« Arrêtons d’avoir peur ! » ? Non, je dirais « ne croyons plu’ savoir… »
Critique sceptique-vraie d’un livre pré-covid du Pr Raoult
par Ray Phléchy, 09-12/09/2020

   Ici sera présentée mon analyse critique du livre « Arrêtons d’avoir peur ! La science vous aide à y voir plus clair – Santé, environnement, climat, flux migratoires & société ». Les lois sur la « propriété intellectuelle » (toutes pourries à mon avis, pour un truc non inventif, génial en rien) font que je n’aurai légalement pas le droit de citer abondamment (entre guillemets) ce que je conteste arguments à l’appui. Je ne me référerai donc principalement qu’aux pages (de la version que j’ai : impression 2020 des Editions J’ai Lu dépôt 2019, republié en poche après Editions Michel Lafon 2016 ; c’est une version avec texte finissant en page 341, table des matières finissant en pages 351.)
Contexte lié au titre du livre
   Il se trouve qu’en tant qu’ex biochimiste chromatographiste (mis en invalidité pour incapacité à « bien mentir comme les supérieurs hiérarchiques »), j’ai personnellement invalidé l’argumentaire officiel « la science garantit qu’il n’y a rien à craindre » dans l’affaire du nuage d’incendie industriel Lubrizol, la vraie formulation étant « la science actuelle ne trouve certes pas les agents dangereux qu’elle connait, mais pour ce qui est des dangers inconnus à ce jour – et possibles avec cette combustion précise jamais expérimentée – la science actuelle ne sait rien, rassurer est un abus d’autorité, une tromperie ».
   Donc mon soupçon fort est que ce livre rassure pareillement par abus dans tous les domaines, au nom de la science mal comprise.
Contexte lié à l’auteur du livre
   En 2020 postérieurement à écriture/publication/réédition de ce livre, le Pr Raoult est devenu immensément célèbre auprès du grand public avec la crise coronavirus/covid19, maladie que lui seul (avec ses équipes hospitalières marseillaises) disait savoir guérir, malgré le refus des autorités officielles (parisiennes). Avant d’entamer la lecture de ce livre, j’ai écrit ceci : sur le principe, j’envisage 3 lectures par personnes en désaccord : 1/ Un anti-Raoult 2020 fanatique pourrait dire « ce livre prouve qu’il s’est planté et pense mal, n’ayant pas vu venir le virus gravissime, qu’il a ensuite cherché à minimiser à tort en disant au début ʺon ne va pas s’inquiéter parce que deux ou trois chinois sont mortsʺ, là son erreur très grave pire qu’incompétente est écrite en clair ! ». 2/ Un pro-Raoult 2020 fanatique pourrait dire « ce livre est porteur d’espoir et clairvoyance, incitant à ne pas surestimer les dangers, même s’il y en a évidemment quelques-uns, modérés ! ». 3/ Un sceptique 2020 (moi-même) pense différemment : « j’espère que ce livre va montrer en clair le scientisme logiquement illogique qui m’avait déplu dans 2 lignes de son livre 2020 au sujet du coronavirus, je pense démonter cela ici abondamment pas à pas. »
Préambule mien
  Puisque mon approche est un match scepticisme contre scientisme, je préciserai les définitions que je donne à ces termes :
- Scepticisme (égocentrique) : célèbre doute basé sur la formule « ma seule certitude est que je ne sais rien », ce que je préfère exprimer sans certitude : j’ai l’impression de ne rien savoir d’incontestable, l’intelligence critique semblant tout invalider, jusqu’ici.
- Scientisme (au sens français, pas en langue anglaise où scientist veut dire scientifique) : célèbre certitude basée sur la formule « la Science dit le Vrai, rien que le Vrai, tout le Vrai », ce que je préfère exprimer de manière relativiste : la Science actuelle prétend savoir le Vrai. Note : le scientisme n’est pas une approche scientifique valide, en effet cette théorie a été expérimentalement démentie par le passé, avec toutes les reconnaissances d’erreur élisant de nouvelles théories scientifiques démentant les anciennes, qui avaient donc été affirmées vraies à tort.
Début d’analyse du livre : Introduction
- Page 10, D.Raoult affirme que la science doit prouver, puis il parle des renaissances naturelles à la préhistoire, comme d’un fait assuré, alors qu’il n’a en rien prouvé ses dires. Certes, « la communauté scientifique » est arrivée à pareil consensus, en « croyant » des datations au carbone 14, en « croyant » à l’éternité immuable de la vitesse de changement du carbone 14, en « croyant » qu’ont tort les créationnistes « croyant eux » qu’il n’y a jamais eu de préhistoire (et « Dieu Tout-Puissant est libre d’avoir créé de faux os faussement vieux »). Ce n’est pas une affaire de preuves mais de chapelles, chacune se référant à des preuves prétendues selon ses critères (consensus de scientifiques ou bien livres sacrés). Un cran au-dessus de ces voies envisageables, l’avis sceptique est que ça ne mérite pas le nom de preuves (objectives), de savoir, de connaissance indéniable. Il s’agit de simples opinions, vaguement ordonnées en choisissant certaines conventions, contestables – ce n’est même pas aussi clair que des axiomes, car des sous-embranchements religieux se font la guerre, des sous-écoles scientifiques se battent pour la suprématie de leurs thèses, etc.
- Page 13, D.Raoult se réfère au fait que des peuples mangeaient leurs ennemis, comme d’un fait indéniable. En quoi lui ou quelqu’un l’a-t-il prouvé ? Et si c’était prétendu par vantardise ou posture dissuasive (= hypothèse alternative), qui a départagé les deux hypothèses, avec quel facteur de risque de se tromper ? Non, ce n’est même pas de la science, c’est de la pure croyance, en ce qui a été écrit, ou enseigné. A l’époque, il n’y avait pas d’analyse génétique de la nourriture pour prétendre appuyer comme preuve le caractère humain de cette viande. Pire : la généralisation affirmant que telle portion ADN est toujours associée au caractère humain est une induction n’ayant rien compris à l’épistémologie : les sciences sont faites de théories en instance de réfutation expérimentale, aucunement de vérités indéniables éternelles. D. Raoult ne se comporte pas en bon scientifique lucide mais en réciteur de ce qu’il a entendu ou lu, c’est de la pure croyance, à tort surestimée.
- Page 14, D.Raoult affirme qu’il est un athée sceptique, c’est faux : il est affirmatif en oubliant totalement de douter des consensus actuels des scientifiques. Il est un croyant scientiste, athée éventuellement quand certains confrères dans la même position sont catholiques, israélites, shintoïstes, etc.
Début de la Partie 1
- Page 18, D.Raoult affirme que le darwinisme, le marxisme et la psychanalyse ont apporté beaucoup à la connaissance. C’est abusif, il s’agit de théories hypothétiques (immensément contestées) et la connaissance de théories ne vaut pas plus que la récitation de poèmes (de célébrités ou de soi-même anonyme) ou textes prétendus sacrés, c’est facultatif de l’ordre du N’importe Quoi et ne mérite en rien d’être désigné La Connaissance. Certes, à telle époque en tel lieu, des théories peuvent être admises comme dominantes, enseignées comme La Vérité à récitation diplômée, mais s’allier à cela est enterrer toute prétention à la sagesse sceptique, relativiste, osant le doute.
Chapitre 1
- Page 27, D.Raoult affirme que « on sait » l’évolution des hommes préhistoriques démentant la Genèse biblique. C’est faux, c’est simplement devenu la croyance dominante en France voire en Europe, enseignée dans les écoles et à répéter sous peine de sanction par mauvaises notes. Aucun rapport avec le scepticisme, avec une sagesse. C’est une croyance fanatique crachant sur la croyance adverse, et sur le doute prudent. A mon avis, "on sait que" est à remplacer par "on croit savoir que", qui est une forme comme une autre de "on croit que (et on peut se tromper)"...
- Pages 29-30, D.Raoult note de manière intéressante que « l’humanisme » écrase exagérément les points de vue (en Inde notamment) respectant l’animal autant que l’humain. Il y a toutefois un jeu de mot malaisé, pas discuté ici. En un autre sens, l’humanisme ne s’oppose pas à l’animophilie mais au racisme, à la xénophobie, au continentalisme, au régionalisme, à l’esprit de clocher. Dans chaque choix, un volet est tout ce qu’on inclut quand un autre volet est ce qu’on exclut. Par ailleurs, le discours est là un peu court, de même que dans le véganisme des bobos : les animalistes ne tuent-ils jamais un moustique, un frelon ? n’achètent-ils jamais une bombe insecticide contre invasion de fourmis ou de puces de lit ? disent-ils bienvenue aux poux et morpions ? Les Indous eux mangent du poulet « parce que », dans telle légende, un méchant poulet a mordu un Dieu, mais ça sonne comme un alibi ridicule pour manger des protéines animales un peu, avec acides aminés essentiels (dit l’université).
- Page 33, D.Raoult répète encore que « on sait » maintenant, l’erreur du mythe biblique d’Adam et Eve. C’est faux : c’est ce qu’il croit lui et les dominants qu’il préfère. C’est du scientisme intolérant simplement, sans aucune valeur de vérité objective (s’imposant à tous par simple pouvoir de conviction).
