COMPLÉMENT CRITIQUE AU LIVRE « 10 MARS 1945 : RAID SUR TOKYO »
(« A torch to the ennemy » de Martin Caidin)
par May Dussallu, 31/12/2012

Livre de Caidin
Livre de Crane
Livre de Overy
Deux autres livres ?

   Ayant reçu ce livre pour mon anniversaire, j’ai pensé mettre le petit mot suivant, en avis de lecteur sur Internet, : Note 3/5. Livre de propagande guerrière américaine périmée, sans regard critique moderne, sans analyse objective entendant les deux bords. Il est toutefois très intéressant d’apprendre le point méconnu que « avant Hiroshima ou Nagasaki, aussi affreux a été fait ''proprement'' au napalm ». J’explique ici cet avis :

   Ce livre est paru dans les « nouveautés 2012 » à juste titre : il s’agit de la publication par un nouvel éditeur d’un ouvrage intéressant qui était épuisé chez un autre éditeur. Toutefois, il aurait été pertinent de signaler que le texte français date de 1961 (le texte anglais de 1960), en pleine guerre froide, et qu’il s’agit d’un ouvrage de propagande militariste, non d’un ouvrage d’histoire croisant les analyses en examinant les points de vue opposés (quelques témoignages japonais sont cités, mais aucune analyse de moralité n’est ici permise à des non-étasuniens - alors que Caidin ne se limite pas aux faits bruts mais condamne les Japonais et félicite les Américains). Le sujet aurait au contraire dû, à mon avis, être abordé avec un nouveau titre, genre « regard moderne sur le raid contre Tokyo du 10 Mars 1945 », avec en première partie le document de propagande américaine, effectivement intéressant, et en seconde partie la mise en perspective critique, écrite par un russe en 1980, ou par un iranien en 2010, ou par un chinois en 2030… ou par un esprit libre français en 2012, anormalement objectif dans le contexte de propagande ambiant (au service d’Israël).
   A titre exploratoire, je présente ci-dessous un tel texte, personnel, sans prétention à l’incontestabilité, mais simplement en contrepoids équilibrant. Un auteur professionnel pourrait délayer ça en 185 pages comme la partie de Caidin (par ailleurs auteur des séries télé « L’homme qui valait 3 milliards » et « Super-Jaimie »), mais je préfère faire court en trois pages.
  
1/ La Guerre américaine du Pacifique était-elle juste ?
2/ L’anéantissement du Japon était-il juste ?                
3/ Nos exterminations de civils étaient-elles admirables ?
  
1/ La Guerre américaine du Pacifique était-elle juste ?
   Si les Français ont déclaré la guerre européenne en 1939 (sans attaquer), nos alliés les Américains victimes de l’assaut de Pearl Harbour (puis Bataan aux Philippines) peuvent encore plus facilement dire qu’ils menaient une guerre défensive contre la barbarie assaillante. Toutefois, il me semble que chaque guerre « vise la paix » : soit le retour à la paix antérieure en cassant les remises en question (« illégales »), soit l’instauration d’une nouvelle paix estimée plus juste par les assaillants (changeant la loi). Il m’importe donc de comprendre le point de vue japonais avant de décréter avec les Américains de 1944 sa mise à mort « par le feu » et « l’extermination » (mots de Caidin lui-même, approbateur et non critique). Je ne m’intéresse pas à l’approche « psychosociologique » de Caidin qui dit que la tradition seigneuriale typiquement japonaise les a conduit à vouloir rendre esclave l’Asie-Pacifique (comme la tradition équivalente germanique a voulu le règne de la Race des Seigneurs Aryens sur les « sous-hommes » gaulois, slaves et juifs ?) – il y a peut-être du vrai dans cette explication affreuse mais cela sent fort la propagande du camp adverse, salissant la respectabilité du point de vue combattu (or les Français avec l’indigénat, les Britanniques avec l’apartheid, les Etasuniens avec la discrimination raciale, les Israélites avec la Race Élue, ont aussi des traditions que je trouve affreuses en la matière, déclinant une Bible raciste et esclavagiste – ce n’est pas une insulte : je peux citer mes sources « sacrées »).
   La deuxième guerre mondiale, plus précisément, me semble plutôt venue d’un sentiment d’injustice géostratégique chez trois grandes puissances : l’Allemagne, l’Italie, le Japon, qui s’offusquaient dans les années 1920-1930 de la relative richesse occidentale (de Grande-Bretagne, France, USA) en voulant acquérir la même. Les Occidentaux avaient conquis l’Amérique, l’Afrique, une bonne partie de l’Asie-Pacifique (Indes Anglaises et Néerlandaises, Indochine et Polynésie Française, Philippines espagnoles, Australie britannique, etc.) et régnaient sur des empires leur assurant à bas prix les matières premières absentes de leur territoire métropolitain. Les puissances de l’Axe ont voulu faire pareil, simplement : conquérir pour la prospérité (certes après la crise de 1929, l’Occident n’était plus si opulent, mais des jaloux ont pu vouloir imiter ses avantages indus pour s’en sortir). Au lieu de hurler que pareille attitude de conquête est intolérable « pour ces 3 pays spécifiquement », il aurait équitablement été nécessaire de condamner aussi les colonisations occidentales ; d’ailleurs, la seconde guerre mondiale a débouché sur la révolte des peuples colonisés (guerre d’Indochine, d’Algérie, indépendance de l’Inde, etc.). A cette vague ont résisté surtout deux points majeurs : les USA (et Antilles) n’ont nullement été rendus aux Amérindiens exterminés, Israël a été colonisé avec plein appui des vainqueurs de la seconde guerre mondiale (ce qui conduit à la présente guerre Occident-Islamisme). [Il faudrait bien sûr développer ce sujet, dans deux directions : la révolte des colonisés a peut-être été liée au constat de voir les surpuissants oppresseurs « battus en 1940-41 », davantage que par une prise de conscience soudaine de l’immoralité de la colonisation ; les Caucasiens israélites et Berbères israélites étaient suspects d’injustice quand ils chassaient, au nom de la réparation historique, les Hébreux convertis au Christianisme et à l’Islam – surtout avec une majorité d’entre eux restant aux USA nullement rendus aux Amérindiens]. Précision sur la moralité : j’entends ce terme au sens altruiste « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse » – les Français n’auraient pas dû coloniser les méprisés, avant même d’être offusqués d’être colonisés par les Allemands ; les Etasuniens n’auraient pas dû griller du ciel leurs ennemis, avant même d’être offusqués d’être grillés par les avions de Ben Laden ; les Israélites n’auraient pas dû sacraliser le concept de race élue autorisée à traîner les méprisés en esclavage, avant même de voir retournée contre eux cette logique.
   En résumé pour cette partie : la Guerre du Pacifique était (selon moi) injuste en tant que guerre de colonisation japonaise, toutefois leurs opposants les Occidentaux (finalement vainqueurs) n’étaient nullement des anges de respect mais des colonisateurs eux-mêmes. C’était une guerre du Mal contre le Mal, comme souvent, voire toujours. L’ouvrage de Caidin manque complètement d’intelligence critique, de sagesse autocritique, de moralité. Il est idiot ou malhonnête, selon moi. Aveuglement ou propagande. (C'est intéressant à noter, grand merci de m'avoir offert ce livre).

2/ L’anéantissement du Japon était-il juste ?
   Pour tempérer la dernière colonisation en date (autour d’Israël 1967), les médias et diplomates occidentaux claironnent que tout doit impérativement passer par la négociation avec concessions réciproques. Curieusement, ceci ne s’entend nullement pour le regard en retour sur la seconde guerre mondiale. L’amiral Yamamoto, rapporté par l’historien aéronautique français Bernard Millot, entendait ainsi couronner les victoires éclairs du Japon en 1941 par une paix officialisant une partie des conquêtes, notamment le pétrole indonésien ; dans son camp des excités en voulaient certes toujours davantage, mais les Occidentaux également n’étaient nullement prêts à ce compromis, exigeant une reddition sans condition. Actuellement, le Hamas ou l’Iran sont ceux qui exigent une capitulation sans condition des envahisseurs israélo-étasuniens et ils sont dépeints comme des monstres (chez nous). Cette règle « deux poids deux mesures » fleure la propagande à plein nez, l’égoïsme pur et dur (se choyant en brimant autrui). En France même, le régime de Vichy a tenté le compromis de ne garder qu’une moitié de son territoire contre la paix, et cela incarne le mal selon nos historiens unanimes – mais pas question de rétablir la propriété palestinienne sur la ville d’Haïfa, etc. nous refusons de négocier avec Le Mal, mais excluons totalement qu’autrui refuse pareillement de négocier avec nous jugés comme Le Mal arguments à l’appui (cachés chez nous, diabolisés).
   Pour en revenir au Japon 1945, le contre-argument classique est évidemment présenté par Caidin : sans les bombardements de Tokyo-Hiroshima-Nagasaki, la guerre d’occupation (pour désarmement) du Japon aurait en 1945-48 fait plus d’un million de morts américains et peut-être dix millions de morts japonais, ce qui est bien pire… mais :
A- Cela ramène au point précédent : tout cela était évitable par une paix de compromis (« Japonais, rendez la Chine et les Philippines ; Britanniques, rendez les Indes et l’Australie ; Etasuniens, rendez la Sun-Belt et la Nouvelle-Angleterre »), sans exiger la reddition unilatérale sans condition.
B- Un moindre mal reste un mal : la tuerie d’Oradour-sur-Glane aurait été encore plus atroce si elle avait été précédée d’une semaine entière de viols et tortures incessants, cela ne l’innocente en rien dans sa version « moins pire ».
   En résumé pour cette partie : décider de l’anéantissement d’une puissance occupante plutôt que de viser un compromis constitue (je crois) un point de vue fanatique ; il pourrait être fanatiquement juste s’il était le même pour tous, mais les colonisations sans retour des USA et d’Israël (en 1948) ruinent cette idée : l’Occident n’est en rien plus juste que les Japonais de 1941.
  
3/ Nos exterminations de civils étaient-elles admirables ?
   On apprend à l’école publique française que les maudits fascistes exterminateurs sont ceux qui ont inventé le bombardement de civils, à Guernica pendant la guerre d’Espagne. Pourquoi les bombardements similaires effectués par nos armées sont-ils exempts du qualificatif de « crimes de guerre » voire « crime contre l’Humanité » ? (Je parle de « qualificatifs » verbaux, au sens de la parole naïve libre, car il me parait clair que ça ne peut pas devenir un procès légal puisque ce sont nos dirigeants, de sensibilité américano-sioniste unanime, qui écrivent les lois, à leur profit exclusif – le génocide juif est ainsi incontestable sous peine de prison quand le génocide amérindien est totalement oublié). A Dresde comme à Hiroshima, il ne s’agissait nullement de cibler des usines entretenant la guerre mais d’exterminer sauvagement des civils pour que la population terrorisée en vienne à (tenter de) chasser ses dirigeants, par révolution (ou « capitulation » des dirigeants, incapables d’asséner une couche de mensonges victorieux supplémentaire). Nous appelons « terroristes » ceux qui appliquent cette logique contre nos pays, et le rôle des historiens, avec leur recul, me semble devoir être la mise en perspective, montrant que nous baignons dans une propagande similaire aux prétendus pires. Les bébés vitrifiés à Hiroshima n’étaient pas plus coupables que les bébés juifs morts du typhus à Auschwitz, ou les bébés chinois explosés à Nankin, les enfants naissent innocents – cela me parait tellement évident, mais c’est totalement absent du livre de Caidin (peut-être hyper-religieux à la mode américaine, vénérant le Déluge exterminateur et le bombardement incendiaire de Sodome). Les quelques opposants au régime militariste japonais, tués par nos bombes à Tokyo, sont-ils des victimes de notre aveuglement ou de celui de leurs dictateurs ? les torts semblent pour le moins partagés. Je trouve que Caidin est choquant quand il pleure les 1,3% ou 0,3% de pertes chez les bombardiers américains et se félicite chaleureusement des cent trente mille morts civils à Tokyo en une nuit. La propagande ambiante en 1961 le dispensait de poursuite pour apologie de crimes de guerre, c’est visiblement toujours le cas en 2012, hélas à mon sens.
   Toutefois, Caidin se défend d’approuver la tuerie volontaire des civils : il affirme que chaque maison japonaise, presque, était une micro-usine d’armement à l’époque, et que le gouvernement japonais porte l’entière responsabilité de ne pas avoir évacué les enfants loin des villes menacées par les raids aériens ; quant à l’ampleur des destructions causées par napalm et bombes incendiaires, il l’impute à la nullité des pompiers japonais d’alors et aux piétinements de gens se marchant les uns sur les autres. Bon, pour Tokyo, je concède un doute partiel, mais Hiroshima et Nagasaki (qui ont suivi, dans la lignée) visaient bien au massacre terrifiant, nullement à l’efficace minimisation du potentiel industriel adverse… Cela relativise les mots de Caidin disant que les horribles Japonais (surtout les civils) assassinaient les aviateurs américains (tombés de bombardiers), au méprit des lois internationales… éh, les lois internationales autorisaient-elles les exterminations de civils en protégeant leurs auteurs ? à l’évidence non, quand c’est le camp vaincu, mais le camp vainqueur l’exige de son côté, pour ses « héros »… Ça me fait vomir, pardon.
   Une once de lucidité me semble avoir émergé vers les années 1970-1980, dans la lignée du mouvement hippie anti-guerre du Vietnam : le film Little Big Man raconte ainsi comment les exterminations d’Indiens salissaient la gloire des cow-boys étasuniens, et dans ma formation lycéenne française était sous-entendu que Hiroshima c’est mal mais les ogives nucléaires françaises sont bonnes pour empêcher les missiles soviétiques de pleuvoir sur nous. Le désarmement bilatéral aurait été l’occasion de revoir (et abandonner) le concept d’arme de destruction massive « juste » (ou de bombes incendiaires justes pour Tokyo). L’auto-effondrement de l’URSS a hélas ruiné cette chance de lucidité, et aucun compromis équitable n’a dû être trouvé, le « nouvel ennemi » (menaçant des Israéliens d’expulsion comme ceux-ci ont expulsé des Palestiniens) étant l’islamisme, « justifiant » de nous réserver la lecture du traité de non prolifération nucléaire en « oubliant » le chapitre sur le désarmement des puissances nucléaires (sans lequel il n’aurait jamais été ratifié par le monde entier)… Bref, la propagande continue, pour nous réserver le droit de massacrer des civils, c’est abominable diront je pense nos descendants – comme nous sommes choqués par nos ancêtres esclavagistes ("nous" au sens laïc du moins, puisque Noé, Moïse, Jésus, Mahomet, étaient esclavagistes). Qui plus est, nous sommes en démocratie, faisant croire aux adversaires que nos dirigeants expriment le souhait majoritaire de notre peuple (alors qu’en fait ceux qui "noyautent" - pour reprendre un mot de Caidin anti-allemand - les milieux gouvernants et médiatiques servent leur but propre) ; ce n’était pas le cas pour les dictatures de l’Axe en 1933-1945 : la population ouvertement martyrisée ne méritant pas de punition spéciale.
   En résumé pour cette partie : on ne devrait pas (je crois) faire passer pour ouvrage d’Histoire une célébration d’extermination unilatérale. Les Japonais de l’époque n’étaient pas des anges, mais nous (mes ancêtres) non plus. Relater les massacres devrait se faire avec d’immenses regrets et un sentiment (profond et argumenté) de mea culpa, non les clairons de la victoire formidable et juste. Caidin = Caca.

PS. En écrivant cela, je me désolidarise un peu plus encore des amateurs d’histoire aéronautique usuels, qui applaudissent la puissance de feu de nos bombardiers et de leurs canons, vénèrent les cocardes nationalistes et hymnes associés (dont l’abominable « qu’un sang impur abreuve nos sillons », appel au meurtre raciste d’enfants). Je n’affirme pas avoir raison – ma rationalité est médicalement classée pathologique et je suis sous traitement médicamenteux débilitant – je dis simplement ce que je pense personnellement, en signalant mon dégoût de voir le titre « intellectuels » (conféré et) réservé aux racistes sionistes actifs.
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   Suite à une recherche suggérée par mon cousin EB, j'ai commandé l'ouvrage "Bombs, Cities, and Civilians: American Airpower Strategy in World War II" qui aborde peut-être plus spécifiquement l'éthique de guerre occidentale ou sa contestation. A suivre.
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Lecture de ce livre "Bombs, Cities, and Civilians: American Airpower Strategy in World War II" de C.C.Crane, 1993 (12/01/2013) :
   Le sommaire est peu engageant, citant des célébrités et non des questionnements. Mais l’introduction est vraiment le sujet attendu (avant examen des cas de différents généraux, responsables ou non).
   Points que je note, jugés par cet historien :
- En Europe, les Américains pratiquaient l’attaque d’objectifs industriels quand les Anglais pratiquaient le bombardement de terreur (terror bombing) sciemment.
- En Asie, le racisme américain a favorisé le mépris des vies civiles.
- Le schéma a été le suivant : attaque des militaires, puis des usines d’armement, puis des usines en général, puis des ouvriers d’usine, donc des civils (femmes et enfants inclus)
- Aux USA, il n’y a pas eu la volonté politique de répliquer par la terreur aux bombardements de Londres (ou aux massacres de Nankin), mais il s’agissait de gagner la guerre au plus vite en épargnant les vies américaines (et l’aviation a voulu gagner la guerre toute seule sans laisser la victoire aux troupes terrestres).
   Ces explications sont intéressantes, mais ne me disent pas pourquoi les vainqueurs de 1939-45 ont été dispensé d’accusation « crimes de guerre » (avec au contraire récompense de veto à l’ONU), ni pourquoi les médias montrent les nazis comme des monstres sans aucune espèce d'équivalents ailleurs. Je crois connaître les réponses à ces interrogations, mais elles ne sont pas formulables sans enfreindre les lois françaises, comme bâties pour cela.
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Suite de lecture de "Bombs, Cities, and Civilians: American Airpower Strategy in World War II" (13/01/2013) :
   Il y a des perles, comme les discours américains clamant barbares et inhumains les attaques de civils, avant de faire exactement pareil... Mais le principal tort de l'historien Crane est d'oublier mes questions 1 et 2, ce qui le conduit à la conclusion fautive : "c'est moralement affreux, éthiquement choquant, mais le but était honorable : cela a finalement économisé des vies humaines (ce que les électeurs approuvaient en majorité, à juste titre, ainsi que les autorités religieuses)". En omettant de questionner la victoire sans condition, et le statut colonisateur des étasuniens eux-mêmes... Ça reste de l'histoire orientée, pour moutons nationalistes se dispensant de réfléchir, évitant l'autocritique, méprisant le reste du monde. J'apporte semble-t-il davantage de remise en cause en 3 pages que Crane en 165 (+ 10 pages de bibliographie, soit peut-être dix mille pages au total)... Un candide fait plus et mieux que les historiens professionnels (du moins en matière d'honnêteté intellectuelle, certes pas en succès de librairie ou médiatique – là, tout est dit...).
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Ajout (15/01/2013)
   Avec le temps et avec Internet, on peut espérer que des voix discordantes se fassent entendre, comme la mienne. Ça me rappelle deux souvenirs, confondus en un : j'avais écrit sur un forum Internet d'aviation une question qui a été censurée par le modérateur, clamant qu'on ne parle pas de cela. Je disais à peu près ceci : "J'ai le souvenir (ai-je rêvé ?) d'un film passé sur Arte ou sur la 5, documentaire sur le bombardement du Havre en 1944. Le journaliste ou historien disait que le général anglais avait demandé à la garnison allemande occupante de se rendre sinon il écrasait la ville civils compris, ayant calculé que le chef allemand (chrétien humaniste selon les Renseignements) devrait alors se rendre ; le chef allemand a alors répondu qu'il fallait laisser évacuer la population civile et se battre entre militaires ; les Anglais ont refusé et bombardé, bilan trois mille civils tués ; est-ce un délire de journaliste néo-nazi ou cela est-il bien connu ? pourquoi n'y aurait-il pas de procès pour crime de guerre dans notre camp aussi ?". Non, on ne parle pas de ça, c'est une incitation à la haine ou quoi, illégal. Hum. Une phrase citée par Crane était celle d'un général terrestre américain, disant à peu près : "si on faisait comme les aviateurs, je dirais à mes fantassins de tuer tous les civils allemands qu'ils rencontrent". Pourquoi ne pas entendre ça ? En quoi l'aérien excuse-t-il tout ? L'incendie de Tokyo n'est-il pas mille fois pire que Oradour ?
   La réponse est une autre citation approximative de Crane, à la fin du livre : "si on avait su à l'époque la monstruosité des camps de la mort comme Buchenwald, on aurait moins critiqué les bombardements sévères de l'Allemagne, et de son allié le Japon". Bref, critiquer le bombardement de Tokyo serait se faire complice de crime contre l'Humanité et non opposant. Le tour de passe-passe rhétorique est joué ! Je ne suis pas d'accord, pour trois raisons :
a- Les bébés de Hambourg ou Tokyo (ou Sodome, ou Londres, ou Der Yassin) étaient totalement innocents des crimes commis par leurs aînés ou certains de leurs aînés.
b- Les morts de Buchenwald ont peut-être été tués en majorité par le typhus ou autre maladie, pas par mise à mort. Comme les Amérindiens ou Cambodgiens.
c- Les camps de travail étaient une forme d'esclavage, cet esclavage héréditaire qui constituait une valeur sacrée de la Torah judaïque (à l'encontre des autres bien sûr), et du christianisme aussi (Evangile de Matthieu notamment). Et les esclaves refusant le travail étaient mis à mort. C'était la logique, pas comprise par le film "La liste de Schindler" s'amusant à la fin que "et même pas une seule pièce n'est sortie de l'usine pour l'armée allemande", sans y voir relation de cause à effet. Nos "intellectuels" couronnés sont idiots semble-t-il. Au lieu de faire interdire les religions bibliques, esclavagistes, ils veulent le triomphe de la Torah sur le Coran. Fanatisme contre fanatisme, mais chut, 'faut pas le dire. Alors, il faut le répéter (sous peine de prison peut-être) : "l'incendie de Tokyo, c'est bien, Oradour c'est la monstruosité absolue, totalement incompréhensible (et l'intelligence compréhensive est dans le camp du Mal)"...

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Complément religieux (07-14/07/2014)
* Récemment, nous disent les médias, des colons israéliens semblent (sous réserve de présomption d’innocence) avoir enlevé puis brûlé vif un adolescent palestinien, en compréhensible réponse au kidnapping puis horrible meurtre de trois innocents adolescents juifs [ensuite, à l'attaque terroriste de roquettes ayant abominablement blessé trois innocents civils juifs, notre amie l’armée israélienne a évidemment répondu par une frappe défensive, faisant peut-être 73 morts arabes, dont bien moins d’une petite moitié d’enfants]. Ce geste de « juifs extrémistes » est en tout cas médiatiquement expliqué/excusé par la religieuse loi du Talion : « œil pour œil, dent pour dent ». Si j’en parle ici, c’est que cela me semble aussi expliquer totalement les anomalies de la seconde guerre mondiale, le « camp du Bien » (selon les Historiens unanimes) ayant commis nombre d’ horreurs (selon moi). Comme la vitrification de milliers de bébés par le feu atomique (ou leur carbonisation par le napalm, à Tokyo). C’est effectivement la loi de vengeance (liée au « devoir de mémoire » ?), déclinée en version activiste groupiste, méprisant les spécificités individuelles : « ils ont tué des innocents chez nous, tuons donc des innocents chez eux ! » (le bombardement des civils à Dresde répliquant au bombardement des civils à Londres) voire « ils ont voulu tuer horriblement un maximum d’innocents chez nous, » (les militaires en paix à Pearl Harbour) « cherchons donc à tuer horriblement un maximum d’innocents chez eux » (les civils à Hiroshima, Nagasaki). Ainsi, la « liberté religieuse », garantie par la déclaration « universelle » des Droits de l’Homme, inclut l’entière liberté de tuer des innocents (si l’on a le pouvoir, si l’on gagne la guerre). Je trouve ça monstrueux – les religions bibliques tout comme la déclaration faussement universelle qui les absout. Certes, ma remise en question de la loi du Talion touche essentiellement le judaïsme, et celui-ci est officiellement intouchable, au nom de la prétendue « lutte contre le-racisme-et-l’antisémitisme » grâce au jeu de mots mensonger entre Juifs d’origine et Israélites actifs, dans toutes les langues. Mais ma contestation va bien au-delà : le Nouveau Testament a certes au contraire professé de tendre l’autre joue si l’on a été giflé, mais… ce serait là oublier que l’israélite Jésus-Christ a traité les non-Juifs de chiens (comparés aux Juifs, seuls « véritables enfants du Dieu universel » !) et il a (comme Mahomet) appelé au meurtre des incroyants (ceux qui détournent leurs enfants de Dieu, le Dieu hébraïque selon Jésus, d’où extermination « logique » des Amérindiens, texte sacré à l’appui)… Jésus, affirmant être venu accomplir l’Ancien Testament judaïque et non le corriger, a aussi béni le bombardement incendiaire de Sodome-Gomorrhe, bébés compris, avec punition de mort immédiate pour ceux pris de remords envers les innocents touchés. Et il a aussi approuvé l’extermination/esclavage des impurs Cananéens par les purs Hébreux, venus prendre la terre d’Israël au nom de Dieu (inspirant la similaire expulsion tueuse des Palestiniens par les Israélites deux mille ans plus tard, sous les hourras chrétiens). Tout cela au nom de l’Amour divin, bien sûr, sans aucune réserve puisque Jésus a demandé à ce qu’on ait pour la religion l’intelligence d’un nouveau-né… Pas un mot de cela sur les médias ou dans les écoles, non, la propagande règne, avec total respect du judéo-christianisme exterminateur et diabolisation de tous ses opposants amalgamés aux nazis. C’est de la propagande pur jus, non de l’histoire analytique, cherchant l’objectivité, étudiant les causes explicatives, les « valeurs » guidant les comportements, au risque de déranger l’ordre en place (ou pire : de le prouver monstrueux).
* Autre approche iconoclaste sur le même thème, je peux ici détailler une analyse que j’ai mise brute sur un autre site :
– Les Occidentaux en 1945 pratiquaient la ségrégation raciale aux Etats-Unis (le discours de Martin Luther King comme la révolte de Malcolm X datent des années 1960), et l’oppression anglo-française des Indous/Zoulous, Arabes Algériens/Asiatiques Indochinois (etc.) a aussi continué jusque dans les années 1950-60… Les vainqueurs de 1945 n’étaient donc nullement de gentils antiracistes mais de méchants racistes actifs (certes anti-antijuifs, cela seul compte aux yeux des observateurs autorisés, tout à fait unanimes). Or le B-A-BA en matière de sens moral est « ne pas faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas subir », il était donc pour l’Axe très juste (très logique dans l’abomination) de conquérir puis opprimer les occidentaux comme ceux-ci l’avaient fait eux-mêmes vis-à-vis des peuples jugés inférieurs (puisque prouvés inférieurs militairement). Affirmer au contraire que cela inventait l’horreur est raciste, immoral : ce n’étaient nullement des anges immaculés qui étaient attaqués en 1939-1941, il s’agissait de monstres attaqués par des monstres semblables à eux-mêmes, osant contester la domination (pour prendre la place et faire de même). Enfin, tel est mon avis personnel, mais il se consolide de jour en jour, en dépit de tous les livres et films prétendus experts, clairement aveugles en n’abordant nullement mes objections évidentes. Bien sûr, les faux historiens (discrètement engagés) prétendent à la supériorité totale, et l’incontestabilité leur est maintenant conférée – via la loi française, la « justice » française, la police française, la prison française. Dictature.
– Les Israélites en 1945, comme avant et après, vénéraient à travers leurs livres sacrés le génocide et l’esclavage, racistes. Qu’ils soient à leur tour réduits en esclavage n’était donc nullement incompréhensible mais simplement conforme à leurs propres valeurs de brimade écraseuse, de même qu’ils soient tués en tant qu’esclaves s’avérant improductifs, supprimés pour ne plus être plus être nourris à ne rien produire (ce qu’oublie de comprendre l’oscarisé film « La liste de Schindler », s’amusant tout à la fin que pas une seule pièce utilisable ne soit sortie de l’usine obligatoire au service de l’armée allemande). Autoriser religieusement, avec vénération, le « prophète » Moïse à massacrer les Cananéens (au nom de « tu ne tueras point »…), à réduire les survivants en esclavage (au nom de « traite ton prochain comme toi-même »…), c’est équitablement donner le même droit aux Aryens fanatiques, ce qui vaut selon moi auto-contradiction, invalidation par l’absurde, par l’horrible insoutenable. Mais non, le judaïsme triomphe depuis 1948, avec l’expulsion sans retour de la majorité palestinienne, spoliée racistement, sans autre argument que « c'est moi seul qui ai raison puisque c’est moi seul qui ai raison » (sacralité biblique intouchable)… intelligence et honnêteté sont simplement ailleurs. Surtout si cette erreur grave de racisme pro-juif a fait six millions de morts en retour, il serait grand temps de commencer à réfléchir, je crois. Au prix de l’évacuation d’Israël, comme l’abolition de l’officielle « infériorité » indigène a fait évacuer les colons d’Algérie Française avant de stopper l’écrasement raciste des autochtones non-Juifs.
* En conséquence, je juge que les bombardements de Tokyo, Hiroshima, Dresde, constituent des crimes contre l’Humanité comme les religions bibliques qui les ont explicitement inspirés, et qui (sauf l’Islam, pire par d’autres côtés) continuent à « justifier » la domination géopolitique, américano-sioniste. Les croyants s’engagent certes par principe à suivre avec foi totale ce qu’on leur affirme supérieurement bon, mais seule une propagande éhontée prévient la lucidité chez les athées/agnostiques/sceptiques/bouddhistes… et les prétendus historiens volent leur titre quand ils se font les courroies de transmission de cette propagande abrutissante au lieu d’expliquer honnêtement les tenants et aboutissants. Les vifs débats rappelant l’impératif besoin de « cours d’Histoire » (en classe terminale française) prennent tout leur sens dans ce contexte : il ne s’agit pas d’éveiller les jeunes à l’intelligence critique, pas du tout, il s’agit de dresser ces esprits immatures à gober la propagande, pour en faire de futurs soldats (ou depuis la suppression du Service National : des soutiens de soldats, à tuer par l’ennemi, dit « terroriste »). Je trouve ça atroce. Dans le même sens, prétendu « parole de l’Elite intellectuelle » (Elite en propagande gobée, certes), le discours classique du maire de ma ville le 8 Mai (pour la liberté et contre la barbarie) entretient simplement la « bonne parole », le micro étant interdit aux contestataires ayant des arguments, surtout depuis 1990 quand ils sont devenus passibles de prison en France grâce à la loi Gayssot (prétendument contre l’antisémitisme, en fait pour le projudaïsme extrémiste puisque les génocides amérindiens et palestiniens sont eux niables en toute liberté). Les bébés de Tokyo en flammes me paraissent en ce sens révélateurs, éveilleurs d’intelligence, ce qui est évidemment hors-sujet (ou totalement hérétique) pour les auteurs-vedettes américains cherchant à plaire au lecteur commun, croyant, et pour les éditeurs occidentaux slalomant entre les interdictions, au nom de l’antisémitisme, identifié dans tout ce qui oserait contester la supériorité judaïque, l’éternelle innocence israélite. Sans Internet, ce ne serait même pas exprimé ici (et il est de plus en plus question de moraliser Internet, outil abominable des « terroristes » et « futurs terroristes », monstrueux et débiles refuseurs du « Bien occidental »). L’écrasement injuste, nous dit-on, c’est – avec unanimité des « penseurs » (hors de prison et de la tombe) – la très méchante Corée du Nord, le très méchant islamisme… Je tousse, pour le moins. Je hurle, intérieurement. Gaza, elle, brûle comme Tokyo avant elle, avec sans doute une « délicieuse odeur » de chair enfantine grillée, plaisant fort aux narines du « Seigneur Dieu de l’Amour » (qui a conçu nos dominants à Son image)… Je ris, je pleure, j’arrête là ce texte, dangereux « pour l’ordre dominant » donc dangereux pour moi gêneur (on ne crucifie certes plu’ les dissidents, on les élimine discrètement)…

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Gros complément à venir (31/03/2015)
  Je suis en train de lire le très gros ouvrage d’histoire (à plus de mille pages) « Sous les bombes », traduit de l’anglais britannique, et mes présentiments se trouvent confortés par un nombre immense de faits rapportés (même si je ne suis pas réaliste exempt de reproches vis-à-vis du caractère « vérité indéniable »). Mais l’historien ne dit jamais « c’est horrible, comment avons-nous osé ? pourquoi ne condamnons-nous pas nos ancêtres au lieu de célébrer ce qu’ils ont commis ? », et, certes, je comprends que ce n’est pas à l’historien de le dire, il ne doit que rapporter les « faits » réalistement, en laissant le lecteur juger subjectivement selon ses valeurs diversement possibles. Mais… là, ce silence frôle l’insoutenable, et je marque par écrit mon sentiment, bien avant de finir la lecture et de citer/revenir discuter page à page (j’ai corné les pages à points choquants, peut-être 200 pages sur les 600 lues jusqu’ici).
  En 1939-45, le troisième Reich barbare absolu (selon tous nos politiciens d’aujourd’hui) a énormément surpris tout le monde en n’employant jamais les armes chimiques, alors que d’énormes stocks de bombes chimiques étaient prêts dans les deux camps, et les populations civiles avaient été entraînées à mettre les masques à gaz distribués en millions d’exemplaires. Je l’ignorais complètement, même si les « informations » appellent chaque jour à commémorer l’horreur nazie. Pire : en 1944, pour le débarquement militaire en Normandie, tout était organisé ainsi : si les Allemands, débordés, osaient employer ne serait-ce qu’un seul obus chimique contre les soldats assaillants, immédiatement les bombardiers alliés déversaient des milliers de tonnes de bombes chimiques sur les villes allemandes, en représailles… Je suis abasourdi de lire de telles choses, qui relèvent à mon sens du crime contre l’humanité, et pas parce que l’arme chimique est monstrueuse quand l’arme atomique est acceptable, non : parce que nos prétendus héros punissent horriblement des civils (sous dictature) quand les soldats ou généraux nés au même endroit ont commis tel acte interdit.
  Je connais je crois l’argument militaire implicite : « quand c’est la guerre, cela suspend les règles du temps de paix, naïves, il faut vaincre et ne pas s’embarrasser de précautions infinies ». Mais je ne suis absolument pas d’accord, et je l’illustrerai par un exemple que j’invente, et que je trouve horrible : « à Lille, dans le Nord de la France, l’Imam algérien Mustapha X a violé et tué trois jeunes filles françaises, cela vaut pour nous déclaration de guerre, en conséquence, nous allons violer et re-violer ses huit filles jusqu’à ce que mort s’ensuive pour toutes. En temps de guerre, il n’y a plus de notion d’ "innocents" (dans le camp adverse) ». Cela me paraît tellement aberrant, atrocement absurde, que je reste pantois devant les célébrations de la « victoire » 1945. Ou bien nos politiciens sont tous idiots ou bien ils sont tous malhonnêtes, je penche pour la seconde hypothèse.
  Mais je reviendrai examiner tout en détail, plus tard.

