Décadente « Décadence »
Critique du livre de Michel Onfray
par Cheu Mun, 01/03/2017am

Suite
Complément
ajout personnel partiellement hors-sujet

  Un ami m’a signalé le livre « Décadence », annonçant un effondrement de notre civilisation, et le sujet m’intéressait énormément, rejoignant mon analyse. Le fait que le livre fasse plus de 600 pages ne m’a pas fait peur, car le texte de présentation en ligne, et la 4e page de couverture en magasin, confirmaient l’intérêt du sujet.
  Hélas, entamant cette lecture, j’ai profondément déchanté, non du fait du pessimisme de l’auteur mais à cause de son approche totalement erronée selon moi. Je n’ai pas fini le livre à ce jour – j’en suis rendu page 246 – et j’envisage d’abandonner avant la fin, mais je mets déjà par écrit mes notes.

1– L’auto-admiration érudite
  Au début du livre, au lieu de partir du sujet, des bases pour comprendre la gravité du problème et le contour de la question abordée, plein de pages dissertent au sujet d’un tableau inconnu, dit artistique, avec moult citations méconnues mais peut-être connues des prétendus experts. Clairement, l’auteur se pose là en érudit super-méga-cultivé, pour être applaudi par ses pairs et admiré par les « méprisables incultes ». Désolé, je n’admire pas, je me sens insulté et j’insulte en retour : « Eh, connard, au lieu d’étaler ta culture comme les gens n’ayant rien à dire, tu ferais mieux de te centrer logiquement sur le sujet ; facile de pondre 600 pages à ta manière blablateuse auto-satisfaite mais l’important tient peut-être en 6 pages, c’est elles que tu aurais dû écrire, et faire payer bien moins cher, ou mettre gratuit sur Internet ; ce livre est du vol, donc publié par les éditeurs et célébré par les médias complices, c’est logique hélas. »
  A titre d’exemple, je peux citer une foule de mots très méconnus (et inconnus du dictionnaire Word pour ceux marqués « ? ») employés par Onfray pour se classer supérieur, et qui n’étaient en rien requis par le sujet « décadence de notre civilisation » : vétérotestamentaire, hagiographes, spenglérienne (?), acmé, néguentropie, thanatocratie (?), patristique, le réitère, millénarisme, parousie, pantocrator (?), performatifs, ordalie, glossolalies, christianisme molaire, théologales, homélie, apologétique, herméneutique, anachorète, acédie (?), picrocholines, cosmogonie, chrisme, étenchards (?), brocard, parentèle, porphyre, thanatophilique (?), tétrarchie, ratiociner, bonneteau, monogène (?), ordalique, hétaïre, insanes, gentilice, hypostases, exotérique, théorétique, psychagogie (?), grapillon, engeance, potlatch, avers, apostasie, palinodie, hydropisie, stylite, icmodoules (?), écolâtre, scriptorum (?), casuistique, caballéité (?), eccéité, quiddité, soudard, licteurs, polémologie, coufique, dhimmitude (?), seldjoukides, abassides (?), mêmement, almohade, simoniaque, relaps, etc.
2– Confusion dans le sujet abordé
  Onfray est tout heureux d’étaler sa culture, sur des centaines de pages, en dressant l’histoire du christianisme autrefois massacreur intolérant. Ce n’est pas inintéressant mais ce n’était pas du tout le sujet. D’après les chrétiens actuels (dont mon oncle élevé athée et converti catholique une fois adulte, et presque Prix Nobel, réputé surdoué), ou la plupart du moins, il s’agit de graves erreurs passées commises par de faux chrétiens, qui étaient en fait des monstres détournant atrocement la lumière vraie. La question n’était donc absolument pas de citer les détails des massacres commis par les armées romaines chrétiennes antiques, ou par les inquisiteurs médiévaux, ou par les conquistadores de la renaissance, mais : est-ce que la position actuelle est tenable, ou clairement impossible, en voie d’écroulement ? Je ne suis pas chrétien personnellement, mais mon épouse l’est, or elle est philippine, condamne totalement les massacres commis par les colons espagnols des Philippines mais pense son christianisme moderne vertueux et stable. Lui rappeler les horreurs de tel empereur romain chrétien ou des inquisiteurs, croisés, colons, ce n’est en rien pour elle menacer la légitimité présente de sa religion. Onfray se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Qu’il traite de « sottises » les avis différents du sien, sans argument, signifie d’ailleurs qu’il n’est en rien philosophe, ce n’est qu’un érudit bavard et aveugle, un auteur lamentable.