- Page 33 encore, D.Raoult clame une nouvelle fois que « on sait », ici : que deux hypothèses sur les disparitions des dinosaures il y a tant de millions d’années sont valides. C’est faux : il s’agit d’hypothèses qu’il préfère lui et autres scientistes, mais sans argument face à l’hypothèse d’un Tout Puissant créant artificiellement de vieux os, des teneurs en isotopes donnant telle illusion. C’est pure affaire de croyance. Pas vu par le crédule D.Raoult. Je rappelle par ailleurs que la base du vrai scepticisme (égocentrique) est l’hypothèse du rêve présent, monde intérieur sans rapport avec ce qui est (si quelque chose est, peut-être, hors de rêves miens – moi étant la personne disant ceci ou lisant ceci), et si les dinosaures sont rêvés, les hypothèses les concernant (dans le prétendu Réel objectif partage) vont basculer éventuellement dans l’erreur totale quand je vais me réveiller. Le penseur sceptique l’envisage, pas le faux sceptique D.Raoult, ayant peut-être cru l’escroc Descartes ayant fondé l’esprit cartésien avec ses croyances faisant semblant d’enterrer l’hypothèse du rêve.
- Page 35, (là je dois citer) « l’Homme n’arrive pas à vivre sans vision religieuse ». C’est faux, quantité d’athées (vivant raisonnablement bien) n’ont aucune vision religieuse et croient le roman matérialiste d’un Big Bang issu de nulle part ou d’un Big Crunch antérieur, sans aucun besoin d’affirmations religieuses à personnage surnaturel. Parachuter des grandes affirmations universelles mais fausses est tout sauf du scepticisme. (Autre objection : le bouddhisme indien est une vision philosophique artificiellement classée en religion, c’est très contestable, un vrai sceptique en douterait).
- Page 36, D.Raoult affirme encore « il semble que les hommes adorent ʺcroireʺ », et ça me semble contradictoire avec le fait qu’il ait écrit être lui sceptique. Je vois deux lectures possibles, toutes deux insatisfaisantes sur la validité du propos. 1/ Soit « les petites gens adorent croire, nuls qu’ils sont, moi je suis loin au-dessus de ça : sceptique ». Ce serait arrogant, et comme c’est faux puisqu’il est scientiste crédule lui-même, ce serait de l’orgueil affreux. 2/ Soit « absolument tous les humains adorent croire, même moi Didier Raoult bien sûr et vous lecteurs aussi ». Ce serait faux puisque je suis sceptique, vraiment, moi (certes, le mode paresseux de la pensée semi-endormie est un peu crédule sans douter à chaque seconde, mais cette somnolence non lucide n’est en rien sujet de mon adoration, non pas du tout.
Chapitre 2
- Page 41, D.Raoult parle de lunettes déformantes sur la réalité, mais ce n’est pas du tout un point de vue sceptique, ça. C’est un choix réaliste, affirmant sans preuve qu’il y a une réalité, et non une suite de rêves miens. Oui, c’est une opinion possible, et c’est l’opinion dominante dans le monde présent, mais ce n’est nullement prouvé, donc nullement scientifique. Ou plutôt, : la science se situe en aval de se choix contestable, affirmatif abrupt sans preuve (avec intolérance psychiatrisant les objections, la « schizophrénie » étant définie comme confusion rêve-réalité, alors qu’il n’y a pas un seul critère de réalité !). Là encore, on a affaire à un croyant fanatique, pas du tout à un sceptique incertain. Qu’il affirme le contraire le classe soit en aveugle ne méritant pas la publication (en privant des gens honnêtes), soit en escroc de la pensée, sciemment menteur (pour raison financière ou de célébrité ou autre).
- Page 43, D. Raoult raille le scientisme des années 1900-1970 où les médecins pratiquaient en masse des transfusions sanguines de confort, conduisant à contaminer pour rien des centaines de gens avec le scandale du sang contaminé. Il ne comprend simplement rien : le scientisme n’est pas spécialement le fait des gens du passé ayant eu tort, il est autant le fait des gens présents croyant douteusement avoir raison (en oubliant de douter, ou le condamnant), comme lui-même.
Chapitre 3
- Page 52, D.Raoult prétend que plu’ personne ne doute de la théorie de Darwin en France. C’est faux : je doute de la réalité de ce monde, de l’existence des espèces et donc de leur évolution, mais D.Raoult ne me connait pas, et il est absurde qu’il prétende affirmer pour tous sans connaître tout le monde. Erreur de logique, induction abusive, zéro en logique, moins que zéro en sagesse sceptique (osant le doute).
- Page 55, D.Raoult affirme que l’évolution humaine se fait en copiant le plus fort. Peut-être parfois, ici ou là, mais en faire une généralité me parait abusif, j’en doute (le scepticisme est là, pas dans l’affirmation hasardeuse). La publicité joue une part énorme depuis un siècle environ, et les réseaux sociaux modernes ont des critères de popularité mystérieux, pas clairement associés à l’idée de force. Le principe asiatique de yin et yang me parait au moins aussi pertinent, associant écrasement par la force et séduction par la douceur.
- Page 66, D.Raoult trouve que le principal manque de la psychanalyse est de ne pas apporter d’explication aux pathologies psychiatriques. Cela me semble mal pensé : la psychanalyse est une forme de bla-bla pouvant expliquer tout n’importe comment, de manière non testable (infailliblement, ce qui n’est pas scientifique selon Karl Popper, reconnu par D.Raoult page 68 secondairement) : complexe d’Œdipe, narcissisme, etc. Par ailleurs le principe d’explication a posteriori est un bla-bla sans valeur prédictive, sans intérêt consistant (même si des fanatiques adeptes peuvent adorer cela), tout au contraire la valeur de persuasion de la science est la prédiction risquant l’erreur et qui s’avère réussir. Le Pr Raoult n’a semble-t-il rien compris aux défauts de la psychanalyse. De plus, je dénie qu’il y ait assurément des maladies psychiatriques, mais D.Raoult y croit, comme un scientiste fanatique dénué de capacité à douter, ce qu’il semble bien se confirmer être.
- Page 80, D.Raoult distingue les théories (qui peuvent devenir des croyances) et la somme des connaissances à un moment donné. Cela semble indiquer que ces connaissances seront éternelles, indéniables à jamais, simplement complétées par de nouvelles connaissances, complémentaires. Or c’est faux : tant que l’hypothèse du rêve n’est pas écartée, l’édifice des connaissances prétendues peut s’écrouler par un réveil avec changement de monde. Un vrai sceptique en a conscience, le scientiste D.Raoult : non (quand bien même il n’érige pas les théories actuelles en dogmes à croire forcément, forme à peine adoucie de scientisme).
Début de la 2e partie
- Page 83-85, D.Raoult signale que les nouvelles observations de la science soulèvent des espoirs extraordinaires contre le cancer notamment. Ce n’est pas du tout un propos de sceptique mais de croyant. Tant que la question du rêve n’est pas tranchée, les observations ne sont pas forcément crédibles mais ne touchent que des croyants oubliant de douter, et des croyants peuvent avoir des espoirs extraordinaires sans besoin d’observations scientifiques, la méthode Coué pouvant suffire à générer enthousiasme très positif. Ce serait différent si on parlait de la crédibilité desdits espoirs, mais les espoirs nés de la science ne sont pas spécialement crédibles tant que la question du rêve est interdite, psychiatrisée.
Chapitre 4
- Page 87, D.Raoult affirme que l’Homme n’est pas un être distinct des animaux. C’est son point de vue, sa croyance à lui, mais les croyants en d’autres références voient les choses différemment, qu’il mette leur avis à la poubelle n’est pas une attitude sceptique pratiquant le doute de tous les côtés, mais un engagement fanatique virulent, scientiste en l’occurrence puisqu’il s’appuie sur la science actuelle ici. En ce qui me concerne, je ne situe pas la scission fondamentale entre humains et animaux, le chat que j’avais enfant et la souris imaginaire Mickey Mouse me paraissant plus estimables que le personnage d’Adolf Hitler, la scission principale est entre le moi spirituel (pouvant rêver) et le reste (pouvant être rêvé par le moi, y compris ce corps, cette identité dite mienne).
- Page 89, D.raoult dit que « nous pensons » que nos ancêtres ont migré de l’Afrique vers le reste du monde. Ce « nous » est mystérieux encore une fois : si c’est lui et les autres scientistes actuels, peut-être, mais si c’est lui et tout le monde, c’est faux. Les fanatiques de la Bible pensent que le Monde humain a commencé au Proche Orient asiatique, telle tribu d’Amazonie pense éventuellement que les humains viennent des Andes Américaines, moi je ne suis pas sûr que les autres humains que moi existent (au-delà de personnages oniriques fictifs peut-être).
- Page 90, D.Raoult affirme qu’avant l’arrivée de l’homme en Polynésie, le moustique n’y existait pas. C’est sa croyance à lui, d’accord, mais quelles sont ses preuves ? Les moustiques ne laissent pas d’os fossiles, et si aucun moustique n’a été trouvé vitrifié dans de l’ambre préhistorique, ça peut être un hasard des découvertes jusqu’à présent, peut-être démenti demain. Par ailleurs, un sceptique (non-Polynésien) douterait que la Polynésie existe, tout autant – y aller voir ne prouvant rien tant que l’hypothèse du rêve n’est pas tranchée.
- Pages 94-96, D.Raoult fait une démonstration discutable, pour affirmer que l’émancipation féminine vient d’une modification de l’écosystème et pas seulement des actions féministes, mais ce qu’il appelle modification de l’écosystème est la réduction du nombre de grossesses par vie de treize à deux en moyenne, alors que ça semble lié à la pilule contraceptive et l’avortement (dont le droit est exigé par les féministes), ce qui n’a rien de naturel mais est purement artificiel, techno-sociétal (avec diminution du poids des interdictions religieuses et morales de tuer les futurs bébés).
- Page 97, D.Raoult affirme que le corps humain contient bien davantage de bactéries et virus que de cellules humaines, mais quelle preuve en a-t-il ? Il l’a entendu à l’université ou en congrès ? Ce n’est pas une preuve mais une croyance dominante. Personnellement, j’ai fait des études de microbiologie, mais je ne suis pas sûr que les microbes existent, puisque l’hypothèse du rêve n’est en rien écartée honnêtement. Mais D.Raoult n’est pas un sceptique, lui, il est un scientiste récitant les dogmes actuels (ou la plupart d'entre eux tout au moins).
