Contre le sport, surtout féminin
(contre la nouvelle pensée unique)
par Tizan De Calm, 03/09/2019

dernier ajout

  Je lis ce jour une nouvelle MSN (https://www.msn.com/fr-fr/actualite/r-evolutions/les-stéréotypes-premiers-freins-à-la-féminisation-du-football/ar-AAGGV6N?ocid=spartandhp , écrit par trois femmes) avec laquelle je suis en désaccord absolu, presque à chaque phrase (« »). Je vais m’expliquer, point par point (-->).
- « Les stéréotypes, premiers freins à la féminisation du football » --> En lisant cela, j’ai froncé les sourcils, car cela semble sous-entendre que ladite féminisation du football serait un bien, que le football est lui-même un bien, et je ne partage pas ces idées qui me sont balancées comme prétendues vérités. Pour signaler la toile de fond : mon grand frère qui m’écrasait affreusement pendant l’enfance était hyper sportif, devenu professeur de sport, et hors temps de travail, il a entrainé une équipe sportive féminine de sa ville, dont il a épousé une championne. Au contraire, moi je ne fais pas de sport (bien que dans mon enfance, famille et professeurs m’aient poussé à essayer de faire du sport), et je me suis marié à une non-sportive (je n’aime pas que les médias disent que nous devons faire du sport, elle et moi).
- « revient la question des choix d'activités extrascolaires. Lesquelles proposer à son enfant ? Quel serait le loisir qui lui conviendrait le mieux et l'aiderait à s'épanouir ? ». --> Je me méfie là encore de l’idée « le bien consiste à s’épanouir ». Un brimeur qui s’épanouit devient tortionnaire, une abandonneuse qui s’épanouit devient tueuse. Non, l’épanouissement n’est pas à mon sens le moteur premier, ce n’est qu’en aval du jugement « bonne direction » que l’épanouissement est souhaitable, et je pense que le sport n’est pas une bonne direction puisqu’il se fonde sur la célébration du fait que le fort écrase le faible (comme le voulait Nietzsche avec son Antéchrist, comme le veulent les Protestants Etasuniens avec leur culte du winner). Tout au contraire, j’estime personnellement que la faible victime est moralement plus belle que le fort écraseur. Ce n’est même pas chrétien car Nietzsche s’est totalement trompé : Jésus est un écraseur lui-même, méprisant tribalement les goys qu’il traite de chiens et voulant faire assassiner ceux qui détournent leurs enfants de Dieu (donc peut-être de lui-même).
- « Coupe du Monde féminine de football de l'été 2019 aura fait naître de nouvelles vocations chez les sportives en herbe. (…) Les freins psychologiques et sociaux restent loin d'être totalement levés. (…) Le football reste en très grande majorité un sport pratiqué par les hommes. » --> Compte tenu de la pensée unique (et le texte le confirmera plus loin), cela signifie « il est mal qu’il y ait majorité masculine et non égalité ». Tout au contraire, je dirai « que cette activité violente qui me déplait, comme la boxe aussi, soit davantage pratiquée par les hommes, ça me parait bien et relié à mon hétérosexualité, faisant que je préfère les femmes (souvent douces) aux hommes (souvent violents), il serait moche que plein de femmes s’avilissent à essayer de ressembler à la majorité des hommes. » Mais ces femmes sportives-là, violentes, qui écrivent, n’envisagent pas une seconde un point de vue opposé au leur, c’est intellectuellement et moralement nul.
