Le maquillage féminin, est-ce bien ?
par Cimony, 05/06/2016
de tof victime, en référence à sylvie se disant "maquillée sans excès"
dernier ajout
Approche
  J'ai retrouvé mon camarade de lycée Jimmy miraculeusement 35 ans après, et dans une discussion il m’a signalé un texte de Beaudelaire intitulé « Eloge du maquillage » (cf. http://baudelaire.litteratura.com/?rub=oeuvre&srub=cri&id=488#.V1Pq3SFECcE ) que sa classe avait étudié en seconde (à l’âge normal de 15 ans), à la demande d'une camarade qui se maquillait à l’époque déjà et disait qu’elle avait de grands alliés pour agir ainsi. Mais en découvrant ce texte prétentieux et nul, je suis consterné. Certes je n’avais pas une opinion élevée des prétendus « grands hommes », mais j’ai répondu à mon camarade que si ce texte avait été une copie d’élève, j’aurais estimé sa valeur à 11/20 si l’élève avait 12 ans, 05/20 s’il avait 15 ans, 01/20 s’il avait 17 ans. Affirmer que tout ce qui est naturel est mal quand tout ce qui est artificiel est estimable (et que le maquillage rend les femmes belles) me parait immensément contestable, nullement convainquant.
  Je me propose de rédiger « à la place » une petite copie argumentée sur le sujet, mais pas à la manière scolaire Thèse-Antithèse-Synthèse (ou Pour-Contre-Conclusion), mais en tant que thèse philosophique partisane, orientée. Les différentes parties seront guidées par le sujet « philosophie du maquillage féminin », avec la définition de la philosophie donnée par notre professeur Monsieur Urvoy : « la philosophie, c’est penser les différents sens du mot Bien : le vrai (théorie de la connaissance), le bon (philosophie politique), le beau (philosophie de l’Art) ». Donc mon sujet sera « est-ce que le maquillage (féminin), c’est bien ? ».

Est-ce vrai ? (côté naturel)
  Le principe du maquillage est évidemment de faire différent du naturel brut, mais un verbiage spécial peut raconter qu’il s’agit de masquer les imperfections bêtement matérielles (boutons, rides…) pour donner accès à la véritable beauté de l’être. Bla-bla.
  Non, en fait la question du vrai bien (estimable par rapport au faux erroné ou mensonger) est presque hors-sujet ici. S’il y a maquillage, c’est parce que le vrai, dans ce cas particulier, n’est pas aimé, et que l’on escompte produire un non-vrai plus aimable.
  (Quoi qu’il en soit, se pose la question du rêve, du Réel, et tout peut être faux, rêvé, tant les visages maquillés que non-maquillés, mais ce n’était qu’une parenthèse introductrice).

Est-ce bon ? (côté moral)
  Le dogme occidental moderne est que le maquillage féminin permet aux femmes de se faire belles au maximum, pour accomplir leur ambition d’être séductrices, adorées… [je préciserais en fronçant les sourcils que leur projet semble de devenir princesses (plaisant à des riches leur payant des domestiques, travailleurs écrasés et sous-payés, davantage estimables qu’elles au sens éthique).]
  Je ne suis absolument pas d’accord avec cette affirmation « pour la séduction, sans réserve » que je trouve gravement coupable. Une femme qui séduit physiquement accroche les cœurs de mille hommes, pour s’en choisir un ou cent, et rejeter les autres, poubelle, quitte à en briser deux cents et en tuer vingt (de chagrin). C’est un acte de violence, mortelle. C’est grave. A mon avis, une jolie fille devrait avoir un permis de port d’armes, et si en plus elle se maquille activement en voulant être encore plus séduisante, cette furie devrait être bridée par une muselière, genre tchador ou burka.
  (La pensée unique occidentale hurlerait à cette idée, mais cette pensée mienne n’est en rien misogyne : je suis partisan d’une burka mixte cachant pareillement les hommes beaux qui en plus font de la musculation pour attirer les passions féminines – de mille en rejetant la majorité et tuant quelques-unes de chagrin, pareil).

