« JOURNÉE DE LA FEMME » LUE À L’ENVERS
8 Mars 2012, par A. Taunair

   Je ne suis pas d’accord avec ce qui se dit, ce qui se répète dans tous les médias, je vais expliquer pourquoi. C’est « révolutionnaire », comme d’habitude quand je pense (sous antipsychotiques).

Contexte
   Hier, une collègue a envoyé un mail « Demain, Journée de la Femme, Messieurs amenez-nous des roses ! ». Et un collègue a répondu (ironiquement) des propos méprisants et faisant semblant de menacer de violences conjugales. Moi, homme peut-être anormal, j’ai répondu à ce mail-là en disant que je n’étais pas d’accord pour frapper, que je préférais les femmes aux hommes, quoique « chacun ses goûts » (le collègue confirmant bien sûr ensuite qu’il avait dit ça pour rire). Je cite ça en prélude pour expliquer que je ne suis pas macho, mais je suis blessé par les accusations féminines injustes. Chez moi, mon épouse fait (comme la moyenne nationale paraît-il) 80% des tâches parentales et ménagères, ce qui est dit un scandale. Je ne suis pas d’accord sur ce statut de scandale, mais pas du tout pour raison machiste.
   Il est dit aussi que les femmes sont moins payées que les hommes à travail et compétence et expérience égales. Certes, les femmes ne peuvent pas rentrer à la maison « à point d’heure », à cause des tâches parentales et ménagères, ce qui ramène au point précédent. Je montrerai que c’est plus compliqué que cela, et (à mon avis) injuste de manière différente du discours médiatique féministe.

Malentendus sur les salaires
   Est-ce un scandale si, en moyenne, les blonds ou les yeux bleus gagnent davantage que les bruns ou les yeux noirs ? (à compétences égales etc.). Je dis non, je dis que je m’en fous. Si c’est au mérite, la moyenne sur un critère extérieur n’a aucune importance.
   Je trouve détestable la logique groupiste (ou raciste, le principe de généralisation abusive est le même), comme celle qui punit financièrement tous les jeunes conducteurs mâles célibataires, au lieu de seulement ceux allant en boîte (au risque de se crasher au retour). Un employeur est ainsi moche s’il dit implicitement « je ne vous donne pas ce haut-job pour la seule raison que vous êtes une femme (même ménopausée sans risque de grossesse, je m'en fous, la femme doit être punie, la Bible l'affirme) », mais ce n’est pas une raison pour faire pareil en face : « quelles que soient les performances personnelles, la moyenne de salaire des femmes doit être égale à celle des hommes. » Non, cela pourrait être dans un sens ou son opposé (moyenne femmes > hommes, pour qualité d’application ou autres), ça n’a aucune importance pour moi.
   Dans l’entreprise où j’étais en 1985, le syndicat protestait ainsi pour la parité des salaires (« femmes sous-payées ! »), alors que – seul homme de mon service – j’étais le moins payé, malgré de bonnes performances reconnues. En fait, c’était un malentendu : dans mon service biologiste, il y avait 95% de femmes mais pléthore de candidats donc salaires bas (avec micro-différences selon l'ancienneté et les aléas d'évolution du salaire d'entrée) ; dans le service en face, électronicien, il y avait 95% d’hommes et grand peine à trouver des candidats, donc salaires élevés : la différence hommes-femmes n’était pas entre hommes et femmes intra-service mais entre biologistes et électroniciens inter-services. Le groupisme sexiste conduisait à une erreur de diagnostic, et s’il y a eu des actions entreprises, en promotions féminines favorisées, masculines pénalisées, c’est plutôt injuste (pour ceux voulant des promotions).
   Les femmes de moins de 50 ans, pour un employeur, sont moins fiables en ceci qu’un congé maternité probable ou possible (+ congé parental éventuel) annonce une discontinuité de service. Cela suffit à créer un différentiel objectif. Le recrutement de remplaçant, sa formation au poste, son manque de performance faute d’ancienneté dans le poste, tout cela a un coût. Et les hommes n’ont pas de (long) congé maternité, c’est la nature (jusqu’à présent). Je ne dis pas que cela rend juste la différence, ça la rend simplement compréhensible. Maintenant, cela peut être effectivement compensé, par de la « discrimination positive », comme il y a des lois pour favoriser l’emploi des handicapés.
   En conséquence, je ne suis choqué ni par la différence de salaire moyen, ni par les mesures favorisant autoritairement les femmes. J’entends ces points, mais je ne vois scandale ni d’un côté ni de l’autre. Les féministes et les machos, en guerre, ne semblent pas envisager ma position comme possible – ils se ligueront sans doute pour me taper dessus.

