est pas le cas de l’auteur. »
--> Ben, l’auteur moi s’explique :
. D’après mon expérience, la rémunération n’a aucune espèce de relation avec les compétences, aucune. Ce sont les plus grands menteurs qui gagnent des fortunes, versées par des conseils d’administration complices, eux-mêmes participant à des conseils d’administration pour renvoyer l’ascenseur. Un grand chef pharmaceutique peut ainsi clamer, et faire clamer à toute son entreprise, « tout pour la santé publique », en « oubliant » seulement que le meilleur moyen d’aider la santé publique serait de déléguer son poste à son second et consacrer son immense salaire à lui à l’embauche de 400 infirmières. Et « tout pour le client », en oubliant que son service marketing vise à saigner au maximum le client par le prix maximal acceptable sans renoncement à l’achat. Mais non, chut, que les petits inférieurs (ne sachant que vilement produire et analyser, et inventer) ferment leur g…, l’Elite possède l’exclusivité de la compétence. Ce n’est pas vrai, non. C’est l’ambition « écraseuse d’autrui » et le caractère de réciteur servile (pour les diplômes) qui amènent au sommet, je crois. Et des anormaux dans mon genre ont refusé les « études » et les promotions pour rester « en bas », comme les prêtres ouvriers, ça n’a aucun rapport avec la valeur intrinsèque.
. S’il est exigé que la moyenne de salaire des blonds soit égale à celle des bruns, il faut aussi qu’il en soit de même pour le port ou non-port de lunettes, pour les droitiers et les gauchers, pour les empreintes digitales lévogyres ou dextrogyres, pour le second orteil plus grand ou non que le premier, etc. Où arrêter le groupisme ? La seule solution que je vois à ce piège logique relève de « l’individualisme » (des rémunérations) : considérer chacun pour ce qu’il est, ce qu’il apporte personnellement, sans le juger comme représentant d’un groupe (des milliards de groupes étant définissables). [L'apport à l'entreprise, et la performance globale de l'entreprise, peut aussi compter, je ne parle d'individualisme que dans un sens partiel.]
. Pour l’affaire des blonds/yeux bleus, ce n’était pas complètement innocent comme exemple, mais relatif à un point entendu durant ma jeunesse : les immigrés très majoritairement bruns aux yeux noirs se sentent discriminés par rapport aux franchouillards, dont une partie est blonds aux yeux bleus ; les sudistes très majoritairement latins se sentent discriminés par rapport aux nordistes partiellement germains ou scandinaves. C’est entendu, mais ça ne me paraît pas légitimer la pénalisation de blond pour « faute d’être blond », ni légitimer la vérification de caractère « fausse blonde » des candidates à poste professionnel.
– « il explique ensuite la discrimination positive sans expliquer en quoi elle consiste ! »
--> Deux éléments de réponse :
. Bien sûr, ce n’était pas détaillé, car c’est un simple avis à partir de ouïe dire, pas un cours de droit listant les mesures officielles connues à la lettre près. D’ailleurs, ces mesures ne sont pas suivies selon certains politiciens au moins (« les lois sur la parité ont été votées depuis longtemps, mais il reste scandaleux qu’elles ne soient toujours pas appliquées ! »).
. La discrimination s’oppose à l’égalité des chances. Il s’agit de désavantager certains pour favoriser d’autres. C’est habituellement négatif, associé au « scandale raciste », mais il est proposé une forme « positive, pour la bonne cause », c’est à dire pour corriger activement des injustices qui perdureraient si on ne faisait rien de spécial (exemple : la misère des handicapés, physiques et mentaux). Je crois que ce concept est né aux USA, où l’université est à payer très cher par les parents, donc a priori les enfants de riches seront riches quand les enfants de pauvres seront pauvres (c’est ainsi aux Philippines, de même), alors le gouvernement donne des bourses aux descendants d’esclaves, refusées aux descendants d’esclavagistes, même si les enfants naissent innocents selon les Droits de l’Homme. Cette "correction à l'ordre naturel" est perçue comme un scandale absolu par le Ku-Kux-Klan, comme un idéal fraternel par des idéalistes, la majorité silencieuse oscillant entre les deux camps. Ça se discute, et je me plaçais là du côté idéaliste, je pensais que tout lecteur s’était posé la question personnellement, mais apparemment pas, OK. Je me demande pourquoi l'école fait ingurgiter des tonnes de frivolités inutiles (choux-cailloux, Molière, etc.) au lieu d'aider à réfléchir, mais bref, c'est un autre sujet.
– « Je ne vais pas traiter toutes les incongruités de ce texte. En bref, il y a beaucoup de faiblesses d'argumentation, mais je crois qu'il ne faut pas prendre trop au sérieux un texte provocateur de par sa mauvaise foi. »
--> Je n’ai pas perçu où était la mauvaise foi, nulle part il n’était affirmé le contraire de ce que je pense. Mon esprit est peut-être temporairement égaré, il est clairement anormal, mais ce n’était pas un texte malhonnête mensonger, non, pas du tout. S’il dénie le bon sens de la pensée dominante, il convenait d’expliquer en quoi ces dogmes (féministes affichés, machistes souterrains) ont raison, et je n’en vois toujours pas la trace, sauf caricature (« l’esclavagiste ») et amalgame aveugle. Je vois mon psychiatre ce soir, ça va aller.

Précisions (14/03/2012)
    (Je reste sous Abilify+Solian, avant arrêt du Solian prochaînement.) Si je relis mon texte pour améliorer sa force argumentaire, il faudrait que je clarifie :
1/ Salaires :
  a) je n’aime pas le groupisme en général
  b) illustration : le sexisme conduit parfois à des erreurs de diagnostic
  c) toutefois, les arrêts pour grossesses sont un problème professionnel spécifiquement féminin
  d) néanmoins, c’est compensable par discrimination positive
  e) certains haïssent cette discrimination positive, d’autres haïssent la discrimination qu’elle tente de réparer, moi je suis au milieu, comprenant les deux points de vue, prenant les coups des deux côtés, c’est pas juste.
2/ Esclavage :
  a) il y a des maris esclavagistes vis à vis de leur conjointe, c’est entendu, c’est moche, c’est très célèbre
  b) il y a des épouses auto-esclavagistes qui veulent que leurs maris partagent la moitié de l’esclavage, c’est pas joli, c’est jamais dit, jamais
  c) j’ai la naïveté d’espérer que les esclavagistes pourraient renoncer à leur projet dictatorial si on leur expliquait.
[Je précise que c’est virtuel, ma femme ne hurle pas, mais elle maugrée et me donne mauvaise conscience, mon esprit torturé complète douloureusement, en son absence qui plus est].

Autre complément, triste (15/03/2012)
   Quand je disais que l’esclavage par les épouses explique les violences conjugales, il fallait ajouter « certaines parmi les violences ». Il y a au moins deux autres cas évidents :
– Les violences gratuites, de pure méchanceté, ou de mépris machiste, avec ou sans alcool ôtant les barrières usuelles.
– Les réactions à hurlements non ménagers (exemple d’une chanteuse américaine, Rihana ou un nom comme ça, frappée par son conjoint alors qu’elle était en train de lui hurler après pour « crime » de réception de message d’une autre femme qu’elle).
  Le deuxième point est, je crois, un problème d’éducation, piège du dogme « ça ne pleure pas un homme » (maxime célèbre en Occident au moins, ce n’est pas seulement une chanson d’Herbert Léonard). Sous-entendu : un homme digne de ce nom doit écraser l’adversité sans se replier sur l’encaissement de la douleur (qui ferait de lui une « femmelette, très suspect d’homosexualité »), d’où les taux de suicides élevés chez les jeunes hommes, doutant d’eux-mêmes. Avec le même mécanisme pour les amoureux rejetés : « elle a eu raison de te jeter, puisqu’en souffrant, tu n’es même pas vraiment un homme à ses yeux, tu confirmes son intuition ». Injustice grave passée sous silence, celle-là aussi, beaucoup moins célèbre, moins médiatisée que les violences physiques subies par les femmes. Le triomphe féministe fait des dégâts (puisque le contexte est asymétrique, briseur d’hommes faibles), l’ex-triomphe machiste n’était pas la seule injustice, non.
  [Signé : une victime, ici post mortem peut-être]