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Nouvel ajout en avance (06/04/2015)
  Je vais revenir plus tard en détail sur l’ouvrage anglais « Sous les bombes. Nouvelle histoire de la guerre aérienne 1939-1945 », mais je m’interromps encore, outré.
1/ Je viens de lire, de découvrir, qu’il y a eu des civils tués par armes chimiques en 1939-45. Pourquoi est-ce si peu célèbre ?? Ce qui s’est passé, d’après le livre, est effectivement embarrassant pour les Alliés : il s’agissait de stocks d’armes chimiques anglo-saxonnes, apportées en Italie quand les Alliés l’ont conquise (bombes chimiques à larguer sur les ouvriers Allemands si l'armée allemande osait employer pareilles armes contre nos soldats) et… les Allemands attaquant tous les stocks d’armes alliées, le dépôt en question (bombardé comme les autres) a explosé, avec un nuage mortel s’en échappant, poussé par le vent vers la ville voisine, massacrée… J’ai l’impression que si nos historiens évitent ce sujet habituellement, c’est parce que cela invalide la propagande ambiante, quotidienne aux « informations » : dogme bourgeois « Alliés = Très Gentils, Axe (et populistes d’aujourd’hui) = Très Méchants Horribles ».
2/ J’ai envisagé, tant ce livre montre les horreurs sciemment anti-civils commises par les Alliés, que ce ne soit pas un livre historique neutre rapportant réalistement les faits (méconnus) mais un ouvrage de propagande néo-nazie (ou communiste ?) inventant de faux crimes de notre côté. Je creuserai peut-être un peu la question pour voir si d’autres historiens démentent formellement ce qu’il dit et le traînent en justice, ou bien s’ils conviennent que… oui, c’est vrai, mais…
3/ Tout récemment, des journalistes ont artificiellement redonné de la publicité au fait que le leader nationaliste français a dit que « les chambres à gaz, c’est un détail de l’histoire, de la seconde guerre mondiale », est-ce que ce livre n’est pas attaquable pour la même raison ? puisqu’il ose consacrer mille pages aux avions et canons anti-aériens et zéro aux chambres à gaz (jusqu’ici, sur 600 ou 700 pages) ? « Pire » (aux yeux de la loi française) : il ose détailler le gros effort économique allemand employant « les travailleurs des camps de concentration », pour compenser la perte de telle et telle usine bombardée… sacrilège ! En France, il est je crois interdit d’envisager (et a fortiori : de démontrer documents en main…) que les camps de concentration étaient des rassemblements d’esclaves (avec donc baraquements empêchant logiquement la mort de froid) et non des camps d’extermination (dogme apparemment absurde, avec baraquements/nourriture/eau, pourquoi ? mais dont il est interdit de douter sous peine de prison)…
4/ Je comprends mieux le point précédent, toléré, avec ce que j’ai lu ce week-end : en effet, l’auteur Richard Overy explique que pour reloger les civils allemands ayant perdu leur logement bombardé (et ayant survécu quand même), le régime nazi réquisitionnait les propriétés juives, et il fallait que les relogés pour cela démontrent leur caractère aryen pur (personnellement, ça me fait penser à l'horrible hymne national français "qu'un sang impur abreuve nos sillons", mais ce n'est pas ici le sujet). De même, les abris anti-aériens étaient interdits aux Juifs Allemands. Il peut effectivement s’agir là d’un gage donné par l’historien pour prouver sa haine de l’antisémitisme, et donc recevoir autorisation de publication, même s’il rapporte des faits défavorables au manichéisme usuel.
5/ Toutefois, il y a une faute grossière de cet historien, et je ne sais plus quoi penser. Enfin, je suis personnellement sceptique, non réaliste, et je n’irai pas lui crier après « non, monstre, tel point est historiquement faux ! », mais j’ai l’esprit logique, et je peux déceler les bourdes dans le raisonnement. (Et sans conclusion, parce que ça peut autant avoir été une faute involontaire dans le manifeste anti-antisémite exigé que…une bourde volontaire, pour décrédibiliser la partie anti-antisémite de ses affirmations. On verra avec la suite). La faute est la suivante, je résume, sans citer précisément (il faudrait que je retrouve la page) : « c’est le témoignage d’un Juif marié à une arienne, et ayant écrit un livre (cité en annexe) ; en 1945 il a arraché son étoile jaune obligatoire et il a survécu, cela prouve bien qu’on exterminait les juifs encore en 1945. » C’est là « l’historien » qui déclare qu’il y a preuve, ou qui approuve la prétention à la preuve du rescapé, et c’est une faute lourde. Réfutation par l’absurde : « tel voisin de ma tante est accusé de violer tout ce qui porte jupons, mais les jurés manquent hélas de preuves pour le condamner à la peine maximale, alors moi Overy j’ai la preuve pour eux : ma tante ne porte jamais jupons, porte toujours pantalons, et n’a nullement été violée par ce monstre, donc ça prouve indéniablement qu’il viole tout ce qui porte jupons. » C’est tellement ridicule que ça ne me fait même pas rire. Il manque un élément pour conclure ainsi : « et l’accusé a été prouvé coupable, dogme légalement incontestable, alors le non-fait mentionné devient une preuve supplémentaire », mais ça relève de l’inquisition aveugle, nullement de la justice à présomption d’innocence. Les Historiens, pour être audibles, devraient essayer d’être objectifs, non se ranger dans le camp convenu pour participer à la propagande officielle.
6/ Dans ce contexte, je suis étonné par un point, clairement « manquant » dans ce livre, mais qui sera peut-être écrit dans les pages qu’il me reste à lire : au lieu de dire que les Alliés exterminaient volontairement les civils, enfants, vieillards, prisonniers, l‘auteur aurait dû dire que « non, parmi les 6 millions de Juifs assassinés par les nazis, il n’y a pas eu cent mille juifs tués par les bombes alliées anti-civils, mais c’était au contraire les horribles allemands qui dirigeaient les justiciers alliés vers cette erreur de cible, par brouillage électronique vers des sites-leurres épargnant leurs cités donc doublement coupables. » On verra si c’est dit ensuite, et si ça l’est, je verrai sur Internet si cela est contesté par d’autres historiens (courageux : au risque de la prison).

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Pré-conclusion sur le livre complémentaire (17/04/2015)
   Je pense revenir pas à pas sur les enseignements majeurs du livre « sous les bombes », mais je fais ici le point en achevant la lecture (page 869 avant annexes bibliographiques), car je ne suis pas certain de me souvenir de ces sentiments quand je vais me perdre dans les détails. 3 problèmes majeurs :
1/ Le titre de l’édition française est totalement inadapté, voire pire. En effet j’ai été effaré de ne trouver en finissant ce livre aucun chapitre sur le bombardement du Japon, de Tokyo à Nagasaki, clairement terroriste (pour obtenir capitulation sans-condition en donnant un avant-goût de l’extermination d’innocents sinon). Mais… l’édition française oubliait seulement de dire que le sujet était la guerre « en Europe » de 1939 à 1945, nullement la guerre « mondiale » de 1939 à 1945 (« The bombing war-Europe 1939-1945 » a été très-très-mal traduit en « Sous les bombes. Nouvelle histoire de la guerre aérienne. 1939-1945 »). Comme si l’assassinat en masse de bébés japonais était un détail de l’Histoire (européenne ou non)… C’était immensément choquant, mais normal d’un point de vue français 2013-2014 hélas (seuls les meurtres de Juifs étant sacrés, à négation classée criminelle et punie de prison…). Honte à l’éditeur Flammarion ou plutôt aux législateurs français, complices de crime contre l’humanité à mes yeux, de racisme ostentatoire, gravissime (puisque risquant retour de bâton se trompant de colère).
2/ Le livre se termine sur l’idée que ces exterminations de civils en 1939-45, même choquantes vues d’aujourd’hui, se justifiaient par la logique biblique de vengeance : « œil pour œil, dent pour dent ». Et voilà, ça clôt le sujet pour l’auteur Overy… moi j’aurais envie de hurler « mais alors pourquoi la Bible n’est-elle pas mise au rang des monstruosités comme le Mein Kampf de Hitler ? ». Pire : « œil pour œil, dent pour dent » peut se comprendre à titre individuel : puisque tu m’as gifflé, je te giffle, mais… c’est totalement monstrueux quand ça concerne des individus innocents : oser dire « tu as violé et torturé ma fillette alors je vais violer et torturer ta fillette » me paraît carrément insoutenable. Pourquoi l’auteur, très fier professeur de l’enseignement supérieur, avec sa masse de conseillers savants, n’envisage-t-il même pas mon objection énorme ?
3/ Je ne me souviens plus l’argumentation précise, mais l’auteur Overy explique dans sa conclusion que tuer des civils adverses était jugé bénin à l’époque, comparé au risque ultra-majeur perçu : la perte de l’identité nationale (britannique ou étasunienne), justifiant d’emprisonner les pacifistes et les prétendus « lâches refusant leur devoir ». Quelle horreur ! J’ignorais cet aspect, et je pensais que la boucherie de 1914-1918 était ce qui aurait justifié l’interdiction du nationalisme, mais si c’est encore ce principe qui a guidé les exterminations 1939-45 de part et d’autre (pas seulement du côté national-socialiste), je ne comprends pas que le résultat ait été la création d’un ONU à nations dominantes au lieu d’un OMU mondial sans frontières, véritablement démocratique. Alors, il n’y a pas à s’étonner que l’indigénat soit resté la règle en France 1946, et que le Premier Ministre Britannique élu n’ait pas été Indien au regard des démographies respectives des Indes et du Royaume Uni les dominant… Oh oui, il fallait lire ce livre pour comprendre les mensonges habituellement cachés.
   Ceci posé, je vais pouvoir reprendre la foule d’enseignements de ce livre incroyable. Tout en gardant à l’esprit mon doute logique vis-à-vis de la « science humaine Histoire », puisqu’il qu’il ne s’agit que d’affirmations, non de preuves probantes (les renvois à des sources officielles ne prouvent pas que ces sources soient vraies ou exemptes de mensonge/propagande/déformation/invention).

