Mon vote blanc : quand, comment, pourquoi ?
Evident choix de la sagesse, à mon avis
19/06/2021 par Wa Rocheuz

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  Demain en France auront lieu des élections locales (départementales et régionales) et, comme d’habitude, tant politiciens que journalistes condamnent l’abstention, dite irresponsable ou gâchis total quand on a la chance énorme de vivre en démocratie. Certains disent que le vote devrait être obligatoire (comme dans certains autres pays)
  Mais, moi qui vote blanc (= non réponse) presque toujours, je voudrais expliquer la légitimité de ce vote, selon moi.

Mon parcours
– 1/ J’ai eu 18 ans l’âge de voter fin 1981, et… je ne me suis pas fait inscrire sur les listes électorales, sciemment, comme choix politique individuel.
– 2/ A l’âge de 37 ans en 2001, le maire de la ville a refusé de m’accorder le rendez-vous que je lui demandais (pour demander pourquoi il refusait de signer le papier d’accueil légal de ma fiancée étrangère) « car je n’étais pas inscrit sur les listes électorales » (même si je payais les impôts locaux), je me suis donc fait inscrire, sous la contrainte. (Ensuite, le maire a expliqué, en rendez-vous accepté, qu'il refusait de signer, confirmant imposer sa volonté, supérieure, contre celle des petites gens).
– 3/ En 2002, élection présidentielle, je ne me suis pas déplacé pour aller voter au premier tour, puisque nullement intéressé par ce vote (cette inscription obligée sur listes électorales), mais apprenant que le candidat hypernationaliste xénophobe était qualifié pour la finale, second tour, je suis allé voter pour l’autre, comme en me bouchant le nez.
– 4/ De 2003 à 2021, j’ai voté, vote blanc, même quand la candidate hyernationaliste a été qualifiée pour la finale, second tour, en 2017.
– 5/ Pour le futur 2022-X (si mon cancer ne m’éteint pas avant), je pense que je voterai blanc toujours, avec probabilité estimée à 99% peut-être pas 100% (« il ne faut jamais dire jamais », « le futur est inconnu », etc.).

Explications
– 1/ En Mai 1981 âgé de 17 ans, j’ai vu le Président Mitterrand élu abolir la peine de mort contre l’avis de la population. Comment est-ce possible en démocratie (le peuple ayant le pouvoir, par définition) ? C’est simple : le principe de République n’est une démocratie qu’au sens où le pouvoir appartient « au peuple via ses représentants », et en fait les faux-représentants jouissent de faire le contraire de ce que veut le peuple, c’est organisé ainsi (avec pour seule sanction possible : une non-réélection la fois suivante, en choisissant d’autres, qui à leur tour feront ce qu’ils veulent en disant crotte au peuple…). Je n’étais absolument pas d’accord avec ce système, que j’ai refusé de cautionner par une inscription approbatrice. (C’était lucide, presque visionnaire : mes camarades lycéens avaient eux, pour une moitié environ, déjà 18 ans en Mai 1981, et tous les garçons je crois se sont inscrits et ont voté Mitterrand pour avoir comme promis le Service Militaire obligatoire réduit de 1 an à 6 mois… ils ont pourtant fait 1 an, trompés cocus, et 14 ans plus tard, quand Mitterrand a enfin quitté le pouvoir, il n’avait toujours pas accompli cette promesse, menteur pourri, « élu » triomphant d’un système de mensonge organisé. Au fait, s’il a été réélu en 1988, c’est que les élections législatives 1986 l’ont désavoué, avec donc premier ministre adverse de cohabitation, et celui-ci a été désavoué à son tour deux ans plus tard, ce qui en système binaire d’alors ramenait Mitterrand au pouvoir – pareil en sens inverse pour la réélection de Chirac plus tard, non approbation mais rejet de l’autre, venu là parce que lui avait été rejeté. Système tout pourri, mettant au pouvoir « au nom du peuple » des gens désavoués par le peuple.)