Jeu de mots douteux (16/03/2012)
   Une nièce a mis un jeu de mots amusant sur Internet. Pour montrer à ses élèves la force de la ponctuation, un professeur d’Anglais a écrit au tableau « a woman without her man is nothing », ce que tous les garçons ont lu « une femme sans son homme n’est rien » et toutes les filles ont au contraire lu « une femme : sans elle l’homme n’est rien ». Le jeu de mots en situation semble intraduisible directement à cause du mode d’adjectif (se rapportant au possédant en anglais et à l'objet possédé en français) et de l’article facultatif (couramment omis en anglais pour parler de généralité, très rarement en français – presque jamais sauf le moyenageux "souvent, femme varie"). Mais sur le fond, suis-je en tant qu’homme d’accord avec la lecture dite masculine, comme mon autre nièce dit à 100% l’être avec la lecture féminine ?
   Eh bien, non, absolument pas. Je ne fais que constater les deux lectures possibles, jugeant que ni l’une ni l’autre n’exprime de vérité. Un vieux garçon, une vieille fille, une homosexuelle, un homosexuel, ne sont nullement « rien », mais sont des êtres respectables, pas moins respectables que les couples normaux ou aigris. Chacun ses goûts ou ses traumatismes, l’humanité ne risque pas l’extinction faute d’enfant mais l’explosion démographique, et la réussite sociale n'est pas "tout". Sur Internet, je vais répondre à ma nièce "une célibataire solitaire ne vaut pas rien (ne pleure pas)". Dans l'histoire, j’aurais répondu sur ma copie : « souvent, les lieux communs ne valent rien », j’aurais eu zéro. Pour crime de réfléchir, au lieu d’obéir (le président français l’a dit : « l’intelligence est dans le camp du mal. L’autorité doit primer »). C’est très moche, je trouve.

Autres réflexions (21/03/2012)
   Une autre contradiction peut sembler apparaître entre mes propos et le monde autour : loin de faire une affaire féminine des lignées humaines, les lois (occidentales au moins) font porter aux enfants le nom du père (désigné tel par la mère), et ce sont les garçons seuls qui donnent une éventuelle vie éternelle aux noms de famille. Comme si les hommes s’appropriaient jalousement cette « noble tâche », admise telle par eux-mêmes.
   Je n’en suis pas du tout certain. Si, selon la loi philippine, le mari (et les enfants éventuels) avai(en)t dû porter le nom de l’épouse, j’aurais souhaité pareillement ce mariage. Mais certes, je suis peut-être en cela ultra-minoritaire. J’ai l’impression que les jeunes hommes normaux, depuis les temps antiques ou depuis toujours, veulent librement changer de partenaire, et la loi les contraint avec moult « avantages » pour les responsabiliser, les accrocher à une union unique et durable, protégeant la jeune mère en position de faiblesse (au temps chasse-cueillette comme au temps professionnel), peu d’hommes ayant spontanément l’instinct monogame, fidèle. (Certaines femmes sont pareillement consommatrices de mâles très multiples, à l’ère de la pilule et de l’avortement, mais cette "féminité virile" semble beaucoup plus rare – coucou Sylvie, et bonjour le malentendu...).
   Ce n’est bien sûr qu’une interprétation, le machisme étant une explication alternative pour les lignées patriarcales : la Bible tient les femmes pour secondaires ou nulles, le plus souvent (voir la lignée de Jésus dans l’Evangile de Matthieu), et cela pouvait conduire au même résultat, certes. Même si ça paraît idiot et contradictoire – je pense à une belle chanson américaine (« a thing called love »), où un colosse de deux mètres de haut tombe à genoux en pleurs, cassé par l’amour sans retour envers une petite jeune fille. Jouer les gros bras n’est qu’un jeu de rôle, le plus souvent, pour les hommes, parce que les jeunes filles préfèrent en général les forts (ou les riches) pour générer des enfants forts (ou vainqueurs dans la jungle).
   Une collègue disait l’autre jour « vous les hommes, ils vous manque une case (ou vous avez une case en plus, qu’on n’a pas, je sais pas) ». Oui, je pense qu’il nous manque une case pour être cohérents – ça donne les foules masculines hurlantes pour le football ou n’importe quoi. On est des pauvres types. Enfin, le fait d’être bizarres, un peu dans les nuages ou le n’importe quoi, ça peut aussi être ce qui parfois génère l’invention, un Créateur aimant l’Humanité pouvait programmer ça ainsi (avec force physique utile et participation nécessaire pour la procréation fémininement voulue). Les machistes n’auraient simplement rien compris, tout raconté de travers.

L’origine du monde/L’origine de la guerre (27/05/2014)
  J’avais aperçu il y a longtemps à la télévision un tableau célèbre représentant un sexe de femme jambes écartées et intitulé « l’origine du monde » (1866, http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Origine_du_monde). L’autre jour à la télévision, les journalistes montraient la réponse féministe : un tableau représentant un sexe d’homme en érection et intitulé « l’origine de la guerre » (1989, http://www.orlan.eu/works/photo-2/). Je ne suis pas d’accord pour trois raisons : je dénie que ce soit de l’art, c’est un sous-produit spécifique à la voie réaliste oubliant de penser, c’est du racisme anti-masculin.
1/ Ces images gynécologiques ou pornographiques ne sont nullement belles, je ne vois rien d’artistiques en elles. Que des snobs les trouvent admirables discrédite le mérite usurpé de ces personnes, c’est tout. Sans leur titre, ces tableaux n’auraient rigoureusement aucun intérêt : il s’agit donc de bla-bla conventionnellement déclaré supérieur, c’est un jouet de caste détestable, en fait archi-nulle (et aveugle de ne pas le percevoir).
2/ Dire que chaque être humain vient d’une mère humaine n’est une évidence que pour les « réalistes », crachant à tort sur les voies sceptiques. La philosophie digne de ce nom, comme la Culture digne de ce nom, le démentent, mais pour cela il faut penser et s’instruire, au lieu de roucouler les lieux communs de la caste dirigeante (armée en France de la loi punissant de prison les objections dérangeantes). Rien ne prouve que ce monde ne soit pas un rêve/cauchemar, rien (voir le livre « Echapper à la dictature réaliste »). En Inde, le Bouddha professait lui que « tout est illusion », et de nos jours encore, le sage Sri Maharaj conclut de même « je suis est la seule certitude (je ne crois pas venir de mes parents humains) ».
3/ Ma mère m’avait appris étant enfant que si les femmes dirigeaient le monde, il n’y aurait plus de guerre, mais c’était avant la guerre des Malouines, décidée par Margaret Thatcher… De même, quand j’ai été convoqué au tribunal pour le refus officiel quant à l’adoption de mon enfant asiatique, j’ai été d’abord soulagé en voyant que la procureur et les juges étaient toutes des femmes (compréhensives et douces, pensais-je) ; mais j’ai aussitôt déchanté en découvrant qu’il s’agissait de furies racistes xénophobes. Et mes collègues féminines me l’ont confirmé : « les femmes sont souvent plus teigneuses que les hommes, pépères ». A la réflexion, je pense que la logique bestiale masculine (comme chez les lions) consiste à vouloir séduire toutes les étrangères (en ne repoussant méchamment que les concurrents mâles étrangers), tandis que la logique bestiale féminine (comme chez les loups) consiste à vouloir des enfants forts privilégiés aux dépens de tous les étrangers : le racisme xénophobe est d’abord féminin, d’où la guerre. Mais pour percevoir cela, il faut faire preuve d’intelligence critique, c’est presque tout le contraire des « valeurs » de l’art bourgeois. (Je n’entends pas « art bourgeois » par opposition à un « art communiste » de propagande, mais par rapport à la création personnelle visant satisfaction individuelle sans en tirer richesse ni prétendue supériorité).