- « (…) À la fin du XIXe siècle, le sport s'est développé en France selon deux modèles : l'un d'origine militaire, qui forme les futurs soldats par des activités de force et de combat ; l'autre d'origine anglaise, qui éduque la future élite du pays en développant la prise d'initiative et le courage dans les situations de compétition. Le rôle du sport revient à renforcer les modèles de masculinité. » --> Dire cela, c’est très exactement tomber dans les stéréotypes que l’article est sensé combattre. Cela sous-entend que le vrai mâle est fort, combattant, écraseur des compétiteurs, donc que le mâle doux, rêveur, sensible, partageur est un sous-mâle, un raté, une femmelette. Je ne suis absolument pas d’accord avec cette conception. J’ai inventé dans les années 1990 un tout autre modèle : au lieu d’une ligne unique allant de la pleine féminité (douceur) à la pleine masculinité (dureté), il s’agit de deux lignes : hommes et femmes ayant chacun leur ligne allant de tortue (douceur) à dragon (dureté), alors un homme doux est un homme doux sans aucun rapport avec une femmelette, une femme écraseuse est une femme écraseuse sans aucun rapport avec un quasi-homme. Et personnellement je préfère les doux (femmes surtout, mais hommes aussi) aux durs. Alors qu’ici le but de cet article est de pousser à ce qu’un maximum de femmes deviennent dures écraseuses, je ne suis absolument pas d’accord avec cela (enfin, c’est un avis comme un autre, mais totalement opposé au mien, et je préfère le mien, résistant à l’écrit se prétendant à tort objectif). Enfin, l’ancienne façon était que le couple parfait était femme tortue + homme dragon, et ici il est exigé femme dragon + homme dragon, moi je ne suis pas d’accord et je préfère femme tortue + homme tortue. Mais les rédactrices balancent leurs prétendues vérités scandalisées, sans aucunement envisager la légitimité d’un autre point de vue (préférence différente, puisque ce n’est qu’une affaire de choix, subjectif, « des goûts et des couleurs… »).
- « Les femmes en sont exclues, car le sport est perçu comme incompatible avec leurs rôles de mère, d'épouse et de gardienne du foyer. (…) le corps des femmes est envisagé comme naturellement faible. La plus grande part de leur énergie serait mobilisée pour le fonctionnement du système reproductif, ce qui justifierait d'éviter tout effort violent (…). L'utérus étant perçu comme un organe fragile, toute activité potentiellement dangereuse pour celui-ci est systématiquement critiquée voire interdite (…). Les choses ont évolué depuis (…) Pourtant, la féminisation du sport s'opère lentement. (…) » --> Là encore, le texte est orienté, il est sous-entendu que les erreurs du passé s’effacent mais lentement, c’est pour ça que le sport féminin augmente lentement, le vrai bien étant le futur « 100% des femmes seront sportives ». Je ne suis pas d’accord : ma copine imaginaire, malformée, ne pourra jamais devenir mère, et cela ne me pousse en rien de rien à dire « donc elle peut/doit faire du sport, écraser les faibles ». Non pas du tout, au contraire elle est faible (adorablement faible), victime des écraseuses que je juge salopes, ou tout au moins « moches violentes ». Je préfère une faible non sportive à une écraseuse sportive. Enfin, en lecture standard ça se lit « je préfère une femme féminine à une femme virile », mais ce n’est pas ça, avec ma grille de lecture clarifiante : « je préfère une femme tortue à une femme dragon (et il est totalement faux qu’il faille pousser les femmes tortues à devenir femmes dragons »).
- « Menace du stéréotype. Si la féminisation se fait lentement, c'est aussi parce que les mentalités évoluent doucement. Les études de psychologie sociale peuvent apporter un éclairage intéressant. Celles-ci montrent que quand nous nous formons une impression des autres, nous avons tendance à les catégoriser et à leur appliquer les stéréotypes ambiants de façon instantanée (…) » --> Là encore, il est sous-entendu que ça s’améliore lentement, alors que moi au contraire je juge que ça va dans le mauvais sens, rendant les femmes toujours plus violentes. On pourra m’insulter comme réactionnaire, mais c’est un artifice, présupposant qu’il est incontestable que le sens général d’évolution est un progrès. Je ne suis pas d’accord. Je viens de lire un article qui disait que dans les années 1980-2010, la nationalité était mal jugée car « nous sommes tous citoyens du monde » alors que maintenant tous claironnent leur fierté patriotique. Non, pas moi, je continue à condamner la xénophobie tribale antihumaniste et je juge que l’évolution (de tous les politiciens voire électeurs, vers l’extrême-droite) est affreuse, pas un progrès moral du tout. Le lointain passé était affreux, d’accord (esclavage, colonisation, etc.), mais il faut je crois juger au coup par coup si les évolutions présentes sont bénéfiques ou néfastes, sans présupposer que c’est forcément bien et donc pas assez rapide si incomplet.