– 2/ Puisqu’il y a punition administrative des gens non-inscrits sur les listes électorales, c’est un coup de bâton qui dément la liberté de s’inscrire ou non. Cette démocratie n’est donc pas libérale mais oppressive, dictatoriale en un sens (pas au sens hyper-dictature éternelle ne consultant pas le peuple afin que le chef soit inamovible des décennies, mais au sens « dictature cachée » déguisée en démocratie libérale, menteusement).
– 3/ Devoir approuver un candidat poursuivi pour détournement d’argent public (impôts extorqués du peuple sous menace policière), et lui conférer à ce titre l’immunité présidentielle, était vraiment « puant », atroce. Mais l’autre étant pire, menaçant mon mariage avec une asiatique non-française, c’était un choix forcé entre le mal et le pire. Que le vainqueur se dise « approuvé » est un mensonge total, organisé là encore. Finalement, plus de 10 ans après quand il a cessé d’être président, Chirac a été reconnu coupable de ces détournements, mais pas emprisonné au nom de sa santé (devenue vieillesse faible). La pourriture générale du système était confirmée, là où j’étais désapprobateur lucide avec des décennies d’avance.
– 4/ Dégoûté par le vote que j’avais été forcé de faire en 2002, je n’ai plu’ jamais voté « positivement » (puisque n’approuvant aucun candidat), j’ai exprimé mon désaccord total en votant blanc, mais cela n’est pas compté différemment des gens ne se déplaçant pas pour aller voter. Ce qui intéresse les politiciens est d’avoir le fromage, pas le désaccord franc de la population, ce dont ils se contrefoutent pourvu qu’ils aient le pouvoir. En 2017, avec une hypernationaliste à nouveau en finale, je n’ai pas voté contre (donc pour l’autre, Macron) car je savais le mensonge total : notre nièce infirmière philippine avait été interdite de venir en France (refus de visa) par le pouvoir socialiste (à ministre Macron), prétendument humaniste anti-nationaliste, mensonger en fait, nationaliste xénophobe comme tous les autres. L’extrême-gauche n’ayant jamais été ici au pouvoir clame certes des idées différentes, mais assorties de révolution violente ou de privilèges encore accrus pour les fonctionnaires pépères, ce qui me parait totalement injuste.
– 5/ Mes idées politiques n’ont aucune chance de devenir candidates à élection : tout est organisé pour que, avec dépenses immenses, les nouveautés passent par le très long cheminement de candidature municipale/départementale/régionale/législative et seuls sont autorisés à se présenter au commandement général ceux qui sont approuvés par ces « grands électeurs » (principe trahissant le mot « égalité » de la devise nationale, comme « liberté » avait été trahi cela a été dit plus haut – mensonge total, organisé). Je n’ai pas cet argent, et si je l’avais il y aurait des emplois bien plus utiles à en faire que de l’auto-promotion publicitaire, d’autant plus que mes chances de gagner seraient environ nulles : mes valeurs sont généreuses quand la population semble se baser sur un principe d’égoïsme (familial ou individuel). Je ne serais d’ailleurs même pas autorisé à candidater car il est légalement exigé d’approuver la constitution, qui est nationaliste xénophobe via son chapitre souveraineté (même si la haine des étrangers a pu se transformer en haine des non-Européens). Un « parti Humaniste » a certes été créé, mais il se base sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en bannissant la critique humaniste de celle-ci (Déclaration en fait pas universelle du tout mais alliée aux nationalismes et religions massacreuses/esclavagistes/racistes)… Aucun espoir, vraiment (à première vue).

Discussion
A/ La question du choix
  Les opposants innombrables à ma position clament « il faut bien choisir », ou « la vie, ce n’est pas le Paradis, c’est déjà une chance de pouvoir choisir entre plusieurs possibilités, il est ingrat de refuser ce choix ».
  Je ne suis pas d’accord : le système est organisé intégralement pour la dictature temporaire de faux-représentants (plus ou moins alternés), en interdisant le contrôle populaire de ces dits-représentants (référendum d’initiative populaire : interdit, « populisme » : mot classé comme insulte et affirmé synonyme de débilité grave et dangereuse). Entre candidats pourris, je refuse de choisir, comme entre la peste et le choléra, « non merci, il serait mieux de soigner le problème sans approuver qu’il y ait maladie ».