Est-ce beau ? (côté esthétique)
  Beaudelaire dans son éloge du maquillage s’enthousiasme du rouge à pommettes et du caractère doré des bijoux ou des ongles. Je trouve ça immensément idiot : une jolie fille est pareillement adorable en photo noir et blanc, une fille hélas laide le reste avec de la couleur peinte dessus. Mais je dis ça en tant que mâle, potentielle victime de la séduction féminine. Le maquillage semble en fait totalement autre chose.
  La coloration des ongles ou les colliers en or sont un exemple à mon avis très clair : l’auto-décoration féminine n’a pratiquement aucun pouvoir en séduction (vis-à-vis des hommes et peut-être des lesbiennes), mais il s’agit d’une façon pour elles de se plaire (ou de moins se mépriser pour les pauvres très-moches). [Autre éventualité moralement laide : même si les hommes n’aiment pas ce barbouillage coloré, il s’agirait de rendre jalouses les copines et voisines.]
  Donc d’un point de vue masculin : non, ce n’est pas beau du tout.

Conclusion
  Finalement, le maquillage féminin se veut attirant (et c’est un très moche acte de violence, jouant au supplice de Tantale), mais heureusement il ne fait qu’enlaidir (en ratant lamentablement son but). C’est un paradoxe qui n’est même pas amusant, dans un monde où les femmes tuent, indirectement, avec complicité totale de la Pensée Unique, aveugle complice (et soutenue par les milliards d'Euros/Dollars des prétendues "mises en beauté", dites à tort "efficaces et respectables").

----------------------- Science-fiction (08/06/2016)
  Il m’est revenu une pensée au sujet de l’idée qu’une fille jolie est aussi jolie en photo noir et blanc (brute ou colorisée en vert ou bleu) : dans les années 1990, j’avais commencé à écrire un roman dont l’héroïne était la plus jolie fille du monde ex aequo, avec le visage de Sylvie mais sa peau était vert pâle au lieu de rose pâle, et elle mesurait 6 centimètres de haut au lieu de 150 environ. C’était sincère : quelle que soit sa couleur (et sa taille, petite), elle était très très belle (et pas maquillée : gentille). Elle n’était pas blondinette mais ses cheveux étaient violet pâle, lila, je crois. Finalement, ce roman n’a jamais abouti, car elle était muette aussi, ou extra-terrestre ne parlant pas notre langue du tout, et ça n’aurait été consistant qu’en film, c’était peu consistant en roman.
  Si j’ai imaginé/choisi la couleur vert clair, plutôt que bleu clair, c’était pour ne pas imiter la schtroumpfette trop ostensiblement – puisque telle n’était pas la source de ce rêve, mais il est vrai que, dans le fond de mes pensées, parmi les mignons personnages féminins, il y avait la minuscule fée Clochette du dessin animé Peter Pan, et la Schtroumpfette (même si celle-ci, assez « jolie », a je crois un caractère trop fort à mon goût – d’après un dessin animé vu une fois, je ne suis pas expert du tout sur le sujet).
  Dans les années 2010 est sorti le film « Avatar », centré sur une histoire d’amour extra-terrestre avec une héroïne humanoïde bleue turquoise (d’après Wikipedia, ce personnage s’appelait Neytiri, et le film est sorti en Décembre 2009). Je n’ai fait qu’aujourd’hui le rapprochement avec mon rêve d’autrefois (et la question « visage de couleur artificielle »). Toutefois, cette héroïne était laide à mon goût, nullement à cause de la couleur (ou de ses oreilles triangulaires) mais à cause du nez massif gâchant tout. (Par ailleurs, le personnage féminin d’Avatar me déplaisait en n’étant pas du tout effacée timide mais aventurière dominatrice). Je viens de voir une photo de l’actrice ayant joué ce rôle, Zoe Saldana, et il semble s’agir d’une jolie afro-américaine (« noire »), sans ce gros nez moche ajouté pour faire moins humaine, par le scénario. Bref, le caractère féminin « belle » n’a, dans mon esprit, aucun rapport avec la couleur (blanche, rose, brune, jaune, bleue) mais seulement avec les traits, ressemblant plus ou moins au duo de copines Thu-Van/Sylvie (vietnamienne/polonaise) qui a fait naître mon cœur à 14-15 ans.
  Certes, colorer n’abîme pas, mais – hors composition de film dépaysant – cela implique un acte volontariste qui me choque. J’ai entendu dire que les Saoudiens nous affirment « vos femmes s’habillent comme nos prostituées », et je vois le maquillage un peu pareil. En essayant activement de plaire, tous azimuts, les femmes maquillées cherchent à exciter (en espérant garder contrôle dominateur sans subir de viol), et je trouve ça très malsain, déplaisant et même davantage.
  Beaudelaire a raté son éloge du maquillage, je crois, je ne sais pas si j’ai réussi ma critique du maquillage, il y a peut-être d’autres arguments qui m’ont échappé. J’entrevois la piste écologiste, selon laquelle l’artificiel est déplaisant quand le naturel est admirable. Ou la piste féministe (anti-soutiens-gorges vers 1968-70), selon laquelle les femmes doivent être aimées pour ce qu’elles sont, sans se peinturlurer/déguiser pour plaire aux hommes. A titre personnel, ces idées ne m’intéressent guère, dans le maquillage me choque seulement l’activisme séducteur, repousseur des indésirables, cassés.