- « les stéréotypes seraient profondément ancrés dans notre esprit, plus ou moins à notre insu. Ils conduiraient parents, personnel enseignant ou d'éducation physique à dévaloriser la pratique sportive des filles, les décourageant de s'investir dans les activités associées au modèle social de la masculinité, tels que le football. » --> C’est à mon sens une erreur d’analyse. Cela présuppose que le bien est le sport féminin et que ce qui s’y oppose est un mal à expliquer. Je ne suis pas d’accord. A mon avis, que les femmes dragons fassent du sport si elles veulent, je ne les aime pas, mais je trouve atroce de pousser les femmes tortues à tenter de se muer en dragons.
- « L'influence des stéréotypes peut être beaucoup plus insidieuse et conduire les filles à choisir d'elles-mêmes de ne pas investir la pratique sportive. (…) Dès leur plus jeune âge, les filles sont confrontées au discours social selon lequel elles ne seraient pas douées pour le football. (…) Or, la perception que nous avons de notre propre compétence est un levier essentiel à l'engagement à long terme dans une activité. (…) » --> Toujours la même erreur : ce discours présuppose que le football est une activité bénéfique, et je ne suis pas d’accord. Des femmes s’engagent à long terme dans l’échangisme, avec pratique assidue de l’avortement, slalom entre les maladies vénériennes, ricanement quand les abandonnés se suicident, je trouve ça abominable, à éviter même chez les personnes plutôt prédisposées pour cela.
- « C'est un cercle vicieux qui s'instaure. Les filles s'inscrivent peu au foot car elles voient peu de filles s'y inscrire. Afin de l'enrayer, les politiques volontaristes (…) peuvent s'avérer utiles. (…) avoir des modèles auxquels s'identifier, ce qui constitue un levier motivationnel particulièrement efficace pour s'engager dans une activité. » --> L’efficacité à endoctriner, volontaristement, n’est pas forcément bénéfique (sont célèbres et atroces les endoctrinements nazis, staliniens, maoïstes, etc.). Le star-system me déplait par lui-même, en plus.
- « (…) développer l'exposition médiatique du sport pratiqué par les femmes peut être particulièrement intéressant, mais le langage journalistique continue de véhiculer des stéréotypes tenaces. Les sportives restent souvent jugées sur leur physique, tandis que les sportifs le sont sur leurs compétences. (…) ». --> Le mot « intéressant » est ici dévoyé, il faudrait préciser « intéressant pour le but visé par les endoctrineuses en sport féminin (néfaste pour les gens d’avis opposé) ». Par ailleurs, en tant qu’homme je comprends que la beauté féminine soit un sujet d’intérêt quand la force athlétique féminine ne m’intéresse en rien de rien (si on me dit que telle footballeuse est capable de soulever 250 kilos d’altères, je n’applaudis pas avec joie, du tout, ça ne m’intéresse absolument pas). Et il se trouve que la plupart des commentateurs sportifs sont mâles hétérosexuels, ça explique que les commentaires sportifs énoncent plutôt une sensibilité de ce type (ça ne veut pas dire que c’est bien ou que c’est le mieux, c’est une simple conséquence des choix professionnels ou embaucheurs). Ceci dit, je ne dénie aucunement aux femmes le droit de préférer chez les hommes la beauté (à la façon tel acteur hollywoodien, Robert Redford ou Tom Cruise ou Leonardo Di Caprio) à la force (athlétique ou haltérophile, genre Arnold Schwarzenegger ou Sylvester Stallone). Il se trouve simplement que, pour une raison que je ne comprends pas, les femmes ont tendance à choisir les grands forts, les riches, c’est peut-être le mythe du prince charmant. Quand les hommes préfèrent souvent l’humble petite bergère, pas du tout la grande princesse ambitieuse gagnante.