B/ La question du moindre mal ou accord partiel
  Un autre argument est qu’un gouvernant (ou chef local) ne pourra jamais donner satisfaction à 100% des gens sur 100% des sujets, il faut donc que chaque électeur choisisse le candidat répondant à un maximum de ses vœux, même s’il désapprouve certains points jugés secondaires dans le programme en question.
  Je ne suis pas d’accord : le principe démocratique honnête serait que sur chaque point, la majorité des électeurs décide (si l’élu fait différemment, un référendum d’initiative populaire le ramènerait au principe démocratique vrai, sincère). Avoir interdit le référendum d’initiative populaire dément qu’il y ait sagesse dans ce qui se fait, c’est au contraire un projet organisé de déposséder le peuple du pouvoir (en concédant simple alternance entre dictateurs, pour faire illusion, prétendre politiquement à la vertu, faussement).
C/ La question de cohérence
  Un argument implicite, rarement ou jamais exprimé, dit « le peuple est plutôt stupide, voulant tout et son contraire : le beurre et l’argent du beurre, moins d’impôts et davantage de services publics, plus de sécurité mais plus de liberté, etc. Non, c’est totalement incohérent, il faut que l’Elite élabore divers projets cohérents, entre lesquels choisit démocratiquement le peuple, même si ça conduit à ce que les gouvernants prennent finalement quelques mesures impopulaires (qu’aurait refusé le référendum d’initiative populaire, bloquant tout, empêchant d’avancer) ».
  Je ne suis pas entièrement d’accord : même si cela est envisageable sur certains points, ce principe a ouvert la voie à des détournements illogiques : une décision comme l’abolition de peine de mort pour les violeurs meurtriers d’enfants, ou la légalisation de l’assassinat de futurs-bébés, cela est totalement indépendant des cohérences économiques éventuelles. Cela relèverait totalement du référendum, sans devoir en rien être inclus dans des packages avec le choix entre bourgeois dominants ou ouvriers dominants, public dominant ou privé dominant, producteurs dominants ou financiers dominants, locaux favorisés ou concurrence loyale, etc.
D/ Le principe d’approuver une Elite
  Conséquence du point précédent : l’idée que « le peuple n’a pas les compétences pour décider les choses : on lui demande uniquement quelle proportion de l’Elite responsable il préfère, pour commander (tant d’années), et il devra obéir ».
  Je ne suis pas d’accord : l’Elite est ce qu’il y a de meilleur, or les élus s’avèrent des menteurs immensément mauvais pour résoudre les problèmes (crise économique, endettement croissant, insécurité, etc.). Ce ne sont pas des sachants incontestables mais des nullards approuvés par un système pourri (universités, grandes écoles, etc.). A mon avis, cela a été aussi illustré par le choix giscardien de nommer Barre premier ministre : au lieu de choisir aux commandes un politicien manœuvrier, donner le pouvoir au professeur des professeurs, éminence du Savoir (en matière économique), et… il a échoué merdeusement à résoudre la crise économique, comme les autres. La fausse « science » économique s’avère une escroquerie, ce que disaient déjà les épistémologues de l’ensemble des sciences humaines. Pareil pour « l’hyper-compétent » Macron, et cela aurait vraisemblablement été pareil avec Strauss-Kahn en 2012, prévu président s’il n’avait pas abusé sexuellement à l’étranger (où crier à l’antisémitisme ne suffit pas à esquiver les accusations). Il s’agit de fausse élite, de mépris injuste envers le peuple, qui a raison de dénoncer l’oligarchie se prétendant démocratique abusivement.
E/ L’irresponsabilité des refuseurs de choix
  Là où les engagés dans un camp ou un autre ont le courage d’essayer et de risquer l’erreur, ceux qui ne choisissent pas sont accusés de « ne rien faire que critiquer » (équivalent politique de « la critique est trop facile, l’art est difficile »).
