Les chasheurs Polikarpovski : complément rêveur       
[Polikarpovski fighders : what-if addition]

par Christophe Tophe Meunier, 27-30/09/2022

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Mon parcours anti-historique
   Dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé le très beau livre aéro-historique de collection Docavia numéro 48 (de 2004) : « Les chasseurs Polikarpov » (n’étant plu’ en vente apparemment). Il est écrit par Herbert Léonard, chanteur célèbre dont le second métier est : expert en vieux avions soviétiques. J’y avais même coopéré : il y a un dessin que j’ai fait page 221, où on me dit X.Toff et dans les remerciements page 335, je suis dit X-STOFF – mon nom d’auteur aéronautique, es-avions bipoutres, étant X.Toff (prononcé à l’américaine comme Xmas pour Noël : Christ-Toff, ou Xavier Toff quand il faut un prénom).
   Mais, depuis cette époque, je me suis complètement détourné de l’Histoire aéronautique, pour préférer l’invention rêveuse anachronique ou uchronique. Je refuse d’être approbateur des massacres réciproques de ces temps de guerre, et il n’y a théoriquement aucun rapport entre aimer les jolis avions/objets aérodynamiques et vénérer l’histoire guerrière, alors un divorce a eu lieu dans ma tête. Je vais ici reprendre ce sujet Polikarpov sous mon nouvel angle fantaisiste, délirant gentiment, sans l’ombre d’une mitrailleuse ou bombe.
  En détail, ma découverte des chasseurs Polikarpov date d’environ 1977 (j’avais 13 ans), quand – cherchant une maquette (Heller 1/72) d’avion à construire – j’ai vu le joli dessin sur la boite dite Polikarpov I-153, avion tout compact comme mignon (un peu comme ce qu’on appelle maintenant « avion-œuf »). Je l’ai construite, petite mignonne effectivement (et peint tout blanc comme pour la guerre d'hiver continental, ou drapeau de paix ?, première maquette ainsi pour moi), et puis ensuite j’ai fait pareil pour le Polikarpov I-16 monoplan de Revell 1/72 (première maquette non Heller que j’achetais : pour ce sujet plaisant, ça valait un saut risqué dans l’inconnu…). Concernant le fait que ces avions Polikarpov (à l'échelle 1) avaient été fabriqués en URSS : au collège à l’époque j’étudiais la langue russe (en compagnie des jolies Thu-Van et Sylvie, snif), c’était à l’époque de la guerre froide nous annonçant une pluie imminente d’ogives nucléaires soviétiques pour nous massacrer, je n’applaudissais pas mais ne bannissais pas non plu’ les petites maquettes d'avions à étoile rouge, sortes de jouets. Bien plus tard, devenu irréaliste, j’ai joint ces I-15 et I-16 en 1 avion double I-156 semi-biplan asymétrique (en 2009), repeint tout bleu-ciel (ce qui n'existe pas à ma connaissance) sans cocarde comme rendu civil. Enfin, en 2021, j’ai construit un I-1616, avion double (à partir de 2 maquettes Zvezda 1/144), remplaçant les hélices de nez par des rotors en bout d’aile, de manière fantaisie, et toujours sans cocarde, en enlevant les mitrailleuses (coupant les tubes ou masticant les orifices, j'ai oublié, je pratique les deux techniques en routine).
   Je rêve, gentiment, mais je suis en danger, en ce pays où la fausse élite (dont les faux-représentants de nous) a imposé la croyance en l’Histoire officielle sous peine de prison. Enfin, il est compréhensible qu'un député stalinien minoritaire l'ait proposé mais incroyable que les prétendus libéraux majoritaires aient approuvé cette dictature. Personnellement, ça me rend l’Histoire encore davantage horrible, atroce. Célébration de grandes horreurs passées pour petites horreurs présentes sans droit au doute.
Jouer avec le I-15
   Tout d’abord, je vais modifier le profil de I-153 (peut-être 3e version de I-15) qui m’avait séduit initialement, tout arrondi compact (tonneau volant ?). Soit prolonger le nez un peu trop abrupt (j’oublie le refroidissement par air, pas besoin), soit augmenter le caractère œuf.
Jouer avec le I-16
  Pour cette version monoplane aussi compacte, je bâtis une vue cavalière (selon mes angles habituels, avec les fonctions trigonométriques que j’ai démontrées), et je rends cet avion : bifuselage ou bipoutre, ou bifide.
Jouer avec le I-17
   Là après le I-16, on semble quitter le domaine mignon des avions œufs, alors j’y ramène en inventant une version à moteur en étoile et en compactant le modèle de base comme un I-16 (en enlevant le moteur et l’hélice : pas besoin !).

Jouer avec le I-18
   Comme intermédiaire entre I-16 et I-17, le I-185 (5e version de I-18 ?) emploie un moteur en étoile mais avec allongement raisonnable du fuselage (plus élégant que le I-16 mais moins mignon…). Pour changer, je mets un nez comme pour moteur en ligne, affiné (et sans hélice, pas besoin, il s’agit d’objets jolis pas de machines utilitaires), et je compacte la version de base comme un I-16 pour voir.
Jouer avec le I-20
  Le I-200 sonne « version zéro de I-20 » alors hop j’adopte cette désignation à moi, peu importe la vérité vraie véridique établie. Et c’est un magnifique avion, dit ancêtre du joli Mikoyan i Gouryévitsh MiG-3 via la version MiG-1. Je lui adjoints un moteur en nez à la I-18 pour voir, et un compactage façon I-16.
Inventer un I-19
  Puisque j’ai imaginé une série allant jusqu’à I-20, il y aurait eu un I-19 entre le I-18 et le I-20, donc il est intéressant de le montrer. Les réalistes préfèrent du rien plutôt que de l’incertain, mais je suis l’auteur du livre « Contre la Réalité » (complété en « Echapper à la dictature réaliste ») et je préfère la rêverie. Ainsi, pour devenir I-19, le I-18 recevrait à l’avant le nez fin du futur I-200 (les réalistes diraient : « moteur double en tandem, étoile + ligne !!!?? ça va pas la tête ? »), avant d’être compacté à la I-16.
Jouer avec autres
   Dans le livre, il y avait aussi, sans code i-quelque-chose, le prototype à réaction (moteur-fusée) Malyoutka, et je peux bouger sa canopée pour lui donner des airs de I-200, puis le compacter comme un I-16. Il est ainsi moins révolutionnaire, davantage membre normal de la famille. C’est pour satisfaire mon esprit collectionneur de timbres, souhaitant plein d’exemples différents proches.

   Bien sûr, il est normal que je reprenne mon dessin bipoutre réaliste de 2004 (du livre, d’après documents historiques) en version imaginaire, par exemple avec dérives plus usuellement placées (correspondant peut-être au TsKB-21 mentionné dans le livre, ancêtre du Bériev B-10), ou version double jumelée tripoutre.
   Enfin, les archives récentes ont révélé (sur le site SecretProjects.co.uk) un dérivé canard inconnu à l’époque du livre (avec dérives en bouts d’aile le rendant cousin évident du bipoutre vu précédemment), et je peux lui aussi le jumeler en bifuselage, ou le bipoutriser.

  Voilà, merci encore à Herbert Léonard dont le très beau livre m’a fait rêver, quoique ce soit hérétiquement, désolé. Mais il ne s’agit pas de mensonge (fake news) : c’est de la pure fantaisie, ne cherchant à tromper personne. C’est créatif souriant, simplement.

(Ajout 01/10/2022)
• Pour guider mes dessins simplifiés (en dessin vectoriel avec Corel Draw Home 2019), j’aurais pu scanner les images du livre en question (tellement exhaustif), mais cela risquait d’abimer la reliure par pression forte très à plat. J’ai préféré regarder avec Google/Images si je trouvais des sources suffisantes sur Internet (déjà numérisées en bitmap jpg, collables en fond de page pour dessiner dessus en courbes de Bézier). Et j’ai trouvé ainsi l’essentiel (I-15, I-16, I-17, I-18, I-200, Malyutka, canard) même si ça n’explore pas les projets dérivés et spéciaux qui font en grande partie l’intérêt visuel du livre (que ce parcours ici ne présente pas).
• Dans les noms imaginaires de constructeur, j’aurais pu féminiser en Polikarpova et Polikarpovska (en forme semi-polonaise comme Elena Poniatowska) ou Polikarpovskaya (comme Madame Dostoyevskaya), notamment pour l’utka canard (féminin en Russe). De même j’aurais pu me référer aux noms russes courants en inn’ (comme Lenine, Staline, Ieltsine, Poutine) : Polikarpovinn (ou Polikarpovina au féminin), ou Polikarpovitsh (sans forme féminine). Ou la forme ambigüe écrite Polikarpev, avec un e qui transcrit mal une lettre ë à tréma sous-entendu se lisant yo et non yé habituellement, donc Polikarpyov (Polikarpyova au féminin).
• Re-reprenant en main le livre et mes grandes listes de pages majeures, je note 2 manques pour mon site évocateur : les versions biplaces construites ou envisagées sont une autre piste d’enrichissement ; le Malyoutka à verrière avant aurait pu servir de guide à une rétro-proposition pour les versions antérieures (même sans moteur fusée : moteur central façon P-39 étasunien célèbre.
Jouer avec la verrière biplace
   Parmi les sources d’inspiration Polikarpov, le livre montre la version biplace du I.16 (avec un 2e cockpit devant le premier) et la version redevenue monoplace en gardant le cockpit avancé et couvrant l’ancien. Mais comme je préfère les cockpits reculés (à la Curtiss YP-37), j’ajoute un biplace vers l’arrière et une version redevenue monoplace associée. Cela me fait penser à une mère avec son petit protégé (ou sa petite protégée) derrière elle, alors j’en profite pour féminiser les noms de constructeur virtuel.
Jouer avec la verrière avant
   Le prototype fusée Malyoutka aurait aussi pu être ramené dans la famille des avions à hélice de nez, avec un moteur central comme sur le P-39 Airacobra (Yérakobra en URSS) ; j’imagine que cela aurait généré le I-21, puis le I-22 en prenant plutôt pour base le I-20. Et rendre fusée le I-20 aurait donné le I-23. Suite imaginaire oui, mais que je trouve plaisante.