L’école occidentale tueuse (01+05/06/2014)
  Un des dogmes de « l’élite » occidentale est que l’islamisme est criminel de refuser l’éducation supérieure aux jeunes filles, tandis que l’école française est un modèle de justice respectant à la perfection l’égalité hommes-femmes, absolument nécessaire et indiscutable. J’ai été soumis à cette éducation française et je la juge au contraire criminelle, tueuse (de jeunes garçons, pas dizaines de milliers – voir les statistiques « mystérieuses » du suicide chez les 15-24 ans : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20070525.OBS8737/le-suicide-2e-cause-de-mortalite-chez-les-15-24-ans.html ). A mon avis, les femmes atteignent le sommet de leur charme à 15-16 ans, pouvant séduire les hommes de 17 à 100 ans (et elles en font plein usage), alors que les garçonnets de 15-16 ans n’arrivent pas à la cheville des adultes mâles pouvant couvrir de cadeaux les demoiselles. Les jeunes filles devraient avoir pour leur beauté un « permis de port d’armes », car elles peuvent tuer ou rendre impotents bon nombre de leurs conquêtes. Comme on dit que la vitesse au volant tue (par crash meurtrier), que le tabac tue (par cancer du poumon), ce n’est pas systématique, c’est une tendance et un danger grave, les jeunes filles tuent (par torture psychologique entraînant la mort, auto-euthanasique). Je suis une de ces victimes, et j’en tiens pour entière responsable l’école débile et criminelle, qui a (en « cours d’éducation sexuelle » à 14 ans en 1978) incité nos copines à prendre la pilule pour se lancer dans une vie sexuelle débridée, en ne disant aux garçons que « ne vous jetez pas sur les filles ». Eh bien non, il aurait fallu dire aux garçons (avec non seulement le prof de biologie mais aussi le prof de littérature) : « attention, immense danger ! les filles qui sont vos camarades de classe deviennent belles et séductrices : dangereuses, ne tombez pas amoureux romantiquement d’elles, surtout n’allez pas imaginer qu’elles sont amoureuses de vous si elles essaient leur pouvoir de séduction sur vous naïfs idiots, ce sont des vampirelles qui vont vous préférer les hommes mûrs, riches et sachant faire, vous pouvez en mourir. Attendez d’avoir un métier pour envisager de plaire, sinon vous avez de grandes chances d’être détruits, peut-être tués. » Cette totale asymétrie masculin/féminin n’est certes pas conforme au dogme occidental de l’égalité hommes-femmes, mais je juge ce dogme idiot, criminel, tueur (sans le dire, ce qui est encore plus grave). [Je ne suis pas un cas totalement anormal, atypique : mon frère étudiant a été abandonné à 19 ans par son ex-copine de classe préférant se marier à un homme de 28 ans, et à mon travail, une stagiaire de 20 ans a plaqué le petit ami de son âge qu’elle avait pour se mettre en ménage avec un collègue d’une trentaine d’années, je vois ce mécanisme partout (même si j'en ai connu un autre aspect, précoce, purement sentimental et non sexuel)]. Enfin, l'asymétrie peut venir partiellement de ma position d'un côté, ignorant totalement ce qu'est un "mâle séduisant", et il conviendrait a priori d'entendre un point de vue accusateur féminin similaire : non en faveur de l'échangisme tueur mais pour un tchador masculin éventuel (ou autre principe similaire, si c'est l'argent qui attire les jeunes filles plutôt).