  Je ne suis pas d’accord : je désapprouve tous les candidats dont j’ai lu le programme, ça ne signifie en rien que j’ai zéro pensée, simplement : mes idées et projets virtuels, je ne cherche pas à les imposer à autrui (par violence écraseuse ou mensonge manœuvrier, je pense que les différences d’opinion méritent un certain respect). Me dire neu-neu pantouflard est une insulte malhonnête. Par ailleurs, ceux qui disent avoir le courage de « prendre des responsabilités » s’abritent derrière l’adage « responsable mais pas coupable », pas courageux du tout. Et puis l’expérience m’a appris que les gens disant « j’aime les responsabilités » cachent qu’ils pensent « j’aime le fric (et je profite des inégalités accordant aux responsables une masse énorme de l’argent dépensé en salaires) », et moi au contraire je trouve ça incorrect.injuste.

  Bilan : Le système (de république française) semble tout pourri, injustifiable (en débat contradictoire honnête). Je désapprouvais ce système en n’étant pas inscrit, je le désapprouve maintenant en votant blanc.

- - - - - - - - - - Ajout 21/06/2021 : Résultat d’ensemble
  Après l’élection d’hier, il s’avère que le record d’abstention a été battu en France cette fois : 68% (>2/3). Une politicienne (du parti LREM je crois) a dit à la télévision à propos de cette abstention massive : « C’est très grave (…) Le premier parti de France, c’est le ras-le-bol démocratique. »
  Enfin dans les émissions débat que j’ai vues ce matin, sur deux chaines télé différentes, personne n’a rejoint mes explications de vote blanc, en rien, mais (au cas où j’ai raison pour plein d’électeurs) je préciserais la phrase de la dame : « le problème, ce n’est pas que la majorité des gens en ont ras-le-bol de la démocratie, c’est qu’ils voudraient une vraie démocratie et en ont ras-le-bol de la république menteuse les doublant systématiquement. » Le peuple dit crotte à la domination de fausses élites, et le seul moyen pour cela semble l’abstention.
  Au fait, j’ai entendu une électrice abstentionniste dire « oui, cette fois, je n’ai pas accompli mon devoir civique », et j’ai effectivement entendu cette expression de « devoir civique (de voter) », mais je ne suis pas d’accord : aller choisir à quel faux représentant on se soumet n’est pas un devoir moral du tout, ce n’est prétendu devoir que par la propagande immorale, comme le « devoir d’aller mourir pour le drapeau » en 1914-18. L’endoctrinement (« instruction civique ») appelle ça devoir, sans aucun droit à débat contradictoire le contestant. Dictature oui, cachée, affreuse. Evidemment que les gens n’approuvent pas.

- - - - - - - - - - Ajout 22/06/2021 : Arguments différents entendus
  Aujourd’hui en débat Midi News la journaliste Elizabeth Levy disait quelque chose comme : « il faudrait qu’on arrête de plaindre ces ʺpauvresʺ abstentionnistes, s’ils ne vont pas voter c’est leur faute à eux-mêmes, s’ils se moquent de l’intérêt général pour ne penser qu’à eux-mêmes c’est moche ».
  Je le conteste entièrement :
1/ Oui, les pauvres abstentionnistes sont des victimes de la dictature républicaine, qu’ils désapprouvent par ce geste. Ça ne demande pas apitoiement des dominants, mais si ces dominants étaient sincèrement démocrates, ils changeraient la constitution en abrogeant la république populophobe.
2/ Il n’y a pas de faute dans le fait de ne pas voter, sauf (pour les dominants : politiciens, journalistes, éducateurs) à avouer que le slogan « liberté » est menteur.
3/ Ne pas voter dans ce système, désapprouver la république, peut se faire au contraire par souci de l’intérêt général, à la place du but qui était que jouisse de triompher/écraser la prétendue Élite.

- - - - - - - - - - Ajout 24/06/2021 : Grandes écoles très petites
   Il faut peut-être que j’argumente sur mon mot osé selon lequel grandes écoles et universités forment un système tout pourri :
1/ Il est affirmé que les écoles « Sciences Po » forment les élites de demain, mais je dénie que les prétendues sciences politiques soient des sciences. Ce n’est qu’un royaume de bla-bla invérifiable, autosatisfait visiblement mais à valeur objective : nulle. Idem pour les facultés de sociologie, de psychologie, de psychiatrie.