(2e ajout 04/10/2022)
Le vrai I-19 retrouvé ! multi-retrouvé, euh…
   Reprenant dans le livre le tableau multipages listant absolument toutes les versions d’avions Polikarpov, j’ai eu la surprise d’apercevoir un I-19 entre parenthèses, et effectivement, c’était une toute petite page (illustrée) d’un projet dérivé du I-16, non construit et sans dérivé. Mais sur Internet, je vois un autre Polykarpov I-19 très plausible, en plus de celui-là. Et un autre, biplan, dit I-195, tandis qu’un texte apparemment très sérieux dit que le I-190 était un biplan dérivé du I-15. Ce n’est pas grave pour moi qui ne cherche nullement la vérité, je les accepte tous les 3, en les appelant (I-) 19.16, 19.17, 19.18 simplement (codes imaginaires, d’après les modèles semblant pris pour bases).
Jouer avec la bulle Yak
   A la réflexion, la famille Polikarpov aurait pu être enrichie en prenant en compte une évolution tardive qu’a connue la parallèle famille Yavkovlev : de verrière intégrée à verrière-bulle (Yak-1 à Yak-1b).
Jouer avec un turboréacteur Yak
   De même aurait pu être prise en compte une autre évolution de la parallèle famille Yavkovlev : de moteur à pistons (en ligne refroidi par eau ou en étoile refroidi par air) à turboréacteur (Yak-9 à Yak-15) avec grande entrée d’air avant et large tuyère de l’autre côté.
Jouer hors du cadre aéro
   On peut imaginer des aérodynamiques bolides terrestres sans aile, avec le profil fin des jolis Polikarpov. Je mets ici en parallèle comme des timbres (de 16 centimes à 20 centimes) en 2 versions : poste aérienne bleue inspirée du I-18, poste terrestre brune inspirée du I-20.

(3e ajout 05/10/2022)
Jouer avec aile biplane
   Puisque le I-195 (ou I-19.18) a montré un biplan modernisé, on peut reprendre toute la collection en mode biplan, et pour ne pas faire doublon avec les I-153 et I-19.18 (ou I-195), il suffit d’avoir une aile haute suspendue au-dessus du fuselage et non fixée sur lui.
Jouer avec des plans canards
   Indépendamment du bizarre canard 1943 à dérives en bouts d’aile et hélice propulsive, toute la famille Polikarpov aurait pu être muée en mode canard. Au moins pour essai avant refus (par le chef de bureau d’études, par exemple ; « les masses sont trop à l’avant pour ces surfaces portantes ! », ah bon…), et c’est simplement correct pour mon approche personnelle, ne visant en rien le vol mais la collection sur papier.
Jouer avec la configuration bipoutre
   De même, comme le I-16D plus haut, tous les standards Polikarpov auraient pu devenir bipoutres, sans lien nécessaire avec le bipoutre propulsif à dérives en bout d’aile de 1943. Contrairement au I-16D monodérive, j’envisage ici des bidérives à même surface totale, donc divisée par racine de 2 en dimensions (= multipliée par 71%).
Pour le plaisir logique (titiller les neurones), et pour tenter de populariser l’idée que les Maths ne sont pas qu’un instrument de torture inutile, j’explique ce calcul que j’ai réinventé dans mon coin. Combien vaut la dimension A avec deux surfaces petites = 1 surface normale ? Cela donne : 2*A²=1² donc A²=1/2 donc A=racine(1/2)=1/racine(2)=71%.
Jouer avec la configuration pousseur
   Pour « justifier » la voie bipoutre, il suffit de déplacer l’hélice du nez à l’arrière de la nacelle. En vrai, les cockpits seraient déplacés dans les nez, c’est tout l’intérêt de la formule, mais ça ne ressemblerait plu’ suffisamment aux modèles de départ, donc le nez gardera ici le moteur, et l’hélice centrale sera actionnée par un arbre de transmission (façon P-39 Airacobra, inversée avant-arrière).
Jouer avec cockpit panoramique
   L’étape intermédiaire dessinée, il devient possible de présenter les bipoutres à cockpit avant qui seraient Polikarpov. Cela ne fait pas double emploi avec le I-22 (I-20 inspiré du Malyoutka) car il n’y a pas d’hélice avant mais centrale, ici, tandis que le nez peut devenir panoramique. Hélas, ces modèles F ne ressemblent plu’ du tout aux modèles de départ, heureusement qu’il y a les intermédiaires E et D pour faire le lien.
Jouer avec la configuration push-pull
   Au contraire du cockpit avant, on peut garder le moteur avant et même son hélice avant d’origine, en ajoutant un moteur arrière actionnant l’hélice centrale. Cela donne un pousseur-tracteur, push-pull.
Note : c'est possible sur monomoteur comme l'antique Canton-Unné 1910: le moteur est alors dans le nez actionnant l'hélice principale, mais un arbre de transmission secondaire, opposé, va vers l'hélice propulsive centrale, tournant en sens inverse pour éviter le dangereux couple de renversement au décollage en cas d'hélice unique.
Jouer avec le mode push-pull non bipoutre
   Le moteur en arrière du cockpit avec hélice encore pluss en arrière, c’est possible avec configuration standard non bipoutre, comme sur le célèbre Do-335 Pfeil. Les Polikarpov auraient pu postuler à cela.
Jouer avec le mode pousseur non bipoutre
   Puisque précédemment vient d’être installée une hélice très arrière, et un moteur proche, on « peut » (pour voir ou rire, il ne s’agit pas d’employer ou construire à l’échelle 1, ou vendre) supprimer le moteur avant, et cela crée une nouvelle famille de silhouettes (et on pourrait en tirer à nouveau des versions à cockpit avant ou bien plans canards, etc.).

(4e ajout 07/10/2022)
Jouer avec le mode bifuselage asymétrique
   J’ai oublié d’illustrer mes maquettes I-156 et I-1616, toutes deux étant des mixtes monoplan/biplan asymétriques imaginaires, j’ai mis les photos sur Internet il y a plusieurs années, mais je peux ici ajouter le principe en vue de face.

(5e ajout 08/10/2022)
Jouer avec un fuselage et demi
   Dans l’ouvrage « Les top-chasseurs étaient tous bipoutres asymétriques » que j’ai écrit et illustré cette année, j’ai montré un profil de MiG-3 et son dérivé asymétrique imaginaire, mais ici je le fais en perspective avec le Polikarpov I-20 antérieur, et avec le I-16 en parallèle. Ils comptent 1 fuselage + 1 poutrelle, l’ensemble pouvant être intégré à la famille bipoutre, selon plusieurs définitions.

(6e ajout 09/10/2022)
Les P oubliés
   Retrouvant, dans ma collection d’images truquées depuis 2012, des couplages de Polikarpov « ITP », je suis retourné voir dans le livre et, effectivement, le sujet ITP était traité, même si ce n’est pas dans la série des i-numéro, et moins spectaculaire que le Malyoutka. Et à la page d’après, le VP(K) est aussi notable. En version fictive je les ramène simplement en forme compacte à la I-16. Je ne m’attarderai pas sur la signification de ces majuscules car l’une parle de canon, sujet trop massacreur pour moi. Avec son grand radiateur sous le menton, l’ITP est d’une mocheté ordinaire, comme un P-40 ou un Typhoon, hélas, la tentation était grande de l’améliorer esthétiquement mais cela aurait fait perdre sa spécificité de silhouette.
Jouer entre double et triple
   Un des trucages que j’avais opérés, sur l’ITP, était un triplement en supprimant la queue centrale, remplacée par un moteur propulsif, formant un quadrimoteur au total push-pull-pull-pull. Ici, je peux le représenter sur base du I-20 en perspective.
Jouer avec la jonction vue de dessus
   Le trucage d’ITP triple était en vue de dessus, sur image bitmap, et je peux faire plus puissant en dessin vectoriel, par exemple créer un avion résumant en 1 les 5 étapes majeures des i-Polikarpov. Puis simplifier en mode bifuselage trinacelle si on préfère les bipoutres (ou plus exactement : car je préfère les bipoutres).