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Overy pas à pas (17-24/04/2015)
   (Je mets ci-dessous brutes les notes que j’ai prises ces derniers jours, je n’ai plus l’énergie de les relire, parfaire, ayant l’esprit tout vaseux suite à la re-hausse de mon traitement antipsychotique).
  Relecture du livre « Sous les bombes » (par Richard Overy, Penguin2013/Flammarion2014, 1118 pages = 869 pages + sources historiques citées) ; reprise ici des pages cornées = à révélation choquante (RC) ou paraissant très discutables (TD). En résumé, ce livre est entièrement nouveau pour moi, aérophile, abordant le point de vue méconnu des gens recevant les bombes et pas uniquement le point de vue célèbre des aviateurs attaquant/pilotant/protégeant les bombardiers. Ce livre me paraît si important que je vais en citer de multiples passages ; toutefois, il ne s’agit nullement de piraterie pour m’en attribuer le contenu ou dissuader de le lire. Je donne le lien pour l’acheter (http://www.amazon.fr/Sous-bombes-Nouvelle-histoire-1939-1945/dp/2081331314/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1429752234&sr=1-1&keywords=sous+les+bombes), et je conseille de le lire, pour en mesurer toutes les nuances que je n’ai pas personnellement retenues. [Je viens de mettre sur Amazon le commentaire suivant, qui sera peut-être censuré : « Ce gros ouvrage est plein de révélations terrifiantes, pour un lecteur né après-guerre. Cela démolit semble-t-il l'intégralité des discours manichéistes que nous livrent les politiciens chaque jour ou presque, chaque 8 mai en tout cas. Personnellement, cela me conforte puissamment dans l'idée affreuse que 1939-45 fut une guerre du Mal contre un autre Mal, et cela a des répercussions énormes jusqu'à aujourd'hui, si l'on y réfléchit, même si ce n'est pas à l'historien de le dire dans ce livre. En tout cas, bien rares sont les livres donnant autant de recul vis à vis de la propagande ambiante (quant au "devoir de mémoire", en fait sélectif, voire malhonnête). Il est un peu agaçant que Mr Overy ne dise pas à la fin de chaque paragraphe "et donc, dans ce que vous entendez maintenant...", mais il reste historien et professeur universitaire, c'est assez normal. Bravo. »]
* page55 (RC) : « La quête d’un accord international sur le bombardement souleva nombre de difficultés (…) les conférences de La Haye de 1899 et 1907 interdirent de manière explicite l’usage du bombardement aérien. La Convention IV, en 1907, énonça explicitement que cette interdiction s’étendait aux attaques de civils et à la destruction de biens civils par des bombardements aériens. Cependant, même si cette convention avait force de loi internationale, certains des Etats présents à La Haye, notamment l’Allemagne et la France, ne ratifièrent jamais ses clauses. Au cours de la Grande Guerre, des bombardements menés par les deux camps enfreignirent régulièrement ces interdictions. (…) La Haye de décembre 1922 à février 1923 (…) Aucun Etat ne ratifia ces règles ; mais elles furent généralement considérées comme ce qui définirait, par la suite, une pratique acceptable. (…) article 22, interdisant tout bombardement délibérément destiné à détruire les biens des civils ou à tuer des non-combattants ; et l’article 24 (…) ne permettait le bombardement (…) que "dans le voisinage immédiat des opérations des forces terrestres. " »
--> En scolarité française publique 1966-1984, on ne m’a jamais dit ça… En cours d’histoire de Classe Terminale 1980-81, on m’a même affirmé que les nazis et fascistes avaient inventé l’horreur du bombardement volontaire de civils, à Guernica avec les Nationalistes espagnols… (Et le programme s’arrêtait à 1939, sans traiter de la suite, officiellement parce que c’est encore trop sensible, trop politique, sans recul historique). Merci au professeur universitaire britannique Overy de me révéler que la France (les « représentants élus de France », parlant au nom de la France, et manœuvrant la propagande pour cela) avait dès 1907 préparé le crime de massacrer les civils (y compris les bébés totalement innocents) de pays dit ennemi, et l’avait effectivement appliqué en 1914-18, en se fichant éperdument des traités internationaux et des réserves éthiques évidentes (hier comme aujourd’hui – nos ancêtres n’étaient pas des ânes). Une demi-page m’apprend là davantage que cinquante discours prononcés aux 11 Novembre, discours menteurs sans l’ombre d’une autocritique (au nom du « respect de la Mémoire », obligatoire respect envers les « admirables Morts pour la France »). Je n’étais pas d’accord avec ces discours militaristes xénophobes, et ce livre me conforte là fortement : non, notre France n’était nullement le Bien, affreusement attaqué par le Mal, c’était une lutte entre monstres, peut-être approuvés par les idiots ordinaires, intoxiqués par les « informations » et « leçons » dirigées (avec assentiment religieux prétendant effacer les fautes pour que les Croyants gagnent quand même le Paradis)… Alors, ça fait exploser le présent : ne sommes-nous pas aussi intoxiqués par propagande manichéiste déloyale ? Pourquoi la bombe atomique est-elle interdite à l’Iran, avec accord en cela de tous nos politiciens et journalistes, et pas la bombe atomique française, israélienne, britannique, étasunienne ? On nous parle du Traité de Non-Prolifération Nucléaire, du Monde qui doit être gouverné par le Droit, mais… ce traité (https://treaties.un.org/doc/Publication/UNTS/Volume%20729/volume-729-I-10485-French.pdf ), dans son article VI, interdit la possession d’arme nucléaire dans les pays s’étant déjà nucléarisés, pourquoi pas un seul politicien ou journaliste français n’en parle-t-il ? Propagande, oui, pour conduire à la prochaine guerre (ou présente guerre, contre l’Islamisme, décrétée sans aucun débat contradictoire – il est interdit de poser la question « pourquoi a-t-on rendu la Palestine aux prétendus Hébreux sans rendre pareillement, équitablement, les USA aux Amérindiens ? » non, il est interdit de le demander : contester les privilèges de la Race Élue est « unanimement » classé antisémite, raciste…). « L’Elite » le dit, oh certes pas élite en intelligence et logique, mais élite en manœuvres pour obtenir le pouvoir et l’exercer. Rien ne change, peut-être, mais je trouve ça immensément triste, triste de voir ces dominants pourris (comme sous l’ancien régime, aristocratique), et les petites gens gober leur propagande absurde, invalidant presque l’utopie démocratique, donc l’humanisme. Oh non, l’Intelligence ne consiste pas à citer Voltaire ou Molière, il y a dans cette demi-page d’Overy immensément davantage à méditer, pour comprendre les présents mensonges (« média-mensonges » disait un observateur, interdit de publication en France, « pays numéro 1 de la Liberté » dans les discours)…
* Page 78 (RC) : « ce qui manquait toujours à l’Air Corps, c’était un plan ou une doctrine qui lui permettrait d’user de sa puissance accrue pour remplir ce que la plupart des membres de la force aérienne considérait comme la fonction première de leur force : attaquer le "corps social" de l’ennemi. (…) Quand, à la fin des années 1920, le ministère de l’Air étudia la possibilité d’une guerre "de Locarno" contre la France – à savoir aider les Allemands à repousser une éventuelle invasion française qui violerait le pacte signé en 1935 à Locarno –, il affirma ceci : même si les Français bombardaient Londres, "notre meilleur moral et notre puissance de frappe nous garantissent que le Français serait le premier à couiner" ».
--> Dans mes lectures aéronautiques, hors formation scolaire, j’ai bien sûr entendu parler de cette doctrine militaire, consistant à abattre le moral des civils ennemis (britanniques selon les nazis, allemands et japonais selon les alliés), en partie massacrés, pour qu’ils ne soient plus contrôlables par le pouvoir ennemi menteur se clamant victorieux pour être applaudi. Mais j’ignorais que les Britanniques, très chers alliés des Français depuis 1914 d’après les discours modernes, avaient très sérieusement envisagé de massacrer les civils français dans les années 1920 en classant la France comme (intégralement) ennemie. Et… ce n’est pas qu’une question d’Histoire officielle, en France, occultant tout ce qui écorne le simpliste manichéiste, non, ce qui me frappe violemment est ceci : avant de déclarer juste le bombardement massacreur que notre camp a commis à Dresde ou Hiroshima, nous devrions « nous mettre à la place de l’autre », principe de la morale (altruiste, certes pas israélite, pas raciste). Si en 1921 ou 1929, notre président avait décidé d’envahir l’Allemagne pour en prendre les richesses (« en punition supplémentaire après l’horreur de 1914-18 » auraient pu dire les discours), et si notre population civile avait alors été exterminée par les bombardiers anglais, trouverions-nous cela juste et bon ? Bien sûr que non, alors c’est à cela qu’il faut réfléchir très fort. Aujourd’hui comme hier. Pour instaurer façon suisse le référendum d’initiative populaire ? (anti-république). Attention, quand les leaders occidentaux déclarent la guerre à l’Islamisme, cela veut dire en clair : « donc maudits Islamistes, vous avez maintenant plein droit de massacrer les civils chez nous, allez-y, et on fera tout pour vous empêcher et massacrer vos villes à vous, vers lesquelles sont effectivement pointés nos missiles nucléaires ! Nous allons gagner ! ». Quelle horreur… Pourquoi l’école ne fait-elle pas réfléchir à ça ? en donnant les armes argumentaires pour résister aux dominants (comme droite et gauche françaises, main dans la main pour soutenir l’expulsion des Palestiniens 1948, avec 100% des « journalistes » et « juges » se faisant courroies de transmission). C’est immensément grave je crois, car – depuis la Shoah – on nous répète que le pire crime est le racisme xénophobe, or… le racisme est évident dans le propos de ce ministre britannique, voulant punir « le Français », c’est-à-dire que le dominant français et le bébé français sont coupables d’être d’une même race mauvaise, incarnation du Mal avec telle invasion possible. Eh, non ! Au secours ! Les petites gens sont innocentes des crimes décidés par les dirigeants, c’est ultra-important à comprendre, à admettre. Certes, quand ces dirigeants sont élus, cela évoque une volonté au moins majoritaire, mais… l’expérience montre que la propagande mensongère, la manœuvre flattant les mauvais instincts sans le dire, parviennent partout à obtenir un jour la majorité des votes exprimés, hélas. Loin d’être des anges, les Français ordinaires chantent « Aux armes citoyens ! qu’un sang impur abreuve nos sillons », ce qui est un appel à tuer les étrangers, y compris leurs bébés puisque la culpabilité est décrétée venir du sang ! J’ai toujours refusé de chanter cette horreur. Mais en déduire comme le ministre anglais que toute la population française est coupable, opposants et bébés inclus, est une faute en matière de logique (généralisation à tort) et une faute en matière de morale (on peut soi-même être victime de la même injustice, ça devrait suffire à la refuser avant même d’être du côté victimes)… A ce stade de la lecture d’Evory, je me disais « ce qu’il dit est très horrible, éclairant, est-ce que le chapitre suivant va être consacré aux conséquences intemporelles, ou va-t-il se limiter strictement à décrire les faits et discussions passés ? ». En fait, j’allais être déçu, mais moi, personnellement, et en relecture, je peux mieux exprimer mes conclusions outrées, puisque je ne suis pas Historien mais spectateur, appelé par les dirigeants à « comprendre » l’Histoire.
* Page 80 (RC) : « la RAF fonda surtout sa doctrine sur son expérience dans l’Empire britannique et en Afghanistan, de ce que l’on appelait alors "la police du ciel". Faire respecter depuis les airs l’autorité britannique au niveau local et lutter contre les tribus rebelles (décrites, dans le War Manual comme des "peuplades à moitié civilisées") était considéré comme un véritable modèle, qui permettait d’expliquer ce qu’il adviendrait d’un Etat civilisé si on le soumettait à un bombardement plus massif. »
--> Cette remarque resitue utilement le contexte : si la seconde guerre mondiale est ultra-célèbre avec ses immenses charniers de civils allemands et japonais (Dresde, Tokyo), ce n’était sans doute effectivement qu’un changement d’échelle après avoir discrètement fait pareil envers les villages insoumis à la couronne britannique, rappelés à l’ordre par petit massacre, méconnu. Et c’était certainement pareil dans l’empire colonial français. Les Alliés n’étaient pas du tout des anges, mais des monstres, jalousés par les Italo-Allemands dépourvus de tels empires. Les discours manichéistes d’aujourd’hui semblent foncièrement malhonnêtes.
* Page 126-128 (RC) : « La décision d’attaquer Londres, en effet, fut prise après une longue période de raids britanniques contre des cibles urbaines allemandes. (…) Les bombardements britanniques étaient tellement peu précis que les autorités allemandes eurent beaucoup de mal à en comprendre l’objectif. (…) En juillet, étant donné l’absence d’objectif apparent de ces attaques, qui s’en prenaient même à des hameaux ou à des fermes (…) supposèrent, suite aux attaques répétées contre des quartiers d’habitation, que les pilotes britanniques avaient pour ordre de "larguer des bombes dans le seul but de nuire à la population civile" (…) beaucoup d’angoisse au sein de la population, ainsi que des appels à la vengeance – d’autant plus que les bombardements britanniques prenaient de l’ampleur. (…) Hitler fut contraint de faire un geste pour satisfaire les attentes de la foule. (…)"Une insulte délibérée" (…) qui exigeait une réponse de même nature. Il n’y avait aucune raison d’avoir des scrupules, sur le plan moral ou légal, à attaquer les villes : de l’avis général, les raids de la RAF avaient déjà prouvé avec quel mépris délibéré l’ennemi traitait les victimes civiles. (…) L’opération menée le 7 Septembre [contre Londres] fut donc bien, selon cette conception plus large du terme, une "attaque de vengeance", destinée à frapper un grand coup, de manière à satisfaire l’opinion allemande, choquer la population londonnienne, et affaiblir sa détermination à poursuivre la guerre – voire interrompre les bombardements de la RAF. ».
--> Je n’avais jamais lu cela avant, tant les discours actuels montrent des nazis assaillants brutaux, sans autre raison que leur complexe de supériorité entendant écraser le monde. S’ils ont attaqué les villes anglaises en vengeance à l’attaque de villes allemandes, cela change presque tout aux responsabilités. Et dans plusieurs sens : la révélation est plus intéressante encore qu’un cassage de la propagande occidentale . 1/ Quand les Anglais exterminaient les civils allemands en 1944-45, ils disaient que c’était en vengeance de la même chose, commise par l’Allemagne, et le nouveau but était maintenant la Paix (ce qu’a retenu l’Histoire) ; 2/ Mais quand les Allemands bombardaient l’Angleterre en 1940-41, ils disaient que c’était en vengeance de la même chose, commise par l’Angleterre, et le nouveau but était maintenant la Paix ; en fait il s’avère que les objectifs anglais étaient militaires mais tellement imprécis que les victimes étaient surtout civiles ; 3/ (ce livre le discute plus tôt) quand les Anglais bombardaient l’Allemagne en 1940, ils disaient que c’était en vengeance du bombardement de Varsovie en 1939 et Rotterdam neutre en 1940 ; en fait il s’avère que les objectifs allemands étaient là militaires et économiques mais tellement imprécis qu’il y eut beaucoup de victimes civiles. Donc… il s’agit d’une tragique suite de malentendus, ici démontée par Overy, qui a conduit à l’horreur. J’ajouterais deux éléments, d’analyse personnelle : A/ Si la population allemande a majoritairement voulu la vengeance tueuse d’innocents, elle n’est pas innocente au sens où je le pensais (comme les populations de Tokyo et Hiroshima brûlées par les Etasuniens), toutefois il reste qu’une majorité d’excités tueurs en retour n’a pas à être punie avec les minoritaires opposants en elle, et avec les bébés totalement innocents, je maintiens mon point de vue ; B/ La diabolisation de l’adversaire, par les autorités d’un pays, me parait criminelle, et je doute que la colère tueuse ait été entièrement spontanée, dans un pays aussi gendarmé que le Troisième Reich, sans liberté de la Presse : à mon avis, la haine a été sciemment attisée, dans le but voulu (comme c’est le cas en France 2014-2015 contre les Islamistes), ce qui innocente même la majorité des civils allemands. Mais il y a d’énormes leçons (antimilitaristes ?) à tirer de ces horreurs croisées : déclarer la guerre (ou décider la vengeance guerrière), c’est explicitement donner ses innocents à tuer, ce qui est à mon avis un crime. Comme la guerre mondiale 1914-18, déclenchée par les diplomates après l’assassinat d’un roi inconnu dans les Balkans ou quoi, ne mérite pas la moindre célébration à mon avis : plutôt une très sévère condamnation des politiciens commandeurs-tueurs, condamnation de la démocratie indirecte (règne d’oligocrates professionnels) : refus de la République – qui n’a plus de sens maintenant que la population n’est plus illettrée (et, en 2015 : chacun peut voter, chaque mois, sur son ordinateur domestique ou dans un Web-café proche). Enfin… le 11 Novembre (depuis les années 1960-80 et la réconciliation avec l’Allemagne ?) n’est pas tant une célébration de la haine anti-Boche qu’un vibrant hommage aux prétendus « morts pour la France », et je ne suis absolument pas d’accord. Les jeunes français avaient été endoctrinés par l’école publique à haïr les conquérants de l’Alsace-Lorraine, à massacrer selon notre hymne national (encore actuel, quelle horreur !), et ils sont allés tuer et se faire tuer sur ordre, ceux fraternisant avec l’ennemi étant massacrés pour trahison. Célébrer cela, avec propagande nationaliste unanime, me parait constituer un crime contre l’humanité. Mais il est vrai que sans cet endoctrinement encore actuel, sans l’affreux appel « sportif » au chauvinisme pour écraser le reste du Monde, les frontières ne tiendraient pas debout, une démocratie mondiale pourrait naître, et je suis presque le seul ici à le souhaiter. Donc nous allons tous nous faire massacrer, avec nos guerres mal pensées, et la majorité des gens ici me semble le mériter (ce n’est pas tant de la bêtise ou crédulité qu’un souhait de garder le luxe indu, sans le partager avec le reste de l’humanité).
* Page 186 (RC) : (au Royaume-Uni) « Si la défense passive devint un véritable état d’esprit, ce fut en partie dû au caractère démocratique de la guerre totale : tous les citoyens, affirmait-on, avaient un rôle à y jouer ; et l’on encourageait l’idée selon laquelle l’identité, en tant de guerre, se rattachait aux nouveaux idéaux du combattant civil. Le gouvernement se demanda, par exemple, s’il ne fallait pas que les ouvriers continuent à travailler malgré le déclenchement de la sirène d’alarme antiaérienne, en justifiant le risque encouru par l’argument suivant : tous ceux qui se retrouvaient engagés dans un travail vital pour la guerre "étaient des troupes de première ligne. " »
--> Je suis abasourdi de lire cela comme « argument », quoique cela rejoigne l’argument étasunien selon lequel les ouvriers civils d’usine d’armement sont autant « à tuer » que des soldats. Les étasuniens disaient « en face, au Japon », et les Britanniques ont la cohérence de dire « donc chez nous aussi, pareil ». Mais… je ne suis pas d’accord sur le côté « démocratique » de la chose. En effet, qui a déclaré la guerre en 1939 ? Est-ce après référendum confirmant que les Français et Anglais étaient effectivement prêts à mourir (hommes, femmes, enfants, bébés, vieillards) pour Varsovie ? Il y a donc un mensonge là-dessous, énorme. Et c’est le principe républicain : quelques oligocrates, ayant donné à choisir entre leurs volets gauche/droite, travailliste/conservateur, républicain/démocrate, décident de donner leur population à tuer, et affirment que cette population a voulu cela… Et le référendum d’initiative populaire (qui pourrait le contester simplement, sans révolution) est interdit… Ce hold-up était prévu dans la Constitution (peut-être approuvée par la population, mais sans percevoir cette conséquence, sans avoir à choisir entre démocratie indirecte ou directe, plutôt démocratie indirecte ou semi-esclavage aristocratique)... C’est énorme, comme sujet, c’est cela qu’on devrait étudier en Education Civique, au lieu des imbécilités qui m’ont été inculquées : combien y a-t-il de députés et de Sénateurs, quelle est la durée de leur mandat, quel est le pourtour de leur zone élective, etc. Deux réserves, toutefois :
- Les bébés. Même s’il y avait démocratie directe, mettant en prison les politiciens voulant faire massacrer la population, il resterait que la population pourrait elle-même décider la guerre, c’est à envisager en tout cas. Et je considère que c’est une honte. En 1939, les femmes et les enfants, et les indigènes, n’avaient pas le droit de vote, donc si 51% des bulletins exprimés avaient voté Pour la guerre, cela aurait pu être 51% des 75% de votants, constituant eux-mêmes 30% de la population, donc au nom de la majorité 0,51*0,75*0,3=11% des individus auraient décidé de donner à tuer 100%, c’est une honte morale je le maintiens (d’un point de vue altruiste, fondé sur la logique antiaristocrate disant qu’une minorité n’a pas à faire violence contre la majorité). Et même s’il y avait 98% de Oui à la guerre, avec 97% de votants, et 96% d’électeurs (gens disciplinés, contents de voter, avec abolition de l’indigénat et du statut féminin inférieur, et enfants autorisés à voter dès l’âge de 6ans), cela aurait conduit à donner à massacrer/brûler vifs les bébés innocents. Donc c’est moralement immonde : une majorité résolue, broyant les minorités innocentes, est atroce aussi. Le respect des innocents passe à mon avis avant la démocratie – et surtout la « démocratie nationaliste » luttant contre la majorité humaine que sont les étrangers…
- Propagande. Même si la population avait voté Oui à la guerre, on sait avec le journalisme moderne (étasunien) que les débats sont truqués, les foules désinformées pour répondre dans le sens voulu par la classe dominant la loi et les médias. Ainsi la guerre du Golfe 2 a été décidée avec assentiment populaire sur la base du mensonge concernant les bombes nucléaires prétendument irakiennes, la guerre du Vietnam a été décidée en s’appuyant sur la mascarade de bateaux US prétendument attaqués dans le Golfe du Tonkin, la Guerre du Golfe 1 a été décidée avec l’appui de médias organisant la mascarade des infirmières témoins des meurtres de bébés à l’hôpital de Koweït (avec dans le premier rôle la fille de l’ambassadeur du Koweït aux Etats-Unis, ni infirmière ni allée là-bas depuis des années…), etc. Evidemment, ces horreurs sont auto-pardonnées par les décideurs, méprisant la vile populace et jugeant que « la fin justifie les moyens » : mentir est bon si cela permet de faire le bien (à leur idée). Eh, il y a juste que c’est immoral, anti-altruiste, car dans le même temps est évidemment interdit aux adversaires un mensonge similaire, pour ce que ceux-ci appellent le Bien à leur façon. L’incohérence règne, et quand cela fait tuer des bébés, brûlés vifs (Dresde) ou vitrifiés (Hiroshima), j’estime qu’il y a là Crime contre l’humanité, contrairement aux mensonges de tous nos politiciens se désignant comme incarnation du Bien, anti-antisémite surtout peu important le reste. Je fronce les sourcils.
* Page 188 (RC) : « Dans les zones urbaines où la résistance politique à la défense passive était forte, et couvrait un large spectre de groupes pacifistes la considérant comme une expression du militarisme et de la préparation à la guerre, le développement d’une organisation efficace fut parfois entravé presque jusqu’au déclenchement de la guerre. »
--> J’ignorais qu’il y avait eu des groupes pacifistes en France-Angleterre pendant la « drôle de guerre », ayant donc contesté que nos pays aient déclaré la guerre à l’Allemagne quand l’armée allemande a envahi la Pologne. Enfin, j’ai entendu parler des isolationnistes étasuniens, des communistes français fidèles à l’Alliance d’alors entre nazis et staliniens, mais j’ignorais totalement que des personnes aient par principe refusé les horreurs de la guerre. Avec sans doute des arguments pertinents, mais qui étaient encore cachés aux lycéens en 1981, on nous disait seulement que « les frileux politiciens pacifistes avaient baissé leur froc devant Hitler jusqu’aux accords de Munich avant d’enfin se rebeller, ouf, ils ont bien faits ». A l’époque, 1939, quelqu’un comme moi aurait été balayé par la haine ambiante, de part et d’autre, partageant nationalisme/racisme/xénophobie, j’aurais dit : « Attendez, les Allemands et peut-être Italiens, Japonais, sont jaloux de nos conquêtes qui apportent matières premières et relative prospérité, il ne faut surtout pas leur interdire ce que nous nous sommes permis (et ce que nous nous apprêtons à nous autoriser encore, en donnant aux Sionistes la conquête qu’ils veulent), il faut clamer très fort que la conquête militaire, l’invasion, est un crime horrible. Rendons donc les USA aux Amérindiens, l’Inde aux Indiens, les Antilles aux plus proches cousins des Caraïbes que nous avons exterminé, etc. Alors nous serons crédibles. Ruinés équitablement, mais crédibles. La guerre qui se profile n’est pas du tout Le Bien (nous Alliés) contre le Mal (l’Axe), mais un Mal contre un autre Mal dont il voudrait prendre la place, horriblement dominante ». Jamais on ne m’a donné les éléments à l’école (ou à la télévision) pour construire cette idée de la justice, de la morale. C’est affreux. Merci à monsieur Overy, même s’il ne fait que lever un pan de la couverture étouffante.
* Page 191 (RC) : « sa vie chez les pompiers (…) Ce préjugé s’étendit aux femmes, embauchées en grand nombre fin 1940, ainsi qu’aux objecteurs de conscience qui tentèrent de s’inscrire en 1940, quand les tribunaux les orientèrent vers des travaux non combattants. En juin 1940, les pompiers de Londres refusèrent les recrues pacifistes au motif que d’anciens soldats devenus pompiers de métier accepteraient mal leur présence. Les ambulanciers de Londres reçurent également l’ordre de rejeter les postulants pacifistes, et d’éliminer de leurs rangs tous ceux exprimant un point de vue pacifiste. (…) 51 autres autorités d’Angleterre reprirent à leur compte cette interdiction. »
--> Effectivement cela cadre avec la militarisation des civils qui est posée comme principe de la guerre totale : la contestation est interdite, punie, passible des tribunaux (militaires ou ex-civils se militarisant), mais… on m’a menti au lycée et partout, en me disant que brimer la liberté d’opinion était une spécificité nazie-fasciste-nipponomilitariste, et stalinienne d’un autre côté, mais aucunement une recette appliquée par notre camp occidental… Ça éclaire tout, pourtant, c’est immensément intéressant (en révélant la propagande qui gouverne jusqu’à aujourd’hui).
* Page 196-197 (RC) : en 1940, la population anglaise était préparée pour une attaque chimique, et ce fut un grand étonnement que les bombardiers allemands n’envoient aucune bombe au gaz.
--> Effectivement, ça ne cadre toujours pas aujourd’hui avec l’idée que les attaquants allemands étaient des monstres absolus. Nous mentirait-on ? Bien sûr que l’armée allemande risquait des représailles en sens inverse, mais ni plus ni moins qu’avec les bombes explosives et incendiaires. Il n’y a donc pas d’autre explication qu’un immense mensonge généralisé, et pas innocent sans but, non : la recréation d’Israël sans rendre les USA aux Amérindiens est en jeu, je crois. « Justifiant » tous les mensonges (à contestation interdite grâce à l’accusation infâmante d’ « antisémitisme »…).
* Page 197-198 (RC) : en 1939-40 eut lieu un grand plan d’évacuation des enfants des villes anglaises, mais cela rencontra l’hostilité de la population, et beaucoup de familles refusèrent.
--> Cela me semble traduire un colossal malentendu : je suis certain que les parents ne disaient nullement « nous voulons que nos enfants meurent avec nous plutôt qu’ils survivent à notre mort ». A mon avis, ils se disaient quelque chose comme « on nous a assuré qu’on allait facilement gagner cette guerre à l’étranger, comme les guerres précédentes qui ont fondé l’empire britannique, alors on refuse les désagréments et dérangements imposés par les autorités, incompréhensibles. » Personne ne les avait prévenus que la guerre, maintenant, c’était l’extermination réciproque des civils et enfants. Ce n’est pas une invention délirante de ma part mais précisément le schéma qu’on retrouve en France 2014-2015 : le Président, sans référendum, a envoyé les troupes françaises combattre les Islamistes en Afrique et au Proche-Orient, et les Islamistes en retour tuent les civils français qu’ils trouvent (ou commettent des attentats contre les civils ici), et tous les tribuns s’offusquent maintenant : « mais quelle horreur, ce sont vraiment des monstres, donc nous avons raison de les combattre ! ». Alors que moi pacifiste ayant donné tort à la déclaration de guerre française, j’avais (à l’époque) donné le moyen d’éviter ce retour de bâton, et je suis balayé maintenant par les cris de colère vengeresse, simplement idiots. Vouloir la guerre, approuver la guerre, c’est quelque chose de terriblement grave, incluant le massacre de nos bébés. Aujourd’hui comme hier, on nous dit qu’au contraire, les évènements prouvent que nos gouvernants ont eu raison d’attaquer, car en face étaient vraiment des monstres (et nous sommes évidemment les gentils, nous). Je ne suis pas d’accord : les Français et Anglais avaient conquis leurs empires par les armes, avec massacres des autochtones refusant, ensuite asservis en indigènes ou l’équivalent, et oppression suivie dite « pacification », les franco-anglais étaient donc des monstres, jalousés par d’autres candidats à pratiquer cette horreur. Et aujourd’hui, c’est pareil : en face sont les derniers antisionistes de la planète, semble-t-il (hors de prison, physique et psychiatrique), et qu’il s’agisse de terroristes religieusement fanatiques correspond exactement à la position occidentale, ayant rendu la Palestine aux Hébreux sans rendre l’Amérique aux Amérindiens, puisque Dieu est selon la Bible ouvertement raciste, ayant pleinement approuvé l’extermination des Cananéens pour fonder l’Israël antique, et les ogives atomiques occidentales contre les villes du camp dit ennemi (antisioniste « donc antisémite) sont conformes aux textes Bibliques, admirant l’extermination des enfants de Sodome et Gomorrhe, et rachetant ces petites fautes par la ferveur religieuse, comme le disent les théologiens judéo-chrétiens unanimes… Oh oui, il est intéressant ce livre, sur les horreurs cachées de 1939-45 (aérien).
* Page 206 (RC) : « En 1941 (…) Grand Londres (…) Fuir temporairement la ville, après un raid, était une façon commune et assez logique de réagir au choc d’un bombardement massif : mais les autorités voyaient cela d’un très mauvais œil. Ce "trekking" (…) était considéré comme un danger pour la société, et une menace pour la productivité. (…) les populations urbaines votèrent avec leurs pieds. »
--> Incroyablement, cette description n’est pas l’embrigadement militariste de l’Allemagne nazie, mais ce qui se passait en Angleterre, dite ultime championne du monde libre. Des dirigeants se posant comme incontestables, sans aucune possibilité de référendum d’initiative populaire, et choisissant de faire massacrer leur population pour qu’elle ne perde pas une minute loin des usines d’armes de guerre… J’en suis effaré, mais là, l’auteur britannique cite des centaines de sources trouvées dans son propre pays, ça semble bien un compte rendu historique, simplement contraire à la propagande habituelle.
* Page 213 (RC) : « L’invasion de l’Union soviétique par les Allemands métamorphosa en une seule nuit les communistes en fervents défenseurs de l’effort de guerre. »
--> J’avais vaguement entendu parler de cette évolution en France, mais j’ignorais qu’il y avait un nombre significatif de communistes au Royaume Uni, et je suis effaré que le changement ait été ainsi instantané, comme s’il n’y avait rigoureusement aucune logique (même utopique irréaliste) dans le communisme. Je ne suis ni communiste ni sympathisant communiste, mais à la place de ces anglais communistes, j’aurais émis les réserves suivantes : « il est normal que les affreux capitalistes de l’Axe attaquent le communisme comme les affreux capitalistes de l’Ouest, l’URSS n’avait fait qu’une alliance temporaire avec l’affreux Axe le temps de s’armer (et l’Ouest fait maintenant alliance avec l’URSS qu’il déteste pareillement, et l’attaquera pareillement après). Disons non, nous, à ces alliances avec des monstres, et montrons la lumière que nous seuls voyons. Ne nous lançons pas dans la guerre massacreuse de bébés de part et d’autre, avec viols et autres horreurs de part et d’autre. Ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire. Mieux vaut mourir (ou sombrer dans l’apathie catatonique, dégoûtée de tout) en superbes héros que gagner en pratiquant l’horreur, alliés à des monstres. Le communisme n’est pas une religion agitant le sacré pour débiliter les gens : expliquons, affrontons la critique, répondons, convainquons – les capitalistes chercheront à nous faire taire, mais que soit formulée (au moins en secret) notre logique. L’affreux Staline a déjugé à tort notre utopie, en assassinant des masses d’opposants, en opprimant la liberté de discuter de manière contradictoire. Et maintenant il excite le nationalisme russe (ou « soviétique ») pour faire l’exact contraire du monde ouvrier uni (improprement dit l’ « internationale »), sans familles dominantes, sans race élue (ni aryenne façon nazie, ni blanche façon anglo-saxonne, ni juive façon Bible horrible). Expliquons, démontons les mensonges, de tous les côtés. Le problème tourne autour de l’idée « démocratie », que nous revendiquons comme les occidentaux, en nous injuriant réciproquement : si le peuple gouverne, la majorité de pauvres peut obliger au partage les quelques riches, le drame est que certains pauvres peuvent préférer la position d’assez-riches domestiques des très riches, enrichis en écrasant les ouvriers, écrasant les pays du Sud et d’Asie. En condamnant le nationalisme, le racisme (antisémite comme antigoy, anti-indigènes, anti-colonisés), nous pouvons appeler à un monde uni qui fera la paix, la vraie démocratie, sans familles riches protégées par frontières armées. Oui, une intelligence communiste est très possible, c’est tout le contraire de l’URSS actuel et de l’alliance aux Occidentaux, criminels contre l’humanité. » Avoir fait alliance avec l’Occident pour gagner la bataille de 1941 était tout le contraire d’une amélioration logique, examinant les objections argumentées (domination des apparatchiks, écrasement de la liberté d’opinion, rendement tendant à la nullité chez les fonctionnaires payés sans relation au mérite, d’où misère à terme, tendance à l’égoïsme renaissant via le marché noir même après éducation à servir le bien commun, pouvoir de tentation énorme des religieux promettant n’importe quoi invérifiable et pardonnant les horreurs aux prétendus croyants). Les débats d’aujourd’hui restent navrants, sans aucune remise en cause du nationalisme. Et donc la tendance sempiternelle à la guerre perdure, pour la domination, pour l’injustice (souhaitée à son propre profit).
* Page 218-219 (RC) : La vie dans les abris britanniques est dépeinte avec des détails étonnants, interdiction de fumer ou d’avoir des animaux, de jouer de la musique, accès refusés aux gens malodorants, ou déféquant dans l’abri. « Vagabonds et alcooliques furent exclus des abris ». Les prostituées acceptées ne devaient pas raccoler.
--> Il est compréhensible que ce lieu de vie ait été organisé avec certaines règles de vivre ensemble, mais pouvait-on interdire l’abri pour ces « inconvenances », ainsi punies de mort (certes pas à 100% car il y avait bien plus de maisons évacuées que de maisons finalement détruites) ? Surtout que les inconvenances sont extrêmement relatives, et l’Occident moderne (les médias français notamment, appelant Culture le divertissement) pourrait être outré que « jouer de la musique ou danser » soit condamné par les anciens, dits « coincés ». (Personnellement, je suis ainsi coincé, pardon, ne dansant pas et ne jouant pas de musique, jamais, mais je comprends la relativité de ces commandements ici).
* Page 219 (RC) : « L’hostilité de la population vis-à-vis des Juifs de l’East End – qui devinrent la cible de plusieurs mouvements de protestation, lors des premiers raids, pour avoir prétendument passé toute la journée dans les abris – s’atténua lorsque l’on instaura des centres d’accueil et de distribution alimentaire distincts pour les Juifs, où l’on pouvait trouver de la nourriture kasher, et où l’on parlait yiddish. »
--> Cela ne décrit pas la monstrueuse Allemagne (ou la très suspecte France bientôt vichyssoise) mais la « vertueuse » Angleterre, hum, pourquoi n’ai-je jamais entendu parler de cela avant de lire ce livre-ci ? Cela conforte certes le dogme sioniste selon lequel le goy est naturellement un antisémite (sauf très strict contrôle comme actuellement en Occident). Mais… j’ai lu les textes sacrés que sont la Thora et les Evangiles, et ils prouvent que c’est tout le contraire : les Israélites sont ouvertement racistes anti-goy, et cela explique la colère générée en face, qui se trompe de cible si elle est antisémite, mais est totalement légitime si elle est anti-israélite (selon moi, passible de prison pour cette opinion argumentée, quand est béni Jésus-Christ ayant affirmé que les non-Juifs sont des chiens, aimables seulement s’ils se reconnaissent chiens et sont contents de manger les miettes sous la table des Juifs…). Personne ne semble réfléchir, alors la colère couve, et éclate injustement. Et ça continue jusqu’à aujourd’hui. J’ignorais ce précédent londonien de 1941, mais il ne bouleverse pas le paysage. Et l’auteur Overy, en tant qu’historien, ne peut évidemment pas commenter de manière critique.
* Page 221 (RC) : « la population des abris (…) de 5 à 14 ans, reflétant les valeurs dominantes des deux sexes : pour les garçons, il s’intitulaient "les métiers", "la vie dans les forces armées", "le travail à la ferme", "la construction des avions" ; pour les filles, "la couture", "la cuisine et le ménage", "le métier d’infirmière", "les bases du secourisme". »
--> Ce sexisme peut choquer en Occident 2015, évoquer le Moyen-Age ou les pays Islamistes, mais c’était apparemment le conditionnement prévu en 1941, pour des hommes travailleurs (ou soldats) et des femmes à la maison (ou infirmières pour les moches restant célibataires). Il est intéressant de noter que l’évolution a été lente et partielle en Occident. Enfin, la deuxième guerre mondiale, avec sa ponction masculine considérable pour les armées, a fait remplacer les ouvriers par des ouvrières (souvent plus habiles et consciencieuses que les hommes), mais dans les années 1970-80, il était encore très mal vu (en France) d’envisager un égalitarisme à la façon soviétique (avec femmes ou hommes indifféremment sur marteaux-piqueurs) ou israélienne (avec Service Militaire pour les jeunes filles comme pour les jeunes hommes).
* Page 227 (RC) : « la plupart des industries commencèrent à négocier avec les syndicats sur la gestion des raids, de manière à éviter les troubles sociaux. Des systèmes d’indemnisation furent mis en place, pour les périodes où les raids aériens contraignaient effectivement les ouvriers à s’abriter : une paye complète si cela ne dépassait pas huit heures par semaine, et une demi-paye au-delà. »
--> Effectivement, le tableau usuel de la guerre ignore ce genre de détails pratiques régentant en fait le quotidien des gens. Avec argumentation politique classique sur ce sujet j’imagine : côté Droite « on n’a pas à payer les heures non-travaillées, totalement improductives, où les employés se reposent », côté Gauche « en s’abritant, les employés préservent l’investissement mis dans leur formation, au profit de l’entreprise, et ça doit autant être payé qu’une tâche productive, voire davantage puisqu’il faudrait prime de risque ».
* Page 235 (TD) : « Les ouvriers en démolition volaient tout ce qui leur paraissait à la fois utile et transportable (…) Au cours du Blitz, il y eut presque 8000 déclarations de pillage, dont un quart seulement aboutit à des arrestations. (…) crime et châtiment ne différèrent guère de leurs niveaux d’avant 1939 – même si le pillage fut puni avec une sévérité croissante, parce qu’il venait défier les valeurs civiques d’un pays en guerre. »
--> Je classe ceci en Très Discutable car il y a, à mon avis, erreur d’analyse. J’aurais considéré qu’était une Révélation Choquante le fait qu’ait, hélas, grimpé énormément le taux de vols, avec l’effondrement des portes et murs verrouillant habituellement l’accès à la propriété privée. Et cela m’aurait amené à conclure que : 1/ les communistes ne voyaient qu’une solution : supprimer la propriété privée = égoïste (ou familio-égoïste), avec éducation des jeunes à servir le bien commun (et sévère contrôle des anciens, mal formés donc égoïstes) ; 2/ compte tenu de l’effondrement soviétique ultérieur (non-prime de rendement équivaut à prime relative à la fainéantise, corruption généralisée pour tirer profit personnel des pouvoirs confiés, nécessité éternelle de contrôle musclé de la population en pratique mauvaise et pas idyllique), il semble falloir accepter que seule la peur du gendarme permet de garantir la paix, sans accaparement par le plus fort, et c’est sujet à immenses soupirs. Eclairés par cet épisode de l’Angleterre bombardée, aubaine pour les petits voleurs et générant cette tentation chez une frange bien plus large de la population. MAIS je ne suis pas d’accord avec l’analyse d’Overy, qui semble réciter la propagande d’époque (à moins que ce soit une erreur de traduction) : il dit « il y a eu tant de pillages par an, comme avant la guerre, même si la punition était beaucoup plus sévère ». C’est une certaine interprétation, mais pas la seule, puisque Overy dit ainsi : « il y a eu tant de pillages par an, comme avant la guerre, et la sévérité accrue du châtiment n’y a en fait rien changé, ne faisant que rassurer (à tort) les victimes potentielles », en oubliant la lecture contraire, toute autant possible : « il y a tant de pillages par an, comme avant la guerre, grâce à la sévérité accrue du châtiment, qui est parvenue à contenir la hausse vertigineuse des occasions de vol possible ». Oubli grave du prétendu professeur supérieur (s’il a été traduit sans malentendu). PAR AILLEURS je conteste tout autant la phrase sur le civisme et le patriotisme. Peut-être était-ce ce qu’affirmait le prospectus de propagande, mais il s’agit d’une version orientée, d’un mensonge se prétendant moral. Les communistes, avec leur idée que « la propriété privée est une forme de vol, vis à vis du bien commun » (et « la notion de pays est un instrument de domination injuste sur le monde ») dénient que ces vols aient fautivement brimé des innocents, mais au contraire puni des coupables, et cela aurait normalement dû s’enchaîner en révolution prolétarienne, hélas contenue par le pouvoir bourgeois, détournant cela sans réfléchir aux questions de fond .J’ai un troisième point de vue, individualiste et mondialiste à la fois : je suis farouche partisan de la propriété privée, de la récompense pour le mérite individuel (travail de peine ou invention, certes pas pouvoir ou récitation) sans dissolution instantanée dans le partage obligatoire. Je ne suis pas d’accord avec le nationalisme, avec le prétendu civisme (dans un pays sans référendum d’initiative populaire, donc à légalité pourrie au service des dominants – cela vaut d’ailleurs pour la République 1789-2015 comme pour le communisme 1917-2015), je voudrais simplement que ce que le travailleur a honnêtement réussi à obtenir ne lui soit pas volé par plus fort que lui, de manière chronique (bandit usuel) ou ponctuelle (personne tentée de prendre ce qui n’est plus protégé par des murs). Donc… face au pillage de maisons éventrées par une bombe, la république clame qu’il ne faut pas voler mais faire acte de civisme patriotique, le communisme pense qu’il faut voler pour partager et pas garder pour soi-même, l’individualiste mondialiste pense qu’il ne faut pas voler l’affaibli mais qu’il faudrait tout changer et redistribuer au vrai mérite. Ne donner qu’un point de vue est une faute de réflexion, et une faute d’historien (décrivant les pensées de l’époque sans anachronisme) car les utopies communiste et chrétienne existaient déjà en 1941.
* Page 240 (TD) : « système contraignant comme une sorte d’enrôlement des civils, qui en appelait à leur sens du devoir : "Dernièrement, dans de nombreuses villes, certains d’entre vous ont négligé leur pays (…) Cela ne doit plus jamais se reproduire. (…) habilita les autorités locales à forcer les gens à y participer (…) outil de coercition (…) Certains pacifistes, contents de prendre part de manière volontaire à la vigilance anti-incendie, refusèrent d’être enrôlés de force pour effectuer le même travail ; en avril, 24 de ces affaires passèrent devant les tribunaux, et aboutirent, à l’exception de deux cas, à une courte peine de prison. »
--> Je vois là une erreur comme au point que je relevais précédemment : c’est une lourde faute de raisonnement de mélanger altruisme et patriotisme, ce que ne relève pas Overy. Bien sûr que, partant de l’égoïsme individuel ou familial, l’idée de servir son pays est un geste vers autrui, mais… la notion de pays, plutôt que d’humanité, est un concept xénophobe, anti-altruiste (rejetant autrui étranger, ou écrasant autrui indigène à l’époque). Les appels à la militarisation nationaliste sont donc très choquants, alors que le même mouvement (« le même travail ») pouvait effectivement être accompli en faisant appel aux valeurs altruistes, mais… avec ces valeurs-là, l’Empire Britannique et l’Empire Français, et la portion USA de leurs empires ayant acquis indépendance, ne seraient pas : il n’y aurait rien eu à jalouser pour l’Axe, donc : soit cette guerre n’aurait pas eu lieu, soit elle aurait opposé de vrais méchants (que seraient l’Axe, inchangé) à de vrais gentils (l’Occident, mais qui aurait été presque le contraire de ce qu’il était, et de ce qu’il reste encore à ce jour, les droits de véto ONU de Royaume-Uni et France n’ayant nullement été transféré à l’Inde et à Vietnam/Algérie). Bon, ce n’était pas complètement la faute de l’historien Overy, de ne pas analyser jusque là, mais son silence me gêne, semblant classer les pacifistes refusant d’éteindre les feux en égoïstes effectivement punissables, alors qu’ils détenaient peut-être la seule logique pouvant résoudre durablement la guerre (sans basculer vers guerre au communisme puis guerre à l’Islamisme puis guerre à l’Asie). Ce n’est pas qu’un détail minuscule, à mon sens.
* Page 246 (RC) : « Dès mai 1940, quand le comité d’urgence chargé du moral de la nation lui rendit son premier rapport, le ministère de l’Information se demanda comment infléchir le point de vue populaire sur les raids aériens. (…) faire appel à des comédiens pour maintenir la joie de vivre chez les gens terrés dans les abris (…) En juin, il considéra les "femmes seules" comme le maillon le plus faible de la chaîne, en terme de courage populaire, et suggéra que l’on s’efforce de manière concertée de leur venir en aide, en favorisant le sentiment de communauté et la sociabilité. Le comité avait également peur que l’antagonisme de classe ne soit exacerbé par les raids aériens : il conseilla donc de remplacer la voix cultivée de la BBC par des accents plus locaux, et d’accorder du temps d’antenne à des locuteurs politiquement marqués à gauche. »
--> C’est bien un système organisé de propagande, républicaine, qui est là dépeint, destiné à manœuvrer la population sans aucunement se soumettre démocratiquement à ses choix à elle. C’est intéressant de trouver trace historique de ceci, les cours d’Histoire que j’ai reçus m’ayant transmis l’erreur que la propagande était une spécificité des régimes totalitaires : fasciste/nazi et communiste… Non, ce pourrait bien être une conséquence automatique : pouvoir entraînant automatiquement abus de pouvoir, hélas. Un autre détail me gêne : l’encouragement aux divertissements bruyants en condamnant les repliés, les introvertis, je ne suis pas d’accord. Quant aux tentations de révolution prolétarienne, j’ai souri (plus tôt sans marquer la page ?) en lisant que les ouvriers abrités en quartiers pauvres étaient en colère contre le luxe des abris en quartier riche, avec lits confortables et service de petits fours… Oui, le scandale de cette guerre opprimant des gens pouvait bien les pousser à franchir le pas du passage à l’acte, de la rancœur à la révolte, puis la révolution. Et au lieu de laisser faire cela (si la majorité en décidait ainsi), le gouvernement anglais de droite à mis en œuvre tout un arsenal au profit des riches, des nobles, des patrons, des bourgeois improductifs. Ce n’est certes pas un crime de guerre, mais j’estime que c’est un crime contre le principe démocratique. Je ne reproche pas à Overy d’avoir fait silence à ce propos : il donne les éléments conduisant effectivement à cette conclusion, je crois. Autre point de détail, pas anodin : dire que la voix ampoulée de la BBC est « la voix cultivée » me paraît insultant à tort, puisque traitant d’incultes les masses populaires. En France en tout cas, le même scandale est présent : la classe se disant supérieure se prétend « cultivée donc supérieure », simplement parce qu’elle adore tel ou tel divertissement classé par les autorités supérieurement estimable, sans pour autant avoir réfléchi aux fondements du monde, en théorie de la connaissance et philosophie politique. Il s’agit à mon sens de fausse supériorité, et dans le débat que j’ai vu à la télévision après la tuerie de Charlie-Hebdo, ces classes faussement supérieures roucoulaient leur autosatisfaction (et leur haine de l’antisémitisme) alors que la seule question pertinente venait d’une beure méprisée en banlieue, filmée à visage caché et bien sûr pas invitée sur le plateau. Les « cultivés » me semblent des ânes criminels, méprisant totalement à tort.
* Page 246-247 (TD) : « le Trésor Public consacra 100 000 livres aux programmes de soutien moral. Le ministère se servit d’une partie de ces fonds pour financer des rencontres publiques et des conférences à travers tout le pays, destinées à conforter la population dans l’idée que son combat était légitime. (…) "Ce que signifie l’occupation allemande" »
--> Overy n’émet pas le moindre commentaire à ce sujet, ne parle ni de propagande ni de « lavage de cerveau », et je soupire. Plus loin dans le livre, il dit pourtant comment était traitée la population maltaise occupée : avec censure et pression empêchant toute contestation. Les conférences britanniques n’étaient donc nullement de l’information objective mais une désinformation totale, oubliant les défauts côté occidental pour hurler contre les défauts équivalents côté ennemi. Sans un mot ici sur l’oppression impériale des majorités soumises, le mot légitime, sans guillemets, me paraît une franche prise de partie, et je ne suis pas d’accord, puisque je vois dans la seconde guerre mondiale une lutte sévère entre deux formes de Mal.
* Page 255 (RC) : « Les séquelles du bombardement (…) attiraient des colonnes entières de touristes, curieux d’observer les dégâts. (…) attirèrent tellement de touristes qu’ils génèrent les équipes de secours, et qu’il fallut demander à la police et au personnel de la défense passive de maîtriser la foule. »
--> J’ignorais ce point, mais il est assez compréhensible, vu le voyeurisme majoritaire actuellement. Les journaux montrant les détails des atrocités sont très populaires, et une des raisons du succès d’Internet semble être qu’il est moins censuré, côté horreurs, que la télévision. Là encore, il est étrange qu’en démocratie, ce ne soit pas la majorité qui décide mais une classe dite haute de censeurs, prétendant diriger les gens pour leur bien. Un britannique est peut-être moins choqué à ce sujet qu’un français, puisque l’école là-bas semble inculquer l’approbation du système politique en place, sans dogme (mensonge ?) sur l’égalité mais avec riche royauté sans travail et chambre aristocratique des « nobles » Lords.
* Page 256-257 (RC) : « moments de haine intense. "La méchanceté de cet ennemi laisse bouche-bée" écrivit Clara Milburn après le bombardement de Coventry ; un vieux soldat (…) expliqua que même après la guerre, s’il rencontrait un allemand, "il aurait envie de le tuer". (…)"rendre au Boche la monnaie de sa pièce – et que les femmes et enfants boches aillent se faire voir. " Il y eut plus surprenant : de nombreux témoignages montrent qu’une grande partie de la population britannique désapprouvait la pure et simple vengeance contre les Allemands. »
--> Effectivement, on retrouve là comme ailleurs le choix difficile entre vengeance aveugle (frappant jusqu’aux innocents du camp ennemi) et compromis, avec un mélange complexe d’éthique (dans les deux sens) et de souhait en efficacité (dans les deux sens aussi). Ayant lu la suite, confirmant le célèbre bombardement volontaire de civils par l’armée britannique (ciblant sciemment femmes et enfants allemands en 1943-45), j’avais oublié ce débat de fin 1940. La lucidité (de nos jours évidente) n’était absolument pas absente, il se trouve simplement que les autorités ont manœuvré dans une certaine direction, la propagande faisant passer de « et une partie de la population approuve » à « la grande majorité de la population approuve ». « Attention à la propagande, partout, toujours et encore maintenant » me semble le message, a posteriori, même si Overy historien ne le formulera pas.
* Page 257-258 (RC) : « cela aboutit à la formation, en août 1941, d’un comité pour l’abolition des bombardements nocturnes (…) non seulement soutenu par des associations pacifistes – dont certaines lancèrent même une campagne de propagande contre les raids de représailles –, mais aussi des personnalités publiques non pacifistes qui, prenant le risque de subir la réprobation publique, s’opposèrent fermement à l’idée que l’on puisse servir les intérêts britanniques en bombardant sans discernement la population allemande. (…) évêque de Chichestern (…) Ces protestations ne modifièrent pas d’un iota la politique de la RAF ; mais elles permirent de soulever le débat sur la légitimité et le but de cette riposte contre l’Allemagne, et montrent bien que le bombardement nocturne n’encourageait pas forcément la soif de vengeance. »
--> J’ignorais ce mouvement, qui rehausse dans mon estime les générations anciennes. Je comprends l’implication des religieux chrétiens, clamant qu’il faut tendre l’autre joue quand on a été giflé, qu’il faut aimer ses ennemis, et qui voient les prétendus croyants répondre à mille tonnes de bombes par cent mille tonnes de bombes, au lieu de pardonner… Aller à la messe pour se faire pardonner et continuer à fauter paraît affreusement trop facile, malhonnête. Quant à l’idée de servir les intérêts britanniques, je suis partagé : en tant que patriote, ce vœu est xénophobe, voulant que les opprimés par les "britanniques se prétendant vertueux chrétiens" restent docilement opprimés, sans douter et oser se révolter, pour l’égalité sans racisme. A mon avis, les « intérêts » des colons britanniques et français méritaient d’être cassés, même s’ils n’avaient pas choisi le meurtre en masse d’enfants nés dans le pays dit ennemi…
* Page 262-263 (RC) : « Dans les zones subissant des bombardements prolongés, certains devenaient insensibles à la souffrance d’autrui – une façon de protéger leur propre équilibre psychologique. (…) Cette posture devant la mort était encouragée par les autorités, qui souhaitaient laisser le moins de place possible à l’émotion et à l’expression du chagrin. (…) les gardes en charge des abris avaient pour ordre d’isoler ou de déplacer les gens hystériques ou perturbés sur le plan émotionnel – et qui n’étaient pas tous des femmes, comme on aurait pu le croire. Les habitudes britanniques, faites de réserve et de sang-froid, furent considérées comme des archétypes culturels, dont les gens ordinaires devaient autant que possible se rapprocher. »
--> Cela relativise les contes historiques parlant du flegme britannique encaissant sans broncher les assauts allemands et soutenant pleinement le combat de son gouvernement, de ses armées. En fait : des gens choqués, perdant l’humaine empathie, des foules sévèrement dirigées pour ne pas craquer naturellement, devant tant de souffrances autour – souffrances provoquées par leur propre gouvernement ayant déclaré la guerre, et sans demander l’aval du peuple qui l’avait élu avant la crise aiguë. Oh oui, cela fait réfléchir – même si les gouvernants 2015 fonctionnent toujours sur ce principe (côté attitude va-t’en guerre, tout au moins, car côté empathie c’est le contraire : les dirigeants clament ressentir de tout leur être la souffrance des petites victimes innocentes, en interdisant seulement de faire remarquer qu’ils ont eux préféré ce retour de bâton, en déclarant la guerre…)
* Page 274-276 (RC) : « Certaines évaluations (…) 20 morts et blessés en moyenne pour chaque bombe volante tombant sur une zone urbaine – plus que la moyenne par mine terrestre (16 victimes) et par tonne de bombe standard (14 victimes). (…) Le missile «était une arme autrement plus redoutable, mais (…) ciblage hasardeux (…) un taux de 5 morts par missile. »
--> J’ignorais ces chiffres évoquant presque automatiquement un froid calcul tueur : larguer mille tonnes de bombes sur une ville permet d’ « espérer » obtenir environ 14 000 victimes (civiles)… Et au vu de ça furent décidées des représailles très accrues en 1943-45. Quelle horreur.
* Page 276-277 (RC) : « éviter que le vandalisme se généralise (…) des bandes de jeunes gens volaient les portes et les couchettes des abris, et les revendaient comme bois de chauffage (…) les prostituées se servaient ouvertement des abris comme de lieu de travail. »
--> Effectivement, ces « à-côté » de la guerre sont peu connus mais étaient prévisibles, la propagande (devenue histoire) idéalisant clairement le tableau.
* Page 280 (RC) : « les Moscovites (…) dans une ville où l’on pouvait se faire exécuter pour n’avoir pas su maîtriser un départ de feu. »
--> Cette situation terrible, de population craignant les deux forces opposées, semblait une contre-vérité venant de la propagande anti-communiste après 1945, mais un témoignage russe plus loin dans le livre le confirme entièrement. Bigre. En Angleterre, la menace pour les civils ne se montrant pas « bons soldats » n’était quand même que la prison.
* Page 283 (RC) : « On en vint à considérer le bombardement autonome comme une déviance bourgeoise, "surestimant les machines, et sous-estimant l’homme". »
--> Cet argumentaire soviétique paraît incroyable, reprochant aux bombardements de civils, non pas de tuer des innocents, mais d’être de nature bourgeoise, comme si ce côté sociologique (certes éventuel) était pire que le meurtre de bébés, même.
* Page 286 (RC) : « Quant aux attaques allemandes de bombardement à longue portée, elles se concentrèrent contre Moscou, en partie, suite à une directive de Hitler, pour se venger des attaques menées contre Helsinki et Bucarest – de la même façon qu’on avait pris la décision d’attaquer Londres, un an plus tôt, en représailles des premiers raids menés par la RAF contre Berlin. »
--> Ces détails de la guerre germano-soviétique sont méconnus en Occident. On retrouve toutefois une partie sciemment cachée aux nouvelles générations : les armées allemandes n’étaient pas totalement monstrueuses incompréhensibles, mais répliquaient à aussi monstrueux commis du côté « futurs-Alliés ». Ce cercle infini de la vengeance tueuse a débouché sur la défaite allemande, mais il aurait aussi bien pu déboucher sur le largage des stocks d’armes chimiques allemandes et alliées, exterminant la planète. Personne ne semble avoir réfléchi, pour condamner le militarisme et la guerre-totale.
* Page 351-352 (RC) : « les Britanniques purent donc, sans grande difficulté, franchir le pas suivant : la plus grande obligation morale, c’était désormais de permettre le retour de la paix en Occident, non de s’abstenir de tuer des civils allemands. (…) au risque de se montrer pas moins barbares que les Allemands. (…) "Nous ne tenterons pas de vaincre les Allemands en terrorisant leurs femmes et leurs enfants" (…) et la décision prise, en octobre 1940, d’autoriser le ciblage du moral, par le biais d’attaques sur zones des villes allemandes. Tout au long de la guerre, la façon dont l’offensive de bombardement britannique fut présentée au public, que ce soit au Parlement ou dans la presse, ne dévia jamais de l’affirmation suivante : la RAF – à l’inverse de l’ennemi – ne bombardait que des cibles militaires (…) il fallait éviter de donner l’impression que l’on visait délibérément des civils, "ce qui est contraire aux principes du droit international – tels qu’ils existent actuellement". (…) Il est souhaitable, pouvait-on lire dans sa réponse, de présenter l’offensive de bombardement de manière à minorer le débat public. " (…) même quand ces descriptions étaient destinées à des équipages capables de se rendre compte par eux-mêmes des conséquences véritables de leurs raids , qui rayaient des villes entières de la carte. »
--> Un gouvernement qui trompe ainsi sciemment les électeurs peut-il encore être qualifié de champion de la démocratie ? Oh, si, via le principe de démocratie indirecte : les électeurs sont considérés comme une vile populace inculte devant choisir auxquels des dominants elle se soumettra. Quelle horreur. Et c’était… soit ça, soit le fascisme brutal, soit le stalinisme brutal. Quelle horreur que cette époque (à supposer que la situation actuelle soit différente)…
* Page 352-353 (TD) : « une nouvelle directive, émise le 20 juin [1940] (…) conseilla le bombardement des forêts, à l’aide de dispositifs incendiaires, de manière à provoquer une véritable crise alimentaire sur le territoire allemand (selon l’argumentaire suivant : le gibier, chassé de la forêt par les flammes, serait contraint de manger les récoltes des terres cultivées voisines). »
--> J’ignorais cette horreur, plusieurs décennies avant la destruction étasunienne des forêts vietnamiennes, mais… tuer d’une façon ou d’une autre les gens, les civils, est aussi affreux. Le pire est la totale absence de prise en compte de l’innocence absolue des bébés, massacrés comme coupables totalement à tort. Tous les généraux (et politiciens et soldats) impliqués me semblent mériter la peine de mort ou la prison à vie, au pain sec en prison de 1 mètre sur 1 mètre. Mais non, pas du tout, notre propagande claironne encore aujourd’hui que la seule horreur « vraie » est la Shoah antisémite et que tous ceux ayant combattu les nazis et leurs alliés, et leurs protégés, sont des héros incontestables. Je juge ces discours et ces lois actuelles : moralement criminels, très gravement. Mais là, l’historien me paraît aussi en faute : (enfin, il dit plus loin que ce projet a avorté, car les forêts allemandes s’avèrent très mal brûler, mais…) ayant lu plus loin que les anglo-saxons ont sciemment bombardé des peuples occupés en 1944-45 pour les pousser (pousser les survivants) à se révolter contre l’occupant, il me semble très évident que c’était ici la même chose dès 1940. En effet, il n’est question que de brûler les forêts allemandes, donc ruiner les récoltes allemandes, et il est évident que les armées allemandes n’allaient pas mourir de faim avec leurs familles, mais compenser en ponctionnant l’Europe qu’ils occupaient. La famine voulue par les Anglais n’aurait pas tué 60 millions d’Allemands mais peut-être 60 millions de Français, Belges, Néerlandais, Polonais, Tchécoslovaques, Danois, etc. Et les Anglais espéraient ainsi causer une rébellion antinazie suicidaire, pouvant décimer dix fois davantage de civils européens (500 millions), tout ça pour épargner la vie de dizaines de milliers de soldats anglais, tranquilles pendant ce temps. C’est encore plus horrible, il aurait fallu pousser l’analyse jusque-là.
* Page 356 (TD) : « Le 8 Juillet, Churchill écrivit (…)"Il y a cependant une chose qui le fera réagir, et qui le fera tomber : c’est une attaque absolument dévastatrice, exterminatrice, de bombardiers très lourds venus de chez nous contre le territoire national des nazis. " Les mots étaient mal choisis, et suscitèrent récemment le débat, pour savoir si la campagne de bombardement était née d’une volonté génocidaire. Il est presque certain que telle n’était pas la pensée de Churchill, puisqu’il écrivit cette lettre des mois avant le déclenchement du Blitz (qui, pour le coup, l’incita bien à user d’une violente rhétorique de châtiment.) »
--> Effectivement, c’est une révélation majeure qui est faite là : le projet était bien de massacrer les civils allemands pour indirectement faire tomber Hitler, avant même que les villes anglaises ne soient attaquées ! L’histoire qui m’avait été transmise était intégralement fausse, donc, ne faisant que réciter la propagande des vainqueurs sans aller fouiller les preuves du contraire ! Alors… quand la Loi Gayssot interdit aux historiens de mettre en doute le meurtre génocidaire par chambres à gaz, est-ce pour empêcher que le travail d’historien se poursuive jusqu’à démolir ce dogme des autorités présentes ? Je ne vois presque aucune autre explication. (L’autre explication, résiduelle, me semble être que – en autorisant à nier le génocide des Amérindiens mais pas celui des Juifs, cette loi est sciemment raciste, comme la Torah et la Bible, et que cela génère une rancœur pouvant virer ici ou là à la violence, ce qui est excellent pour hurler avoir eu raison et obtenir des privilèges racistes encore décuplés, bétonnant notamment l’invasion Israël 1948, en expulsant à jamais les autochtones indigènes, hébreux convertis à l’Islam notamment). Autre point, pas du tout indépendant semble-t-il : je suis très gêné que la légitimité de Churchill soit questionnée avec les mots « génocidaire ou non ? ». En quoi le génocide d’une tribu de dix personnes en Amazonie (ou des 3 derniers descendants de la noble famille De Bourbon) serait-il moralement abominable quand serait bénin l’assassinat de dix mille bébés allemands (puisque ne visant pas à éteindre cette lignée) ? Selon mes valeurs, tout meurtre d’innocent est également condamnable, punissable, mais… ça ne cadre pas avec la loi autour. En effet le génocide des Juifs (d’Europe) pratiqué (entamé) par les nazis est considéré comme l’horreur absolue, immonde atroce. Et, très « étonnamment », le génocide total des Amérindiens Caraïbes ou Mohicans n’est pas classé criminel, pas objet de journées commémoratives ou d’auto-flagellation, pourquoi ? En lisant la Bible (Torah judaïque comme Evangiles chrétiens), la réponse est pourtant très évidente : selon les judéo-chrétiens maîtres du monde, les Juifs sont les enfants de Dieu et les non-Juifs sont des chiens, alors… ce n’est pas le génocide en soi qui est prétendu intolérable mais, en fait, précisément le génocide des Juifs. Et on dit « génocide en général » pour se prétendre humaniste sans appartenance ou soutien à la communauté dominante, mais ça ne tient pas debout une seule seconde si l’on réfléchit honnêtement, alors… réfléchir et se mettre en question honnêtement est interdit, et je ne prétends pas du tout que Overy est malhonnête anti-goy, je comprends qu’il n’aurait jamais été publié s’il avait osé bravé le dogme au-delà des faits bruts contredits par les archives maintenant disponibles (dans les domaines où l’Histoire passée n’est pas commandée par la loi présente). Je comprends mais je désapprouve, enfin : je remercie cet auteur de m’informer de tous les mensonges que j’avais gobés, mais je regrette d’avoir à faire moi-même le pas de plus pour comprendre le monde ambiant, sans qu’il confirme que c’est la conséquence logique.
* Page 362-363 (RC) : « Au printemps 1941 (…) une attaque d’ampleur "4 Coventry" était censée permettre un rendement de 22 215 morts au sein de la population allemande. Il faut donc admettre, et ceci est un point important, que les Britanniques mirent volontairement l’accent sur la mort de travailleurs allemands et la destruction de leur environnement social. Ce ne fut pas la conséquence fortuite du bombardement des usines. En novembre 1940, une note de service sur la politique de bombardement, très certainement rédigée par Harris, demanda si le moment n’était pas venu que la force au grand complet frappe "la population elle-même". En mai 1941, le directeur des services de renseignements de la RAF se réjouit d’une attaque sur "les moyens de subsistance, les foyers, la cuisine, le chauffage, l’éclairage et la vie de famille de cette couche de la population qui, dans tous les pays du monde, est la moins mobile et la plus vulnérable : la classe ouvrière". Les chefs d’état-major, au mois de juin, donnèrent leur aval à des attaques contre le moral suscitant "la peur de la mort et de la mutilation". Le concept de "dommage collatéral" s’était donc complètement renversé : la mort des ouvriers et la destruction de leur habitat n’étaient plus un effet secondaire de frappes menées contre les usines ; les dommages causés aux usines devenaient une conséquence collatérale de la destruction des quartiers ouvriers. (…) Peirse, qui était alors commandant en chef du Bomber Command (…) expliqua que, depuis presque une année, sa force attaquait "la population elle-même", et ce, de manière délibérée. "J’évoque ce point, poursuivit-il, parce que, pendant un long moment, le gouvernement, pour d’excellentes raisons, a préféré faire croire que nous avions toujours quelques scrupules, et que nous nous contentions d’attaquer ce que les humanistes se plaisent à nommer "les cibles militaires" (…) Je peux vous garantir, Messieurs, que nous ne tolérions aucun scrupule. »
--> Je reste sans voix devant ces horreurs, jamais citées à la télévision quand tous les soirs on nous fait verser une larme sur le sort des pauvres Juifs, et enfant Juifs, tués « parce qu’ils étaient Juifs ». Eh, pour les bébés allemands tués « parce qu’ils étaient Allemands », pourquoi ne s’applique nullement ce jugement moral ? La malhonnêteté règne, à l’évidence, dans les médias occidentaux, pure propagande, menteuse, ou menteuse par omission pour le moins (et relayant les discours des vrais menteurs, politiciens, célébrant la gloire de nos armées)… A mon avis, de plus en plus argumenté, c’était une guerre du Mal contre le Mal. Et celui qui a gagné fait régner son Mal en le déclarant Bien indiscutable, sous peine de prison… Le mot « nous ne tolérions aucun scrupule » me paraît capital, à ce sujet, inspiré par l’anecdote biblique de la femme assistant au « divin » bombardement incendiaire de Sodome et Gomorrhe, elle commettant l’affront de se retourner (comme pour sauver des innocents donc désapprouvant la colère démesurée de Dieu ?) et étant alors instantanément transformée en statut de sel – comme un dissident pacifiste était emprisonné en Occident, comme un critique actuel est passible de prison pour « révisionnisme » osant douter de l’Histoire officielle retenue par les vainqueurs… Horreur. Et je suis arrivé là par hasard, par la logique (décelant l’incohérence, désapprouvant l’auto-contradiction), non par la croyance aveugle en telle autre chapelle menteuse… Je comprends mieux le mot du président Sarkozy « l’intelligence est dans le camp du Mal » et du magazine Science et Vie contre ma philosophie sceptique invalidant la Science « ces mots sont très dangereux ». Oui, contester les dominants en place, écraseurs victorieux, jusqu’au meurtre en série impuni, est très risqué… (Politiquement pour les dominants, et physiquement pour les contestataires, éliminables discrètement).
* Page 366 (RC) : « Les groupes du Bomber Command (…) pour chaque avion abattu par l’ennemi, six étaient perdus dans des accidents. »
--> Ainsi, sont comptés « héros morts pour la liberté » des maladroits se crashant par faute de pilotage (ou faute d’entraînement suffisant, sous pression de la hiérarchie organisatrice). Je suis scandalisé, mais ça rejoint le fait que j’ai été choqué par un livre sur l’aviation des années 1920, classant en « héros admirables » les maladroits pilotes morts en tentant de battre « au nom de la France » des records sur des machines poussées à leurs limites extrêmes : ce ne sont pas du tout les « défenseurs d’innocents en risquant leur propre vie » qui sont célébrés, il s’agit de toutes les victimes du plan d’ensemble nationaliste et/ou xénophobe tueur en masse. Enfin, l’extermination ne semble pas avoir été un projet préconçu, mais une réponse jugée acceptable à la menace envers la domination en place ici.
* Page 390-391 (TD) : Citant le général britannique Harris qui allait commander les raids tueurs contre la population allemande, et qui était alors en poste aux Etats-Unis, « il écarta la perspective d’une entrée en guerre des Américains – "Ces gens ne savent pas se battre (…) pure et simple trahison" en réduisant le nombre d’appareils alloués à la Grande-Bretagne (…)"avec des gens d’une telle prétention, quant à leurs capacités et à leur infaillibilité, qu’elle ne peut se comparer qu’à celle des juifs et des catholiques romains. " Le problème, poursuivait Harris, c’était que les Américains étaient convaincus "de leur propre supériorité et de leur extraordinaire compétence – et de notre décrépitude mentale, physique et morale." »
--> Cette phrase du monstrueux général Harris est étonnamment peu célèbre. Je pense qu’il aurait pu s’agir d’une preuve à charge pour le faire condamner comme tueur criminel antisémite aux procès militaires de Nuremberg après-guerre (les bombardements anglais de l’Allemagne ayant certainement tué nombre des Juifs allemands comptés comme victimes du nazisme). Si ce n’est pas le cas, est-ce parce que les vainqueurs anglais ont écrit l’histoire officielle, et non la communauté israélite ? Peut-être, mais j’entrevois une autre explication possible, très dérangeante : la diaspora israélite, en 1946-47, aurait dit à la Grande-Bretagne : vos « héros »civils bombardés haïssaient aussi les Juifs, c’est prouvé, votre général massacreur de bébés allemands haïssait aussi les Juifs, c’est prouvé, alors on vous laisse le choix : ou bien vous vous aplatissez de honte en nous léguant votre empire et votre droit de véto ONU, ou bien vous résistez fièrement et nos USA vous bombardent nucléairement, achevant là leur croisade contre l’antisémitisme, ou bien… vous nous donnez la bénigne portion « Palestine » de votre immense et vaste empire. D’où Israël recréé, presqu’automatiquement. Pourquoi Overy n’envisage-t-il pas cela ? qui rendrait l’incroyable tableau (rendant la Palestine aux Hébreux mais nullement les USA aux Amérindiens, sans que personne ne s’étonne) enfin cohérent.
* Page 393 (RC) : « le point de vue de la force aérienne américaine (…) Le tissu économique allemand, avec ses centres vitaux, était envisagé de manière abstraite ; et la métaphore du "corps social" permettait aux planificateurs du bombardement de rester à distance de la réalité des morts civiles. »
--> Cette opinion perdure jusqu’à aujourd’hui en 2015 (« les affreux anglais pratiquaient le terror-bombing, pas nous Etasuniens »), mais… au Japon, cet argumentaire ne tient pas : Hiroshima et Nagasaki étaient explicitement des actions de terror bombing, vitrifiant jusqu’aux bébés imparablement. Le mensonge règne, pour éviter la culpabilité, cacher la honte morale, atroce.
* Page 399 (TD) : « Harris (…) il s’engagea dans des opérations militaires au Moyen-Orient, où il aida à définir les méthodes propres à la "police du ciel" en usant de bombardiers légers pour intimider les populations récalcitrantes d’Irak et de Palestine. »
--> Je ne comprends pas qu’Overy ne voit pas la monstruosité morale relative à cela : les Britanniques comme les Français avaient adoré envahir militairement, réprimer en tuant les récalcitrants, et la pure définition de la morale est « traite autrui comme tu souhaites être traité », donc il était entièrement légitime que Français et Anglais soient pareillement envahis, écrasés, et ils auraient dû pratiquer un immense mea culpa bien avant 1940, pour devenir crédiblement un camp du Bien. Overy semble tellement patriote (immoral selon moi, le classant quasi-nazi pour une autre chapelle) qu’il ne perçoit pas où se situe l’horreur morale expliquant tout…
* Page 400-401 (TD) : « Harris (…) Il éprouvait une inimitié intense envers les Allemands, ce qui lui permit non seulement de diriger la campagne de bombardement des villes allemandes en sachant que les pertes civiles seraient très lourdes, mais aussi de se délecter de "cette campagne meurtrière" selon ses propres mots. (…) à ses yeux, la mort du citoyen allemand lambda était désirable en tant que telle. (…) En 1943 et 1944, il demanda au ministère de l’Air d’énoncer sans détour que la raison d’être de son commandement, c’était de tuer le peuple allemand. De toute son existence, il demeura convaincu que, dans une guerre totale, il n’y avait rien de répréhensible, sur le plan éthique, à tuer des civils ennemis – ce qui était un point de vue largement répandu à l’époque. »
--> Pourquoi Overy ne s’étonne-t-il nullement que ce personnage ait échappé aux procès pour crimes de guerre ou crimes contre l’humanité évidemment imposés aux dirigeants nazis ? Cela signifie que les Alliés n’avaient aucune supériorité morale, éthique, sur les bourreaux d’en face, et tous les discours jusqu’à aujourd’hui, diabolisant spécifiquement les nazis, sont mensongers… ou racistes (considérant que les seuls vrais humains sont les Juifs, conformément aux mots de l’affreux Jésus-Christ, certes, mais tout s’écroule et il ne le voit pas, Overy ? Eh !). Remarque : concernant la haine tueuse envers le citoyen allemand lambda, ça peut éventuellement se discuter, une majorité des électeurs allemands ayant porté l’affreux Hitler au pouvoir, mais tuer les bébés allemands en les classant haïssables, c’est totalement « digne » des horreurs nazies, hors « sacrilège » biblique se référant à un Dieu universel affirmé raciste pro-juif.
* Page 426-427 (RC) : « Au cours des derniers mois de 1942, l’expression "offensive combinée" commença à se généraliser. (…) déclaration Casablanca (…) l’AWPD-42 stipulait que l’offensive serait "un effort combiné" des deux forces aériennes – l’américaine chargée de la destruction d’objectifs le jour, grâce à un bombardement de précision, et la britannique du bombardement sur zone de nuit, de manière à affaiblir le moral de la population. »
--> Ceci me paraît très important, car cela dément formellement ce qu’affirmait sur Internet une aérophile américaine (les Etasuniens visaient des objectifs militaires précis, ce sont les Britanniques et eux seuls et notamment l’abominable Général Harris qui portent l’entière responsabilité des massacres délibérés de civils allemands). Tout était combiné, c’était un partage des rôles, nullement une grave divergence d’approche, hélas alliée (façon Ouest-Communisme 1941-45). Visiblement, la propagande modèle les certitudes populaires encore aujourd’hui, et les détails révélés par les historiens ne convainquent pas (ou seraient légalement interdits, pour ce qui est du dogme officiel « Shoah »…).
* Page 441-442 (TD) : « D’après les sondages d’opinion, c’était surtout la "vantardise", l’ "immaturité" et le "matérialisme" des Américains qui suscitaient l’antipathie de la société britannique. (…) En décembre 1943, on avertit les commandants de la 8e force aérienne que certains "propos trop libres" nuisaient aux relations anglo-américaines, et que l’on cesserait d’approvisionner le Bomber Command en alcool si cela continuait ainsi. (…) qui les poussait à se montrer presque totalement indifférents envers leurs hôtes, sauf si des rapports sexuels étaient envisageables. »
--> Je ne comprends pas pourquoi Overy s’étonne, là, sans montrer la fausse logique en cause : 1/ Les aviateurs appelés, au nom du devoir national, à larguer des bombes faisant brûler vifs des bébés « coupables d’être étrangers », devaient automatiquement se blinder par une indifférence « sur commande », avec « aide » éthylique éventuelle. Un ancien combattant français déclarait récemment à la télévision, très étonnamment (avant censure ?), que lui et ces camarades n’étaient pas vraiment des « héros » très courageux, qu’ils étaient envoyés à la mort complètement soûls, sinon ils auraient bien sûr refusé. C’est cela la guerre, la vraie. S’offusquer que les jeunes ainsi drogués ne soient pas des « gentlemen » est simplement idiot. 2/ Le nationalisme conduit automatiquement à réduire l’empathie à certains humains, en rejetant/excluant les étrangers (cf. l’atroce hymne national français « qu’un sang impur abreuve nos sillons ») et ce principe devrait être très gravement mis en accusation, puisque traitant certains êtres humains en sous-hommes méprisables, asservissables, tuables. Et avec source biblique puisque l’Ancien Testament déclare juste le massacre et esclavage de non-Juifs, par principe, et Jésus-Christ a dit à la Cananéenne que les non-Juifs sont des chiens et qu’il admirait les sévères maîtres d’esclaves s’agenouillant devant lui, et les envahisseurs de l’Amérique se clamaient ainsi « nouvelles tribus d’Israël ». Tout se tient, dans l’atrocité, et les vainqueurs de 1945 étaient aussi des monstres ordinaires, je me sens conforté dans mon jugement, sans que Overy ne fasse la moindre allusion en ce sens, comme s’il faisait lui partie de l’Elite Britannique grandiose (fraternisant avec la non moins grandiose Elite étasunienne), tandis que les petits soldats faisaient partie de la vile populace. Je ne suis donc pas du tout d’accord avec cette lecture, qui me parait suggérée. 3/ L’accusation de matérialisme envers les Américains me paraît toutefois très surprenante, puisque les Etats-Unis ont ensuite accusé l’Union Soviétique de matérialisme athée en se prétendant eux supérieurs au sens de supérieurement religieux (ce qui me parait personnellement idiot, vu que Jésus-Christ a appelé les gens à entrer en religion avec l’innocence d’un nouveau-né, autrement dit zéro intelligence critique, pour ne pas relever les contradictions évidentes, et ce niveau zéro de l’intelligence n’est pas très haut mais très bas). A mon avis, ce qui s’est passé en 1942-45, c’est que la société anglaise était gendarmée par des bourgeois aux mœurs très prudes (un peu comme les sociétés américaines puritaines de Nouvelle-Angleterre, avant période des cow-boys de l’Ouest), plein de convenances (thé quotidien avec petits biscuits, boire en levant le petit doigt en l’air, prononciation recherchée) et que cela s’est heurté à une jeunesse masculine américaine débarquée en relative liberté, et avec même la Liberté pour principe officiel, sans parents pour rappeler les règles de bienséance, d’où comportement brut (bagarres, emploi massif de prostituées, drague excessive des petites anglaises) classé animal (ou « religieusement » incorrect) par la policée société les recevant. L’historien Overy pouvait analyser cela, son silence sur ces sujets me paraît incorrect (comme si les Etasuniens manquaient effectivement d’éducation, jusqu’à aujourd’hui, selon ses valeurs à lui).
* Page 443 (RC) : « Anderson était arrivé en Angleterre au mois de février, avait effectué son premier vol de mission le 15 mars, en direction de Rouen, et l’avait "énormément apprécié" ; son journal intime évoque son impatience de voir arriver le jour où les B-17 décolleraient tous les jours en flux constant, "tout emplis de ce qui faisait leur joie, les bombes à larguer sur l’Allemagne". »
--> En première lecture, j’ai été choqué par cette citation, que je trouve inhumaine, mais je me corrigerai en 3 directions : 1/ il est possible que ce futur-commandant ait vivement préféré larguer ses bombes sur l’Allemagne ayant causé la guerre que sur Rouen et autres zones françaises victimes (en un sens) de la guerre, le livre d’Overy y consacrera un très intéressant chapitre ensuite. 2/ il est possible qu’il s’agisse d’une imbécilité enfantine encouragée par l’abrutissante armée, la plupart des gamins adorant « tuer les méchants, pan-pan, t’es mort ! yeah ! » – j’ai entendu une collègue au contraire raconter que sa petite fille pleurait de compassion, au lieu d’éclater de rire, quand Donald-Duck recevait une tarte à la crème dans la figure, et il est clair que cette adorable petite était « anormale ». 3/ J’envisage de plus en plus que l’être humain normal a un fond de bestialité violente, normalement contenu, et qui se déchaîne quand les verrous sautent, en cas de guerre ou d’ivresse. Donc ce nommé Anderson ne serait pas spécialement un monstre (caché par la propagande) mais un individu hélas ordinaire, seuls les discours nous dépeignant comme le Bien étant idiots, menteurs. Je le signalais ailleurs, je cois, quand je disais que la tuerie d’Oradour sur Glane, avec ses 500 civils peut-être, est dépeint comme le summum de l’horreur absolue (nazie, antisémite) quand l’extermination des civils de Tokyo, avec ses 50 000 victimes civiles peut-être, est classée anecdote non condamnable de guerre contre le vrai Mal (allié au nazisme antisémite)… Tout semble manœuvré malhonnêtement dans cette histoire. Enfin, ça va bien plus loin que ce qu’Overy est sensé examiner/raconter dans ce livre, mais je trouve que tout s’éclaire si on envisage de resituer cette guerre 1939-45 comme une lutte mortelle entre des méchants se classant gentils et des méchants classés très méchants par les futurs vainqueurs, écrivant l’histoire. Overy donne à découvrir là où la propagande sonne complètement faux, c’est déjà très utile, merci. (Note : j’ajoute un point explicatif, la « joie » de tuer, ici citée avec preuve écrite, est classée horreur bestiale dans la plupart des sociétés humaines, altruistes, puisque l’on serait choqué d’en être victime soi-même ou ceux que l’on aime ; toutefois, les intégristes religieux ou politiques, de tous bords, peuvent jouir de tuer le Mal, les possédés par le Mal, qu’ils ont reconnus eux avec certitude, ou que les « autorités » leur ont désigné telles… Le sujet est immensément actuel, et – à force de refuser les analyses hérétiques – on ne fait que prendre parti pour certains monstres qui conduisent à la guerre d’après, eux-mêmes où les justiciers en face, débordés pareillement par les tueurs les plus efficaces, « pour la Bonne cause »…
* Page 452 (RC) : « Harris aurait pu tenter d’exploiter cette faiblesse [de Hambourg] en mai 1942, au moment de planifier le premier "raid de 1000 bombardiers", mais le mauvais temps l’en avait empêché. (…) 27 mai 1943 (…) Il en résulta une série de raids judicieusement nommée opération « Gomorrhe » ; de toute la guerre qui eut lieu en Europe, ce fut la plus grande perte de vies civiles dans une seule et même ville – un chiffre qui ne fut dépassé que par les 250 000 Japonais tués dans le bombardement incendiaire de Tokyo, et par les attaques atomiques contre Hiroshima et Nagasaki. La destruction de Hambourg, dans la nuit du 27 au 28 juillet 1943, par une tempête de feu incontrôlable, est souvent présentée comme s’il s’agissait d’un accident – le résultat de conditions météorologiques exceptionnelles, et du manque de défenses allemandes –, et non le fruit d’une intention délibérée. C’est se méprendre complètement sur l’objectif de cette campagne de bombardement des villes, qui se fonda dès le départ sur l’idée de détruire le plus possible de bâtiments et de tuer le plus grand nombre possible de gens, grâce à des incendies de grande ampleur. Le bombardement incendiaire de Hambourg ne fut pas une exception. Ce n’était pas pour rien que sa vulnérabilité avait été considérée comme "exceptionnelle" : on s’attendait à ce que la ville brûle bien. »
--> Je ne comprends pas comment cela échappe, encore aujourd’hui, aux poursuites pour crimes de guerre. Enfin si, je crois le comprendre, hélas, parce que ce sont les vainqueurs qui jugent et pas une autorité extérieure neutre. Et les autorités mondiales actuelles, de même que le faux contre-pouvoir constitué par le journalisme occidental moderne, s’entendent pour clamer que le Mal est l’antisémitisme, justifiant toutes les violences et tueries (bébés compris) et tortures en face… Ainsi les très glorieux vainqueurs de 1945 « contre le racisme et l’antisémitisme » pratiquaient sans encombre l’indigénat, le pré-apartheid, la ségrégation raciale, triomphant bibliquement en élisant la race élue (lui rendant Israël en 1948 en chassant à jamais la majorité palestinienne). La Bible bénissant l’extermination de Gomorrhe (et du pays de Canaan) fait foi : ce n’est pas le meurtre d’innocent ou le meurtre en masse qui est interdit, c’est uniquement les brimades (spoliations, déportations, assassinats) envers la race élue. Et faute d’avoir réfléchi depuis 70 ans, se produit la nouvelle guerre mondiale : tuer au nom de Dieu, en appelant à vénérer les textes tueurs (classés incontestables par les Droits de l’Homme « universels ») conduit une autre chapelle à faire pareil à nos dépens. Si, vers 1900, on avait au contraire interdit mondialement les textes vénérant le massacre d’enfants, la religion israélite aurait été condamnée, de même que les religions chrétiennes et musulmanes, sauvant des dizaines de millions de vies innocentes – et il ne s’agissait pas de policer stupidement façon communiste en interdisant le rêve de paradis post mortem, il suffisait de montrer partout les horreurs des textes sacrés les rendant inadmissibles, en réinventant autrement l’espoir que la bonté envers autrui conduit à la récompense d’une vie éternelle. Cette histoire-fiction dépasse évidemment le cadre que se donne l’historien Overy, mais… il aurait pu dire quelque chose comme « le célèbre nom de Gomorrhe renvoie évidemment au bombardement incendiaire commis par Yahvé/Dieu/Allah dans la Bible, vénéré par les croyants sans condamnation aucune, il aurait sans doute fallu se demander si cette religion tueuse n’était pas un immense danger pour la Paix, pour la Justice, ne serait-ce que parce qu’elle n’est pas sûre de massacrer toute opposition, et que si une autre religion s’autorise pareil en sens inverse, c’est l’Horreur. Et c’est peut-être ce qui se produit aujourd’hui avec les Islamistes, la propagande occidentale masquant les données du problème pour que les athées/agnostiques/bouddhistes etc. en Occident suivent la diabolisation unilatérale sans juger de manière neutre.
* Page 454 (RC) : « Pour nuire à l’efficacité de la lutte contre les incendies, la charge devait contenir non seulement des bombes incendiaires standards, mais aussi des bombes incendiaires contenant des explosifs à retardement, capables de mutiler ou de tuer les travailleurs de la défense passive ennemie et de les dissuader d’agir. Ces dispositifs étaient délibérément programmés pour exploser à intervalles irréguliers – certains au bout de trois minutes, et d’autres, en proportion moindre, seulement dix minutes plus tard. Fin 1942, on développa une petite bombe explosive antipersonnel équipée d’un détonateur, qui pouvait être activé par n’importe quel objet, même une giclée d’eau, et tuerait sur-le-champ, sans prévenir, tous les gens se trouvant dans les environs. »
--> Oui, c’est militairement logique, super-efficace, dans l’horreur… Et moi, crédule idiot, j’ai entendu les discours outrés (me paraissant convaincants), après le 11 Septembre, disant que les monstres islamistes avaient été jusqu’à tuer des pompiers, héros universels de l’aide aux blessés, aux innocents menacés de brûler vifs… Overy révèle là que cet Occident avait dominé le monde en inventant ainsi la bombe spéciale anti-pompiers, chut, il ne faut pas le dire… ça conteste l’Occident (garant de l’éternité d’Israël) donc c’est antisémite…
* Page 459 (RC) : « Henry Tizard, le principal conseiller scientifique du gouvernement, écrivit en effet à Churchill et Portal pour se plaindre de la destruction planifiée de Hambourg. Selon lui, elle constituerait une capitale utile pour les Alliés, une fois qu’ils occuperaient l’Allemagne de l’après-guerre et dirigeraient le pays ; qui plus est, sa population était "anti-Russes, anti-Prussiens et anti-nazis", et pourrait bien rapidement devenir "antiguerre". (…) avait déjà répondu à Tizard (…) "La question n’est plus de savoir, poursuivait-il, si le bombardement produit de meilleurs effets lorsqu’il vise des antinazis ou des fidèles du régime" ; il était cependant content pour Harris que l’on puisse vérifier si le sentiment antinazi des Hamburgeois serait stimulé par le bombardement et les pousserait à l’acte. »
--> C’est une des plus terribles horreurs que j’ai découvert dans ce livre. Si les habitants de Hambourg pouvaient hurler victorieusement « les anglo-saxons ont massacré nos bébés en croyant que tous les Allemands soutiennent Hitler, et tout ça se produit à cause de cet Hitler que nous haïssons nous aussi, ça suffit, en mémoire de nos bébés massacrés essayons de le renverser, même s’il nous massacre tous ». Eh bien cette réaction n’aurait pas été juste, car… incroyablement, c’était une erreur de conclusion voulue/programmée par les anglo-saxons, exterminant sciemment des innocents pour que les survivants se révoltent contre leurs chefs en les croyant responsables de cette horreur. C’est menteur, machiavélique, et pas seulement en matière de domination politique, mais en usant du moyen de massacre envers les innocents, je trouve cela diabolique (que le Diable existe ou non). C’est un des plus hauts crimes dont j’ai entendu parler. Et… cela a été récompensé par un droit de veto ONU au Royaume Uni après-guerre, quelle horreur… Et, sans surprise, le premier ministre de ce pays n’était pas Indien comme la majorité des habitants de l’empire britannique, non, tout cela n’était pas pour le Bien humaniste mais pour la domination de certaines familles – et en Palestine occupée, les autorités britanniques exemptaient de charges les entreprises de colons israélites, pour qu’ils dominent l’économie locale, le projet étant la domination juive de la région… (même si l’Indépendance n’était pas prévue), donc contester que ce Royaume Uni des années 1940 constitue le Bien serait classé antisémite… Quelle horreur, ce monde autour, tout baigné de propagande, avec « Devoir de Mémoire » super-sélectif, pour Israël exclusivement, la notion de non-Juif innocent étant presque contradictoire semble-t-il, pour les observateurs « autorisés » : c’est comme si, implicitement, la loi numéro 1 du monde est que les non-Juifs sont une sale race, jalouse de la Race supérieure, et donc antisémite atroce, là est la seule leçon de la Seconde Guerre Mondiale (seuls les chrétiens sionistes qui battent leur coulpe et jurent combattre l’antisémitisme qui couve partout seraient tolérables, et il est effectivement Parole d’Evangile que les non-Juifs se reconnaissant chiens et se contentant de manger les miettes sous la table des Juifs sont un peu aimables aussi)… Oh oui, c’est cohérent, dans l’horreur absolue. Avec assentiment de 100% des politiciens occidentaux, 100% des journalistes occidentaux, 100% des « intellectuels » occidentaux. Evidemment, sinon ils seraient en prison, ou morts… Oh-là-là, je comprends mieux, mais c’est à pleurer, à hurler… (et en face, il n’y avait que le communisme avec ses goulags, il n’y a plus que l’islamisme avec ses esclaves…). C’est à désespérer, comment ne pas être complice de monstres horribles ?
* Page 461 (RC) : « un ouragan de feu (…) contre lequel toute résistance humaine semblait inutile (…) dégageant une chaleur intense, avait généré des bourrasques de feu permettant aux flammes de franchir les coupe-feu naturels. Le brasier créa une colonne d’air chaud et de débris qui s’éleva rapidement à plus de trois kilomètres au-dessus de la ville. Cherchant toujours plus d’oxygène, le feu aspira l’air froid des environs avec une telle force que les vents, dans la zone en feu, atteignirent la puissance d’un ouragan, faisant s’effondrer les immeubles, déracinant les arbres, et aspirant les corps humains dans les flammes, où ils étaient rapidement carbonisés ou momifiés. (…) On estime que 18 474 personnes perdirent la vie cette nuit-là. »
--> Cette description d’horreur est en même temps un sujet de gloire militaire en matière d’efficacité… Cela évoque la bombe nucléaire, qui est de la même veine (et l’ouragan de feu sur Tokyo a débouché naturellement sur la bombe atomique d’Hiroshima). Et quand on apprend, avec la citation précédente, que cela a été infligé aux Allemands antinazis, par les Alliés (célébrés chaque 8 Mai comme vainqueurs contre la Barbarie), non c’est trop, c’est insupportable… Et il n’est pas étonnant que les gouvernements français/anglais/étasunien refusent violemment l’accès à la bombe atomique pour les Iraniens, en s’en réservant eux le droit (contrairement au Traité invoqué, qui incluait en fait le désarmement nucléaire des déjà-nucléarisés, sinon il n’aurait jamais été signé par le monde, la situation de dominé menacé d’horreur ne faisant envie à personne). Encore une fois, la propagande règne ici en Occident, contre le Mal prétendu, en « nous » déclarant le Bien totalement à tort. Nos dirigeants sont des monstres, dangereux. Bien sûr Overy ne le suggère même pas, il ne serait pas publié sinon, il serait en prison, ou mort.
* Page 466 (RC) : « le communiqué de la RAF souligna cependant que les dégâts "touchaient surtout les principaux quartiers industriels, les docks et les embarcadères". (…) On ne disposa d’informations sur la tempête de feu qu’en novembre 1943, via l’article d’un correspondant du journal suisse Basler Nachrichten, qui circula au sein du lobby antibombardement britannique avant d’être publié dans le New Statesman. Les scientifiques de Grande-Bretagne à qui l’on montra ce document refusèrent d’admettre que l’on avait retrouvé 20 000 corps davantage carbonisés que dans un crematorium. Ils rejetèrent la description de la tempête de feu : ce n’était qu’une aberration scientifique, une "absurdité en tant que telle". »
--> Oui, la propagande régnait, avec soutien des autorités dites scientifiques objectives, qu’est-ce qui garantit aujourd’hui que la situation a changé ?
* Page 471 (RC) : « contre le centre de recherche de Peenemünde (..) un peu plus de 1800 tonnes de bombes, pour la plupart explosives, sur la station scientifique et les logements qui l’accompagnaient (tuant dans la foulée 500 Polonais prisonniers d’un camp de travaux forcés non loin de là). »
--> Et si ces prisonniers étaient Juifs, ils étaient (et restent, resteront) automatiquement comptés en victimes du nazisme, pas des alliés massacreurs de civils…
* Page 477 (RC) : « A partir de septembre 1943, on demanda aux bombardiers américains d’attaquer des zones urbaines à travers les nuages, dans l’espoir de frapper ainsi des cibles précises, quoique obscurcies par les éléments. Pour ménager l’opinion publique, les raids sur des zones urbaines furent définis, tout comme ceux du Bomber Command, comme des attaques contre des centres industriels ou, de plus en plus, contre des "gares de triage". La plupart des raids américains – mais non la totalité d’entre eux – se distinguaient pourtant du bombardement sur zone britannique : leur objectif n’était pas le même. Les civils et l’environnement des civils ne furent jamais définis comme des cibles en tant que telles – même si le résultat final peut faire paraître cette distinction comme purement théorique. »
--> Ça confirme le message restant aujourd’hui aux USA : les Britanniques seuls pratiquaient le bombardement de terreur. Même si les bombardiers étasuniens tuaient éventuellement autant de civils (et, côté japonais, les Etasuniens ont sciemment pratiqué le bombardement de terreur, à Tokyo, Hiroshima, Nagasaki, avec plein et entier soutien, sans qu’il soit permis d’appeler cela « terrorisme » hélas vainqueur, comme les massacres racistes de Palestiniens en 1948, ayant fait fuir la majorité de la population (avec retour interdit depuis, sans contestation permise en Occident, classant cette idée réparatrice comme « criminellement antisémite »)…
* Page 483 (RC) : « Les équipages du Bomber Command (…) une fois usée leur réserve naturelle d’adrénaline, ils avaient recours à des stimulants chimiques (en général : des amphétamines) »
--> Ça confirme que l’horreur du bombardement n’était vivable qu’avec drogues. En un sens, cela innocente les personnels navigants, larguant les bombes en pratique, mais les organisateurs de tout cela auraient mérité jugement sévère. Puisque cela n’a pas eu lieu, j’en reste à l’idée de Mal combattant le Mal. Et certes, ce n’était pas tous les anglo-saxons (ou Occidentaux libres) qui étaient ainsi atroces, le texte cité plus haut mentionnait des oppositions pacifistes internes, mais les dominants finalement vainqueurs étaient des monstres – menaçant et droguant leurs subordonnés.
* Page 486-487-488 (RC) : « Du côté du Bomber Command, on avait tendance à considérer toute forme d’anxiété comme un "manque de force morale" – une marque d’infamie conçue pour attaquer les soldats dans leur virilité, et les dissuader de toute manifestation de faiblesse. Harris considérait qu’un quart seulement de ses hommes étaient de véritables bombardiers ; les autres ne servaient qu’à offrir de la chair à canon à la défense antiaérienne allemande. (…) la 8e force aérienne fut sommée de mettre au repos les équipages fatigués et d’organiser leur rotation, mais aussi d’isoler ceux dont le comportement risquait de contaminer leur unité, et de nuire à son efficacité. Les premiers n’étaient en rien stigmatisés, mais les seconds se voyaient déchus de leur statut de personnel navigant, et perdaient le droit de porter leur insigne de vol avant d’être renvoyés chez eux, complètement déshonorés. (…) les neuropsychiatres des services médicaux de la RAF (…) ceux que l’on considérait comme des "indécis" – à savoir totalement sains, mais craintifs (…) coupables d’un "manque de force morale" (…) manque d’assurance ou de courage (…) des lâches ».
--> C’est affreux, et logique en même temps. Présentement, le même argumentaire atroce sert les recruteurs islamistes : pour affirmer sa virilité, un jeune homme doit partir faire la guerre sainte, et tuer les mécréants sans faire preuve de « faiblesse ». Là encore, le fait d’avoir employé une recette affreuse sans la dénoncer conduit un autre camp à faire pareil, en nous laissant totalement démuni. Personnellement, je ne suis pas viril et je l’assume, mais je ne suis pas d’accord que la masculinité soit coupable et la féminité innocente : si les super-virils n’avaient pas autant de succès auprès de la gente féminine, ils ne pousseraient pas la majorité masculine à essayer de leur ressembler. Le choix féminin est aussi condamnable que le modèle masculin dominant. Que les jeunes filles choisissent les champions, les riches, n’est pas du tout innocent. L’humanité me paraît intégralement affreuse, sauf cas anormaux de mes héros, lui choisissant une naine bègue classée handicapée mentale, elle choisissant le seul gentil du monde, classé malade mental par les psychiatres... (L’humanité « normale » me parait tellement laide, oui.)
* Page 491 (RC) : « Le bombardement accrut plus qu’il n’affaiblit la dépendance de la population allemande envers l’Etat et le Parti. Tout comme le Blitz, le bombardement allié suscita des réponses le plus souvent passives au problème de la survie. »
--> Effectivement, c’est tout l’édifice des prévisionnistes militaires qui était pourri, présupposant patriotiquement que les sales étrangers manquent de la grandeur morale d’ici, donc vont s’effondrer à la moindre claque. Mais le principe militaire rend logique cette erreur : il faut obéir et non réfléchir, l’autorité prime totalement la logique.
* Page 512-513 (RC) : « La situation des équipages américains était cependant moins idyllique que les récits allemands ne pourraient le laisser croire. (…) En mars et avril 1944, 89 équipages de bombardiers choisirent de voler vers des bases suisses ou suédoises pour y être internés. La situation empira quand on décida de renoncer au rapatriement d’office des équipages aux Etats-Unis au bout de 25 missions, de manière à ne pas trop réduire l’effectif disponible d’aviateurs expérimentés. »