Féminisme chansonnier (15/12/2020)
  La semaine passée est décédée Anne Sylvestre, que je connaissais comme chanteuse pour enfants (ayant aimablement bercé ma petite sœur dans les années 1970), mais une amie m’a dit qu’elle était aussi féministe, me donnant le lien vers la chanson « La faute à Eve ». Je vais commenter ce texte, me paraissant très déplaisant (pas en réaction comme convenu « pour le féminisme », mais en contenu comme « mauvais féminisme ») :
• « D'abord elle a goûté la pomme/ (…) Y avait rien d'autre, alors en somme/ Elle a eu raison, eh bien, non/ Ça l'a pourtant arrangé, l'homme/ C'était pas lui qui l'avait fait/ N'empêche, il l'a bouffée, la pomme/ (…) Oui, mais c'est la faute à Eve/ Il n'a rien fait, lui, Adam/ Il n'a pas dit femme, je crève/ Rien à se mettre sous la dent/ (…) C'est bien écrit dans la bible (…) »
--> Dans la Genèse, au jardin d’Eden il n’est absolument pas mentionné de famine, au contraire il y avait abondance, par contre la pomme « de la connaissance du bien et du mal » était le fruit interdit. Dire que l’homme avait faim et que la femme lui a apporté la pomme en y goûtant avant, ça n’a aucun rapport avec ce qui est écrit dans la Bible, l’affirmer est très faux, menteur.
  Par ailleurs (à supposer qu’on accorde crédit à cette légende de fruit interdit en forme de supplice de Tantale), il n’est pas si évident de condamner tout autant le profiteur secondaire que la personne ayant brisé l’interdit. Dire que le profiteur est totalement innocent est certes choquant, mais dire qu’il est autant coupable parait discutable.
  Qui plus est, Adam et Eve ont été conjointement punis (condamnés à mort), dire qu’Adam a été innocenté parait mensonger. Certes, le texte sacré punit davantage Eve qu’Adam (accouchement dans la douleur etc.), mais ça n’innocente pas Adam, ce n’est pas vrai.
  Cela dit, l’horreur de ce texte (prétendu sacré) et que cela vaut condamnation éternelle de tous les hommes (et encore plus de toutes les femmes), offensant le principe humaniste (± « droits de l’Homme ») selon lequel on nait innocent. Certes, si on nait avec une cuillère d’argent dans la bouche et que c’est une cuillère volée, il y a culpabilité mais il suffit de rendre ladite cuillère et la culpabilité disparait. La loi humaine moderne fait ça parfaitement avec des mécanismes comme la réquisition fiscale des héritages indus (réquisition pour partage entre tous, théoriquement), alors un Tout Puissant pouvait très facilement l’inventer. Sauf si c’est un personnage imaginaire, inventé par des gens sans imagination (ça me semble la meilleure interprétation – qu’un vrai Dieu existe ou non, par ailleurs).
• « Et puis Adam a pris la crève/ Il avait rien sur le dos/ Eve a dit attends, je cueille/ Des fleurs c'était trop petit/ Fallait une grande feuille/ Pour lui cacher le zizi »
--> Dans la Bible au Jardin d’Eden initial, il n’est nullement question de froid et de maladie. La question de l’habillement, c’est qu’Adam et Eve avaient été mis nus, et une fois goûté la pomme de la connaissance du Bien et du Mal, ils se sont dit qu’être nus c’est mal, question de pudeur (de prétendu Mal), pas du tout par inadaptation à la température. Ce n’est certes pas clair (pourquoi Dieu aurait-il fait le Mal ? ou la connaissance prétendue est-elle une fausse connaissance valant erreur ?), en tout cas la chanson raconte n’importe quoi, hors sujet, apparemment pour faire des rimes et employer le mot (osé à l’époque ?) « zizi » (comme dans la provocatrice chanson de Pierre Perret dans ces années-là : « Tout, tout, vous saurez tout sur le zizi »).
  Ceci dit, que la Bible paraisse mal écrite me semble une évidence, et le statut de la maladie parait un mystère. Est-ce une punition de Dieu ? (la combattre étant hérétique ?) Est-ce un poison du Diable ? (pourquoi le Bon Dieu laisse-t-il faire ce Diable ?). Je trouve ça incompréhensible, pas clair ou/et contradictoire, mais pas spécifique à la partie « Eve » de la Bible, qui évite complètement le sujet. D’ailleurs la chansonnière le sait au moins à moitié, car elle parle de « cacher » le zizi (à la vue ?) et pas de le « protéger » (du froid), donc elle mélange tout, parle de manière inadéquate (avec peut-être la fausse excuse des rimes et nombres de syllabes).
• « Après ça, quelle triste affaire/ Dieu leur a dit faut travailler/ Mais qu'est-ce qu'on pourrait bien faire/ Eve alors a dit j'ai trouvé/ Elle s'arrangea, la salope,/ Pour faire et porter les enfants/ Lui poursuivait les antilopes/ (…) C'est vraiment la faute à Eve/ Si Adam rentrait crevé/ Elle avait une vie de rêve/ Faisait rien de la journée »
--> La condamnation au travail de peine, dans le Genèse, ne tombe pas de nulle part (« après »), mais comme sanction de la désobéissance, dont il n’est pas mention dans cette chanson. Ça passe complètement à côté du message fourni, c’est suspect de mensonge, pour dire quelque chose dans le sens voulu (c’est à la limite de l’escroquerie).
  La chanson fait dire ici qu’Eve (dite salope pour rimer avec antilope ? sans aucun terme de ce genre dans le chapitre biblique source) a décidé que ce serait elle qui porterait les enfants, ce n’est pas du tout dans le texte biblique, au contraire elle a été créée pour tenir compagnie à Adam et enfanter (avant même l’épisode de la désobéissance et condamnation au travail de peine). Dire que le texte l’insulte pour cette décision paresseuse la dispensant de travail agricole, c’est faux. Oui, le biblique texte source est très condamnable, mais il n’y a pas lieu de le travestir pour montrer autre chose. Que cela vienne de rimes me parait prouver le côté incorrect de ces prétendues poésies, les rimes n’apportant aucune espèce de beauté et conduisant à dire n’importe quoi, ici sous forme méchante accusatrice et pas surréaliste fantaisie (à la Paul Eluard, ayant écrit plein de choses surprenantes plaisantes, je me souviens de « la Terre est bleue comme une orange »).
  Enfin, l’idée de séparation totale entre femme au foyer et homme au travail n’est absolument pas présente dans le chapitre « Eve » de la Bible, et de la suite de la Genèse même crois-je me souvenir ; que cela soit un regret actuel de la chansonnière est envisageable mais qu’elle dise que c’est un scandale venant d’Eve parait faux, encore une fois.
  Qui plus est, je n’ai personnellement jamais entendu cette légende prétendue selon laquelle les femmes ne foutent rien quand les hommes travaillent (ce qui se dit peut-être dans certains bars entre hommes avinés) : ma mère et mes deux grands-mères avaient choisi d’être enseignantes, employeuses de femmes de ménage les remplaçant à la maison ; ma belle-mère, elle, était femme au foyer, mais étant mère de neuf enfants, c’était une tâche colossale et elle est morte épuisée vers l’âge de 40 ans ; quant au fait que les femmes voudraient travailler en France (alors que ce n’est guère la tradition en Allemagne), cela conduit à des absurdités : des femmes quasi-esclaves qui, en plus de travailler professionnellement, font toutes les tâches ménagères (qui n’intéressent pas les hommes, acceptant le « un peu sale » aisément et n’ayant pas voulu d’enfants), ou des femmes fausses-chômeuses (qui ne peuvent accepter que certains emplois à horaires et distances compatibles avec leur vie de mère, ou/et gros salaire permettant d’embaucher aide-ménagère). En quelques mots, la chansonnière a crié une révolte, au lieu de réfléchir et apercevoir les gros problèmes liés, c’est incorrect (en plus d’être hors-sujet à propos d’Eve).
• « Pour les enfants (…) quand le deuxième rapplique (…) Là, c'est bien la faute à Eve/ Elle n'a fait que des garçons/ Et le pauvre Adam qui rêve/ De changer un peu d'horizon/ Lui faudra encore attendre/ De devenir grand papa/ Pour tâter de la chair tendre (…) »
--> Effectivement, dans le Genèse, ce n’est pas clairement détaillé : est-ce que le père a couché avec ses filles ou petites filles ? Légitimant l’infidélité et l’inceste ? Est-ce que les fils ont couché avec leur mère (ce qui semble suggéré par cette chanson, disant qu’Eve n’a eu aucune fille, ce qui n’est pas dans la Genèse je crois, floue). Légitimant l’inceste aussi ? Ou est-ce qu’Eve a eu des filles et alors les fils ont engrossé leurs sœurs ? Légitimant l’inceste aussi ? Ce n’est pas clair du tout.
  Je viens de relire le texte biblique pour vérifier et il est dit qu’Adam a eu de multiples fils et filles, le premier fils d’Adam a une femme (qui n’est pas sa mère), donc c’est sa sœur puisqu’il n’y a pas d’autres parents, donc oui, ça légitime l’inceste (à ce stade-là de l’humanité), et ça dément totalement la chanson disant qu’Eve n’a pas eu de fille. Erreur. Pour médire, à tort.
  Par ailleurs, j’ai appris à l’école moderne que le sexe des enfants (XY garçon ou XX fille) est déterminé par le gamète du père (X ou Y) et pas celui de la mère (toujours X), donc dire que c’est la faute de la mère de n’avoir eu que des garçons serait faux injuste. Quoique ce ne soit pas si simple, des questions d’acidité maternelle (ou phénomène équivalent) pouvant éventuellement favoriser les Y par rapport aux X (en lecture matérialiste, peut-être déniée par les croyants disant que c’est Dieu qui décide ?), rendant non-injuste l’accusation en question. Mais cette accusation, je ne l’ai pas vue dans le texte biblique, du tout, ça semble de l’imagination chansonnière, mais dans quel but ? Puisque ça se veut réquisitoire féministe, c’est moche d’accuser sur base mensongère.
• « En plus (…) Elle nous a collé un péché/ Qu'on se repasse et puis qui dure/ Elle a vraiment tout fait rater »
--> Je ne suis pas d’accord du tout : ce n’est en rien Eve qui transmet un prétendu péché, c’est l’organisateur de tout ça (Dieu parait-il) qui considère les nouveau-nés coupables. Non, ce n’est en rien la faute d’Eve, c’est la faute de Dieu ou ses inventeurs très nuls (démentant l’idée « bon Dieu »).
• « Nous, les filles, on est dégueulasses,/ Paraît qu'ça nous est naturel,/ (…) Mais si c'est la faute à Eve/ Comme le bon Dieu l'a dit »
--> C’est faux, dans le texte ça ne dit nullement que toutes les femmes éternellement seront ceci ou cela, ce n’est qu’une certaine lecture machiste qui a pu en inférer ses lois, injustes. Enfin c’est du moins le cas dans la version française, « la femme » n’explicitant pas si cela désigne « la seule femme alors vivante » ou bien « la femme en général, donc toutes celles venant ensuite ». Il est clair que la civilisation du Livre, machiste, a pris le second sens, mais c’est peut-être une faute d’interprétation, ne condamnant pas le texte mais ses mauvais traducteurs/lecteurs.
  Tout à fait indépendamment de la Bible, mais de manière contemporaine de cette chansonnière (et impensable actuellement), je me souviens du sketch de Guy Bedos « Salope ! Putain toutes des salopes ! », pour le lubrique lecteur de magazine de nus féminins, la morale évidente étant que c’est lui qui est un salaud, au moins autant que les prétendues salopes qu’il accuse (et qui ne sont en rien « toutes les femmes » mais des quasi-prostituées, achetées ou trompées en parlant d’art).
  Personnellement, il m’a fallu une vingtaine d’années de douleur, et une deuxième mort, pour envisager cette idée de dégueulasserie féminine (« salope »), mais ça n’a rien d’une généralité. Quelques femmes échangistes s’amusent à jeter leurs conquêtes quitte à les tuer de chagrin, c’est horrible, mais très similaire aux quelques hommes « bourreaux des cœurs » s’amusant à coucher avec de très multiples jeunes filles en les abandonnant enceintes. Donc la dégueulasserie féminine existe, mais autant que la dégueulasserie masculine, et ce n’est nullement inhérent à toutes les femmes, à tous les hommes. La chansonnière raconte n’importe quoi, balance de fausses prétendues-vérités, c’est moche, idiot ou calculateur trompeur.
• « Moi, je vais me mettre en grève »
--> Je ne comprends pas de quoi il est question, la grève se rapporte à un très riche employeur exploiteur s’enrichissant sur le dos de ses employés. Cela parait totalement hors-sujet ici. (Certes ma définition du mot grève serait allemande, pays où la grève est interdite aux fonctionnaires, en France moderne c'est peut-être très différent, la grève étant devenue presque spécifique des fonctionnaires, sans risque de banqueroute, à employeur pas riche mais en déficit chronique... hum, j'appelle ça "abus de grève" personnellement, pas "grève légitime").
  De plus, d’après mon expérience personnelle, cette « grève de femme » serait aberrante, puisque seule mon épouse est maniaque anti-poussière anti-plis-aux-vêtements et a voulu qu’on adopte un enfant, qu’elle prétende faire grève sur ces plans serait auto-contradictoire et totalement anodin, en rien gênant, donc inefficace à résoudre un problème qui était en elle-même (ayant exigé de travailler professionnellement, sans avoir les diplômes pour haut salaire embaucheur d’aide).
• « J'irai pas au paradis/ (…) J'irai en enfer tout droit »
--> Dans ce passage de la Genèse, les notions de Paradis et Enfer ne sont pas du tout définies. Et si on prend toute la Bible, y compris le Nouveau Testament et la Parabole du Bon Samaritain, gagner la vie éternelle (en se ruinant pour aider les blessés) ou non (en se détournant des blessés) n’a aucun rapport avec ce qui est dit là, contresens total.
  Quant à prétendre (ou imaginer) qu’une femme moderne, en civilisation judéo-chrétienne, serait punie d’enfer si elle fait la grève en cessant de « servir l’homme », je n’en ai jamais entendu parler nulle-part. Cela peut être un ouï-dire propre à sa famille ou son couple, il n’y a pas lieu de clamer cela comme grande Vérité universelle (donneuse de leçons, anti-religieuses, au second degré).
• « Le bon Dieu est misogyne »
--> C’est très mal dit : je dirais plutôt « si Dieu existait (ce qui n’est pas sûr), et s’il était bon (contrairement au personnage terroriste de l’Ancien Testament), et si cette légende du Jardin d’Eden était véridique (ce qui est très douteux), et si les culpabilités prétendues étaient héréditaires (ce qui serait injuste) et si elles étaient sexuées (autre injustice), alors Dieu serait misogyne, mais c’est une telle avalanche de conditionnels que c’est peu crédible. Il aurait fallu employer le mot « serait » au lieu de « est ».
• « Mais le diable, il ne l'est pas, ah. »
--> Pareil, il faudrait dire « à supposer que le diable existe ».
  Et puis pour la fable où c’est le serpent diable qui suggère à Eve de manger la pomme interdite, ce n’est pas un geste d’amitié ou d’amour mais une terrible vacherie pour qu’elle soit punie de mort.
  Et la punir, elle, n’est pas de la misogynie mais un truc personnel, rien ne conduisant normalement à maudire les descendantes, naissant innocentes a priori (à débattre, pour le moins).
  Bilan : je trouve que c’est une très mauvaise chanson (à musique pas jolie, qui plus est), et si le féminisme c’était cela, ce serait une mauvaise cause. Bref, les féministes devraient renier cette chanson pour être crédibles.
[Précision 17/12/2020 : l'amie qui m'avait indiqué cette chanson (après m'avoir dit qu'Anne Sylvestre était féministe) précise que cette chanson n'est pas l'exposé du féminisme en question mais une sorte de "sketch de cabaret" où pour rire elle joue à "la sale gamine effrontée", à souvenirs bibliques très flous. Cela expliquerait effectivement les erreurs lourdes, mais je ne suis pas convaincu que cela serve la cause féministe, d'apparence présentée comme aberrante.]