- « autre interrogation : faut-il être sportive ? (…), seulement 50% des femmes atteignent le niveau d'activité physique recommandé par les organisations sanitaires, pour 70% des hommes. Une activité physique insuffisante peut avoir des répercussions importantes sur la santé et favoriser le développement de maladies chroniques. Si des raisons médicales ont été avancées à la fin du XIXe siècle pour justifier d'exclure les femmes de la pratique sportive de compétition, c'est le même type de raison qui peut être avancé aujourd'hui pour promouvoir leur pratique. » --> Il y a là confusion totale : le sport écraseur du faible n’a presque aucun rapport avec l’activité physique, qui peut se faire en jogging ou nage tranquille ou vélo d’appartement, sans encourager à devenir dragons. Par ailleurs, la référence aux autorités n’est pas objective mais une attitude de mouton gobant la propagande du moment. Je peux croire ou ne pas croire ce que clament les autorités. Certes, la science a une aura certaine, mais j’ai travaillé dans un domaine scientifique, et les publications que j’ai eues entre les mains étaient souvent aberrantes idiotes, les spécialistes biomathématiciens me confirmant que les auteurs n’avaient rien compris et affirmaient à tort avoir statistiquement prouvé ceci ou cela, l’explication étant que les pairs relecteurs sont aussi nuls en maths que les auteurs. Enfin, il n’est pas suffisant de s’attacher aux maladies chroniques sans contrebalancer cela par les accidents sportifs, dans une démarche bénéfice/risque, ne voir qu’un volet est mensonger trompeur malhonnête. René Goscinny est mort dans un test « sportif » mais ce n’est pas compté dans les statistiques de maladie chronique, chiffres ainsi biaisés orientés dans le but escompté. A mon travail, quantité de collègues ont été en arrêt maladie pour accident sportif (basket, vélo, cross-country, etc.), aucun pour maladie imputée à l’absence d’activité sportive, mais en s’attachant à des paramètres choisis, on peut prétendre démontrer presque n’importe quoi. C’est de la propagande, pas de la démonstration honnête, judicieuse.
  Bilan : cet article en faveur du sport féminin décline la pensée unique poussant les femmes à devenir écraseuses (moches à mon goût) avec total oubli du point de vue opposé. C’est un article de propagande, disant crotte à l’intelligence critique, au débat contradictoire. Bien sûr c’est publié avec autorité, mon point de vue lui étant cantonné à Internet, décrié comme du « n’importe quoi » par les autorités, écraseuses certes, tout va dans le même sens, horrible.

Ajout 03/09/2019 après-midi : Erreur stratégique ?
  Une nouvelle de ce jour est le grenelle contre les féminicides, et il est clamé qu’est abominable et maintenant fréquent le meurtre d’une femme par son compagnon ou ex-compagnon, tous les observateurs voulant plus de moyens et de lois contre cela. A mon avis, c’est une totale erreur de direction : je pense que l’erreur sociétale en la matière est l’encouragement du sport écrasant le faible, qui dresse les gens à la violence, jusqu’à tuer (je me souviens que John Mc Enroe le disait : « pour bien jouer, pour gagner, j’ai besoin de vouloir tuer l’adversaire, tuer l’arbitre ! »). La solution n’est pas d’avoir davantage de sportives femmes dragons qui vont provoquer les hommes dragons (et peut-être accroître le nombre de mises à mort), il serait dans l’encouragement général, éducatif, de la forme tortue, non-sportives et non-sportifs. Moins de femmes choisiraient de se marier à des hommes dragons, diminuant le problème. Ma direction femme tortue + homme tortue est la paix tranquille, l’ancien standard femme tortue + homme dragon était semi esclavagiste avec possible meurtre en cas rare de révolte, le nouveau standard femme dragon + homme dragon serait la guerre fréquente avec meurtre fréquent. Ce n’est pas certain, mais c’est mon sentiment, pessimiste, alertant. Totalement passé sous silence dans les débats télévisés. Et ne plus célébrer du tout le sport nationaliste (dans les médias le systématique « Allez les bleus ! »/« Allez les bleues ! ») diminuerait la xénophobie, le terrorisme des révoltés en face, c’est vraiment très majeur comme sujet, mais étouffé.