Le problème de l’esclavage
   Ce mot d’esclavage dans le titre renvoie à une caricature célèbre : un homme et son épouse travaillent, la femme fait deux journées en une (travail professionnel rémunéré + travail domestique d’esclave), quand l’homme rentrant du travail ne connaît que son fauteuil, son journal ou la télé. Scandale ? Attendez… je vois deux cas totalement opposés :
1/ L’esclavagiste : le mari exige des costumes impeccables mais refuse de toucher la machine à laver, l’égouttoir, le fer à repasser, il exige des mets délicieux mais refuse de faire la cuisine, il exige une vaisselle parfaite mais refuse de faire la vaisselle, il exige une maison impeccable mais refuse de faire le ménage, il exige que ses enfants soient bien suivis mais refuse d’assurer les actes liés, il refuse d’employer des aides ménagères pour préférer se payer le football, l’alcool et la grosse auto.
2/ Le rêveur : le mari est indifférent aux plis de vêtements, à la poussière par terre, il fait un peu la cuisine, il fait la vaisselle grossièrement, il ne souhaitait pas d’enfant, il n’aime pas le sport ni l’alcool ni l’automobile, ni l’ambition, ni le luxe. Sa femme exige d’avoir des enfants, exige une maison impeccable, une vaisselle super-parfaite. Elle hurle que son mari ne fait pas 50% des taches parentales et ménagères (qu’il ne demandait pas), et il en fait 25% (seul, il aurait fait 5% de ce total, jugé inutile). Elle n’embauche pas d’aide ménagère car son mari ne gagne pas assez, ce qu’elle lui reproche. Oui, c’était plus simple au temps de l’esclavage…
   L’Athènes ou Rome antique : les hommes étaient oisifs, les femmes aussi, les esclaves assuraient maison impeccable, vaisselle parfaite, soins aux enfants, etc. Mais l’esclavage a été aboli, le problème est (j’imagine, délire) que les femmes ont voulu continuer à être princesses maîtresses de domestiques, donc elles se mariaient aux riches, devenaient femmes au foyer et commandaient les employés de maison. Pour devenir riches, les hommes pratiquaient la logique commerciale : sous-payer les fournisseurs et employés, surfacturer les clients, pour une fortune transmise aux enfants, l’horreur du monde capitaliste était née.
   Je préfère une autre voie : pas besoin de maison fabuleuse, vaisselle miroitante, vêtements princiers, n’écrasons pas les autres et vivons frugalement, sans enfant (ça réduira un peu la surpopulation endémique dans le monde), je peux travailler à l'extérieur quand ma compagne reste au nid ou se promène. Si, par amour, j’accepte les enfants (vœu féminin) et si j'accepte que mon épouse veuille un travail professionnel alors que mon petit salaire suffirait à survivre à deux paisiblement, si je participe aux tâches en multipliant par 5 ce que j’aurais fait sans l’autre, je trouve profondément injuste qu’on me dise scandaleux de ne pas faire 50% des tâches ménagères. Je ne suis pas esclave, ma femme se fait esclave d’elle-même et voudrait m’imposer le même statut ? Pourquoi ne pas plutôt réfléchir et trouver conciliation ? S’il a neigé toute la nuit, avec un mètre de poudreuse dehors et que je ne tolère pas le moindre flocon dans les dix mètres devant ma porte (pour des raisons qui me regardent), je vais pelleter oui, tout seul a priori sans rien exiger d’autrui, et si ma femme vient m’aider un peu, je lui dirais merci avec un sourire, sans hurler qu’elle n’accomplit pas 50% de la tâche… Ça me paraît immensément évident, désolé.
   (Ce n’était pas du tout le message officiel « journée de la femme », mais il s’agit de ma réaction, anormale certes).



Malentendu sur le handicap : (10/03/2012)
Une lectrice (au moins) s’est sentie offusquée en croyant lire dans mes mots la confusion insultante « femme = handicapé ». C’est un multiple malentendu (merci de me l'avoir signalé) :
1/ Je connais l’origine machiste de cette confusion : la Bible dit que l’humain mâle est à l’image de Dieu, tandis que la femme est un sous-produit mineur, et qui doit être dominé parce que l’aïeule a paraît-il fauté (leçon "morale" archaïque disant crotte aux Droits de l’Homme affirmant que les enfants naissent innocents) : elle n’existe que pour enfanter et servir l’homme, pas du tout pour les tâches nobles. Je pense sincèrement que cette antique misogynie est une des raisons (avec l’esclavage, les génocides de Gomorrhe et Déluge) qui mériteraient de faire interdire la Bible. C’était peut-être la référence de Freud, pas du tout la mienne.