- Page 100, D.Raoult affirme l’exact contraire de ce que j’ai entendu dans une formation bactériologique. Il affirme qu’avant l’hygiène dentaire, les microbes buccaux allaient coloniser le cœur, or en formation il nous a été dit que le brossage des dents était peut-être bon contre les caries mais il avait l’inconvénient de produire des saignements occasionnels, porte d’entrée pour les microbes buccaux donnant ensuite la grande majorité des endocardites (les dentistes se focalisant sur leur domaine ont peut-être fait du mal à la santé générale, par égoïsme groupiste/corporatiste). Entre experts, qui a raison ? D.Raoult ne prouve rien, il affirme et estime donc emporter adhésion, je ne suis pas d’accord, je doute (et lui n’est en rien sceptique, mais croyant engagé refusant la concurrence, sans preuve).
- Page 102, D.Raoult commet une grosse grosse erreur, écrivant « Il faut beaucoup d'éducation pour intégrer dans notre pensée l’idée qu’une grande partie de ce que l’on voit est illusion ». C’est faux : c’est vers l’âge de 2 ans, quand les enfants ont acquis le langage, que les parents apaisent leurs terreurs nocturnes en expliquant le principe de rêve, cauchemar, illusion effrayante à ne pas croire. C’est la base enfantine du réalisme qui conduit à la science, et ce réalisme est peut-être erroné. Peut-être que « tout est illusion » (précepte de bouddhisme indien, puni de 2 ans de prison en France comme « haine raciste antisémite » !). Oui, tout est illusion si je passe de rêve en rêve, cela il faut une profonde réflexion (anti-éducative) pour parvenir à l’envisager. Mais le très fier D.Raoult en est resté à 2 ou 3 ans d’âge mental…
- Pages 109-110, D.Raoult désapprouve le simplisme populaire croyant que tout est simple, mais reconnait « certaines choses sont très bien établies scientifiquement ». C’est apparemment une faute de pensée, anti-sceptique. Enfin, la lecture sceptique serait « pour ceux qui sans raison croient à la science, alors pour eux et eux seuls, certaines choses sont très bien établies », toutefois je n’ai pas du tout l’impression que ce soit le sens de la phrase ici. Ce serait plutôt « tout le monde doit admettre que la science a très bien prouvé certaines choses, indubitables », ce qui est faux puisque la science peut être récusée, que ce soit par l’hypothèse sceptique du rêve ou l’hypothèse religieuse du Tout-Puissant trompeur.
Chapitre 5
- Pages 124-125, D.Raoult raconte que des chercheurs ont découvert qu’il y a 40 millions d’années a eu lieu tel événement d’assimilation de rétrovirus par cellule de primate. C’est mal dit : il aurait été plus convenable de dire que ces chercheurs « croient » que cela s’est passé ainsi à ce moment-là, et non qu’ils ont « découvert » telle vérité indubitable. L’existence du monde il y a 40 millions d’années n’est pas une certitude absolue, je le répète, mais une croyance (dite « savoir » à l’université, fière à tort, oubliant de réfléchir, pour endoctriner et récompenser les moutons serviles), alors qu’on n’en sait rien de rien si est valide l’hypothèse du rêve, et que c’est faux si les lecteurs littéraux de la Bible ont raison.
- Page 125, D.Raoult clame que les mitochondries « sont, en réalité » des bactéries absorbées par nos cellules il y a 800 millions d’années. Ce n’est absolument pas un point de vue sceptique mais une récitation de croyant servile : rien ne garantit que la réalité existe (si éventuellement je passe éternellement de rêve en rêve), et la datation se réfère à un ouï-dire, réputé prouvé il y a des décennies, en choisissant de « croire » une avalanche de généralisations inductives et approximations estimées raisonnables (horloge moléculaire prétendue, datation isotopique des roches par généralisation, etc.).
- Page 132, D.Raoult conclut « on est sur le front de la science ! » à propos des ébauches de vaccins contre le sida et le cancer venus de l’intégration du principe d’ADN chimère mélangeant gènes humains normaux et autres gènes. C’est mal dit : la science a pour principe de découvrir des lois de la Nature, pas de les exploiter en pratique de manière utile, ça c’est de la technique, prétentieusement appelée technologie aujourd’hui, bref il s’agirait de biotechnologie et pas de science proprement dite. Enfin, ces questions de mots sont peu importantes, mais autant parler correctement sans agiter de grands mots erronés (qui font le sous-titre du livre entier).
Chapitre 6
- Page 133, D.Raoult affirme que nos contemporains ne peuvent plus vivre que sous antidépresseurs. Il manque gravement « certains parmi » ou « une portion non négligeable de », sans cela c’est le mécanisme de l’induction totale qui est une imbécilité illogique et une faute morale s’apparentant au racisme (ce serait comme clamer « tous nos arabes sont délinquants » parce que 0,5% ou 5% le seraient). Encore une fois, c’est tout le contraire de la prudence sceptique, cela relève de l’affirmation généralisante de type scientiste, qui est une faute.
- Page 137, D.Raoult scinde l’éducation en France en 2 parties : la pédagogie et « la transmission des savoirs par le maître (...) les connaissances apprises ». Là encore ce n’est pas du scepticisme lucide mais de la croyance scientiste. Il vient de dire dans les paragraphes précédents que l’épigénétique moderne démontre que les caractères acquis peuvent se transmettre, tout n’étant pas compris dans la détermination ADN, donc ce que j’ai appris à l’université vers 1982-84 était faux, pourquoi avoir appelé ça « savoir », « connaissance » (avec sévère « contrôle de connaissances ») ? Ses connaissances actuelles à lui risquent de sombrer pareillement, ce que l’épistémologie énonçait sceptiquement depuis longtemps : les prétendues lois scientifiques ne sont pas des vérités mais des théories en instance de réfutation expérimentale, mais D.Raoult (croyant engagé et pas du tout sceptique lucide) fonce dans la certitude, à tort.
- Page 138, D.Raoult affirme que le stress est transmissible chez le rat, car des rats soumis à stress prolongé ont donné 3 générations de rats stressés, sans stimulus externe. C’est mal pensé : pour être probant, un tel test devrait impérativement impliquer des rats isolés dès la naissance (comme les témoins en parallèle), sinon les mères stressées peuvent transmettre par contact ou éducation leur stress sans que ce soit de la transmission par l’hérédité. Comme avec la célèbre affaire hydroxy chloroquine, le Pr Raoult oublie que pour être probant il faut invalider les hypothèses alternatives, selon lui il suffit d’avoir quelques éléments allant dans le sens escompté, ce qui ne vaut pas preuve en logique. Mais c’est très cartésien (très réputé et très faux, veux-je dire) : Descartes « démontrait » ainsi que la circulation du sang est un phénomène thermique pas pneumatique, puisqu’il y croyait très fortement et trouvait tel micro-indice allant dans le même sens, valant preuve selon lui sans se soucier que cela discrimine entre les hypothèses en concurrence. Personnellement, je ne connais pas le détail de ce test sur rats, mais je ne vois que deux possibilités : soit il a été mal conçu, et D.Raoult n’a pas compris ce qui le rend invalide, soit il a été bien conçu, et D.Raoult n’a pas compris ce qui le rend probant.
- Page 139, D.Raoult dit que les nouvelles alarmistes, anxiogènes, sans base scientifique solide, peuvent nuire à « l’état mental de nos enfants ». Là encore, c’est du pur scientisme : d’un point de vue scientifique, j’ai invalidé la psychiatrie, intégralement gobée par le scientiste D.Raoult. Le fait d’être inquiet n’est pas une maladie, et personne n’a jamais prouvé le contraire. Que des célébrités affirment n’importe quoi a un pouvoir de conviction nul, sauf au star system des croyants fanatisés, comme D.Raoult (même s’il n’est pas croyant religieux, d’accord).
- Page 142, D.Raoult affirme que le rôle des boissons sucrées dans l’obésité a été amplement démontré, mais quelle preuve en donne-t-il ? Il croit les gens le disant ? C’est nul, ni plus ni moins que croire à la lettre la Bible ou le Coran. Les corrélations éventuelles ne démontrent pas une relation de cause à effet, et les restrictions éthiques empêchent la plupart des essais dirigés en la matière. L’hypothèse « cause commune » (une même cause donnerait surpoids et envie de sucré) a-t-elle été écartée ou oubliée ? Peu importe au D.Raoult, il croit, il est simplement dans l’erreur (ou la malhonnêteté) quand il se prétend sceptique.
Début de la 3e partie
- Page 153, D.Raoult déniant l’idée de race affirme que cela est « une réalité scientifique ». Le premier problème est qu’en pays scientiste comme ici, cela signifie « c’est la vérité incontestable », alors que la science c’est par principe un ensemble de théories contestables, peut-être démenties demain. Le second problème est que c’est faux : j’ai lu un article dans le magazine Science & Vie expliquant que le dogme refusant l’idée de races est expérimentalement invalidé par l’analyse neutre de maladies spécifiques à des groupes ethniques ou superfamilles (ce n’est certes pas binaire blanc/noir mais l’interdiction de noter les origines est un acte politique, néfaste en termes d’efficacité biomédicale, scientifiquement prédictive). Je ne dis pas ça d’un point de vue raciste mais plutôt humaniste, en tant que « non-rejet de l’autre » sur un plan moral, mais en faire une affaire de science semble une erreur, instrumentalisant le scientisme prétendant au vrai incontestable.