(7e ajout 09/10/2022 bis)
Jouer avec les composites
   Un chapitre de 10 pages est consacré dans le livre aux assemblages d’avions Vakhmistrov Zveno à base de Polikarpov I-16 (voire I-18) sous/sur grand quadrimoteur Toupolev (porte-avions volant). Cela touche partiellement au sujet Polikarpov sans être pile inclus dedans. Pour « améliorer » cela, je crée en esprit maquettiste un ZvenoPo tout Polikarpov : deux I-16 à l’échelle 1/144 et un éventuel I-20 à l’échelle 1/48 trois fois pluss grosse (en peignant la verrière sauf de petites vitres à l'échelle des I-16). Cela devient un "vrai de vrai" produit Polikarpov, imaginaire mais pur ! Enfin, je n’aime pas notre hymne national qui parle de sang impur à tuer, par opposition à un sang pur incité à tuer, et d’ailleurs la loi française interdit les mariages consanguins, qui tendent à produire des ratés ; en voici un : anormal 100% pure souche !
Jouer avec les mix jet + hélice
   Dans le livre, je n’ai pas retenu les cousins de Polikarpov attribués à d’autres concepteurs, ainsi le Pachinine I-21 et le Silvanski I-22, mais il y a quand même des images rares de I-185 super-modernisé à propulsion mixte : hélice + réacteur qui aurait parfaitement pu prétendre à ce titre de I-21 ou I-22. Enfin, pour jouer autrement avec moteur à piston et turboréacteur, je m’amuse à les séparer latéralement, et je l’appelle I-18D9.
Jouer avec une vraie canopée bulle
   Finalement, j’ai trouvé dans le livre Polikarpov deux verrières-bulles : celle du Pachinine I-21 partiellement hors-sujet mais aussi celle du prototype I-187/188. Ces modèles se ressemblent beaucoup tendant à manger la casserole d’hélice alors je vais juste un pas pluss loin en l’avalant, hop intégrée. Et j’augmente la taille de canopée pour devenir davantage significative : taille 200% puis 300%.

(8e ajout 10/10/2022)
Jouer avec une grande dérive
   Pour les Polikarpov fins, « trop » fins, une autre manière de copier la silhouette I-16 consiste à, non plu’ bouger la verrière et le nez pour joindre le modèle mais à réduire tout l’avant pour respecter le grand ratio hauteur sur longueur. Ainsi la dérive parait immensément surdimensionnée. En m'inspirant du titre de film "Little Big Man", j’ai appelé ce nouveau mode de « production » : Nyèmnogo Bol'shoy Polikarpovskiy (petit gros Polikarpov imaginaire).

(9e ajout 10/10/2022 bis)
Jouer avec le nez abrupt
   Hum, avoir copié les dimensions du I-16 Ishak (âne ou petit mulet selon Wikipedia, « cul » selon Google Traduction…) ne suffit pas à avoir produit des cousins ressemblants, essayons donc plutôt de copier le nez. J’ai appelé les résultats : M Moul (grand mulet = hybride de l’âne et de la jument, quand le petit mulet est l’hybride de l’étalon et de l’ânesse).
Jouer avec le dos minimal
   Ce qui précède s’avérant plutôt laid, je ressens un grand besoin de « consolation esthétique », et pour cela, j’envisage ici de copier le YP-37, forme de P-40 superbe avec un dos réduit à presque zéro d’où très long nez. Et je vire l’hélice, pas besoin (pas besoin même de symétrie rotative là). Le résultat me plait, ce sont les peut-être pluss beaux Polikarpov du monde, pas les pluss mignons mais c’est bien je trouve, différemment. Je les ai appelés K Krassota (beauté).
Jouer avec le petit nez
   Même si je vois la canopée clairement comme l’œil de l’avion, il n’est pas juste de juger que j’adore les nez immenses dans les visages humains, au contraire je préfère les petits nez, en trompette ou asiatique ou austronésien (vahinés polynésiennes, philippines sans yeux bridés, mérina malgaches). En aéronautique, c’est selon moi symbolisé par le nez du North American Bronco et celui du Bell Jet Ranger. A généraliser (avec machine à remonter le temps) aux Polikarpov. Je les ai appelé N Nos (nez).
Jouer avec la radio-commande
   Quand je disais que la canopée est pour moi l’œil indispensable au « visage avion », je n’ignore pas qu’il y a des avions sans canopée, sans pilote, radio-contrôlés ou programmés. Je trouve que ces versions (imaginaires peut-être à l’époque) perdent leur caractère plaisant éventuel, n’étant plu’ que des machines sans personnalités.Je les appelle R pour kontrolirouyètsya radio. A titre secondaire (R2), pour la partie jouet non-militaire, les utilisateurs peuvent s’amuser à faire semblant qu’il s’agit de modèles pilotés (comme certaines maquettes d'étagères, non volantes en vrai, ont un micro-pilote humain en plastique à l'échelle 1/72 par exemple), ici il suffit de peindre une pseudo-canopée,qui améliore en même temps l’esthétique à mon goût.

(10e ajout 11/10/2022)
Jouer avec la voie marine
   J’ai trouvé sur Internet une maquette et dessin de profil pour un I-16 mono-flotteur marin (avec micro-flotteurs latéraux d’équilibrage), dit purement what-if c’est-à-dire théoriquement imaginaire, sauf confirmation éventuelle par hasard – contrairement aux trop fiers historiens, je ne prétends pas connaitre le futur. Il y a aussi un pare-brise non plan, genre modèle de course (Coupe Schneider pour hydravions ?). On peut en tirer une version bi-flotteur (Twin-Float), et généraliser à d’autres comme le I- 20 par exemple.
Jouer avec un I-16 modernisé affiné
   J’ai aperçu sur Internet un I-116 imaginaire, dessiné par le talentueux what-ifer Stéphane Beaumort (= Stargazer2006). On peut imaginer une version préliminaire I-016 de dimensions voisines (I-16 fois 113% en longueurs). Ou inversement, on peut appliquer un second facteur 113% pour obtenir un I-216, et en version monoplace double fuselage : I-416.
Jouer avec un I-16 moins bien modernisé
   Également sur Internet, j’ai trouvé un I-16 prétendument modernisé, puisque nommé I-22 très ultérieur, quoique peu affiné ou peu surmotorisé, simplement à lignes moins arrondies. Comme avec le I-116, je peux l’affiner (I-122) puis le doubler (I-222).

(11e ajout 12/10/2022)
Jouer avec la voie trimoteur
   Pour ce qui est des transformations, des what-if modellers disent parfois « donnons-lui un air italien » en créant une version trimoteur (pour un bimoteur d’habitude, éventuellement un monomoteur). Cela fait référence au prétendu-meilleur trimoteur de cette époque : le Savoia-Marchetti SM-79 Sparviero (épervier) italien. Ce n’est pas bénin, cela sonne dans mon cœur blessé comme Sylvie Métailié 1979, ma première mort. Y repenser est presque « SM » en un autre sens, Sado-Maso, retournant le couteau dans la plaie, mais j’essaie de ne plu’ y penser, pour me concentrer sur le fait bénin de rendre trimoteurs (trimotor) les monomoteurs Polikarpov.
Jouer avec les vrais bimoteurs
   Le livre était consacré aux monomoteurs bien sûr, mais puisque je rêve, je peux imaginer qu’un bimoteur Polikarpov (TIS par exemple) soit transformé en monomoteur (adinn motor) aussi, soit en éliminant asymétriquement un moteur, soit en n’ayant qu’un seul moteur et plaçant celui-ci dans le fuselage façon P-39 Airacrobra du fait du cockpit avancé..
Jouer avec les vrais planeurs
   Inversement, des planeurs Polikarpov (présentés sur le site SecretProjects.co.uk) pourraient devenir monomoteurs avec une addition de moteur, comme sur les motoplaneurs modernes. Ceux qui ironisent que ça ne ferait absolument jamais un « chasseur Polikarpov » (ou « combattant Polikarpov » pour les anglophones) ne sont pas d’accord, mais ça me convient personnellement pour des Chasheurs sans aucun rôle militaire, simple modalité quelconque de dessin imaginaire, sans performances de vol…
Jouer avec un recompactage
   Même si le I-16 était très extrême, en matière de tonneau volant, on peut aller plus loin, en augmentant les hauteurs avec un facteur 200%, et faire de même pour les I-17, I-18, I-20, déjà compactés "façon I-16" initiale.