Ecriture inclusive anti-égalité (14/02/2021)
  Finalement, je trouve l’écriture inclusive (« rats et souris blanc·he·s ») à tort sexiste, tout au contraire de « très louable car antisexiste ». En effet, pour abolir la prétendue « supériorité du masculin sur le féminin », il suffirait d’abolir ces genres, pour avoir tout neutre. Ainsi « il » masculin et « elle » féminin pourraient être remplacés par « ol » neutre, tant pour rat et souris, mur et table, homme et femme.
  Enfin, quand on disait « il pleut » ou « il était une fois » ou « il y a deux jours » : rigoureusement aucune affirmation de masculinité dans ce « il », sauf chez les grammairiens d’autrefois qu’on peut mettre maintenant à la poubelle. Donc « il » deviendrait neutre, « étudiant » concernerait autant des hommes que des femmes, etc. « Qui étudie » se dirait « étudian », neutre, et il n’y aurait pas à définir un autre mot pour un volet féminin à cela puisque la loi française (dans les années 1990-2010 ?) est devenue l’égalité homme-femme*, donc ajouter un volet féminin serait sexiste anti-égalité.
(* : voir lois et décrets anti-tchador anti-burka anti-burkini etc. pas anti-kippa mais c'est une autre histoire : la domination juifo faisant à tort hurler à l'antisémitisme à la moindre objection)
  Ce serait le total opposé d’un triomphe des machos clamant la supériorité du masculin sur le féminin. Au contraire, leur label fièrement mâle « étudiant » serait totalement teinté/« contaminé » de féminité, « un étudian » étant devenu une femme, possiblement, à leur grand dam. Et ils hurleraient qu’on en vienne à dire, comme je le souhaite, « le femme de ce blond lesbien, il porte un jupe » (tout neutre sans définir le genre masculin des mots). Et ce serait aussi le total opposé d’un triomphe des ultra-féministes voulant dominance pareille des femmes. Ce serait un milliard de fois plus simple que l’écriture inclusive (imprononçable, très lourde et ultra-sexiste-pro-femmes), pour pareillement abolir la règle choquante en grammaire de « supériorité » du masculin sur le féminin.
  C’est comme l’interdiction des statistiques ethniques (étant illégale une affirmation comme « 80% des délinquants sont noirs ou arabes », étant classée raciste cette scission de tous en groupes racistes), il devrait y avoir interdiction des statistiques sexistes (équitablement, il devrait être illégal de dire « les femmes gagnent en moyenne 30% de moins que les hommes à poste identique », étant classable sexiste cette scission de tous en groupes sexistes). Dans le nouvel esprit « tous et toutes pareil(le)s sans groupage sexiste », le genre des mots devrait disparaitre, tout devenant neutre, en s’inspirant par exemple de la langue anglaise assez claire sans cette particularité compliquée, grâce à des adjectifs/articles/pronoms neutres invariables (même s’il reste en anglais quelques anomalies comme les pronoms genrés pour la 3e personne du singulier, le classement féminin d’avion et bateau, etc.).