Ajout 24/09/2019 : Réclame orientée
  J’ai été en désaccord avec une publicité télé disant quelque chose comme « vous croyiez que la féminité n’était que douceur ? Détrompez-vous ! [images de tenniswoman gagneuse, frappant la balle de toutes ses forces, écrasant son adversaire et adulée par les médias, par les foules]. C’est aussi la force ! ». Transcrit avec ma lecture, c’est peut-être plus clair, comme propagande : « vous pensiez que la femme estimable était une femme tortue ? Erreur, les femmes dragons revendiquent être mieux ! (même si les hommes ne les aiment pas, nous femmes aimons cette direction). » Et je suis d’accord que la dureté (forme dragon) n’est pas virilité contraire de la féminité, mais je désapprouve le fait de pousser les jeunes filles hésitantes dans la voie dragons.
  Le site https://www.franceculture.fr/medias/marketing-de-lempowerment dit que c’est du marketing féministe de l’empowerment valorisant la femme forte. Peut-être que c’est la tendance socialement gagnante maintenant, mais je n’aime pas ça.
  Enfin, c’est peut-être une interprétation pas convaincante, car l’ancienne lecture (force = virilité) n’est pas absurde non plu’ : ce serait quelque chose comme « nous femmes nous aimons la force virile, alors aimons les femmes viriles ! ». Et la championne de tennis gagnante Martina Navratilova était célèbre pour être une lesbienne dominante, ainsi. (voir aussi http://www.sports.fr/tennis/atp/articles/presque-toutes-les-joueuses-sont-des-lesbiennes-1281674/ ou https://www.tdg.ch/sports/actu/tennis-plein-lesbiennes/story/31634577 ou https://fr.wikipedia.org/wiki/Billie_Jean_King ou http://www.sports.fr/tennis/articles/10-des-joueuses-de-tennis-sont-lesbiennes-1747241/ ).

Ajout 05-07/10/2019 : Source
   Ayant par hasard réaperçu la publicité source hier à la télévision où elle ne passait plu’, je la trouve aujourd’hui sur Internet : Platinum allways (serviettes hygiéniques) :
https://www.youtube.com/watch?v=COwcRYuK7eI (en version anglaise, comme la tenniswoman britannique ici actrice Heather Watson)
  Le texte dit est plus précisément : « some people think being a woman means being soft and delicate (…) but (…) be soft and strong is what makes us the women we are » (certains pensent qu’être une femme c’est être douce et délicate, mais soyez douce et forte, c’est ce qui fait de nous les femmes que nous sommes). Je lis ça comme « soyez femme-tortue et femme-dragon », autrement dit « si vous êtes femme tortue, forcez-vous à essayer de devenir femme dragon, là est le bien ! » (je ne suis pas d’accord), « si vous êtes femme-dragon, faites semblant d’être femme tortue pour plaire aux hommes, menteusement, on s’en fout, c’est permis ! » (je ne suis pas d’accord que ce soit correct).

Ajout 11/10/2019 : Dos nu et évolution
  L’autre jour sur chaîne d’information en continu (LCI ou C-News), une journaliste a présenté un reportage qui ne m’intéressait pas, sur l’évolution de la mode des robes à dos découvert, ou quelque chose comme ça, et à la fin en plateau elle a dit que l’équivalent n’existait "pas pour les hommes, car – tandis que les femmes séduisent habituellement par l’apparence physique – les hommes séduisent plutôt par leur position sociale". J’étais abasourdi en entendant ça, en 2019 en France, de la part d’une femme à métier dit intellectuel (pas un macho à l’ancienne, bourru, aviné se lâchant au café du commerce). Mais à la réflexion ça n’est pas illogique et je pense que ça rejoint la question du sport, féminin et masculin.
  A mon avis, c’est l’idée classique du couple normal « femme-tortue + homme-dragon », avant que les féministes réhabilitent les femmes-dragons (ou tentent de le faire, sans convaincre cette journaliste) : la femme idéale serait jolie immobile effacée non-sportive, l’homme idéal serait riche dominateur champion-sportif. C’est le principe « humble jolie bergère + prince charmant » des contes. Et le système s’entretient de lui-même, avec une lecture de type génétique darwinienne : le futur père se choisit une femme jolie non-sportive pour avoir des enfants filles jolies non-sportives qui plairont et enfanteront propageant ses gènes, la future mère se choisit un riche champion pour avoir des enfants garçons riches champions qui plairont et engendreront propageant ses gènes. Ce système rejette les femmes sportives (sauf très très jolies) et les hommes non-sportifs (sauf très très riches). [Et ça justifie le point de vue télévisé de la plupart des journalistes sportifs : « cette sportive, elle est très jolie », « cet émir, merci c’est grâce à lui que le club sportif de la ville a ce gros budget donc titre de champion ».]