(12e ajout 13/10/2022)
Jouer avec les pantalons
  En matière de tonneaux volants, un avion ressemble bien au I-16 avec son énorme moteur en étoile avant : l’avion de course Gee Bee (prononcé Dji-Bi), qui s’expliquait par le fait de mettre le pluss petit avion possible derrière le pluss gros moteur possible. Mais celui-ci avait des trains d’atterrissage pantalonnés, pas rétractables escamotés en vol, ce qui était une autre forme d’élégance aérodynamique. On peut ainsi imaginer tous les Polikarpov employant les mêmes choix, quelles que soient les raisons ou inconvénients, ici c’est juste pour voir, pour essayer de faire joli (ou déguisés en Gee-Bee façon enfantine).
Jouer avec l’aile haute
   Les planeurs Polikarpov rendus monomoteurs ont introduit le cas d’avions à aile haute, domaine important qui n’était pas du tout abordé par « les chasseurs Polikarpov » (même si cela correspond à la partie supérieure pour un biplan comme le I-15 [et I-19-18]). On peut remédier à cela, en montant l’aile basse des monoplans, soit avec cockpit inchangé, soit avec cockpit avancé pour mieux voir (mes modèles n’ont pas de vrai moteur à l’avant, ça aide). Détail : au lieu que les roues se rétractent dans l’aile basse (disparue), elles se rétractent dans le fuselage (restant là). Et seuls I-16 et I-20 sont ici présentés, aux extrémités de la famille monoplane.
Jouer avec l’aile tournante
   Parmi les aéronefs aérodynamiques jolis, les avions ne sont pas seuls, j’ai cité (et j’ai été inspiré par) le nez mignon de l’hélicoptère Bell Ranger. Toutefois, entre avions et hélicoptères, il y a les autogyres (avtojir en Russe), à hélice pour avancer et voilure tournante libre. C’est un premier pas, pour faire la liaison avec les avions sources, ne faisant qu’ajouter un rotor et supprimer l’aile fixe. Pour avoir la place sur le dessin, sans rotor immense obligeant à un petit fuselage, j’imagine un rotor bipale en position oblique et pareil pour l’hélice de nez.
Jouer avec le mode hélicoptère
   Bien sûr, on peut aussi supprimer l’hélice, le moteur faisant tourner les rotors (principal et auxiliaire anti-couple, normalement). Ici, pour garder la grande dérive, on va y placer un fenestron anachronique, ça donne un genre. En Russe, hélicoptère se dit vyèrtalyot (écrit vertolyet par le traducteur automatique mais le o non accentué se prononce a, et le ë accentué se prononce yo et non yè).
Jouer avec un bi-rotor
   De manière complémentaire, on peut contrer le couple du rotor par un rotor tournant en sens inverse sur le même axe, cela supprime le rotor arrière à angle droit. On s’éloigne vraiment très très loin des Polikarpov mais ça reste très russe, la plupart des hélicoptères Kamov ayant cette configuration.
Jouer avec le couplage de moteurs
   Pour en revenir aux modèles de base, on peut signaler les hélices contrarotatives de nez en mode avion, notamment avec deux moteurs couplés donc capot avant allongé (façon Bolkhovitinov Sparka à moteurs en tandem de nez).
Jouer avec le mode biplace dos à dos
   J’ai mentionné plus haut les biplaces construits par Polikarpov, c’étaient deux pilotes l’un derrière l’autre (un étudiant et un enseignant), dans le même sens, mais il est possible d’envisager de remplacer l’hélice arrière (que j’imaginais en mode bipoutre notamment mais pas seulement) par un poste panoramique arrière. Cela peut s’inspirer par exemple de la voie « sans queue » du Moskalyev Sigma. Bien sûr les militaires n’auraient pas escompté que ce passager soit un touriste admirant le paysage en envoyant des bisous virtuels, mais c’est le nouvel avantage de mes versions fantaisie.

(13e ajout 14/10/2022)
Jouer avec le poste arrière entre poutres
  Le fait d’avoir généré un poste arrière, au paragraphe précédent, est indépendant de la configuration « sans queue », et par exemple, elle constitue un excellent justificatif possible à la voie bipoutre (ma préférée). En y revenant ici, je boucle la boucle, en un sens. Cette configuration n’est pas inventive en elle-même, elle a été célèbre avec le Fokker G.1 par exemple, l’intérêt est ici d’y amener plein de Polikarpov.
Jouer avec l’hélice intégrée
   Revoyant une image de l’étonnant biplace antique Spad A2, avec poste de nez en avant de l’hélice quand le poste de pilotage est derrière l’hélice, je me suis dit que les Polikarpov devaient suivre obligatoirement cette voie aussi (pas forcément en premier choix mais en alternative envisagée). Enfin, au temps des chasseurs Polikarpoc, les raisons militaires bang-bang très précises de cette configuration (raisons affirmées super utiles, ultra efficaces) avaient disparu mais ce qui m’intéresse uniquement est le principe de forme, et là il y avait une innovation notable. « Donc » je la reproduis pour rien, enfin : pour compléter ma collection de Polikarpov d’un délire supplémentaire (pas 0% justifié mais 0,001% environ).
Jouer avec poutres + hélice intégrée
  LEvidemment, pour finir sur une note bipoutre, je vais ajouter une variante ainsi spéciale. Ici, il s’agirait d’avoir le poste arrière (vu 2 paragraphes plus tôt) entourant l’hélice avec le poste de pilotage. Et si l’on refuse obstinément de songer que la canopée est un œil de visage (puisqu’il y a un nez dessous)….il y aurait un moteur mécanique (bruyant graisseux ou imaginaire) dans le nez, avec long arbre de transmission passant entre les jambes du pilote « à la P-39 Airacobra ».,

(14e ajout 15/10/2022)
Jouer avec le mode bipoutrelle asymétrique
  Les profils de trimoteurs ont montré un moteur latéral sur les Polikarpov de base , celui-ci peut être prolongé par une poutrelle jusqu’à la queue. Et on peut supprimer les deux autres moteurs, tandis que de l’autre aile, une seconde poutrelle tient aussi la queue. Ainsi, ce n’est pas un fuselage et demi mais deux poutrelles pour un moteur, asymétriquement, tandis que l’ancien fuselage devient une nacelle ne portant pas la queue (un peu comme sur le célèbre avion asymétrique Blohm unf Voss Bv-141, quoique celui-ci n'ait pas la seconde poutrelle ramenant au statut bipoutre adoré).
Jouer avec les canopées descendantes
  Le biplace de pilotage construit était peu pratique, l’instructeur ayant l’avant masqué par l’élève. J’améliore cela avec un duo descendant (inspiré de l’Alpha-Jet et autres jets modernes, Al’fa-Djyèt en Russe), en poussant la logique jusqu’à 5 étudiants par enseignant pour réduire les coûts (ou plutôt : pour sourire sans le construire).
Jouer avec le train tricycle
   Les chasseurs Polikarpov (sans réacteur) avaient « normalement », pour l’époque, un train d’atterrissage principal sous l’aile avant et une micro-roulette annexe (directrice) sous la queue, mais on peut les moderniser avec train secondaire déplacé de la queue au nez en le grandissant alors (le nom consacré devenant « train tricycle »). Cela donne au sol une position horizontale plutôt que nez-haut. Afin de visualiser cela sans compliquées jambes de train repliables, je vais ici employer des jambes pantalonnées fixes (comme sur Cessna 182T). Et on peut ajouter un train quadricycle pour l’avion I-20 jumelé (« zwillingué ») bifuselage, à trains principaux sous les fuselages non sous les ailes..
Jouer avec le mode 3-surfaces
  Entre avions canards (à queue avant) et avions normaux (à queue arrière), il y a les avions dits « 3-surfaces » (à queues avant et arrière). Une des deux queues est prépondérante je crois, celle portant les plans mobiles de profondeur, mais ici on peut oublier cela, pour des pseudo-avions ne volant jamais. On peut noter que ce mode de construction est particulièrement adapté pour soutenir le long nez d’une version à moteurs avant en tandem.
Jouer avec le mode bifuselage + 3-surfaces
  LPlus incroyable (ou improbable, ou « dangereux » en matière de sûreté) est la voie asymétrique bifuselage portant un plan canard sur 1 fuselage et un plan arrière sur l’autre. Sans mettre en danger de pilote, cela peut être testé sur modèle radiocommandé : parvenir à faire voler (sans crash) pareille étrangeté constitue un vrai challenge.
Jongler avec les empennages de bipoutre
  Il y a les modes monodérives ou bidérives, tridérives, etc (pentadérives possibles en vrai, décadérives en rêve). Mais il y a aussi une question touchant les plans de profondeur : externes et/ou internes, jointifs ou non, asymétriques éventuellement, absents possiblement (mode « sans queue partiel »). On peut décliner ça sur un ou plusieurs Polikarpov, pour ne pas être trop monotone…

(15e ajout 16/10/2022)
Jouer avec le principe Bateau Volant
  J’ai déjà montré ce qui peut être fait côté Polikarpov en matière d’hydravion à flotteur, mais pas d’hydravion à coque, domaine de prédilection des bipoutres (alors catamarans). Certes, cela ne cadre pas du tout avec l’hélice ne nez des chasseurs Polikarpov (qui moulinerait dans l’eau sans faire décoller), mais en retirant celle-ci pour la mettre ailleurs, tout devient possible. Cela est visualisable sur planeur Polikarpov, qui avait été transformé en monomoteur à moteur haut. En version monocoque à petits flotteurs latéraux d’éuilibrage ou en version double zwillinguée bicoque. On peut aussi le faire avec un chasseur comme le I-20 en remplaçant son aile basse par une aile parasol incluant le moteur (central en cas de bicoque).
Jouer avec un cockpit entouré d’air
  Les incroyables avions Leduc à statoréacteur employaient une cabine de pilotage au centre de l’entrée d’air annulaire tout autour. Certes, les avions Polikarpov n’ont pas du tout de statoréacteur mais je reprends l’idée de personne installée dans l’entrée d’air, soit en mode biplace pour faire la transition, soit en mode monoplace plus éloigné (adnamestniy en Russe) car perdant complètement le cockpit d’origine.

(16e ajout 17/10/2022)
Jouer avec le type nacelle & poutre
  Tandis que les anglo-saxons dénomment « bipoutre » : twin-boom, ils définissent une autre catégorie comme « pod and boom », que l’on pourrait traduire peut-être par « nacelle & poutre ». C’est surtout pour la construction-amateur avec micromoteur (de motoplaneur) proche de l’hélice propulsive mais avec les gros moteurs puissants de chasseurs rapides, il pourrait y avoir un moteur occupant le nez, actionnant hélice propulsive à distance via arbres de transmission et engrenages, simples (ou doubles s’il y a doublet d’hélices contrarotatives pour éviter le couple moteur de renversement au décollage). Bien sûr, une version jumelée (zwillinguée) de ceci serait bipoutre binacelle.