--> Ce n’est pas militairement glorieux du tout, mais personnellement je trouve espoir dans cette réaction d’opposition à l’envoi autoritaire tuer et/ou se faire tuer. Heureusement, les refuseurs de 1914-18, fusillés pour l’exemple, au titre de la trahison, commencent à être réhabilités, mais la situation similaire en 1944 est complétement occultée (je n’en avais jamais entendu parler avant de lire cet ouvrage).
* Page 520 (RC) : « Après la guerre, la plupart des critiques de la stratégie de bombardement portèrent sur la puissance absolument démesurée de cette campagne finale, et les dégâts considérables infligés alors à la population civile allemande, à ses infrastructures et à son patrimoine culturel. (…) L’une des explications les plus évidentes, c’est qu’il n’y avait aucune raison, après la rapide victoire en France, de relâcher la pression sur un ennemi qui, comme on l’espérait alors, pouvait être définitivement vaincu avant Noël. La campagne de bombardement était largement approuvée par la population. Les sondages d’opinion britanniques révélaient que le pourcentage de civils partisans du bombardement était passé de moins de la moitié en 1940 à près des deux tiers en 1944 – ce qui montre bien quelle était alors l’impatience populaire de voir la guerre s’achever rapidement, et la familiarité grandissante du public avec le bombardement, considéré comme une pierre angulaire de la stratégie alliée. »
--> C’est presque une réfutation par l’absurde de l’utopie démocratique : la majorité des gens (ici) approuve le meurtre de bébés innocents, chez les autres, alors qu’ils seraient outrés de le subir, eux. L’égoïsme efficacement dirigé, en faisant passer de l’esprit de famille à l’esprit nationaliste, conduit au patriotisme tueur, voilà ce que cela illustre. Dans ce contexte culturel, les propos unanimes des tribuns français, hurlant que les enfants juifs de 1940-45 étaient tués simplement parce qu’ils étaient juifs !! ne sont pas audibles. Les bébés allemands 1940-45 ou japonais 1942-45 étaient aussi exterminés pour cette prétendue faute de naissance, « officialisée » par l’horrible hymne national français (« sang impur » des étrangers). La malhonnêteté et l’imbécilité règnent, et pas illogiquement : cela conforte la domination occidentale, prétendant à la démocratie en n’étant qu’une minorité écrasant la majorité du monde… Visiblement, le crime des Nazis n’était nullement le racisme et le meurtre d’innocents, il était de s’en être pris à des Juifs, intouchables. La situation n’a guère évolué, et la guerre mondiale suivante oppose notre camp, à cerveaux lavés par les « informations » dirigées, aux Islamistes, derniers antisionistes sur la planète (ceux ici étant en prison physique ou chimique – comme moi). Plutôt que de réfléchir honnêtement et reconnaître les fautes de part et d’autre, il s’agit de diaboliser le camp en face puis exterminer, en prétendant incarner le Bien contre le Mal. Quelle horreur. Encore présente, puisque victorieuse.
* Page 522-523 ‘RC) : « La plus grande crainte des Alliés, c’était que les dirigeants allemands, tels des cerfs blessés aux abois, n’en viennent à lancer ce que l’on appelle aujourd’hui des armes de destruction massive (…) "Les Allemands combattent désormais le dos au mur, sur leur propre sol, et pourraient bien, par pur acharnement, pour défendre leur territoire, ou dans un accès de désespoir complètement fou des dirigeants nazis, recourir à l’arme chimique. ". Ces peurs n’étaient pas nouvelles. La RAF avait fait d'importants préparatifs au moment du Blitz (...) quand les Etats-Unis entrèrent dans le conflit, les deux alliés coordonnèrent leurs plans pour une guerre chimique. Fin 1943, ces inquiétudes ressurgirent. (…) Churchill, qui, en 1941, avait poussé à l’accroissement du potentiel chimique britannique (…) dès le début de 1944, les forces armées allemandes disposèrent de milliers de tonnes d’armes chimiques (…) En janvier 1945, le quartier général [étasunien] d’Arnold fut en mesure de confirmer que l’armée de l’air "pouvait être employée de manière efficace à la conduite de la guerre chimique. " »
--> Cette confirmation, après l’étonnement en 1940 que les Allemands attaquent sans gaz (alors que les Britanniques avaient distribué des masques à gaz à la population), rend d’autant plus mystérieux l’affirmation systématique en Occident que les chefs nazis étaient des monstres barbares n’ayant rigoureusement aucun respect pour la vie humaine. Et le fait que Hitler se soit suicidé sans massacrer presque tout le monde en face avant de partir est… incompréhensible. Comme si on nous cachait quelque chose. Il semble là encore que l’Histoire officielle soit de la pure propagande, machiavélique, historiquement erronée. La Loi Gayssot le confirme, en un sens : il est interdit aux Historiens de continuer à creuser au risque de démentir le dogme « les chambres à gaz tuaient des vivants (ne décontaminaient pas des cadavres typhoïdes), les baraquements d’Auschwitz empêchaient la mort de froid pour mieux tuer ensuite », chut ! Ce n’est pas parce que le tableau officiel est incohérent qu’il faut chercher la cohérence. On nous ment, ça me paraît clair – mais Overy plutôt moins que les autres, j’ai continué à le lire.
* Page 524 (RC) : « L’état-major de la RAF avait parfaitement compris le souhait de Churchill : les attaques chimiques devaient frapper non seulement les troupes ennemies, mais aussi les "villes d’Allemagne" – et ce, même si c’était contre les troupes d’invasion que les forces allemandes déversaient du gaz en juin 1944. »
--> Et ce n’est pas classé Crime contre l’humanité, cela ? « Si vous tuez mes soldats, je tue vos bébés ! ». Quelle horreur…
* Page 524-525-526 (RC) : « On connait beaucoup moins les projets de guerre biologique contre l’Allemagne que les Alliés développèrent en 1944-45. (…)"comité ABC" (…) Trois sites d’expérimentation et de production furent créés dans le Mississipi, l’Indiana et l’Utah ; 60 travailleurs furent contaminés, mais aucun ne mourut. (…) Les Alliés se seraient-ils servis d’armes chimiques ou biologiques ? La question ne se posa pas. Hitler, en effet, s’opposait à leur usage, et s’inquiétait plutôt des moyens de se défendre contre une éventuelle attaque bactériologique alliée. (…) La peur des armes chimiques et biologiques poussa les Alliés à réfléchir en termes de représailles à grande échelle contre des populations civiles (…) L’état-major de la RAF estimait que les raids incendiaires et explosifs lourds étaient plus efficaces sur le plan stratégique, car ils détruisaient les biens et le matériel, pas seulement les humains ; mais, quelle qu’en soit la façon – que es gens soient déchiquetés par l’explosion, brûlés vifs ou asphyxiés –, les atteintes délibérées aux populations civiles allaient désormais de soi. Cela ouvrit la voie à un possible usage d’armes atomiques contre des cibles allemandes, au cas où la guerre se serait prolongée jusqu’à la fin de 1945 – un fait trop facilement oublié. On en trouve les échos dans les projets ultérieurs, complètement extravagants, établis dans les premières décennies de la guerre froide : des frappes nucléaires, s’il fallait riposter à une attaque, permettraient de décimer jusqu’à 80 millions de citoyens soviétiques. »
--> Ces éléments relativisent immensément les informations télévisées en France 2015, clamant que le dictateur syrien, ce monstre absolu, posséderait des armes chimiques, quelle horreur ! (et quant au fait que nous possédions nous tout un arsenal nucléaire : chut, ce n’est pas pareil, puisque nous sommes les gentils…). La propagande règne, et la manichéiste leçon d’Histoire « Seconde Guerre Mondiale » est bien peu crédible, avec ses Bizounours anglo-saxons, ses très suspects Français (avant basculement plein et entier contre l’antisémitisme), et ses atroces Allemands (bébés compris)… Je me doutais que ça cachait quelque chose, et les Historiens l’avaient montré, même si c’est caché aux électeurs (devant choisir entre sioniste de droite et sioniste de gauche…).
* Page 537 (RC) : « Les analyses d’après-guerre de ces trois derniers mois de bombardements – alors que l’effort de guerre allemand était en pleine déconfiture, et la population complètement déboussolée – en sont venues elles aussi à considérer ce grand bombardement final, mené avec une force écrasante contre un ennemi affaibli, comme une pure et simple mesure punitive – ni nécessaire, ni, par conséquent, moralement justifiée. »
--> Apparemment, ces leçons de la fin des années 1940 ont été « oubliées », « effacées », pour l’enseignement historique, l’information historique, des masses 1970-2010. La propagande sert tellement mieux les buts visés… Le mensonge sert à préserver la domination occidentale, contre la majorité du monde, et au nom de la démocratie – j’étais effaré que personne ne semble réfléchir et voir l’incohérence. Ce livre me montre que c’est tout un système d’endoctrinement qui est en place, fondé sur le négationnisme des crimes Alliés en 1939-45 (ou 1789-1962 si on inclut le colonialisme, l’indigénat, l’apartheid, la ségrégation raciale, etc.)…
* Page 542-543-544 (RC) : « Les évaluations récentes de la commission historique de Dresde ont confirmé que le premier chiffre avancé par le chef de la police de la ville, en mars 1945 – soit 25 000 morts environ – constitue la meilleure estimation disponible à ce jour. (…) délibérément destinés à créer la pnaique et saper le moral. (…) dès le 18 février, la presse américaine claironnait cette nouvelle : les Alliés avaient enfin décidé de "donner leur aval à des bombardements délibérément destinés à semer la terreur". Arnold fut contraint de lancer une campagne destinée à rassurer l’opinion américaine : Dresde avait été attaquée, tout comme Chemnitz, en tant que pôle de communication majeur (…) le ministère de l’Air rejeta les accusations de bombardement de terreur, en affirmant que personne, qu’il s’agisse des maréchaux de l’armée de l’air ou des pilotes, ne cherchait à calculer "combien de femmes et d’enfants ils pouvaient bien tuer". Pour la première fois, cependant, la nature véritable des attaques de bombardement sur zone et sans visibilité suscita l’attention du grand public. »
--> Même si ces éléments sont totalement occultés dans les célébrations 2015 (70e anniversaire après 1945), on trouve sur Internet de grands articles sur le massacre de Dresde, effectivement très choquant, mais la propagande reste une source de « vérité » prétendue, et s’offusquer ou approuver est considéré comme une affaire d’opinion personnelle. Je n’aurais rien contre cela, ne serait-ce que parce que cela ne ressuscitera pas les victimes brûlées vives, si… l’Occident était devenu vertueux depuis. Mais ce n’est absolument pas le cas : le dogme Race Arienne = Race élue a été banni évidemment (et plus tard Race blanche = Race élue), mais au nom de Race Juive = Race élue, a été recréé Israël en chassant à jamais la majorité Palestinienne (1948- « >2014 ») sans rendre les USA aux Amérindiens, le droit de véto ONU de la Grande-Bretagne n’a nullement été transféré à l’Inde quand celle-ci s’est libérée de l’oppression coloniale, etc. La monstruosité occidentale triomphe, et pour ne pas que ce soit dit, on ne laisse que les esclavagistes islamistes contester cette honte, en faisant taire en interne toute auto-critique. Donc c’est la guerre mondiale suivante, du Mal contre le Mal à nouveau. Mais je le dis sans plus de réserve : le Bien est ailleurs. Dans mes rêves tout au moins, tant cette humanité semble pourrie par le souhait d’écraser l’autre (pulsion virile, requise par la gente féminine voulant enfanter…).
* Page 578-579 (TD) : « Si l’on se souciait des dédommagements à fournir aux ouvriers et aux ménages allemands, cela ne concernait en rien les Juifs vivant en Allemagne. (…) au motif que la guerre, "de manière non négligeable, pouvait être imputée à l’influence de la Juiverie internationale" (…) venir en aide aux gens privés de foyer suite au bombardement (Obdachlose), en les relogeant dans des appartements détenus par des Juifs allemands. (…) Entre octobre 1941 et mars 1942, 60 000 Juifs allemands furent envoyés à l’est, où la plupart trouvèrent la mort, et 55 000 autres dans les trois mois qui suivirent. »
--> Certes, ce livre n’aurait sans doute jamais été publié s’il n’avait fait que pointer les horreurs alliées sans détailler aussi les horreurs antisémites nazies. Toutefois, Overy ne semble pas honnête ici : en effet, la spoliation pour question de race est parfaitement acceptée par l’Occident : spoliation des Amérindiens, des Palestiniens. Et puis, les 115 000 morts Juifs ici mentionnés sont peut-être tombés sous les bombes soviétiques, tout en étant comptées « victimes des nazis », et c’est faux. Récemment a ainsi été condamnée (aux USA) la société de train française, coupable d’avoir en 1943-44 participé au transport de Juifs spoliés vers les camps d’extermination… sans envisager que les Etasuniens avaient commis pareil ou pire envers les Amérindiens, sans autoriser à envisager que les Juifs étaient traînés en esclavage (esclavage approuvé, pour les non-Juifs, dans les textes sacrés judaïques) et allaient mourir de typhus en camp de travail, avec chambres d’incinération des cadavres (à écrous destinés à l’étanchéité, non à empêcher la fuite de vivants – à mon travail, les autoclaves avaient ainsi toute une rangée de verrous, sans aucunement que ce soit pour empêcher quelqu’un de sortir !). Et les Français ayant envahi l’Afrique, des îles et l’Indochine, en spoliant les autochtones, les condamnant au Travail Obligatoire esclavagiste, avec extermination des révoltés, avec total assentiment de la communauté israélite, sont… oubliés, le seul Mal rappelé, et tous les jours, étant le volet antisémite. Je ne suis pas antisémite mais (juif) antiraciste, et il suffit de lire les textes sacrés pour avoir la preuve que la religion israélite est raciste active. Que les Israélites, bénissant la spoliation/extermination/esclavage des Cananéens soient traités racistement ne me choque pas plus que le bombardement vengeur de populations ayant appelé au bombardement vengeur des étrangers. Ceci dit, l’atrocité antisémite est tout autre chose : la condamnation et le meurtre de bébés, totalement innocents (sauf racisme, façon israélite ou nazie). Or, en massacrant les bébés d’en face, le bombardement vengeur commettait l’horrible, immoral et stupide. Overy n’a rien compris à ce problème énorme. Ou ne l’a pas écrit en tout cas, pour être publié, et non déchu de son poste d’enseignant supérieur. Hum. La dictature actuelle ne fait certes pas des millions de morts, mais elle est foncièrement injuste.
* Page 598 (RC) : « A Hambourg, dans les jours qui suivirent la tempête de feu (…) on ne disposait plus que de 8 000 lits d’hôpital, au lieu des 20 000 habituels, suite à la destruction de 24 hôpitaux. (…) De nombreux cadavres furent couverts de chaux vive et enterrés dans des fosses communes, ou arrosés de pétrole et brûlés. (…) zones dangereuses sur le plan sanitaire (…) Les tâches les plus macabres étaient surtout accomplies par les prisonniers des camps, dont la survie n’importait guère aux autorités. »
--> Visiblement, si les bombes alliées avaient décimé une famille juive, celle-ci serait comptée après-guerre dans les victimes de l’extermination nazie des Juifs. Et le fait qu’il y ait des prisonniers de camps effectuant un travail, au lieu d’être exterminés, égratigne le dogme, attention Overy, as-tu le droit de le dire ? Le fait que ce soit prouvé par des archives ne suffit pas : la partition entre archives vraies et fausses, ce n’est pas aux Historiens indépendants de la faire, mais aux Historiens officiels, approuvés « non-antisémites » par l’Union Sioniste internationale, pour justifier Israël sans Amérindie correspondante… La malhonnêteté règne, oui.
* Page 629-630 (RC) : « beaucoup de travailleurs furent indirectement recrutés pour des tâches militaires auxquelles ils n’avaient pas été formés, tandis que d’autres (en général des travailleurs étrangers ou venus des camps) étaient transférés d’un baraquement à l’autre ».
--> Attention Overy, il est illégal en France de dire que les camps étaient des camps de travailleurs forcés et non des camps d’extermination (protégeant du froid et avec fourniture d’eau et nourriture, pour une raison indéterminée, diabolique certainement)… Overy va-t-il avoir le cran d’émettre un doute ?
* Page 639 (RC) : « après la guerre, détruisit davantage le potentiel industriel allemand que le bombardement, qui n’en avait frappé qu’une petite partie. 20% du potentiel allemand, en terme d’ingénierie, fut détruit depuis les airs ; mais 70% suite à la réquisition par les Alliés. »
--> D’accord, c’est la conclusion principale de ce livre : le bombardement a énormément tué de civils, mais ce n’est pas lui qui a obtenu la victoire. Je comprends que cela soit intéressant pour repousser une plaidoirie de défense clamant « mais il fallait bien gagner cette guerre ! », mais le problème à mon sens est que cela interviendrait dans un procès qui n’a nullement eu lieu. Grâce à la propagande ébauchée dans les autres livres : « il fallait bien stopper les exterminateurs des Juifs », classant en héros les bombardiers, et non pas du tout en accusés. Cela me paraît simplement immoral, comme je le disais plus haut : même si tel violeur meurtrier est un monstre horrible, ça ne justifie en rien de violer et tuer sa fille en représaille, surtout au nom de la lutte contre la barbarie… J’en reste à l’idée de Mal contre le Mal, exterminant de part et d’autres des innocents, bébés et opposants.
* Page 647 (RC) : « Pour les 8 millions de travailleurs forcés étrangers et prisonniers de guerre, et les 700 000 prisonniers des camps de concentration, il n’y avait pas le choix : il leur fallait courir le risque d’être bombardés, et en subir les conséquences. (…) Parmi ceux qui restaient, il y avait de moins en moins de jeunes gens ou d’hommes dans la force de l’âge, mais de plus en plus de non-Allemands, ou des travailleurs allemands transférés là depuis d’autres sites industriels. C’est cette population qui subit les taux de pertes les plus élevés, au cours des 18 derniers mois de la guerre. »
--> Tuer les vieillards, les femmes et les enfants, les prisonniers… n’a pas été classé Crime de guerre, « étonnamment », ou plutôt parce que les vainqueurs écrasaient les vaincus en leur attribuant toutes les fautes. Propagande militaire. La morale est ailleurs.
* Page 649 (RC) : « En 1956 (…) Il estimait (…) 570 000 civils tués pendant la guerre sur le territoire allemand ; ajoutant à cela 23 000 soldats morts, ainsi qu’environ 32 000 prisonniers de guerre et travailleurs étrangers, il parvint à un chiffre de 625 000 – c’est celui que l’on cite généralement aujourd’hui concernant le nombre total de gens tués en Allemagne par le bombardement allié. »
--> C’est intéressant d’avoir des chiffres même approximatifs. Si au total environ 100 000 enfants et prisonniers ont été ainsi assassinés, cela rend presque négligeable l’horreur d’Oradour en sens inverse, n’atteignant même pas mille morts. La propagande unilatérale déforme tout, et les Allemands survivants ne vont certainement pas la contester, puisqu’ils tremblent de peur qu’on les chasse en faisant de l’Allemagne l’Etat Juif à la place de la Palestine injustement brimée.
* Page 654-655 (RC) : « Le plus surprenant, c’est sans doute l’absence de haine prolongée des Allemands envers ceux qui les bombardaient. Un long rapport sur l’état d’esprit du peuple vis-à-vis de l’ennemi, rédigé en février 1944, fit part de signes de colère envers les équipages britanniques, mais parvint à cette conclusion : "On ne peut pas parler d’une haine envers les Anglais en général. " Quant aux Soviétiques, "à la mentalité étrange et incompréhensible", ils étaient plus craints que haïs. »
--> Je comprends plus ou moins la « tolérance » des civils Allemands envers les bombardiers anglais, qui ne faisaient en un sens que répondre à un cycle de vengeance réciproque sans franc tort d’un côté. Mon opinion n’est pas du tout que les Allemands sont gentils et les Anglais sont méchants, mais que les gens de l’époque étaient très majoritairement méchants, les Anglais étant relativement riches grâce aux menaces armées (et tueries de pacification) dans leur Empire colonial, et les Allemands étant surtout jaloux donc voulant un empire similaire. Mal contre Mal. En tuant des bébés innocents, des pacifistes innocents, des deux côtés, quelle horreur. Quant à la crainte devant les Soviétiques, j’ai entendu parler de viols systématiques dans les villes conquises par l’Armée Rouge, et ce n’est pas une spécificité communiste, non. Les soldats étasuniens loin de chez eux, au Vietnam, allaient faire pareil, et tout ce système de guerre est atroce, accusant les hommes craintifs de lâcheté, pour vanter les violents sans retenue, devenant alors violeurs dans la même ligne… Quelle horreur la guerre, explosion de bestialité à grande échelle. Et en 1939, c’est la France qui a déclaré la guerre – comme en 2014 contre les Islamistes, mais personne ne semble réfléchir, personne, je me sens si seul…
* Page 655 (RC) : « Il y eut néanmoins des manifestations populaires de violence envers les membres d’équipage contraints de sauter en parachute, et que l’on avait attrapé sur le sol allemand. On estime que 225 à 350 d’entre eux furent victimes de "meurtres par lynchage" – ce qui ne représente qu’un faible pourcentage de tous les aviateurs prisonniers de guerre. (…) Hitler encouragea la vengeance populaire contre les aviateurs coupables d’avoir mitraillé des civils, des trains et des hôpitaux depuis les airs. »
--> Lors d’une visite dans le Vercors, on m’avait raconté l’horreur des Allemands allant jusqu’à massacrer les hôpitaux… sans jamais dire (chut) que les Alliés faisaient pareil en face. Et quand un de ces mitrailleurs tueurs de civils désarmés (blessés, bébés et autres) tombait sur le sol ennemi, suite à tir de défense, il clamait « en vertu des lois de la guerre, vous ne devez ni me tuer ni même me battre, je suis intouchable puisque militaire ! », et ça marchait, le plus souvent… Je ne comprends simplement pas, ce droit asymétrique à tuer (et pareil en face, pour les aviateurs nazis tombant sur le sol britannique). Enfin, le soldat agissait sur ordre, mais cela l’excuse-t-il ? Pourquoi y a-t-il exception concernant les camps antisémites ? (hier, un très vieil employé administratif d’Auschwitz, retrouvé, était envoyé en prison, le célèbre Klarsfeld clamant que, même sans tuer, il y avait là complicité inadmissible). Massacre actif non punissable (si les victimes sont non juives), non-massacre dans une administration punissable (si les victimes sont juives)… Oh c’est conforme à la religion Israélite, et à la déclaration du Christ à la Cananéenne (les non-juifs sont des chiens), mais… comment les athées et agnostiques et autres peuvent-ils gober ça ? Le silence de Overy est là assourdissant.
* Page 658-659 (TD) : « Dresde (…) Selon Viktor Klemperer – un philosophe juif allemand marié à une non-Juive (…) Par une sorte de bizarrerie de l’Histoire, Klemperer faisait partie de la petite communauté de Juifs survivant à Dresde qui, ce même jour, s’étaient vus sommés de se signaler 72 heures plus tard pour être transférés au loin, vers de "tâches de travail extérieures" . Quand le grand raid commença, au milieu de la nuit, il courut immédiatement vers l’abri juif – avant de se précipiter au milieu des flammes et des bombes, quand l’abri devint brûlant. (…) Klemperer eut de la chance de s’en sortir. Il fut soigné par les employés des premiers secours ce matin-là, alors que les avions américains revenaient bombarder ce qui restait de la ville. (…) Klemperer arracha l’étoile jaune que tous les Juifs étaient contraints de porter et survécut à la guerre. L’histoire de Klemperer vient nous rappeler que le système qui subissait alors les frappes de bombes continuait à tuer les gens par racisme, et le fit jusqu’aux toutes dernières semaines de la guerre ; mais elle nous montre aussi qu’il put bénéficier de soins médicaux et d’un hébergement d’urgence, malgré son étoile jaune. »
--> Le propos de Overy est tellement idiot, là, que ça ressemble presque à une caricature outrancière affirmant l’exact contraire de l’évidence. Il y a faute logique : si K (qui appartient à la classe J mais se fait passer pour non-J) n'est pas tué, cela peut avoir 2 explications, soit il a été sauvé par sa fausse identité, soit cette identité ne faisait plus tuer ; déclarer que cela démontre que sans fausse identité il aurait été tué est une erreur, puisque l’autre hypothèse n’a pas été examinée. Bien sûr, cette hypothèse est détruite par le dogme l’interdisant, mais ce dogme reste un axiome nullement démontré là. Comme « J’ai raison puisque j’ai raison, et ça vient nous rappeler que j’ai raison. » Au passage, je suis étonné par la notion de "abri juif" en 1945, qui parait incompréhensible compte-tenu du dogme exterminatoire antisémite : pourquoi la municipalité de Dresde empêcherait-elle les porteurs d'étoile jaune de mourir ? et pourquoi étaient-ils encore vivants ? Ça semble tellement embarrassant (pour le dogme officiel occidental) que Overy cite cela en clamant que cela approuve le dogme (alors que c'est évidemment le contraire), et comme ça, son anecdote tracée a pu passer, pour être publiée sans interdiction. Donc : merci Monsieur Overy d'avoir conclu de manière aussi aberrante, je suis en désaccord avec cette conclusion, mais je comprends que c'est peut-être ce que vous souhaitiez. Note : la citation (n°282 de ce chapitre) renvoie au livre "To the Bitter end" de Klemperer, sans date mais semblant écrit en anglais. Il y a un article Wikipedia sur Victor Klemperer (http://en.wikipedia.org/wiki/Victor_Klemperer) en 18 langues mais pas en Allemand, et son livre ici cité, dit vendu à plus de 100 000 exemplaires, est encore en vente (http://www.amazon.co.uk/The-Bitter-End-Klemperer-1942-1945/dp/0753810697). Mais je ne crois pas que j'irai fouiller la question moi-même pour trouver l'explication éventuelle. La page Internet dit qu'il a été temporairement sauvé par son mariage à une Arienne, avant d'être quand même poursuivi (et sauvé par le bombardement de Dresde semant la confusion), mais... ça ne colle quand même pas au dogme, qui affirme que les Nazis exterminaient les bébés Juifs (donc pour "faute de sang", prétendue irréparable) et se marier à une Arienne n'aurait donc rien changé à l'affaire. Cela semble très suspect, pour le moins.
* Page 674-675 (RC) : sont cités les raids italiens contre les villes palestiniennes de Tel-Aviv et Haïfa en 1940, tuant 137 puis 13 personnes.
--> Ce n’est certes pas le sujet mais ces villes Palestiniennes sont devenues des villes Israéliennes, avec majorité palestinienne chassée (ou interdite éternellement de retour pour les familles ayant fui les exterminations racistes de 1948), et cela avec le plein soutien des Occidentaux, boycottant encore en 2009 la conférence ONU consacrée au racisme sioniste. L’injustice des meurtres de civils palestiniens par les aviateurs italiens serait relativisée. Tuer des innocents est permis à certains, et cela débouche sur la guerre mondiale suivante… où nous continuons à être des monstres racistes/xénophobes (sauf opposants en prison ou classés « fous »).
* Page 681 (RC) : « on demanda au commandant de la RAF de larguer des tracts sur les villes italiennes (…) En janvier, un nouveau tract fit son apparition, arborant ce slogan : "la guerre, c’est ça ! Les bombes, la mort et la destruction" et annonçant la reprise du bombardement jusqu’à ce que Mussolini soit renversé. Cette menace ne serait mise à exécution que bien plus tard ; mais Portal, quelques semaines auparavant, avait clairement donné l’ordre aux appareils britanniques de bombarder "les lieux où se concentrait la population italienne", s’ils ne parvenaient pas à localiser leur cible principale – et ce, même si la Regia Aeronautica persistait à ne viser que des cibles militaires. »
--> C’est effarant : sur tous les théâtres d’opérations, l’ordre était explicitement de tuer des civils, et même d’en prendre l’initiative si l’ennemi ne le commençait pas (comme pour les armes chimiques avec l’Allemagne). Et ces généraux ont-ils été jugés à Nuremberg pour massacre en masse d’innocents ? Pas du tout parce que « nous » sommes le camp vainqueur. Quelle horreur.
* Page 694 (RC) : « Des rapports officiels sur l’opinion publique maltaise soulignèrent sa capacité à absorber le choc des bombardements ("ils ont magnifiquement bien résisté à leur calvaire") ; et, même si ces propos arrangeait bien les autorités coloniales, il n’y a aucune raison de douter qu’ils n’aient pas contenu une part de vérité. Malte, cependant, était toujours une colonie. La censure, l’internement politique, l’enrôlement forcé de la main d’ouvre masculine, les vérifications et contrôles réguliers faisaient alors partie intégrante du mode de gouvernance. De surcroît, l’élite dominante était constituée de militaires, fonctionnaires et résidents britanniques qui, semble-t-il, n’envisagèrent jamais sérieusement de se rendre : la population maltaise n’eut donc guère l’occasion de protester ou de baisser les bras. »
--> Ainsi, c’était cet empire britannique-là qui symbolisait le Bien dans cette guerre… Oppression des autochtones (très majoritaires dans l’empire compte tenu des Indes surpeuplées, mais privés de vote), comme en France 1940, comme en France 1946, il n’est pas crédible une seule seconde que les nazis étaient des racistes totalement anormaux incompréhensibles. Les Européens étaient des monstres immoraux, n’ayant absolument rien compris à l’altruisme. Qu’ils s’entretuent pour la dominance entre eux était donc logique, mais… ils n’avaient pas à tuer les bébés innocents. Bébés Juifs, bébés anglo-saxons, bébés allemands, bébés maltais, c’était effroyable. Entendre nos politiciens de gauche et droite clamer que le Bien a triomphé du Mal relève de la bêtise profonde ou du mensonge manipulateur.
* Page 711 (RC) : « Quant au bombardement, il permettait de donner plus de force au message. (…)"Pourquoi nous vous bombardons", largué fin 1942, mettait le peuple italien au défi de "refuser de faire la guerre de Hitler et Mussolini" – mais l’avertissait aussi que des innocents allaient en pâtir s’il continuait à se battre. »
--> Cet énoncé est affreusement trompeur, et criminel à mon sens. En effet, il peut se lire (parole de la défense en cas de procès) « et malheureusement, quand nous tuerons les soldats, il n’est pas impossible que quelques innocents chez vous soient touchés aussi », alors que c’est un mensonge éhonté, signifiant en fait « et nous exterminerons sciemment les innocents jusqu’à ce que vous craquiez et demandiez grâce, tel est notre plan explicite ».
* Page 711 (RC) : « Cet effort de propagande avait son pendant côté italien (…) La presse fasciste diffusa son propre tract, lequel accusait les Américains de recruter des aviateurs noirs : "les pires des hommes… de nouvelles tribus de sauvages". »
--> Oui, c’est horrible, ce racisme italien, mais… la ségrégation raciale restait la règle aux USA, guère moins affreux, et c’est plus de 15 ans après-guerre qu’eurent lieu les révoltes afro-américaines pour les droits civiques (Marthin Luther King, Malcolm X, etc.). En France et Royaume-Uni, les millions d’adultes africains n’étaient pas considérés comme citoyens adultes pouvant participer pleinement à l’élection de gouvernement « démocratique » (les Français emportant peut-être le pompon de la malhonnêteté, prétendant servir les idéaux Liberté Egalité Fraternité – « sauf les indigènes sous-hommes » étant évidemment sous-entendu). Et les discours actuels nous prétendent que les Nazis étaient les seuls monstres barbares de l’époque, osant concevoir le concept de sous-hommes (pour les Juifs). Le problème parait immensément plus grave, et je confirme mon jugement : c’était une lutte à mort d’un Mal contre un autre Mal, très similaire. »
* Page 725 (RC) : « Contrairement aux Britanniques, les Américains admettaient qu’il était plus judicieux, sur le plan politique, d’épargner à la culture italienne des dommages inutiles : mieux valait éviter que les Alliés ne soient considérés comme des Barbares. »
--> Cela me paraît invraisemblable, mais il est clair que mon avis est différent de la classe dominante en Occident. Apparemment, tuer des bébés du camp ennemi était jugé bénin, parfaitement admissible, mais abimer les « œuvres d’art » frôlait l’inadmissible… On retrouve ce qui me semble un scandale : l’affaire des fortunes en œuvres d’art spoliées pendant la seconde guerre mondiale à des Juifs et restituées aux descendants vivant en Israël… oui, spolier est mal, mais pourquoi pas un mot sur les propriétés spoliées aux Palestiniens, sur les enfants Palestiniens massacrés à Der Yassin comme des chiens (conformément aux Textes Sacrés entièrement légaux en Occident), sur le pétrole et autres richesses spoliés aux Amérindiens par les Etasuniens… Ce monde marche davantage sur la tête que moi, quoi qu’il affirme.
* Page 736-737 (RC) : « Padre Pio, un moine des Pouilles (…) on implorait les saints de la ville, ou bien la Sainte Vierge, de protéger des bombes la famille et les bâtiments. »
--> Mais personne ne réfléchit ? Cette religion pourrie, pardonnant aux croyants leurs fautes, conduisait les Italiens à massacrer les Ethiopiens en étant sûrs de gagner le Paradis… Et en face, les Alliés faisaient pareillement bénir leurs bombardiers massacreurs de bébés… (voir 1e image après la page 768). Cela n’a rigoureusement aucun rapport avec la morale altruiste, avec le contrôle de la bestialité dominatrice, il ne s’agit que de vendre du réconfort aux monstres. Et ça réconforte aussi les victimes, avec les mêmes mots, qui sont un grand n’importe quoi, faisant croire à ce que l’on désire (principe de la prière). Overy ne signale pas du tout le malentendu grossier, la criminalité encouragée par les « religieux » (le contester est certes actuellement classé antisémite, puisque classant la Bible avec Mein Kampf parmi les horreurs). Or cette abomination s’applique pareillement pour une autre chapelle, et – puisque personne ne réfléchit – ça débouche sur la guerre ouverte maintenant avec l’Islamisme. Soumis à la propagande occidentale, les athées et agnostiques ne perçoivent pas le problème. Et Overy non plus, apparemment. Pourtant, le racisme pro-juif de l’Ancien Testament, adorant l’esclavage et la conquête tueuse, (avec l’ajout que les Protestants conquérants l’Amérique se dénommaient « nouvelles tribus d’Israël ») explique l’intégralité de la seconde guerre mondiale, guerre du Pacifique comprise. Bon, d’accord, Overy se contente de relater les faits documentés selon ses valeurs méthodologiques, mais un mot de mise en perspective aurait été bienvenu.
* Page 739 (RC) : « Le soir du 2 Septembre 1943, un petit raid mené par 35 aéronefs allemands dévasta les docks surpeuplés de Bari, ce qui libéra un mélange de pétrole et de gaz moutarde (…) Le communiqué ultérieur émis par les autorités britanniques omit d’évoquer la présence de ce mélange mortel (…) et les patients en pleine agonie. A l’insu de la population locale, les Alliés conservaient en effet de grands stocks d’armes chimiques en Italie, prêts à être utilisés sur-le-champ (…) En 1945, les forces américaines disposaient sur ce théâtre d’opérations de plus de 4500 tonnes de gaz moutarde et de 1360 tonnes d’autres types de gaz (…) en réserve 110 000 bombes chimiques. »
--> Pourquoi est-ce si peu connu que des armes chimiques (interdites) ont tué des civils dans la seconde guerre mondiale ? Chut, parce que c’était des armes de notre camp (et pas du camp dit monstrueux Barbare insultant la dignité humaine), c’est embarrassant… Pour les explosions atomiques (terroristes mais chut il faut pas le dire) de Hiroshima et Nagasaki, ayant stoppé la guerre du Pacifique, difficile de les cacher, mais pour la mort de quelques italiens malencontreusement, il suffit d’étouffer ça, et de clamer que nous sommes le Bien. C’est immensément triste, car immensément malhonnête, et approuvés par tous nos tribuns et journalistes, éducateurs.
* Page 741-742 : « A partir de 1944, le mouvement des partisans fut en contact étroit avec les Alliés. Il en profita pour leur signaler que les bombardements menés à haute altitude par les Alliés, imprécis et involontairement destructeurs, leur aliénaient de possibles résistants – notamment parce que bon nombre de zones touchées étaient des quartiers ouvriers et antifascistes. (…) Les Alliés craignirent donc que la population (…) ne choisisse de soutenir le communisme soviétique, et qu’elle ne se reconnaisse plus dans les forces qui venaient ainsi la tuer. (…) bien éloigné de ce que recherchait alors la propagande alliée en diffusant l’image de "sauveurs". »
--> Ce drame symbolise l’horreur de ces pays d’alors habitués à massacrer les « inférieurs » (amérindiens, africains, asiatiques) et à dicter leur interprétation valant loi. Ce n’était pas crédible une seule seconde, c’était moralement atroce, mais cela symbolise encore le Bien (vainqueur de l’antisémitisme) dans les discours occidentaux aujourd’hui. Ce livre montre au moins l’ampleur du scandale.
* Page 743 (RC) : « On compte 32 000 hommes tués pour 27 000 femmes. (…) La position des Alliés fut la suivante : c’était Mussolini qui avait attiré leurs foudres sur l’Italie et provoqué ces destructions, en osant s’attaquer à la Grande-Bretagne aux côtés des Allemands, en 1940. "Il a absolument tenu à participer au bombardement de l’Angleterre, affirma un tract britannique de propagande, semant ainsi le vent, et condamnant [les Italiens] à la tempête. " »
--> Je suis là encore effaré par ce pseudo-argumentaire : comprenant que la faute lourde initiale vient d’un seul homme, les prétendus Gentils exterminent les gens qu’il écrase en disant que c’est sa faute à lui… Ça paraît tellement absurde. Ce qui aurait été compréhensible aurait été le contraire 1/ en 1943, les Alliés écrasent l’Italie qui avait participé à l’attaque subie par la Grande-Bretagne en 1940 ; 2/ en 1945, après la chute de Mussolini, les Alliés s’excusent en convenant que la population italienne martyrisée n’était en rien responsable des agressions commises par Mussolini ; 3/ en 1970 ou 2010, les historiens conviennent que le Grande-Bretagne écrasait les rebelles dans son Empire avec la même brutalité que l’Italie voulant se constituer militairement aussi un Empire, et que la « faute » première, antihumaniste, était britannique (et étasunienne ayant exterminé les Amérindiens, et française pratiquant l’indigénat jusque dans les années 1960). Cette réparation du malhonnête discours de propagande n’est pas complètement accomplie par le professeur Overy, mais il donne tous les éléments pour arriver à cette conclusion (interdite peut-être par la loi en Occident ?). Il est vrai que les conséquences sont très majeures, et faussement classables « antisémites », car on retrouve la même manipulation dans la version israélienne de la guerre récente contre Gaza : « c’est le Hamas qui a attiré les foudres sur la bande de Gaza et provoqué ces destructions, en osant s’attaquer à Israël et ses civils pacifiques », ce à quoi la logique devrait répondre : 1/ oui, les Israéliens en bombardant lourdement ont écrasé le Hamas qui avait démarré ces hostilités ; 2/ l’Indonésie, 4e population du Monde, met son veto (virtuel) sur l’officialisation de cette propagande, en criant que les centaines de bébés explosés par les bombes israéliennes n’étaient en rien responsables des actes de quelques activistes adultes ; 3/ en 2050 (?), les historiens conviennent que la faute initiale revenait aux Israéliens ayant expulsé la majorité Palestinienne vers l’étranger et Gaza en 1948, et assassiné racistement à Der Yassin en interdisant de retour les familles terrorisées ayant fui (terrorisme vainqueur), cette faute est partagée complètement par les Occidentaux racistes (approuvant indigénat/apartheid/ségrégation raciale jusque dans les années 1960, déclarant légal le racisme israélite approuvant l’extermination des Cananéens antiques, légal la discrimination raciale pratiquée par les rabbins du monde au-moins jusqu’en 2015 et par les autorités migratoires israéliennes, refusant de transférer les droits de véto anglais et français, pour 21e et 23e populations du monde, aux méprisés Indiens et Indonésiens, 2e et 4e), et les populations occidentales n’étaient pas responsables mais écrasées par des autorités malhonnêtes, sionistes et appliquant systématiquement la raciste préférence pro-juive, jusque dans les meurtres d’innocents – clamés atroces d’un côté, compréhensibles de l’autre). Oh oui, ce livre éclaire bien des choses, interdites d’énoncé, au pays de la Liberté, nos dirigeants ne sont plus à une contradiction près. La force écrase la logique honnête, et si c’était impossible autrement (sans subir les foudres nucléaires des Etasuniens religieusement fanatiques), ça ne fait que renforcer la culpabilité dans le mensonge pratiqué, nullement contesté par les prétendus « intellectuels ». Misère… Cet Occident abominable mérite d’être renversé, plus encore qu’avec les indépendances des années 1945-1962. A mon sens, et compte tenu de l’actualité ces jours-ci, le salut semi-pacifique pourrait venir d’une décision ONU forçant l’Europe a accueillir les pauvres migrants africains mourant en masse en Méditerranée : si l’Europe refuse d’accueillir le milliard d’Africains candidats à une vie meilleure (d’où partage européen de la misère africaine), l’ONU imposerait le retour des 200 millions d’Etasuniens dépourvus de sang amérindien, venus comme pauvres migrants de manière semblable, et plus méchante encore, avec esclavage et génocide, spoliation, des autochtones. On n’entend cela nulle part, certes, la propagande gouverne, à 100%, et les auditeurs intoxiqués ne réfléchissent pas, je crois, ils sont victimes plutôt que coupables, ils ne faudra pas les décapiter à la machette, surtout les bébés…
* Page 744 (RC) : « Les territoires occupés de l’ouest et du nord de l’Europe – France, Belgique, Pays-Bas, Norvège et Danemark – encaissèrent en effet presque 30% du tonnage de bombes largué par les forces de bombardement américaine et britannique. »
--> Oui, j’avais entendu parler de cela, non en rubrique Histoire officielle mais à deux occasions : 1/ un texte littéraire de J.Verdiel basé sur la population hébétée de Saint-Etienne bombardée (sans avoir commis de faute) ; 2/ un reportage télévisé unique mentionnant que Le Havre avait eu 3000 morts quand le commandement anglais avait refusé aux Allemands de laisser sortir la population civile avant la confrontation entre militaires/le bombardement et canonnage anti-avions (j’avais demandé sur le Forum Aérostories s’il s’agissait d’un canular ou mensonge néo-nazi ou d’une vérité historique, et ma question fut censurée : on ne parle pas de choses comme ça, ne pouvant que générer de la haine inutilement. Overy va-t-il ici passer outre et en parler ? (puisque j’écris ça en relecture, je sais qu’il ne citera pas spécialement cette anecdote du chef allemand « identifié comme humaniste » au Havre par les services anglais, pensant faire pression en menaçant d’exterminer les civils français, et le faisant finalement puisque la pression psychologique a échoué ; mais Overy va donner le tableau d’ensemble, qui confirme autrement l’atrocité en question).
* Page 745 (RC) : « Les raisons implicites de ces bombardements, et leurs conséquences sur les populations prises dans la spirale de l’expansion allemande, sont rarement étudiées de manière aussi méthodique que le bombardement de l’Allemagne ; pourtant, ils provoquèrent la mort de 70 000 à 75 000 personnes, si ce n’est davantage – dont la plupart appartenaient à des peuples favorables aux Alliés. »
--> Je suis très content (quoiqu’un peu coupable car c’est peut-être morbide/voyeur) de trouver ici ce qui n’est pas étudié habituellement, merci Monsieur Overy. Toutefois, mon approche morale est différente : je suis individualiste et non socio-politologue, donc ce qui me heurte n’est pas que l’on est écrasé/massacré des « peuples amis », mais que l’on ait tué des individus innocents, des bébés notamment, au nom de discours totalement menteurs sur la culpabilité. Hélas ces horreurs sont compatibles avec la logique biblique (bombardement incendiaire de Gomorrhe, extermination totale des villes cananéennes refusant l’esclavage imposé par les Hébreux), mais personne ne semble réfléchir pour comprendre que la « tolérance » ne tient pas debout quand on oblige à accepter les religions bibliques (horribles) et interdit (évidemment) le néonazisme et maintenant l’apartheid. La propagande est toutefois atrocement logique, dans la malhonnêteté : répéter chaque jour que la faute immense est la Shoah, et la relative complicité de tous ceux qui ne se couchent pas sous les reproches israélites/sionistes ; quant aux massacres de bébés ici ou là (de bébés non-Juifs, donc bébé-chiens selon Jésus-Christ lui-même, le plus « humaniste » des Israélites), c’est immensément secondaire, oubliable… Bravo d’oser en parler, Mr Overy, même si parler de peuples insulte la respectabilité individuelle (même en Allemagne dans telle ville pronazie, l’opposant silencieux ou emprisonné ne méritait pas d’être assassiné par une pluie de bombe « ne faisant pas de détails »).
* Page 745 (RC) : « Selon le PWE britannique, créé en 1941, le bombardement des zones occupées permettait à la fois de "briser le moral" et de "remonter le moral". Les collaborationnistes et les Allemands sortiraient démoralisés de cette expérience ; quant à ceux qui ne collaboraient pas, la perspective d’être libérés leur donnerait du courage. Etre bombardé pour être libre, voilà qui semble paradoxal aujourd’hui ; mais cette idée fut au cœur de la plupart des bombardements qui émaillèrent le continent européen entre 1940 et 1945. »
--> Cela me paraît tellement absurde que je ne conçois pas l’absence d’objection à l’époque (même si elle resta sans doute cantonnée à de très minoritaires opposants pacifistes). En effet, « être bombardé donc être libéré » oublie un terme majeur : « sans être tué ». Enfin, c’est peut-être un jeu de mot horrible (ou amusant pour les adeptes de l’humour noir) : les tués aussi étaient libérés de cette vie terrestre horrible qu’ils vivaient… Mais cela conduit à dire que l’extermination nucléaire de la planète serait une bénéfique « libération », et – même si ce n’est pas idiot (Schopenhauer : un monde sans être humain serait un monde sans être humain malheureux) – il convient je pense de voir les alternatives avant d’en arriver à pareille extrémité. Une famille voyant le quartier voisin décimé et les militaires-occupants fuir pourra effectivement dire : « on a été bombardé, et ça a fait qu’on est libéré, c’est bien », mais pourquoi ignorer le hurlement de la jeune maman dont le bébé est mort dans les flammes, et à qui l’on dit que c’est bien pour sa liberté à elle ? Imposer son opinion en écrasant celle d’autrui, sans argument altruiste (refuser de se mettre à la place de l’autre) paraît moralement condamnable. Comment peut-on dire encore en 2015 que l’intelligence et le Bien ont là triomphé de la Barbarie stupide et atroce ? A part la propagande, débilitante, je ne vois pas d’autre explication.
* Page 746-747 (RC) : « les Alliés tentèrent donc d’encourager les populations occupées à participer à leur propre libération – alors même qu’elles étaient régulièrement victimes de bombes. Tout au long de la guerre, il fallut donc, du côté des Alliés, faire des choix particulièrement embarrassants : quel degré de dommages infliger à des cibles situées au beau milieu de populations potentiellement amies (…) L’érosion des restrictions éthiques, concernant le bombardement de villes industrielles allemandes, fut un problème bien moins délicat que ce dilemme moral : tuer des civils que les victoires militaires allemandes avaient transformées en otages. Bombarder les ennemis, mais aussi les amis »
--> Cet argumentaire m’intéresse, très vivement, mais je suis réservé sur son objectivité. Né (en France) dans les années 1960, je n’ai pas eu à choisir entre Pétain collabo et De Gaulle résistant, en 1940 puis 1944, mais la situation me parait infiniment moins simple qu’une scission franche et claire amis/ennemis des anglo-saxons. Personnellement, avec une machine à remonter le temps imaginaire, si j’avais eu à voter entre Pétain et De Gaulle, j’aurais voté blanc, pour plusieurs raisons : 1/ Les deux sont patriotes xénophobes, chantant leur « qu’un sang impur abreuve nos sillons » ou l’équivalent, partisans de l’indigénat que je trouve inadmissible moralement ; 2/ Entre l’un acceptant de tuer les bébés Juifs et l’autre acceptant de tuer les bébés allemands, je ne vois pas de Bien moral : 3/ Spolier les Juifs me paraît affreux, mais ce n’est pas aussi simple si les Israélites espèrent eux-mêmes spolier les Palestiniens avec leur religieux hymne « l’an prochain à Jérusalem » ; 4/ Entre les assassins de résistants et les assassins de collabos, il n’y a que des tueurs ; 5/ Les deux camps clament ennemis « ceux qui ne sont pas avec eux », et "la réserve prudente en se focalisant sur sa propre survie familiale" n’est pas classée sagesse mais Mal, des deux côtés, c’est totalitaire horrible, pareillement (j'ai certes entendu l'histoire ou chanson disant l'argument suivant : "les méchants sont venus tuer les Noirs et je n'ai rien dit parce que je ne suis pas noir ; et puis ils sont venus tuer les Juifs et je n'ai rien dit parce que je ne suis pas juif ; et puis ils sont venus me tuer, et personne n'a écouté parce qu'ils n'étaient pas moi, et j'ai regretté infiniment de n'avoir pas entamé le combat à la première alerte". Mais c'est simplement malhonnête, destiné à bétonner la dictature israélite sans droit à l'inimitié en retour, car... pourquoi la communauté Juive n'a-t-elle rien dit contre l'esclavage et génocide des Amérindiens avant de devnir victime à son tour ? et actuellement, la moindre résistance à la pression sioniste est diabolisée, mais... pas question de déclarer les Etasuniens coupables que quoi que ce soit, ça invalide tout l'édifice, simplement menteur, nous prenant pour des idiots demeurés, à tort. ; 6/ Je classe en criminels les Allemands envahissant/asservissant, mais aussi les anglo-saxons (devenus dominants en massacrant racistement les Amérindiens, puis les autres peuplades outre-mer refusant leur domination écrasante, raciste), personne ne symbolise l’humanisme dans cette guerre. 7/ Je vois bien que les anglo-saxons et De Gaulle se sont alliés aux staliniens que je n’aime pas (parce que le « travail égal quelle que soit la performance » conduit à la misère, même avec dictature policière), et je n’aime pas l’autoritarisme nazi/fasciste non plus, la bipartition entre monstres me laisse neutre (pas au milieu hésitant ailleurs rejetant les deux). 8/ Pétain veut être idolâtré en Sauveur de la Patrie mais il semble que le super-ambitieux militaire De Gaulle veuille pareillement commander semi-militairement la France, désapprouvant les débats pour faire régner l’autorité, les deux me déplaisent ; 9/ Pétain a évité la poursuite jusqu’au-boutiste de la guerre de 1940, qui aurait pu exterminer la population française (ce qui convient très bien à De Gaulle et sa poignée de proches enfuis en Angleterre, pour revenir commander après écrasement anglo-saxon des Allemands), mais Pétain approuve l’esclavage des vaincus dit Service de Travail Obligatoire dans les usines militaires, et je trouve ça aussi horrible. Donc je voterais blanc. Hum, mais chut : encore aujourd’hui, il est interdit de se montrer clairvoyant, donc dégoûté par tous les candidats.
* Page 758 (RC) : « Même si la campagne aérienne ne mit pas fin à son hostilité envers les Allemands, une grande partie de la population française était désormais convaincue que l’on aurait pu trouver une stratégie moins destructrice pour aboutir au même résultat. (…) Harris expliqua à Portal que la meilleure façon de ralentir la guerre sous-marine allemande et de susciter la peur au sein de la main d’œuvre française était de mener de vrais "blitz" sur Brest, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle et Bordeaux (…) finit par recommander d’abandonner toute précaution et de détruire, par le biais d’attaques sur zone, les villes qui hébergeaient malgré elle les sous-marins allemands. »
--> Cela me paraît aussi atroce que le scandale du militarisme 1914-18, où les jeunes français étaient sommés sous peine de mort d’aller se faire tuer ou tuer l’ennemi. Des esclaves employés en usine d’armement (sous peine de mort s’ils rechignent) sont-ils moralement « à tuer » ? C’est une question éminemment difficile, et qui fut tranchée évidemment par des décideurs sans consulter les populations électrices… Pire : il semble que c’est ce qui s’est passé pour la main d’œuvre des camps de concentration citée dans les chapitres sur l’Allemagne : les Alliés ont tué les esclaves, en affirmant que les esclavagistes en portaient l’entière responsabilité, et les esclaves refusant le travail n’ont bien sûr plus été nourris à rien faire et ont été exécutés. Dans leur cas, c’est considéré comme une horreur totalement inhumaine (et totalement imputée aux esclavagistes anti-Juifs, en oubliant le Travail Obligatoire des Indigènes dans l’Empire Français, semi-esclavage contre lequel se sont révoltés les Malgaches en 1948, en étant massacrés). La malhonnêteté, pro-juive, pro-sioniste, semble régner et empêcher une analyse objective de la situation. Personnellement, je considère l’esclave innocent et l’esclavagiste coupable, mais… le sioniste coupable (sauf anomalie jamais vue de sioniste exigeant que les USA soient pareillement rendus aux Amérindiens). Ma position est donc interdite, on ne peut donc pas réfléchir librement. Libéré ou non par les bombes massacrantes, il y a 70 ans. La loi Gayssot s’inscrit dans la même veine : au nom de la libération, on nous a soumis à une autre dictature, l’offense au dogme étant punie de 2 ans de prison (et la philosophie sceptique : interdite, réfléchir et douter est officiellement le Mal)…
* Page 759 (RC) : « Lorient (…) pas un seul édifice de la ville n’était encore debout ou intact : la ville était "morte" – à l’exception des abris de sous-marins, que cette pluie de bombes avait laissé indemnes. »
--> C’est la thèse principale du livre d’Overy : le bombardement a énormément tué de civils mais a été inefficace militairement. Et moi je suis gêné par cet argumentaire, parce qu’il me semble sous-entendre l’inverse « les Historiens auraient dit pleinement d’accord aux massacres de civils, bébés et autres, si cela avait hâté la fin de la guerre (comme pour Hiroshima et Nagasaki) ». Au contraire, je juge qu’un meurtre d’innocent est un meurtre d’innocent, totalement condamnable, et dire que c’est la faute de l’autre, qui a commencé en ce sens, ne me parait pas innocenter les tueurs. Je l’ai déjà dit plus haut je crois : si le violeur Machin a tué telle jeune fille, ça ne justifie en rien de violer et tuer sa fille à lui ! Oui mais… cette objection est en Occident interdite, car classée « antisémite », car débouchant sur la conclusion « si l’humanité goy, partie germano-austro-franco-polonaise a massacré 6 millions de Juifs, ça ne justifie en rien de massacrer/chasser sa partie palestinienne : recréer Israël 1948 créait d’autres brimés innocents, ça n’est pas une réparation correcte à la brimade reçue par des innocents. » Hum, interdit, classé « antisémite », même si l’exact contraire : les bébés juifs (et renégats juifs comme moi) sont totalement innocents, en imposant la dictature des racistes majoritaires parmi les juifs, on risque un retour de bâton terrible, Shoah numéro 2 raciste, se trompant de colère et massacrant jusqu’aux bébés et opposants. Mais personne ne réfléchit jusqu’à dire ça, pas même Overy égratignant le dogme ici ou là.
* Page 762 (RC) : « Les raids de l’automne 1943 suscitèrent en France un mélange d’indignation et de perplexité. En 1943, en effet ; 7 458 personnes moururent sous les bombes – presque trois fois plus qu’en 1942. »
--> Ce décompte me paraît loin du problème posé, car il inclut aussi bien des soldats allemands, des collabos, des résistants, des femmes au foyer infiniment loin de tout ça, des bébés totalement innocents. Le problème ne me paraît pas tant le nombre que l’innocence tuée. Enfin, il faut évidemment émettre une réserve, contre moi-même, en m’inspirant d’un film ou d’un rêve : tel affreux méchant allait massacrer tout le monde, et se protégeait de la police avec un bébé en bouclier humain… la police a tiré, tuant le bébé certes, mais sauvant un million de personnes, n’est-ce pas compréhensible ? Effectivement, dans un cas comme ça, il faudrait peser le pour et le contre quitte à admettre l’assassinat hélas d’innocent, mais… contre-argument, et dans un domaine presque totalement occulté par Overy : la guerre Axe-Alliés visait à interdire à l’Axe de conquérir un Empire comme l’avaient faits les Alliés (conquête des USA, conquête des empires britannique et français etc., conquête de l’empire soviétique à partir de la révolution dans 2 villes). Donc, en voulant épargner la vie de soldats livrant une guerre injuste (interdisant racistement/xénophobiquement aux autres de faire des atrocités comme les nôtres), il n’était nullement légitime de tuer des innocents, il aurait fallu convoquer une conférence mondiale pour condamner toutes les conquêtes, ou toutes les frontières. Les soi-disant grands hommes Churchill et De Gaulle étaient à mon sens des monstres. Qu’ils aient pris de plein fouet, après-guerre, la révolte des colonisés (Inde, Indochine, Algérie) leur a salutairement fichu une grande gifle, mais ils auraient mérité une condamnation personnelle à Nuremberg, pour crime contre l’humanisme. Donc qu’ils aient fait tuer des innocents me parait totalement inexcusable, la moralité était ailleurs, dans le mea-culpa occidental aigu. Et ça reste entièrement d’actualité : au lieu de faire la guerre aux Islamistes, en tolérant de tuer 0,1% de bébés en dommages collatéraux, il faudrait convoquer une grande conférence ONU déclarant raciste la domination étasunio-sioniste (incohérente sauf racisme), raciste la religion judéo-chrétienne (ou israélite seule, en déclarant apocryphe l’Evangile de l’Israelite Matthieu, même si c’est celui qui sanctifie Marie et « justifie » le catholicisme), etc. Mais c'est interdit, très strictement, au nom de l’antisémitisme… quitte à faire tuer en retour les innocents bébés juifs par les Islamistes fous de haine. Pourquoi personne ne réfléchit ? Oh, il est plus commode de ne pas lire les horribles textes sacrés, d’aller à la messe (ou se dire chrétien) en escomptant obtenir la vie éternelle, c’est simplement « gravement idiot, et complice de malhonnêtes gens ». Oui, ça dépasse le sujet d’Overy, d’accord, mais merci à cet auteur de faire réfléchir et comprendre les mécanismes.
* Page 770-771 ‘RC) : « Le 4 février 1944, Laval fit paraître des directives détaillées sur la politique d’évacuation (…) Les principales catégories étaient les mères, les enfants et les femmes enceintes, même s’il y avait aussi les vieillards et les infirmes ; ceux qui restaient étaient classés "indispensables" (administrateurs et fonctionnaires), "nécessaires" (ouvriers et cols blancs, médecins, travailleurs sociaux) ou "utiles" (…) Les familles, néanmoins, se montrèrent peu favorables à l’évacuation : elles craignaient le pillage si elles quittaient leur foyer, et n’appréciaient guère la perte d’autonomie et la dépendance à l’aide sociale »
--> Effectivement, ce tableau est infiniment loin des discours simplificateurs des politiciens actuels. Chaque fois que j’ai entendu le nom Laval, c’était comme « le monstre antisémite Laval », et là, il s’efforce de sauver les innocents ? Et puis, les gens restés dans les villes bombardées, et peut-être mortes lors de re-bombardement ultérieurs n’étaient pas forcément des pro-allemands tenant tête aux Alliés pour continuer à servir l’horrible troisième Reich, mais pouvaient être des gens apeurés, craignant à raison les pillages comme tout le monde quittant son domicile. Au passage, voir classer « indispensables », très supérieurement nécessaires, les fonctionnaires me fait sourire, quoique ce soit peut-être un anachronisme (la grève chronique et le mépris de l’usager-pas-client datant peut-être d’après-guerre, je ne sais pas).
* Page 771-772 (RC) : « Les Français soumis aux bombes encouraient donc deux risques : la destruction et la mort liées aux raids, et la cruelle autorité de l’occupant. Ce dilemme fut exploité sur le plan politique par les deux camps, au cours de la guerre. La propagande allemande nomma les forces alliées des "aviateurs terroristes" (…) et l’on incita la presse française à se focaliser sur la caractère barbare et non discriminé des attaques. (…) funérailles officielles, accompagnées de discours condamnant le massacre des innocents. (…) Ce comité contribua à la redistribution, aux victimes des bombardements, d’une partie des appartements et des meubles juifs dont la confiscation avait été encadrée par les Allemands. »
--> Oui, le tableau était certainement moins simple, au quotidien, que le devoir de désobéissance requis par les Alliés (et par les tribuns français après-guerre, jusqu’à aujourd’hui). Enfin, j’entends bien que les discours clament qu’en chaque goy sommeillait, et sommeille encore, un antisémite à contrôler très sévèrement, mais je répète que c’est criminellement idiot : les textes sacrés israélites, légaux et couverts par les Droits de l’Homme « Universels » comme par les leçons modernes de « Tolérance laïque », sacralisent le racisme anti-goy, pratiqué ouvertement en Israël (discrimination raciale pour devenir fonctionnaire ou avoir droit de migration), et ce privilège insensé conduit à la révolte violente se trompant de colère, avec la complicité des dictionnaires (et académiciens stupides) faisant l’amalgame entre Juifs d’ascendance (a priori innocents) et Juifs communautaristes (racistes, attirant racisme inverse sur des innocents).
* Page 773 (RC) : « Les émissions de la BBC, très écoutée en France, incitaient les Français à considérer la Résistance et les bombardements comme les deux faces d’une même pièce. (…) 155 millions de tracts en 1942, et 294 millions en 1943 (…) Presque tous les médias officiels, dans la France de Vichy, voyaient dans le bombardement un pur et simple crime. »
--> Je pense que Vichy (criminel par ailleurs) avait là raison, et que l’argumentaire anglo-saxon est irrecevable : auprès d’une mère enterrant son bébé brûlé vif par les Alliés, quel réconfort peut procurer le prétendu argument « il s’agit de tuer les méchants, pour le vrai bien des gens ici » ? Ce n’est pas une opinion différente, c’est un mensonge carrément immoral, monstrueux, traitant les individus en pions négligeables. J’ajouterais avec le recul que c’était, en plus, pour des valeurs horribles, comme le droit de certains à bâtir un Empire en brimant les autochtones (Empire britannique, dont les USA devenus indépendants) – même si les Français ne semblaient pas préparés à l’autocritique eux non plus dans ce domaine. Ce n’étaient pas des anges qui massacraient ainsi des milliers de civils, non, pas du tout.
* Page 781-782 (RC) : « la plupart des dommages étaient dus au sabotage, que la Résistance envisageait comme un moyen plus efficace d’atteindre les mêmes fins, et moins coûteux en vies humaines (…) entre la moitié et les quatre cinquièmes de leurs bombes en dehors de la zone cible ; en ce sens, Harris et Spaatz avaient eu raison de rappeler que de grandes formations de bombardiers lourds n’étaient pas le meilleur moyen de remplir l’objectif des Alliés – à savoir destruction précise des cibles et limitation des pertes françaises. »
--> Oui, c’est paradoxal, comme le note Overy : le raciste Harris voulant exterminer les civils Allemands se mettait là dans le rôle du Gentil pour épargner les innocents parmi les Français… Je n’en juge pas moins que cet horrible général relevait de Nuremberg pour amorce de génocide, comme les généraux nazis.
* Page 785 (RC) : mention des soldats américains tués par bombes alliées mal ciblées, amenant Eisenhower à ne plus utiliser les imprécis bombardiers stratégiques au niveau tactique.
--> Cela me rappelle la complainte du livre sur Tokyo, pleurant les 0,7% d’aviateurs américains tombés tout en se félicitant des dizaines de milliers de civils ennemis tués. Sans l’horreur nationaliste, traitant l’étranger en sous-homme, ça n’aurait pas de sens – et je juge que ça n’a pas de sens .
* Page 789 (RC) : « Les commandants de bombardiers étaient eux-mêmes mécontents de ce qu’on leur demandait de faire ».
--> Oui, le sens éthique existait, à l’époque, visiblement, mais broyé par la logique militaire d’autoritarisme. Pas un mot de cela sur les médias modernes évidemment : le seul Mal, officiellement, ça reste l’ennemi… (et quiconque le conteste se verrait traité de néonazi antisémite)…
* Page 790-791-792 (RC) : « Europe orientale : partout sauf à Auschwitz… (…) Au moment où les Alliés examinaient les requêtes de l’Agence juive, en effet, la 15e force aérienne américaine entamait une série de raids contre le complexe I.G.Farben de Monowitz, où les prisonniers du camp de travail d’Auschwitz étaient contraints de se rendre quotidiennement à pied. »
--> Oui, Overy ne le dit pas en clair, mais certaines des « victimes juives de l’Holocauste nazi » sont tombées sous les bombes alliées, en reportant tout le tort évidemment sur les Nazis, de manière incontestable jusqu’à aujourd’hui sous peine de prison pour prétendu néonazisme/antisémitisme. Le mensonge règne. Et pas un mot sur le fait que les esclaves étaient astreints au travail plutôt qu’exterminés, il y a comme quelque chose qui cloche dans le tableau, mais la loi interdit de douter du dogme. Au nom de l’intelligence et de la liberté, bien sûr. Ça c’est cohérent, dans la malhonnêteté intellectuelle, assumée, avec menace explicite, officielle, et au nom de la population entière bien sûr, représentée par sionistes de gauche ou sionistes de droite…
* Page 801 (RC) : « Le raid sur Ploesti (…) les pertes demeurèrent relativement faibles – à l’exception de 84 femmes tuées par un avion venu s’écraser sur leur prison. »
--> Evidemment, ces innocentes ont dues être comptées en « victimes des nazis » ayant causé cela, comme les bébés Palestiniens explosés par l’armée israélienne sont classés « victimes du Hamas »… Et toute contestation est interdite, étant classée « incitation à la haine »… et c'est d'ailleurs "prouvé" : la plupart des gens ainsi condamnés hurlent à l'injustice en montrant ainsi leur haine, effective... (En logique, c'est simplement invalide, les condamneurs pratiquant là une version de "j'ai raison puisque j'ai raison" – en cours d'école maternelle, avant 5 ans d'âge mental, ça donne ceci : Je te donne un coup de pied parce que tu es méchant / Aïe, tiens moi aussi je te frappe : une gifle / Maîtresse, il m'a giflé, ça confirme bien qu'il était un méchant, c'est prouvé, hein?)...
* Page 805 (RC) : « Le 7 novembre 1944, une force composée de 27 P-38 "Lightning" mitrailla et bombarda une colonne soviétique (…) tuant le commandant et cinq autres hommes. Trois des neuf chasseurs soviétiques envoyés pour protéger la colonne furent abattus. »
--> Aïe, cela touche un point sensible en moi, rappelant le contexte de cette lecture pour moi. Je suis passionné d’avions bipoutres (dont le plus construit de l’Histoire fut le P-38) mais je suis très mal à l’aise que ce soit un engin tueur (par erreur de soldats alliés comme ici, ou d’ennemis, ce n’est pas mon problème. Oui, je ne cherche pas tant à sauver rétrospectivement des innocents qu’à conjurer en moi la contradiction entre esthétique/technique et éthique…)
* Page 811 (RC) : « La cible choisie, l’usine aéronautique Fokker d’Amsterdam (…) Une bombe frappa l’église Sainte-Rita, dans laquelle 500 écoliers avaient commencé à chanter un "Ave Maria" pour conjurer le danger, une fois que la sirène s’était mise à retentir. Onze personnes furent tuées dans l’église ; et 29 autres moururent quand une bombe frappa la salle d’attente d’un médecin. »
--> Concernant ces horreurs, je ne pense pas tout à fait comme la pensée commune : je ne classe pas en innocents absolus les gens allant prier à l’église sous les bombes. A mon avis ce sont de pauvres gens crédules, croyant les idioties religieuses sur les miracles. Et ce sont des incultes n’ayant pas lu les Textes Sacrés qu’ils prétendent vénérer, ou bien ce sont des criminels approbateurs de ces textes (massacre raciste des Cananéens dans l’Ancien Testament, appel à tuer « les parents éloignant leurs enfants de Dieu » dans le Nouveau Testament, d’où génocide amérindien et conquête mondiale par les armes, tuant les récalcitrants, pour délit d’opinion)…
* Page 813 (RC) : « Pays-Bas (…) Un article de une du Haagische Courant, évoquant une attaque de bombardement qui avait fait 22 morts, eut ainsi pour titre "Ceci est un meurtre", et se finit sur cette question : "N’est-ce pas là un acte terroriste ? ". (…) Un rapport envoyé au PWE indiqua que les gens étaient "passifs et lâches, tout simplement" (…) S’abattit alors sur la population une pluie de bombes et de tracts – les seconds conçus pour expliquer les effets libérateurs des premières. »
--> Personnellement, je suis d’accord que tuer des innocents est un meurtre, qu’il y ait officiellement « guerre » ou pas. Quant à exiger, sous peine de mort (ou en commençant à les tuer) que les quidams se révoltent suicidairement contre les autorités militaires écraseuses, je trouve ça totalement criminel, injustifiable. La preuve est que ce serait jugé totalement intolérable si c’était subi en sens inverse : si les soviétiques avaient bombardé la France 1950 tant qu’elle ne se révolterait pas contre la dictature du Grand Capital, avec tracts mêlés aux bombes, cela aurait été jugé totalement intolérable – non par amitié envers les héritiers oisifs exploitant le travail de peine, non par lâcheté refusant le courage normal, mais parce que la tuerie est pire que le mal en place, c’est un mal encore plus grand. D’ailleurs, dans le livre précédemment examiné sur les bombardements américains de civils japonais, l’argumentaire échouait totalement à se justifier, et se retranchait derrière le dogme sur la Shoah, autorisant à exterminer en représailles les civils, les bébés… Alors que si le massacre de bébés était autorisé, la Shoah ne serait pas monstrueuse – moi je trouve que le massacre de bébés juifs était monstrueux, le massacre de bébés néerlandais ou japonais aussi. Le camp des lâches n’est pas selon le moi celui qui est ici accusé : si les Français n’étaient pas des lâches, ils exigeraient que la restitution de la Palestine aux Hébreux soit équitablement (antiracistement) suivie de la restitution des USA aux Amérindiens, d’où pluie d’ogives nucléaires sur la France, nous ne le faisons pas pourquoi ? par racisme projuif ? ou par lâcheté ? par prudence je pense, mais en parler devrait au moins être permis, sans mettre en prison « pour antisémitisme » les vrais antiracistes.
* Page 815 (RC) : « attaquèrent l’usine de moteur Diesel Burmeister & Wain de Copenhague. Elle subit bien quelques dommages ; mais le raid se contenta, pour l’essentiel, de mettre le feu à une raffinerie de sucre. Il s’était déroulé sous la pression du PWE, qui souhaitait que tous les pays occupés subissent au moins une fois une attaque de cible industrielle, afin de dissuader les gens de collaborer avec l’ennemi, et de renforcer le moral de la population locale. (…) Tout au long de la guerre, l’ensemble de l’activité aérienne alliée entraina la mort de 307 Danois. »
--> J’imagine la conversation entre la mère d’un bébé Danois tué ainsi, pour l’exemple, et le Political Warfare Executive (direction britannique de la guerre politique) :
– Pourquoi avez-vous tué mon enfant ?! Qu’avait-il fait de mal ?! A qui ?!
– C’était pour dissuader les Danois de coopérer avec les monstres Allemands !
– Mais c’est vous qui êtes les pires monstres ! Tuer des bébés innocents !
– Les Allemands tuent des bébés Juifs, ont tué des bébés britanniques !
– Vous êtes tous des monstres ! Affreux ! Après-guerre, j’espère que vous serez jugés et pendus ! Vous irez en enfer post mortem, en tout cas !
– Pas nous, non, justement ! Seulement les affreux ennemis !
– Pf…
* Page 816 (RC) : « Loin d’être réconforté, le gouvernement norvégien se plaignit que la destruction de l’usine Norsk Hydro, qui produisait aussi énormément d’engrais absolument essentiels pour la Scandinavie, laissait la population norvégienne, qui s’attendait désormais à une baisse de la production alimentaire, "perplexe et consternée". Qui plus est, la résistance norvégienne était parvenue, quelques mois plus tôt, à saboter toute seule la petite usine à "eau lourde". (…) Les maréchaux de la RAF, se plaignit Trygve Lie, n’avaient ni foi ni loi. (…) Les bombes tombèrent sur le centre ville, tuant 52 civils (…) Le gouvernement norvégien, une fois de plus, avertit le ministère britannique des Affaires étrangères que de raids sans objectif militaire manifeste leur aliénaient purement et simplement une population potentiellement amie. »
--> A mon avis, le principe de ces raids tuant des innocents, pour rappeler une menace en cas de changement d’alliance, était le racisme ou la xénophobie, purement et simplement : les individus n’étant pas britanniques, ils étaient en quelque sorte des « sous-humains » tuables sans remord (comme les indigènes de l’empire, un peu massacrables pour rappeler à l’ordre). Je trouve cela aussi grave que l’attitude nazie envers les Juifs traînés en esclavage (et tués pour les récalcitrants, évidemment pas nourris à rien faire compte tenu des pénuries diverses liées à la guerre).
* Page 818 (RC) : « On estime qu’en tout, 18 000 Belges furent tués, dont un tiers au cours d’opérations allemandes. (…) On estime qu’au cours de la guerre, entre 8 000 et 10 000 Néerlandais moururent sous les bombes, et près d’un dixième d’entre eux suite à des raids allemands. »
--> C’est effrayant. Comment expliquer que ces pays se soient rangés au côté des plus massacreurs de leur population civile ? Est-ce par souhait véritable ou par frayeur terrorisée ? (victoire du terrorisme allié ? un peu comme Hiroshima-Nagasaki ?). Je ne connais pas les discours de ces pays au sujet de la seconde guerre mondiale, mais s’ils ressemblent aux discours/remerciements de la classe politique française, il y a un profond malaise. Une supercherie « historique ».
* Page 819 (RC) : « une Néerlandaise écrivit au roi George VI pour lui réclamer des dommages et intérêts, suite à la perte définitive de sa maison et de ses biens [20 décembre 1945]. (…) Le ministère des Affaires étrangères contacta le ministère de l’Air pour avoir confirmation que rien ne pouvait être fait, pour ce qui relevait manifestement d’ "un risque de la guerre". Le ministère répondit qu’en effet, rien ne pouvait être fait : "Si nous commençons à payer pour ce genre de pertes, notre dette ne finira jamais. " »
--> Je trouve cette réponse consternante. L’Allemagne, ayant en 1945 une dette colossale vis-à-vis de nombreux pays, a été écrasée en réparation (les dirigeant militaires ont été condamnés à mort à Nuremberg, Overy a signalé plus haut que son industrie a été détruite à 70% après-guerre, elle a été privée pour des décennies (ou éternellement) de droit de veto ONU, etc. Bien sûr que la Grande-Bretagne pouvait pareillement être saignée pour les crimes commis, en lui retirant son empire et son droit de veto ONU, pour commencer. Il n’y a en fait aucun argument dans la réponse officielle, autre que « on refuse de payer, parce que payer coûte cher, et on n’aime pas ça, et on a le pouvoir d’imposer notre volonté ». Quelle horreur. Et nos politiciens appellent cela « le camp du Bien » ? Hum, il y a comme un léger problème, ou un énorme mensonge dirais-je plutôt. C’était à mon avis une guerre du Mal contre le Mal, c’est vraiment confirmé. Et Overy le suggère peut-être aussi, même s’il ne peut pas le dire sans perdre sa chaire universitaire, avec droit de réserve comme tout fonctionnaire j’imagine…
* Page 825 (RC) : « les offensives de bombardement de la seconde guerre mondiale furent toutes, en tant que telles, des échecs relatifs. Avant 1939, on s’attendait communément à ce que les guerres de bombardement soient courtes, cinglantes, et, selon toute probabilité, décisives ; mais les grandes offensives menées par l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis furent des aventures longues et laborieuses, des guerres d’usure, qui entraînèrent de lourdes pertes en hommes et en machines ; elles ne donnèrent pas lieu à un résultat tranché, et manifestèrent de manière flagrante le gouffre qui existait alors entre les objectifs poursuivis et l’effet obtenu ».
--> Il semble qu’Overy sous-entende là « en Europe », puisque le bombardement atomique a stoppé brutalement la guerre du Pacifique. Mais le sujet qui est le sien n’est pas le mien. En effet, il semble fier d’avoir démontré en 800 pages que le résultat obtenu ne justifiait pas de tuer tant de civils… alors que ma position est très différente : tout meurtre de bébé est un crime abominable, injustifiable, Barbare au sens où ce mot est employé par la propagande anti-islamiste actuellement. La génération d’armes suivantes, les missiles intercontinentaux à ogives atomiques, peuvent être super-efficaces militairement (décimant 50% de la population du pays visé instantanément, les survivants mourant de cancer en 6 mois, et les alliés accourus ensuite mourant de cancer en 1 an), mais c’est tout à fait horrible, moralement injustifiable, niant totalement le droit à la force armée. Mais Overy le dit peut-être plus ou moins un peu plus loin, je ne sais plus.
* Page 826 (RC) : « un membre de l’armée de l’air américaine après la guerre (…) Avant la puissance aérienne, les possibilités de détruire la force entière d’une autre nation se bornaient presque totalement à la destruction de ses forces armées. (…) la réaction des sociétés victimes de ces attaques. »
--> J’entends cela, mais je ne suis pas convaincu : les Amérindiens Caraïbes ou Mohicans ont été intégralement exterminés par les Européens. Ce qui a changé ne me paraît pas tant la possibilité d’exterminer qui serait nouvelle, que la facilité à le faire, et en regardant les horreurs commises avec distance, sans voir les agonies, sans entendre les hurlements de brûlés vifs, etc. La guerre biologique ou chimique pouvait aussi arriver à ce résultat horrible, avec nuages émis par des sous-marins au bord des côtes, par exemple, l’aérien ne change pas le fond du problème. Par contre, une tolérance incroyable a touché ces crimes de guerre là, et c’est « compréhensible » car ce sont nous-mêmes Occidentaux qui les avons commis (comme les exterminations d’Amérindiens, nullement classés crimes contre l’humanité par notre raciste loi Gayssot). On retrouve la même malhonnêteté crasse, et ultra-générale en Occident, avec l’arme atomique et le fameux traité de non-prolifération nucléaire. L’arme atomique est au moins aussi horrible que l’arme chimique, mais nos politiciens et journalistes lisent tous ce Traité comme « cette arme nous est permise, à nous et aux Israéliens qui n’ont pas signé, mais rigoureusement interdite aux autres, tellement cette arme est horrible, inadmissible »… et lire ce traité incroyable (signé par presque le monde entier, comme s’il acceptait la soumission à la menace unilatérale) révèle l’escroquerie : il est marqué noir sur blanc que les pays nucléarisés doivent désarmer, mais… hop, nos politiciens et journalistes l’ont oublié, préférant retenir le titre seulement, qui nous privilégie incroyablement, odieusement. Alors… la haine anti-occidentale et anti-israélienne monte, et explose maintenant avec les kamikazes islamistes, et il s’agit d’autres monstres, se référant comme les judéo-chrétiens à des textes esclavagistes et punissant de mort la liberté d’opinion. Mais la propagande efface tout ça, et la plupart des gens ici sont effectivement bernés, comme idiots, criminellement (mais plutôt « victimes de lavage de cerveau », à mon avis), et les avis autocritiques sont menacés de prison ou élimination discrète, quelle horreur…
* Page 831 (RC) : « Au lieu d’armes plus intelligentes, les Alliés occidentaux concentrèrent leur recherche de pointe sur le développement nucléaire, qui ne permettait rien d’autre que des destructions infiniment plus grandes, et un nombre de victimes beaucoup plus élevé. Cette stratégie paradoxale – user d’une technologie à ce point avancée, pour un résultat si peu précis – fut parfaitement illustrée par le bombardement incendiaire de villes japonaises, qui fut lancé en mars 1945, et le largage en août de bombes atomiques »
--> C’est hélas logique, dans la mesure où l’assassinat de bébés avait été autorisé par les prétendus défenseurs du Bien (l’assassinat de bébés par eux exclusivement bien sûr, l’équivalent par l’ennemi étant claironné constituer une horreur totalement inadmissible, injustifiable par quelque prétendue raison que ce soit). A mon avis, cela invalide totalement la légitimité éthique de ce camp. Qui plus est, ce livre montre que les bébés morts n’ont absolument pas été une horrible méprise assortie d’immenses excuses, mais une action délibérée, pour faire politiquement pression et obtenir le résultat désiré, terroristement (mais il est interdit de le dire, classer les Alliés occidentaux en terroristes étant classé antisémite, car ce n’a officiellement été dit que par les nazis/fascistes anti-Juifs et par les Islamistes anti-Israël). Ces manœuvres, qui se poursuivent, sont consternantes de bêtise et/ou malhonnêteté. Par ailleurs, Overy se montre un littéraire techniquement incompétent quand il affirme qu'il aurait été plus facile de viser juste que de frapper fort : pour lutter contre le cancer par exemple, il a été beaucoup plus facile de commencer par des "remèdes de cheval" tuant les zones cancérisées et hélas un peu de cellules saines, plutôt que d'inventer des molécules super-"intelligentes" parvenant à reconnaîtres les cellules cancéreuses se cachant immulogiquement derrière la signature "moi-même". Ceci dit, les cellules saines peuvent être indolores (non innervées), c'est très différent de tuer des individus au nom de la lutte contre un grand mal ayant hélas grossi à proximité.
* Page 836 (RC) : « Dans une guerre du peuple, "le peuple lui-même", ainsi que le formula Peirse, devenait un objectif légitime. »
--> Je suis en désaccord complet avec cette analyse, que n’approuve pas non plus Overy. En effet, le peuple allemand ou italien ne gouvernait nullement les bombardiers concernés, puisque un régime ultra-autoritaire décidait sans lui demander son avis (et l’inondait de propagande outrancièrement mensongère). Mais en sens inverse, et c’est immensément moins connu (merci donc à ce livre), la classe dirigeante décidait aussi sans se soumettre en rien aux éventuelles objections populaires. D’ailleurs, la propagande était aussi forcenée, avec des contre-vérités quasi systématiques, démontées dans ce livre (écrit sur la base des archives maintenant disponibles pour les historiens), même si elles restent des affirmations dites indéniables dans les articles Internet (prenant pour sources souvent les mensonges de propagande du camp dit « gentil », non monstrueux). Ceci dit, même si je dénie tout légitimité morale aux deux camps ayant choisi de massacrer les bébés sans remords, je comprends que mon implicite « interdiction de tuer des civils » est problématique : en effet, peut-être depuis Sadam Hussein dans les années 1980 ou 90, s’est constituée la stratégie de « bouclier humain », cachant les armes de terreur sous des maternités ou écoles. S’interdire de frapper alors revient à perdre la guerre automatiquement. D’accord. Simplement, je préférerais un camp du bien, même vaincu, à un camp vainqueur qui pratique sciemment le mal. Avec la restitution de la Palestine (ou moitié de la Palestine) aux Hébreux sans rendre les USA aux Amérindiens, l’Occident incarne la pourriture raciste nucléairement armée, et c’est beaucoup plus grave que de s’efforcer hélas de parer l’arme affreuse du « bouclier humain » pratiqué par l’adversaire. Les Islamistes esclavagistes me semblent affreux, mais j’espère que les Chinois feront mieux que les vainqueurs de la guerre présente – je n’en suis pas sûr, je suis pessimiste, infiniment triste. Mais j’ai peut-être rétamé menu mon encombrante aérophilie, cette fois, et ça m’aide, personnellement. J’invente des petits avions qui n’existent pas, et je méprise les armes aériennes de tous les camps (tous les avions, dans mon rêve, seraient des pompiers bombardiers d’eau ou ambulances, sur papier car l’avion est un luxe inutile, de privilégiés méprisant la majorité pauvre du monde – tenue à l’écart de nos frontières par nos armées, après que nos pauvres soient allés massacrer les Amérindiens, c’est à pleurer de honte, ce tableau).
* Page 843 (RC) : « La propagande, dans tous les grands pays soumis aux attaques, se concentra sur la nature barbare de l’ennemi – et, par conséquent, la nature civilisée et honnête de leur propre société. Le thème de la barbarie était facile à relier à la destruction des villes et des joyaux culturels qui en résultait, et possédait une véritable résonnance historique. Le terme "barbare" permettait n effet de bien faire la distinction entre la communauté menacée et ceux qui étaient étrangers à la race (…) tout au long de la guerre, le département Publicité du ministère de l’Air s’efforça, de manière répétée et efficace, d’opposer le bombardement britannique empli de décence et le terrorisme insensé de l’ennemi. »
--> Oui, le racisme était alors la règle du monde, mais c’est oublié par nos tribuns le limitant exclusivement à l’ennemi d’alors, avec en réparation le don de la Palestine aux Juifs… en oubliant que si les Juifs étaient restés une communauté distincte, sans se diluer dans l’humanité, c’est parce qu’elle se fondait sur le racisme endogame, le piston familial étendu à la communauté raciale. Autre point : je ne suis pas davantage d’accord pour tuer les bébés de barbares que les bébés de civilisés, certains peuples dits primitifs me paraissent pacifistes admirables, comme certaines tribus isolées d’Amazonie, tandis que les lieux culturels européens me paraissent pourris : palais d’aristocrates semi-esclavagistes, cathédrales d’admirateurs du terroriste Jésus appelant à tuer horriblement les parents éloignant leurs enfants de Dieu, galeries d’art ou musées pleines de crottes baptisées art par des snobs fiers totalement à tort.
* Page 846-847 (RC) : « entre Churchill et Staline à Moscou, le 12 Août 1942 (...) M. Staline a convenu que le bombardement était d’une extrême importance (…) Il ne fallait pas seulement bombarder l’industrie allemande, mais aussi la population. (..) Le Premier Ministre (…) En ce qui concerne la population civile, nous l’avons considéré comme une cible militaire. Nous n’avons pas imploré la clémence, et nous ne ferons preuve d’aucune clémence. »
--> Oui, quand je disais que les Britanniques et Etats-Uniens me paraissaient aussi criminels que les Allemands et Italiens, ce n’était pas pour dire que les Soviétiques étaient les seuls admirables. Le dogme occidental est que les monstres du vingtième siècle sont l’Axe et le Communisme (avec les célèbres faux procès, les populations déplacées de force, les goulags, l’extermination des résistances). C’est pour ça que je disais que 1939-45 (ou 1941-45 avec URSS, USA ? Japon) me semblait une guerre du Mal contre le Mal (les militaires Japonais ayant aussi été horribles en Chine et aux Philippines).
* Page 852-853 (RC) : « La Grande-Bretagne s’efforça donc, par tous les moyensn de maintenir le subterfuge suivant : c’était les Allemands qui infligeaient la terreur, tandis que la RAF ne frappait que des cibles militaires. (…) Après les premières attaques aux armes V, le Département Planification du Ministère britannique de l’Air expliqua que, puisque l’Allemagne avait désormais délibérément fait le choix de "tactiques terroristes" contre des civils, il était temps de riposter de la même manière. Le directeur des services de renseignement, cependant, ne voyait pas vraiment l’intérêt de "déclarer notre intention de nous comporter comme des sauvages, alors que nos agissements, par le passé, se sont inévitablement révélés extrêmement sauvages." (…) transgressait toutes les règles admises pour la conduite de la guerre moderne, que ce bombardement soit mené par les Allemands, les Britanniques ou les Américains. On avait d’ailleurs bien conscience de ce problème à l’époque. A l’été 1945, les Alliés victorieux eurent d’abord l’intention d’ajouter le bombardement de villes aux chefs d’accusation qu’ils étaient alors en train d’établir pour les principaux criminels de guerre allemands. Sur le conseil du ministère britannique des Affaires étrangères, cette charge spécifique fut discrètement retirée (…) Convention de Genève, établie en 1949 »
--> Je ne comprends pas l’idée de sauvages = brutes atroces et civilisés = doux policés, puisque les prétendus civilisés se montraient atroces en cas de guerre, déjà en 1914-18, et la conquête Américaine a été un modèle d’horreur de la part des prétendus civilisés, prétendant incarner l’Amour chrétien. Mais ça se comprends je pense dans le cadre du mensonge fondant l’Empire britannique (futurs USA inclus, et Empire français pareillement) : on classait menteusement les rebelles en sauvages, et cela autorisait à les écrabouiller. C’est une honte organisée, et couverte par les Eglises, foncièrement malhonnêtes (le Dieu d’Amour désignant le génocidaire du Déluge et de Gomorrhe, commandeur du pro-juif génocide des Cananéens, et Jésus ajoutant qu’il faut tuer par noyade cérémoniale les parents éloignant leurs enfants de Dieu – ce qui fait qu’une génération après, il n’y a plus que des morts et des croyants dans son Dieu judaïque…). Le mensonge généralisé, le racisme tueur, semble avoir été la marque de cette prétendue civilisation. Alors… la mascarade de Nuremberg, épargnant les criminels Alliés tueurs en masse de bébés allemands/italiens/japonais/français etc. se comprend très bien, ce n’est que l’amnésie incroyable des donneurs de leçon actuels qui est incroyable : chaque 8 mai sous ma fenêtre, le maire de ma petite ville clame l’honneur de la victoire 1945 contre la barbarie nazie, avec applaudissements unanimes, et présentation aux informations télévisées des gouvernants récitant la même « histoire », devenue dogme (sous menace d’emprisonnement pour « antisémitisme »)… Oui, ne pas élire la juive « race élue » (racistement) est classé constituer le racisme, il est monstrueux que tout ce qui se prétend intelligence en Occident ne perçoive pas cette aberration. Cela sert certes l’injustice Israël+NewYork juifs, mais avec l’immense danger d’un retour de bâton raciste, se trompant à nouveau de colère, et pouvant déboucher sur une Shoah numéro 2 en massacrant les bébés (et renégats comme moi) innocents… Le subterfuge est entièrement basé sur la manipulation malhonnête du concept de risque (ou devoir de précaution) : les autorités, officiellement en France en tout cas, s’autorisent à condamner au nom du risque envisagé, tout en décidant librement d’ignorer d’autres risques. Ainsi on autorise l’alcool et on interdit le cannabis, on autorise la voiture de loisirs tuant des milliers de gens chaque année et on interdit le maïs transgénique qui pourrait peut-être perturber le taux sanguin de sucre chez les rats étudiés… Alors on interdit de signaler le racisme judéo-chrétien (incontestable dans les textes sacrés vénérés, expliquant la désinvolture dans le bombardement de bébés palestiniens « = chiens ») dont la condamnation pourrait sauver les bébés futurs d’origine juive, et on réprime sévèrement tout ce qui résiste à la domination judaïque, ou voudrait en rire, même (comme le disait une interviewée beure filmée à visage caché après la tuerie de Charlie-Hebdo : « se moquer de l’Islam est classé ici Liberté d’expression, alors pourquoi se moquer du judaïsme est classé antisémitisme ? » – personne anonyme nom invitée à débattre puisque classée criminellement antisémite…). Overy n’en parle pas, mais le mensonge diabolisant l’autre (et interdisant l’autocritique) reste la norme, affreuse.
* Page 854 (TD) : « La moralité du "dent pour dent" avait un sens biblique dépourvu de faux semblant, qui pouvait être largement approuvé (…) on la retrouve d’ailleurs dans les termes bibliques qui furent choisis pour nombre des grandes campagnes de la RAF – opération "Gomorrhe" (…) Le grand public américain n’adopta cette moralité que de manière indirecte, puisque les avions allemands ne menacèrent jamais les villes des Etats-Unis. Pendant le Blitz, l’Amérique fut inondée de propagande britannique »
--> Au lieu de dire que la Bible justifie les meurtres de bébés, je dirais rigoureusement le contraire : le caractère inadmissible des meurtres de bébés rend inadmissible la Bible (ses 3 volets, gouvernant Judaïsme, Christianisme, Islam). Enfin, ce n’est pas exactement « dent pour dent », le problème, c’est « tuer le bébé de qui a tué votre bébé » qui constitue une horreur, mais le génocide des Cananéens est pire encore dans le texte prétendu sacré : tuer les bébés de parents refusant leur esclavage… Il faudra que je lise le « Traité de la tolérance » de Voltaire dont parlent tant les journalistes en ce moment : l’idiotie dure-t-elle depuis trois siècles, avec moult millions d’exterminés pour résultat ? Overy ne voit-il donc pas l’immense problème en cause ?
* Page 855 (TD) : « Si nombre de membres de l’Eglise anglicane se montrèrent partisans d’une campagne de bombardement, par exemple, ce fut selon le jugement éthique suivant : la plus grande obligation morale des chrétiens était de garantir la survie de la nation, non de se soucier des moyens permettant d’y parvenir. (…) il n’est guère surprenant que lors de la Seconde Guerre mondiale, étant donné les termes du combat, le plus haut degré moral ait toujours été l’appel à la survie nationale. »
--> Je ne comprends absolument pas l’argumentaire ici fourni : selon le Pape (et sans doute les théologiens catholiques), la communauté des Catholiques du monde est unitaire, sans rapport aucun avec la nation. J’ai lu les 4 Evangiles, et je n’ai trouvé aucune allusion de Jésus à la Nation (si ce n’est son racisme selon lequel seules les tribus d’Israël sont les enfants de Dieu, les non-Juifs étant des chiens)… L’Ancien Testament est certes royaliste disant que Yahvé ferait les Juifs « rois de toutes les Nations », mais cela me paraît totalement immoral. Après les horreurs du nationalisme en 1914-18, il me semblait évident que le nationalisme, fondé sur le rejet de l’étranger (« coupable » d’être né « bébé de l’autre côté de la frontière ») était considéré comme une horreur. Racisme et xénophobie me paraissent aussi coupables, comment Overy peut-il ne pas en dire un seul mot (de réserve, pour le moins) ? Aujourd’hui en Europe, après le mouvement d’Union Européenne fraternisante, il y a un renouveau de nationalisme, de rejet de l’autre, mais cela me paraissait intrinsèquement, presque évidemment, mauvais. Avec l’afflux des migrants du Sud et de l’Est, notre opulence est certes menacée, mais cette opulence sans partage était immorale, à mon avis. (Sans partage au mérite individuel, veux-je dire, puisque je ne suis pas d’avis de payer le refus de travail façon RMI/RSA, ou le refus d’effort façon communiste/fonctionnaire). C’est une question très élémentaire d’altruisme : si on était né en pays pauvre, on voudrait tenter sa chance en pays riche, pourquoi alors l’interdire à autrui ? Quel mérite personnel y a-t-il à être né ici ou là ? Et puis… des dizaines de millions de pauvres Européens ayant migré en Amérique, il serait juste qu’on laisse pareillement les pauvres du Tiers Monde migrer vers ici – ou sinon, équitablement, il faudrait chasser les Etasuniens dépourvus de sang amérindien comme ont été chassés les Palestiniens, et avec cet afflux de 200 millions de migrants étasuniens, l’opulence européenne disparaîtrait. Sans cela, c’est l’immoralité qui règne, nucléairement armée, c’est immensément horrible, Overy semble n’avoir rien compris au problème, tout professeur supérieur soit-il.
* Page 860-861 (RC) : « En août 1947 (…) grand exercice (…) 500 bombes atomiques permettraient de mettre rapidement fin à la guerre(…) exposé sur les armes biologiques, envisagées comme des outils plus efficaces encore (…) tuer les gens sans détruire les villes »
--> Effectivement, les militaires sont plein d’idées s’il s’agit de tuer au maximum sans aucune réserve éthique. Mais s’ils ne peuvent pas prétendre incarner le Bien, pourquoi leur donner les moyens d’accomplir ces horreurs ?
* Page 862-863 (RC) : « dirigeants de l’armée américaine (…) janvier 1947 (…) la guerre suivante aurait rapidement "les caractéristiques d’une guerre d’extermination". (…) Strategic Air Command (…) ne manifesta aucun regret concernant les bombardements menés pendant la Seconde Guerre. "Les villes de l’ennemi étaient pulvérisées ou complètement grillées, écrivait Le May en 1965. C’était ce qu’il réclamait, ce qu’il méritait." »
--> Je ne comprends pas que ces militaires violant explicitement la convention de Genève de 1949 ne soient pas arrêtés, démis de leurs fonctions et emprisonnés. Mais je connais hélas je crois la réponse : ils ne font qu’obéir aux présidents successifs, démocratiquement élus, par des masses de croyants américains fanatiques, vénérant l’épisode biblique de l’extermination à Gomorrhe, bébé inclus, et du génocide cananéen pour fonder Israël. Oui ça explique tout, jusqu’à aujourd’hui, et je serai neutre dans cette abominable guerre-là. Pas « lâche » frileux, non, mais opposant aux deux camps, et peut-être à l'avenir davantage massacré qu’eux… (puisque cible commune des 2 camps).
* Page 864 (RC) : « Les planificateurs britanniques (…) Un comité créé en 1960 (…) il s’agirait de détruire l’ennemi de manière encore plus massive, et avec encore moins de discrimination (...) Ainsi, l'expérience de la guerre de bombardement permit de structurer la confrontation de la guerre froide, faite de destruction mutuelle ou de dissuasion mutuelle. »
--> Je ne jette pas la pierre aux anglo-saxons, dont Overy a étudié les archives. C’est sans doute pareil en France, en URSS/Russie/Chine, mais pourquoi ces horribles pays (ou horribles dirigeants, plutôt) se sont-ils vus donner un droit de veto ONU empêchant toute contestation, la majorité de la planète étant foulée au pied, et menacée de génocide, avec armes prêtes à l’emploi, illégales ? (le point d’interrogation ne demande pas si c’est illégal, ça l’est, mais pourquoi est-ce toléré ?). La réponse me paraît simple : c’est la loi du plus fort, et lâcheté majoritaire en face, que je ne condamne pas, mais… il se trouve que certains Musulmans prennent appui sur la promesse de vie post mortem pour se poser en héros révolutionnaires, tueurs de nous, et avoir cru que la menace d’horreur générale « protégeait » notre richesse jalouse, volée puis conservée, était une énorme faute. Et la faute se paye, c’est très normal (même si je n’aime pas plus les tueurs d’en face que ceux d’Occident). Concernant la "dissuasion", attention, j'entrevois deux mensonges potentiels : 1/ Selon ce que j'ai lu par ailleurs, les USA n'ont absolument pas voulu que deux camps opposés aient la bombe pour se dissuader réciproquement de l'employer, ils ont au contraire voulu en garder le monopole, gardant jalousement le secret et achetant tous les gisements mondiaux d'uranium alors connus. 2/ L'Occident (depuis la chute du communisme) n'envisage nullement que la paix en Orient pourrait venir d'une dissuasion nucléaire réciproque entre Israël et Irak ou Iran, le but est la domination Israélienne, donc la menace atomique unilatérale. Evidemment, ce n'est jamais présenté ainsi dans les médias français, mais je juge ceux-ci "outils de propagande sioniste, stupides".
* Page 867-868 (TD) : « la mémoire du bombardement, à savoir la reconnaissance par l’opinion publique des victimes qu’il engendra (…) fut bien moins développée que la mémoire collective des pertes militaires. Ce furent surtout des monuments religieux qui assumèrent cette mémoire, en tant que symbole de l’offense qui avait été faites aux valeurs chrétiennes de l’Europe. »
--> Attention, Mr Overy ! Il ne faut pas tomber dans le mensonge de propagande : l’admirable Mère Thérésa, soignant les enfants Indiens malheureux sans leur demander conversion ni rien en échange, a certes illustrer un petit passage d’un des 4 Evangiles (« Le bon Samaritain » selon Luc), mais l’ensemble des 4 Evangiles (et de l’Ancien Testament qu’il prétend accomplir) en fait un texte terroriste, demandant certes de ne pas tuer les autres chrétiens (ou autres Juifs pour l’Ancien Testament), mais appelant au meurtre et torture éternelle des infidèles… Ce n’est absolument pas admirable de mon point de vue, c’est immensément horrible, et rien ne pourra aboutir à la juste paix sur la base de ces religions dominantes. Et leur promesse de Paradis post mortem est tellement alléchante pour les masses populaires que 70 ans d’endoctrinement anticlérical en URSS ont échoué : il fallait réinventer cette promesse et pas la détruire. C’était pourtant facile : expliquer que l’altruisme, l’humanisme, peuvent être récompensés peut-être post mortem par le créateur de cet univers (et si je rêve, c’est magnifique que j’ai été un gentil, ou plus précisément : si une inaccessible partie de moi rêve ce monde, il est magnifique que le personnage-moi vécu de l'intérieur soit un personnage s'y comportant gentiment). C’est là presque le total opposé de ce 21e siècle hélas. Overy a raté sa conclusion, quoique manipulant les bons éléments je crois.
* Page 868 (TD) : « 2002 (…) dans quelle mesure le statut de victime des Allemands ordinaires, lors de la guerre de bombardement, était-il conciliable avec la culpabilité collective due aux crimes du régime hitlérien ? »
--> Mais non ! Il n’y a absolument pas culpabilité des bébés ! Overy se montre là criminel à mes yeux autant que l’horrible Harris et l’horrible Hitler, il n’a absolument rien compris au sujet, et c’est grave. Enfin, en un sens, ça me paraît un gage d’honnêteté : si l’auteur Overy était un faux historien en fait néo-nazi ou quoi, diabolisant pour cela les Alliés, il ne se serait pas couché ainsi sous le dogme occidental, affirmant que la Shoah est tellement atroce que cela nous autorisait tous les crimes en retour, contre d’innocents bébés allemands ou bébés palestiniens juste après… Et, si Overy était comme moi pacifiste, il donnerait je pense les solutions, comme le choix entre abrogation des frontières et expulsion des Etasuniens, la redéfinition d’une pensée religieuse sans aucune adoration envers un monstre génocidaire, etc.
   J'ajoute un dernier point : si Hitler était le monstre absolu que l'on nous dit, il aurait fait larguer les dizaines de milliers de bombes chimiques et biologiques (qu'il possédait, tout comme les Alliés), il serait mort pareil (de la riposte) mais il aurait assouvi sa vengeance. Il ne l'a pas du tout fait, pourquoi ? Et, selon l'Histoire officielle, il s'est suicidé et son corps a été incinéré. Hum, quelles sont les preuves de ceci ? Hitler est cité comme monstre chaque jour à la télévision Française avant de bénir Israël, donné en réparation des meurtres antisémites hitlériens... et si, après deux mille ans de non-domination israélite sur Israël, les sionistes avaient mandaté un des leurs pour sacrifier quelques millions de Juifs et obtenir Israël en réparation ? (Comme, selon certains chrétiens, Saint-Judas s'est sacrifié dans un terrible Mal apparent pour accomplir le sacrifice prévu de Jésus). Le tableau serait pile celui qui nous est décrit, alors où est la réfutation de cette hypothèse ? Les erreurs militaires de Hitler ont été décrites par ses seconds comme invraisemblables, comme s'il avait voulu perdre la guerre. Et l'incinération empêche de vérifier s'il était secrètement circoncis, c'est très louche. Et normalement, éthiquement, il ne fallait pas du tout utiliser la brimade subie par les Juifs pour que les Juifs soient autorisés à brimer les Palestiniens... Si vous avez été renversé par un chauffard ivre d'une autre ville, cela vous donne-t-il "en réparation" le droit de violer votre jeune voisine ? C'est absurde, c'est pourtant le monde autour de nous, éminemment suspect de malhonnêteté totale.