2/ Je disais avant-hier à une collègue tout le contraire d’une insulte misogyne : les hommes (mâles) ne servent à rien, puisque ce sont les femmes qui pérennisent l’espèce humaine, et la technique (les pompeux disent « technologie » pour faire savants) pourrait étendre aux humains la parthénogenèse insecte – multiplication féminine sans reproduction sexuée, in vitro par exemple. Les mâles s’éteindraient et ce ne serait pas une grosse perte à mon avis, ce serait même une cohérence améliorée – cela développe simplement le hurlement (de terreur) mâle dans le film « she’s having a baby » (quand la compagne s’annonce enceinte), ou les propos que j’ai entendus de tous les maris adoptants « on accepte cette adoption, c’est pas qu’on veut des enfants, nous, mais il faut surtout pas dire ça aux inspectrices psychologues, sinon elles refusent l’agrément et nos femmes pleurent, il faut faire semblant de vouloir nous aussi pleinement une famille infantile »… Bref, si ce sont les femmes qui veulent la pérennité de l’espèce, elles pourraient le faire sans nous, et nous égoïstes (ou/et amoureux), on s’éteindrait simplement, n’ayant été utiles que de manière dépassée, avant l’essor technique. C’est tout le contraire de l’insulte biblique, et c’est mon opinion sincère. Je ne dis pas ça pour rire, je le jure.
3/ Je maintiens mon idée que les fœtus n’incubant pas en étuve, les femmes ont besoin d’arrêt professionnel pour celles qui enfantent, et cela les pénalise professionnellement, d’où besoin de compensation, comme pour le handicap physique ou mental gênant la plénitude professionnelle. Attention au malentendu, je répète en clair : les femmes peuvent être physiquement et mentalement supérieures ou égales aux hommes, il se trouve qu’il y a un problème professionnel. Illustration : j’ai connu une candidate à promotion, seule femme parmi douze hommes candidats peut-être, petits chefs voulant devenir grand(e) chef, parmi des grands chefs tous mâles. Les pressions syndicales (et peut-être légales), envers la parité hommes-femmes parmi les hauts-salaires, ont pu « aider » à ce qu’elle soit choisie, elle. Deux mois après, elle annonce sa grossesse, et sa volonté de prendre un an de congé parental après. L’employeur a dû, de manière immensément inconfortable, rappeler un des rejetés au poste pour lui demander de le prendre finalement, temporairement, avant retour de la détentrice officielle – ce genre de mécanismes douloureux suffit à expliquer bien des choix masculins dans les promotions (et je ne suis pas ambitieux, je vois ça de l’extérieur). Ceci dit, avec une telle toile de fond (me paraissant évidente pour les gens de bonne volonté), je comprends que le dogme occidental est qu’il faut faire des enfants, et qu’il faut que les femmes travaillent professionnellement, donc les points négatifs contre la nomination féminine aux postes peuvent être compensés par des incitations fiscales, c’est très logique, ça ne me choque pas.
4/ Les lecteurs/lectrices attentives auront noté une contradiction : je ne souhaitais pas d’enfant, je préférais ma femme restant au foyer, pourtant j’admets la pression fiscale pour le travail féminin professionnel avec enfantement. La raison en est simple : même si ce n’est pas mon idéal personnel, c’est apparemment l’idéal majoritaire de la majorité de l’Humanité et de mon épouse, je l’admets tel – il ne me choque pas, d’ailleurs. Enfin, la situation est peut-être un peu plus compliquée, si on décode : j'ai ainsi entendu la télé dire que les associations de femmes demandent davantage de places en crèche, une journaliste demandant "pourquoi ce sont les mères qui le demandent et pas les pères aussi !", le journaliste homme s'excusant : "oui, les pères y viennent de plus en plus aussi"... Comme asservis à la dictature féminine, dont l'idéal serait l'égalité en travail professionnel et passion parentale ? En tout cas, ce point de vue est en passe de triompher, OK, pas seulement dans mon foyer.
5/ Ceci dit, j’émets une réserve sur un faux argument qui prétendrait me convaincre autrement : « il faut que nos femmes françaises travaillent et puis aient des enfants, pour assurer le maintien de l’économie française ». Non : la population mondiale explose, et il suffirait d’ouvrir les frontières pour que disparaisse le spectre d’une population active réduite à zéro. En ce sens, les lois natalistes me paraissent xénophobes (ou l’équivalent vis-à-vis de la non-Europe), disant une fois de plus, discrètement, crotte aux Droits de l’Homme qui affirment que les enfants naissent égaux.