(17e ajout 18/10/2022)
Un pataphysicien nommé Ericr
  J’ai la chance de connaître Ericr, maquettiste créatif ayant fabriqué trois hydravions Polikarpov (dont 1 véridique, pas chasseur) et envisagé fabriquer trois chasseurs à flotteurs Polikarpov (dont 1 non-réalisé à ce jour). J’en donne un premier aperçu ci-contre, d’après sa description, à confirmer. Merci pour cet enrichissement, du triste monde autour de nous.
Autre création de what-if modeller
  En dehors du I-16 monoflotteur de course trouvé sur Internet, le monde imaginaire des what-if modellers a vu apparaître des Polikarpov à échelle réduite sans équivalent à l’échelle 1. Ainsi, le regretté Brian da Basher a construit un I-16 pantalonné différent de ceux que j’avais imaginés. Le capot moteur vient d’un Brewster F2A Buffalo, le pare-brise d’un Curtiss Racer, et les pantalons de train sont une création « en scratch » (sans base). J’imagine maintenant en dériver un I-18 similaire.
Inachevé imaginaire
  Enfin, le what-if modeller General Jimp a entamé la construction d’un I-16 à surfaces portantes de P-51 Mustang : Mustakarpov. Quant à moi, j’avais dessiné le profil d'un hybride de P-51A Mustang et Polikarpov VP dit Mustarpov, sans le construire en rien.
Jouer informatiquement
  Dans le jeu vidéo Strike Fighters, selon le what-if modeller Spinners, un Yak-3 a été rebaptisé Polikarpov I-189 Groza (orage en Russe, correspondant aux Thunderstorm anglophone de la lignée Republic Thunderbolt/Thunderjet/Thunderflash/Thunderstreak/Thunderchief, etc.) ; mais je trouve qu’il ne ressemble pas du tout à un Yak-3, étant bien davantage proche d’un Martin-Baker MB-5, si ce n’est qu’il est affublé d’étoiles rouges soviétiques. Effectivement, tout avion peut être rebaptisé Polikarpov dans l’imaginaire, mais je préfère les inventions de formes, créatrices de quelque chose comme objet, pas seulement comme verbe, bla-bla.
Jouer avec les empennages en T
  Bien sûr, pour ajouter de l’imaginaire, on peut créer des Polikarpov à queue en T (façon Boeing 727). À l’époque, c’était semi-interdit, très cher à cause du brevet Charles De Rougé pas encore tombé dans le domaine public, mais les brevets de l’époque stipulaient « pour tous pays y compris l’URSS », ce qui signifiait notoire que les Soviétiques ne respectaient pas les brevets occidentaux (des « méchants » capitalistes avides de fric égoïste), alors pourquoi pas ? Dessiner sans vendre, et 70 ans plus tard, ce n’est pas s’enrichir d’argent volé avant permission.
Jouer avec les empennages en V
  On peut aussi créer des Polikarpov à queue en V. La plus grande célébrité dans ce domaine, en France, est le Fouga Magister très ultérieur (de même que la version bifuselage Gémeaux en W), mais Internet dit que cela a été inventé en 1930 (et envisagé pour le Bf-109 G-03 de 1941-44), c’était donc très imaginable en 1934-44 au moment des chasseurs Polikarpov I-15 à I-20, même si trop cher peut-être aussi à l’époque pour une question de brevet privé pendant 15 ans.
Jouer avec une version navale non-hydravion
  Il s’agirait ici d’imaginer une version (nautique, marskoy en Russe) « pour porte-avions » sans flotteurs ni coques. Pour enrichir quand même le tableau, par rapport aux modèles normaux, on peut avoir une aile pliante afin d’entrer dans les petits ascenseurs montant les avions sur le pont (depuis l’entrepôt vers la piste de décollage).

(18e ajout 19/10/2022)
Jouer avec la formule motoplaneur
   Dans l’aviation de loisir, loin des guerres, les planeurs ont davantage de succès que les avions bêtement motorisés, pour les sensations de glisse et de plané. Toutefois le problème est le décollage pas autonome, requérant d’être emmené dans le ciel par avion remorqueur. Ceci est résolu sur avion dit motoplaneur (matorniy planyer en Russe), avec petit moteur annexe pour le décollage, puis rétraction de l’hélice en vol, pour devenir planeur. On peut en rêver comme versions spéciales des Polikarpov.
Jouer avec le doublage vertical
   Parmi les avions doubles, les jumeaux latéraux ne sont pas les seuls, un Me-262 Mistel est deux Me-262 l’un au-dessus de l’autre, celui du dessus biplace et celui du dessous sans occupant humain. C’est de la famille bien plus large des appariements verticaux, un avion principal au-dessus transportant un avion secondaire (souvent plus gros et moins performant) dessous, afin de le lancer, pour une promenade planeur (sans passager avec appareil photo ?), enfin, vu à la sauce militaire moins gentillette. Euh, pour les éléments doublement motorisés, en quoi seraient-ils des « monomoteurs » Polikarpov ? ben, après largage de leur avion-passager, ils redeviennent monomoteurs, ils sont donc monomoteurs par intermittence.
Jouer avec le bipoutre vertical
  Dans le paragraphe presque initial « jouer avec le I-16 » figurait un bifide : bipoutre à poutres fixées sur le fuselage plutôt que sur les ailes, toutefois cela restait dans le domaine des bipoutres latéraux. Or des bipoutres bifides peuvent être verticaux, avec les deux poutres apparaissant sur le profil (et superposées en vue de dessus, au lieu que ce soit le contraire, pour bifides latéraux).
Jouer avec le bipoutre canard
  Le dernier dessin de mon développement initial, avant le premier ajout, était un prétendu bipoutre canard, mais… il portait ses dérives sur l’aile, pas sur les poutres et pas en avant, à la réflexion c’est un peu bâtard, et en plus : ça ne ressemblait guère à un « vrai chasseur Polikarpov ». J’imagine donc les chainons manquants, ici, sur base I-16.

(19e ajout 20/10/2022)
Plein de retrouvés dans tous les sens
   Reprenant sur SecretProjects.co.uk les projets Polikarpov mis sur Internet, je m’aperçois en avoir oublié plein, désolé. Tout d’abord, les premiers I-15 avaient un capot pas joli (et un train d’atterrissage pantalonné), moui, on peut l’inclure (et le I-15 bis avait une aile supérieure suspendue au-dessus du fuselage, sans besoin que je l’invente, oups). Le I-17.0 était biplan, tout en ayant un nez fin à moteur en ligne comme les I-17 principaux, eux monoplans. Le I-18.0 était un I-16 allongé mais moins que le I-18.5. Enfin, a été codé I-19.0 un I-15.3 à moteur grossi, pourtant bien moins moderne que les I-16, I-17, I-18…
Jouer à s’inspirer des mieux en un sens
   Il se trouve que dans la liste des « nouveautés » ci-dessus, les I-17.0 et I-18.0 ont une allure très proche du YP-37 que j’aime bien : cockpit encore plus reculé que sur le I-16 avec avant bien plus long. Je vais donc essayer de les améliorer eux spécialement. Avec cockpit plein formant œil (et pare-brise formant œil joli à la p-51D, tant qu’à faire librement) puis en enlevant l’aile supérieure ou l’entrée d’air de nez, puis en enlevant l’hélice et sa symétrie rotative ne nez.
Jouer avec la casserole d’hélice
   À compléter les familles, je peux aller bien au-delà du réel, et la large casserole percée du I-19.5 (ou 19.18) aurait pu se retrouver sur les modèles à moteur en étoile (avec refroidissement par air) : I-15.0, I-15-3, I-16.5, I-18.0, I-18.5.

(20e ajout 21/10/2022)
Jouer avec la base asymétrique
   En prenant pour modèle le célèbre avion asymétrique Blohm-und-Voss Bv-141, on peut en extrapoler un similaire Polikarpov. Et puis, en le jumelant, tout à la fois on revient à une symétrie rassurante et on devient bipoutre ce qui me parait bien en soi. Enfin, ce n'est plu' un "monomoteur Polikarpov" mais un dérivé de monomoteur Polikarpov.

(21e ajout 22/10/2022)
Jouer avec les engrenages
   Une configuration souvent envisagée, mais rarement construite, consiste à avoir un moteur central actionnant 2 hélices latérales via arbres de transmission et engrenages (comme sur le bipoutre Byèdounkovitsh OSh de l’époque). Toute la famille principale Polikarpov aurait pu en bénéficier, devenant bizarrement bi-hélices mais restant monomoteurs. Il peut y avoir un siège avec vue panoramique en avant du moteur, ou rien, le nez étant alors le moteur seul, et autres dispositifs (genre spray de parfum de rose si les militaires étaient épris de beauté éthérée, hum).

(22e ajout 23/10/2022)
Jouer avec engrenages propulsifs
   Comme les hélices latérales peuvent être tractrices à partir d’un moteur central (paragraphe précédent), elles peuvent être propulsives pareillement (comme sur le projet McDonnell Model 1 de l’époque). La famille Polikarpov mérite cette « extension de gamme » ou modification pour essai, à mon avis, très anormal certes, délirant gentiment…
Jouer avec la voie avion tandem double
   A la façon du Fairey Battle Trainer, il peut y avoir des avions doublés en avant/arrière, pas le moteur ici mais le cockpit et dos.