----------------------- Chansonnette (10/08/2016)
  Avec l’ami qui m’avait parlé du texte de Beaudelaire sur le maquillage, nous discutions du cas VJ, jeune fille de notre classe qui se maquillait à 15 ans, et qui à 16 ans avait rejeté sa conquête PP, jusqu’au suicide, ce que je disais une séduction criminelle, mais il m’a répondu que les femmes aiment séduire en masse, c’est comme ça. Cela me choque profondément, et je me demande pourquoi je n’ai pas été prévenu de cette horreur par ma scolarité ou ma famille. Je repense à la chanson « Belles belles belles » de Claude François (vers 1965 ?), Internet me confirmant les paroles d’introduction dont je me souvenais : « Un jour mon père me dit : Fiston, A ton âge il y a des choses Qu'un garçon doit savoir Les filles tu sais, méfie-toi C'est pas s'que tu crois ». Que dire à mon fils pour lui éviter de se suicider à 15 ans comme je l’ai fait ? Je crois que quand il aura 14 ans, je devrais (?) le prévenir, et ce n’est pas simple :
  Il y a plusieurs féminités, attention, et on ne sait pas quelle jeune fille se cache derrière une camarade de classe :
Fmu (comme Femme Musulmane) : elle se préserve pure, cachée, pas maquillée, pour être vendue par ses parents à l’homme riche local (ou avec succès éclatant : à un lointain richissime), à qui elle donnera plein d’enfants.
Fca (comme Femme Catholique, peut-être pas Chrétienne dans la mesure où les Protestants Mormons sont Polygames) : elle séduit mille garçons, en abandonne 999 et en tue 20, pour se marier à un riche musclé, qui lui donnera plein d’enfants forts.
Fmo (comme Femme Moderne) : elle séduit mille garçons (ou/et filles), qu’elle abandonne et en tue 20, comme distraction, son intérêt étant focalisé sur son ambition professionnelle.
Fid (comme Femme Idéale) : romantique timide, elle se cache sans maquillage/décolleté/couleurs vives, jusqu’à rencontrer l’homme idéal dont elle espère devenir une amie de rien du tout.
  Pour être équitable et pas misogyne, il faut présenter l’opposé masculin, sans concession non plu’, sachant que l’expression « bourreau des cœurs » désigne habituellement un homme :
Hmu : (comme Homme Musulman) il veut dominer, être riche pour avoir cent épouses (sur Terre, et 500 au Paradis).
Hca : (comme Homme Catholique) il séduit mille filles, en baise 500, en engrosse 100, en abandonne 999, dont 20 tuées, pour se marier à la mère choisie de ses enfants reconnus. L’Eglise l’encense : « nous sommes tous pécheurs et croire en Le Christ lave nos péchés ».
Hmo (comme Homme Moderne) : il séduit et baise mille filles (ou/et hommes), qu’il abandonne, comme distraction, son intérêt étant focalisé sur son ambition professionnelle.
Hid (comme Homme Idéal) : romantique timide, il ne fait ni sport ni musculation, il végète sans bruit jusqu’à rencontrer la jeune fille idéale dont il espère être un admirateur secret, sans la déranger.