6/ Si on émet des doutes sur ma dissociation femme/handicapée, car le personnage principal de mes rêveries romantiques est une handicapée mentale officielle... je peux expliquer, pas de problème. Elle est classée telle officiellement mais c'est injuste, elle est victime des médecins classant l'introversion en maladie mentale et des littéraires exigeant verbosité ampoulée et méprisant les dons mathématico-logiques. En philosophie, elle les a comme moi tous mis minables, elle a été punie, elle, la pauvre. Elle est supérieure à moi en ayant tenu bon avec son orthographe optimale alors que j'ai baissé mon froc pour avoir des bonnes notes dans un système pourri. Elle est brillante, injustement classée handicapée. Elle est faible et craintive, c'est pour ça que c'est "moi" qui vais affronter le monde extérieur pour la protéger, méritant pour cela son amour. Ça tient debout. L'instinct maternel casse cela, comme dans le film "Coal miner's daughter", où la douce jeune fille se mue en mère sévère beuglant des ordres toutes les trois secondes (certes pour que les enfants ne deviennent pas caractériels, c'est compréhensible, mais moche à mon goût)...
Bilan/ Non, les femmes ne sont pas handicapées, au contraire. Oui elles sont intrinsèquement défavorisées professionnellement. Les humains mâles pourraient disparaître je m’en fiche, les humaines assureraient seules la pérennité de l’espèce humaine (je ne dirai pas même « version bestiale » car la bestialité fait surtout penser au viol et aux meutes de supporters, mochetés mâles que je constate comme menaces autour). Mon idéal humain est un gars et une fille sans enfant, lui travaille pour petit salaire et elle est à la maison, ils vivent frugalement et sans enfant à jamais, cet idéal aurait moins de 0,1% des voix en France, j’en ai conscience, mais telle est mon idée personnelle, rêve intérieur, même si en pratique c’est ma femme qui décide (et j’ai de la chance qu’elle m’ait choisi, alors : shuuuut…).
PS. Une autre idée en me relisant : les femmes qui hurlent que leurs conjoints ne font pas 50% des tâches qu'elles exigent, cela peut expliquer hélas bien des baffes exaspérées (violences conjugales) et divorces, il me paraîtrait plus sain de remettre en question, dans l'éducation, l'idéal occidental de luxe petit-bourgeois (sans poussière et sans domestique). Envisager plutôt le partage des tâches : moins de revenus totaux, moins de surconsommation, moins d'épuisement, l'un assure le financement minimal nécessaire, l'autre les tâches ménagères (OU BIEN un second travail payant aide ménagère), c'est une forme d'équilibre, pas obligatoire mais possible voire plaisant.

(Je dis n'importe quoi, je rêve, c'est pas grave, ma femme va revenir, je vais devenir Papa, c'étaient les derniers mots – ou soubresauts – avant une nouvelle vie, sérieuse)

Ma faiblesse et ma malhonnêteté (13/03/2012)
    Mon texte ci-dessus a été qualifié de « peu argumenté » et « de mauvaise foi » par un ex-collègue ami. C’est troublant donc intéressant, j’examine ses objections :
– « Si les blonds sont mieux payés, ils ont des compétences supérieures ou à l’inverse sont victimes d’un problème de faciès. Cela me gêne dans les deux cas, ce qui n’est pas le cas de l’auteur. »
--> Ben, l’auteur moi s’explique :
. D’après mon expérience, la rémunération n’a aucune espèce de relation avec les compétences, aucune. Ce sont les plus grands menteurs qui gagnent des fortunes, versées par des conseils d’administration complices, eux-mêmes participant à des conseils d’administration pour renvoyer l’ascenseur. Un grand chef pharmaceutique peut ainsi clamer, et faire clamer à toute son entreprise, « tout pour la santé publique », en « oubliant » seulement que le meilleur moyen d’aider la santé publique serait de déléguer son poste à son second et consacrer son immense salaire à lui à l’embauche de 400 infirmières. Et « tout pour le client », en oubliant que son service marketing vise à saigner au maximum le client par le prix maximal acceptable sans renoncement à l’achat. Mais non, chut, que les petits inférieurs (ne sachant que vilement produire et analyser, et inventer) ferment leur g…, l’Elite possède l’exclusivité de la compétence. Ce n’est pas vrai, non. C’est l’ambition « écraseuse d’autrui » et le caractère de réciteur servile (pour les diplômes) qui amènent au sommet, je crois. Et des anormaux dans mon genre ont refusé les « études » et les promotions pour rester « en bas », comme les prêtres ouvriers, ça n’a aucun rapport avec la valeur intrinsèque.