(23e ajout 24/10/2022)
  Précision : pourquoi ces ajouts innombrables dans tous les sens comme si le sujet n’était jamais fini ? La réponse est simple : contrairement au livre magnifique de référence, posé comme constituant "l'état de l'art" sur le sujet (après des années et des années de recherche, compilées enfin), il s’agit ici de se promener rêveusement sans aucun sérieux véridique. Certes, le parcours sera nécessairement fini si je suis mortel, mais qui sait ? Non, sans rire, le thème Polikarpov ne vise pas ici un rassemblement des Vérités sur le sujet, en nombre fini, mais un chemin sinueux dans le n’importe quoi, rattaché plus ou moins au thème Polikarpov. J’espère que ça clarifie le sujet, s’il en était besoin.
Jouer avec la dérive double
   Sans besoin de formule bipoutre, la configuration à dérive double est très possible, par exemple en bouts de stabilisateurs (comme à l’époque sur les célèbres Messerschmitt Bf-110 et Pyètlyakov Pyè-2). . Avec les mêmes profils, on pourrait avoir des quadridérives (comme le Grumman E-2 Hawkeye) les nouvelles dérives 2 et 3 étant masquées de profil par la 1.
Jouer avec la dérive triple
   Bien sûr : les moyennes dérives en bouts de stabilos ne sont pas forcées de remplacer la grande dérive principale, elles peuvent la compléter, notamment en cas d’emploi de moteur beaucoup plus « puissant » (enfin : « renversant », pour l’équilibre au décollage). Le tridérive Lockheed Constellation (à peine postérieur) est réputé le plus bel avion du monde, selon certains, alors il semble plaisant d’inventer des Polikarpov à cette sauce. Avec les mêmes profils, on pourrait avoir des pentadérives (avec dérives 2 et 4 marquées par les 1 et 3).

(24e ajout 25/10/2022)
Jouer avec les ailes en flèche
   A peu près au moment des derniers dessins Polikarpov, en 1944, était testé en plusieurs pays la révolutionnaire « aile en flèche » pour atteindre de hautes vitesses (même si les pilotes racontent que décollage/atterrissage deviennent périlleux, au lieu de lents tranquilles). La famille Polikarpov méritait pareille exploration, même si je ne dirais pas « amélioration », la lenteur douce ayant son charme (s’il y a un peu vitesse quand même pour requérir jolies formes aérodynamiques). Cette configuration est un peu diverse : flèche arrière usuelle ou flèche avant inusuelle, avec ou sans les stabilos qui suivent, sans asymétrie ou avec, en ailes complètes ou bords externes, fixe ou à géométrie variable.
Jouer avec des poutres très asymétriques
   Le mot français bipoutre indique que 2 poutres portent l’empennage, elles peuvent être notoirement différentes. Même en anglais, parlant de poutres jumelles (twin-boom), rien n’implique des jumeaux identiques (homozygotes), il peut s’agir de jumeaux différents (hétérozygotes, éventuellement de père différent). Bac désigne ici Bipoutre asymétrique canard, sans lien avec le Bac/Baccalauréat venant du latin bacca pour dire olive (chapeau avec olives), ni de la policière Bac Brigade anti-criminalité. Euh, je n’ai pas cherché ici le nom russe mais imaginons que ce soit une version prévue pour exportation vers France/Belgique/Suisse/Monaco/Luxembourg/Andorre/Québec/Louisianne, voilà ça colle, presque logique, hum.

(25e ajout 26/10/2022)
Jouer avec les faux trimoteurs
   Un profil (droit) d’avion anormal semble un classique monomoteur avec comme de micromoteurs latéraux donc trimoteur au total, mais : non, vu le profil gauche ou la vue de dessus, c’est un monomoteur, avec moteur puissant produisant un dangereux couple de renversement au décollage. Alors une partie de la puissance est dirigée vers une hélice anti-couple tournant en sens inverse à une extrémité d’aile (du seul côté droit, même si le regard sur le profil droit intuitivement avait supputé une symétrie donc pareil de l’autre côté).

(26e ajout 27/10/2022)
Jouer avec le mode tripoutre avant-arrière
   Le mot poutre désigne en aviation un élément longitudinal porteur d’empennage, et cet empennage classiquement est constitué d’une dérive et deux stabilos. Mais… trois trucs à porter, en un sens, cela requerrait trois trucs porteurs, donc trois poutres. Cela apparait bien si l’on a dérive arrière et stabilos avant au large de l’hélice de nez (3B-1 ci-contre), mais l’inverse est envisageable : dérives arrière latérales et stabilo avant derrière l’hélice (3B-2). Ou inversement, une fois envisagée la voie tripoutre, on peut mettre partout des dérives (3) et stabilos (12), hop, carrément (3B-3). Et cela est déclinable sur toute la gamme Polikarpov (ci-contre : aperçu sur I-16 et I-20).

(27e ajout 28/10/2022)
Jouer avec l’hélice incluse en poutres
   Plus haut a été envisagée l’hélice intégrée dans le fuselage, en avant ou en arrière du cockpit, et par ailleurs les hélices latérales actionnées à distance par un moteur central, or il y a un mixte de ces deux schémas, dans le déport des hélices à distance au milieu des poutres d’un bipoutre.

(28e ajout 29/10/2022)
Jouer avec l’hélice intégrée en mode tripoutre
   Le projet Blohm und Voss P.192 n’a peut-être jamais été construit en vrai, mais c’est un succès à l’échelle 1/72 (Unicraft Models, Planet Models, …), et cela mérite d’être décliné en versions Polikarpov. Il s’agit d’avoir une hélice intégrée devant l’aile (derrière le cockpit), entourée de poutres allant vers un plan canard, quand l’arrière compte des stabilos normaux. C’est trisurface tripoutre, simplement.

(29e ajout 30/10/2022)
Jouer avec le tripoutre arrière
   Inverse du cas précédent : on peut avoir des poutres en arrière de l’aile, allant vers des dérives et un stabilo joignant au fuselage, tandis que l’avant d’aile est libre. Ceci peut intervenir avec moteur et hélice de nez (P-291) ou avec hélice intégrée entre les poutres (P-292, au sens de P-192 de seconde génération).

(30e ajout 31/10/2022)
Jouer avec le concept d’aile volante
   Aller chercher le Bv P.192 comme source d’inspiration de Polikarpov supplémentaires sera déclaré lourdement aberrant par les gens sérieux, affirmant très impossible qu’une influence teutonne tardive (dite Luftwaffe-1946) ait touché ce bureau d’études soviétique clos en 1944. Enfin, le délire ne me fait pas peur, mais – juste pour voir – quelles sources d’inspiration locales d’époque auraient pu « mieux » toucher les Polikarpov ? Par exemple, il y a le prototype d’aile volante monomoteur bi-nacelle KhAI-3, effectivement c’est intéressant.

(31e ajout 01/11/2022)
Jouer avec l’empennage d’aile volante
   Qu’il y ait un empennage sur une aile volante parait contradictoire, c’est pourtant la prouesse accomplie par le Byélyayév DB-LK, bi-nacelle avec une dérive centrale comme le Khai-3 mais celle-ci porte un stabilisateur haut, à peine reculé par rapport à l’aile. Inclassable joliment. Enfin, le DB-LK est un bimoteur sans rapport avec les monomoteurs Polikarpov, mais j’en imagine une version monomoteur asymétrique, et c’est inclus !

(32e ajout 02/11/2022)
Jouer avec l’aile volante mono-nacelle
   Le DB-LK est dit (par Wikipédia allemand) dériver du planeur TsAGuI BP-2, qui n’était pas bi-nacelle, était bi-dérive mais en tout cas avait effectivement le même stabilo haut très proche de l’aide. Cela est parfaitement faisable avec bases Polikarpov, en gardant même le moteur de nez puisque rien n’en empêche.

(33e ajout 03/11/2022)
Jouer avec l’aile tandem
   Autre prototype local ressemblant au DB-LK, le Moskalyev SAM-7 Sigma avait un arrière panoramique mais pas de queue arrière, relevant donc partiellement des ailes volantes, avec des dérives en bout d’aile, mais cela a déjà été vu ici (en profils) au paragraphe « jouer avec le mode biplace dos à dos ». Inversement, pour soutenir cet arrière lourd, on peut employer une seconde aile. Comme sur le Groushine Sh Tandem (ou l’Arsenal Delanne 10 C2 dit ici « de chez nous »). La version zwilling bifuselage aurait eu un nez libre comme le P-38, adoré des militaires, pour envoyer des fleurs j’imagine (ou des bisous), hum...

(34e ajout 04/11/2022)
   J’ai lu un article de GlobalSecurity.org sur Internet, expliquant que, pendant des décennies, les avions soviétiques décrits à l’Ouest venaient principalement de l’imagination des auteurs prétendant « révéler » de nouveaux modèles. Les chasseurs de « fake news » y voient certainement un scandale, mais moi je trouve que c’est une œuvre créatrice intéressante, que je poursuis ici anachroniquement, simplement. Inventer est plaisant, à la différence près que je ne prétends rien révéler de véridique, j’assume rêver et je le dis en clair.
Jouer avec l’aile doublonnante
   A cette époque en ce pays, un planeur étrange a exploré une voie novatrice : le Skhyèma (projet) BITsh-16, avec une aile devenant double à l’extrémité externe. Cela aurait pu inspirer le bureau d’études Polikarpov, j’imagine. Cette aile doublonnante est comme le chainon manquant entre aile volante et aile double (aile tandem).

(35e ajout 05/11/2022)
Jouer avec l’aile delta
   Le kalinine K-15 est un avion delta (à fusée) de l’époque. Au même moment ici les avions Payen exploraient la même configuration, bien avant le succès des Mirages III dans les années 1960 (plutôt classés « sans queue » qu’ailes volantes, quoique…). Les avions Polikarpov auraient parfaitement pu explorer cette voie..