2/ La plupart de nos dirigeants (de droite/gauche/centre) sont des énarques, dits hyper-compétents en gestion économique puisque diplômés de l’ENA, et il s’avère qu’ils font la même politique qu’ils soient de gauche comme de droite. A mon avis, c’est parce qu’ils appliquent ce qu’ont dit leurs professeurs communs, même si ceux-ci se trompent en validité de leurs leçons, ce qui est vraisemblable puisque depuis 45 ans « la crise » perdure. Au lieu de continuer ainsi, il serait plus convenable de reconnaître que ces professeurs sont incompétents, de même que les étudiants qu’ils ont diplômés comme « bons réciteurs/jongleurs ».
3/ Quand j’étais en première année en fac de médecine, j’escomptais devenir médecin sans frontières, pauvre et dévoué, mais apparemment les autres candidats se battaient pour avoir une place chèrement rémunérée dans « l’Elite ». A la fin d’un cours, je suis allé prouver au prof de Maths qu’il se trompait et il s’est offusqué : « Vous n’êtes pas là pour réfléchir ! Mais pour réciter ! ». Je me suis enfui de ces études de merde, qui en tout cas ne forment absolument pas une élite mais un groupe d’imbéciles réciteurs (pouvant répéter le petit livre rouge de Mao ou le Coran ou le Dictionnaire Vidal, c’est du même ordre, en non-pensée type benêt). Je suis devenu technicien, ne croyant pas ce qui m’était affirmé vrai-prouvé par les universitaires (et dont une bonne part s’est avéré faux les années suivantes après mon diplôme), mais obéissant en faisant semblant d’y croire, pour « mériter » salaire. Système pourri, oui.
4/ J’ai démontré plus tard que la première leçon de statistique (formule de l’écart-type estimé sur échantillon) était fausse, mal pensée, et j’ai trouvé la bonne formule (les deux bonnes formules, avec et sans remise), démentant universités et logiciels. Sur Wikipedia, on m’a traité de « fou littéraire », n’ayant aucunement le droit d’insulter les grands hommes et la totalité du corps enseignant même supérieur. Personne n’a vérifié mathématiquement que j’ai raison, imparablement. Des dominants dominent, c’est tout, c’est tout pourri, nul en valeur logique ou intellectuelle (et morale).

- - - - - - - - - - Ajout 28/06/2021 : Suite
   En dépit des grands discours pour guérir l’abstention, dans l’entre deux tours, elle s’est confirmée : 66% au second tour hier. Et maintenant certaines voix politiciennes et journalistiques envisagent mes raisons, tellement évidentes (candidats et élus non crédibles depuis la trahison du référendum de 2005, besoin de référendum d’initiative citoyenne pour que le peuple gouverne vraiment à la place de menteurs, etc.)
   Euh, je dois par ailleurs reconnaître que je ne suis pas allé voter (blanc) cette fois, je suis resté à la maison, à cause d’une sciatique (marche douloureuse, station debout douloureuse). De toute façon, le vote blanc n’est pas compté différemment, à l’heure actuelle, hélas. S’il y avait eu vote par Internet possible, j’aurais voté (blanc), mais des commentateurs condamnent ce vote Internet en disant que, n’étant plu’ secret vis-à-vis du reste des familles (sans isoloir), il serait moins libre mais forcé par les familles (dans certaines familles, autoritaires). Tant pis, ça ne change guère, mais le problème que je signalais dans mon coin est maintenant posé au grand jour.