Chapitre 7
- Rien de spécial à signaler, déclinant le thème de la page 153.
Chapitre 8
- Page 173, D.Raoult explique qu’autrefois, était juif un descendant de père juif et mère juive puis, il y a eu tellement de viols de juives par les soldats romains que s’est imposée la convention de ne requérir qu’un mère juive. Mais D.Raoult n’ose pas dire en clair que ce classement par l’ascendance est une forme de racisme, sinon il serait en prison en France (déloyalement) israélophile. Alors, sans courage, il ne le dit pas, ce n’est pas joli (même si c’est ce qui rend son livre : publiable).
- Pages 173-174, D.Raoult signale que les femmes allemandes ont été violées en masse par des soldats russes en 1945, au point qu’en Russie il se dit que les Allemands nés en 1946 ont tous un père russe. Cela me semble très insuffisant comme analyse, et j’ajouterais bon nombre de réflexions, « oubliées » de manière suspecte par D.Raoult :
. D.Raoult (de 11 ans mon ainé d’après Wikipedia) a sans doute été élevé comme moi à l’époque de la guerre froide, pendant laquelle la propagande nous répétait que les Soviétiques (à tuer bientôt quand on serait commandés de le faire) sont les plus méchants du monde. Cela peut être la source de cette focalisation déloyale sur l’idée xénophobe « Russes = violeurs monstrueux, Français = anges de respect ». Alors que j’ai lu par ailleurs que les conquêtes napoléoniennes avaient eu une forte « empreinte génétique » sur l’Europe de l’Est, par innombrables viols des peuples vaincus vraisemblablement. Pointer spécifiquement les Russes parait suspect mais (là encore) garantit la publication, en une société où par tradition les Russes sont encore considérés ennemis, actuellement parce que leur chef est plutôt sévère imparfaitement républicain-à-la-française (en interdisant de questionner si le système français reste une démocratie avec son interdiction du « référendum d’initiative populaire qui empêcherait les faux-représentants élus de décider des mesures impopulaires » – d’où révolte « gilets jaunes » de la base, quand D.Raoult tout au contraire affirme être l’Elite, à la télévision pour faire taire ses détracteurs moins célèbres).
. Dans le contexte de ce chapitre, il n’est pas clamé exactement que les Russes violeurs sont des monstres atroces, mais que dans le cas particulier des guerres, presque automatiquement, naturellement, normalement, il y a métissage par viols innombrables. Des féministes (ou néo-féministes fanatiques, ou psychologues) hurleraient que c’est là atrocement minimiser le traumatisme terrible de chaque viol.
. En sens inverse, j’envisage une lecture opposée : peut-être que si « être violée par les soldats étrangers » était considéré comme un des aspects de la condition féminine, n’appelant nul hurlement ni menace explicite de représailles (après plainte), cela éviterait bien des meurtres après viol. Je ne sais pas, il n’est pas simple de jongler entre le mal et le pire, mais cela pose des questions.
. Dans une autre direction encore, j’envisage que le qualificatif « viol » soit partiellement erroné dans de nombreux cas de tels après-guerre. A la libération de la France en 1944 ont été tondues (voire tuées) les « françaises qui couchaient avec des Schleus/Allemands », ce qui ne signifie en rien qu’elles avaient été violées sous menace de mort mais qu’elles avaient choisi les puissants dominateurs, selon un mode presque animal (mammifère, chez les loups par exemple : les mâles se battent et le vainqueur obtient automatiquement les faveurs des femelles). Une contrepèterie célèbre (de l’époque) dit « la française donne son cœur au vaincu/donne son cul au vainqueur ». Le principe du sport (dans les années 2000-2010) était encore basé sur ce principe : le champion de tour de France, écrasant de sa force la concurrence, obtient en récompense le bisou (amour virtuel) de la plus jolie fille locale. (Personnellement, je n’aime pas le sport, ni la dominance, ni la fréquente ou naturelle préférence féminine pour les forts et les riches – même si j’en ai involontairement profité en épousant une femme du Tiers-Monde, quoique j’ai refusé ici les promotions au mérite faisant gagner un maximum d’argent aux dépens d’autrui).
- Page 176, D.Raoult parle de la « connaissance » de ses ancêtres par analyse génétique comparée aux gènes souvent présent dans telle ou telle zone géographique. Non, ce n’est pas de la connaissance mais de la croyance, similarité étant pris pour vérité indéniable, à tort. Un dicton populaire dit « comparaison n’est pas raison », mais le fier D.Raoult affirme néanmoins. Si votre ADN compte un quart de gènes surtout présent en Afrique du Centre-Ouest, ça ne veut en rien dire qu’un quart de vos ancêtres viennent de là-bas, pour aboutir à un tel jugement il faudrait démontrer que chez les ancêtres, ces gênes étaient à 100% là-bas et 0% ailleurs (ce qui est envisageable mais nullement indéniable a priori).
- Page 178, D.Raoult affirme que le manque de diversité génétique des juifs ashkénazes est dû au fait qu’ils étaient confinés dans des ghettos. Je n’en suis pas du tout convaincu mais certes, en disant cela D.Raoult se montre israélophile grand partisan du classement des Juifs en éternelles victimes innocentes, et ça lui garantit publication (et non-prison). Au contraire, le nombre énorme d’unions endogames juif-juive dans le monde post-ghettos actuel indique que le moteur est plutôt le racisme anti-goy, lié à une religion raciste élisant le peuple juif comme supérieur en dignité et en droits, avec l’approbation des Droits de l’Homme !
- Page 178 encore, D.Raoult prépare son idée (annoncée par le sous-titre) que les flux migratoires ne sont pas graves du tout en disant que c’est un dynamisme naturel, comme quand les Européens ont conquis le monde à partir du 16e siècle. Je suis en désaccord absolu, mais pas d’un point de vue nationaliste xénophobe, au contraire. Je considère que la colonisation violente du monde par les Européens, massacrant et asservissant les autochtones, n’est pas un truc bénin et naturel mais un immense crime (qu’on appelle ça Crime contre l’humanité ou pas, peu importe), par contre le mouvement retour me paraitrait souhaitable par invitation amicale sans guerre, les Occidentaux se mettraient à partager généreusement la misère du monde – ce qui est moins naturel que l’égoïsme groupiste hostile aux étrangers, mais me parait moralement mieux. Bref, je dirais un peu comme D.Raoult « laissons les Africains et Asiatiques s’installer ici », mais suite à une réflexion totalement opposée : antinaturelle et pas prétendue naturelle.
- Pages 186-187, D.Raoult explique que le mot tennis a une origine française, reprise et modifiée en Angleterre, avant de revenir en France. A titre de roman littéraire, cela m’est égal, mais pourquoi D.Raoult prétend-il parler au nom de la science ? Quelles sont ses preuves ? Ou les preuves de ses collègues ayant établi cela ? Toutes les hypothèses alternatives ont-elles été prouvées fausses ? J’ai lu pour ma part un essai parlant de la langue française, disant quelque chose comme « tel mot vient du breton à son proche Ksu-ksi ou du latin à son proche Ksy-kseu », et affirmer un prétendu savoir dans ce domaine me parait immensément douteux (même sans faire intervenir l’hypothèse du rêve invalidant tout).
Chapitre 9
- Pages 203-204 (et 210), D.Raoult affirme que les catastrophes sélectionnent leurs victimes aléatoirement et non darwiniennement. C’est un nouvel acte de foi scientiste, refusant l’idée de Tout Puissant divin choisissant précisément les victimes derrière le hasard apparent, et c’est pareil avec l’hypothèse du rêve (le moi rêveur remplaçant Dieu), mais non, D.Raoult refuse d’envisager les alternatives, et il les interdit en fait pour prétendre prouver ses dires, ce n’est pas juste, pas lucide, pas sceptique.
- Page 204 : D.Raoult affirme qu’il y a réduction actuellement du nombre d’espèces même chez les bactéries. D’après l’expérience professionnelle que j’avais, c’est faux : de plus en plus d’espèces de bactéries sont décrites. Certes, il s’agit pour l’essentiel de différentiation améliorée de germes auparavant confondus, mais je n’ai nullement vu (ni entendu parler) d’une chute du nombre d’espèces avec disparition de certaines (davantage qu’à la préhistoire, domaine temporel pour lequel on ne sait presque rien du panorama bactérien).
- Page 204 encore, D.Raoult signale que 90% des Amérindiens ont été tué par l’arrivée des Européens et leurs microbes, sans dire en rien que c’est un Crime contre l’Humanité (terme réservé à la Shoah par la loi Gayssot judéo-préférentielle, et c’est bien pratique pour nous allier aux Etasuniens maîtres du monde, pourvoyeurs de richesse et de la menace atomique principale – sauf que l’honnêteté intellectuelle n’est pas ce calcul d’alliance aux puissants).
- Page 212, D.Raoult affirme que le principe de précaution vise à « prémunir contre un risque potentiel mais non prouvé ». Cela me semble mal pensé, et il n’en dit pas un mot critique ce qui me semble fautif. Les autorités choisissent d’ignorer des risques documentés (voiture de loisir, chauffage, électricité, animaux domestiques, baignade, etc.) et pourchasser des risques bien moins conséquents, ce n’est en rien crédible, il s’agit d’un alibi politique pour appuyer’ n’importe quoi sans droit à contester.