  Ceci dit, un point extrêmement fort, démentant le bla-bla actuel sur des Evangiles sources pleinement admirables, ce sont les 2 points horribles présents dans les Evangiles : l’épisode de la Cananéenne traitant les non-Juifs de chiens, acceptables seulement s’ils se reconnaissent chiens et se contentent de manger les miettes tombant des tables juives ! et puis, dans plusieurs Evangiles l’appel à tuer par noyade les parents détournant leurs enfants de Dieu (le Dieu hébraïque de l’Ancien Testament, pas un dieu n’importe lequel comme le Dieu-Soleil des Incas, donc adultes à exterminer) ! Onfray explique certes que le Nouveau Testament (et la Bible entière plus encore) affirme tout et son contraire, mais côté violence il répète plusieurs fois une totale erreur : il dit qu’en Luc 19.27 Jésus appelle à égorger ceux qui ne croient pas en Lui. J’ai été extrêmement étonné de n’avoir pas relevé cette horreur dans ma lecture des Evangiles, assez récente, alors je suis retourné au texte, et… non, Onfray se trompe totalement : c’est dans une parabole de Jésus, un roi imaginaire appelle à tuer ses ennemis (à lui, roi, pas ennemis de Jésus) ; oui la parole de Jésus contient « tuez mes ennemis » mais c’est un total contresens, une grave erreur ou une affreuse supercherie, de cacher les mots qui précèdent « le roi dit : ». C’est exactement comme si, au procès d’Hitler, le procureur disant « monstre, vous avez écrit "Mort aux Juifs" se voyait lui-même incarcéré/condamné pour avoir crié ce slogan inadmissible, accusation/jugement effectués en cachant que la phrase en question commençait par « vous avez écrit : ». Affreux.
  Ce qu’Onfray n’aborde nullement, du moins dans les 250 premières pages, introduction comprise, c’est qu’actuellement est en place une domination mondiale pour raison historique, ce qui a commencé à se fissurer avec les indépendances après 1945 (Indochine, Algérie, Inde, Indonésie, etc.) et pourra être complété par la victoire de la Chine en matière économique, après que l’embourgeoisement du prolétariat occidental (prévenant la révolte communiste) nous ait rendu non-compétitifs. Après 1945, avec la création d’Israël en 1948 approuvée par l’ONU (expulsions des Palestiniens comprises, interdiction de retour pour ceux ayant fui les massacres racistes de familles), la dominance est clairement à l’alliance christianisme (notamment protestant) + judaïsme + pays laïcs anciennement chrétiens théocratiques. Avec par exemple le boycott occidental, diplomatique et journalistique, de la conférence ONU Durban 2 sur le racisme inhérent au sionisme, conférence dite « antisémite »), ce qui entraîne révolution du monde musulman. Même si l’islamisme perd cette guerre, les dominants minoritaires (occidentaux et/ou israélites parmi eux) pourront-ils continuer à écraser le monde ?
3– L’erreur habituelle sur l’antisémitisme
  Tout un chapitre, et plus encore (avant et après), se consacre à l’antisémitisme chrétien, mais Onfray commet l’énorme erreur de tous les tribuns autorisés de parole : il étend l’antisémitisme à tout ce qui lui ressemble de près ou de loin, très très très loin.
  L’antisémitisme (qui est un racisme) est une opposition aux Juifs (on devrait plutôt dire antijudaïsme car les Arabes et Palestiniens sont des Sémites, exclus du sens « victimes d’antisémitisme »), mais qu’est-ce qu’être Juif ? Le dictionnaire français (et anglais et autre sans doute) donne deux sens : 1/ de religion israélite : 2/ descendant des Hébreux antiques. Le sens 1 est une opinion, le condamner relève du délit d’opinion et ne concerne en rien les bébés, éducables autrement ; le sens 2 est une race, pas involontaire mais sciemment gardée distincte par les rabbins non-prosélytes garantissant la transmission par la mère, cela concerne les bébés (et convertis au christianisme) tout autant que les adultes israélites, condamner les Juifs au sens 2 est un racisme. Et, attention, il ne faut pas croire que le racisme ne concerne que les nazis ou néonazis, pas nous : l’hymne national français est explicitement raciste tueur, appelant à faire couler le sang prétendu « impur » des étrangers, donc de leurs bébés, ayant le même sang affirmé mauvais. Bon, mais ceci posé, le problème énorme, immensément actuel, est d’accuser (à tort) de racisme antisémite les opposants aux Juifs de sens 1. Enfin, je ne suis pas le dictionnaire, ni l’académie française, et je désapprouve l’amalgame fait par le dictionnaire ; à mon sens il faut impérativement dissocier 2 mots : Juifa d’ascendance involontaire (je suis ainsi Juifa, et circoncis pour raison médicale) ; Juifo de choix assumé et communautariste (que ce soit religieux ou athée ne gardant que la préférence raciale sans alibi divin – cas de Ben Gourion et de Sylvie M* autrefois chère à mon cœur). Puisque le judaïsme est une religion non-prosélyte, les non Juifas ne sont pas invités à devenir Juifos, donc les Juifos sont des Juifas, mais il y a des Juifas qui ne sont pas Juifos (cas des bébés, des convertis à autre religion, des penseurs anticommunautaristes antisionistes comme moi). La position anti-Juifa est raciste, c’est l’antisémitisme ; MAIS la position anti-Juifo est antiraciste, opposée au racisme Juifo. Que des racistes (Juifos) accusent de racisme (anti-Juifa) des antiracistes (anti-Juifos) constitue une aberration effroyable, quoique hélas quotidienne, en Occident 2001-2017 (pour la période antérieure, je ne sais pas, j’étais aveugle, absent, hypnotisé par la jolie ashkénaze Sylvie*). Dans 1 des 4 Evangiles officiels, il y a un passage raciste explicite, disant que le meurtre du Christ (par les Romains à la demande des Juifs), maudit pour l’éternité ces Juifs et leurs descendants. Un peu comme dans les 10 commandements judaïques, Dieu poursuit les gens en désaccord jusqu’à la cinquième génération ou quoi, sans aucunement considérer les bébés comme innocents. Mais aller dire que détruire une synagogue (ou attaquer un supermarché Kasher, cf. Paris 2015), c’est de l’antisémitisme, non, c’est se tromper de colère. Hitler brûlant des bébés pour cause de prétendue « sale race » était raciste, comme les massacreurs sionistes de bébés palestiniens à Der Yassin, mais les querelles sur les choix religieux sont du domaine des divergences d’opinion, voire graves « meurtres pour prétendu délit d’opinion », mais il ne faut pas apposer l’actuellement-infâmant adjectif « antisémite » dans ce cas. Enorme erreur de Onfray. Il est certes dans la droite ligne de la pseudo-intelligentsia française et occidentale, considérant raciste antisémite de classer comme racisme le sionisme (expulseur sans retour de la « sale race » palestinienne, sauf minoritaire sous-prolétariat pour les tâches ingrates sous-payées, esclavage moderne). J’ai bien l’impression que je comprends tout, que Onfray ne comprend rien, donc il est publié, moi pas. CQFD : le système ici est pourri, en faveur d’Israël, ce qui peut nous tuer (individuellement, via les attentats islamistes, ou collectivement via le gâchis de milliards dépensés militairement en laissant l’Asie gagner la bataille économique).
4– Ce que j’aurais dit à sa place
  On nous dit qu’avec l’attaque islamiste commence la « décadence de notre civilisation judéo-chrétienne », mais ce n’est pas clair du tout.
A) Qu’est-ce que la civilisation judéo-chrétienne ?
  Une première lecture est qu’il s’agit du judaïsme complété par sa variante chrétienne (et non complétée par sa variante suivante : musulmane) ; une seconde lecture est qu’il s’agit du christianisme qui était au départ une secte dans le judaïsme ; une troisième lecture est qu’il s’agit du christianisme post-Shoah qui s’est allié au judaïsme contre l’Islam et le reste du monde. (Pour Onfray, la seule lecture envisageable semble la seconde, pour moi le problème actuel concerne la troisième).
B) Qu’est-ce qu’une civilisation ?
  Pour Onfray, une civilisation est une religion, ce qui n’est pas pareil qu’une simple secte mais est associé au pouvoir. Je ne suis pas d’accord : la séparation française, en 1906 je crois, de l’Eglise et de l’Etat a-t-elle ruiné la civilisation chrétienne la ramenant au rang de secte ? Je ne crois pas du tout. Depuis 1945 ou 1930, le monde est dominé par les hyper-religieux USA qui dont la guerre au nom de Dieu et de Jésus-Christ (le président George Bush Jr notamment, mais chaque président US porte serment sur la Bible).
  Ce qui m’importe comme déchéance, méritée, c’est la ruine de la dominance ouest-européenne sur le monde, y compris ses extensions colonisées Amérique et Océanie. Il était là le sujet, présent, énorme. Dans un monde de bientôt 8 milliards d’habitants, trois des cinq droits de véto ONU sont légalement réservés aux Occidentaux qui représentent moins d’un demi-milliard, et au nom de l’esprit démocratique anti-aristocratique qui plus est, cette injustice et ce mensonge sont-ils en voie de correction (méritée, quoiqu’en disent nos prétendus « intellectuels » remuant fièrement du vent au service des dominants actuels) ?