- - - - - - - - - - Ajout 29/08/2021 : Avis mélanchonnesque
   Aujourd’hui dimanche, une des nouvelles était que Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la prochaine élection présidentielle, a fustigé l’abstention. Quels sont ses arguments ? Je lis ça, confirmé par écrit, en nouvelle MSN/BFM-TV : « "Moins on vote, plus Macron et Le Pen sont forts": Mélenchon fait de l'abstention son nouveau combat » (https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/moins-on-vote-plus-macron-et-le-pen-sont-forts-m%C3%A9lenchon-fait-de-l-abstention-son-nouveau-combat/ar-AANRKzQ?ocid=msedgdhp&pc=U531 ). Je cite et commente :
• « Le leader de la France insoumise appelle les milieux populaires à se mobiliser, (…) "L'abstention est le pire qui peut nous arriver", a lancé ce dimanche Jean-Luc Mélenchon (…) "Moins on vote, plus Macron et Le Pen sont forts", a-t-il insisté. Et d'accuser ceux qui s'abstiennent de laisser le président de la République "continuer à faire la sale besogne qu'il a commencé". "L'abstention, décidément, est un piège à cons", a-t-il martelé. »
--> Je ne suis pas d’accord du tout. Cela relève de l’amalgame super-classique « tous ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi ». Non, on peut être contre tous les candidats, et l’abstention est le moyen de l’exprimer. Si Monsieur Mélenchon veut ma voix, qu’il se range à mes idées* au lieu de m’imposer les siennes, sale type, espèce de con lui-même ! (aussi moche que le dictateur Macron, faisant à sa guise une fois élu, en n’ayant rien à foutre de ce que pense le peuple).
• « (…) "Si vous vous abstenez, vous donnez raison à une minorité socialement égoïste, économiquement irresponsable, qui n’a aucun souci du destin du genre humain et de la communauté des êtres humains", a martelé l'Insoumis. (…) ».
--> Faux ! Donner sa voix à Mélenchon est aussi donner sa voix à des groupes égoïstes, comme les fonctionnaires voulant toujours davantage de privilèges et toujours moins de travail par personne, irresponsablement. Ce soutien à des nantis est un des contraires de l’humanisme. Qu’il veuille cogner contre les riches du privé, à la Mitterrand, aurait pour conséquence (s’il était élu) que ceux-ci maintiendraient leurs marges en brimant encore davantage les petits employés du privé (majorité des gens en France), vraies victimes (dont n’a aucun souci Mélenchon, ne parlant nullement de généraliser [sinon abroger] les privilèges fonctionnaires).
* : si je dois reformuler mes idées/programme en une minute, de mémoire :
1- abaisser l’échelle des revenus à : 1 à 4 ;
2- ne plu’ surpayer les chefs ;
3- ne plu’ payer les refuseurs de travail ;
4- ne plu’ privilégier les fonctionnaires, qui deviendraient virables et à avancement et retraite alignés sur le privé ;
5- supprimer le droit de grève et de manifestation, instaurer à la place le référendum d’initiative populaire pour que le peuple décide ;
6- arrêter les guerres françaises à l’étranger ; supprimer l’alliance à Israël en convoquant procès Nuremberg bis pour Der Yassin/Haïfa et Nuremberg ter pour Dresde/Hiroshima ; donner le droit de véto ONU privilégié à l’Inde beaucoup plus peuplée ;
7- réformer durement l’usine à gaz inutile de la langue française ; bannir l’écriture inclusive encore moins phonétique et généraliser le genre neutre ;
8- abolir la loi Gayssot et poursuivre ses votants et approbateurs, ayant cassé la liberté d’opinion en clamant le contraire : le mensonge se paie ;
9- criminaliser la consommation de tabac et alcool comme des autres drogues ;
10- criminaliser l’avortement massacreur d’innocents ;
11- prévoir d’abolir les frontières dans 10 ans, le temps de se préparer à ce choc, humanistement requis sauf mensonge ;
12- condamner les religions du Livre (Judaïsme, Christianisme, Islam), esclavagistes et tueuses pour délit d’opinion, classer le chant « qu’un sang impur abreuve nos sillons » en racisme xénophobe tueur ;
13- condamner le chauvinisme sportif éduquant à haïr l’autre ; expliquer dans les écoles que le sport est une mocheté morale consistant à ce que le fort écrase le faible ;
14- supprimer le scientisme et semi-militarisme de l’école, éduquer à l’intelligence sceptique et relativiste ;
15- supprimer la publicité, condamner l’échangisme abandonneur, couper le zizi des violeurs et le clitoris des allumeuses, supprimer la prime sociale à l’extraversion.
  Non, Mélenchon n'est pas à 15/15 sur ces sujets, même pas à 1/15 et même opposant absolu sur le point 4. Je vote donc blanc, sinon je voterais pour quelqu'un d'autre que lui.