. S’il est exigé que la moyenne de salaire des blonds soit égale à celle des bruns, il faut aussi qu’il en soit de même pour le port ou non-port de lunettes, pour les droitiers et les gauchers, pour les empreintes digitales lévogyres ou dextrogyres, pour le second orteil plus grand ou non que le premier, etc. Où arrêter le groupisme ? La seule solution que je vois à ce piège logique relève de « l’individualisme » (des rémunérations) : considérer chacun pour ce qu’il est, ce qu’il apporte personnellement, sans le juger comme représentant d’un groupe (des milliards de groupes étant définissables). [L'apport à l'entreprise, et la performance globale de l'entreprise, peut aussi compter, je ne parle d'individualisme que dans un sens partiel.]
. Pour l’affaire des blonds/yeux bleus, ce n’était pas complètement innocent comme exemple, mais relatif à un point entendu durant ma jeunesse : les immigrés très majoritairement bruns aux yeux noirs se sentent discriminés par rapport aux franchouillards, dont une partie est blonds aux yeux bleus ; les sudistes très majoritairement latins se sentent discriminés par rapport aux nordistes partiellement germains ou scandinaves. C’est entendu, mais ça ne me paraît pas légitimer la pénalisation de blond pour « faute d’être blond », ni légitimer la vérification de caractère « fausse blonde » des candidates à poste professionnel.
– « il explique ensuite la discrimination positive sans expliquer en quoi elle consiste ! »
--> Deux éléments de réponse :
. Bien sûr, ce n’était pas détaillé, car c’est un simple avis à partir de ouïe dire, pas un cours de droit listant les mesures officielles connues à la lettre près. D’ailleurs, ces mesures ne sont pas suivies selon certains politiciens au moins (« les lois sur la parité ont été votées depuis longtemps, mais il reste scandaleux qu’elles ne soient toujours pas appliquées ! »).
. La discrimination s’oppose à l’égalité des chances. Il s’agit de désavantager certains pour favoriser d’autres. C’est habituellement négatif, associé au « scandale raciste », mais il est proposé une forme « positive, pour la bonne cause », c’est à dire pour corriger activement des injustices qui perdureraient si on ne faisait rien de spécial (exemple : la misère des handicapés, physiques et mentaux). Je crois que ce concept est né aux USA, où l’université est à payer très cher par les parents, donc a priori les enfants de riches seront riches quand les enfants de pauvres seront pauvres (c’est ainsi aux Philippines, de même), alors le gouvernement donne des bourses aux descendants d’esclaves, refusées aux descendants d’esclavagistes, même si les enfants naissent innocents selon les Droits de l’Homme. Cette "correction à l'ordre naturel" est perçue comme un scandale absolu par le Ku-Kux-Klan, comme un idéal fraternel par des idéalistes, la majorité silencieuse oscillant entre les deux camps. Ça se discute, et je me plaçais là du côté idéaliste, je pensais que tout lecteur s’était posé la question personnellement, mais apparemment pas, OK. Je me demande pourquoi l'école fait ingurgiter des tonnes de frivolités inutiles (choux-cailloux, Molière, etc.) au lieu d'aider à réfléchir, mais bref, c'est un autre sujet.
– « Je ne vais pas traiter toutes les incongruités de ce texte. En bref, il y a beaucoup de faiblesses d'argumentation, mais je crois qu'il ne faut pas prendre trop au sérieux un texte provocateur de par sa mauvaise foi. »
--> Je n’ai pas perçu où était la mauvaise foi, nulle part il n’était affirmé le contraire de ce que je pense. Mon esprit est peut-être temporairement égaré, il est clairement anormal, mais ce n’était pas un texte malhonnête mensonger, non, pas du tout. S’il dénie le bon sens de la pensée dominante, il convenait d’expliquer en quoi ces dogmes (féministes affichés, machistes souterrains) ont raison, et je n’en vois toujours pas la trace, sauf caricature (« l’esclavagiste ») et amalgame aveugle. Je vois mon psychiatre ce soir, ça va aller.

Précisions (14/03/2012)
    (Je reste sous Abilify+Solian, avant arrêt du Solian prochaînement.) Si je relis mon texte pour améliorer sa force argumentaire, il faudrait que je clarifie :
1/ Salaires :
  a) je n’aime pas le groupisme en général
  b) illustration : le sexisme conduit parfois à des erreurs de diagnostic
  c) toutefois, les arrêts pour grossesses sont un problème professionnel spécifiquement féminin
  d) néanmoins, c’est compensable par discrimination positive
  e) certains haïssent cette discrimination positive, d’autres haïssent la discrimination qu’elle tente de réparer, moi je suis au milieu, comprenant les deux points de vue, prenant les coups des deux côtés, c’est pas juste.