  Pour vérifier, je suis allé voir dans le dictionnaire en ligne Larousse, le sens du mot Civilisation. Il y a bien sûr plusieurs sens, notamment un « actif » (action de civiliser) qui est hors sujet ici. Sinon, ça parle d’une société quelle qu’elle soit, pouvant concerner une tribu isolée (amazonienne par exemple) ou un pays-ville comme Monaco. Ce n’est pas clair du tout. Cela dément totalement l’affirmation d’Onfray « une civilisation c’est une religion » (mon ami avait été aussi choqué par cette affirmation d’Onfray excluant tout doute). Et puis… le judéo-christianisme dont parle Onfray paraît une construction artificielle : il a d’abord été romain, selon lui (classant secte le christianisme antérieur à la conversion de l’empereur), mais la fin de la civilisation romaine a pu intervenir sans que Onfray juge qu’il y ait eu fin de civilisation pour son sujet. De même, la séparation Catholiques-Orthodoxes a-t-elle été une fin de civilisation ? Et l’apparition du Protestantisme et sa prise du pouvoir dans certains pays ? Et si la crise actuelle débouchait sur des changements, pourquoi conclure que là ce serait la vraie fin de civilisation, plutôt qu’une évolution de plus ? Non, c’est jouer sur les mots, le problème n’est en rien qu’un bloc cohérent « judéo-christianisme depuis l’origine » est en voie de s’effondrer, c’est : qu’est-ce qui va se passer maintenant et pourquoi ? (et pourquoi la plupart de nos discours « de paix » ne sont pas crédibles).
C) Pourquoi la situation actuelle n’est pas tenable ?
  Le monde actuel est l’héritier de siècles de colonisation, la puissance majeure étant les USA où les colons européens ont massacré les amérindiens et parqué les quelques survivants, maintenant ces pays riches refusent la migration de nouveaux pauvres, rejetés policièrement et avec menace militaire, atomique (anti-civils), illégale (le Traité de Non Prolifération Nucléaire n’ayant été signé par le monde que parce qu’il exige le désarmement des pays nucléarisés). Et à l’ONU qui est sensé piloter le monde au bénéfice de tous équitablement, les Britanniques ont le droit de véto et pas l’Inde vingt fois plus peuplée mais ancienne colonie (pareil pour la France et le Vietnam ou l’Indonésie plus peuplés), dire que « cela vient, pour raison historique, de la victoire en 1945 de la démocratie » n’est pas crédible : qu’une minorité s’arroge le pouvoir en brimant les majorités est antidémocratique. La situation est donc une honte absolue, méritant révolution, qui est dissuadée par la menace atomique d’extermination raciste (bébés inclus, massacrés sans être mieux dirigés), quelle horreur insoutenable.
  Bref, je ne sais pas si cette situation est sur le point de s’écrouler ou peut durer deux siècles, après moi, mais je juge qu’elle ne mérite pas les lauriers qu’elle s’attribue menteusement, égoïstement (groupistement). J’ai honte d’être du mauvais côté, comme un né-aristocrate en 1788 (ou 1588, certes, ça ne présage pas de l’imminence de l’écroulement).
D) Comment moraliser sans guerre ?
  En 1788 ou 1588, les aristocrates auraient pu éviter leur futur passage à la guillotine en abolissant leurs privilèges (à leurs dépens, donc, pour davantage de justice). Il suffirait que l’Occident fasse pareil maintenant, abolissant sa domination passée. Pour cela, corriger la déclaration (à tort dite universelle en 1948) des droits de l’homme : 1/ ne pas laisser la liberté de religion à des adorateurs de textes tueurs racistes esclavagistes (judaïsme, christianisme, islam) ; noter que l’égalité des bébés à la naissance est obligatoire : non un bébé goy n’a pas moins de dignité et de droit qu’un bébé juifa (futur juifo) ; 2/ ne pas laisser aux nations le devoir de faire ceci ou cela mais interdire le nationalisme : non un bébé étranger n’a pas moins de dignité et de droit qu’un bébé autochtone ; l’ONU devra être remplacé par une Organisation du Monde Uni, sans droit de véto à des dominants privilégiés, mais avec vote au prorata des poids démographiques (environ 1% pour la France au lieu de 20%, environ 20% pour l’Inde au lieu de 0%). Ce serait la fin de la domination injuste, qu’on l’appelle judéo-chrétienne (en un sens ou un autre) ou pas. Inde et Chine prendraient la nouvelle dominance du Monde, ça parait très normal, juste. Et l’urgence de ce nouveau monde sera de trouver un système n’encourageant pas la surnatalité (d’où surpopulation et famines/guerres) pour dominer, par exemple avec encouragement de pilule/préservatif et/ou de l'homosexualité et/ou de la masturbation et/ou de l'abstinence/impuissance (spontanée ou médicalement assistée). Révolution de mentalité, fin de l'ancienne civilisation pourrie, oui.