Débat sur l’écriture inclusive (18/02/2021)
  J’ai entendu aujourd’hui à la télévision deux nouveaux éléments concernant l’écriture inclusive :
1/ Plusieurs municipalités installent des panneaux de signalisation en écriture inclusive (illisible oralement), écrivent ainsi leurs bulletins municipaux (parlant par exemple de « les conseiller·ère·s municipaux·ales », à lire oralement comment ?), le site de la chaîne publique France 2 est entièrement en écriture inclusive même si décommandée par le premier ministre en 2017 (et condamnée par l’Académie Française), certains professeurs universitaires (à Sciences Po, Lyon 2, etc.) refusent de corriger les copies qui ne sont pas écrites en écriture inclusive, et répondent aux E-mails par un refus de répondre (au contenu) tant que la question ne leur est pas posée en écriture inclusive.
2/ 60 députés ont déposé hier une proposition de loi interdisant l’écriture inclusive dans les documents officiels. L’un d’eux, le député LaREM de l’Indre François Jolivet, signale que le problème de l’écriture inclusive concerne l’apprentissage de la lecture, l’accessibilité de l’écrit aux dyslexiques (et dyspraxiques etc.) aussi, l’incompréhension des étrangers francophones n’ayant pas appris ainsi. Ursula Le Menn, porte-parole de « Osez le féminisme » répond que sans écriture inclusive, les femmes sont exclues de la pensée.
   Personnellement, je suis d’accord pour condamner l’écriture inclusive dans les documents officiels, pour virer instantanément les fonctionnaires à pouvoir exigeant l’écriture inclusive sous peine de sanction (paf : retour dans leur gueule, virés !). J’ai développé dans l’ajout précédent ma solution (genre neutre généralisé à l’anglaise) pour supprimer la très contestable règle « le masculin prime sur le féminin », ma solution me semble un milliard de fois préférable à l’écriture inclusive. Mais ce n’est que mon opinion, « mon vote » s’il y avait référendum, tout en sachant que les décisions sont prises ailleurs, obéissant notamment aux minorités dominatrices et vociférantes.
   Autre piste que j’envisage : le genre autrefois dit masculin pour les mots (comme mur, rat) serait appelé genre bleu et le genre autrefois dit féminin pour les mots (comme table, souris) serait appelé genre rouge. A titre d’anecdote, on signalerait qu’appartiennent au genre bleu « homme » et « eau froide », appartiennent au genre rouge « femme et eau chaude ». La supériorité grammaticale du bleu sur le rouge (pour les accords ou pronoms concernant les deux à la fois) serait une convention arbitraire totalement dénuée de signification, ne signifiant nullement que mur est supérieur à table ou que homme est supérieur à femme. Ce serait une bonne solution, sauf que… à quoi sert ce classement des mots en bleu ou bien rouge (voire les deux pour après-midi ou oasis) ? à rien de rien (qu’une usine à gaz pour faire des erreurs prétendues fautes par les oppresseurs officiels) ? Oui, hélas, c’est pour ça que je suis d’avis de supprimer le genre des mots de la langue française, donc tout neutre, j’y reviens.
   Evidemment, ça ferait une évolution majeure de la langue française, et les poèmes d’autrefois rimant en formes féminines (comme « rose… éclose ») ne seraient plu’ d’actualité, mais classés « vieilli », « vieux français », comme le poème moyenâgeux "La complainte du pauvre Rutebeuf" que j’ai étudié au lycée, avec la vieille tournure « l’amour est morte », qui ne correspond pas à l’usage moderne mais ce n’est pas grave.
   Je suis en total désaccord avec le journaliste Marc Menant qui disait qu’il ne faut pas toucher à la langue française, "splendeur formant quintessence de l’esprit humain" (ou des mots de ce genre). Moi je trouve cette langue toute pourrie, compliquée pour rien et pas claire du tout sur des mots très importants, j’aurais préféré être éduqué en espéranto ou peut-être pinyin (chinois alphabétique), l’anglais est moins mal que le français mais plein d’irrégularités pour rien aussi et avec voyelles imprévisibles non phonétiques.

Extrême logique (23/02/2021)
  Puisque le nouveau dogme français est l’égalité homme-femme, j’en déduis qu’il n’y a pas en grammaire française moderne à définir un féminin comme différent du masculin puisque c’est la même chose. On dirait donc « il y a 2 jours ce dame portait un jupe », exiger des féminins serait sexiste contrevenant au dogme d’égalité.
   Toutefois, des féministes avant de voir leur groupe sexiste disparaître, pourraient hurler : non, il faut dire « elle y a deux joures cette massieur portait une pantalonne », exiger des masculins serait sexiste contrevenant au dogme d’égalité.
   Pour choisir entre les deux, je vois deux bonnes logiques, quoique opposées :
M+/ Beaucoup de formes neutres (« il y a », « il pleut », « il faut », etc.) étant anciennement masculines, passer tout à l’ex-féminin ferait des changements beaucoup plus lourds, plus malcommodes, que tout passer à l’ex-masculin.
F+/ Plutôt que de tirer à pile ou face entre les deux possibilités, il est mieux de choisir en forme d’équilibre réparateur : l’ex-masculin a dominé pendant mille ans, maintenant au tour de l’ex-féminin de dominer pendant mille ans. Rendez-vous en 3021 pour en rediscuter, si cette langue existe encore (sans doute pas).
   Le choix pourrait être décidé par référendum. Qu’il y ait davantage de votantes que de votants n’est pas une objection puisque l’égalité est le dogme, ne permettent pas la prise en compte de ce comptage, illégal car sexiste.

Compléments sur l’écriture inclusive (26/02/2021)
1/ J’ai aperçu un cas étrange d’écriture inclusive : « chér·e·s » pour « chers ou/et chères », bref l’accent marqué sur la partie prétendue commune ne correspond ni à l’un ni à l’autre. Ce serait à apprendre par cœur, couche supplémentaire dans l’usine à gaz de l’orthographe française, je juge ça comme une calamité. Et ça semble réservé aux lecteurs connaissant les mots en question, rendant quasi impossible l’écriture/lecture de mot inconnu (seulement entendu/lu), c’est un surajout au caractère anti-phonétique anti-simple de la langue française (qui était déjà calamiteuse en la matière).
2/ Dans un débat féministe sur chaîne C-News, entre 3 femmes (et 1 homme se taisant, écrasé) il était dit que pour prétendre à une promotion de carrière, les femmes se demandent toujours (de par leur éducation les rabaissant à tort) si elles sont au niveau requis, alors que les hommes ne se posent pas la question s’estimant naturellement capables. Aucune objection à cela n’était émise. Moi je trouve que cette affirmation est du sexisme atroce, et l’affirmation est fausse, c’est une aberration d’élite prétendant à tort à la supériorité intellectuelle. C’est aussi choquant qu’en matière de racisme : « les arabes sont des voleurs, les noirs sont fainéants, les blancs se croient supérieurs »… ce n’est pas de la réflexion sérieuse, c’est de la généralisation puérile, imbécile de la part d’adultes. Je n’ai jamais postulé à promotion, et je suis un homme, donc ce que racontent ces dames généralisant de manière absolue est faux, elles feraient mieux de se taire que de balancer de telles conneries, présentées comme pensées supérieures d’expertes méritant médiatisation.
3/ Un cas étrange a été cité, l’argot connard·asse·s. En pratique, j’ai du mal à comprendre, la personne découvrant cette écriture sans connaître les mots sources ne pouvant pas imaginer où commence la version féminine en asse : conasses ou connasses ou connarasses ou connardasses ? Grande complexité totalement inutile, la déclarer obligatoire serait une honte, selon moi.

Madame Wang (27/02/2021)
   J’ai entendu l’autre jour à la télévision une nouvelle surprenante, un peu détaillée sur Internet ( https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-etoile-du-jour/un-chinois-condamne-a-verser-50000-yuans-a-son-ex-femme-pour-les-taches-menageres-effectuees-durant-leur-mariage_4292359.html ). A l’occasion d’un divorce, une Chinoise a vu son mari condamné pour lui avoir laissé faire toutes les tâches ménagères alors que lui partait au travail sans s’occuper de rien. Je vois plusieurs points très contestables à cela :
1/ L’article confirme que Madame Wang était épouse au foyer pendant que son mari était employé, c’est là un partage équitable me semble-t-il : l’un des conjoints effectue un travail professionnel pour apporter de l’argent au foyer, l’autre conjoint effectue des tâches domestiques. Si le juge estime ensuite que le travailleur doit rembourser financièrement les tâches domestiques, à mon avis l’épouse au foyer devrait pareillement rembourser l’argent/nourriture/vêtements etc. qu’elle a acquis avec l’argent de son mari, ça semble idiot puisque c’était équilibré et choisi ainsi, sans motif de punition unilatérale a posteriori. Comme en France, la pourriture des juges intouchables les autorise à décider n’importe quoi, mais c’est très injuste, contraire total du principe de justice, et j’exigerais moi que ce juge rembourse ses salaires indus depuis son entrée en fonction. Note : ce que je dis n'est pas misogyne : ce n'est pas toujours la femme qui est au foyer quand l'homme est au travail, en effet j'avais des collègues dont l'homme était technicien à petit salaire et la femme cadre à grand salaire, quand ils ont émigré au Canada où elle avait trouvé un emploi (encore davantage payé), lui acceptait de devenir homme au foyer, ça existe.
2/ Il faudrait savoir si les tâches domestiques étaient exigées par le mari ou si c’était une volonté de l’épouse maniaque et « à désir d’enfant » : elle n’aurait pas à facturer ce qu’elle a fait sans aucune demande du payeur final, comme racketté a posteriori sans contrat l’ayant engagé sur ce plan. Enfin, j’ignore les détails des contrats de mariage chinois, mais il n’y a pas évidence générale, en la matière. Les féministes crient n’importe quoi (avec complicité des journalistes), mais c’est injuste.
3/ (1+2) Moi-même, je suis maintenant en invalidité pendant que mon épouse travaille, mais je ne fais pas grand chose comme tâches ménagères. Pour le repssage ou l'aspirateur quotidien, je dis "pas besoin", mais ma femme exige que ce soit tout super impeccable façon vie de princesse, alors elle le fait. On pourrait embaucher une femme de ménage pour faire ça, mais mon épouse préfère garder l'argent pour nous (que pour l'employée, le gouvernement, la Sécu), c'est son choix, pas mon exigence du tout. Je ne suis pas condamné, heureusement, mais si je l'étais un jour façon Wang, ça me paraitrait immensément injuste.