2/ Esclavage :
  a) il y a des maris esclavagistes vis à vis de leur conjointe, c’est entendu, c’est moche, c’est très célèbre
  b) il y a des épouses auto-esclavagistes qui veulent que leurs maris partagent la moitié de l’esclavage, c’est pas joli, c’est jamais dit, jamais
  c) j’ai la naïveté d’espérer que les esclavagistes pourraient renoncer à leur projet dictatorial si on leur expliquait.
[Je précise que c’est virtuel, ma femme ne hurle pas, mais elle maugrée et me donne mauvaise conscience, mon esprit torturé complète douloureusement, en son absence qui plus est].

Autre complément, triste (15/03/2012)
   Quand je disais que l’esclavage par les épouses explique les violences conjugales, il fallait ajouter « certaines parmi les violences ». Il y a au moins deux autres cas évidents :
– Les violences gratuites, de pure méchanceté, ou de mépris machiste, avec ou sans alcool ôtant les barrières usuelles.
– Les réactions à hurlements non ménagers (exemple d’une chanteuse américaine, Rihana ou un nom comme ça, frappée par son conjoint alors qu’elle était en train de lui hurler après pour « crime » de réception de message d’une autre femme qu’elle).
  Le deuxième point est, je crois, un problème d’éducation, piège du dogme « ça ne pleure pas un homme » (maxime célèbre en Occident au moins, ce n’est pas seulement une chanson d’Herbert Léonard). Sous-entendu : un homme digne de ce nom doit écraser l’adversité sans se replier sur l’encaissement de la douleur (qui ferait de lui une « femmelette, très suspect d’homosexualité »), d’où les taux de suicides élevés chez les jeunes hommes, doutant d’eux-mêmes. Avec le même mécanisme pour les amoureux rejetés : « elle a eu raison de te jeter, puisqu’en souffrant, tu n’es même pas vraiment un homme à ses yeux, tu confirmes son intuition ». Injustice grave passée sous silence, celle-là aussi, beaucoup moins célèbre, moins médiatisée que les violences physiques subies par les femmes. Le triomphe féministe fait des dégâts (puisque le contexte est asymétrique, briseur d’hommes faibles), l’ex-triomphe machiste n’était pas la seule injustice, non.
  [Signé : une victime, ici post mortem peut-être]

Jeu de mots douteux (16/03/2012)
   Une nièce a mis un jeu de mots amusant sur Internet. Pour montrer à ses élèves la force de la ponctuation, un professeur d’Anglais a écrit au tableau « a woman without her man is nothing », ce que tous les garçons ont lu « une femme sans son homme n’est rien » et toutes les filles ont au contraire lu « une femme : sans elle l’homme n’est rien ». Le jeu de mots en situation semble intraduisible directement à cause du mode d’adjectif (se rapportant au possédant en anglais et à l'objet possédé en français) et de l’article facultatif (couramment omis en anglais pour parler de généralité, très rarement en français – presque jamais sauf le moyenageux "souvent, femme varie"). Mais sur le fond, suis-je en tant qu’homme d’accord avec la lecture dite masculine, comme mon autre nièce dit à 100% l’être avec la lecture féminine ?
   Eh bien, non, absolument pas. Je ne fais que constater les deux lectures possibles, jugeant que ni l’une ni l’autre n’exprime de vérité. Un vieux garçon, une vieille fille, une homosexuelle, un homosexuel, ne sont nullement « rien », mais sont des êtres respectables, pas moins respectables que les couples normaux ou aigris. Chacun ses goûts ou ses traumatismes, l’humanité ne risque pas l’extinction faute d’enfant mais l’explosion démographique, et la réussite sociale n'est pas "tout". Sur Internet, je vais répondre à ma nièce "une célibataire solitaire ne vaut pas rien (ne pleure pas)". Dans l'histoire, j’aurais répondu sur ma copie : « souvent, les lieux communs ne valent rien », j’aurais eu zéro. Pour crime de réfléchir, au lieu d’obéir (le président français l’a dit : « l’intelligence est dans le camp du mal. L’autorité doit primer »). C’est très moche, je trouve.

Autres réflexions (21/03/2012)
   Une autre contradiction peut sembler apparaître entre mes propos et le monde autour : loin de faire une affaire féminine des lignées humaines, les lois (occidentales au moins) font porter aux enfants le nom du père (désigné tel par la mère), et ce sont les garçons seuls qui donnent une éventuelle vie éternelle aux noms de famille. Comme si les hommes s’appropriaient jalousement cette « noble tâche », admise telle par eux-mêmes.