- Page 213, D.Raoult se montre a nouveau très respectueux des dogmes israélophiles assurant publication, il dit que si les survivants des camps de concentration ont tu leurs souvenirs, c’est qu’ils n’avaient pas d’explication sur la raison de leur survie. Erreur de méthode, pas innocente : cela écarte une des hypothèses alternatives, qui est que ces prétendus camps d’extermination systématique sont un mensonge gigantesque, organisé, pour créer Israël en « réparation », pour en fait (peut-être) des camps d’esclavage horrible où la plupart des gens se laissaient mourir (comme déploré par les colons Européens en Amérique, faisant alors venir des Africains plus résistants). Non, D.Raoult ne réfléchit pas de manière osée, il récite la parole officielle ici et maintenant, tout au contraire d’être sceptique pratiquant systématique du doute.
Chapitre 10
- Page 218, D.Raoult dit qualifier de protestants zombies les darwiniens actuels comme Emmanuel Todd a qualifié de catholiques zombies des socialistes actuels. Moi j’ajouterai (mais surtout pas D.Raoult ne se risquant pas à froisser les éditeurs israélophiles) qu’il y a des israélites zombies : les juifs athées sionistes, ne retenant pas la croyance religieuse du judaïsme mais seulement le communautarisme dominateur anti-goy. C’est une bombe, interdit à dire, alors D.Raoult ne le dit pas, bien sûr, son livre est simplement : peu intéressant, peu osé, pissant dans le sens du vent.
- Page 219, D.Raoult affirme qu’être darwinien c’est être raciste, via le concept de meilleure des races humaines, seule appelée à survivre à l’avenir. Je ne suis pas convaincu du tout par cette généralisation. Ma génération a connu à l’école le double dogme de l’arbre darwinien conduisant à élire la race humaine (sans créationnisme biblique), et de l’inexistence totale des races humaines (au risque d’interdire des évidences socio-culturelles voire médicales, plutôt tribalistes).
- Page 220, D.Raoult se moque que Darwin ait, dans le domaine des sous-espèces humaines prétendues, « théorisé sans savoir ». Cette remarque me parait effarante : bien sûr que les scientifiques passés émettaient des théories sans connaître les théories actuellement dominantes, tout comme les scientifiques présents émettent des théories sans connaître celles qui seront dominantes dans le futur lointain. C’est presque le principe de la science que n’a pas compris D.Raoult : émettre des théories, d’où qu’elles viennent, et faire le tri expérimentalement entre celles qui sont démenties et celles qui sont « corroborées » (pas prouvées justes, mais pas encore démenties).
- Page 221, D.Raoult affirme que l’homme quelconque tend naturellement à imiter l’homme fort, l’homme riche, et je n’en suis pas du tout convaincu. Il va prendre l’exemple du style étasunien, mais ceci me semble lié à deux autres aspects : 1/ l’énorme publicité étasunienne (royaume du capitalisme) génère des habitudes suivies en masse ; 2/ aimer le riche est peut-être une logique féminine (voulant le séduire) mais pas masculine (voulant jalousement le ramener au sort commun) ; au-delà du conflit capitalisme/communisme biaisé (par un stalinisme dictatorial) cela donne l’opposition classique en politique : droite/gauche (ou conservateurs/travaillistes, républicains/démocrates, etc.).
- Page 222, D.Raoult dit que la société laïque est en réalité le christianisme athée. Cela me parait totalement faux, à de multiples égards :
. La laïcité se définit comme la neutralité en matière de religieuse, approuvant toutes les religions (en exemptant leurs textes sacrés d’obéir à la loi commune – d’où les appels au meurtre totalement tolérés dans les livres sacrés judaïques, chrétiens, musulmans, avec complicité des Droits de l’Homme prétendus universels, alliés aux religions dominantes).
. L’athéisme ne domine pas en France, la majorité semblant plutôt chrétienne non pratiquante, avec une grosse minorité croissante qui est musulmane pratiquante, nullement condamnée pour sa religiosité mais pour son insoumission aux lois des dominants (avec nombreux discours parlant d’une version modérée et apolitique de l’Islam qui serait, elle, parfaite).
. Certes la morale athée (anticléricale française 1910 ou soviétique 1920) reprend des idées chrétiennes de partage et valorisation des faibles, mais cela n’en fait pas un christianisme, car discordant sur un nombre immense de points : pas de lieux de culte, pas de transcendance à vénérer, pas de textes sacrés à suivre aveuglément, pas de préférence pour la prière plutôt que l’action, etc.
. Dans les Evangiles chrétiens, l’épisode de la Cananéenne (chez Matthieu) exprime un racisme anti-goy qui n’est nullement officiel dans la société dite laïque, même si en pratique les dominants de celle-ci s’avèrent pro-juifs discrètement (sionistes sans rendre les USA aux Amérindiens, donc sans équité historique). Le peuple semble davantage aveugle (intoxiqué par la propagande) que complice volontaire en la matière (même si les terroristes palestinophiles en face gobent le mensonge officiel ici selon lequel nous serions en vraie démocratie exprimant les souhaits du peuple).
- Page 222 encore, D.Raoult parle de « nous, occidentaux (...) surpris voire furieux » de ne plu’ être admirés par le reste du monde. Cela me semble mal pensé, et m’amène à plusieurs remarques :
. Ce « nous » est abusif puisque D.Raoult ne m’a en rien demandé mon avis pour savoir si c’était mon cas (ce qui est faux).
. Les discours de gauche comme de droite continuent effectivement à clamer « la grandeur de la France » (ou de la civilisation occidentale) mais ça semble du domaine du bla-bla grandiloquent propre aux dominants parmi nous : à la base, le peuple ne veut pas la domination de notre pays (ou nos pays) sur l’ONU, mais un relatif confort matériel pour soi et ses enfants. Certes, le discours flatteur des nationalistes (« vous êtes admirable puisqu’appartenant à un pays admirable ») peut séduire quelques personnes, mais je ne crois pas que ce soit majoritaire à ce stade, et encore moins : total, donc le « nous (tous) » est erroné.
. Je doute que l’Occident (l’Europe, puis en ajoutant l’Amérique européanisée) était admiré par le passé : le fait qu’il ait colonisé le monde me semble relatif à la puissance militaire massacreuse, acte de terrorisme. Que quelques autochtones (comme L.Senghor) aient aimé se joindre à nos (prétendues) élites ne garantit en rien qu’il y avait sentiment populaire d’admiration (surtout dans la partie masculine de la population, hostile aux riches dominants sans vouloir les séduire).
- Page 222 encore, D.Raoult se réjouit que le choix des prénoms soit maintenant libre en France, au lieu de se limiter au calendrier catholique comme dans son enfance. La question me semble immensément plus complexe. La tendance actuelle est que les immigrés donnent de plus en plus à leurs enfants des prénoms « de là-bas », fiers de leur origine, et s’insurgent ensuite d’être discriminés comme « différents » de la population majoritaire ici. Le thème de l’intégration est délicat, pas simple, et des beaux discours peuvent prétendre tout et son contraire. Que D.raoult soit engagé d’un côté, c’est possible et légitime, mais qu’il passe sous silence les arguments opposés (d’un Eric Zemmour par exemple) parait suspect.
- Pages 222-223, D.Raoult constate que la mode unisexe des années 1970 a laissé place à une actuelle sexualisation extrême, les femmes cherchant l’hyperféminité et les hommes : l’hyper-virilité. Je ne sais pas de quoi il parle, est-ce des jeunes actuels de 15-30 ans ? J’étais petit enfant en 1970 pas concerné par la mode, et actuellement je ne suis ni porteur de barbe ni pratiquant de la musculation, ce qu’il dit me parait exagérément généralisateur (ce qui est certes le principe inductif de la science mal comprise, croyant qu’un test partiel garantit l’universalité).
- Pages 225-227, D.Raoult est assez convaincant quand il explique que les leçons occidentales en matière d’armes horribles n’expriment que la loi du plus fort, interdisant aux faibles de faire comme nous, mais il oublie à mon sens un point capital : le mensonge explicite, car le traité de non-prolifération nucléaire (brandi par les occidentaux pour interdire la bombe atomique à Iraq, Iran, Corée du Nord, etc.) contient un chapitre désarmement qui est violé par nos pays, sans le dire (non seulement officiellement mais médiatiquement, D.Raoult inclus !)…
- Page 230, D.Raoult affirme que « la seule définition valable de la démocratie » se base sur le vote. Je suis en total désaccord, pour de multiples raisons :
. Démocratie signifie que le peuple a le pouvoir, or sans référendum d’initiative populaire, les élus font ce qu’ils veulent même impopulaire, en acceptant d’être virés à l’élection suivante (par un peuple éternellement cocu), c’est le système de l’alternance, qui est mauvais autant que menteur en ne donnant pas le pouvoir effectif au peuple.
. Etienne Chouard dément que l’élection du meilleur menteur soit démocratique, et préfère (comme dans l’antiquité grecque parait-il) le tirage au sort de citoyens quelconques, appelés à devenir décideurs. Toutefois, une récente tentative française en ce sens, à propos de mesures écologiques, a montré (me semble-t-il) que les citoyens incompétents récitent bêtement ce qui leur est « conseillé » par les prétendus experts chargés de les « informer ».
. En Iran 1980 avaient lieu des élections, à bulletin vert ou rouge sans enveloppe, à insérer dans une urne gardée par militaire avec mitrailleuse… Ce n’est pas le vote qui garantit quoi que ce soit mais au minimum le « vote libre ». Par ailleurs, quand les médias endoctrinent et se transforment en organes de propagande, il n’est nullement sûr que le ressenti populaire soit libre davantage que dirigé.
. Le principe de la démocratie occidentale est une forme nationaliste avec police des frontières armée : il ne s’agit nullement de respecter chacun mais de réserver l’expression aux favorisés de manière xénophobe. Au contraire, je pense que la démocratie (respectant chacun équitablement, sans caste dominante) n’a de sens qu’à l’échelle de l’humanité, avec monde uni.