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Deux autres livres ? (03/06/2015)
  J’hésite à acheter deux autres livres sur le sujet, décrits sur Amazon.fr (avec spam aux acheteurs/commentateurs du livre d'Overy) :
« Bombarder l'Allemagne. L'offensive alliée sur les villes pendant la Deuxième Guerre mondiale », 2014 de Pierre-Etienne Bourneuf (Auteur). [Avec cet ouvrage sur l'offensive aérienne contre l'Allemagne, Pierre-Etienne Bourneuf traite d'un des chapitres les plus controversés de la Deuxième Guerre mondiale. En effet, si les dirigeants anglo-américains ont toujours affirmé ne viser que des objectifs « légitimes », les raids ont détruit 70 villes allemandes et provoqué la mort de centaines de milliers de civils. Ce livre est l'occasion de comprendre l'origine de la planification de cette offensive aérienne destructrice, qui remonte bien avant le déclenchement du conflit. Le lecteur découvre qu'au-delà de l'époque et des contingences de la guerre, les bombardements aériens répondent à des logiques stratégiques parfaitement théorisées. C'est aussi l'occasion de s'interroger sur l'ambiguïté du recours à l'aviation militaire et de son impact sur les populations civiles, alors que le développement de nouvelles technologies dans le domaine aérien relance le débat.]
– « Foudre et dévastation : Les bombardements alliés sur l'Allemagne (1942-1945) », 2013 de Randall Hansen (Auteur), Catherine Ego (Traduction). [Les bombardements auxquels les Alliés ont soumis l'Allemagne pour la contraindre à la capitulation, vus par les acteurs et les témoins de l'époque - aviateurs, dirigeants politiques, civils. Se refusant fermement aux verdicts rétrospectifs, Randall Hansen examine d'une plume élégante et passionnée la frontière, parfois si fugace, entre la guerre et le massacre. Une lecture indispensable pour comprendre la Deuxième Guerre mondiale et le rôle du Canada dans les hostilités.]