   Je n’en suis pas du tout certain. Si, selon la loi philippine, le mari (et les enfants éventuels) avai(en)t dû porter le nom de l’épouse, j’aurais souhaité pareillement ce mariage. Mais certes, je suis peut-être en cela ultra-minoritaire. J’ai l’impression que les jeunes hommes normaux, depuis les temps antiques ou depuis toujours, veulent librement changer de partenaire, et la loi les contraint avec moult « avantages » pour les responsabiliser, les accrocher à une union unique et durable, protégeant la jeune mère en position de faiblesse (au temps chasse-cueillette comme au temps professionnel), peu d’hommes ayant spontanément l’instinct monogame, fidèle. (Certaines femmes sont pareillement consommatrices de mâles très multiples, à l’ère de la pilule et de l’avortement, mais cette "féminité virile" semble beaucoup plus rare – coucou Sylvie, et bonjour le malentendu...).
   Ce n’est bien sûr qu’une interprétation, le machisme étant une explication alternative pour les lignées patriarcales : la Bible tient les femmes pour secondaires ou nulles, le plus souvent (voir la lignée de Jésus dans l’Evangile de Matthieu), et cela pouvait conduire au même résultat, certes. Même si ça paraît idiot et contradictoire – je pense à une belle chanson américaine (« a thing called love »), où un colosse de deux mètres de haut tombe à genoux en pleurs, cassé par l’amour sans retour envers une petite jeune fille. Jouer les gros bras n’est qu’un jeu de rôle, le plus souvent, pour les hommes, parce que les jeunes filles préfèrent en général les forts (ou les riches) pour générer des enfants forts (ou vainqueurs dans la jungle).
   Une collègue disait l’autre jour « vous les hommes, ils vous manque une case (ou vous avez une case en plus, qu’on n’a pas, je sais pas) ». Oui, je pense qu’il nous manque une case pour être cohérents – ça donne les foules masculines hurlantes pour le football ou n’importe quoi. On est des pauvres types. Enfin, le fait d’être bizarres, un peu dans les nuages ou le n’importe quoi, ça peut aussi être ce qui parfois génère l’invention, un Créateur aimant l’Humanité pouvait programmer ça ainsi (avec force physique utile et participation nécessaire pour la procréation fémininement voulue). Les machistes n’auraient simplement rien compris, tout raconté de travers.

L’origine du monde/L’origine de la guerre (27/05/2014)
  J’avais aperçu il y a longtemps à la télévision un tableau célèbre représentant un sexe de femme jambes écartées et intitulé « l’origine du monde » (1866, http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Origine_du_monde). L’autre jour à la télévision, les journalistes montraient la réponse féministe : un tableau représentant un sexe d’homme en érection et intitulé « l’origine de la guerre » (1989, http://www.orlan.eu/works/photo-2/). Je ne suis pas d’accord pour trois raisons : je dénie que ce soit de l’art, c’est un sous-produit spécifique à la voie réaliste oubliant de penser, c’est du racisme anti-masculin.
1/ Ces images gynécologiques ou pornographiques ne sont nullement belles, je ne vois rien d’artistiques en elles. Que des snobs les trouvent admirables discrédite le mérite usurpé de ces personnes, c’est tout. Sans leur titre, ces tableaux n’auraient rigoureusement aucun intérêt : il s’agit donc de bla-bla conventionnellement déclaré supérieur, c’est un jouet de caste détestable, en fait archi-nulle (et aveugle de ne pas le percevoir).
2/ Dire que chaque être humain vient d’une mère humaine n’est une évidence que pour les « réalistes », crachant à tort sur les voies sceptiques. La philosophie digne de ce nom, comme la Culture digne de ce nom, le démentent, mais pour cela il faut penser et s’instruire, au lieu de roucouler les lieux communs de la caste dirigeante (armée en France de la loi punissant de prison les objections dérangeantes). Rien ne prouve que ce monde ne soit pas un rêve/cauchemar, rien (voir le livre « Echapper à la dictature réaliste »). En Inde, le Bouddha professait lui que « tout est illusion », et de nos jours encore, le sage Sri Maharaj conclut de même « je suis est la seule certitude (je ne crois pas venir de mes parents humains) ».