. Ces propos de philosophie politique n’ont rigoureusement rien de scientifique, et ne sont assortis d’aucune espèce de preuve, c’est un abus de pouvoir de les émettre en blouse blanche (uniforme valant en notre pays scientiste « détenteur de la vérité objective, incontestable »). C’est un simple avis, comme le mien, ni plus ni moins.
- Page 232, D.Raoult affirme que, dans notre corps, 90% des bactéries sont tuées chaque jour par des virus. Cela me parait un propos totalement abusif, lié à une estimation immensément incertaine généralisée sans force de persuasion aucune. Les bactéries qui se multiplient toutes les 20 minutes ont évidemment une espérance de vie très inférieure à la journée de 24 heures humaine, qu’elles meurent (de « vieillesse » ?) ne prouve en rien qu’elles sont tuées, et par des virus plutôt que par des autres bactéries ou poisons ou conditions défavorables de milieu. Clamer en balançant des chiffres a un pouvoir de conviction nul, monsieur Raoult. C’est anti-scientifique, et anti-sceptique.
- Page 233, D.Raoult affirme que la résurgence récente de la rougeole a pour cause un relâchement en matière de vaccinations. Mais quelles sont ses preuves ? Oui, il y a corrélation entre baisse des vaccination et résurgence, mais ça ne suffit pas (logiquement) à prouver une relation de cause à effet. Il pourrait y avoir coïncidence, avec émergence d’une version mutée du germe, ou bien une évolution des humains malades, ou un effet du prétendu réchauffement climatique, etc. D.Raoult, scientiste fanatique, n’a pas compris qu’affirmer ne prouve en rien, quand ne sont pas examinées les hypothèses alternatives. Effectivement, ce livre préfigurait le problème de l’hydroxy chloroquine contre le covid19, D.Raoult affirmant le truc efficace sans se soucier d’examiner les hypothèses alternatives (effet placebo, guérison spontanée, etc.).
Début de la 4e partie
- Page 241, D.Raoult dit qu’il s’oppose aux déclinistes (entre autres), et ce n’est pas clair à ce stade. On peut appeler ainsi ceux qui se lamentent d’un déclin de la civilisation occidentale (ce qui n’est pas mon cas) et ceux qui souhaiteraient une baisse de la consommation occidentale (« décroisseurs » ? j’en fais partie). Dans le doute, je ne sais pas si je dois me sentir agressé ou non, comme il n’y a pas d’argument à ce stade, ce n’est pas encore matière à débat. A suivre. (La réponse arrive pages 305-306, Raoult désignait des hypernationalistes pleurant le déclin de la France, ce qui est le contraire de moi, mais il est pour le moins maladroit d’avoir paru m’attaquer sans expliquer).
- Page 243, D.Raoult clame qu’il faudrait renforcer l’éducation des jeunes en sciences humaines. Je ne suis pas d’accord : à mon avis, il s’agit de fausses sciences qui sont en fait du bla-bla, explicatif a posteriori sans valeur prédictive (ce qui n’est pas scientifique selon Karl Popper, pas probant en termes logiques).
Chapitre 11
- Page 246, D.Raoult dit que la multiplication des transports de marchandises multiplie les transfert d’épidémies. Ce n’est pas discuté à ce stade, mais il conviendrait de voir que ces transports massifs ne sont pas un phénomène quasi naturel évident mais le résultat de nos monnaies voulues fortes (par les dirigeants, les fonctionnaires non soumis à concurrence internationale) achetant en Asie quasi-esclave tout ce qui était autrefois produit localement. C’est ce qui se passe mais c’est très contestable, méritant d’en discuter contradictoirement, pas seulement une acceptation descriptive.
- Page 259, D.Raoult regrette la mondialisation par tourisme médical de Britanniques allant se faire soigner en Inde, en ramenant d’Inde des épidémies. Comme page 246, ça me semble trop court comme analyse : ce phénomène est lié au prix immensément plus bas des salaires en Inde, lié au système de domination par les riches Occidentaux à monnaies ultra-fortes. Cela disparaitrait avec un monde uni, une monnaie unique, un smic unique : la vraie mondialisation globalisante, sans plu’ de xénophobie dominatrice, ferait décliner les effets de la mondialisation à riches touristes contamineurs. D.Raoult ne l’a pas compris, tant pis (mais lui aveugle est publié, puisque peu dérangeant pour les valeurs dominantes).
- Page 266, D.Raoult dénigre l’identification bactérienne en laboratoire, pointant l’immense diversité de caractère pathogène dans une même espèce (il dit que donner une identité bactérienne, c’est comme dire « mammifère, souris ou tigre ça on n’en sait rien »). Toutefois, puisque tel était mon métier autrefois, ce n’est pas si simple : l’identification sert d’alerte en pathogénicité possible mais aussi en alerte sur des artefacts connus dans les tests in vitro de sensibilité aux antibiotiques, ce dont ne parle pas du tout D.Raoult.
- Page 276, D.Raoult se moque du terme « avortement thérapeutique » pour l’élimination eugénique des embryons porteurs de maladies, et… ça ne me satisfait pas. D’un côté, il n’affronte pas en face les féministes qui hurlent que cet avortement est un droit plein et entier, drame ne prêtant en rien à sourire ; d’un autre côté, il ne donne pas non plu’ raison aux gens comme moi qui voient dans l’avortement un meurtre de futur bébé (comme l’assassinat d’un bébé prématuré, pas-fini, en couveuse). C’est peut-être un compromis entre « osé » et « prudent », mais ça ne m’est pas sympathique. (Quoique l’expression « tuer un embryon » figure plus loin, page 277.)
Chapitre 12
- Page 279, D.Raoult juge aberrante la prison à vie, du fait que les gens changent. Il oublie simplement (ou méprise) le scandale du multirécidiviste massacreur qui est emprisonné puis libéré (par décision de l’élite en méprisant le point de vue populaire) et recommence à massacrer/violer. Par ailleurs, la prison n’est pas qu’une mise à l’écart prévenant la récidive immédiate, c’est aussi une punition forte pour actes graves, et qu’il déclare aberrant certaines punitions très fortes pour actes très graves ne parait pas légitime : c’est certes son avis à lui, mais il ne donne aucun élément pour le montrer plaisant, il semble simplement manquer d’empathie envers les victimes et proches de victimes. Une fois encore, il se place en membre de l’Elite donneur de leçon aux petites gens « stupides », je n’aime pas ça et je lui retourne dans la face le qualificatif sous-entendu de stupide (« aberrant »). Cela ne me parait pas fortuit, bien loin des questions scientifiques, mais c’est un signe supplémentaire de l’erreur de principe de la pensée « D.Raoult » : affirmer en se contre-fichant qu’il y ait des pensées autres, contradictoires argumentées (il suffit de ne pas les écouter/mentionner)…
- Page 280, D.Raoult complète sa condamnation des « prophètes de malheur » annonçant la fin du monde. Je suis un peu d’accord dans la mesure où les fanatiques écologistes dans ma famille me classent idiot climato-sceptique, mais je suis un vrai sceptique, pas dogmatique en sens inverse à la façon Raoult. Même si la Terre survit en changeant avec simple élimination de l’espèce humaine, ce ne serait pas rien, négligeable, pour les humains concernés, exterminés, éteints. Cela dit, si ce monde est un rêve (hypothèse pas évacuée, seulement interdite), l’affirmation apocalyptique est fausse, mais l’envisager semble sage (ce n’est pas du tout l’approche Raoult).
- Page 281, D.Raoult s’enthousiasme de l’explosion de créativité à chaque nouvelle ère, semblant regretter que l’art abstrait n’ait pas plu à « l’ensemble de la population ». Je ne suis pas du tout d’accord. La créativité peut produire du N’importe-Quoi très déplaisant, et donner tort à celui qui n’aime pas me semble relever d’une très prétentieuse conception de l’Art, méprisant les sentiments individuels de la « vile populace » pour élire les pistonnés « enfants de riches célébrités », faisant du très-très-médiocre avec immense autosatisfaction.
- Page 282, D.Raoult affirme que les criminels passibles de peine de mort dans certains pays, « dans tous les cas » ne sont pas des criminels définitifs. Quelles sont ses preuves d’universalité ? Aucune, puisque certains condamnés à mort exécutés ne sont plu’ testables. Alors il affirme en se prétendant avoir raison universellement, c’est encore une fois la technique Raoult, et je ne suis pas d’accord.
- Page 282 encore, D.Raoult parle de tendance psychopathique (de certaines personnes). Je ne suis pas d’accord : D.Raoult a gobé les concepts des sciences humaines bla-bla affirmant n’importe quoi sans preuve aucune, ce qui n’est pas scientifique, et lui avec sa blouse blanche auréolée de gloire, il leur appose la prétendue grandeur scientifique. Je ne suis pas dupe. Dans le détail, je crois me souvenir avoir lu dans un magazine Science et Vie que le mot « psychopathe » relève de la sociologie, pas de la psychiatrie ne parlant que de psychotiques, et j’ajouterai : les différentes écoles se donnent tort sans pouvoir être départagées car ce n’est que du bla-bla a posteriori (dit explicatif) sans aucune valeur prédictive.
- Page 283, D.Raoult condamne le fait de classer récidiviste quelqu’un ayant commis deux actes illégaux très différents. Cela me met mal à l’aise, et je serais en total d’accord si les lois étaient justes. Je veux dire : si un homme tue sa mère par étranglement puis, en sortant de prison, égorge son fils – sauvé par les secours – je ne dirais pas du tout qu’il se présente au second procès comme « blanc comme neige, n’ayant jamais posé de problème à la société », il se confirme avoir été et rester un monstre, dans diverses directions certes mais ce n’est pas le plus important à mon avis.