  A partir de là, les femmes-dragons sont scandalisées de ne pas plaire et militent pour changer les standards et se prétendre les mieux (même si je résiste à leur discours prétendu objectif à tort, comme dans les appels à valoriser/encourager le foot féminin). En tant que dragons, elles crient très fort et tendent à changer les mentalités. Tandis que les hommes-tortues, méprisés, tendent à se taire, par principe aussi. Donc cela dirige le monde vers une nouvelle tendance « homme-dragon + femme-dragon », violente sportive. J’aurais préféré que l’humanité aille en sens inverse vers l’idéal « homme-tortue + femme-tortue » doux non-sportif, mais il est assez logique (et triste) que les tempéraments dominants dominent… Tant que les hommes étaient victorieusement écraseurs des femmes (temps machistes ou patriarcaux), ils imposaient leur standard de préférer les femmes-tortues, mais que l’évolution des mœurs ait cassé cet écrasement choquant a conduit à ce que les femmes-dragons prennent la place, écrasant les femmes-tortues. Enfin, ce n’est pas que regrettable voire lamentable, comme évolution, car entre méprisés, les hommes-tortues et femmes-tortues pourront se consoler en se choisissant.

Ajout 13/10/2019 : Autorité
   J’ai été désagréablement frappé par deux publicités Ford (https://www.youtube.com/watch?v=E6aKar3Gx5A ; https://www.youtube.com/watch?v=hjHjmfc_vvk )., mettant en vedette le français champion du monde de judo Teddy Riner. En tant que dominant sévère, très fort écraseur, dans le monde professionnel automobile il met au pas techniciens et commerciaux, au profit des clients. Si le principe du message visé, « c’est pas cher », me parait anodin voire estimable, je ne suis pas d’accord avec l’approbation explicite de la domination par mâle alpha champion sportif. Et ce n’est pas que masculin hors sujet féminin ici car les journalistes et politiciens français (et peut-être occidentaux), régulièrement, s’insurgent contre le manque de respect (soumis) envers l’autorité de la maîtresse d’école, ou de l’élue se clamant représentante, ou de la juge appliquant la loi (et les équivalents masculins, mais ayant un peu moins de mal à s’imposer à tous). C’est bien vers la « glorieuse » domination femme-dragon + homme-dragon que cela nous dirige. Et, implicitement, pour les jeunes : « si vous ne voulez pas continuer à être écrasés, montrez-vous super-dragons pour conquérir la place de dominante/championne (ou dominant/champion) », logique étasunienne du winner, comme médaille d’or sportive.
   Je ne suis pas d’accord avec ce mouvement anti-« esprit 1968 », retour à l’autoritarisme (des années 1950-60 ?). Enfin, en politique, ce principe autoritaire est surtout « de droite » mais les médias l’inculquent aux « masses populaires » via la célébration du sport, triomphe par procuration : championne (dite « pas assez célébrée ») et champion (à « continuer à célébrer »). Moi je n’aime pas le sport mais c’est classé anormal par la propagande quotidienne dans tous les médias.
   Selon Nietzsche, dans « l’Antéchrist », il faut que le fort triomphe bestialement pour améliorer l’espèce, en éliminant le faible sans enfant, au contraire de Jésus dit-il qui avait le tort de préférer (comme moi) le faible malade au fort pétant de santé. Mais le christianisme a fait demi-tour discrètement vers le catholicisme hiérarchique (autorité du pape, alliance au roi de droit divin) et protestantisme ambitieux (culte étasunien du vainqueur en méprisant le perdant). Mais Nietzsche se trompait : contrairement à moi, Jésus voulait lui-même dominer, ce qui casse les petits chefs mais pas le principe de commandement, que je juge moche. Je sais être anormal, la plupart des gens veulent gagner au loto, devenir riches, numéro 1 de leur quartier ou famille ou autre. Mais ne pas aimer cela, ce sont mes valeurs, préférant l’humilité à la domination (je préférais la dernière de la classe au premier que j’étais, c’est ça l’amour, n’ayant de sens pour moi que comme « amour de la petite faible, pas sportive »…).