(36e ajout 06/11/2022)
Jouer avec l'aile parabolique
   Une autre grande aile à forte corde rendant éventuellement inutile le stabilo arrière : l’aile parabolique. On la trouve sur l’ancien Tshyèranovskiy BITsh-3 mais aussi sur le BITsh-17 daté 1935 peu après le I-15 Tshayka (mouette, aile en mouette) de Polikarpov. Il aurait pu y avoir mélange des deux familles : fuselages Polikarpov et ailes Tshyèranovskiy. Enfin, la série des BITsh compte à la fois des ailes paraboliques (BITsh-1 à 7, -9-10, -13-14, -17, -19) et non-paraboliques (les autres jusqu’à -26), d’après le site SecretProjects.co.uk.

(37e ajout 07/11/2022)
Jouer avec l’aile ogivale
   Autre aile à forte corde sans stabilo : l’aile ogivale du Moskalyev SAM-9 Stryolka (flèche), applicable aux Polikarpov pleinement. La version bifuselage n’est pas bipoutre au sens où il n’y a pas deux poutres portant empennage séparé (de l’aile) ; en taxonomie aéronautique ce serait plutôt une aile volante binacelle (comme le KhAI-3).

(38e ajout 08/11/2022)
Jouer avec l’aile circulaire
   Proche de l’aile précédente, l’aile en forme de cercle (façon soucoupe volante ou crêpe volante) a souvent intéressé les ingénieurs. A l’époque, c’est célèbre dans d’autres pays mais pas chez les Soviets, du moins en l’état actuel des archives déclassifiées (et certaines archives ont pu être détruites lors de l’effondrement du régime communiste – bien difficile d’affirmer mordicus que ça n’a pas du tout existé, là, à ce moment). Ces Polikarpov auraient pu s’appeler Kryèp (crêpe).

(39e ajout 09/11/2022)
Jouer avec l’aile annulaire
   Toujours sur le thème de l’aile ronde, cette forme circulaire peut être en vue de face plutôt qu’en vue de dessus, on parle alors d’aile annulaire. Enfin, cela peut paraitre anachronique, la grande histoire de l’aviation disant que cette idée ne s’est concrétisée qu’à la fin des années 1950 et ailleurs (avec le SNECMA Coléoptère) mais dans le parcours rêveur de ce site-ci, cela aurait émané du bureau d’études Polikarpov sous le nom de Jouk (coléoptère en Russe). Quoique… après consultation de Wikipédia, la formule date du projet Heinkel Wespe (guêpe) de 1944, et c’est pleinement « Polikarpov-compatible » ! (Sévèrement, les Historiens clameraient rigoureusement impossible une poursuite du pacte d’amitié germano-soviétique trois ans de pluss, mais il suffit de sourire, fermer les yeux, et l’objection disparait).

(40e ajout 10/11/2022)
Jouer avec les Lerx
   Une invention astucieuse de l’époque, sans nom connu à l’Ouest, a ensuite été redécouverte pour les programmes YF-16/YF-17 : Leading Edge Root Extension, ou Extension de Corde au Bord d’Attaque (ECBA ?), reprise sur bien des jets modernes de chasse, attaque, entrainement. Si la famille Polikarpov en avait exploré la voie, peut-être inaugurée par le Tshyéranovskiy Tshyé-22 ou BITsh-22, cela aurait pu marquer l’Histoire.
Jouer avec les flèches sans queue
   Proche de la configuration précédente mais à bord d’attaque simple, le Me-163 a parait-il marqué les mémoires (déjà nées à ce moment-là), en d’autres pays. Une simple modification du Tshyé-22, ou des Polikarpov associés, aurait pu y conduire aussi.
Jouer avec les flèches composites
   Autre inspiration locale de l’époque : le Byélyayev Babotshka (papillon) avait une aile en flèche inverse (externe vers l’avant) devenant flèche normale (externe vers l’arrière) près des extrémités. La version bifuselage ci-contre s’inspire d’un autre projet, à inversion d’angle beaucoup moins externe : le Focke-Wulf Fw-190 V19.
Jouer avec l’aile en W
   L’aile du Fw-190 V19 vue précédemment, bien que plate ressemble sous certains angles à une aile en mouette inverse (comme celle, ailleurs, des très célèbres Ju-87 Stuka, Shtouka en russe, et F4U Corsair). Bien sûr, cela aurait pu s’appliquer aux monomoteurs Polikarpov pour en solidifier les trains d’atterrissage, raccourcis (avec garde au sol suffisante pour l’hélice).
Jouer avec l’aile en mouette
   Une mouette battant des membres supérieurs montre vue de face « une aile » tantôt en W tantôt en M et c’est classiquement cette dernière qui est qualifiée d’en-mouette, même si c’est subjectif (comme pour flèche « normale » et flèche inverse). Certes, l’aile supérieure en M était déjà célèbre sur le Polikarpov I-15 mais il faut reconnaître qu’elle était absente des « monoplans » Polikarpov, j’ai bien sûr voulu « réparer » cela, en leur donnant des allures de Martin PBM Mariner de l’époque (hydravion à aile haute loin de l’eau bien davantage justifiée qu’ici, hum).
Jouer avec la porte arrière
   Autre source d’inspiration locale : le couple Moskalyev SAM-23/24 (non-motorisé/bimoteur, similaires aux célèbres Gotha 242/244 ailleurs) auquel il s’agirait ici d’ajouter un monomoteur. Le principe commun est un bipoutre à porte arrière, permettant chargement/déchargement rapide/facile. Ici ce ne serait pas un gros transporteur de personnes mais un petit convoyeur de colis urgents. Cargo se dit Grouz en Russe, et Mikrogrouz signifie micro-charge. Il y a eu un autre projet SAM-23 chez Moskalyev, de bipoutre effectivement monomoteur, mais il n’avait aucun rapport, employant la formule bipoutre pour un moteur propulsif avec nez libre, comme on l’a déjà vu ici avec des profils (ajout n°3, « configuration pousseur »). Selon Secretprojects.co.uk, le monomoteur ici hors sujet était daté 1943 et le planeur ici intéressant (pour sa porte arrière) : 1944, juste à temps pour donner un (ou deux) Polikarpov dérivé(s).
Jouer avec les poutres à réaction
   Dans ces ajouts, côté « moteurs à réaction avec turbine » (non fusée), il a d’abord été envisagé un réacteur en position centrale puis en nacelle asymétrique sur une aile, mais le projet Baravkov-Florav D (Dè) employait une autre configuration : deux longs et étroits turboréacteurs formant poutres car ils portent la queue. C’était très possible sur base Polikarpov.
Correction pour en revenir au thème monomoteur
   Le paragraphe précédent était très logique sur le sujet bipoutre, avec motorisation apparentée à celle du bipoutre super-majeur qu’était le P-38 Lightning de l’époque (bimoteur, construit en 10.037 exemplaires ce qui est le record du monde es-bipoutres). Mais ça ne cadre pas du tout avec le sujet « monomoteurs Polikarpov » excluant du sujet les bimoteurs, aïe. (Et en plus des moteurs-poutres, je laissais le moteur de nez des I-16 et I-20, ce qui faisait trimoteur en tout – et le « vrai » Baravkov Florav D était aussi trimoteur, même si c’était en fait avec moteur central et hélice propulsive – j’ajoute ci-contre un Polikarpovski intermédiaire, avec moteur de nez et hélice propulsive au lieu de tractrice.) Ici nous allons donc avoir recours à l’asymétrie, un réacteur d’un côté et rien de l’autre côté, avec configuration bipoutre ou même pas.
Jouer avec le mode bipoutre-additionnel
   Parmi les étrangetés bipoutres ou similaires, il y a le cas de la formule Malinowski, tripoutre en ajoutant un réservoir-remorqué porté par deux poutres derrière un avion normal. Dans les nuages virtuels ici, le nom Stefan Malinowski sonne parfaitement russo-polonais comme Nikolayev Polikarpovski (double du vrai Nikolaï Polikarpov), mais les historiens disent que c’est tout le contraire : l’ingénieur Malinowski était réfugié polonais en Grande-Bretagne, classant en 1940 les avions germano-soviétiques (Polikarpov etc.) en ennemis horribles à ne surtout pas améliorer, Allemagne et URSS ayant conjointement envahi la Pologne.
Jouer avec le mode bipoutre composite
   La formule Malinowski m’inspire plein de dérivés gentiment délirants, désolé… D’abord, on peut imaginer que l’ex-réservoir ajouté derrière est un autre avion/planeur avec pilote aussi, jumelé avant/arrière (au lieu de gauche/droite sur le zwilling-twin normal). Inversement, ce module arrière peut devenir l’avion principal, utilisant le module Polikarpov avant comme réservoir (ou planeur) canard. Par ailleurs, les poutres peuvent être fixées sur le stabilisateur, renforcé, et avec réservoir double éventuel.
Jouer avec la tuyère centrale
   Une autre grande justification du mode bipoutre qui m’est cher est la tuyère centrale non gênée par l’arrière-fuselage. C’est incarné par le De Havilland Vampire DH-100 de l’époque, Vahmpir en Russe, l’équivalent soviétique n’ayant pas été construit : Lavotshkine La-VRD (et dessin préliminaire de La-150). Cela peut concerner turboréacteur avec entrée d’air, ou moteur-fusée à comburant liquide, et même turbopropulseur avec hélice et tuyère « secondaire pour la poussée ». S’il n’y a pas entrée d’air de nez, elle peut être latérale avec des « souris », célèbres sur Mirage mais datant du F-104 Starfighter parait-il – ici, c’est tout anachronique rigolo, voire absurde pour un subsonique d’où sourire en se tournant l’index sur la tempe, en souriant c’est bien à mon avis.
Jouer avec l’écope ventrale
   Beaucoup d’avions de l’époque à moteur en ligne avaient une écope ventrale pour un radiateur de refroidissement, par exemple les Lavotshkine LaGG-3, Yakovlev Yak-1 (et 3 et 9), même si ce n’est pas aussi protubérant et caréné proprement que sur le célèbre P-51 Mustang ailleurs (Moustanng en Russe). Sur les Polikarpov à moteur en ligne, on peut ajouter une telle écope « à la Mustang », et sur un hypothétique double I-20 : l’écope encore plus grande du Twin-Mustang P-82 (ici rendu monomoteur asymétrique pour rester dans le thème « monomoteurs Polikarpov »).
Jouer avec l’écope dorsale
   L’écope dorsale (ou latérale) est beaucoup plus rare (que l’écope ventrale) sur les avions de l’époque, seul le Dewoitine/Sud-Est SE-580 en montrant une de taille notable. Cette particularité est applicable aussi à la famille Polikarpov à moteur en ligne, même si les silhouettes générées sont peu harmonieuses. Des passionnés militaristes invoqueraient le danger du parachutage des pilotes en de tels avions si touchés, en voie d’écrasement (pilotes avalés par l’entrée d’air), mais tous mes Polikarpovski sont civils et même non volants, alors : pas de problème de ce genre.
Jouer avec la configuration jet sous T
   Un avion dit dérivé du P-51 Mustang et qualifié d’avion fictif s’appelle XNI-02 Kameleon, il a deux petits jets à l’arrière sous un empennage en T. Comme c’est à un endroit étroit de l’avion, une version monomoteur asymétrique serait envisageable, sous l’empennage en T.
Jouer avec la forme asymétrique propulsive
   Plus haut, j’avais mentionné le Blohm-und-Voss Bv-141 comme inspiration asymétrique mais il est clair que ce n’est pas le seul du tout (en matière d’asymétrie aéronautique). Notamment il y a le cas de groupe moteur push-pull à gauche avec nacelle de pilotage à droite, mais il s’agit de bimoteur (comme l’Isacson/Blohm-und-Voss Zerstorer de l’époque). Toutefois c’est un cas de nacelle motrice pouvant être simplement propulsive quand le fuselage contient le cockpit de l’autre côté, c’est déjà asymétrique (assimyétritshniy en Russe).
Jouer avec le cockpit au bout de poutres
   Cas presque unique au monde, le projet Airspeed AS.31 (de l’époque, 1935 peu après le I-16) emploie un poste de pilotage à distance (remote cockpit, oudalyonaya kabina en Russe), au bout de poutres loin de l’aile. On peut imaginer de tels Polikarpov, même s’il y a peu de raison, que l’envie de rêver.
Jouer avec le fuselage porteur
   Dans plusieurs pays a été envisagée à l’époque une idée spéciale de « l’aile volante », sans fuselage en noyant celui-ci dans l’aile ou aile centrale. On appelle cela en Occident la formule Burnelli (ou Dyle-et-Bacalan spécialement en France, et en URSS le bipoutre Antonov LYèM-2 relevait plus ou moins de cette famille). Il y aurait ainsi eu des Polikarpov à « fuselage portant » (ou corps porteur).
Jouer avec la forme bi-fuselage à micro-cockpit central
   Certains bipoutres sont des bicoques hydravions à énormes poutres et petite nacelle de pilotage au centre sur aile haute, on retrouve cela aussi sur le bifuselage Me-109ZZ, version (peut-être imaginaire, peu importe) du bifuselage Bf-109Z avec ajout d’une petite console habitée au centre. C’est un schéma qu’on peut reproduire en version Polikarpov.
  Voilà, après ce très grand ajout, je vais je pense arrêter. (Il est possible que j’ajoute un ou deux petits points manquants dans un avenir indéterminé mais je pense avoir déjà assez bien fait le tour.) Cela fait, imprimé (en format paysage), donne un livret de rien moins que 120 pages, une contribution significative au sujet, quoique complètement en dehors du sujet historique, seulement pour le volet fantaisie.
ENGLISH WARNING : this web site is all in French so maybe visitors having other languages just look at the pictures without reading the texts explaining them; on this web site the very few drawings called Polikarpov are pretended true by some Historians (reliable or not, I don't care personnally, not being realist) while the numerous drawings called Polikarpovski or Tophe or else (or nothing after a Polikarpovski one) are fantasy, what-if jokes without serious, not fake as not pretended true at all, this is just a family in dreams, crazy or funny, smart or stupid...