3/ Ma mère m’avait appris étant enfant que si les femmes dirigeaient le monde, il n’y aurait plus de guerre, mais c’était avant la guerre des Malouines, décidée par Margaret Thatcher… De même, quand j’ai été convoqué au tribunal pour le refus officiel quant à l’adoption de mon enfant asiatique, j’ai été d’abord soulagé en voyant que la procureur et les juges étaient toutes des femmes (compréhensives et douces, pensais-je) ; mais j’ai aussitôt déchanté en découvrant qu’il s’agissait de furies racistes xénophobes. Et mes collègues féminines me l’ont confirmé : « les femmes sont souvent plus teigneuses que les hommes, pépères ». A la réflexion, je pense que la logique bestiale masculine (comme chez les lions) consiste à vouloir séduire toutes les étrangères (en ne repoussant méchamment que les concurrents mâles étrangers), tandis que la logique bestiale féminine (comme chez les loups) consiste à vouloir des enfants forts privilégiés aux dépens de tous les étrangers : le racisme xénophobe est d’abord féminin, d’où la guerre. Mais pour percevoir cela, il faut faire preuve d’intelligence critique, c’est presque tout le contraire des « valeurs » de l’art bourgeois. (Je n’entends pas « art bourgeois » par opposition à un « art communiste » de propagande, mais par rapport à la création personnelle visant satisfaction individuelle sans en tirer richesse ni prétendue supériorité).

L’école occidentale tueuse (01+05/06/2014)
  Un des dogmes de « l’élite » occidentale est que l’islamisme est criminel de refuser l’éducation supérieure aux jeunes filles, tandis que l’école française est un modèle de justice respectant à la perfection l’égalité hommes-femmes, absolument nécessaire et indiscutable. J’ai été soumis à cette éducation française et je la juge au contraire criminelle, tueuse (de jeunes garçons, pas dizaines de milliers – voir les statistiques « mystérieuses » du suicide chez les 15-24 ans : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20070525.OBS8737/le-suicide-2e-cause-de-mortalite-chez-les-15-24-ans.html ). A mon avis, les femmes atteignent le sommet de leur charme à 15-16 ans, pouvant séduire les hommes de 17 à 100 ans (et elles en font plein usage), alors que les garçonnets de 15-16 ans n’arrivent pas à la cheville des adultes mâles pouvant couvrir de cadeaux les demoiselles. Les jeunes filles devraient avoir pour leur beauté un « permis de port d’armes », car elles peuvent tuer ou rendre impotents bon nombre de leurs conquêtes. Comme on dit que la vitesse au volant tue (par crash meurtrier), que le tabac tue (par cancer du poumon), ce n’est pas systématique, c’est une tendance et un danger grave, les jeunes filles tuent (par torture psychologique entraînant la mort, auto-euthanasique). Je suis une de ces victimes, et j’en tiens pour entière responsable l’école débile et criminelle, qui a (en « cours d’éducation sexuelle » à 14 ans en 1978) incité nos copines à prendre la pilule pour se lancer dans une vie sexuelle débridée, en ne disant aux garçons que « ne vous jetez pas sur les filles ». Eh bien non, il aurait fallu dire aux garçons (avec non seulement le prof de biologie mais aussi le prof de littérature) : « attention, immense danger ! les filles qui sont vos camarades de classe deviennent belles et séductrices : dangereuses, ne tombez pas amoureux romantiquement d’elles, surtout n’allez pas imaginer qu’elles sont amoureuses de vous si elles essaient leur pouvoir de séduction sur vous naïfs idiots, ce sont des vampirelles qui vont vous préférer les hommes mûrs, riches et sachant faire, vous pouvez en mourir. Attendez d’avoir un métier pour envisager de plaire, sinon vous avez de grandes chances d’être détruits, peut-être tués. » Cette totale asymétrie masculin/féminin n’est certes pas conforme au dogme occidental de l’égalité hommes-femmes, mais je juge ce dogme idiot, criminel, tueur (sans le dire, ce qui est encore plus grave). [Je ne suis pas un cas totalement anormal, atypique : mon frère étudiant a été abandonné à 19 ans par son ex-copine de classe préférant se marier à un homme de 28 ans, et à mon travail, une stagiaire de 20 ans a plaqué le petit ami de son âge qu’elle avait pour se mettre en ménage avec un collègue d’une trentaine d’années, je vois ce mécanisme partout (même si j'en ai connu un autre aspect, précoce, purement sentimental et non sexuel)]. Enfin, l'asymétrie peut venir partiellement de ma position d'un côté, ignorant totalement ce qu'est un "mâle séduisant", et il conviendrait a priori d'entendre un point de vue accusateur féminin similaire : non en faveur de l'échangisme tueur mais pour un tchador masculin éventuel (ou autre principe similaire, si c'est l'argent qui attire les jeunes filles plutôt).