Interview de ministre (08/03/2021)
  Sur chaine LCI j’ai entendu hier (en grande partie) la longue interview (émission Le Grand Jury) du la ministre de l’égalité hommes-femmes et de la lutte contre les discriminations, Elizabeth Moreno, qui rappelle à tout bout de champ qu’en tant que femme noire, elle est extrêmement victime de discrimination. Ce qu’elle a dit sur l’égalité Hommes-Femmes m’a consterné, tant ça me parait stupide, et ayant le pouvoir :
– Elle rappelle qu’est scandaleux le fait que les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes à poste égal. (A mon avis : cela relève des statistiques sexistes, qui devraient être illégales au nom de l’égalité, tout autant que les statistiques ethniques pouvant montrer davantage de délinquants dans telle sous-catégorie. La donneuse de leçons est la première coupable, mais comme elle est stupide, elle ne s’en rend même pas compte, et les journalistes sirupeux face aux célébrités ne lui rétorquent en rien. A mon travail, c’était le contraire : les femmes gagnaient davantage que les hommes à poste égal, à cause de ces injonctions stupides à l’égalité globale, oubliant qu’il y avait pénurie en électroniciens, postes avec très peu de candidates, et pléthore de biologistes, postes à candidates très majoritaires. Le classement sexiste embrouille tout et conduit à l’injustice, je ne dis pas bravo, je condamne. Par ailleurs, à mon boulot suivant, deux techniciennes dans une équipe de 4 personnes sont tombées enceintes à un mois d’intervalle, posant d’énormes soucis de remplacement à ces postes hyper-spécialisés, et les remplaçants formés finalement ont dû être virés au retour post accouchement (ou accouchement + congé parental pour l'une je crois), je comprends que ce n’est pas confortable pour l’employeur, qui peut favoriser les employés ne posant pas ces problèmes. Quant à dire qu’il faut bien faire des enfants pour assurer la survie de l’espèce, c’est un faux argument xénophobe : l’humanité est en surpopulation chronique et les frontières repoussent méchamment les étrangers non-Européens qui voudraient remplacer ici les décédés ou retraités. Par ailleurs, il me semble que les femmes parmi mes collègues faisaient passer leurs enfants avant le travail, ce qui n’était pas le cas des hommes parmi mes collègues, et je relie ça au « désir d’enfants » spécifiquement féminin à ma connaissance, sauf cas rare aperçu à la télé, de femme virile ne voulant pas d’enfant ou d’homme efféminé voulant enfant. Les statistiques par genre effacent cette analyse fine qui serait juste, attribuant à tort au sexisme ce qui pourrait être pertinence professionnelle. Comme souvent, c’est celui qui crie le plus fort qui se donne raison, et les féministes comme cette mauvaise ministre en sont un exemple presque caricatural.)
– Elle est d’avis que l’écriture inclusive avec point médian va dans la bonne direction, de ne pas oublier les femmes. (A mon avis : cela rend illisible l’écriture, immensément complexifiée pour aucune bonne raison, on ferait mieux de supprimer le genre des mots, pas besoin de classer un rat femellle en masculin et une souris mâle en féminin, l’idiotie gouverne, sévèrement, punissant pour « fautes » les esprits logiques, c’est très lamentable, et très fier, à tort.)
– Elle est d’avis qu’il ne faut quand même pas aller jusqu’à interdire les deux prix distincts « meilleur acteur, meilleure actrice », dans les festivals de cinéma ou théâtre. (A mon avis, c’est simplement incohérent, c’est du sexisme actif, voulant toujours davantage de pouvoir pour les femmes, mais sans perdre celui obtenu par privilège sexiste, c’est incohérent une nouvelle fois. Si l’égalité était la vraie loi, tout au contraire, il n’y aurait plu’ ces prix séparés, ni sports masculin/féminin séparés mais tout mixte, vestiaires mixtes, douches mixtes, non ? alors on nous raconte des conneries énormes, avec ces affaires d’égalité menteuses.)
– Elle est favorable aux quotas avec discrimination positive, voulant non seulement 50% de femmes dans les conseils de direction (ce que la loi a récemment imposé, et réussi grâce à menaces financières énormes) mais aussi dans les conseils d’administration et partout. (A mon avis : et des quotas de 50% de Noirs, 50% d’Arabes, 50% d’handicapés physiques, 50% d’handicapés mentaux, etc. ? C’est idiot, oui, absolument, mais vociféré sur ton donneur de leçons, contre la prétendue méchanceté mâle [et/ou blanche, etc.]. Sexisme actif, inéquitable, échappant à l’accusation de haine parce que c’est au pouvoir, payé par nos impôts, réquisitionnés sous la menace. Affligeant.)

Sexisme inverse anti-mâle (12/03/2021)
   Récemment, pour la journée de la femme 2021 (8 mars), passait à la télévision une publicité avec un texte lu par « l’artiste » Grand Corps Malade, qui m’a choqué. [https://www.youtube.com/watch?v=-genfa7gTH8 avec paroles du titre « Mesdames » à https://www.youtube.com/watch?v=PvyzOQ5r3pQ ]. De mon point de vue, il s’agit d’un homme disant bizarrement (sans explication aucune) des paroles féministes extrémistes sexistes anti-mâles (un peu comme quelques lesbiennes fanatiques, à la Alice Coffin).
  Le mot qui me choque est « la gent masculine qui parle fort ». C’est faux : peut-être qu’il y a 70% d’hommes parlant fort et 70% de femmes bavardes pipelettes, et alors ? Pourquoi oublier les 30% de silencieux ? Ça n’autorise pas à généraliser à 100% façon racisme/sexisme (« groupisme » de manière générale). La généralisation abusive est une faute logique et morale. Ce serait comme dire que les hommes sont grands et les femmes petites, peut-être en moyenne mais il faut dire qu’on parle de moyenne pas essentialiser du tout, comme si une femme grande était virile ratée et un homme petit était une femmelette un raté, c’est odieux, trainable devant les tribunaux à mon avis, pour mensonge insultant assimilable au principe raciste (qui dirait par exemple qu’un arabe non voleur est possible mais il s’agirait d’un anormal raté ! racisme pur et dur, horreur).
  Certes, les lois sont tellement pourries en république française qu’il y a peut-être légalement une exception pour la « licence artistique » (droit à dire des conneries si c’est prétendu « art » ?), mais je dénie que ce texte pourri soit beau (il n’a rien de rien d’artistique selon moi), et cette exception est mensongère : un chanteur qui plaisanterait sur les fours et les Juifs serait trainé devant les tribunaux et verrait sa carrière ruinée à jamais, donc on nous ment, partout. A mon avis, il n’y a rien à comprendre, aucune cohérence, seulement une sale domination de groupes (ou groupuscules), écrasant la masse silencieuse.