- Page 285, D.Raoult affirme que « les Français » croient dans la valeur des diplômes étendue en respect pour la vie entière. C’est faux : je suis français et je considère que les diplômes sont des bons de récitation en fausses vérités, sortes de diplôme en déficit d’intelligence critique… Ce n’est pas de la rancœur pour n’avoir pas réussi à en obtenir : à 17 ans, mon diplôme me plaçait dans les 0,01% les meilleurs, comme mon QI, puis j’ai fui les faux honneurs pour m’enterrer (vivant par interdiction morale/romantique de culpabiliser l’aimée sans retour).
- Page 287, D.Raoult affirme que ce sont des virus différents qui sont à l’origine du placenta chez les humains et chez les ruminants. Il oublie de préciser « selon moi et mes confrères dominants ». Des fanatiques de la Bible au sens littéral démentent cela et Raoult refuse arbitrairement leurs critères sans avoir la preuve que les siens sont meilleurs en véracité. De même, selon l’hypothèse du rêve mien, le placenta n’existe pas, puisque j’en ai vaguement entendu parler seulement, sans y voir un point indispensable à la vie des animaux à mamelles/seins. (Page 288, D.Raoult répète la même prétention à la vérité sur l’origine virale par 1 seul virus de l’évolution entre singes et humains : il décline ses certitudes en oubliant d’envisager les points de vue différents, c’est nul en logique. Et page 289, pareil : il affirme que certains chercheurs ont « trouvé » que telle chose remonte à trois milliards d’années, avec point d’exclamation à la clé, facteur de sensationnel véridique, et c’est le principe de la découverte scientifique prétendant faire émerger la vérité indubitable du fatras des événements bruts – c’est faux, ce n’est pas indubitable mais le doute est condamné sans argument, par des anti-sceptiques fanatiques dont le scientiste D.Raoult).
- Page 295, D.raoult compare ce qui se passe en biologie cellulaire avec le monde des livres, un tri automatique par le succès aboutissant à des ouvrages de référence. Je ne suis pas d’accord : vu que ce livre-ci a été réédité et même publié en ultrapopulaire format poche, D.Raoult le classe assurément en succès, mais je suis en train e démontrer qu’il est nul, mal pensé, avec succès abusif par tromperie, avec la gloire usurpée de « blouse blanche célèbre ».
- Page 299-300, D.Raoult signale que les « faux médicaments » décriés par l’industrie pharmaceutique, qui étaient en général des copies efficaces (faites en Asie) sans autorisation, ont conduit à sauver des millions de vies. Cela me parait un peu court comme analyse encore une fois : l’arsenal juridique pour « faire du fric avec la santé » est certes moche, mais sans lui, il n’y aurait plu’ de recherche, puisque plu’ de retour sur investissement, le sujet est difficile. Et le problème essentiel me semble ailleurs, comme l’a montré finalement le transfert des usines officielles en Asie : il est absurde que le prix soit énorme s’il y a fabrication ici et minuscule s’il y a fabrication en Asie, il serait bien plus juste que le monde soit uni, pour payer équitablement le travail de fabrication, sans sous-payer les asiatiques ni nous surpayer, et sans polluer la planète avec les énormes cargos amenant tout d’Asie vers nous.
Chapitre 13
- Page 301, D.Raoult dément qu’il y ait « une stabilité à long terme » permettant de prévoir. Il oublie simplement que la prétention à des lois de la Nature éternelles est ce qui fonde ses datations de dinosaures ou d’ADN, et que s’il avait vraiment la lucidité sceptique d’en douter (ce qui est bienvenu à cette page), il n’aurait pas affirmé (sur un ton professoral) des chiffres dits certains aux pages précédentes.
- Page 302, D.Raoult affirme que l’on est plus intelligent que nos grands-parents, car plus de la moitié des habitants chez nous va maintenant à l’université. C’est faux : pour aboutir à cette admission massive à l’université, le niveau requis a été écroulé, par décision politique, artificielle et subjective. Il y a peut-être cinq ans, mon entreprise a reçu dans mon service un étudiant de haut vol Bac+5 (23 ans ?), n’ayant pas le niveau d’orthographe dit indispensable de mon temps pour passer en quatrième (dit « douze-treize ans d’âge mental »). Je ne suis pas du tout un fanatique de l’orthographe française (antilogique absurde pour aucune bonne raison), mais je constate cet effondrement de niveau, à tort pris par D.Raoult comme une preuve d’essor vertigineux de l’intelligence.
- Page 302 encore, D.Raoult affirme que la société est devenue plus intolérante et qu’on condamne davantage à la prison qu’autrefois. D’après les informations, c’est l’exact contraire : la population est excédée par le laxisme des juges, remettant systématiquement en liberté les délinquants, aménageant les peines pour éviter la prison autant que possible aux criminels, avec instructions gouvernementales en ce sens (de droite, gauche, centre, depuis des décennies) car il n’y a pas assez de places en prison et que l’Etat ne veut pas en construire davantage. Les polémiques suite au déconfinement de 2020 post covid, avec flambée de violence selon la plupart des médias, ont signalé que les mêmes sources chiffrées officielles étaient manipulées par sociologues pour affirmer tout et son contraire. Que Raoult croit certains de ces propos et pas les propos opposés est du domaine de la croyance, de la préférence politique, qu’il prétende parler au nom de l’objectivité scientifique constitue un abus de pouvoir, une tromperie.
- Page 303, D.Raoult affirme que la propriété est une illusion (car pas éternelle sur un milliard de générations), mais il est malhonnête d’affirmer cela, comme cela vient d’être montré par un fait divers. Si D.Raoult, en tant que chef riche, a acheté une résidence secondaire pour vacances, il peut trouver des squatters l’occupant en ayant changé les serrures. Et depuis une loi socialiste de 2015, approuvée par le centre droit au pouvoir, le droit d’occupation prime sur le droit de propriété, donc la police refuse d’expulser les occupants illégitimes, avec possibilité de recours judiciaire pour retrouver un droit d’entrée deux ans après si le juge en décide ainsi (s'il n'y a pas appel, cassation, etc.). Cela annihile quasiment la possibilité d’achat de résidence secondaire, ce qui bouleverse une bonne part de la population (attachée à la propriété méritée comme récompense du travail – ou héritage), mais D.Raoult n’a pas vu le problème, clamant n’importe quoi, sans le bon sens populaire, se croyant à tort très au-dessus.
- Page 307-308, D.Raoult expose son opinion personnelle (totalement différente des autorités pour la crise covid19) : on ne peut pas faire de prédictions pour le futur complexe, on ne peut modéliser que le passé. Je ne suis pas d’avis de donner raison aux modélisateurs contre D.Raoult, non, mais je suis en désaccord avec celui-ci d’une autre manière : s’il est dans l’incapacité de prédire (avec succès) en ayant risqué l’erreur, son activité est du bla-bla et non de la science (crédible précisément par son succès prédictif, jusqu’à preuve du contraire).
- Pages 311-315, D.Raoult explique pourquoi il ne croit pas les climato-catastrophistes dominants, qui certifient la catastrophe climatique à venir alors que leurs modèles se sont toujours trompés. J’entends bien cela, mais D.Raoult devrait être prudent : s’il dit Non au nom de la Science, alors que la majorité hurle Si au nom de la Science, la conclusion logique est de disqualifier la Science, disant n’importe quoi n’importe comment (ce qui invalide le sous-titre du livre – CQFD de mon point de vue !). D.Raoult ne l’a pas compris hélas.
- Page 317, D.Raoult parle de la « création ridicule du principe de précaution », en contexte d’imprévisibilité. Je suis d’accord avec le pouvoir de conviction moins que nul pour ce prétendu principe, mais l’argumentaire ne me convint pas : le point clé me semble que ce principe est violé de manière éclatante par les risques acceptés et supprimables, ce qui revient à dire que ce principe revient à donner aux autorités le loisir de décider n’importe quoi au nom du risque prétendu, sans logique aucune.
- Page 318, D.Raoult clame l’imprévisibilité du futur, sans comprendre que sur cette base, la Science passe à la poubelle intégralement. La Science ne serait qu’une voie parmi d’autres pour raconter des explications au sujet du passé (j’ajouterais : bêtement, en oubliant que ce passé apparent est imaginaire si je rêve, ce que je saurai en cas de réveil éventuel).
- Pages 318-319, D.Raoult explique que le thème du réchauffement climatique aboutit à traiter les avis concurrents en hérétiques comme durant l’Inquisition. Je suis d’accord qu'il y a là abus mais D.Raoult oublie un paramètre (comme pour la crise covid19 qui allait suivre) : cette dictature obscurantiste est effectuée au nom du danger mortel à combattre, classant en criminels irresponsables « quasi-tueurs » les avis divergents. Bien difficile de résister à cela, le doute n’incitant pas à l’activisme révolté mais au laisser-faire à l’égard des plus violents activistes, même abusifs.
- Page 321, D.Raoult refuse d’être appelé climatosceptique car il n’est pas religieux, lui, préférant le terme prévisiosceptique, mais… il oublie qu’un vrai prévisiosceptique, un vrai sceptique, doute des lois de Newton, Einstein, Mendel, Pasteur, etc. Toute la science passerait à la poubelle, ou se limiterait à une activité d’agrément, facultatif (et plutôt rébarbatif pour les peu mathématiciens – je suis personnellement amateur de maths mais je sais que c’est rare).
- Pages 322-323, D.Raoult conteste l’unanimité qui conduit au totalitarisme. Il oublie simplement que la loi Française est explicitement totalitaire, interdisant le doute sur la Shoah (loi Gayssot et jurisprudence contre le doute). Il n’en parlera évidemment pas, sinon il serait interdit de publication voire emprisonné. Mais alors ce qu’il dit n’est plu’ crédible, aveugle au problème principal, ici et maintenant, en matière de totalitarisme effectivement à l’œuvre, avec interdiction de dénonciation (interdiction couronnée de succès, avec condamnation et diabolisation des contrevenants).