Ajout 07/11/2019 : Egalité de salaire mais…
  Je lis ce jour une nouvelle ( https://www.msn.com/fr-fr/actualite/r-evolutions/en-australie-les-footballeuses-internationales-seront-payées-comme-les-hommes/ar-AAJVvWm?MSCC=1573109151&ocid=spartandhp ). Cela semble applaudir (appeler à applaudir) le fait qu’en Australie, il a été décidé arbitrairement de payer autant les joueuses de football professionnelles que les joueurs au nom de l’égalité femme-homme, même si… il y avait cinquante fois moins de spectateurs pour les matches de filles (spectateurs payants, directement ou via recettes publicitaires). C’est peut-être de la discrimination positive mais pas du tout de l’équité, me semble-t-il.
  Ce n’est pas de la misogynie du tout d’observer cela, et l’inverse est aussi très possible : s’il y a 500 millions de téléspectateurs pour suivre la finale du concours de beauté Miss Univers, quand il y a mille téléspectateurs pour suivre la finale du concours de beauté Mister Univers, il est simplement logique que Miss Univers reçoive un bien plus gros chèque que Mister Univers, sans que ce soit de la haine envers les hommes ou mépris envers les hommes jugés par principe inférieurs, non.
  Si on n’aime pas le salaire par principe de l’offre et la demande, on peut certes voter communiste, mais ça ne marche pas, l’égalité sans effort récompensé dissuadant l’effort et conduisant à la misère commune (l’URSS s’est effondré pour ça).
  De plus, les absurdités de l’égalité décrétée pourraient être étendues encore plus loin : s’il y a 5 millions de téléspectateurs pour suivre la finale de basket-ball (entre quasi-géants), faut-il faire une catégorie « basket-ball pour nains », n’intéressant presque personne mais avec mêmes salaires ? Non, je ne comprends pas du tout l’égalité claironnée dans certains cas. (En boxe ou judo, il y a ainsi des catégories de poids, restaurant une semi-égalité potentielle, sans que soit clair pourquoi ça ne s’applique pas en taille au saut en hauteur, basket/volley/hand).
  Enfin, je ne m’intéresse pas au sport, je ne fais pas partie des gens donnant de l’argent dans ce système finalement pour les champions relatifs, non, mais je ne comprends pas le principe, qui à mon avis n’a rien à voir avec la justice. Le principe du sport est le triomphe du fort sur le faible, et pour le spectateur par procuration : triomphe du faible avec le très-fort sur le un-peu-fort. Bof, je ne vois pas de justice (altruiste) là-dedans. Et donc pas de scandale s’il y a des disparités de fortunes dans ce domaine, toutes injustes à mon avis. (Les championnes voulant être milliardaires me semblent aussi pourries que les champions milliardaires, je trouve ça moche, c’est tout).

Ajout 28/11/2019 : Femme-dragon illustrée (complément à l'ajout du 05-07/10/2019)
  J’ai revu la pub (de femmes "fortes" sportives gagnantes) en version française, je crois qu’il y a une phrase en plus « regardez quand je me bas ». Et je confirme que ce n'est pas du tout le bon côté de la féminité à mon idée (douceur, émotion). Par ailleurs, une nouvelle MSN pour faire sourire me montre une violence féminine extrême : https://www.msn.com/fr-fr/video/viral/rage-au-volant-elle-détruit-une-voiture-après-un-accrochage/vi-BBQTO0c?ocid=spartandhp , affreux à mon sens (voire objectivement pour tous et toutes). C'est aussi moche chez les hommes, je trouve, mais il parait que plein de femmes (et jeunes filles) adorent les prétendus "héros" combattants, donc mon avis est particulier de ce côté, OK.