SUITE DE LECTURE (rédigé les 02-03/04/2017)
  Finalement, je suis allé au bout de la lecture de ce livre. J’ai perdu presque tout mon temps car le contenu complet ne dément en rien mes premières opinions, mauvaises. Toutefois, je peux faire quelques ajouts :
- Autres mots précieux quasi insupportables dans un livre oubliant de réfléchir : contumax, estrapade, podestà (?), tâcherons, épistémè, consomption, succubes, la coche, rogations, monitoire, imprécations, sororité, transvaluation, architectonique, paraclet, christologie, des gitons, intempérance, simonie, chambrier, défuncter (?), dais, pourceaux, brocart, interjetés, impanation, bégueule, prélats, séné, calice, mitre, hérésiarque, casuistes, engeance, équarrissage, terminisme, scotisme, goupillon, échevins, proto-communistes, intempérant, scriptoriums (?), hénaurme (?), dilection, abscons, hypostases, adduction, ataraxie, idiosyncrasie, aménité, hétaïre, conques, truchement, glosateurs, usances, mauvaiseté, robins, anacréontique, fidéisme, monarchomaques, orbe, satrape, lisboète, la dulie, celé, votive, lutrin, nitre, naphte, communalisme, jusnaturalistes (?), eudémonistes, galetas, placier, compissent, hippomobiles, rastignaqueries (?), bifrons, viriloïde, lacédémoniens, ondoyé, parangon, oratorien, sycophantes, marxien, un empyrée, eschatologie, moscoutaire, germanopratine, apodictique, théurgie, rabique, impétrants, subjectiles, massepain, cérumen, smegma, duchampien, foutraques, pissat, dilection, aggiornamento, moniales, casuistes, vernaculaire, monodie, mélismes, motets, oratorio, hymnodique (?), patène, manducation, situationnistes, sériel, sémiologie, oxymorique (?), inétendu, ogham, polémologiques, ductilité, thuriféraires.
- La part de la « décadence » proprement dite (du système actuel), c’est-à-dire le sujet vraiment, est constituée des pages 521-586 ! (après Vatican 2), 10% des 656 pages du livre, avec 90% super-fièrement hors-sujet... (Autre lecture : le titre a été très mal choisi, prétendant à tort à un sujet tout autre que celui traité).
- La décadence est imputée intégralement à l’essor de l’Islam dit barbare (et nataliste), il n’est en rien examiné une culpabilité objective (actuelle) de l’Occident judéo-chrétien : le fait que la Grande-Bretagne ait le droit de véto ONU et pas l’Inde 20 fois plus peuplée n’est pas questionné, idem pour la France judéo-chrétienne et l’Indonésie musulmane. Onfray n’envisage pas une seconde qu’il y ait domination occidentale indue (aristocratique en prétendant menteusement incarner la démocratie), d’où révolte légitime. Pas une seule ligne à ce sujet, zéro. La pensée est ailleurs, ce livre est une pure escroquerie pseudo intellectuelle.
- Tout le long de ce livre, les Juifs ont été présentés comme des victimes innocentes exclusivement, et le sionisme comme objet de haine barbare inexpliquée (sauf par croisade inverse au sujet de lieux sacrés de l’Islam). Jamais il n’est envisagé qu’une religion non-prosélyte fondée sur l’ascendance est coupable de racisme, que l’amour du prochain communautaire (aux dépens des autres) constitue une déloyauté (« piston » injuste) attirant automatiquement rancœur ou pire, que l’expulsion de la « sale race » palestinienne (avec interdiction éternelle de retour pour les fuyards chassés par massacres racistes, impunis victorieux oubliés) constitue un crime colossal, vis-à-vis duquel tout l’Occident est complice, paralysé par la menace de jugement « antisémite ! ». Onfray n’a absolument rien vu au problème qui cause l’effondrement de la domination (indue) de l’Occident après 1945, qui a commencé par la décolonisation des conquêtes européennes et se poursuit avec la décolonisation d’Israël, objet symbolique de la guerre Islam-Occident (après la fin de l’opposition au communisme qui était le sujet majeur de conflit). 600 pages pour ne pas réfléchir, en insultant les lecteurs par des mots compliqués classant nuls ces esprits comme « inférieurs », c’est affligeant, injuste, nul en pertinence.
- Une boutade scandalisée de Onfray m’a scandalisé (contre lui-même, au contraire de suivre son mauvais jugement). Page 484, il se moque du pape qui a en 1953 finalement condamné le nazisme mais condamné aussi les procès de Nuremberg en disant que les Alliés avaient aussi fait des choses condamnables, et Onfray de s’offusquer/s’esclaffer : comme si les Alliés avaient aussi des chambres à gaz !!! Il bénit donc l’assassinat de populations civiles (et milliers de bébés, de « sales races » ?) à Hambourg, Dresde, Tokyo, Hiroshima, etc. (aucunement mentionnés, envisagés, rien). Monstre, complice actif d’abominations, négationnées par propagande.
- A titre « hors sujet », il se trouve simplement que j’ai trouvé dans cette fin de livre horripilant quelques éléments personnels un peu intéressants : le projet de rendre férié en France le 21 Janvier tuant le roi Louis XVI (et anniversaire de 2 de mes proches), le nom révolutionnaire** de re-baptême de Marly-le-Roi (où vit une partie de ma famille), la liste des tribus caraïbes/amérindiennes*** génocidées entièrement (par nous, mais que je note « négationnées par la loi Gayssot projuive »), le sens ancien du mot « réalisme » (opposé à nominalisme et non à scepticisme rêveur), d’anciens débats sur l’égocentrisme de la part de nihilistes.