(41e ajout 12/11/2022)
Jouer avec les ailes doublées en tandem
   A la réflexion, j’ai oublié de mentionner ce qu’a failli devenir ma maquette de double I-16 avant finalisation en semi-biplan : un bifuselage à ailes tandem. Contrairement aux ailes tandem classiques, avec l’aile arrière pluss petite que l’aile avant et constituant un simple stabilisateur grandi, ici l’aile arrière est un double quasi exact de l’aile standard, puisque la source est constituée de deux kits de la même maquette. C’est une forme de logique mais qui n’a rien de rien à voir avec l’engineering ou les besoins d’utilisateurs d’avions (vrais)… Je crois me souvenir que si j’avais renoncé à cette voie (en mode bimoteur indépendant du livre) ce n’était absolument pas par manque de sérieux (tant mieux !) mais par manque de pièces pour l’aile interne entre les fuselages.
Pleurer sur le thème de l’avion mortel
   Même si je suis irréaliste n’aimant pas « le monde tel qu’il est », je n’ignore pas que l’avion est très souvent une machine tueuse, via mitrailleuses et canons autrefois, via missiles et drones-kamikaze aujourd’hui, via bombes de tous temps, en contexte de xénophobie assassine (ou guerre civile à l'espagnole, pour les Polikarpov, massacreuse peut-être pire encore, de tous contre tous). Enfin, je préfère regarder ailleurs. Pour moi personnellement, l’avion tueur caractérisé est plutôt codé SM, Savoia-Marchetti ou Sylvie Métailié, tuant (tombé du nid à l’adolescence ?) par chute de la falaise ou de l’immeuble, sans parvenir à voler dans le ciel comme un oiseau adulte. Cette formule Savoia, notamment célèbre sur les bicoques SM-55, 66, 77 (pas 88 bipoutre simple mais 63, 64, 65 aussi), se basait sur un système bi-bipoutre, et cette voie à « deux fois deux poutres » est aisément applicable à la famille Polikarpov. Voilà, ça termine ce parcours Polikarpovski sur une note tristounette, davantage en adéquation avec ma tradition personnelle que l’avalanche de sourires prétendus joueurs.

(42e ajout 22/11/2022)
Jouer avec la fusée unique
   Pour finir sur une note moins triste peut-être, je reviens aux questions précises de numérotation et définition du sujet principal. Je lis en effet sur Internet que le Malyoutka était codé I-180 (version 0 du I.18 ?) et que son moteur-fusée quadruple correspondait à 4 moteurs simples (principe similaire, en version fusée, aux 2 moteurs-à-pistons en tandem comptables comme 1 moteur double). D’où la question : qu’est-ce que ça aurait donné avec un unique moteur fusée de base ? Et toute la famille Polikarpov aurait pu être ainsi transformée, ce serait montrable en 8 profils, mais il est plus original d’imaginer deux vues en perspective, bifuselages sur bases I-16 et I-20.

(43e ajout 26/11/2022)
Jouer avec l’anachronisme
   Hum, finir sur une note presque sérieuse, semi-historique ou du moins : très crédible (l’ajout précédent), pourrait sembler un contresens pour ce site opposé au sérieux normal. Par souci de cohérence, il importe de délirer activement en touche finale, plutôt. Pour cela, j’en reviens à ma passion aéronautique pré-adolescente (avant écroulement sentimental à l’adolescence, faisant oublier le sujet aéronautique). Ma référence du Bien intéressant, contre le Mal à combattre, c’étaient les aventures de Tanguy et Laverdure, où les Mirage 3 français combattaient « les chasseurs soviétiques » (en fait : tous MiG-21, les MiG-23/25/27 étant encore secrets). Ainsi, moi qui ai le cerveau tout chamboulé particulièrement en ce moment (je suis malade covid19 ou covid-like, depuis 3 jours), je vais transformer les Polikarpov en « vrais » chasseurs soviétiques donc nécessairement « comme-MiG-21 » : deltas empennés avec entrée d’air de nez autour d’un radar pointu. Est-ce ridiculement anachronique ? Euh, non, pas ridicule, seulement très très anachronique souriant, dans l’esprit-même de ce site. La preuve : ces Polikarpovski-là sont-ils supersoniques (ou hypersoniques voire ultrasoniques, sans tuyère visible ?) au lieu de véridiquement subsoniques ? non, ils sont zétasoniques, terme dont le sens est… top secret, sourire…

(44e ajout 30/11/2022)
Jouer avec asymétrie différente
   Entre autres parcours sujets à délires, j’avais exploré les diverses terminaisons de patronymes russo-polonais, mais l’un m’est apparu tardivement, via la philosophe à nom franco-polonais Sylviane Agacinski, Madame Jospin, à ne pas prononcer avec la nasale francophone in de "fin brin de lin", mais avec le inn’ russe (Staline, Poutine), Agacinnski, comme Stalinnski ou Poutinnski. Donc Polikarpinnski, Polikarpinnska, Polikarpinnskiy, Polikarpinnskaya.
   A quels avions rattacher cela ? Par exemple à la fin d’exploration des asymétriques. Notamment : moteur central, fuselage bâbord, équipage tribord. Ou jumelage de ceci, sauf moteur non doublé. Ou même chose partiellement, ou en partie centralement.