  Moi, Hid épris par erreur d’une Fmo déguisée en Fid, je suis mort bien sûr, à 15 ans, mais en faisant percevoir ce moche tableau, ce n’est pas forcément désespéré pour mon fils (adoptif).

----------------------- Pour un Burkini mixte (22/08/2016)
   J’ai reçu hier un SPAM du journal L’express dont l’éditorialiste Christophe Barbier clame « D'évidence, il ne faut pas porter le burkini. Porter le burkini, un maillot de bain qui couvre l'intégralité du corps et du visage, c'est envoyer aux autres femmes qui n'en portent pas un message : aux musulmanes qu'elles sont de mauvaises musulmanes et aux autres femmes qu'elles sont impudiques. ». Je ne suis pas d’accord avec cette condamnation du burkini, qui m’est plutôt sympathique au contraire, et ça relève partiellement de la discussion sur le maquillage, similaire au bikini sur le principe. Oui, je suis d’avis que les femmes occidentales sont impudiques, et je ne suis pas musulman du tout, car j’ajoute que : si les hommes musclés torse nu sont aussi « séduisants » pour les femmes (ou les hommes gays), ils devraient porter aussi un burkini – et je ne dis absolument pas ça pour rire. A mon avis, la séduction tous azimuts est un acte de violence, parfois tueuse, via suicide des piégé(e)s, comme je l'ai été. Peut-être qu’on me dira que ce que je dis là est de la jalousie parce que je ne suis pas beau. Quoi qu’il en soit, c’est mon opinion ferme. Et cela rejoint le contexte géopolitique allant dans le même sens : des élus interdisent actuellement le burkini, classé comme signe ostentatoire de soutien aux islamistes ennemis de notre pays et tueurs d’innocents ; au contraire je juge que les politiciens de notre pays sont des terroristes approuvant les massacres de palestiniens innocents en 1948 pour re-fonder israël, racistement (ou religieusement fanatique) sans rendre les USA aux Amérindiens, et hélas les seuls antisionistes restants influents (ou autorisés de parole) sont les islamistes, hélas meurtriers de civils (sans responsabilité) et enfants, donc c’est une guerre du mal contre le mal.

----------------------- Souvenir (17/12/2016)
   Un ancien camarade de lycée me parlait de la dure relation amoureuse à sens unique entre un de nos collègues, PP, et une fille de la classe, VJ, et je lui ai répondu ceci : "Le fait que VJ se maquillait [à 15 ans en 1979] me paraît la clé : elle voulait plaire (comme SM plus tard, se maquillant aussi en 1993, répondait-elle au téléphone), mais pas plaire à n'importe qui, étant embarassée par les indésirables, les repoussant à demi ou franchement, quitte à les tuer. Tu disais je crois que c'est vénéneux toxique, et je ne te donne pas tort, même si je crois que ce n'était pas méchant, que c'est presque une conséquence impersonnelle des codes criminels de cette société pourrie, glorifiant la séduction féminine tous azimuts malgré les dégâts lourds engendrés." Le fait que les Saoudiens nous disent "vos femmes s'habillent comme nos prostituées" ne me fait pas rire ni protester, je hoche le menton avec tristesse. Hélas oui.