** : Marly-la-Machine
*** : Taïnos, Arawaks, Karibs, Nahuas, Pipiles, Tarasques, etc. (40 millions d’autochtones tués aux Antilles)
- Dans le détail, autres points notés :
. Page 338, Christophe Colomb, qui a découvert l’Amérique des siècles après les Vikings, est juif (je dirais : ça peut expliquer son succès médiatique, dit « historique »).
. Page 382, erreur d’Onfray disant que Descartes est sans Dieu (alors qu’il sort de l’impasse sceptique du Discours de la Méthode par la pirouette fallacieuse « Dieu n’est pas trompeur, et Dieu est incontestable »).
. Pages 472 et de multiples fois avant : confusion de Onfray disant que Saint-Paul c’est le christianisme violent quand Jésus c’est paix/amour/pardon (en « oubliant », ou n’ayant pas lu, le double mot de Jésus appelant à tuer humainement les parents détournant leurs enfants de son dieu).
. Page 474, nouvelle confusion mentale de Onfray, nommant « antisémitisme » une hostilité à des adultes juifs, sans aucune condamnation des bébés ce qui n’est donc nullement un racisme mais une querelle politico-religieuse.
. Page 483, Onfray clame que 6 millions de Juifs sont morts en chambre à gaz… j’ajouterai « exemple : Ann Frank, décédée du typhus ». Propagande pur jus, avec l’appui du législateur et persécution inquisitoriale des sceptiques lucides, hérétiques classés « monstres de haine ». Onfray ne voit rien de rien, oublie de réfléchir ou ment de manière éhontée.
. Page 487-499, discussion vaine sur l’art moderne, n’envisageant pas une seconde qu’il s’agit de « n’importe quoi prétentieux ».
. Page 504, confusion d’Onfray qui dit que l’humanisme de Vatican 2 enterre l’antisémitisme, alors que l’humanisme déniant la supériorité juive (en dignité et en droit) est taxable d’antisémitisme – à tort mais c’est comme ça que ça se passe. Et Onfray est aussi stupide que Vatican 2 en oubliant que l’humanisme dément le racisme judaïque de Jésus dans l’épisode de la Cananéenne (« les non-Juifs sont des chiens »).
. Pages 509-510, mention que le pape approuve l’arme atomique et que le bombardier d’Hiroshima a été religieusement béni – c’est utile de lire cette atrocité mais Onfray oublie d’en tirer deux conséquences : 1/ c’est contradictoire avec les crimes alliés signalés par le pape en 1953 ; 2/ ça explique que nous sommes actuellement coupables et donc objet de juste révolte en face.
. Pages 510-511, j’ai apprécié d’apprendre le détail de l’essai « prêtres ouvriers », condamnés en 1954 par l’Eglise puis réhabilités en 1964, mais il manque la dérivée « théologie de la libération » (mélange de christianisme et communisme, en Amérique du Sud je crois) condamnée jusqu’à présent ai-je entendu dire.
. Page 523, j’ai été choqué par Onfray faisant l’éloge du savoir et du génie en art (pour une forme prétentieuse de « n’importe quoi »), et de la « raison cartésienne » (pour une avalanche d’illogismes prétendus logiques à tort).
. Page 524, j’ai appris avec surprise que la formule « Dieu c’est moi » est un slogan de Mai 1968 ; ça semble une boutade absurde, je crains que ce ne soit pas une pensée profonde comme le principe « Je suis (= seule certitude au monde) » de Sri Maharaj, ou comme mon scepticisme égocentrique (« la seule certitude est que des apparences sont, passant par ce qui semble s’appeler moi »).
. Page 525, j’ai aussi été intéressé d’apprendre que Mai 1968 se soit posé « contre l’orthographe » et « contre la Réalité », j’essaierai peut-être de vérifier si ça rejoint/précède ma pensée sur ces sujets (invention de phonétique en lettres standards, hypothèse indépassable du rêve présent). [Ajout 04/04/2017 – et pour Mai 1968, Onfray se trompe globalement : ce n’est pas le début de la décadence du judéo-christianisme, ça n’a été qu’une crise passagère, réversible et enterrée. Ainsi, dans la lignée de « il est interdit d’interdire », des étudiants en psychologie ont prétendu que « pipi caca : popo ! » était le premier traumatisme imposé à l’enfant bourgeoisement… avant que, devenus parents, ils tournent leur veste en ayant des enfants chiant partout, et fassent comme tout le monde. De même les maoïstes virulents comme Bernard Henry Levy sont devenus de grands bourgeois, lui devenant même conseiller spécial es-guerre offensive auprès du président français Sarkozy élu sur le thème du retour à l’autorité… Non, Onfray défend sa thèse aveugle, en insultant les contradicteurs potentiels par son parler précieux leur montrant bien combien ils sont imbéciles...]