  Ce qui me gêne est tout d’abord le focus sur l’Allemagne, sans mentionner l’Italie et surtout le Japon, donc laissant présager comme dans le livre de Crane la conclusion « mais tout cela est moralement très légitime, compte tenu des camps d’extermination allemands antisémites indiscutables ». Eh bien non : le traitement des civils Japonais contredit cet argumentaire mal échaffaudé à l’abri du dogme (indéniable sous peine de prison et ruine)…
  Ensuite, le mot « terrorisme » n’est pas prononcé, alors qu’il s’agissait volontairement de massacrer des innocents, dans un but politique de pousser les survivants à la révolution contre leurs dirigeants. Comme le font les terroristes islamistes en 2000-2015, cela rend super-majeur le sujet, mais à tel point que ce serait annoncé dans la description, voire en bandeau rouge entourant le livre.
  Les mots « ambiguïté » d’un côté et « se refusant fermement aux verdicts rétrospectifs » de l’autre, m’indiquent qu’il n’y a nul jugement moral intemporel. Comme si on décrivait la traite négrière en disant que c’était très normal (à l’époque) et sans le moindre mot de morale à l’encontre. Propagande. Egratignant peut-être le dogme (de la beauté morale du combat occidental victorieux) mais sans le briser menu comme il le mériterait.
  Enfin, nulle part jamais n’est mis en question la volonté politique d’avoir exigé une reddition sans condition, sans négociation, au prix de centaines de milliers de tués innocents, non, chut, pas un mot. De même pour l'atroce loi Biblique ayant conduit à dire "puisqu'ils ont tué des innocents chez nous, c'est parfaitement juste de tuer des innocents chez eux" (dont la dénonciation outrée serait malhonnêtement classable "antisémite"). Donc les historiens restent soumis à la pression commémorative ambiante, sans se risquer dans une démolition en règle, objective. Inutile donc d’acheter ces deux livres, encore malhonnêtes (d’après leur présentation éditoriale).