- Page 324, D.Raoult signale que les guerres étasuniennes décidées par le président Bush Junior étaient qualifiées d’humanistes, et il se contente de sourire/mépriser sans rien expliquer comme preuve invalidante. Je le fais à sa place : les USA, avant et après ce président se définissent comme patriotes et sionistes, donc voulant rendre Israël aux Juifs mais surtout pas les USA aux Amérindiens, ce qui constitue un racisme pro-Juifs d’origine religieuse (conforme à l’Ancien Testament biblique qui est la Torah israélite), c’est tout le contraire d’un humanisme anti-raciste. Mais chut, il ne faut pas le dire, alors D.Raoult ne le dit pas, complice apparemment des interdictions par les autorités (républicaines anti-démocratiques).
- Page 325, D.Raoult regrette que la majorité des scientifiques préfèrent avoir la foi qu’avoir des doutes. Oui, ce mot-là est effectivement sceptique, honnêtement, mais c’est un peu court : à mon avis, le drame prédéterminé est l’éducation scientifique qui est organisée comme récitation de lois posées comme Le Vrai indéniable, avec contrôles de « connaissances », c’est tout le contraire du doute, et D.Raoult est encore à moitié pris dans ces automatismes (contestables) chaque fois qu’il parle avec autorité de connaissances.
- Page 326, D.Raoult se pose en pédagogue professionnel (entre autres métiers) qui invite ses étudiants à le contester, à le faire changer d’avis. C’est un peu positif, valant mieux qu’un dogme méprisant du haut idolâtré vers le bas méprisé, mais cela limite malhonnêtement la contestation aux super-positifs activistes défendant une autre prétendue vérité. Au contraire, la sagesse me semble le doute : je préfère dire au professeur « je ne ce crois pas ce que vous nous affirmez », étant bien rare (hors mathématiques) le cas où je pouvais lui dire « vous avez tort, voici la preuve du contraire ».
Conclusion (dite « en guise de conclusion » comme chapitre)
- Page 327, D.Raoult clame « nous ne saurons jamais tout », ce qui signifie « on sait quelque chose, quoique pas la totalité », et c’est un des contraires du scepticisme lequel dit « on ne sait rien » (ce que je corrige en « on ne semble rien savoir jusqu’ici »).
- Page 327, D.Raoult affirme que les connaissances scientifiques sont destinées à être remplacées par de nouvelles connaissances scientifiques. Je ne suis pas d’accord avec cet emploi du terme connaissance : la théorie remplacée était fausse, savoir la réciter n’était pas une vraie connaissance mais une fausse connaissance avec abus de prétention à la vérité. Et c’est grave : le président Macron (haut diplômé en philosophie !) a clamé que « ne pas croire les scientifiques, c’est être paranoïaque » (donc enfermable au nom du soin indispensable)… D.Raoult ne semble pas comprendre le grave problème en jeu, puisqu’il tire son aura de ce malentendu faisant de lui quelqu’un de supérieurement sachant.
- Page 330, D.Raoult dénonce l’ « arrogance scientiste », sans percevoir qu’il en fait preuve lui-même quand il affirme indubitable tel truc survenu il y a 65 millions d’années. Mais non, il n’est pas lucide, pas autocritique, c’est « faites ce que je dis, pas ce que je fais », je n’aime pas ça. Cela me semble intellectuellement et moralement incorrect.
- Page 330 encore, des mots graves, de la part d’un prétendu sceptique : « il faut comprendre qu’une partie des résultats de la science actuelle sera conservée et toujours vraie dans un siècle, mais (…) ». C’est abusif : peut-être que je vais me réveiller et que la totalité des résultats de la science actuelle sera invalidée, D.Raoult a simplement oublié d’y penser, alors il commande de le suivre dans son aveuglement, c’est éminemment moche, mal pensé, anti-sceptique (anti-doute).
- Page 332, D.Raoult explique l’afflux d’immigrants aujourd’hui par le fait que la colonisation a établi des voies qui sont évidemment à double-sens. Ce n’est pas faux mais me parait grandement insuffisant : certes, vers l’Afrique, c’est ce qui s’est passé, mais vers l’Amérique, il n’y a eu nul retour (en masse), mais enrichissement colossal là-bas en exterminant les autochtones, et sans aucune poursuite pour génocide, l’Histoire étant écrite par les vainqueurs, ne trainant en procès que les vaincus. C’est en cela que le partage de la misère du monde, lié à l’afflux des migrants me parait une juste réparation, mais D.Raoult ne semble même pas avoir perçu le sujet.
- Page 335, D.Raoult me choque : il clame que les mathématiques sont inutiles à 99%, et que personne ne se sert de la trigonométrie. C’est faux. Certes, ce bio-docteur est peut-être un nul en maths frustré qu’autrefois la sélection était basée sur les maths, mais je vois les choses du point de vue totalement opposé. J’étais considéré brillantissime en maths et, puisque je me suis enterré (pour raison sentimentale) en position d’exécutant bio-technicien, je vois les erreurs lourdes des fiers docteurs et pharmaciens, ne comprenant rien à rien, appelant preuves leurs erreurs, que je démonte pas à pas mais alors c’était la guerre et j’ai été mis en invalidité pour « fragilité psychiatrique », terme osé pour la pertinence mathématique. Et la trigonométrie est un jeu amusant, qui m’a été très utile pour inventer une technique de dessin aéronautique vectoriel, devenue mon loisir préféré. D.Raoult n’en a pas idée ? Alors il condamne, sale type. Eh, chacun son truc, les mathématiques me semblent surtout scinder le monde entre rigoureux honnêtes (dont moi-même) et parleurs malhonnêtes (dont D.Raoult). Précision : je parle des maths de l’éducation 1979-84, période pendant laquelle les professeurs de Maths devaient intégralement démontrer tout ce qu’ils disaient ; peut-être que cela a changé actuellement, si les profs balancent des prétendus théorèmes avec l’expression « des grands hommes ont démontré que… », appel à la crédulité imbécile.
- Page 336, D.Raoult affirme que les bases de l’éducation c’est d’apprendre à lire, écrire, compter, réciter. C’est bien là un point de vue de médecin, imbécile réciteur de milliards de choses ! (Quand j’ai fait une première année de médecine, parce qu’on m’avait dit que celle que j’aimais admirait les médecins, le prof de maths à qui je prouvais son erreur après l’heure m’a lancé « vous n’êtes pas ici pour réfléchir mais pour réciter ! », misère intellectuelle, sois fier allez D.Raoult médecin en chef-chef). La démonstration logique me parait un million de fois plus importante que la récitation, pour discriminer le très solide raisonnable du bla-bla affirmant n’importe quoi (à l’exemple de ce livre, anti-sceptique se clamant sceptique).
- Page 336 encore, D.Raoult affirme que les politiciens devraient s’exprimer avec « du savoir ». C’est simplement idiot, puisqu’il vient de célébrer la récitation, donc le faux savoir répété bêtement, infantilement (copie sans réfléchir) ou bestialement (façon perroquet) ou machinalement (façon matériel audio).
- Page 337, D.Raoult parle de la « rationalité cartésienne ». C’est faux : René Descartes était un escroc à pensée illogique affirmée indubitable, ce qui est tout le contraire de la rationalité. Là je le dis « sans preuve » mais l’invalidation totale de son Discours de la Méthode est développée en une trentaine de pages du premier livre que j’ai écrit. Invalidant les sciences, ce dont n’a même pas idée le fier D.Raoult, simplement bête et pistonné (sociologiquement comme chef-chef ?) pour être publié, lui.
- Page 338, D.Raoult semble dire que seul Teilhard de Chardin a tenté une synthèse entre mécanique quantique et pensée de notre civilisation. Ce serait faux : Bernard d’Espagnat a aussi écrit des livres pour digérer la mécanique quantique, et dans un article scientifique il proposait à mon avis la solution lucide : aller jusqu’à mette en question l’axiome réaliste (rejetant arbitrairement l’hypothèse du rêve) ; cet auteur a trouvé imparable mon premier livre, mais il avait l’honnêteté de reconnaître que s’il était scientifique plutôt que sceptique, c’était par choix arbitraire, risquant l’erreur tant pis. D.Raoult est à un million de kilomètres de pareille lucidité, avec ses « connaissances vraies ».
- Page 338 encore, D.Raoult me choque encore, affirmant que le problème des religions ne vient pas des religions elles-mêmes mais de la lecture à tort littérale de leurs textes sacrés. C’est faux : au premier degré, les religions judaïque, chrétienne, musulmane, sont horribles esclavagistes appelant à tuer pour désaccord d’opinion ; au second degré, elles sont nulles, car si les appels à tuer n’étaient qu’à l’époque, peut-être que la récompense divine ne récompensait aussi que les vivants de l’époque, ce qui conduirait à l’effondrement de l’intérêt envers lesdites religions.
- Page 341, le mot final de D.Raoult est que les « mouvements et changements (…) ne manqueront pas d’arriver ». Encore une fois, c’est une opinion tenant de la foi inductive, erreur logique. Peut-être que tout va s’immobiliser, peut-être que tout est un cercle recommençant sans nouveauté, tout est envisageable. Mais D.Raoult, l’anti-sceptique qui se prétend sceptique, affirme ce qui sera ! Simplement mauvais, cet auteur, ce faux penseur.
- (Ma conclusion : comme je l'avais envisagé, ce livre rassure par abus dans plein de domaines, au nom de la science mal comprise [même si cela s'oppose un petit peu à certaines théories dominantes parmi les scientifiques actuels]).