. Page 532, il est dit que le structuralisme est un « effacement du réel », concevant l’histoire comme un rêve – je suis étonné, ayant cru que le structuralisme n’était que du bla-bla creux, mais si ça rejoint effectivement ma pensée, c’est à investiguer, merci.
. Page 552, Onfray affirme que l’homme a marché sur la Lune, or moi j’en doute : quand le président George Bush Jr a voulu lancer le grand projet patriotique de « retourner sur la Lune », la NASA a répondu que nous n’avions pas encore la technologie pour cela, peut-être pas avant 50 ans, et il est avéré (par fuites puis témoignages) qu’un faux film d’alunissage a été tourné par les autorités US en 1968-69, les officiels embarrassés affirmant simplement, a posteriori, que c’était une précaution au cas où les images « vraies » ne seraient pas assez bonnes… hum, Onfray croit sans doute aussi que Saddam Hussein avait la bombe atomique, je considère que c’est de la crédulité, un manque d’intelligence critique.
. Page 558, Onfray prétend démolir les négationnistes du 9/11, sans être convaincant – il oublie de se demander comment – dans les cent mille tonnes de gravats et poussières – a été trouvé le soir-même le passeport du pilote terroriste, hum…
. Page 565, portrait comme abomination de l’Islamisme voulant régner par la peur… en oubliant simplement de signaler que l’Occident règne depuis 1945 par la peur atomique, il était là le sujet – pas vu, pas compris.

(COMPLÉMENT 08/04/2017) On me fait remarquer que la décadence judéo-chrétienne remonte (selon Onfray) bien avant Vatican 2 à la fin du 20e siècle, aux premières critiques : thèse anti-religieuse de Meslier au début du 18e, combats communistes contre la religion (19e et début du 20e). Je l’entends mais je ne suis pas d’accord. Selon Onfray la civilisation judéo-chrétienne était à son apogée quand elle assassinait des milliers de prétendues sorcières et millions d'amérindiens, stopper cela constituant selon lui le début de la « décadence » (perte de puissance dominatrice). Pour moi au contraire, devenir moins atroce ne s'appelle pas décadence mais amélioration (après préambules grossiers affreux). Pour vérifier, je suis retourné voir la définition de décadence (« fin avilie » dans mon esprit) : d’après Larousse en ligne, c’est « perdre en force et qualité » pour une civilisation. Il est donc « envisageable » mais « très contestable » de dire qu’il y a « décadence » quand il y a à la fois « perte de force dominatrice » (semi-décadence) et « accroissement de qualité morale » (anti-décadence).

* : Post Scriptum :

Pourquoi Sylvie, athée, disait-elle « Israël, c’est mon pays » ?
(comme Ben Gourion)
par Kristof Victimenpozission De Fèbless, 01/03/2017pm
(2e écrit maladif sous dopage ibuprofène-paracetamol pour infection virale ayant mis KO, + antipsychotique habituel)

  D’un point de vue lexical, il semble logique que l’expression double soit cohérente :
– Israël est l’état des Juifs
– Le mot Juif ne veut pas dire seulement « de religion Israélite » mais aussi « descendant des Hébreux » (quelle que soit la religion ou absence de religion).
  Toutefois, 36 ans après (que la française d'origine juive Sylvie – Sylvilaine ? – m’ait lancé à la tête qu’Israël était son pays – moi amoureux d’elle et qu’elle croyait goy, répondant bêtement « ah bon, peut-être, oui »), je ne suis plu’ d’accord :

– Si l’on n’est pas de religion Israélite, on n’a aucunement à se plier au dogme rabbinique selon lequel la judéité se transmet exclusivement par la mère (et moi avec un arrière-grand-père paternel israélite, je serais aussi juif qu’elle, à mère née et élevée israélite Goldstain) ; l’état d’Israël, théocratique après que le fondateur athée Ben Gourion ait tourné sa veste pour trouver une justification non raciste, rejette ainsi les juifs impurs non déclarés juifs par les religieux, même s’il accepte les enfants athées de juives, c’est sa logique interne mais c’est incohérent si l’on ne pose pas leur dogme religieux.
– Je conteste que Israël soit l’éternel état des Juifs, ce que « croient » certes les religieux Israélites mais avec un pouvoir de conviction très exactement nul vis-à-vis de l’extérieur. L’Israël antique n’a rien de glorieux mais a résulté d’après les textes sacrés d’une extermination raciste (bébés inclus) des Cananéens qui osaient refuser l’esclavage, conformément au vœu d’un Dieu universel raciste (hypothétique, imaginaire pour les athées, évident pour les croyants). L’Israël moderne n’a rien de légitime mais ne doit son existence qu’au non-respect de la résolution ONU exigeant le retour des familles Palestiniennes racistement expulsées, ou ayant fui les exterminations racistes (comme Der Yassin et Haïfa, impunies à ce jour, 69 ans après), avec soutien bloquant (anti-sanctions, anti-boycott) de USA/France/Grande-Bretagne disposant de droits de veto ONU aristocratiques (refusés aux Indiens bien plus nombreux, mais classés implicitement « inférieurs » en dignité et en droits). Le bla-bla sur la reconnaissance équitable de la Palestine pour Gaza et Cisjordanie cache qu’il s’agit en échange de valider la raciste victoire envahisseuse 1948 (en renonçant aux secondes conquêtes 1967).