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Image résumé (22/06/2015)
  Une amie maquettiste étasunienne m'a suggéré de réaliser le dessin suivant, illustrant assez bien le livre de Overy:


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Déception (12-14/09/2015)
   Dans Science et Vie d’Août 2015 n°1175, pages 128-130 « Culture Science : il y a 70 ans… », j’ai cru apercevoir à propos de Hiroshima un titre intéressant, inhabituel, contestant le silence total des médias télévisés : « Un naufrage moral ». Mais le texte est immensément décevant, car il s’agit exclusivement du naufrage moral de la Science, tous les savants de l’époque ayant œuvré à cette effrayante bombe anti-civils. Et il est mentionné que la prolifération nucléaire est très inquiétante, l’Iran se mettant « au ban de la communauté internationale ». J’aurais dit presque le contraire : avec l’extermination volontaire de civils (dont les bébés) à Hambourg, Dresde, Tokyo, Hiroshima, l’Occident a connu un naufrage moral complet (avec ou sans volet atomique), nullement pardonnable dans la mesure où aucun regret coupable n’a été émis. Et ses droits de véto ONU privilégiés après-guerre sont totalement scandaleux, et ils ont été horriblement confirmés après décolonisation (sans donner les voix de Grande-Bretagne et France à Inde et Vietnam davantage peuplés). De même je trouve monstrueuse la totale absence de poursuite en tribunal mondial pour Crimes de guerre (poursuite effectivement impossible du fait des droits de véto bloquants, c’est une conséquence de l’atrocité « légale »). Effectivement, l’Iran ne doit pas construire la bombe atomique, mais les autres ne le devaient pas non plus, et tous sont en faute au titre du traité de non-prolifération nucléaire, dont la propagande occidentale (« informations », « diplomatie ») « oublie », stupidement ou menteusement, le chapitre sur la dénucléarisation des pays ayant déjà la bombe – chapitre sans lequel il n’aurait jamais été signé par le monde entier : pourquoi accepter de se soumettre aux monstres exterminateurs ? La situation est totalement abjecte : les quelques dominants (s’auto-désignant comme « communauté internationale ») écrasent les dominés avec armes de destruction massive pointées sur eux, quelle horreur ! Mais pas un mot de cela dans Science et Vie, pissant dans le sens du vent seulement, en affirmant l’Iran "mal", et en sous-entendant "bien" le bombardement-napalm non-atomique brûlant les bébés de Tokyo…
   Sur Internet, j’ai trouvé un très intéressant article iconoclaste sur les crimes de guerre alliés (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_de_guerre_des_Alli%C3%A9s ), mais en page Discussion, il est contesté par plusieurs internautes voulant le faire supprimer, interdire : ils exigent de citer des historiens professionnels en interdisant de réfléchir par soi-même (ou de citer des autobiographies témoignages), et ils affirment que cet article n’a qu’un but : minimiser les crimes atroces des Soviétiques, à peine mentionnés. En tout cas, j’ai appris que les soldats américains avaient violé des milliers d’Anglaises (1941-45) et de Françaises (1944-45), les soldats français avaient violé des centaines d’Italiennes (1944-45), après-guerre 25% des travailleurs agricoles en Angleterre étaient des prisonniers de guerre allemands traités en esclaves, etc. Ça ne me surprend guère, et je déteste la guerre et l’armée en général, mais les discours politiciens et médiatiques font preuve d’un manichéisme terriblement choquant dans ce contexte, documenté. Je me sens entièrement conforté dans l’idée que c’était une guerre d’un Mal contre un autre Mal, et les Historiens professionnels (ou la plupart d’entre eux) sont complices. J’espère trouver un livre critique au sujet d’Hiroshima, n’ayant pas réussi à télécharger celui de l’étasunio-japonais Ted Nomura (au format Kindle seulement, sans boutons de vue agrandie lisible en entier), je n’ai vu qu’une demi-page, très intéressante, disant que le racisme criminel contre l’humanité n’a pas été le fait que des Allemands contre les Juifs, les Etasuniens commettant aussi horrible envers les Asiatiques (et Amérindiens ?).