Mariages (09/04/2021)
   L’autre jour, la politicienne socialiste ex-journaliste Audrey Pulvar disait quelque chose comme « à une réunion sur le racisme, les blancs doivent se taire, comme à une réunion (LGBTQ+ ?) sur les discriminations homophobes, les hétérosexuels comme (elle) doivent se taire ».
  Pour pousser cette aberration jusqu’au bout, je lui répondrais :
– Hé, individu A. Pulvar, le dogme devenu dominant (par pression de ton camp se disant progressiste) étant l’égalité homme-femme (prétendue), de quel droit te dis-tu hétérosexuelle, discriminant les femmes en préférant les hommes ? N’est-ce pas honteux ? Et les lesbiennes discriminant les hommes en préférant les femmes, pareil ! Et les hommes gays en sens inverse : pareil ! Si l’égalité homme-femme était la loi (sans bla-bla menteur), hétérosexualité et homosexualité seraient interdits, avec bisexualité obligatoire ! (Et les sports/vestiaires/toilettes non mixtes seraient interdits). De même le mariage d’un homme avec une femme serait interdit : l’homme n’a pas le droit de choisir une femme en refusant un homme, la femme n’a pas le droit de choisir un homme en refusant une femme. Pareil en mariage homosexuel. Dorénavant (si cette égalité homme-femme n’était pas un super-mensonge très idiot), il ne pourrait plu’ y avoir mariage qu’entre à la fois deux hommes et deux femmes, bisexuels tous. Est-ce cela que tu veux, fière donneuse de leçon ?
  (Je n’ajoute pas « connasse », pas à haute voix, comme avec les très fières ministresses ès-égalité Schiappa et Moreno ; à mon avis, le problème n'est pas la bêtise type handicap mental méritant d'être plaint, il est une fierté atroce en clamant des stupidités totales et diabolisant les objections, en cachant les raisons : antimusulmanes, antislamistes, anti-Hamas, pro-Israël, cf. loi en préparation 2019+ pour criminaliser l'antisionisme et multi-condamnation du comique antisioniste Dieudonné pour le faire taire au "Pays de la liberté d'expression").

Pseudo-qualités clamées (10/05/2021)
  Une publicité Allways (dont la vidéo Youtube est intitulée « un don manqué », https://www.youtube.com/watch?v=2E6rt-tLsy4) exprime le drame vécu par les jeunes filles n’ayant pas assez d’argent pour s’acheter des serviettes périodiques leur permettant d’aller à l’école même pendant leurs règles. (Il me semblait que les infirmeries scolaires ou assistances sociales en fournissaient gratuitement, mais je ne garantis rien.) L’argumentaire martelé (avec silences sur ton grave) est tout ce qui est dramatiquement MANQUÉ par cette absence scolaire subie : apprendre tellement de choses à l’école, amitié, confiance en soi, découvrir qui on est vraiment…
  Ce seraient donc les qualités supérieures pour une jeune fille. Donc prétentieuse, sociable, dominatrice, nombriliste. Je ne suis pas d’accord. C’est du psychologisme autosatisfait, mais à mon avis les qualités féminines (de Patrycja idéale) sont exactement inverses : humble, solitaire romantique, dominée, oublieuse d’elle-même.
  C’est ma vieille explication « ʺhumains dragonsʺ et ʺhumains tortuesʺ » : les femmes dragons clament que pour être une femme bien il faut être une femme dragon, alors que les hommes préfèrent les femmes tortues.

Mauvaise pub encore (12/07/2021)
  J’ai revu une publicité (pour je ne sais plu’ quoi) qui me déplait : « la parité en entreprise… » dit une formatrice super-chic, avec une grimace soupirante et l’image d’après montre qu’elle s’adresse à des formés tous hommes barbus (vautrés sur des chaises comme inactifs jambes écartées pénis en avant fièrement, filmés en contre-plongée), démentant totalement ce qu’elle dit (respecter tout autant la place des femmes dans l’entreprise). Je comprends ça comme : « oui, il faudrait absolument la parité homme-femme dans l’entreprise, hélas ce n’est pas du tout respecté avec énorme domination masculine quoi qu’on cherche à expliquer, hélas ! ». Suis-je impressionné par ce message ?
  Pas du tout : je trouve ça idiot, presque criminel. En effet, il y a des métiers essentiellement masculins MAIS il y a d’autres métiers essentiellement féminins, ça n’a aucun rapport avec le couplet habituel, dit féministe, selon lequel, dans cette société odieusement paternaliste, les hommes dominent et travaillent, reléguant les femmes aux tâches domestiques méprisées, tellement injustement… Dans l’entreprise où je travaillais (comme dans mes études de technicien laborantin), il y avait environ 90% de femmes/filles, et alors ? Les quelques hommes/garçons étaient en minorité mais nullement hurlant sexistement contre la domination féminine qui serait scandaleuse. Aucune importance qu’un employé (ou collègue d’études) soit homme ou femme, affirmer scandaleux qu’il soit de tel sexe est de l’hystérie sexiste, se prétendant faussement antisexiste quand les hurleurs sont des femmes. C’est très moche, intellectuellement (idiot) et moralement (injuste).
P.S. (13/07/2021) Revu encore, c’est la pub B&B Hotels : https://www.youtube.com/watch?v=JOQYj2yEO2U

Loin des rêves (31/07/2021)
  Je crois me souvenir de paroles très déplaisantes dans le film « Grease » (de fin 1978, 1979 peut-être en France pour le grand public), dont je n’ai vu que des extraits, des adolescentes voulant savoir si tel garçon était intéressant pour devenir petit ami demandaient « does he have a car ? » (est-ce qu'il possède une bagnole ?), voulant un riche, ce qui est sans équivalent côté masculin regardant les filles. Encore une fois, le dogme moderne occidental sur l’égalité hommes-femmes serait idiot.
   Google traduit les paroles de cette chanson « Tell me more » : « L'amour cet été m'est tombé dessus/L'amour cet été est si vite venu/(…) un garçon qui me plaisait/ Les jours d'été passaient et quelles nuits ces nuits d'été !/ Dis m'en plus, dis m'en plus/Est-ce que vous êtes allés très loin ?/ (…) Est-ce qu'il a une auto? (…)/Il faisait son cirque et se pavanait/ Quelque chose a commencé et quelles nuits ces nuits d'été (…)/on a flirté pendant des heures/on est rentrés de bonne heure/Amour de vacances, aucune importance, mais quelles nuits ces nuits d'été !/(…) Ton gars m'a l'air d'un dragueur (…)/Combien il a dépensé ?/(…) Puis un jour l'été a fini (…)/C'est devenu plus froid, c'est là que ça s'arrête (…)/Rêves d'été déjà effacés, mais... Quelles nuits ces nuits d'été ! (…) » (traduction par Bananappel, un peu corrigée par moi là où ça semble un contresens conduisant à vérifier le texte anglais).
   Oui, ça confirme que l’attrait masculin repose sur deux choses, selon les jeunes filles qui chantent : il doit se pavaner comme coq dominant, être riche et dépenser beaucoup (donc être très riche). A un tel homme, elles se donneront ? elles me semblent comme des putes, des salopes, bestiales choisissant le loup vainqueur des combats mâles pour la domination (« prince charmant »)… Aucun rapport avec l’approche mâle choisissant la plus jolie douce et humble (« mignonne bergère »).
   Par ailleurs, je note l’infidélité revendiquée, « aucune importance, rêves effacés », qui me choque (comme acte de violence via abandon de personne séduite) mais c’est certes dominant chez les jeunes depuis cette époque, avec massacre des bébés engendrés au moyen de l’IVG de confort. Affreux.
  J’imaginais que la féminité était douce sensibilité, loin des grognements masculins la bave aux lèvres (chez beaucoup, pas moi), mais le spectacle est très différent de cette idée, fausse hélas – hors Patrycja, ma copine imaginaire, ayant choisi comme ami le plus gentil du monde (doux, protecteur), peu importe l’argent, et sans sexe, sans abandon.