– L’article 1 de la Déclaration (dite Universelle) des Droits de l’Homme affirme que les enfants humains naissent égaux en liberté et en droits, ce qui est une excellente définition de l’antiracisme, et Sylvie se clamait profondément antiraciste (en fait : anti-antisémite), mais cela s’oppose totalement au judaïsme. Selon la religion Israélite, Yahvé adore les bébés juifs (s’ils sont circoncis pour les garçons) et méprise ou déteste les bébés goys, cette déclaration des droits de l’homme est donc anti-israélite, ce que les tribuns idiots appellent antisémite ou anti-juive.
– Je sais que tout nationalisme se base sur ce principe d’accueillir le bébé proche et chasser le bébé étranger, la DUDH n’est pas plus crédible quand elle légitime les nations que les religions, mais j’en reviens à Sylvie française administrative réticente (comme je suis français administratif réticent) en se disant israélienne de cœur, tandis que je me sens mondialiste de cœur (position nullement exprimable par vote, ici). Ce que dit l’état d’Israël est une condamnation des bébés mal-nés, selon un critère d’ascendance, c’est très exactement un racisme. Puisque la religion judaïque est non-prosélyte, elle ne dit nullement à la dizaine de millions de Palestiniens en exil « revenez, après vous être convertis à notre religion », pas du tout, du tout. En ce sens, c’est le contraire du nationalisme européen qui envahissait pour inclure sans expulsion (les Africains Sénégalais devenant Français, les Asiatiques Indiens devenant Anglais). La différence est le racisme Israélite, je crois. Et les athées enfants-de-juives qui approuvent le nationalisme israélien me semblent donc ne garder du judaïsme que son racisme. Je trouve ça abject moralement, et idiot ou menteur (contradictoire) quand c’est en clamant des idées prétendues antiracistes.[Je ne suis pas d’avis qu’une religion doit forcément être prosélyte, viser à conquérir l’humanité, de force éventuellement, non. Une religion honorable serait seulement proposée librement, séduisant un nombre non nul d’adultes évitant la disparition – alors que la conquête violente (avec bâton de menace terroriste et carotte hypothétique virtuels, genre Enfer-géhenne et Paradis post mortem) est très affreuse moralement, de même que l’embrigadement autoritaire des enfants, surtout si c’est assorti d’un critère d’ascendance raciale. C’est tout. La liberté de rêve, d’accord, mais pas celle de terrorisme/racisme, pas la vénération de génocide/esclavage/racisme « de droit divin ».]
– Alors pourquoi, comment, Sylvie pouvait-elle dire ça ? Je n’avais pas les « armes » mentales pour le comprendre à l’époque et dans les 20 ans qui ont suivi, puisque ma tendresse infinie me rendait aveugle, lui pardonnant tout et son contraire, même si ça ne suffisait en rien à susciter indulgence (voire camaraderie) en retour. A mon avis, maintenant, Sylvie a donné son pucelage l'été de ses 16 ans aux USA qu’elle adore aussi (à un riche descendant de raciste assassin d’Amérindiens) ou l'été de ses 17 ans en Israël (à un fier descendant de raciste assassin d’Arabes). Et, personnellement obnubilée par ces questions de sexualité, elle était persuadée que tout goy (ou bâtard) français montrant de l’affection pour elle était un porc lubrique voulant la violer, alors qu’en Israël, miracle : même des garçons la trouvant laide ou nonchalante amorphe, pas merveilleuse du tout, lui faisaient de gentils compliments sur sa judéité. Miracle, paradis (selon elle). Là serait la cohérence qui m’a échappé si longtemps. Elle ne serait pas vraiment raciste, juste flattée d’être complimentée par des gens totalement dénués de (tendresse romantique envers elle ou) visée fornicatrice…
  J’ai fini par me réveiller, dans un état quasi vivant, apparemment (ou bien je suis ici post mortem), et je ne la condamne pas, Sylvie. Les obsédées sexuelles échangistes, comme elle est devenue, il y en a, même si je ne pouvais pas imaginer qu’elle serait telle quand mon cœur a chaviré, à nos 15 ans au lycée Fermat. Je ne la condamne pas elle, je suis triste d’avoir été tellement dans l’erreur, même s’il est normal que l’amour rende aveugle. Hélas. Ce n’est pas anodin, je crois que ça a fait 2 morts (moi à 15 ans, moi à 34 ans), le proverbe dit « c’est la vie ! », même quand c’est la mort, je ne suis pas joyeux, j’entends ça, c’est tout.