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Quelques points intéressants (01/10/2015)
  J’ai été frappé par la totale absence de commentaire négatif à la télévision les 5-6-7 Août 2015, pour le 70e anniversaire du bombardement d’Hiroshima. « Premier emploi de l’arme atomique », « mettant fin à la guerre », mais personne ne disait nulle part que notre camp avait sciemment exterminé des bébés innocents, racistement jugés « coupables » d’être nés de telle nationalité.
  Puisque l’ouvrage-kindle « Hiroshima, the atomic Holocaust » était confirmé problématique à visionner avec un PC, j’ai demandé à mon libraire s’il y avait un autre livre consacré au point de vue critique sur la bombe d’Hiroshima, l’accusant de crime de guerre scandaleusement non jugée. Il n’a rien trouvé mais m’a dirigé vers le site de recherche bibliographique Eurêkoi (http://www.eurekoi.org/ ). Là, une bibliothécaire m’a généreusement (gratuitement) dirigé vers 5 sources Internet, de presse et commentaires : point 11.4 de https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_d'Hiroshima_et_Nagasaki , http://urlz.fr/2tat , http://urlz.fr/2taD , http://urlz.fr/2taN , http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/hiroshima-nagasaki-le-plus-grand-170372 . Comme dans le livre de Crane, le plus fort point est peut-être la condamnation solennelle, avant-guerre, des bombardements de civils, par les politiciens américains (c’est une telle évidence morale, mais ils ont fait l’exact contraire finalement, affreusement). Un autre argument majeur est le consensus des ex-généraux sur le fait que le Japon allait capituler avant fin 1945 de toute façon, et que ces bombes atomiques ne servaient militairement à rien pour forcer cela. J’ajouterais simplement, au lieu de ne le dire que dans le titre accrocheur : donc il s’agit de crimes de guerre méritant jugement au même titre que les crimes nazis, et non célébration bienveillante avec la propagande occidentale jusqu’à aujourd’hui.
  J’ai revu mon libraire, qui m’a dit que, sans doute, il n’y avait pas dans ce sujet « assez de matière » pour faire un livre. J’ai entendu cela, mais je ne suis pas d’accord, à la réflexion. L’ouvrage pourrait être « derrière Hiroshima », prenant le traitement déloyal de ce crime comme point de départ pour casser la malhonnêteté occidentale, très générale et nullement limitée à ce petit point. (Je revoyais mon libraire en allant chercher l’ouvrage « le nettoyage ethnique de la Palestine », de l’historien critique Israélien Ilan Pappe, et cet ouvrage courageux semble confirmer qu’il y aurait énormément à dire, sur la propagande sioniste occidentale écrasant la simple lucidité humaniste).
  Les deux évidences colossales qui me semblent cachées sont :
– Si un monstre a violé votre fille, la justice ne consiste en rien à ce que vous violez sa fille en représailles (la pauvre petite n'y est absolument pour rien, dans le crime de son père). Seul le racisme et la vendetta conduisent à ces horreurs, criminelles au nom de « la Justice » ou « Le Bien écrasant Le Mal » (les yeux fermés fortement...).
– Le Monde ne peut pas tourner rond avec une Déclaration prétendue Universelle des Droits de l’Homme sacralisant l’appartenance religieuse, sans aucunement soumettre lesdites religions à la loi commune. Vénérer le divin génocide dit Déluge, la Bible esclavagiste, le bombardement incendiaire de Gomorrhe, oui cette fausse légitimité (en fait très horrible) explique les atrocités du monde.
  C’est là un sujet colossal, plus important que des milliers de thèses politiciennes ou pseudo-philosophiques érudites, qui elles sont publiées à l’envi. Mais chut, la censure empêcherait la publication de mes évidences énormes, au nom du respect obligatoire de l’ordre (l’ordre en place, fut-il horrible, chut)…

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Absurde idiot ou absurdement honnête (15/01/2017)
  A titre ludique, il se trouve que j’invente des avions bipoutres de 1939-45, et – pour choisir des aberrations clairement impossibles – j’ai entre autres cas transformé un biz-jet IAI Westwind Israélien (Israeli Aircraft Industries) de 1963 en IAIP Eastwind à hélices de 1945 (Inventive Aircraft Industries of Palestine). Et j’ai inventé l’historiette « justificative » suivante, pour mes confrères maquettistes what-if : « When Germany invaded Poland, 1939, the British and French governments declared war to Germany, but made free the people they dominated (no more French Algeria, no more British Palestine, and so on, no need of world war). Then in 1945, the Palestinian IAIP company proposed the Eastwind twin-fuselage aircraft project. ». Effectivement, les Allemands voulaient dominer la Pologne (puis la France et la Grande Bretagne) exactement comme la France dominait l’Algérie et l’Indochine, la Nouvelle-Calédonie, comme la Grande Bretagne dominait l’Inde et le Canada ou l’Australie, l’Afrique du Sud, la Palestine. Le prétendu scandale inadmissible (de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne) semble de la propagande pur jus, même si 100,0% des historiens, aveugles ou malhonnêtes, affirment qu’il y avait là un geste totalement inadmissible, sans équivalent aucun, et créant une guerre mondiale dans la mesure où France et Grande Bretagne étaient des états mondiaux (légitimement ?). Et c’est immensément grave, car un état palestinien 1939 (et l’ONU donc ensuite) n’aurait jamais accepté l’invasion sioniste, l’expulsion de ses habitants, 1948, et il aurait pu s’ensuivre un siècle de paix, au lieu des guerres d’indépendance (Indochine, Algérie, etc.) puis la présente guerre Occident-Antisionistes… Nos historiens peaufinant le comptage des tonnes de bombes larguées sur les « méchants » (civils) font donc bien œuvre de propagande au service des va-t-en-guerre, en camouflant la sagesse équitable, pacifiste, sans même oser en esquisser la possibilité théorique.